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Volume LXXXIII N 0 5 - Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa - - Match
Volume LXXXIII
N 0 5
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Le
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- Match Panda -
À un poil de la victoire
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éditorial

Didier Pilon redaction@larotonde.ca

section éditorial Didier Pilon redaction@larotonde.ca Le Panda Un regard anthropologique COMITÉ ÉDITORAL Il n’était

Le Panda

Un regard anthropologique

COMITÉ ÉDITORAL

Il n’était même pas 10 h, samedi der- nier, et l’alcool ruisselait déjà dans les rues de la Côte de sable. Les fêtards, fièrement vêtus de gris et de grenat, défilaient et se pavanaient en pe- tites foules. Échanges conviviaux et hourras festifs résonnaient d’une rue à l’autre. Mais qu’est-ce qui était au cœur de toutes ces célébrations?

Si vous avez répondu le match Panda, où s’affrontent l’Université d’Ottawa (U d’O) et Carleton sur le terrain de football, vous n’avez certainement pas tort. Toutefois, est-ce vraiment le match ou la célébration elle-même qui est en premier plan?

Une rivalité mise en scène

Dès ses origines, le Match Panda n’était pas la manifestation d’une rivalité spor- tive de longue date. Plutôt, l’évènement cherchait à édifier une rivalité entre les deux universités d’Ottawa.

Les rivalités sportives sont souvent des manifestations de conflits plus pro- fonds. Par exemple, prenons les anciens Nordiques de Québec et les Canadiens de Montréal. Alors que les Nordiques de Marcel Aubut se sont alliés au na- tionalisme naissant de Lévesque, les Canadiens de Serge Savard appuyaient ouvertement le fédéralisme de Trudeau. Le choix était politique et les couleurs de chandails étaient symboliques.

À l’époque des premières éditions du Match Panda, Carleton et l’U d’O avaient tout ce qu’il fallait pour entrer dans cette tradition. L’U d’O, alors une universi- té pontificale majoritairement franco- phone et administrée par des Oblats, était reconnue pour ses penchants éli- tistes. En revanche Carleton, en plus d’être une université anglophone à ten- dances populistes, était la première uni-

ILLUSTRATION : ANDREY GOSSE
ILLUSTRATION : ANDREY GOSSE

versité non confessionnelle en Ontario. Les différences étaient palpables.

Toutefois, la situation moderne est tout le contraire. La concurrence entre les universités est une mise en scène; c’est un jeu que l’on joue pour se faire plaisir. On mémorise des chants et on encou- rage notre équipe, mais l’institution que l’on fréquente ne joue qu’un rôle mini- mal dans notre sentiment identitaire.

Fêtes civiques et grands évène- ments de divertissement

Les fêtes civiques, nées de la philoso-

phie des Lumières, devaient rassem- bler tous les peuples en hommage au Culte de la raison. L’hédonisme car- navalesque ne tarda cependant pas à s’emparer des premières Fêtes de la Raison, où le vin coulait à joyeux flots et où les jolies jeunes femmes étaient nommées déesses.

D’innombrables manifestations de di- vertissement destinées au grand pu- blic, qui font figure de fêtes civiques de nos jours, ont hérité de cette trans- formation. On peut penser à la Fête du Canada, à l’Halloween ou au Jour de

l’an, par exemple. Le Match Panda n’y fait pas exception.

Dans le temple laïque qu’est la Place TD, les exploits athlétiques sont secondaires à l’atmosphère festive. Certes, on garde le compte du score, mais les amis, l’in- toxication et la parade des styles et des corps priment sur l’appréciation tech- nique du jeu. Même la victoire importe peu : que l’on gagne ou que l’on perde, la fête continuera. Le football est ainsi devenu un prétexte pour s’adonner à des activités habituellement mal perçues, comme boire dans la matinée ou s’épou- moner en entonnant des chants de ral- liement insultants.

Comme source de divertissement, d’amusement et d’épanouissement sexuel et émotionnel de la communau- té estudiantine, le Match Panda diffère peu des festivals musicaux. Ce sont des spectacles, des occasions événemen- tielles qui suspendent les normes quo- tidiennes où l’on se lance dans l’intoxi- cation, la fête et la sexualité.

Si ça vous amuse, faites la fête

Loin de nous la volonté de prendre un ton moralisateur. Au contraire, l’hédo- nisme des fêtes civiques trouve sa place dans une société hyper-bureaucrati- sée. Toutefois, il semble exister un mot d’ordre diffusé à grande échelle : on doit faire acte de présence à ces évènements. C’est comme ça, dit-on, qu’on vivrait « l’expérience uOttawa ». C’est l’aspect fun de la vie universitaire, l’exutoire nécessaire au déplaisir de l’expérience étudiante. C’est l’affirmation quasi pa- triotique de l’esprit universitaire.

Mais lorsqu’on déconstruit l’évènement, ces arguments perdent leur charme. En fin de compte, le Panda, c’est une occa- sion de flirter, de se péter la face et de (dé)gueuler. Rien de plus, rien de moins.

une occa - sion de flirter, de se péter la face et de (dé)gueuler. Rien de

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ACTUALITÉS

Clémence Labasse

actu1@larotonde.ca

section ACTUALITÉS Clémence Labasse actu1@larotonde.ca Désinvestissement de l’industrie pétrolière Or noir : Un

Désinvestissement de l’industrie pétrolière

Or noir : Un rapport qui fait tache d’encre

PHOTO : GABRIELLE PILLIAT
PHOTO : GABRIELLE PILLIAT

YASMINE MEHDI

Le désinvestissement est une solution « brutale et inefficace ». Voilà la conclu- sion d’un rapport produit par le Centre Carleton pour l’innovation des commu- nautés (CCIC) et faisant suite aux reven- dications répétées du mouvement Fossil Free pour que l’Université d’Ottawa (U d’O) cesse d’investir dans le secteur pé- trolier. La Rotonde s’est penchée sur ce rapport à l’impartialité contestée.

DES CONCLUSIONS SANS APPEL?

Tessa Hebb, auteure du document in- titulé « Fossil Free Campaign Orienta- tion Paper for University of Ottawa »*, rend une conclusion sans équivoque sur la question du désinvestissement: « La plupart des investisseurs responsables et des experts ne croient pas que le dé- sinvestissement des énergies fossiles est une stratégie efficace (…) ».

Dans le rapport, il est mentionné que 30

universités, 167 fonds d’investissement et 656 investisseurs privés se sont déjà engagés à retirer leurs investissements des compagnies d’énergie fossile, totali- sant 50 milliards de $ en actifs. Malgré cela, Hebb conseille à l’U d’O de ne pas suivre cette voie, jugée inefficace.

LES DÉFENSEURS DU DÉSINVESTISSEMENT

Noémie Lavoie, militante de Fossil Free, dit ne pas comprendre pourquoi l’Uni- versité ne désinvestit pas, surtout en considérant le nombre important d’ini- tiatives durables mises en place sur le campus. « Je crois que l’Université est consciente de l’importance du dévelop- pement durable, mais qu’elle a peur pour son portefeuille », a-t-elle déclaré.

Pour Jessica Forrest, professeure ad- jointe en biologie et signataire d’une lettre ouverte pour le désinvestissement avec 90 autres professeurs, la réponse de l’Université est un comble, compte tenu de son slogan actuel: « C’est in- consistant avec le message de ‘Défier les conventions’. Si on veut défier les conventions, on devrait se désengager

de ces compagnies [pétrolières] qui sont très conventionnelles. »

Le ton condescendant employé dans la rédaction du rapport est aussi l’objet de vives critiques de la part de Fossil Free. Noémie Lavoie s’est dit choquée de lire que: « Les étudiants gaspillent des res- sources précieuses et du temps avec ces campagnes […]. »

En réponse à cela, Tessa Hebb s’est fen- due d’un commentaire sur le caractère «absolumentessentielpourl’humanité» de sa perspective, en faisant valoir que celle-ci permettrait un changement ma- jeur dans notre société.

L’AUTEURE DU RAPPORT

Interrogée sur l’intégrité de son texte, l’auteure a mis en avant sa réputation comme l’une des chercheures les plus estimées au monde dans le domaine des investissements responsables. Au sujet du désinvestissement, elle déclare:

« Quand quelqu’un vend ses parts de marché, quelqu’un d’autre les achète. Les compagnies ne reçoivent donc au- cun message de cette transaction et la

plupart du temps, le nouvel acheteur n’est pas intéressé à promouvoir une économie faible en carbone. »

Agacée par cet argument qu’elle juge dépassé, Jessica Forrest rétorque:

« On peut toujours dire que quelqu’un d’autre va prendre la relève, mais ce n’est pas une raison pour ne pas agir. »

Tessa Hebb souligne cependant que l’Université lui a demandé de fournir une opinion et non une analyse ob- jective sur le sujet. « Chacun d’entre nous, en tant que citoyen et en tant que chercheur, a le droit à son point de vue », a-t-elle déclaré.

OÙ SONT LES CHIFFRES?

Malgré leurs divergences, les interve- nants ont un point en commun : per- sonne ne sait à combien se chiffrent exactement les investissements de l’U d’O dans le secteur pétrolier.

Noémie Lavoie confie: « On n’a pas les chiffres exacts parce que l’Université n’a jamais accepté de nous les donner. Nos estimations sont basées sur ce que d’autres universités ont réussi à avoir. »

La somme de 55,4 millions de $ en in- vestissements directs dans le secteur pétrolier est mentionnée dans un do- cument de l’U d’O publié en 2004 et déterré par Misha Voloaca, un autre bénévole de Fossil Free. Ce chiffre re- présente 10% du portfolio du fond de pension des professeurs de l’U d’O. Les investissements indirects, ou les inves- tissements du fond de dotation, ne sont toutefois pas compris.

Tessa Hebb n’a pas non plus eu accès au portfolio des investissements de l’U d’O; selon elle par souci d’indépendance pour son rapport.

Interpellée sur le sujet, les représentants de l’U d’O n’ont pas pu se libérer pour répondre à nos questions. Ils perpétuent ainsi le secret entourant les relations entre l’Université et les compagnies pé- trolières, depuis de nombreuses années.

* Il est à noter que le document n’est en ef- fet pas titré comme un rapport, mais plutôt comme un document d’orientation.

document n’est en ef- fet pas titré comme un rapport, mais plutôt comme un document d’orientation.

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actualités

4 actualités la rotonde le Lundi 5 octobre 2015

la rotonde

4 actualités la rotonde le Lundi 5 octobre 2015

le Lundi 5 octobre 2015

Crise des réfugiés Cette semaine, La Rotonde a voulu en savoir davantage sur comment il
Crise
des réfugiés
Cette semaine, La Rotonde a voulu en savoir
davantage sur comment il est possible à Ottawa
de prendre part à l’effort de solidarité mondial.
PHOTO : GABRIELLE PILLIAT

Nadia Abu-Zahra prononce un discour passionné lors de la conférence du CÉpI de mardi dernier.

Ottawa coordonne les efforts de solidarité

Didier pilon

Être solidaire face à une crise humanitaire qui prend place à l’autre bout du monde n’est pas chose facile. Mais depuis les dernières années, une toile complexe d’or- ganismes communautaires s’est tissée à Ottawa pour mieux répondre à la crise des réfugiés syriens. Le 1 er octobre, lors du Fo- rum public du maire, les efforts de coordi- nation de la ville d’Ottawa ont été dévoilés.

Des citoyens unis pour une même cause

La session d’information à la mairie, jeu- di dernier, a rassemblé plus de 1000 per- sonnes. « Le taux de participation ce soir démontre qu’il y a un réservoir de bonne volonté », s’est enthousiasmé le maire Jim Watson. « Notre réseau d’organismes lo- caux travaille fort afin de traiter toutes les demandes de statut de réfugié qui entrent annuellement. Toutefois, un peu de collabo- ration est nécessaire pour répondre à l’afflux des demandes. »

À Ottawa, quatre initiatives communau- taires sont au cœur de l’action. La Coalition d’Ottawa pour les réfugiés (COR) regroupe les organisations signataires d’entente de parrainage avec le gouvernement. Le Pro- gramme de soutien au parrainage de ré-

fugiés (PAP) de l’Université d’Ottawa (U d’O) recrute et gère des avocats bénévoles. Centraide Ottawa, avec « Ville unie pour les réfugiés », rassemble l’argent des collectes de fonds. Finalement, l’initiative Réfugié 613 de la ville, dévoilée jeudi dernier, sert à mettre en relation des citoyens ayant de l’argent, du temps, de la place ou tout sim- plement leur voix à offrir, et les organismes de la communauté.

Un réseau d’organismes locaux

Dans la salle principale du Forum, plus d’une vingtaine de tables offraient de l’in- formation sur les organismes du COR, qui subventionnent chacun des réfugiés presque chaque année. L’Interchurch Re- fugee Group, par exemple, amasse perpé- tuellement des fonds et subventionne une famille dès qu’ils ont la vingtaine de milliers de dollars nécessaires. Quoique chrétien, le groupe subventionne des familles de n’im- porte quelle religion.

