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MUSIQUE
FLORIAN KALOTAY

CULTURE

JEUDI 5 NOVEMBRE 2015 LE NOUVELLISTE

Alejandro Reyes: un jeune
talent prend son essor
Le chanteur romand, qui ouvrait pour
Johnny mardi soir à l’Arena de Genève,
publie son premier album. PAGE 19
jj - pc - bm

YANN LAMBIEL «Get up!», le nouveau spectacle de l’humoriste, débute ce soir à Sion

sous le chapiteau Das Zelt. Un show divisé en quatre scènes pour quatre thèmes.

Un artiste puissance quatre
LE SPECTACLE INTERACTIFF
«JE SUIS ACCRO À MON SMARTPHONE»

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«Je me suis rendu compte que j’étais accro à mon smartphone. Et
je voulais parler de ça dans le spectacle. Dès que la pile est sur
rouge, je suis complètement paniqué! Au resto, avec des amis,
je pose mon téléphone sur la table. Cela devient débile, ce n’est
plus rationnel. Notre génération est enfermée dans ce phénomène et nous ne savons plus comment nous en sortir.
On a l’impression que la vie va s’arrêter en même
temps que notre smartphone.
Je pense que dans l’humour internet, «120 secondes» a changé la
donne: on ne peut plus faire une
petite capsule sans se comparer à
eux. Et je trouve que l’internet, c’est
bien pour parler du monde actuel.
Et attention, tout le monde ne peut
pas tweeter: Marc Bonnant ne
peut pas le faire, car ce qu’il dit
est beaucoup trop riche.
Mais Wawrinka peut le
faire: «J’ai perdu.»

LA MUS
MUSIQUE
SIQUE
Q
«J’AI COMMENCÉ
C
PAR LA FANFARE»
«Mon prem
premier
mier concert, ça a été Johnny Hallyday. Non, en fait, c’est Patricia
Kaas au CE
ERM, mais mon vrai premier concert, c’était Johnny à la patiCERM,
noire de M
Malley. La musique d’ambiance était très forte, et tout à coup,
il y a eu ccomme une explosion: c’était le premier coup de
grosse caisse.
caissse. Ensuite, j’ai vu d’autres artistes en concert:
Phil Collin
ns, etc.
Collins,
Le côté roc
ck’n’roll m’a inspiré. Je me suis dit: «C’est
rock’n’roll
ça que je ve
eux faire!» Bon, j’ai commencé par la
veux
fanfare. J’aii aussi fait de la batterie, j’ai suivi
des cours avec
a Christophe Fellay, mais on a
surtout fai
it de la psychothérapie! Dans
fait
mon groupe,
grouppe, chaque fois qu’il y avait
un copain qui savait jouer de la batterie, je la lui refilais, parce que je
préférais aller
a
chanter devant.
Je me suis ccherché beaucoup.
C’est quandd j’ai vu Patrick Sébastien en spe
ectacle à Conthey que
spectacle
j’ai compris
compriis que je voulais faire
comme lui.»
luii.»

JOËL JENZER (TEXTES)
CHRISTIAN
ISTIAN HOFMANN (PHOTOS)

Sion est à l’honneur
eur pour le lancement de «Get up!»,
le nouveau spectaclee de Yann Lambiel. La grande tournée
romande, qui emmèneraa l’artiste dans sept villes, sous le chapiteau Das Zelt, débute ce soir en Valais. «C’est fou, je me sens très
serein à quelques heures dee monter sur scène», lance l’imitateur
devant le chapiteau, entre deux séances de répétition.
A Sion, des représentations sont
ont prévues jusqu’au 21 novembre, avant que
le chapiteau ne se déplace à Fribourg, Morges, Vevey, Genève, Neuchâtel
et Delémont. Une tournée
née qui durera jusqu’à la fin février 2016.

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pectateurs debout
Spectateurs

LE THÉÂTRE
«UNE PIÈCE COMIQUE AVEC
LES ANCIENS CONSEILLERS
FÉDÉRAUX»
«Dans cette partie théâtrale, je présente une pièce comique avec les anciens conseillers fédéraux, avec
notamment Pascal Couchepin. Un boulevard mis
en scène par Claude Frey. C’est marrant de
voir que ce délire que tu as écrit seul dans
ton bureau prend vie sur scène ensuite. Je
vais jouer seul cette pièce alors que je n’ai
jamais fait de théâtre de ma vie!
Comme spectateur, la première
pièce de boulevard qui m’a marqué, c’est «Le tombeur», avec
Michel Leeb. Je l’avais enregistrée à la télé et je l’ai regardée
souvent. J’ai aussi bien sûr vu
des grands classiques du
genre comme «La bonne
planque» et «La cage aux
folles.»

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«Get up!», c’est un spectacle à la configuration spéciale: les spectateurs sont debout,
et ils se déplacent au fil des tableaux.
aux. Sous la tente, quatre scènes sont dressées. Elles
permettront à l’humoriste de présenter
ésenter quatre spectacles en un, d’une durée d’une
vingtaine de minutes chacun, dans
ans quatre registres différents: le théâtre, le cabaret, la musique et le monde interactif
eractif de l’internet. Avec un public qui se déplace
d’une scène à l’autre, et qui prend une part active au grand show.
«Ce spectacle me permet dee pratiquer tous les genres que j’aime. Je ne me
voyais pas faire un concert comme chanteur ou un spectacle de ventriloquie uniquement, ou raconter des gags et rien d’autre.» Yann
Lambiel, dans ses costumes
stumes de scène, s’est prêté au jeu des
quatre univers artistiques qui composent «Get up!».
Il évoque ce qui l’a influencé dans chacune
des quatre disciplines présentes
dans son show. }

+

VIDÉO
GALERIE PHOTOS

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SPECTACLE GET UP!

«Get up!», sous chapiteau à la place
des Potences à Sion, du 5
au 21 novembre. Mercredi, jeudi
et vendredi à 20 h, samedi à 17 h et 20 h,
dimanche à 17 h. Réservations:
0900 800 800, www.ticketcorner.ch
et www.yannlambiel.com
Des billets sont en vente sur place
à chaque représentation.

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LE CABARETT
«J’AI DÉBUTÉ SUR UNE SCÈNE
D’UN MÈTRE CARRÉ»
«La scène centrale, ça a toujours été un fantasme pour
moi. Le côté cirque.
moi
cirque En fait,
fait jj’ai
ai débuté au cabaret du P
tit
P’tit
Music’Hohl à Genève. J’ai beaucoup souffert de la fumée
à cette époque! Je me suis aussi produit chez Bouillon,
sur une scène d’un mètre carré. Ces spectacles à la parisienne, c’est de là que je viens, en fait. Dans
mon spectacle, ce volet cabaret est un peu paradoxal: ce côté sobre, sans artifice, seul sur
scène, dans ce grand chapiteau.
Comme spectateur, je me suis souvent
rendu à Paris. J’ai vu des spectacles
de cabaret au Théâtre des 2 Anes
ou au Caveau de la République.
Ça m’a influencé en tant qu’artiste.»

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