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To _veReas BES QUE TU CoMMENes Jacques Salomé se bat depuis des années pour que la communication ¢t es relations humaines soient enseignées au méme tire que les autres matidves scolaire. Cet ouvrage constitue un véritable outi ENTRE CREVER ET CREER IL N'Y A QUUNE SEULE LerRE DE DIFFERENCE | ALORS, VAL FAS D'AUTRES > CHO QUE D ETRE INFANTILISEE OU CREATINE... MOL, ENTRE , CREVER eT CREER NE PREFERE REVER... Heureus gui communique Bien sir, au niveau des aspirations, des intentions, des attentes et des demandes, la grande majorité des, adultes comme des enfants recherche et désire accéder & ‘une communication plus pleine, a des échanges plus vivants, a des relations plus créatrices. Pourtant au niveau de la réalité des faits et de la pra tique, sur le terrain de la communication familiale, sco- laire et sociale, Vincommunicabilité régne et perdure ‘envers et contre tout. CCest ainsi que les frustrations et les insaisfactions prennent le pas sur la convivialité. Les non-dits eirculent et alimentent les malentendus, dans le silence des frus- trations. Le réactionnel Yemporte sur le relationnel, Vincompréhension et lintolérance sur "harmonie. Dans les échanges parents-enfants Vasymétrie sins- talle, deux univers cohabitent sans pouvoir se rejoindre. Dans les échanges sociaux les hiérarchies se renfor- cent, les contraintes et les rapports de forces sintensifient dans des systémes reat ui se bureaucratigent, se rigidifient, perdent de leur cet de cette mobilité ‘qui sont nécessaires la vie vivant. Les dynamiques @opposition ouvertes ou larvées, de pseudo-acceptation et de soumission prédominent la oi devraient sépanouir des rencontres ouvertes et stimu- lantes, porteuses d’épanouissement et de changement. La famille est en crise. Ele a changé dans sa compo- ston da on fopcimemen, dt wes fa Lx ‘mariages sont & la baisse depuis vingt ans. Deux coup! ‘sur quatre se séparent aujourd'hui dans la souffrance, le désarvoi et parfois la violence. Hureux qui communique Les enfants sont les enjeux de ces confits dadultes ‘qui font pas su prendre en compte Tévolution de leur relation et se proposer des échanges basés sur 'écoute, la ‘confirmation ou la simple réciprocité. Hreureux qui communique Adultes d'aujourd'hui en difficulté, en interrogation ‘owen recherche certes, mais qui différencient trop mala- Groitement encore dans leur role de parent, celui dhhomme-femme, dépoux-épouse, SS ARRETENT DE FARLER SUR MOL... FEUTETRE QuiLS VONT DECOUVRIR QUI JE SUIS ! Heurews qui communique —_—_—————e Ce n'est pas parce que nous ne vivons plus ¢nsemble que nous ne restons pas les parents ‘des enfants que nous avons eu ensemble” » enquétes monirent que ce n'est pas de la separa tion dont Tes enfants souffent le plus mals de la mesen tente et des conflts qui subsistent aprés un divorce. Lécole est en crise avec ses réussites et avec ses ‘échees. Une progression massive des comportements vio- lents entre éleves et professeurs, !apparition inquiétante de formes diverses de conduite & risque chez les adolescents, de la délinguance & lautodestruction par la toxicomanie, le suicide, Texcluson sociale ou Is mare nalisation. Heurewx qui communique ‘Wo| NON PLUS, JEN! ‘ARRIVE PLUS. NOUS Devalez VoBUGER A FARE Ses DeWoIRs, A RENISER Ses COURS, A SUIIRE UN RATTRAPAGE EN FRANCAIS, A REGARDER MoWS Les Fiuns De WOLENCE, A DORM, PLOS “GT j lor APPRENDRE 4 BuTEsse/ EAVERS LES ADLUTES ET “SURTOUT LIEMPECHER DE (ous savez, te FAUT LUI SERRER LA wis, ALA MAGON, IL NIN TAIT QUA SA TETE,, NENY ARRWE PLUS. La médecine est également en crise avec une aug mentation galopante du recours aux tranquillisants, une jon des consultations en médecine de ville, Thypertechnicité et la multiplication des examens inutiles qui ne révélent rien que... la + sous-formation relationnelle » et linsuffisance de lécoute des praticiens. 