Vous êtes sur la page 1sur 20
1 Sommaire AMRANI Hind 2015/2016 M. SLIMANI Hamid Préparé par : Encadré par : Année Universitaire

1

Sommaire

AMRANI Hind

2015/2016

M. SLIMANI Hamid

Préparé par :

Encadré par :

Année Universitaire :

1 Sommaire AMRANI Hind 2015/2016 M. SLIMANI Hamid Préparé par : Encadré par : Année Universitaire

BENDAMI Najoua MOUDDEN kaoutar REFAS Houda

Univérsité Ibn Tofail Faculté Des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales Kénitra

Activity based based costing Activity costing
Activity based
based costing
Activity
costing
Section1 : principes généraux de la méthode A.B.C Section 2 : objectifs de la méthode A.B.C
Section1 : principes généraux de la méthode A.B.C
Section 2 : objectifs de la méthode A.B.C
Section 3 : étapes de mise en œuvre de la méthode A.B.C
Section4 : apports de la méthode A.B.C
Les concepts de la méthode ABC
Chapitre 1 :
Chapitre 2 :
Application
Introduction
Conclusion
2

Vu l'importance de certains éléments, il est nécessaire de repenser le comportement des frais d'opération et voir l'entreprise comme un ensemble d'activités (chaînes d'activités ou processus) par opposition à un ensemble de ressources (dépenses regroupées traditionnellement par unités administratives), afin de déterminer le coût de revient d'un produit. C'est la base de la comptabilité par activités. Définie comme étant un ensemble de tâches ou d'actes imputables à une personne ou à une machine, une activité c'est ce que fait l'entreprise et c'est ce que font les employés et les gestionnaires. Les méthodes traditionnelles d'imputation des coûts utilisent des bases d'imputation pour affecter les coûts sur les différents produits. Une base d'imputation est la méthode pour partager les coûts entre produits. L’exercice d'imputation des coûts peut s'avérer relativement simple à mettre en place, et peut donner un bon aperçu de ce qui est dépensé sur chaque produit. La plupart des méthodes d'imputation des coûts utilisent des bases d'imputation liées aux volumes, pour affecter les coûts entre les produits. Malheureusement, ces imputations peuvent surestimer les coûts unitaires pour les plus « gros » produits, et peuvent ne pas rendre compte de la complexité des « petits » produits. Une autre limitation des méthodes traditionnelles d'imputation de coûts réside dans le fait qu'à elles seules, elles ne fournissent pas aux dirigeants d'informations approfondies sur le «POURQUOI » c'est à dire pourquoi un produit donné coûterait-il plus qu'un autre ? Au lieu d'affecter immédiatement les coûts indirects aux produits, la méthode des coûts par activité retrace les coûts en les reliant aux activités spécifiques mises en œuvre par l'institution. Ces activités sont alors « utilisées » ou « consommées » par les différents produits, selon des attributs spécifiques qui conduisent les coûts de l'activité. Un produit donné consomme de nombreuses activités différentes, et quand toutes ces activités sont ajoutées, le coût total de distribution de ce produit se révèle alors. Insérer des activités entre le temps passé par les employés et les produits qu'ils délivrent, met à jour une distinction très importante dans l'analyse des coûts. Cette approche de cotation d'un produit donne une information beaucoup plus riche qu'une méthode directe d'imputation des coûts, car les sources de coûts d'un produit peuvent être retracées selon des activités très spécifiques.

