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AFP

SÉNATORIALES

Les indépendants en force à l’Est

P.8

APRÈS LA DÉLOCALISATION DU DERBY CRB-MCA AU STADE DU 5-JUILLET

Réda Malek : “C’est une décision injuste mais nous l’acceptons !” P.13

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

TERRORISTES ABATTUS OU ARRÊTÉS ET GROUPES DE SOUTIEN DÉMANTELÉS

LIBERTE

DISPONIBILITÉ DES PRODUITS PÉTROLIERS ET DU GAZ DURANT LES FÊTES DU NOUVEL AN

Naftal rassure P.4

La Tunisie sur ses gardes P.11

P.11
P.11

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7116 MERCREDI 30 DÉCEMBRE 2015 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

PLUSIEURS PERSONNALITÉS ET BEAUCOUP D'ANONYMES ONT TENU À LUI RENDRE HOMMAGE

Aït Ahmed :

émouvante

cérémonie

à Lausanne

P.6/7

RÉVISION DE LA CONSTITUTION

DES PROMESSES ET DES

INTERROGATIONS

AFP
AFP

Un chantier long, un consensus absent

De grandes promesses pour une opposition réservée

Tamazight sera-t-elle langue officielle ?

Miloud Brahimi salue “une volonté politique” et émet des réserves

P.2/3

AFFAIRE SONATRACH I

Les reniements du patron de Contel Algérie P.4

CHLEF

6 morts et 4 blessés dans un accident de la route P.24

I Les reniements du patron de Contel Algérie P . 4 CHLEF 6 morts et 4

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Dossier

Mercredi 30 décembre 2015

LIBERTE

RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : DES PROMESSES ET DES INTERROGATIONS

LE CHAMP POLITIQUE À L’ÉPREUVE DE LA FUTURE CONSTITUTION

De grandes promesses pour une opposition réservée

Le Président et son entourage ne cessent de promettre que la nouvelle loi fondamentale fera entrer l’Algérie de plain-pied dans une vraie démocratie.

E n rendant publiques, dans le communiqué du conseil restreint de lundi dernier, quelques apprécia- tions sur l’avant-pro-

jet de Constitution, le président Bouteflika semble promettre monts

et merveilles à une opposition poli-

tique qu’il a pour- tant brimée durant son long règne. Cet avant-projet de Constitution marquera “des progrès dans plu- sieurs domaines”, parmi lesquels “le champ politique et celui de la gouver- nance”, lit-on, en effet, dans le comp- te-rendu de cette réunion. L’on pro- met, par le biais du même canal, des avancées dans “l'accès de l'opposition parlementaire aux moyens d'assumer un rôle plus actif, y compris par la sai- sine du Conseil constitutionnel”.

Et si l’on ne connaît, pour le mo- ment, pas grand-chose du contenu de la future Constitution, le Président et son entourage ne cessent de pro- mettre que la loi fondamentale va fai- re entrer l’Algérie de plain-pied dans une vraie démocratie où les droits des citoyens, notamment sur le plan politique, seront garantis. Même le porte-parole officieux du clan présidentiel et néanmoins secré- taire général du Front de libération nationale, Amar Saâdani, y met du

du Front de libération nationale, Amar Saâdani, y met du Par : HAMID SAÏDANI APS sien,

Par : HAMID SAÏDANI

APS
APS

sien, lui qui a fait de l’instauration de l’État civil un de ses chevaux de ba- taille depuis sa fameuse diatribe contre le patron du DRS, le général Toufik, en février 2014. “Je peux confirmer que l’opposition sera la première à être surprise par les

Abdelaziz Bouteflika a validé la dernière mouture de la révision constitutionnelle.

dispositions de la nouvelle Constitu- tion. L’opposition trouvera dans le nouveau texte des mesures en sa fa- veur, beaucoup plus profondes, beau- coup plus importantes que ce qu’elle a demandé. Ses prérogatives seront élargies. Pour le reste, l’opposition

dans le monde entier est faite pour contester ce que fait le pouvoir”, as- sure le chef du FLN, dans un entre- tien accordé hier au journal électro- nique TSA. Certes, c’est le président Bouteflika qui avait donné le la déjà en avril 2011 avec son fameux discours qu’il avait prononcé dans un contexte très particulier, celui des mouve- ments dits des “Printemps arabes”. Et c’est à ce moment-là qu’il avait évo- qué la révision de la Constitution, un projet qui s’inscrit, expliquait-il, “dans le cadre de l’approfondissement de la démocratie” et “dans le sens d’un

L’UNITÉ NATIONALE, L’HISTOIRE ET L’IDENTITÉ ANNONCÉES PARMI LES AXES DE LA RÉVISION CONSTITUTIONNELLE

Tamazight sera-t-elle langue officielle ?

rééquilibrage des pouvoirs”. Et si plusieurs lois régissant les partis politiques, la presse, les associa- tions…ont été promulguées depuis, le projet de révision constitutionnel semble avoir pris beaucoup plus de temps à se dessiner. Du côté de l’opposition, les assu- rances du chef de l’État et de ses re- lais ne sont, visiblement, pas de na- ture à tranquilliser. Dans ce camp, on estime que le régime en place ne bé- néficie pas de la légitimité qui lui confèrerait le pouvoir de toucher à la loi fondamentale du pays. Pourtant, pour contenter la classe politique, le chef de l’État a, selon toute vraisemblance, accédé à une re- vendication très ancienne et des plus lourdes de l’opposition en an- nonçant la mise en place “d'un mé- canisme indépendant renforcé et de surveillance des élections au service de la démocratie pluraliste”. Même s’il faut rester vigilant, cette réponse, faut-il le reconnaître, va, précisément, dans le sens des reven- dications de la classe politique qui avait, depuis toujours, réclamé la mise en place d’une commission indépendante de surveillance des élections pour mettre fin à la tradi- tion de traficotage des résultats du vote par le régime et ses relais. Il res- te à savoir si toutes ces promesses, à l’évidence alléchantes, faites par le pouvoir en place, sont réellement sincères et à même de changer pro- fondément la nature d’un régime dé- crié par la majorité des Algériens pour sa propension à recourir à la ré- pression et à la corruption pour soumettre la société et faire perdu- rer son règne.

H. S.

L e chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, a validé, avant-hier, lors d’un Conseil des ministres res- treint, l’avant-projet de révision constitutionnel-

le. Le communiqué de la Présidence qui a sanctionné les travaux de cette rencontre, a évoqué, entre autres,

“une consolidation de l'unité natio- nale autour de notre histoire, de

notre identité et de nos valeurs spi- rituelles et civilisationnelles”, comme l’une des propo- sitions substantielles de révision constitutionnelle. Par cet énoncé, fait-on allusion au statut réservé à la langue amazighe dans la future loi fondamentale ? Tout por- te à croire que la prochaine Constitution voulue “consensuelle” par Bouteflika, réhabilitera tamazight en lui accordant le statut de langue officielle. Cette revendication, portée par plusieurs générations de militants, finirait donc par arracher, après un combat homérique, un statut qui lui permettrait de prendre la place qui est la sienne dans la Constitution. Cette même revendication a été entérinée par plusieurs partis poli- tiques et personnalités nationales qui avaient pris part aux différents rounds de consultation autour de la ré- vision de la Constitution. Mais il est tout de même pré- maturé de se prononcer sur les intentions réelles du pou- voir. Et les militants de la cause le savent puisqu’ils se refusent pour l’heure de crier victoire. On peut, toute- fois, penser que “la consolidation de l’unité nationale” doit passer nécessairement par une reconnaissance de tamazight comme langue officielle. Cela dit, si le pouvoir devait accéder à cette demande sociale et politique, il le ferait, certes, en réponse à une exigence historique et à l’impératif de corriger une in-

exigence historique et à l’impératif de corriger une in- Par : MOHAMED MOULOUDJ justice, mais aussi

Par : MOHAMED MOULOUDJ

justice, mais aussi pour parer à toute velléité d’attenter à l’unité nationale. Le pouvoir, qui a opposé, des décen- nies durant, une fin de non-recevoir à cette revendica- tion, découvre-t-il miraculeusement, aujourd’hui, les ver- tus de tamazight comme ciment de l’unité nationale ? L’énoncé ajoute que la consolidation de l’unité nationale se fera aussi “autour de nos valeurs spirituelles et civilisationnelles”. Si la référence à l’islam est déjà contenue dans les diffé- rentes lois fondamentales qu’a connues le pays, il n’est pas exclu que le futur texte fasse plutôt référence à la ré- conciliation nationale comme un repère “spirituel” et “civilisationnel” des Algériens, de par toute la “philoso- phie” appelée à la rescousse dans le projet de réconci- liation. Plusieurs personnalités du cercle présidentiel ont, par le passé, évoqué une possibilité d’introduire la char- te pour la paix et la réconciliation nationale dans le pré- ambule de la Constitution, comme un repère “indé- niable” du peuple algérien. Dans ce cas de figure, “la réconciliation” telle que “pensée” par le chef de l’État, englobera “une réconcilia- tion de l’Algérie avec son histoire, sa langue et sa civili- sation”, ce qui concernera, de fait, tamazight. Il faut rap- peler dans ce contexte que le chef de l’État avait “juré”, lors d’un meeting à Tizi Ouzou, que “tamazight ne sera jamais officielle”, et que “si elle venait à être nationale, elle ne passerait que par référendum”. Le chef de l’État sera déjugé par les événements de Ka- bylie de 2002, grâce auxquels elle est inscrite langue na- tionale. Se déjugera-t-il pour son officialité ? Seul l’ave- nir nous le dira.

M. M.

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C0166
C0166

LIBERTE

Mercredi 30 décembre 2015

Dossier

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RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : DES PROMESSES ET DES INTERROGATIONS

RÉVISION DE LA CONSTITUTION

Un chantier long, un consensus absent

Cinq ans après le lancement du projet, force est de constater que le consensus voulu par le président Bouteflika n’aura pas vu le jour. Le projet de révision constitutionnelle devrait, enfin, passer à la phase de la concrétisation, après cinq années de tergiversations. Jamais un projet de révision constitutionnelle n’a pris autant de temps et suscité autant de controverses.

L e président Bouteflika, qui déclarait à son ar- rivée au pouvoir qu’il était contre les Consti- tutions sur mesure, avait pourtant touché

et “trituré” le texte fondamental à deux reprises : une première fois,

pour faire de tamazight

une langue nationale sous la pression de la ré- volte dite du Printemps noir en Ka- bylie, la seconde pour faire sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels, lui permettant d’en briguer un troisième, puis un qua- trième. D’ailleurs, ce verrou devrait être réintroduit dans le projet actuel de révision constitutionnelle. Mais, au fil du temps, le président Boute- flika avait changé d’avis et avait à cœur d’introduire des réformes “pro- fondes” à la Constitution.

Par : AZZEDDINE BENSOUIAH

Le Printemps arabe et les risques de contamination qui planaient sur l’Algérie ont précipité les choses.

Le 15 avril 2011, dans un discours,

le président Bouteflika annonce la

couleur : “M'appuyant sur la Consti- tution, j'userai du droit qu'elle me confère pour demander au Parlement de réviser l'ensemble de l'arsenal lé- gislatif sur lequel reposent les règles de l'exercice démocratique et le libre choix des citoyens.” “Conscient de la responsabilité qui m'incombe, fort de votre soutien et soucieux de préserver l'équilibre des pouvoirs, j'œuvrerai à introduire des amendements législatifs et consti- tutionnels en vue de renforcer la dé- mocratie représentative dans notre

pays”, ajoutait-il. Aussitôt, la commission Bensalah a été installée pour recevoir les partis politiques, les associations et les

Capture d’écran
Capture d’écran

personnalités en vue de recueillir leurs propositions. Une partie de la classe politique, tout comme bon

si la séparation des pouvoirs annon- cée dans ce projet de révision consti- tutionnelle est effective ou pas”, a conclu l’avocat.

F. A.

Les promesses de Bouteflika tardent à se traduire en actes.

nombre de personnalités politiques,

a boudé ces consultations.

Personne ne connaîtra les conclu- sions de la commission Bensalah.

Il aura fallu attendre 2013 pour voir

l’idée de la révision constitutionnelle remise au goût du jour. Cette fois-ci,

c’est le Premier ministre, Abdel- malek Sellal, qui installera une com- mission d’experts chargée d’élaborer un avant-projet de révision consti- tutionnelle. Encore une fois, les conclusions de ladite commission se- ront mises au placard. Une année après, en 2014, c’est Ah- med Ouyahia, alors directeur de

cabinet du prési- dent Bouteflika, qui relance le dos- sier, en entamant des consultations avec les partis et les personnalités politiques autour du projet de révi- sion constitution- nelle. Là égale- ment, beaucoup de partis et de per- sonnalités préfè- rent bouder les consultations, alors que le président Bouteflika voudrait que cette révision soit “consensuelle”. Ouyahia remettra,

plus tard, ses

conclusions au Président, sans que l’opinion publique en sache grand- chose.

Cinq ans après, donc, le lancement du projet, force est de constater que le consensus voulu par le président Bouteflika n’aura pas vu le jour. Les changements promis dans le projet de révision constitutionnelle se veulent surtout comme ultime réalisation du président Bouteflika qui, peut-être, voudrait laisser, à la postérité, une Constitution plus ou- verte, plus démocratique.

A. B.

INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE ET ÉQUILIBRE DES POUVOIRS

Miloud Brahimi salue “une volonté politique” et émet des réserves

E nfin “validé” par le président Bouteflika, lors d’un Conseil restreint qui lui a été exclusi-

vement consacré avant-hier, l’avant-

projet de révi-

la

Constitution,

qualifiée de “sub- stantielle”, annonce des change- ments, notamment, en matière d’in- dépendance de la justice et d’équi- libre des pouvoirs. Deux volets essentiels déclinés dans le communiqué rendu public à l’is- sue de ce conseil, selon lequel l’avant- projet de révision constitutionnelle serait conçu pour permettre “la pro- motion des droits et libertés des ci- toyens et le renforcement de l’indé- pendance de la justice” ainsi que “l’approfondissement de la séparation et de la complémentarité des pou- voirs”. S’il est encore tôt pour juger la profondeur du projet tant que le chef de l’État n’a pas dévoilé la mouture finale, l’énoncé de ces deux “grands axes” de la future Constitu- tion suscite, néanmoins, d’ores et déjà, l’approbation de certains ob- servateurs. C’est le cas, entre autres, de M e Miloud Brahimi, avocat à la

cas, entre autres, de M e Miloud Brahimi, avocat à la Par : FARID ABDELADIM sion

Par : FARID ABDELADIM

sion

de

missions Bensalah et Ouyahia, une copie de la mouture finale du projet de révision de la loi fondamentale, je juge que c’est déjà une bonne chose d’insister sur l’indépendance de la jus- tice, mais à condition que cela se concrétise réellement dans la pra- tique”, a, de prime abord, souligné l’avocat, contacté par téléphone. Pour M e Brahimi, l’indépendance de

la justice passe impérativement par

“la protection des juges pour leur per-

mettre d’appliquer convenablement les lois sur tous les justiciables”. Il re- grette, à ce titre, que depuis 1999 à

ce jour, soit depuis l’arrivée au pou-

voir d’Abdelaziz Bouteflika, “99% des

juges n’ont aucune protection”, ce qui

se répercute négativement sur leurs

prestations. D’où son insistance que seule “la pro-

tection des juges permet une justice équitable et indépendante”. L’indé-

pendance de la justice reste intrin- sèquement liée à “la séparation et de la complémentarité des pouvoirs”. Cet autre volet essentiel est également annoncé dans l’avant-projet de ré- vision de la loi fondamentale. Pour

M e Brahimi, la séparation des pou-

voirs reste un principe essentiel de

L’ÉDITO

PAR SAÏD CHEKRI

Pessimisme… jusqu’aux “prochains jours”

Pourquoi donc s’attar- der à évaluer

ou à analyser ce qui, pour l’heure, reste aussi mystérieux qu’un ovni aperçu par six per- sonnes dans les parages d’El-Mouradia ? Mais ce silence quasi national sur un tel pro-

jet peut s’expliquer par cette conviction assez

partagée au sein de la

classe politique : la révision constitution- nelle, telle qu’engagée par le chef de l’État, n’était pas le bon remède à la situation politique peu enviable du pays.”

P rès de cinq ans après avoir été annoncé, le projet de la révision consti- tutionnelle est fin prêt. Mais il faut encore attendre les “prochains jours”, à en croire la présidence de la République, pour en connaître

la teneur précise. Quand on a attendu autant, on peut bien patienter un peu plus longtemps. En attendant, les quelques indications données sur le contenu de cette révision n’auront pas changé grand-chose à la don- ne : la classe politique, les constitutionnalistes et l’opinion publique res- tent dans l’expectative et ne peuvent que spéculer, espérer, douter et s’in- terroger. En un mot, c’est encore l’Arlésienne. Mieux, les bribes d’informations que la présidence de la République a li- vrées dans son dernier communiqué ne manqueront pas de donner lieu à des lectures croisées, voire contradictoires. Mais cela ne donnera pas un débat éclairé sur la question car l’objet même du débat est inconnu. On n’aura donc pas beaucoup avancé. Au reste, il n’y a, pour le moment, que Amar Saâdani à s’exprimer, sûr de son fait, comme s’il était le rédacteur du projet. Les autres, tous les autres responsables politiques, et pas seulement ceux de l’opposition, se gardent d’émettre le moindre avis. Et on peut les comprendre. Car pourquoi donc s’attarder à évaluer ou à analyser ce qui, pour l’heure, reste aussi mystérieux qu’un ovni aperçu par six personnes dans les parages d’El-Mouradia ? Mais ce silence quasi national sur un tel projet peut s’expliquer par cette convic- tion assez partagée au sein de la classe politique : la révision constitu- tionnelle, telle qu’engagée par le chef de l’État, n’était pas le bon remè- de à la situation politique peu enviable du pays. On se rappelle que, déjà en leur temps, les consultations conduites successivement par Abdelkader Bensalah et Ahmed Ouyahia autour de ce projet n’avaient pas emballé grand monde. L’absence de réactions à l’annonce de la finalisation du pro- jet tient sans doute plus de ce pessimisme-là, que de la méconnaissan- ce du contenu de la révision constitutionnelle. n

cour d’Alger, qui a participé aux

la

gouvernance qui requiert à la fois

consultations sur le projet de révision

la

prééminence du pouvoir exécutif,

constitutionnelle, menées successi- vement par Abdelkader Bensalah et Ahmed Ouyahia, qui déclare “noter avec satisfaction l’existence d’une volonté politique” pour le renforce- ment de l’indépendance de la justi-

le renforcement des prérogatives du pouvoir législatif et l’indépen- dance du pouvoir judiciaire. La séparation et le rééquilibrage des pouvoirs, souligne l’avocat, consti- tuent deux principes essentiels de la

ce et pour le rééquilibrage des pou- voirs, (exécutif, législatif et judi- ciaire). “En attendant de recevoir, en tant que consulté par les deux com-

gouvernance, certes, mais ils doivent être concrétisés dans la pratique et non pas seulement “sur papier”. “C’est dans la pratique qu’on saura

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L’actualité en question

Mercredi 30 décembre 2015

LIBERTE

AFFAIRE SONATRACH I

Les reniements du patron de Contel Algérie

Le procès de l’affaire Sonatrach I a vu, hier, la première audition après deux jours consacrés aux questions procédurales et à la lecture de l’ordonnance de renvoi.