Le PAP disposait de deux tables et d’une salle pleine d’avocat pro bono. Alors qu’une table d’étudiants en droit partageait de l’infor- mation sur le Programme, l’autre filtrait les clients et les préparait à rencontrer un avo- cat. Emily Bates, directrice du Refugee Hub de l’U d’O et cofondatrice du PAP, a souligné l’importance de consulter un avocat : « En raison de la technicité du processus et des risques de refus, les avocats sont dans une position idéale pour offrir leur aide. »

Avec l’aide d’autres partenaires, Centraide

PHOTO : GABRIELLE PILLIAT
PHOTO : GABRIELLE PILLIAT

Ottawa a pris la charge d’amasser des fonds et d’en gérer l’allocation. « Il nous revient la tâche difficile de déterminer où l’argent aura l’impact le plus important », a souligné Mi- chael Allen, président.

Des lacunes importantes

Selon Ebaa Alboiny, immigrante syrienne qui vit à Ottawa depuis cinq ans, le pro- gramme a des lacunes importantes. Par exemple, pour être considéré un réfugié, un individu doit avoir quitté la Syrie. « J’ai déjà perdu deux membres de ma famille en rai- son de la guerre et j’ai toujours de la famille là-bas », a-t-elle confié. « C’est un véritable

génocide et le Canada doit être plus proactif et aller aider les gens toujours pris en Syrie. » No One Is Illegal, groupe activiste militant pour les droits des immigrants et des ré- fugiés, renchérit. « Notre position sur ces initiatives de sponsorship privé est sans au- cun doute positive », déclare Sinda Garziz, membre de leur division ottavienne, « car elles montrent que la société canadienne est solidaire avec la société mondiale. Tou- tefois, je pense que le gouvernement fédéral devrait s’engager encore plus dans le proces- sus de réinstallation plutôt que se contenter de renvoyer la balle aux institutions privées et aux citoyens généreux, qui ont des res- sources beaucoup plus limitées. »

institutions privées et aux citoyens généreux, qui ont des res - sources beaucoup plus limitées. »

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actualités la rotonde n u m é r o 5 5

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numéro 5

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Conférence

Le Canada et ses alliés en font-ils assez?

Le 29 septembre dernier, un panel d’experts s’est penché sur la crise des réfugiés lors d’une conférence organisée par le Centre d’études en politiques internationales (CÉPI).

Yasmine Medhi

Il y a près d’un mois, la photo d’Aylan Kur- di, enfant syrien dont le corps sans vie s’est échoué sur une plage turque, faisait le tour du monde. Depuis, l’indifférence a laissé place à l’indignation et de plus en plus de citoyens demandent des comptes à leur gouvernement avec une question en tête : en faisons-nous assez? Un panel d’experts à l’Université d’Ot- tawa (U d’O) a répondu à la question.

Mardi dernier, des dizaines de personnes se sont rendues à la salle 4006 du pavillon FSS pour assister à la conférence « The Syrian Refugee Crisis : Canadian and Global Res- ponses »; tant et si bien que le nombre de chaises n’était pas suffisant pour accueillir tout le monde.

Nadia Abu-Zahra, professeure adjointe à l’École de développement international, Ja- mie Liew, avocate en droit de l’immigration, Michael Molloy, spécialiste de la question des réfugiés et Agnieszka Weiner, cher- cheuse spécialisée en études européennes, étaient tous présents pour discuter des ré- ponses à la crise du Canada, de l’Union euro- péenne et des pays voisins de la Syrie. Leurs différents domaines d’expertise ont permis au public d’entendre une analyse multidi- mensionnelle de cette crise, la pire crise de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale.

Bourses et fonds d’aide

Ce qui est ressorti des discussions, outre les différentes perspectives des experts, est un commun accord sur le fait que le Canada a les ressources administratives et financières pour accueillir plus de réfugiés, mais que la volonté politique est quasi-inexistante.

Michael Molloy a par ailleurs fait valoir la réputation historique du Canada en tant que pays hôte de réfugiés hongrois, tchèques, chiliens et indochinois en déclarant : « Si nous avons pu le faire dans le temps, avec moins de technologie et de ressources, nous pouvons le faire aujourd’hui. »

Des déclarations singulières auront ponc- tué la conférence. Que ce soit lorsque Na- dia Abu-Zahra a parlé des jeunes Syriens n’ayant d’autre choix que de vendre leurs organes pour fuir la guerre, ou quand Jamie Liew a accusé le gouvernement canadien de faire preuve de racisme en donnant la prio- rité aux demandes d’asile des Syriens chré- tiens, ou encore quand Agnieszka Weiner a déclaré : « Qu’importe ce que vous entendez à la télévision, il n’y a pas de politique euro- péenne pour l’immigration. Cela n’existe pas », les participants auront sans aucun doute quitté l’évènement avec une nouvelle per- ception des choses.

À la sortie de la salle, Zahara Ahmed, étu- diante en développement international, a affirmé : « C’est important de profiter des conférences gratuites organisées par l’Uni- versité parce que c’est une différente façon d’apprendre des cours magistraux. Après tout, c’est notre génération qui vivra avec les conséquences de la crise des réfugiés et nous devons agir. »

PHOTO : GABRIELLE PILLIAT
PHOTO : GABRIELLE PILLIAT

L’Université s’engage à aider les réfugiés syriens

David beaudin hyppia

L’Université a annoncé, le mercredi 23 septembre, la création d’un fonds de 400 000$ pour venir en aide aux étudiants réfugiés et aux réfugiés syriens. En réa- lité, seulement 200 000 $ seront versés par l’Université, tandis que le reste sera constitué de dons de la communauté. L’argent récolté sera ensuite réparti entre trois initiatives d’aide aux réfugiés; le Pro- gramme d’appui au parrainage de réfugiés (PAP) de la Faculté de droit; un nouveau programme postsecondaire créé afin d’of- frir une formation à des réfugiés syriens au Liban et cinq nouvelles bourses.

Allan Rock a exprimé, dans un communi- qué, l’intention de l’Université de « poser des gestes concrets qui influenceront le cours des choses ».

Des actions sur le campus

Le PAP est un projet mis sur pied par les di- rectrices du Refugee Hub de l’U d’O, Emily Bates et Jennifer Bond. « Lorsque la crise a éclaté », constate Bates, « il y a eu une mo- bilisation de masse. Avec le PAP, nous avons rassemblé des avocats de tous genres, du ci- vil comme de la finance, pour y répondre. »

L’organisme a accumulé une centaine de bé- névoles, dont plus de 50 avocats pro bono. Leur service se décline de trois différentes façons : par l’organisation de séances d’in- formation; par l’offre d’une formation aux étudiants en droit reconnu par l’université; et par un programme de jumelage qui offre l’appui d’avocats aux parrains potentiels.

Ce service est partenaire de l’Association canadienne des avocats et avocates en droit des réfugiés (AACADR), qui possède une branche à l’U d’O.

« Ce sont des initiatives qui sont soutenues par les professeurs de l’Université », affirme Noémie Duval, gestionnaire en relation avec les médias de l’U d’O. « Elles ne sont pas nouvelles, elles existaient déjà depuis

quelque temps, mais elles recevront un fi- nancement qui leur permettra de continuer leur travail. »

L’Entraide universitaire mondiale du Cana- da (EUMC) aidera l’Université dans l’attri- bution des bourses aux étudiants réfugiés méritants.

De l’aide à l’international

Une nouvelle formation, en collaboration avec l’Université américaine de Beyrouth au Liban, a également été créée. Nadia Abu- Zahra, professeure à la faculté des Sciences sociales et coordinatrice de ce programme, affirme « qu’il s’agit d’une initiative de l’Uni- versité d’Ottawa, et surtout d’Allan Rock lui-même. Il a contacté des diplomates pour savoir ce que l’Université pouvait faire pour aider les réfugiés », explique-t-elle. « Nous sommes 30 bénévoles à travailler sur le pro- jet. C’est un vrai mouvement! »

Le programme mettra l’accent sur l’in- clusivité et le leadership. « Un des plus gros problèmes, c’est qu’il y a des tensions entre les communautés d’accueil et les ré- fugiés. Ce projet n’est pas seulement pour

les réfugiés syriens, il est inclusif », affirme Nadia Abu-Zahra.

Cette nouvelle forme d’enseignement va mettre l’accent sur la réconciliation. « Il vise à faire travailler ensemble des étudiants li- banais comme syriens, irakiens ou palesti- niens, afin de faire grandir les communautés d’accueil et les communautés de réfugié », explique la professeure.

Le programme sera offert dès janvier 2016 et offrira des cours d’anglais, d’éthiques, de développement et de réconciliation. Chaque année et sur une période de cinq ans, 30 étu- diants seront sélectionnés pour y participer. Certains recevront des bourses de 40 000 $, qui seront réparties sur la totalité de leur pé- riode d’étude. Une somme de 14 000 $ sera soustraite de la bourse et leur sera remis directement, pour subvenir à leurs besoins immédiats et aider leur famille.

Pour les étudiants qui s’intéressent aux en- jeux internationaux et au développement international, il est possible de faire du bé- névolat pour le centre d’engagement com- munautaire et d’offrir de l’aide pour les pro- jets universitaires.

le centre d’engagement com- munautaire et d’offrir de l’aide pour les pro - jets universitaires. www.larotonde.ca

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le centre d’engagement com- munautaire et d’offrir de l’aide pour les pro - jets universitaires. www.larotonde.ca

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6 actualités la rotonde le Lundi 5 octobre 2015

la rotonde

6 actualités la rotonde le Lundi 5 octobre 2015

le Lundi 5 octobre 2015

Élections Fédérales 2015

Des stations de vote pour les étudiants du 5 au 8 octobre

CLÉMENCE LABASSE

Du 5 au 8 octobre, des bureaux de votes d’Élection Canada seront ouverts au pavillon Desmarais et dans la rési- dence du 90, rue Université. Les étu- diants de l’Université d’Ottawa (U d’O) pourront ainsi se rendre dans la salle 12102 de Desmarais ou dans la salle 140 du 90U pour voter en avance lors du scrutin fédéral. Les votes compte- ront pour la circonscription où se trouve le lieu de résidence de l’électeur.

Les étudiants qui habitent loin de chez eux sont l’une des populations pour les- quelles il est le plus difficile de voter. Le droit de vote des étudiants est une donnée depuis longtemps négligée des élections. Et de fait, lors de l’élection fédérale de 2011, seulement 38,8 % des

Canadiens âgés de 18 à 24 avaient voté. Pour tenter d’y remédier, Élection Ca- nada va pour la première fois ouvrir des bureaux de votes à l’Université d’Ot- tawa et sur 39 autres campus à travers le pays. Les bureaux seront ouverts toute la semaine, 12 h par jour.

Problèmes?

Les bureaux de votes seront situés dans deux lieux éloignés et difficiles d’accès. Selon José Deschênes, d’Élection Ca- nada, les raisons pour cela peuvent être multiples : « Il y a des règles à suivre (…) notamment le vote dans un endroit fer- mé et la sécurité des lieux. » Ce à quoi il ajoute: « Il faut aussi tenir compte de la disponibilité des lieux. »

De plus, Élection Canada ne peut léga- lement pas faire la promotion de ses bu- reaux. Ce sera le groupe I Vote-Je Vote, présent sur le campus depuis 2014, qui

Classement Times Higher Education

L’U d’O sort du top 200 des meilleures universités au monde

CLÉMENCE LABASSE

Depuis 2011, l’Université d’Ottawa (U d’O) siégeait fièrement parmi le top 200 des meilleures universités tel que déterminé par le classement du Times Higher Education (THE), l’un des classements les plus répu- tés au monde. Publié jeudi, le nou- veau classement de 2015 dévoile que l’Université d’Ottawa est tombée de son piédestal.

L’Université d’Ottawa n’en finit plus de dégringoler dans les classements internationaux. Après une chute de 66 places dans le QS Ranking, paru plus tôt en septembre, il a été révélé qu’elle se retrouvait maintenant entre la 201 e et la 250 e place du THE.

« La nouvelle position de l’Université dans le classement peut être attribuée à la décision du THE de doubler le nombre d’universités évaluées pour le classement de 2015 », commente

Néomie Duval, gestionnaire des rela- tions médias. « L’Université d’Ottawa est toujours classée 8 e au Canada, et demeure parmi le top 10 des universi- tés canadiennes. »

Lors de la réunion du Bureau des Gouverneurs du lundi 28 septembre, le recteur Allan Rock a déclaré dans son rapport que « les classements ne représentent pas finalement la qualité de l’éducation et des services proposés sur le campus » et que les indicateurs sont parfois incohérents. Quelques minutes plus tard, il a cependant ré- vélé avec enthousiasme que le profes- seur Paul Corkum était en lisse pour un prix Nobel de Physique.

Si le professeur venait à gagner le prix Nobel, ce ne serait pas une nou- velle qui aurait un impact sur l’édu- cation, mais bien sur la réputation et la place de l’Université dans les clas- sements internationaux. On peut alors se demander: les classements sont-ils vraiment si peu importants pour l’Université? Ça reste à voir.

s’acquittera de cette tâche la semaine prochaine.

« Nous avons déjà commencé à faire de la promotion sur Facebook. Durant la semaine, des volontaires vont parcourir le campus pour informer les étudiants et

nous allons utiliser les réseaux sociaux intensivement pour rejoindre le plus grand nombre. Nous allons aussi tenter d’expliquer pourquoi il est important de voter », explique Sebastian Muermann, coordinateur de la sensibilisation pour Je Vote.

