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_ENQUETE Abus rituels et Mind Contro Des femmes, et dans une moindre mesure des enfants, témoignent avoir été vi d’abus d'une violence absolument incroyable. En Europe, émerge alors une série d’histoires de tortures, d’abus rituels, de viols dans des réseaux pédophiles impliquant aussi bien des Ce de ques ‘les techniques et expériences portant sur le Mind Control d'une premier ordre que des individus part, et 'univers bizarre et contesté des abus rituels et sataniques. Lexamen de ces deux phénoménes tout au long de ce dossier ¢ aa tentera d'Glucider la nature de ce len, Nous verrons qua Vins AUX Etats-Unis, Vaffaire se tar des psychiatres, thérapeutes et praticiens qui se sont pas ve avec |’implication sionnés aux Etats-Unis pour les abductions extraterrestres, un officines de renscignement, ‘groupe émergeant et controversé de spécialistes en sciences hu- maines et médicales ont découvert avec stupéfaction ‘existence une pandémie de victimes d’expériences de Mind Control, d'abus de Mind Control rituels ot sataniques aux Etats-Unis, que cette pandémie impliquait —tglg MK Ultra ou Monarch. certaines conséquences sur notre perception du monde et enfin puis- {que les choses ne sont jamais siples, ni toute noites ou toute blanches, des groupes religicux radicaux ont surfé sur cette vague de terreur anti satanique pour assevt leur propre idéologie radicale et sectaire en prise directe avec des mouvements néo-chrétiens patriotiques de droite. St les racines de ces affaires fascinantes plongent leurs lerminaisons nerveuses dans le terreau fertile de 'histoire Ges ftate-Unis, de son cartel militaro-industriel, de ses services de renseignement multiples et tout-puissants, il tien demeure pas moins que le vieux continent curopéen est concern. Certaines « affaires » montrent qu'il existe également des « réseaux» dabus rituels et leurs victimes mais les différences avec la situation américaine sont ranifestes. Nous tenterons de décrire ce qui se passe sur notre vieux continent. tl convient de faire un bref rappel historique sur ce quiest le Mind Control, ss fonctions, son efficacité. Cela permettra au lecteur peu averti sur ces sujets d'en appréhender importance, le sérieux réel des sources de l'information et surtout de les faire sortir du ghetto approximatif des spéculations conspirationnistes. issus de la classe moyenne. de techniques et de programmes Le conspirationnisme s’en méle En effet, sans vouloir jeter la pierre 4 des auteurs comme David Icke ou Fritz Springmeier qui ont cu le mérite de faire connaitee au grand public (surtout francophone pour David Icke) les themes du Mind Control et des abus rituels, le soucis majeur de leurs travaux est quril se fonde sur une série de sources imprécises et de spéculations parfots trés hasardeuses qui, mises bout & bout, sément la confusion el contraignent le lecteur « 8 crotre » ou 8 tine pas croire ».Or, il convient justement de comprendre ce qu'impliquent ces sujts sans que l'on soit oblige den faire une question de fo. Enfin, ce dossier a pour vocation d'expliquer ce quiest le satanisme contemporain et ce qui nlest pas, ses ravines, pourjuoi et comment il pout étre instrumentalisé par ces chercheurs scientifiques en matibre de manipulation des Comportements et de la consciene. Et surtout, nous tenterons de percevotr Iidéologie qui se camoufle derritre cos bus rituels ; ce qui apparait étre comme une lourde manipulation des peurs individuelles et collectives, une idéolo- sie quientre curieusement en résonance avec les cercles religieux fondamentalistes de la nouvelle droite américaine, elle qui est au pouvoir & la Maison-Blanche et qui veut faire entrer loccident dans une sorte de sainte croisade con- tre le mal. Mais avant de parler de cette breve histotre du Mind Control et de ses victimes, notre histoire débute trés curieusement en Europe. En Belgique eter France. = NEXUS nes2 = septembre octubre 2007 plongée en eaux troubles Point de départ européen Pour mieux visualiser le fil rouge qui relie ce double su- jet que sont les abus rituels et le Mind Control, autant découvrir la trame qui se cache derriére cette hydre & deux tétes comme je I'ai fat, petit & petit, & partir de faits survenus sur notre vieux continent européen. Tout a commencé par un sentiment d’incrédulité et de malaise lorsque V'affaire Dutroux éclata en Belgique en 1996. La découverte de quatre cadavres de trés jeunes filles dans un des terrains situé dans une petite loca- lité industrielle du sud de la Belgique appartenant & Mare Dutroux et le sauvetage en derniére minute de deux autres gamines emmurées vivantes dans sa cave provoqua un véritable séisme sociale, politique et judi ciaire dans ce petit pays abritant les centres nerveux ‘européens et le OG de lOtan. Tout le pays, la presse et Topinion publique étaient divisés en deux camps trés marqués et totalement opposés sur l'interprétation & donner & ce scandale : est-ce que l'affaire Dutroux et plus particuliérement le royaume de Belgique étaient le theatre d'opérations de réseaux organisés et struc- turés, de préférence internationaux, sadonnant a la pédophilie, a lenlévement et au trafic d’enfants ? Ou bien Dutroux n'eetil quian prédatour isolé, un polyeri- rminel psychopathe ? Ft donc, les réseaux pédophiles se livrant & des abus ritualisés ne seraient que des légendes urbaines ? Cest cette seconde thase que la justice belge choisira en fin de compte mais nous nen sommes pas encore la. Les témoins X parlent... Dans I'énergie et la ferveur suscitées par V'arrestation de Dutroux et de ses présumés complices, un certain nombre de témoins souhaitant a toute force conserver Vanonymat, des femmes adultes & une exception prés, se présentérent en ordre dispersé entre 1996 et 1997 devant la gendarmerie. Ces témoins seront baptisés X1, X 2, X3 et ainsi de suite (en fait de X1 a X7 en passant par des ironiques « X69 » et « VM1 »), suivant leur ordre darrivée dans les bureaux des enquéteurs. Le contenu septembre-octobre 2007 — ENQUETE des témoignages de ces femmes allatent sidérer les enquéteurs, les magistrats instructeurs et par la suite la presse car des fuites furent mystérieuse- ‘ment organisées. Les témoignages sont totalement Gdifiants et incroyables :ces « témoins X » évoquent Vexistence de groupes pédophiles bien organisés, composés de gens riches et influents et se livrant a