13 Hteureux qui communique Euxmémes trop isolés face & leur angoisse et & leur besoin d’étre rassurés, ce qui se traduit par une augmen: tation des prescriptions interventionnistes et médica- menteuses. MAIS St JE Vous LASSE PARLER ww JE N‘AURAL Pas Le TEMPS ... «Mais non ce mest rien mon cchéri» est un déni a partir duquel celui qui a mal ne se sent pas entendu, Aucun ressenti intime exprimé per quiconque nest contestable en soi, Je peux le vivre comme injustifié par- fois, inadéquat ou inadapté mas il est conforme au vécu de autre et appartient & celui qui en est habité. «Papa tu es méchant » ~ «Oui tu me vois comme méchant et moi je me vois comme ayant besoin de rigueur méme si cela est difficile pour toi! » 40 Heurewe qui communique ‘ai surtout a apprendre A reconnaftre ce que Texpres- sion de ce ressenti suscite chez moi. Quelle peur? Quelle cculpabilité? Quelle sensibilité? Quelles resonances ? CANQUE Fos Qui FaiT QuELGUE Hose, \L REVEILE L'ENRANT Qui EST EA MO ww ET VAL EXME D'INTERVENIR POUR FAIRE TAIRE CET ENFANT...EN Mot + Lorsque je confirme autre I ot ilest, avee ce quill ressent, ditt fait, je ne Fapprouve pas forcément. * Pour pouvoir confrmer Taute, faurai renoncer “bonnes images de moi-méme », aux ressentiments, anc levembren, woublet et énaturent parfois ma luc a wu JAI ENTENDU TA DEMANDE MAMAN. MAIS JAL TOUJOURS MON DESIR DE REGARDER Tee! Jer JE Te REMERUE DE ST BEAU MAIS JE EUX LE JENTENDS BIEN MAMAN [TROWER QUE MON DESIR ere comming ‘© Confirmer suppose aussi de renoncer au besoin infantile de me justifier, de m'innocenter sur ce que « jai fait ou pas fait...» 4. Accompagner les émotions pour ter dentendre les émotions comme un langage. a pl souvent emresion dune Goon Seen ppagne d'une gene ou de pudeur chez celui qui Yexprime, Tun refus indirect ou d'une culpabilité chez celui qui en est le témoin. ‘Pour mei, 'émotion este langage privlégi¢ du reten- tissement. Quelque chose se passe et se vit, qui va tou- cher, réactiver, réactualiser un souvenir enfoui, une ‘blessure mal cicatri ée, une situation inachevée. “Lémotion sera le langage utilisé par le retentisse- ‘ment pour se dire. ‘Accompagner émotion suppose : 1, Se taire, etre présent, accueillir ce qui se passe chez autre. "2, Se rapprocher, se tourner vers celui qui ressent Yémotion. 'S Faire entendre sa propre respiration pour soutenir Yémotion. 4. Toucher peut-ttre, cest-Adire établir un contact. 3 Heureux gui communique 5. Inviter A mettre des mots, non surce qui sest passé mais sur ce qui est remonté et se vit au présent chez Yenfant ou la personne envahie par son émotion. 6. Confirmer le ressenti: « Oui, est comme cela que tu as vécu cet événement. Oui, ily a beaucoup d'émotion en toi et c'est possible de Jn dire avec des peur, avec dela tristesse, aver de la Ainsi émotion se partage et se vit comme un lan- age. Taccepte que ce que je dis n'est pas toujours ce qui ‘estentendu et que ce que jentends nest pas forcément ce quiest dit ‘Tapprends a sortir des deux pidges principaux de la mise en commun: G * Taccusation ou la mise en cause dautrui « Cest de tafaute, tu rventends jamais rien, on ne peut pas discuter avec toi... ya qu’, Yas quia...» * L’auto-accusation ou