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Explication économétrique du MASI et du MADEX et Modélisation de la volatilité à CT Master
Explication économétrique du MASI et du MADEX et Modélisation de la volatilité à CT Master

Explication économétrique du MASI et du MADEX et Modélisation de la volatilité à CT

Master Ingénierie des Affaires et de la Décision

Option : Ingénierie Financière Master IAF 2011-2012

PROJET DE FIN D’ETUDE

Financière Master IAF 2011-2012 PROJET DE FIN D’ETUDE Elaboré par : EL MESKANI ASSIA Encadré par

Elaboré par :

EL MESKANI ASSIA

Encadré par : BENAID B.

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REMERCIEMENTS

Master IAF 2011-2012

Je tiens à remercier vivement « Mr MOUACCHA et Mr KHELLAF » pour m'avoir proposé à ce stage, m'avoir permis d'aborder dans le détail, les questions théoriques que posent les modèles économétriques explicatifs de la volatilité des indices boursiers, et avoir su bien expliquer les enjeux d'une telle modélisation : en pratique, apprendre à choisir un modèle suffisamment complexe pour rendre compte des phénomènes de marché et des principaux facteurs endogènes et exogènes auxquels est soumis l’évolution des indices, et en même temps suffisamment simple pour pouvoir mener des calculs exacts, proches de la réalité avec contrôle d'erreur. Apprendre aussi à se limiter à un nombre restreint de paramètres à la fois pertinents et facilement interprétables.

Ce stage m'a permis de me familiariser avec les pratiques de la modélisation économétriques, son vocabulaire, de comprendre le travail d'un ingénieur financier qui entre autre doit être en mesure d’apprécier un phénomène et de le modéliser pour ensuite faire des prévisions sûres et précises,

Ce stage m’a offert un juste équilibre entre questions théoriques et simulations informatiques, notamment le logiciel E-VIEWS, que j’ai pu bien maîtriser avant d’effectuer mes simulations et mes prévisions.

Outre Mr MOUACCHA, je tiens à dire un grand merci à Mme AMAL AL MANSOURI , que j'ai beaucoup sollicitée et qui a toujours su répondre exactement et agréablement à mes questions, aussi bien en économétrie qu’en informatique. Elle a su me guider très vite, aussi bien sur la théorie que sur le code informatique.

Enfin, je tiens à remercier la personne la plus importante dans ma vie ma maman que j’adore sans oublier ma petite et grande famille.

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RESUME

Ce travail est consacré à la modélisation et à l’estimation des indices boursiers MASI et MADEX qui représentent le marché Marocain. J’utilise la méthode de BOX-JENKINS et l’approche GARCH pour la prévision de ces indices.

Le résultat principal de ce travail le modèle GARCH est le plus approprié pour l’estimation des indices vu son habilité à mieux capter la volatilité.

Dans cette étude les analyses sont faites à l’aide du logiciel EVIEWS 6

Mots clés : marché boursier, volatilité, ARIMA, GARCH

ABSTRACT

This work deals with the estimation of the MOROCCAN ALL SHARES INDEX (MASI) and MORROCAN MOST ACTIVE SHARES (MADEX) that represent the stock market in Morocco. I use the Box-Jenkins methodology and Generalized Autoregressive Conditional Heteroscédasticity (GARCH) approach in forecasting.

The mean result of this work reveals that GARCH (1, 1) is found to be a better model than ARIMA (1, 1, 1) model. The GARCH (1, 1) is the better model due to its ability to capture the volatility by the non-constant of conditional variance.

In this study, the analyses are done with the aid of EViews

KEYWORDS: stock market, volatility, ARIMA, GARCH

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AVANT-PROPOS

L’Ecole Nationale des Sciences Appliquées (ENSA) d’Agadir, propose aux étudiants de niveaux licence, de préparer un diplôme de master, 3e cycle en deux années. Le master professionnel d’Ingénierie des Affaires et de la Finance avec le choix entre deux spécialités :

L’ingénieur financier est formé aux nouveaux métiers qui sont apparus avec le développement de la finance et nécessitent une formation approfondie en économétrie, et mathématiques appliqués à la finance. C’est un spécialiste des marchés financiers, la gestion de portefeuille, les risques financiers et l’ingénierie de marché ainsi que les opérations de montages financiers.

L’ingénieur d’affaires est préparé aux métiers de chef de projet dans les métiers émergents transverses devenus indispensables à l’amélioration des performances de l’entreprise. Il maitrise à la fois les outils de la gestion et d’ingénierie de projets et les technologies de l’information et de la communication pour étudier un problème dans sa globalité, proposer une solution cohérente et en conduire et piloter la réalisation dans une logique d’innovation et de travail en réseaux.

Le Master apporte aux étudiants ayant les acquis fondamentaux en mathématiques et en statistique, une formation professionnelle complémentaire dans le domaine du traitement de l’information et de son exploitation.

L’admission au Master de statistique se fait sur étude de dossiers. Pour la première année, sont admissibles les personnes titulaires d’une licence de mathématiques, en économie ou d’un diplôme jugé équivalent,

Dans le souci de permettre aux étudiants de mettre en pratique les connaissances acquises tout au long de la formation, il leur est demandé d’effectuer un stage académique d’une durée de trois à quatre en entreprise.

C’est dans ce cadre que j’ai été reçue, du 1 er Avril au 29 juin 2012, au HAUT COMISSARTIAT AU PLAN (HCP) à la division de modélisation, ce qui m’a permis d’une part, de faire une étude descriptive de la bourse, d’autre part, de faire des prévisions sur et de la modélisation.

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Présentation de l’HCP

L'autorité chargée de la prévision économique et du plan propose, en relation avec les autres ministères, les stratégies et politiques économiques et sociales et prépare les projets de plans de développement économique et social et en suit l'exécution.

L'autorité chargée de la prévision économique et du plan élabore et met en œuvre la politique gouvernementale en matière de population, en liaison avec les ministères concernés.

La Direction de la Prévision et de la Prospective

La Direction de la Prévision et de la Prospective Elle est chargée de : - Mener

Elle est chargée de :

- Mener les études nécessaires pour l'élaboration des politiques macroéconomiques et suivre leur exécution;

- Etablir les budgets économiques annuels en collaboration et en coordination avec les différents départements concernés;

- Elaborer les projections et le cadre macro-économique à moyen terme;

- Participer à la préparation, au suivi et à la réalisation des plans et des programmes de développement économique et social dans leurs aspects généraux et macro-économiques;

- Procéder à des études d'impact et de simulation;

- Mener les études prospectives.

et de simulation; - Mener les études prospectives. La direction est constituée de quatre divisions et

La direction est constituée de quatre divisions et un service :

- la division des études générales;

- la division du budget économique;

- la division des projections et de la prospective;

- la division de modélisation;

- le service de gestion du matériel.

La division de la modélisation :

La division de la modélisation a pour mission la préparation des modèles macro et micro-économiques et la réalisation des études et des simulations de la politique économique, financière et sociale. Cette division englobe quatre services :

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INTRODUCTION GENERALE

Origine du sujet

Ma formation est orientée vers la finance de marché, une discipline formalisée avec une conceptualisation bien élaborée mais tend également à nous ouvrir l'esprit et à nous faire connaître de façon plus ou moins approfondie de nombreux domaines parallèles tels que la gestion de risque, la gestion et l’évaluation d’entreprises, englobant ainsi quelques principes du domaine de la finance d’entreprise.

Ainsi, j'ai pu, entre autre, être sensibilisée au monde de la bourse un domaine qui a suscité chez moi un grand intérêt et une curiosité qui m’ont poussé à creuser encore plus de mon côté et de faire plusieurs recherches, mon intérêt pour ce monde complexe et en plein évolution notamment au Maroc a été traduit par ce projet de fin d’étude.

En effet, l’exercice de ce projet constitue à mes yeux un moyen d’enrichir et d’approfondir mes connaissances acquises durant ma formation, Il me permettra ainsi de développer une certaine maturité dans le domaine de la recherche mais aussi de transformer le théorique en pratique et observer des faits réels pour encrer mes acquis, je pense que ceci constitue un élément essentiel de maîtrise du sujet traité.

Organisé en trois parties, à noter que cette répartition n’était pas fortuite, mais a été imposée par l’importance de chaque partie de par son volume que la richesse en terme de données et d’analyse.

La première partie entièrement consacrée à l’analyse du marché boursier marocain depuis sa création, suivi de La deuxième partie qui s’intéresse au concept de volatilité et des séries chronologiques ainsi qu’à la méthode Box-Jenkins et les modèles GARCH, enfin, la partie 3 où j’applique les deux modèles ARIMA et GARCH aux deux indices boursiers.

Intérêt du sujet et problématique

LE MASI et le MADEX sont les indices représentatifs de la place Boursière Casablancaise, et peuvent être considérés comme un thermomètre du marché décrivant l’intensité des fluctuations en hausse ou en baisse de celui-ci.

C’est pourquoi, j’ai choisi d’étudier ses niveaux, ses rendements et sa volatilité. Cette étude est axée sur une approche économétrique. D’abord je vais essayer de le modéliser en m’appuyant sur la méthode « BOX-JENKINS » par le modèle « ARIMA » ensuite la

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comparer au modèle GARCH (1 ,1) ce qui me permettra d’appliquer des connaissances théoriques et les traduire en pratique, mais surtout de répondre à ces questions :

Existe-il un risque lié aux changements de l’indice à travers le temps (principe de volatilité) ? Peut-il être modélisé ? Quel est le modèle approprié à cet effet ?

Répondre à ces questions me permettra d’appliquer des concepts de modélisation des séries chronologiques et me familiariser avec des modèles d’auto-regression.

Les données à disposition concernant 4048 valeurs journalières du 1/1/1996 au 31/5/2012 de l’évolution du MASI. Et 2653 valeurs journalières du 1/1/2002 (date de sa création) au 31/5/2012 pour ce qui est du MADEX.

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Table des matières

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REMERCIEMENTS

2

RESUME

3

AVANT-PROPOS

4

PRESENTATION DE L’HCP

5

INTRODUCTION GENERALE

6

SOMMAIRE DES GRAPHIQUES

10

SOMMAIRE DES EQUATIONS

11

SOMMAIRE DES TABLEAUX

12

PARTIE I : ANALYSE DU MARCHE BOURSIER MAROCAIN

14

I. FAITS MARQUANTS DEPUIS 1929

15

II. FONCTIONNEMENT DE LA BOURSE DE CASABLANCA

20

1. LA STRUCTURE DU MARCHE

20

2. LES MARCHES DE COTATION

21

3. PRODUITS PROPOSES

22

4. LES INTERVENANTS DANS LA BOURSE DE CASABLANCA

23

III. LES INDICES BOURSIERS

25

1. L’indice général boursier « IGB »

26

2. MASI :

26

3. MADEX :

27

4. CFG 25 INDEX :

27

5. AUTRES INDICES

27

IV. EVOLUTION DES AGREGATS BOURSIERS

29

1. La capitalisation boursière :

29

2. LA LIQUIDITE BOURSIERE

32

3. evolution du financement direct par le marché

36

4. contribution dans l’économie marocaine

36

V. ENVIRONNEMENT REGIONAL ET INTERNATIONAL

39

1. Au niveau régional

39

2. Au niveau international

40

PARTIE II : LA METHODE BOX-JENKINS POUR LA PREVISION D’UNE SERIE CHRONOLOGIQUE

43

I.

NOTIONS DE BASE

44

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1. les séries chronologiques :

44

2. LA VOLATILITE

45

3. INDICATEURS DE LA VOLATILITE

49

4. MODELISATION DE LA VOLATILITE

54

II.

