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Christian CAUVIN Note d’analyse comptable et financiére Liobjet de cette note est de vous permettre d'analyser les documents comptables produits par une société dans la perspective d'une meilleure efficacité et d'une meilleure rentabilité. Les instruments d'analyse financiére qui seront développés doivent vous donner la possibilité de faire un diagnostic sir et précis de la situation d'une société, de ses forces, de ses faiblesses, de ses particularités. Ce diagnostic doit conduire a des mesures opérationnelles conerétes permettant une meilleure efficience et donc une rentabilité accrue. Ceci est vrai dans le suivi de la rentabilité comme dans l'approche de la trésorerie (prévision et réalisation). Nous montrerons précisément quels sont les indicateurs, les clignotants principaux et comment une gestion soigneuse et attentive des postes clés du bilan (clients, fournisseurs, trésorerie disponible) et du compte de résultats (chiffe d'affaires, achats, frais généraux, frais ou produits financiers) se traduit clairement et simplement dans les synthéses mensuelles ou annuelles. ‘Comprendre la comptabilité Il n'est pas question de pratiquer l'analyse financiére sans une compréhension globale et synthétique de la comptabilité, C'est par ce travail que nous vous proposons de commencer en vous centrant sur la difficulté principale qui géne trés souvent la compréhension de la comptabilité : le fait que la comptabilité est toujours tenue a partir d'une entreprise qui est supposée produire SA PROPRE COMPTABILITE, SES PROPRES COMPTES. L’entreprise est une personne morale et c'est bien en tant que personne quielle indique sa richesse, son patrimoine ou plus précisément ce qu'elle PossEDE et ce qu'elle Dorr. Notion de bilan Parlons des comptes d'une société S et pour les étudier avec logique, mettons nous a la place de la société S. Nous disons que nous sommes la société S et nous nous interrogeons sur notre richesse : comment s'est-elle constituée ? de quoi est-elle formée ? Test clair que nous n'existons, nous, la société $ que parce que des actionnaires nous ont créé ily a quelque temps. 3 Or, ces actionnaires, qu'ont-ils fait au moment de notre création ? Ils nous ont remis une certaine somme pour nous permettre de constituer l'infrastructure de notre activté. Considérons que lapport initial est, par exemple, de 1 000 000 _. Que constatons-nous, nous la société S dotée d'une personnalité morale et juridique ? Nous constatons naturellement deux choses : a. Nous possédons a présent ce que nos actionnaires nous ont remis, soit 1 000 000 _ qui constituent notre trésorerie. Cette richesse, nous l'appelons notre ACTF. b. Ce que nous possédons, nous ne le possédons que parce que de véritables actionnaires nous l'ont confié, mais il est clair qu'ils sont les véritables propriétaires de la société et done que I'apport quils ont réalisé, nous le leur DEVONS. Ce que je posséde, nécessairement je le dois puisque mes actionnaires sont en dernier ressort les véritables propriétaires de l'entreprise que je suis. Je suis une structure intermédiaire, une structure-eran entre mes propriétaires (mes actionnaires) et les tiers. Ce que je dois & mes actionnaires parce quiils me l'ont confié, c'est le capital qu'ils ont investi dans lentreprise que je suis. Ce que je leur dois, je l'appelle mon PassiF et il est bien normal que le CAPITAL qui est une richesse du point de vue des actionnaires soit une DETTE de mon propre point de vue puisque je le dois aux actionnaires. Certes, cette dette n'a pas le caractére des dettes bancaires ou des dettes fournisseurs qui elles aussi figureront 