T oute la matinée a été consacrée à la lecture des 30 pages restantes (sur 293, ndlr). Les auditions n’ont commencé qu’en début d’après-midi avec en premier Mohamed Réda Djaâfar Al-Is-

maïl, président du conseil d’administration de la holding Contel Algérie, dans laquelle les fils de l’ancien P-DG de Sonatrach, Mohamed Me- ziane, sont associés et qui a passé cinq contrats

avec la compagnie nationale dont deux de gré à gré et trois dans le cadre d’une consultation restreinte, cumulant près de 11 milliards de di- nars (137 millions de dollars américains). Devant le tribunal criminel d’Alger, Mohamed Réda Djaâfar Al-Ismaïl a nié toutes les accu- sations portées à son encontre, versant dans des explications techniques pour montrer que son entreprise a respecté les formes dans sa relation commerciale avec Sonatrach. Il faut dire que le juge Mohamed Regad lui a posé mé- ticuleusement toutes les questions imagi- nables sur sa carrière de commerçant, le comportement de ses entreprises, leur santé fi- nancière, les mécanismes de distribution de di- videndes entre associés, le début de sa relation commerciale avec Sonatrach et les condi- tions dans lesquelles il y a associé les enfants de l’ancien P-DG de Sonatrach. “Ce ne sont que des généralités, nous ne sommes pas encore en- trés dans le vif du sujet”, prévient-il. Ainsi, ce technicien supérieur en informatique ayant fondé sa première entreprise au milieu des années 1990 pour commercialiser du ma- tériel informatique et prester pour l’installa-

tion de réseaux, a indiqué au juge que l’expé- rience capitalisée durant ces années où elle a eu à décrocher des marchés avec plusieurs banques publiques comme le CPA et la BNA et autres institutions à l’image du ministère de la Défense pour lequel elle a installé, entre autres, le système de télésurveillance de l’hô- pital central de l’armée à Aïn Naâdja. De même que les offres techniques et financières de son entreprise constituée en groupement avec une société allemande ont été retenues au bout d’un appel d’offres lancé par le Commande- ment des forces de défense aérienne du terri- toire (CFDAT) avant que le marché ne soit an- nulé. Tout cela pour dire : “Contel Algérie n’est pas venue du néant”. Quant à sa relation avec la famille Meziane, Mohamed Réda Djaâfar Al-Ismaïl a précisé que Mohamed Réda, fils aîné de Mohamed Meziane, P-DG de Sonatrach, était son ca- marade de classe et qu’il l’a sollicité vers la fin 2004 pour lui organiser un rendez-vous avec son père. “Je voulais présenter à Sonatrach les produits de mon partenaire allemand de l’époque (TVI)”, a-t-il avoué. Il a été reçu le 28 novembre 2004 au siège de Sonatrach à Hy- dra avec une équipe d’ingénieurs de son en- treprise ainsi que des dirigeants de cette société allemande quinze jours après avoir formulé une demande explicative comme le lui a re- commandé son ami, fils de Mohamed Me- ziane. Et ce, avant d’intégrer la liste des pres- tataires de services de la compagnie nationa- le. “Pensez-vous qu’on n’aurait pu ne pas vous recevoir si vous aviez procédé autrement que par

le biais du fils du P-DG ?”, demande le juge. “Je ne pensais pas que cela m’aurait amené ici”, re- grette Djaâfar Al-Ismaïl.

La colère de M e Bouchachi

Jusque-là, Funkwerk Plettac société coaccusée de Contel Algérie dans cette affaire, n’était pas encore entrée en jeu. Et ce n’est qu’après avoir constaté que la sécurisation des sites militaires

et des banques diffère de celle des sites pétro-

liers et que son ancien partenaire ne peut four- nir les prestations exigées, que Contel Algérie

était entré en contact avec Funkwerk Plettac. “J’ai connu cette société d’abord à travers ses produits parce que j’ai eu à représenter Plettac France auparavant”, a-t-il indiqué. Mais, entre-temps, Mohamed Réda Djaâfar Al-Ismaïl

a réorganisé son entreprise qui prenait la

forme de société à responsabilité limitée (Sarl) en société par actions, ce qui exigeait un

nombre plus important d’actionnaires. Les en- fants du P-DG de Sonatrach étaient pour lui, en ce sens, les mieux indiqués, d’autant que Mohamed Réda Meziane, fils aîné du P-DG, lui a proposé auparavant de créer une socié-

té de transport d’hydrocarbures. “Tous types

de tranports”, a-t-il insisté. En effet, deux mois après le rendez-vous au siè-

ge de Sonatrach, soit le 5 janvier 2005, Bachir

Faouzi Meziane a acquis 200 parts dans la so- ciété Contel, sans payer le moindre centime. “Mohamed Réda, mon ami, était en France à ce moment-là et il ne pouvait pas prendre des participations dans la société. J’ai admis son frè- re Bachir Faouzi”. “Vous avez donc projeté, à

ce moment, de bénéficier de l’influence de leur père !”, se demande le juge qui n’a pas admis, lui, le fait qu’il ait accordé gratuitement des parts au fils de Mohamed Meziane. L’avocat de l’accusé Mostefa Bouchachi le cou- pe et s’énerve : “Laissez-le s’exprimer ! le tri- bunal criminel juge d’après sa conviction mo- rale et nous vous demandons de lui laisser le temps de terminer ses réponses pour que les membres du jury comprennent ce qu’il veut dire.” Imperturbable, le juge réplique : “Nous posons justement des questions pour com- prendre. Et puis, c’est la phase finale de l’en- quête, vous convenez au moins que les préro- gatives du tribunal criminel nous donnent ce droit !”. “Mais, à ce rythme vous le déstabilisez ainsi que ceux qui l’écoutent. Moi, qui connais le dossier je n’arrive pas à suivre”, interjette

M e Bouchachi. “Nous lui accordons trois jours

si nécessaire pour dire tout ce qu’il veut”, répond

le juge. “Nous avons compris, au vu du ryth-

me de lecture de l’ordonnance de renvoi que

vous n’êtes pas pressés”, conclut Bouchachi. Cet échange a fait perdre le fil à Mohamed Réda Djaâfar Al-Ismaïl et le juge a décidé d’une pau-

se de 20 minutes.

À la reprise, le juge a orienté les débats sur les

contrats conclus entre Sonatrach et le grou-

pement constitué de Contel Algérie et Funk- werk Plettac. Mais, on s’est contenté de l’énu- mération des marchés, des dates de signatu-

re des contrats ainsi que des signataires au nom de la compagnie nationale avant de lever l’audience.

LYAS HALLAS

DISPONIBILITÉ DES PRODUITS PÉTROLIERS ET DU GAZ DURANT LES FÊTES DU NOUVEL AN

L a distribution des produits pétroliers et de gaz butane sera assurée sur tout le territoire national durant les fêtes du nouvel an. La Société nationale de commercialisation et

de distribution des produits pétroliers (Naftal) indique que du- rant les fêtes de la nouvelle année 2016, coïncidant avec le week- end, les produits pétroliers et le gaz butane seront disponibles au niveau de tout son réseau de stations-service et ce, 24h/24 et à travers tout le territoire national. Cette action s’inscrit en fait dans le cadre de la préparation de la saison hivernale pour laquelle, a affirmé récemment le P-DG, M. Hocine Rizou, toutes les dispositions ont été prises. Si l’on se fie aux déclarations du premier responsable de l’en- treprise, le citoyen peut passer l’hiver au chaud. Ainsi, les ca- pacités de stockage ont été augmentées de 80%. Naftal produit, souligne-t-on, 900 000 bouteilles de gaz, alors que la deman- de ne dépasse pas les 400 000. Ces mesures, faut-il le souligner, figurent dans le plan de développement 2016-2020 doté d’une enveloppe financière de 200 milliards de dinars. Le fi- nancement de ce programme se fera par le biais de crédits

Naftal rassure

bancaires avec des taux d’intérêts bonifiés. L’on projette, dans ce cadre, une augmentation des capacités de stockage des car- burants et de GPL, de développement du réseau de transport par canalisations et de réalisation de 42 nouvelles stations-ser- vice suivant les normes universelles requises sur l’axe de l’au- toroute Est-Ouest, 80 méga-stations-service dans les grandes agglomérations avec toutes les commodités nécessaires et 30 autres dans le Grand Sud. À l’horizon 2020, Naftal envisage d'atteindre une autonomie nationale de stockage de 30 jours, soit 2 millions de m 3 , au lieu de 10 jours actuellement. Le business plan de Naftal d’ici à 2020 évoque encore la réa- lisation de 1 000 stations GPLC en plus des 600 unités déjà exis- tantes. Ce qui portera le taux à 73% de stations-service équi- pées en GPLC, contre 27% actuellement. La société veut as- surer, à cette échéance, la conversion de 340 000 véhicules au GPLC et la commercialisation de 3 millions de tonnes de GPLC, afin d'économiser 3,5 millions de tonnes d'essence, soit un gain pour l'économie nationale de 300 milliards de dinars. Pour le moment, entre 200 000 et 250 000 véhicules seulement

roulent au gaz en Algérie. Selon les statistiques de la direction générale, un volume de 15 millions de tonnes de carburants aura été commercialisé durant l'année 2015 contre plus de 14 millions de tonnes en 2014. Il s'agira d'atteindre une auto- nomie nationale de stockage de 30 jours au lieu de 10 jours ac- tuellement. Une décision d’augmentation des tarifs des car- burants a, faut-il le rappeler, été consacrée dans la loi de finances 2016. Le P-DG de Naftal, Hocine Rizou, estime que l’aug- mentation des tarifs des carburants est une décision légitime. Ces produits pétroliers, relève-t-il, n’ont pas connu de haus- se depuis 2005. “Je ne vois pas pourquoi les prix des carburants ne doivent pas subir une augmentation, alors que plusieurs autres produits en ont bénéficié”, déclare-t-il, tout en précisant qu’il s’exprime en tant que citoyen. Pour sa lutte contre le phéno- mène de la contrebande qui cause des pertes évaluées à 2 mil- lions de tonnes/an, tous carburants confondus, Naftal décide de s’implanter dans les pays voisins. “Nous avons un potentiel pour cette opération”, a expliqué M. Rizou.

B. K.

À L’OCCASION DU NOUVEL AN, DES VACANCES SCOLAIRES ET DU WEEK-END

La Gendarmerie nationale met en place un plan opérationnel de sécurité

À l’occasion de la célébration de la nouvelle année 2016, évé- nement qui coïncide avec la

fin des vacances scolaires d’hiver, la Gendarmerie nationale a mis en place un plan de sécurité mobilisant les différents dispositifs opération- nels, pour garantir la préservation de l’ordre et la sécurité publique et

routière. La célébration du nouvel an qui coïncide avec les vacances scolaires et le week-end, constitue le mo- ment propice pour un grand mou- vement des citoyens, des voitures et des voyageurs, mais suscite aussi,

une préoccupation, en raison du nombre important des accidents de la route qui surviennent lors de ce genre d’occasions. Les différents ré- seaux routiers, ainsi que les régions touristiques, les hôtels et autres complexes de loisir, connaîtront, au niveau de tout le territoire na- tional, un grand afflux des citoyens algériens, des immigrés et touristes étrangers notamment dans les zones touristiques connues du Sud. C’est dans ce contexte, que les ser- vices de la Gendarmerie nationale ont mis en place des plans spéciaux et des dispositifs adaptés pour sé-

curiser le déplacement des per- sonnes et leur présence dans les zones touristiques, au Sahara, dans les régions internes et au niveau des zones côtières. En sus du dispositif sécuritaire mis en place pour la préservation de l’ordre et la sécurité publics, des me- sures adéquates ont été prises, pour sécuriser le mouvement des citoyens et leurs biens, notamment aux alen- tours des complexes touristiques et lieux de loisir. Dans ce cadre, il est prévu le ren- forcement des points de contrôle et programmation de patrouilles au ni-

veau des différentes gares ferro- viaires, stations de bus et taxis, ain- si que la présence permanente et continuelle sur le terrain des élé- ments de la GN pour faire naître un sentiment de sécurité et de quiétu- de chez le citoyen, et un large dé- ploiement des sections de sécurité et d’intervention ainsi que les élé- ments des brigades de protection de mineurs de la Gendarmerie natio- nale ainsi que les gendarmes des cel- lules de protection des biens histo- riques et culturels. Il s’agit, en outre, de garantir la densité de la circulation et la sur-

veillance des axes routiers (entrées des villes et alentours), ainsi que la mobilisation générale des unités de la Gendarmerie nationale pour ré- duire les actes de violence, les at- teintes à la tranquillité publique et la conduite en état d’ivresse qui pro- voque de dangereux accidents de la route. À cet effet et pour garantir une fin d’année sans accidents pouvant mettre en danger la vie du citoyen, le commandement de la GN lance un appel aux usagers de la route pour le respect du code de la route.

AMAR R.

LIBERTE Mercredi 30 décembre 2015

LE RADAR

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

5

DÉCLARATION ANNUELLE DES SALAIRES DANS L’ADMINISTRATION PUBLIQUE

La directive de Sellal non appliquée

PUBLIQUE La directive de Sellal non appliquée n Malgré la loi et les directives du Premier

n Malgré la loi et les directives du Premier ministre dont la dernière correspondance n°214, du 10 février 2014, relative à la décla- ration annuelle des salaires des personnels des administrations publiques, adressée aux membres du gouvernement et aux walis, nombre d’administrations ne fournissent pas les DAS (déclarations annuelles de sa- laires) de leurs employés à la direction de la Cnas contrairement aux employeurs privés,

selon des informations qui nous sont parve- nues. Une pratique qui pénalise les assurés so- ciaux du secteur public, obligés de fournir l’at- testation de travail et le bulletin de salaire pour la mise à jour de leurs cartes Chifa. Les retraités sont aussi dans l’obligation de reconstituer leur parcours professionnel alors qu’ils peuvent être dispensés de cette formalité.

TAMANRASSET

La direction de la distribution du gaz et de l’électricité à la rue ?

n Les employés de

l’annexe de la direc- tion de la distribu- tion du gaz et de l’électricité (DDGE) de Tamanrasset ont été surpris par la dé- cision du proprié- taire du local, que l’entreprise loue, de le mettre en vente à quelques jours de l’expiration du contrat de location. Les agents de la DDGE sont ainsi sommés de vider les lieux avant le 31 dé- cembre, puisque “le contrat n’a pas été

renouvelé”, a-t-on appris d’une source auprès de la DDGE. Celle-ci ne trouve aucune explication au silence observé par le premier responsable du secteur à Tamanrasset qui n’a pas réagi à la démarche précipitée du propriétaire qui aurait exigé un montant de 220 000 DA par mois. Notre sour- ce rappelle, par ailleurs, qu’une enveloppe financière consistante a été dégagée depuis 2006 pour la réalisation d’un nouveau siège dont l’assiette a été choisie au niveau de la nouvel- le cité administrative, mais le projet n’a toujours pas vu le jour.

a été choisie au niveau de la nouvel- le cité administrative, mais le projet n’a toujours

MONTRÉAL

Un chauffeur de taxi algérien porté disparu

n Belkacem Si Lakhal, chauffeur de taxi de son état, est porté disparu à Montréal. Selon son épouse Florida, il n’a pas donné signe de vie depuis le 21 décembre. Il l’avait appelée au téléphone vers 17h30. Depuis, aucune nouvelle de lui. Son véhicule a été retrouvé par la police après une alerte donnée lundi. Notre compatriote ne se trouvait pas à bord du véhicule, ont constaté les policiers qui n’ont pas pu localiser le téléphone portable de Si Lakhal. L’homme, âgé de 52 ans, n’a aucun antécédent. Sa disparation intrigue l’opinion. Il n’a pas l’habitude de s’absenter et rentrait toujours après le travail, selon sa femme. Belkacem Si Lakhal, père de famille établi au Canada depuis des années, a parrainé ses parents. Le métier de chauffeur de taxi est devenu dangereux et risqué ces dernières années à Montréal. Trois Algériens taxieurs ont été assassinés au Québec. L’assassinat de Ziad Bouzid, 45 ans, avait défrayé la chronique judiciaire en novembre 2013, rappelle-t-on. Originaire de Belcourt à Alger, la victime tuée par balle avait laissé une veuve éplorée et trois enfants en bas âge. L’affaire traîne encore en justice.

enfants en bas âge. L’affaire traîne encore en justice. TORNADE DU MISSOURI Un Algérien parmi les

TORNADE DU MISSOURI

Un Algérien parmi les victimes

n Un ressortissant algérien a trouvé la mort dans les inon-

dations survenues aux Missouri (États-Unis), a-t-on appris, hier, auprès de l'ambassade d'Algérie à Washington. Il s'agit du dénommé M. Ahmed, 32 ans, décédé dans sa voi- ture, emportée par les eaux dans les inondations qui ont frap- pé l'État du Missouri dimanche passé. Les orages qui ont ba- layé le sud des États-Unis depuis mercredi dernier, provo- quant tornades et crues soudaines, ont fait au moins 43 morts, dont 8 dans l'État du Missouri, selon son gouverneur, Jay Nixon. Les services de météorologie prévoient pour la fin de l'année des conditions difficiles, avec des crues brutales et de nouvelles tornades au Texas.

LES TRAVAUX SUR LE TRONÇON LAKHDARIA- BOUIRA TRAÎNENT

La promesse non tenue d’Abdelkader Ouali

TRAÎNENT La promesse non tenue d’Abdelkader Ouali dé- une majeure partie du tronçon Lakhdaria-Boui- ra sera

dé-

une majeure partie

du tronçon Lakhdaria-Boui- ra sera entièrement livrée et

aucun retard ne sera toléré”, tel était l’engagement du mi-

Travaux publics,

nistre des

Abdelkader Ouali, lors de sa visite à Bouira au mois d’oc-

tobre dernier. Deux

mois

cembre,

n

“D’ici

au mois

de

plus tard et à l’orée de 2016, le chantier n’est pas entière- ment achevé. Les entreprises chargées de la réalisation sont

place, causant

toujours sur

d’immenses embouteillages. Passé le délai promis par le ministre, les automobilistes se

sont résignés à patienter dans “les interminables bouchons”.

APRÈS LA BOURDE DE LA PRÉSIDENCE SUR LE PARCOURS MILITANT DE HOCINE AÏT AHMED

Quand la Tidjania en remet une autre couche

n Le décès de Hocine Aït Ahmed aura été le révélateur écla-

tant de l’ignorance crasse de nos institutions, s’agissant de l’his- toire de la guerre de Libération nationale. Après la bourde monumentale contenue dans le message de condoléances du président Bouteflika qui parle de “geôles coloniales” d’où se serait évadé Aït Ahmed, c’est au tour de la Tidjania d’en re- mettre une autre couche en faisant passer le leader du FFS pour un membre du comité des 22 chefs historiques de la Ré- volution qui se sont réunis au boulevard des Martyrs, dans la villa Derriche. Le comble est que l’agence APS a passé l’in- formation sans prendre le soin de la vérifier. Mais le plus gra- ve, c’est de se rendre compte combien l’amnésie collective cul- tivée par le pouvoir fait des ravages.

