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La fin de l’humanité

Christian Godin, Editions Champ Vallon, 230 p., Paris 2003

L’humanité ne succombera pas à des catastrophes annoncées telles que l’explosion


démographique, le réchauffement climatique ou la pollution. Elle ne devrait pas
redouter non plus, pour sa survie, l’avènement d’une guerre mondiale nucléaire,
d’une contamination biologique de masse ou encore la chute d’un astéroïde géant sur
notre terre. L’humanité est appelée probablement à disparaître, selon Christian Godin
par l’effondrement de la natalité.
Selon ce philosophe féru de démographie, ce phénomène ne sera pas limité aux pays
riches, « blancs », comme le voulait une idée admise jusqu’ici. La baisse du taux de
fécondité au-dessous du taux de renouvellement des générations (2,1 enfants par
couple) est déjà à l’œuvre dans les pays du Sud, à l’exception de quelques pays
d’Afrique noire et de certains pays musulmans. « La plus importante concentration de
population à taux de sous remplacement se trouve actuellement non pas en Europe
mais en Extrême-Orient. Les Antilles, la Tunisie, le Liban ou le Sri Lanka ont désormais
des taux de natalité voisins de ceux des pays d’Europe, la fécondité des femmes
iraniennes a chuté de 7,2 à 2,3 en vingt ans et le niveau général de fécondité de
l’Afrique du Nord en 2000 a été inférieur à celui des Etats-Unis au début des années
60 » assure-t-il. Si cette tendance se poursuit, l’humanité est appelée à s’éteindre à
très court terme, trois ou quatre siècles au plus, selon l’auteur.
En cause ? La propagation du modèle malthusien, la technique qui tend à rendre
l’homme superflu, le dégoût du futur illustré notamment par une pédophobie
galopante, etc. L’humanité souffre, en un mot, de la perte du « désir de vivre ».
Ebranlée, il ne me reste qu’à espérer que Christian Godin se trompe comme se sont
trompés avant lui les Cassandre des dangers liés à la surpopulation.
Meriem Sidhoum Delahaye

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