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TENUE D’UN CONSEIL DE GOUVERNEMENT APRÈS UNE SEMAINE DE MANIFESTATIONS SOCIALES Tunisie : entre légitimité
TENUE D’UN CONSEIL DE GOUVERNEMENT APRÈS
UNE SEMAINE DE MANIFESTATIONS SOCIALES
Tunisie : entre légitimité
des revendications et peur
du chaos
P.15

MESSAHEL EN A INFORMÉ, HIER, L'AMBASSADEUR DU ROYAUME

“Flux massif et inhabituel” de Marocains vers la Libye via l’Algérie P.24

NOUREDINE BOUDERBA ALERTE SUR LE RECUL DU TRAVAIL FÉMININ

“On est loin du potentiel de modernité algérien” P.9

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

9 e PRIX MATOUB LOUNÈS CONTRE L’OUBLI

“Matoub Lounès chantait pour une Algérie

plurielle”

P.13

Lounès chantait pour une Algérie plurielle” P.13 QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7137 DIMANCHE 24 JANVIER 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

CHANTS, DANSES, PEINTURE ET DIVERSES EXPRESSIONS ARTISTIQUES, HIER, À LA GRANDE-POSTE Alger : les jeunes
CHANTS, DANSES, PEINTURE ET DIVERSES EXPRESSIONS
ARTISTIQUES, HIER, À LA GRANDE-POSTE
Alger : les jeunes
se réapproprient
l'espace public
P.3
Ryad Kramdi/Liberté

ÉCHEC SCOLAIRE, SURCHÔMAGE, INSULTES RACISTESl'espace public P.3 Ryad Kramdi/Liberté L’intégration ratée des enfants d’immigrés en France

L’intégration ratée des enfants d’immigrés en France P.7

ratée des enfants d’immigrés en France P.7 NACER KETTANE À PROPOS DE L’ARTICLE 51 DU PROJET

NACER KETTANE À PROPOS DE L’ARTICLE 51 DU PROJET DE RÉVISION DE LA CONSTITUTION

D. R.
D. R.

“La communauté algérienne en France est interloquée” P.6

LE FROID EN ROUMANIE PERTURBE LES IMPORTATIONS DE COMPOSANTS

Chômage technique à Renault Algérie Oran

P.4

Publicité

DE COMPOSANTS Chômage technique à Renault Algérie Oran P.4 Publicité ANEP n°210 220 Liberté du 24/01/2016

ANEP n°210 220 Liberté du 24/01/2016

DE COMPOSANTS Chômage technique à Renault Algérie Oran P.4 Publicité ANEP n°210 220 Liberté du 24/01/2016

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L’actualité en question

Dimanche 24 janvier 2016

LIBERTE

IL L’A DÉNONCÉ LORS D’UNE RENCONTRE À BLIDA

Benflis : “La révision constitutionnelle a été menée d’une manière malsaine et contestable”

Ali Benflis annonce que son parti a établi un rapport (livre blanc) qui sera mis à la disposition de la presse et porté à l’opinion publique nationale.

L e président de Talaie El-Hour- riyet, Ali Benflis, a indiqué à Bli- da qu’il a profondément étudié l’avant-projet de la Constitution, estimant dans sa conclusion que “c’est un projet conçu par une

autorité illégitime qui va être soumis à l’aval d’une institution parlementaire manquant elle aussi de légitimité et que sa régularité va être soumise à l’appréciation d’un Conseil consti- tutionnel sans marge de manœuvre et sans li- berté de décision”. Devant les militants de la région Centre qui ont rempli la salle, Ali Ben- flis a longuement critiqué l’avant-projet de la Constitution mené d’une manière “malsaine” et “contestable” et augure bien du mal de ses perspectives démocratiques nouvelles que le régime politique prétend ouvrir au pays. Il a également estimé que le projet contient bien plus d’une centaine d’amendements, mais ceux-ci n’affectent en rien la nature autocra- tique et totalitaire du système, et le pouvoir personnel en sort sain et sauf et plus confor- té que jamais. “Cette révision constitutionnelle prétendument consensuelle s’est révélée plus di- viseuse que rassembleuse. C’est une Consti- tution d’un régime politique et n’est pas la Constitution que la République attend”, a sou- ligné Benflis, précisant que le régime a igno- ré les mises en garde contre sa démarche er- ronée et contre l’ouverture inutile d’un chan- tier manifestement improductif. “Avant et après la révision constitutionnelle, il y a eu et

il y aura toujours une crise de régime dont il faudra bien continuer à rechercher le règle- ment”, a lancé Ali Benflis. Pour lui, le mal pro- fond dont souffre le pays n’est pas dans ses Constitutions qu’il suffirait de réviser pério- diquement pour l’en guérir. “Ce mal profond

est dans le système politique lui-même qui a

dégénéré en pouvoir personnel, dont la vacance met l’État en péril”, a-t-il estimé.

Un livre blanc sur l’avant-projet de la Constitution Dans son long discours, Ali Benflis annonce que son parti a procédé à une analyse ex- haustive de tous les aspects de cette révision constitutionnelle et a établi un rapport (livre

blanc) qui sera mis à la disposition de la pres- se et porté à l’opinion publique nationale. Et de se demander concernant les objectifs des trois révisions de la Constitution en dix-sept ans si ce ne sont pas des objectifs personnels. Les objectifs du système sont, selon lui : “En premier lieu, la personnalisation du pouvoir pour qu’il soit incarné que par un homme et

lui seul ; en second lieu, prendre d’assaut les

manifestations de l’équilibre des pouvoirs pour leur substituer un régime de concentra- tion des pouvoirs ; et en troisième lieu, acca- parer les prérogatives du chef du gouvernement et du Parlement pour qu’aucun autre contrepoids n’existe face à un pouvoir présidentiel inhibiteur, dominateur et

Bilal Zehani/Liberté
Bilal Zehani/Liberté

exclusif.” M. Benflis s’est longuement attardé sur la situation de l’économie nationale, estimant que le pays est au bord de la faillite. Selon lui, durant la décennie passée, l’Algé- rie a eu entre les mains l’équivalent de 1 000 milliards de dollars dont 800 milliards ont été affectés à ce qui a été pompeusement quali- fié de plans de relance qui n’ont absolument

Ali Benflis, président de Talaie El-Hourriyet.

rien relancé, sinon le gaspillage, la corruption à très grande échelle. “Le jour où le bilan de

ce plan de relance sera établi, il apparaîtra in-

évitablement que ces 800 milliards de dollars sont partis en fumée et que l’économie natio- nale est toujours aussi précaire, vulnérable, im-

productive et non compétitive qu’elle l’a été, il

y a trente ans”, a conclu Benflis.

K. FAWZI

SEDDIK CHIHEB, HIER, À TIZI OUZOU

“L’Algérie est en pleine phase de transition”

I ntervenant à l’ouverture du conseil de wilaya du RND, tenu hier à Tizi Ouzou, pour élire le

nouveau secrétariat de wilaya, le porte-parole du parti d’Ahmed Ouyahia, et membre du secrétariat national, Seddik Chiheb, a laissé en- tendre qu’il n’y aura pas de transi- tion en dehors de celle qui s’opère actuellement sous la conduite du pouvoir en place. “L’Algérie est déjà en pleine phase de transition, une transition imposée par la crise provoquée par la chute des prix du pétrole et qu’imposera la nouvelle Constitution”, a-t-il

déclaré d’emblée. Une déclaration qui sonne comme une réponse qui s’adresse à l’opposition regrou- pée au sein de l’Icso qui ne cesse de renouveler son exigence d’une “véritable transition démo- cratique”. “Aujourd’hui, nous devons recon- naître que l’Algérie s’apprête à vivre, durant les années à venir, une conjoncture économique et sociale difficile, une crise qui exige de nous tous plus de mesure, de conscience, de fermeté et d’intelligence”, a-t-il ajouté, tout en reconnaissant cer- tains échecs. “On nous reproche de

n’avoir pas su prévenir cette crise et de ne pas nous être préparés à l’af- fronter. Durant les années fastes, nous nous sommes attelés à régler certains problèmes comme ceux de l’eau, des routes et du logement, ce que nous avons réussi mais, en même temps, nous reconnaissons qu’il y a toujours des insuffisances et que nous avons échoué dans certains domaines”, a-t-il reconnu sans, tou- tefois, préciser que cet échec concer- ne justement les domaines les plus stratégiques, notamment dans la mise en place d’une économie à même de réduire la dépendance aux

hydrocarbures. “Aujourd’hui, nous ne pouvons agir qu’avec les moyens du bord”, a-t-il lâché. Tout en invitant les “détracteurs” du parti qu’il représente à rectifier leur vision, Seddik Chiheb a rejeté jus- qu’au qualificatif de parti du pou- voir pour le RND, dont le secrétai- re général, Ahmed Ouyahia, n’est autre que le chef de cabinet de la Présidence. “Nous sommes accusés à tort d’être un parti du pouvoir. Au- trement, nous sommes un parti du devoir. Quand nous avons décidé d’adhérer au processus de réformes initié par le président Bouteflika, c’est

parce que nous avons constaté que sa démarche cadrait parfaitement avec le programme du RND”, a-t-il conclu, non sans s’en prendre aux forces de l’opposition qu’il accuse de vouloir “ghettoïser et isoler la Ka- bylie”. À l’issue de son conseil de wilaya, le RND devait élire son nouveau se- crétaire de wilaya. Une élection déjà reportée à maintes reprises et, encore une fois, marquée par des ti- raillements entre deux clans qui s’affrontent à couteaux tirés.

