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Constipation chronique

(Consultation médicale recommandable)

Retard important à l'évacuation des selles qui se prolonge dans le temps sans
aucune cause maladive ou tumorale.

La constipation chronique est certainement le trouble le mieux partagé qui soit dans
notre monde occidental. C'est ainsi qu'en France 30% de la population souffre - peu
ou prou - de ce trouble intestinal dans la proportion d'un homme sur quatre et
d'une femme sur deux. Toujours dans notre pays, plus de 50 millions de boites de
laxatifs sont vendues officiellement chaque année ! Énorme quantité qui ne comptabilise
pas tous les nombreux autres traitements parapharmaceutiques utilisés. Les chiffres
parlent d'eux-mêmes !...

Les français sont bien de plus en plus bloqués sur le plan intestinal. Conséquences :
un teint brouillé, une bouche pâteuse, un ventre ballonné, des maux de tête, une fatigue
exagérée et tout ce qui en découle, tout particulièrement de l'irritabilité et de la
mauvaise humeur. Comment, en effet, des personnes aussi mal dans leur peau
pourraient-elles voir la vie gaiement ? D'ailleurs, quand on dit communément de
quelqu'un : C'est un constipé, tout le monde saisit immédiatement et parfaitement ce
que cela signifie !...

Tout d'abord, il vous faut bien savoir que la constipation n'est pas une maladie
en soi mais seulement un symptôme qui se caractérise par une évacuation insuffisante
de l'intestin avec des selles soit trop peu abondantes (généralement dures et sèches de
moins de 50 g par jour), soit trop peu fréquentes (moins de trois fois par semaine en
moyenne). Autrement dit, si vous souffrez d'une constipation qui dure depuis
quelque temps, la première des précautions à prendre est de vous soumettre à
un examen médical approfondi. En effet, si une maladie générale, une malformation
ou une lésion intestinale (une tumeur par exemple) en était la cause, c'est elle - bien sûr
- qu'il faudrait soigner en tout premier lieu pour la faire disparaître.

Parmi les différentes causes de constipation secondaire d'origine organique,


lésionnelle, maladive ou médicamenteuse, nous vous mentionnerons les plus plus
fréquentes : mégacôlon, dolichocôlon, maladie de Hirschsprung, hypothyroïdie, carence
vitaminique B1, hypokaliémie, colite (dont la sigmoïdite), maladies névrotiques,
dépression, tumeurs pelviennes (fibrome, kyste de l'ovaire, cancer de l'utérus, adénome
ou cancer de la prostate), cancer du côlon ou du rectum, sans oublier les hémorroïdes et
les fissures anales (qui, en gênant la défécation, provoquent un spasme sphinctérien),
ainsi que la prise de certaines médications qui la provoquent comme les neuroleptiques,
les tranquillisants, les antidépresseurs, les antiparkinsonniens, les corticoïdes, etc.

En fait, beaucoup de ces causes sont relativement rares et, dans la majorité des cas,
l'examen médical ne trouve rien : on est en présence de ce que l'on appelle une
constipation fonctionnelle chronique primitive liée à des facteurs directement en
rapport avec le mode de vie. Quels sont ces facteurs ? On peut les regrouper
schématiquement sous trois rubriques :
- Alimentaires : On se nourrit qualitativement de plus en plus mal, ce qui génère un
bol fécal d'un volume
insuffisant et pas assez hydraté.
- Musculaires : On vit de plus en plus de façon sédentaire, ce qui provoque une
déficience de la
musculature abdominale.
- Sphinctériens : Des horaires de plus en plus serrés, l'augmentation des stress de
toute nature, font qu'on
respecte de moins en moins les nécessités physiologiques de l'intestin, et qu'au bout
d'un certain temps le
réflexe sphinctérien - c'est-à-dire l'envie d'aller à la selle - disparaît complètement.

Mais il ne faut pas, non plus, faire une fixation abusive : un adulte ou un enfant qui
ne va pas à la selle pendant un ou deux jours n'est pas pour autant malade ou constipé.
L'obsession de la selle quotidienne dont souffrent certaines mères pour leurs enfants, qui
les poussent à leur administrer des suppositoires (parfois même des lavements !), a
plutôt tendance à bloquer l'enfant et, précisément, à le constiper.

En fait, le traitement de la constipation fonctionnelle chronique est très


simple, et nous nous
étonnons toujours qu'autant de gens n'en soient pas informés, ou choisissent
délibérément la pire des solutions en prenant régulièrement des médicaments -
nombreux et variés - qui, à la longue, provoquent une irritation colique et des troubles
graves de l'état général regroupés très justement sous le nom de "maladie des laxatifs"
correspondant à une colite spasmodique avec alternance de constipation et de diarrhée,
des spasmes très douloureux et des images radiologiques caractéristiques.