Billets du CNA à* 1 5 $ THÉÂTRE MUSIQUE DANSE Des spectacles à la portée
Billets du CNA à*
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THÉÂTRE
MUSIQUE
DANSE
Des spectacles à la
portée des étudiants
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à l’a che au CNA!
*Certaines restrictions s’appliquent.
Pour les étudiants à temps plein de 13-29 ans.
MÉDIAS PARTENAIRES
restrictions s’appliquent. Pour les étudiants à temps plein de 13-29 ans. MÉDIAS PARTENAIRES www.larotonde.ca

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Black Lives Matter

Des murales vandalisées dont le message résonne encore

Alors que les cas de violences raciales se multiplient en Amérique du Nord, le message du mouvement contre-culturel Black Lives Matter résonne plus fort que jamais. À Ottawa, les activistes se battent pour que leurs voix soient entendues.

PHOTO : GABRIELLE PILLIAT
PHOTO : GABRIELLE PILLIAT

Murale vandalisée au coin de bank et somerset

FRÉDÉRIQUE MAZEROLLE

Jeudi 24 septembre, le quartier Centre- town d’Ottawa s’est éveillé pour découvrir en son sein une murale défigurée par des graffitis de racisme et de haine. Retour sur la saga des réalisations noires militantes ottaviennes dernièrement vandalisées.

C’est n’est pas la première fois que les œuvres de l’artiste Kalkidan Assefa sont saccagées. Une première murale, peinte en souvenir de Sandra Bland, une femme noire morte dans une cellule de prison au Texas, a été vandali- sée en juillet dernier. Celle-ci avait été réali- sée avec le groupe ottavien BlakCollectiv sur le « tech wall », un espace de graffiti légal au coin des rues Slater et Bay.

Cet été, lors de Fierté dans la Capitale, une journée dédiée à la célébration et l’accepta-

tion des groupes LBGTQ, Assefa avait été in- vitée à créer une autre murale, en hommage aux femmes transgenres de couleur assassi- nées. L’œuvre a été largement acclamée par la majorité de la communauté ottavienne. Une minorité, cependant, s’y est opposée. Le matin du 24 septembre, la murale a été retrouvée recouverte de peinture blanche, et on pouvait y lire des messages peints en rouge, comme « All Lives Matter [Toutes les vies comptent] », « Racist bullshit [Conne- ries racistes] » et « You’ve been warned [On vous a averti] ».

« Je pense qu’il y a un certain élément ra-

ciste au sein de la ville d’Ottawa et que cer- taines personnes n’aiment pas la forme d’ex- pression que nous utilisons », a commenté l’artiste, lors d’un entretien avec Radio-Ca- nada vendredi dernier.

Vanessa Dorimain, vice-présidente aux af- faires universitaires de la FÉUO, et membre du Blak Collectiv de l’U d’O, juge que le ra- cisme à Ottawa est « présent de façon sub- tile ». Elle n’était pas surprise quand elle a appris l’acte de vandalisme.

« C’est la troisième fois qu’une chose du

genre se produit », explique-t-elle. « Si les personnes noires ne sont pas respectées, je doute que leur art le sera. »

En signe de résilience, la murale a été recou- verte de nouveau et on peut maintenant y lire la phrase « Si toutes les vies importent, alors pourquoi les histoires de femmes transsexuelles de couleur sont-elles conti- nuellement effacées? ».

« Désapprendre : le racisme sur le campus »

Pourquoi « All Lives Matter » est-il un mouvement raciste?

« Si évidemment, TOUTES les vies comptent, celles-ci ne sont pas toutes égales face à un sys- tème judiciaire corrompu et une force policière brutale. Pas tout le monde n’a peur qu’un policier lui demande de se tas- ser sur le bord du chemin lors- qu’il conduit, peur de se faire arrêter de façon aléatoire, ou encore peur lorsque qu’il porte la mauvaise tenue, dans le mau- vais quartier, au mauvais mo- ment. Je trouve dégoûtant que la rhétorique du contre-mou- vement All Lives Matter ré- ponde à notre mouvement, en tentant encore une fois d’effa- cer et de nier les expériences de vie des personnes de couleur. »

– Vanessa Dorimain

Une chose est sûre : les crimes de haine ra- ciale n’arrêteront pas l’art militant de Khalk- idan Assefa, et la devise Black Lives Matter continuera d’être sur les lèvres de bien des gens. Reste à savoir si ceux qui ont perpétré les crimes seront identifiés.

L’idée d’un centre pour les étudiants racialisés de retour

BONI GUY-ROLAND KADIO

La Maison des étudiants diplômés tenait, mercredi dernier, la conférence « Désap- prendre : racisme ». Cet évènement a rassemblé des étudiant.e.s de l’Université d’Ottawa (U d’O) et de l’Université de Car- leton dans une discussion ouverte sur le ra- cisme vécu sur les campus et les manières de le combattre.

« ‘Désapprendre’ est une série de débats ayant pour but de discuter des différentes formes d’oppression, et notamment du ra- cisme, sur le campus. Nous voulons décloi- sonner le tabou du racisme sur le campus et mieux informer sur ce sujet ». C’est avec ces

mots que Clare Annett, membre du comité des affaires universitaires de l’Association des étudiant.e.s diplômé.e.s (GSAÉD), a défini la portée de l’évènement.

Autour de la table se trouvaient deux coor- dinatrices du Centre Universitaire de Race, d’Ethnicité et de Culture (REC) de l’Uni- versité Carleton, Tirahais Gidey et Kareen Onyeaju, et deux étudiants internationaux de l’U d’O, William El Khoury et Moham- med Khaki. Chaque intervenant a raconté son expérience quant aux remarques ra- cistes dont il ou elle a été la cible.

Gidey et Onyeaju ont dénoncé les stéréo- types liés à la couleur de leur peau, dont elles ont été souvent victimes, sur le campus de Carleton comme ailleurs. Cette « assi-

gnation systématique à des origines », bien qu’elles soient toutes deux Canadiennes de première génération, les choque.

Ce sont ces microagressions répétées qui leur ont fait envisager la création d’un ser- vice d’éducation « raciale » sur le campus de Carleton. Pour Gidey, le Centre REC, créé en 2001, est « un lieu sécuritaire pour les personnes qui éprouvent des difficultés sur le campus, qui ne se sentent pas à l’aise et qui aimeraient du soutien adapté ». Il sert aussi à favoriser un « sens de communauté entre les étudiants de différentes cultures », comme l’explique Kareen Onyeaju.

El Khoury et Khaki ont pour leur part sou- levé la vulnérabilité des étudiants interna- tionaux sur le campus. Livrés à eux-mêmes,

ils sont souvent victimes de racisme cultu- rel. Mohammed Khaki a notamment souli- gné que les étudiants du Moyen-Orient se font coller des étiquettes identificatoires « de sexisme et d’homophobie ».

Les intervenants ont discuté de l’idée d’un service à l’image de celui de Carleton à l’U d’O. Plébiscitée en 2014, la création d’un Centre des étudiants racialisés proposée par référendum aux étudiants n’avait pu obtenir leur approbation. Selon la vice-pré- sidente aux affaires universitaires de la FÉUO, Vanessa Dorimain, reconsidérer un tel Centre est intéressant à condition de prendre deux précautions : lui donner un nom plus « neutre, inclusif » et faire une campagne d’information pour éviter des tensions entre majorité et minorités.

» et faire une campagne d’information pour éviter des tensions entre majorité et minorités. www.larotonde.ca

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actualités

8 actualités la rotonde le Lundi 5 octobre 2015

la rotonde

8 actualités la rotonde le Lundi 5 octobre 2015

le Lundi 5 octobre 2015

Guerre à la GSAÉD

Le représentant Robert Head démissionne de son poste au Conseil

CLÉMENCE LABASSE

Mouvementée. C’est le moins que l’on puisse dire de la réunion du Conseil l’Association des étudiants diplômés de l’Université d’Ottawa (GSAÉD) qui s’est déroulée mardi 29 septembre. Lors de celle-ci, un des membres, et le représen- tant au Bureau des gouverneurs, Robert Head a vu son point être retiré de l’ordre du jour. Il dénonce l’attitude anticonstitu- tionnelle de la GSAÉD.

Un conflit a éclaté au cours de la réunion du Conseil de la GSAÉD.

Lors de l’adoption de l’ordre du jour

de la séance, un membre du conseil

a déclaré qu’une sous-section du

point apporté par Robert Head était contraire aux règlements de la GSAÉD et malavisée.

Selon une source anonyme, mon- sieur Head aurait vu son point être retiré de l’ordre du jour, après de houleux débat. Selon les membres de l’exécutif, Robert Head aurait délibérément retiré deux sous-sections de son point, et a quitté la réunion 20 minutes après qu’elle ait commencé.

« Monsieur Head n’était pas en- chanté que son droit de parole lui ait été retiré. Il ne savait pas qu’il aurait pu faire appel de cette déci- sion », explique notre source.

Après la réunion, Monsieur Head a exprimé son intention de par- tager l’attitude « illégale » de la GSAÉD au Bureau des gouver- neurs et à l’exécutif de l’Univer- sité. Il a par la suite fait parvenir un courriel annonçant sa démis- sion en tant que membre du Bu-

reau de direction de la GSAÉD ex officio et membre du Conseil de la GSAÉD. Il assure cependant garder ses responsabilités en tant que membre du Bureau des gou- verneurs.

La relation entre le représentant des étudiants diplômés et le syndi- cat des étudiants diplômés est loin d’être cordiale. Depuis leur élection en mars derniers, les membres de l’exécutif, les membres du conseil et Robert Head sont rentrés en conflit à maintes reprises. Selon notre source, il y a beaucoup de « mauvais sang » entre les partis.

Robert Head a accepté de ré- pondre à nos nombreuses in- terrogations dans une longue lettre, que nous publierons dans les prochaines semaines.

Une nouvelle commissaire aux communications externes

D’autres changements ont au lieu dernièrement au sein de la GSAÉD. L’ancienne com- missaire externe de la GSAÉD, Kelly-Dawn Clarahan a dépo- sé sa démission il y a de cela plus d’une semaine. Lors de la réunion du 29 septembre, le conseil a élu sa remplaçante, Lindsey Thomson, étudiante de maitrise en éducation. Selon Antoine Pryblyak-Brouillard, commissaire aux affaires in- ternes, il s’agit de la procédure normale. Une nouvelle élection aurait pris trop de temps et de- mandé trop de moyens. Le site web de l’association n’a pas en- core été mis à jour.

Brèves de la semaine

CLÉMENCE LABASSE

Le pavillon des Arts devient le pavillon Hamelin

Mardi, les hauts fonction- naires de l’Université se sont rassemblés devant le pavil- lon des Arts pour renommer le bâtiment en l’honneur de l’ancien recteur, Marcel Ha- melin. Lors des nombreux discours, l’investissement de celui-ci dans le développe- ment des infrastructures du campus a été souligné. La construction du bâtiment de 15 millions de $ a pris place lors de son mandat en 1996. Pour le moment, le code des salles de classe demeure ART. Les cartes de l’Universi- té n’ont pas été mises à jour.

Un

professeur

de

l’U

d’O

pourrait

recevoir

un prix Nobel mardi

Paul Corkum serait alors reconnu pour sa contribu- tion à l’avancement de la recherche en physique de l’attoseconde. Selon Thom- son-Reuters, une base de données de recherche aca- démique, Corkum et 18 autres scientifiques sont en lisse pour le Prix Nobel de physique. Ses recherches sont l’une des raisons pour lesquels le Centre de Re- cherche avancée a été pré- cipitamment construit de 2012 à 2014. L’annonce du vainqueur sera faite mardi.

encore

sans logement

Dans notre édition du 14 sep- tembre, Dossier Construc- tion, La Rotonde avait ren- contré Jaime Casigay, un étudiant qui s’était retrouvé sans toit sous lequel dormir lors de son retour à l’Uni- versité. Recontacté cette se- maine, Jaime dit ne toujours pas avoir eu accès à son lo- gement, pourtant déjà loué dans la résidence privée de Takyan Consulting. « J’ai dépensé 2500 $ ce mois-ci en hôtels et auberges, » ex- plique-t-il. Une inspection a eu lieu, et l’étudiant devrait emménager prochainement.

Des

étudiants

Le plan directeur de l’U d’O récompensé par la Ville

Mercredi 30 septembre, lors de la remise des Prix de l’es- thétique urbaine d’Ottawa, le design du plan directeur de l’Université a été récompen- sé par la Ville d’Ottawa. Ce- lui-ci a remporté le prix de la catégorie « Visions et plans directeurs ». Le maire Jim Watson a par ailleurs affirmé : « Reconnaître l’excellence du design grâce à ces prix in- suffle aux créateurs le désir de continuer à proposer leurs idées les plus novatrices. »

prix in- suffle aux créateurs le désir de continuer à proposer leurs idées les plus novatrices.