des actes de sadisme d'une cruauté inimaginable, dans certains cas a des meurtres rituels en plus des ‘«classiques » partouzes pimentées de drogues. Ces abus semblent étre des pratiques héréditaires, fai- sant partie d'une manire de vivre, d'une idéologie bizarre et peu compréhensible pour le commun des ‘mortels. Leurs activités, dans certains témoignages, ressemblaient plus aux exactions de sociétés secré- tes de type satanique qu’a de « simples » et classi- ques délinquants pédophiles. Les témoignages de X1 ou de X3 sont trés éloquents & cet égard, X1 im- pliquera, entre autres choses, Dutroux et I'un de ses complices ainsi que sa compagne dans une célébre affaire de meurtre rituel qui mavait jamais été so- Derriére les abus ritvels, se cache une lourde manipulation des peurs individuelles et collec- tives, une idéologie qui entre curieusement en résonance avec les cercles religieux fondamen- talistes de la nouvelle droite américaine. lutionnée, le « meurtre de la champignonniére » au cours duquel le cadavre d'une adolescente, Christine \V, sans doute brilée vive, fut découvert, cloue sur une planche dans les locaux désaffectés d'une an- cienne champignonniére d'une commune dest de Bruxelles. Au départ, les enquéteurs étaient partis sur une hypothése d’un meurtre rituel perpétré par tun groupe de marginaux, de squatters et de punks gothiques & tendance satanique. Mais cette piste rfaboutit finalement pas. Pour X1, Christine avait &té victime de tortures sexuelles et d'un assassinat ritualisé perpétré par plusieurs personnes dont des accusés du procés Dutroux. Des récits impliquant le gratin belge Le témoignage de X3 est encore plus intriguant et incroyable. Cette femme d'un certain age raconte avoir été témoin de faits absolument abominables ; des meurtres d'enfants et de bébés, des partouzes invraisemblables dans lesquels se seraient retrou- vés ce que la Belgique compte de plus important : membres de la famille royale et de la Cour, indus- triels, magistrats, avocats, hauts gradés des forces de ordre. Ceux-cise livraient aux pires perversités : ‘pédophilie, sadomasochisme, cannibalisme, zoophi Tie, eoprophagie etc. Des chasses aux enfants qui se soldent toujours par la mort des petits étaient our- dies dans les pares d'opulentes propristés oi sont organisées ces parties fines. Ces faits ne concernent en rien le dossier Dutroux puisqu'ils remontent au début des années 60, une période pendant laquelle Dutroux n’était qu'un enfant. Comme de nombreux collégues, jai eu entre Jes mains pendant quelques jours les procés verbaux diaudition de certains témoins X grace 2 certaines sources bien placées. Ces PV frappés du secret de I'instruction mais sans doute trop ‘ginants pour des enquéteurs qui ne savaient pas quoi en faire circulaient discrétement entre les ‘mains de plusieurs journalistes spécialisés dans le judiciaire au cours de ces années 96-97. X 3, agée d'une cinquantaine d’années a I'époque de ces dénonciations est bien vue et introduite dans le milieu de I'aide a l'enfance. Elle se décide a ‘témoigner suite a la manidre dont le témoignage de X1 fut traité, Cest-A-dire sans accorder & ce dossier tune once de crédibilité. X1 deviendra méme la risée du pays et sera mise en piéces par la plupart des médias. X3 écrit au ministre de la Justice « son étonnement de la facilité avec laquelle on a conclu, aprés la clature des dossiers X1. qu'il n'y avait pas d'abus denfants organisés en Belgique... Comment voulez-vous, dans les circonstances actuelles, que autres victimes parlent encore? » (op cit : Les Dossiers X, ce que la Belgique ne devait pas savoir sur Taffaire Dutroux, Annemie Bulté, Douglas De Coninck, Marie-Jeanne Van Heeswyck, éditions EPO, 1995). X 3 raconte dans le détail comment ses parents abusaient delle, 'emmenaient des « soirges » dans des villas cossues... Elle a vu un gargon de huit ans se faire torturer de facon effroyable, V'apothéose de la soirée consistant & lui couper les parties génitales pour ensuite les poser sur son ventre. ‘Méme lenterrement de l'enfant a été & une sorte de cérémonie... Elle parle d'un chateau entouré d’un parc oit des enfants attendaient leur tour, enfermés dans des cachots. Dans la tourelle du chateau, il y avait une sorte d’exposition de cadavres d’enfants a divers stades de décomposition, Le groupe de personnes était toujours le méme, environ une cinquantaine dont peu de gens quielle reconnaissait. Ici les soirées ne se terminaient jamais sans mort. Des notables chassaient avec des dobermans des enfants nus lachés dans le parc. .. « Jai aussi dd ‘manger de la chair humaine, des doigts d’enfants servis dans la gelée » Temoignages incroyables La partie la plus « incroyable » des procts-verbaux concerne les détails relatifs aux comportements sadiques et vraiment bizarres de membres de la fa- mille rayale belge qui auraient participé &certaines de ces soirées, Le témoin insiste particuliérement ‘sur le cfté sado-masochiste d'une de ces hautes personnalités qui prenait un vif plaisir torturer et violer une enfant pour ensuite vomir et entrer dans tune transe punitive faite de culpabilité et dauto- flagellation. Les dénonciations d'une possible im- plication de membres de la famille royale sont telle- ment embarrassantes, certains des gendarmes sont tellement mals & V'aise qu'il existera deux versions des auditions de X3, lune avee les dénonciations contre ces VIP royaux et autre sans. Quoi qu'il en soit, des fuites seront organisées et toute la presse Judiciaire est mise au courant de ces fats qui se ré- pandent comme une mauvaise rumeur, contar nant les dossiers de tous les autres témoins X ainsi que le dossier Dutroux. Cette implication du palais. fut rétrospectivement la meilleure méthode pour semer le trouble et le discrédit sur Yensemble des dossiers X. Personne ne pouvait et ne voulait croire Le témoin X3 écrit au ministre de la Justice « son étonnement de la facilité avec laquelle ona conclu, aprés la clature des dossiers X1, qu'il n'y avait pas d’abus d’enfants organisés en Belgique... Comment voulez-vous, dans les circonstances actuelles, que d'autres victimes parlent encore 2 » ences témoins qui impliquaient la Cour. Or, seule X3 qui, de plus parle de faits bien antérieurs & Dutroux dénonce la famille royale. Par la suite, c'est non seulement les dossiers X rela- tifs aux réseaux mais également le dossier Dutroux qui sera fragilisé. Et la