LES TROIS PHASES DE LA METHODE BOX-JENKINS

58

1. STATIONNARITE

58

2. Estimation des paramètres p et q du modèle ARMA

60

3. Tests d’adéquation de modèle et prévision

66

PARTIE III MODELISATION DES INDICES MASI ET MADEX

69

I. CONSTRUCTION D’UN MODELE ARIMA POUR LA SERIE MASI

70

 

1. Analyse du graphique et du corrélogramme

70

2. Tests de stationnarité

73

3. stationnarisation de la série LMAS

75

4. Analyse du corrélogramme et statistiques de LJUNG-BOX

77

5. Modélisation ARMA

78

6. MODELISATION GARCH

79

7. Prévision

79

II. CONSTRUCTION D’UN MODELE ARIMA POUR LA SERIE MADEX

81

 

1. Analyse du graphique et du corrélogramme

81

2. Tests de stationnarité

82

3. stationnarisation de la série LDEX

84

4. Modélisation ARMA

86

5. Prévision

86

III. INTERPRETATION DES RESULTATS

88

CONCLUSION GENERALE

89

 

BIBLIOGRAPHIE

90

WEBOGRAPHIE

91

ANNEXE 1

92

ANNEXE 2

93

ANNEXE 3

102

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SOMMAIRE DES GRAPHIQUES

Figure 1 : Actionnaires de la Bourse de Casablanca

20

Figure 2:Evolution du volume quotidien de la Bourse

21

Figure 3:Répartition des sociétés cotées selon compartiment

22

Figure 4: Evolution de la capitalisation boursière

32

Figure 5:Répartition du marché boursier selon volume de capitalisation

32

Figure 6:Evolution du volume transaction

33

Figure 7:Répartition du volume de transaction par marché

33

Figure 8:Répartition des échanges selon profil d'investisseurs

34

Figure 9:Ratio de liquidité du marché des actions

35

Figure 10:Evolution du financement par le marché des capitaux

36

Figure 11:Introductions en bourse

37

Figure 12:nombre de sociétés cotées en Bourse

37

Figure 13:Appel d'offre public

38

Figure 14: Evolution de la capitalisation boursière

39

Figure 15:Evolution du nombre de sociétés cotées

40

Figure 16:Evolution de la capitalisation pays d’Europe

41

Figure 17:Evolution du nombre de sociétés cotées

41

Figure 18:différence entre volatilité avec et sans persistance

48

Figure 19:Les lignes de tendances

50

Figure 20: moyenne mobile

51

Figure 21: les Bollingers

53

Figure 23: Schéma de la méthode BOX-JENKINS

68

Figure 24: graphique de la série MASI

70

Figure 25: graphique de la série (log(MASI))

71

Figure 26:graphique de la série DLMAS

76

Figure 27: résumé des critères de choix des modèles ARCH (p,q)

79

Figure 28: graphique de la série MADEX

81

Figure 29: graphique de la série (log(MADEX))

81

Figure 30:graphique de la série DLDEX

84

Figure 31:Test de JARQUE-BERA

85

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SOMMAIRE DES EQUATIONS

Équation 1 : Formule de calcul de l’indice IGB

26

Équation 2 : Formule de calcul d’un indice flottant

30

Équation 3: calcul moyenne mobile simple

51

Équation 4: calcul moyenne mobile exponentielle

51

Équation 5: calcul momentum

52

Équation 6: calcul Bollinger Bandes Width

53

Équation 7: calcul du Bêta

54

Équation 8 : calcul de l’écart type d’une action

55

Équation 9 : Modèle n° 1 du test ADF

58

Équation 10: Modèle n° 2 du test ADF

59

Équation 11: Modèle n° 3 du test ADF

59

Équation 12: modèle ARIMA(p,d,q)

62

Équation 13: modèle AR(p)

63

Équation 14: modèle MA(q)

63

Équation 15: modèle ARMA (p , q)

63

Équation

16:Critère AKAIKE

64

Équation 17: Critère SHWARZ

64

Équation 18:Log vraisemblance

64

Équation 19: Erreur standard de régression

65

Équation 20: Coefficient de détermination

65

Équation 21: Coefficient de détermination corrigé

65

Équation 22 : processus ARCH(q)

57

Équation 23: modèle GARCH (p, q)

57

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SOMMAIRE DES TABLEAUX

Tableau 1 : corrélogramme de LMAS

72

Tableau 2: Résultats critère choix modèle AR/MA

78

Tableau 3:Prévision court terme du MASI

80

Tableau 4: prévision jour par jour MASI

80

Tableau 5:Corrélogramme du MADEX

82

Tableau 6:Le corrélogramme de la série DLDEX

84

Tableau 7:Prévision court terme du MASI

87

Tableau 8:prévision jour par jour MASI

87

Tableau 9: les indices sectoriels

92

Tableau 10: coefficients mensuels de la série MASI

93

Tableau 11: Test ADF, série LMAS, modèle n°3

93

Tableau 12: Test ADF, série LMAS, modèle n°2

94

Tableau 13: Test ADF, série LMAS, modèle n°1

94

Tableau 14:Test PHILLIPS-PERRON série LMAS modèle n°3

95

Tableau 15:Test PHILLIPS-PERRON série LMAS modèle n°2

95

Tableau 16: Test PHILLIPS-PERRON série LMAS modèle n°1

96

Tableau 17:Test KPSS LMAS modèle n°3

96

Tableau 18:Test KPSS LMAS modèle n°2

97

Tableau 19: corrélogramme DLMAS

97

Tableau 20: test de moyenne sur la série DLMAS

98

Tableau 21: Test PHILLIPS PERRON sur DLMAS

98

Tableau 22:Test ADF sur la série D(LMAS)

99

Tableau 23: Estimation modèle AR(1)

100

Tableau 24:Estimation modèle MA(1)

100

Tableau 25:Estimation modèle ARMA (1 ,1)

100

Tableau 26 :coefficients mensuels de la série MASI

102

Tableau 27 : Test ADF série LDEX, modèle 3

102

Tableau 28:Test ADF modèle 2 sur la série LDEX

103

Tableau 29:Test ADF modèle 1 sur la série LDEX

103

Tableau 30:Test PP modèle 3 sur la série LDEX

104

Tableau 31:Test PP modèle 2 sur la série LDEX

105

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Tableau 32:Test PP modèle 1 sur la série LDEX

105

Tableau 33 : Test KPSS modèle 3 sur la série LDEX

106

Tableau 34 : Test ADF modèle 1 sur la série DLDEX

106

Tableau 35: Test PP modèle 1 sur la série DLDEX

107

Tableau 36: Test KPSS modèle 2 sur la série DLDEX

108

Tableau 37: Modèle AR(1) série DLDEX

108

Tableau 38: modèle MA(1) série DLDEX

109

Tableau 39:Modèle ARMA(1,1) série DLDEX

109

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PARTIE I : ANALYSE DU MARCHE BOURSIER MAROCAIN

INTRODUCTION PARTIE I

Le marché financier ou le marché de capitaux ou encore la Bourse des valeurs représente le moteur de l'économie, puisque c'est le lieu où l'argent va être utilisé pour produire des richesses. Tel est le principe, mais l'application pratique présente des modalités évidemment plus complexes, il faut non seulement que le bien, l'offre et la demande existent, mais aussi que les agents aient envie de procéder à l'échange, or les agents à capacité d'épargne (les ménages) présentent une profonde aversion pour le risque. Au Maroc cette crainte persiste mais moins fortement que dans ses débuts. Ce chapitre me permettra de constater non seulement l’évolution de la Bourse mais aussi du recours à ce type de financement plutôt que se tourner vers les banques.

Cette partie est introductive mais a suscitée un grand travail de recherche, de réflexion et surtout d’analyse.

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I. Faits marquants depuis 1929

La Bourse de Casablanca est la société qui gère le marché boursier marocain, appelée communément « Société Gestionnaire ». Il s’agit d’une SA privée à conseil d’administration et direction générale, placée sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances et opérant dans le cadre d’un cahier des charges défini.

Sa mission principale consiste à organiser les introductions en bourse, gérer les séances de cotation, diffuser les cours et indices boursiers et administrer le système de compensation et de garantie.

Globalement, la Bourse de Casablanca assure le fonctionnement, le développement et la promotion du marché boursier marocain

Endéveloppement et la promotion du marché boursier marocain 1929 : La création de la Bourse de

1929 :

La

création

de

la

Bourse

de

Casablanca,

elle

portait

le

nom

d’Office de Compensation des Valeurs Mobilières.

En 1948 : l’Office de Compensation des Valeurs Mobilières devint Office de Cotation des Valeurs Mobilières. l’Office de Compensation des Valeurs Mobilières devint Office de Cotation des Valeurs Mobilières.

En 1967 : une réforme a été mise en place dotant le marché financier marocain d’une Bourse juridiquement une réforme a été mise en place dotant le marché financier marocain d’une Bourse juridiquement et techniquement organisée car à un moment ceci entravait son attractivité par les épargnants désirant y investir.

En 1986 : le Maroc a entamé un Programme d’Ajustement Structurel qui s’est achevé dix ans plus tard. le Maroc a entamé un Programme d’Ajustement Structurel qui s’est achevé dix ans plus tard. Ce programme a permis au Royaume de consolider ses équilibres fondamentaux et de maîtriser le problème de sa dette et de son inflation. *

En 1993 : , une réforme majeure du marché boursier a été engagée pour , une réforme majeure du marché boursier a été engagée pour

compléter

et

renforcer

les

acquis

avec

la

promulgation

de

trois

textes

fondateurs:

dahir

portant loi

n°1-93-211 relatif

à

la

Bourse

des

Valeurs

;

le

dahir portant loi n°1-93-213 relatif aux Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières. L’objectif de cette réforme était de moderniser, de manière substantielle, le marché à travers :

la création du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières

qui a pour mission de veiller à la protection de l’épargne ;

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investir en valeurs mobilière

l’agrément des

spécialisés,

qui

mobilières cotées

Collectif en Valeurs

Mobilières,

portefeuille de valeurs mobilières sur la base du principe de la répartition des risques

de

sont les seules habilitées à exécuter les transactions sur les valeurs

sociétés

de

bourse,

intermédiaires

la création

des

Organismes

financiers

de

ayant

Placement

pour

intermédiaires

objet

la gestion

la création de la Société de Bourse des Valeurs de Casablanca

« SBVC », société privée gestionnaire de la Bourse des Valeurs, dont le capital est détenu à parts égales par les sociétés de bourse agréées.

En 1993 : Pour accroître l’efficience du marché, l’obligation de la publication des états comptables et financiers des Pour accroître l’efficience du marché, l’obligation de la publication des états comptables et financiers des sociétés cotées est entrée en vigueur. Le refus de certaines sociétés de se conformer à ces nouvelles dispositions a engendré la radiation de 10 sociétés de la cote

En janvier 1997 : *L ’organisation du marché boursier s’est améliorée avec la promulgation de la loi n°34-96 modifant *L’organisation du marché boursier s’est améliorée avec la promulgation de la loi n°34-96 modifant et complétant le dahir portant loi n°1-93-211 relatif à la Bourse des Valeurs et la mise en place en octobre 1998 du dépositaire central, Maroclear 1 , institué par la promulgation de la loi n°35-96

*le démarrage du Système de Cotation Electronique, en mars de la même année

En novembre 1998 : L e remplacement du Marché Officiel et du Marché des Cessions Directes par le Marché Le remplacement du Marché Officiel et du Marché des Cessions Directes par le Marché Central et le Marché de Blocs

En 2000 : La Société de la Bourse des Valeurs de Casablanca «SBVC» a changé de dénomination pour La Société de la Bourse des Valeurs de Casablanca «SBVC» a changé de dénomination pour devenir Bourse de Casablanca, Société Anonyme à Directoire et

Conseil de Surveillance

En janvier 2001 : La délocalisation de la négociation électronique dans les locaux des sociétés de bourse. La délocalisation de la négociation électronique dans les locaux des sociétés de bourse.

1 Les valeurs mobilières étaient jusqu’en 1993 imprimées physiquement sur papier. Leurs détenteurs pouvaient ainsi les conserver personnellement soit chez eux soit auprès des intermédiaires financiers. Depuis cette date, la dématérialisation des titres a été effective. L’épargnant, au lieu d’avoir une action ou obligation matérialisée sur le papier, disposera d’une inscription en compte courant auprès de l’intermédiaire financier de son choix (inscription primaire). A leur tour, les intermédiaires financiers disposent auprès de Maroclear de comptes courants où sont regroupés, par valeur, tous les titres qu’ils gèrent pour leur clientèle (inscription secondaire).

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En mai 2001 : la réduction du délai de dénouement théorique des opérations de J+5 à la réduction du délai de dénouement théorique des opérations de J+5 à

J+3.

En janvier 2002 : L e lancement des nouveaux indices Masi® et Madex®, les indices Le lancement des nouveaux indices Masi® et Madex®, les indices

sectoriels,

les

indices

de rentabilité

et

les

indices

en devises,

En mars 2002 : l’adoption du système de garantie de bonne fin des opérations et la suppression du m l’adoption du système de garantie de bonne fin des opérations et la suppression du marché des pièces d’or cotées en bourse

En avril 2004 : l’entrée en vigueur de la loi 52 -01 amendant le dahir n°1-93-211 du 21septembre 1993 l’entrée en vigueur de la loi 52-01 amendant le dahir n°1-93-211 du 21septembre 1993 relatif à la Bourse des Valeurs, simplifiant ainsi, les conditions d'introduction en bourse et mettant en place 5 marchés de cotation 2 : trois Marchés Actions, le Marché des Obligations et le Marché des Fonds

En janvier 2005 : l’application des nouveaux critères de séjour à la cote l’application des nouveaux critères de séjour à la cote

En décembre 2004 : Adopter la capitalisation flottante dans le mode de calcul des indices. Adopter la capitalisation flottante dans le mode de calcul des indices.