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prix in- suffle aux créateurs le désir de continuer à proposer leurs idées les plus novatrices.

actualités

actualités la rotonde n u m é r o 5 9

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Liste de la semaine

u m é r o 5 9 Liste de la semaine BONI GUY-ROLAND KADIO 5 grands

BONI GUY-ROLAND KADIO

5 grands oublis du débat des chefs en français

Le 24 septembre dernier à Montréal, les chefs des grands partis politiques canadiens ont débattu en français pour la première fois de cette campagne électorale. Pour l’occasion, le public francophone aura pu entendre les mêmes thèmes qui avaient déjà été débattus en anglais leur être ressassés. La Rotonde a donc relevé les cinq grandes omissions du débat des chefs en français.

L’éducationles cinq grandes omissions du débat des chefs en français. La hausse des frais de scolarité

La hausse des frais de scolarité et l’augmentation de l’endettement étudiant ne semblent pas émouvoir les chefs de parti canadiens. Certainement, avec le salaire conséquent qu’ils reçoivent, il doit leur être difficile de reconnaitre la détresse des étudiants. À se deman- der s’ils l’ont déjà été.

La jeunesseétudiants. À se deman - der s’ils l’ont déjà été. Bien que la population canadienne vieillisse,

Bien que la population canadienne vieillisse, il reste des jeunes dans ce pays. Pas un mot sur l’emploi ou l’avenir des jeunes Canadiens n’aura été prononcé au cours du débat. Pourtant, de toute part, on encourage les jeunes à voter sur des enjeux autres que les leurs. Toute une ironie.

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LA FRANCOPHONIE CANADIENNE HORS-QUÉBEC

Cet oubli majeur, lors du premier débat en français de la course électorale, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. Le mot-clic #nous- comptons, lancé par quelques membres des 2,5 millions de francophones hors Québec, a enflammé Twitter. La seule question francophone traitée lors du débat aura été celle de la souveraineté du Québec, question déjà débattue en anglais. C’est à croire que les francophones en situation minoritaire ne font pas partie du public cible des chefs de parti.

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LA QUESTION AUTOCHTONE

Si l’on parle communément de « Premières nations » en référence aux peuples autochtones, celles-ci seraient en vérité les dernières nations, selon l’indice de développement humain au Canada. Elles se placent entre le 63 e et 78 e rang au plan mondial. Lors du débat, le terme Pre- mières nations n’aura été prononcé qu’une seule fois, par Elizabeth May. De quoi provoquer la colère des représentants autochtones.

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L’immigration

Et le Canada est une terre née de l’immigration, pourtant! À voir le manque de discussions à ce sujet, il semblerait que les immigrants vivent dans des conditions très confortables, ne sont victimes d’aucune discrimination au travail, et vivent mieux ici qu’ailleurs. Dès lors, pourquoi en parler?

Revue de presse

Un professeur d’histoire élu au sein de la Société royale du Canada

The Brock Press, Université Brock

FRÉDÉRIQUE MAZEROLLE

David Schimmelpenninck van der Oye, professeur au département d’histoire de l’Université Brock, fait partie des 87 universitaires qui siègeront au sein de la Société royale du Canada. Créée en 1882, la Société compte dans ses rangs des professeurs et des chercheurs de haut calibre dans les domaines des arts, des sciences humaines et des sciences de la nature. Professeur depuis près de 20 ans, il se joint à Eliza- beth Sauer, professeure de littérature anglaise à l’Université Brock, qui a également été admise l’année dernière.

Admissions au programme d’éducation physique et de la santé suspendues

The Queen’s Journal, Université Queen’s

Les étudiants inscrits à l’École de kinésiologie et d’éducation physique de l’Université Queen’s ont été informés par courriel que dès sep- tembre 2017, aucune demande d’admission ne sera acceptée pour le baccalauréat en Éducation physique et de la santé. Selon le directeur de l’École, Jean Côté, la décision aurait été prise suite à l’observation du bas taux d’inscription au programme d’éducation physique, compara- tivement au programme de kinésiologie, qui reçoit deux fois plus de demande d’admission.

Des employés pourraient devenir conseillers aux immigrants

The Dialog, Collège George Brown

Quatre employés du Collège George Brown entreprennent en ce moment une formation pour obtenir une certification qui leur donnerait le droit d’offrir de l’aide aux étudiants internationaux en matière d’immigration. D’après un règlement mis en place par Citoyenneté et Immi- gration Canada en 2014, les employés ne pouvaient pas donner directement de l’aide ou des conseils aux étudiants sans avoir le titre officiel de conseiller en matière d’immigration.

{ La Parenthèse française

{

franco-actu d’à travers le monde

CLÉMENCE LABASSE

FRANCE Quota de chansons fran- cophones à la radio – Pour éviter que les mêmes hits ne tournent en boucle, les députés ont voté, mercredi le 30 sep- tembre, de nouvelles règles de diffusion pour les chansons francophones. Les stations de radio devront diffuser entre deux et cinq titres supplémentaires par mois. Un quota précédent les obligeait à passer 40 % de chansons en fran- çais, quota que celles-ci respectaient en ne passant régulièrement que les 10 mêmes chansons.

Le

calme après la tempête – Au len- demain des vagues de violence qui ont frappé Bangui, la vie reprend son cours. Depuis samedi, le pays était en proie à de fortes altercations intercom- munautaires qui ont fait au moins 36 morts et près de 30 000 déplacés. La présidente centrafricaine de transition,

RÉPUBLIQUE

CENTRAFRICAINE

Catherine Samba Panza, a qualifié les évènements de « tentative de prise de pouvoir par la force ».

FRANCE – « Un pays judéo-chré-

tien de race blanche » - Lors d’un passage à la télévision samedi dernier, l’eurodéputée de droite Nadine Mora- no a déclaré que la France était « un pays judéo-chrétien de race blanche ». Depuis, elle s’est vu retirer son investi- ture par le parti Les Républicains aux élections régionales. Le chef du parti Nicolas Sarkozy l’a d’ailleurs traitée de « stupide ». Mercredi, une parlemen- taire a reçu une ovation debout de l’As- semblée nationale après avoir fustigé les propos de la politicienne.

BURUNDI – Des corps jonchent les rues chaque matin à Bujumbura – Depuis la réélection du président Pierre Nkurunziza, le 21 juillet 2015, des corps meurtris sont découverts chaque matin dans les rues. La semaine dernière, une quinzaine de corps ont été retrouvés. Si les auteurs de ces crimes restent incon- nus, les opposants au régime accusent les autorités de se débarrasser des agitateurs.

AFRIQUE – Dix-sept pays adoptent la déclaration sur la liberté d’ex- pression – Lors de la journée interna-

pays adoptent la déclaration sur la liberté d’ex- pression – Lors de la journée interna -

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pays adoptent la déclaration sur la liberté d’ex- pression – Lors de la journée interna -

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actualités

10 actualités la rotonde le Lundi 5 octobre 2015

la rotonde

10 actualités la rotonde le Lundi 5 octobre 2015

le Lundi 5 octobre 2015

Association des Professeurs de l’Université d’Ottawa (APUO)

Les professeurs ne veulent plus d’Allan Rock

CLÉMENCE LABASSE

Qui est-ce que les professeurs de l’Uni- versité espèrent avoir comme prochain recteur? Tout simplement: l’opposé d’Allan Rock. Dans une lettre publiée sur leur site internet le 23 septembre dernier, l’APUO présente les désirs de ses membres quant à la personne qui prendra la place du rec- teur en juin 2016.

Du 9 au 18 décembre 2014, l’APUO a mené un sondage auprès des professeurs à temps plein pour connaitre leurs recommanda- tions par rapport au choix du/ de la pro- chain(e) recteur ou rectrice. Au total, 226 membres ont répondu à l’appel, et la syn- thèse des résultats est sans appel.

Qu’est-ce que l’APUO ?

« La/ le prochainE rectrice/ recteur de l’Université d’Ottawa doit détenir un Ph.D., être un professeur de carrière (ici ou ail- leurs) de n’importe quel domaine, qui pos- sède une expérience de gestion en milieu universitaire (préférablement un ancien doyen), préférablement une femme, unE membre d’une minorité visible ou autoch- tone, et, enfin, qui ne soit pas une person- nalité publique connue », est-il ainsi inscrit dans la lettre.

Il est ensuite précisé : « En d’autres mots, les membres de l’APUO (…) appuient mas- sivement une candidature qui serait en tout point différente de celle du recteur sortant ».

Jennifer Dekker, nouvelle présidente de l’APUO, explique que « si l’Universi- té a déjà fait une enquête publique pour connaître les désirs de la communauté universitaire, le processus de consultation

n’est pas transparent. Nous voulions les avertir de l’avis de nos membres de façon plus officielle et ouverte. »

Le syndicat reproche au recteur sa gestion de l’Université, ou plutôt la corporatisation de celle-ci, et souhaite « renouer avec la transparence et la collégialité propres au milieu universitaire ».

La lettre a été envoyée en décembre 2014 au Comité de sélection du recteur du Bu- reau des Gouverneurs (BdG). Depuis, au- cune réponse n’a été reçue. Sur le comité de sélection siègent un doyen, Jacques Brad- wejn, et un professeur, Sanni Yaya. Celui-ci n’a cependant aucune obligation de repré- senter les membres de l’APUO.

Il faudra attendre la nomination officielle pour voir si les vœux des professeurs seront exaucés.

Rencontre avec la présidente, Jennifer Dekker

CLÉMENCE LABASSE

La Rotonde s’est entretenue avec la pré- sidente de l’Association des professeurs de l’Université d’Ottawa (APUO) Jennifer Dekker pour en apprendre un peu plus sur un syndicat dont les actions sont parfois méconnues du reste de la communauté universitaire.

La Rotonde : Qu’est-ce que l’APUO?

Jennifer Dekker : L’APUO est le syndicat des professeurs à temps plein de l’Université d’Ottawa (U d’O). Nous comptons environ 1300 membres, dont nous protégeons les inté- rêts. Nous travaillons aussi de concert avec les autres syndicats sur le campus pour faire une communauté plus juste pour tout le monde.

LR : Quels sont les enjeux sur les- quels vous travaillez, avec les autres syndicats?

JD : Des enjeux qui affectent beaucoup de monde sur le campus sont par exemple les services de garde pour enfants, ou encore les régimes de retraite. Nous travaillons aussi pour combattre la commercialisation du campus, c’est-à-dire tous ces business qu’on peut voir un peu partout sur le campus. Nous trouvons troublant qu’il y ait autant d’entreprises sur le campus.

La promotion de l’équité sur le campus est

très importante pour nous. Bien enten- du, nous travaillons sur les affaires acadé- miques, notamment la standardisation de l’éducation. La sécurité et le bien-être de nos membres sont aussi très importants.

Nous avons aussi un comité qui s’occupe d’analyser les finances de l’U d’O. C’est la seule voix qui peut remettre en question la version officielle du service des finance, et découvrir les mensonges. C’est grâce à leur travail que nous savons que l’Université a un surplus bud- gétaire de 500 millions de dollars en banque qu’ils ne dépensent pas sur l’éducation.

LR : Cet été, vous avez exprimé des soupçons quant à la hausse sala- riale de 43,06 % de la vice-rectrice aux études de l’Université, Mona Nemer. Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur cette affaire?

JD : Nous avons d’abord écrit une lettre ouverte de la part de tous les syndicats au Comité exécutif du Bureau des Gouverneurs pour dénoncer cette hausse salariale injus- tifiée. L’Université nous a répondu, mais c’était très insatisfaisant. Ils disent ne pas être au courant de cette augmentation. […]

Du coup, lundi dernier, le 22 septembre, nous avons envoyé une lettre à notre mi- nistère en Ontario pour qu’une enquête soit ouverte sur la hausse salariale du doyen Jacques Bradwejn et de la vice-rectrice [ndlr : ceux-ci possèdent respectivement le 1er et 3ème salaire les plus élevés de l’U d’O]. De- puis 2012, il existe une loi qui ne permet pas

d’O]. De - puis 2012, il existe une loi qui ne permet pas de hausses salariales

de hausses salariales ni de bénéfices pour les administrateurs des universités. Ces hausses sont illégales !

LR : Finalement, que pensez-vous de la campagne marketing « Défiez les Conventions », sur laquelle La Ro- tonde a fait un dossier la semaine dernière?

JD : [Rires] Je ne dirai qu’une chose, nous avons une blague à l’APUO, c’est « Défier les conventions collectives ». Non, générale- ment nous ne sommes pas très impression- nés par le montant d’argent que l’Université dépense dans la publicité à la place de l’édu- cation. C’est très décevant.

CHRONIqUE

Rhétorique et crise des ré- fugiés : un roman à plusieurs tomes, rédigé par l’humanité

FRÉDÉRIQUE MAZEROLLE

Pour moi, le mois de septembre est celui de la rentrée, des feuilles mor- dorées, du Pumpkin Spice Latte, et de toutes ces belles choses de l’automne. Pour les réfugiés syriens, l’air autom- nal est noir, étouffant, sale et empli pour certains de l’espoir d’avoir un jour accès à ces belles choses.

Jour après jour, il devient de plus en plus difficile d’échapper aux nou- velles qui portent sur la plus grande crise des réfugiés en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Du matin au soir, les articles dans nos journaux ne cessent de tomber sur le sujet. Et pourtant, il est toujours traité de la même façon.

Ô, maudits pays de l’Union euro- péenne, pourquoi n’ouvrez-vous pas vos portes? Que feriez-vous si vous deviez fuir votre pays natal avec votre famille, pour vous entasser sur un p’tit bateau en espérant, peut-être, par chance, pouvoir rejoindre une côte plus sure? C’est affreux! Nous les Canadiens, on saurait les accueillir à bras ouverts.