SAMIR LESLOUS

MOUVEMENT DE REDRESSEMENT AU PT

Hanoune accuse trois membres du CC du FLN de manipulation

L ors d’un meeting qu’elle a animé hier, à M’sila, la secrétaire générale du Par- ti des travailleurs (PT) a entamé son dis-

cours, sur un ton sévère, le mot dur et direct, et n’a épargné personne. Pendant près de deux heures, en effet, Loui- sa Hanoune s’en est prise aux initiateurs du communiqué qui se font passer, selon elle, pour des redresseurs. “Nous n’avons pas de re- dresseurs, mais seulement une personne ma- nipulée par des mercenaires”, dira-t-elle. Et de poursuivre : “Parmi ces pseudo-redresseurs fi- gurent des noms complètement étrangers au PT et qui n’ont jamais appartenu à aucune structure du Parti.” Elle ajoutera : “Des noms de dirigeants du PT cités à leur insu dans le

communiqué de ce groupe ont décidé de por- ter plainte pour faux et usage de faux.” Dans ce sillage, elle rappellera que Salim Labatcha a été exclu du parti par un vote à l’unanimi- té, en présence d’un huissier de justice, lors

de la réunion des 8 et 9 janvier. De ce fait, il n’a aucun droit de parler au nom du PT. Elle ajoutera que “ces pseudo-redres- seurs ont été manipulés par trois membres du

CC du FLN, utilisant leurs responsabilités dans

l’UGTA. Ils ont soumis et continuent de sou- mettre quatre dirigeants du PT occupant des responsabilités à UGTA à d’odieux chan- tages et tentatives de corruption”. Et de me- nacer de dévoiler leurs noms si cette “caba-

le” ne cesse pas immédiatement.

Elle a, par ailleurs, évoqué l’avant-projet de révision de la Constitution et l’exclusion de Zohra Drif-Bitat du tiers présidentiel pour avoir osé dénoncer le “gouvernement de l’ombre”. “Comment ose-t-on s’attaquer à des symboles de la guerre de Libération ?”, s’est- elle interrogée, avant d’accuser “certains res- ponsables au sein de l’État, qui ont déclaré leur allégeance à l’ancien colon à travers des déci- sions sur mesure qui servent les intérêts de ses entreprises”. Au sujet de la loi de finances 2016, Louisa Ha- noune demandera à ce que cette catastrophe soit rectifiée. “Pour faire face la crise, des so- lutions existent”, dira-t-elle, en ajoutant que “nous pouvons transformer les bons des réserves

de change en or, de rompre l’accord avec l’UE et de saisir les richesses illégales qui se chiffrent par milliards”. Pour elle, “le président de la République, qui

a décidé de mettre fin à la privatisation en 2008

et d’annuler en 2006 la loi 05-07 relative aux hydrocarbures, promulguée en juillet 2005, pourrait aussi abroger les articles contestés à travers la loi de finances complé- mentaire”. La SG du PT a applaudi l’article 51 qui exclut l’accès des binationaux aux hautes respon- sabilités de l’État et aux fonctions politiques. “Nous estimons nécessaire qu’il y ait des gar- de-fous”, précise-t-elle.

CHABANE BOUARISSA

LIBERTE

Dimanche 24 janvier 2016

L’actualité en question

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CHANTS, DANSES, PEINTURE ET DIVERSES EXPRESSIONS ARTISTIQUES HIER À LA GRANDE-POSTE

Alger : les jeunes se réapproprient l’espace public

Alger se réveille de sa torpeur, sur les cris d’une jeunesse qui a soif de vivre. Artistes en herbe ou confirmés, de simples badauds, la conviction en commun et l’engagement en bandoulière, étaient là, nombreux, à se réapproprier dans la joie les espaces publics.

E splanade de la Gran- de-Poste. Un vent de révolte artistique souffle sur le centre d’Alger. L’espace ne suffit plus à contenir cette foule,

tous âges confondus, venue prendre part au spectacle annoncé depuis

plu-

sieurs jours

ré-

so-

ciaux. Un spectacle de rue, voulu im- provisé, spontané, mais que les pou- voirs publics ont pris le soin d’en- cadrer, voire carrément d’organiser. L’arrestation du jeune guitariste “Moh Vita Boy” par la police, il y a un peu plus d’une semaine, mobili- se toujours. La société civile veut prendre sa re- vanche. Les artistes veulent se réap- proprier leurs espaces. Alger re- trouve ses couleurs, une joie de vivre depuis déjà deux décennies éclipsée. Le rêve d’une jeunesse pla- ne sur l’esplanade, à mesure que les gens affluent pour y prendre place. Une dizaine de groupes de musique sont à l’affiche. Chacun d’un style musical différent. C’est de la ri-

Reportage réalisé par :

MEHDI MEHENNI

déjà

sur

les

seaux

Ryad Kramdi/Liberté
Ryad Kramdi/Liberté

Une foule, tous âges confondus, est venue prendre part au spectacle .

chesse artistique. La richesse d’une ville qui, il y a quelques jours pour- tant, étouffait sous l’emprise de l’in- terdit et de l’archaïsme. Il a fallu un sursaut de jeunesse artistique pour que les voilà qui arrivent. De vieilles dames qui, de retour du marché, ren- trent chez elles, marquent une hal- te pour humer le parfum de ce bon- heur retrouvé. De jeunes demoiselles en jean et tee-

shirt s’abandonnent sur les escaliers de l’esplanade. De jeunes messieurs les entourent de regards pleins d’ad- miration. Ils se partagent l’espace dans la joie et le respect. Il n’y a point de préjugés. Pas même le moindre dépassement. Des enfants se préci- pitent sur les lieux. La curiosité et l’amusement se dessinent sur leurs visages. C’est qu’il n’y a pas que des groupes de chants. Il y a aussi des conteuses, des monologuistes, des ar-

tistes peintres et des danseurs. Il y a de tout pour faire une ville, mais à condition que la désormais tradition du samedi artistique se perpétue. Les “Fils d’Icosium”, un groupe de rock algérois, se produisent sont sous les regards émerveillés de la foule. En dignes descendants de Juba II, fon- dateur de l’Antique Alger, d’où Ico- sium, ils chantent en langue locale et populaire. “Nous sommes des enfants issus de quartiers populaires, de pauvres conditions, certes, mais de dignes enfants de cette ville…”, lan- cent-ils d’emblée comme pour en- flammer le public. Le jeune bassiste, la vingtaine, avec son jean à la “seventies”, une barbe de communiste, impressionne la gent féminine avec sa voix rauque. À peine a-t-il quitté la scène, que quelques jeunes demoiselles lui cou- rent déjà après. Mais voilà que le tour de la jeune et belle Rosa arrive. Elle n’était pourtant pas programmée. Son nom ne figure pas à l’affiche. Mais comme plusieurs chanteurs, pourtant inscrits, n’ont pas répon- du présent, il y a de la place pour ces jeunes talents qui émergent. Ils ten- tent leur chance. Et ça marche plu- tôt bien pour Rosa qui interprète des

chants kabyles. De la voix d’une future diva elle reproduit les plus belles chansons du célèbre Idir. Un groupe de jeunes garçons de l’Ora- nais prennent la relève du king de la chanson raï, Cheb Khaled. Sur les airs d’Aïcha et de Didi, la foule dan- se jusqu’à l’épuisement. Des femmes en foulard et en hijab sont de la par- tie. Elles ne se retiennent plus. Et pour une fois, pas le moindre regard accusateur ne pèse sur elles. Pendant ce temps, le maire d’Alger, Hakim Bettache, se pointe. Il semble avoir gagné la sympathie des artistes de l’Algérois, après avoir délivré une autorisation à “Moh Vita Boy”, d’exercer son art dans la rue. Il prend place parmi cette jeunesse qui, un moment après, a presque oublié qu’il était là. D’autres préoccupations obligent. Et les voilà déjà qui s’échangent des contacts. Des photos de souvenirs… et pourquoi pas pour la postérité. Un peu à l’écart de la foule, assises sur une marche surplombant la scène, de vieilles dames papotent. Leurs couf- fins abandonnés sur le sol, elles semblent revivre pour ne jamais rentrer de sitôt faire la cuisine.

M. M.

REDOUTANT L’ÉLAN D’UN MOUVEMENT SPONTANÉ

Les pouvoirs publics ont trouvé la parade

L’ÉDITO

PAR SAÏD CHEKRI

Vrai recul, fausse pénitence

L ’image est presque irréelle. Des centaines de jeunes et moins jeunes, dont des filles, des dames et des vieilles, étaient rassemblés, hier, à l’es- planade de la Grande-Poste, à Alger. Ils n’étaient pas venus pour un mee-

Au lieu de maudire les ténèbres,

allume donc une petite lueur.” C’est dans l’esprit de ce dicton chinois, mais aussi pour braver et défier l’interdit et

l’arbitraire que les initiateurs de cet après- midi de “musique en plein air” ont monté leur coup en usant de leurs claviers. La suite fut un succès total. Et, aussi, un camouflet pour les pouvoirs publics qui, il y a une dizaine de jours,

avaient mobilisé la police pour embarquer un jeune guitariste au motif qu’il avait joué quelques notes de musique sur le trottoir “

ting organisé par un parti alibi, un syndicat maison ou une association fan- toche émargeant au budget de l’État. Ils étaient là pour répondre à un ap- pel diffusé sur les réseaux sociaux par des jeunes qui avaient à cœur de re- conquérir quelques parcelles de l’espace public “privatisé” par le pouvoir politique qui n’y tolère aucune “intrusion”, hormis celles du commerce in- formel (c’est son plan anti-chômage) et du prosélytisme islamiste, voire sa- lafiste, devenu envahissant au fil des années. Au point où, au nom d’un “nou- veau conformisme”, tacitement convenu entre un pouvoir irrémédiablement arc-bouté sur une conception dépassée de la vie publique et un islamisme à la fois sournois et conquérant, toute expression portant un soupçon de modernité ou de liberté en était exclue car perçue, de prime abord, com- me un hiatus malvenu, une fausse note dans la symphonie triomphante qui célébrait au quotidien le mariage de la matraque et du qamis. Ce ma- riage qu’aura scellé la réconciliation qui, à défaut de faire cohabiter la bar- be et la jupe courte, comme promis, a choisi de “répudier” celle-ci pour fai- re place nette au niqab. “Au lieu de maudire les ténèbres, allume donc une petite lueur.” C’est dans l’esprit de ce dicton chinois, mais aussi pour braver et défier l’interdit et l’ar- bitraire que les initiateurs de cet après-midi de “musique en plein air” ont monté leur coup en usant de leurs claviers. La suite fut un succès total. Et, aussi, un camouflet pour les pouvoirs pu- blics qui, il y a une dizaine de jours, avaient mobilisé la police pour embarquer

un jeune guitariste au motif qu’il avait joué quelques notes de musique sur

le trottoir

Hier, toutefois, les autorités ont dû, face à la foule qui a pris d’as-

saut l’esplanade de la Grande-Poste, se résigner à “accompagner” le mou- vement, à le subir et, surtout, à ne pas le réprimer pour éviter d’ouvrir un “nouveau front” qui, par les temps qui courent, aurait été de trop. La peur d’un fait déclencheur d’une révolte qui s’étalerait dans le temps et dans l’es- pace est manifestement passée par là. Un recul purement tactique, donc. De fait, il faut se garder de croire que le pouvoir a fait pénitence. Car la pénitence est portée par le regret sincère et implique la décision réfléchie, ferme et définitive de ne pas rééditer la faute commise. Il est, sans doute, encore un peu tôt pour en attendre au- tant de nos dirigeants. n

L ’arrestation du jeune artiste de rue “Moh Vita Boy” par la police, jeudi 14 janvier 2016, a

fini par révolter les esprits pour en- suite les libérer. Au lendemain de cette fâcheuse histoire qui a fait sensation sur les réseaux sociaux, en Algérie et à l’étranger, des citoyens ont décidé de sortir crier leur ras-le- bol de toute forme de répression de l’expression publique. Pris de court par cette foule nom- breuse, sortie dans la rue crier haut et fort son indignation par la chan- son, les pouvoirs publics ont pani- qué. Libre cours a été laissé à l’en- gagement d’une jeunesse qui, visi- blement, entreprend de se réappro- prier l’espace public. Car, comment

continuer à disserter sur l’“État civil”, tout en multipliant les arrestations

de citoyens dans la rue, et au nom

?