Belgique, coupée en deux, entre croyants et sceptiques. Cest d'ailleurs l'un des problémes majeurs de ces affaires d'abus rituels et de réseaux structurés ; celui de la crédibilité des témoins et de la fiabilité de leur mémoire. Nous en reparlerons. Une instrumentalisation du satanisme ‘Tous ces abus sont ritualisés mais peut-on parler de satanisme pur et dur ? Selon les auteurs des dossiers X,non : « X1, X2 et X3 ont décrit des fits horribles ‘mais nont jamais parlé de satanisme sauf en termes dde mises en scéne destinées & terroriser les enfants et a les décrédibiliser si daventure, tls osaient ra- conter ce qui leur était arrivé ». Ce distinguo entre mise en scéne et authentique rituel démontre que nombre de présumés groupes d'abuseurs ne sont pas « satanistes » mais se servent de ces mises en scene pour diverses raisons, la plus importante étant que plus le traumatisme infligé & Yenfant est profond, plus celui-ci est soumis. Nous verrons que cette ins- trumentalisation du satanisme et de son décorum NEXUS nes2 septembre-octobre 2007 joue un réle non nésligeable dans le sujet du Mind Control et dans les dossiers américains. Mais nous nly sommes pas encore. Restons en Europe. Voici un autre exemple édifiant sans doute d'un authentique cercle d'abuseurs rituels i tendance satanique. Lenquéte fantéme de France 3 Fin 1999 ou en mars 2003, Elise Luce présente dune heure tardive dans le cadre dune émission dela ré- daction nationale de France 3 un reportage inttulé «Vials dienfants:la fin du silence ?», Cette enquéte Journalistique qui a duré prés d'un an et demi dé- rhonce les agissements d'un réseau pédophile dabus rituels & tendance satanique qui opére en France. Pourquot un tel flou sur la date de diffusion ? Parce aque France’ que j'ai contacté ade multiples reprises par mails et par tléphone ne rouve aucune trace dans ses archives de ce documentaire qui existe pourtant et dont je posséde une copie. lest comme si cette enquéte riavait jamais existé ni méme été diffusée. Pas moyen non plus dentrer en contact avec Elise Lucet sur ce sujet. Selon certaines ru- rmeurs, une magistrate qui est intervenue dans len- quéte aurat été limogée et placée dans un placard dase lendemain dela diffusion deI'émission, Quels sont les fats dénoncés par cette enquéte ap- profondie Il sagit du drame vécu par trois enfants, Pierre agé de 5 ans et Marie, sa ser dgée de # ans, de nationalité francaise ainsi qu'une petite fille originaire de Suisse, Sylvie, qui ne connat absolu- ment pas Pierre ou Marie mais qui a été abusée par le méme réseau comme le démontrera Venquéte de police Les premiers faits concernant Pierre et Marie Femontent en 1994 Les enfants, lors de leurs audi tions puis devant la journaliste qui les entendra racontent que les abus se déroulaient lorsque leur pire exersait son droit de visite et emmenait ses enfants dans des oérémonies trés étranges. Marie Evoque avec ses mots denfant avoir été emmenée dans les caver dlun grand hétel parisien at raconte leshorreurs quelle a vécuen ces termes: Ils mettaient parfois des aiguiles autour de nos yeux et ils nous attachaient sur une ta- ble et is nous frappaient et nous violaient.. Le grand chef il portait une robe blanche avec des bords dorés avec un triangle et il disat quil était un grand mage et qu'il suppelait Bouc~ rnoubour.. Il faisaient des prt res puis ils violaient les enfants. ils nous endormaient aussi avec des esptces de bouilles ils nous attachaient et nous frappaient et avec les aiguilles, ils voulaient nous gait gas faire croire quils voulaient nous J crever les yeux ». Pierre raconte ? ENQUETE exactement la méme histoire. Selon ces deux téinoi- gnages, des enfants de nationalilé Stranggres sont mis 4 mort, les fails se dérouleraient dans une sorte decave.« Ils tuaient lesenfants »affirme Pierre dans tun PV a un gendarme qui l'interroge. « C’était des petits enfants qui étaient un peu arabes et des cho- ses comme cela et puis, il leur coupe la téte ».« Cest la vérité ou cela aurait pu étre un film » demande Tenquéteur. « Non, cit pour de vrai. Apr’, on s6vanouissait et puis, is disaient quils allaient nous couper la téte aussi et ils nous mettratent sur la table aussi, dans le sang, on avait trés peur et on croyait quion était mort ». Les petites victimes racontent que les tates des victimes étaient placées au bout de piques qui ornaient la salle principale des rituels. Le pre des enfants sera placé sur écoute, des écou- tes dans lesquelles, ademi mat, le pére admet auprés d'une amie se livrer & des transgressions sexuelles inimaginables. Ces mémes écoutes permettent de mettreen évidence les membres du réseau : huit per sonnes seront ainsi interrogées. Un couple de king, un pilote de ligne, un conseiller en communication, un enscignant, une décoratrice de cinéma spéctall- sée dans es effets spéciaux. En Sulsse, Fenquéte met en lumigre existence d'une autre victime, la petite sylvle qui raconte les mémes horreurs alors quielle ne connait pas Marie et Pierre. Un pédopsychiatre suit les enfants et conclut a la crédibilité de leurs té- moignages en ces termes « Face a des éléments aus- si précis et surprenants, jai tendance a eroire que rien nest invent. Les souvenirs sont en mille mor- ceaux et cest avec beaucoup de difficultés ct d’émo tions que ces souvenirs reviennent. Les magistrat cont beaucoup de mal avec ces enfants parce quills cherchent un scénario, une histoire compléte mais ce n'est pas possible car la mémoire est en miettes », La mémoire saccagée Celte destruction de la mémoire est méme tonda- mentale, Elle est provaquée par les traumatismes profonds dont les victimes sont l'objet et comme nots le verrons dans le cadre duu Mind Control, c'est justement cette instrumentalisation du traumatis- ‘me qui est employée pour déstructurer et saccager la mémoire, la conscience ct la personnalité d'une victime. Elle sera atteinte de ce que les psychiatres américains nomment « lesyndrome de personnalité multiple » (MPD) ou « DID » (désordre d'identité dis- socige) dans leur manuel statistique et diagnostique de psychiatrie. Ce syndrome désigne chez une per~ sonne qui en est affligée sa capacité dentrer dans ne sorte de transe au cours de laquelle elle est to- talement dissociée de son état de conscience normal pour entrer dans un état de conscience altéré et atre comme possédé par une autre personnalité. Ce syn- drome de personnalité multiple