Introduction

3

Cette capacité de quantification et d'adressage des activités fournit un outil puissant pour comprendre et gérer les coûts. La méthode ABC vise donc, dans un premier temps, à identifier et à rattacher les ressources aux activités et dans un deuxième temps, les activités (recherche, ingénierie, approvisionnement, mise en course, transformation, assemblage, contrôle de qualité, livraison, etc.) aux produits. Les frais d'exploitation à savoir : vente, administration et finance n'étaient pas imputés dans la méthode des coûts complets. Toutefois, dans le concept des activités, plusieurs de ces frais, de plus en plus élevés, peuvent être reliés à des activités. C'est pourquoi ils sont considérés dans la méthode des coûts par activités. Il faut cependant reconnaître qu'en pratique, plusieurs entreprises ne comptent que la main- d’œuvre et les frais généraux de fabrication dans l'évaluation du coût des activités. Cette variation ne donnera donc que des résultats partiels, puisque tous les frais d'opération ne seront pas imputés aux activités. Cette nouvelle méthode permet d'obtenir une idée plus précise du coût réel d'un produit, en reliant le processus de fabrication à des activités précises, ce qui peut conduire à des décisions opposées à celles que suggère la méthode traditionnelle des coûts complets.

Ce chapitre va nous permettre de comprendre l’ensemble du cadre conceptuel relatif à la méthode ABC. Il sera divisé en trois sections dont la première sera consacrée à la définition de la méthode ABC, ainsi que les concepts clés relatifs. Par la suite la seconde section sera

Les concepts de la méthode ABC

Chapitre 1 :

4

  • 1 / Guy HERVIER, « Optimisez vos achats », Editions d'organisation 2003

*réalisées par un individu ou un groupe, *faisant appel à un savoir-faire spécifique, *homogènes du point de vue de leurs comportements de coût et de performance, *permettant de fournir un output (la pièce fraisée, la qualification de fournisseur), *à un client interne ou externe, *à partir d’un panier d’inputs (travail, machines, informations,…) » 4 D’après Laurent RAVIGNON et al, « L’activité est un regroupement d’opérations participant à un même objectif, faisant appel à un savoir-faire homogène. Son output doit être identifié. Les

comptabilité analytique, devenue de plus en plus inopérante, à déterminer des coûts de revient, en particulier en raison de la distinction coûts fixes / coûts variables. » 1 Selon Michel MONEREAU « la méthode ABC (Activity-Based Costing) est une méthode de calcul du coût de revient d’un produit ou d’un service qui consiste à identifier les activités ou les processus requis pour leur création et à prendre en compte leurs coûts respectifs. » 2 .

Cette section est consacrée à donner des définitions relatives à la méthode ABC, ainsi qu’aux concepts clés relatifs, tels que l’activité, le processus et l’inducteur. Par la suite, nous allons citer les objectifs de la méthode ABC.

Pour Michel GERVAIS « l’activité est une mission spécifique ou un ensemble de tâches de même nature accomplies en vue de permettre un ajout de valeur à l’élaboration d’un produit » 3 LORINO à son tour la définit comme : « un ensemble de tâches élémentaires :

présentée la démarche de la méthode ABC. Enfin la dernière section sera focalisée sur ses apports.

D’après Guy HERVIER « La méthode ABC, a commencé à se diffuser dans les entreprises à

  • 4 / Philippe LORINO, « Le contrôle de gestion stratégique, La gestion par les activités », Paris, DUNOD, 1991,

  • 3 /Michel GERVAIS, Contrôle de gestion, 5éme édition ECONOMICA, Paris, date 2006, p.119

  • 2 / Michel MONEREAU. « Gestion des entreprises touristiques », 2 éme édition, 2008 page. 48

partir des années 80, d'abord aux Etats-Unis puis en Europe

...

Méthode des coûts par activité (ou méthode ABC)

a pris le relais de la

1.1.Notion d’activité

Définitions

Section 1 :

p.40.

elle

1.

5

Selon Laurent RAVIGNON et al, « le processus est un regroupement d’activités participant à un même objectif, reliées entre elles par des flux d’information ou de matière. Le processus présente l’élément qui doit être optimisé. Le processus fournit un produit (ou une prestation) interne ou externe. Les activités d’un processus s’enchaînent logiquement. On suit la formation de l’output du processus en passant des activités situées en amont vers les activités se trouvant en aval (exemples de processus : définir la politique d’achat, commercialiser en grande distribution » 6 Les activités d’un processus s’enchaînent logiquement. On suit la formation de l’output du processus en passant des activités situées en amont vers les activités se trouvant en aval (exemples de processus : définir la politique d’achat, commercialiser en grande distribution » 6 Michel GERVAIS a précisé ainsi qu’ « un processus est, en effet, une séquence d’activités différentes, éventuellement situées dans des centres de travail différents et qui s’enchaînent à partir d’un facteur de déclenchement commun. » 7 D’après MEVELLEC un processus est défini comme étant « l’enchaînement d’activités déclenchées par une même cause et délivrant un produit, un service ou une autre information ayant de la valeur pour un client interne ou externe. » 8