la disqualification de soi « De toute facon je nai jamais su... jai toujours ét... incom- pris mal simé...» sng Et je meengage vers une responsabilisation plus ‘mon positionnement relationnel personnel. Heurews qui communique Bon, ALORS JE NE eux Rien DIRE ! CunQuE fers QOE JE DS QUEL RUE CHOSE: NE AISQUE DE BESSER OD dE_REACTIVER. DE 5 Heureus qui communique 6, Sai le souci de nourrir, de dynamiser les relations qui sont ou restent importantes et significatives pour moi ‘a) Je renonce aux plaintes, reproches, accusations, ilisations ou dénis sur Tautre. (Cesr BIEN BEAU. 4x contianaTion | Mats GAYA squad. QUAND IL FAUT PASSER A TABLE: FAIRE $5 DENOIRS, SSE DOUCHER , RANGER SES’ AFFAIRES, ALLER AD LT ET UNDER UN PED A MONTER Ves SHES DES COURSES) 'b) Jose formuler des demandes directes, proposer mes projets, énoncer mes possibles et mes limites, 46 Heureus qui communique ¢) Japprends & ne pas anticiper sur la réponse de autre et & ne pas m‘identfier elle. 4) Je confirme sans m'approprier les remarques, les ‘messages ou les injonctions de Fautre sur moi Oui clest possible que tu me trouves injuste ou ‘égoiste quand je me respecte ou parle de moi ‘Jenne suis pas preneur de tes remarques, elles Cappar- tiennent...» ‘Je ne deviens pas idiot parce que Tautre me voit ‘comme idiot. » ve Je ne suis pas mauvais ou mal aimé parce que mes parents me refusent tune moto! » 7. Je suis vigilant A ne pas polluer mes relations «Je eille Ane pas les encombrer inutilement, Je prends soin de ne pas y laisser s‘accumuler des déchets ou des obstacies. «Je laisse chez Vautre ou je rends & autre ce que je ressens comme « pas bon » pour moi. «Quand tu m’as traitée de folle et d'inconséquente, lorsque je al annoncé mon intention de changer de tra- vail, je ne me suis pas reconnue. Aussi je te rends cette perception et cette image que tu as de moi, elles sont Hennes» et jene les fats pas miennes. ene laisse pas ranceeurs, malentendus, ressentiments ‘ou non-dits encrasser la « tuyauterierelationnelle ». a Heureux qui communique «Avant dialler dormir, je souhaite te dire comment fai regu et véou ta remarque faite devant mes amis... » 8. appends a ne pas entrer dans les jugements de valeur Je refuse les disqualifcations, accusation, le chan- ‘ou les culpabilisations de Iutre sur moi. La eulpa- bilisation ne marche que si je me laisse culpabiliser. Devenir autonome cest prendre le risque de saffir- mer en renongant a lapprobation... de ceux qul préten- dent nous aimer. 9, Je différencie sentiments et relation Les sentiments que jéprouve se situent a deux niveau A Tégard dune personne, de ce quielle est, de ce ‘quelle stimule en moi. © A Végard de ce quelle fait ou ne fait pas, de ce quelle dit ou ne dit pas. autre peut déclencher en fonction de ma sensibilité deux sortes de ressentis en moi quil est possible de ‘confirmer avec des mots. Bien-ttre, plaisir, satisfaction... “: Oui jai du plaisir dans cet échange » ou « jai aimé ce que tu m’as dit...» ‘+ Mal-étre, déplaisir, insatisfaction... quill m'appar- tiendra de reconnaitre comme étant miens... & ce ‘moment, Hereux qui communique D’od plusieurs colorations de vécus que je peux apprendre a énoncer dans leurs nuances wcJe suis désorienté, perdu ou en colére quand je te vois faire cela... quand je tentends dire des choses “cJe taime mais je n’aime pas quand tu dis ceci ou ‘quand tu fais cela...» CHAQUE fois QUE TU DIS “J/AIMERAIS QUE TD METTES: LA TABLE , FASSES Tes DEVOIRS, Ales AU UT..." IAL PeuR DeTRE MONS AIME Si JE NE Le FAIS PAS... €T Je TEN YEUX, MAMAN