ARRÊT SUR IMAGE

Ph. M. Mouloudj
Ph. M. Mouloudj

VU À BOUMERDÈS

Les bacs à ordures ont leurs horaires de fermeture. Ici, un bac cadenassé.

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Dossier

Mercredi 30 décembre 2015

LIBERTE

PLUSIEURS PERSONNALITÉS ET BEAUCOUP D'ANONYMES ONT TENU À LUI RENDRE HOMMAGE

Aït Ahmed : émouvante cérémonie à Lausanne

On pensait participer à un hommage intime, mais les rugissements du Lion du Djurdjura ont porté loin. Finalement, il a eu droit à un vibrant hommage officiel de la part de la Suisse, amicale et populaire, puisque beaucoup d’Algériens ont pris congé pour y assister.

Tahar Houchi/Liberté
Tahar Houchi/Liberté
AFP
AFP

D epuis l’annonce du décès du dernier chef historique de la Révolution algérienne, on sa- vait qu’une cérémonie d’hom- mages se tiendrait à Lausan- ne. Mais rares sont ceux qui

savaient l’heure et le lieu. C’est lundi au soir que le faire-part a circulé via les réseaux so-

ciaux. On pensait participer à un hom- mage intime, mais les

rugissements du Lion du Djurdjura ont porté loin. Finalement, il a eu droit à un vibrant hommage officiel de la part de la Suisse, amicale et populaire, puisque beaucoup d’Algériens ont pris congé pour y as- sister. La cérémonie est prévue pour 11 heures au centre funéraire de Montoie, à Lausanne. On arrive sur les lieux à 10h30. Le parking est déjà quasiment plein. À peine mis pied à terre, on croise le chanteur Idir qui a fait le déplacement depuis Paris. “Je ne peux manquer une occasion pareille. Je suis là pour rendre hommage à un homme qui a été un guide non seulement pour moi, mais pour toute une nation”, nous confie-t-il. Beaucoup de visages familiers. On fait quelques pas avec Idir et c’est Salah Aït Ahmed, le fils aîné, qui vient saluer avec amabilité. Il est là, courageux et simple, pour accueillir les invités. Dans la salle, il y a déjà beaucoup de monde. Des citoyens algériens vivant en Suisse, des di- plomates, des officiels helvétiques et algé-

De Lausane :

TAHAR HOUCHI

Il y avait foule hier à Lausanne.

Idir a chanté à la mémoire d’Aït Ahmed.

riens, des représentants d’organisations inter- nationales, des personnalités politiques suisses. Devant la salle, une nuée de personnes s’est for-

accent vaudois, impose le silence et la concen- tration. Avant d’ouvrir la cérémonie, elle a rap- pelé la valeur de ce démocrate qui a été enga-

petite pause avec un morceau du musicien Chostakovitch. Après cela, c’est sa fille Bou- chra qui a pris le micro pour rappeler que son

T. H.

mée autour de la veuve Djamila, une petite

dans la défense des droits de l’Homme sur

père a été “un amoureux des gens de tous les

femme qui dégage une pureté incroyable.

la

scène internationale, et qui a choisi la Suis-

pays et de toutes les langues, un homme de

Nous l’approchons et nous lui exprimons

se

comme terre d’asile et de base arrière pour

cœur”. Puis, elle enchaîne en soulignant, com-

notre sympathie et nous lui présentons nos condoléances. Elle nous répond avec une force et une sages- se désarmantes : “Je souhaite, aussi, que sa lu- mière et bénédiction soient sur vous, sur la Ka- bylie et toute l’Algérie.” Autour d’elle sa fille Bouchra s’agite, salue et donne des directives. Jugurtha, son autre fils, est devant le cercueil,

ses actions politiques en faveur des peuples op- primés. La reconnaissance officielle de la Suisse s’est matérialisée par la prise de parole de Madame l’ambassadeur Muriel Berset Kohen, représen- tante du Département fédéral de justice et po- lice, qui, dans son allocution, a exprimé “sa sympathie, son soutien, sa solidarité et sa recon-

me pour répondre à Annie Mecili, aussi “l’amitié et la foi en la justice qu’il partage avec Ali Mecili”. Elle termine par la lecture d’un poè- me écrit par son père vers 1964, dans les geôles algériennes. L’émotion atteint son paroxysme avec la montée sur scène, sur une chaise rou- lante, de Nna Aldjia, mère de Matoub Lounes, pour chanter un chant liturgique.

mais son regard se balade dans la salle. Les offi- ciels algériens, dont Mohammed Guendi, l’ambassadeur d’Algérie en Suisse, sont placés au premier rang. À côté, vient s’installer Taleb El-Ibrahimi, tra- hi par sa force physique. Juste un peu plus loin, on voit Mohamed Sahnoun, ex- représentant

naissance” envers la famille du défunt et des Algériens qu’ils soient en Suisse ou dans leur pays. L’historien Mohamed Harbi a été empêché par ses problèmes de santé d’être présent. Son mes- sage de sympathie a été lu par Jugurtha Aït Ah- med.

Suite à cela, la parole est donnée à plusieurs personnes suisses et algériennes : tous ont té- moigné de la grandeur et de la valeur inesti- mables de celui qui gît devant une salle émue. Pour terminer, c’est le chanteur Idir qui est in- vité à parler de l’autre facette du renard poli- tique, à savoir “l’amoureux de la musique, de

spécial du Secrétaire général de l'ONU et de

A

contrario, Annie Mecili qui était présente,

la peinture et de l’art”.

l'Union africaine pour la région des Grands-

s’est montrée très digne et émouvante. Dans

En guise d’hommage et de clôture de la céré-

Lacs, et Slimane Cheikh, ambassadeur de

sa

prise de parole, elle a partagé avec la salle

monie, il prend sa guitare et interprète une

l'organisation de la Conférence islamique à Ge-

l’amitié, forte et indéfectible, qui liait le défunt

chanson qui évoque son légendaire ancêtre

nève, qui ont tenu à être présents pour saluer pour la dernière fois “un esprit, un démocra- te et un visionnaire”. Quelques notes de piano annoncent le début

avec son mari assassiné à Paris. Une “amitié jubilatoire”, dit-elle, qui repose sur un “même espoir et une même vision de l’ave- nir démocratique de l’Algérie”. Et de conclu-

Mohand Oulhocine. La salle se vide doucement et silencieusement en passant devant le cercueil de Si L’hocine qui arrivera à Alger demain.

de la cérémonie. Souad, une ami de la famil-

re

: “C’est un vrai bonheur de les voir ensemble.

Dehors, les gens ont profité de l’occasion

le, se retourne vers nous, essuie une grosse lar- me et nous chuchote : “La dernière fois que nous l’avons vu avec ma fille, il nous a joué du piano !” La maîtresse de cérémonie, avec son

Et ma présence ici est une reconnaissance pour le soutien qu’il a apporté à toute notre fa- mille pour supporter l’absence et continuer le combat pour la justice.” La sale a eu droit à une

pour s’échanger des nouvelles et des souvenirs avec le leader, débattre de la politique du pays et rêver d’une Algérie meilleure.

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et des souvenirs avec le leader, débattre de la politique du pays et rêver d’une Algérie

0523

LIBERTE

Mercredi 30 décembre 2015

Dossier

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JUGURTHA AÏT AHMED À “LIBERTÉ”

“Mon père a demandé à être enterré auprès de sa mère”

Dans cet entretien express, le fils de Hocine Aït Ahmed revient sur la cérémonie de recueillement, qui s’est déroulée en toute simplicité, en présence de gens simples et sincères qui ont aimé son père de son vivant.

Liberté : Le décès de votre père était un moment très émotionnel, très chargé. Comment vous avez pu gérer la pression, à la fois des militants, de la population, des amis, de la famille et des prépa- ratifs de l’enterrement ? Jugurtha Aït Ahmed : durant la cé- rémonie, je me suis beaucoup re-

tenu pour

pas

pleurer. Mais je n’ai pas pu retenir mes larmes. Pourquoi ? Parce que j’ai pu voir à quel point il était aimé. Il était aimé des gens les plus simples. Je parle des Suisses, parce qu’il a vécu souvent ici. Et ça m’a fait plaisir de voir les gens que l’on croisait, tous les jours au coin de la rue, qui ve- naient l’embrasser de façon tout à fait simple. Et de la même façon, j’étais heureux de voir que les autorités suisses sont venues le saluer de façon très simple, comme l’ont toujours été les Suisses. Ils sont simples et sin- cères. Et la présence de l’ambassa- deur qui était envoyée par le mi- nistère suisse des Affaires étran- gères, madame Murielle Berset, a

Entretien réalisé par :

TAHAR HOUCHI

ne

Tahar Houchi/Liberté
Tahar Houchi/Liberté

été un signe, pour moi, extraordi- naire. Il y avait d’autres ambassa- deurs, il y avait des militants poli- tiques du parti des Verts suisse, du Parti socialiste suisse, du milieu as- sociatif. Enfin, il y avait un panel dans cet- te cérémonie, qui montrait à quel point il était rassembleur et fédé- rateur. Du point de vue humain,

parce que je crois que c’est ça qui est ressorti de façon extrêmement forte, lors de cette cérémonie, c’est que l’homme, au-delà de ses idées politiques, a séduit tous les gens qu’il a côtoyés.

La cérémonie était très sobre. Un constat : il y avait absence de l’hymne national qu’on a l’habi-

tude d’entendre quand il s’agit de funérailles de moudjahidine. Pourquoi ? On n’est pas dans l’officialité là. L’of- ficialité viendra après. Là, on est dans le ressenti, dans l’émotion, dans le respect de ce qu’il était lui, un homme simple. C’était un hom- me simple. Il n’a pas besoin de fa- tras, il n’a pas besoin de lumière pour exister. Et ça, ce sont des symboles. Les symboles sont im- portants, mais ils ont aussi des li- mites. Et nous, je pense qu’on a été dans le sens de ce qu’il aurait sou- haité. Cette simplicité donne plus de valeur à la qualité de la céré- monie, je crois.

Et comment se présentent les préparatifs des funérailles en Al- gérie ? Je ne maîtrise pas du tout l’orga- nisation. Ce que je peux vous dire, c’est ce que vous avez lu sans dou- te aussi. C’est qu’il va arriver en avion de ligne d’Air Algérie. Il part d’ici à 14 heures et il arrive aux en- virons de 17 heures à Alger. Son corps sera transporté au siège na- tional de son parti le Front des

forces socialistes, où se dérouleront les cérémonies. Je ne connais pas la teneur, mais il passera la nuit là pour la cérémonie funèbre et le len- demain matin, on ira en Kabylie. Pour l’enterrement, il sera enterré dans son village.

Et c’est son testament, son vœu ? C’est son vœu !

Parce qu’il y avait le doute qui a plané dans les médias, les ré- seaux sociaux où on disait qu’il al- lait être enterré au carré des mar- tyrs à El-Alia à Alger, au Maroc… Il se dit beaucoup de choses. Mais la réalité est simple. C’est qu’il a de- mandé à être enterré auprès de sa maman, de ses parents. C’est com- me un retour aux sources, au fond. Et puis, on a exaucé ses vœux, tout simplement.

C’est un peu trop tôt pour poser cette question, dans le prolonge- ment de cette pensée. Vous pen- sez à créer une fondation ? Oui, il y a quelque chose de quasi- ment prêt, mais on vous tiendra au courant.

ALORS QUE LE CORTÈGE FUNÈBRE TRANSITERA VENDREDI PAR ISSERS, TIZI OUZOU ET MEKLA

La Kabylie à l’unisson pour un adieu à Si L’Hocine

À la veille de l’arrivée de la dépouille mor- telle de Hocine Aït Ahmed prévue pour demain vers 15h à l’aéroport

Houari-Boumediene, toute la Kabylie attend

dans un climat d’émotion et de recueillement les obsèques. Prati-

quement, pas une ville ou un village

où le sujet ne susci- te pas de discussions et de commentaires. Dans les cafés maures, les rues et les places pu- bliques, dans les lieux de travail, on ne parle que du retour au pays du regretté Si L’Hoci- ne. Même au siège de la wilaya de Tizi Ouzou, où se déroulaient, pourtant, hier, les élections sé- natoriales, les nombreux élus venus choisir le sénateur de la wilaya, les funérailles d’Aït Ah-

Par : MOHAMED HAOUCHINE

med revenaient dans chaque brin de causet- te. Au village d’Ath-Ahmed, dans la commu- ne d’Aït-Yahia et dans toute la daïra d’Aïn El- Hammam, la mobilisation générale est allée crescendo depuis hier car tout le monde s’af- faire à régler les derniers préparatifs des grandes funérailles. Au siège de la Fédération-FFS de Tizi Ouzou, l’animation des grands jours est de mise et la fébrilité des grands événements a déjà planté son décor et ses bains de foule. Au centre-ville de Tizi Ouzou, les militants du FFS ont placardé fièrement un poster géant de leur défunt leader sur la façade de l’ancienne mairie du centre-ville. Une telle icône n’est pas fortuite car elle vient rappeler un lieu historique et symbolique, tout à la fois. C’est là où Hocine Aït Ahmed avait

animé un meeting historique l’été 1963 pour appeler au soulèvement contre le régime de Ben Bella et annoncer la création d’un parti d’opposition, en l’occurrence le Front des forces socialistes (FFS). “Après la veillée mor- tuaire qui durera toute la nuit au siège natio- nal du FFS à Alger, le cortège funèbre quitte- ra la capitale vendredi matin, très tôt, et tran- sitera par le centre-ville des Issers, où les mil- liers de militants et de sympathisants que compte le FFS dans la wilaya de Boumerdès lui rendront un dernier hommage pour rallier en- suite le centre-ville de Tizi Ouzou où Si L’Ho- cine avait appelé en 1963, rappelons-le, au sou- lèvement populaire et à la création du FFS et ce, avant de regagner le village natal d’Ath-Ah- med, dans la commune d’Aït-Yahia, en passant par la daïra toute proche de Mekla”, nous a pré-

HOMMAGE À HOCINE AÏT AHMED

Trois rassemblements prévus à Montréal

P as moins de trois rassem- blements en guise d’hom- mage au défunt Hocine Aït

Ahmed, chef historique de la Ré- volution algérienne et fondateur

du Front des forces socia- listes (FFS),

seront orga- nisés aujourd’hui, vendredi, jour des funérailles de Dda L’ho, et sa- medi à Montréal. Le premier rassemblement prévu ce soir à 19 heures prendra la for- me d’une veillée-hommage avec au programme des témoignages, des chants patriotiques et de la

programme des témoignages, des chants patriotiques et de la De Montréal : YAHIA ARKAT poésie populaire.

De Montréal :

YAHIA ARKAT

poésie populaire. Le tout ponctué par une exposition et des projec- tions vidéo sur le parcours mili- tant de l’homme de Bangkok. Des personnalités politiques qué- bécoises prendront part à cet hommage, avons-nous appris. En outre, des bougies seront al- lumées à la mémoire du père de la Révolution algérienne. Une autre action qui vise à ho- norer la mémoire du père de la Révolution algérienne sera orga- nisée vendredi à 14h, toujours à Montréal. Le rassemblement qui coïncide avec le jour de l’enterrement du

grand opposant au système poli- tique algérien est initié par un col- lectif de militants d’horizons po- litiques différents. Pour sa part, la section FFS du Ca- nada rendra, samedi prochain, hommage à feu Aït Ahmed, “fi- gure emblématique du Mouve- ment national pour l’indépen- dance de l’Algérie, militant enga- gé, déterminé et infatigable”, selon un communiqué du FFS qui qua- lifie son fondateur d’“homme de dialogue, de consensus et de paix”. Ces hommages empreints de so- briété se veulent des gestes de reconnaissance pour le parcours

de l’homme et du militant au long cours qui a consacré plus de 70 ans de sa vie à l’idéal de liber- té, de démocratie et des droits de l’Homme. Par ailleurs, depuis l’annonce du décès d’Aït Ahmed, mercredi der- nier à Lausanne, un registre de condoléances a été ouvert dans un commerce algérien sur la rue Jean-Talon, à Montréal, pour les membres de la communautés na- tionale établis au Québec. La per- manence est assurée à tour de rôle par des bénévoles pour accueillir les signataires.

Y. A.

cisé, hier, le secrétaire fédéral du FFS à Tizi Ou- zou, Farid Bouaziz. Enfin, il est à noter que la dépouille mortelle qui est attendue à Ath-Ahmed à la mi-journée, sera exposée sur une grande place du village appelée “Tissirt N’Chikh”, située à 2 km envi- ron du domicile mortuaire et ce, pour per- mettre à des centaines de milliers de citoyens de pouvoir rendre un dernier hommage à Si L’Hocine avant son inhumation qui, comme le veut la tradition, se veut être intime, après la prière du vendredi devant le mausolée de son aïeul, le vénéré “Cheikh Mohand Oulhocine”, plus précisément à côté de la tombe de sa re- grettée mère M me Veuve Aït-Ahmed Mohand Ouyahia née Benkadache Nyassa, décédée, pré- cisément, le 20 septembre 1983, alors que son valeureux fils Si L’Hocine vivait en exil forcé.

M. H.

À LA VEILLE DE L’ARRIVÉE DE LA DÉPOUILLE MORTELLE DE HOCINE AÏT AHMED

Le FFS organise ce soir une veillée funèbre à Tizi Ouzou

n À la veille de l’arrivée de la dépouille mortelle de Hocine Aït Ahmed prévue pour demain à 15h à l’aéroport Houari- Boumediene, la Fédération FFS de Tizi Ouzou porte à la connaissance de la population qu’une veillée funèbre à la mémoire du défunt est programmée pour ce soir de 17h à 22h au niveau du siège fédéral sis au centre-ville de Tizi Ouzou.

M. H.

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L’actualité en question

Mercredi 30 décembre 2015

LIBERTE

SÉNATORIALES

Les indépendants en force à l’Est

À Constantine, Tébessa, Oum El-Bouaghi et Bordj Bou-Arréridj, ce sont les indépendants qui ont réussi à arracher le siège de sénateur.