En janvier 2007 : la Bourse de Casablanca a modifié son identité visuelle dans le souci d’accompagner son changement la Bourse de Casablanca a modifié son identité visuelle dans le souci d’accompagner son changement de dimension.

En mai 2007 : , la Promulgation des nouvelles lois relative au dahirs portant loi n°1- 93-211 relative à , la Promulgation des nouvelles lois relative au dahirs portant loi n°1- 93-211 relative à la Bourse des Valeurs, la loi n°1-93-212 relative au Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières et aux informations exigées des personnes morales faisant appel public à l’épargne et la loi 26-03 relative aux offres publiques, à savoir :

- la loi n°45-06 relative à l’inscription des titres de capital d’une personne morale cotée sur le marché marocain et hors du Maroc ; - la loi 44-06 relative à l’élaboration des comptes consolidés pour les personnes morales faisant appel public à l’épargne par émission obligataire ou autres titres de créances ;

2 Cette opération consiste à fixer le prix d’une action par la confrontation entre les prix auxquels les vendeurs souhaitent céder leurs actions et les prix auxquels les acheteurs souhaitent les acquérir, est électronique, permet d’effectuer les transactions en respectant deux règles de priorité : la priorité prix et la priorité temps.

Ce système est étudié de manière à maximiser le nombre de titres échangés et donc à satisfaire un grand nombre d’investisseurs.

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- la loi 46-06 relative à l’obligation de dépôt d’une offre publique de retrait en cas de radiation ;

En juin 2007 : la promulgation de l’arrêté du Ministre de l’Economie et des Finances n° 1137- 07 : la promulgation de l’arrêté du Ministre de l’Economie et des Finances n° 1137-07 ayant modifié l’article 3.7.8 du Règlement Général de la Bourse des Valeurs

En mars 2008 : la mise en place de la version 900 du nouveau système de cotation, la mise en place de la version 900 du nouveau système de cotation,

En août 2008 : la publication de l'arrêté du Ministre de l'Economie et des Finances n août 2008 : la publication de l'arrêté du Ministre de l'Economie et des Finances n° 1268-08 ayant approuvé le Règlement Général de la Bourse des Valeurs

En décembre 2008 : création d'un comité de suivi de la Bourse de Casablanca émanant du Conseil de Surveillance création d'un comité de suivi de la Bourse de Casablanca émanant du Conseil de Surveillance pour la refonte des statuts de l'entreprise et le passage d'un modèle de gouvernance duale avec Directoire et Conseil de Surveillance vers un modèle avec conseil d'Administration et Direction Générale

En avril 2009 : passage effectif de la Bourse de Casablanca au mode gouvernance avec Conseil d'Administration et Direction passage effectif de la Bourse de Casablanca au mode gouvernance avec Conseil d'Administration et Direction Générale

En octobre 2010, la Bourse de Casablanca adhère à la World Federation of Exchanges 3 et devient , la Bourse de Casablanca adhère à la World Federation of Exchanges 3 et devient ainsi, son 52ème membre, la 4ème bourse arabe et la 4ème bourse africaine à en faire partie

En janvier 2011, la Bourse de Casablanca met en place, en partenariat avec FTSE Group, une nouvelle , la Bourse de Casablanca met en place, en partenariat avec FTSE Group, une nouvelle série d’indices qui se compose de deux indices : le FTSE CSE 4 Morocco 15 Index et FTSE CSE Morocco All-Liquid Index 5

En avril 2011, la Bourse de Casablanca participe à la création de l’Association des Bourses Francophone d’Afrique , la Bourse de Casablanca participe à la création de l’Association des Bourses Francophone d’Afrique (ABFA) avec pour objectif principal de favoriser une meilleure intégration des marchés boursiers de l’Afrique francophone. La présidence de l'association a été confiée à M. Karim Hajji.

3 WFE a été créée en 1960 et compte 52 bourses. Sa mission consiste à favoriser les échanges entre ses membres à travers 4 critères à savoir ; la Qualité des normes de marché et des statistiques fiables ; les Recommandations issues d’une collaboration avec des décideurs politiques, des régulateurs et des organismes de gouvernement des marchés boursiers; la Gestion d’un réseau qui rassemble des experts en la matière et le Développement en assistant les bourses candidates à répondre à ses normes d’adhésion. Elle assure également à ses membres le conseil en termes de stratégies commerciales, et amélioration/harmonisation de leurs pratiques de gestion.

4 Indice est composé des 15 principales valeurs sur la Bourse de Casablanca, classées en fonction de la capitalisation boursière

5 Indice de référence, capture la performance de toutes les valeurs liquides de la Bourse de Casablanca

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En juillet 2011 : La Bourse de Casablanca met en place une offre financière au profit des PME 6 La Bourse de Casablanca met en place une offre financière au profit des PME 6 pour les inciter à s’inscrire à la cote. Cette offre, valable du 1er juillet au 31 décembre 2012, consiste à octroyer un chèque de 500 000 MAD aux entreprises qui remplissent des critères définies. Ce même mois, la Bourse de Casablanca est certifiée ISO 9001- Version 2008 pour une période allant de 2011 à 2014,

En octobre 2011 : La publication dans le Bulletin officiel n° 5984 du 06 octobre 2011 de l’amendement du La publication dans le Bulletin officiel n° 5984 du 06 octobre 2011 de l’amendement du Dahir portant loi n°1-93-211 relatif à la Bourse des Valeurs. Cet amendement a visé l’actionnariat de la société gestionnaire de la Bourse des Valeurs de Casablanca. Ainsi, Ses statuts doivent mentionner les dénominations des sociétés actionnaires et le pourcentage du capital social détenu par chacune d’elles qui ne doit pas excéder un seuil fixé par arrêté du ministre chargé des finances. Tout changement dans l’actionnariat de la société gestionnaire, est soumis à l’approbation préalable du ministre chargé des finances et que ses actions ne sont souscrites ou rachetées qu’à un prix fixé par le CDVM.

En janvier 2012 : Introduction de la société Afric Industrie SA (AFI) en bourse, Introduction de la société Afric Industrie SA (AFI) en bourse,

En avril 2012 : Entrée en vigueur du circulaire CDVM , élaboré en janvier de la même année et Entrée en vigueur du circulaire CDVM, élaboré en janvier de la même année et appliqué depuis le 1er Avril 2012.

6 Petite et moyenne entreprises

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II. FONCTIONNEMENT DE LA BOURSE DE CASABLANCA

Le capital de la Bourse de Casablanca est détenu à parts égales par les sociétés de bourse qui opèrent sur le marché. Au Maroc, celles-ci sont les seules habilitées à exercer l’activité de courtage en bourse.

Figure 1 : Actionnaires de la Bourse de Casablanca

bourse. Figure 1 : Actionnaires de la Bourse de Casablanca 1. LA STRUCTURE DU MARCHE Source

1. LA STRUCTURE DU MARCHE

Le marché financier est composé de deux compartiments bien distincts mais interdépendants :

le marché primaire où sont crées et émises les valeurs mobilières.

Le marché secondaire ou bourse des valeurs, où sont négociées ces valeurs mobilières

La Bourse de Casablanca dispose de deux types de marchés :

• Le Marché Central réservé aux transactions courantes où les actions sont achetées et vendues en fonction des ordres d’achat et de vente émis par les détenteurs d’actions.

Il joue un rôle pilote dans la bourse, il est centralisé et gouverné par les ordres. Pour y être négociés, les ordres de bourse sont concentres dans des feuilles de marché et en appliquant des règles de marché précises, les prix seront fixés et les transactions réalisées.les prix qui en découlent serviront de référence pour le marché.

La figure 2 traduit ce recul de liquidité dans le marché central en comparant les premières 6 semaines de chaque années depuis 2006 avec 230millions dirhams arrivant à 2012 avec environ 90 millions dirhams.

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Figure 2:Evolution du volume quotidien de la Bourse

2012 2011 2010 2009 2008 2007 2006 0 100 200 300 400 500
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
0
100
200
300
400
500

(Source moi-même ,2012)

Le Marché de Blocs est un marché de gré à gré réservé aux opérations portant sur des quantités importantes et pour lesquelles le marché central peut ne pas apporter suffisamment de liquidité. Chaque intermédiaire négocie directement avec sa contrepartie les termes de l’exécution de la transaction mais en respectant les conditions de taille et de prix fixés par la Bourse de Casablanca.

Les limites de prix autorisés pour les échanges de blocs sont déterminés en référence aux conditions constatés sur le marché central, les quantités minimales de blocs sont, quant à elles, fixées en fonction de la liquidité de chaque valeur.

2. LES MARCHES DE COTATION

La Bourse de Casablanca dispose de :

• Trois marchés actions : le Marché Principal, le Marché Développement et le Marché Croissance. Chacun de ces marchés accueille des entreprises qui répondent à des critères définis. Ainsi, le Marché Principal regroupe des entreprises de grande taille ; le Marché Développement est réservé aux entreprises de taille moyenne mais qui présentent des perspectives d’évolution attractives et le Marché Croissance cible les entreprises en forte croissance avec des projets à financer.

La figure 2 montre que 59% des entreprises appartiennent au marché principal, 23% au marché de croissance et 18% pour le marché de développement :

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Figure 3:Répartition des sociétés cotées selon compartiment

23% 59% 18%
23%
59%
18%

MARCHE PRINCIPAL23% 59% 18% MARCHE CROISSANCE MARCHE DEVELOPPEMENT

MARCHE CROISSANCE23% 59% 18% MARCHE PRINCIPAL MARCHE DEVELOPPEMENT

MARCHE23% 59% 18% MARCHE PRINCIPAL MARCHE CROISSANCE DEVELOPPEMENT

DEVELOPPEMENT

Source (moi-même, 2012)

• Un marché obligataire : c’est un marché où une entreprise peut emprunter des fonds auprès du public sans pour autant lui céder une partie de son capital.

Dans ce cas, l’investisseur fait plutôt office de banquier. Il ne s’agit plus d’acheter et de vendre des actions mais de détenir des titres de créances et ce, moyennant un intérêt en plus du remboursement intégral de l’emprunt.

3. PRODUITS PROPOSES

La Bourse de Casablanca propose 3 types de produits :

3.1 LES ACTIONS

Une action est une fraction du capital d’une entreprise. Acheter les actions d’une entreprise cotée signifie en devenir actionnaire à hauteur du nombre d’actions acquis. Ce titre de propriété n’est pas un document papier mais une inscription en compte au nom de son propriétaire auprès du dépositaire affilié à MAROCLEAR.

L’investisseur peut détenir des actions selon deux modes :

o

Les actions au porteur : le nom des détenteurs de ce type d’actions est connu de l’intermédiaire financier mais pas de la société émettrice. Ce sont les actions les plus en usage à la Bourse de Casablanca.

o

Les actions nominatives : le nom du détenteur des actions nominatives est également connu de la société émettrice et consigné dans un registre spécifique.

3.2 LES OBLIGATIONS

Ce sont des titres de créances émises par des entreprises, qui ne sont pas nécessairement cotées, mais qui souhaitent lever des fonds auprès du public à la Bourse. Acheter une

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obligation revient à prêter à l’entreprise une somme d’argent et se faire rembourser selon des

modalités précises fixées à l’avance dans une note d’information visée par le CDVM.

4. LES INTERVENANTS DANS LA BOURSE DE CASABLANCA

Ce schéma résume la relation existante entre ces différentes composantes :

La Société de Bourse des Valeurs de Casablanca (SBVC)

Les sociétés de bourse

Le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM)

Le dépositaire central MAROCLEAR

Les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM)

Les sociétés d’investissement 7

4.1 LES SOCIETES DE BOURSE 8 :

Les sociétés de bourse ont été créées en 1995 par le dahir portant loi n°1-93-211 du 21

septembre 1993 et sont agréées par le Ministère de l'Economie et des Finances.

Elles détiennent le monopole du courtage sur le marché boursier. Leur activité consiste à

exécuter les transactions sur les valeurs mobilières, assurer la garde des titres, gérer les

portefeuilles de valeurs en vertu d’un mandat et animer le marché des valeurs mobilières

inscrites à la cote.

