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Fiches - Master Immunologie 2ème Semestre

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Fiches Master – Immunologie 2ème Semestre

Cours 01 : Tolérance au soi et mécanismes de l’auto-immunité I. Mécanismes induisant la tolérance : II. Auto-immunité : physiopathologie III. CD : cellule clef de l’auto-immunité IV. Prédisposition génétique : V. Mécanismes hypothétiques de déclenchement de l’auto-immunité : VI. Mécanismes impliquant les agents infectieux, virus, bactéries : VII. Rôles des différentes populations lymphocytaires : VIII. EXEMPLE DU DIABETE AUTOIMMUN : DIABETE DE TYPE 1 Cours 02 : La maladie Cœliaque - Maladie inflammatoire à composante auto-immune I. Rôle du microenvironnement intestinal dans l’orientation de la RI II. Maladie cœliaque III. Tableau clinique IV. Diagnostic V. Caractéristiques VI. Arguments en faveur d’un mécanisme immunologique VII. Infiltrat inflammatoire du chorion par les LT4 VIII. Augmentation massive des LIE IX. Production d’auto-anticorps anti-tTG Conclusion Cours 03 : Réaction Allogénique et Induction de tolérance en transplantation I. Historique II. Histoire naturelle d’une greffe III. Réponse allogénique IV. Infiltration du greffon V. Prévention du rejet VI. Traitements immunosuppresseurs Cours 04 : Infection par le VIH, Immunothérapie, Vaccination I. Le virus VIH II. Epidémiologie III. Histoire naturelle de l’infection par le VIH IV. Réponse immunitaire acquise anti-VIH V. Physiopathologie de la déplétion T CD4+ VI. Traitements VII. Immunothérapie Cours 05 : Immunité Antituberculeuse I. Histoire naturelle II. Situation épidémiologique en France III. Physiopathologie de la tuberculose IV. La bactérie V. BCG (Bacille de Calmette et Guérin) : Etudes sur le vaccin Cours 06 - Le lymphome folliculaire - Maladie lymphoproliférative I. Définitions II. Physiopathologie du lymphome : Translocation T(14,18) III. La translocation est-elle responsable du lymphome ? Qu’est ce qui dérégule la cellule ? IV. Rôle de la stimulation antigénique dans ces lymphomes. Le BCR joue t’il un rôle après, dans la maladie ? Cours 08 : Réponse Immunitaire Antivirale I. Principaux mécanismes effecteurs de l’immunité anti-infectieuse II. Principales étapes du cycle viral III. Cytokines antivirales : IFN de type 1 (α et β) IV. Rôle des cellules plasmocytoïdes productrices d’IFN 1 (PDC) V. Cellules dendritiques humaines du sang VI. Réponse innée antivirale VII. La réponse T spécifique VIII. La réponse anticorps : Prévention de la ré-infection Conclusion Cours 09 : Cellules myéloïdes suppressives et Echappement à l’immuno-surveillance anti-tumorale I. Echappement tumoral II. Cellules dendritiques et stimuli activateurs/tolérogènes III. Concept des cellules myéloïdes suppressives IV. Relation entre rejet tumoral et quantité de cellules myéloïdes suppressives V. Mécanisme d’isolement des cellules mononucléees (monocytes et lymphocytes) du sang VI. Expression de TCRζ et production d’IFNγ par les LT de patients atteints de cancer ζ γ VII. Enzymes immunosuppressives

-2-

Cours 01 : Tolérance au soi et mécanismes de l’auto-immunité
Rôle du SI : maintien de la cohérence et de l’intégrité de l’organisme vis-à-vis des attaques exogènes et endogènes Tolérance : Ens des processus spécifiques d’Ag qui aboutissent à l’élimination des Ly T et B autoréactifs pendant les différentes phases de leur maturation et de leur différenciation Processus induits et maintenus impliquant une communication entre les CPA, les L et les cellules impliquées dans la RI Défaut d’induction ou de maintien de la tolérance = MAI

I.

Mécanismes induisant la tolérance :
LT Les thymocytes rencontrent des peptides du soi présentés par les macrophages, CD et c épith médullaires - TCR de faible affinité pour les peptides → Pas de signal de survie Apoptose - TCR de trop forte affinité → Apoptose = Sélection NEGATIVE - TCR d’affinité intermédiaire migre en périphérique → Sélection POSITIVE - Ignorance immunologique (barrière anatomique) - Anergie (rencontre Ag mais absence de co-signaux d’activation) - Délétion clonale : mort par apoptose du LT auto-réactif reconnaissant un Ag présenté par une CPA (Fas/FasL) - Mécanismes de régulation : Inhibition des mécanismes d’activation → LT expriment CTLA4 Action des LT reg C reg naturelles : thymiques, spé, CD4+ CD25+, expres° ARNm du gène foxp3, forte activité supressive sur les Th1 C reg adaptatives : -TR3 ou Th3 > TGFβ1 soluble -TR1 > IL10 -Th1/Th2 action inhibitrice réciproque -suppressives: NKT stimulés/Ag > CK type Th2 et CD8+ LB - Pas de sélection POSITIVE - Sélection NEGATIVE Délétion clonale du LB s’il rencontre un Ag du soi capable d’agréger les récepteurs aux Ig (Délétion des LB ayant une trop forte affinité pour l’auto-Ag) Editing : si le LB reconnait trop fortement l’Ag il y a un réarrangement secondaire permettant de modifier le Rc de façon à diminuer son affinité pour l’auto-Ag.

Organes lymphoïdes Primaires

CENTRALE

Organes lymphoïdes Secondaires PERIPHERIQUE Rate, ganglions, …

- Anergie (paralysie fonctionnelle si LB rencontre un Ag soluble) - Délétion des LB auto-immuns si rencontre d’Ag du soi membranaire - Absence d’activation par absence de coopération avec les LT (LT auto-immun anergisé) dc pas de signaux de co-stimulation nécessaires à l’activation des LB

-

-

Récapitulatif des mécanismes de la tolérance : Centrale : thymus et moelle o Délétion des clones T et B auto-réactifs o Receptor editing pour les LB (un peu pour les LT) Périphérique : tissus lymphoïdes o Ignorance des LT o Anergie des LT et LB o Délétion des LB o Contrôle par les LT régulateurs MAI dues soit à l’activation des LT auto-immuns, soit à la production d’auto-Ac spécifiques de l’Ag si activation B

-

II.
-

Auto-immunité : physiopathologie

Existence d’une auto-immunité physiologique non dommageable pour l’organisme : Indispensable à une activation à minima du SI

-3-

-

-

Instruments de la réponse de l’autoimmunité o LT et LB auto-réactifs (certains LB secretent des auto-Acs naturels) o Auto-Ag Les auto-Ac naturels : o Part importante des Igs circulantes o Polyréactifs o En configuration germinale o Rôle ++ dans défenses contre infections, élimination de GR sénescents o Répertoire limité à un nombre restreint d’auto-Ags dominants o Produits par une sous population de LB CD5+ (L B1a) Régulation/Activation des L auto-réactifs : o Passage transcapillaire des L nécessaire inflammation → accès au tissu o Expression des co-signaux d’activation par les CD o Activation LT par absence de suppression par les LTreg o LB → rencontre Ag soluble → Anergie // Ag mbR/polymériques → Apoptose

-

III.
-

CD : cellule clef de l’auto-immunité

-

Agit au niveau du thymus ds OL2 Tolérance centrale et périphérique Cellules importantes dans mécanismes de tolérance et d’auto-immunité Elles peuvent : o Activer les LT auto-réactifs ou o Etre tolérogènes en entrainant la délétion de la cellule auto-réactive ou en augmentant l’activation des LT régulateurs Paramètres nécessaires au développement de MAI : prédisposition génétique + facteurs déclenchant (ex : immunité inné) + Mécanismes effecteurs ( Signes cliniques)

IV.
-

Prédisposition génétique :

-

Monogéniques (mutation sur un seul gène) : AIRE, foxp3, gène codant Fas, déficit en facteur du complément Mutation foxp3 : pas de Treg. Sd auto-immun lymphoprolifératif (sd IPEX chez l’homme), CD4+ auto-réactifs chroniquement activés Mutation AIRE : plus de présentation d’épitopes du soi lors de la sélection thymique (AIRE = facteur de transcription permettant l’expression d’Ag du soi à la surface des cellules médullaires). Dvlpt de sd auto-immun poly-endocrinopathie CMH et maladies : certains allèles sont à l’origine d’un risque accru de MAI Autre déficit génétique : Ex : déficit en facteur du complément et Lupus érythémateux

V.
-

Mécanismes hypothétiques de déclenchement de l’auto-immunité :

-

Action d’une cellule auto-réactive ignorante (suite à lésion cellule va présenter des auto-Ags sequestrés ou Ag cryptiques) Activation d’une cellule auto-réactive Anergique o Mimétisme moléculaire o Activation des cellules auto-réactives o Stimulation polyclonale non spé Défaut de délétion des cellules auto-réactives Déficit en cellules régulatrices

VI.
-

Mécanismes impliquant les agents infectieux, virus, bactéries :