savére par aillcurs tre le Graal, laclé de voite des recherches des psy chiatres de la CIA ayant travaillé dans le cadre de Yopération MK Ultra. Nous y reviendrons, Mais revenons & laffaire de Marie et Pierre. En oc- tobre 1996, laffaire est prise en main par la brigade de protection des mineurs de Paris, EL les autorités, apres avoir entendu les enfants avec brutalité en les confrontant 3 leur pare finissent par conclure « quil n'y a rien a trouver » sur cette affaire. La juge instruction rejette les demandes de compléments dengquéte en 1999 parce qu'il apparait « inimagina ble que dans le cadre de ces groupements, il puisse y avoir ainsi que le déclare Maric des tétes enfants qui brilent au bout de pics, des mains d'enfants coupées et des bocaux sur une table contenant des mains denfants ». Les témoignages des victimes sont complétement diserédités, la justice finit par conclure quill cagit de fausses allégations surveriues dans le cadre d'un divorce, En mai 1999, le droit de visite du pére des enfants est rétabliet la mére est contrainte de se mettre hors la loi et de quitter le Des crime sexuels liés 4 l’occulte sont commis en France aujourd'hui. Le probléme, c'est que personne, méme 4 la criminelle, n’est vraiment au courant de ces pratique: Lerrituire frangais pour mettre les enfants labri. Enfin, selon un spécialiste qui a disséqué les témoi- gnages des enfants, il ne sagit pas d'un groupe sa tanique « classique » mais bien « d'un réseau sou coupiste de magie sexuelle », une secte élitiste qui septempre-octonre 2007 vénérent des entités venues d'une autre planéte. La Justice n'a apparemment, &'époque de instruction puis de Venregistrement de ce reportage, donné aucune suite judiciaire & ce dossier. Un phénomeéne discret ou inexistant en Europe ? En Europe, les réseaux pédophiles se livrant & des abus rituels de méme que les groupes sataniques ne se font pas remarquer, ils ne défraient pas la chroni- que mais ce n'est pas pour autant que le phénoméne est rarissime ou nfexiste pas. On peut en percevoir Vexistence de fagon épisodique, au détour de cer taines enguétes ct certains proces comme l'affaire Roche Allégre quia semé malaise et confusion dans le sud de la France, Mais comme un sentiment d'in- crédullté sempare en général des enquéteurs et de la presse, il est rare que l'on pousse plus loin les in- vestigations, Dautant plus que certains dérapages comme Vaflaire d’Outreau ot des innocents ont vu leur vie dévastée suite & des accusations mensongé- resd’enfants victimes dabus perpétrés par leurs pa- rents ont refroidi les ardeurs et donné plus de poids aux arguments des sceptiques. Il existe aucune statistique, aucune étude en Eu- rope pour que l'on puisse se faire la moindre idée de lampleur du phénoméne. En Italie, il y a bien eu un essai de quantification fort imprécis : ainsi, en 1998, le ministre de lintérieur Mancino a déclaré publiquement que, au cours des deux derniéres an- niées, deux mille mineurs avaient été entendus dans le cadre d'affaires de ce genre, chiffre plutot élevé ‘qulaucune institution n'a pu expliquer, Les sidges lo- caux de la polive qui ont fourni ces statistiques sont seuls & connaitre parfois le contenu des accusations portées par ces mineurs. ‘Toujours en 1998, le ministre italien de Vin- térieur a publié une circulaire officielle «Sectes religicuses ct nouveaux mouvements de magie en Italie» ; il sagit la de unique document fourni par IEtat italien concernant les nouveaux NEXUS nns2 C’est ce besoin de rationalité, cet- te forme déni face a |'impensa- ble qui fait que le phénoméne des abus rituels n’est finalement pas «repéré » et pris en compte dans les statistiques et les recherches en criminologie. ou anciens mouvements religieux, de magie, faus- ses églises, églises de complatsance, psycho-sectes dont ['illégalité est constituée par la déstructura- tion physico-mentale de leurs victimes et les dégits causés & leurs adeptes. (source : hitp:/ariess.stlat/ barcelona/entants/gagliardif.htm). Dominique Cellura, un journaliste frangais qui avait ily adéja uncertain nombre d’années, un livre sur les abus perpétrés par les sectes sataniques (Lescultesde lenfer,éditions Spengler, 1993) s était en- tretenn avec un enquéteur de la brigade de protec tion des mineurs a Paris, Cellura affirme au sujet de cet informateur :« Sclon eux, des crime sexuels liés a Tocculte sont commis en France aujourd’hut, Le probléme, cest que personne, méme ala criminelle, niest vraiment au courant de ces pratiques... Alors, elles n‘apparaissent pas systématiquement dans les procédures. On se fonde sur les fails sans atLarder sur le fond, Par habitude aussi, on cherche une ex- plication rationnelle 4 un crime dont le mobile ne Test pas, et lenquéte soriente vers diautres direc- tions » Cest ce besoin de rationalité, cette forme de déni face A Vimpensable qui fait que le phénoméne des abus rituels n'est finalement pas « repéré » ct pris cn compte dans les statistiques et recherches en criminologie. Une obsession personnelle Aprés avoir pris connaissance des témoignages des dossiers X mais aussi de certaines autres affaires, jétais partayé entre le rejet complet, Mincrédulité el le besoin d'en savoir plus, de donner un sens a ce qui mlapparaissait comme une aberration. En 1997, en pleine affaire Dutroux, comme je n'étais pas ‘supposé avoir pur consulter ces. proces-ver- aux, était smpossble de les exploiter d'une fagon Journalistique. De plus, les priorités des rédactions étaient autres. Jai done rangé dans un coin de ma ‘mémoire ces éiranges affaires d'abus rituels & ten: dance pédophile jusqu‘au moment oi je suls tombé sur les dossiers américains alors que fffectuais des ENQUETE A ite Weer on cin disor par David Icke tout comme duis temoins d'abus rtuels aestent que certains fms contiennent des messages codés ou servent d'instruments de conditionnement pour les victimes du réveau. Arizona Wilder s'est exprimée {ay sujet du dernier film do Stanley Kubrick, Eyes Wide Shut, que I'on poureit traduire por « les yeux largement clos », un titre luisnéme tombigu, & double sens qui signilie une double contiinle: voir et se fermer les yeux en méme temps, re témoin ef se tire A regorder de plus prés, il semble bien que le film de Kubrick soit tune mise en scéne & peine voilée de thématiques, de mots clés ot de situations typiques au programme Monarch. Les références sont tellement