Heureus qui communique 10. Je ne confonds pas besoins et désirs Mot JAN TeLLEMENT DE DESIRS FouR mA Fue QUEWE NYA FAS Ue Tens D'eO AOR A EUW Heveeusement 7 “WSQU'GD IRIONS-0US St OW LAISSAIT LES ENFANTS ANOIR, Des Désias! Heurews qui communique + La fonction essentielle des adultes est de pouvoir ie directement ou indirectement aux besoins des ‘enfants et dentendre leurs désirs. Is auront & apprendre, Areconnaitre et & différencier leniveau des besoins de celui des désirs. Un positionnement clair et rigoureux consistera & permettre qu'un enfant se relie & son désir, en lui don- hanten particulier la possibilité: . soit dele transformer lul-méme en projet, dans une confrontation avec une réalité de contraintes, de moyens, de ressources et de possbles. + soit dy renoncer ou de garder le désir & Vétat de Comme adulte, comme parent, je peux aider un ‘enfant se relier & son propre désir et linviter & faire lui- ‘méme quelque chose pour ce désir, si ce dernier mappa raft acc ‘ou non Oui jentends que tu voudrais bien un hamster... mais quiest-ce que tu es prét faire, toi, pour ce désir- la?» Te trouve ce désir de voyage & étranger trop risqué sil se réalisait, aussi je ne Tencourage pas en to 3 Heureux qui communique 11. Je renonce a imposer mes certitudes et croyances « Jene sais pas A la place de autre, pour autre. ‘Je ne peux changer autrui mais je peux changer ‘mon regard, mon écoute et donc, parla, changer ma rela- tion a lui ‘* Je ne peux changer mon passé mais je peux chan- ger ma relation & ce passé. ‘Le sens, la valeur et le bien-fondé dune demande ine sont pas dans la réponse obtenue. eq ht Mae tr htt eter to ston 32 33 Heureux qui communique Heureux qui communique ‘Toute demande a besoin diétre entendue, ce qui ne veut pas dire satisfaite, Bon DAccORD, JE DIS JE ‘Je FAS DES DEMANDES CLARES YERPAME NES SENTIMENTS JE ME POSITIONNE YE NE PARLE Pas SUR VAUTRE wm ET MON PERE ME REFOND "7 NE SAS PAS | ce que TW Ds / \ DiABORD, LES ENFANTS St ON ECOUTAIT TovT CE QUILS DISENT, ON NEN FINIRAIT FAS. De és EnTenpee | v oF + La demande « appartient » & celui qui Yénonce, la réponse « appartient »& celui qui la donne. + Lautonomie, la maturité affective et relationnelle un enfant ou dun adulte dépendent de la fagon dont ‘chacumn s arrange et compose avec ses propres demandes, en particulier avec sa tendance & les identifier comme H ‘alables ou non pat rapport aux réponses ou aux ttentes de Vautre sur lu. —— ————_ 3 35 Hureux qui communique AANA, SAL LU QUELQUE PART QUE™ AMOUR FARENTAL , C'ETAIT LE SEUL- ‘AMOUR OFFERT AUX ENTS FOUR LEUR PERMETIRE, JUSTEMENT, DE VOUS QUITTER ... UN JOUR! ALORS VAL UE DROIT De GRANDIR La rencontre avec des adolescents suppose plusieurs, mutations chez les adultes. ‘* Pouvoir passer d'une relation de soins et dexi- sgences & une relation d’échanges. * Le besoin de partage et le désir dautonomie ne veulent pas dire pour autant lasser faire ou démission, Ils trouveront au contraire un écho dans plus de diffé- renciation et plus de positionnement personnel chez Vadult. 