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LE LIBRE OURNAL ae tla IFramce Courtou: ALA SE aee 17 Décadaire i de civilisation frangaise La Justice vue par Touchatout et de tradition catholique (Mais c’éait sous Badinguet, Toubon a changé tout cela) OLe professeur Lugan revient. O Le caviste Cohen aussi. Q Le grincheux Grigneux grimace. a Le mystérieux Monchanin s’incruste. Q Le traditionnel de l’Hyerres persiste. Q Mais l’absent ADG continue de manquer. i Lettres de chez nous e colonel Louis d’Anselme a été rappelé a Dieu le 14 juin dernier. Né en 1922, ce grand Francais connut et vécut, au sens le plus fort, une époque cru- ciale de notre histoire. Admis a Saint-Cyr, il entre aux Chantiers de Jeunesse en 1940. En 1942, il est blessé au maquis des Alpes, blessure qui 'empécha d’étre présent au Pla- teau des Gliéres et dont il garda toute sa vie les séquelles. Aprés Cherchell et I'Al- gérie, il fut recu a Sup- Elec dont il devint un nucléaire frangaise et laissa sa marque sur les équipes qui déve- loppérent envers et contre tout I'arme de dissuasion. Plus jeune colonel de France a Vépoque, il fut relevé du Régiment de Trans- missions d’Evreux aprés une entrevue avec son ministre, Michel Debré, et démis- sionna. Son combat pour la France se développa alors sur un terrain qu’il n’avait jamais abandonné, celui de la Cité catholique, de V'Education et des batailles de Parents aéléves. Aprés avoir repris la “rue des Kenaudes”, aboutit a I’ “Action familiale et scolaire” qui fournit en argu- ments et en documen- tation précieuse tous ceux qui se battent pour maintenir une France encore catho- lique. Son combat permanent contribua a donner les armes nécessaires a tous ceux qui voulaient rester vigilants aux créneaux de l’Educa- Hommage au colonel Louis d’Anselme Mort au champ d’hon- neur puisqu’il s‘effon- dra littéralement sur sa table de travail, le jour du Sacré-Cceur dont il récitait quotidienne- ment la consécration, 1 laisse une famille importante en tant que Is, pére et frére de militaires, pére et oncle de religieux. Pour le repos de son ame, la consolation de son épouse et de sa famille et le soutien de ses collaborateurs de VAFS, Arnaud de Las- sus et Michel Berger notamment, il serait bon, aprés cette pré- sentation trop rapide, que les priéres de tous, dans un esprit apaisé, s’élévent pour demander au Seigneur d’accueillir avec miséri- corde l’ame de Son Bon Serviteur. F. de Langalerie de son commandement tion. (Rosnay) EE LIBRE “Siieiaa aa J Abonnement de la France Courtoise » Depot légal 1 an 600 Frs, JOURNAL egies Sar tise | te SDB. Mae Wa France Gonrcatre “S08,aiap ba ; rrincipaux associés : R.P.N Le Blanc-Mesnil 139 boulevard de Magenta} 139, bd de Magenta - 75010 Paris Foe ISSN: 1284-2580 "75010 Paris [Tel. : (1) 42.80.09.33. Directeur de publication Ce numéro content un encart 4280.09.33 [Fax : (1) 42.80.19.61. Daniéle de Beketch entre les pages 12 et 13 Editorial Un modéle d’homme politique trick Balkany a cinquante ans. Il tient de son pére, Hongrois naturalisé 4 son retour d‘Auschwitz, une consi- dérable fortune accumulée dans le commerce du prét- Aprés des études médio dans une institution pour fils a papa qu’ ‘il quittera avant le bac, il €pouse la riche héri d'‘Henri Smadja, homme d’af- faires franco-tunisien de confes- sion israélite et propriétaire du quotidien Combat. Adhérent au RPK dés sa fonda- tion, il prend en 1983 la place du vieux stalinien Parfait Jans 4 la téte de la mairie de Levallois. En dix ans, il va transformer la ville en un vaste champ d‘opéra- tions immobiliéres oi I'expan- sion des résidences de luxe suit une courbe paralléle a celle de sa fortune personnelle. Il deviendra lami de son voisin, Vescroc pasqualien Didier Schuller, élu RPR de Clichy-La Garenne actuellement en fuite en Israél. Au nom de ses origines israé- lites, Balkany rejoint Léotard, Noir, Carignon et autres paran- gons des vertus républicaines dans le combat de la “Généra- tion morale” contre le Front national. Sa détestation s‘exprime sans nuances. Lors de la derniére campagne présidentielle, Patrick Balkany agresse sauva- gement et frappe Jean-Yves Le Gallou a l’issue d’un débat télé- visé ou l’élu du FN Ia ridiculisé. Son ami Chirac étant élu, Bal- kany va donner la pleine mesure de ses talents d’édile. Installé dans un appartement municipal de cing cents métres carrés (1), il multiplie les voitures de fonc- tion de grand luxe et mobilise, dans sa résidence principale de Levallois comme dans le magni- fique moulin qu’il occupe a Giverny, trois employés munici- paux a des taches domestiques. Ces abus lui vaudront quinze mois de prison avec sursi: deux cent mille francs d’amende et