4 mon passif : elle n'est pas exigible (tant que l'entreprise fonctionne). Pourtant, au moment de ma disparition, de ma dissolution, je devrai rendre aux actionnaires ce quills ont apporté originellement et en cours d'activité. D'ailleurs, si mon activité a été bénéficiaire, je pourrais leur rendre davantage montrant ainsi que je VAUX plus, done que ma perre a leur égard est plus importante. On comprend bien ainsi que le bilan ne peut étre déséquilibré. Toute différence supposée renvoie immédiatement aux actionnaires comme un bénéfice (une dette envers eux, done un PASSIF) ou une perte (une créance envers eux, c'est 4 eux de "colmater la bréche, done un ACTIF !). TOUT CE QUE JE POSSEDE, JE LE DOIS > CEST LA CLE DE L'EQUILIBRE DU BILAN Supposons que votre société $ est eréée le ler janvier de ’année n par dix actionnaires qui investissent chacun 100 000 _ en numeéraire. Bilan de la société S PASSIF date: 1.1.0 Trésorerie 1.000 000 Capital social 1 000 000 TOTAL DE L'ACTIF 1.000 000 TOTAL DU PASSIF 1.000 000 Imaginons le méme bilan aprés six mois d'activité. Que constate-t- on ? Bilan de la société S PASSIF date : 30.6.n Installations 200 000 Capital social 1.000 000 Matériel 150 000 Emprunt 150 000 Stocks 250.000 Fournisseurs 300 000 Clients 350.000 Trésorerie 650.000 TOTAL PASSIF 1.450 000 Différence 150 000 TOTAL ACTIF 1600000 | TOTAL PASSIF 1.600 000 Apparemment, le bilan est déséquilibré : la société S s'est enrichie, elle a plus de richesses, actif, que de dettes, de passif. Mais elle ne peut rien posséder en propre ; si elle s'est enrichie ceci signifie qu'elle doit a présent & ses actionnaires le revenu du capital quiils ont investi chez elle. Ce surplus de Tichesses, ce BENEFICE qu'elle a réalisé, elle le doit a ses propriétaires et c'est done fort logiquement que cette différence de 150 000 sinscrira au PAssIF sous le vocable de BENEFICE pour bien montrer que le bénéfice résulte d'un excédent d'Acrir par rapport au PASSIF et que la richesse concréte supplémentaire qui existe & l'actif est due aux propriétaires de l'entreprise. Le bénéfice est inscrit au PAssiF (ce qui choque généralement les non initiés) parce qu'il représente, du point de vue de l'entreprise, ce qu'elle doit parce qu'elle I'a gagné. Il appartiendra ensuite aux actionnaires de statuer sur cette dette de la société envers eux ou encore sur cette eréance quiils possédent sur I'entreprise. Comme on le sait, deux possibilités existent : ¢ soit la distribution de dividendes, ce qui signifie que les actionnaires demandent a Ventreprise de verser tout ou partie du bénéfice constaté, «soit la mise en réserve, c'est-a-dire trés précisément la conservation du bénéfice par la société pour qu'elle puisse faire face a de nouveaux investissements et a son développement. Mettre en réserves c'est ne rien faire FINANCIEREMENT, c'est laisser a la disposition de Ventreprise le bénéfice dégagé pendant la période écoulée. 5 Reprenons le bilan de la société S qui dégage au 30.06.n un bénéfice de 150 000 _. Supposons que les actionnaires souhaitent un revenu de 60 000 _ (dividendes) et décident de laisser 90 000 _ a la disposition de I'entreprise pour assurer sa pérennité et son développement (réserves). Liaffectation des résultats, c'est-A-dire en l'oceurrence du bénéfice, se traduira dans le bilan de la fagon suivante : Bilan avant affectation Bilan aprés affectation des résultats des résultats (Capital social 1.000.000 [Capital social 000 000 RESERVES ‘90 000 Actifs 450000 Actifs 1600000 J Autres dettes 450 000 DIVIDENDES DUS AUX. 60.000 ACTIONNATRES TOTAL 1600000 TOTAL 1600000 TOTAL 1600000 TOTAL 1600 000 Les dividendes constatés seront