Sans doute, la solution que nous vous proposons est-elle un tout petit peu moins
facile que de prendre un comprimé ou une pilule à la demande, mais elle présente un
avantage décisif : celui de résoudre le problème de façon définitive sans aucun
inconvénient, tout en vous apportant par ailleurs de nombreux autres bénéfices pour
votre état de santé général. Nous pensons que toute personne qui refuse de souscrire à
un tel traitement ne souhaite pas vraiment se débarrasser de sa constipation et nous lui
recommandons vivement d'aller consulter un psychanalyste dans les meilleurs délais afin
de résoudre ses problèmes subconscients !

Voici le meilleur traitement naturel de la constipation fonctionnelle


chronique que nous vous recommandons vivement de suivre pour retrouver
votre bon équilibre intestinal. Suivant l'ancienneté de votre constipation, vous devrez
attendre plus ou moins longtemps pour que votre transit intestinal se rétablisse
normalement, c'est-à-dire une selle quotidienne, ou un jour sur deux (nous vous
rappelons qu'un jour sans ne fait pas de vous un constipé). La fourchette de temps pour
retrouver un rythme normal avec ce traitement se situe, en moyenne, entre trois
semaines et trois mois.

Mesures hygiéniques

1) En premier lieu, et dans tous les cas, il vous faut arrêter définitivement la prise
de tout laxatif
irritant pour l'intestin, ainsi que l'usage des lavements. Aucune exception ou
concession ne peut
être faite sur ce point essentiel.

2) En deuxième lieu, autre point capital, il vous faut rééduquer votre réflexe pelvi-
rectal d'envie
d'aller à la selle. Pour cela :

• Choisissez l'horaire qui vous convient le mieux et, envie ou pas, présentez-vous
sur le siège tous
les jours à la même heure en y restant au moins cinq minutes, et en faisant des
efforts de défécation,
même si, les premiers temps, ces derniers ne sont pas productifs.

• Respectez immédiatement toute envie spontanée d'aller à la selle au moment


où elle se
manifeste. Combien de personnes - surtout des femmes - deviennent constipées
parce qu'elles ont
toujours quelque chose de plus important à faire (mais qu'y a-t-il de plus important à
faire pour la santé
que de "faire" précisément ?) à ce moment là et que, bien entendu, dés qu'elles sont à
nouveau
disponibles, l'envie s'est envolée ! Non satisfaite, l'envie spontanée se fait de plus en
plus rare, et voilà le
cercle vicieux de la constipation et des laxatifs qui commence.

3) En dernier lieu, ayez une activité musculaire abdominale suffisante car la


sédentarité est toujours
un facteur aggravant de la constipation. Le mode de vie actuel (voiture, télévision,
etc.) est en grande
partie à l'origine de cette insuffisance d'activité physique journalière. Alors, prenez de
l'exercice : faites de
la gymnastique abdominale quelques minutes tous les matins ou, plus simplement,
intégrez cet exercice
dans vos activités quotidiennes en marchant le plus souvent possible: évitez de
prendre la voiture pour
faire des courses rapprochées, ne prenez pas l'ascenseur pour monter un étage ou
deux, etc.).

Mesures alimentaires

Elles reposent sur une alimentation riche en fibres végétales et en boissons


aqueuses. Ce sont, en
effet, ces deux éléments qui déterminent le volume du bol fécal et assurent sa bonne
évacuation. Pour que
le transit se fasse régulièrement, il faut que ce qui reste dans l'intestin après la digestion,
autrement dit le
bol fécal, remplisse suffisamment la première partie du côlon afin que la pression exercée
sur ses parois
déclenche les mouvements nécessaires à l'évacuation des selles.

Or que se passe-t-il à l'heure actuelle ? Notre alimentation habituelle, raffinée à


l'extrême, apporte dix fois
moins de résidus fibreux qu'il n'en faut et, la plupart du temps, nous ne buvons pas assez
d'eau. La
démonstration est flagrante avec l'exemple des paysans africains qui consomment chez
eux beaucoup de
céréales brutes - donc de fibres végétales - et ne sont jamais constipés, mais qui le
deviennent
systématiquement dés qu'ils vivent en Europe avec notre type d'alimentation.

• Buvez donc abondamment, surtout entre les repas et notamment le matin à jeun :
surtout de l'eau
bien sûr à raison d'au moins un litre et demi par jour (et encore davantage en été),
mais aussi des
jus de fruits frais qui facilitent le transit, tout particulièrement selon vos goûts : cerise,
orange, pomme,
prune, raisin.