Attendez, je vous arrête là. En êtes-vous sûr?

Que fait donc le Canada au fait, vous savez, la terre du « Grand Nord fort et libre »? Ben, pas grand-chose. Rien du tout. On est ben trop occupé avec les élections, avec le faux débat du niqab et l’intervention militaire salva- trice en Syrie.

Le silence pèse aussi lourd que la culpabilité qui a envahi nos esprits l’espace de quelques minutes quand a surgi, le mois dernier, la photo du petit Aylan Kurdi, le garçon échoué sur cette plage de Turquie. Après ces quelques instants, chacun s’en est retourné à ses occupations quoti- diennes, parce que, après tout, tout le monde souffre, c’est la vie.

Si vous n’en êtes toujours pas convain- cu, jetez donc un coup d’œil sur votre Facebook.

Dernièrement, des vidéos de soi, fil- mées à la verticale sur téléphone in- telligent, fleurissent sur les réseaux sociaux. Elles commencent toujours pareil, par un éloge de soi, comme pour rappeler aux gens comment les Canadiens sont de bonnes personnes qui ne discriminent jamais. Puis s’en- suit une phrase du genre « J’suis pas raciste, mais… », et alors on se de- mande où est passée la compassion du Canada.

« J’suis pas raciste, mais… », et alors on se de - mande où est passée

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Arts et culture

Lissa Léger culture@larotonde.ca

théâtre

Arts et culture Lissa Léger culture@larotonde.ca théâtre Warehouse Et au pire, on se mariera L’assiette à

Warehouse

Et au pire, on se mariera

L’assiette à 5 $

PHOTO : JOÉ PELLETIER
PHOTO : JOÉ PELLETIER

Kim Despatis, comédienne, dans le rôle d’Aïcha

« En fait, je voulais être une pute, oui, mais juste avec un client. Un respectueux. Un qui me demande comment s’est passée ma journée et qui me fait couler un bain. Je lui ferais à manger, pis je m’occuperais de la maison, ou alors on aurait une femme de ménage. Je serais amoureuse de lui, et lui de moi, et il me laisserait faire ce que je veux. »

Myriam Bourdeau-Potvin

Bienvenue dans le monde d’Aïcha, une ado- lescente de 13 ans qui a pour amies deux prostituées travesties, une mère conne et un amoureux du double de son âge. Adapté du roman de Sophie Bienvenu par les pro- ductions ExLibris, Et au pire on se mariera présente les confessions confuses d’une jeune fille pas tout à fait femme qui mélange parfois la réalité avec ses fantasmes et des scènes de cinéma.

Nicolas Gendron, jeune metteur en scène responsable de l’adaptation théâtrale, admet que « le plus gros du travail, c’était de choisir ce qu’on garde et ce qu’on ne garde pas ». Lors de l’écriture, M. Gendron a également jonglé avec l’idée d’incorporer le person- nage de la travailleuse sociale, mais a finale- ment opté pour « être fidèle à l’émotion que j’avais eue en lisant le roman et de préserver le huis clos où [le public] devient la travail- leuse sociale ». Il rédige cette première mise en scène l’année dernière avec un succès noté; après les 13 représentations initiale- ment prévues au théâtre Prospero, il se voit contraint d’ajouter deux supplémentaires.

Kim Despatis, seule sur scène, offre un mo- nologue parfois comique et souvent drama- tique. Elle avait déjà interprété le rôle lors de la première il y a un an : « Quand on est jeune acteur, un an, ça fait comme mille ans », a-t-elle commenté en rapport à l’évolution

que son jeu d’actrice a subie depuis. Pour elle, « trouver l’équilibre entre la femme et l’enfant […] et de trouver la gestuelle qui n’était pas fausse, qui n’a pas l’air d’un adulte qui joue un adolescent, et surtout de ne pas tomber dans le cliché » a été le plus ardu. Son travail a porté fruits, puisque les aveux tintés de mensonges d’Aïcha sont in- terprétés avec brio. Jean-Stéphane Roy, di- recteur artistique pour la Catapulte, ajoute qu’« à un certain point, on se demande où est la réalité et où est le théâtre ».

Malgré l’hésitation à présenter une pièce aussi poignante à des adolescents, Jean-Sté- phane Roy a fait un bon pari. Il s’était donné la mission de faire découvrir aux Ottaviens la vie chamboulée d’Aïcha après un pas- sage impromptu à Montréal, lors de l’une des représentations de l’année dernière. « Je ne m’attendais absolument à rien, et je suis sortie avec cette petite émotion-là qui m’habite encore depuis un an », a-t-il confié. « [À cause du sujet ardu], je me suis deman- dé si j’allais pouvoir présenter cette pièce aux étudiants : est-ce que les professeurs vont dire oui à cette pièce? Le résultat a été très positif; on a eu de très belles matinées étudiantes. » Mme Despatis est d’avis que les jeunes s’identifient facilement au per- sonnage d’Aïcha : « Les adultes, ça les bou- leverse parce qu’ils se rendent compte d’une autre réalité. Les ados, c’est ce qu’ils vivent en ce moment. »

Une version pour le cinéma est également en réécriture : vous rencontrerai peut-être Aïcha sur un grand écran prochainement!

PHOTO : AYOUB BEN SASSI
PHOTO : AYOUB BEN SASSI

Annie Cloutier

Situé au 77, rue Clarence dans le Marché By, Warehouse vous offre une soirée peu dispendieuse dans un décor industriel dé- contracté.

Warehouse n’est pas ce que l’on pourrait appeler un lieu indiqué pour les grandes conversations et les confidences. En effet, les décibels sont au rendez-vous et l’atmos- phère est à la fête : un DJ, enfermé dans une cage, joue sur la nostalgie en ressortant les plus grands succès des années 90, des vieux classiques hip-hop aux chansons pop que chacun connaît par cœur. L’endroit a tout pour plaire à une clientèle estudian- tine : atmosphère décontractée, cocktails qui coulent à flots, serveurs et serveuses à la fois sympathiques et agréables pour l’œil.

Warehouse s’inscrit dans cette nouvelle tendance de restaurants au menu à prix unique. Dans ce cas-ci, tout ce qu’on re- trouve sur le menu coûte 4,95 $. Pour 5 dollars, il est possible de manger à en faire sauter sa ceinture. Il est à se demander, avec des prix si bas, si quelque part certains compromis ont été faits quant à la qualité des mets. Si la carte offre une diversité inté- ressante et des descriptions alléchantes, les

plats goûtés se sont avérés corrects, mais sans plus.

Au menu de la soirée: une trempette de fro- mage fondu accompagnée de chips de maïs, partagée en bonne compagnie. La trempette s’est avérée être bien goûteuse, juste assez relevée et peut être une option intéressante lorsqu’on cherche quelque chose à manger, qui n’est pas trop lourd, pour accompagner une bonne bière froide. Alors que la trem- pette était savoureuse, le burger végé quant à lui était plutôt décevant. Le pâté était sec et on l’avait garni d’avocats pas tout à fait mûrs, donc un peu durs. Pour faire suite au burger, nous avons jeté notre dévolu sur un mac’n’cheese avec un ajout de bacon, parce que, vous conviendrez que le bacon, c’est le bonheur. Malheureusement, même le ba- con n’a pas été en mesure de donner à ce plat un peu de personnalité. Nous n’avons pas terminé nos assiettes, car nous étions repues, certes, mais aussi parce qu’il n’y avait pas là de quoi s’exciter le palais.

Warehouse n’est pas un endroit à rayer de sa liste. Au contraire, il est préférable de s’y rendre pour boire un verre entre amis et de grignoter au-dessus d’une table animée de conversations de fin de soirée. Après tout, le plaisir d’aller manger au restaurant, petit ou grand budget, tient d’abord dans les ren- contres qu’on y fait!

manger au restaurant, petit ou grand budget, tient d’abord dans les ren- contres qu’on y fait!

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manger au restaurant, petit ou grand budget, tient d’abord dans les ren- contres qu’on y fait!

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arts et culture

12 arts et culture la rotonde le Lundi 5 octobre 2015

la rotonde

12 arts et culture la rotonde le Lundi 5 octobre 2015

le Lundi 5 octobre 2015

Le Service de vie communautaire organisait le Taco Truck Fest la semaine dernière. Le festival proposait des camions-restaurants situés tout autour du Café Nostalgica ainsi qu’une série d’évènements et de spectacles. Céleste Lévis et Zoo Legacy se sont partagés la scène tandis que la soirée PaintNite a donné la chance à certains d’explorer les arts

Spectacle de Céleste Lévis

Des notes qui réchauffent la terrasse du Nostalgica

CAMILLE PAGÉ-TAILLON

L’air était frais jeudi soir sur la terrasse du Café Nostalgica, mais tout emmitouflée, Cé- leste Lévis a offert un spectacle intime, de quoi satisfaire notre faim de rock and roll.

La jeune musicienne, maintenant installée à Montréal, a fait un arrêt à Ottawa après une tournée qui s’est étalée sur toute la période estivale. Ottawa est une ville qu’elle connait bien. En effet, elle y était étudiante avant de prendre une année de pause pour se concen- trer sur sa musique. Originaire de Timmins, Céleste est tombée amoureuse de la musique à la suite d’un diagnostic de malformation de Chiari, maladie qui affecte le cerveau, ce qui l’a éloignée de sa passion pour le sport. Pen- dant son adolescence, elle a frôlé les scènes de sa ville natale, mais ne s’est réellement fait connaitre que lorsqu’elle a participé à l’émission québécoise populaire La Voix, où elle a été guidée par le chanteur québécois Éric Lapointe.

Tout comme son mentor, Céleste a un timbre de voix particulier, qui évoque les grandes chanteuses rock des années 60. Douce et rauque à la fois, sa voix transforme les chan- sons que nous connaissons bien, telles que celles d’Alex Nevsky, pour les rendre inévi- tablement siennes. Son accent prononcé du nord de l’Ontario donne aussi une touche at-

Arts visuels

PHOTO : FLORENCE PINARD-LEFEBVRE
PHOTO : FLORENCE PINARD-LEFEBVRE

Céleste Levis sur la scène extérieur du Café Nostalgica

tachante et particulière à sa musique, nous rappelant ses racines.

Accompagnée jeudi soir de deux vertueux musiciens, Céleste Lévis a offert à la foule un amalgame de reprises de chansons po- pulaires, de compositions originales, ainsi que de chansons écrites pour elle par des artistes connus, comme le poétique Vincent Vallières. Même si peu nombreux, les au-

diteurs ont semblé apprécier l’énergie de la chanteuse ainsi que les longues notes pous- sées qui accompagnaient ses compositions, preuve qu’elle a ce qu’il faut pour avoir une carrière au-delà de son expérience à La Voix.

En effet, le parcours musical de Céleste Lévis ne s’arrêtera pas de sitôt puisque les bonnes occasions ne cessent d’affluer. La sortie de son premier album tant attendu, autant de

ses fans que d’elle-même, et duquel nous avons entendu quelques extraits jeudi soir, sera en vente dès novembre. Pleine de fier- té, la chanteuse a annoncé en primeur aux spectateurs du Nostalgica qu’elle fera la première partie de la tournée québécoise de Francis Cabrel en avril-mai 2016. De la petite scène musicale de Timmins aux plus grandes du Québec; c’est tout un parcours pour Céleste Lévis.

Les soirées PaintNite : une occasion de se découvrir

Lissa Léger

remplies

étaient de la partie lors de la soirée PaintNite au Café Nostalgica, organisée dans le cadre

du Taco Truck Fest, le 29 septembre dernier.

Le concept de PaintNite est relativement simple. Un groupe de participants se re- trouvent dans ce contexte social créatif d’un bar, verre à la main, où ils rencontrent un artiste de la région qui les guidera dans la reproduction d’une toile.

Toiles

colorées

et

pintes

bien

Pour cette édition, les participants avaient comme toile de référence un voilier vo- guant sur l’eau calme, qui se dirige vers un ciel haut en couleur. Justin Ouimet, artiste invité, était responsable de mener la créa- tivité du groupe. « Le but de PaintNite est de donner l’opportunité aux gens de faire

PHOTO : GABRIELLE PILLIAT
PHOTO : GABRIELLE PILLIAT

de nouvelles rencontres et de pratiquer la peinture au niveau débutant », précise-t- il. Le conseil le plus important de l’artiste?

Chaque participant peut donner libre cours à sa créativité, c’est-à-dire qu’aucun n’a à s’en tenir à la toile modèle. Il est même en- couragé d’apporter sa touche personnelle

tout au long du processus.

Au fur et à mesure que la soirée avançait, on pouvait observer les particularités stylis- tiques de chacun. Certains voulaient repro- duire la toile modèle au trait près alors que d’autres y sont allés de couleurs différentes. Une participante a même décidé de chan- ger la direction de la toile de son bateau.