D ans la wilaya de Guel- ma, c'est le candidat du RND, Rabah Be- nyoub, qui remporte les élections avec 284 voix, suivi de près par

le candidat du FLN, Abderrahmane Benmerabet, avec 150 voix face à deux candidats libres qui récoltent res- pectivement 5 et 3 voix. À Annaba, alors que l’opération de dé- pouillement des bulletins de vote n’était même pas achevée, de nom- breux responsables du FLN affir- maient, hier, en début d’après-midi, que le nouveau sénateur ne pouvait être que l’actuel président de l’APW, Laïd Hadji, et lui seulement. Ceci, en

raison, d’abord, de l’immense estime que lui portent les militants de ce par-

ti dans la région, mais aussi parce que

les 152 élus de cette formation ont dé- cidé à l’unanimité d’accorder à cet homme leur confiance, affirmaient nos interlocuteurs, sans tenir compte,

À Béjaïa, c’est le candidat du FFS, M. Bettache, actuel président de l’APW, qui a été élu dans un

scrutin où ont participé 770 élus locaux

sur les 839. Il a déclaré dès l’annonce des résultats : “Je rends hommage à tous ceux qui ont voté pour nous et à la mémoire d’Aït Ahmed”. La bataille

a été surtout autour des voix des indé-

pendants qui ont fait l’objet, susurre- t-on, dans les couloirs de la wilaya, de tentatives d’achat. “L’argent sale a pollué cette joute électorale”, dit-on. Son rival, le P/APC de Béjaïa et can- didat sur lequel comptait le FLN, a été le grand perdant de ce scrutin dont

Newpress
Newpress

alors, des scores, que pouvait obtenir son concurrent direct, Mohamed Ayad, qui aspire, quant à lui, au pos- te de sénateur sous la bannière RND. Les résultats ont finalement été à

L’élection des membres du Sénat s’est faite hier.

sont les indépendants qui ont réussi à arracher le siège de sénateur. En effet, c’est le candidat libre, Rachedi Moha- med qui remporte le siège tant convoi-

té, dans la wilaya de Constantine, aux

dépens des deux candidats malheureux

du vieux parti et de son éternel rival,

le RND.

À Tébessa, c’est aussi un indépendant,

à savoir Khediri Malik, qui a décroché

le siège de sénateur avec 235 voix, sui-

vi de Messnadi Belgacem, candidat

FLN avec 197 voix. C’est également un

candidat indépendant qui a rempor-

té l’élection à Oum El-Bouaghi. Il

s’agit du P/APC d'El-Harmlia, Ben- bout Abderzak — battu lors des pri- maires du FLN — qui est arrivé en tête avec 223 voix devant le candidat du RND, Lazhar Chebili, avec 139 voix et

celui du FLN, Abdeslam Remache, avec 70 voix. À Bordj Bou-Arréridj, ils étaient 570 sur les 577 élus des APC et

de l’APW à voter pour élire leur séna-

teur. Et c’est le P/APC de Djaâfra, Ab-

l’avantage de Laïd Hadji, candidat FLN avec un score plutôt surprenant de 138 voix contre 115 pour son rival du jour. À Constantine, Tébessa, Oum El-Bouaghi et Bordj Bou-Arréridj, ce

ÉLECTIONS AU SÉNAT

Pas de grande surprise au Centre

delouahab Hamadache, qui a été élu par 187 voix. Notons que c’est la pre- mière fois que le FLN ou le RND qui avait l’habitude de se partager ce siè- ge, cèdent la place à un candidat indé- pendant.

Par ailleurs, à Sétif, c’est le candidat de

l’ancien parti unique, Fateh Kéroua- ni, architecte de formation et fils du

chahid Mohamed Kérouani qui a été élu sénateur. Sur les 962 voix expri-

mées hier, l’ex-président de l’APW a raflé 367 voix contre 341 contre son concurrent Rekkeh d’obédience RND.

À Skikda, enfin, c’est Wahid Fadel, du RND, qui arrache le siège de sénateur. Le P/APW a recueilli 422 voix alors que son rival, qui, pourtant, disposait d'une base électorale plus importante, n'a finalement glané que 209 voix. La victoire du représentant du RND était attendue surtout depuis que les élus du PT (Parti des travailleurs) ont décidé

d'apporter leur soutien à ce dernier.

SYNTHÈSE CORRESPONDANTS

l’organisation a été décriée. Sans gran- de surprise, c'est le candidat du FLN et l'actuel P/APW de Bouira, Ziane Sli-

ne, avec ses 276 élus, pouvait tran- quillement dérouler. À titre indicatif, cinq formations politiques, à savoir le

Draâ Smar et Derrag. À Blida, le sus- pense n’a pas duré dans l’habituel duel entre le FLN et le RND et l’urne

suel, le FLN s’offre un candidat “au- dessus de tout soupçon”. Il s’agit de Mo- hamed Abdelhak Zitouni, président de

mane, qui a été élu sénateur. Avec cet- te victoire, le FLN garde son “fief” in-

FLN, le RND, le FFS, le RCD et le MPA et un candidat indépendant, à

finalement “opté” pour le candidat du RND, Samir Kacimi, qui a remporté

a

l’APW, élu sur la liste des indépen- dants “El-Assil”. Ce candidat, qui jouit

L. OUBIRA/R. B./M. EL BEY/K. FAWZI

tact puisque son prédécesseur, Gaci

savoir El-Hadj Moussa Tayeb, étaient

les

suffrages avec 336 voix sur un to-

d’une grande notoriété au sein de

Abdelkader, est également du parti

en lice, afin de décrocher ce siège

tal

de 509 votants. L’élu du RND est un

l’APW, a été choisi par le FLN. Le res-

d'Amar Saâdani. Le taux de participa-

tant convoité. Sans grande surprise, à

homme d’affaires qui pèse “lourd”

te des candidats, comme celui du

tion a atteint les 92,93%, soit 671 vo-

Médéa, c’est le candidat du FLN, Beda

dans la région. Sept candidats étaient

MSP, un élu de l’APC de Boufarik ou

tants, sur un total de 722 élus. Tout au

Ahmed, candidat du FLN, qui est in-

en

lice. Mais le combat pour arracher

Sid Ali Bencherchali, le maire de Bli-

long de l'opération de dépouillement,

génieur et chef d’entreprise que les 973

un siège au Sénat s’est joué entre le

da, ou encore Lounes Belmelka, un mi-

Ziane Slimane et son rival du RND,

élus ont choisi pour sièger au Sénat.

candidat du FLN et celui du RND.

litant du FLN qui s’est présenté com-

Abdet Hamid, étaient au coude-à-

Il est passé devant trois concurrents,

C’est pratiquement l’éternel duel entre

me candidat libre, Aïcha Takadirt, une

coude, jusqu'à ce que le candidat du

le candidat du RND, Djerbali Ali, et

les

deux partis et qui est souvent rem-

militante du MPA et une élue de

RND “épuise son corps électoral”, es- timé à 198 élus. En face, Slimane Zia-

deux indépendants, Yacine Benali et Negazi Mokhtar, deux élus des APC de

porté par le représentant du parti RND. À défaut d’un candidat consen-

l’APC de Bouarfa.

SÉNATORIALES À L’OUEST

Le FLN et le RND au coude-à-coude

D ans le cadre de l’opération de dépouille- ment du renouvellement partiel du Conseil de la nation, les élections séna-

toriales serrées qui se sont tenues, hier, à l’hémi- cycle de la wilaya d’Oran entre Abdelhak Kazi- Tani, président de l’APW d’Oran et coordinateur du RND et son adversaire du FLN, Kadouri Lah- bib, ont permis au premier d’être élu au poste de sénateur. Les deux candidats ainsi que l’actuel maire d’Es-Sénia, Belkadiri Mohamed (Fadjr El- Jadid), ont été les favoris de ces joutes électorales qui ont eu lieu dans une atmosphère pesante. Une

élection rendue difficile notamment par le jeu des coulisses et de nombreux bulletins nuls qui ont été finalement à l’avantage du candidat du RND. Il est à signaler que le ministre de la San- té, Abdelmalek Boudiaf, était à Oran pour appor- ter son soutien au candidat malheureux du FLN. À Béchar, le candidat du FLN Jabri Ghazi a été élu avec 93 voix contre 77 pour Rahmani Mha- med du RND. Le scrutin dans cette wilaya a connu le vote de 324 élus sur les 340 inscrits et un nombre élevé de bulletins nuls (40). Par ailleurs à Sidi Bel-Abbès, le candidat du RND,

Moussa Boutkhil a été élu par 323 voix devant son concurrent direct, celui du FLN, Yahia Charef qui a récolté 303 voix. Ce sont 757 élec- teurs sur les 783 élus locaux qui se sont rendus aux urnes pour élire le nouveau sénateur de cet- te wilaya qui a enregistré l’absence de 26 électeurs et 131 bulletins nuls. Dans la wilaya d’Aïn Témouchent, les tractations menées par les quatre candidats Djemaï Medj- houda (HMS), Khenafou Ahmed (FLN), Moul- khaloua Abdelkader (RND) et Amamra Fatima (candidate libre) ont été favorables à Moulkha-

loua candidat du RND qui a réussi à arracher l’unique siège du Conseil de la nation légué par son collègue Saïdi Saïd de la même obédience. Moulkhaloua Abdelkader a été élu par 200 voix contre 169 voix devant son concurrent direct Khenafou Ahmed du FLN. À Tiaret, les sénato- riales d’hier ont consacré Yahi Mokhtar, P/APC d’obédience FLN de Rechaïga, avec 251 voix sur 564 exprimées et ce, devant Bekhiri Hamid, ex-député et responsable du bureau de wilaya du RND avec 229 voix.

SYNTHÈSE CORRESPONDANTS

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ANEP N°360 622 Liberté du 30/12/2015
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LIBERTE

Mercredi 30 décembre 2015

Contribution

9

La stratégie US du “chaos constructif” en Syrie et le retour de la Russie sur la scène internationale

L a responsabilité de la Perfide Al- bion (*1) dans le bouleversement géopolitique que connaît le Moyen-Orient depuis le début du siècle dernier est historiquement établie. Sans aller jusqu’aux ac-

cords Sykes-Picot, il suffit de rappeler la ré- pression féroce menée par les Anglais lors des

grandes révoltes pa- lestiniennes de 1920 et

celles de 1936 à 1939. Tout ce qui pouvait concourir à l’émergence d’une société nationale palestinienne, que ce soit sur les plans politique, économique ou cul- turel, fut brisé par une répression des plus fé- roces. Cela se traduisit par des massacres de villageois sans distinction de sexe et par l’exé- cution de dirigeants palestiniens menés par le Spécial Night Squad (*2) dirigé par l’officier de l’Intelligence Service, Orde Charles Wingate (*3) . À l’inverse, la “révolte” juive de 1946, provo- quée à l’instigation des Services britanniques, vit l’arrestation de quelques dirigeants sionistes de 2 e rang pour être relâchés quelques semaines plus tard sans jugement. Il est d’ailleurs révé- lateur de noter que les élites des futurs groupes terroristes du Palmah, de l’Irgoun et de la Ha- ganah furent formées par ce même officier an- glais. En reconnaissance de ces services, plu- sieurs rues et institutions de l’État d’Israël por- tent le nom de ce tortionnaire. Le relais de cet- te politique anti-arabe fut transmis aux USA, fille illégitime de l’Empire britannique, au len- demain de la Seconde Guerre mondiale. Ce nouvel empire a organisé et semé, sous la faus- se bannière de la “démocratie”, le chaos dans certains pays, au moyen de “révolutions” ma- nipulées, pour faire marcher son industrie et imposer sa domination présente et future. Après avoir cassé l’État afghan, semé le désordre en Algérie (*4) , déstabilisé le Pakis- tan et l’Égypte, démoli l’Irak et mis à terre l’É- tat libyen, il s’attelle à instaurer le chaos en Sy- rie par Daesh et El-Qaïda interposés, qu’il arme et finance avec la complicité active d’États lar- bins : l’Arabie, le Qatar et la Turquie avec l’ap- pui actif du Bloc Américano Occidental (BAO).

Par : KHELIFA MAHIEDDINE *

La mise en place des outils de déstabilisation

La création en 1996, sous l’égide de la CIA, de la chaîne propagandiste qatarie Al Jazeera a constitué le premier jalon de la mise en place du plan visant à déstabiliser le monde arabe et musulman avec la complicité active de l’Ara- bie Saoudite et du Qatar. Le Complexe mili- taro-industriel ne reculant devant rien pour as- souvir sa volonté de domination du monde, passa à la deuxième étape de son plan : les at- tentats du 11/9/2001. Ces attentats, dignes des plus audacieux scénarios cinématographiques, ont constitué un tournant décisif dans cette nouvelle guerre, initiée par l’Empire, pour sub- stituer l’ennemi islamiste à l’ennemi com- muniste. Cette guerre asymétrique, menée dans un premier temps sous la fausse bannière d’Al-Qaïda, a engendré des profits colossaux dans la vente d’équipements de sécurité et d’armes à travers la planète. Elle a également servi de prétexte pour briser l’État Irakien et faire de son armée le socle de la future armée de l’État Islamique dont le commandement fut confié à l’ex-numéro 2 du régime irakien, le gé- néral renégat Ezaat Ibrahim Al Douri (* 5) . La 3 e étape de ce plan fut l’assassinat du Premier mi- nistre libanais Rafik Hariri le 14 février 2005. L’insistance avec laquelle la chaîne Al-Jazee- ra et les relais médiatiques du BAO s’em- pressèrent d’accuser le Hezbollah puis le ré- gime syrien ne laisse aucun doute sur les com- manditaires de ce plan machiavélique pour dé- stabiliser le Liban et la Syrie. Cette machina- tion a eu pour résultat de mettre en opposition les communautés sunnites et chiites de ces

D. R.
D. R.

deux pays et de provoquer une guerre civile. En fait, certains éléments de l’enquête ont per- mis de déterminer que cet attentat n’était pas dû à l’explosion d’un véhicule piégé, mais bien à un tir de missile à l’uranium appauvri tiré à partir d’un drone (*6) . La conséquence directe de cet assassinat fut le départ des troupes sy- riennes du Liban. Ce départ fut le signal donné pour la prépa- ration de la liquidation du Hezbollah par Is- raël qui pensait ne faire qu’une bouchée de cet- te milice armée. L’échec avéré de cette partie du plan en 2006 obligea l’Empire à changer son fusil d’épaule non sans avoir, auparavant, fait un bras d’honneur aux populations arabes en désignant, en 2007, Tony Blair, surnommé chez lui “B(liar)” (menteur), en qualité de mé- diateur pour la Palestine.

Le chaos en Syrie sous la bannière de Daesh et d’Al Qaïda

Dès 2012, des actions secrètes menées, par la

CIA, le MI6 anglais et la DGSE, à l’intérieur du territoire syrien aidèrent à former les ar- mées du Daesh et d’Al Qaïda. Le Washington Post du 12/6/2015 a révélé que les groupes du Daesh, de l’Armée Syrienne Libre (ASL), du Front Al Nosra et Al Qaïda, ont été armées par les USA la Grande-Bretagne et la France et fi- nancées, à coups de milliards de dollars, par

l’Arabie, le Qatar et la Turquie (*9) . C’est après

que Barak Obama ait décrété “la ligne rouge

à ne pas franchir, que la Ghouta de Damas fut frappée le 21/08/13, par une attaque chi- mique faisant des centaines de morts. Une étu- de du Massachusetts Institute of Technology

(MIT) démontra que les tirs de roquettes chi- miques provenaient d’une zone contrôlée

L’organisation des “printemps arabe”

par

les rebelles (*10) . Cette même année, le re-

La Middle East Briefing (MEB), se basant sur un rapport officiel du Département d’État, a

porter Seymour Hersh releva les déclarations d’un haut responsable de la CIA, qui affirma,

confirmé l’implication de la CIA dans les “ré-

sous couvert de l’anonymat, que les services

volutions” ayant secoué certains pays du Moyen-Orient et du Maghreb. Ce rapport ré-

spéciaux turcs avaient perpétré, via le Front al- Nosra, cette attaque chimique pour susciter

vèle que le “printemps arabe” est loin d’être un

une

indignation internationale et favoriser une

mouvement spontané de populations avides de changements politiques, mais bel et bien une déstabilisation orchestrée par l’adminis- tration américaine. Ce document, qui date du

intervention militaire directe des États-Unis et de leurs alliés contre le régime Al-As- sad. (*11) . Un article paru dans le Washington Post du 18/08/2014 (*12) fait état que de nom-

22 octobre 2010, intitulé Middle East Part-

breux combattants “modérés” affiliés à l’ASL

nership Initiative (*7) , bien que confidentiel, put

ont

rejoint les rangs du Front al-Nosra ou de

être consulté par le MEB grâce à la loi Free-

Daech après avoir été armés et entraînés par

dom of information Act (*8) . Cette stratégie s’ap-

des

forces spéciales et des services secrets oc-

puie sur la “société civile” des États visés qu’il manipule pour s’inscrire en droite ligne des ob-

cidentaux (DGSE comprise), initialement en Libye. La rencontre en mai 2013, entre John

jectifs de la politique US.

Mc

Cain, chef d’orchestre du Printemps ara-

C’est dans ce cadre qu’a été organisée au Cai-

be,

avec les principaux chefs du Daesh, l’ALS,

re, le 4 février 2011, la réunion pour poursuivre l’opération “printemps arabe” en Lybie et en Syrie, présidée par le sénateur US John Mc Cain et à laquelle étaient présents le sioniste BH Lévy et une forte délégation de Syriens vi- vant à l’étranger. Dès après cette réunion, le compte Facebook “Syrian Révolution” lança un appel à manifester devant le Conseil du Peuple à Damas le 11/02/11. Devant l’échec de cette manœuvre, c’est à De- raa (Syrie) que fut manipulée une manifesta- tion en faveur de réformes démocratiques en mars 2011. Des snipers embusqués tirèrent sur la foule, faisant quelques morts parmi les ma- nifestants. Cette information fut aussitôt re- layée par Al-Jazeera qui exagéra le nombre de morts en les imputant au régime syrien. Alors que des massacres venaient d’être commis contre les populations civiles du Liban et de Gaza par Israël, dans l’indifférence des médias du BAO, les évènements de Deraa furent

Al Nosra et autres, en territoire syrien, est la meilleure preuve de l’implication US dans les actions subversives menées dans la région de- puis des années. L’objectif des USA et de leurs alliés n’est donc pas d’éradiquer les groupes Daesh et Cie mais de maintenir en Syrie et en Irak un état de chaos permanent afin de neu- traliser les alliés de la Syrie et reconfigurer la géographie de la région à leur profit. Les analystes de cette stratégie du chaos construc- tif ont déjà mis en garde les décideurs du Complexe militaro-industriel : “Si nous ne pre- nons pas nos responsabilités, nous susciterons des défis envers nos intérêts fondamentaux. L’histoire du XX e siècle doit nous enseigner qu’il est important d’organiser les situations avant que les crises ne surviennent et de faire face aux menaces avant qu’elles ne deviennent ex- trêmes. L’histoire du XX e siècle doit nous inci- ter à prendre fait et cause pour la domination américaine” (* 13) .

montés en épingle pour dénoncer la “barba- rie” du régime syrien. Le départ du président syrien fut exigé par le

Le retour de la Russie sur la scène interna- tionale

BAO, relayé par la Turquie, l’Arabie Saoudi- te et le Qatar pour isoler la Syrie sur le plan po- litique et affaiblir ainsi ses alliés du Hezbollah, l’Iran et la Russie.