Par ailleurs, lors des introductions en bourse, les sociétés de bourse assistent les personnes

morales faisant appel public à l’épargne dans la préparation des documents d’information

destinés au public, ainsi que dans la collecte des souscriptions.

Les sociétés de bourse ont pour objet principal l'exécution des transactions sur les valeurs

mobilières on distingue :

Attijari Intermédiation,

BMCE Capital Bourse,

BMCI Bourse,

CFG Marchés,

Crédit du Maroc Capital,

Eurobourse, Finergy,

Intermédiation et Conseil Financier Al Wassit,

7 Les sociétés d’investissement ont pour objet de recevoir l’épargne de leurs sociétaires et de faire fructifier celle-ci dans l’acquisition d’un portefeuille regroupant différents titres et valeurs.

8 Regroupées par l’association professionnelle APSB, dont la mission est de les du marché et des pouvoirs publics

représenter auprès des acteurs

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Maroc Services Intermédiation,

Safabourse,

Sogebourse,

Somacovam,

Upline Securities.

4.2 CDVM

Le conseil déontologique des valeurs mobilière dit « CDVM » a pour missions de :

Sécuriser et protéger les investisseurs

Agir en tant qu'autorité de contrôle

Assurer la garantie de bonne fin des opérations

Garantir la transparence

4.3 MAROCLEAR

Les valeurs mobilières étaient jusqu’en 1993 imprimées physiquement sur papier. Leurs

détenteurs pouvaient ainsi les conserver personnellement soit chez eux soit auprès des

intermédiaires financiers.

Depuis cette date, la dématérialisation des titres a été effective. L’épargnant, au lieu d’avoir

une action ou obligation matérialisée sur le papier, disposera d’une inscription en compte

courant auprès de l’intermédiaire financier de son choix (inscription primaire).

A leur tour, les intermédiaires financiers disposent auprès de Maroclear de comptes courants

où sont regroupés, par valeur, tous les titres qu’ils gèrent pour leur clientèle (inscription

secondaire).

4.4 OPCVM

Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières « OPCVM » sont des

instruments d’épargne collective. En effet, plusieurs épargnants mettent en commun leurs

investissements dans un portefeuille constitué principalement de valeurs mobilières (actions

et/ou obligations).

Dans cette forme de placement, les épargnants ne sont plus directement détenteurs de titres de

propriétés ou de créances de sociétés, mais d’actions ou de parts d’OPCVM investies en

valeurs mobilières.

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4.5 - LES SOCIETES DINVESTISSEMENT A CAPITAL VARIABLE (SICAV) :

Il s’agit d’une société anonyme qui a pour objectif la gestion d’un portefeuille en valeurs mobilières. Ses actions sont émises ou rachetées à tout moment à la demande de l’actionnaire.

- Les fonds communs de placement (FCP) :

Il s’agit d’une copropriété de valeurs mobilières émises et rachetées à tout moment.

Il n’a pas de personnalité morale. Sa gestion est assurée par un établissement de gestion agissant au nom des porteurs.

Il existe quatre catégories d’OPCVM :

o

OPCVM Actions: Investis à 60 % dans les actions

o

OPCVM diversifiées : Investis à la fois dans les actions et les obligations

o

OPCVM obligataires investis à 90 % dans les obligations,

o

OPCVM monétaires destinées à une rémunération sur le court terme de la trésorerie des investisseurs institutionnels.

4.6 MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES :

Il représente l’instance de tutelle de la Bourse de Casablanca, sans pour autant participer dans sa gestion. Il intervient dans la promulgation des lois relatives au marché boursier et il est représenté par un commissaire du gouvernement, dans le tour de table de la Bourse.

5. LES INDICES BOURSIERS

Les indices boursiers sont fondés sur la sélection de certaines valeurs boursières en fonction de leur représentativité. L’indice boursier fournit une tendance générale de l’évolution du marché et facilite donc la comparaison entre les différentes places boursières.

Certains indices boursiers sont calculés à partir de moyennes arithmétiques simples (somme des cours divisée par le nombre de titres). L’indice pondéré est calculé en tenant compte du poids relatif dans la capitalisation boursière totale de chaque élément le composant.

Afin de se doter d'instruments de mesures performants et dans le souci de fournir des outils de références adaptés à une approche dynamique de la gestion collective, la Bourse de Casablanca a lancé, depuis le premier janvier 2002 une gamme homogène d'indices de capitalisation : conformes aux standards internationaux :

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5.1 L’INDICE GENERAL BOURSIER « IGB »

Le premier indice créé par la BVC s'appelait "l'indice général boursier" (IGB). Il a été créé en 1986. Il était l'indice officiel. Il mesurait l'évolution de la capitalisation boursière de tous les titres cotés par rapport à une date de référence fixée au 31 décembre 1979 et a pour base 100 en cette même date. Il permet de suivre tous les jours de bourse, l'évolution de la valeur globale de ces titres par rapport à la base retenue. LIGB à un instant t est obtenu par la formule suivante :

Équation 1 : Formule de calcul de l’indice IGB

IGB t =

×100 9

D'après la formule de calcul, il apparaît que cet indice est un indice pondéré par la capitalisation boursière puisqu’il prend en considération la capitalisation boursière.

La capitalisation de base ajustée (Cba) se calcule chaque fois qu'un événement indépendant de l'offre et de la demande intervient sur le marché soit par une modification des valeurs cotées (introduction, radiation) soit par des opérations sur le capital des sociétés cotées (augmentation de capital).

5.2 MASI :

MASI (Moroccan All Shares index) est un indice nu 10 , de capitalisation de type transversal, il intègre toutes les valeurs de type actions, cotées à la Bourse de Casablanca. Il est ainsi un indice large, permettant de suivre de façon optimale le développement de l'ensemble de la population de valeurs de la côte.

Le MASI 11 a pour objectif de présenter l'évolution du marché dans son ensemble et de fournir une mesure de référence à long terme, pour la gestion de portefeuilles actions.

9 Cap t est la capitalisation à un instant t et Cba t la capitalisation de base ajustée à un instant t

10 Se dit d'un indice où les coupons versés par les valeurs le composant ne sont pas réinvestis. Les indices nus sont les indices habituellement utilisés. Ainsi un indice nu n'incorpore pas dans ces cours, les dividendes que l'entreprise distribuera. De fait, elle minore la performance des valeurs la composant. Le seul fait de percevoir les dividendes des valeurs permet d'obtenir alors une performance supérieure à celle de l'indice.

11 Il compte à ce jour (2/4/2012) 79 titres

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5.3 MADEX :

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MADEX 12 (Moroccan Most Active Shares Index), indice compact, est composé des valeurs les plus actives de la côte, en terme de liquidité mesurée sur le semestre précédent, intégrant donc les valeurs cotées en continu sur la place casablancaise. Ce dernier se révèle ainsi un instrument particulièrement adapté à la gestion de portefeuille.

Les deux principaux indices de cette gamme sont, des indices dits "emboîtés", permettant ainsi de bénéficier d'une vision plus fine de l'évolution des différentes capitalisations inscrites sur la place casablancaise, et de leurs contribution à l'activité du marché.

5.4 CFG 25 INDEX :

L'indice CFG25 a été créé dans le but de doter la place boursière marocaine d'un indicateur représentatif des tendances du marché et reflétant la structure des différents secteurs de la cote boursière. L'indice CFG25 est établi sur la base des 25 valeurs les plus actives du marché, en termes de liquidité (volume de transactions) et de capitalisation boursière.

Il est configuré de telle sorte que la répartition sectorielle des 25 titres sélectionnés soit un échantillon représentatif de celle des actions inscrites à la cote officielle. La composition de l'indice est modifiée périodiquement, afin de tenir compte de l'évolution des conditions économiques et de la croissance de certains secteurs industriels. Depuis le mois d'août 99, CFG Group a une nouvelle fois innové en lançant l'indice CFG25 en continu. Ce dernier permet de mieux retracer la tendance du marché : c'est un indicateur plus complet que l'indice de clôture dans la mesure où l'information financière est continue et disponible en temps réel, de l'ouverture de la séance boursière jusqu'à sa clôture.

5.5 AUTRES INDICES

Upline Securities Index 10 :

Upline Securities (société de Bourse) a mis en place un indice selon le critère « liquidité » :

USI 10. Ce dernier suit l’évolution de 10 valeurs qui représentent 80% des transactions sur le marché central.

Il est à signaler que l’aspect liquidité ne dépend pas uniquement de la capitalisation des sociétés mais du nombre des titres disponibles sur le marché.

12 Il compte à ce jour (2/4/2012) 56 titres

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Les indices de rentabilité

Le calcul des indices de rentabilité globale permet de suivre la rentabilité d'un portefeuille investi en actions dans lequel seraient réinvestis les dividendes globaux, et de la comparer à celle d'autres actifs. L'indice de rentabilité se déduit immédiatement de l'indice nu auquel il est adossé.

Les indices sectoriels :

Les indices sectoriels calculés par la Bourse de Casablanca sont des subdivisions du MASI®, basés sur la nomenclature économique des valeurs cotées à la Bourse de Casablanca. Les indices sectoriels permettent ainsi à l'investisseur d'anticiper l'évolution du cours, en fonction de l'activité économique du secteur. L'échantillon de chaque indice sectoriel est composé de l'ensemble des valeurs appartenant à ce même secteur. La mise à jour de la composition de l'échantillon de chaque secteur s'effectue chaque année, afin de tenir compte de l'évolution des conditions économiques et de la croissance de certains secteurs. Des indices sous sectoriels pourront également être calculés, en fonction de l'importance de leur représentativité au niveau de la cote. Ils sont au nombre de 21 à compter du 03/2012. (ANNEXE 1)

De manière à pouvoir produire des instruments de référence adaptés aux besoins des investisseurs étrangers, la Bourse de Casablanca procède également au calcul des indices en dollar et en euro. A l'instar des autres indices sous-jacents, ces indices sont également diffusés une fois par jour, à la clôture de la séance Bourse.

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III. EVOLUTION DES AGREGATS BOURSIERS

1. LA CAPITALISATION BOURSIERE :

La Capitalisation boursière (Prix de l’Action * Nombre d’Actions) correspond à la valeur en

bourse de l’entreprise. Elle résulte du cours de l’action multiplié par le nombre d’actions qui forment le capital. Il s'agit, à un instant donné, du prix théorique à payer si un investisseur souhaitait racheter toutes les actions d'une société. Si le cours de l'action augmente, la

capitalisation boursière augmente. La capitalisation boursière correspond à l’argent investi par

les actionnaires.

1.1 LE PRINCIPE DU FLOTTANT

A compter du 1er décembre 2004 la Bourse de Casablanca a adopté une nouvelle

méthodologie de calcul de ses différents indices, basée sur le principe du flottant. Ce mode de calcul, retenu par les principales bourses internationales, vise à apporter une plus grande cohérence entre la réalité boursière des sociétés cotées et la traduction de cette réalité dans les indices. C’est un changement de pondération des valeurs dans l’indice qui doit aboutir à une meilleure adéquation entre le poids du titre dans l’indice et son " poids " dans le marché.

Le flottant est la part du capital d’une société susceptible de faire l’objet de transactions sur le marché ou part de titres détenus par le public. La méthodologie appliquée aux indices de la Bourse de Casablanca conduira donc à évaluer les pondérations des titres composant chaque indice sur la base de cette fraction détenue par le public et non plus sur la base du capital total comme c’était le cas auparavant.

La définition du flottant

La définition du flottant retenue pour le calcul des indices prend en compte la totalité des

actions des sociétés cotées à l’exception des éléments suivants :

• L’Autocontrôle

Ce sont les actions de la société cotée détenues par des sociétés contrôlées par la société cotée,

les actions détenues en propre par la société cotée ne font pas partie de cette catégorie d’actions. A noter qu’il s’agit de l’autocontrôle au sens strict du terme et pas des actions détenues temporairement par l’entreprise suite à des rachats d’actions.

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• Les participations détenues par l’Etat : Il s’agit des participations directes mais aussi des

participations via des établissements publics et des participations détenues par des sociétés

elles-mêmes contrôlées par l’Etat.

• Les actions détenues par les fondateurs : Il s’agit des actions détenues directement ou

indirectement par les fondateurs, lesdits fondateurs exerçant une influence sur la gestion ou le

contrôle de la société (dirigeants, contrôle en droit de vote, influence notoire….).

