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CHEZ BRAUCHESNE Bibliotheque de Spiritualité 1 OIRE, SPIRITURLLE DE LA FRANCE offre une histoire de la spiritualité frangaise, dont on sait Je rayonnement dans le monde ; en quelques 400 étudie les divers courants spirituels 4 i gauchi la vie chrétienne. Les principaux personnages y sont situés dans le cadre of ils ont réellement évolué ; coustitue une sorte d'immense répertoire des personnalités des plus glorieuses jusqu’aux plus obscures qui mériteraient de sortir de Youbli est accompagnée d'une bibliographie choisie, critique, & jour. Un vol. 408 pages in-t6 jesus, reid VIVRE LE BON PLAISIR DE DIEU LE PERE DESBUQUOIS ITINERAIRE SPIRITUEL — LETTRES SPIRITUELLES PRESBNTES PAR ANDRE RAYEZ, S. J) Directeur de I'Action Populaire pendant quarante ans, le P. Desbuquois a rencontré des chrétiens vaillants et éprouvés, des personnalités équilibrées et de grands scrupuleux, des Ames veules ou ardentes. A tous, il a su adapter sa doctrine et son expérience. Ces textes offrent une spiritualité solide, virile, épanouissante, actuelle, a toutes les Ames religieuses comme a tous les chrétiens action, Un vol. 384 pages in-16 jfeus, relié Inprind ex Brosce EE * HisroRIQUE THEOLOGIE HISTORIQUE TUDES PUBLIES PAR LES PROFESSEURS DE THECLOGHE AWINSTITUT CATHOLIQUE DE PARIS Sous la direetion de Jean Daniélou, doyen PNSIOE L'HISTOIRE DU SALUT * chez les Peres de I'Eglise ‘SALUT ree LA DOCTRINE DES AGES DU MONDE f A, LUNEAU me AUGUSTE LUNEAU i | Docteur en théologie BEAUCHESNE THEOLOGIE HISTORIQUE L'HISTOIRE DU SALUT chez les Péres de IEglise TRROLOGIE HISTORIQUE Volumes int earré 1.a Bibliotheque de Théologie Historique et les Etudes de Théologle Historigue, publiées sous Ja direction des professeurs de Théologie A TTastitut Catholique de Paris, furent, ily aun demi-sitcle, Vexpres- sion du renouvean des études de Théologie positive. eg études exégétiques ct pratristiques ont pris, depuis lor, ume grands expansion. Elles se spat développécs aude bien ans les Unk, ere dans les Facies Catholique eles Seolsticts ded O= res religieux 1a Pocullé de Théologie de Patis restant uu de leurs principaux conics, es profeseurs, sous la direction du Plre Denleibu, Doves, rofescur estore des oniglneschtcenes, continuent Ia publica on {es dens collections, sous le tre de Théologie Historique, pour y face parate notamment ies travass de cete Macalte 11 est inutile de soutigner combien ces études tirent des cireoustances tune singuliére actualité, Ein effet, la « redécouverte » des Péres de Teplice a ete Yun des Séments csentiels nom seulement du traval ‘théologique mais aussi du renouvean liturgique et de la vie spiritnelle e notre temps. D/autre part, la place recontive aux Pires de I glise orientale est ume des bases du rapprochement entre I Tglise romaine et les Rglises orientales séparées, cast se trouvent garantis Iuilté ot le sueeds de « Théologie Histo- rique = 1, PAUL, AUBIN, detour en thdologic : LE PROBLEME DE LA < GONVERSION tude sur da eg commun helnsme ot hnstanlsme dos trols premiers sbees. dean? propos de JEAN DaNtieoe c ae THEOLOGIE HISTORIQUE rUDES PUBLIENS PAR 1S PROFESSEURS DE THOKOGTE AWINSTITUT CATHOLIQUE DE PARIS Sous Ia direction de Jean Daniélou, doyen L'HISTOIRE DU SALUT chez les Péres de I'Eglise LA DOCTRINE DES AGES DU MONDE PAR AUGUSTE LUNEAU Docteur on théologie biblictheek | HTP HEERLEN ass | [rates BEAUCHESNE ET SES FILS PARIS, RUE DE RENNES, 117 IMPRIMI POTEST Parls, 13 aotit 1964 J. DHKREONEE Provincial 0.4.1. NIHIL OBSTAT Paris, 28 aofit 1964 J-M. LE BLOND 5.5 IMPRIMATUR, Limoges, 28 aoit 1964 1 RASTOULL, Evdque de Limoges Tous dvoite de traduction, de reproduction ou d’adaptation ‘en quelque langue et de quelgue facon que ce sit ‘éseruts pour tous pays © 1964 by Beavennsxn ex sus wits bibliotheek HTP HEERLEN INTRODUCTION Certaines périodes, plus que d'autres, favorisent la réflexion hhistorique. Ce ne sont pas les époques tranquilles : In quiétude quielles engendrent, le manque de points de repére, le triomphe quasi absolu de ordre qu’elles incarnent rendent la chose diffi- cile. Ce ne sont pas, non plus, les époques de cataclysme, car Tinstinct de conservation mobilise alors toutes les ressources de Yesprit. Mais aux époques qui précédent ou suivent les grands changements, homme est arraché & sa tranquillité et il acquiert le temps du relatif. TI tui est alors loisible de comparer ordre nouveau a Vancien, de saisir leurs divergences comme leur conti- nuité profonde. Il découvre Vhistoire!, Ainsi en est-il déja dans lantiquité, of Ia chute de Rome et, les changements quielle annonce suscitent 1a Cité de Diew, pre- mier essai de réflexion chrétienne sur l'histoire tniverselle. Les Considérations sur ta grandeur et la décadence des Romains, le Siéele de Lowis XIV prenent aussi naissance lorsque I'Ancien Régime commence a vaciller. La pléthore d’historiens, at xix* sitele, d’Augustin Thierry & Michelet et & Thiers, corres- pond A l'extréme mobilité de cette période, Et aujourd'hui, aprés deux guerres mondiales et les bouleversements qu'elles ont apportés, Vhistoire et la réflexion sur l'histoire sont plus, la mode que jamais? 1, Nows entendons fel par « histoire» : «Is sute elleméme des états par leaquels cat passde Thumanité +; 4, LALANDE, Vocabulaire technique et critique dela philosophic, Paris, 1047, p. 402 (Eistoie, sens C). Voir ausst R_ ARON, Iniroduciton 0 Ja philosophic de Thistoire, Paris, 1938, PD. 17-44. 2. Volt entre autres P. CARON eb 38, jaRvC, World lis of starical ferto= Aicals and bibliographies, Oxtord, 10x ‘PaLOnn0, Bibliograpa stovica Snternasionate, 1940-1947, Rowe, 1950; M. ROTHBARTH et U, HELVENSTEES, Bibliogrophie internationale des travave hictoriquer, publige dans les volumes de Melanges 1350-1939 (éditée par le Comité international des sciences 6 1/asrorRE DU SALUT On a parlé de mode, soulignant ainsi 'actualité de la réflexion historique. Car elle s'impose & chacun d'entre nous, comme aux sociétés ou aux civilisations qui sont nétres. L’homme du Xx? sitcle est persuadé que 'humanité est en route vers son destin ; il cherche le prévoir en fonction du passé ; il en balise Jes tapes, afin de me pas se perdre. Aussi, divers groupes eth- nique, sociologiques, idéologiques, recourent-ils a I'bistoire pour démontrer le bien-fondé de leurs revendications ou persuader leurs adhérents de la certitude de la victoire. « Ils sont, disent-ils, dans le sens de histoire. » Le communisme utilise cette arme avec un suecds incontestable, comme l'anti-colonialisme conten porain, Certains, il est vrai, refusent tout sens a la destinge humaine, tout au moins un sens qui nous serait perceptible. Mais lobligation oit ils se trouvent d’aborder ce probléme, de dendre leur position en maintes et maintes pages, montre Timportance de 'histoire dans la pensée contemporaine. On objectera peut-étre que, toujours ou presque, homme s'est intéressé an passé et I'a comparé au présent. Hésiode ou Homere parlaient deja d’un age d’or révola ; le premier distin- guait méme diverses éres au sein de Vhistoire humaine ; les empires assyrien ou babylonien, perse ou chinois avaient leurs historiens, Mais depuis quelques décades, et plus largement depuis le xIx* sitcle, !homme a acquis le sens de Thistorique. Non seulement il étudie plus volontiers que ses prédécesseurs les faits d'histoire, mais il les replace dans l'ensemble des évé- nements, pour s'y situer Iui-méme et connaitre ainsi son destin, «Si en um sens large, affirme R. Aron, Grecs, Chinois, Indiens, ui ne croyaient pas au progrés et ne se souciaient pas d’élaborer tune connaissance scientifique du passé, avaient une certaine conscience de Vhistoire... celle-ci différait radicalement de la conscience historique des Européens des x1x* et xx* siécles’, » Iistoriques, publige sous les auspices duu Conseil intemational de Ie philo- sophie et des sciences humialues, Paris, 1955; Jc LANCASTRR, Jibliography af historical works issued in the United Kingdom, 1946-1956, Londres, 1957 + Lisres Mstoriques jrancais Publiés de 1930 a 1950 sur Vensemble de Uhistotre jusgu’d te deusidme guerre mondiale (IX* Congres International des slences historiques, Paris, 28 sont-3 septembre, 1930. Catalogue général), Paris, 1950. ¥. Vols les tables dew. cUnusnz, 1dée und Geschiche, die Entwicklung es historischon Dentens, Preitnrg, 1949, Pp. 111-112, 2. R. AROS, De Pobjet de Thstoie; 1. Le contradictions de Ia conscience Iistorique, in Encyel, Frang., . XX, Le monde en devenir (histotee, €yolu- ‘on, prospective), Paris, 1950, 20-0421, 11 définit ainel la conscience Nisto- ique : + Ta conscience historique, au sens étralt et fort de expression, INTRODUCTION 7 Crest que, depuis cent cinquante ans, les progrés techniques et les changements profonds quis ont entrainés dans 1e monde, ont posé a ['Occidental, et, par Ini, a I'humanité entire, la ques- tion de son destin’, Eblout par le prodigieux développement des sciences expérimentales et ies applications innombrables qui en résultaient, homme du xrx° slécte avait mieux pris conscience de Tavaneée humaine, Mais parce qu'il faisait & la science une confiance quasi absolue, parce qu'il identifiait technique et pro- motion humaine, il croyait au progrés nécessaire et indéfini de Vhumanité. Divers événements contraignent "homme d’atsjour- ahi reprencre le probleme. Les perfectionnements techniques wont-ils pas une limite ? Et surtout, leur utilisation contre Yhomie, les débordements des derniéces années font mieux comprendre que le progrés matériel n'est qu'une forme de pro- agrés et qu'il n'entraine pas nécessairement tous les autres, D’oit tun recours & V'histoire pour en pénétrer le sens et donner ainsi A chaque élément sa vraie valeur. D’autant plus que la question xest pas seulement platonique : pour la premire fois depuis les origines du monde, Phomme prend en main son destin. L’avion et Ia radio ont supprimé les distances, le radar et 'électronique ont décuplé les possibilités des sens et du cerveau humain. De nombreases expériences éclairent graduellement les secrets de 1a physiotogie ou de la psychotogie humaine. On prédit un nouveau type d’homme, une société nouvelle qui ne ressembleront aux précédents que de trés loin?, Une certaine planification s'amorce dé a échelle plandtaire. Autant de raisons d’étudier histoire pour y découvrir le sens de Vaventure humaine, s'il en est un’. fcomporte, me semble-il, trois céments spéelfiques : Ja conscience d'une ‘aletigue enive tradition ct lberé: effort pour saisir la véalite om la vite ‘du asst; le eniimant que la suite des orgenteations sociales et dee erations Inuraines& travers le tops west pas qualcongce ou indiffirente, quelle concerne Phomme en ce qui a dessentel» (id., souligné dans Te text), re Ce sont los Turopéens qut ont rend atx Indiene la conscience de leur passé. C'est Phistoire sclentiique, tlle que la pratiquent les Européens qui fournit aux Japonais cultivés Tinterpretation de leur passé, C'est ute Philosophie de Thistoire, ge dane I'Europe oceldantale at sitele dersier, ‘qul Inspire aux gouverants de la Chine actuelle leurs conceptions de Ia Donne socéte, leur perspective sur le passé national et lets vision de 'avenir» (a ARON, De Tobjet.. tid, 20-04-2) 2. Voir entre autres: x. GuamDINE, La fin des tomps modernes, Pars, 1953, pp. 61-1325; J. ROBYAND, Ushvonie scionifigue, La biologic #t Pavoni Inumain (coll. Descartes = Pour la Verité), Paris, 1030. Pins Iargement AU HOXIEY, A brave new world, Hambourg, 1937. 