payés aux actionnaires aprés la décision de l'assemblée générale qui se tient dans les six mois qui suivent la cloture des comptes. Les réserves sont bien un passif car elles représentent la part du bénéfice non distribué mais qui reste néanmoins di aux actionnaires. Distinction trésorerie et résultats (bénéfice ou perte) L’approche du BENEFICE montre que celui-ci est le constat au passiF d'une dette parce qu'un excédent d'ACTIF est constaté par rapport au PAssiF. En clair, c'est parce que la société s'est enrichie, parce que globalement les actifs augmentent plus vite que les dettes, qu'un bénéfice existe. Ceci signifie que le bénéfice en tant que constat au passif trouve sa contre-partie a 'actif dans augmentation globale de la richesse et non dans un poste d'actif spécifique. En particulier, la trésorerie ne correspond pas au bénéfice pour la raison simple que chaque bénéfice élémentaire constaté pendant la période comptable est immédiatement recyclé dans les opérations d'exploitation (stocks, créances) ou d'investissement. 6 Le bilan est une photographie, un instantané du constat du patrimoine engagé dans une entreprise. Aussi, la correspondance entre rentabilité et trésorerie, qui est certaine sur une longue période, ne se traduit-elle pas dans les comptes : tout dépend de la stratégie mise en ‘oeuvre par la direction quant aux résultats dégagés. Soyons plus nets encore : quand une entreprise est rentable, ceci signifie qu'elle dispose de projets, de marchés intéressants out elle peut investi. Plutdt que de conserver une trésorerie excédentaire sans la rentabiliser, la stratégie financiére consistera a trouver des opportunités de rentabilisation. II n'est pas rare dans certains secteurs de constater des bilans fortement bénéficiaires avec des trésoreries négatives (découvert ou endettement court terme important). Certes, a long terme, il existe une correspondance entre la trésorerie et les résultats, mais naturellement, il n'y a pas, il n'y a jamais correspondance stricte au niveau d'un bilan donné. Le document qui suit donne une présentation synthétique du bilan que vous pouvez compléter par les chiffres d'une société. Teanp sou sue ¢ ap smd y oct (s) sayteimaeys Soaiosgu wo (p) ‘s9}oossepp sjuemoa saydusoa quog (¢) tue un,p snjd z yuog (7) tue unp Suro 300 (1), U4 i+ D IVWANAD TVLOL WD WVWANGD TVIOL TH Te. TY vauREP THTTS SPOT (@) sanny sqyener soxdwog v9 smaestuinog 109 | sopunuiwoo ans sntos soxdwooe 1 soauesy sayruissesonop 19 syunadary (9) ed HIwoy, 1 s08seyo 19 sanbsis anod suorstaosg Te aauENE p SSHTEISTIOD STATUS wodsicy quauraapjd op sargijiqour sinaye A (g) samme - sgyoentes soidwioo 12 si (2) s20u8919) sopuruniuoa ins spsiaa soyduioa 12 so0uEAy quojnasto snoV_ TROL. 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Comme le bénéfice figure a droite, au passif (ou encore conventionnellement au CREDIT, la droite est le CREDIT en comptabilité) et que symétriquement, la perte figure a gauche, a lactif (ou encore conventionnellement au DEBIT, la gauche est le DEBIT en comptabilité), le compte de RESULTATS sera formé en cours de période par la somme @ de tous les entichissements, que nous appellerons les PRODUITS, inserits a droite, au crédit (chiffre d'affaires, produits accessoires, produits financiers, etc...) ‘© et de tous les appauvrissements que nous appellerons les CHARGES, inscrits & gauche au débit (achats consommés, frais de personnel, frais généraux, frais financiers, etc... Le bilan est la photographie du patrimoine A un instant donné ; le compte de résultats est le film de la constitution des bénéfices ou pertes par I'agrégation de tous les constituants élémentaires. Le compte de résultats reprend tout les FLUX qui expliquent les modifications d'un bilan a un autre comme le montre le schéma qui suit Bilan 31.12.04) Bilan 31.120 Actif | Passif 610 610 Bénéfice 90 pris affectation Nios sats denéen Résultats dela ptiode n+ yp] Charges 910 Produits 1.000 Bénéfice 90 Pour le compte de résultats, le calcul du bénéfice se fait en plusieurs étapes dont les quatre principales sont les suivantes. 