Selon Thierry Jacquot et Richard MILKOFF « un inducteur mesure le niveau de réalisation de l’activité par le volume produit : nombre de lignes de facturation, séries lancées, de contrôles .A la différence de la notion d’unité d’œuvre, ce terme traduit une relation de causalité- le volume produit induit une activité- permettant l’allocation des coûts de l’activité

activités s’enchaînent en suivant un flux de matières, de prestations, ou de d’informations (exemple d’activités : rechercher des sources d’approvisionnement, référencer les fournisseurs) » 5

  • 6 /Laurent RAVIGNON et al, « Méthode ABC/ABM, Rentabilité mode d’emploi », édition d’Organisation, Paris, 2003, p.304

  • 5 / Laurent RAVIGNON et al, « Méthode ABC/ABM, Rentabilité mode d’emploi », Edition d’Organisation, 2003,

  • 7 / Michel GERVAIS, « Contrôle de gestion », édition ECONOMICA, 5éme édition, Paris, date 2006, p.135

  • 8 / P.MEVELLEC, « Qu’est ce qu’une activité ? », Revue française de comptabilité, n°238,1992

1.3.Inducteur

1.2.Processus

p.304

6

7

p.p.241.242.

de coût).

  • 1.3.2. Inducteur : cause initial du coût

    • 1- Obtenir des coûts plus précis

Section2 : Objectifs de la méthode ABC

  • 1.3.1. Inducteurs de ressources et inducteurs d’activités

9 /Thierry Jacquot et Richard MILKOFF, comptabilité de gestion « Analyse et maîtrise des coûts », 2007.

Les objectifs de la méthode ABC sont en nombre de quatre et seront présentés selon leur degré d’importance :

La première est utilisée pour désigner une clé de répartition (inducteurs de ressources,

d’activités) ; La seconde concerne la cause initiale de l’existence du coût et de son niveau (inducteur

aux produits et/ou aux processus. Il doit fournir une mesure homogène de la consommation de l’activité. » 9 On distingue deux catégories d’inducteurs:

L’inducteur de coût représente la cause principale du niveau de coût de l’activité. Généralement situé en amont de l’activité proprement dite, il intervient essentiellement dans le cadre d’un pilotage à base d’activité (ABM). Exemple : conception générale d’un produit fini.

 

Coût total de l’activité pour une période

Coût de l’inducteur d’activité =

Nombre d’inducteurs pour la période

Inducteur de ressource est utilisé pour imputer les ressources –hommes, matériel et finances entre des activités. Exemple : pourcentage de salaire des employés qui se consacrent à une activité déterminée. Inducteur d’activité est un facteur explicatif du niveau de l’activité. Il permet l’imputation des activités sur les produits. Exemple : le nombre de bons de commandes détermine le niveau de l’activité d’achat.

Un ensemble d’applications multiples et flexibles peuvent être construites pour déterminer des coûts par produits, par processus, par projets, etc., à partir de l’activité essentiellement. Ensuite, dans un processus, le délai, la qualité des produits empruntant peuvent être suivis d’une manière cohérente. Enfin, la détermination d’unités d’œuvre plus « vraies » facilite la construction de budgets plus crédibles.

Il s’agit essentiellement de fixer un certain nombre d’inducteurs de coûts pour chaque activité dans l’objectif d’obtenir une relation causale pertinente. Ainsi, les charges fixes ne le sont souvent que par rapport au niveau d’activité général, donc les frais d’un bureau d’études sont fixes, mais le coût du bureau d’études dépendent du nombre de modèles qu’il conçoit ou améliore.