4. Llaspoct de Phstoie o Finiligonce du monde modems (Iineya. Frans, XX, soo4r a zo-18-5): at BLOCK, Apolopie pour Thisioie ow Miter historion (Caiers des + Annales », 3), Paris, 1949, pp. IX-XVIT et 1-36, 8 LIBISTOIRE DU SALUT A cette double question, les réponses sont nombreuses et diverses. On peut les ramener toutefois A trois groupes princi- paux?. Certains penseurs, comme W. Dilthey ow R. Aron, pro- fessent que, du moins dans l'état actuel de nos connaissances, illest impossible de formuler une théorie générale sur le dévelop: pement de I'humanité®, Plus radicanx, d'antres refusent tout ‘sens & Ihistoire, en affirmant l'absurdité de l’étre, Professée par Sartre, Merleau-Ponty ou Polin', cette position séduit beaucoup hommes que tes derniers événements ont déguis, On renonce entitrement au savoir absolu, a Ja totalité achevée de Phistoire. Léhomme, précise Sartre, demeure toujours « en situation », et par suite, Vhistoire reste toujours inachevée, « en sutsis ». A pro- Prement parler, elle n'a pas de sens, puisqu'il n'y a pas de fin ‘am sens finaliste de ce mot. Si la société humaine toute entidre venait a disparaitre, cette fin ne serait pas plus un achtvement que Ja mort d’un individu ; elle serait seulement « une mise en 1, Nous omettons ici lee partisans de Wétemel retour en raison de leur petit nombre, Cin. aaucHaut, Le yetour dermal, in Arch, Philo. 1924 (vol. TIT, ccah. 1, pp. $5-71 ilittérature moderae et contemporaine): #. aveeR, Deu lemps trois mouvement, in Diogtne, 19 (2957, Pp. 3-4, sciences experimen tales); An. SonDAGK, The red-shift, n Sclentfie Anaetican, 195 ache. tos6), Dp. 171-182, Voir cependant les précisions de x. Nuubens, Fo htsoors, B20, 2, W. DHAMEY, Introduction 3 Pésde des sciences humaines, Hatal wie le fondement qu'on pourrait donner A Teétude de le société ef de Thistirs (tr, f), Panis, 1042, pp. 119-139; &. ANO%, Introduction @ la Dbilosophie et histoir, pp. 284 5.44. L'opivm dee ineletucls, Pars, 1053, Bb. tay eon, id, De Vobjet de Vhistoire (Rueyel. Prang,, XX, 20-04-0 8 20-08-10) 3. Jo¥, samme, Lire ot le want, Pais, 1948, pp. 150-218 (la temporalit) et suitont pp. 720-722 (perspectives morale). Dans ut livre resent. (Critique de ta raison dialectique, Pais, 1960, Vautene corrige son premier point ie ‘vue (voir dea divers articles de » ‘Temps modemes ». 1052 et 1033), Le ‘marxisme est « Ia senle philosophic qul rende eosapte de tout », cae que Vautenr cherchait sau en apereerolr Vexistence, dés ss premiers ouvrages Za pluralité des seus de Mhistoire ne peut se decouvrit une totalisation future, en foxction de cell-ci et en contradiction avee elle, Notre tiche historne, st seit de ce monde polyvalent, c'est de rapprocker le mouent of cette histoire laura qu’un sens » (p. 61: voir aussi +p. 33), Mal ensemble du Hvre femble conclure en sens contraire, et, de toutes fagous, la pensée de Sartre Aemeure bien differente du marsiome (ef, J.-M, £48 BLOND, Histone et hiboré selon Sartre, in Keades, 1960. pp. 62-76 ‘ofr suas : at MERLEAT-DONTY, Sens ef non sens (col, Pensées), Paris, 2948, surtout pp. 163-164 ; 339-248; 371-380, R. noLIx, La exdaion det aletrs (BIbL, phos. conteniporaine, Morale et valeurs), 3° éd., Paris, 1052, Surtowt pp. 307-299. ExtEoDUCTION 4 sursis définitive »'. De tels apercus heurtent violemment les positions « historiques » d’Hegel? ou de Bergson®, par exemple Wun et Vautze, en effet, eroient a leur maniére & une finalite de Thistoire quills identifient avec la libération de Vhomme. Clest aussi avis des marxistes qui connaissent aujourd'hui une large audience aupits des masses et fascinent de nombreux intellec- tuels. Is font également confiance a l'histoire : elle conduit Vhomme A une société sans classe, libre et fraternelle, au paradis communiste qu'inangurera Je « grand soir »f Le christianisme aussi apporte sa réponse, car, sur ce point, il différe totalement des autres religions. Celles-ci, en effet, ne font pas sa place au temps ; elles cherchent au contraite & le nier ow a s'en évader ; d’oi importance capitale qu’elles donnent a 'étemel retour ou au mythe’, Le christianisme, en revanche, est une histoire avant d’étre une doctrine ; il a méme donné Ie sens de Vhistoire a! Occident®, Sans récuser linfluence romaine, E. JoP, SARTRE, Live ef le néant, p. 625; M, smmmamav-roxty, dira de migiie: La conscience metaphysique et morale mut at contact de Vabsolus (Sens et nonesens, Pacis, 1948, p. 191) 2. G.W.t. HEGEL, Phénomténologie de Vosprit (tr. fr), Paris, 1045, 2 vol: Lapons sur ta philosophie de Phistoire (tr. tf), Paris, 2045 1 Lespri da Chriss Hanisme ct som destin (te fr), Pari, 1948. 3. Vole surtout : L’ésolution erdatrice, Paria, 1907 et Les deus sources de Ja°mmorate et do la religion, Batis, 1933. 4. Volr : jv, catwnz, La pensée de K, Mare, Batis, 1949, avec biblio- graphic, ' 5. Vole : ot staame, Le mythe de Péternel retour, Pati, 1949 ; i, Le ‘emps ct ernité dans la benste indienne, in Exanos Jb, 20 (198%), Pp, 29-252 dy, Traité de Thistoie des religions, Pati, 1953, MD. 382-372 | L, MASSIONOS, Le temps dans ta pense istasnigue, in Fanos Joy 195%; pp. ta1-t48s J, MOM! HANES, Le temps selon Thindowisme et Ie chrisionteme, in Dlew-Vivant, 34 (1049), pp. tro-120; 3, DE Lenac, Casholiciome, 3 é., Pavia, 1038, BP. 10358. | A. TOVNHEN, Christionity among the religions ofthe worl, Londen, 3958, pp. 4-5; ste, Il faut en excepter toutefois le Mavilisme © ef notes chapitte ‘préliminaise, pp. 15 et 39-40. 6. w. DILTHEY pent dite dans ce sens Lorigine premiére de ees sciences (de Vhistoire) se trouve dans Tdée chretienne que T'histoire du monde deniontre un exemple de progrés accomplis par Mhomme j celui, en effet, fait progressivement son ducation » (Jaiyaduetion... p. 127). COURNOT sjoute : + Les autres religions de Tantiguite wont pas A proprenieat parler de partie historique, ef quoiqu’elle ‘alent nécedsalresent leur histoire ropre, comune toute sevte et toute intitution ala site, elles ne se fondent Point sur une histoire; eles avinserivent dans leurs textes saerés, quand elles en ont, que des eostnogonies et des mythes. Au contraire, lew de pis ajestueusx et de plus simple et de plus bref que la partie yniement cosine. gonique des cits sacrée du peuple juif; et les recits pentalogiques qu Ie sulvent, sis niont pas précisément tous les earsctéres de Thistoire sen rapprochent incomparablement plus que tous les autres récits du meme x0 TIHISTOIRE DU SALUT notamment celle de Virgile ou de ‘Nite-Live, elle demeure secon- daire en regard du judéo-christianisme. Quant aux Grecs Polybe ou Diodore, ils expliquent tune certaine convergence de faits universels par l'action naturelle, « physique », de la Tyche, de la Fortune out du Hasard. Ou bien ils tachent de ramener le devenit historique ct Pévolution des régimes politiques & an rythme ceyclique, comme celui de I'univers cosmique!, C'est que le Gree slintéresse & la x nature » des choses, car il cherche a comprendre, et ce qui change, comme tel, ne se comprend pas mais se cons- tate. Il recherche de plas Mabsolt, Pétre authentique, éternel, immuable, le seul digne & ses yeux d'une investigation. Sa philo- sophie est donc celle des essences ; elle s'évade du changement, de Phistoire, ou, si elle la rencontre, elle la raméne & I’éternel sous forme de récurrence ; elle la congoit sous aspect de I'éternel retour®. La croyance au destin renforce encore cette tendance. Lhistoire suppose, en effet, la libre réponse de I'homme a une provocation, & un’ challenge », qu'il vienne des autres ou des circonstances. Elle veut une réponse originale qui aurait pu étre autre?, Or, si 'Helléne a conscience de sa liberté individuelle, croit que le destin méne le monde, L’avayxn, nécessité inflexible, contre laquelle on me peut rien, apparatt dés Taube de Ia litte. rature grecque, Adoucie par Platon, cette croyance reprend sa xente. Enfin, ce qu ne se vott point alleurs, es Hivres d'une histoire nationale {que contrélent les monuments des hlstoires ranges et qi ert es conte) Jer, entrent pour ume part essentielle ct considerable dans le systime des fives eanoniques, Plus tard et A mesure que les destinges des Juile se mélent celles des grands empizes de Tantignite ls rattachent etx revolutions de ces empires leurs propléties, leurs espérances pour Ia fin des temps et, jusque dans les réveries dtm peuple opprimé, on volt poindse et Aévelopper V'idée d'un plan des événemants kistoriques» (Tratté de Venchat aerment des idfes fondamentales dans ls sciences of das ['Meloive, Pass, 2917 pp. 583-584. De méme : J. nanrzars, Les droit de Vhomoe ei ta Tol nat ‘elle, New Work, 1942, pp. 38 a 49; R. NIMH, Fol ef histoire (te. fe}, Neuchitel, 1953, pp. 31-48 67-70, Choc, euct, La gnoce of fomps, in Hraaos Jon, 20 (2951), DP. 59°67 (oir dans le sens conteaire = we. wistti, Grieehischa Getchichtesphulosophie, fn Archiv, fir Geschichte der Philosophie, 4x (1932), pp. 80-114. Sit Ia Position romaine plus historique : ef, notre ehapitse limtaaive, pp- 20-24 2. Vig., HEATON, Tide, 376-384 LuCRBCE, de Nat, rer, TIT, 9451 Vs 1133; Mine-AURHLa, “A soisméme, IT, 14; VIT, 191 IX, 28... Stmplic, in Arist. Phys. V, 4 (6d, Diels, p- 886); them, Or. ad Graet., 31 ORIGEND, ©. Gels, 1V, 68; V, 20-21. Voir A ce sujet :.-c. Pomc, La pnace et le temps, in Eranos Jo. 30 (1051), pp. 59-57. 3. Acq. TOVNDRE, L’hisloire, wn essat D'nerprétaion (Aba6g par B.