Mimétisme moléculaire : épitopes exprimés par bactérie ou virus peuvent être identiques à des épitopes d’Ag du soi → Ac dirigés contre Ag du virus/b et contre c de l’organisme Activation clonale des CPA par Réaction Inflammatoire Activation polyclonale par présentation de super-Ag / microorganismes Relargage d’Ag séquestrés (virus pénètre dans la cellule puis la détruit) Activation des lymphocytes par des virus lymphotrophiques Elargissement épitopique : les c infectées vont se mettre à exprimer de nouveaux épitopes à la mb et vont être reconnus par les L auto-immuns

-4-

VII.
-

Rôles des différentes populations lymphocytaires :

LTCD4+ : secrètent des CK infl / activent les LB LTCD8+ : rôle cytolytique (destruction cellulaire directe) LB sécrètent des auto-Ac NB : les chimiokines permettent le recrutement des leucocytes (ou PN)

VIII.
-

EXEMPLE DU DIABETE AUTOIMMUN : DIABETE DE TYPE 1

MAI spécifique d’organe Dans le pancréas endocrine, les cellules β qui secrètent l’insuline (qui régule la glycémie) sont détruites (carence de sécrétion d’insuline hyperglycémie) Modèle murin (souris NOD) spontané Gènes : Terrain multigénique susceptible d’induire la maladie dans 95% des cas si la personne présente un haplotype DR3/DR4

Lors de la sélection thymique normalement le gène de l’insuline est exprimé ds le thymus dc élimination des c auto-immunes. Si mutation AIRE pas de présentation dc diabète - En périphérie il va y avoir des événements qui vont réguler l’activation des LT naifs auto-immuns Anergie, action de cellules régulatrices ou formation de LT pathogènes effecteurs - L’environnement joue un rôle déterminant dans le dvlpt de MAI. Certains virus induiraient l’initialisation de la maladie par mimétisme moléculaire aboutissant à une réaction croisée, ainsi certains virus activent les LT spécifiques auto-réactifs Il y a expression du CMH I et II sur les cellules β de Langerhans - Les souris déficitaires en perforine et TNF-R sont partiellement protégées de la destruction de leurs cellules β - Les cellules β peuvent aussi êtres détruites par l’intermédiaire du système Fas/FasL - Les LT8 sont agir en libérant des CK telles que TNFα et IFNγ jouant un rôle sur la destruction des cellules β Infection et diabète : le virus coxsackie (CBV) peut induire le diabète par différents mécanismes. Par mimétisme moléculaire : il exprime des épitopes que l’on retrouve à la surface des cβ = GAD65. Les molécules anti-CBV vont pouvoir détruire les cβ Le Virus en détruisant la cellule β va entrainer la libération d’Ag cryptiques qui peuvent activer les LT auto-réactifs. Et l’inflammation va recruter de manière non spécifique des molécules comme les CK pro-infl qui vont amplifier le processus autoimmun Mécanismes de destruction des cellules β : o LT4 en secretant des molécules ou en utilisant le syst Fas/FasL o LT8 par syst perforine/granzyme o Déficit en Treg o CPA en activant la voie des caspases Apoptose Auto-Ag dans le diabète : Insuline (Ag spé des cβ) et la molécule GAD65 (non spé) Dans diabète de type I, on voit apparaitre 4 auto-Ac circulants : anti-ilôts β de Langerhans, anti-insuline, anti-GAD65 et anti-IA2. Ils apparaissent avant la maladie. Seul traitement contre diabète Injection d’insuline Nouveau traitement à base d’Ac anti-CD3 (on ne détruit par les LT auto-immuns ms on induit une régulation en stimulant les Treg)

-5-

COURS 02 : LA MALADIE CŒLIAQUE MALADIE INFLAMMATOIRE A COMPOSANTE AUTO-IMMUNE
Introduction
Intestin : Balance entre tolérance (protéines et flore commensale : 10 des bactéries cellulaires) et réponse immune proinflammatoire (pathogènes) Cette homéostasie assure : o La protection locale de la muqueuse et des fonctions digestives o La protection systémique La flore commensale est le lien entre la tolérance et la formation d’une réponse immune
14

-

I.
-

Rôle du microenvironnement intestinal dans l’orientation de la RI

Contexte non inflammatoire : Conditionnement des CD par les cellules épithéliales qui produisent des cytokines antiinflammatoires (TGFβ, Il-10) → La CD va produire de l’acide rétinoïque et du TGFβ puis interagit avec LT qui devient Treg Contexte inflammatoire : Bactérie invasive. La cellule épithéliale secrète des cytokines pro-inflammatoires (Il-6, Il-8, Il-12) → La CD est alors orientée vers un profil pro-inflammatoire et oriente les lymphocytes vers un profil Th1 ou Th17

II.

Maladie cœliaque

= Entéropathie induite par un Ag alimentaire - 2 facteurs : 1) Facteur exogène/environnemental : le Gluten (matière visqueuse provenant des cérales, il est insoluble dans l’eau, hétérogène, constitué de prolamine, à composante toxique, et de glutènes) 2) Facteur génétique : HLA DQ2 ou DQ8. o Prédispostion génétique : 95% des patiens avec une maladie coeliaque expriment HLA DQ2. o Codé en cis ou en trans → Maladie plus grave pour les homozygotes o Les rares patients non DQ2 sont DQ8 o Les gènes HLA contribuent à 40% de la susceptibilité génétique + - Inflammation : Atrophie villositaire → /- évolution vers transformation maligne (lymphome)

III.
-

Tableau clinique

-

-

Classique : o Malabsoprtion liée à latrophie villositaire (amaigrissement,…) o Symptomes gastro-intestinaux (diarrhée chronique) Atypique : Symptomes non gastro-intestinaux o Anémie o Neuropathies périphériques (malabsorption vitamines B6, B12) 2+ o Réduction de la densité osseuse (malabsorption Ca et phosphates) Silencieuse : Absence de symptômes

IV.
-

Diagnostic

Recherche d’auto-anticorps anti-tranglutaminase tissulaire (tTG) Si positif → Biopsie intesinale (atrophie) Définitif : Accroissement des LIE

V.
-

Caractéristiques

Atrophie villositaire Augmentation de la profondeur des cryptes Hyperplasie compensatrice du tissu sous jacent + Infiltration du chorion par les LT CD4 et les plasmocytes à IgA Augmentation des LIE

-6-

VI.

Arguments en faveur d’un mécanisme immunologique
+

1. Lésions intestinales associées à un infiltrat inflammatoire du chorion (plasmocytes, PNEo, macrophages, LT CD4 activés) et à un infiltrat lymphocytaire T massif de l’épithélium 2. Phase active associée à la production d’Ac anti-gliadine et d’auto-anticorps anti-tTG 3. La maladie coeliaque est associée à d’autres MAI 4. Liaison très forte avec les molécules HLA de classe II

VII.
-

Infiltrat inflammatoire du chorion par les LT4
+

-

Reconnaissance spécifique des pepides dérivés du gluten par les LT CD4 , restreinte par les molécules HLA DQ 2 + Les LT CD4 produisent de l’IFN1 (cytokine pro-inflammatoire) L’infiltrat du chorion (= lamina propria) est spécifique du gluten La poche à peptides des molécules HLA DQ2/DQ8 permet l’ancrage préférentiel de petides ayant des résidus chargés négativement + On remarque que lorsque l’on fait digérer la gliadine par la tTG on a une augmentation importante de LT CD4 dans l’intestin et le sang périphérique o La transglutaminase déamide la glutamine en acide glutamique, elle rend donc la gliadine négative o tTG fait un cross linking : Association de la Glu à la Lys o La fraction de gliadine est riche en Pro, qui résiste à la protéolyse Surexpression de tTG dans l’intestin, donc le gluten déamidé est présenté par les molécules HLA DQ2 aux LT CD4 naïfs qui vont sécréte de l’IFNγ INFγ : γ o Favorise la lyse des cellules épithéliales par les LT cytotoxiques (Th1) o Permet la libération de métalloprotéases capables de détruire les villosités

Pourquoi la tolérance au gluten est-elle rompue dans la maladie coeliaque ? Certaines personnes HLA DQ2 ne développent pas la maladie au contact du gluten et sécrètent du TGFβ.Pourquoi les LT cytotoxiques attaquent les cellules épithéliales ?