La répartition approximative des importantes charges indirectes via des clefs qui sont dans la plupart des cas volumiques, conduit à la sous-évaluation des coûts des produits en petites séries par rapport à ceux d’une grande série. Automatiquement lorsque les coûts sont ambigus, cela pourrait obliger l’entreprise à prendre des décisions à grand risque en termes de tarification et de développement de produits notamment.

Lorsque l’entreprise découpe son fonctionnement d’une manière plus fine, ceci permet de faire apparaître le coût des activités « accessoires » (ignorées par la comptabilité analytique), afin de soustraire les activités peu coûteuses et qui n’apportent aucune valeur à l’entreprise.

Cette section est réservée à énumérer et expliquer chacune des étapes de mise en œuvre de la méthode ABC ; celles-ci sont au nombre de cinq : élaborer une liste des activités, évaluer les

  • 4- Donner un modèle de fonctionnement pertinent et cohérent

    • 3- Rendre variable des charges fixes

Etapes de mise en œuvre de l’ABC

  • 2- Rendre visible des activités cachées

Section 3 :

8

Consultant + chef de projet

*définir un groupe de projet : l’équipe doit constituer de tous les responsables de service afin de bien communiquer aux opérationnels les objectifs fixés, l’état d’avancement de ces objectifs, la structure des coûts, etc. A défaut, il est nécessaire qu’il y ait au moins un responsable de chaque service et les autres soient régulièrement consultés. * établir une première liste des activités : c’est à l’aide des entretiens individuels avec un grand nombre des membres de l’entreprise, ainsi que des réunions collectives permettant aux personnes appartenant à des services différents de comprendre l’idée d’activité transversale et de processus. Au niveau de cette étape le consultant et le chef de projet doivent faire partager les objectifs de la mission au groupe, ainsi que les notions de segmentation stratégique d’activité, afin que le groupe de projet et les acteurs(les autres membres de l’entreprise) puissent contribuer à établir une première liste d’activité.

* valider la liste d’activités : l’étape de validation consiste à garder les activités qui sont créatrices de valeur, celles qui correspondent aux facteurs clés de succès, et à vérifier que le nombre d’activités n’est pas trop important. Ces deux objectifs peuvent être atteints à l’aide de différents filtres à savoir :

L’établissement de la liste d’activités est la phase essentielle de la mise en œuvre de la méthode ABC, elle consiste à obtenir une liste d’activités de l’entreprise grâce aux actions suivantes :

ressources consommées par les activités, définir les inducteurs d’activités, regrouper les activités par inducteur de coût, et enfin calculer le coût de revient.

Figure 4 : L’élaboration de la première liste des activités ( Source : Laurent RAVIGNON et al, Méthode ABC/ABM, Rentabilité mode d’emploi, édition d’Organisation, Paris, 2003, p.246.

L’élaboration de la première liste des activités peut être schématisée comme suit :

1. Objectifs de la mission Formation aux concepts

Groupe de projet et Acteurs

Consultant + chef de projet * définir un groupe de projet : l’équipe doit constituer de
  • 1. Elaborer la liste des activités

2. Première liste d’activités

Consultant + chef de projet * définir un groupe de projet : l’équipe doit constituer de
Consultant + chef de projet * définir un groupe de projet : l’équipe doit constituer de

9

Consultant + chef de projet * définir un groupe de projet : l’équipe doit constituer de
Consultant + chef de projet * définir un groupe de projet : l’équipe doit constituer de
Consultant + chef de projet * définir un groupe de projet : l’équipe doit constituer de

Nom de l’activité

A formuler sous forme de verbe ou de groupe de verbes

Définition

Pour que chacun dans l’entreprise mette le même contenu dans une activité, il faut donner la définition précise des opérations ou tâches

qu’elle contient.

 

Fournisseur

Qui déclenche l’activité ?

 

Cela peut-être un fournisseur externe ou interne.

 

Client

Qui exécute l’activité suivante ?

 

Cela peut -être un client externe ou un service interne.