L’intervention russe dans l’arène syrienne a complètement chamboulé le plan mis en pla- ce par les stratèges du Complexe militaro-in- dustriel. La Russie ne pouvait se permettre de

laisser l’Empire le provoquer avec autant d’ar- rogance jusque dans sa sphère d’influence naturelle sans réagir. L’expérience de la Géor- gie et de l’Ukraine lui ont fait comprendre qu’elle se devait de réagir efficacement face à

cet encerclement programmé, dans le but de l’affaiblir. Les actions menées par l’aviation rus- se contre les différents groupes armés, les ont complètement déstructurés et affaiblis. La désintégration de l’avion de ligne russe au des- sus du Sinaï n’a pas bouleversé les consciences occidentales. Les médias du BAO se sont jus- te retenus d’applaudir à cet attentat exécuté sur ordre, par les groupes affiliés à Daesh et Cie. La destruction d’un SU-24 par la Turquie a été une erreur stratégique car non seulement elle

a soudé le peuple russe derrière son président,

mais aussi et surtout, a permis l’augmentation des missions aériennes au plus près de la frontière turque. De même qu’elle a eu pour conséquence immédiate le déploiement au lar- ge de Lattaquié du croiseur anti-aérien Mosk- va et pour les jours à venir de batteries de mis- siles S-400 qui couvrent largement toutes la ré- gion sur près de 300 km (la frontière turque étant à 80 km de Lattaquié). Les USA ont bien perçu le message, adressés par la Russie le 07/10/15, après les tirs sur la Syrie de 26 mis- siles de croisière “Kaibr” à partir de navires de

la flotte en mer Noire c'est-à-dire à 2500 km de

leurs cibles. Le chiffre 26 n’est pas du au hasard.

Il s’agit d’une annonce du réveil de l’ours rus-

se pour affirmer son retour et surtout sa puis- sance sur la scène internationale. Le message s’adressait au porte-avions US Théodore Roo- sevelt (du nom du 26 e président des États-Unis)

qui mouille dans la zone de conflit. C’est éga- lement une manière de dire au BAO que les ins- tallations anti-missiles déployés en Europe de l’Est sont à portée de tir de ces mêmes missiles dont la précision n’a pas manqué d’être rele- vée par les USA.

Quel avenir ?

La subtilité de la stratégie américaine a ainsi consisté à déstabiliser la région par la création des conditions politiques et sécuritaires de na- ture à exacerber les tensions ethniques et confessionnelles. Cette stratégie du “chaos constructif” chère aux néo conservateurs lui permet d’assurer, non seulement une hégé- monie sans partage sur la sécurité de ses ap- provisionnements énergétiques, mais aussi de faire tourner sans discontinuer la machine de l’industrie de guerre au détriment des peuples visés. Il est donc clair que la mission civilisa- trice d'une Amérique se chargeant d'apporter “la démocratie et la liberté” aux populations du “Grand Moyen-Orient” par l'éradication du “terrorisme islamiste” n’est qu’un leurre et un discours de circonstance destiné à justifier ses ambitions de domination démesurées. (*13)

K.F

(*) AVOCAT

*1 Perfide Albion : expression péjorative française pour désigner l’Angleterre. *2 Spécial Night Squad : escadrons spéciaux nocturnes. *3 Orde Charles Wingate promu major général de l’armée britannique. *4Journal Liberté du 07/7/15 “Entre l’Amérique et ”

la France une guerre à mort *5 Prétendument “mis à prix” comme Roi de Trèfle pour 10 millions USD.

*6http://www.voltairenet.org/article167550.html.

* 7 “Initiative d’un partenariat au Moyen-Orient”.

* 8 Loi sur la liberté d’information.

*9 Article de Greg Miller et Karen De Young(Washington Post). *10 Armin Arefi “Le rapport qui dérange”, le Point .fr, 19/02/2014. *11 F.o.Gisbert, le Point.fr, 26 Juin 2014 *12 S. Mekhennet, “The terrorists fighting us now? We just finished training them”. *13 “Reconstruire les défenses de l’Amérique. Stratégie pour un nouveau siècle”.

10

L’internationale

Mercredi 30 décembre 2015

LIBERTE

ELLE EST ACCUSÉE DE VIOLER LES DROITS DE L’HOMME

L’Arabie saoudite a procédé à la 153 e exécution de l'année

n Un Philippin, condamné à mort

pour meurtre en Arabie saoudite, a été décapité au sabre hier dans la capitale Riyad, portant à 153 le nombre d'exécutions cette année dans ce royaume ultra- conservateur. Joselito Lyda San avait été reconnu coupable d'avoir tué Saleh Imam Ibrahim, un Soudanais, en lui assénant un violent coup de marteau à la tête à la suite d'un différend, a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié par l'agence officielle SPA. Le chiffre de 153 exécutions cette année dépasse très largement celui enregistré en 2014 (87), selon un décompte de l'AFP. Il est le plus élevé depuis 1995, année où le royaume avait procédé à 192 exécutions, selon l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International. Les exécutions, toujours relayées par l'agence officielle, étaient en baisse ces dernières années. Meurtre, viol, vol à main armée, apostasie et trafic de drogue sont passibles de la peine capitale en Arabie saoudite, pays régi par une version rigoriste de la charia (loi islamique). Selon Amnesty International, le royaume figure parmi les pays qui exécutent le plus grand nombre de personnes avec la Chine, l'Iran et les États-Unis.

R. I./AGENCES

COALITION ARABE AU YÉMEN

Le Koweït décide l'envoi de troupes au sol

n Le Koweït a décidé de dépêcher

des troupes terrestres en Arabie saoudite pour participer à la guerre au Yémen, où une coalition conduite par Riyad combat les rebelles Houthis, a rapporté hier un journal. La participation du Koweït à la guerre au Yémen se limitait jusqu'ici à l'armée de l'air. Citant une source informée, le quotidien Al-Qabas a rapporté que le Conseil des ministres koweïtien avait approuvé l'envoi dès la semaine prochaine de troupes en Arabie saoudite, d'où elles devront traverser la frontière pour le Yémen. La coalition militaire arabe est intervenue fin mars au Yémen pour mener des frappes aériennes, puis des opérations terrestres contre les rebelles Houthis et en soutien aux forces loyales au gouvernement internationalement reconnu. Outre l'Arabie saoudite et le Koweït, d'autres pays arabes, dont les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, l'Égypte et le Soudan, participent à cette coalition.

R. I./AGENCES

ARRESTATION DE DEUX INDIVIDUS SOUPÇONNÉS DE PRÉPARER DES ATTENTATS POUR LE NOUVEL AN

La Belgique sous pression sécuritaire

L’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) a estimé que la menace terroriste qui pèse sur Bruxelles et les services de sécurité belges est “du même style que les attentats de Paris”, a rapporté la presse locale.

L a menace terroriste de- meure élevée en Bel- gique, près de deux mois après les attentats meur- triers de Paris, dont les auteurs sont majoritai-

rement originaires d’un quartier de la capitale Bruxelles. À la veille des fêtes du nouvel an, les services de sé- curité belges ont arrêté deux per- sonnes soupçonnées de préparer des attentats à Bruxelles, a rappor- té la presse locale, citant des sources officielles. Tout en affirmant que les personnes interpellées n’ont au- cun lien avec les attentats de Paris du 13 novembre dernier, l’enquête me- née par la police a permis de “mettre en lumière des menaces sérieuses

d’attentats qui viseraient plusieurs lieux emblématiques de Bruxelles et seraient commis durant les fêtes de fin d’année”, a expliqué, hier, un com- muniqué du parquet fédéral, repris par l’agence de presse officielle Belga. Les deux individus ont été placés sous mandat de dépôt, après leur in-

terrogatoire et à la fin des perquisi- tions qui ont été menées durant les journées de dimanche et de lundi à Bruxelles, à Liège et dans le Brabant (région flamande), a rapporté la presse belge qui évoque plusieurs chefs d’inculpation. “Le premier chef d’inculpation évoque des menaces d’attentats, de participation aux ac- tivités d’un groupe terroriste en qua- lité de dirigeant et de recrutement en vue de commettre des infractions terroristes, comme auteur ou coau-

D. R.
D. R.

À la veille des fêtes du nouvel an, les services de sécurité belges ont procédé à des arrestations.

teur et le second chef des menaces d’attentats et de participation aux ac- tivités d’un groupe terroriste, comme auteur ou coauteur”, précise le par- quet fédéral. Quatre autres personnes ont été ar- rêtées, mais n’ayant aucune preuve de leur implication dans cet éventuel projet d’attentats, la justice a décidé de les relâcher quelques heures plus tard. Par ailleurs, selon le groupe de médias publics, la RTBF, la police était dans le viseur de deux présumés terroristes. Selon l’Organe de coor- dination pour l’analyse de la mena- ce (Ocam), il “existe une menace pos-

sible et vraisemblable, du même sty- le que les attentats de Paris”, a rap- porté Sud Presse, précisant que cet- te menace est dirigée envers “la Grand-Place de Bruxelles, le com- missariat central de la police de Bruxelles (rue du Marché-au-Char- bon), les militaires (en uniforme sur la voie publique) et les policiers en uniforme dans l’agglomération bruxelloise”. Ce pourquoi le niveau d’alerte a été relevé de 2 à 3 pour “les policiers et les militaires en service dans l’agglomération bruxelloise, ainsi que pour les commissariats et plus spécifiquement celui de la rue du

Marché-au-Charbon”, a ajouté la même source qui affirme avoir pris connaissance d’une note interne de la zone de police Brunau (Schaer- beek, Evere, Saint-Josse), datée de lundi et consultée par Belga. À noter qu’aucune arme ni aucun explosif n'ont été découverts lors des perquisitions de dimanche et de lundi. Les enquêteurs ont, en re- vanche, trouvé “du matériel infor- matique, des tenues d'entraînement de type militaire et du matériel de propagande de l'État islamique”, ac- tuellement en cours d'examen.

LYÈS MENACER

Attentats de Paris : un terroriste de l'État islamique tué en Syrie

n Le Français Charaffe al-Mouadan, un terroriste membre du groupe autoproclamé État islamique (EI/Daech), “lié directement” à un autre terroriste belge, Abdelhamid Abaaoud, instigateur présumé des attentats de Paris, a été tué en Syrie, a affirmé, hier, le colonel américain Steve Warren, porte- parole de la coalition anti-EI. Al-Mouadan “préparait activement d'autres attaques”, a dit le colonel, repris par l’AFP. Il était un ami de l'un des

kamikazes du Bataclan Samy Amimour, et était

allé en Syrie en août 2013, alors qu'il avait été mis

en examen en France mais laissé libre sous contrôle judiciaire. Al-Mouadan, qui a été tué le 24 décembre, compte parmi 10 autres responsables de l'EI tués le même mois, a précisé le colonel Warren. C'est à Drancy, non loin de là, qu'il a passé sa jeunesse et qu'il a été arrêté en octobre 2012 alors qu'il s'apprêtait à partir avec deux amis de quartier (Samy Amimour et Samir Bouabout) au Yémen ou en Afghanistan via la Somalie. Le trio s'était radicalisé sur internet et Al-Mouadan avait

préparé son projet de départ en prenant des cours de tir sportif dans un club de la police à Paris depuis mars 2012, a confié une source proche du dossier à l'AFP. Il s'était équipé de matériel paramilitaire, et avait contracté un prêt à la consommation de 20 000 euros, selon une source proche du dossier. Il avait affirmé aux policiers avoir abandonné tout projet de départ en zone de jihad et avait séjourné brièvement au Maroc avec Bouabout.

R. I./AGENCES

IL A ÉTÉ REVENDIQUÉ PAR LES TALIBANS

Pakistan : 21 morts dans un attentat-suicide

A u moins 21 personnes ont été tuées et des dizaines blessées hier lorsqu'un ka- mikaze taliban portant une bombe a

foncé en moto sur les bureaux d'un organis- me gouvernemental à Mardan, dans le nord- ouest du Pakistan, ont indiqué des respon- sables. Cet attentat montre que les talibans pakista- nais ont toujours la capacité de mener des at- taques d'ampleur en dépit d'une offensive mi- litaire majeure en cours contre leurs fiefs, qui a entamé leur capacité d'action selon les ex- perts. Le kamikaze a foncé sur la grille de l'Au- torité nationale de gestion des papiers d'iden- tité (Nadra), organisme qui délivre la carte d'identité pakistanaise, a précisé Faisal Shah- zad, officier de police en charge du district de

Mardan. Selon lui, il visait la file d'attente comptant plus de 400 personnes au moment de l'attaque. Un médecin de l'hôpital public local, Ali Khan, a confirmé que 21 personnes avaient été tuées, précisant que 56 autres étaient blessées dont 20 très grièvement. La télévision a diffusé des images montrant un mur effondré et des débris métalliques éparpillés sur la route. Une branche du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), le mouvement taliban pakistanais, a re- vendiqué l'attentat. “Jamaat-ul-Ahrar reven- dique l'attaque contre les locaux de la Nadra à Mardan”, a indiqué dans un communiqué transmis par courrier électronique le porte-pa- role de cette faction dure du TTP, promettant de continuer à s'en prendre aux institutions de

l'État pakistanais “qui participent directement ou indirectement à cette guerre”. Le Pakistan mène actuellement une offensive contre les ta- libans et autres groupes armés dans le nord- ouest du pays, le long de sa frontière avec l'Af- ghanistan. Jamaat-ul-Ahrar a revendiqué des dizaines d'attaques au Pakistan, dont un double attentat suicide contre un meeting po- litique qui avait fait 16 morts en août, et un autre contre deux églises de Lahore en mars. L'armée pakistanaise fait face depuis plus d'une décennie à des islamistes armés, et plus de 27 000 civils et membres des forces de sécurité ont été tués par des attentats pendant cette période, selon l'observatoire South Asia Terrorism Portal. Mais le niveau des violences a baissé et 2015 pourrait être l'année la moins

meurtrière depuis 2007, l'année où a émergé le mouvement taliban pakistanais. Des experts attribuent cette baisse aux opé- rations militaires menées depuis mi-2014 contre les talibans notamment au Waziristan du Nord et à Khyber, fiefs du mouvement dans les zones tribales semi-autonomes du nord- ouest, ainsi qu'à Karachi, principale ville du pays, dans le Sud. En réaction à un massacre perpétré par les ta- libans en décembre 2014 dans une école de Pe- shawar, les autorités ont intensifié leur of- fensive, s'efforçant également d'assécher les sources de financement des extrémistes armés, et arrêtant des centaines de personnes pour in- citation à la haine.

R. I./AGENCES

LIBERTE

Mercredi 30 décembre 2015

L’internationale

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TERRORISTES ABATTUS OU ARRÊTÉS ET GROUPES DE SOUTIEN DÉMANTELÉS

La Tunisie sur ses gardes

Quotidiennement, le ministère tunisien de l’Intérieur fait état d’une activité régulière de ses services de sécurité à travers tout le pays, signe d’une présence accrue des groupes terroristes et de cellules dormantes qui n’attendent que le moment venu pour semer la terreur.

I l ne se passe pas un jour sans qu’on découvre des infor- mations faisant état de ter- roristes abattus ou arrêtés, et de démantèlement de groupes de soutien à ces

criminels, qui ont infesté tout le ter- ritoire. La dernière en date est cel- le relative au démantèlement d’une cellule composée de trois éléments, soupçonnés de soutenir les groupes terroristes retranchés sur les hau- teurs de Kasserine. C’est un communiqué du ministè- re tunisien de l'Intérieur, qui a in- diqué que cette cellule a été “dé-

couverte par l'Unité de recherche dans les crimes terroristes, en colla- boration avec le service de prévention du terrorisme à Kasserine”. La même source a précisé que “lors de l'in- terrogatoire, les trois suspects avaient avoué qu'ils comptaient s’attaquer, dans les jours à venir, à des cibles sé- curitaires et militaires dans la ré- gion”. Conscients de la difficulté de la tâche, notamment au cas où la Li- bye voisine parviendrait à mettre en place un gouvernement d’union nationale, lequel ouvrirait la voie à une intervention étrangère contre l’organisation autoproclamée Etat is-

lamique (Daech) dans ce pays. On rappellera que des pays occi- dentaux dont la France, l’Italie, la Grande-Bretagne et les États-Unis, ont clairement affiché leur intention de bombarder les positions de ce groupe terroriste, et qu’ils n’atten- daient que le feu vert du futur gou- vernement libyen pour passer à l’action. Et dans ce cas de figure, Tu- nis s’attend à un retour massif de ses “djihadistes”, qui ont rallié ce grou- pe terroriste au nombre de plu- sieurs centaines. C’est un danger potentiel, que les autorités tunisiennes veulent cir-

conscrire dès maintenant d’autant plus qu’elles ont eu affaire au même problème avec le retour d’environ 600 enrôlés dans les rangs des groupes terroristes en Syrie. Selon les chiffres fournis par l’agence de presse tunisienne Tunis Afrique Presse, ils seraient quelque 1 600 Tu- nisiens à se trouver actuellement en Syrie, alors que 800 ont été tués dans les combats aux côtés des terroristes d’autres nationalités. D’ailleurs, le chargé des relations avec les médias au ministère tunisien de l'Intérieur a assuré en marge d’une rencontre vendredi dernier à

Tunis, que “le département coor- donne avec l'appareil judiciaire au sujet des Tunisiens qui sont retour- nés des foyers de tension et ceux im- pliqués dans des actes terroristes”. Il existe un suivi rigoureux de ce dos- sier, comme l’a confirmé ce res- ponsable en déclarant qu’en ce qui concerne les éléments relaxés par la justice, “le ministère de l'Intérieur a décidé des mesures administratives à leur encontre portant sur leur contrôle et leur placement en rési- dence surveillée”.

MERZAK TIGRINE

RECRUDESCENCE DE LA VIOLENCE TERRORISTE AU MALI

Bamako prolonge de trois mois l’état d’urgence

L es autorités maliennes préfèrent la prudence en cette fin d’année 2015 qui s’achève dans un climat sécuritaire des plus difficiles, en optant pour la prolongation de l’état

d’urgence pour une période de trois mois supplémentaires, a annoncé un communiqué publié à l’issue du Conseil des mi- nistres extraordinaire qui s’est tenu lundi après-midi. “Le Conseil a examiné et adopté un projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence jusqu’au 31 mars 2016 à minuit”, lit-on dans

le texte en question. Décrétée le 21 décembre dernier, pour pré- venir tout éventuel attentat terroriste à l’occasion des fêtes de Noël et du nouvel an, “la prorogation de l’état d’urgence au- delà de dix jours est autorisée par la loi”, a indiqué le com- muniqué, précisant que “l’adoption du projet de loi s’inscrit dans

ce cadre et vise à poursuivre la sécurisation des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national”. Confronté à une inquiétante montée de la violence terroriste, qui touche désormais aussi bien la capitale Bamako que les autres régions du sud du pays, le Mali prend donc une mesure extrême, en prolongeant l’état d’urgence. Cette mesure permet, en effet, à ses services de sécurité de me- ner des perquisitions dans les domiciles des personnes sus- pectées de terrorisme, à n’importe quel moment. Il est toute- fois évident que cela ne suffit pas en raison du manque de moyens humain, matériel et financier nécessaires pour cou- vrir cette immensité du territoire qu’est le Mali. La présence des forces françaises de l’opération Barkhane et des troupes de

la mission onusienne, la Minusma, ne suffit pas également à

intercepter le mouvement des terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), allié d’Al-Mourabitoune de Mo-

khtar Belmokhtar, des éléments d’Ansar Eddine d’Iyad Ag Gha-

li et du Mouvement pour la libération du Macina d’Amadou

Kouffa. Ce qui explique la pression accrue sur les signataires de l’accord d’Alger, parmi les ex-rebelles du nord du Mali, pour

la mise en œuvre de ce document. Car, seule une coopération

de la Coordination des mouvements de l’Azawad et de la pla- teforme d’Alger (pro-gouvernement) est en mesure d’acculer les groupes terroristes qui sévissent dans cette zone frontalière avec l’Algérie.