Munis de leurs guitares, de jeunes amateurs font depuis leur pèlerina- ge à la place Audin. Des actions individuelles mais hau- tement symboliques qui ont fini par rassembler et mobiliser pour une cause et autour d’actions communes. Et c’est ainsi qu’un autre rendez- vous a été donné pour hier, samedi, afin de se produire dans la rue. L’initiative lancée par des jeunes internautes a fait le tour du pays. Et des citoyens de différentes régions d’Algérie ont promis de venir à Al- ger porter l’espoir d’une société émancipée. Et puisque le pouvoir

garde toujours ce réflexe frileux et pratiquement allergique à tout mou- vement de rue, les autorités ont pris sur elles le devoir d’organiser le spectacle et de canaliser ainsi la foule. Et tous les moyens ont été mis

à contribution, puisque l’événement

a été finalement placé sous l’égide de la wilaya d’Alger, en collaboration

avec la direction de la jeunesse et des loisirs et l’association “Jeunes, talents et horizons”. Une liste d’artistes inscrits au préa- lable a été minutieusement établie.

Il fallait ainsi éviter tous ces artistes

dont les chansons versent dans la po- litique. C’est ainsi qu’il y a eu des chansons sur Ghaza et la cause pa- lestinienne mais pas sur l’état pré- caire de la vie en Algérie. Les groupes de musique qui ont investi la rue au lendemain de l’arrestation de “Moh Vita Boy” n’étaient pas de la partie. Ceux qui se sont produits ont, pour la plupart, l’habitude de travailler avec les organismes étatiques. Mais c’est déjà un début pour drainer la foule et redonner vie et espoir à une capitale qui a besoin de couleurs et d’ambiance. Quelque chose se réveille, pousse et

commence à grandir. Une chose est sûre : ne pouvant se risquer à ré- primer, les pouvoirs publics se sont mis de la partie pour canaliser, voi- re récupérer le mouvement.

M. MEHENNI

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L’actualité en question

Dimanche 24 janvier 2016

LIBERTE

LE FROID EN ROUMANIE PERTURBE LES IMPORTATIONS DE COMPOSANTS

Chômage technique à Renault Algérie Oran

Cet arrêt technique, qui pourrait durer encore plusieurs jours, est la conséquence directe du faible taux d’intégration des composants de fabrication locale dans la production de la Renault Symbol.

D epuis plusieurs jours, les équipes de montage de l’usine Renault Algérie d’Oued Tlélat (wilaya

d’Oran) sont au chômage tech-

nique faute de pièces et d’élé- ments importés de Roumanie. Le climat hivernal avec des pics de -7 degrés qui sévit en Roumanie

a mis à l’arrêt la chaîne de produc-

tion des pièces destinées à l’usine de montage Renault Algérie Pro- duction (RAP) pour la fabrication de la Renault Symbol. Selon nos sources, la reprise de travail est prévue pour la dernière semaine de janvier, si les conditions clima- tiques s’améliorent en Roumanie. “Si le moteur est importé d’Es- pagne, tout le reste vient de l’usi- ne Renault installée en Roumanie où les opérateurs algériens ont ef- fectué leurs stages de formation et de perfectionnement”, confie un salarié. Cependant, avec le crédit

D. R.
D. R.

L’usine Renault n’a pas atteint l’objectif prévu concernant la fabrication de voitures.

à la consommation, lancé derniè- rement, l’usine Renault Algérie est sur le point de recruter une

3 e équipe de salariés, afin d’assu- rer le roulement de trois équipes en 3x8 pour augmenter la produc-

tion et faire face à la demande. Par ailleurs, l’ob- jectif de la pre- mière année de production n’a pas été atteint. Ne sont sorties de l’usine, en effet, que 20 000 voi- tures fabriquées au lieu des 25 000 initialement pré- vues. Autre fausse note, les sous- traitants ne se bousculent pas au portillon, seuls “4 ont été choisis pour le moment pour un taux d’intégration de

moins de 30% au lieu des 40% prévus”, ce qui han- dicape la création d’un pôle de l’industrie automobile dans la ré-

gion d’Oued Tlélat. Avec l’arrivée prochaine de Peugeot dans la ré- gion, la demande de sous-traitants et de main-d’œuvre qualifiée se posera avec acuité. Déjà, le ministère de la Formation professionnelle envisage la créa- tion d’un centre de formation d’excellence dans la spécialité “in- dustrie automobile” à Es-Sénia. Notons qu’une délégation françai- se de Peugeot s’est déplacée à Oran, le 6 janvier passé, après un premier report à cause des atten- tats de Paris le 13 novembre der- nier, pour le choix du site qui abri- tera la réalisation de son usine, en présence de ses partenaires algé- riens. Apparemment, plusieurs terrains ont été proposés par les autorités locales. Ces derniers ne cachent plus leur satisfaction face aux re- tombées positives d’un tel inves- tissement sur la région et toute la wilaya d’Oran.

NOUREDDINE BENABBOU

L’EXPERTISE D’UN BUREAU D’ÉTUDES DE RENOMMÉE MONDIALE SOLLICITÉE

Économie nationale : le FCE proposerait un “Plan émergence”

L Forum des chefs d’entreprise (FCE)

pourrait lancer, durant cette année,

e

l’élaboration d’un “Plan émergence”.

Des discussions ont été engagées à cet effet avec un bureau d’études de renommée mondiale, a indiqué le président du FCE, Ali Haddad, lors de l’assemblée générale or- dinaire de l’organisation patronale, qui s’est tenue le 20 janvier dernier à l’hôtel El- Aurassi. en 2015, le FCE a élaboré un plaidoyer “pour l’émergence de l’économie algérienne”, qu’il a remis au Premier mi- nistre. L’association patronale recommande dans son plaidoyer un certain nombre de solu- tions structurelles axées sur des mesures ur- gentes ciblant un développement massif de l’investissement dans les activités de pro- duction de biens et de services. Le gouver-

nement semble avoir pris en compte cer- taines propositions du FCE. En effet, la bais- se de la taxe sur l'activité professionnelle (TAP) et de l'impôt sur les bénéfices des so- ciétés (IBS), la mesure relative au foncier industriel, l’amnistie partielle pour lutter contre l’informel, la dépénalisation de l’ac- te de gestion, ce sont autant d’avancées qui sont à porter à l’actif de l’action du Forum. Mais beaucoup de suggestions n’ont pas été retenues par l’Exécutif. Cette année, le FCE décide de consolider le plaidoyer par des études sur les secteurs jugés essentiels pour la diversification de l’économie nationale. “D’ores et déjà, trois études sont en cours de conception sur les trois problématiques qui ont toujours consti- tué la préoccupation du Forum, à savoir : la sécurité alimentaire, la sécurité numérique

et la sécurité énergétique ; une quatrième étude pourrait s’avérer utile sur la privati- sation. Ces études viendront compléter et dé- tailler celle que nous avons présentée à l’occasion des journées de l’entreprise sur la diversification de l’économie nationale”, souligne le président du FCE dans le rap- port qu’il a présenté à l’assemblée généra- le ordinaire. L’organisation patronale, qui regroupe au- jourd’hui 900 chefs d’entreprise avec plus de 1 500 entreprises (contre 300 en dé- cembre 2014), a centré les débats sur l’ur- gence d’une nouvelle politique qui fonde le développement de l’économie nationale sur l’entreprise et non plus sur la rente, une po- litique qui encourage la création de ri- chesses et d’emplois. Le FCE considère qu’une telle politique doit s’attacher à libé-

rer les initiatives, faciliter l’investissement et son financement, ouvrir à l’initiative pri- vée tous les secteurs d’activité écono- mique, réorganiser le foncier industriel, ré- former le système fiscal, réformer les sys- tèmes de formation professionnelle et d’enseignement supérieur, encourager la re-

Il soutient, “encore et

toujours”, que la solution à la situation de dépendance de l’économie algérienne à la ressource pétrolière ne réside pas dans les approches dogmatiques et idéologiques, qu’il refuse, “mais dans une politique auda- cieuse, centrée sur l’entreprise, avec la mise en œuvre de réformes courageuses qui ins-

cherche scientifique

tallent définitivement l’économie de marché tout en renforçant le système de solidarité nationale”.