VIII.
-

Augmentation massive des LIE

Il existe 2 types de LIE: + + o LT CD4 , CD8 , αβ reconnaissants les Ag présentés par les molécules du CMH I et II + o LT CD8 , αα, αβ, et γδ non restreints par les molécules classiques du CMH
+

Question : L’infiltration intra-épithéliale est-elle liée à l’activation des LT CD4 - Il n’existe pas d’infiltration intra-épithéliale dans les diarrhées auto-immunes de l’enfant ou dans la maladie de Crohn - Infiltration induite par un peptide toxique 31-49 (fraction III de Frazer contient peptide de 33mers et un peptide 31-49) + distinct des peptides reconus par les LT CD4 du chorion, mais capables d’induire des lésions épithéliales + + - Si on bloque la voie CD28 de costimulation des LT CD4 , on bloque l’activation des LTCD4 du chorion, mais il y a infiltration des LIE + - La transformation maligne en lymphome est liée à une prolifération de LT CD8 . Cette prolifération est liée à l’hyperplasie des LIE. + + L’infilation des LIE (majoritairement CD8 ) est indépendante des LT CD4 Rôle de l’IL-15 : - Dans la maladie coeliaque, il y a production d’Il-15 qui permet la survie des LIE donc l’accumulation de LIE - Remarque : Accumulation de LIE liée à l’Il-15 puis sous l’effet possible d’une inflammation médiée par les LT CD4 des anomalies chromosomique vont se manifester. On obtiendra un clone n’exprimant plus de TCR à sa surface : Etape de sprue réfractaire (résistance au régime sans glute). Ces clones, sous l’effet d’Il-15 et d’uatres facteurs organiques, vont proliférer et donner une tumeur/lymphome + + NKG2D : Molécule de costimulation exprimée sur les lymphocytes NK, LT CD8 αβ et γδ (Ø sur les LT CD4 ) → Ligands : MIC-A et ULBP - Pas ou faible expression en situation normale : Ligands stress-induits - Expression augmentée lors de pathologies : Tumeurs, infections intracellulaires d’origine bactérienne ou virales, MAI er 1 signal indispensable induit par le TCR reconnaissant le complexe CMHI/peptide. ème 2 signal via NKG2D/MIC-A → Lyse de la cellule exprimant MIC-A par le système perforine/granzyme

-7-

-

Chez les patients malades, il y a une surexpression de MIC-A C’est le peptide toxique 31-49 de la gliadine qui induit MIC-A et il ne l’induit que chez les patients atteint de MC Si le patiente est atteint de la maladie coeliaque, c’est le peptide toxique qui entraîne la sécrétion d’Il-15 Il-15 induit l’expression de MIC-A sur les cellules épithéliales et l’accumulation de LIE Une interaction MIC-A/NKG2D induit un signal positf pour détruire la cellule épithéliale qui sera responsable de l’atrophie villositaire

Gluten, responsable de la réponse adaptative et innée : Sous l’action de peptidase, libération par le gluten de 2 peptides : o Réponse Adaptative : Peptide 33 mers → Sous l’action de la tTG, il y a transformation de la Gln en Glu. Modification post traductionnelles puis fixation sur HLA DQ2 → Stimulation LT4 → Expression d’IFNγ toxique sur l’entérocyte o Réponse Innée : Peptide toxique 31-49 → Chez les patients atteints de la maladie coeliaque, il va y avoir induction de la production d’Il-15 → Accumulation de LIE et expression de MIC-A → Destruction des cellules épithéliales par les LIE

IX.
-

Production d’auto-anticorps anti-tTG

-

-

-

La tTG est augmentée chez les patients MC Anticorps anti-tTG : o Reconnaissant des épitopes conformationnels au niveau des différents domaines fonctionnels de l’enzyme o La production d’anticorps anti-tTG est strictment dépendante de l’exposition au gluten o Pourrait être favorisée par le couplage entre la tTG et certains peptides de la gliadine : Propriété de cross-linking des tTG Production des auto-anticorps anti-tTG : o Dans le chorion, on a des LB à récepteurs spécifiques de gliadine + LB auto-réactifs à récepteurs spécifiques de la tTG → Grâce à leurs récepteurs, les LB vont endocyter les peptides de gliadine ou complexes gliadine/tTG o Les LT CD4 sont eux capables de présenter des peptides de gliadine aux LB → LT vont activer LB en leur présentant la gliadine → Conséquence : Production d’anticorps anti-gliadine et d’anticorps anti-tTG (dans le cone B la gliadine est couplée au tTG) Les auto-anticoprs anti-tTG ont-ils un rôle pathogène ? o tTG indispensable à l’activation du TGFβ : Cytokine anti-inflammatoire nécessaire à la différenciation de l’épithélium intestinal o tTG stimule la maturation de la MEC o Les Ac anti-tTG pourraient limiter l’action du TGFβ, potentialisant ainsi l’atrophie villositaire mais rôle pathogène NON établi CD71 : « Recycling » récepteur pour les IgA polymériques (Pourquoi gliadine dans le chorion ?) o Normalement, gluten digéré de façon incomplète puis internalisation dans des vésicules pour se retrouver sous forme d’acides aminés libres dans le chorion o CD71 présent qu’au pôle basolatéral de la cellule épithéliale chez les patients normaux alors qu’il est aussi présent au pôle apical chez les patients MC o Maladie Cœliaque : Sécrétion d’IgA anti-gliadine → Fixation du CD71 (pôle apical) puis protection de la lyse intracellulaire + Action de tTG puis présentation

Conclusion
MC = Intolérance mais pas allergie car pas d’IgE ni de dégranulation des mastocytes/basophiles Pas un maladie inflammatoire : On a certe un infiltrat inflammatoire et une sécrétion d’IFNγ mais dans une maladie inflammatoire classique, on a pas de RI induite par les LT et pas d’auto-anticorps MAI = Lorsqu’une RI adaptative spécifique se développe contre les Ag du soi. Les Ac anti-gliadine ne sont pas des Ag du soi. On peut voir ça comme une rupture de tolérance et voir l’auto-immunité comme un défaut de maintien/d’induction de la tolérance 3 voies de présentation : o Adaptative : Déamidation via tTG pour présentation aux LT4 via CMHII o Production d’Ac anti-gliadine et tTG via coopération LT4-LB o Innée (non spécifique) : Production d’Il-15 et interaction MIC-A/NKG2D → Destruction des villosités

-

-8-

COURS 03 : REACTION ALLOGENIQUE ET INDUCTION DE TOLERANCE EN
TRANSPLANTATION

-

Rejet aigü : <3 mois après transplantation

I.
-

Historique A/ Observation de Schrell et Gorer : 1ère expérience chez la souris
ère

Origine génétique du rejet de greffe (Ø rejet si greffe d’un donneur parentale à une souris de 1 génération) Origine immunologique du rejet de greffe : Intervention spécifique de la mémoire immunitaire (rejet plus intense et rapide)

B/ Observation de Billingham
Transfert de la mémoire immunologique possible par transfert passif de cellules des souris ayant déjà rencontré la greffe (et non pas par transfert de sérum) → Les cellules sont responsables du rejet de greffe

C/ Observation sur les animaux immuno-déficients
Ø Rejet de greffe chez les souris sans LT (thymectomie, souris nude, SCID) → Cellules sont responsables du rejet de greffe

D/ Loi de la transplantation
Greffe ≈ Transplantation Autogreffe : Greffe autologue (donneur = receveur) Syngreffe : Greffe syngénique (donneur et receveur identiques sur le plan du HLA et du génome) → Rare chez l’homme Allogreffe : Greffe allogénique (donneur et receveur identiques sur le plan de l’espèce mais différent sur le plan du HLA) Xénogreffe : Greffe wénogénique (donneur et receveur d’espèces différentes)

II.
-

Histoire naturelle d’une greffe

Greffe syngénique : Revascularisation de la peau 3 jours parès chirurgie, Ø syndrome inflammatoire, Ø infiltrat Greffe allogénique : ème o 3 jour : Revascularisation + infiltrat précoce + Œdème (sécrétions lympho-monocytaires) ème o 5 jour : Œdème + Inflammation des cellules endothéliales Thrombose ème o 7 jour : Nécrose ème o 10 jour : Rejet Multiplication des greffes : Rejet acceléré (A terme, Ø Revascularisation)

A/ Rejet hyper aigu
Dans les heures suivant la transplantation (surtout rénale et hépatique) Lié à des Ac préformés spécifiques du HLA porté par l’endothélium du greffon : o Activation du complément o Induction de la coagulation → Thrombose des artères → Nécrose Impossible à empêcher, Vérification des Ac anti-HLA du receveur avant transplantation

-

B/ Rejet aigu
Entre 4 jours et 3 mois après transplantation, < 20% des transplantations 2 composantes : o Composante vasculaire ≈ Rejet hyper aigu mais dû aux anticorps IgG spécifiques de molécules de cellules endothéliales autres que HLA o Composante cellulaire : Cellules du greffon et cellules NK activent LT4 qui activent LT8 cytotoxiques et macrophages Infiltration de cellules mononuclées Rejet aigu inéluctable en l’absence de traitement immunosuppresseur post-transplantation Diagnostic de rejet aigu par biopsie de l’organe greffé

-

C/ Rejet chronique (=dysfonction chronique du greffon)
Dû à des Ag présents dans les structures vasculaires (cellules endothéliales du greffon) TGF bêta induit la sécrétion de composant de la MEC par les cellules endothéliales du greffon, d'où un processus de cicatrisation La cicatrisation induite est mal équilibrée aboutissant à une fibrose (mauvaise vascularisation du greffon)

-9-

-

-

Manifestation clinique du rejet chronique: o Fibrose avec perte de l'architecture normale o Atteintes vasculaires Mécanismes: attaque de l'endothélium vasculaire par les cellules immunitaires en 3 phases: o Phase Humorale: Anticorps cytotoxiques spécifiques de molécules portées par les cellules endothéliales, activation du complément, lésion initiale de l'endothélium. o Phase Cellulaire: Infiltration de cellules mononucléées o Phase d'entretien par les cytokines produites par les cellules immunocompétente et les cellules endothéliales. Situation inflammatoire avec présentation de type indirect aboutissant à la fibrose de l’organe

III.
-

Réponse allogénique

Réponse de rejet de transplantation intense: 5-10% des LT périphérique peuvent être activé par des Ag allogéniques Les antigènes HLA ne sont pas les peptides présentés par le système HLA mais les molécules HLA elles-mêmes

A/ Allo-réactivité indirecte
Lorsque la CPA et le LT sont autologues (appartiennent au même individu), et que l'Ag présenté par le CMH est un peptide allogénique = Restriction HLA (le TCR autologue reconnaît le CMH autologue)

B/ Allo-réactivité directe
Le LT est celui du receveur et la CPA est celui du greffon : le LT est donc autologue et la CPA est allogénique Combinaisons de peptides et de CMH susceptibles de stimuler la réactivité allogénique : o Rejet aigu: allo-réactivité directe +++ 90% de la réponse allogénique est une réponse de type CMH allogénique/peptide domestique issu de protéine quasi identique chez les individus de même espèce 10% de l'allo-réactivité est du à la stimulation des LT du receveur par des complexes CMH allogénique/peptide allogénique o Rejet chronique: allo-réactivité indirecte +++ Les cellules dendritiques du donneur ont été éliminées, donc les cellules dendritiques qui vont fonctionner vont plutôt être ceux du receveur Restriction HLA. Les peptides présentés sont ceux issu du greffon.