1 Chiffte d'affaires = ventes ou prestations de service 2 Valeur ajoutée = la valeur ajoutée fait le partage entre les biens et services achetés & Vextérieur et la production de la richesse au sein méme de l'entreprise. 3. Excédent brut d'exploitation (EBE) ou résultat brut de l'exploitation (RBE) = c'est le meilleur critére opérationnel réel de la rentabilité économique de l'entreprise avant les éléments financiers ou exceptionnels. 4 Capacité d'autofinancement ou marge brute d'autofinancement (MBA) = c'est le meilleur critére financier de la rentabilité de l'entreprise puisqu'il dégage les flux nets secrétés par Vactivité. La capacité d'autofinancement regroupe le bénéfice et les dotations aux amortissements et aux provisions. Le document qui suit donne une présentation synthétique du compte de résultats que vous pouvez compléter par les chiffres d'une société. ST TENE BOOTIES NESTA MOT TOD TE (eowoestuow 9 ) suostnad ns Sosa od (2) TWWINID TVLOL TVUINAD TWLOL Te) aus0d STGP OPO (1+ D sumposd s9p 04, 1) 2909091 FTP SPOS (O11 + 11 + D saB.seys $94 THD saUUORdSORS vIMPOTT Toxe SEI] HOPETTORTS TE UO) THOT, (@ siotoueuy synposg (2) sunpoid sonny cuorreuodxo;p suonuaagns (p) 9999018 wonsnposg (9) (seoqasas 19 susiq) onpuoa uonanporg sostpueyoueu 2p so1u9/, uuoryeyojdxopp synpoud BRU STAD sofimyo sonny suoysinoud sme yo swuawosstuoure xne suonei0c, sojeisos se) ouuosiod np suowesqunwp spytuusse syuouosion yo sox ‘ods souunxo so8seyo sonny (@ spo0is ap worse, @ampy = uonoydxep s98z649) TNSBRKE or NOpRET Torey STOW) HIMPORT 9919.10X9, | ap SJUI[NSIA op 9}du109 ap aapoyA| TNOPRET NapRKE Garey STOW) ITE ll La dynamique financiére Llapproche descriptive et patrimoniale du bilan, complétée par l'analyse de la constitution du bénéfice (résultats) est essentielle comme outil d'information mais insuffisante parce que statique. En effet, l'entreprise doit aussi s'analyser comme une structure économique qui obtient des RESSOURCES FINANCIERES de la part soit de ses actionnaires, soit de tiers (banques, fournisseurs, organismes sociaux) pour des durées variables. Ces ressources sont naturellement mobilisées et converties par l'entreprise dans un ensemble de moyens, de biens économiques nécessaires A son activité propre qu'on appellera des EMPLOIS FINANCIERS. Or, il est essentiel de mettre en correspondance les RESSOURCES et les EMPLOIS financiers de maniére a s'assurer que les équilibres soient sains pour l'entreprise. On ne finance pas 'acquisition d'un siége social ou une prise de participation dans une société étrangére par du découvert bancaire ou du crédit fournisseurs a 60 jours ! BILAN ACTIF De la Société S PASSIF EMPLOIS <> RESSOURCES FINANCIERS FINANCIERES Comme le montre le schéma de bilan donné précédemment, ce qui compte c'est la MISE EN RELATION des éléments d/ACTIF (EMPLOIS FINANCIERS) et des éléments de PASSIF (RESSOURCES FINANCIERES). Comment opérer cette mise en relation ? Diabord en classant les éléments du bilan © a TACTIF en fonction de leur liquidité croissante (depuis les immobilisations en haut de bilan jusqu’a la trésorerie en bas de bilan). © au PASsiF en fonction de leur exigibilité croissante (depuis le capital social en haut de bilan jusqu'aux dettes a trés bréve échéance telles que les factures & payer aux fournisseurs ou les traites acceptées). 