-c. £0 wsuwnts des volumes TA VI de a study of history), Pats, 1951, PD. 74°94, Ce point de vue est longuement développé par rovsmu dass Sol cele A Study of history, 10 Vol, Londres, 1034-1084. myrRopuction a dureté primitive avec Aristote et surtout avec les stoiciens, Elle devient V'etuappévn, la tézn au’on eraint ow méprise, mais a laquelle on croit*. I/histoire humaine perd alors son caractéze original, pour se ramener une « histoire naturelle » supérieure. ‘Toute réflexion sur V'histoire de homme, comme telle, perd alors son sens. La position judéo-chrétienne est trés différente. Pour le juif, en effet, le monde n’est pas le fruit étemel d'une émanation ivine, mais tne libre création de Dien, faite au commencement du temps. Quant au salut, il n’est plus icf a contemplation d’un idéal, fGt-il Diew Iui-méme', mais une série d’événements, d'inter- ventions de Vahveh en faveur de son peuple, auxquelles celui-ci doit collaborer. La perspective juive est done exsenticllement historique, et cela au sens le plus fort du terme, car elle sétend & toute 1a durée du monde, & tout le cosmos qui participe A la déchéance ou att relévement de homme. La pensée chrétienne Test plus encore, puisqu'elle donne au temps et a l'histoire une dignité extraordinaire, en y faisant vivze le propre Fils de Dieu. Le chrétien a done son mot a dire dans la conjoncture pré- sente. Participant au destin comm, il entend assumer sa part de responsabilité ; il veut transmettre aux autres ce qu'il sait. Mais il a besoin aussi de se le rede & Iui-méme, car de nombrewx problémes pastoraux on doctrinaux se posent a Ia société chré~ tienne dont il est membre. Dans nn monde qui change si vite et si profondément, en effet, celle-ci doit s'adapter, et elle ne peut Je faire vraiment que les yeux fixés sur Ia vraie destinge de Thumanité, Alors seulement, elle évitera les contaminations, les 5. Vo oat (Fatum) ; bid, 1264-1277 (Rortuna), Voie aussi © AJ. PE Lida religieux des Grees el !Evangile, Pasis, 1932, 11, Pp. 100 Liberté of ciilisetion ches les Grece, Batis 1047, DP. 1-74 Pour les latins : Cleéron : de Harusp Teesp., 9, 19. Eavid., X, 100-113 (voir : aca. cumamains, Visgile poite f pensour, Paris, 1951, pp_ 206-218, surtont p. azo). saxkon + Provid, §;/MAMC-AURRI © Maaimos, IT, 3 Votr cependant serseLivi Histoire Romaine, XXL, 30, €0 1, 442 et 455 2°On connait Ia formule de poz peésentant le salut come « la Suite vers fe Seul » VI, Brn. 9,9 et 11; ibid, 7,34). poPuRE parle du» retealt de Time, mATON demande de » wenful d'l-bas » (Thetie, 176; Repuel., ‘VIL, 14. Le P. Ds runac précse :» Cette formule n'est pas propre & Plotin On ja rencontre chez divers auteurs paiens et chrétiens. Mafs elle symbolise fasser bien T'idéal platonicien en ce quil offre d'oppocé 4 Tideal chrétien » (Catholiciome, p, 95, note 2). Volr aussi A-]. FESTUGIRRE, Le réeéation PHermés triemigise: UL, Le Dieu cosmigne, Paris, 2949, pp. 320340 (la Paligion da monde). GUIFTOS, Juslifenton du fompe, Pati, YO4t, PP. aS-48. Ler. rom. Blithe Vagos (hd) | DAG. 1, 186- 57 ia, m LHISTOIRE DU SALUT compromissions, les duscissements possibles. D’ott les nombreses études contemporaines sur la théologie de I’histoire, sur la concep- tion biblique de l'histoire du salut, Mais paree que I'Eeriture ne se comprend que dans tine Tradition, et que celle-ci est d'abord Ja pensée des Peres, il nows a part bon d’étudier systémati- qnement cette demidre!. Dien autro obté, rechercher le vena de Vhistoire dans la littérature patristique efit été un sujet immense et anachronique. Immense parce que trop vague ; anachronique car il risquait de soulever de faux problémes. Les Péres appai- tiennent, en effet, aux premiers siécles de notre ére ; ils sont pénétrés des enseignements scripturaires. Ils ne cherehent donc as & savoir si l'histoire a un sens, ou quel il est, puisque la Bible le leur dicte : ils en étudient seulement le déroulement tout aa Tong du temps. La conception augustinienne exprimée dans la Cilé de Diew est le sommet de le pensée patristique sur l'histoire. Or, 'ouvrage se termine par unt rappel des sept Ages du monde :¢ ... en comp- tant les ages comme autant de jours, écrit 'anteur, d'aprés les périodes que semble distinguer I'Reriture, ce repos sabbatique apparattra plas clairement encore, puisqu'il arrive an septiéme rang. Le premier age... va d’Adam au déluge ; de 1a jusqu'a Abraham, c'est le second... A partir de 18, comme le précise Vévangéliste Matthieu, suivent trois ages... un va d’Abraham a David, 'autre de David a la déportation de Babylone, le troi- sitme, de cette déportation a Ia naissance du Christ selon 1a chair... Le sixiéme s'écoule présentement... Aprés ce sixiéme age Dieu se reposera comme en un septiéme jour »3, Bien plus, ces sept ges ou époques!, en relation d’ailleurs avec tin autre 1. On troavera une excellente bibliographic critique dane : at, rack it 2, auszrciy, Teologia della storia, i Gregerianumy, 35 (1054), Pp. 250-208, 2, Voir déja sp. cmocumrns, Tealogia dela storia (Profi i Rome, 1053, avec ine bone bibliographie sur Ia théologie patristique sur histoire. De meme : a1. THeK et atszuncay, Teologia della storia, Pp. 206 298. 3. De Cio. Dei, XXI1, 30: C.5.E Ln, 40 (Il), 669-670 tr. @. Combis) 44. Nous emploferonsindifféxemment, dans cet ouvrage spagues ou puriodes, au sens d'un tertain laps de temps, ddterming et dine assez longue durée, De sol est vrai, Je mot périade met plutot en relief le movement (temps ‘qu'un astre met & faite sa révolution), tandis que le terme d'Zpoque insist surtout sur In fiité (moment of quelque fait temarqualle west passé (ch. urnet; D.A.G.R, 1, 407): astrouomla). Lvétymiologle est Wailears diffe rente, car nepioBoc soppose a 'enéyaw (nm, sunasarn, Lee porioder et les époquas de VHstoire de TEglise, i RHLPHR.. 30 (1950), PP. 290-293), Mais tes ges dont nous partons il, tlennent de Fun et de Vatttre : ce some des époques bien déterminges, mals suisi dor pérides qui fout avancer histoire vers sf, iNtRopucTiON B schéma d'ordre quaternaire, explique la division des onze der- ners livres de la Cité de Diew. Bref, c'est dans le cadze des ages du monde qu’Augustin expose histoire du salut. Cette fagon de faire ne Iti est pas propre : elle était déja celle de la Bible ; elle est celle de la littérature patristique dans son ensemble. Eu. autres termes, pour connatre la penaée des Péxeo aut histoire religieuse de Thumanité, sur ses étapes, sur son sens, il faut étadier ce qu‘ils pensent de chaque Age et surtout du mouvement ensemble, ‘Tel est Vobjet du présent travail ‘Nous étudions done dans les pages qui suivent, comment s'est formé le schéme septénaire, ou quelle fut Vimportance des quatre figes dans Ia pensée des Péres. Mais c'est finalement en vue d’une recherche plis ample : la conception patristique de I’histoire du salut. Nous procédons ainsi par fidelité a1’ esprit mémedes écrivains cchrétiens des premiers sicles : ils utilisent le schéme des Ages ‘ow supputent les divers millénaires, pour mieux connaitre le dessein salvifique de Dieu. En revanche, notre étude se limite & certains problémes, ceux qui touchent de plus prts au cadre des ges : l'importance de la premitre époque ou éxe de la Joi natu- rele, le le respectif de la Loi et de la philosophie dans la prépa- ration du monde a fa venue du Verbe, Ia place de I’ére chrétienne au sein de Lhistoire totale, la valeur du « temps de I’Eglise », 1a conception a Ia fois linéaire et cyclique de Vhistoire du salut, Pour ne prendre que ces quelques exemples. Le titre de l'ouw vrage : L’histoire du salut chez les Pores de U'Eglise se compren- dra en ce sens et avec ces restrictions, On noms reprochera peut-étre d’aborder Je sujet, celui d'une théologie patristique de T'histoire, sous un angle trop restreint, celui des aes du monde. On pouvait risquer, sans doute, ne synthése, et peut-étre le ferons-nous postérieurement. Mais i fallait commencer par tne recherche méthodique, plus « terre & terre », tout en dépassant la simple monographie. Ti fallait aussi aller a essentiel, Rtudier Ie théme des Ages nous a para la meil- Jeaze route & suivre. Et de toutes facons, les résultats obtenus ous paraissent aujourd'hui assez riches pour qu‘on puisse les présenter au lecteur. Ul est vrai que le cadre des ges apparaitra quelquefois arti- ficiel, gratuitement prété a des hommes comme Athanase, Basile, Chrysostome ou Ambroise. L’auteur, pensera-t-on, n’a-t-il pas voulu retrouver chez tous les Péres, c€ qu'il avait d'abord décou- vert chez Augustin ? Certes, le théme n'a pas la méme impor- tance chez tous, et certains méme ne I’ étudient pas explicitement. 14 HISTOIRE DU SALUT Mais tant de probleémes qui leur tiennent a eaeur, les rapports du cchrétien et dit juif, te role de la philosophie dans la préparation du paien a Jésus-Christ, la place de Vére ehrétienne dans I'his- toise duu monde, voire Ie symbolisme des divers jours ne se com- prennent pas en dehors de cette perspective. D'ailleurs, Athanase suit implicitement le mouvement des ages dans son ouvrage Sur Vncarnation du Verbe, Basile étudic la providence de Diew a T'égard des paiens a 'ére pré-chrétienne, Chrysostome expose les différentes étapes d'un amour sans cesse grandissait, Ambroise, enfia, recourt aux divers @ges pour légitimer la biga- amie d’Abraham ou ia lutte qu'il entreprend contre le culte paien, La pensée patristique est, en effet, essenticllement biblique et surtout paulinienne ; c'est ponrquoi elle utilise implicitement le cute des ages, lorsqu’elle réfléchit sur Thistoiee dt salut. Notre étude s'arréte & Augustin, parce que le théme des Ages atteint sa perfection avec Tui, comme (ailleurs la présentation patristique de l'histoire. Mais, on I'a déja noté, Augustin s'est nourri de la tradition, Tl a fallu que le théme des millénaires prenne consistance avec Irénée, que histoire se découvre comme progressive et organique, au sein des ages pauliniens, Apres Vevéque de Lyon, es littératures patristiques, grecque et latine, sforientent d'abord différemment. Elles se rejaignent ensuite avee Hilaire et Ambroise, tout en gardant leur physionomie propre Augustin fera fa synthése. Telles sont les différentes parties de Fouvrage que nous soumettons au lecteur. Faut-il dire qu'une enquéte portant sur cing siécles ou presque, n’aurait pu étre menée & bien sans 'aide de nombreux spécialistes que nots avons a cceur de remercier. Notre gratitude va plus spécialement & cer- tains professeurs de i'Institut Catholique, les PP. Heary, Froi- devaux, Beckaert, et eu « Séminaire d’Hfistoire Ancienne du Christiauisme » ditigé par H-I. Masroa, Quills trouvent ici Vexpression de notre gratitude, comme aussi les PP. Bénédictins de Abbaye Sainte-Marie, qui nous ont si largement ouvert leur bibliothéque. Sans Taide des uns et des autres, cet ouvrage ne serait pas. BIBLIOGRAPHIE, I. — ABREVIATIONS foams panuseiguas ACW = Ancien Christian Writers. Washington a Bibliotheque Augustinienne. Gfuvees de saint Augustin, Paris. Le premier chilfzezeprésente le tome de Ia collection levsecond, cei de 1a page cos riechischen‘christidhen Schrlftstellr der ersten del Jolurunderte ce Corpus. Chtstianorun, Gsm, = Corpus Seriptorum Teclesiasticoram Latinoru, te re: Dalfologiae cursus complets, series gracca n, ligne : Patzologiae cnrsus completa, series latina Sichr, = Sources Clieticnnes, Paris Dans nos citations, nous donnons @abord le titre de Youvrage, Le chiffre romain donne te numéro du livre ; les chiffres arabes respecti- Yement cell du chapitre et d'une divison ulteieure, sy en a. Salt Ie tenvoi au Corpus ou a la Patrologie de Migne. Les deux chffres arabes Tenvoient alors an tome, puis 4 la colonue ou i la page de celui Vg. De‘Tvin., TV, 6, 10; Bl, 42,895 = De Trinitate livre 4, capltre 6, ainéro 10, au fome 42 de ia Pettologie latine,coione £5 G. Pans, XIL 18 CSHL, 25, 346-347 = Contre Fausta,livee 2, chapitee 18, au fome 25 da’ Garpis Setiptorum... pages 346447, DICTIONNAIRE, COLLECTIONS pack = Dictionnaire d’archéologie chréteune et de Titurgie. Paris (Son indigués respectivement le tome, puis i esioune) Dietionnatte des antiqutes grecques et Fomaines, Paris, Dn = Dictionnaire de Ia Bible. Pats Phagp, = Dietgaaie dee Bibl, eapplnnt, Pai Hastings bi = Hastings Dictionnary ofthe ible. Teainbonrg Die. St Dietionnaice de Theologle Catholique: Pais. Mastings tne, nel. th, — Hastings Encyclopaedia of Religions and "Sthis, Tandoor 16 L'HISSOTRE DU SALUT oly sn, walt. 