 

Ressources

Tous

les

moyens

humains,

financiers,

commerciaux,

consommées

technologiques utilisés par l’activité.

 

l’amélioration des performances (ABM), nécessite un nombre d’activités plus important (de 50 à 100 activités). *identifier tous les attributs de chaque activité : l’identification des attributs se fait par la collecte d’un certain nombre d’informations pour chaque activité afin d’obtenir tous les outils souhaités dans la mise en œuvre. Une fois on obtient des renseignements pour l’ensemble des activités on peut facilement construire un dictionnaire des activités. Le tableau ci-dessous présente les informations nécessaires pour chaque activité :

*recenser les temps et les quantités produites pour chaque activité : cette étape permet aux opérationnels de mieux piloter leur travail ainsi que d’apporter à la direction générale les informations nécessaires en vue d’améliorer la qualité de ses décisions. Le recensement se fait à travers les moyens les plus pertinents afin d’assurer une grande fiabilité des données collectées. Il s’agit d’utiliser des fiches de temps ou de procéder à des interviews. *regrouper les activités :

Regroupement en processus organisationnel : il s’agit des activités qui s’enchaînent les

unes derrière les autres, car elles ont un objectif commun. Regroupement en familles d’activités ou grandes fonctions : l’entreprise peut présenter

la liste de ses activités sous des grandes familles ou fonctions dans le but de faciliter la compréhension. Exemple : produire, concevoir, commercialiser, administrer, etc. Regroupement des activités indirectes vers les activités directes : ce type de regroupement concerne plus particulièrement les activités de support qui ne contribuent

L’objectif du regroupement des activités est de ne pas avoir une liste des activités trop longue, d’assurer un équilibre entre l’utilité de l’information et la prise de décision et d’éviter ainsi d’avoir un système difficile à utiliser. Ce regroupement peut prendre plusieurs formes à savoir :

Source : Laurent RAVIGNON et al, Méthode ABC/ABM, Rentabilité mode d’emploi, édition d’Organisation, Paris, 2003, p.247

Il ne faut pas plus de sept activités par service ;

Une liste ne devrait pas dépasser 50 activités ;

10

Selon Claude ALAZARD et Sabine SEPARI (2010) , cette étape consiste « à faire disparaître l’arbitraire

Selon Claude ALAZARD et Sabine SEPARI (2010) 10 , cette étape consiste « à faire disparaître l’arbitraire existant dans l’imputation des ressources mise en place dans la méthode des coûts complets.

d’abord passer par les activités directes, car on ne peut pas les affectées directement aux objets de coûts ainsi que trouver les clientèles qui les consomment. Le schéma ci-dessous illustre ce principe pour un service commercial.

Activités directes

Activités support

*Visiter les clients

*Promouvoir la

*Etablir les mailings

*Etablir les mailings marque

marque

*Participer à un salon *etc.

*communiquer

Figure 5 : Exemple d’affectation des activités support de la fonction commerciale et marketing vers les activités directes (source : Laurent RAVIGNON et al, Méthode ABC/ABM, Rentabilité mode d’emploi, édition d’Organisation, Paris, 2003, p.252 )

pas directement aux objets de coût. A cet effet, les activités directes peuvent être facilement imputées au coût de revient alors que les activités de support doivent

  • 10 / Claude ALAZARD et Sabine SEPARI, DCG11, «Contrôle de gestion », 2 éme édition DUNOD, Paris 2010, p.532

Selon Claude ALAZARD et Sabine SEPARI (2010) , cette étape consiste « à faire disparaître l’arbitraire
  • 2. Evaluer les ressources consommées par les activités

Selon Claude ALAZARD et Sabine SEPARI (2010) , cette étape consiste « à faire disparaître l’arbitraire

Fonction commerciale et marketing

Selon Claude ALAZARD et Sabine SEPARI (2010) , cette étape consiste « à faire disparaître l’arbitraire
Selon Claude ALAZARD et Sabine SEPARI (2010) , cette étape consiste « à faire disparaître l’arbitraire

Objets de coût et rentabilité

*Clientèles

*Marchés

*clients

*etc.