56 Heureux qui communique ‘* Lalternance des influences devient plus mobile. “Est ce que jaccepte de me laisser influencer par mes ‘enfants? Cela ne veut pas dire que jaccepte et que je fais ‘miens leurs gots, leurs enthousiasmes ou leurs cri- tiques! » ‘«Je ne suis pas obligé de me transformer en pére- ‘copain ou en mére-copine. » ‘A adolescence, la réciprocité, méme quand elle est demandée, est plus car les différences dexpé- riences et de vécu sont plus marquées. ** Ine sera pas facile & certains de pouvoir supporter les remises en cause, d'accepter de perdre de sa toute- puissance, de lacher la position haute (celui qui influence), de se montrer parfois ciémuni. Cela suppose aussi détre capable daffronter le risque d’étre dépassé ou encore ce renoncer a ses attentes| ‘ow A sesillusions sur !autre. * Favoriser Ia relation directe sera une aide pré: cieuse. Cela suppose refuser dientretenir les relations indirectes quand autre (ou moi-mér is tendance pacers mt, «te parle doa, lace paler 7 Hlereux qui communique te DINRRETER DE NOUR» Ge QUUS ne Sout Ms | Heureux qui communique 12. Se rappeler la régle d'or de la communication : se respecter et étre fidale... & soi-méme Cela suppose di propre écoute intime. (D'éviter les comparaisons, les références paralysantes & la normalité.) ‘De faire confiance & ses besoins et a ses désirs et étre clair avec soi en particulier sur ses propres attentes, limites, zones de tolérance et dintolérance. . Hest possible ainsi de laisser une tentative de communication en suspens: « Pour linstant, je ne peux: aller plus loin dans léchange avec toi. Je soubaite te pro- poser de poursuivre a un autre moment... » ‘Ne pas avoir appris & communiquer est une chose, ccontinuer & ne pas savoir en est une autre. fans est LAURE dew fe verr Ps. 5) UE ASAT ON EPEAT, A vant meus Heures qui communique Hleureux qui communique [ MOS! AvAls Amps | f RouR Mal ,Cest Fas PLS "Er A GonmuniQUeR| | PareiL , J'AI APRIS Ve N'AURAIS AS APRIGAT] A youLoie AvoIR ANoIR Toujours TorT ! Es Toujours Raison’ / ‘Comment passer du réactionnel au relationnel... tout est —— 0 Hlereus qui communique er Hleureuex ui communique 13. Chaque jour je peux choisir une régle @hygiéne relationnelle* Pour la mettre en pratique et m'y exercer avec vigi- lance, constance et ardeur... bien sir! ‘Mais surtout pour me familiariser avec In difficulté deleur mise en car thes conditionnements sont tenaces, mes habitudes & les transgresser subtiles et mes résistances A me remettre en cause encore plus habiles que je ne peux limaginer. ‘Toute démarche de changement et d'évolution passe par ce choix concret: remise en cause ou non de mes modalités relationnelles. Tlappartient a chacun d’en décider en s‘appuyant sur quelques principes de base, tls quils sont proposés aux pages suivantes. 1. Nous avons invent le Jeu du Regard Fete, Jeu de 156 cartes énongantchacune, une rele dhyptnerelaionnellefondamentale, a Heureus qui communique IV. Principes de base de I’écologie relationnelle 1. Triangularisation Principe de triangularisation (ou régle de la triangu- ‘Dans tout échange, comme dans toute tentative de toujours ‘communication, nous sommes trois: Tautre, ‘moi ete lien qui nous relie = la relation. ‘Apprendre & identifier cette relation, la nommer sont Jes premieres conditions de sa bonne santé. 2. Savoir adopter l'alternance des positions d’influence '» L’étre humain se caractérise par le besoin fonda- mental dexercer une influence sur son envi environnement, ‘au travers de ses relations. En particulier tenter Ginfluencer ses relations significatives et essentielles. « Toute relation sinserit dans un rapport de forces dont Fenjea actif, caché, vollé ou muet,sesitueessentiel- Tement & deux niveaux: ‘Qui influence qui? Qui a la postion haute? basse? ‘Quand? Comment? Dans quel domaine ? De quel tyne? Heureux qui communique SALOME, IL DIT: C'GST MiEUx DE SE CONFRONTER QUE DE SE SOUMETIRE 00 S/OPFOSER. VAIMERAIS LE VOR, LU, AVEC UN PERE Comme Le men / Heurewx qui communique + Une relation en santé est une relation