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WENDLAND, Die hellonistisch rOntische Kultur in tven Besiehusngon zu Judentuo und Christentum, Tibingen, 1907 CHAPITRE LIMINAIRE LES SOURCES D'HESIODE A SAINT PAUL ‘Mille ans sont & tes yeux comme un jour (Psawine go (89), 4 wouLe péché n'est pas imputé quand il n'y a pas de foi... 12 of le péche s'est multiplié, Ia grce a surabondé, » (Rom. 5, 13 et 20) Lorsque Justin parle du millénium?, qu’Hfilaire, apres Ter- tullien et actance, fixe au monde une durée sept fois mille naire?, qu’Augustin enfin parle des sept ges du monde’, ils ne tirent pas cette doctrine de leur propre fond ; is Ia resoivent dune tradition. De méme, lorsqu'ils comptent quatre étapes en hi toire du salut, celle de Ja loi naturelle, de la loi mosaique, de la grace, de la gloire’. Ce chapitre voudrait étudier britvement Vhistoire de cette tradition, ou plutot de ces traditions diverses, car il faut distinguer divers thémes : celui du septiéme jour, des sept mille ans, des divers Ages, sans compter une vision de histoire, commune & tous ow propre & chaeun, Les Péres sont nourris d’criture et de formation gréco-latine ; ils y puisent done te principal de leurs apergus. Mais certains 1. Dials 80, 95 ibid, 40, 43 139, 45 2a. nmeainn * Co, in Math 72 ibid, 20, 6; Tr Myst, E48 mene suns Ide Mave, TI, 24 AGHA * Di. Fs, VIL, 34, 00 5) De Cie, Dei, SI 307 CSLEL, 40 (Uj, 665-670. fami «Ade. hoor W035, 17 eutine |Sh, Ty 24195, 9} mmc é Princip. 10,6, Ty cx + Test. TI, 99. 36 Vastor Du saLuT resoivent une et I'autre dans un ensemble oi 'apocalyptique! et méme divers éléments iraniens et babyloniens tiennent leur place?, Sans avoir lu nécessairement Philon, beaucoup subissent son influence?. Autant de pistes qui s'ouvrent au chercheur Ti ne s'agit pas ici — est-ce la peine de le dire — d'une étude approfondie : ces divers courants ne nous intéressent que dans la mesure oi ils préparent Ia théorie des ages. C’est potirquoi la 2. On trouve des elements d'epocalypee cher. les prophttes: Js. 24-2 38:39; Jl, 343 Zach, 12-14 (voi 8, ensn, Lapuaiypss & Phidoe, Basis, 1957, pp. 18792, C-h. auany, The npoclypic Mica of te oat Testament, in I.B.Lu 02 (0043, Dp. 6-10. lle consteas pourtant ea spécal ue literature particule, G. nonscuru, Probismer de lo hndhaars spocalypigue juive, x R. HL Ph. R.'9 (2520), p. or; et cela 4 part da ea ay, JG tra. HOLA The raetance of Upacalypie, Leads aset PR. 3T Sef ry Jost tacminon, Le fdatome ent fcusciond ay, Jost, pp.47-8h Joh, HRkv deine anal Fapocalyyec so nae aa meee tation prebire, une » apocalypuc ext In Tevclaion, fall's des homers directement par Dieu ou par le ministéze des anges, des chotes cachées, spéslalement des secrets det. cher lee Jails commne cher ie tector, 1e nom « d'spocalypne ¢servat 8 designe’ les iver qed Neaerasnen ts Hevélations divinee' eur difients sujets, particulereuent sir Laven ensemble de ee, guvrage dane igual ee trouve de sontneas ls conmiuns est appelé la littersture apocalyptique ou Y'sposalyptique ton court +. (D.B., sup, I, 327-328, ee eae 5 2. Il west pas perms de négliger Ie facteurirenfen dans Vude des grgines chnétctnes, meine se possible dn développement autores dia dame afest pas exclee » J oveMssi CULLEN, Zorsaste Pack, 1048, p. 8 ‘On pourra voit a ce sujet : 14, Omact et Abrimen, Vaventure dito tang Vetiquite, Pais (2939), pp. 7-117; J. BIDEE CER COON, Les Mage, Illniis, Pais (1938), 1. p.8 as 44's. m, Wispioem Die Orake det Hystaspe, in Verhandeliigea der ‘on. Akulemle, van’ weteseckoten te! Arasterdam afdelinglcttertunte nictne reels, Geel XEMVIE Amsterdam (1929); 3. seuamrmowite, Die llerporiichen Rate wk fas Judertum, Giessen (3920); 6. WOLSEHER, Prelomes de ls bierature spocalypiqne iv, ia RIM. Ph, 9, 1929), 209 S76, MESSISAT Mlagh 4 Bee sina Predisiona di Zorasir ta"& Sexip ant. ent at {2039), pp. 86-05. A proprenteit parler il Sagia ie du marine, Conc dire dit tontenn de Vavesta er de In Uttectire pelvic rch w cate, ‘La religion de FTran, i Histoire es teligions Parl 1950, Ue oes Sane 4, pvcinssar- ccna, Lap raigtne de Pacion Orit 19st op. Sore 3. Voir: wnrcscu, Die Binfust Philos au die alate oWGMAS Eee, laser, 1008 ; w. voLicn, Porscrit wd Valondung Bet Phlooea Theos, dren, Telpag,Y938 ‘4. Pour les autres courants do pense ob apparat la théorte des ages dn roads J mains, Ene. Re ths Yeeeate lagea hase ee Ene. Alt) Wiss, VEN, 2947-278 [ebdomas); wf noseane, Bic Soke sind Nevncabl in ule nd Mytbus dor Cricien Abba der seit Klasse der k0n, saschischer Geslachat det Whee, MWe ne 1904, PP. 87.88 et ior D'HESIODE A SAINT PAUT, 7 recherche & laquelle est convié Je lecteur Ini parsitra. pasfois rapide, 'exposé trop suceint ou trop synthétique. Tl voudra bien alors se rappeler qu'il s'agit d’un chapitre liminaire, Et si, dans Yétat actuel de nos connaissances, nous proposons quelquefois une solution comme probable, voire comme possibie, sans pou- voit dire plus, c'est que nous avons essayé d’étre fidéle au pré- cepte paulinien rappelé par Mgr Duchesne dans la préface de son Hisioire ancienne de !'Eglise : « Non plus sapere quam oportet sapere, sed sapere ad sobrietatem 9} 41. — Le septénaire ot ls sopt mille ans Au sens littéral ow allégorique, Phebdomacde occupe tne grande place chez les Péres. ‘Tous, renvoient a Vhexaméron. La création du monde en six jours et Je repos de Diew au septitme ont, en effet, pour eux une signification spirituelle : il y a une relation entre le développement du cosmos et sa eréation. Certains ajou- ‘tent eux-mémes que le monde durera sept mille ans. Ils précisent, aprés le psaume : « Pour le Seigneur, un jour est comme mille De fait, & une époque asses tardive’, Ia « tradition sacerdotale » ajoute son propre récit & celui du « yahviste » : Dieu a travaillé 1. Histoie ancionne de I'Eglise, Paris, xorr, 1, p. XT, eitast Rom, XII, 3 Vole aussi ut. ARROW, De la connaissance Mlorigue, 199% PP. 122-145; 2B DUMEM, Le sjstime du monde, 1913, 1, De § 2, V.G. BARNARE "ep. 15, 19; IRENE, do, hae, V, 28, 3; INPROLYTE in Dan, W, 23, 1-6; HILAIRE : Tr. Myst T, 41 j=» 11st il da psoumne 89,4. ‘que nous comtptons d'aprés lee Septante. I ex sera ainsi dane tout Ye reste de Vourrage, car cest le compat patristique Te lecteur remarquere dans ce paragraph, comme dans les autres, que nous distingvons PHeriture de Vapocalyptique, prenant dei /eriture dans son ensenibe, cest--dire y compris les livres detitero-canoniques, Certalns, Hest veal, rejettent ces dezaiers comme apocryphes, et peut troavera-t-on que les apocalypees de Jean om de Daniel trouverdient mieux leur place avec les eects apocalypeiques. Mais nous n'utilsons jamais sels les deutéro- ‘canoaiques et les apocalypses bibliques ne farent pas considérées par l'ensen- Die des Pires comme les autres (ef. 4. bARLOQ et JI. cazmizns, Les livres inspirés, ix Initiation Bibliqne, Paris, 1957, I, pp. 38-45). Dot leur emplot fei, Mais surtout, il nous a semblé que cette fagon de faire apportait an Jectaur um surerot de clarté, ben supésioure au désavantages que la dite- Alvision pouvale apporter 5, « La tradition sacerdotale » eat postésieue : elle s'est coustituge comme telle pendant I'l ct ne vest Imposce qu'aprés le Retour Les traditions cyanate» et «clobiste + font anterieres Ja tradition « yahvste » a pris ‘corps ef a peut-étre été couchée par écrit, pour Pessentel, dés le rogue de 38 Wmisrome DU sara six jours et s'est repose Je septiéme ; il a indiqué par 1a Yimpor- tance du sabbat donné au Sina. Ii n'y a pas & chercher antec chose : ni ici, ni dans le reste de cette tradition, on ne trouve une division septénaire de histoire qu'on rattacherait aux jours créateurs. Pourtant, importance accordée au sabbat comme « septitme jour et jour dt repos », ici et en maints endroits de UReriture?, inviteraient les Péres & y voir annonce et le symbole du repos futur’, I/exceptionnelle valeur accordée par I'Reriture au chiffre sept renforcerait encore cette conviction . Mais, depuis MInearnation rédemptrice, le septiéme jour a un goft d’Ancien Testament et il ne suffit plus A symboliser la splendeur de Vhomme ressuscité. C'est pourquoi, les Péres recourent au jour de la résurrection du Christ, appelé tout a 1a fois premicr et haitiame, parce que situé au lendemain du sabbat®, (x. BE VAUS, La Gendse, Paris, 951 (ht Bible de Jerusalem), fr sy) See Sant. ak Sa 2 rs a om Ede a oats eats el eal 1960, t. IL, pp. 371-382 ; 8. Nonrit, The derivation of sadbalh, in Biblica, 56, {1955}, pp. 182-201; G.-J. norteRwucK, Der Sabbat in Alten Testament, in Th. Q. 134 (1054), DP. 448-457 : W.