C/ Les cellules présentatrices d’Ag dans l’allo-réactivité
CPA professionnelles : les cellules dendritiques, les monocytes/macrophages, capables d’activer les LT naïfs grâce à la présence de molécules de co-stimulation : CD80/86 qui stimule le CD28 présent sur le LT. CPA non-professionnelles : cellules endothéliales, cellules épithéliales, capables de présenter l’Ag dans un certain contexte. (IL1, l’IL6, l’IFNγ) Up-régulation du CMH II Cross Priming : Présentation d’Ag exogène par le CMH I

IV.

Infiltration du greffon A/ Quelle est la séquence d’évènements qui va permettre aux leucocytes du sang périphérique de passer l’endothélium et de se retrouver dans le stroma du greffon ?

1. 2. 3. 4. -

Roulement réversible mettant en jeu les sélectines. Expression des chimiokines par les cellules endothéliales et le LT se met à exprimer des récepteurs de chimiokines. Activation des intégrines provoquant l’adhésion irréversible du lymphocyte. Passage trans-endothélial. Selon récepteur de chimiokines sur le leucocyte, régulation de l’adressage du leucocyte selon gradient de concentration

B/ Quels sont les autres modes de reconnaissance du greffon ?
Expression d’autres molécules par le greffon (Signaux « danger »): o Stress cellulaire : carcinogènes, lumière, UV o Molécules d’histocompatibilité non-classique MIC-A et MIC-B (ligand de KIR et KAR) o Récepteurs Toll reconnaissant les PAMPs o Nécrose : Activation des cellules dendritiques par reconnaissance de l’ADN libéré

C/ Par quoi est reconnu le greffon, quels sont les acteurs du rejet ?
Effecteurs non spécifiques : Cellules susceptibles d’être activées par des systèmes non spécifiques MIC-A, MIC-B. Effecteurs spécifiques : LT CD4, LT CD8 et Ac anti-HLA. Effecteurs régulateurs : LT régulateurs.

- 10 -

D/ Par quoi est détruit le greffon ?
Anticorps : Activation du complément ou ADCC (cytotoxicité cellulaire médiée par le CD16) LT CD8 activés par l’IL2 sécrétée par les LT CD4 : système perforine-granzyme. Hypersensibilité retardée par activation des macrophages du receveur qui sont activés par les LT CD4 qui sécrètent IFNγ. FAS et FAS-L Inflammation locale médiée par les PNE activés par les LT CD4 de type Th2. Infiltration des cellules NK

V.
-

Prévention du rejet A/ Comment prévenir le rejet ?

Compatibilité CMH Ø pré-sensibilisation : Vérification du sérum du receveur (Ø Ac préalablement formés reconnaissant le HLA du greffon) Réduction des signaux « danger » Traitements immunosuppresseurs

B/ Comment allons-nous faire l’étude de la compatibilité HLA ?
Tests de micro-lymphotoxicité Cross-match Typage HLA (PCR spécifique d’allèles ou séquençage) + Selon situation d’urgence et durée d’ischémie froide, compatibilité /- importante : Moelle osseuse> Rein > Foie et Coeur

C/ Comment est théoriquement toléré un greffon ?
Par l’anergie (Ø signal de co-stimulation)

D/ Comment peut-on faire tolérer un greffon ?
En induisant l’apoptose des cellules effectrices via Fas/FasL En supprimant leur activation via LT régulateurs (bloque production d’Il-2 : Treg ou induit synthèse de TGFβ : LTh3, ou d’Il-10) En stimulant des récepteurs inhibiteurs des cellules NKT Par le biais des cellules souches hématopoïétique

VI.
-

Traitements immunosuppresseurs A/ Traitements classiques

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-

Visent à diminuer le rejet en prévenant la réaction allogénique : o Inhibiteurs de la migration (empêche le passage trans-endothélial des leucocytes dans le stroma du greffon), o Ac anti-lymphocyte T, o Inhibiteurs de la prolifération (blocage du signal induit par l’IL2), o Molécules qui inhibent les signaux de co-stimulation (rendre les cellules anergiques), o Inhibiteurs du 3eme signal d’activation médié par les cytokines (bloque l’accessibilité des cytokines à leurs récepteurs), o Inhibiteurs de la production d’acide nucléique (blocage de la prolifération par blocage de la synthèse d’ADN lors de la mitose), o Inhibiteur de l’infiltration du greffon. Outils régulant l’interface CPA-cellules T réactives : o SAL (sérum anti-lymphocytaire) : cocktail d’Ac induisant la mort des LT. o OKT3 : même principe mais cible le CD3 qui assure la transduction du signal (inhibition de l’activation lymphocytaire T) o Inhibiteurs du cycle cellulaire empêchent la synthèse des bases puriques et pyrimidiques o Inhibiteurs de calcineurin (NK506 et la cyclosporine A) : inhibition de la déphosphorylation du NFATc (transcription Il-2) o Blocage du second signal : Augmentation de CTLA 4 o Ac anti-IL2 : Blocage du signal de prolifération Evaluation bénéfices/risques Actuellement, traitement efficaces contre le rejet aigu pas pour le rejet chronique

B/ Nouveaux traitements
Stimulation de LT régulateurs (CD4 , CD25 , Foxp3 ) qui empêchent la prolifération des LT effecteurs par blocage de la sécrétion d’Il-2.
+ + +

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COURS 04 : INFECTION PAR LE VIH, IMMUNOTHERAPIE, VACCINATION
Introduction
VIH est un rétrovirus et le SIDA (Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise) est la maladie, phase terminale de l’infection par le VIH. Le SIDA apparait à la fin de l’infection, en général au bout d’une dizaine d’années d’évolution Au cours du temps, la charge virale augmente alors que le taux de lymphocytes diminue

I.
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Le virus VIH A/ Structure du VIH

-

VIH = Virus à ARN, rétrovirus 2 virus : VIH1 et VIH2. Virus relativement simple, très peu de protéines sont codées par le VIH. Virus enveloppé par une capside contenant des glycoprotéines (gp120 et gp 41), gp120 nécessaire à sa fixation sur ses cellules cibles. Virus VIH contient 2 molécules d'ARN + autres protéi protéines de structure et de nature enzymatique: transcriptase inverse protéase, intégrase (cibles inverse, des traitements antirétroviraux) Virus fragile

B/ Réplication du VIH
Pour rentrer dans les cellules, le VIH a besoin de 2 récepteurs : o CD4 : permet l’infection des TCD4 : o CCR5 ou CXCR4 (corécepteurs): récepteurs de chimiokines permettant d’attirer des cellules au site d’inflammation. Le VIH peut infecter l’ensemble des cellules qui ont ces 2 types de récepteurs : LTCD4, Macrophages, Cellules dendritiques

Le tropisme viral - CCR5 lie de nombreuses chimiokines différentes alors que CXCR4 n’en lie qu’une seule (SDF1) : Récepteur non redondant. - C’est surtout CCR5 qui est utilisé pour infecter les cellules tout au cours de l’évolution de l’infection, même si le virus peut parfois se servir de CXCR4 plutôt en fin d’évolution. - L’expression de CCR5 et CXCR4 n’est pas tout à fait la même en fonction des différents types cellulaires : o CCR5 = Macrophages, LT o CXCR4 = LT, lignées lymphoïdes (util (utilisées au laboratoire comme modèles de LT) - Mutation CCR5∆32 : Naturellement résistant à l’infection par le VIH. La fréquence de l’allèle muté varie selon la population 1. Entrée dans la cellule 2. Décapsidation 3. Rétro-transcription par la transcriptase inverse 4. Intégration du virus dans le génome de l’hôte 5. Formation de nouvelles particules virales Au cours d’un cycle complet, la cellule va mourir. 2 types d’infection : o Complète avec mort de la cellule o Incomplète sans production virale, cellules gard gardant le génome intégré dans l’ADN, production de virus en réponse à certains stimuli. Notion de réservoir viral : cellules (LT, Macrophages) infectées de façon latente les cellules doivent mourir pour que latente, l’infection disparaisse. 10 Production importante : 10 virions par jour

-

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C/ Diversité du VIH
Premier niveau: Il existe 2 virus, VIH1 et VIH2 Deuxième niveau : le VIH1 se divise lui-même en plusieurs groupes : O, M (principal avec sous groupes A à H), N même Troisième niveau : Virus ARN donc erreur lors de réplicati – Réplication +++ → Erreur de la transcriptase réplication Quatrième niveau : Pression de sélection du milieu (système immunitaire – Traitement)