rnombrouses, certoines scénes sont si explictes que l'on pout so dire que ce n'est pas un hasard. Maintenont, quant eux mobiles de Kubrick de faire ce filmiS prévisément, on ne peut que se liver & diverses suppasiions. Quant 6 savoir si Kubrick saveit ce qu’ était Monarch, les vieimes dabus rtvels qui cont wu le film sont formelles : Kubrick était d'une maniére ov d'une autre un init. Pour ceux qui n’ont pos vu le film voici en bref le scénario. Il s’agit des mésaventurs d'un riche médecin new. yyorkois dont la clientéle est constitube par le gratin des personnalités de lo ville. Ce médecin, le Dr Bill jove por Tom Cruise el son épouse joube por Nicole Kidman forment un couple en crise, une crise larvée pleine de rnonelis, de tensions sexuelles et de prises de pouvoir. Tous deux vont se relrouver confrontés & des événements ui mettront leur union en péril. Bill ot sa femme se rendeont d'abord dans lune soirée és mondaine ait le médecin se fait draguer par deux mannequins, deux modéles apparemment sous emprise de stupéfiants. Le maitre de maison V'interrompt dans cote séance de « triolisme » pour lui demander tn petit service : une autre prostiuée, modelo de haut luxe a fait une overdose dons une des chambres de Ia vaste damoure. Le Dr Bill doit rester bien tenlendy discret. Por la suite, on suivnes les disputes el ropporis de force du couple ainsi que la longue errance dle Tom Cruise dans un New York inquiétontallant de prostitues en bars pour terminer dans une soirée « tres porticuliére » dans un énorme et rmystéricux chateau installé dans une riche banlieue de la ville. I s'y inv grdce 6 un mot de passe extorqué & Fun de ses amis, il s'immisce dans la fameuse soirée qui s‘avére éire une portouze doublée d'un étrange ritvel ‘apporemment sotanigue od lout ke monde est masque, EI appore encore, les gens présents sont de ts hautes personals. « Si fi scvais qui était présent, tu en perdeais le sommeil», dira au Dr Bll, 'un des pprotagonistes du film pour lavertir de ne parler & personne de cette étrange nuit ‘Au moins deux sites Internet américains sérioux qui se consacrent aux théories conepirationnistes ont relové Vimportance du film Eyes Wide Shut do Kubrick ot le mystire qu'il constive Steamshovel Press ef the Kenformisl Dans Steumshovel Press, dans un article signé par Uri Dowbenko, les propos Arizona Wilder sont rapportées Dabord, auteur ne peut manquer de remarquer que le film n’a pas été vroiment achevé et que Kubrick est décédé en plein montage, un foit qui ne peut qu‘aviver la paranoia. On pout ainsi se demander si le film est complet, «i foutes les séquences ont 616 tournées, rmontrées et montées par les hértiors de Kubrick, en l'occurrence, surtout son épouse qui avi le main have sur lo réalistion ef le montage final de Voeuwe. Quant é Arizona Wilder, elle insite sur le fit que le film est une allusion dicecte et sans fauxfuyanis & Monarch ef aux réseaux sataniques. Rien que le titee Eyes Wide Shut est unc phrase NEXUS n°s2 sentembre-octobre 2007 Eyes Wide Shut, film testament et couvre codée ? cade dans le programme Monarch i signifie la chose suivante « tout ce dont vous aver été temoin ici ne peut aire ravélé 6 quiconque ». « les programmeurs du contrdle mental de ‘Monarch utisent cette expression, est vraiment une phrase culte » souligne Arizona Wilder. Le film s'ovére également étre une réminiscenco directo de I'une de ses expérionces : «Dons l'un de mes journaux dotant de 1990, je parle d'un rtvel od ils portent des mosques dorés et des loyes 4 capuchon. Cela a un rapport avec le Diew Soleil ts uilisent cas masques dns des cécémonies ritulles en relation avec I'Egyple. Les mosques signifient ‘< nous ne sommes pas des individus et nous n’avons qu'un but en to. Et ils r’étent jamais leur masque ». lly @ plein d‘autres allusions comme le nom de l'ami pianiste ~ « Nightingale » du héros qui est poutsire victime dun mourire pour avoir révélor & Tom Cruise adresse ob se possail le siiyel. Lami pioniste de Tom Cruise sfoppelle done Nightingale, ce qui est Lune référence directe & Monarch tout comme le nom du magasin de costumes « Over the Rainbow » oi) Tom Cruise ‘ya emprunter le masque et a cape pour se rendre au rtvel. « Ce film est €n fait une déclaration, précisetelle, Lune déclaration selon laquelle, Nous, les illuminati, sommes la. Que pouvez vous donc Faire conire cola @ ». Le film répond de fogon assez pessimisle puisque les demnigres paroles du couple Kidmon-Crvise sont « Estee que tout cela est un réve @ Peutéhe devrions nous avoir de la gratinde d'avoir simplement survécu. Nous sommes éveillés maintenant ». Bref, une sorte de deni aprés avoir expérimenté quelque chose d’aursi étrange. Enfin, selon Per Sewen, rédacteur & iluminati News qui ‘a wu Eyes Wide Shut on compognie dune vicime d’abus ritvels de type Monarch, le film s‘avére assez lide & certains aspects de Mollie. « Aucun de nous n'avail la moindre idée du sujet du film. Ce fut un chor pour news leu, spacialement parce que ce genre dle film peut servir de déclie pour des Vietimes de SRA (satanic and ritual abuses}. Et ce le fut. La jeune femme qui maccompagnait était rés mal & Vise & la fin du fm ». recherches sur'histoire des programmes de contrd- le du comportement perpétrés par la CIA. De fil en aiguille, ai ddcouvert ou redécouvert dans le pay- sage médiatique américain, le phénoméne du Mind Control (contr6le de esprit et du comportement) lié aux syndrome de personnalité multiple et surtout, un des aboutissements connexes de ces experiences abusives de Mind Contral, les témoignages des vie~ times dabus rituels et sadiques (ou sataniques), des témoignages ressemblant presque trait pour trait & ce que racontaient les témoins « X » belges. A partir de ce moment la, & partir de Iinstant oli je me suis plongé dans es inextricables intrigues relatives aux programmes de la CIA sur le contréle du compor- tement par les drogues, la torture, les abus sexuels et le traumatisme en général, Je ne pouvats plus faire marche arriére, !'avais mis le doigt sur le point sensible la zone obsessionnelle, celle qui montrait que le mal était plus étendu que ce que Ion osait se Vavouer : il existait certaines catégories d’individus de par le monde qui exercaient leur pouvoir en se livrant a des pratiques impensables, incroyables, inacceptables et qui avaient toutes les chances dene pas étre prises au sérieux Liens ténus Certes, les liens