-M. ROSCHER, Dis Hebdomadentehren ki en et, Bi Bg ve ech a Se A Se Ts The weak, an essay on the origin and development of the seven days. -eyele, o ve pes Je ministére d’Amos s'effectue aux alentoura de 750 ‘celui ’Ezéchiel entre 59: fant an a robablement partie Ae oul postatents Cramer cee taires, Paris, 1953, IT; pp. 82-8} ; Apoc. 5 ! os gan Ee 23: 18: 25,8 9s; Nom. 23,1511, Rots, 5,20; job. 42,83 Matt te Bra tee a a min a see SS eee pl ERE SE ans 9m sy tg Ty aura d'autres explications ; celle de In citconcision spisituelie (evrarnay, 39 A importance accordée au septidme jours, certains ajoutent la croyauce att millénium, voire & une durée sept fois millénaire de Vhistoire du monde. Ic, iln’y a plus de fondement scripturaire, car le Psaume 80, 4, si souvent invogué, oppose seulement I'éter- nité de Dien a la britveté de la vie humaine: mifle ans ne signi- fient pas une époque déterminge, mais un long espace de temps Clest bien ce que Pierre explique aux inerédules qui arguent du retard du Seigneur pour refuser son retour, et plus probable- ment, ce que Jean veut dire dans son Apocalypse?. De toutes fagons, Ieriture ne parle jamais de sept mille ans. Elle se refuse méme a fixer la durée du monde, Sans doute, les pro- phites, dans la perspective qui est leur, présentent les événements ‘echatologiques comme proches’, et peut-étre les croient-ils tel, Hs ae précisent rien cependant. Les éerivains du Nouveau Tes- tament observent la méme discrétion. Ils savent que lhumanité est aux derniers temps et ils attendeat impatiemment le retour du Maitre‘. Jamais pourtant, ils aavancent ur nombre et ‘observent sur'ce point les consignes de Jésus®. Seule, vers 170 avant Jésus-Christ,I'apocalypse deDaniel donne quelques chifires ‘Aidé par lange révélatenr, le prophtte annonce peur prochaine ja fin de Ia persécution d’Antiochus et I'ére messianique : encore trois temps et demi, 2 300 soirs et matins, 1 290 puis T 335 jours, enfin 70 semaines d’années depuis la reconstruction ‘e Jérusalem op. 04, 4; CS.Talu, 3 (1), p. 720) Celle des bait personues qui furent sanvées ‘Goelidecne ornis. iar” 798, reavoyant At Pet , 20) Sfale 1a rabon Drliaitive et fondamentale est celles * ef. NC LASEAND, The origine of the Lord's day, in J-B.te, 40 (2930), pp. 65-32 Diet. Spir, 11, o5y , (diman- che 89 IE Pet, , 8 (Vole 5, cuanse, Les dptrescathoigues, Pats, 1939, BP. 87- Voir aust : D.B,, TV, 1601 12, Apoe., 20, 4, 5. Sans dante s'agit-il fel du temps de 1"glise, «mle» siguitfant ic unlong espacede temps efx, worsiann,L'A pocalypse in ible Jer), 2950, pp. 78-70% Rin. A132, saint Jean, l"Apocal yp, Pars, 1920, PP. 202- $e | voir ui 8, CIRM, L'apocalypse e'hstore,p, 85. Dans le sens contraize in uitasstaniyr, Das favaemt jdhrige Reich, Ziseh, 1944, pp. 0 $5. 0. CU MANS, AOnigohetrachajt Christ und Kirche im Neuen Testament, In Theolo fisehe Studien Heft, 10, Zitieh, 1041, pp. 14-19; Hl. MUEENHARDT, The ‘millenal hope in the early church in Sook. Tours. Th, 6 (20539), Pe 28. yi. 34.38! Sophy 32523, 898.3 Jia, 50-56 + Be, 30,21 38-39; Mal * ‘h 3b; Jor 2, 19 58, 2-14. Sophonie parait ele 640-030 av. FG. pew avant Jeréule /« Molachie's se situe entre 515 et 438-445, plutOe ‘ers cus derniares dates; « Jot, entre goo et 430 enn Ie densitme partic Ae Face 00) atk erlres dteades da 1" ate 4: Aety 1,6; 1 ce 2 Thess, passim; T Pierre, 4, 73 Apoe, 22, 20. $ Matta 24, 38, Act, 1, 7 (wale m. MevENMARDe, Das lausendiahrige Reich, p. 6), 40 HISTOIRE DU SALUT sous lee Perses!. Mais l'acteur ne fixe pas au monde une durée slobale et ses calculs nauront pas d’influence, sinon sur I'apo- calypse de Jean*, Toutefo's 12 chronologie détaillée des origines, donnée par la « tradition sacerdotale » et Iue dans les Septante®, ferait eroire aux Peres que I'humanité en est & son sixiéme millé. naire, et renforcerait ainsi la position des « ealculateurs ». U1 faut done faire ape & une autze source, dordre apoca- Lyptique’, Encore ta doctrine des sept millénaires y apparait-elle assez tardivement. Au n° sidcle avant Jésus-Christ, le Livre des * Jubilés » arséte ses calculs & Ventrée en Canaant, et s'il promet airs justes des demniers temps une longévité millénaire, a Pimage de celle d’ Adam avant sa faute, il ne la situe pas dans un ensemble de sept mille ans*. Au 1 siécle de notre are, l'Assomption dz Moise fixe & 4250 ans la durée du monde?, et une tradition contemporaine dui Talmud de Babylone avance le méme nombre Elie aurait affirmeé :« Le monde ne durera pas plus de 8% périodes ubilaires et, dans 1a demnitre période, le Fils de David viendra »* Par contre, la méme épogue, selon le Talymud encore, R. Katina enseigne les sept mitlénaires et s/appuie pour cela sur le Psaume 1X, Respectivement : Don., 7,25; 8, 143 12, 11-12; 9, 24-27 (sans doute centre’ 167-164, minis il fait appel a des traditions antésieusea), Sar Pinter Drétation de ces divers cafculs : a. mxesranx, it Daniel (iiandbuch mm Alten Testament, Iste, elie) 43. Vole : .DE'VAUX, Les insitutions de Ancien Testament, Pasls, 1958, 1, 1p 293-206, « Tes chronographes jails ont ealenlé. a parti des dances bibliqnes, une ére de Ia eréation & Taquelle ae tient encare le Judatsine.. Nais l'Ancien Testament n'a sien conn de tel + (D- 293) 3. Gen, 511, 1-27, 31-32. Volr D.B., TT, 721 8s (chronologle biblique), 4. U1 sagit icf comme dans tout ie reste du chapitze de Vapocalyplcue 5. Jah, $0, 43 tom, cuamias, The apserypla oud poeuepieraphe of the it Tevament Oxford, 1013, 1, 9.84 Volt anual, 29" Pear ta te, ef sm. Rownty, The rvanct of apicaipte pp Gor rye Ta eos Ganon remarguo que ee lve cat part roprenent pane ae pose Iypse», mals lout tf « lox tun de oe fnve teed wy eet Be te gud regnnde vent eve oe aan ee arate 3 (So aes Hig she es ute (150 a8. J-&. 4 200 9p. TC), ase 1908 8 CO Tod, 23, 827 eb 4 9.39 mea. casaases Th ph ghey So DE ee iti. 23, "rg Certain sltuene Tonvrage © pon aie Ta mont dicots (4 av. 206 ap. JuG) + Did. wp. I yoy Pen etuins, The apoyo ha 1, pp. 720, soy oui Hatingt DD Tit pee Dee A eeps avait Fan yo de note tev: fa. town The reese, Voir dans in mime gue st Hes, 266 fase oq) 7, Asa Mole, Tero, 12n1433.H- CHARia TE 4 H calel oneal 2 Teo an, Snsat dan le texte averse 3c the itarplaan toed) 8 San, o7as trad, Sanne, 1, pp. 657.438, Cl. sruseacaneenaeey, onumentar 7am Neen Testaient ait pp 824.60) alaska piuiistope 4 sane PAUL 4 89,4 : « On enseigne d’accord avec R. Kattina : comme dans la période sabbatique, la septitme année est une année de repos, sins’ en seratl dang le monde tout entier ; un millénire de repos suecédera aux six mille ans, comme il est écr: Se erated gees ou chant pour le jour du sabbat, c'est-A-dire le jour qui sera entigrement sabbatique. Tl est dit également : Car inille ans sont tes yeux comme hier »4. Au sidcle suivant, enfin, le Testament @'Abraham dit 1a méme chose, et au patriarche qui ne veut pas mourir, Michel rév8le que son corps restera sept mille ans en terre, avant la résurrection générale?, Il y a donc, aux alentours de Vére chrétienne, divers courants aut sein de Vapocalyptique. ‘T/un enseigne sans plus Ie millénium messianique ; autre cherche A caleuler la date de ta venue du Messie. Les chiffres sont alors divers et certains rabbins tiennent a sept mille ans, interprétant Jes sept jours de la création en fonction du Psaume 89. A des titres divers, 1a doctrine patristique des sept millézaires se rat- tachent 4 Yun et Yautre courants. Pourtant, les sept mille ans ne sont pas d'origine juive ; ils furent emprontés aux Mages fellénisés. Ceux-ci sont iraniens Worigine... mais ils ont été gagnés aux doctrines chaldéennes?, Cest pourquoi, ils comptent Vhistoire du monde en millénaires ct sen tiennent & sept. 11es Mazdéens, en effet, Himitent & douze 1. Buk oye ti, Sancino, Tl p. 637. Le + ott eiuegte + ndlgue sae tetutin, SOA in un erenpaciet not ncerene fe ay sal Galctre une see vleu. Unc baratna Pemporte narTadiedton den rae Sin ai grand soil et souvent, dans ne Gacunon, lev inerlocntes Goedel une erie: poor ate a cone a, Tet, a'Abesham, 7; jot, momo, The lament of Abraham, Ca ge toa, p. a0 Wat il dela tecensom Ubi, 9. 4-0). Nos trictnu ir powrgs du ¢dnse de merce @seneh ch Tonio pale 307 oom ans [a wastan Ieee dee aerete Hénoch, Poi, 1050 pp. toy oq) wagon elt due jou fit entre la second nit dX se cee hd pp. rsee 2 WHIScOIRE DY sane mille ans la durée du mende!, & limage de Y'année solaire?, Fortement marqués par l'astrologie chaldéenne, les Mages pré- frent, a dowze, le septénaire qui met en évidence T'influence des sept astres errants sur la sphére des fixes?, Ils concluent & six aille ans o& triomphent successivement Je bien et le imal, avant que 'exc’s du mal appelle I'ge d’or, le régne du soleil, en un millénaire septidime et deraier®, Dans un contexte scripturaire, celui des sept jours de la création, leurs caleuls seront repris par certains calculateurs juifs pour supputer le Jour du Messie. C'est dire qu’on a affaire & une croyance syncrétiste, d'origine baby- Tonienne, et ce n'est pas sans raison, sans doute, qu’a T'inverse du Talmud de Babylone, ceiui de Jértsalem Vignore absolument. Vinfluence des apocalypses n'est toutefois pas 1a seule, car certains interprétent I'ceuvze des six jours en fonction des caté- gories grecques. Iiss'inspirent alors de la littérature hellénistique, ct tout particuliérement de Philon®, Pour le philosophe juif, en T. Biundahishn, 34 (.1, Anklesria, Zanddtasis, Irenian or. ereatr Bundahishn, Bosibay, 1936, pp. 283-203. Le Bundahisin ea assez tar, mais il témoigue dane traditien bion autéresre, car un rect seablab Se trouve dans la notice de Thespompe (enetanntn, de Tse et Onl, 47) H sfagit lel des tre lenses que comport la latte: J, DUCUSSI- CULL. atx, Ormatd., p73). Mc MOLE tiet pour primitfs ies 12 c00 aay (Cale, inythe et cosiogome en Tran anion, Aniles dv site Caine, Pars, 1965, Drssin) iy a puere des ants apr le Sitar Nash, Indra Journal, 3 (tose), pp. a83-305 te méme =. atsorsa, I Magis poe Par contre, beaucoup a’auienra tenet pone primitife les gas Tes gots, meat at opined nya eke nuts potsearemest, pet re sous ne influence greeque * CMOS, La fn dw monde, pp. 303 J. mtb, Les Maes hele pp aoe 2. uscensisne, Ble jort teligion, according to the gech lets, Pats, 1920, p. 107 8,1 H. 8, SVBRRG Question de cosmogonie of de conmologie wacitonnes, ta Jody 239 (193 Dp. 193-244. Le probleme ayant ict qu'une amecloere tmportace, net Nous contenions te le signater sts Papprefondi 2. La parraitege des doare space it sodiaque, fondant exx aussi douee millaives, ext posteteur& Is ison ef etranget an Mandigne' nto, Les mages hllnteds 1, pp. £31 sh CUMONT, La find monde», Dp. 3657 4. Ceat-dire, fe soa, In Inne et Je cing planttes alors conmwes 1c A hovent-uRctaneo, Lastoloie grecgus, Dats. 1809. Dp. 88 58. 