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D/ Origine du VIH
Provient du virus du singe appelé SIV Il existe 2 virus VIH (1 et 2) qui n’ont pas la même origine : Infection par le VIH 1 est la plus répandue. L’infection SIV évolue depuis des millions d’années chez le singe, ceux-ci se sont adaptés et ne développent pas de SIDA

II.
-

Epidémiologie

Pandémie de SIDA remonte au début des années 1980 mais des sérums congelés ont permis de retrouver une séropositivité sur des sérums de 1959 et sur des biopsies des années 1940. Le sida se situe parmi les cinq premières causes de mortalité dans le monde. Provient d'un foyer endémique (l'Afrique) Très longue phase asymptomatique de près de 8 à 10 ans 33millions le nombre de personnes vivant avec le VIH 2,5 millions de nouveaux cas par ans Environ 2 millions de décès dus au SIDA en 2003 14 000 nouveaux cas d’infections par le VIH par jour en 2003

III.
-

Histoire naturelle de l’infection par le VIH

-

Lorsqu’une personne est contaminée par le VIH, le virus diffuse rapidement dans l’organisme. Très peu de virus arrivent à franchir nos barrières au départ. Il est pris initialement en charge par les cellules dendritiques Le virus o atteint le sang (lymphocytes T CD4) en 4 à 6 h o atteint les ganglions en 48h o est détectable dans le sang en 4 à 11 jours Les anticorps anti VIH sont détectés après 1 mois Au cours de ces différentes phases, symptômes (liés au nombre de CD4) et charge virale évoluent en sens inverse. 1 phase : Primo infection Le plus souvent asymptomatique (40 à 90 % des cas) mais souvent non diagnostiquée Elle se manifeste sinon par un syndrome d'allure grippal (fièvre) Son diagnostique doit faire appel a une recherche d’AG p24 circulant ou détermination d’une charge virale VIH sanguine. Le diagnostic a cette phase est très important car : o Possibilité de prise en charge thérapeutique précoce o Risque de contamination importante Les symptômes disparaissent et la charge virale explose Risque très important de contamination (La charge virale est au plus haut au moment ou les symptômes sont au plus bas) ème 2 phase : Phase asymptomatique (phase de latence) Réplication du virus dans le sang diminue et se stabilise à un niveau qui varie selon les personnes Quelques symptômes inconstants qui ne se voient pas chez tous les patients Période qui dure en moyenne (en l'absence de traitement) entre 8 et 10 ans Diminution progressive du nombre de LT CD4 circulants ainsi qu'une augmentation progressive de la charge virale. ème 3 phase : SIDA 3 Le SI n’assure plus sa fonction protectrice contre les infections donc on a moins de 200 CD4 par mm . Infections "opportunistes" ne s'observant pas chez des individus ne présentant pas déficitaire immunitaire Cancers viro-inductibles (col utérin, lymphomes) : HPV, EBV
ère

-

-

-

IV.
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Réponse immunitaire acquise anti-VIH A/ Réponse Humorale

Les Ac apparaissent 4 à 12 semaines après le contage Certains Ac peuvent disparaitre au stade SIDA, comme ceux dirigés contre les protéines d’enveloppe Séropositif : Western Blot avec des anticorps dirigés contre les protéines d’enveloppe.

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Ac exceptionnellement neutralisants : peu de ces anticorps vont empêcher le virus de rentrer dans la cellule (Ac gp120) Ac facilitant : vont l’augmenter la réaction virale (favorise infection via fragment Fc) La réponse humorale est décalée et non protectrice : les Ac apparaissent mais ne changent pas grand chose a l’évolution de la maladie.

B/ Réponse Cellulaire
- Réponse cellulaire CD8 anti-VIH : Détectable chez 90% des sujets infectés, Permettent le contrôle de la charge virale Elites contrôleurs : patients qui sont infectés par le VIH depuis 10ans n’ayant jamais reçu de traitement antirétroviraux et pas de réplication virale parce qu’ils ont une réponse LTCD8 permettant de contrôler l’évolution de la maladie - Réponse cellulaire CD4 anti-VIH : Permettent le contrôle de la maladie (Cibles préférentiels de l’infection par le VIH) Réponse acquise anti VIH : o Pas de réponse Ac efficace o Présence chez quelques sujets d’Ac neutralisants mais très rare o Réponses CD4 et surtout CD8 très claires, avec contrôle de la charge virale par la réponse CD8 qui a tendance à disparaitre lors de l’évolution de la maladie.

V.

Physiopathologie de la déplétion T CD4+

Histoire naturelle de l’infection VIH – Primo-infection - Infection aiguë muqueuse (quelques heures après l’infection) - Infection aiguë organes lymphoïdes (1 semaine après l’infection) - Déplétion lymphocytaire T CD4 dans le sang puis dans le tube digestif (cellules mémoires CCR5+ cibles de l’infection) NB : La déplétion lymphocytaire à la phase aiguë n’est pas spécifique de l’infection VIH/SIV ce qui est spécifique du VIH, c’est que cette lymphopénie va continuer Histoire naturelle de l’infection VIH – Phase chronique : + Beaucoup moins de cellules permissives CCR5 (toutes disparues à la phase aigue) et beaucoup moins de virus circulant 1. L’infection des LTCD4 par le virus (mécanismes d’infection productive ou bystander) 2. La réponse LTCD8 anti LTCD4 3. L’activation chronique du SI (apoptose) 4. L’anomalie de synthèse des LTCD4 (atteinte des progéniteurs CD34+ ou du thymus) - Expérience : le fait d’avoir beaucoup de virus et de bien répondre au virus n’induit pas de déficit LTCD4. (Singes naturellement infectés par le VIH ne développant pas le SIDA// Singes infectés accidentellement par le VIH développant pas le SIDA) - L’activation lymphocytaire est responsable de cette différence de déplétion (mise en évidence de la protéine CD38) - Les cellules activées (LT, LB, NK) o Portent des marqueurs d’activation (CD38, HLA-DR, CD70) o Ont une activité métabolique importante (Synthèse d’Ig par les lymphocytes B, Synthèse de cytokines par LT, NK, DC) o Entrent en cycle cellulaire o LT activés deviennent permissifs à l’infection par le VIH Plus le marqueur CD38 est élevé, plus l’espérance de vie est faible pour la même charge virale Plus l’activation des cellules est importante, moins on survit (marqueurs de l’évolution vers la perte des CD4 et donc vers la mort) - L’activation lymphocytaire existe même en l’absence de virus circulant - L’activation lymphocytaire semble corrélée à la déplétion lymphocytaire du tube digestif - Durant la phase aiguë, c’est l’infection qui est responsable de la diminution des LTCD4 - Durant la phase chronique, la diminution est due au déficit existant déjà et qui en persistant provoque le passage des bactéries qui iront activer de manière non spécifique des

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macrophages qui en secrétant des cytokines non spécifique vont activer les LTCD4 Les Th17 interviennent dans un certains nombre de phénomènes (maladie de Crohn, contrôle des bactéries extra cellulaires) Au cours de l’infection par le VIH, les LTCD4 qui disparaissent sont essentiellement des LTCD4 Th17

Stades précoces : - Hyperproduction thymique pour compenser la destruction des lymphocytes : la destruction des LTCD4 met des années à se mettre en place de manière définitive. Stades Avancés (phase chronique, SIDA) - Lors de l’infection par le VIH il y ait la destruction massive du thymus. - Le VIH peut infecter les lymphocytes à différents stades de maturation thymique

VI.
-

Traitements

Les trithérapies anti rétrovirales agissent à différents stades de la réplication virale : o Des inhibiteurs de la transcriptase inverse o Des inhibiteurs de la protéase o Des anti-CCR5 (plus récent) → vont bloquer l’entrée o Des inhibiteurs de fusion o Des inhibiteurs contre l’intégration du virus Mais, actuellement, il n’y a pas de traitement contre les virus Intégrés latents

VII.
-

Immunothérapie

-

-

Traitement par IL2 : (LT périphériques) o Augmentation des LTCD4, ça n’a pas d’effet sur la charge virale et ça n’améliorait pas la survie o Nombreux autres problèmes, son utilisation a donc été arrêtée. Traitement par IL7 : (thymus) o Permet la maturation des thymocytes o Augmentation de 300% des LT périphériques. Si le taux de LT n’augmente pas significativement, soit le thymus fonctionne mal soit il y a toujours une mort des LTCD4 due à l’activation lymphocytaire Pour contrôler l’activation lymphocytaire, on pourrait donner des signaux suppresseurs MARAVIROC bloque CCR5 et donc bloque l’entrée du virus.

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COURS 05 : IMMUNITE ANTITUBERCULEUSE
Introduction
Maladie infectieuse très répandue dans le monde. Touche principalement l’Afrique du Sud, l’Asie du Sud-Est et les pays de l’ex-URSS ème Depuis la fin du XIX siècle, la tuberculose a diminuée en France, pour 2 raisons : o Les antibiotiques o L’amélioration des conditions de vie La répartition en France est différente selon les départements : Plus on va vers Paris, plus l’incidence est importante La maladie est souvent présente dans les grandes villes et dans les grandes agglomérations Stades de l’infection : o Tuberculose infection : « Virage » des réactions tuberculiniques. Clinique/Radio normale, Bactériologie négative o Tuberculose maladie : Signes cliniques et/ou radiologiques et/ou bactériologie positive (la bactérie est en développement dans l’organisme)

-

I.