deux ans d‘inéligibilité infli- gés par le Tribunal correction- nel de Nanterre. Accessoirement, Patrick Bal- kany a engagé avec Isabelle Smadja, son épouse et “pygma- lionne”, une procédure de divorce pour se mettre en meénage avec une jeune élue RPR de Ia ville voisine de Bou- logne-Billancourt. Samedi dernier, cette personne a porté plainte auprés de la police judiciaire contre Patrick Balkany qu'elle accuse de I’avoir contrainte 4 des caresses intimes sous la menace d’une arme de poing. Il faut savoir gré a Patrick Bal- Kany de donner aux électeurs un raccourci aussi saisissant du personnel politique frangais. Serge de Beketch ‘A LIRE A lire abso- lument le numéro de L’Evénement du jeudi consacré a “La Victoire des révisionnistes”. Le ton est totalement hystérique mais jamais autant d’aveux n’ont été rassemblés en aussi peu de pages. C’est vérita- blement un docu- ment historique sur la plus incroyable opéra- tion de bourrage de crane de I’His- toire. En une vingtaine de pages, tout est dit sur les men- songes officiels, les menteurs patentés, leurs erreurs, leurs méthodes d’intim dation et Ia persé- cution des réfrac- taires. MENSONGE “La pre- miére vic- toire des révisionnistes est d’avoir usurpé le mot”, se lamente Albert du Roy. C’est un men- songe : le mot n‘a jamais été revendi- qué par les histo- riens non confor- mistes. Ce sont les vieux staliniens de l'Histoire officielle qui, habitués a le considérer comme Vinsulte supréme, Vont, par réflexe, exhumé comme arme de propa- gande contre le professeur Fauris- son. RATE Sur quoi, le mot ayant fait florés e franc-macgon ariani, adjoint (du maire de Paris Tiberi, avait pré- venu les élus et les journalistes lors de la séance du Conseil de Paris du 24 juin : “Ce que vous appelez I'af- faire Tiberi n’aura jamais a connaitre des juges... Vous savez trés bien qu'elle n’aura pas de suites judiciaires”. Tombant de la bouche dun person- nage aussi médiocre, le propos, d’ailleurs incorrect (Bariani voulait dire sans doute que les juges n’auraient pas a connaitre de l’af- faire), n’avait pas retenu I’attention. II aurait — pourtant mérité que l'on s‘y arrétat dans le détail. D’abord, il annoncait, avant méme que ce dernier fat saisi du dossier, ce que serait la décision du procu- reur Bestard. Qu’un petit maire d’arrondissement parisien, personnage falot et méprisé de tous, puisse annon- cer, la veille du jour ou le dossier sera soumis a l’examen du trés puissant pro- cureur de Paris, ce que sera la décision de ce haut magistrat, voila qui en dit long sur la fameuse sépa- ration des pouvoirs et sur les moeurs de bas Empire qui régnent dans I’Etat RPR. La chose n’a pourtant rien de surprenant. Nul n’ignore, dans le N ouvell les L’hopital PS de fout sérail, pourquoi Gabriel Bestard a été choisi par le pouvoir RPR pour occuper la place de Bruno Cotte que Juppé avait expédié en pénitence a la Cour de cass’ quelques semaines a peine aprés son arri- vée a Matignon. Bruno Cotte payait Varrogance avec laquelle il avait contraint le premier ministre a deguerpir illico, en emportant sa petite famille, de l’'appartement qu’il s‘était indament attri- bué sur le parc de la Ville du temps qu’i était adjoint aux finances... En huit mois, Bes- tard, qu’au Palais on appelle “le Croque- mort’, allait enterrer tous les dossiers met- tant en cause des personnalités du pou- voir et qui, ailleurs que dans notre Répu- blique bananiére et mafieuse, auraient contraint les person- nages impliqués a démissionner de leurs fonctions. Classée, l’affaire du magnifique pavillon acheté par la Ville a un prix phénoménal pour loger les époux Chirac ; classée, I’af- faire des abus de biens imputés aux anciens ministres Pandraud et Cabana qui employaient a domicile des femmes de ménage payées par les contribuables ; clas- sée enfin, et a deux reprises, I’affaire de ‘attribution d’une HLM de grand luxe au fils Tiberi. Cette fois, le procu- reur Bestard a battu une sorte de record : saisi du dossier le jeudi, il ne lui a pas fallu trois jours pour réaliser la prophétie de Bariani et classer sans suite un dossier qui constitue pour- tant, a l’évidence, une trés lourde pré- somption de “prise illégale d'intérets”. L’appartement loué au fils du maire de Paris a, en effet, été transformé en gar- gonniére fagon bor- del de luxe (marbre partout) au prix d’un million et demi de francs payés par les contribuables pari- siens. Les factures ‘ont disparu mais les témoins restent et un entrepreneur a meme confié récemment a un quotidien parisien que cette affaire est une bombe 4 frag- mentation qui pour- rait faire exploser d'autres scandales et “mettre au jour tout un systéme”, les couts exorbitants des