MEZIANE RABHI

IMPORTATION DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES

La facture a baissé de près de 22% en 2015

facture d’importation de

produits pharmaceutiques a reculé à 1,96 milliard de dollars

en 2015 contre 2,52 milliards de dol- lars en 2014, soit une baisse de 21,98%, selon les chiffres des douanes repris par l'APS. Les quantités importées ont égale- ment connu une baisse mais à un moindre rythme en s'établissant à 26 914,5 tonnes (t) contre 31 785,2 t, soit un recul de 15,32%, précise le Centre national de l'informatique et des statistiques des douanes (Cnis). La baisse en valeur des importations, constatée depuis le début de l'année,

a concerné l'ensemble de la compo-

L a

sante des produits pharmaceutiques, tandis que le recul des quantités im- portées a touché seulement les mé- dicaments à usage humain, contrai- rement à celles des produits destinés à la médecine vétérinaire et des produits parapharmaceutiques qui ont affiché des hausses. La facture des médicaments à usa- ge humain (95% de la facture globa- le des importations des produits pharmaceutiques) s'est chiffrée à près de 1,87 milliard de dollars en 2015 contre 2,41 milliards de dollars en 2014 (-22,53%). Les quantités im- portées sont passées à 24 560,65 t

contre 29 808,67 t (-17,61%). Les im-

portations des produits parapharma- ceutiques se sont établies à 68,64 mil- lions de dollars (1 673,4 t) contre 72,52 millions dollars (1 406,93 t), soit une baisse de 5,35% en valeur et une hausse de 18,94% en quantité. Quant aux médicaments à usage vétérinaire, leurs importations ont atteint 29,47 millions de dollars (680,45 t) contre 36 millions dollars (569,58 t), soit un recul de 18,14% en montant et une hausse de 19,47% en quantité. La baisse en valeur des im- portations des médicaments s’ex- plique essentiellement par une meilleure négociation des prix au- près des laboratoires étrangers, avait

déjà indiqué le ministère de la San- té, de la Population et de la Réforme hospitalière. “Nous avons adopté une nouvelle méthodologie de fixa- tion des prix, basée sur la comparai- son des prix à l’international, afin d'obtenir les meilleurs prix en Algé- rie lors de l'enregistrement des pro- duits, dans le cadre de la maîtrise de la facture des importations”, selon le directeur des produits pharmaceu- tiques auprès de ce ministère. Cet- te nouvelle méthodologie a permis d'obtenir une baisse d'au moins 10% par rapport aux marchés euro- péens, avait précisé le même respon- sable. À rappeler aussi que dans le

cadre de la rationalisation des im- portations des médicaments, un ar- rêté ministériel a fixé, en décembre dernier, la liste des produits pharma- ceutiques à usage humain et des ma- tériels médicaux fabriqués en Algé- rie interdits à l'importation. Il s'agit de 357 médicaments composés de comprimés, crèmes et pommades dermiques, solutions injectables, suppositoires, pommades ophtal- miques et sirops. S'ajoute également une liste de 11 matériels médicaux fabriqués loca- lement et qui sont aussi interdits à l'importation.

R. E.

LE RADAR

5

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

LIBERTE

Dimanche 24 janvier 2016

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

CRÉANCES DES CLUBS CUMULÉES EN 5 ANS

Accord imminent FAF-Cnas

DES CLUBS CUMULÉES EN 5 ANS Accord imminent FAF-Cnas n La Fédération algérienne de football (FAF)

n La Fédération algérienne de football (FAF) et la Caisse nationale des assurés so- ciaux (Cnas) rendront publiques inces- samment les clauses d’un accord, conclu entre les deux parties, sur le passif des créances des clubs professionnels en ma- tière de cotisations sociales. Les dettes s’ac- cumulent depuis cinq ans. Au bout d’étroites négociations, la FAF et la Cnas se sont accordées à plafonner les salaires des joueurs et des staffs techniques des clubs professionnels, soumis à cotisation, à 270 000 dinars au lieu de 120 000 dinars, comme soutenu antérieurement. C’est as-

surément une bonne nouvelle et pour les joueurs et pour les clubs, qui offrent des rémunérations dépassant largement le seuil fixé pour les moins élevées d’entre elles. À partir de ce mois de janvier, les clubs doivent être impérativement à jour au plan des cotisations sociales. La FAF s’attellera, pour sa part, à payer l’en- semble des créances détenues par la Cnas. Elle récupérera les sommes avancées au profit de chaque club en les retranchant des quotes-parts sur les droits de retransmis- sion des matchs en direct ou en différé à la Télévision algérienne.

HOMMAGE RENDU À UN ANCIEN MOUDJAHID EN PRÉSENCE DU SG DE L’ONM

Son fils, présent dans la salle, n’existerait pas, selon le portrait vidéo

dans la salle, n’existerait pas, selon le portrait vidéo n La direction des moudjahi- dine de

n La direction des moudjahi- dine de la wilaya de Bouira a rendu, hier en présence du SG de l’ONM Mohamed Abadou, un hommage à l’ancien ma- quisard Mohamed Saïti, décédé en 2015 à l’âge de 83 ans à Sour El-Ghozlane. Dans le portrait vi- déo de dix minutes, il a été dit que le moudjahid n’avait pas eu d’enfant de sa première épouse. Non seulement l’information n’était pas si utile dans une cé- rémonie hommage à un homme engagé corps et âme dans la guerre de Libération nationale, mais aussi complètement incongrue. Le fils du défunt, issu de son pre- mier mariage, était dans la salle. Évidemment, il a vivement réagi à ce qui apparaissait comme un “reniement” pur et simple de son existence. Le directeur des moudja- hidine lui a aussitôt présenté des excuses et a promis de corriger l’erreur.

CONCOURS DE L’AGENCE UNIVERSITAIRE DE LA FRANCOPHONIE AU MAGHREB

Le nombre d’or comme source d’inspiration

n Le Bureau Maghreb de l’Agence uni- versitaire de la francophonie, qui regrou- pe plus de 800 établissements universitaires sur les cinq continents, dans une centaine de pays, donne le coup d’envoi au concours de posters scientifiques sur le thème “le nombre d’or, du déséquilibre à l’harmonie”. D’abord terme d’architecture et de pein- ture désignant depuis la Renaissance une proportion idéale, le nombre d’or est éga- lement source d’inspiration dans la sculp- ture, la musique et depuis peu les ré-

flexions socioéconomiques et politiques à travers pourcentages, ratios, quotients, quotas, etc. L’appel à candidatures pour le concours est destiné aux étudiants (niveau master et doctorat) des institutions magh- rébines membres de l’AUF, dont évidem- ment l’Algérie. Il est valable jusqu’au 15 fé- vrier prochain. Trois prix, récompensant les meilleurs travaux, seront remis en clô- ture du forum au mois de mars à Rabat. Un catalogue reproduira l’ensemble des pos- ters exposés.

POUR NON-REMBOURSEMENT DES PRÊTS BANCAIRES ET NON-RESPECT DES CLAUSES DU CAHIER DES CHARGES Une centaine
POUR NON-REMBOURSEMENT DES PRÊTS
BANCAIRES ET NON-RESPECT DES CLAUSES
DU CAHIER DES CHARGES
Une centaine de porteurs
de projets poursuivis
en justice par la Cnac

n Le directeur de la Caisse na- tionale d’assurance chômage (Cnac) de la wilaya de Aïn Té- mouchent a indiqué que pas moins de 105 porteurs de projets ont été poursuivis en justice pour la seule année 2015. Il a précisé que ces dossiers concernent les projets qui ont été financés par la Cnac et dont les bénéficiaires n’ont pu rembour- ser les prêts bancaires ou tout simplement pas respecté les clauses du cahier des charges. Il a affirmé qu’il a œuvré à don- ner toutes leurs chances aux pe- tites entreprises pour aller au bout de la concrétisation de

leurs projets d’investissement. À ce titre, il a saisi la banque contractante, par courrier, pour lui demander, et ce conformé- ment à la convention signée entre les deux entités, de re- nouveler les échéanciers de rem- boursement des bénéficiaires de crédits qui n’ont pu honorer leurs créances pour des raisons objectives. “Malgré cela, le nombre du non-remboursement des prêts impayés dépasse le taux de 35% sur la totalité des crédits accordés au niveau de la wilaya de Aïn Témouchent. Nous ne pouvions alors que recourir à la justice”, a-t-il regretté.

LE PÈRE A SAISI LA JUSTICE

Une fillette porte clandestinement son prénom “Doris-Tamila”

n Née le 17 novembre 2011, Doris-Tamila Touzene continue à por- ter son prénom clandestinement. Son père, qui a saisi la justice, n’est pas encore parvenu à obtenir l'autorisation du juge du tribunal de Tizi Ouzou pour inscrire sa fille à l'état civil, et ce, malgré la dé- cision n°105/CAB/CTO/2013, du premier magistrat de la commune de Tizi Ouzou, attestant que le prénom Doris-Tamila est confor- me au code d’état civil algérien. « Une bataille qui dure depuis quatre ans sans relâche pour garantir le droit de mon enfant à jouir d’un prénom », explique le père de la petite-fille, Hachemi Touzene. Ce blocage serait, selon la même source, induit par la consonance ama- zighe dudit prénom. Si la procédure dure plus longtemps, la famille risque d’être confrontée à d’autres difficultés, lorsqu’il faudra ins- crire l’enfant à l’école.

Vu à Bouira

Dans la salle d’attente de la maternité de l’hôpital de Bouira, pas de sièges pour les parents accompagnant les parturientes.

ARRÊT SUR IMAGE

Photo/Liberté
Photo/Liberté

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L’actualité en question

Dimanche 24 janvier 2016

LIBERTE

NACER KETTANE À PROPOS DE L’ARTICLE 51 DU PROJET DE RÉVISION DE LA CONSTITUTION

“La communauté algérienne en France est interloquée”

Nacer Kettane, membre du Conseil économique, social et environnemental français et P-DG de Beur FM et de Beur FM-TV, tout comme il est président fondateur de Beur TV, la chaîne Méditerranée, rend compte, dans cet entretien, du sentiment de frustration et de colère des ressortissants algériens à l’étranger, suite à la double peine que leur infligent les projets de révision des Constitutions algérienne et française.