• Mangez également, le plus souvent possible, des aliments riches en débris


cellulosiques qui
augmentent le volume du bol fécal. C'est le rôle des fibres alimentaires qui, devant
l'ampleur croissante
de cette "maladie de civilisation" qu'est la constipation, sont devenues d'une grande et
brûlante actualité
depuis quelques années. Ces fibres alimentaires sont constituées de cellulose,
d'hémicellulose, de pectine,
de gomme, de mucilage, et de lignine. Ce sont les produits céréaliers et certains
légumes et fruits frais ou
secs qui en apportent le plus. Alors privilégiez dans vos menus :

- Les céréales complètes ou les aliments qui en contiennent : riz complet,


nouilles complètes, pain
complet, semi-complet, ou bien au son (vous pouvez prendre aussi des galettes au
son, très pratiques,
si vous êtes obligé de manger souvent ailleurs que chez vous), ainsi que le pain de
seigle.
En revanche, supprimez complètement (ou alors mangez-en exceptionnellement)
le pain blanc frais
(surtout sa mie) cette catastrophe diététique de notre époque qui a un succès bien
immérité dans
notre pays, et dont la fameuse "baguette" - devenue une sorte de référence nationale
- fait l'objet de
tant de publicité sans qu'aucun organisme national de santé ne s'en émeuve !

- Certains légumes et fruits, notamment : l'asperge, l'aubergine, les bettes, le


brocoli, la carotte, le
céleri, le chou, la courgette, le cresson, les épinards, l'haricot vert, les haricots secs,
la laitue et les
salades en général, les lentilles, l'oignon, l'oseille, les petits pois, le poireau, l'amande
douce, la cerise,
la figue (de préférence sèche), la framboise, la groseille, la noisette, la noix, l'olive
noire, l'orange douce,
la pêche, la pomme, la prune, le pruneau (et plus particulièrement en buvant le matin
à jeun un verre
d'eau de prunaux : eau dans laquelle vous en aurez mis une bonne douzaine
à tremper la veille au soir),
le raisin et la tomate.

- Le miel en remplacement systématique du sucre blanc chaque fois que cela est
possible. A son action
laxative douce s'ajouteront toutes ses autres vertus si bénéfiques pour votre santé.

Si votre régime alimentaire habituel est très différent de celui que nous venons de
mentionner,
modifiez-le très progressivement dans ce sens car l'organisme - comme la nature - a
horreur des
changements brusques. Et notez bien qu'il s'agit d'un remplacement et non d'un
supplément.

Enfin, dans le cas où vous souffririez déjà de colite en rapport avec l'utilisation
intempestive de
laxatifs irritants, adaptez ces modifications de la façon suivante : mangez les
céréales très bien
cuites, le pain rassis ou grillé, les légumes cuits à l'étouffée ou en purée, et les fruits
(qui doivent être ici
épluchés et épépinés) cuits ou en compote.
Ces simples mesures hygiéno-diététiques sont souvent suffisantes pour retrouver un
transit intestinal
normal. Mais il arrive aussi qu'il soit nécessaire de se faire aider par certaines
thérapeutiques naturelles qui
seront choisies pour l'efficacité de leur action mécanique sur l'intestin ainsi que pour leur
totale innocuité
locale et générale.

Thérapeutique naturelles

Il ne faut retenir ici que des produits et des plantes agissant contre la
constipation de façon
mécanique, c'est-à-dire par augmentation du volume du bol fécal qui va faciliter sa
progression dans
l'intestin, et déclencher le réflexe d'exonération. Il faut rejeter, en revanche, tous ceux
qui agissent par
effet laxatif, c'est-à-dire par obligation faite à la muqueuse intestinale de sécréter du
mucus pour faciliter
l'évacuation des selles, produits ou plantes qui sont irritants et qui peuvent donc devenir
particulièrement
dangereux s'ils sont utilisés de façon prolongée, notamment la bourdaine, le lin, la
réglisse, la rhubarbe, et le
séné. Voici donc la sélection efficace que nous vous proposons, elle est sans aucun
danger et vous pouvez
y faire appel sans arrière pensée si cela s'avérait nécessaire.

