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L’intelligence sensible

Christine Cayol, Editions Village Mondial, 190 p., Paris 2003

Trop souvent le cartésianisme continue de régner en maître dans les entreprises.


Les dirigeants attendent des simulations et autres modélisations les réponses à
leurs incertitudes. Pour Christine Cayol, professeur de philosophie et consultante,
cette approche est sans doute nécessaire mais largement insuffisante. De
nombreux signaux donnent des informations capitales sur l'avenir à qui sait les
capter. Pour être à leur écoute, il faut développer son « intelligence sensible ».
Pour appuyer sa démonstration, Christine Cayol appelle à la rescousse Picasso,
Hitchcock et Shakespeare, comme source d’inspiration et montre ce que tout
dirigeant peut puiser chez l’artiste. Les outils de gestion issus des modèles «
technico-scientifiques », s’ils sont utiles, sont loin de suffire. L’objectivité,
rappelle-t-elle, est intrinsèquement réductrice. La démarche scientifique modélise
et met à distance son « objet d’étude ». Qu’il s’agisse du corps du patient à
l’hôpital, des mannequins dans les agences de top-models ou des consommateurs
dans les études marketing, l’humain est régulièrement pesé, mesuré, quantifié.
Mais, par nature aléatoire, imprévisible et doté d’émotions, l’humain résiste.

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