12 Ainsi, il est possible de constater si les EMPLOIS DURABLES (investissements lourds) sont ou non finaneés par des RESSOURCES DURABLES (capital, autofinancement, dettes & long ou moyen terme). Le schéma qui suit illustre le point mentionné. BILAN ACTIF PASSIF IMMOBILITIONS CAPITAUX PROPRES __ DETTES A FONDS DE shoal MOULEMENT LONG TERME DETTES A COURT TERME REALISABLE ET DISPONIBLE La différence entre les ressources durables et les emplois durables est le FONDS DE ROULEMENT. On peut le calculer de deux fagons : 1 Capitaux propres + Dettes a long terme - Immobilisations 2. Stocks + Réalisable et disponible - Dettes & court terme. L'approche 1 donne une mesure de la solidité de I'entreprise, de sa santé ou encore de son assise financiére (un fonds de roulement important est le signe qu'une société a les "reins solides").. L’approche 2 montre comment une société peut mobiliser sa trésorerie, ses créances et ses stocks pour faire face A ses dettes immédiates. Le fonds de roulement est un indicateur : on ne peut donner une valeur intrinséque de celui-ci. ltraduit une tendance financiére. C'est son évolution dans le temps qui est fondamentale pour Vanalyse. Le besoin en fonds de roulement On vient d'indiquer ce qu'est le Fonds de Roulement et son mode de calcul. Mais celui-ci n'est nécessaire que parce que des besoins de fonds sont constatés dans l'entreprise et doivent étre couverts. 13 Pourquoi une entreprise a-t-elle généralement des besoins en fonds ? ACHAT DE VENTE DE MATIERES PRODUITS PREMIERES FINIS STOCKAGE ET TRANSFORMATION TEM DECAISSEMENT ENCAISSEMENT des autres charges dela VENTE, DECAISSEMENT delACHAT Le schéma donné précédemment pour une opération unique (et qui naturellement se répéte pour chaque opération d'exploitation) montre que, classiquement, les décaissements opérés par les entreprises précédent les encaissements. Bien sr, ceci dépend des secteurs d'activité et des stratégies mises en oeuvre par les entreprises = ainsi, les pratiques d'avances ou d'acomptes peuvent modifier le cycle. Il faut done toujours s‘interroger pour chaque activité sur le B.F.R. (Besoin en Fonds de Roulement) rendu nécessaire par I'activité. Le besoin s'exprime clairement en jour de chifire d'affaires (qu'il est facile ensuite de traduire en unités monétaires). 14 Soit une activité sans délai de stockage pour laquelle un chiffre d'affaires de 100 se des produits classiques, dont les ventes sont assez stables d'une année a l'autre, > des produits "mode" dont les ventes sont plus aléatoires, dont la croissance est forte mais qui connaissent parfois de forts aléas. Actuellement ces deux types de produits représentent chacun 50 % du chiffre d'affaires total (en 1999). SPORTEX distribue ses produits a travers deux réseaux de distribution distincts commercialisant deux marques différentes : > la marque EFFORT concerne les centrales d'achats de grands magasins et les établissements de vente par correspondance : elle réalise 40 % du chiffre d'affaires total et 60 % du chiffre diaffaires du secteur mode. Les conditions de réglement des clients sont de 60 jours aprés la livraison des marchandises. > la marque SPEEDY concerne les grossistes régionaux et quelques gros détaillants en vétements : elle réalise 60 % du chiffre d'affaires total et 40 % du chiffre diaffaires du secteur mode. Les conditions de réglement des clients sont de 90 jours fin de mois (paiement généralement par traites). La production de la société est & peu prés réguliére tandis que les ventes sont saisonniéres avec un pointe en maifjuin et une pointe en septembre/octobre. En 