40 Cat cd. ast, TV, pp. 241187 VINE, 5 p. 199, ¥, Be D133 5. Ne i Alevandiie vars 2g svant Jens Chet, mort pon pres 4o apris éSis Chris, on pourra lire sur “hon = bastizoc, Plow flesandrte, Baris, 19587 %. maine, Lev ies philoiophigues ef eligieues de Phin €Aleianire, Paris, 19507 et. coopnsrtem. in iniratuction to. Philo Judeeus, New-Haven, 040: By light, The svatcal Gospel of hllonists ‘Sudatom, Lonéees, 1935: The poe of Philo Judaens, practice and theory, ‘sandtes, 1038 (les 6o dersidres pages dotnent tine bibliogeapiie exhaustive); HA. woLasox, Phil, Fowadations of religions philosophy, Cambridge, Mass, 1947, 2 Yo Diwisrope A sarst PACT 4B effet, attaché & sa foi, mais de culture grecque!, les six jours ceréateurs signifient. seulement I'harmonie du cosmos. Son sym bolisme est platonicien et sa théorie arithmologique-pythago- ricienne®. Six, explique Philon, est le produit de trois par deux, de la triade par Ia dyade, respectivement symboles du male et de la femelle : il indique donc bien que le monde se perpétue par Yaccouplement, par la génération. C'est de plus un nombre par- fait, qui symbolise comme tel la perfection de I'univers®. Le sep- time jour, lui aussi, a une pure valeur significative : il n'annonce plus le terme historique des efforts conjugués de Dien et de Phomme, mais il signifie, grice au septénaire, Ia perfection ori- ginelle que chacun doit retrouvert, Car, autant que les Juifs, les Grecs chantent le septiéme jour et Ie septénaire®. Ainsi Homére, dans 'Odyssée, ob Ulysse et ses compagnons voguent sans relache sur une mer démontée, avant daborder, le septiéme jour, au pays des Lestrygons®. Pris dans une tempéte prés de Tile du Soleil, les mémes hommes devront également attencice six jours que l'ouragan se ealme?. A la méme époque, le chiffre sept joue un role capital dans le culte de divers héros et dieux de la Gréce, surtout dans celui d’Apollon®, Aux dires d’Aristote, Pythagore et son cole Iui donnent un excep- tionnel relief#, Le Philosophe lui-méme, & la suite de Platon, 1, Volt 3. DAsnixoU, Philon d'Alerandvie, pp. 85° Philo, poe 115-154 &t 204-252, nn Vole i, stance Die Zahlewnysih bei Philon vow Alexandria, Leipale- Beriin, 1931, pp. 16-18; v. HOFFER, Medical numer ssmbotism, New York, 1938, pp. 43 et 46-49. Leg, Alle i 2-31 Wide 20; 28; le spee leg. TL, $6 quaest. in Gen, M711, 38! de op. mundi 13. ‘g Leg. Ait, 2-73 de op. mundi 80-90; de Abrah,, 28-30; de vite Moysi, 220 8 de estar, 153-155: quae. in Gen. Th 4 5. Die fier noch Uberrwechende Palle der Zeugnisse fr die siebencaht fn. Kults und Myths der Grlechen Hiss une wenigstens von ferne ainen, ‘wie gross cinst die edeuting dieser Zahl gervenen muse, wen wit {rot der sehuveren und wuersetatiehen Verhust auf dem Gebiete der Literatur tind fle Inschaiften dle helige Slebereabl bel dea Grlechen cine wenigstens ‘tnthierad aimliehe Rolle spelen seen wie bel der Jude » ¥. 1 NOSctttk, Die Sieben-und Newnsahi.., pp. 67-68 G. GHIAIN, Homdre ef fa mystipue dex nombres, Paris, 1954, Px 36, 47-49. 6. Oiys, X, Sor? ibid. STV, 476477 7. id., Xit, 390-400. & Chk, a. hoseuite, Die Sieten-und Newnsabl.. pp. 453 9. Motaphys, 1, 6. Voie aussi yunmigtn, Vie de Pyihagore, ch. 13 1928 26, On pourra tre -w. m, osc, Die Hebdomadentehrem.. DP. 24433 virtonrim Medieval nurnber syubolion, pp. 33-46% PMc 15CH, Ls’ nombres figurés dans Tarthnitigue’pythagorcienne, conferences. . 35 (ene per se subsistens 54 Vuistome pu sanwt Ja majeure partie du Pentateugue? et en maints livres historiques?, Ceux-ci chantent la gloire de Dieu, en rappelant Vhistoire du peuple. Ils montrent, par histoire, que le salut d'Israél depend de sa fidélité a Dieu. Les prophétes ne proctdent pas autrement et ne quittent pas Jeplaa historique. Is expliguent au peuple que Vahveh est engagé dans I'histoire contemporaine, qu'il la méne. A cet effet, ils inter- prétent les faits actuels en fonction des événements majeurs du destin d'Tsraél®. D’oi Ia typologie, qui emprunte a Vallégorie, mais accorde une place capitale aux faits historiques#. Bien plus, sills entrevoient un salut postérieur et définitif, un messianisme eschatologique’, ils le relient étroitement a histoire actuelle, tel point quiil est souvert difficile de Yen distinguer®, Mieax encore, ils Penracinent dans I'histoire, car Lélection d'Tsraél lui donne tune part & part dans le Royaume futur?, les interventions divines sont les prodomes du Jugement’, te’ présent garantit 1 Vi Ee, 10.4: Le, 26; Dew, 4, so-38: 29, 2.1 a beaucoup deléiments ancient dans les Lives de Samuel (ve 1 Som, 16-17: I Som, 9-20) et kn Lies des is (Ree Cayo rnéme ils trent compoite ts peu avant Fst ou pendant etic BN Gn lou 24-5; Jer, 1 10: 9h $4343 Bey 16, $9 o Santont © fs 485, ie’ se aici, Ls mae de’ hd ntti tna ancption tritlpigue de histoire tu venir, Geneve, 194, Bp. 02S. 232 (Pantour étudie la fens historique cea + potmes du Sefer 9 "Vig Os, 2, 1415 Iu 32, ro, On tronrert wm sepetoie de textes prophetiqes aver tne sole feute soe In question, dans” 8 asta, Pre Didi f Typooge, ts Kev, Th Ph 3 (1038), PD. 130-448. Soe les Tpports fe ta typoogie et de Pallgorie ef! eon Minne Typloge wv algerome, Rec, 8, 34 (i047), Bp. sbo-26 (avee bilographie| vows Et nine de sn tes Litres inde, Ra B17 (1000, Bp. v-1O0" FEDS yt ot edgre Lex orgies segues ets eouestaonsyuitochcnnss, Pans, 1038, pp, 247 a Ucauteur 4 otre avin, ne stings pee ner dein genes be tmps ele mathe, in has ede Plosophies 17 6900), Dp. 57-00 (pages excelente 5. On apple eschatloie tut an easemble de conceptions relgonses ays tral oit aux detinss times de Yunivers, soit aux fins derueres AeTindivi a. wreratn, ros Poewseschallgigusdes igne fe aoe, Jn 5K. Mhy'75 (950), p. 244. Vole seas? Dap 1. rvee6s Teeaghe ici des’ ultines destinées cosiiques et tout partiealférement.humaines Iss, 0, 1-6; II, 1.9; 24227 ; 40-55, Vexception des» chants du Servitent + Heb 38, 33:34: Bs, 36°30 1 PS. 47 1 03 0809, 16, Mig Amos, 0, 18-031 fe, PAT: aqrep i Jer, 303K Jeti, 34 10; 30-37, E Mich. 4, 45,0 88.215. 2.245 4 ach., 8, 20-3, 3. Cf, A. PRUILLED, Le wissianizoe die Liore a'Tsaie, ses rapporis ovee Uhistere ef lex traditions Toradl, in RSR, 36 (1949), pp. 182-228, 6 1416: p'ufsiope a Sarr PaUr, 35 Vavenir?, Bret, Ia perspective vétéro-testamentaire est essentiel- lement historique, et In Sagesse elle-méme, quoique teintée Ghellénisme, fait appel a Vhistoire pour chanter Is profondeur de Vintelligence de Dien? Une perspective analogue se retrouve dans le Nouveau Tes- tament, of apotres et évangélistes continuent 1a lignée des pro- phétes. Ils recourent & eux pour établir solidement ia messianité dee Jésus-Christ® ; comme eux, ils expliquent les faits contempo- rains en fonction d’événements antérieurs#, On retrouve aussi Ie méme blocage entre lhistoire et Leschatologie®, le méme carac- ‘Bre historique des professions de foi. Si le chrétien croft au Diew exéateur du ciel et dela terre’, il s'adresse d’abord au Pere quit a envoyé et ressuscité son Fils Jésus, Mais il donne ainsi a1’ toire une importance souveraine, car, avec le Christ, le Royaume est déj2 148 ; Phomme est déja sanvé dans la Passion glorieuse. Pierre le proclame le jour de la Peutecbte? ; Paul le sappelle sou- vent A ses fidales™ ; Jean le redit dans son évangile!’. L/événe- ment capital n’est done plus la restauration de toutes choses dans un temps plus ou moins méta-historique. Il se situe en plein covar de Phistoire du monde, méme s'il faut encore atten- dre pour en voir tous les résultats! Les Péres reprennent cette perspective et dépassent ainsi Ancien ‘Testament et les apocalypses. Tl y a pour 2ux une his- 36, 20.68.; 20, 214g Te, qn, e203 44, 1-3: Hi. 32, 11g: Nom. 14, 13:16 | Let. 26, 13; Dew. "aD, Pheoogie.n, PD. 3 98.5 J. Comte, THdme 1. Mich 7, 20: 178, Voit asst 9, 28; 29, 13. CE, 6. v tte Tn marche ou aise dane Udon of Te Noceas Testaiemy, in Rec. SR 36 (r040, pp. 261-181), 2 bag, 20-10, 3. Matin, 1, 20-23: 2, 56: 15, 17-29: 3. 3. Lue, 1-3, passim : 4, 18: a :feam, 2, 1858; 10719, 30; Ach 2s7 313 ‘Batre autres © Maths, 3-7: 17, 3-4; Joan, 2, 18 Aelas 2, 16-36 7, 153 5. Wi, Mati, 29-25 et par 6 dehy 3, 242 14, 155 17, 24-28 7 Aet 3) 14936) Rom, 1, 3.4 3 242 $82 Philip. 2, 61: 1 Tim. 3, 16, i t-1§. CE, 0, CULIMANS | Les promires confessions de foi chréfienne, Patis, 19q8 (2°), pp. 27-53, 8 Matth,. 12, 2878, 20, 11, 9. Ad, 3, 16 8, 10. Romy, 3, 21-26; 5, 7-111 68. By 1, Jean, 7, 392 12,30 88.7 15. 7 88 12, Math, 11, 1-6: Joan, 3, 8a 12, 31-325 Rom,, 5-8, Sure point fo. cunnatans, Christ ot le temps, Tempe ot Metoiee dane Ue ehvistinisme Drimiti, Neuchatel, 1997.,Pp. 57-65 86-123. 13,36. Sustout I Thess., 5, 13-18 Lae, 11,20, 1a: Col 3, 14 56 Wmstore DU Sanur toire du monde et elle a un sens, car elle accomplit le salut en Jests-Chist ntlence Halse nortan ee faut see tours, est ici assez faible. Le Gréce, il est vrai ne manque pas Ahistoriens, tels Hérodote ou Thucydide qui réfléchissent sur Vhistoire?. Pour connaitre le juste comportement de Phomme dans la Cité et finalement quel est le meilleur gouvernement, Platon de son e6té, recour: & 'histoire®, Aristote Tiimite dans le Politique’ : en cet ouvrage mais aussi en beaucoup d’autres, il se documente, observe et analyse Ie donné historique, comme il Studie le donné naturel. I croit avec Platon que les peuples pro- gressent au cours de divers ages*. Mais pour l'un, comme pour Fautre, la réflexion porte essentiellement ur ta’ structure de Thistoire et de la cité, non sur le sens de histoire universelle®, Comment admettre d'aillears une histoire tniverselle au sens fort du terme, si Yon croit 4 un monde éternel ?7 Ft si Y'un et autre ne congoivent 'homme que dans la xéAtc, ils Ventendent d'une cité particuliéxe®. L'idée d'un destin unique, a plus forte raison d’un unique salut, au sens biblique du terme, leur est complétement étrangére. _ Plus tard, il est vrai, Thorizon s'élargit, I’homme devient eitoyen du monde. Mais un elent de pessimisme platonicien les Aiffieultés politiques de I'heure et peut-etre aussi, une meilleure prise de conscience de ta yeleur individuelle, situent le salut sur un autre plan. Il faut se staver soi-méme ow faire partie de col. lectivités dont la vitalité est étrangare a Lhistoire®. C'est que le 1, Vig., mtxopore, Hist., L, 5, 31-32; IM, 108; VIL, 46. Cf. Pi LE uso, tibrodote Introduction (eal Univ. Branca), pp. t5netso. vere Guerre du Pélopondse, 1, 22, 4, H 2: Tim, dae Grilas ‘passim ; Lois, 11, passim, Sor ce olut, cf Ac} mubivctinn, La roe @ Hemnds amass ti, oor 2° 3B li 34 ez8s 0) TVs 3 (rao) Ve (r3050)°W, So ign): wie earebl Vote Tm wna, drt of Phe al ans kee ais, 1960, pp. 170324. Le Tne auteur explgee Tagnaat mere te Philosophe ponr histoire, dans sa Poeigus, 0 (14510) oud, Dp tearrse 4 Vole a watt Avie pp ecg 5 Yai harnerenie sarat iavox, let amstont, Pal, pain; Reh, 1 8, 17 (19664): vole x ont ii 37 ma keys mesmo Le Mea Pr. '99 hat) aa STs) 7}. BAUDRY, Le proline ds Forigne du monde cf de Perit du onde dans I philowophie regue de Pion Pie chrome, Yao Tose ek (Platonf goctby (ascot): nor topes 8 Vole wil, dries, pe aor oe 9 Alaates Staten, e pcan fet Cpniqus, les religtons 8 mystces Yate: cocmnast, Cirsianity..p. 31 hoe casey, Hleniaic pogo, The ate of snerton, New Work 933, pp. XUREIX Up PST Wiad viglar dt Gres FEcangle bade, te is D'HESIODE A SAINT PAUL 7 Gree n'a jamais vécu d'histoire universelle comme le Romain, car Alexandre est venu tard et son empire a été éphémére. Ei surtout, 'Helléne cherche la forme parfaite et étemelle. Qu'il croit avec Platon at royaume des Idées ott abstrait avee Aristote la nature des étres & partir du singulier, il s'attache aux essences, au parfait, & Timmuable. Or Vhistoire étudie nécessairement Vinachevé, ce qui change. Dés lors, les faits historiques, comme les phénoménes naturels, fournissent une ample moisson a la réflexion philosophique, car ils permettent de mieux connaitre Ja nature humaine. Mais étudier histoire pour elle-méme, y chercher le sens profond de tn destinge humaine, le Grec n'y songe pas. De religion juive mais de formation helléne, Philow, Ini aussi, niattache qu'une médiocre importance & I'histoire. Tl eroit & VEcriture, mais Ia pense en philosophe, selon wn scheme intem- porel, Il affirme bien que le monde a commencé et finira’ ; Toraél vit le jour a une époque déterminée? ; il ecu-Ia Loi & une certaine date’. Philon tient méme aux détails et il s'insurge contre ceux qui y voient de simples mythes. Tl défend ainsi la réalité du sacrifice d’Abraham, des tuniques de peux qui revé- tirent Adam et Bve, quelquefois méme existence du serpent tentateurt, Son intérét est cepencant ailleurs comme le montrent. assez, les Questions ou te Commentaire allégorique des Saintes Lois. Quant aux Vies des Patriarches, partie essentielle de son cettvre, files ne sont méme pas des vies de saints : 'ancétre hébreu n'y est pas étudié pour lui-méme mais comme type de telle ou telie vertu On objectera peut-étre que Philon pergoit histoire du monde comme le dérolement de deux cités, ¢ la meillenre, of, sous Vadministration populaire de la République, les cioyens vivent égaux en droits, sous la direction des lois... l'autre, semblable & tune monnaie fausse et altérée, ott 1a populace détient le pouvoir, colt Linégalité est gotitée, ati les chefs sont impies et injustes® » 1, De op, mundi 2, Les Patrlarehes se rattacient & Sem (de sob, 65); abraham est de souche chaldéenne (dle Mundo: MANGE, TI, pp. 602-606), 3. De Vita Meysi 1 5. 