11

Selon Claude ALAZARD et Sabine SEPARI (2010) , cette étape consiste « à faire disparaître l’arbitraire
Selon Claude ALAZARD et Sabine SEPARI (2010) , cette étape consiste « à faire disparaître l’arbitraire
Selon Claude ALAZARD et Sabine SEPARI (2010) , cette étape consiste « à faire disparaître l’arbitraire

L’étape de définition des inducteurs d’activités s’appuie sur « la recherche, pour chaque activité, le facteur explicatif essentiel (la cause) de sa variation de consommation de ressources. Ce facteur, appelé inducteur de coût, servira de moyen de mesure du volume des prestations fournies. Les inducteurs possibles peuvent correspondre aux unités d’œuvre de la comptabilité analytique traditionnelle : l’heure de main d’œuvre directe, l’heure machine, les quantités ou la valeur de la matière, le nombre de produits finis, etc., mais s’y ajoutent des inducteurs nouveaux comme le nombre d’ordres de fabrication, le nombre de composants utilisés, le nombre de contrôles, le nombre de modifications techniques sur une période, etc. bien évidemment du point de vue comptable, les activités retenues n’ont d’utilité que si l’on est capable d’identifier clairement leur inducteur. » 11 Lorsqu’on définit les inducteurs, il est possible alors de regrouper les activités en quatre grands types à savoir :

Ce postulat oblige à ventiler différemment les charges indirectes dans le but d’en faire des charges attribuables aux activités. Ce travail de ventilation doit être le fruit d’un dialogue entre les opérationnels et les contrôleurs de gestion chargés de la mise en œuvre de la nouvelle analyse. Il s’appuie sur les données de la comptabilité de gestion ou celles des budgets. Ce recensement effectué, il s’agit de rechercher les facteurs expliquant le mieux possible les consommations de ressources afin de mettre en évidence les ‘‘inducteurs d’activités’’. »

*Les activités liées aux volumes fabriqués : exemples d’inducteurs : l’heur de main-d’œuvre ou l’heure de machine … *Les activités liées aux changements de lots ou de séries : les inducteurs retenus sont : le nombre d’ordre de fabrication ou nombre de séries fabriquées,…

En effet, si de nombreuses consommations sont indirectes par rapport aux produits, elles sont directes par rapport aux activités ; ainsi les ressources mobilisées pour les activités de support ne sont plus allouées aux coûts des produits par des clés de répartition arbitraires. Le postulat de la méthode ABC s’écrit :

Les produits consomment les activités et les activités consomment les ressources.

/ Michel GERVAIS, « Contrôle de Gestion », 5 éme édition, ECONOMICA, 2006, p.120

  • 3. Définir les inducteurs d’activités

12

11

13

Calculer le coût de revient

Exemple d’une matrice de regroupement d’activités :

Regrouper les activités par inducteur de coût

  • 12 / Claude ALAZARD et Sabine SEPARI, DCG11, «Contrôle de gestion », 2 éme édition DUNOD, Paris 2010, p.534

Source : Claude ALAZARD et Sabine SEPARI, DCG11, «Contrôle de gestion », 2 éme édition DUNOD, Paris 2010, p.534

La dernière étape consiste « à partir des coûts unitaires d’unité d’œuvre (ou inducteur) obtenus précédemment, à disposer d’une gamme qui indique, pour un produit ou un client, le nombre

*Les activités de soutien concernant un objet de coût : les inducteurs essentiels sont le nombre de composants, le nombre de modifications techniques,… *les activités pour usine : l’inducteur dans ce cas est arbitraire.

4.

Activité

s

Inducteurs

de coût

Temps

d’usinage

Nombre

de

lignes

de

production

Nombre

de

lots expédiés

Nombre

de

réceptions

Nombre

de

clients

Nombre

de

produits

Nombre

de

références

Nombre

de

fournisseurs

Nombre

de

lots

d’usinage

5.