Histoire naturelle

-

Quand on est infecté, seuls 10% feront la maladie IDR : Intra-dermo-réaction → Mesure de la réaction immunologique vis-à-vis du bacille tuberculeux

II.
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Situation épidémiologique en France

5000 cas de tuberculose maladie, 62% d’homme, âge médian : 42 ans 70% de forme pulmonaire, méningite tuberculeuse plus rare (généralisée) Parmi 100 malades tuberculeux contagieux (sans traitement) : ½ mort, ¼ guerri, ¼ chronique

III.

Physiopathologie de la tuberculose

-

-

Dans la population des malades tuberculeux : o ¾ locaux (pulmonaires et pleuraux) o ¼ formes extrapulmonaires (tuberculose méningée, rénale, surrénalienne…) Localisation : Le plus souvent dans les bronches supérieures BCG : Bacille tuberculeux vivant atténué

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-

1. 2. 3. 4. 5. -

Hypersensibilité retardée à la tuberculine (composant du bacille tuberculeux) Injection intra-dermique de tuberculine → Si les cellules mémoires reconnaissent l’Ag → Recrutement local et libération de médiateurs de l’inflammation → Formation de petit nodules rouges que l’on mésure o Si > 5mm Réaction positive (vacciné) o Si > 15mm Signe d’une infection tuberculeuse (maladie) Si on fait le vacin (BCG), le résultat sera positif Les mycobactéries sont phagocytées par les macrophages et les cellules dendritiques dans les phagosomes. La bactérie réussi à survivre en évitant la fusion phagolysosomiale Multiplication à l’intérieur du macrophage (granulosome) Secrètion d’IL-12 par le macrophage infecté et présentation de l’Ag mycobactériens aux LTh1 (qui a un récepteur à l’Il-12) Activation des LT et sécrétion d’IFNγ permettant l’activation en retour du macrophage Elimination bactérienne Si anomalies des gènes liés aux HLA, non liés au HLA (gènes des récepteurs à la vitamine D, Gène NRAMP,…) ou gènes liés à l’immunité (gènes des récepteurs à l’IFN, récepteurs à l’Il-12,…) → Forte sensibilité à l’infection tuberculeuse (Population contractant la maladie dès l’infection ou dès que l’on fait un BCG)

A/ Formation des granulomes
Granulomes : Macrophages (bactéries) au centre qui fusionnent en cellules géantes + cellules T en périphérie sécrètant l’IFNγ → Au milieu, au niveau des bactéries, milieu pauvre en O2 et nutriments Façon de circonscrire la maladie Balance entre les pathogènes et les réponses immune de l’hôte, Si celles-ci faiblissent : Réactivation du BK (développement des lésions)

B/ Immunodépression favorisant la tuberculose et les mycobactéries
Déficit en LT CD4 (VIH ++) Traitement anti-TNF (ex polyarthrite rhumatoïde) Corticothérapie au long cours Déficits congénitaux en récepteurs à l’IFNγ et récepteurs à l’Il-12
+

C/ Manifestations tuberculeuses en fonction du nombre de CD4
Plus le nombre de CD4 diminue, plus l’infection se généralise o CD4>400 → Tuberculose pulmonaire o CD4<100 → Tuberculose généralisée La diminution des CD4 est aussi responsable de l’immunité contre d’autres mycobactéries Influence de la nutrition dans l’immunité anti-tuberculeuse

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IV.
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La bactérie

-

Bacille : Petite bactérie longue et fine se situant dans la vacuole du macrophage Multiplication in vitro très lente → Permet sa survie dans le macrophage Il y a plusieurs espèces mais dérivent d’une même entité génétique (Mycobacterium tuberculosis) Membrane faite d’une bicouche lipidique. Sur la membrane externe, on trouve de l’acide mycolique (lipides) formant une couche solide et rigide permettant la protection contre le milieu acide → Permet à la bactérie de résister et de survivre à l’intérieur des vacuoles (acides) des macrophages. Il y a une évolution du bacille tuberculeux à partir d’un ancêtre. Le bacille a évolué par des délétions génomiques successives (M. bovis est délété par rapport à M. tuberculosis) BCG : souche attenuée → Comparaison génomique pour connaitre les facteurs de virulence Il y a une région qui existe dans le génome de la souche virulente qui n’existe pas dans celui du BCG. Il s’agit de la région RD1 : On y trouve 2 gènes codant des petites protéines Gènes ESAT-6 et CFP-10 Rôles des protéines ESAT-6 et CFP-10 : o Ces protéines sont exportées hors de la bactéries grâce à un système sécrétoire ATP-dépendant spécifique o CFP-10 est une protéine chaperonne qui se dissocie de ESAT-6 à pH acide Ainsi ESAT-6 va déshabiller les lipides membrannaires : il va donc y avoir lyse des macrophages et inhibition de la fusion phagolyosomiale → Multiplication des bactéries intramacrophagiques + + o Présentation des bactéries par le CMH I et II donc activation des LT CD4 et CD8

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V.
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BCG (Bacille de Calmette et Guérin) : Etudes sur le vaccin

BCG : Vaccin antituberculeux, correspond au M. tuberculosis délété (souche de M. bovis) Il n’y a pas un vaccin mais des vaccins BCG (beaucoup de souches filles) NB : Miliaire = Forme généralisée de la tuberculose Efficacité du vaccin BCG pour la prévention de la tuberculose : Il y a moins de cas de tuberculose chez les vaccinés par le BCG que chez les non vaccinés On peut être vacciné par le BCG et développer la tuberculose donc l’efficacité n’est pas totale Arrêt de la vaccination obligatoire par le BCG en France en 2008 Le vaccin BCGprévient des formes graves de type méningite (chez les enfants) Selon les pays, la vaccination est obligatoire ou non

VI.
-

Tests

Test IDR : Positif si vacciné ou atteint de la tuberculose Test in vitro de libération d’IFNγ (IGRA) Test in vitro par stimulation des lymphocytes par ESAT6 et CFP10 → Plus spécifique que l’IDR (Négatif chez les vaccinés)

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COURS 06 - LE LYMPHOME FOLLICULAIRE - MALADIE LYMPHOPROLIFERATIVE
I.
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Définitions

Maladies lymphoprolifératives : proliférations malignes de cellules des lignées LT ou B Lymphome : prolifération de cellules matures.20-30% des lymphomes non Hodgkiniens (LDH) Lymphome indolent mais rechutes systématiques (rémission puis rechutes) Lymphome folliculaire : Prolifération maligne monoclonale développées à partir de c. lymphocytaires B centro-folliculaires Dans un premier temps indolent puis évolue après plusieurs années vers un syndrome tumoral plus agressif Expression Ag CD20 (=marqueur de différenciation B) par la population lymphoïde tumorale Avancée thérapeutique : utilisation d’Ac monoclonal anti-CD20 = Rituximab Lyse des cellules tumorales par complément ou cellules NK

II.
-

Physiopathologie du lymphome : Translocation T(14,18)

T(14,18) réciproque identifiée dans 85% des lymphomes folliculaires o K14 : gène IgH (séquence codant pour la chaine lourde d’Ig) o K18 : gène Bcl2 formé de 3 exons Dans les cellules B porteuses de la translocation le gène Bcl2 est juxtaposé au gène IgH sur chromosome 14 Expression du gène Bcl2 augmentée dans les cellules portant la translocation mais protéine de structure normale Ø séquence V sur le nouveau chromosome 14 Les séquences régulatrices des séquences d’Ig vont réguler l’expression du gène Bcl2 qui a été réarrangé au cours de la translocation. Normalement les Ig dans un LB est exprimé en permanence. Donc le gène Bcl2 qui normalement est sous le contrôle de son propre promoteur sur le K18 passe sous le contrôle de l’enhancer des Ig sur le K14 et donc est exprimé de façon constitutive. La protéine Bcl2 est une protéine anti-apoptotique, elle entraine la survie des c

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III.
-

La translocation est-elle responsable du lymphome ? Qu’est ce qui dérégule la cellule ?

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Souris transgéniques : translocation du gène Bcl2 o Hyperplasie polyclonale lymphoïde avec LB fonctionnels car vont jusqu’à la différenciation en plasmocytes (survie des LB naïfs + LB stimulés qui prolifèrent et ne meurent pas => prolifération tumorale) o Hyper γ globulinémie polyclonale o Analyse splénocytes (rate) en culture : J4 : Aspect normal J14 : Survie de 10% des cellules Ce ne sont que des LB, principalement des LB naïfs IgM+IgD+ o Bcl2 sous le contrôle des gènes des Ig donc ne s’exprime que dans les LB. o Pas de proliférat° spontanée = Bcl2 n’est ps un gène de proliférat° ms un gène de survie o Ca n’est pas Bcl2 qui donne le caractère oncogène o Réarrangement c-myc oncogène [Evolution du cancer multi-étape]

IV.
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Rôle de la stimulation antigénique dans ces lymphomes. Le BCR joue t’il un rôle après, dans la maladie ?