4, Respectivement : De Abrab,, 184-200; quaest. im Gen. T, 333 32. Voir aussi comment il combat les purs allégorisants = de vigr. Abvakin., Bpeg0. CE oH. a. WoLHSON, Philo, L pp. 115-137 3. Vig. De op. mundi, 2's; de dbrah., 12, sur Vauportance des + Vies ste Patelarches » dana Vesuvee de Phiton’: n natiaten, Ler idler. p24 6, De cou). Hing, 107-108, 38 HISTOIRE DU SAKUT. Mais justement, le point de vue de Philon n'est pas celui d’ Augus- tin. Il ne s/agit pas, en effe:, de l'affrontement de deux coltecti- vités, plusieurs fois millénaires, mais du drame intérienr de l'indi- vida aux prises avec ses instincts, ou mieux, de la nature humaine qui doit se purifier sans cesse!. L’anteur précise dVailleurs, dans le méme passage, qu'il sagit « des cités que l'homme porte en lui» et que la ccité de Dieu, c'est I'ame qui lui est soumise ». La perspective individuelle s'est done substituée & la perspective historique de ta Bible. C'est pourquoi les Pézes ne s'inspirent pas de Philon torsqu’ils envisagent I'histoire religieuse du monde, mais lorsqwils étudient Vitinéraize de Vame vers Dien. Il n'en est plus de méme ces Romains qui ont le gofit et le sens de Vhistoire®. Ici I'importance d’Auguste est capitale. Héritier de Vesprit latin’, venant aprés plus d'un sigele de guerres civiles, ot Rome a failli perdre son empire et se perdre elle-méme, il veut faire de son régne I'aurore d'un nouvel age. I] veut batir Ia Rome éterelle', créer un nouveatt et perpétuel type d’homme qui sera Je dernier mot de I'humanisne antique, Vaboutissement de tant de siécles d’efforts’. C'est Ii une visée ambitieuse que controu- veront les sigcles suivants, mais, pour instant, le vent est a Yoptimisme. Lélite intellectuelle pense comme Auguste et, quti plus est, elle travaille pour tui®. Virgile entre autres, fait pleine- ment siennes tes idées du prince et explique l'actuelle et éternelle domination de Rome & partir de I’histoire. Une telle présentation offre beaucoup d’avantages. Elle fait de l’ére d’ Auguste le som- met de histoire romaine et Jai donne ainsi le relief qu'elle mérite Elle donne aux nouveaux citoyens la fierté de leur pays adoptif, ¥, Volt ence sens : de op. mini, 1332140 ; Leg all, 1, 34 88 ; 59: 88a TTD) 1-35 de som Hy 248-250 (ox Yrolesso) ; quis tr. dW. haeves. $657 (quaest. im Gone, Te4, 2, Sur Timportace ie Uhistoire cher les Romaius, voir - 6, puntizn, Naissance Carchanges, Paris, 2945, pp. 188, 106-107 ; Naissance de Roms, Paris, 1044, pp. 86-127 ; L'hivitage inda-curoplen, Paris, 1949, pp. 3€7 110; 3. Voir '¢. cocuRANe, Christianity.» pp. ty4-16. Dies ionguenent BH. Tast, The Augustian Eimpire, in The Gattbnidge Ancient History, 1052 (28 60), S, pp. 425-464, 4 subt0NE, Dela Caes,, 28, 3, 5; mo casstos, Hist, Rom, VE, 30, ‘34 Voir aussi: V. aammaseming acd iat, Jose, Documents fr the Feigme of Auustus and Tiberius, Oxford, 1955 (2° 64), Pp. 1-38 5. A. GRENIING, Ze genie romain dans la religion, ta ponste +1 Part, Pats, 1925, pp. 379-383 ; m. 4091, The dugustign Empire, p. 457 | C. COCHRAN: Christianity, pp. 16 a8. et 27-28 6, ©. COCHRANE, Christianity... pp. 27-73: TR. clovER, The literature of the augustan age, in The Cambridge Ancient History, 1. X, pp. 517-544 pinisi0E A 89 PavL 59 leur montre les exigences de leur titre et travaille ainsi a la péren- du nom romain’, Ce projet se fait déja jour dans les Bucoligues : Daphnis figure César et Tage d'or de la IV¢ Eglogue est un age d'or romain®. Au lendemain de Ia paix de Brindes®, le potte chante, en effet, le futur renouveau de Rome et du monde. Les Géorgiques aussi doivent beaucoup & l'histoire : elles sont le fruit de le conjoncture politique et veulent aider au renouveau*, Bien plus, quoique le sujet ne s'y préte guére, Virgile raméne son lecteur, @ plusieurs reprises, aux événements de I'histoire romaine. I! lui rappelle surtout qu'il vit un age décisif®. Quant a l’Enéide, si lle s'inspire de I'Iliade et de 1'Odyssée, elle en différe pour le fond, car elle chante les origines, le développement, histoire de Rome sous une forme poétique. Jupiter annonce la fature grendeur d’Au- guste®, Didon les guerres puniques?, Enée fait vou d’élever le temple qu’ Auguste dédiera & Apollon sur le Palatin§ On pourrait multiplier les exemples*. Mais surtout, l'histoire I'emporte ici sur le mythe, car le récit se situe dans le temps anique et irréver- sible, « Une fois conclut le vingt-quatritme livre de I'Tliade, remarque justement J. Perret, rien n'empéche qu’Achille se brouille de nouveau avec Agamemnon et que I’Iliade recommence. Ulysse d’ailleurs n’arrive jamais & Ithaque que pour en repartir quelques jours aprés. Mais tous les drames de la tragédie ne demandent eux aussi qu’ recommencer : tout au long de Whis- toires, tes aventures d'Cidipe meurtrier de son pére, époux de sa mére vont renaitre sans cesse : que I'Eidipe thébain n’efit pas existé, les innombrables Gdipe de histoire universelle ’en Rae a ere es leaps Geen BE Ten eg ate etre ten are ee RAS a jan in ora 60 TRIStORE Dw Sanu seraient pas moins 1a. I/Eniéide, au conteaire, raconte des évé- nements liés a un temps irréversible, sans recommencement ni répétition ; i serait contradictoire a lesprit de I'ceuvre qu'Enée, Parvenu en Italie, songeit a en repartir ; il serait absurde de considérer que, quelques zénérations plus tard, son histoire, avec d'autres personnages, puisse recommencer. A’en croire le poste les événements racontés dans I' Enéide ont modifié définitivement le cours de I'histoire ; eile ne serait pas telle aujourd'hui s'ils n’étaient pas intervenus »1 On ne saurait done parler de mythe, d'histoire purement Iégendaire, mais d’épopée avec la densité historique qu’implique ce terme ; ou plutét d'une réflexion sur Vhistoire, en fonction du destin romain. Car il s'agit bien d’une destinge, d'une histoire humano-divine. Si tes dieux de I'Idiade et de 'Odyssée inter- viennent auprés des hommes, s'ils décident en demier ressort la plupart du temps, les luumains agissent A leur guise®. Enée, au contraire, obéit aux dieux, parce qu'il se considére comme leur mandataire®, Tl écrit leur volonté dans la trame de l'histoire, Crest pourquoi son histoire est aussi celle des dieux, comme la fondation de Rome qui en résulte, et finalement, toute la destinge de Rome qui se lit en filigramme dans la sienne. Ea d'autres termes, Phistoire universelle a un but, voulu par les dieux, accom: pli par les hommes : ta domination éternelle des Romains®, ‘TiteLive recoupe Virgile, car i entend aussi collaborer a Veeuvre d’Auguste®, Il faut que Rome se retrouve et, pour cela, qu'elle apprenne, de Phistoire, la source de sa vraie grandeur® Crest pourquoi l'histoire de ‘Tite-Live est exacte dans ses grandes 1 J PRRART, Virgile.. pp. 08-09. 3. Décision des deux : Iiade, 1, 1-7: 641 85 8.2 213, 88; 493, $30 IV, rrr VIL, 6977; 218 a9,:'397 98} 474, 4763 Odyceée: 1, pasalnes 8 342, Attitude des homunes : 1ladh, {, 203-208 : 221, 2227 291 88: VI, 120.04 Odyssée: V, r82-224 et tonte Vattitude d'Ulysse quion pourra compares & calle a'Enée,| 3. Voge Bnei. 1, 198-207 TIT, 10 88, 85-89, 147-185. Voit". 8, cLovEm, Verge pp. ard.zi9 4 Encid, 1, 278-270 : VI, 874-853. Déjd: excéiaox, Call, LV, 1, 25 6, 12; Philip. VE" 7, 10, Se retrotve ees HORACE : Odes, HIT, 9 (en relation aves Eneid., XTi, 823-828 dont jl sinspive » ef. 4. GUnutMln, Virgil, pode 1 Pensear p. 200); ody, IH, 5" cari, set, 9 88 5. Dok certaines oinissions, rapprochements et exagérations Hist Rom. 0, 1, x9 (Suma et Auguste); TH, 34, 6 (lis dep dix tables) ; XXIV. le a fouls) ..CF. . cottiaawe, Chrittianity.-« pp. 9399 Avonmsrmn, Le génie romain... pp. 305-404 6. Hist, Rom.. peneh 9 p'niistopy A SAINT PAUL, or mnes mais nettement orientée ; elle veut chanter les grandeurs te Dimple, dager lesen de von Gestin. Gest In arehe a pouvoir, qui, en quelques siteles, fit de Rome le maitresse. du monde: lesen de l'histoire, c'est 1a souveraineté du nom romain * Et [A encore, il faut parler de destinée, d'une histoire humano- divine? oi les vertus et le savoir-faire politique ont toutefois la premiére place’. Aux Romains de le comprendre et de perpétuer par leurs propres vertus, & Vimage de leurs ancétres, 'hégémonie de leur Cité, Un tel procédé révéle un esprit, une foi en I'histo:re : Auguste a suscité et catalysé des énergies latentes ; il ne les a pas créées. Certes, Polybe avait déja tenté une histoire universelle ; il avait séfléchi au destin de Rome®. Son travail toutefois était un bloc cerratique au milieu de Ia littérature helléne. Il n’en est plus de miéme ici. Les 1 et 1" siécles avant Jésus-Christ fonrnissent une pléthore d'historiens latins : Ennius et ses Annales, puis Q. Fa- bius Pictor, P, Comelius Scipio, L.. Calpurnius Piso, L., Conlius Antipator et tant d’eutres?. La’ méme primauté de I'historique se retrouve dans le traité de Cicéron Sur la vieillesse*, Elle ex- plique aussi pourquoi la justice politique d'Aristote différe telle- ment de celle de Cicéron®, Différent du Gree qui a véeu des des- tinges successives et contradictoires, le Romain vit la méme histoire depuis plusieurs sitcles. It celle-i Ia conduit au faite du. pouvoir : « Notre République, faisait déja remarquer Caton, n'a pas été créée par le génie d'un individu, ni au cours d'une vie humaine, mais tout au long des siécles et des générations™ », TT Vale: 4, maven, Tei, Histoire Ronine (col, Vir, Pane) Pia eo" pp, Ree | : Sl ny pe ag 6 72 1X, 9, 72 XXL Gea tid eagle ity cy, 2 Yoel EVE 9,9 2a; prc ide V4. mov note utente ene’ gue ni Peete fdas ne dive Cre gues ct oars de cto hosine (Stn p10 NAH, 4,2 ek 4,3 ft on ea Use peruader (FV, 97 4) gue la» Portas vst ereaie» la ers Uist pak, ote 7) rin nie i, str iy thames ct Ia méthode de Foye: x. exw, retake Cantrage ne ist, € VII pp. 13241 saa hora! comentary on Pelt” Oxior tp. 626. oir yo Oem The hensings of at Literate, ha ‘The Cas tnkige ane! Misty VEE, pp. gaan aides ye asius, Tien, Miidee romaine, yp. xa, ote & Voir n wntexne, cleim, Cat ftom (DE Ye ine) a ale rang, Pac 940, pp 2939 3 Che chon Citi, pp 9-5. 