LYÈS MENACER

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ANEP N°360 103 Liberté du 30/12/2015
ANEP N°360 103 Liberté du 30/12/2015

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Sport

Mercredi 30 décembre 2015

LIBERTE

CHAMPIONNAT D’ESPAGNE

La Liga pour un “Boxing Day”

n Le 500 e match de Lionel Messi avec le FC Barcelone, peut-être le dernier de Rafael Benitez au Real Madrid : la 17 e journée du championnat d'Espagne, inhabituellement programmée pendant la trêve à la façon du “Boxing Day” anglais, promet du spectacle demain et jeudi. En 2015, tout a souri au Barça et à Messi : la star argentine a conduit le club catalan à un époustouflant quintuplé de trophées, avec Liga, Coupe du roi, Ligue des champions, Supercoupe d'Europe et Mondial des clubs. “Cela a été une année extraordinaire”, a résumé dimanche Messi, qui briguera le 11 janvier un probable cinquième Ballon d'or. Et pour clore en beauté cette année faste, “La Puce” a l'opportunité de fêter aujourd’hui contre le Betis Séville (19h30 GMT) son 500 e match officiel avec le Barça toutes compétitions confondues. Auteur de 424 buts en 499 rencontres, l'Argentin de 28 ans peut espérer battre un jour le record de l'emblématique Xavi (767 matches), qui a quitté le club au printemps. Au Camp Nou ce mercredi, les Barcelonais auront un double objectif pour cette journée de gala programmée pendant les fêtes, une première depuis 1990 en Espagne. D'abord, il leur faudra consolider leur

première place de la Liga (1 er , 35 pts), conservée de manière inespérée juste avant la trêve malgré un match en moins qu'ils rattraperont en février contre le Sporting Gijon. Ensuite, en fonction du scénario face au Betis, les Catalans pourraient viser un record pour finir l'année en fanfare : celui du nombre de buts inscrits par une équipe espagnole sur une année civile. Le Real Madrid de 2014 (178 buts) est la référence à battre pour le club catalan, qui compte 176 buts en 2015. Si Barcelone est euphorique, le Real Madrid (3 e , 33 pts) fait grise mine au terme d'une année sombre conclue sans aucun trophée. Le dernier contretemps en date a été la confirmation lundi de l'élimination sur tapis vert en Coupe du roi après épuisement de tous les recours sportifs. Autant dire que la trêve de fin d'année n'a apporté aucun apaisement aux supporteurs du stade Santiago- Bernabeu, qui ont pris en grippe l'entraîneur Rafael Benitez. Depuis une semaine, ce dernier a été au centre de toutes les spéculations de la presse espagnole, qui évoque le Français Zinédine Zidane, entraîneur de la réserve merengue, comme l'un des favoris à sa succession. Benitez n'a donc aucun droit à l'erreur aujourd’hui (15h GMT) contre la Real Sociedad au Bernabeu, où toute contre- performance pourrait accélérer son éviction. Son équipe, qui a enregistré cette semaine le retour de blessure du défenseur français Raphaël Varane, va devoir vaincre mais surtout convaincre, dix jours après une démonstration historique contre un Rayo Vallecano réduit à neuf contre onze (10-2). Cela faisait

55 ans qu'une équipe de Liga n'avait

pas inscrit au moins dix buts dans un seul match mais cela n'a pas protégé Benitez des sifflets. Un sursaut semble donc indispensable avant d'aborder 2016. Hasard du calendrier, l'Atlético Madrid (2 e , 35 pts)

s'apprête à affronter trois fois en quinze jours son voisin des quartiers sud de la capitale espagnole, le Rayo Vallecano (18 e , 14 pts). L'“Atleti” se déplace en effet sur la pelouse du Rayo aujourd’hui (17h15 GMT) en Liga, avant une double confrontation les 6 et

13 janvier en 8 es de finale de la Coupe

du roi. Pour les “Colchoneros”, il s'agit

de rebondir après avoir manqué de peu la première place de la Liga lors de la précédente journée avec une défaite 1-0 à Malaga. Quant à l'attaquant Antoine Griezmann (8 buts en Liga), il peut profiter de la fébrile défense du Rayo pour fêter par des buts l'arrivée de la nouvelle année.

COMMISSION DE RÉSOLUTION DES LITIGES (CRL) DE LA FAF

Les clubs obligés de payer ou de perdre leurs joueurs !

C omme à chaque mercato, la com- mission de résolution des litiges (CRL), a du pain sur la planche. Plu- sieurs joueurs, longtemps restés im- payés par leur club, attendent cette échéance pour tenter de récupérer

leur dû ou, à défaut, de se faire libérer par cette com-

mission conformément à la réglementation de la Fifa. En effet, la réglementation permet à un joueur qui n’a pas perçu ses salaires pendant une période de plus de trois mois de recourir à la CRL pour faire valoir ses droits. “Comme à chaque pé- riode du mercato, nous recevons des plaintes, de la part surtout des joueurs qui réclament plusieurs men- sualités impayées. Ces joueurs attendent toujours cet- te période pour le faire alors qu'ils avaient toute la- titude de saisir la CRL au bout de trois mois. Au lieu de venir illico presto à la FAF pour tenter de régler rapidement leur cas, ils préfèrent patienter, espérant que les dirigeants reviennent à de meilleurs senti- ments puis à cette période, ne voyant surtout rien venir, et espérant changer d'air, ils viennent à la FAF pour trouver une solution”, explique un membre de la commission. Et de préciser : “Il faut savoir qu'en vertu des règlements de la Fifa, un joueur qui n'est pas payé pendant trois mois, est automatiquement libre de résilier son contrat et d'opter pour un autre club de son choix.” Cependant, explique notre in- terlocuteur, “nous avons décidé de privilégier la so- lution de la conciliation. C'est-à-dire que nous au- ditionnons les deux parties, nous leur demandons de fournir les papiers nécessaires, et nous examinons les litiges. Nous demandons ensuite aux clubs de payer les joueurs dans un délai précis à l'issue du- quel, faute de paiement, le joueur est libéré”. C’est le cas justement des joueurs du RC Arba et du RC Relizane qui ont récemment saisi la CRL pour dé- bloquer leur situation surtout qu’ils sont convoi- tés par d’autres clubs. Les Ferhani, Harrouche, Yet- tou, Daoud et autres Moumene et Zaâlani côté

Liberté
Liberté

fessionnelle, sont interdits de recrutement lors de ce mercato d'hiver, a indiqué la FAF. Cette déci- sion a été prise lors de la réunion du bureau fédé- ral. Outre le RC Arba, les formations du CA Bat- na, de l’O Médéa, de la JSM Béjaïa, de l’USM Bel- Abbès, de la JSM Skikda, de l’OM Arzew et du MC Saïda (Ligue 2) seront privées de recrutement.

SAMIR LAMARI

RCA, et Benabderahmane et Djarrar (RCR) n’at- tendent, du reste, que le verdict de la CRL pour si- gner dans un autre club. Ferhani au CRB ou à la JSK, Harrouche à l’ESS, Daoud à l’USMB, Djarrar à la JSK pour ne citer que ceux-là. En d’autres termes, les membres de la CRL décident carrément de l’avenir de ces joueurs. À noter enfin que le RC Arba et sept clubs pensionnaires de Ligue 2 pro-

USMA

Meziane, un bon conseil pour Haddad

D. R.
D. R.

A u moment où des informations font état de contacts de la direction de l’USM Alger avec des joueurs de renom, à l’instar d’Abdel-

moumen Djabou, Karim Ziani, Djamel Abdoun ou encore Karim Matmour, afin de pallier le départ du milieu de terrain Youcef Belaïli, suspendu par la FAF et la CAF pour une durée de 4 ans suite à un contrôle positif d’antidopage, les observateurs

L e MC Oran effectuera son stage hivernal à Gammarth en Tunisie (20 km de Tunis) du 1 er au 11 janvier 2016, a appris l'APS auprès

de la direction du club de l'Ouest. L'entraîneur de l'équipe, Fouad Bouali a sollicité la

direction pour programmer un stage à l'étranger qui viendra meubler la trêve avant la reprise de la compétition fixée au week-end du 15 et 16 janvier avec le déroulement de la 16 e journée du cham-

s’interrogent sur le fait que cette même direction n’a pas donné plus d’attention à la piste d’Abderah- mane Meziane prêté en début de saison au RC Arba pour une durée d’une année. Ce jeune meneur de jeu qui a brillé de mille feux avec la sélection na- tionale des U-23 qui a atteint la finale de la CAN au Sénégal, au point de susciter les convoitises de certains clubs de Ligue 1 française, l’O Marseille et Montpellier, en l’occurrence, pourrait bien consti- tuer une bonne solution à l’USMA dans l’anima- tion du jeu. Pour ce faire, il suffit à la direction de l’USMA de solliciter auprès de son homologue du RCA une ré- siliation à l’amiable du contrat de prêt, afin de per- mettre à ce joueur d’évoluer dans un club qui lut- te pour le titre de champion alors que la fin de sai- son s’annonce extrêmement difficile du côté de l’Ar- ba où la relégation semble presque consommée. Meziane pourra bénéficier, du coup, d’une bonne préparation pour les Jeux olympiques et dans des conditions plus sereines. Ce n’est pas cher et cela peut rapporter gros à l’USMA, dans la mesure où la direction usmiste pourrait même réaliser une sa- crée plus value dans le cas d’un transfert l’été pro- chain en Europe comme c’est le cas pour Ramy Bensebaïni du Paradou AC.

d'une pubalgie à Doha (Qatar), celui-ci a affirmé qu'il renouerait avec la compétition au mois de fé- vrier prochain. “L'intervention s'est bien déroulée. Je suis en train de suivre actuellement un programme de soins avant d'entamer la rééducation au centre d'Aspetar à Doha. Je retournerai à Alger d'ici à la fin janvier pour reprendre directement les entraî- nements avec mon équipe”, a indiqué Darfalou à l'APS. Darfalou avait déjà reçu des soins au niveau du même centre quelques semaines avant la Cou- pe d'Afrique des moins de 23 ans (U-23) disputée au Sénégal et à laquelle a participé le joueur tout en n'ayant pas récupéré totalement de sa blessure. “Cette fois-ci, je vais prendre tout mon temps pour me rétablir à 100%. Les installations ici au Qatar me permettent de récupérer rapidement et de reve- nir à la compétition avec tous mes moyens”, a-t-il ajouté. Son équipier, le gardien Mohamed-Amine Zemmamouche, lui est attendu également cette se- maine au Qatar pour subir à son tour une inter- vention chirurgicale au niveau du coude. Les Rouge et Noir de l’USMA, actuellement au re- pos après avoir terminé la phase aller en pole po- sition avec 10 points d’avance sur leur poursuivant direct, le CR Belouizdad, effectueront un stage pré- paratoire au niveau de l'école supérieure de l'hô- tellerie d'Aïn Bénian du 3 au 14 janvier, en vue de la phase retour du championnat. “Il s'agit d'un sta- ge qui a pour but de recharger les batteries en pré- vision de la suite du parcours”, affirme-t-on du côté de l’USM Alger.

AHMED IFTICEN

Darfalou : “J’espère rejouer au mois de février” Par ailleurs et concernant l’autre attaquant inter- national olympique de l'USM Alger, Oussama Darfalou, opéré mercredi dernier avec succès

MCO

Stage à Gammarth du 1 er au 11 janvier

pionnat. Éliminé en 32 es de finale de la Coupe d'Al- gérie samedi dernier à domicile par le MO Béjaïa (2-1), le MCO devra rester inactif pendant deux se- maines, du moment qu'il n'est pas concerné par les 16 es de finale de Dame Coupe prévus les 8 et 9 jan- vier 2016. Fouad Bouali, qui a succédé au Français Jean-Mi- chel Cavalli, a remporté ses deux premiers matchs de championnat sur le banc du MCO, en dépla-

cement face au RC Arba (3-2) et à domicile face à la JS Kabylie (2-0). Le MCO, qui pointe à la 7 e pla- ce au classement de la Ligue 1 avec 21 points, pren- dra part à la prochaine édition de la Coupe de la Confédération (CAF) où il rencontrera les Gam- biens de Walidan au tour préliminaire. Le match aller est prévu entre le 12 et le 14 février à Banjul, tandis que la manche retour aura lieu à Oran entre le 26 et le 28 février 2016.

D. R.

D. R. LIBERTE Mercredi 30 décembre 2015 Sport 13 APRÈS LA DÉLOCALISATION DU DERBY CRB-MCA AU

LIBERTE

Mercredi 30 décembre 2015

Sport

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APRÈS LA DÉLOCALISATION DU DERBY CRB-MCA AU STADE DU 5-JUILLET

Réda Malek :

“C’est une décision injuste mais nous l’acceptons !”

D ans une première réaction à la décision de la Ligue du football professionnel de domicilier le

grand derby algérois, CRB-MCA, comptant pour la 16 e journée du championnat de Ligue 1, au stade du 5-Juillet alors que la rencontre était prévue initialement au stade du 20-Août 55, le président du CRB , Réda Malek a qualifié cette décision “d’injuste”. “Franchement, j’ai appris la nou- velle comme tout le monde par le

biais de la presse alors que la LFP n’a rien affiché sur son site inter- net par apport à ce changement. C’est pour nous une décision injuste pour laquelle nous n’avons pas été consultés, et prise au mépris d’un accord conclu avec le MCA et la LFP en début de sai- son. Cependant, le CRB est un club respectueux des décisions prises par les autorités civiles et sportives, et nous comptons nous

y conformer” confie à Liberté

Réda Malek. Et d’ajouter, “Si cela ne tenait donc qu’à nous, nous jouerions au stade du 20-Août. Nous avons du reste eu l’occasion

de le dire à la LFP mais la LFP a

ses raisons que nous respectons évidement. Il faut savoir à ce titre que pour nous le match aller devait avoir lieu au stade du 5- Juillet car la LFP avait décidé de faire jouer tous les derbies au stade du 5-Juillet, que cela soit pour la phase aller ou retour du championnat de Ligue 1. Quoi de plus normal pour nous donc de jouer dans ce stade ? Mais, il se trouve que le terrain n’était pas disponible à ce moment alors la

le terrain n’était pas disponible à ce moment alors la LFP avait proposé de délocaliser la

LFP avait proposé de délocaliser la rencontre à Blida, comme ce fut du reste le cas pour le derby contre

le NAHD. Nous avons vite accep- té la proposition, et de toutes les façons, c’était au MCA de dire oui ou non, puisque c’est le club qui reçoit. Mais voilà, il se trouve que le président de l’époque, M. Raïssi, avait refusé la proposition de la LFP. Il a opté pour le stade de Bologhine même si la LFP avait déjà pris sa décision de faire jouer les derbies dans un grand stade. Nous avons dit oui mais à condi- tion. Nous avons bien précisé à nos interlocuteurs de la LFP et du MCA que si le match devait avoir lieu à Bologhine, nous exigeons que la rencontre retour soit pro- grammée au stade du 20-Août. Le MCA et la LFP ont accepté, tout

cela est consigné dans un PV. Je ne vois alors pourquoi aujour- d’hui on revient sur un engage- ment pris par la LFP et la direc- tion du MCA ?” À ce sujet juste- ment, Mahfoud Kerbadj, prési- dent de la LFP, répond : “Le match CRB-MCA qui devait se jouer initialement au stade du 20- Août-1955 en mi-janvier pro- chain a été délocalisé sur deman- de de la wilaya d'Alger pour des raisons d'ordre organisationnel.” En fait, la LFP s’appuie sur l’ar- ticle 69 du Règlement des cham- pionnats de football profession- nel, chapitre “Délocalisation d'une rencontre” qui stipule : “Si pour une raison quelconque, une autorité administrative compé- tente décide de ne pas autoriser le déroulement d'un match pro-

grammé, la FAF ou la LFP dispo- se du droit de délocaliser ce match et le désigner sur un autre stade conformément au calen- drier établi. L’organisation maté- rielle de la rencontre reste du seul ressort du club recevant.” A noter que le derby algérois entre CR Belouizdad-MC Alger se jouera au stade du 5-Juillet à une date qui sera fixée ultérieure- ment, a précisé Mahfoud Kerbadj. “L'autre derby de la capitale entre l'USM Alger et le NAHussein-Dey comptant pour la même journée, se déroulera également au stade 5-Juillet, suite à une demande transmise par la direction usmiste à LFP”, a ajouté Kerbadj. En somme la voie de la sagesse a fini par l’emporter dans ce dossier.

SAMIR LAMARI

ALORS QUE BOUCHERIT RISQUE DE FILER POUR UN AUTRE CLUB !

Sonatrach ne va pas lâcher le MCA

n Les responsables de la firme pétrolière, Sonatrach, comptent faire un vrai nettoyage au sein du club. Notamment au sein du conseil d’administration du MCA et au sein même de l’équipe dirigeante où quelques membres ne font pas leur boulot convenablement, surtout que l’image de marque du MCA a été ternie par plusieurs évènements dernièrement. On citera entre autres le comportement indigne de certains joueurs, à l’image de Salah qui a pété les plombs dans le derby algérois face à l’USMA devant les caméras des chaînes de télévision algérienne et arabe. Chose que Sonatracvh n’a pas apprécié surtout que ces agissements portent énormément atteinte à l’image du Mouloudia qui est quand même le doyen des clubs algériens et l’une des meilleures équipes du pays. Donc, la gestion du Mouloudia est remise en cause. À cet effet, on croit savoir que Sonatrach veut faire le ménage en mettant en place une véritable équipe managériale, car la gestion de l’actuel bureau n’a pas convaincu les propriétaires du club. C’est dans cette optique qu’ils vont opérer des changements avant juin 2016. A vrai dire, et contrairement à certaines rumeurs, Sonatrach ne veut pas se retirer des affaires du club. Les responsables de la firme veulent rester les propriétaires du Mouloudia, du moins jusqu’à la saison prochaine, au-delà tout peut arriver. Par ailleurs, on croit savoir qu’Anthar Boucherit n’a pas du tout apprécié le fait que le président du MCA, Achour Betrouni, ait reporté sa signature à une date ultérieure. L’ex- joueur du CSC, très convoité du reste par des clubs de Ligue 1, veut être fixé sur son sort le plutôt possible surtout qu’il a reçu des garantis par la direction mouloudéenne. Mais le joueur en question veut savoir si son transfert va se concrétiser ou pas, sinon il ira voir ailleurs ! Car ses tergiversions sont un peu louches de la part des Mouloudéens. Il est clair que cette semaine sera décisive, surtout qu’il ne reste que deux petites semaines avant la clôture du mercato hivernal.

SOFIANE M.