— En priorité, la prise de cet extraordinaire produit de la ruche :

• Le pollen de fleurs en pelotes naturelles - et uniquement sous cette forme dans


cette indication -
constitue une excellente thérapeutique de la constipation fonctionnelle. En dehors de
ses grandes
qualités de complément alimentaire, il représente, en effet, sous cette forme un
régulateur intestinal de
premier ordre.
La dose moyenne utile se situe autour de 20 g de pelotes naturelles, soit une
cuillerée à soupe bien
bombée. La meilleure façon de prendre ces pelotes de pollen consiste à les diluer
dans un grand verre
d'eau ou de jus de fruits (orange, pomme, raisin, etc.), que vous absorberez en
commençant votre petit
déjeuner. Même si les résultats sont obtenus généralement au bout de quelques
semaines, la prise doit
être poursuivie pendant plusieurs mois, en diminuant très progressivement la dose,
pour une parfaite
régularisation de votre transit intestinal.
Un peu de ballonnement, ou une légère diarrhée, se produit parfois dans les premiers
jours du traitement.
Il s'agit là de phénomènes transitoires dont il n'y a pas lieu de vous inquiéter et qui
ne doivent pas faire
interrompre le traitement. Si ces troubles persistent au delà de cinq ou six jours, il
vous suffit de
diminuer progressivement la dose jusqu'à obtenir une parfaite tolérance, puis de la
maintenir ensuite à
ce niveau jusqu'au rétablissement normal de votre transit.
Cette façon de prendre le pollen vous permet de faire d'une pierre deux coups
puisqu'elle vous fait
absorber, en même temps que lui, le grand verre de liquide matinal recommandé
dans la constipation.
Nous vous signalons en passant que vous pouvez également délayer les pelotes de
pollen dans l'eau de
trempage des pruneaux évoquée plus haut, ce qui ajoute encore un avantage à la
préparation

— Si pour une raison quelconque vous ne pouvez pas absorber de pollen


(quelques personnes en
effet ne supportent pas son odeur et son goût), vous pouvez faire appel :

• Soit au son de blé (à prendre de façon progressive pour éviter un ballonnement


intestinal): 5 g à
prendre en 2 ou 3 prises, au moment des repas, pendant les cinq premiers jours ;
puis augmentez
de 5 g tous les cinq jours (sans dépasser 20 g par jour) jusqu'à la dose efficace
qui sera maintenue
pendant au moins un mois, avant de redescendre très progressivement (gramme par
gramme) jusqu'à la
dose minimale d'entretien.
Il existe de nombreuses spécialités sur le marché parmi lesquelles vous trouverez
sûrement la forme qui
vous convient le mieux : Actisson* (galettes) - All-Bran de Kellogg's* (en petits
fragments) -
Infibran* (comprimés ou granulé) - etc.

• Soit aux mucilages d'origine végétale. Ce sont des produits à base d'hydrates de
carbone qui ont un
grand pouvoir hydrophile: 1 g de mucilage absorbe 35 à 40 g d'eau. Ils permettent de
pallier
l'inconvénient des régimes alimentaires pauvres en éléments de ballast et, en outre,
leur consistance
onctueuse facilite grandement le transit et la rééducation du réflexe exonérateur. Leur
effet est assez
rapide.
Parmi ces mucilages, vous pouvez prendre de l'agar-agar (ou gélose) qui est extrait
de certaines
algues marines, et qui constitue, aussi, une excellente thérapeutique naturelle de la
constipation
fonctionnelle.
La dose moyenne utile se situe est de 1 à 2 cuillerées à café rases, à avaler sans
mâcher avec un
verre d'eau au cours ou à la fin du petit déjeuner et du dîner. Ne dépassez pas 4
cuillerées à café par
jour, dose qui, sans présenter le moindre danger, n'apporterait pas de meilleurs
résultats. Comme pour le
pollen, même si les résultats sont obtenus après quelques semaines, la prise doit être
poursuivie pendant
plusieurs mois - en diminuant très progressivement - pour une parfaite régularisation
du transit intestinal.

— Enfin, au cas où vous seriez l'exception qui confirme la règle, en d'autres termes si
ces différentes
mesures hygiéniques, alimentaires, et thérapeutiques ne suffisaient pas, je vous
conseille de faire une
cure thermale qui constitue un excellent traitement naturel complémentaire dans la
constipation
chronique fonctionnelle, à la fois par une bonne mise en condition, par l'éloignement
des préoccupations
quotidiennes, et par la qualité des soins qu'on y prodigue. Vous avez le choix entre
quatre stations
particulièrement spécialisées dans ce type de traitement :

• Châtelguyon (Puy-de-Dôme) qui convient particulièrement à la constipation


atonique, compliquée ou
non de colite.
• Plombières-les-Bains (Vosges) qui s'adresse plus spécialement aux constipations
spasmodiques
douloureuses.
• Brides-les-Bains (Savoie) qui convient parfaitement aux personnes constipées
souffrant d'une
surcharge pondérale.
• Vichy (Allier) pour les personnes qui ont des troubles hépato-biliaires associés à leur
constipation.

Le thermalisme est souvent très efficace dans ce domaine et il vous faut donc
toujours y penser.