• Les blocs de contrôle : Actions détenues par des personnes morales (hors fondateurs et l’Etat) qui exercent un contrôle.

• Les actions liées par un pacte d’actionnaires Actions détenues par des personnes (hors fondateurs et l’Etat) agissant de concert

• Les participations jugées comme stables : Il s’agit de participations d’au moins 5%, stables

depuis au moins 3 ans : qui n’ont pas évolués de manière significative à la baisse (-1% hors dilution) depuis 3 ans. Sont incluses les participations, de moindre importance, d’actionnaires qui, parallèlement ou conjointement au lien capitalistique, ont, avec la société cotée, des

accords industriels ou stratégiques sur une période plus récente.

Les facteurs de plafonnement sont révisés annuellement et publiés au bulletin de la cote le premier jour de bourse après le 15 juillet sur la base des informations de clôture de la dernière séance précédant le 16 juillet et prennent effet le premier jour de bourse de septembre.

Des révisions exceptionnelles des facteurs de plafonnement peuvent avoir lieu pour les valeurs dont la pondération dans l’indice viendrait à être modifiée significativement suite à des opérations exceptionnelles. Ses ajustements sont publiés au bulletin de la cote 5 jours de bourse avant leur prise d’effet.

METHODE DE CALCUL

La nouvelle formule de calcul des indices s’écrit comme suit:

Équation 2 : Formule de calcul d’un indice flottant

s’écrit comme suit: Équation 2 : Formule de calcul d’un indice flottant 13 1 3 Où

13

13

t : instant de calcul

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La mise en application du flottant et le principe du facteur de plafonnement

Le flottant sera calculé une fois par an sur la base des informations collectées auprès des émetteurs. D’autres sources d’information publiques pourront également être sollicitées. Il peut s’agir d’informations contenues dans les déclarations de franchissement des seuils ou dans les documents d’information à l’occasion des opérations financières (Appel public à l’épargne, programme de rachat etc.). Le flottant ainsi obtenu est arrondi à la borne supérieure par palier de 5%.

Une révision annuelle des flottants est effectuée le dernier jour de bourse précédant le 16 juillet et prend effet le premier jour de bourse du mois de septembre. Les résultats sont publiés au bulletin de la cote.

Des révisions exceptionnelles peuvent avoir lieu si un événement sur les titres (augmentation de capital, offre publique etc.) viendrait à impacter le flottant d’au moins 5%. Ces révisions exceptionnelles sont publiées au bulletin de la cote et prennent effet 5 jours de bourse après ladite publication.

La pondération maximum d’une société dans le MASI et dans le MADEX est plafonnée à 20% de la capitalisation flottante de l’indice. L’application de ce facteur de plafonnement permet d’éviter la surpondération d’une valeur et à assurer une bonne représentativité de l’échantillon.

1.2 EVOLUTION ET REPARTITION :

Evolution de la capitalisation boursière :

La capitalisation boursière a fait un grand pas entre 2003 et 2007 où elle a connu une hausse

de 80% passant respectivement de 115 MDH à 586 MDH, depuis son évolution les fluctuations sont de l’ordre de 10%, en janvier 2012 elle débute à 523 MDH.

La figure permet de constater ces changements depuis 1991 :

N

: nombre des valeurs de l’échantillon

fit

: facteur flottant

Fit : facteur de plafonnement

Qit : nombre de titres total de la valeur i en t

Cit : cours de la valeur i en t

Bo : capitalisation de base au 31/12/1991

Kt : coefficient d’ajustement en t de la capitalisation de base

Le nombre de titres Qit qui représente le nombre de titres total de la valeur i en t dans les indices calculés sur la base de la capitalisation totale devient Qit.fit.Fit dans les indices basés sur le flottant.

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Figure 4: Evolution de la capitalisation boursière

Evolution de la capitalisation boursière annuelle

700 600 500 400 300 200 100 0
700
600
500
400
300
200
100
0

en millions de dirhams

Répartition du marché :

Source (moi-même, 2012)

Figure 5:Répartition du marché boursier selon volume de capitalisation

autresles 10 plus grandes entrprises 28% 72%

les 10 plus grandes entrprises 28% 72%
les 10 plus grandes entrprises
28%
72%
ITISSALAT AL-MAGHRIB ATTIJARIWAFA BANK 13% 4% 6% DOUJA PROM ADDOHA 8% BCP 13% 9% BMCE
ITISSALAT AL-MAGHRIB
ATTIJARIWAFA BANK
13%
4% 6%
DOUJA PROM ADDOHA
8%
BCP
13%
9%
BMCE BANK
LAFARGE CIMENTS
13%
11%
HOLCIM ( Maroc )
WAFA ASSURANCE
12%
11%
CIMENTS DU MAROC
MANAGEM

Source (moi-même, 2012)

La capitalisation boursière marocaine est caractérisée par sa très forte concentration. La part des 10 plus grandes sociétés cotées dans la capitalisation totale est de l’ordre de 72% en 2012.

2. LA LIQUIDITE BOURSIERE

2.1 VOLUME DE TRANSACTION

Le volume de transaction est le chiffre qui indique le nombre de titres (actions, obligations, etc.) qui ont été échangés (achetés et vendus simultanément) en un jour (généralement).

Explication économétrique du MASI et du MADEX et Modélisation de la volatilité à CT

Master IAF 2011-2012

Dans cette figure on constate une certaine volatilité maintenue des volumes échangés surtout entre 2007 et 2008 où on a enregistré le plus grand volume 140 milliard de dirhams échangés.

S’agissant de l’activité sur le marché boursier, le volume global de transactions, qui a porté pour l’essentiel sur les actions, a presque doublé au dernier trimestre 2011 pour atteindre 26,5 milliards de dirhams, en liaison principalement avec l’accroissement du volume relatif aux opérations de revalorisation de portefeuille enregistrées en fin d’année. Cette évolution a été suivie d’un ajustement à la baisse en janvier et en février 2012, le volume des transactions s’étant établi à 8,3 milliards de dirhams.

Figure 6:Evolution du volume transaction

160

140

120 000,00

100 000,00

000,00

000,00

80

000,00

60

000,00

40

000,00

20

000,00

-

Volume de Transaction mensuel en millions de dirhams j-03 a-03 j-03 o-03 j-04 a-04 j-04
Volume de Transaction mensuel
en millions de dirhams
j-03
a-03
j-03
o-03
j-04
a-04
j-04
o-04
j-05
a-05
j-05
o-05
j-06
a-06
j-06
o-06
j-07
a-07
j-07
o-07
j-08
a-08
j-08
o-08
j-09
a-09
j-09
o-09
j-10
a-10
j-10
o-10
j-11
a-11
j-11
o-11
j-12

Répartition par marché

Source (moi-même, 2012)

Figure 7:Répartition du volume de transaction par marché

volume transaction par marché 400 000,00 300 000,00 200 000,00 100 000,00 - 2003 2004
volume transaction par marché
400
000,00
300
000,00
200
000,00
100
000,00
-
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
Marché Central (millions dh)
Marché des Blocs (millions dh)

Source (moi-même, 2012)

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Master IAF 2011-2012

Avant 2006 on voyait que le marché des blocs s’accaparait de la plus grande part de volume il était en pleine croissance, avant de laisser la place au marché central où les échanges ont connu une vraie éclosion depuis 2006 jusqu’en 2011.

Répartition par catégorie d’investisseurs :

Figure 8:Répartition des échanges selon profil d'investisseurs

volume transaction sur le marché central par catégorie d'investisseurs

vente achat vente achat 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1
vente
achat
vente
achat
0
0,1
0,2
0,3
0,4
0,5
0,6
0,7
0,8
0,9
1
2012
2011

Pers Morale Marocaine0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 2012 2011 Personne Physique Etrangère OPCVM

Personne Physique Etrangère0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 2012 2011 Pers Morale Marocaine OPCVM Personne Physique Marocaine Personne

OPCVM2011 Pers Morale Marocaine Personne Physique Etrangère Personne Physique Marocaine Personne Morale Etrangère

Personne Physique Marocaine0,9 1 2012 2011 Pers Morale Marocaine Personne Physique Etrangère OPCVM Personne Morale Etrangère Réseau bancaire

Personne Morale Etrangère0,9 1 2012 2011 Pers Morale Marocaine Personne Physique Etrangère OPCVM Personne Physique Marocaine Réseau bancaire

Réseau bancaire2012 2011 Pers Morale Marocaine Personne Physique Etrangère OPCVM Personne Physique Marocaine Personne Morale Etrangère

Source (moi-même, 2012)

Les sociétés marocaines et les OPCVM se partagent plus de 70% des échanges effectués au marché central, suivis de près et surtout en 2012 des sociétés étrangères, on voit une timide présence des particuliers notamment marocains avec moins de 20% en 2011 un pourcentage maintenu en 2012, quand aux particuliers d’origine étrangères ils sont presque inexistant en 2011 pour disparaître en 2012 14 .

2.2 EVOLUTION DE LA LIQUIDITE :

Le ratio de liquidité est l’un des indicateurs de la bonne santé d’un marché financier, il est calculé en divisant le volume de transaction sur el marché central des actions sur la capitalisation boursière.

La liquidité d'un marché financier représente la capacité à acheter ou à vendre rapidement les actifs qui y sont cotés sans que cela ait d'effet majeur sur les prix. Plus un marché est liquide,

14 Les données concernant 2012 rapportent celle du premier trimestre.

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plus il est aisé, rapide et peu coûteux d'y réaliser des transactions. Une bourse de valeurs liquide est une bourse de bonne qualité.

L’évolution de la liquidité du marché boursier marocain est globalement en amélioration et c’est dû à l’amélioration continue des facteurs fondamentaux à savoir :

Le nombre d’intervenants.

La diversité des anticipations.

Le degré d’aversion au risque des investisseurs.

La « vulgarisation » du marché boursier.

Le flottant des sociétés cotées.

La diversification de l’offre (sectorielle, taille des entreprises, degré maturité…).

Figure 9:Ratio de liquidité du marché des actions

900 000,00 800 000,00 700 000,00 600 000,00 500 000,00 400 000,00 300 000,00 200
900
000,00
800
000,00
700
000,00
600
000,00
500
000,00
400
000,00
300
000,00
200
000,00
100
000,00
-
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
VOLUME TRANSACTION (MC-actions)
capitalisation boursière
ratio liquidité
40%
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011

Source (moi-même, 2012)

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Cependant d’après le graphique ci-dessus on remarque un recul entre 2007 et 2009, dû aux crises survenues (subprimes) qui ont obligées un grand nombre d’étrangers européens à désinvestir.

3. EVOLUTION DU FINANCEMENT DIRECT PAR LE MARCHE

Le financement par les marchés, alternative au financement bancaire, est encore peu développé au Maroc, mais son évolution régulière est encourageante, le principal émetteur est le Trésor.

Le financement par augmentation de capital est l’indicateur clé au recours aux marchés financiers pour se financer :

Figure 10:Evolution du financement par le marché des capitaux

financement par Augmentation de capital

20,00

15,00

10,00

5,00

-

2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011

Source (moi-même, 2012)

On voit bien qu’il est en continuelle augmentation ce qui traduit l’évolution de l’attractivité du marché des capitaux.

4. CONTRIBUTION DANS L’ECONOMIE MAROCAINE

4.1 EVOLUTION DU NOMBRE DE SOCIETES COTEES :

L’attractivité du marché boursier est bien soutenue mais connait depuis 2007 progression très lente allant de 73 entreprises la même année à 79 en 2012.

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Figure 11:Introductions en bourse

30

20

10

0

introduites radiées 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005
introduites
radiées
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012

Source (moi-même, 2012)

Figure 12:nombre de sociétés cotées en Bourse

Maroc 78 79 74 77 73 75 65 55 53 56 52 2002 2003 2004
Maroc
78
79
74
77
73
75
65
55
53
56
52
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012

4.2 APPEL PUBLIC A LEPARGNE

Source (moi-même, 2012)

La contribution de la Bourse de Casablanca au financement de l’investissement s’est améliorée progressivement ces dernières années, chose observée par les fonds levés à travers l’appel public à l’épargne et on a remarqué aussi forte prépondérance des levées de fonds effectuées par les banques et le secteur de l’immobilier, parmi les résultats attendus du développement du marché boursier au Maroc et qui devraient stimuler son expansion, figurent les possibilités qu’il doit offrir aux entreprises pour lever de nouveaux fonds et développer par conséquent son activité :

Après une chute en 2005 on voit une vraie reprise maintenue jusqu’à l’apogée réalisée en 2010 avec 10455 millions de dirhams d’appel d’offre, suivi d’une autre chute en 2011.