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Les lymphocytes des lymphomes folliculaires expriment une Ig et surface et le CD10+ = marqueur de centre germinatif Il faut que BCR ai été exprimé pour interagir avec un Ag et donner le lymphome. L’expression du BCR est nécessaire à la survie des cellules tumorales 1. Anomalie primaire au cours de l’ontogénie B indépendante de l’Ag. Réarrangement Bcl2-DJ. La c B au lieu de mourir au bout de 24h va survivre. 2. Rencontre antigénique (à priori non pathologique) : survie des cellules puis rencontre de déterminant antigénique → eme stimulation via BCR → prolifération. Au cours de cette prolifération, développement du 2 évènement oncogénique (cad réarrangement de c-myc) → lymphome [modèle multi-étapes] Les cellules B prolifèrent beaucoup. Pour que les c B puissent faire les mutations somatiques et les accepter (switch isotypique) il faut que les mécanismes qui contrôlent les systèmes de réparation soient down. P53 est sous exprimée afin qu’à la moindre mutation cellulaire le cycle ne s’arrête pas pour la réparation. Pour accepter ces mutations physiologiques au niveau du centre germinatif p53 ne fonctionne pas.

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Il existe une t(14,18) chez la moitié des sujets sains, la fréquence des translocations augmente avec l’âge et chez les personnes ayant une hyperstimulation antigénique (fumeurs, coronariens). Translocations différentes chez tous les individus. L’allèle transloqué peu être soumis au switch Les cellules qui portent la translocation chez les sujets sains sont dans la grande majorité des cas des cellules mémoires (switchés ou non) Donc ce n’est pas le fait d’activer le LB naïf (qui est porteur de la translocation) qui déclenche le lymphome Un seul clone majoritaire rend compte de la majorité des cellules mémoires comportant une translocation (un clone B à partir duquel se développent les différentes translocations) 1) Cellule tumorale présente une t(14,18) pouvant être retrouvée chez les sujets sains 2) Translocation souvent oligoclonale, cad qu’il y a pls LB qui sont formés et qui ont des translocations différentes. Evénement anormal et récurent au cours de l’ontogénie 3) Dans la majorité des cas, les LB ont étés stimulés à un moment donné par un Ag car ils ont un phénotype mémoire 4) Si les sujets sains ont une très forte fréquence de translocation détectée c’est parce qu’il y a un clone qui s’est expandu

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Médiane de survie du lymphome folliculaire = 9ans (mais très variable) Pronostic variable entre les patients. Facteurs permettant de faire un pronostic ? (propriétés intrinsèques des cellules tumorales ? Environnement tumoral ? Terrain génétique de l’hôte ?) Architecture et interactions des cellules sont conservées par rapport aux centres germinatifs « normaux » mis à part la présence des LB tumoraux Dans le lymphome folliculaire, les cellules B tumorales prolifèrent et survivent si : présence de LTCD4+ et cellules stromales + signal exogène CD40L Comparaison de 2 signatures : o Réponse 1 : signature T principalement o Réponse 2 : signature des monocytes/macrophages On cherche les gènes à évolution favorable et défavorable = on parle de signature On cherche quels sont les gènes surexprimés chez les patients qui vont bien et chez les patients ayant un état plus critique (parmi les patients malades) Les gènes dont l’expression influencent le pronostic sont situés dans le microenvironnement tumoral (et pas dans les cellules tumorales) Les gènes qui influencent le pronostic se trouvent dans les LT et les monocytes/macrophages L’interaction entre une cellule B et son microenvironnement jouerait donc un rôle dans le pronostic du lymphome folliculaire

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COURS 07 : HYPERSENSIBILITE RETARDEE, ALLERGIES MEDICAMENTEUSES

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COURS 08 : REPONSE IMMUNITAIRE ANTIVIRALE
I. Principaux mécanismes effecteurs de l’immunité anti-infectieuse
Immunité Antibactérienne Bactéries extracellulaires Immunité Innée Immunité Adaptative Complément Neutrophiles Anticorps naturels Anticorps opsonisants ↓ Phagocytose, Bactéricidie Bactéries intracellulaires Macrophages Th1 (IFNγ) ↓ Bactéricidie par les macrophages Immunité Antivirale NK IFN de type 1 (α et β) LT cytotoxique → Lyse des cellules infectées Anticorps neutralisants → Prévention ré-infection

II.
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Principales étapes du cycle viral

NB : Virus = Morceau de matériel génétique (ADN/ARN simple ou double brin) entouré d’une capside et parfois enveloppe 1. Pénétration dans la cellules par endocytose (molécules de surface) 2. Echappement de la vésicule d’endocytose et migration intracellulaire 3. Virus se libère de la capside puis : Transcription – Traduction – Réplication 4. Assemblage de particules filles dans le cytoplasme 5. Libération des particules avec parfois lyse complète de la cellules

III.
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Cytokines antivirales : IFN de type 1 (α et β)

Les IFN de type 1 sont sécrétés très rapidement après une infection virale: Il y a une boucle d’amplification autocrine Les IFN de type 1 inhibent la réplication virale in vitro et in vivo La sensibilité à cette cytokine est différente selon les virus (évolution des virus) Effets immunorégulateurs des IFN 1 Les IFN de type 1 régulent plusieurs centaines de gènes

A/ Induction de la synthèse d’IFN de type 1
Il existe de nombreux récepteurs qui peuvent activer des voies de signalisation qui vont induire la transcription d’IFN α ou β (expression spécifique de certains types cellulaires) o TLR : Récepteurs aux PAMPs (motifs moléculaires associés aux pathogènes), Dédiés à la détection des infections virales → TLR 3, 7/8, 9 (reconnaissent le matériel génétique associé au virus) Distribués dans les vésicules endosomales : quand la capside a été dégradée, les récepteurs peuvent liés le virus o Les récepteurs cytoplasmiques : Présents dans toutes les cellules → Déclenchent la réponse IFN dans les cellules infectées (détectent ARN ou ADN viral) o Mannose récepteur : Reconnaissent les glycoprotéines d’enveloppe de certains virus

B/ Spécificité d’action antivirale des IFN de type 1
IFN α : Se lie à un récepteur à la membrane cellulaire composé de 2 sous unités. A la partie intracellulaire du récepteur est accolée une molécule de la famille JAK. JAK phosphoryle STAT qui vont se dimériser (2 types de dimères) : Homodimère STAT1/STAT1 et hétérodimère STAT1/STAT2 → Translocation au noyau et liaison à des séquences promotrices spécifiques IFNγ : Se lie de même façon à un récepteur dimérique, active les même JAK mais cela conduit uniquement à la formation γ d’un homodimère STAT1/STAT1 Activation de la transcription de gènes communs mais les IFN de type 1 (IFN α) induisent la transcription de gènes particuliers qui leurs sont spécifiques et qui sont responsables des effets antiviraux

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C/ IFN de type 1
Inhibition de la production de protéines virales + Inhibition de la production des ARN viraux Certains virus ont des protéines dédiées à l’inhibition de la PKR

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D/ Autres effets des IFN (cytokines pléiotropes)
Apoptose Inhibition de la division cellulaire Immunorégulation : Effets touchant les CPA –CD o ↗CMH I sur toutes les cellules o Sur les CPA : ↗CMH II, Activation des cellules, Cross Priming (Ag exogène présenté par CMH I) + o Orientation Th1 des LT CD4 + o Stimulation des fonctions NK, macrophages, LT CD8 o Production d’Ig o Prolifération des LT mémoires

IV.
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Rôle des cellules plasmocytoïdes productrices d’IFN 1 (PDC)

Cellules ressemblant aux plasmocytes mais ce sont des cellules de la lignée dendritique Propriétés différentes des CD myéloïdes : Morphologie différente, marqueurs membranaires différents, expression différente de TLR, Capables d’effectuer le priming de cellules T naïves Cellules très rares Cellules capables de répondre à la stimulation par certains virus en sécrétant de très fortes quantités d’IFN de type 1

V.
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Cellules dendritiques humaines du sang

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Cellules myéloïdes : o Expriment marqueurs CD11b, CD13 et CD33 o Nombreux TLR : TLR 2, 4, 5, 6 → Ciblent les bactéries // TLR 3, 7, 8 → Ciblent les virus o L’interaction avec TLR Production essentiellement d’Il-12 Cellules plasmocytoïdes : o TLR 7 et 9 → Récepteurs reconnaissant l’ARN simple brin et les motifs CpG o Assez spécifique du matériel génétique viral → Production d’IFNγ o Expression de Récepteur à l’Il-3 ou CD 123

VI.
-

Réponse innée antivirale

Pénétration du virus généralement par les muqueuses, infection des cellules de l’épithélium et multiplication Stimulation de cellules sentinelles (macrophages) dans le chorion et libération de cytokines, chimiokines et autres types de médiateurs inflammatoires ère 1 réponse : Réponse IFN, Activation des macrophages soit par le virus capturé directement soit par l’épithélium → Sécrétion de cytokines (IFN de type 1 +++) et autres messagers ème 2 réponse : Recrutement de nouveaux effecteurs via chimiokines → NK et cellules plasmocytoïdes qui vont amplifier la réponse IFN de type 1

A/ Reconnaissance NK
Récepteurs inhibiteurs reconnaissant CMH I Récepteurs activateurs (NCR) reconnaissant MICA, MICB, m157 (protéine virale) Balance entre signaux fait qu’une cellule NK va s’activer ou non → Intégration des voies de signalisation intracellulaires : o En faveur de l’activation : Dégranulation de perforine/granzyme → Lyse des cellules cibles+sécrétion de cytokines (IFNγ) γ o En faveur de l’inhibition : Sorte d’anergie