18, Diapets creas, De Repl th 12 G2 Liston Du saLut 11a done connu une destinée unique et essaie de la comprendre. DYautant plus que Rome chancelle a certains moments : certains vices menacent sa vie ume, Parce qu'il croit & histoire quia fait son peuple, le Romain y cherche les remades & apporter. Les Pares latins heériterout de cette mentalité ; ils ta etltiveront & Yécole des rétheurs de Rome. Elle renforcera chez eux l'influence de l'Eecriture. Leurs euvces auront plus de densité historique que celles des Peres grees, — Le progrés au sein 8 Ages Parler d’ages duu monde, c'est professer un unique destin en diverses étapes. C'est bien Ia pensée des Péres, qui, 18 encore, sont fidéles a I'Bcriture. Car celle-ci n'affirme pas seulement que Je salut de "homme s'optre dans histoire : elle en marque les ares, méme si elle ne prend que tardivement conscience de lear progression. Lorsque le « yahviste » ou I'« élohiste », en effet, par. lent d'une période antérieure & Alliance, ils ne cherchent pas 4& souligner les progr’s de Thumanité, Ils veulent selement montrer que le Dieu d’Tsraél est le Diew de Punivers, de toutes les nations, et provoquer ainsi le peuple a plus de gratitude et de fidélité. Pius tard, certains fragments du Deutéronome ou du Lévitique voient dans les épreuves présentes, une préparation & lune ére parfaitement juste et heureuse'. Ils reproduisent alors un enseignement prophétique qui se continue aprés eux? L’ Ancien ‘Testament a done Je seus d’une préparation a Ia vente de Diet en Tere messianique, mais il 1a congoit d’abord comme une puri- fication®. Illa restreint aussi a Ire israélite, car dans son esprit, les époques d’Adam et de No¢ ne préparent pas Ace qui suit: Puisque Jésus inaugure ’ére messianique, il met un terme & la précédente qu'il achéve. Matthieu le dit dans son premier « dis- cours évangélique! », et partout, il s'attache & prouver que les Reritures regurent en Jésus leur accomplissement®, Les aitres Be Bats ages 30, 1: Les 26, 4s, 2. Os. 3, 4051 I, ern; Amos, 5, 2627 eh", 11-155 Jer, at, aay: Es 16, 3630 17s, 40-55, passim 3, Voir ecpendant ce qui a 46 dit sur ts typotogie a cours de T'Ancien ‘Tetiament, 44, Matt, 5,17 38, Cl 1. CEABAUX, Le oviv vivanle de IEvangite a début ae Eglise, Pasi, 1956, yp. 4656 $. Mid. T, 47, 23; 2 6, 153 4, 14-065 8, 175 Th, 45. p'misiop a sant rauL 63 Evangélistes pensent de méme* ; Paul expose longuement ce point de vue dans ses ¢pitres aux Galates et asx Romains? Mais pour affirmer sa nouveauté, le christianisme exigeait aussi tne rapture, Toute Ia vie de Jésus deat 8 pour Le dire, et le ‘and danger pour la jeune Kgiise était de judaiser’, C'est pour Gol TApotre, sans ner le eazactee divin de ia ai et sa Bont fonciére’, en souligne surtout les traits négatifs. File fut donnée au monde pour faire abonder le péche, afin de faire miewx goiter Ie don de la grace® ; elle est le pédagogue', c'est-A-cire, comme le montre le contexte, une discipline dure et rudimentaire*. Quant f la Ioi naturelle, Paul la considére sous le méme angle : il en montre I'échee pour conclure & la nécessité absolue de la miséri- corde de Dieu*. Les épitres postérieures témoignent de vues semblables*, L’Apétre croit done & un progrés au sein de I'his- toire, A une pédagogie divine, mais comme dans I'Ancfen Testa- ment, elle est avant tout négative : elle prépare la gréice en Iais- sant abonder Ia faute. Encore s'agit-il beaucoup plus d'opposer deux situations, deux spheres d’influence que deux époques historiques!®, Non que' histoiren’ait pas son role. La Loi fut don- née A une époque donnée ; le Christ vint sur terre et apporta ta grace a une ére postérieure, Mais Voptique paulinienne est avant tout une optique de situation. Ce que TApdtre extend d’abord mettre en Telief, c'est Ia situation nouvelle du cheétien et c'est Be Mare By 13.255 461218, tony Ee 25 3, 1565 4 xO-21..5 Joan, 14g: 2221 5,47. 3621, 16, 4t2 70, 284 20, 0 2° Gal, 343 Rom, 1-2, passin; 10, 43 13 10. 3. det, 15, Vole j! soSC, Paulus and die Heilsgeschicht, Copenhague, 1034. ch" 3-4 avee las prdetslons der, MENOM, im R. Bi, 62 (1955). Ds 504 4 Ron Be 12 3. Gat,s, 09 18:9, 6, Sur oe mot : PAUL, Hne, Alt, Wiss, + Paldayos ¢; at, MARROW, Clé ‘ment d'llexandre, le Pédagogue, in Sources ch., 70), Peis, (060, PP. 24°15, Gn pourra voir 1. nowLoGsi. De placts un de’ faetagoges tn de romeines citar, Groningen, 1959, avec le compte rend critique de It-I, MARMOL. § Rom, 3, 19 85.5 5, 20; TE, 32. Vole aust : Hb, fm Gnomon, 23° (1951) DP. 460-46r Gat, 3.1029. 0 BFS Soi yi van saab Le Opn de tall Fd, omc Galatea" aux Homans, Pats, 1959, Bo. 61-63 9. Eph, 2, 1197 Cal, 1, z0221 7 rie. Pan parle biey dombres, de figures, ms its ay uve situation atten, non dan proce petagogiqhe om pitt ecli-lwine les contunporatae de] és ox de Pauly non Tes homes Tastrefis tom, 4.22 m2 8.14: 15.42 1 Cor, to. 61 ro, Vole cependant les précisions de a wwttuen, La Citation d'eabacue U1 "4 et les hale premier chepitres de TE pitve aut Romaine, ia NTS 6 (3959). pp: 65-6 04 we fOIRE DU SALUT. pourquoi la foi d’Abraham devient le prototype de la foi chré- tiene. I/Beriture envisage donc le déroulement de histoire sous différents points de vue. Elle le pense d'abord comme un progrés dans la purification et la confiance en Dicu, gréce & une ‘meilleure prise de conscience de In faute et de la misére humaine : elle en saisitl'aspeet positif, mais il demeure secondaire pour elle enfin elle y déeouvze tin caracttre métahistorique da a la trans. cendance du Diew immanent, De ces trois aspects le premier et le troisitme surtout retiendront l'attention de la plupart des Peres, I faudra méme attendre Irénée pour que fe second soit vraiment souligné, Lapocalyptique repretd V’Ancien Testament, mais la valeur constructive de l'histoire, Ia contribution qu'elle apporte a l'édi- fication religieuse de Thomme y est beaucoup plus limitée Certes, comme Vaifirme le Seigneur A Esdras, 1a création doit tenir compte du temps ; elle ne peut produire les génératious quiune & une’. En un mot, Ie Royaume de Diew n'arrive que graduelement’. Mais cet aspect n'est pas te plus important, et, ie plus souvent, les étapes se succédent plus qu’elles ne font Progresser Je mouvement d'ensemble. Ainsi en est-il des dix semaines d'Hénoch ou des Sibyilest, tandis que les eaux claizes et sombres de Baruch s+ succédent identiques’. Le Livre des Jubilés donne méme A la Loi un caractére éternel, qui exelut tout progrés humain®. Les autres ouvrages, il est vrai, évitent cette outrance ; ils reconnaissent que 1a Loi est apparue & une Epoque déterminée’. Nuile part pourtant, ils ne s'intéressent & sa genése ni A son développement, parce qu'ils ne songent pas 1 Rom, 4, 1455 Gals 3, 0. BWV Beds 25. agar ayy ps fh 3 Nol: Ju, 23, 26027: WH. Ghales, U, p. 49 : + And ix those days the chitdres sail begin to. study the laws, and 9 scck the commend ents. and the days shall begin to grow many and) Increase sanongst those chldzen of men til thir days nigh to one thousand seer et HI nownity, The Relevance. p61, De mine Hen, 03, ys MAS BP. 246-247; 8 semaine taillsement du royauine hicalenigue ct teeoee ftuction di tempe: 9°: réveition dela rate religion i tous tes homens Jo fagemieut final, nouveaus cleus, boulear sans it “4 LHén. 93 690, 1247; 1H Sib, 1o8 on, 3 Ibid, Bg, 10 56 ¥. MAREN, pp” 05 ©, Jub 2,17 (abbat observé depuis ts orignes) 7, 36-397 6, 17-22 {Noe enscigne & ser fils de garder lew lois des arbres iciters et da topos Jibllaie rests aHenoen) 6,23, 28 ies fetes de fa nouvelle ane Femsontont Nos) 2. Vig. Jub, poéam, I 3,273 50, 223 1 Hem, 89, 30: 1V Bod, 14, 29 AS. Mott eye b'niistoDE A SAINT PAUL, 65 qu'elle puisse en avoir. Certains prétendent méme que la Loi fut proposte, dés I'abord, atx nations et refusée par elles", Bafouée par les paiens et par tant de Juifs incrédules, la Loi se présente & leurs yeux comme un absoli, C'est pourquoi ils en ignorent Te développement, historique qui en souligne au contraire la rela- tivit Il faut done parler d'une vue statique de Ihistoire. Mais cet aspect n'est que partiel, car, le plus souvent, les apocalypses congoivent Thistoire comme un processus de dégénérescence. Les Jubilés rappellent ainsi que Vinjustice croft jusqu’au déluge et continue aprés Iui sa marche victorieuse?. Héuoch parle d'un endurcissement progressif dans le etime®. Dans le Liore des Songes a dégénérescence des animaux est l'image, combien expressive ! dela déchéance des peuples et des individus!, Baruch aftirme que Ja seconde Sion sera inférieure a la premiére’. Pour tous ces onvrages, les derniers temps sont une période d'iniquité et de souffrances extrémes®, Sans doute, entisement n'est pas uni- forme ; i comporte des avances et des reculs7. II n’en est pas moins constant dans son ensemble. Les auteurs d’apocalypses sont, en effet, les fils de leur époque. Pour eux, comme pour tant de leurs contemporains, le monde est vieux et usé*, Comment pourrait-i alors produie les mémes fruits que par le passé ? Mais surtout, ils doivent expliquer la Soulfrance actuelle des justes, Sadressant, avant Veil 4 un le infidéle, les prophétes parlaient de purification. Aujour- Tru ie agitdusester choise hommes gh soutien pour lear fidélité a Ia Loi et qui ont conscience de leur propre justice. Dés lors, Vhistoire prend, 2 leurs yeux, un caractére péjoratif ; elle est le réceptacle cles iniquités, Dieu la conduit non pas en utilisant ior 1735.8 opi Haas 8 (paste antes Dei aM ag, se ted, or ad 1 B80; p20) a8 oki. 197 309 en vote, Sur I date il, ppc eva Shar dy 6 mn, CHARM, p57. Vola: 1 ln 8, 79-74: : den hte x0 Bay, 39,9 9TH, 657-70: IV Si, 15366 9. Wa deton dinate fob: Pane bansalel Corantan cea de sa (nan) seas Ces Camm Tr Be, S08; apprion de nocreaes ferate uel anus oats ay mee Br Hin oyy teats 127 1 SB bo Aas Mot, Qy toe TV Ee 14.10; 5 S87 He By 0; 3 aes, Woe ea pate aneaae Di aad tly vs eget es Oot 8161 av, Joe.