SANCTIONS

Boughrara s'en sort avec une amende,Meftah et Salaheddine suspendus jusqu'à leur audition

n L'entraîneur du DRB Tadjnenanet, Lamine Boughrara, s'en est sorti avec une mise en garde et une amende de 50 000 DA suite aux déclarations qui lui ont attribuées par les médias à l'issue du match perdu à domicile par son équipe face à l'USM Alger (2-1), dans le cadre de la 14e journée du championnat de Ligue 1, a indiqué hier la Ligue de football professionnel (LFP) en Algérie. Le commission de discipline de la LFP a pris cette décision “après avoir pris connaissance des arguments présentées par l'intéressé et tenant compte notamment des précisions qu'il a apportées aux différentes déclarations qui lui ont été attribuées par les médias”, précise la même source. Par ailleurs, les joueurs Mohamed Meftah (USM Alger) et Salaheddine Saïd (MC Alger) sont suspendus jusqu'à leur audition lundi 4 janvier 2016 par la commission de discipline, informe encore la LFP. Les deux joueurs se seraient mal comportés lors du derby USMA-MCA (0-0), le 22 décembre en match comptant pour la mise à jour du championnat de Ligue 1. Salaheddine, l'attaquant éthiopien recruté par le Mouloudia l'été passé, a été traduit devant le conseil de discipline de son club dimanche et son contrat devrait être résilié dans les prochaines heures, apprend-on de la direction algéroise.

ESS

Les détails du transfert de Benyattou au Shabab Saoudi

S elon l’accord conclu entre Benyattou

et le manager chargé pour négocier

son transfert chez Al-Shabab Saoudi

dont on détient une copie, l’attaquant sétifien touchera une mensualité de 50 000 dollars pour sa première année. Lors de la seconde saison, l’ex-attaquant du MCO percevra un salaire de 55 000 dol- lars alors que la troisième saison, il encaissera 60 000 dollars chaque mois. Quant aux caisses du club sétifien, le transfert du joueur rapportera 700 000 dollars. Les deux parties, c'est-à-dire le manager qui touchera pour sa part 10 000 dollars, se sont mis d’accord sur le trans- fert en attendant que le joueur se déplace en Arabie Saoudite pour parapher son contrat et officialiser son transfert. Contacté en outre par nos soins le joueur s’est déclaré emballé à l’idée d’aller tenter sa chance dans le championnat du royau- me wahhabite. “Une offre pareille ne se présente pas chaque jour. J’ai insisté auprès du président Hamar pour qu’il accepte cette proposition”, nous a-t-il dit

avant d’ajouter qu’il se déplacera inces- samment en Arabie Saoudite pour concrétiser le transfert, c'est-à-dire après le match des 16 es de finale de Dame Coupe face au CRB programmé le 9 janvier pro- chain au stade du 8-Mai-1945 de Sétif. Du coup, si le transfert de Benyattou se concrétise il devient le second joueur séti- fien à avoir rallié l’Arabie Saoudite durant l’année 2015 après Farid Mellouli qui joue depuis l’entame de cet exercice à Al- Qadissia. De même pour l’ancien coach du club champion d’Algérie en titre, en l’occurrence Kheïrredine Madoui qui a rallié le club phare de La Mecque il y a quelques mois après avoir quitté le navire sétifien. Il faut savoir par ailleurs que plu- sieurs joueurs ayant évolué sous les cou- leurs des Noir et Blanc ont eu des expé- riences en Arabie Saoudite. On citera l’exemple d’Abdelmalek Ziaya qui a évo- lué durant une saison et demie à l’Ittihad Djeddah, l’un des grands clubs saoudiens. Idem pour Hadj Aïssa qui a eu une brève expérience à Al-Qadissia en 2011. Ce der-

nier est annoncé signataire durant ce mercato chez un club saoudien de la deuxième division, ont rapporté plusieurs titres de la presse saoudienne. Le troisiè- me joueur n’est autre que le libero Adel Maïza qui joue cette saison au MCEE. L’enfant d’El-Hadjar qui a évolué au Ahly Djeddah durant la saison 2008-2009. Par ailleurs, pour pallier son départ, la direc- tion sétifienne envisage de récupérer son attaquant international espoir Amokrane qui a était cédé l’été dernier au nouveau pensionnaire du championnat de Ligue 1, à savoir le DRBT. Les contacts entre Hamar et le président de l’équipe de Tadjananet, Tahar Graïche, sont en bonne voie, avons-nous appris. L’officialisation du retour du joueur pourrait se faire avant la fin de cette semaine tout comme la venue du désor- mais ex-joueurs du RCA, Hocine Harrouche, qui avait comme rapporté par Liberté signé déjà un précontrat avec un salaire de 180 millions.

FARÈS ROUIBAH

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SPR

LIBERTE

Mercredi 30 décembre 2015

L’Algérie profonde

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BLIDA

Les souscripteurs du LPP en colère

Plusieurs souscripteurs n’arrivent pas à accéder au site depuis le début du mois de décembre

D. R.
D. R.

L e site électronique mis en œuvre par la direction générale de l’En- treprise nationale pour la pro- motion immobilière (ENPI) pour permettre aux souscripteurs du lo- gement de type LPP ayant payé la

deuxième tranche de faire le choix de leurs lo- gements semble défaillant. Plusieurs sous- cripteurs n’arrivent pas à accéder au site de- puis le début du mois de décembre. “Bienve- nu(e), vous avez accédé à notre site. Vérifiez si les codes saisis sont corrects. Si vous n'ar- rivez pas à récupérer le mot de passe, vous êtes programmé pour les jours qui viennent,

EL HAMIZ (EST D’ALGER)

Les exclus du relogement bloquent la RN 5

n Les habitants du bidonville d’El Hamiz3, exclus de l’opération du relogement, ont barricadé, avant-hier, la RN5 reliant Alger à Rouiba à l’aide de bacs à ordures, pour manifester leur colère. Plusieurs automobilistes sont restés coincés. Les négociations entre les officiers de la police dépêchés sur les lieux n’ont pas abouti face à l’acharnement des manifestants. “Nous avons été lésés. Nous sommes les vrais habitants de ce quartier. On exige la présence du wali”, ont déclaré les manifestants à la police. À 14h les hauts gradés de la police ordonnent l’assaut des brigades antiémeutes. Et c’est la panique générale. tout le monde courrait dans tous les sens. Selon nos sources, les policiers ont arrêté 10 meneurs de cette manifestation. La route a été rouverte à la circulation. Notons que samedi dernier, 831 familles ont été relogées dans le cadre de l’éradication de l’habitat précaire à Alger.

NASSER ZERROUKI

L’important retard enregistré dans la réalisation des projets du LPP exaspère les souscripteurs.

veuillez patientez”, affiche le site à chaque fois aux souscripteurs qui avaient rempli les quatre cases. Cette situation a provoqué le courroux chez les souscripteurs qui étaient contraint de payer les 100 millions de centimes qui répondent à la deuxième tranche, mais en contrepartie n’ont aucune information sur le devenir de leur dossier. “Nous ne pouvons rien faire. Notre intervention s’arrête dans le trai- tement du dossier. C’est au niveau de la direc- tion générale qu’il faut voir. C’est là que le site est exploité”, c’est la réponse froide des agents de la direction régionale de la wilaya de Blida. Une direction qui accuse un déficit flagrant en

communication envers ses clients dont certains se sont déjà désisté de la formule LPP et d’autres envisagent de demander à être rem- boursés. Notons que la direction régionale de Blida qui couvre quatre autres wilayas ne dis- pose que d’une seule ligne téléphonique. Il est inutile, voire impossible de demander des in- formations par téléphone puisque la ligne est constamment occupée. Cette situation a en- core provoqué la colère des souscripteurs du LPP. Enfin les projets du LPP lancés depuis trois ans dans la wilaya de Blida accusent un retard considérable dans la réalisation.

K. FAWZI

TIZI OUZOU

Portes ouvertes sur la “e-bank” et la modernisation de la BDL

D ans le cadre de la cé- lébration du 30 e an- niversaire de la

Banque de développement local, l’agence BDL située au centre-ville de Tizi Ouzou a organisé samedi dernier des portes ouvertes. Cette activité rentre dans un programme national de la BDL pour rappeler son long parcours et présenté au grand public de nouvelles presta- tions de service qui entrent dans le cadre de la moderni- sation du fonctionnement de la BDL. Des employés de la banque ont été mobilisés, en

cette circonstance, pour ex- pliquer aux visiteurs quelques nouvelles offres de service liées au lancement de la banque à distance. Selon les explications fournies sur place par le comité d’ac- cueil, ces nouveaux disposi- tifs, qui entrent dans l’actua- lisation de la e-bank de la BDL, permettront d’assurer par internet “la consultation des comptes, le télécharge- ment des relevés de compte, l’ordonnancement des vire- ments, le règlement et l’en- caissement des factures par prélèvement, la demande de

chéquiers ainsi que la récep- tion des soldes par SMS”. Les responsables de l’agence préciseront que “l’objectif de cette journée est d’appuyer la relation de la banque avec sa clientèle afin de mettre en avant la proximité de la BDL notamment au niveau local”, soit de nouvelles perspectives de la BDL qui augurent cer- tainement une ère nouvelle pour la e-bank que de nom- breux clients rencontrés au niveau de l’agence auront grandement appréciées.

K. TIGHILT

de l’agence auront grandement appréciées. K. TIGHILT BRÈVES du Centre FENAIA IL MATEN (BÉJAÏA) Première

BRÈVES du Centre

FENAIA IL MATEN (BÉJAÏA)

Première carte d’identité et passeport biométrique

n Le wali de Béjaïa Ould Salah Zitouni

accompagné d’une délégation a procédé, avant-hier, dans la commune rurale de Fenaia Il Maten à la délivrance de la première carte nationale d’identité et passeport biométriques et ce, au niveau du siège de l’APC de la localité. En présence des élus locaux et des habitants de cette localité, le premier magistrat de la wilaya de Béjaïa a également inauguré le nouveau siège flambant neuf de la mairie de Fenaia.

A. HAMMOUCHE

MÉDÉA

De l’utilisation des TIC au service de la vulgarisation

n Une rencontre nationale sur l’utilisation

des technologies de l’information et de la communication est organisée, hier et aujourd’hui, par la direction de la formation, de la recherche et de la vulgarisation au centre de formation et de vulgarisation agricole (CFVA) de Médéa, destinée aux personnels de vulgarisation et d’appui du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. Les communications ont porté sur les thèmes de stratégie de communication multimédia pour le développement, les TIC dans le développement agricole, la mise en place des réseaux d’information, système d’information et de communication en santé animale. Outre les débats entre les participants et les encadreurs, les organisateurs ont programmé des ateliers nocturnes de brainstorming et des séances de discussions sur la gestion des connaissances et services d’information au niveau local, les rôles des réseaux sociaux dans les activités de vulgarisation et d’appui, le renforcement des capacités des capacités pour l’utilisation des TIC, etc.

M. EL BEY

LE WALI DE BÉJAÏA PASSE À L’ACTION

Concessions des plages et éradication du commerce informel ciblés

n Le wali de Béjaïa a réuni les P/APC et chefs

de daïras des villes côtières ainsi que les membres de la commission tourisme de l’APW pour se pencher, selon la chargée de communication, sur la prochaine saison estivale. Les élus de l’APW ont évoqué le récurrent problème du squat des espaces sur les plages, la transformation illégale des espaces publics et ont regretté le déficit en activités de loisirs et de détente. Concernant le commerce informel, le wali a annoncé que tous les présidents d’APC ont été saisis pour éradiquer ce phénomène et démolir toutes les baraques qui se trouvent le long des routes nationales. Il a également instruit le directeur du tourisme de revoir toutes les concessions d’exploitations des plages effectuées en 2014.

A. HAMMOUCHE

CONFLIT À LEADER MEUBLE TABOUKERT (TIZI OUZOU)

La section syndicale réplique au DG

n La section syndicale de la SPA Leader

Meuble Taboukert, en grève depuis près de deux mois, réplique aux déclarations du directeur général de l’entreprise, qui a accusé les syndicalistes de refuser le dialogue et que rien ne justifie leur grève. Les syndicalistes l’accusent à leur tour de rejeter l’invitation au dialogue du 29 octobre 2015, “en ayant une attitude arrogante et en déclarant qu’il ne

discute pas avec les analphabètes”, ont-ils indiqué. Concernant le départ de cinq chefs de département “sortis de force par la section syndicale”, comme accusent des travailleurs qui se sont démarqués de la grève, il s’agit selon le syndicat de “deux chefs de département, un chef de service, un contrôleur de gestion et de la secrétaire du PDG, tous employés comme contractuels et qui ont décidé de résilier leurs contrats avec l’entreprise, en appréhendant l’installation du nouveau directeur”.

K. TIGHILT

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L’Algérie profonde

Mercredi 30 décembre 2015

LIBERTE

L’Algérie profonde Mercredi 30 décembre 2015 LIBERTE BRÈVES de Mila Des citoyens d’Arras et d’Ahmed

BRÈVES de Mila

Des citoyens d’Arras et d’Ahmed Rachedi protestent

Des dizaines de citoyens de la localité de Drabla, dans la commune d’Ahmed Rachedi, ont observé, ce lundi, un rassemblement devant le siège de la wilaya en signe de protestation contre le non raccordement de leur agglomération au réseau de gaz de ville. Ils étaient des dizaines, essentiellement des jeunes, à participer au rassemblement. Un groupe de cinq personnes représentant l’ensemble des pourfendeurs, a été reçu au siège de la wilaya, où des promesses leur ont été faites quant à la prise en charge prochaine de leur doléance. Par ailleurs, les employés municipaux de la commune d’Arras, à l’extrême nord de la wilaya, ont protesté, en se rassemblant devant le siège de l’APC. Ils dénoncent ce qu’ils appellent l’injustice du P/APC dans l’attribution des notes de la prime de rendement. Selon leurs dires, ce dernier note les employés de l’administration, non pas suivant leur compétences, mais selon les rapports qu’ils entretiennent avec lui. Ils interpellent le wali, demandant son intervention pour les rétablir dans leur droit.

KAMEL B.

Découverte macabre à Aïn Tinn

Un homme âgé de 39 ans a été retrouvé mort, ce lundi matin, à Aïnt Tinn, à l'est de la ville de Mila, avons-nous appris de la Protection civile. La victime, répondant aux initiales A. B., a été découverte au bord de la RN79, près de la localité d’Azzaba Lotfi, sur les coups de 7h40. L'infortuné, polytraumatisé, portait une profonde blessure au niveau de la tête et de nombreuses fractures un peu partout sur le corps. Sa dépouille a été évacuée par les éléments de la Protection civile à l'hôpital de Mila. Une enquête a été ouverte.

KAMEL B.

LICENCIEMENT D’UNE CENTAINE D’AGENTS DE L’ADMINISTRATION

La wilaya de Sétif s’en lave les mains

Il est à rappeler que le wali de Sétif, après avoir reçu les représentants des candidats admis, installés puis remerciés après une année de loyaux services sans être payés ni assurés et sans prendre de congé, avait promis de régler le problème !

L affaire du

licencie-

ment quali-

fié d’“abu-

sif” de plu-

sieurs

jeunes ayant été admis au concours de recrutement d’agents d’administration et agents de saisie dans la wilaya de Sétif et qui s’inscrivait dans le cadre d’une opération de recru- tement de 13 000 agents au niveau national en 2014, a connu un nou- veau rebondissement. En effet, le 15 décembre dernier, les employés licenciés ont été destina- taires d’un télégramme n° 11192861 émanant de l’APC d’El-Eulma leur notifiant que dans le cadre de la régularisation de la situation des candi- dats admis ayant été écar- tés du concours de recru- tement de 1000 postes budgétaires, il a été déci- dé d’intégrer uniquement ceux qui ont exercé dans le cadre du pré-emploi (Anem ou DAS). Le premier responsable de l’APC d’El-Eulma, qui s’est appuyé sur une correspondance du pre- mier responsable de la wilaya, a demandé aux candidats lésés de se rapprocher du service du person- nel de la mairie afin de les installer dans des postes selon leurs anciens contrats. Il est à rappeler que le wali de Sétif, après avoir reçu des représentants des candidats admis, installés puis remerciés après une année de loyaux services sans être payés ni assurés et sans prendre de congé, a promis de régler le pro- blème ! Cependant quelques jours

D. R.
D. R.

En novembre dernier, les employés licenciés ont reçu un PV modifié portant annulation du premier PV, ne mentionnant aucun motif.

après, le directeur de l’administra- tion locale n’a pas trouvé mieux que de les intégrer dans le cadre du pré-emploi. Cette solution n’a pas plu aux jeunes “licenciés” qui sou- tiennent mordicus que l’adminis- tration qui les a autorisés à partici- per au concours doit assumer toute sa responsabilité. “Les res- ponsables nous ont demandé de faire un engagement écrit de désis- tement de notre niveau universitai- re et ne pas demander une revalori- sation après notre recrutement sachant que le niveau exigé est bac+1 pour les agents d’adminis- tration. Ils nous ont aussi exigé de

démissionner de l’Anem et de la DAS. Nous avons respecté ces conditions et nous avons été convo- qués pour l’enquête des services de sécurité pour travailler ensuite durant une année sans être payés et sans être assurés et sans prendre de congé”, nous ont décla- ré plusieurs jeunes représentant une centaine de leurs collègues à travers plusieurs APC de la wilaya de Sétif. Il est à rappeler aussi que ces mêmes jeunes ont reçu, au début du mois de novembre dernier, un PV modifié portant annulation du premier PV d’installation signé le

28 octobre 2014. Aucun motif n’a été mentionné par les respon- sables. Aussi, pour faire entendre leur voix, ils ont organisé plusieurs sit-in devant le siège de la wilaya pour demander leur intégration dans leurs postes. Ils ont aussi eu recours à la justice. Cette dernière a ordonné le gel des postes d’emploi de cinq recrues licenciées au niveau de l’APC d’Aïn Arnat en attendant de tran- cher définitivement dans l’affaire. Une décision qui a soulagé les plai- gnants et leurs collègues au niveau des autres communes.

F. SENOUSSAOUI

EL-TARF

Nouveaux projets au niveau des zones industrielles

Le wali d’El-Tarf s’est rendu, en début de semaine, dans l’ouest de la wilaya où il a visité et inspecté de nombreux projets en voie d’achèvement. Ainsi donc, la réception des zones d’activités commerciales de Zerizer (daïra de Besbes), à 60 kilomètres du chef-lieu de wilaya, aura lieu au troisième trimestre de l’année prochaine. Les travaux au niveau de ce chantier sont à un taux d’avancement appréciable, selon les premières estimations. Le directeur exécutif de l’énergie de la wilaya a tenu a donner de plus amples explications sur les différents projets ainsi que le déroulement des travaux. Le chantier au niveau de cette commune a été renforcé en moyens et en personnel afin que les travaux s’achèvent dans les délais impartis. Il est à signaler que les travaux ont été lancés au début de l’année 2014, mais des problèmes ont surgi lors des opérations de

terrassement. À sa réalisation prévue à la fin du mois d’août de l’année 2016, les investisseurs s’occuperont dans cette région de l’agro-alimentaire. Une enveloppe de plus de 240 millions de dinars a été injectée. De Zerizer, la délégation s’est rendue à Metroha, dans la daïra d’El-Tarf, qui vient d’avoir l’aval des autorités pour devenir un véritable pôle industriel où une somme de 700 millions de dinars a été injectée. Les travaux de réalisation d’une station-service pour faire face au manque de carburant et mettre un terme aux attentes au niveau des stations-service est à 70%. L’investisseur a promis son ouverture au mois de février prochain. Ces différents projets à caractère industriel dans les daïras de Besbes et El-Tarf vont générer, selon des sources au fait du dossier, 1300 emplois entre permanents et saisonniers.