Justin Ouimet n’en était pas à sa première soirée PaintNite. Selon lui, les participants sont généralement surpris du résultat. « Ils n’auraient pas pensé pouvoir peindre comme ça. » Ces soirées sont l’occasion parfaite pour l’artiste–pédagogue de parta- ger ses connaissances artistiques. Pour lui, c’est une façon de « repousser les frontières de l’intellect », c’est-à-dire, s’ouvrir aux autres pour percevoir notre force person- nelle. PaintNite c’est surtout l’opportunité de découvrir son potentiel intérieur à tra- vers l’art visuel.

c’est surtout l’opportunité de découvrir son potentiel intérieur à tra- vers l’art visuel. www.larotonde.ca

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arts et culture

arts et culture la rotonde n u m é r o 1 - v o l

la rotonde

arts et culture la rotonde n u m é r o 1 - v o l

numéro 1 - volume 1

13

Safara 2015

Un défilé qui réunit une communauté

PHOTO : GABRIELLE PILLIAT
PHOTO : GABRIELLE PILLIAT

LISSA LÉGER

Samedi soir dernier, la salle de bal du pavillon Tabaret, bondée pour l’occasion, accueillait la deuxième édition du défilé de mode africaine Safara. La soirée était animée par l’organisa- trice principale Gwen Madiba ainsi que par l’actrice et mannequin Karrueche Tran.

Le défilé de mode Safara a comme man- dat de promouvoir les créations de desi- gners d’ci et d’ailleurs. Il s’agit de mettre de l’avant le travail de créateurs qui utilisent des imprimés africains comme matière principale de leurs collections.

Safara offre aussi l’opportunité d’encoura- ger l’acceptation et l’amour de soi. En effet, la confiance en soi était un élément cen-

tral de la soirée, tant dans l’animation que dans le défilé en tant que tel. Une partie des mannequins étaient professionnels, mais le reste n’était composé que de femmes et d’hommes qui s’étaient proposés pour re- vêtir les créations. C’était primordial pour l’organisme d’offrir à la communauté la chance de participer à un défilé de mode. Grâce à ce choix, la diversité corporelle était présente et bien représenté.

La soirée a débuté avec un super coup d’envoi: le spectacle d’ouverture présen- tait un collectif de percussion dont les nombreux membres se sont déchaînés en exploits musicaux et acrobatiques. Cette performance représentait bien l’am- biance festive et communale de la soirée.

Tout au long du défilé, plusieurs designers se sont partagé la passerelle. En premier vint la collection de Kaela Kay, basé à Brampton, qui agençait les imprimés tra- ditionnels à des tissus plus épais comme la laine et le coton. Ensuite, ce fut au tour de la collection pour hommes We Are Kings, qui présentait des complets avec des coupes ajustés et classiques découpés à partir d’imprimés funky et scintillants. Le public a même eu droit à un défilé miniature, lors de la présentation d’une collection pour enfants. Sur la passerelle, les enfants jouaient au mannequin et dé- filaient comme des grands. La collection de bijoux Tribia remporte cependant la palme de création la plus impression- nante. Avec des colliers hyper colorés et très charnus, chaque création était unique et donnait envie de se la procurer.

Gwen Madiba, qui est à la tête de ce défi- lé, est sans contredit une femme détermi- née et audacieuse. Elle et son équipe ont réussi à offrir une soirée divertissante et diversifiée, où tous et chacun pouvaient se sentir comme faisant part d’une grande famille. Safara c’est un défilé où la mode et la communauté entrent en réelle sym- biose et deviennent presque indissociable.

CHRONIqUE

C’est le temps des pommes

MARILOUP LAUZON

C’est le temps des pommes des poires, des fraises et même celui du céleri!

Tous ces aliments peuvent définir une des cinq morphologies typiques de la femme. Depuis quelques an- nées, des célébrités comme Kim Kardashian, Jennifer Lopez et Nicki Minaj ont popularisé la forme en- domorphe, communément appelée « poire ». Ce type de femme, que l’on considère comme sex-symbols grâce à leurs courbes au bas du corps, n’aurait malheureusement pas été prisé il y a 30, 40 ou 50 ans.

En effet, au courant du dernier siècle, la silhouette idéale de la femme a changé à plusieurs reprises, et de fa- çon drastique. Dans les années 20, c’est la fraise que l’on voyait comme la femme de rêve. Les grands designers de l’époque, comme Jean Patou, di- saient de la femme parfaite qu’elle était « américaine, athlétique et na- turelle », avec des épaules larges et une taille fine. La muse de M. Patou, la joueuse de tennis Suzanne Len- glen, en était l’exemple parfait. Vingt années plus tard, grâce à Christian Dior et son « New look », le sablier (une petite taille balançant un buste et des hanches fortes) dévient la sil- houette populaire de l’après-guerre. C’est avec des ceintures serrées et des jupes amples que l’on vient à bout de créer cette illusion pour les femmes qui n’ont pas la chance d’avoir le ba- gage génétique d’Elizabeth Taylor ou d’Audrey Hepburn.

Les années 60 et 70 voient l’arrivée de top modèles comme Twiggy. Ces jeunes femmes grandes et minces, dépourvues de courbes, sont les man- nequins idéaux pour les petites robes courtes et droites comme la robe Mondrian d’Yves St-Laurent. Cette silhouette restera populaire dans le domaine de la mode pour plusieurs décennies. Le « céleri » sera pous- sé à l’extrême vers la fin des années 90 et au début des années 2000. Les grands designers commencent à ce moment à embaucher des modèles pré-adolescentes pour marcher dans leurs défilés puisque celles-ci n’ont pas développé des courbes.

C’est à ce moment, quand la majori- té des femmes se sentent éloignées et oubliées du monde de la mode, que ces méga-stars aux méga-derrières se présentent sur nos écrans de télé- vision. On a simplement à écouter les

palmarès musicaux pour se rendre compte de l’importance de ce nou- veau standard de beauté.

Mais une silhouette manque. Une silhouette qui fait couler beau- coup d’encre ces derniers mois : la pomme. Cette femme au buste large et au ventre rond était la vedette de la dernière semaine de la mode new- yorkaise où, pour la première fois, des mannequins de taille forte ont défi- lé vêtues de lingerie. Sans surprise, même le fameux magazine Sports Illustrated a inclus dans son édition « maillot de bain » sa première femme taille plus, Ashley Graham. Pendant ce temps, des personnalités comme Adèle, Mélissa McCarthy et Rebel Wil- son font la page couverture de revues de mode comme Vogue et ELLE.

On peut dire que les saisons changent, et c’est maintenant le temps des pommes.

comme Vogue et ELLE. On peut dire que les saisons changent, et c’est maintenant le temps

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comme Vogue et ELLE. On peut dire que les saisons changent, et c’est maintenant le temps

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arts et culture

14 arts et culture la rotonde l e L u n d i 5 o c

la rotonde

14 arts et culture la rotonde l e L u n d i 5 o c

le Lundi 5 octobre 2015

Semaine d’apartheid israélien

 

Entrevue avec l'ambassade

Calendrier Culturel

 

israelienne

du 5 octobre au 11 octobre

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Lundi

Mardi

Mercredi

bibendum

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

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nunc at commodo.

   

The Shaw Street Collective & Amira’s Grace. Raw Sugar Cafe,

Journée porte ouverte et décora- tion de parapluie. LAB,

 

Pipahauntas, Beds, Sunshine & The Blue Moon. Pressed,

Sessions du

 

Fringe Encore

dimanche.

Cour des arts

Mercury Lounge,

16h

20h

13h

20h

 
 

Réseautage pour les jeunes leaders en arts. Club Saw,

   

Soirée d’impro

 

Art Nomade Per- formance.

Elle vin et fromage. DMS 4101,

17h

Yoga Terminus

Centre universitaire

de l’Acronyme

613flea.

Institut Cana-

Parc Lansdowne,

AXENÉO7,

17h30

 

dien-Français,

10h

19h

 

18h

 

20h

Alex Bilodeau et

 

Cinéma sovié- tique et russe - The Sun. Morisset 221,

19h

 

Sunshine & The

Vernissage A Great Deal of Trust. PDA Pro- jects, 19h.

Pépé et sa guitare

Cabaret

ses invités. Petit Chicago,

21h

Un chef en action. Tabaret,

11h30

Blue Moon. The Reccord Centre,

14h.

& Leigh Hans. Petit Chicago,

20h

Burlesque. LIVE on Elgin,

21h

Université d’Ottawa | University of Ottawa FAIS DU BÉNÉVOLAT! Fais une différence dans ta communauté
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VIDÉO DE LA SEMAINE

du monde – uOttawa @uOVolunteer VIDÉO DE LA SEMAINE D’un show à l’autre avec Mehdi Cayenne

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section

sports et bien-être

Bien-être

section sports et bien-être Bien-être L’histoire plurielle du corps GHASSEN ATHMNI L’intérêt donné aux pratiques

L’histoire plurielle du corps

GHASSEN ATHMNI

L’intérêt donné aux pratiques corporelles dans les textes historiques, l’évolution des pratiques liées au bien-être et à l’entretien du corps ainsi que celle du sentiment de soi étaient au menu de la conférence donnée par le professeur français Georges Vigarello et organisée mardi dernier par la Faculté des sciences de la santé.

Diplômé en éducation puis en philoso-

phie, Georges Vigarello a été professeur d’éducation physique de 1965 à 1969. Il

a obtenu son doctorat en soutenant une

thèse intitulée Le corps redressé, culture

et pédagogie. Il a enseigné dans plusieurs

universités avant de devenir directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Membre de l’Institut universitaire de France, il occupe le poste de président du conseil scientifique de la Bibliothèque nationale de France. Il a publié plusieurs ouvrages en rapport avec l’histoire du rapport au corps dont His- toire de la virilité, Du jeu ancien au show sportif ou encore Le Propre et Le Sale.

Un intérêt changeant

Le conférencier s’est d’abord attaqué à ce qu’il a appelé « l’histoire de l’histoire du corps », s’attelant à réfuter l’idée ré- pandue selon laquelle entre l’antiquité et notre ère, le corps honni et impur ne constituait pas un champ d’intérêt im- portant. Il a cité à titre d’exemple le fait que durant les temps médiévaux, la che- valerie se devait, de par sa fonction, de donner une importance particulière à l’entretien du corps. Du XVIe au XVIIIe siècle, la lutte et la course ont également constitué des éléments importants de l’éducation aristocratique en Europe. « L’épreuve physique », rappelle Vigarel- lo, « avait une importance telle, qu’en 1520, le roi de France François Ier s’était mesuré à Henri VIII roi d’Angleterre au cours d’une joute de lutte pour décider du sort d’une alliance politique ». Il avance également que la raison pour laquelle on pense que le corps n’était pas étudié et entretenu il y a quelques siècles est une mauvaise lecture des textes historiques. « L’intérêt qu’on portait au corps ne nous est pas satisfaisant parce qu’il est diffé-

ILLUSTRATION : ANDREY GOSSE
ILLUSTRATION : ANDREY GOSSE

rent, particulier, il nous est étranger », explique-t-il.

L’exercice physique évoluera par la suite au gré du culturel, en rapport avec la représentation de soi, des définitions de beauté et de la fonction sociale et économique.

Évolution du bien-être

Les pratiques censées apporter le bien- être ont beaucoup évolué au fil des

siècles. L’Europe du XVIIe siècle pensait le bien-être comme étant lié à des « hu- meurs » du corps qu’il fallait apaiser, éva- cuer, faire descendre. Cela s’est traduit par des pratiques aujourd’hui disparues, telles la saignée, la régurgitation forcée ou l’immersion dans l’eau froide. On a longtemps pensé qu’il ne fallait pas s’es- souffler ou voir rougir la peau sous l’im- pulsion de l’effort. Toute accélération du rythme cardiaque était considérée dange- reuse. « Au ski par exemple, on considé- rait à l’époque que la vitesse était un dan- ger pour les organes. »

Les théories empiristes de John Locke et de David Hume, puis les travaux de Di- derot et de D’Alembert permettent, selon Vigarello, de « construire une représen- tation de soi non pas comme un esprit auquel un corps est accessoire mais d’un corps sensible et pensant ».

Au tournant du XIXe siècle, l’avancée scientifique met en relief l’importance de la respiration. « Les poumons ont été dès lors perçus comme le centre de l’énergie, où l’on brûlait l’air pour ré- aliser son bien-être », explique l’his- torien. Les régimes alimentaires s’en sont retrouvés changés et les aliments classés selon leur capacité à aider à la combustion de l’air. Au même moment, des exercices de respiration ont fait leur apparition. L’industrie du vêtement en a aussi été affectée, avec de nouvelles exi- gences visant à faciliter le transit de l’air.

Le rapport entre la santé et l’exercice tel qu’on le connait n’a été confirmé que bien plus tard, vers la moitié du XXe siècle. Avec des données quantitatives et une meilleure compréhension de l’anatomie, l’exercice est devenu un outil important pour se maintenir en bonne santé.

Psychologisation du corps

Par ailleurs, le professeur Vigarello a tenu à décrire ce qu’il considère être une ten- dance contemporaine à « psychologiser » le corps. Il cite à cet égard plusieurs titres d’ouvrages contemporains traitant de la question du bien-être « Le Corps se sou- vient, Le Corps qui parle, Le Silence du corps, Le Corps à ses raisons ». Cela té- moigne selon lui d’une nouvelle approche qui ne considère plus le corps comme un objet passif mais plutôt comme un élé- ment d’identification à partir du ressenti. La représentation de soi est ainsi de plus en plus conditionnée par le corps.