entre les dossiers belges et les dos- siers américains étaient ténus, mais ily avait un dé- bbut d’explication, une démonstration selon laquelle, oui effectivement, des étres humains étaient capa- bles de telles monstruosités sur des enfants au pre- mmier chet mais également sur des adultes. De plus, ert ‘ce qui concerne les Etats-Unis, il ne sagissait pas de cas isolés, de quelques rares témoins dant l'histoire absurde nous plonge dans I'incrédulité mais bien plutét d'une multitude de témoins qui wont trouvé pour seule solution que Vanonymat relat de leurs thérapeutes. La situation européenne demeure, elle, plus floue et ambigué mais ce nest pas parce que les victimes nese signalent pas quélles rrexistent pas. ne sagissait plus d'une polgnée de témoignages iso ésmaisd'une véritable pandémie. Les victimes amé- ricaines regroupées en d'innombrables associations racontaient & peu prés les mémes horreurs que les moins européens avec une dimension supplémen- taire:I'interventiondans certainscasde psychiatres et de scientifiques qui participaient aux tortures et semblaient suivre un programme précis d'expé- riences ot « mesurer » lintensité des traumatismes. Les abus et le contexte sectaire, religieux et rituel étaient instrumentalisés pour mieux impressionncr Jes victimes ct manipuler les comportements. Les témoins, pour la plupart, des femmes adultes racon- tent toutes avoir vécu une enfance martyre dans laquelle leur proche, souvent la figure paternelle, vendait, prétait, louait leur fille & des structures NEXUS nes2 septembre-octobre 2007 organisées, des groupements tant8t & connotation rituelle ou religieuse, tant6t & connotation militaire parfois les deux. Les abus se déroulaient méme dans certains cas sur des bases militaires. Ala ditférence des cas européens dabus rituels, les dossiers des victimes américaines étaient done « épicés » d'une forte dase de manipulations psychi- ques émanant, selon les victimes, leurs thérapeutes et certains journalistes, de groupes occultes liés & ce que Yon nomme le cartel militaro industriel, ou ‘encore le « Shadow Government », le gouvernement de Vombre. Pour bien comprendre le comment et le pourquot de cette implication, il faut se plonger un instant dans "histoire des programmes de Mind Control et leurs véritables buts. Une bréve histoire du Mind Control : de MK Ultra 4 Often et Monarch En pleine seconde guerre mondiale, a CIA et les mi- litaires américains nauront en fin de compte quiume seule obsession : comprendre comment le cerveau dium homme fonctionne et surtout, comment en in- fluencer le fonctionnement. Les buts sont simples : mettre au point un sérum de vérité pour faire avouer des agents ennemis ainsi qu'un protocole pour créer ce que Ion peut considérer comme un super agent et pourquoi pas, un super soldat. Aux yeux des services secrets de'époque, qu’ était un super agent ? Lagent fdéal était et est sans doute encore un étre humain capable de remplir une mission sans tre détecté, Pour ne pas étre détecté, le mieux est que Vagent gure qu'il enest un, bref qu'l remplisse sa mission, quelle quielle soit~ du transport de messages secrets Al'assassinat ~ sansen avoir conscience. Fst-ce de la science-fiction ? Pas du tout. A partir de 1943, des premiéres recherches sont tentées avec un mélange d'hypnose ct de drogues avec un certain succes. En gros, on délivre un message, on confie une tache & un homme placé sous hypnose & Washington. On Yenvole par exemple au Japon ou aux Philippines et un officier recoit le messager, lui divulgue un mot code qui déverrouille sa mémoire. homme se place message. Par la suite, un autre mot code le replace en état de conscience normal et le messager ne se souvient de rien, n'a absalument aucune conscience dlavoir été employé comme courrier. Mieux encore : des expériences sont faites pour intercepter le mes sager : lest drogué, torturé, hypnotisé, désorienté Rien n'y fait, le messager reste « étanche », & moins de connaitre la procédure et les mots clés pour le réveiller. Les expériences portant sur ce type de program- mes vont sintensifier et se sophistiquer alors que la guerre froide intensifie la concurrence et la pa- ranoia entre les ELals-Unis et le bloc de PEst. LaClA, ENQUETE créée en 1947 lance toute une sé rie de programmes de recherches dirigés par des scientifiques, des psychiatres avec le concours d’uni versités. Ces programmes seront successivement baptisés Articho- ke, Bluebird, MK Ultra puis MK Search, Often etc. Lagence tente de mettre au point des assassins sous contrdle, ce que l'on appelle des « Manchurian Candidates » Mais surtout, au fil de ces recher- ches qui ne sont pas couronnéesde suceés parce que le résultat est trap imprévisible, Vagence se rend compte que la meilleure facon de faire entrer une personne cn transe est de la soumettre & des traum: ‘mes majeurs. Aprés l'usage de drogues puissantes et diverses (surtout le LSD, la mescaline mais aussi un mélange d'amphéta- mines et de barbituri- ques) et d’hypnoses, les psychiatres soumettent leurs cohayesa des élec- trochoes, de I'isolation sensoriclle ct _méme des abus sexuels, Les cobayes sont soumis & de véritables séances de tortures. C'est dans ce Des actes de tortures et d’abus rituels profonds et répétés dés la plus petite enfance générent au premier chef un véritable lavage de cerveau, un « blank state », une sorte eS table rase de la conscience. Pour faire face aux traumatismes, la victime va complétement modifier le fonctionnement de sa mémoire. contexte que l'on découvre quil existe toute une série de victimes qui ont ét8 abusées et torturées par des gens ou des organisations travaillant sans doute dans le cadre de MK Ultra alors quils étaient enfants, Et cest dans les années 90 surtout que ces témoignages font surface, La ie grande majorite de ces victimes sont des femmes. Nombreuses sont cel- les qui ont donné un nom a cette opération et a ces, abus qui tiennent autant des expériences de Mind Control que des abus rituels: 'opération Monarch qui semble désigner aussi bien les expériences, les NEXUS nes2 a septembre-octobre 2007 abus que organisation qui est plus une nébuleuse quautre chose. Mais attention, aucun document déclassifié de la CIA ne mentionne lexistence de cette opération Monarch alors que les termes de MK Ultra, Bluebird, MK Search, Artichoke sont des nomenclatures que l'on retrouve fréquemment au détour des mémos de