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Figure 13:Appel d'offre public

Appel public à l'épargne(millions DH)

10 759,80 10 445,00 1 592,20 1 190,23 416,00 18,15 0,26 112,00 2004 2005 2006
10 759,80
10 445,00
1 592,20
1 190,23
416,00
18,15
0,26
112,00
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011

4.3 RECETTES FISCALES VERSES A LETAT :

Source (moi-même, 2012)

Dans la structure des rentrées d’impôt et une grande part du dynamisme de recettes fiscales tient à celui de l’IS. L’an dernier, ses recettes avaient enregistré une hausse de 14,5%, soit trois fois plus que la croissance du PIB.

Entre Mars 2011 et Mars 2012, l’IS a connu au Maroc une augmentation de 4.1%, sachant que plus de 70% du chiffre réalisé provient des sociétés cotées en Bourse.

En 2010 les recettes de l’IS versées par les 74 sociétés cotées à la Bourse se sont élevées à 10,4 milliards de dirhams, soit une hausse de 2,4% après 2,6% en 2009 et 1,8% en 2008. En conséquence, la part des sociétés cotées dans les recettes totales de l’IS est passée à 29,6% en 2010 contre 24% en 2009 et 21,4% en 2008.

L’analyse de la répartition sectorielle des recettes versées par les sociétés cotées en 2010 montre que 69% proviennent du secteur des télécommunications (représenté par Maroc Telecom avec une part de 35,1%), du secteur bancaire (représenté par Attijari Wafa, BCP, BMCI et BMCE avec 26,4%), du bâtiment et matériaux de construction (représenté par Lafarj-Ciment et Ciment du Maroc avec 7,5%).

Les banques cotées ont généré 2,5 milliards de dirhams de recettes fiscales, représentant 25,2% des recettes totales versées par les sociétés cotées.

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IV. ENVIRONNEMENT REGIONAL ET INTERNATIONAL

1. AU NIVEAU REGIONAL

1.1 CONTEXTE GENERAL

Le Maroc fait partie de la région MENA 15 , depuis 2011 cette région est confronté à un ensemble de défis :

Baisse de la croissance

Difficultés de transition politique (printemps Arabe)

Dégradation de la situation financière et budgétaire

Pressions inflationniste

la flambée des cours de pétrole

Toutes ces contraintes risquent de créer un choc régional par transmission à cause des relations existante (commerce).

Il est à noter que le secteur bancaire dans les économies des pays MENA est la source la plus dominante pour le financement de l’économie en général et de l’investissement en particulier.

1.2 ENVIRONNEMENT BOURSIER

Figure 14: Evolution de la capitalisation boursière

CAPITALISATION BOURSIERE

2E+11 1E+11 0 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 Égypte Maroc
2E+11
1E+11
0
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
Égypte
Maroc
Tunisie

Le niveau le plus élevé concernant la capitalisation boursière reste l’Egypt qui de toute évidence est plus en avance concernant l’activité de sa place boursière, mais on remarque un recul flagrant depuis 2007 jusqu’à 2008, une reprise qui ne dépasse 2010 avant de baisser en

15 Moyen orient nord Afrique

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2011 et continuer à baisser à cause du printemps Arabe qui a déstabilisé son économie nationale, sauf le Maroc et la Tunisie qui ont maintenue leurs niveau malgré le climat turbulent qui règne sur la région.

Figure 15:Evolution du nombre de sociétés cotées

967 792 744 603 435 373 305 213 231
967
792
744
603
435
373
305
213
231

1148

233

 
  Égypte  

Égypte

 
 
Tunisie

Tunisie

  Tunisie Maroc

Maroc

77 78 74 75 73 65 56 56 57 55 53 52 52 50 49
77
78
74
75
73
65
56
56
57
55
53
52
52
50
49
47
48
46
46
44

79

59

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

On voit que la Tunisie et le Maroc contrairement à l’Egypte qui connait une diminution rapide, ne cesse d’augmenter leurs nombres d’introduction en bourse certes doucement mais maintenus dans le temps

2. AU NIVEAU INTERNATIONAL

2.1 CONTEXTE GENERAL

Le Maroc est le partenaire privilégié de l’union européenne(UE) de part les activités fleurissantes telles que le tourisme, les échanges commerciaux et les MRE 16 .

En effet, plus de 53% des échanges commerciaux sont destinés à l’UE , avec une prépondérance de deux pays à savoir la France et l’Espagne avec respectivement 17 et 12 %

D’autre part les exportations vers l’UE représnte plus de 59%

16 Marocains résidents à l’étranger

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Sans oublier les rapprochements continus à traves des plan d’action tel que la PEV : la politique européenne de voisinage qui vise un accompagnement financier.

2.2 CONTEXTE BOURSIER

Figure 16:Evolution de la capitalisation pays d’Europe

3E+12 Belgique 1E+12 France Espagne 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
3E+12
Belgique
1E+12
France
Espagne
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
-1E+12

L’effet de la crise des subprimes est très flagrant chez les pays de la zone Euro, ainsi que la crise de la dette qui n’a pas laissé la reprise se stabiliser avant de venir perturber encore une fois les places boursières dont on remarque la baisse à partir de 2010.

Figure 17:Evolution du nombre de sociétés cotées

4000

3500

3000

2500

2000

1500

1000

500

0

3498 3536 3435 3339 3223 3272 3300 3310 3241 2986 934 966 898 885 941
3498
3536
3435
3339
3223
3272
3300
3310
3241
2986
934
966
898
885
941
901
893
772
717
707
250
235
222
143
153
163
167
166
161
158
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
Espagne
France
Belgique

L’Espagne malgré sa faible capitalisation par rapport à la France reste la place boursière avec le plus grand nombre de sociétés cotées, suivi par la France puis la Belgique.

CONCLUSION PARTIE I

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Cette partie a passé en revue les définitions et les concepts fondamentaux du monde de la Bourse, j’ai ainsi présenté les propriétés de la Bourse des valeurs marocaines qui est en pleine expansion qui avance doucement mais sûrement malgré le nombre limité de participants.

J’ai également introduit les indices boursiers les plus importants en me focalisant sur leur méthode de calcul, j’ai aussi analyse le marché financier marocain à travers les agrégats les plus représentatif de son évolution.

Pour conclure on peut dire qu’à cause de la faiblesse des investissements étrangers à la Bourse de Casablanca, le Maroc n’a pas été véritablement affecté par la crise, si l’on met de côté l’impact sur l’économie réelle qui, lui, est réel. Il est significatif d’ailleurs de noter que la part du flottant détenu par les étrangers et les MRE à la Bourse de Casablanca ne dépassent pas 3% de la capitalisation en 2011 dans la mesure où le marché de la Bourse et de la dette existe, en principe pour apporter des financements aux entreprises qui en ont besoin.

Pour encourager l’épargne et dynamiser les opérations de bourse, la loi de finances 2011 a introduit l’exonération totale des revenus et profits des capitaux mobiliers réalisés dans le cadre d’un PEA alors que les dividendes et les plus values sur cession d’actions ont été taxés respectivement à 10% et 15%. Néanmoins, pour bénéficier de ces exonérations, la loi de finances propose comme condition que les versements et produits capitalisés afférents au PEA doivent être conservés pendant au moins une période de 5 ans à partir de la date d'ouverture du dit plan et que le montant des versements effectués par le contribuable dans le PEA ne dépasse pas 600.000 dirhams.

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PARTIE II : LA METHODE BOX-JENKINS POUR LA PREVISION D’UNE SERIE CHRONOLOGIQUE

INTRODUCTION PARTIE II

La démarche économétrique consiste à représenter à l’aide d’équations le comportement d’un phénomène observé et à estimer les coefficients des équations en recourant à l’historique du phénomène et ceci dans le but de le comprendre, de l’expliquer, de le reproduire et de le prévoir.

L’approche de George BOX et Gwilym JENKINS deux statisticiens (1970), consiste en une méthodologie d’étude systématique des séries chronologiques à partir de leurs caractéristiques. Les procédures de modélisation sont présentées dans leur célèbre ouvrage intitulé « Time Series Analysis : Forecasting and control »

Ils ont proposé une démarche générale de prévision, cette démarche est fondée sur la notion de processus ARMA avec une partie autoregressive du processus notée AR qui est constituée par une combinaison linéaire finie des valeurs passées du processus et une partie moyenne mobile constituée d’une combinaison linéaire finie en t des valeurs passées d’un bruit blanc.

La méthode comprend trois grandes phases :

1. L’identification à priori pour rechercher la représentation adéquate

2. Estimation des paramètres

3. Identification à postériori ou test d’adéquation du modèle de prévision

Les modèles ARCH et GARCH ont aussi prouvé leurs efficacités dans la prévision de la volatilité, dans cette partie je vais aussi introduire ces deux concepts.

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I. NOTIONS DE BASE

1. LES SERIES CHRONOLOGIQUES :

1.1 DEFINITIONS

Les

d’observations

séries

temporelles

ou

série

chronologique

ou

chronique

définie

par

toute

suite

(Xt : t Є T) indexées par un ensemble ordonné T (le « temps »).

Il existe trois types :

1-

série continue, la variable Xt peut être observée de façon continue, l’indice t peut prendre toutes les valeurs dans un intervalle de nombres réels.

2-

série discrète l’ensemble des valeurs possibles de t est un ensemble discret, T peut être considéré comme un sous-ensemble des nombres entiers

peuvent correspondre à des niveaux : séries enregistrées instantanément

(prix, stocks, indice), ou à des flux : séries cumulées sur un intervalle de temps (revenu, consommation). Lorsqu’on analyse une série de flux, il est important de tenir compte de l’intervalle de temps considéré.

Les observations

L’analyse d’une chronique a deux objectifs :

1-

la modélisation (développer des modèles permettant de décrire le comportement de la série, mettre au point une méthodologie pour spécifier, estimer, valider (juger) un modèle approprié pour des données particulières)

2-

la prévision (évaluer une valeur non observée, XT+h)

1.2

DECOMPOSITION DUNE SERIE CHRONOLOGIQUE

Pour l’étude de séries temporelles économique la décomposition analytique est :

Chronique = tendance + variations périodiques (saisonnalité) + variations résiduelles aléatoires (+ cycle économique éventuel).

Xt = ft + St + εt

Le cas particulier étant celui des tendances boursières, étudiées dans le cadre de l'analyse technique et sur lesquelles se greffent des mouvements statistiquement imprévisibles.

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La tendance

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La tendance (trend) traduit l’évolution à moyen terme du phénomène. On parle aussi de mouvement conjoncturel ou mouvement extra-saisonnier. La série correspondante, notée ft,

(t =1…T), est une fonction à variation lente. Elle est le plus souvent estimée sous forme

paramétrique (polynôme, exponentielle,

)

ou comme le résultat d’une opération de lissage 17 .

La saisonnalité,

La composante saisonnière ou mouvement saisonnier représente des effets périodiques de

période connue p qui se reproduisent de façon plus ou moins identique d’une période sur

Elle est généralement supposée

rigoureusement périodique : St+p = St, et les valeurs Sj = (Sij), j = 1…p d’une période sont

l’autre. La chronique correspondante est notée St, (t = 1

T).

appelées « coefficients saisonnier ».

Le bilan de l’effet saisonnier sur une période doit être nul car il est pris en compte dans la tendance. La composante saisonnière permet simplement de distinguer à l’intérieur d’une même période une répartition stable dans le temps d’effets positifs ou négatifs qui se compensent sur l’ensemble de la période.

La composante résiduelle

La

composante

résiduelle

ou

variations

accidentelles

est

la

partie

phénomène. Elle est modélisée par une suite de variables aléatoires

non

,

structurée

du

(t = 1,…,T)

centrées, non corrélées et de même variance, on parle de bruit blanc(BB) ou white noise (WN).

2. LA VOLATILITE

La volatilité est une mesure statistique du comportement irrégulier d’une action dans le passé et de comment est projeté son comportement (erratique) dans le futur. La volatilité est le degré d’amplitude de la variation dans le prix du sous-jacent.

2.1 DEFINITIONS :

Le concept de volatilité fait référence à la propension qu'a une variable à fluctuer de façon imprévue dans le temps. Elle est considérée généralement comme l'écart entre un prix de

généralement comme l'écart entre un prix de Un coefficient α compris entre 0 et 1 pondère

Un

coefficient α compris entre 0 et 1 pondère la dernière observation tandis que (1 α) pondère la prévision précédente

17 est une technique de prévision facile à mettre en œuvre dont la formule est

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marché et les fondamentaux économiques qui justifient rationnellement la valorisation de l'actif considéré.

