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Découverte du rôle de la cellule dans le vivant par VAN LEEUWENHOEK (1632-1723)

A partir de 1654, il exerce aux Pays-Bas, pays de sa naissance, le métier de marchand drapier. En 1668, alors qu'il cherche le
moyen de compter les fils des tissus, il réalise son premier microscope et commence ses observations. Les instruments qu'il
utilisait, étaient très simples : une lentille formée d'une minuscule bille de verre sertie dans une lame métallique. L'échantillon
était placé sur une pointe métallique, solidaire du support et que l'on déplaçait face à la lentille pour en explorer le contenu.
L'ensemble était tenu très près de l'œil, face à la lumière, et permettait d'obtenir des grossissements allant jusqu'à trois cents fois.
Un tel procédé permet d'observer des objets de quelques micromètres (1 µm = 1 millième de mm) et est donc suffisant pour
observer des cellules qui mesurent, en général, quelques dizaines de micromètres. Il faut d'ailleurs signaler que si Van
Leeuwenhoek a observé et décrit de nombreux types de cellules, il n'a pas réalisé que tous les êtres vivants sont formés d'un
assemblage plus ou moins complexe de ces unités. Quand il observe le poivre pour vérifier s'il porte des aiguilles minuscules
pour produire son effet sur la langue, Van Leeuwenhoek fait une découverte accidentelle ; des petits animaux connus aujourd'hui
sous le nom de protozoaires ( petits organismes de moins d'un millimètre, pouvant s'associer en colonies. Ils vivent
exclusivement dans l'eau ou dans de la terre humide. Ils sont connus pour être responsables de nombreuses maladies telles que la
malaria et certaines dysenteries.) Quand la "Royal Society of London" fut capable de reproduire son expérience, il devint
immédiatement célèbre et ouvrit la voie aux chercheurs des générations suivantes A partir de 1673 et pendant les 50 années
suivantes, il correspondra avec la Royal Society of London et en devient membre en 1680. Il découvrira les cellules sanguines,
les spermatozoïdes, des animaux microscopiques. Il continuera ses observations jusqu'à sa mort le 30 août 1723.

Découverte de la loi de l'hérédité avec Johann Gregor MENDEL

Moine dans le monastère de Brno (en Moldavie) et botaniste autrichien germanophone, est communément reconnu comme le
père fondateur de la génétique. Il est à l'origine de ce qui est aujourd'hui appelé les lois de Mendel, qui définissent la manière
dont les gènes se transmettent de génération en génération.
Les lois de Mendel sont aussi célèbres dans l'histoire de la science que le bain d'Archimède ou la pomme de Newton. Ce sont,
dans son cas, des expériences menées sur le pois qui permirent à Mendel de découvrir les lois de l'hérédité. Vers 1850 au
monastère de Brno, comme à Londres à Paris ou à Vienne, on en était réduit aux hypothèses les plus vagues au sujet de
l'hérédité. De multiples expériences consistant à croiser des plantes et des animaux divers avaient permis d'obtenir des résultats
heureux. Mais comment? Selon quels mécanismes précis? Personne ne pouvait répondre à cette question. Personne n'aurait pu
reprendre telle ou telle expérience avec l'assurance d'obtenir les mêmes résultats. Vers 1850, la théorie la plus accréditée était
celle du mélange des "sangs" dans des proportions que le cousin de Darwin, Francis Galton venait de préciser: 1/2 pour le sang
du mâle ou de la femelle à la première génération, 1/4 à la seconde, etc. Au moment où Mendel commença ses expériences, la
génétique était donc beaucoup moins avancée que la physique ne l'était avant Newton. Mais c'est à Copernic peut-être plus
encore qu'à Newton qu'il faut comparer Mendel. Mettre le soleil à la place de la terre au centre de l'univers, c'était substituer le
monde de la raison à celui des apparences. Mendel accomplit une révolution semblable dans la représentation qu'on se faisait du
phénomène vital par excellence: la reproduction. Au terme de cette révolution, le mâle avait cessé d'être l'élément dominant de
la reproduction, comme la terre avait cessé d'être le centre du monde au terme de la révolution copernicienne.

La loi de l'évolution des espèces avec Charles DARWIN : (1809 - 1882)

Naturaliste anglais, né dans une famille de médecins. Après avoir abandonné ses études de médecine, Charles Darwin entre à
Cambridge dans le but d'obtenir une charge de prêtre anglican. Mais il entreprend, en 1831, un long voyage de cinq ans autour
du monde, en Amérique du Sud et dans les îles du Pacifique, comme naturaliste sur le navire de recherche Beagle. Durant cette
période, il recueille une énorme quantité d'observations biologiques et géologiques. Les phénomènes naturels qu'il constate
(distribution des fossiles) le persuadent qu'ils ne peuvent être expliqués par la seule création et que les espèces animales et
végétales ne sont pas immuables.
Installé à Londres, Charles Darwin publie le récit de son périple, "Voyage d'un naturaliste autour du monde" (1839), et
commence à exploiter la masse de données qu'il en a ramenées. En 1843, il s'établit définitivement à Downe, dans le calme de la
campagne londonienne, pour poursuivre ses recherches. Il s'intéresse à Malthus et aux pratiques de la sélection par les éleveurs.
Par analogie avec la sélection artificielle, il découvre le mécanisme de la sélection naturelle. Les individus d'une espèce les
mieux adaptés à leur environnement subsistent, se reproduisent, les autres disparaissent. Seules les variations utiles à l'espèce
sont transmises d'un individu à ses descendants. Ces caractéristiques nouvelles deviennent ainsi progressivement dominantes.
Les espèces ne sont donc pas figées comme on le croyait jusqu'alors, en cohérence avec la Bible. Le cœur de la théorie de
Darwin est exposé dans "De l'origine des espèces par voie de sélection naturelle" (1859) où sont décrits l'évolution générale et
les principes de la sélection, et dans "La descendance de l'homme et la sélection sexuelle" (1871). Il convient de préciser que
seule la génétique moderne qui se développa à partir des travaux de Mendel (1822-1884) a pu valider la théorie de Darwin et
expliquer les modes de transmission des caractères héréditaires.
Karl Marx (1818-1883) a été l'un des premiers philosophes à se rendre compte de l'importance de ces travaux. Selon le terme de
Sigmund Freud (1856-1839), Charles Darwin a infligé une profonde "blessure narcissique" à l'homme en montrant qu'il n'était
ni une créature de Dieu, ni l'espèce élue de la nature, mais le fruit d'une longue évolution du règne animal. La théorie de
l'évolution a détruit l'argument du dessein, de l'intention (divine), selon lequel la beauté du monde et la perfection des
organismes vivants démontrent l'existence d'un Créateur.
Outre sa théorie sur l'évolution et la sélection, Charles Darwin a produit une œuvre scientifique de la plus haute importance.
Chrétien dans sa jeunesse, Charles Darwin a progressivement évolué vers le déisme, puis vers l'agnosticisme à la fin de sa vie.