l'agence. Une association américaine spécialisée dans l'aide ou plutot lentraide entre victimes d’abus rituels et cde Mind Control ~ From the Inside Out ~ fournit des chiffres purement indicatifs sur cette proportion majoritaire de femmes dans le cadre de Monarc : parce quielles possédent ume plus grande tolérance A ladouleur et une plus grande aisance a se dissocier que les hommes, plus de 75 % des victimes sont des femmes. Les sujets sont employés principalement dans le cadre d'opérations clandestines, la prostitu- tion et la pornographie, implication dans l'indus- trie du divertissement est notable... Une majorité des victimes/rescapées proviennent de farnilles ot les abus salaniques sont héréditaires (lignées sanguines salaniques) et « sont programmées ostensiblement pour poursuivre leur destinge en tant qu’élu ou que énération élue » From the Inside Out :http//home mechsi.com/-ftio/ra-stats htm). Cette notion de « gé- nération choisie » et d’élus semble de premiére im portance dans 'idéologie qui accompagne le fonc tionnement de ces groupes ct réseaux occultes, C'est du moins les valeurs qui sont inculquées & ces victi- ‘mes, valeurs selon lesquelles elles font partie des élus qui prendront le pouvoir au moment de Varrivée de Tantéchrist. Cette thématique, aussi bizarre et lou- foque nous paraft-elle, est malgré lout un leitmotiv qui revient dans le Umoignage de nombreuses victimes, Point commun : la dissociation Les thérapeutes et psychiatres qui sont venus cn aide aux victimes diabus ritucls aux Etats Unis cont donc constaté que ces victimes présentent une ‘méme caractéristique, la tendance a se dissocler, & présenter ce que Ion appelle le syndrome de per- sonnalité multiple Et cest bien l8 le but recherché autant par les programmeurs en Mind Control que les abuseurs, membres de réseaux d'abus rituels obtenir parle biais du traumatisine que la personne abusée soit victime du syndrome de personnalité ‘multiple, Selon la bible de la psychiatrie américaine le DSM-IV ou « manuel statistique et diagnostique » ce syndrome d’identité dissociée se caractérise par les traits suivants la présence de deux ou plus d’états de personnalité distincte. Au moins deux de ces identités ou états identitaires prennent le con- tréle du comportement de la personne :I'incapacité pour la personne de se souvenir d’informations per- sonnelles importantes, une incapacité qui est trop jportante pour étre expliquée par un simple oubli ce désordre nest pas causé par des effets physiolog ques directs ou pare substance ou um état de san- té général (voir DSM IV, p 487). En d'autres termes, cet état de la conscience totalement étrange et qui est méconnu en Europe ne peut étre provoqué que par un traumatisme profond, Des actes de tortures et dabus rituels profonds et répétés des la plus pe- tite enfance générent au premier chef un véritable lavage de cerveau, un « blank state », une sorte de table rase de la conscience. De multiples sous-personnalités La vietime, pour faire face aux traumatismes, va complétement modifier le fonctionnement de sa mémoire. 1a personnalité principale va éclater et se fragmenter en de multiples sous personnalités qui prendront le relais pour gérer la doulcur et les souvenirs. Lors de cette phase, si des opérations de conditionnements des comportements sont mis en place, les personnalités qui émergeront seront alors totalement compartimentées, étanches | lunes par rapport aux autres. Chaque personnalit recevra une mission, un type de LAche effectuer. Au sein d'un méme sujet adulte peuvent cohabiter Ja personnalité d'une mére de famille, d'une prosti: tuée, d'une enfant de 10 ans, d'un assassin psycho- pathe, d'an courrier qui passe de la drogue ou des messages ete... Toutes les combinaisons et les per- sonnalités sont possibles et peuvent étre créés. Le plus étonnant cst qu'une analyse graphologique de écriture d'un méme sujet lorsqu'll rédige unc let tre sous lemprise de tel ou tel état dissocié révale de véritables personnalités distinctes. Le phénoméne peut étre si impressionnant que l'on parle méme de possession dans certains cas, Et de nombreux cas sont rapporlés par les thérapeules selon lesquels des dizaines, voir des centaines de sous personna- lité possédant leur propre mémaire, leur propre fa- son de raisonner, de ressentir le monde sont ainsi programmées, Un nombre élevé de sous personna~ Tités ou « alter » empéche, en théorie, ala vietime de comprendre ce qui lui arrive au cas oitcertaines choses lui reviendraicnt en mémoire. De plus, si une victime est interrogée ou si clle subit une thérapic, tune telle profusion égarera le thérapeute qui vou- dratt déprogrammer la victime. Enfin, un certain nombre de personnalités ont été programmées avec des injonctions pour commetire des actes d'auto- destructions, d'aulomutilation el de suicide si des thérapeutes Lentaient de soigner ces personnes. On 1 également pu constater dans certains cas que cer- taines personnalités avaient été programmées pour ter e thérapeute, Pour bien prendre conscience de Temprise de ce type de syndrome, la personnalité centrale de individu niest en aucun cas consciente septempre-octovre 2007 deson étatet ne se souvient pas des actes quelle a pu cammettre larsquielle était en état de transe disso- ciative. Pour ceux que le sujet intéresse, il existe un nombre considérable d’ouvrages en anglais rédigés pour la plupart par des spécialistes dela santé men- tale ou par des anciennes victimes. Le syndrome MPD pourrait faire Fobjet d'un dossier 3 lui seul tant ‘lest complexe, de grande ampleur et abondamment documents. ‘Aux Elals-Unis, les personnes victimes d'abus rituels sont pratiquement toujours alfligées d'un syndrome de personnalités multiples, ce qui tend 4 montrer {que les abuseuirs ont des connaissances basiques des techniques de programmation dis comportement. Mais surtout, il y a tout un pan de V'histoire de la CIA quia flirté avec les recherches dans occulte, les sectes, voire la démonologic. La CIA et I'occulte Ala fin des années 60, MK-Ultra et ses expériences portant sur le Mind Control ne se révélent pas aussi prometteuses que ce que l'on en attendait. Du moins ce que le Dr GolLlieb le psychiatre, chef de projet de MK Ultra ainsi quiAllen Dulles et ses successeurs, a savoir les autres directeurs de I'agence en espé- xaient. Il faut travailler sur un nouvel axe de recher- ches, différent du simple