B/ Lyse NK d’une cellule infectée : Signaux activateurs
Cellules infectée m157 (protéine virale) MICA, MICB NB : Les cellules infectées par un virus expriment moins de CMH I NKp46 Ly49H NKG2D

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C/ Modèle du cytomégalovirus murin (mCMV)
On a démontré qu’une souche de souris était résistante au virus grâce à l’expression du récepteur NK activateur Ly49H Double rôle de m157 : chez d’autres souris, m157 reconnait un autre récepteur : Ly49I o ITIM en intracellulaire → Signal inhibiteur : Favorable au virus car pas de lyse cellulaire o Sert à reconnaître le CMH I des cellules non infectées (mécanisme d’échappement à la lyse)

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VII.
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La réponse T spécifique

L’induction de la réponse T dépend de l’état de maturation des cellules dendritiques qui est conditionnée par les PAMPs viraux, les signaux de danger et les cytokines inflammatoires libérées sur le site infectieux Dépendance du contact LT/Cellules dendritiques Modèle du passage de cellules immatures à des cellules dendritiques matures CD transportent l’Ag du soi → Contact bref avec le LT : Densité du CMH faible, Ø molécules de costimulation → Tolérance naturelle voir production de LTreg CD infectés → Contacts plus renforcés, augmentation de la densité des complexes CMH/peptides, nombreuses molécules de costimulation → Synapse renforcée

A/ Induction de la réponse T CD8+ spécifique : « DC licensing »
En présence de signaux inflammatoires forts (IFN de type 1) la CD peut induire une réponse T CD8 en absence de LT CD4 + + Mais la réponse TCD4 est indispensable à la génération d’une mémoire TCD8 efficace → CD présent peptides via CMH II au LT4 (+ Contact CD40/CD40L) → Permet à la CD engagée avec un LT8 de lui adresser des signaux qui vont activer sa différenciation en T cytotoxiques + Effet direct par la sécrétion d’Il-2
+ +

B/ Rôle de la réponse innée dans l’induction de la réponse T CD8+
La réponse innée va conditionner : o L’état de maturation des CD (via IFN de type 1, PAMPs, DAMPs) o La capacité de la CD (non infectée) à faire le cross priming (présentation d’Ag exogènes via le CMH I)

C/ Réponse T CD8+ aux infections virales aigües
1. 2. 3. Phase effectrice : Stimulation, Expansion, différenciation fonctionnelle des CD8 + + Phase de contraction : CD8 guidées sur le site de l’infection par chimiokines, Elimination du virus par les LT CD8 donc + apoptose des LT CD8 (90% des cellules secondaires) Phase mémoire : Les cellules se maintiennent. Intérêt : Réponse secondaire
+

D/ Propriété des T CD8+ mémoires
Si le LT rencontre une 2 fois le virus → Réactivation très rapide du pool mémoire → Elimination plus rapide et efficace Cellule mémoire : Capacité accrue de surveillance, fréquence accrue, état pré-activé permettant une prolifération plus rapide, expression de protéines cytotoxiques immédiate, survie prolongée
ème

E/ Action des LT cytotoxiques sur le site de l’infection
Cytotoxicité via le système perforine/granzyme, protéine Fas L Sécrétion d’IFNγ et de TNF (mécanisme non cytotoxique) : Utile si infection d’organes vitaux → Un mécanisme cytotoxique trop important conduirait à la destruction de l’organe.

F/ Evasion à l’apprêtement des molécules de CMH I : Le cross priming
Les virus ont trouvé des failles à chaque endroit de la chaine d’apprêtement : Inhibition du protéasome, TAP, Rétention du CMH dans le RE, Endocytose/Dégradation du CMH,…) Intérêt du cross priming par les CD : o Maintien de la tolérance au soi o Induction par les CPA de la réponse contre les virus qui infectent ou qui ont des mécanismes d’échappement puissants à la présentation antigénique

VIII.
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La réponse anticorps : Prévention de la réinfection

Agissent sur les virus extracellulaires : Bloquent l’entrée du virus dans la cellule et permettent l’élimination des virus circulants Anticorps neutralisants : Principaux anticorps protecteurs, dirigés contre les Ag de surface du virus Mécanisme le plus tardif de la réponse antivirale

Conclusion
1. 2. 3. 4. Production de cytokines inflammatoires (Pic J2) : IFN type 1, TNFα, Il-12 Prolifération des NK et lyse Apparition des LT cytotoxiques et lyse Apparition d’Ac neutralisants (apparaissent beaucoup plus tardivement)

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COURS 09 : CELLULES MYELOÏDES SUPPRESSIVES ET ECHAPPEMENT A L’IMMUNOSURVEILLANCE ANTI-TUMORALE
Introduction • Réponse immunitaire anti-tumorale « IDEALE »
Nécrose de la tumeur → libération d’antigènes et de signaux de danger (IFNα, HSP) captés par des cellules dendritiques immatures (situées en périphérie) → Acquisition d’un phénotype mature → Migration jusqu’à l’organe lymphoïde secondaire → Expression de molécules de co-stimulation → Réponses T spécifiques (CD8 et CD4)


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Théorie de « l’immuno-editing »
Il y a 3 phases : o Phase d’élimination : le système immunitaire est efficace et élimine des cellules tumorales. (Immunosurveillance) o Phase d’équilibre : la balance commence à être en faveur de la cellule tumorale (sous-clones laissant échapper des c) o Phase d’échappement : Acquisition par les cellules tumorales de nouveaux mécanismes d’évasion à la RI

I.
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Echappement tumoral

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Indétectabilité : cellule tumorale se rend très discrète par rapport à la réponse du système immunitaire (diminution de l’expression de certains Ag, diminution d’expression des molécules du CMH, modifications de la machinerie d’apprêtement du peptide, sélection des variants antigéniques) Sabotage : Induit l’anergie ou voir l’apoptose des LT ou l’altération fonctionnelle des LT. Détournement des mécanismes physiologiques au profit de la tumeur La tumeur est capable d’engendrer des anomalies de fonctionnement des cellules myéloïdes

II.
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Cellules dendritiques et stimuli activateurs/tolérogènes

Cellules dendritiques activées reçoivent des signaux de danger → Activation → Réponse Th1 Cellules dendritiques mal activées : état immature ou tolérogène o L T anergie o L T non fonctionnels o Induction de LTreg - La tumeur diminue la fonctionnalité et le nombre de cellules dendritiques. - Ce sont les cellules dendritiques myéloïdes qui sont essentiellement touchées : →Dans le sang: - Diminution du nombre de DC myéloïdes (↑après chirurgie) - Stabilité du nombre de DC plasmocytoïdes - Diminution des capacités fonctionnelles des DC - Augmentation du nombre de DC immatures (↓après chirurgie) →Dans les tumeurs : - Plus les tumeurs sont agressives et moins elles contiennent de cellules dendritiques matures - CD : phénotype globalement immature - Perte de la capacité d’expression des molécules de co-stimulation

III.
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Concept des cellules myéloïdes suppressives

La tumeur libère des facteurs qui maintiennent l’activation de STAT-3 (délétère pour la différenciation fonctionnelle des cellules myéloïdes) ce qui va contribuer à la production dans la moelle de CMS qui ont un phénotype immature, une incapacité à stimuler les lymphocytes T et qui acquièrent des propriétés suppressives dîtes tolérogènes - Produites en excès lors des cancers - Population très hétérogène (des macrophages, des dendritiques, des polynucléaires,…) - Ø marqueurs spécifiques de ces cellules Caractéristiques/Rôle des CMS : - Inhibition de la sécrétion d’IFNγ par les cellules TCD8+ in vitro et in vivo et une relative absence de la réponse CD4+ + - Effet spécifique d’antigène donc nécessitant un contact direct avec la cellule TCD8 - Le contexte de la tumeur rend les cellules myéloïdes immunosuppressives. - Réversibilité : possibilité chez des patients atteints de cancer de rétablir les capacités immunostimulantes de ces cellules

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IV.
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Relation entre rejet tumoral et quantité de cellules myéloïdes suppressives

Modèle de cancer injecté chez l’animal (1/3 de progresseurs pour 2/3 de régresseurs) Progresseurs : Accumulation des cellules myéloïdes suppressives parallèle à la croissance tumorale.

V.
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Mécanisme d’isolement des cellules mononucléées (monocytes et lymphocytes) du sang

Personne atteinte du cancer : population supplémentaire (cellules de petites tailles très granuleuse = PNN) Pas d’un excès de PNN, mais un problème de propriété des cellules (densité) Liée à des signes de stress oxydatifs La pré-activation des PNN qui va avoir une conséquence sur leur sédimentation.

VI.
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Expression de TCRζ et production d’IFNγ par les LT de patients atteints de cancer ζ γ

Les PNN de densité modifiée (activés) libèrent des molécules de stress oxydatifs → Diminution de l’expression de la chaîne ζ du TCR (transmission du signal) → Diminution de la sécrétion des cytokines importantes (IFNγ) γ) Le stress oxydatif inhibe la sécrétion de cytokines par les LT (Diminution de la cytotoxicité)

VII.
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Enzymes immunosuppressives

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Produites par différentes catégories de cellules myéloïdes Rôle physiologique : arrêt de l’inflammation et de modulation de la réponse T Produites en excès par les CMS, macrophages et cellules tumorales dans le cadre du cancer o Inhibition de la réponse T anti-tumorale o Produisent de métabolites toxiques Expression modulée par l’expression des cytokines Th1 ou Th2

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