Le chercheur a conclu son allocution en avouant qu’il a concentré ses travaux sur l’histoire du corps dans les pays oc- cidentaux et plus particulièrement le continent européen et il a fait allusion à l’importance que prennent présentement les recherches qui s’intéressent aux tradi- tions de l’Extrême-Orient asiatique et du monde arabe.

s’intéressent aux tradi- tions de l’Extrême-Orient asiatique et du monde arabe. www.larotonde.cawww.larotonde.ca

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16

sports et bien-être

16 sports et bien-être la rotonde le Lundi 5 octobre 2015

la rotonde

16 sports et bien-être la rotonde le Lundi 5 octobre 2015

le Lundi 5 octobre 2015

Match Panda

Les Ravens remportent un duel de titans

PHOTO : AYOUB BEN SASSI
PHOTO : AYOUB BEN SASSI

match avec un placement de 17 verges, qui fut suivi d’une explosion de joie dans le camp des partisans de l’Univer- sité Carleton, qui ont tôt fait d’envahir le terrain par milliers.

Malgré une défaite crève-cœur, il n’y avait pas que du négatif à retenir dans le camp du Gris et Grenat. Entre autres, la performance de Derek Wen- del en est une qui restera dans les an- nales, lui qui a amassé 542 verges, bon pour un record de tous les temps de la formation ottavienne. De son côté, Ian Stewart a encore une fois démon- tré qu’il appartenait à l’élite des Sports universitaires de l’Ontario (SUO) en récoltant 228 verges par la passe. Bien que visiblement déçu par la tournure de la fin de match, Wendel abondait en ce sens : « C’est sûr que si on regarde l’ensemble du match, ce fut très serré. En deuxième demie, on recherchait cette étincelle pour mettre le match hors de portée, mais malheureusement on a manqué d’opportunisme ».

17 596 spectateurs ont fait le déplacement à la place td pour le match panda.

PHILIPPE MARCEAU-LORANGER

Pour une deuxième année consécutive, les Gee-Gees ont quitté la Place TD avec un goût amer en bouche, après avoir dû s’avouer vaincus en deuxième prolongation par la marque de 48-45.

C’était devant une imposante foule de 17 596 spectateurs frigorifiés que s’est entamé un nouveau chapitre de la sempiternelle rivalité entre les deux formations ottaviennes, avec à l’enjeu le fameux trophée de Pedro le Panda, qui avait été remporté à l’arraché par les Ravens l’an dernier, sur le dernier jeu du match. Inutile de mentionner que les attentes étaient élevées pour le

match de cette année, et le moindre que l’on puisse dire, c’est que l’on n’a pas été déçus. C’est la défense des Ravens qui

a galvanisé la foule en premier, quand

D’Sean Thelwell a réussi une intercep- tion aux dépens de Derek Wendel à la porte des buts sur la première séquence

à l’attaque des Gee-Gees. Puis, plus tard

au premier quart, les Ravens ont su bri- ser la glace lorsque Jesse Mills a rejoint Kyle Van Wynseberghe sur sept verges pour le majeur.

Des

aux antipodes

Si l’attaque du Gris et Grenat avait été réduite au silence au premier quart,

quarts

deuxième

et

troisième

force est d’admettre que Derek Wen- del et sa bande ont fait montre de tout leur talent au deuxième quart, en ins- crivant pas moins de trente points pour prendre la tête. C’est Wendel qui a parti le bal en transportant lui-même le bal- lon au-delà de la ligne des buts sur trois verges. Ensuite, il a laissé parler son bras, en rejoignant Mitchell Baines, Ben Fisher et Ian Stewart sur des passes de touché. Au troisième quart, forts d’une avance de onze points, les Gee-Gees semblaient voguer vers une victoire sans histoire, jusqu’au moment où le demi-défensif des Ravens, Tho- mas Knapp a provoqué un échappé de Tristan Bailey, qui a été recouvert par le secondeur de Carleton, Leon Ceneri- ni. Il n’en fallait pas tant pour que les Ravens trouvent leur erre d’aller et que les Gee-Gees voient leur avance fondre comme neige au soleil. Puis, l’inévitable arriva au quatrième quart, lorsque le botteur des Ravens est venu niveler la marque avec un placement.

la tension était à couper au couteau. Vi- siblement, elle n’était pas que ressentie par les spectateurs, car du côté des Gee- Gees, des échappés à des moments-clés ont mis fin à leur séquence abrupte- ment, tant et si bien que l’offensive a dû quitter le terrain bredouille. Le sort du match était donc entre les mains de Jesse Mills et de ses comparses. C’est à ce moment que l’arme létale des Ra- vens, Jahvari Bennett, y est allée d’une splendide course de 25 verges, suivie d’un attrapé de 7 verges pour venir son- ner le glas de Gee-Gees. Le jeu suivant, les Ravens sont venus sceller l’issue du

Les Gee-Gees à court de solutions

L’impasse persistant après soixante mi- nutes de jeu, tous se doutaient que le dénouement aurait une saveur drama- tique. Avec un score affichant toujours parité après une première période de prolongation, les deux équipes étaient vouées à y aller d’une seconde séquence à l’attaque. C’est Wendel et sa bande qui ont eu le plancher en premier, alors que

Du côté des vainqueurs, un sentiment d’euphorie généralisé se laissait trans- paraitre alors que les joueurs savou- raient une victoire obtenue à la sueur et au sang. « J’avais une confiance iné- branlable en mes receveurs, qui font partie de la crème des SUO et même du SIC [Sport interunversitaire canadien]. Je savais qu’en leur remettant le ballon, ils feraient les gros jeux », a déclaré le meneur des Ravens, Jesse Mills. Dans le camp des Gee-Gees, il n’est pas question de ruminer cet échec bien longtemps, car ils auront la chance de renouer avec la victoire vendredi prochain, lorsqu’ils visiteront les Golden Hawks de l’Uni- versité Laurier.

PHOTO : AYOUB BEN SASSI
PHOTO : AYOUB BEN SASSI
lorsqu’ils visiteront les Golden Hawks de l’Uni - versité Laurier. PHOTO : AYOUB BEN SASSI www.larotonde.ca

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lorsqu’ils visiteront les Golden Hawks de l’Uni - versité Laurier. PHOTO : AYOUB BEN SASSI www.larotonde.ca

sports et bien-être

sports et bien-être la rotonde n u m é r o 5 17

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numéro 5

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Soccer

Le Gris et Grenat renoue avec la victoire

PHOTO : RICHARD A. WHITTAKER
PHOTO : RICHARD A. WHITTAKER

LEs avants des gee-gees ont marqué cinq buts en deuxième mi-temps.

GHASSEN ATHMNI

Après deux matchs nuls lors desquels l’attaque ottavienne a été réduite au si- lence par les défenses de Carleton et de Queen’s, les attaquantes des Gee-Gees ont retrouvé le chemin du but en battant les Paladins du Collège Militaire Royal sur la marque de 6-0 dimanche au ter- rain Matt Anthony.

Semaine des sports

« Dans les matchs contre les Ravens et contre les Gaels, nous avons créé plu- sieurs occasion et nous avons domi- né les débats, mais nous avons péché dans la concrétisation », raconte Steve Johnson. Il était donc important pour l’équipe de se rassurer offensivement.

Avec le trident Khoury-Francki-Nour en attaque, les Gee-Gees ont tout de suite imposé leur rythme aux visiteuses. Dès la première minute, Théa Nour, servie par Pilar Khoury, a alerté la gar- dienne du CMR Alexandria Hogg qui n’a pu que dévier en coup de pied de

coin. Deux minutes plus tard, sur une action similaire, c’est cette même Nour qui a ouvert la marque d’un plat du pied dans le petit filet opposé.

Après un temps mort, les Gee-Gees sont reparties à l’assaut des buts adverses en fin de première période. À la 32 e minute, une tentative de la tête puis la reprise instantanée de Khoury a trouvé le poteau puis l’arrêt exceptionnel, « à la Gordon Banks », de la gardienne des Paladins. Dans le temps additionnel, Julia Francki pensait avoir doublé la mise, mais l’arbitre assistant a signalé

qu’elle était en position de hors-jeu. À la mi-temps, le Double G menait 1-0. « En première mi-temps, le CMR était bien organisé, cela nous a causé des pro- blèmes », explique l’entraineur-chef.

Ottawa déroule

Le travail incessant de l’offensive de l’équipe hôte a fini par venir à bout des militaires en deuxième mi-temps. « Cela a été plus facile pour nous à partir du moment où le facteur phyisque a pris de l’importance. Nous avons joué des joueuses remplaçantes pour prendre le dessus. Le jeu développé par la suite a été très bon », explique Johnson.

Oubliée dans le dos de la défense, Khou- ry a d’abord aggravé le score, pour en- suite inscrire un deuxième but en dé- viant une reprise de la tête de Francki

à la suite d’un coup de pied de coin de

l’arrière gauche Anika Littlemore. Une faute dans les 16 minutes 50 secondes

a valu aux Gee-Gees un coup de pied de

réparation, que Littlemore s’est chargée de concrétiser. La défenseure n’en est pas restée là et a réalisé un exploit très rare en soccer, en inscrivant un but to- talement inattendu sur corner, portant le score final à 6-0.

Avec une fiche de 7-0-3, l’équipe conti- nue de dominer le classement des Sports universitaires de l’Ontario. En fin de semaine prochaine, les Gee-Gees rece- vront les Rams de Ryerson et les Varsity Blues de l’Université de Toronto.

Du ludique et du physique

BONI GUY-ROLAND KADIO

Du 5 au 9 octobre prochain se tiendra la semaine de sports organisée par le Service de vie communautaire de l’Université d’Ot- tawa (U d’O). Elle proposera une variété d’activités aux étudiant.e.s, un peu partout sur le campus.

La première semaine d’octobre sera rem- plie, pour les étudiant.e.s de l’U d’O, d’une foule d’activités ludiques. Pourquoi une série d’activités sportives? Alexandre Boi- leau, agent de marketing et des communi- cations du Service de vie communautaire de l’U d’O explique : « Nous jugeons pri- mordial de créer des activités favorisant la

fierté et la participation à une vie étudiante dynamique… car vivre uOttawa, c’est bien au-delà de la salle de cours ».

Au menu du début de la semaine: des dis- ciplines physiques de conditionnement et des arts martiaux . Le tout débutera lundi, avec des cours d’autodéfense et de taekwondo, qui se tiendront au Terminus. Ce même jour, à la salle de sports du com- plexe Minto, la zumba et le yoga fitness seront à l’honneur en fin d’après-midi. Le lendemain, la zumba et le yoga seront de nouveau proposées au public étudiant, mais cette fois au Terminus pour le yoga et à la résidence du 90, Université pour la Zumba. Il y aura également de la corde à sauter/ capital jumpers à la terrasse du 90, Université, du yoga au Terminus, du Step

au complexe Minto et de l’Aquafit à la pis- cine de Montpetit.

Drôle de soccer

Jeudi, du bubble soccer est au programme sous le dôme du terrain Lees, entre 13 et 17 h. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le bubble soccer, il s’agit d’envelopper le haut du corps de chaque participant d’une bulle gonflée d’air et de jouer au soccer ainsi vêtu. Inutile de vous dire que tamponnages et roulades seront de la partie. L’apothéose de cette semaine de sports et activités est la Course Splash. La course est la seule activi- té à ne pas être gratuite, s’y inscrire coûtant 15 $. Ce coût donnera droit aux participants

à des sachets de couleur, à un chandail et

à une paire de lunettes. Les participants

peuvent s’acquitter de cette somme en ligne, ou en personne au UCU 318.

« Nous ne sommes pas le Service des sports, mais bien le Service de vie com- munautaire », rappelle M. Boileau. « Notre rôle est d’animer la vie sociocultu- relle sur le campus et d’ainsi contribuer à enrichir l’expérience étudiante. Dans cette lignée d’esprit, nous avons lancé la première édition de la Semaine des sports cette année avec une programma- tion riche et diversifiée. Nous proposons aussi, au courant de l’année, plusieurs ac- tivités sportives gratuites : yoga, zumba, activités hivernales, etc. »

Le programme détaillé est disponible sur le site web et dans les brochures du Service de la vie communautaire.

détaillé est disponible sur le site web et dans les brochures du Service de la vie

www.larotonde.ca

détaillé est disponible sur le site web et dans les brochures du Service de la vie

18

sports et bien-être

18 sports et bien-être la rotonde le Lundi 5 octobre 2015

la rotonde

18 sports et bien-être la rotonde le Lundi 5 octobre 2015

le Lundi 5 octobre 2015

étoiles de la semaine

rotonde le Lundi 5 octobre 2015 étoiles de la semaine Anika Littlemore La défenseure gauchère a

Anika Littlemore

La défenseure gauchère a brillé contre le Collège militaire royal en inscrivant deux buts dont un sur un corner direct et en délivrant une passe décisive.

sur un corner direct et en délivrant une passe décisive. Danielle Ederlyi La pilier de quatrième

Danielle Ederlyi

La pilier de quatrième a joué un rôle détermi- nant dan la victoire de l’équipe de rugby contre les Carabins de l’Université de Montréal en marquant trois essais.

de l’Université de Montréal en marquant trois essais. Ian Stewart Malgré la défaite lors du match

Ian Stewart

Malgré la défaite lors du match Panda,le demi inséré s’est distingué en battant un record d’équipe datant de 1998, en accumulant 228 verges par la passe.

