Vous êtes sur la page 1sur 4
: erations: EN) HAUTE-SURE™ F3. 40 KM DE COURS. D’EAU ROUVERTS AUX “MIGRATIONS PISCICOLES SUR LA STRANGE CONSTRUCTION D’ TN PASS = oe PAS oe eS oo [A STRANGE CONTEXTE Sur la Strange, un peu aprés le vilage de Hollange, une chute de prés | 40m s'était formée en aval du pont de l'ancienne voie du tram, créant une barrigre infranchis- sable pour les poissons. origine de ce seuil rocheux est incertaine, mais probablement lige & la création d'un pont sur la rivibre pour assurer son franchissement par levi ral « Bastogne ~ Arion ». Caractérisé comme « majeur » & Tinven: taire des obstacles de.la Région Wallonne, ce seuil a également été confronté 3 la mé. thode ICE (Informations sur la Continuité Ecologique ~ Baudoin et al, 2014) pour les groupes d'espaces 4a (truite Fario de 25 a 55 cm), 4b (truite Fario de 15 3 30 cm), 6 (ombre commun) et 7a (chevaine, hatu et barbeau), et ce pour des conditions de débit proches du module’ (Q = 0,58 mvs), Les résultats confirment laspect prior aire de Vobstacle puisque la classe ICE de Fobstacle varie de 0 (barriére totale) & 033 (barrigre partielle & impact majeur) selon le groupe piscicole retenu. Les différentes péches électriques réalisées sur la Strange indiquent que les groupes piscicoles les plus reprécentatifs des populations en place sont les truites Fario de petite dimen- sion (groupe 4b) et les cyprins rhéophiles FIGURE | (groupe 7a). Pour ces deux groupes, fobs. tacle est défini comme « barriére totale ». Ce diagnostic doit toutefois etre nuancé par le fait que analyse se base uniquement sur les conditions de débit correspondant au module. Comme le souligne le protocole ICE, il est toutefois possible que dans des conditions exceptionnelles, obstacle se révble momentanément franchissable pour Une fraction de la population. Précisons enfin que lors d'une visite avec les différents gestionnaires organisée en novembre 2008, ‘hous avons eu la chance de nous trouver sur le site pendant la migration de montaison, Les observations que nous avons pu faire ce jour- confirment le diagnostic, puisque nous avons constaté de visu que plusieurs ‘ruites échouaient dans leurs tentatives de sauter le seuil Dans le cadre du projet FEP MigraSore, nous avons étudié lapportunité de lever cet obstacle sur la base des caractéris tiques génétiques des truites du cours d'eau, Trois stations ont 616 échantillon: nées : laval de obstacle, 'amont direct de lobstacle et les tétes de bassin, Lidée Gait de déterminer si le fait claménager obstacle engendrait ou nen un risque ‘génétique pour une éventuelle population native vivant en amont. Lanalyse a per mis de conclure quun aménagement ne FiGURE 2 oo Yotege mae cnn aemon ‘uaa’ ce jour, Fement de lo Svonge niabritapro- tiouament que des poston types pieculture cemmme le montre cette gure qu représent es rsu- tars dtades géndoques mendes sur les utes Frio de ce utsooun [En yea, mode corespand au eit mayen irtrorue cesta lo mene des debts thoyens cnn dun cours Sau. Les tris poli de rompes selon fo mane dont energie et dsspée VG ce rcnar sene-sitrz08 Ce seu rocheux dune hauteur de pres 61,40 m for- ‘mal une babe inftonchssble pour ls pions sur Te cours eal deo Strange constituait pas une menace et permettrait méme & la fraction native de la population vivant en aval de rejoindre les frayéres des tétes de bassin. Jusqu’a ce jour, amont abritait en effet pratiquement que des poissons typés « pisciculture » issus des repeuplements réalsés suite & la grave pol- lution de 1998 (voir figure | + détail dans Le Pécheur Belge de rai 2013) CONCEVOIR LA « BONNE » PASSE CConstruire une passe & poissons ne se limite pas, cornme on Fentend parfois, 8 « placer des grosses pierres dans la riviére >, En ‘effet, rien ne resemble davantage & une passe qui fonctionne quiune passe qui ne marche pas du tout ! Le constat posé en France par les spécialistes (Michel Larinier ‘et son équipe) est cruel : beaucoup de passes 2 poissons sont des passes « admi- ristratives » dont lefficacté lisse & désirer, Une chute trop importante, une turbulence excessive, des vitesses trop dlevées ou trop falbles.. il faut peu de choses pour empé- ccher le poisson de franchir un dispositf. Implantation, débits, vitesses, tant d'eau, puissance dissipée, plage de fonctionne- ment... tous ces éléments doivent étre tudiés correctement pour proposer un (ou des) dispositif(s) dont les conditions hydrologiques sont compatibles avec les ‘exigences piscicoles. Dans le cas qui nous occupe, certaines solutions techniques ont été rapidement Gcartées (passes 2 ralentisseurs, passes techniques bassins successifs, pré-bar- rages) au profit dlune passe « naturelle » (rampe en enrochements). Les raisons de ce choix étaient liées aux questions d'entre- tien (moins exigeant que dans le cas d'une passe « tout béton »), dattractivité (@ verse dune passe technique, tout le débit peut transiter dans louvrage), de sélectivté (plus large pane! c'espéces concerné) et 23 Pour iter Frmpact du canter sur le mie, cours