Liberté : Les binationaux sont pris entre le marteau et l’enclume. En Algérie, l’article 51 du projet de révision de la Constitution empêche les porteurs de double nationalité d’accéder à certaines hautes fonctions politiques, alors qu’en France, c’est l’épée de Damoclès qui sera suspendue au-dessus de leur tête avec la propo- sition de déchéance de la nationalité. Quel est

votre sentiment à ce sujet ? N. Kettane : Le projet d’interdire aux binationaux l’accès à un certain nombre de fonctions plonge la diaspora algérienne dans une incompréhension inversement propor-

tionnelle à l’amour et à l’attachement dont té-

moignent les Algériens du “monde” à l’Algérie, leur pays de “toujours”. Faut-il rappeler les sacrifices des aînés pour libé- rer l’Algérie, en étant le berceau du nationalisme algérien et financier de la Révolution (porteur du trésor du FLN) ? Si cet article venait à être forma- lisé, ce serait une insulte à l’Histoire et une hypo- thèque sur un des atouts majeurs de l’Algérie quant à son développement et son ouverture sur le mon- de. Les deux pays doivent se ressaisir. La démocra- tie française bicentenaire semble avoir “mal” à la République et prête le flanc à la lepénisation des esprits, et s’engage sur un chemin dangereux et instable, porteur de toutes les dérives, celui du re- niement. Une forme de déclin que les fossoyeurs de la Dé- claration des droits de l’Homme et du Citoyen en- tretiennent et dont ils se délectent. La jeune Ré- publique algérienne, à travers la réforme consti- tutionnelle voulue par le président Bouteflika, est en train de parachever patiemment la construc- tion démocratique du pays. Offrir aux binationaux la capacité de choisir leur forme d’engagement, ne pas les emprisonner dans des “non-choix” réducteurs permettraient d’enri- chir la cohésion et la mixité sociale, de booster le pool économique euroméditerranéen, et contri- bueraient à placer l’Algérie de façon privilégiée et stratégique sur l’échiquier mondial. Si François Hol- lande ne veut pas “sortir” de l’Histoire par la pe- tite porte, il doit reconsidérer sa position. C’est le lot des grands hommes que de pouvoir ras-

sembler. Quant à l’Algérie, la volonté de construi- re une société apaisée est manifeste : officialisa- tion de la langue amazighe, interdiction d’instru- mentaliser l’islam à des fins politiques, intégra- tion du logement social pour les plus démunis, etc. Elle s’honorerait de continuer à “ouvrir les bras” aux Algériens du monde entier qui sont aussi ses enfants !

Entretien réalisé par :

HAMID SAÏDANI

D. R.
D. R.

Comment la communauté algérienne en Fran- ce a-t-elle accueilli cette proposition d’amende- ment de la Constitution algérienne ? La communauté algérienne en France et ailleurs

aussi je suppose, même si c’est en France qu’elle est nombreuse, ne comprend pas cette proposi- tion. C’est l’incompréhension totale. Elle est inter- loquée. Au moment où il se passe un tas de choses dans l’émigration algérienne, où les chefs d’entre- prise créent une chambre de commerce franco- algérienne, où les professions libérales, médecins et avocats se mobilisent, où des élans positifs se sont constitués pour être des traits d’union entre

la France et l’Algérie pour un développement fran-

co-algérien et franco-maghrébin, les gens ne comprennent pas. J’en veux pour preuve que des personnes telles que la sénatrice Laïla Aïchi, et des députées comme Tokia Saïfi députée européenne, Bariza Khiari, vice- présidente du Sénat ou encore Louiza Ferhat maire adjoint de Paris 15 et Fadela Mehal conseillè- re de Paris veulent faire entendre leur voix à ce sujet. Je pense qu’il faut garder cet élan.

Certains observateurs relèvent une contradic- tion entre cette disposition et l’article 29 de la Constitution qui énonce que les citoyens sont égaux devant la loi. Comment la loi fondamen- tale du pays peut-elle contenir une telle discor- dance ? Nous sommes Algériens parce que nous sommes

de grands-parents algériens. Il n’y a pas d’Algériens

à moitié, à 30%, à 20%, etc. Si nous sommes Algé-

riens, nous le sommes à part entière, de A à Z et

nous avons les droits et devoirs inhérents à la na- tionalité algérienne. Récemment, le gouvernement

a ouvert des pistes aux enfants de pieds-noirs, à

tous ces gens qui reviennent. Quelle différence pour quelqu’un d’origine turque, française ou es- pagnole ? Pour moi ce sont des Algériens. Il y a un

effort fait par le gouvernement algérien pour ré-

concilier toutes ces origines et que finalement nous sommes Algériens parce que nous sommes nés en Algérie, que nous avons vécu en Algérie et que nous aimons l’Algérie. Nous ne pouvons donc pas couper l’algérianité. Rappelez-vous à un moment donné, ce sont les in- tégristes qui avaient essayé de découper les Algé- riens, au sens propre comme au figuré, malheu- reusement. Les intégristes avaient décidé qu’il y avait des Algériens de bas étages et des Algériens de hauts étages. Ils s’étaient arrogé le droit de dé- cider qui était un bon Algérien et qui était un mau- vais Algérien. Et nous avons vu ce que cela a don- né. Une décennie de crimes, d’horreurs et de terroris- me. Donc à partir du moment où on commence à hiérarchiser les choses, c’est dangereux. Donc, je crois que les Algériens du monde entier qui aiment l’Algérie, souhaitent la réussite du pro- cessus démocratique. La réforme constitutionnel- le voulue par le président de la République va dans ce sens parce qu’elle crée les conditions d’une co- hésion sociale. Je pense, notamment à l’officialisation de tama- zight. Je pense aussi à l’interdit fait à l’instrumen- talisation de la religion à des fins politiques. Je pen- se, également à l’intégration du droit d’accès au logement social pour les plus démunis. Tout cela, ce sont des facteurs de cohésion socia- le. C’est une Constitution qui va dans le bon sens. Elle parachève la construction démocratique du pays. Je crois quelle n’a pas besoin de petites choses comme ça qui font un peu désordre.

Concrètement, que faut-il faire pour tenter de faire entendre la voix de l’émigration avant qu’il ne soit trop tard ? Une pétition est en train de se préparer à l’initia- tive d’un certain nombre de personnalités bina- tionales pour mettre en exergue le rôle de la com- munauté algérienne à l’étranger et son apport au

pays. Elle constitue une force de frappe pour l’Al- gérie. C’est quelque chose qui permet à l’Algérie de déployer un certain nombre d’atouts sur le plan stratégique, au niveau politique et culturel. Ces bi- nationaux sont quelque part des ambassadeurs. Alors comment peut-on priver ces ambassa- deurs de fonctions ? Il y a un anachronisme que nous ne comprenons pas. Et puis nous nous po- sons la question de savoir à partir de quand nous sommes à 10% Algérien, à 50% ou à 80%. C’est l’incompréhension totale qui prédomine. Moi je pense qu’il y a eu un tas d’événements qui s’étaient passés. On se rappelle la création d’un secrétariat d’État chargé de l’émigration. C’était extrêmement intéressant à l’époque. Il y a eu les rencontres du Mithaq (Djenane el-Mithaq à Alger) où la diaspora algérienne du monde entier - d’Europe, du Canada, des États-Unis - s’était réunie pour trois jours, j’y étais et nous avions conclu à l’installation d’une instance représentative de cet- te diaspora. L’idée avait fait son chemin et le Président devait la nommer et brutalement nous n’avons plus en- tendu parler de ce projet. Donc, cette proposition contenue dans le projet de Constitution vient un peu briser cet élan qui existe chez les dirigeants algériens. Il faut aujourd’hui tout mettre sur la table pour se ménager une porte de sortie hono- rable.

Tout en sachant que les jeux sont pratiquement faits, avec un Parlement d’emblée acquis à la cau- se… Je pense que les débats auront lieu au sein de la société civile, dans la presse, au Sénat. Le débat de- vrait avoir lieu. Moi je compte en tout cas sur la sagesse du président Bouteflika et sur les hautes autorités comme le président du Conseil consti- tutionnel et le Premier ministre pour une porte de sortie et revenir sur quelque chose qui ne fait pas avancer l’Algérie.

Pour revenir à ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée, notamment après la proposi- tion faite par le gouvernement français d’amen- der la Constitution pour prévoir dorénavant la possibilité de déchéance de la nationalité pour les binationaux, comment justement la commu- nauté émigrée, puisque c’est elle qui est visée par cette disposition, vit-elle cette situation ? Longtemps vécue comme un atout, une plus-va- lue, en particulier pour les chefs d’entreprise ainsi que par les tenants du dialogue intercultu- rel, les bi ou multinationaux sont désormais voués aux gémonies de part et d’autre de la Mé- diterranée. Alors que Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre de François Hollande, clamait haut et fort en 2013, au cœur d’Alger, lors de sa visite d’État, que la bi- nationalité était l’un des ferments essentiels pour construire des passerelles durables et de vrais rendez-vous entre la France et l’Algérie ; les der- niers attentats en France et la morosité algérien- ne (pétrole à 30 dollars !), semblent sonner le glas à ce qui était perçu alors comme un accélérateur d’idées, d’échanges et un facteur de stabilité. En France, le projet de déchéance de la nationa- lité vient déchirer l’article 2 de la Constitution, di- viser le pays, assigner à résidence une partie des Français, les désigner à la vindicte ; à l’amalgame. En un mot : elle les criminalise ! En 1981, nous nous étions battus pour faire abroger la “double peine” inique et honteuse qui touchait d’abord les jeunes d’origine algérienne. En 2015, François Hollande semble vouloir instau- rer la “triple peine”. Cette proposition de l’extrême droite reprise à son compte plonge l’ensemble de la gauche, mais aus- si un large pan de la droite, dans un effroi glacial ! Loin d’être symbolique, cette mesure plonge plus d’un tiers de la population française dans des in- terrogations sur leur avenir et complique un peu plus les débats sur l’identité, la nation, la Ré- publique.

LIBERTE

Dimanche 24 janvier 2016

L’actualité en question

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ÉCHEC SCOLAIRE, SUR-CHÔMAGE, INSULTES RACISTES

L’intégration ratée des enfants d’immigrés en France

Une vaste étude démographique montre que les descendants nés en France de populations immigrées, notamment maghrébines, éprouvent plus de mal que leurs parents à se faire accepter et à réussir.