emploi de 'hypnose et des drogues pour fabriquer des sérums de vérité, des su- per soldats et des espions indétectables, cest-d-dire des espions qui s'ignorent. On lance une nouvelle copération :« Often » Avant toute chose, Gottlieb vou. lait que les gens de agence qui allaient travailler dans le cadre d'often pénétrent dans le monde de Ja magie noire et maitrisent les forces de l'obscur. Par conséquent, Magence entrera en contact avec les rilliers de sorciers et de sorcitres de la Wicca, la plus importante association de sorcellerie et de rituels ‘magiques. Elle comptabilisera qu'il existait sur le sol américain « quatre cents assemblées de sorcitres animées par cing mille sorciéres ou sorciers initiés. tun marché florissant et des usines qui produisaient un éventail de plus en plus varié @articles ct d’objets antichrétiens. Satan n’était pas sculement en vie, mais florissant dans le pays » ironise le journaliste Gordon Thomas (Les armes secrétes de la CIA, Nouveau Monde Editions, 2006). Des cobayes humains En réalilé, Gottlieb voulait également faire sortir les chercheurs et les expériences de I'agence des la- boratoires. Et donc travailler sur le terrain, Cesta raison pour laquelle a CTA va sintéresser également anx groupes sectaires de tout poi, infiltrant 4 tour de bras des milices et des sectes comme la « Symb- nionese Liberation Army » (dont la fille du magnat de la presse Randolph Hearst cst membre ct qui fut ENQUETE [ee du sotanisme proposée por di suivants : culle ontchrétien fondé sur le blasphéme qui serait une regio Moyen-ége par léglise catholique. Selon Wikipédio, lencyclopédie Internet, « cate théologie négative o tovjou judéo-chetien mois n’est devenve dualisle qu’é partir des Evangiles et du dieu unique de I’Ancien Testament Yohvé se montre parfois redoutable, et co ‘Moyen Orient, il dispose d'agents, Malok Yahveh, anges charges des bo: trouve un lype donge, un satan, de la racine obstacle ». Le terme « satan » est un tie et non pas un nor cour de Diev comme bene’elohim «fils de dieu »). Pour comprendre I'évolut fout se replonger dons la litérature apocryphe [NDR : texte non reconnu} les lives d'Enoch décrivent la révolte des anges q femmes. En out, ils apprennent & "humanité lam indépendant de lo volonté de Diev. Un lien est prométhéen [NDR : celui qui apr ‘voir transmis la connoissance cl ‘tallurgie, Wort des bijo porte le feu, enseigne les techniques de mérall harnelle et intellectuele contre la volonté de proche de Charles Manson), la secte de Jim Jones, la scientologie, diverses milices, des associations vocation ésotérique et de multiples groupes «hippies ». Certains de ces groupes religioux et sect tituent des socités secrétes a part entiére au fonc- tionnement cloisonné et opaque : I'idéal pour con- server secret ce qui doitlerester. Un vrai laboratoire de haute sécurité pour des expériences psychologi- ques pratiques, sur le terrain, Avec de « vraies per- sonnes » comme cobayes. Vidéal. Explorer la « magie dv chaos » agence sapergoit en outre quune grande pro- portion des satanistes, en tant qu’antichrétiens, sont des anciens pratiquants supposés trés dévots du christianisme, principalement du catholicisme parce que la religion chrétienne vaticane ne leur apportait rien, On commenca alors & voir au siége de la CIA en Virginie des agents en complet veston gris Sentretenir avec des mages barbus, des druides ressemblant a Gandalf le Gris, des diseurs de bonne venture, des magiciens vaudous et des satanistes invocateurs de démons. De méme, la CIA convoqua tousles médiums qui servaient les riches et les puis- sants, les astrologues des industries, des sénateurs et des membres de la Maison-Blanche. Lidée était explorer les forces noires et « la magie du chaos » tt de voir sil n'y avait pas moyen de tuer un ennemi par lemploi de forces occultes. « Gottlieb finanga rméme secrétement une chaire de sorcellerie &I'uni- versité de Caroline-du-Sud » rapporte Gordon Tho- mas. Cette période étonnante oi l'on faisait tourner les tables et oit fon apprenait les diverses pratiques rituelles dura au moins jusquien 1972. Est-ve de cette période que datent les relations entre les opérations de Mind Control et les abus rituels et Nexus 2°52 septembre-octobre 2007 Définition dv satanisme_ verses encyclopédies peut se résumer dans les termes hébraique sin signifiant « Vopposant », « celui qui met un sm personnel, ce type d’onge faisant partie de la jimaginaire inventée au 1 existé dans le mythe ‘Nouveau Testament. Le mmme ses équivalents du bbovognes. Porm’ mie se ion de Satan en ange rebell apocalyptique d’avantI'ére chrétienne. ui enfeignent la séparation entre le divin et I'humain en s‘accouplant aux 1x et des cosmétiques. Ici noit existence du mal, i entre le sexe, la maitrise de la technique par homme et le mal. Lange lurgle], Lucifer, est puni pour sa décobéissance, pour sataniques ? Cela semble logique, mais les faits ré- vvélent une autre réalité: les victimes dbus rituels qui ont été en méme temps embarquées dans des expériences de Mind Control évoquent des fits qui sont bien antérieurs & cette période, qui remontent parfois a l'immédiate aprés-guerre. Est-ce a dire ‘qulun groupe occulte au sein de diverses agences de renseignement dont la CIA était déja en contact avec des réseaux d'abuseurs rituels bien avant « Often » et que les abus étaient instrumentalisés comme des sortes de mises en scéne traumatisantes car cela fonctionnait ? Et que ce rest qu’a partir de 1969 que agence chercha comprendre plus scientifique- ‘ment le réle du surnaturel ? Cest une hypothése qui se tient. De plus, pour un certain nombre d'auteurs et surtout pour les victimes, ce nest pas la CIA ou Yarmée ou le gouvernement en tant que tel qui sont: derriére ces abus rituels et ces opérations clandesti nes, mais bien une forme de nébuleuse, un gouver- nement occulte constitué lui-méme de sous groupes plus ou moins cloisonnée. Des victimes publient leur biographie Certains de ces témoins sont devenus célébres aux USA grace & leur biographie ; des femmes comme Bryce Taylor, Kathleen Sullivan ou Cathy O’Brien g sont toutes victimes du syndrome de personnalit ‘multiple. Brice Taylor et Cathy O'Brien affirment avoir été des « modales présilentiels ,& savoir des sortes de prostituées de luxe ayant été abusées trés jeune par les personnes les plus haut placées dans a Maison-Blanche (tous les présidents sont dénon-