TAHAR BOUDJEMAA

GUELMA

Plan de circulation obsolète

L ors de la dernière session de l'APW, les élus ont saisi l'opportunité de l'ordre du jour pour soulever les préoccupations citoyennes

aux autorités locales. L'un d'eux avait signalé que le plan de circulation de la ville de Guelma est dépassé puisqu'il n'a pas été réactualisé depuis plus d'une décennie, et ce, en dépit du nombre de véhicules qui a quintuplé. Le locataire de l'APW est catégorique : “La circulation des véhicules est devenue infernale au chef-lieu de wilaya ces der- nières années, à savoir embouteillages mons- trueux, bouchons aux carrefours, non-respect du code de la route, absence de parkings, de plaques de signalisation, etc. Le plan de circulation est obsolète, il ne répond plus aux attentes de la popu- lation qui subit cette contrainte qui perdure dans l'indifférence totale ! Les services compétents doi- vent réagir car la situation ne fait qu'empirer au grand dam des automobilistes et des piétons !” Un autre élu s'étonne qu'aucun parking souterrain ou aérien n'a été concrétisé en dépit des exigences de

l'heure. Il rappelle que des métropoles mitoyennes sont mieux loties, et c'est un plaisir d'y évoluer et de stationner. D'autres élus ont abondé dans le même et regrettent que Guelma soit à la traîne dans ce domaine, et ils interpellent les autorités locales aux fins d'y remédier. En effet, tous les secteurs de la ville sont affectés par ce phénomène et il est devenu contraignant pour les citoyens de circuler et de rallier leurs lieux de tra- vail, leurs établissements scolaires surtout aux heures de pointe. Le représentant de la direction des transports a expliqué que ce dossier est pris en charge par un bureau d'études spécialisé qui a déjà présenté des variantes à l'exécutif élargi de wilaya l'année dernière et il s'attelle à apporter des correctifs. Le wali a réagi en instruisant le chef de daïra de Guelma : “En votre qualité de président de la commission du plan de circulation, je vous invite à réunir tous les membres de cet organe afin de le réactualiser dans des délais raisonnables.”

HAMID BAALI

LIBERTE

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L’Algérie profonde

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HÉRÉSIE ARCHITECTURALE À ORAN

Une passerelle sur le Front de mer

Cette passerelle vient briser et provoquer une rupture de l’harmonie du Front de mer et sa continuité. Une hérésie architecturale qui va causer un dommage irréversible en matière de paysage urbain sur un haut lieu de l’architecture de la ville.

L es travaux entamés depuis plusieurs semaines sur le Front de mer avaient de quoi surprendre les rive- rains et tous ceux qui

se plaisent à déambuler sur cette vitrine de la ville d’Oran. Et depuis peu, ce n’est plus l’étonnement mais la consternation. Et pour cause, les autorités locales, par le biais de la direction des travaux publics, ont décidé de faire réaliser, par une société turque, une passe- relle piétonne partant du Front de mer à proximité de la clinique Lazreg, pour relier un tout petit square près du pont Zabana. En passant sur les lieux, les remarques fusent, et sont sans ambages : “Il parait qu’il n’y a plus d’argent et que c’est l’austérité !” lance un jeune homme sans chercher à s’adresser à une personne précise. D’autres, plus âgés, regardent et s’interrogent : “À quoi va servir ce pont ?” Et pour cause, officielle- ment ce projet, disons plus exacte- ment ce “marché”, devrait per- mettre le passage des piétons du Front de mer vers le square et le pont Zabana, et il est de plus pré- senté comme étant une “améliora- tion urbaine”. Mais pour des archi- tectes que nous avons sollicités pour donner leur avis sur l’ouvra- ge, son opportunité sur le Front de mer est presque un scandale, une “hérésie urbaine” qui a été décidée. Et nos interlocuteurs de nous expliquer leur position. Faire réali- ser une passerelle métallique, qui est totalement inutile, pour soit disant relier deux points qui sont déjà reliés entre eux, ne nécessite aucun autre aménagement avec cet objectif. Plus loin, nos interlocu- teurs ajoutent que là où le mal est

D. loukil
D. loukil

Les autorités locales ont décidé de faire réaliser par une société turque une passerelle piétonne qui dénature totalement le paysage.

le plus terrible c’est que cette pas- serelle vient briser et provoquer une rupture de l’harmonie du Front de mer et sa continuité. Une hérésie architecturale qui va causer un dommage irréversible en matière de paysage urbain sur un haut lieu de l’architecture de la ville. Malheureusement, le souci de

l’harmonie urbaine n’a jamais été celui des responsables décidant de tels projets, les dégâts causés au modèle urbain de la ville d’Oran sont visibles. Il en est ainsi des façades de verre réalisées en pleine rue Larbi-Ben-M’hidi, au milieu des immeubles haussmanniens, y compris encore sur le Front de

mer, où ailleurs des immeubles R+8, dans des quartiers résiden- tiels connus par leurs villas colo- niales et maisons de maître en R+2 maximum. Ce sont là autant de règles d’urbanisme ignorées allé- grement par les services censés les appliquer.

D. LOUKIL

Un cadavre dans un local de fleuriste

n B.S., 66 ans, a été trouvé mort, ce lundi, à l’intérieur de son local de fleuriste à la rue Ould-Kablia- Saliha, dans la ville d’Oran. Les raisons de la mort ne sont pas encore connues.

AYOUB A.

Encore un accident sur le 4 e boulevard

n Une Renault Express s’est renversée, ce lundi, sur le 4 e périphérique d’Oran, et son chauffeur, F.M., 25 ans, s’en est sorti avec des blessures à la main et au cou. Il a reçu les premiers soins sur place.

A. A.

Il renverse un enfant et s’enfuit

n Un chauffard a renversé B.A., un enfant de 11 ans, le blessant au bras gauche alors qu’il traversait la route près de l’hôtel Méridien. Le chauffard a pris la fuite.

A. A.

TLEMCEN

45 000 litres d’essence saisis par la police

À partir de Tlemcen, le carburant conti- nue d’être exporté frauduleusement vers le Maroc avec d’autres produits de

première nécessité subventionnés par l’État. Ainsi en 2015, les seuls services de police ont saisi près de 45 000 litres d’essence et de gasoil. Ces quantités sont en-dessous des prises de 2014 (65 844 litres) et ceci consécutivement au renforcement du dispositif de surveillance et de contrôle mis en place le long de la frontière

algéro-marocaine et sur les axes routiers menant de Maghnia vers Oran. En ajoutant les saisies des services de gendarmerie et des douanes, les quantités peuvent allègrement être multipliées par au moins cinq. Cependant, les trafiquants qui semblent bénéficier de com- plicités au niveau des stations-service et qui opèrent souvent à l’aube, ont réussi jusque-là à passer à travers les mailles des systèmes de contrôle pour aller déverser des milliers d’hec-

tolitres de carburant au-delà du tracé fronta- lier, utilisant pour cela des baudets qui, tels des automates, rejoignent leurs points d’attache pour livrer les jerricans remplis à ras bord. Selon le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales qui s’était rendu dernière- ment à Maghnia pour rencontrer les respon- sables des services de sécurité, 2016 sera l’an- née de la vigilance accrue pour annihiler le tra- fic en question.

B. ABDELMAJID

TIARET

La banque à distance, une nouvelle formule de la BDL

L a Banque de développement local (BDL) vient de lancer sa nouvelle formule, e-banking,

un service qui permet au client une prestation à distance, selon le directeur de l’agence de Tiaret, lors des portes ouvertes sanctionnant le 30 e anniversaire de la création de

cette banque. Ce service permet au client de consulter ses avoirs, d’or- donnancer des virements, de régler et encaisser des factures, de com- mander son carnet de chèques…à distance. L’agence de Tiaret, qui a financé plus de 1250 dossiers de crédits alloués dans le cadre des

différents dispositifs Ansej, Cnac, Angem…, compte, selon notre interlocuteur, booster le secteur économique avec le financement de divers projets, notamment ceux inscrits dans le cadre de la promo- tion immobilière, des entreprises professionnelles et ceux du

Calpiref. Elle compte actuellement 2086 comptes commerciaux, 2989 de salariés et 115 ouverts pour les fonctions libérales ainsi que 901 comptes épargne. Par ailleurs, une autre formule, consistant en des prêts à “taux zéro d’intérêt” sera bientôt lancée.

R. SALEM

zéro d’intérêt” sera bientôt lancée. R. SALEM BRÈVES de l’Ouest DISPUTE ENTRE DEUX FAMILLES À

BRÈVES de l’Ouest

DISPUTE ENTRE DEUX FAMILLES À RELIZANE

Il écrase son antagoniste avec une Toyota Hilux

n Suite à un différend, une rixe au

moyen de gourdins a opposé les membres de deux familles, à la commune de Aïn-Rahma, au cours de laquelle K. M., âgé de 31 ans, a écrasé avec sa voiture de marque Toyota Hilux son antagoniste K. H., âgé de 47 ans, le tuant sur le coup, tandis que cinq autres personnes impliquées dans la bagarre ont été légèrement blessés. Le présumé meurtrier a été interpellé par les gendarmes ainsi que trois membres d’une même famille. L’enquête suit son cours.

A. A.

AÏN TÉMOUCHENT

1592 permis de conduire retirés en 2015

n Les différents services de la

sécurité routière de la police de Aïn Témouchent ont effectué 1592 retraits de permis de conduire, en

2015, dont 42 cas relèvent du délit en coordination avec la direction locale des transports. De son côté, la brigade chargée des radars a relevé

459 contraventions liées en majorité

à l’excès de vitesse et aux

dépassements dangereux alors que

374 dossiers ont été adressés à la

commission de la wilaya et qui devront faire l’objet d’une suspension du permis de conduire. Par ailleurs, 242 accidents de la circulation ont été enregistrés par la police occasionnant 3 morts et 272 blessés dus principalement à l’excès de vitesse et aux dépassements dangereux. 5567 des 6868 amendes forfaitaires, adressées aux conducteurs, ont été honorées.

M. LARADJ

SAÏDA

Arrestation de deux dealers de cocaïne

n Les services de la 5 e Sûreté urbaine

de Saïda ont arrêté, au cours de cette semaine, un homme, âgé de 26 ans et une femme âgée de 24 ans, pour possession de drogue dure. Une perquisition au domicile familial de la jeune fille a permis aux enquêteurs de saisir 10,6 g de cocaïne. Selon le responsable de la cellule de communication de la direction de la Sûreté de wilaya, la drogue était dissimulée dans une poupée. Présentés, lundi, devant le juge instructeur, les deux mis en cause ont été écroués en attendant leur comparution devant le tribunal.

F. ZAAF

EL-BAYADH

Découverte de nouvelles traces de dinosaures

n Alors que les deux sites contenant

des traces de dinosaures sont laissés

à l'abandon, un troisième site vient

d'être découvert par un citoyen de Brezina, à 100 km au sud du chef- lieu de la wilaya d'El-Bayadh. Alertés, les membres de l'association de wilaya chargée de la sauvegarde du patrimoine culturel et scientifique de la région ont aussitôt informé des professeurs de l'université d'Oran qui ont effectué une visite au début de cette semaine. Sur les lieux, il est fait état de traces datant de plus de 200 millions d'années, presque le même âge que les traces découvertes à proximité de la localité d'El-Bayadh.

A. MOUSSA

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arabe, français et anglais, cherche emploi dans le domaine. Tél. :0550 70 91 91 Email elhadi.zennadi@gmail.com ————————————— JF, habitant Bab Ezzouar, sérieuse cherche emploi admi-

nistratif agent de bureau, aide-

comptable ou agent polyvalent dans tous les services admini- statif, dans société nationale. Tél. : 0555 33 04 70 —————————————

JH 57 ans retraité cherche poste polyvalent coursier chauffeur MG parc autos administrateur dans une coopérative doléance des locataire parlant très bien français habite Alger-Centre. Tél. : 0790 92 37 74 —————————————

F cherche emploi comme

femme de ménage. Tél. : 0793 03 51 98 ————————————— Cherche emploi comme

chauffeur dans l’étatique ou le privé marié avec enfants, sérieux, responsable. Tél. : 0556 48 53 35 ————————————— Cherche emploi comme chauffeur dans le privée ou comme chauffeur personnel marié avec enfants, 56 ans, sérieux ponctuel responsable. Urgent dans le besoin. Tél. : 0559 29 43 02 —————————————

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mécanique cherche emploi dans les environs d’Alger Tél. : 0557 27 03 75 —————————————

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20 ans d’exp. PC Compta, paie déc. fiscale CNAS bilans cherche emploi. Tél. : 0550 10.72.64

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licence en sciences écono-

miques option gestion d’entre- prise, exp. 2 ans comme ges- tionnaire des stocks cherche emploi dans les environs d’Alger, Blida et Boumerdès. Tél. : 0662 53 27 99

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électrotechnique une année d’exp. cherche emploi. Tél. : 0557 69.69.51

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H 48 ans magasinier, facturier,

caissier, plus de 15 ans d’exp. dans le domaine cherche emploi même dans le Sud. Tél. : 0540 02.60.42

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tenue comptabilité bilans décl. fiscal, parafiscale adm. cherche emploi. Tél. : 0551

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nieur d’Etat en géophysique cherche emploi dans une société privée ou étatique.

Tél. : 0553 45.80.25 email :

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Rouiba ayant long. exp. SCF

droit social fiscalité cherche emploi axe Réghaïa-BEK dis- ponible de suite. Tél. : 0674 527 980

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HS comptable long. exp. comptabilité finance G50 bilan maîtrise normes

IFRS/NSCF cherche emploi

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JH diplômé en comptabilité

(DEUA) cherche emploi dans les environs d’Alger. Tél. : 0559 24.53.73

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JF licenciée en sciences éco- nomie gestion d’entreprise exp. 4 ans (3 ans assistante direction commerciale un an

dans le domaine commercial) cherche emploi. Tél. : 0542 38.69.15 —————————————

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emploi. Tél. : 0553 70 65 84 ————————————— Chef cuisinier 28 ans d’exp. toutes spécialités : orientale, occidentale et gastronomique, viande, poisson cherche emploi. Tél. : 0556 54.09.67 ————————————— JH 28 ans ayant bac + 4 cherche

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nomiques et gestion d’entre-

prise expérience 3 ans assis-

tante direction un an com- merciale cherche emploi. Tél. : 0542 38.69.15 ————————————— JH 29 ans habitant à Alger cherche emploi comme chauffeur avec ou sans voitu- re. Tél. : 0772 912 991 —————————————

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domaine ou autre à Alger.

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retraité ex. secrétaire admi-

nis. princ. plus de 35 ans

d’exp. prof. en particulier

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ayant permis lourd, léger,

corps de la santé cherche emploi. Tél. : 0790 85.06.82 ————————————— Ex-DG ingénieur GC/TP

transport en commun (SR)

cherche emploi. Tél. : 0551 90.84.35 - 0542 63.72.84 —————————————

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32 ans licence en gestion +

30

ans exp. cherche poste

TS en MI maîtrise inf. exp.

consultant ou assistant. Tél. : 0552 903 072 ————————————— JF cherche emploi comme

secrétaire. Tél. : 0554 23.48.08 ————————————— JH 45 ans titulaire permis de conduire plus de 10 ans d’exp. dans le domaine ou livreur cherche emploi. Tél. : 0540 92.90.54 ————————————— JH 30 ans, licencié en sciences commerciales option mana- gement maîtrise l’outil infor- matique et le français

dans les appro-gestion com-

merce, cherche emploi stable. Tél. : 0550 26.00.85 ————————————— JH 30 ans avec exp. cherche emploi dans une entreprise

privée ou étatique en qualité

d’agent de sécurité, peintre ou

pâtissier. Tél. : 0674 64.19.97 ————————————— JH comptable ayant CAP et CMTC en comptabilité exp. 10 ans sur PC Compta et PC paie et l’outil informatique

habite à Réghaïa cherche

emploi. Tél. : 0676 11.45.60 ————————————— JH 28 ans licence en droit + CAPA un an d’exp. dans le domaine, maîtrise l’outil inf- formatique et les langues étrangères, cherche emploi. Tél. : 0790 10 12 86 —————————————

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JH

2

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dégagé du service militaire cherche emploi dans le domaine ou autre. Tél. : 0667 64.52.81 ————————————— JH 25 ans ing. en architecture maîtrise l’outil inf. Autocad 2D, 3D et Pack Office (Word, Excel, Power Point) cherche emploi dans un bureau d’études sur le territoire national. Tél. : 0552 43.64.16 - 0770 33.01.24 email :

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Décès

———————————————————————————

——————————————————————————— La famille Touahri, parents et alliés, a l'immense douleur de faire part du décès de sa chère et regrettée Touahri Fatima, survenu à l'âge de 79 ans. La veillée funèbre aura lieu au domicile mortuaire, sis à la Cité Évolutive. L'enterrement aura lieu aujourd’hui, à 11h, au village Fournane, dans la commune d'Ouzellaguen à Béjaïa.

“À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

——————————————————————————— Les familles Aït-Kaci, Aït-Belkacem d’Aït-Ali Ouherzoun, d’Alger et d’Aïn Beïda, parents et alliés ont l'immense douleur de faire part du décès de leur cher et regretté Mohamed Ouslimane,

survenu à l'âge de 95 ans.

L'enterrement aura lieu aujourd’hui, mercredi 30 décembre 2015, à Dely-Ibrahim, Alger. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

mercredi 30 décembre 2015, à Dely-Ibrahim, Alger. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

LIBERTE

Mercredi 30 décembre 2015

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19

Naissance

Après Hiba et Nihed, voici la petite

NOUR

qui est venue illuminer et égayer le foyer de ses parents Hassiba et Salim. En cette heureuse occasion, toute la famille Mezaour sou- haite un prompt rétablisse- ment à la maman, des nuits blanches au papa et beaucoup de jeux à partager avec les deux autres chipies. Bonheur et santé à tous.

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Naissance

Très heureux d’annoncer la naissance d’un joli poupon

RAFIK

le 29 décembre 2015

au foyer de M. Tebouldji

Abdenour et

M me

Tebouldji

née Chebli Farida. félicitations à l’heureux papa et longue vie au bébé.

G

40 e jour

Quarante jours se sont écoulés depuis son départ pour l’éternité : c’est notre chère mère, sœur, tante et amie

: c’est notre chère mère, sœur, tante et amie NANA B ELAMRI Y AMINA M ALIKA

NANA BELAMRI YAMINA MALIKA (WAKACHE) ÉPOUSE MÉZIANE

Elle restera nana pour toujours dans le cœur de ses neveux, des enfants de ses neveux, de sa belle-sœur et de son frère inconsolable. Tu nous as quittés il y a 40 jours, laissant la famille dans une profonde tristesse. Repose en paix, nana. Que Dieu t’accueille en Son Vaste Paradis. Ton frère Laâmri.

Bj-BR23407

Pensée

MME VVE HADJ MERAD NÉE ISSAAD O