La phase de regroupement consiste à réunir toutes les activités ayant le même facteur explicatif de consommation de ressources (inducteur) dans le même centre de regroupement afin d’éviter la multiplicité du nombre d’activités. « Une fois le travail de recensement effectué, il s’agit de déterminer les inducteurs à retenir. Cette analyse se présente sous forme de matrice et permet d’obtenir des centres de regroupement pour lesquels l’inducteur est le même. » 12

1 X X 2 X X X 3 X X 2 X X 2 1 1
1
X
X
2
X
X
X
3
X
X
2
X
X
2
1
1
2
2
1
2
2
2
1
2
1
1
18
X
A10
A12
A11
A6
A9
A7
A4
A8
A2
A5
A3
A1
Fréquence
1
X
X
X
3
X
X
x
3
X
1
x

14

Section 4:

Apports de la méthode ABC

Exemple d’une fiche de coût de revient unitaire d’un produit

  • 1. Apports de la méthode ABC pour le contrôle de gestion :

Cette section est consacrée à donner des apports relatives à la méthode ABC

  • 13 / Laurent RAVIGNON et al, « Méthode ABC/ABM, Rentabilité mode d’emploi », édition d’Organisation, Paris, 2003, p.270

Source : Laurent RAVIGNON et al, Méthode ABC/ABM, Rentabilité mode d’emploi, édition d’Organisation, Paris, 2003, p.270

Elle permet de repenser le modèle de gestion de l’entreprise en l’adaptant aux nouveaux besoins des décideurs ; ce modèle est basé sur la notion d’activité, qui fait référence au savoir-faire dans l’entreprise, notion plus permanente que celle de produit ;

C’est une méthode transversale de calcul de coûts basée sur une représentation plus proche de la réalité du fonctionnement de l’entreprise ; que celle des méthodes classiques basées sur des approches plutôt verticales, par conséquent, les coûts calculés

d’unités d’œuvre qu’il consomme pour chaque activité. C’est une information nouvelle que l’entreprise va devoir constituer produit par produit et client par client, en s’appuyant au maximum sur le système d’information. » 13

 

Nombre

Coût de l’unité

Coût du produit

d’unités

d’œuvre

d’œuvre

Matières premières

     

Coût de la main d’œuvre directe

Coûts directs

 

Activités consommées Gérer les achats Contrôler la qualité Encadrer l’atelier Concevoir de nouveaux produits

     

Coût des activités

 

Total coût de revient Prix de vente(PV) Marge sur coût de revient

     

Amélioration de la capacité d’action des gestionnaires, l’attention est concentrée sur les activités et non sur les produits ;

Réorientation des efforts du contrôle de gestion sur les activités amont et aval de la production qui constituent les véritables nouveaux leviers de compétitivité dans les entreprises.

2.

La Comptabilité à base d’activités est mieux adaptée aux entreprises ayant :

Des activités à forte composante de service; haute technologie ;

Des Frais généraux très élevés par rapport aux frais directs;;

Une Multitude d’activités très diversifiées ;

Une Conception du produit et du processus de fabrication coûteuse ;

Coûts de mise en route élevés ;

Une Forte automatisation et informatisation poussée.

par la méthode ABC sont plus pertinents pour les décisions de gestion que ceux calculés par la méthode classiques. La distinction coûts indirects et directs n’est plus nécessaire car toutes les charges sont affectées à des activités et non aux produits ;

Une entreprise fabrique et commercialise trois produits :

Le coût de ces trois produits est compose :

Chapitre 2 : Application

B= 15000 unités

A= 7000 unités

C= 4400 unités

15

;

;

 

De charges directes

 
 

A

B

C

Fournitures

 

40dh

50dh

55dh

 

60 dh/h

 

Volume M.O.D

 

0.5H

1H

0.8H

 

Des couts indirectes liés à des services :

 
 

Achat

: 200.000 dh

 

Atelier : 1.300.000 dh

Entretien : 228.000 dh

 
 

Analyse des services permet de recenser leurs activités

 
 

services

Activités

 

% du temps

Achat

Contracter avec les frs

100%

 

Atelier

Planifier la production, usiner les produits

31% ; 69%

entretien

100%

 

L’analyse des activités indique les inducteurs suivants :

 

Activités

 

inducteurs

 

Contracter avec les fournisseurs Planifier la production Usiner les produits Entretenir les machines

 

Fournisseurs adoptés Lots de fabrication Heures machines Heures machines

 

Comment les produits consomment-ils les activités ?