travaux effectués chez des caids de la mafia RPR étant “répartis a l'aide de fausses factures sur des chantiers de rénovation ordinaire”. Ce qui revient a faire payer sous forme de charges aux loca- taires des HLM les folies des privilégiés. Le professionnel pré- cisait méme_que, dans le cas de Tiberi, : puisque, par défini- tion, histori du Marigot ee “réviser” les affir- de la charité RPK mations de ses prédécesseurs, la Propagandastaffel les travaux de marbri- | recherchés, loués a | tal se foutre de la_ | de la mémoire obli- fication ont été payés | des prix de F3 dans | Charité. gatoire a opté pour par des fausses fac- | la zone de Gennevil- | Entre laffaire Carre- |"négationniste”. tures, ce qui consti- | liers. four du développe- | Mais le travail de En somme, tout le | ment, le vote de | bourrage de crane crit de recel d’abus | monde sait depuis | l’auto-amnistie, le entrepris sur le de biens sociaux. longtemps ce qui se | scandale Urba, les_ | Tévisionnisme Apparemment, la | passe dans la mafia | protections accor- | @V¥ait bloqué les chose n’a pas ému le | parisienne et tout le | dées a l’escroc Bou. |™€ninges des procureur Bestard. | monde est d’accord | cheron, a Tapie, V'en- | Citoyens et la nou. En tout cas, pas | pour écraser. terrement de laffaire | Yelle appellation autant qu’un article | Reste qu’il se pour- | du sang contaminé, "4 Pas Pris. dans une revue ven- | rait bien que “le | du scandale des 'SHOAH BUSINESS. tue un délit non pres- due par abonnement | Croque-mort” en ait | écoutes et de cent 4 trois mille exem- | trop fait. autres affaires, on nies: plaires. Et personne | 11 semble en effet | n’en finirait plus reeees: n’a été tiré de son lit, | avoir outrepassé les | d’énumérer les cir- Hirata menotté, fouillé a | voeux de ses chefs en | constances dans les- Corps. et trainé | classant un dossier | quelles les ministres |S, amot terrible enchainé devant un | dont on n’espérait | de la justice socia- || Contrairement a ce juge d'instruction. | que l’enlisement. liste sé sont déshono- | que I’on pourrait Le samedi _ | Le dessaisissement | rés. croire, ce ne sont 14 heures, c’est-a- | du juge Halphen et | Cane rachéte rien du__| pas les antisémites dire moins de qua- | |’ouverture d’une | comportement hon- | fanatiques qui l’ont rante-huit heures | enquéte préliminaire | teux d’un Toubon_ | inventé mais I'his- aprés l’arrivée du | auraient permis a la | qui, pour se dédoua- | torien extermina- dossier sur son | mafia magonnico- | ner, enest réduitase |tionniste Vidal- bureau, “le Croque- | gaullique qui gan- | livrer a une imitation | Naquet qui voulait mort” déposait sa | gréne la police pari- | pathétique de De |/dénoncer le feuille- derniére pelletée de | sienne de faire | Gaulle dans son |ton “Holocauste”. terre sur l'affaire. basculer le dossier | célébre numéro “Ce | Aujourd’hui, Vidal- Bariani avait donc rai- | dans une oubliette. | n’est pas a mon age | Naquet “regrette”. son : “Vous savez | On peut compter sur | que je vais entamer Il est temps... trés bien...”, avait-il | ces gens-la ; ils en | une camiére de dicta- ailleurs proféré. ont donné la preuve | teur”, mais ca devrait | LIBERAL Ce “Vous savez trés | en interdisant au | au moins inciter Jos- | “Les néga- bien” correspond a | commissaire, requis | pin a se taire. | tionnistes ce que les francs- | par Halphen pour | Reste que toute cette | de |’Holo- magons appellent “le | perquisitionner chez | affaire est on ne peut causte font signe de la Veuve”. II | Tiberi, de préter main | plus positive : il faut | Manifestement par- s‘adresse aux élus et | forte au magistrat. vraiment étre un_ | tie des fanatiques”, aux journalistes. Las, le zéle du proc’ | imbécile, désormais, }@oute du Roy. A Les uns et les autres, | a interdit ce recours | pour née pas com- | Contrario, les exter- en effet, “savent tres | discret et déclenché | prendre quelles rai. |mnationnistes bien’. Parce que, | un tollé. sons de complicité, | Setalent donc des pour ia plupart, ils | lly a d’ailleurs plus | de connivence et de | Whéraux. Exemple | ont bénéficié des | que du grotesque | solidarité secréte al- aoe memes passe-droits | dans les glapisse- | unissent certains figcam pres ieee et en ont croqué, | ments des socia-| hommes politiques, |4¢Cjarait sur les comme on dit élé- | listes. certains magistrats et | Oo Gee de Ia radio gamment dans ce | Entendre ces cra- | certains journalistes. | ore e oie Natio. milieu, en bénéficiant | pules en appeler au | Ce que I’on appelle | hal Public Radio : eux aussi d’apparte- | civisme et a la sépa- | dans la France de “Je hais Faurisson ; ments de grand luxe | ration des pouvoirs, | Chateau-Chirac les}