Les brèves

Rugby : Les Gee-Gees continuent ca- valier seul

Après avoir atteint la première place du classement du Sport interuniversitaire canadien pour la toute première fois depuis la création du programme en dé- but de semestre, l’équipe de Rugby s’est dirigée vers Montréal pour continuer à asseoir sa domination au classement du Réseau du sport étudiant du Québec.

Ce fût chose faite, avec une victoire de 33 à 7 face aux Carabins de l’Université de Montréal. Danielle Ederlyi s’est illus- trée en marquant à trois reprises. Emma Sandstorm et la revenante Danare Som- merville ont marqué chacune un but.

Avec une fiche de 7-0-0, les joueuses de Jen Boyd caracolent en tête de tous les classements et s’affirment de plus en plus comme des prétendantes au sacre national.

elles ont laissé filer le troisième match contre les Seahawks de Memorial. En demi-finale, elles ont été balayées 3-0 par les Martlets de McGill et elles ont concédé une défait contre le Vert et Or de Sherbrooke lors du match pour la

Volleyball

:

Pas

de

médaille

à

la

médaille de bronze, bien qu’elles étaient

classique

les favorites pour l’emporter.

Les volleyeuses de l’Université d’Ottawa ont échoué au pied du podium de leur propre classique, organisée en fin de se- maine dernière au pavillon Montpetit. Après des victoires en phase de poule lors des deux premières rencontres face à Windsor et Sherbrooke, les Gee-Gees ont enregistré trois défaites consécutives.

S’étant qualifiées pour la demi-finale,

La Classique des Gee-Gees fait office de préparation pour la saison régulière qui commencera le 23 octobre, lors du match contre les Gaels de Queen’s.

Cross-Country : Les féminines bien placées

L’équipe de Cross-Country participait dimanche à la rencontre organisée par la

State University of New York at Geneseo. Un évènement de grande envergure au- quel prenaient part plus de 450 athlètes.

Katie Philips et Ruth Burrowes se sont classées respectivement huitième et on- zième au six kilomètres. Cette perfor- mance a permis à l’équipe féminine de s’emparer de la septième place au classe- ment général. Au total, 18 coureuses des Gee-Gees étaient présentes à la course.

Chez les hommes, Alex Berhe a réalisé la meilleure performance des athlètes de l’Université d’Ottawa en prenant la 20e place au huit kilomètres. Par équipes, le Gris et Grenat a terminé au 24e rang.

CHRONIqUE

L’exception nord-américaine

GHASSEN ATHMNI

Mon expérience à La Rotonde m’a per- mis, à quelques reprises, d’assister à des joutes de football canadien universitaire. Jusqu’alors, ce que je connaissais de la ver- sion nord-américaine du football se limitait à quelques images du Super Bowl et à l’ex- cellent Any Given Sunday d’Oliver Stone.

Contrairement au hockey, le football n’a pas attiré mon attention en tant que spec- tacle ou en tant que jeu. La ressemblance avec le rugby y est peut-être pour quelque chose. Les deux sports ont aussi une his- toire commune avec le soccer. Au XIXe siècle, les règles du football variaient d’une association à une autre et d’une université à

une autre au Royaume-Uni et en Amérique du Nord. Au fil des codifications, les trois sports se sont différenciés pour donner les disciplines que l’on connait aujourd’hui.

Bien que le soccer semble avoir été d’égale importance jusqu’au début du XXe siècle – L’équipe des États-Unis termine troisième de la toute première Coupe du monde en 1930 – les universités nord-américaines, pour des raisons évidentes, avaient déjà opté pour le sport de l’élite, le rugby, et l’ont fait évoluer pour en faire un nouveau sport.

Ce qui est intrigant, c’est que l’Amérique du Nord est la seule région du monde à avoir inventé des sports à grande diffusion, qui diffèrent des sports européens et sur- tout britanniques. Cet exceptionnalisme reflèterait des caractéristiques sociales qui, dans le cas du football, grâce à la compa- raison avec les disciplines sœurs du soccer et du rugby, sont assez perceptibles.

Les règlements du football font en sorte

que chaque mise en jeu doit être une tenta- tive directe de marquer, de gagner du ter- rain. Comparé au soccer et même au rug- by, il y a très peu de jeu latéral ou de recul en arrière. Il y a une vectorialité beaucoup plus prononcée que dans d’autres sports, qui nécessite et donc valorise la force et la confrontation. Selon la stratégie, les joueurs sont en position avant qu’on passe à l’exécution, chacun a un rôle très bien défini et une spécialisation nécessaire au bon déroulement du jeu. Au soccer, il y a beaucoup de déchets techniques, de pertes de balles, de jeu latéral. Le match s’éter- nise aussi souvent au milieu du terrain et les matchs se terminent parfois sans buts. Mais au football, on tente de ne laisser au- cun espace pour ce qui, du point de vue du résultat, est trivial.

Comparé au rugby, le découpage du terrain de football oblige le jeu à avancer d’une manière précise et à ne pas se perdre dans les cafouillages et les mêlées. Le décompte des verges a fait en sorte que chaque jeu

résulte en des données quantifiables sy- nonymes de réussites ou d’échecs. Tout gain en devient quantifiable. Les sports nord-américains mettent d’ailleurs énor- mément d’emphase sur les chiffres et les statistiques.

Les schémas du football nord-américain reflètent certains aspects et certaines ten- dances dont j’avais une petite idée avant d’atterrir au Canada et que j’ai vérifiés ces dernières années. La valorisation de la pro- ductivité et du straight forward, de la régu- lation minutieuse (dont la spécialisation est la définition des rôles) de tous les pro- cessus de production ressemble beaucoup à ce qui se fait sur les terrains. Faire face à l’adversité, faire preuve de solidité et réus- sir son coup rapidement en affaires sont de la plus haute importance. Le jeu typique du football, avec son explosivité, sa force et ses rushs offrent à son public un spectacle ponctué de plusieurs pics d’adrénaline, po- tentiellement dans un souci d’assouvir un besoin d’immédiateté des plaisirs.

d’adrénaline, po- tentiellement dans un souci d’assouvir un besoin d’immédiateté des plaisirs. www.larotonde.ca

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d’adrénaline, po- tentiellement dans un souci d’assouvir un besoin d’immédiateté des plaisirs. www.larotonde.ca

section

opinions

section opinions Déclaration sur le rapport de désinvestissement commandé par l’Université d’Ottawa Le document

Déclaration sur le rapport de désinvestissement commandé par l’Université d’Ottawa

Le document d’orientation commandé par le Bureau des gouverneurs désigne, avec pertinence, que les changements climatiques sont un des enjeux principaux de notre ère. Il affirme aussi que le passage à une économie écoresponsable est nécessaire si nous voulons léguer aux générations futures une planète viable.

Nous sommes en accord avec la majorité des recommandations présentées dans le rapport. Ces recommandations, si elles venaient à être mises en place, feraient de l’Uni- versité d’Ottawa une des universités les plus durables au monde. La recommandation portant sur le désinvestissement est cependant inadéquate. En effet, le rapport ne tient pas compte du caractère urgent de la lutte contre les changements climatiques et ne semble pas être conscient de l’inefficacité des actionnaires quant à leur engagement face aux compagnies de combustible fossile.

Il peut sembler être tôt pour voir l’impact du désinvestissement, mais qu’on le veuille ou non, le mouvement grandit sans cesse, et rapidement. Depuis l’année dernière, le nombre de compagnies appuyant le désinvestissement a bondi de 181 à 442. La valeur des avoirs pris en main par ces compagnies a augmenté selon la même courbe, passant 50 milliards à plus de 2,6 billions de dollars américains. Cette tendance n’est pas sans confirmer que de plus en plus d’investisseurs majeurs commencent à rejeter l’énergie non-renouvelable.

Dans la traînée de l’entente contre les changements climatiques entre la Chine et les États-Unis, nous devrions aller de l’avant et non nous borner à marcher main dans la main avec l’industrie des combustibles fossiles. Les actions peu ambitieuses présentées dans le rapport, soit l’engagement des actionnaires contre l’industrie des combus- tibles fossiles et la « refonte » mineure des portfolios d’investissement de l’Université, ne sont pas des stratégies efficaces ou significatives pour contrer les changements cli- matiques. Ces actions sont remises en question car de si minimes réformes dans l’industrie ne seront pas suffisantes pour freiner l’émission catastrophique de gaz carbonique dans l’atmosphère.

Le modèle économique de l’industrie des combustibles fossiles est incompatible avec la limite de 2 degrés et n’a pas sa place dans la société éco énergétique à laquelle nous aspirons. C’est pour ces raisons que nous appelons au désinvestissement complet et sans compromis.

Lors de la réunion estivale du Bureau de gouverneurs, le président du Conseil avait indiqué son désir d’étendre le débat sur le désinvestissement à tout le campus et ses étu- diants. uOttawa sans fossiles exigera des comptes et continuera de prendre part à la discussion et de mobiliser le corps universitaire sur le sujet. Sur le campus, on parle de plus en plus de désinvestissement ainsi que des efforts de l’Université pour faire avancer la société au-delà des combustibles fossiles.

En tout et pour tout, il n’existe pas de solution miracle pour résoudre la crise environnementale, mais nous devons faire notre part pour que les leaders d’aujourd’hui créent un meilleur avenir pour demain.

– uOttawa sans fossiles

un meilleur avenir pour demain. – uOttawa sans fossiles souhaite remercier la contributrice de la semaine
un meilleur avenir pour demain. – uOttawa sans fossiles souhaite remercier la contributrice de la semaine

souhaite remercier la contributrice de la semaine

fossiles souhaite remercier la contributrice de la semaine PHILIPPE MARCEAU-LORANGER - CAMILLE PAGÉ-TAILLON - MYRIAM

PHILIPPE MARCEAU-LORANGER - CAMILLE PAGÉ-TAILLON - MYRIAM BOURDEAU-POTVIN - MARILOUP LAUZON - ANNIE CLOUTIER

Merci de la part de l’équipe de La Rotonde

CLOUTIER Merci de la part de l’équipe de La Rotonde L ÉDITION DU LUNDI 12 OCTOBRE
L
L

ÉDITION DU LUNDI 12 OCTOBRE 2015

109, rue Osgoode Ottawa, Ontario K1N 6S1 TEL: 613-421-4686

CORRECTEUR Samuel Poulin correcteur@larotonde.ca

ACTUALITÉS

Clémence Labasse

actu1@larotonde.ca

Frédérique Mazerolle

actu2@larotonde.ca

Yasmine Mehdi

reportage@larotonde.ca

RÉDACTION

David Beaudin Hyppia informations@larotonde.ca

Rédacteur en chef Didier Pilon redaction@larotonde.ca

Boni Guy-Roland Kadio nouvelles@larotonde.ca

SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Frédéric Lanouette correction@larotonde.ca

ARTS ET CULTURE Lissa Léger culture@larotonde.ca

SPORTS

VIDÉASTE

Ghassen Athmni

Antoine Simard-Legault

sports@larotonde.ca

Élise Vaillancourt

videaste@larotonde.ca

WEB

Élise Vaillancourt

DIRECTION GÉNÉRALE

web@larotonde.ca

Ayoub Ben Sassi direction@larotonde.ca

DIRECTRICE DE PRODUCTION Gabrielle Dubois production@larotonde.ca

PROCHAINE PARUTION

DIRECTRICE ARTISTIQUE Florence Pinard-Lefebvre direction.artistique@larotonde.ca

PHOTOGRAPHE

Vacant

photographe@larotonde.ca

ILLUSTRATEUR Andrey Gosse illustrateur@larotonde.ca

Lundi, le 5 octobre 2015

La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Publications de La Rotonde Inc., et distribué à 2 000 copies dans la région d’Ottawa. Il est financé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés.

La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffa- matoires de ses articles ou éléments graphiques, en totalité ou en partie.

Oyé oyé oyé tout le monde! La Rotonde est à la recherche d’un-une artiste étudiant(e)
Oyé oyé oyé tout le monde!
La Rotonde est à la recherche d’un-une artiste étudiant(e)
ou non pour réaliser une murale dans son studio vidéo.
Envoyez votre candidature et un concept
à l’adresse suivante: redaction@larotonde.ca
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Université d’Ottawa | University of Ottawa La fin du monde est ajournée : le Canada
Université d’Ottawa
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La fin du monde est ajournée : le Canada imaginé, hier et aujourd’hui
Daniel Poliquin
Conférence en études canadiennes
Charles R. Bronfman
Le jeudi 15 octobre 2015 à 17 h
Pavillon Desmarais, pièce 12102 - 55 Laurier, Ottawa, ON
Conférence en français | Le nombre de places est limité | Une réception suivra
RSVP: arts.uOttawa.ca/Canada
– Daniel Poliquin
Faculté des arts | Faculty of Arts
Faculté des arts
Institut d’études canadiennes et autochtones
613-562-5111
|
Canada@uOttawa.ca
arts.uOttawa.ca/Canada
Faculty of Arts
Institute of Canadian and Aboriginal Studies
Crédit : Archives de l’Université d’Ottawa, Fonds 6, EL-6-204