dans laquelle Talternance et le rééquilibrage des positions d'influence sont remises en cause en permanence. Chacun sattribuant et reconnaissant & Yautre une flace mobile dans un équlibe souple de rappors ‘influence. J ne peut pas ne pas influencer. Limportant est de ne pas confondre influence et pouvoir, influence et domination... Je peux sans imposer, témolgner sans convainere,influencer sans soumettre. + Se positionner, est prendre le risque de s'affirmer gp énonant des dirs ropes, un pin de wu onal ies projets personnels, des idées semblables, proches ou differentes. Et dans ce dernier cas, savoir renoncer & Vapprobation de autre, voire parfois, prendre le risque de le éontratier. «Cest vrai que je me suis toujours soumis & vos désirs et vos Papa, Maman, quelquefois aut ‘detriment de mes propres goats ou besoin. ‘Mais aujourd'hui dans cette orientation que je choi- sis je prends le risque de me définir et d'apposer & votre point de vue un point de vue different. » 3. Distinguer « Pouvoir » et « Autorité » « Jexerce du powwoir sur Tautre, quand je Vinfluence par la contrainte, quelle que soit Ia nature de cette ‘contrainte (physique, morale, psychologique ou affective.) Heureus qui communique ‘© Tai de Yautorité quand jexerce une influence en permettant a Yautre détre plus lui-méme. Avoir de lauto- rité cest rendre Fautre auteur. Selon le contexte, la situation, l'urgence, ma fonction ‘ou mon role, ou selon mes croyances, mon idéologie, mon style et mon état détre, je peux avoir du mal aétablir mon autorité et en étre réduit & imposer mon pouvoir. Parfois aussi, selon la pression que l'autre exerce sur moi, je ne peux proposer qu'une relation de pouvoir, de ‘contrainte et dexigence. DN KiLO DAsToRITE PESE 400 Fors PLUS QU'UNE TONNE DE Poovork ET CesT Maws Lougo 4 surreatex ! TT Compaenns @, Tor ? Bu, clest c& Quon APPELLE 1A PAYSI@UE COMMUNICATIVE... UNE BRANCHE DE LA 1 PHYSIQUE —QUANTIQUE | a Hewreus qui communique Il est possible de dire 2 un enfant «c'est vrai je impose cette décision, ce nest pas le type de relation ‘que je souhaite avoir avec toi mais je suis capable de te Vimposer dans cette circonstance ». 4, Favoriser les positionnements relationnels centrés sur la différenciation et la confrontation Dans une relation de confrontation, les dynamiques ‘de soumission et opposition agissent et circulent & minima. ‘Les échanges se font dans apposition. + Chaque relation est unique et ne peut étre compa- rée avec une autre. «Jenne suis pas lui il n'est pas moi, méme sil y a des ressemblances entre nous. » © Ce que je dis, fais ou pense nest ni confondu, ni subordonné, i aliéné a ce que dit, fait ou pense autre. + Oser la confrontation et ne pas confondre la mise cen mots avec la mise en cause. La confrontation est basée sur apposition. Ele n'est pas Faffrontement. Elle ne vise pas & affaiblir, diminuer, disqualifier ou dominer Yautre. Heureus qui communique QUAND Je TE DIS ce QU NEST PAS BON Rok MO ENTE, JE NE vEUX PAS DIRE Que TU Es UNE Sorciére / QUAND JE TE DiS CE QUE JAIME EN Tor 00 CE QUE JE NIAINE TAS... NE CROIS AS. QUE VE Sus LUNATIQUE Une tele relation exige non seulement I'acceptation ‘de Vexpression des sentiments « négatifs» de Tautre mais aussi Iidentifcation et expression de mes propres senti- iments « négatils » * La confrontation, telle que je la définis, contribue ‘au contraire & facliter et susciter en retour le positionne- ‘ment, la définition et affirmation de Yautre. ——— o Heurewx qui communique 4) La premiére phase est la réaffirmation du lien. « Je