I ls sont Français à la naissan- ce et n’ont vécu dans aucun autre pays. Mais ils restent des étrangers aux yeux de leurs compatriotes et de la République, à travers ses dif-

férentes institutions, y compris l’éco-

le et la justice. Les enfants d’immi- grés,

De Paris : SAMIA

endu-

LOKMANE-KHELIL

rent

toutes les formes de discrimination. Ils souffrent de racisme encore plus que leurs parents, révélant à travers leurs échecs personnels, les ratées des politiques d’intégration expérimen- tées sans succès par les gouverne- ments successifs, dans le sillage de la célèbre marche des Beurs, au début des années 80. Un peu plus de trois décennies après le déclenchement de ce mouvement contestataire conduit par les immigrés maghrébins de se- conde génération, une enquête de grande ampleur “Trajectoires et ori- gines”, réalisée par l’unité de re- cherche “Migrations internationales et minorités” de l’Institut national des études démographiques (Ined), montre que les dénonciations ré- currentes de comportements ra- cistes par les Français d’origine étrangère ne sont pas l’expression d’une position victimaire, mais une réalité. Cette étude dont les travaux se sont prolongés sur une dizaine d’années a mobilisé plus de 500 enquêteurs. Le

travail d’investigation s’est basé principalement sur le recueil de té- moignages, 22 000 entretiens entre 2008 et 2009. Il y a quelques jours, l’Ined rendait public les résultats. L’unité de recherche s’est appuyée sur des paramètres classiques d’in- tégration socio-professionnelle pour connaître le vécu des populations immigrées et de leur descendance et la nature des blocages auxquels elles sont confrontées. Les questions po- sées soulèvent des problématiques

D. R.
D. R.

simples : “Au cours de votre vie, avez- vous été la cible d’insultes, de propos ou d’attitudes racistes en France ?”, ou encore “Au cours des cinq der- nières années, est-il arrivé qu’on vous refuse injustement un emploi ?”. Dans plus d’un cas sur deux, les ré- ponses sont affirmatives. La discri- mination dans l’accès au marché du travail est évidente quand l’ensemble des critères (diplômés, présence d’opportunités…) sont réunis. À la fin de l’année 2015, une autre étude menée par Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Cereq) a montré que les enfants d’immigrés d’origine maghrébine et africaine ont plus de difficultés que les autres à se faire embaucher. “À niveau d’éducation et caracté- ristiques comparables. Ce désavan- tage dans l’accès à l’emploi est alors

Partagés entre deux cultures, les Beurs subissent la marginalisation et l’exclusion.

attribué à une discrimination à l’em- bauche”, avait indiqué le Cereq. Pis, selon ce centre, les jeunes issus de l’immigration maghrébine occu- pent des postes de moindre qualité que les Français d’origine. Ce constat est confirmé par l’Ined, qui fait re- marquer à travers les témoignages recueillis que ces jeunes se rési- gnent, en dépit de leurs diplômes à accepter des postes sous-qualifiés, parfois les mêmes que leurs pa- rents. Subissant une plus grande exclusion que les autres du marché du travail, les enfants d’immigrés, se- lon l’Ined ont encore plus de mal que leurs parents à décrocher un emploi alors qu’ils sont nés et ont été édu- qués en France. Les détenteurs de diplômes supé- rieurs ne sont pas mieux lotis. Dans la population générale, 20% des ac-

tifs occupent ce type de postes, contre seulement 8% des immigrés d'origine maghrébine. Compte tenu des écueils qui empiètent sur leur parcours scolaire, les enfants d’im- migrés ont pourtant beaucoup de mérite lorsqu’ils arrivent à décrocher un diplôme universitaire. En matière d’éducation, les conclusions des chercheurs de l’Ined sont égale- ment révélatrices d’une grande in- égalité. Quelque 55% de descendants d’im- migrés ont obtenu le baccalauréat avec 7 points de moins que la moyenne nationale. La scolarité des garçons est encore plus chaotique. Ceux nés de parents d’origine algé- rienne sont à peine 40% à avoir réussi au bac. Pour l’Ined, la res- ponsabilité de l’école dans cet échec réside dans son incapacité à raccro-

cher les élèves en déperdition. Beau- coup sont déjà suffisamment défa- vorisés à l’entame de leur scolarité à cause, notamment, de la maîtrise ap- proximative de la langue. Leurs pa- rents sont souvent incapables de leur fournir une aide aux devoirs. Ce qui n’encourage pas leur réussite et compromet leur avenir socio-pro- fessionnel. Souvent, ces jeunes sans perspectives restent prisonniers de leurs cités. Là encore, l’étude constate que plus d’un habitant sur deux des ZUS (zones urbaines sensibles) est d’ori- gine étrangère. En 2005, la France était confrontée aux premières émeutes de banlieues de son histoi- re. Cette révolte déclenchée à la sui- te d’une bavure de la police était ani- mée par des jeunes criant l’exclusion et le racisme. Une décennie plus tard, ces sentiments sont encore plus exa- cerbés. La moitié des enfants nés de parents maghrébins ont déclaré aux enquê- teurs de l’Ined avoir été confrontés à des comportements discrimina- toires. Après l’attentat contre l’heb- domadaire satirique Charlie Hebdo en janvier 2015, le Premier ministre Emanuel Valls, dans un discours vi- sant à endiguer la tentation djiha- diste dans les banlieues, avait évoqué un “apartheid, économique, social et ethnique” qu’il faut démanteler. Or, l’État lui-même semble, pour cer- tains, avoir été gagné par cette lo- gique de distinction de ses citoyens selon leurs origines. En cause, l’ex- tension de la loi sur la déchéance de la nationalité aux binationaux condamnés pour des faits de terro- risme, y compris ceux qui sont nés sur le sol français. Pour les cher- cheurs de l’Ined, il est aujourd’hui évident que les assignations récur- rentes aux origines sont le principal frein à l’intégration des immigrés et de leur descendance, soit environ un tiers de la population francaise.

S. L-K.

CRIS BEAUCHEMIN, DIRECTEUR DE RECHERCHE À L’INED ET COORDONNATEUR DE L’ENQUÊTE

“Certains indicateurs sont plus marqués chez les populations d’origine algérienne”

Liberté : Les conclusions de cette enquête vous ont-elles surpris ? Cris Beauchemin : Les résultats ne sont pas surprenants. Ils confirment ce que d’autres études ont établi auparavant en termes d’inégalités. L’originalité de l’enquête TEO- Trajectoires et origines- consiste à avoir dressé un tableau d’ensemble de la situation des immigrés et de leurs enfants. Elle se dis- tingue par ailleurs, par l’importance donnée à l’étude des discriminations car il n’est pas toujours évident pour un scientifique de faire un diagnostic juste, compte tenu de la présence de handicaps sociaux qui peu- vent interférer. Ce qui est juste par exemple pour l’éducation. À ce niveau, les différences sont plutôt sociales. La réussite scolaire est tributaire du niveau d’éducation des parents, de l’environnement immédiat…Mais sur d’autres aspects comme l’emploi, l’effet ori-

gine joue beaucoup. Des personnes ont tout ce qu’il faut pour décrocher un job mais ils ne l’ont pas. Dans l’enquête, ce sont d’ailleurs ceux qui ont déclaré avoir été victimes souvent de racisme qui n’arrivent pas à trouver du travail.

Pourquoi les enfants d’immigrés sem- blent-ils plus touchés par le racisme ? C’est une question de sensibilités. Les des- cendants d’émigrés sont peut-être plus conscients que leurs parents d’avoir vécu une situation de racisme et d’en être affligés. Plus les personnes sont instruites, moins elles ac- ceptent le fait d’être discriminées. Il y a aus- si une autre différence entre les émigrés et leurs enfants. Les premiers arrivent en Fran- ce en se sentant étrangers alors que les se- conds sont nés et vivent ici. Ils sont Français et se sentent chez eux. Ils n’acceptent pas de

ce fait d’être traités différemment du reste de la population.

L’enquête fait-elle ressortir des particula- rités concernant les émigrés d’origine al- gérienne ? Il faut d’abord dire que la TEO est la première enquête en France qui a désagrégé le grou- pe Maghreb (qui comprend des popula- tions originaires d’Algérie, du Maroc et de Tu- nisie). Sur un certain nombre d’indicateurs comme les déclarations d’actes racistes ou l’accès à l’emploi, nous avons noté des ré- sultats plus marqués pour les populations d’origine algérienne. En matière de scolari- té, les écarts avec les autres minorités visibles et le reste de la population sont également non négligeables. Plus globalement, il n y a pas réellement de différence. Par exemple, les jeunes qui quittent l’école sans diplômes

après le secondaire sont plus nombreux parmi l’ensemble des populations émigrés que dans la population majoritaire.

S. L-K.

DISCRIMINATION À L’EMPLOI

Adieu le CV anonyme

n Envisagé afin de lutter contre les discriminations à l’emploi, ciblant les populations immigrées, le CV anonyme restera facultatif. Le Conseil d’État français a refusé en novembre dernier de sanctionner les pouvoirs publics pour avoir renoncé à le rendre obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. Cette mesure vieille de 2006 était en attente d’un décret d’application que les gouvernements successifs se sont abstenus de publier, au grand dam des associations antiracistes. L’État s’est défendu en estimant que le CV anonyme est non seulement inefficace mais coûteux.

S. L-K.

8

Publicité

Dimanche 24 janvier 2016

LIBERTE

GROUPE AGRO-INDUSTRIE «AGRODIV» ERIAD TIARET EPE/SPA Moulins de Ksar El Boukhari au capital de 366
GROUPE AGRO-INDUSTRIE «AGRODIV»
ERIAD TIARET
EPE/SPA Moulins de Ksar El Boukhari au capital de 366 000 000 DA
N° d’identifcation fiscale : 099826094205705
N° Registre du commerce : 98 B0342057
Tél. : 025 70 48 27
Fax : 025 70 48 24
AVIS D’APPEL D’OFFRES NATIONAL
RESTREINT N°01/2016
ANEP N°210 262 Liberté du 24/01/2016
ANEP N°210 265 Liberté du 24/01/2016
ANEP N°210 265 Liberté du 24/01/2016
ANEP N°403 058 Liberté du 24/01/2016
ANEP N°403 058 Liberté du 24/01/2016
EPE ALGERIE TELECOM - SPA DIRECTION GENERALE NIF : 000216001808337 AVIS D’INFRUCTUOSITÉ Algérie Télécom informe

EPE ALGERIE TELECOM - SPA

DIRECTION GENERALE NIF : 000216001808337

AVIS D’INFRUCTUOSITÉ

Algérie Télécom informe l’ensemble des soumission- naires ayant participé à l’appel d’offres national ouvert n°48/2015 portant la fourniture d’un système de paratonnerre, de parafoudre et la mise à la terre avec prestation de service, que ce dernier est décla- ré infructueux par la commission d’ouverture des plis.