Pastre (2002) 18 trouve cette définition rationnelle seulement en apparence et surtout uniquement en statique. Son argument est que la volatilité n'a de sens et d'impact sur les mécanismes économiques qu'en dynamique. Selon Daly (1999) 19 , la volatilité peut être définie comme la variabilité de la variable sous considération. Plus la variable fluctue durant une période, plus elle est censée être volatile. En effet, cette notion est associée à l'imprévu, l'incertain et le risque, communément exprimée par un écart-type de la variation de la valeur d'un actif pour une période donnée (généralement un an). La volatilité peut donc aussi être perçue comme le risque accepté par l'investisseur lorsqu'il est exposé à cette variable ou à cet actif.

Toutefois, la volatilité représente bien plus que l'écart-type du prix d'un actif dans le temps. C'est aussi une donnée essentielle à l'évaluation des options et autres produits dérivés. Ainsi, les mesures de volatilité historiques et futures ont un impact sur les évaluations et rendements d'un très large éventail de véhicules financiers, allant des taux d'intérêt aux contrats à terme sur actions. Ces mesures sont aussi considérées comme un baromètre de l'humeur des investisseurs : un haut niveau de volatilité signale habituellement une grande nervosité, alors qu'un faible niveau indique généralement une tendance à la prise de risque. De ce fait l’analyse de ce paramètre permettra de mieux comprendre le marché financier marocain exprimé par les deux indices boursiers MASI et MADEX dont on étudiera justement la volatilité.

On peut distinguer entre deux types de volatilité :

La Volatilité Historique

Elle mesure les variations, les fluctuations erratiques d’une action ou d’une matière première

telles qu’elles l’ont été dans le passé.

La volatilité historique est calculée à partir des cours passés. Ainsi, pour estimer empiriquement la volatilité du prix d'une action, nous devons observer le prix de l'action en question dans des intervalles de temps fixe (exemple: chaque jour, chaque semaine ou chaque mois).

18 Olivier PASTRÉ In Pierre Dockès éd. : Ordre et désordres dans l'économie- monde PUF 2002 pp. 245-275; « Les racines de la volatilité »

19 Financial Volatility and Real Economic Activity by Kevin James Daly

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La Volatilité Implicite,

Elle mesure les variations, les fluctuations erratiques d’une action ou d’une matière première telles qu’elles sont anticipées être dans le futur. La volatilité future d’un sous-jacent est inconnue et doit être estimée. Elle est calculée à partir du prix des options existant sur le sous-

jacent étudié (action, indice, etc.), on attribue parfois à la volatilité implicite le rôle prédicateur puisque que la valeur du jour de la volatilité implicite annonce celle de la volatilité historique à venir.

Les investisseurs peuvent comparer la volatilité implicite à la volatilité historique et faire leur propre opinion sur la volatilité future du sous-jacent. La volatilité joue un rôle crucial, et c’est l’élément le plus insaisissable, confus et difficile à appréhender par tous les participants de marché. Le calcul de la volatilité est un problème difficile pour l'application mathématique.

Il convient aussi de définir d’autres types de volatilité et de variances :

La volatilité stochastique

La volatilité stochastique est utilisée dans le cadre de la finance quantitative, pour évaluer des produits dérivés, tels que des options. Le nom provient du fait que le modèle traite la volatilité du sous-jacent 20 comme un processus aléatoire, fonction de variable d'états telles que le prix du sous-jacent, la tendance qu'à la volatilité, à moyen terme, à faire revenir le prix vers une valeur moyenne, la variance du processus de la volatilité, etc.

Les modèles de volatilité stochastiques présentent l'une des approches pour résoudre l'une des lacunes du modèle Black-Scholes 21 , qui ne prend pas en compte le fait que la volatilité sous- jacente peut ne pas être constante, pendant le temps de vie du produit dérivé, et que celui-ci est affecté par le changement de valeur du sous-jacent.

Cependant, ces modèles ne peuvent expliquer certaines caractéristiques bien connues de la volatilité implicite, telles que le smile 22 de volatilité, ou le biais de volatilité, qui indique que la volatilité implicite a tendance à varier en accord avec le prix d'exercice et la date d'expiration du dérivé.

En supposant que la volatilité du prix du sous-jacent est un processus stochastique, plutôt qu'une constante, il devient possible de modéliser les produits dérivés avec plus de précision.

20 Un actif sous-jacent est un produit ou un titre financier sur lequel porte une option, un bon de souscription, un contrat à terme (future) et plus largement un produit dérivé

21 Le modèle de Black–Scholes est un modèle à deux actifs : l’un risqué (action), l’autre non risqué (obligation).

22 Lorsque la volatilité implicite par rapport au prix d'exercice a une forme de sourire

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2.2 CARACTERISTIQUES DE LA VOLATILITE :

Les séries financières sont caractérisées par des périodes d'agitation suivies de périodes de "relative" accalmie , lorsqu’un marché est très volatile, cela signifie qu’il est instable et il est donc plus difficile de voir avec exactitude s’il a atteint son maximum (et donc s’il est possible de lancer une opération de vente) ou bien son minimum (il est donc possible de lancer une opération d’achat). D’où la nécessité de modéliser la volatilité afin de prévoir ces changements et prendre la bonne décision au bon moment. Un point sur lequel les économistes se sont penchés et ont établit à cet effet un certain nombre de modèles de types économétriques.

De ce fait, il convient de faire le point sur un ensemble de caractéristiques que comporte la volatilité pour pouvoir ensuite modéliser ce phénomène, dans cette section il sera question d’introduire quelques définitions primordiales avant de passer à la technique de modélisation dans la deuxième partie. La volatilité comporte certaines caractéristiques qu’il est bon de garder en mémoire:

Persistance

La persistance est la caractéristique de la volatilité qui consiste à continuer le mouvement qu’elle a commencé le jour précédent. Par exemple, si hier la volatilité était en hausse, elle le sera probablement encore aujourd’hui, et vice versa. Si hier le marché était très volatile, il le sera certainement encore aujourd’hui.

Figure 18:différence entre volatilité avec et sans persistance

AVEC
AVEC
SANS
SANS

Source monde forex.com

Cyclicité La volatilité tend à se changer en cycles. Elle augmente jusqu’à atteindre son point maximum, puis elle s’inverse jusqu’à atteindre son point minimum pour ensuite reprendre le cycle. On dit aussi que la volatilité est un moyen plus prévisible que le prix pur, et pour cette raison, des stratégies ayant pour base la volatilité ont été imaginées.

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Regression vers la moyenne

Signifie substantiellement que, après avoir ajouter ses points minimum et maximum, la

volatilité tend à se normaliser et à rejoindre des valeurs dans la moyenne.

Hétéroscédasticité

En statistique, l'on parle d'hétéroscédasticité lorsque les variances des variables examinées sont différentes. Cette notion provient du grec et est composée du préfixe hétéro- (« autre »),

et de skedase (« dissipation»).

La notion d'hétéroscédasticité s'oppose à celle d'homoscédasticité, qui correspond au cas où la variance de l'erreur (Var (ε i )) des variables est constante. Tandis que dans le cas d'homoscédasticité, nous avons Var (ε i ) = σ 2 i, nous avons désormais Var (ε i ) = σ i 2 , où σ i 2 peut être différent de σ j 2 , pour i ≠ j.

Phénomène de « Clustering »

C’est le phénomène connu sous le nom de « regroupement de la volatilité », observé par ManDelbrot (1963) qu’il résume par une remarque célèbre « … Large changes tend to be followed by large changes_ of either sign_ and small changes tend to be followed by small changes ».

En effet, ce phénomène est étroitement lié à la leptokurticité des distributions ce qui justifie le recours aux modèles régressifs de la classe ARCH que je vais traiter ultérieurement.

3. INDICATEURS DE LA VOLATILITE

Cette section mettra l’accent sur les différentes techniques d’analyse de la volatilité dans le jargon boursier, en passant par les plus importants différents indicateurs.

3.1 LES LIGNES DE TENDANCES

Les lignes de tendances sont considérées la loi de base de toute analyse technique, elles permettent de déceler le comportement d’un titre et son évolution.

Représentées dans la figure 6, on peut distinguer :

La ligne A : indique une tendance haussière, appelée « résistance », elle est significative dès qu’elle rejoint des sommets d’au moins trois points, si les cours dépassent cette ligne cela signifie qu’un changement significatif existe.

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La ligne B : indique une tendance baissière, appelée « Support », elle bloque la chute des cours si jamais elle est percé c’est le signe d’une dépression générale du marché qui ont fait un crash.

La ligne C : Appelée, « Trading Range », elle est tracé en parallèle avec les lignes A et B cette lignes intermédiaires permet d’évaluer le comportement des placements à court terme de quelques jours.

Cette méthode est pratiquée par des professionnels car nécessite une vraie expérience mais reste essentielle à toute analyse technique.

Figure 19:Les lignes de tendances

toute analyse technique. Figure 19:Les lignes de tendances 3.2 L ES MOYENNES MOBILES Source abcbourse.com La

3.2 LES MOYENNES MOBILES

Source abcbourse.com

La moyenne mobile est un indicateur qui permet de lisser une série chronologique (cours boursiers…) afin d'éliminer les fluctuations les moins significatives. Elle donne la valeur moyenne des cours sur une période donnée. On dit moyenne mobile d'ordre 1, d'ordre 2, d'ordre 3, etc 23 .

Cette moyenne peut être simple ou pondéré dans ce cas on va affecter plus d’importance à certains cours. Ainsi, il existe plusieurs types de moyennes mobiles, les plus répandu étant :

Moyenne mobile simple (ou arithmétique)

Moyenne mobile exponentielle

Moyenne mobile « time series »

Moyenne mobile triangulaire

Moyenne mobile variable

sur lesquelles la moyenne mobile est calculée.

Une moyenne mobile à 20 jours donne le cours moyen sur les vingt dernières séances, une moyenne mobile à 50 semaines donne le cours moyen hebdomadaire sur les 50 dernières semaines et ainsi de suite.

23 L'ordre est le nombre de périodes (années, trimestres, mois

)

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Moyenne mobile ajustée par les volumes

Moyenne mobile pondérée

La différence entre ces moyennes mobile vient seulement du poids attribué aux données sur la période. La courbe de moyenne mobile peut être utilisée de diverses manières :

Figure 20: moyenne mobile

utilisée de diverses manières : Figure 20: moyenne mobile Source trader-workstation.com  Identifier une tendance

Source trader-workstation.com

Identifier une tendance : Si la moyenne mobile est relativement plate on est en présence d'un range, si la moyenne mobile croît ou décroît il y a une tendance.

Générer des signaux : Nous pouvons observer la position relative du cours par rapport à la moyenne mobile. Si le cours est au dessus d'une moyenne mobile croissante nous sommes en présence d'une tendance haussière. Si le cours passe alternativement au dessus et au dessous d'une moyenne mobile relativement plate, la configuration en range est évidente.

Le calcul des moyennes mobiles :

* Moyenne mobile arithmétique ‘MM’

Équation 3: calcul moyenne mobile simple

MM= somme des n clôtures/ n 24

* Moyenne mobile exponentielle ‘MME’

Équation 4: calcul moyenne mobile exponentielle

MME = MME [n-1] + (2/(Période + 1)) * (Cours[n] - MME[n-1]) 25

24 n étant la période de calcul de la moyenne mobile

25 Où MME [n-1] est la valeur de la moyenne mobile de la veille Cours[n] est le cours de clôture du jour

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Modélisation de la volatilité à CT Master IAF 2011-2012 Il en résulte que la dernière cotation

Il en résulte que la dernière cotation sera beaucoup plus importante que la plus ancienne valeur prise en compte dans le calcul. De même, plus la période de calcul est importante et moins les données anciennes sont prises en compte.

3.3 AVERAGE TRUE RANGE 26

L’ATR est un indicateur qui permet d’apprécier la volatilité, qui mesure l’exacte moyenne entre les plus hauts et les plus bas cours. Il utilise la moyenne mobile arithmétique tandis que la Volatilité Historique utilise une moyenne mobile exponentielle. De ce fait, Average True Range est un indicateur moins réactif que l’indicateur de volatilité historique. Un Average True Range élevé témoigne d'une forte volatilité du marché et un Average True Range faible signifie faible volatilité de la valeur.