 
 

A

B

C

total

 

Nombre de fournisseurs choisis

 

2

2

 

4

8

 

Nombre de lot lancés en productions

1

5

10

16

Nombre d’heures machines

3500

15000

3520

22.020

1/ la méthode des sections homogènes. 2/ la méthode ABC

T.A.F : Calculer les coûts des produits A ; B ; C par :

16

 

coûts

 

Produit A

Produit B

 

Quantités

Prix

Montants

Quantités

Prix

Montants

unitaires

unitaires

Charges indirectes

           

Fournitures

7.000

40

280.000

15.000

50

750.000

M.O.D

3.500

60

210.000

15.000

60

900.000

Total C.D

7.000

490.000

15.000

1.650.000

Charges indirectes

           

Achat

53.030,30

113636,36

Atelier

Entretien

344.696,9

738.636,36

6

1/ calcul du coût des trois produits par la méthode des sections homogène

Calcul d u co ût du produit A et B par la méthode des couts complets

Solution :

17

       

60.454,54

     

129.545,45

Total

7.000

 

135.45

 

948.181,8

15.000

 

175,45

2.631.8181,5

Calcul de co û t du produit C par la méthode des co ûts complets

 

coûts

 

Produit C

   

Quantités

P.U

Mts

Charges indirectes

4.400

55

242.000

Fournitures

   

3.520

60

211.200

M.O.D

 

Total C.D

4.400

-

453.200

Charges indirectes

   

Achat

33.333,33

 
 

-

-

 

Atelier

 

216.666,67

 
 

-

-

 

Entretien

-

-

38.000

Total

4.400

168,45

741.200

2/ calcul du coût par la méthode A.B.C

 

Calcul de coût du produit A et B par la méthode A.B.C

 
   

Produit A

 

Produit B

 

Coûts

Quantités

Prix

Montants

Quantités

Prix

Montants

unitaires

unitaires

Charges directes Fournitures

7.000

 

40

280.000

 

15.000

50

750.000

M.O.D

3.500

60

210.000

15.000

60

900.000

Total C.D

7000

490.000

15.000

1650000

Charges indirectes

           

Achat

Contracter avec les frs

2

 

25.000

50.000

 

2

25.000

50.000

Atelier

   

Planifier la

1

 

25.187,5

25.187,5

 

5

25.187,5

125.937,5

production

   

Usiner les

3500

 

40,73

142.555

 

15.000

40,73

610.950

produits

   

Entretien

Entretenir les

3500

 

10.35

36.225

 

15.000

10,35

155.250

machines

   

Total C.I.D

7000

253967.5

15.000

942137,5

Total C.D+C.I.D

7000

106.28

743967.5

15.000

223.83

2.592.137,5

18

 

couts

 

Produit C

 

Quantités

Prix unitaires

Montants

Charges directes

     

Fournitures

4.400

55

242.000

M.O.D

3.520

60

211.200

Total C.D

4.400

453.200

Charges indirectes

     

Achat

Contracter avec les frs

4

25.000

100.000

Atelier

Planifier la

10

25.187,5

251.875

production

Usiner les

3.520

40,73

143.369,6

produits

Entretien

Entretenir les

3.520

10,35

36.432

machines

Total C.I.D

4.400

531.676,6

Total C.D+C.I.D

4.400

223.38

984.876,6

L’évolution et l’amélioration des outils de gestion et du système d’information deviennent de plus en plus l’objectif principal de toutes les entreprises en vue de connaitre et maitriser les couts de leurs produits et prestation ainsi qu’installer une meilleure politique de tarification :

Calcul de coût du produit C par la méthode A.B.C

c’est le rôle de méthode Activity Based Costing.

Conclusion :

19

20
20