ANEP N°403 112 Liberté du 24/01/2016

F.61
F.61

LIBERTE

Dimanche 24 janvier 2016

Entretien

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NOUREDINE BOUDERBA ALERTE SUR LE RECUL DU TRAVAIL FÉMININ

“On est loin du potentiel de modernité algérien”

Nouredine Bouderba, diplômé de l’INH de Boumerdès, s’est spécialisé en relations du travail. Dans cet entretien, l’ancien fédéral à la FNTPGC/UGTA chargé des affaires sociales et de la législation, s’exprime sur les résultats de l’enquête 2015 de l’Office national des statistiques (ONS) relative à l’emploi et au chômage en Algérie. Pour l’interviewé, l’Algérie accuse du retard, surtout au niveau de la population féminine. Pour le spécialiste en management des entreprises “beaucoup reste à faire en matière d’intégration de la femme au travail”.

Liberté : L’ONS a publié dernièrement son enquête annuelle pour 2015 sur l’emploi et le chômage. Quelle lecture faites-vous des résultats de cette enquête, concernant le monde du travail en Algérie ? Nouredine Bouderba : Les principaux ré- sultats de l’enquête donnent 10,59 millions d’occupés pour une population active estimée

par l’ONS à 11,93 millions. Ramenés à la po- pulation en âge de travailler (15 ans et plus), ces chiffres donnent des taux d’emploi de 37,10% et un taux de participation de 41,8% relativement faibles. L’auto-emploi (1 occu- pé sur 3) a aug-

menté de 221 000 unités, tiré par le

secteur des ser- vices, alors que les salariés (2 occupés sur 3) ont vu leur nombre augmenter dans le sec- teur public et reculer dans le secteur privé.

Le taux de chômage s’est élevé à 11,2 % en évo- lution de 0,6 point par rapport à 2014 (10,6%) et de 1,4 point par rapport à 2013 (9,8%). Par genre, ils sont 94 000 hommes chômeurs en plus et 29 000 femmes chômeuses en moins. Mais, c’est le chômage des jeunes, âgés de 15

à 24 ans, qui est le plus inquiétant : son taux

passe de 25,2% à 29,9% atteignant pour les jeunes femmes 45,3%. Et encore, les taux réels sont bien supérieurs, car l’ONS applique la méthodologie du BIT qui est exclusive ! Un dernier indicateur intéressant est le taux des

affiliés à la Sécurité sociale qui est passé de 58,3% à 61,5%, soit un gain de 3,2 points des 2/3 aux recrutements opérés dans le secteur public. Il reste que 2 occupés sur 5, soit 4,09 millions de travailleurs, ne sont pas affiliés

à la Sécurité sociale, dont 3 salariés sur 4 du secteur privé.

Propos recueillis par :

HAFIDA AMEYAR

Sur quelle base vous fondez-vous pour parler de faiblesse des taux de participation et d’emploi, notamment chez les femmes ? Le niveau d’intégration de la population en âge de travailler à la vie active reflète le dy- namisme de toute société et constitue un défi pour tous les gouvernements. Le taux de par- ticipation dépasse en moyenne 60%, dans tous les pays membres de l’OCDE, et 50% dans les pays comme la Tunisie, le Maroc et l’É- gypte. Pour l’Algérie, le retard réside surtout au niveau de la population féminine. Malgré les efforts consentis et les résultats obtenus dans le domaine de l’éducation, beaucoup res- te à faire en matière d’intégration de la femme au travail, où le taux d’activité en- registré par l’ONS est de 16,4%. Selon le dernier rapport du PNUD, ce taux dé- passe 25% dans chacun des pays voisins. Même les jeunes filles âgées entre 15 et 24 ans, avec un taux de 8,8%, sont très faiblement in- tégrées et ce n’est pas dû uniquement à “une forte scolarisation” comme l’expose l’ONS. Car, s’il est vrai que 6 jeunes filles sur 10 pour- suivent toujours leurs études (contre la moi- tié des jeunes garçons), elles sont 3 jeunes filles sur 10 à n’être ni actives ni étudiantes, et cataloguées “femmes au foyer” par l’ONS. Je pense que ce problème est sous-estimé, y compris par les militants et militantes fé-

D. R.
D. R.

ministes, qui semblent satisfaits du taux de 16%. Ce taux n’est pas à la hauteur du po-

tentiel de modernité algérien. Il n’est pas in- utile de rappeler que déjà en 1998, ce taux

était de 17%

Comme quoi, la parité ne se dé-

crète pas, mais se construit, en agissant sur les conditions objectives qui favorisent l’in-

sertion de la femme dans la vie active.

Par exemple ? Renforcer la lutte effective contre les discri- minations et le harcèlement au travail, amé- liorer les prestations de maternité, rendre pos- sible l’aménagement du temps de travail des femmes qui allaitent ou élèvent des en- fants, construire des crèches pour combler le déficit déclaré de 55 000 crèches. Savez- vous qu’en Europe, des études menées par des bureaux de consulting séniors ont conclu que les coûts d’investissement et d’exploitation des crèches d’entreprises sont largement ren- tabilisés par les économies réalisées sur l’absentéisme. En Algérie, plus que l’absen- téisme, il s’agit de valoriser 50% du potentiel productif du pays et d’émanciper la moitié de la population.

Qu’est-ce qui vous fait dire que le taux de chômage est sous-estimé par la méthodo- logie exclusive du BIT ? L'ONS ne considère comme chômeurs que les individus âgés de 15 à 59 ans, disponibles et ayant effectué une démarche pour trouver un travail durant la période du sondage. Tous les autres sont donc considérés comme des inactifs. Or, une partie importante de per- sonnes, qui désirent travailler, pensent qu’il n’y a pas d’emplois disponibles pour elles. Per- sonne n’ignore, par exemple, que les relations

familiales et personnelles jouent un rôle dé- terminant dans les recrutements, d’où le dé- couragement de ceux qui n’ont personne sur qui compter. Pour avoir une image de la réa- lité, en 2015, sur 100 femmes, moins de 14 sont occupées, 3 sont au chômage, 14 poursuivent leurs études, alors que 69 sont déclarées in- actives, dont 4 sont situées dans le “halo du chômage”, c'est-à-dire des personnes en âge d’activité,disponibles pour travailler,mais non classées dans le chômage, car n’ayant pas ef- fectué des démarches effectives de recherche d’emploi durant le mois précédant l’enquê- te. Les 65 femmes restantes sont considérées comme des “femmes au foyer”. J’ajouterais encore que le taux de chômage, après avoir été stabilisé autour de 10% durant la pério- de 2009-2013, repart à la hausse en 2014 et 2015. Avec l’austérité entamée, la décision de bloquer les recrutements dans la Fonction pu- blique et de ne plus renouveler les CDD (contrats à durée déterminée, ndlr) et les contrats aidés arrivés à terme, l’annulation ou le report d’un certain nombre de projets, il y a lieu de s’inquiéter sur un envol expo- nentiel du taux de chômage, particulièrement des jeunes, qui est déjà à un niveau alarmant.

Vous attestez que l’emploi a reculé en 2015 dans le secteur privé. Sur quels éléments de référence vous appuyez-vous ? Entre 2014 et 2015, l’auto-emploi a augmen- té de 221 000 unités. De 2009 à 2015, le nombre d’emplois indépendants est passé de 2,76 millions à 3,04 millions, soit une évolu- tion nette positive de 280 000 emplois. Entre 2014 et 2015, le nombre des salariés est passé de 3,16 millions à 2,94 millions chez le

privé, soit une diminution de 221 000 postes d’emploi. Dans la même période, le nombre des salariés est passé de 4,1 millions à 4,46 mil- lions dans le secteur public, soit une aug- mentation de 355 000 salariés. L’examen de l’évolution nette du nombre de salariés, dans les 2 secteurs, nous donne plus de 1,22 million d’emplois nets créés dans le secteur public et une évolution négative pour le privé puisque leur nombre est pas- sé de 3 millions de salariés en 2009 à 2,94 mil- lions en 2015, soit une diminution de 61 000 emplois. Au lieu des 4 millions d’emplois annoncés entre 2009 et 2015, l’évolution nette des emplois tous secteurs et tous statuts confon- dus n’est finalement que de 1,1 million. On est en droit de nous poser des questions sur les centaines de milliards de DA engloutis par les différents dispositifs d’emploi (Ansej, Cnac, etc., ndlr) et les cadeaux fiscaux dé- pensés par l’État au profit du patronat pour la création de l’emploi.

D’après l’ONS, le taux des travailleurs as- surés à la Sécurité sociale est passé de 58,3% à 61,5%. N’est-ce pas là le résultat des mesures prises par l’exécutif en 2015, dans le cadre de la lutte contre l’informel ? D’abord une précision : l’évasion sociale ne concerne pas seulement le secteur informel. Dans ce secteur, on enregistre 2 occupés sur 3 non affiliés, mais ils sont 3 salariés sur 4 dans le secteur privé formel à ne pas être déclarés par l’employeur. Ceci dit, l’objectif déclaré du gouvernement d’élargir la couverture sociale des travailleurs tous secteurs confondus est noble et doit être soutenu et concrétisé. L’année 2015 avait même été déclarée année du recouvrement, mais force est de consta- ter qu’aussi bien les résultats de cette enquête de l’ONS que le bilan prévisionnel-clôture de la Cnas montrent que le résultat est très maigre. Selon l’ONS, il n’y a eu que 543 000 nouveaux affiliés en 2015, dont 345 000 sont les nou- veaux recrutés du secteur public. C’est un pro- blème de volonté politique, pourtant les besoins en main-d’œuvre sont importants. Il y a là aussi un problème de stratégie de l’emploi et partant du développement, qui doit être redéfini. La privatisation sauvage, nourrie par la rente entamée il y a 20 ans, a montré ses limites et a abouti à un échec. Le secteur privé national, créateur de richesses et respectueux de la réglementation, a lar- gement sa place dans le développement économico-social du pays, mais il ne peut en être la locomotive. À l’heure où les ressources s’amenuisent et les problèmes s’aggravent et s’accumulent, seul l’État est en mesure de mener ce déve- loppement, en rationalisant l’exploitation des ressources, biens de la nation, tout en pré- servant l’intérêt des générations futures. Seul l’État est en mesure d’assurer une jus- te répartition des richesses nationales et des efforts à fournir. Il est temps de corriger le tir. Demain, il sera peut-être trop tard.