Pour calculer l’ATR on calcule d’abord le True Range(TR):

TR = TrueHigh TrueLow 27

Il donne la volatilité d’une valeur entre deux journées à savoir entre le dernier cours et le cours de la veille en réalisant une moyenne de ces True Range on obtient l’Average (moyenne) True Range :

Ensuite on calcule à l’aide d’Excel :

ATR = Moyenne (TR, période)

3.4 AUTRES

Momentum C’est un indicateur très connu, fait parti de la famille des oscillateurs, son objectif est de donner une mesure de la vitesse d’évolution des cours sur temps donnée.

Il est utilisé comme : Indicateur de suivi de tendance, indicateur de forme de figure, etc…

Il est calculé de manière simple :

Équation 5: calcul momentum

M(t) = cours (t) cours (t-x) 28

(2 / (Période + 1)) est le pourcentage exponentiel, qui dépend de la période de calcul de la moyenne mobile.

26 a été conçu par J.Welles et developpé dans son ouvrage ‘New Concepts in Technical Trading Systems’ en 1978

27 TrueHigh= la valeur la plus grande entre la clôture de la veille et le plus haut du jour. TrueLow=la valeur la plus petite entre la clôture de la veille et le plus bas du jour.

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Généralement calculé sur une période de 12jours.

Les Bollingers

Les bandes de moyennes mobiles de Bollinger sont deux lignes placées à distance fixe au dessus et au dessous d'une moyenne mobile donnée, formant deux canaux. Elles permettent de savoir quand les cours s'éloignent trop d'une moyenne. Lorsque les cours sortent par exemple du canal supérieur, on peut dire que la valeur croît avec force. L'inverse pour le canal du bas.

Le Bollinger BandesWidth est un indicateur de volatilité qui mesure l’écartement des bandes de Bollinger en pourcentage de la moyenne mobile de Bollinger :

Équation 6: calcul Bollinger Bandes Width

BBW = (Bande haute Bande basse)/MMB 29

L’indicateur est élevé lorsque les bandes de Bollinger sont écartées et il est proche de 0 lorsque la volatilité de la valeur est faible. En analyse technique l’indicateur est utilisé pour détecter les situations dites de « Squeeze » 30 .

Figure 21: les Bollingers

dites de « Squeeze » 3 0 . Figure 21: les Bollingers Source trader-workstation.com 2 8

Source trader-workstation.com

28 - x jours auparavant -t le temps de calcul

29 BBW = Bollinger BandesWidth et MMB =moyenne mobile Bollinger

30 Par ce terme, les traders qualifient une baisse excessive, de la volatilité qui précède souvent les débuts de nouvelles tendances.

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Bêta Cet indicateur appelé également « spread » représente l’écart des cours pondérés de deux valeurs, implique d’acheter l’une des valeurs et de vendre l’autre utilisé beaucoup plus dans les options.

Le Bêta d’une action est la mesure la plus fréquente de la volatilité. Si le beta d’une action est 1, cela signifie qu’elle suit le même rythme que marché. Un beta de 1,5 signifie que l’action varie 50% en plus que le marché. Ainsi, si le marché hausse de 10%, l’action hausse de 15%. Un Bêta faible de 0,50 signifie que l’action ne variera que de moitié par rapport au marché. Ce sont ces actions à betas faibles qui sont aujourd’hui prisées des investisseurs.

Il est calculé comme suit :

Équation 7: calcul du Bêta

Bêta= (C1 (j) * a) (C2 (j) * b)

Où :

C1 = cours de clôture de la première valeur

C2 = cours de clôture de la seconde valeur

a= Coefficient de pondération de C1

b= Coefficient de pondération de C2

j= jour de calcul

4. MODELISATION DE LA VOLATILITE

Pratiquement, pour mesurer la volatilité, il est nécessaire de faire la distinction entre volatilité à long terme (mois, ans) et volatilité à court terme (heures, jours). Si la volatilité à long terme est principalement influencée par les fondamentaux économiques et les changements institutionnels, celle à court terme est déterminée par la pression et les turbulences constatées dans le processus de transaction, ainsi que par les rumeurs (noises). Un accent important a été mis dernièrement sur ce dernier type de volatilité qui a nécessité une modélisation du processus (la volatilité dépend de ses valeurs passées). Ces modèles sont aussi utilisés comme modèle de prévision de la volatilité.

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4.1 L'ECART TYPE

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L'écart type est un outil très utilisé dans les études statistiques. Cet indicateur permet de mesurer la volatilité d'un titre. L'écart type est généralement utilisé pour la construction d'autres indicateurs (exemple : les bandes de Bollinger 31 ).

Un écart type élevé indique que les données sont dispersées et donc qu'il y a une volatilité importante. Cela montre généralement un sentiment d'euphorie ou de crainte sur les marchés. A l'inverse, un écart type faible témoigne d'une faible volatilité et d'une bonne anticipation des investisseurs (pas de surprise). Plus les cours s'éloignent de leur moyenne c'est-à-dire plus la différence entre les cours et la moyenne augmente, plus la volatilité est importante. L'écart type correspond à la racine carrée de la variance. La variance est la moyenne des écarts à la moyenne, le tout au carré.

L'écart type d'une action est calculé de la manière suivante :

Équation 8 : calcul de l’écart type d’une action

32

32

Nous constatons souvent que les changements violents de prix sont précédés par des zones où les prix sont peu volatiles (et donc un faible écart type).

4.2 RENDEMENT ABSOLU

Techniquement la volatilité d’un actif est l’écart type du rendement considéré comme une variable aléatoire, toujours relatif à un intervalle de temps sous jacent ‘t’ (jour, semaines, années…).

De ce fait la notion du rendement absolue est une mesure de la volatilité qui est très utilisée :

On a les prix journaliers d’une période de 6 jours : p t-1 , p t , p t+1 , p t+2 , p t+3 et p t+4 . Les 5 rendements journaliers correspondant sont de y t à y t+4 :

Le rendement d’une semaine est égal à la somme des rendements journaliers :

31 Les bandes de moyennes mobiles sont deux lignes placées à distance fixe au dessus et au dessous d'une moyenne mobile donnée, formant deux canaux. Elles permettent de savoir quand les cours s'éloignent trop d'une moyenne. Lorsque les cours sortent par exemple du canal supérieur, on peut dire que la valeur croît avec force. L'inverse pour le canal du bas. Il en va de même pour Bollinger, sauf qu'au lieu d'un pourcentage fixe d'éloignement des cours, les bandes sont calculées à partir d'un écart-type des cours avec la moyenne mobile.

32 : Ecart-type ; N : Nombre d'observations ; x i : rendement de l'action de la à t=i ;x : Moyenne mobile simple

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Modélisation de la volatilité à CT Master IAF 2011-2012 Pour mesurer la volatilité on calcule alors

Pour mesurer la volatilité on calcule alors le rendement absolu |y t | qui permet de surveiller la performance obtenue d’un actif quel que soit le comportement des marchés de capitaux. A distinguer du rendement relatif qui lui calcule la performance par rapport à un indice boursier.

Propriétés des rendements

1. Les rendements fluctuent autour de 0 à court terme. Pour les indices de marché et pour les

titres de firmes qui survivent, la moyenne est légèrement positive à long terme.

2. La moyenne est nettement plus petite que la volatilité. Par conséquent, connaître la

moyenne ne permet pas de prédire avec précision le rendement futur et certainement pas de

faire un profit sans prendre des risques.

3. Les rendements sont peu auto corrélés (et d’autant moins que la fréquence est basse). Cette

propriété implique que les rendements ne sont pas prévisibles à partir de leurs réalisations

passées.

4. Les grands rendements (positifs ou négatifs) ont tendance `a se suivre, et les petits

rendements également. La volatilité se produit en ”grappes” (volatilité clustering).

5. Cela se traduit par une fonction d’autocorélation (ACF) des carrés des rendements, qui

décroit lentement `à partir d’une valeur faible mais positive. Cette forme typique de l’ACF est

plus prononcée pour une fréquence élevée que faible.

6. Cette propriété implique que la volatilité est prévisible dans une certaine mesure (ce qui

n’est pas le cas pour les rendements).

7. Il y a plus de rendements extrêmes que si la distribution était normale (non-normalité).

8. La proportion de rendements extrêmes négatifs est plus élevée que celle de rendements

extrêmes positifs (asymétrie négative de la distribution).

4.3 LE MODELE ARCH

Les processus de type ARCH sont utilisés pour tenir compte de l’hétéroscédasticité (volatilité variable) et de la leptokurticité 33 des rentabilités. Le modèle suit le raisonnement suivant :

33 Désigne une analyste technique mathématique utilisant une loi de distribution probabiliste non normale. La grande majorité des évènements sont concentrés autour de la moyenne mais certains évènements qui se produisent jusqu'à trois écarts-type de part et d'autre de la moyenne. C'est la différence avec la distribution normale, où l'on n'observe plus d'évènements dès que l'on s'éloigne de la moyenne.

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Soit Y un taux de rentabilité (ou toute autre variable soumise à l’hétéroscédasticité). Par la suite, h t sera la variance conditionnelle des erreurs (h t = σ t 2 = V t-1 t ) = E t-1 t 2 )), c'est-à-dire une prévision de la volatilité du choc pour la date t, compte tenu de la connaissance des phénomènes passés (jusqu’à la date t-1). Par conséquent, un processus ARCH(p) implique un système de deux équations:

Équation 9 : processus ARCH(q)

= α 0 +

Avec α 0 >0 et

0

4.4 LE MODELE GARCH

Le modèle ARCH a été introduit par Engle (1982), il prend en considération la variabilité de la variance des erreurs de régression. Bollerslev (1986) l'a développé pour proposer le modèle GARCH qui a été très utilisé dans la littérature pour modéliser la variabilité de la volatilité des actifs financiers dans le temps. Bollerslev, Chou et Kroner (1992) ont présenté une large revue de la littérature utilisant le modèle GARCH pour modéliser la volatilité des variables financières tels que le taux de l'inflation, le taux de l'intérêt, le taux de change, les produits dérives etc.

Le modèle GARCH (p,q) sous sa forme générale se présente comme suit:

Équation 10: modèle GARCH (p, q)

= α 0 +

+

Avec α 0 > O,

0 et

0

La volatilité s'exprime en fonction de ses propres valeurs retardées β j et des valeurs retardées des carrées des innovations dans le processus des rendements.

Ceci n’est qu’un bref aperçu sur le modèle qui sera traité de manière plus approfondie dans la deuxième partie du travail.

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II. LES TROIS PHASES DE LA METHODE BOX-JENKINS

1. STATIONNARITE

Pour travailler avec des données temporelles, elles doivent conserver une distribution constante dans le temps. C’est le concept de stationnarité. Ainsi, si nos variables passées sont semblables à nos variables futures, on peut utiliser le passé pour tenter de prédire le futur. Si nos données ne sont pas stationnaires, on peut se retrouver avec: un biais de prévision, une prévision inefficace et par conséquent une mauvaise inférence.

Les tests de racine unitaire « Unit Test Root » permettent non seulement de détecter l’existence d’une non-stationnarité mais aussi de déterminer de quel type il s’agit :

Le processus TS (Trend Stationary) s’écrit :

X t = f t +ε t

(où f t est une fonction polynômiale, ε t l’erreur du modèle à la date t)

Ce modèle non stationnaire est déterministe et peut être stationnarisé par la méthode des moindres carrés ordinaires.

Le processus DS (Differency Stationary) s’écrit :

X t = X t-1 +ß+ε t (avec dérive)

X t = X t-1 t

(sans dérive)

Afin de stationnariser ce type de processus il suffit de passer aux différences premières.

1.1 TEST DE DICKEY-FULLER AUGMENTE

Le test DICKEY-FULLER augmenté dit « ADF », ne suppose pas que ε t suit un bruit blanc, il permet de savoir si une série est stationnaire ou non et permet aussi de déterminer la bonne manière de stationnariser la série.

Les hypothèses du test sont les suivants :

[H 0 ]: processus non stationnaire, il correspond à une des formes de non stationnarité représentée par les trois modèles suivant :

Équation 11 : Modèle n° 1 du test ADF

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Équation 12: Modèle n° 2 du test ADF

y t =ρy t-1 - p k=2 γ k y t-k+1 + c+μ t

C’est le modèle sans tendance mais avec constante

Équation 13: Modèle n° 3 du test ADF

y t =ρy t-1 - p k=2 γ k y t-k+1 + b t + c +μ t

C’est le modèle avec constante et tendance, c’est celui avec lequel on commence.

ρ=0,

φ 1 =1 (avec y t