1999, aprés des ventes importantes en mai/juin, un retournement de conjoncture est intervenu au deuxiéme semestre et la deuxiéme pointe d'activité n'a pas eu lieu & 'automne (les stocks des grossistes et des détaillants restant importants). Compte tenu de la situation financiére de l'entreprise et particuligrement de sa trésorerie (plus de 17 millions d’euros de découvert et d'escompte commercial), le directeur financier sollicite de sa banque une augmentation de l'en-cours jusqu’a hauteur de 20 millions d'euros maximum. On sait que les fournisseurs de l'entreprise (de grosses sociétés chimiques internationales) ont déja restreint les délais de paiement de SPORTEX et entendent les établir a 30 jours en 2000. On sait par ailleurs qu'un travail rapide sur la structure des colts d'exploitation a ét6 réalisé (annexe 6). On vous demande : 4. D'établir un diagnostic financier complet de 'entreprise SPORTEX pour la période 1997-1999. 2. De simuler l'activité future de l'exercice 2000 et de proposer tous les dispositifs financiers utiles (nouvel emprunt, augmentation de capital...) Annexe 1 COMPTE DE RESULTATS pl Achats de matieres et autres approvisionnements Variation de stock Autres achats et charges externes Impéts, taxes et versements assimilés Salaires et traitements Charges sociales Dotations aux amortissements sur immobilisations Charges financiéres Intéréts et charges assimilées Impéts sur les bénéfices Bénéfice "explol Production vendue (chitfre affaires) Production stockée Perte Tora Generat| —25700] —S5 050] —a7 70 Annexe 2 BILANS (en milliers d’euros) Ses Brut TAmor. | WV B N B ‘Amor. | N ou ou ro. Pi prov. 1800 0} 1800] 2400 0] 2400] 2900 0} 2900 8100] 4700] 3400] 10750] 5050] 5700] 11650] 5450] 6 200 12.500| 7.200] 5300] 18700] 8800] 9 900] 22 850] 10 700] 12 150 1200 1650) 1950 550 600) 300 1.400 1700) 7700 9.400 12 250) 10 250 500} 550] 700 Lroas0] 200} [7350] Dettes fournisseurs Dettes fiscales et sociales Dettes bancaires (découvert, crédit d'escompte Immobilisations corporelles Terrains Constructions Matériels et outillages Totaux Stocks et en-cours Matiéres premieres En-cours de production Produits finis Totaux| Créances Créances clients Autres créances exploitation Totaux| Disponibilités TOTAL GENERAL] aux propres ‘apital Réserve légale Autres réserves Résultat de l'exercice Emprunts financiers (1) Dont crédit d'escompte commercial Annexe 3 NOTES RELATIVES AU BILAN 1. Endettement Banque popul [dont part moins d'un an 2. Immol La société n'est pas propriétaire des locaux de son siége social. Elle est, en revanche, propriétaire des terrains et des constructions qui concernent ses usines situées dans des zones industrielles de villes moyennes de la région Aquitaine. 3. TVA Le taux de TVA est de 20,6 % depuis le 1/8/1995. II est passé a 19,6 % le 1/4/2000. Annexe 4 1. Historique du capital 1980 1990 1998 1999 Capital social : 3 millions d'euros, divisé en 30 000 actions de 100 _ de nominal Les deux créateurs, BERTIN, directeur général et POTIER, directeur financier, détiennent 95 % des actions. ‘Augmentation de capital de 2 millions d'euros par incorporation de réserves et distribution de 20 000 actions gratuites. ‘Augmentation de capital de 5 millions d'euros par incorporation de réserves et distribution de 50 000 actions gratuites. Augmentation de capital de § millions d’euros par émission de 50 000 actions de 100 _, émises au pair, et réservées aux actionnaires proportionnellement au nombie diactions déja détenues par eux (pourcentages identiques @ ceux de la création de la société). 2. Politique de distribution Dividendes au titre des exercices : 1997 700 000 _ 1998 700 000 _ 1999 9_