10 Actu-Alger

Dimanche 24 janvier 2015

LIBERTE

L’OPÉRATION RELOGEMENT TIROIR TRAÎNE

Les habitants des haouchs Sidi Moussa attendent les promesses de Zoukh

Plus de 600 familles, habitant les haouchs Boudoumi, Si Djaffaer I et II, Lakab, Mansouri, Naïmi, Rahimi etc., rappellent au premier responsable de la capitale qu’ils sont toujours parqués dans des taudis.

L’ opération tiroir annoncée en grande pompe par la wilaya d’Alger tarde à se concrétiser pour tant de haouchs de la capitale. Le programme en question

consiste, rappelons-le, à reloger les occu- pants d’habitations précaires sur site, en construisant des logements décents dotés de tous les équipements nécessaires. C’est le cas pour les familles occupant des maisons délabrés situées à l’intérieur de 17 haouchs que compte la commune de Sidi Moussa. En effet, 630 familles attendent toujours de voir le bout du tunnel. Il faut rappeler à cet effet que les services de la wilaya avaient lancé l’opération de reloge- ment tiroir pour les occupants de quelques haouchs de la capitale. Selon la fiche tech- nique du projet, il est prévu des habitations de R+1 avec une courette. À ce tire, des bureaux d’études ont été solli- cités par la wilaya en mars 2014, et depuis rien n’a filtré. Néanmoins, le wali a réitéré sa promesse dernièrement à l’occasion du point de presse tenu en marge de l’opéra- tion de relogement à Dergana, de prendre en charge certains haouchs. En attendant,

Archives Zehani/Liberté
Archives Zehani/Liberté

En attendant les promesses de la wilaya, les habitants des haouchs continuent à vivre dans des conditions déplorables.

les habitants des haouchs continuent à végéter dans des conditions difficiles. D’ailleurs, lors de notre passage, le maire de Sidi Moussa, Allal Bouteldja, avait l’air inquiet quant au sort réservé aux habitants

des haouchs qui se sont inscrits dans l’opé- ration tiroir. En fait, ces sites agricoles qu’ils occupent s’apparentent beaucoup à des bidonvilles, voire des gourbis construits à côté de vétustes maisons coloniales qui

menacent ruine. Pis encore, ils vivent ainsi sans commodités, dont le gaz naturel et l’absence d’un raccordement au réseau VRD, d’où l’usage de fosses septiques. Même l’eau vient à manquer, puisqu’ils n’ont pas bénéficié des programmes d’AEP lancés dans différents quartiers de Sidi Moussa. “En mars 2014, nous avons accom- pagné les bureaux d’études dépêchés par la wilaya afin d’élaborer des études sur le projet tiroir, mais en vain, car ces malheureux n’ont rien vu venir. D’ailleurs, un modèle de logement rural d’une superficie de 67 m 2 (F3) et doté d’une cour nous a été présenté à l’époque, sans qu’il ne soit concrétisé dans les faits.” Alors, et las d’attendre, les 630 familles, habitant les haouchs Boudoumi, Si Djaffaer I et II, Lakab, Mansouri, Naïmi, Rahimi etc., veulent du concret au lieu de promesses du wali Abdelkader Zoukh. Mieux, elles comp- tent interpeller directement le président de la République, au cas où leur situation ne trouverait pas de solution. Signalons qu’on a tenté, plusieurs fois, de joindre le directeur du logement, M. Loumi, mais ce dernier est resté injoignable.

H. H.

EL-MADANIA

Vers le relogement des habitants de Diar El-Mahçoul

D’ une surface d’à peine 17 hectares, la densité humaine dans la com-

mune d’El-Madania qui était éva- luée à 55 000 âmes au recense- ment de 1998, n’est plus ce qu’elle était depuis l’évacuation des 13 000 habitants de Diar Echems. Donc, il ne reste plus que l’évacua- tion des cas socialement cruels d’environs 5 000 personnes de Diar El-Mahçoul, qui fait l’actuali- té communale. Après l’évacuation des locataires d’exigus F1 de la cité de Diar El- Mahçoul, c’est au tour des rési- dents d’étroits F2 qui s’en iront vivre sous d’autres cieux, eu égard à l’opération de relogement, qu’élaborent de concert, le staff choisi parmi les élus de l’APC d’El Madania et des fonctionnaires de la wilaya d’Alger, a-t-on su de M. Boughadou Malek, le vice-pré- sident chargé de l’urbanisme et du service technique auprès de la mairie d’El-Madania. Et c’est parti pour une visite en compagnie de notre interlocuteur, à travers les allées exiguës et boueuses de Diar El-Mahçoul, qui renseigne sur l’ampleur de la … “tragédie”

sociale, qui…”couve” d’une façon larvée derrière les murs repous- sants de la cité. Édifiée en l’an 1954 sur le plateau Susini du Bois des Arcades, l’œuvre de l’architec- te Fernand Pouillon a résisté aux vicissitudes du temps depuis l’in- avouable plan de Constantine, subtilement dissimulé derrière un pseudo-programme d’améliora- tion de l’habitat d’Alger, afin de satisfaire la démographie galopan-

d’Alger, afin de satisfaire la démographie galopan- Près de 5 000 personnes vivent emmurées dans

Près de 5 000 personnes vivent emmurées dans l’exiguïté et la promiscuité.

te de l’époque et d’éradiquer les bidonvilles qui enlaidissait l’Alger d’alors. Et, depuis, la cité Diar El Mahçoul gît en ce lieu-ci jusqu’à l’arrivée en 1982 du “Maqam Echahid” où 19 blocs de pierre sont encore au pied du sanctuaire du martyr. Du reste, la cité HLM de Diar El Mahçoul emmure derrière ses pierres, toute la misère des sans- logis qui s’entassent pêle-mêle dans 900 supposés appartements, puisqu’en guise de confort, nos aînés qu’étaient les indigènes d’alors, devaient se suffire d’un hall, un patio, une minuscule kit- chenette et une salle d’eau :

L’association des riverains n’est pas en reste, puisqu’elle s’est impli- quée pour assister les enquêtrices assermentées de la cellule sociale de la municipalité, chargées de

l’opération de recensement et de prêter main-forte aux citoyens dans la constitution de dossiers administratifs qu’ils acheminent à l’APC”, a ajouté notre interlocu- teur. Et depuis, l’esplanade atte- nante au siège de l’APC, ne désemplit plus, eu égard à l’agita- tion qui s’est emparée des esprits, avides d’en savoir un peu plus, quant au jour J tant attendu pour goûter, enfin, à la joie d’accéder à un logement décent: “Nul ne peut prédire la date du relogement, qui relève des prérogatives des services de la wilaya d’Alger”, a dit notre interlocuteur. Pour ce qu’est de l’épineux dossier d’IMR, El Madania compte 10 édifices, dont la hideuse cité El-Bahia. Alors, vidée de ses résidents vers la destination Sebala à Draria durant l’exercice 2010-2011 pour

avoir été fragilisée par le séisme du 21 mai 2003, El Bahia située en face du siège de la mairie d’El Madania a été murée du rez-de- chaussée jusqu’au deuxième palier, pour être démolie en vertu de la mention “Rouge”, inscrite sur le PV de l’organisme CTC d’Alger-Centre, a-t-on appris :

On en fera une placette afin de permettre aux retraités de prendre l’air. D’ailleurs, c’est aussi l’iden- tique mention qui a motivé la démolition de Diar Echems, dont la parcelle est destinée à recevoir l’implantation d’équipements publics qu’El Madania n’a pas. Outre cela, il y a urgence à écarter tout danger lié à la mitoyenneté d’immeubles menaçants ruines, où réside environs une trentaine de familles que nous envisageons de reloger avec l’apport de la wilaya d’Alger. C’est le cas de la rue Mustapha-Serir, où on a invento- rié 4 immeubles classés IMR, dont deux à la venelle Mustapha- Nekkache ainsi qu’un autre à la ruelle Mustapha-Djezar et un édi- fice à la rue des Onze-martyrs”, a tenu à préciser notre interlocu- teur. Autre couac, l’impôt fiscal reste en deçà de l’attente de l’exécutif municipale d’El-Madania pour alimenter la trésorerie communa- le en argent frais, en dépit qu’il y a trois ministères sur le territoire de la commune et pas des moindres, à savoir les départements ministé- riels de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, celui de la Culture et des Affaires étran- gères : “En effet, le budget d’El

Madania est estimé à 18 milliards de DA qu’absorbent la masse sala- riale et le chapitre de dépenses obli- gatoires. Pour le reste, El-Madania vit de subventions de la wilaya d’Alger et la rareté du foncier n’est pas faite pour améliorer le quoti- dien de nos concitoyens”, a conclu notre interlocuteur qui ajouta néanmoins: “Certes, s’il est vrai qu’elle est pauvre du point de vue pécuniaire, en revanche El- Madania est riche de son passé révolutionnaire”.

LOUHAL NOURREDDINE

MAHELMA

Un quota de 80 logements sera bientôt distribué

n La wilaya d’Alger a dégagé à la commune de Mahelma un quota de 80 logements sociaux sis à Souidania, a-t-on appris d’une source locale. Une commission technique de la daïra a entamé son enquête sur le terrain, pour étudier les dossiers de chaque postulant ayant déposé un dossier de demande de logement. Notre source ajoute que les 80 logements seront attribués à leurs bénéficiaires au plus tard au mois de mars prochain. Par ailleurs, on apprend que l’APC de Mahelma a alloué une enveloppe de 800 millions de DA pour l’aménagement et la réfection de l’ancienne église qui sera transformée en bibliothèque communale.

ZERROUKI N.

LIBERTE

Dimanche 24 janvier 2016

L’Algérie profonde

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NOUVEAU PÔLE UNIVERSITAIRE À OUZERA (MÉDÉA)

Encore des retards !

Le wali, Mostafa Layadi, lors de sa visite du chantier, mardi dernier, n'a pas manqué de réitérer sa mise en garde aux responsables de la société sur le nécessaire respect des délais contractuels.

P armi les projets ayant un caractère stratégique pour le développement de la wilaya, la réalisation d’un second pôle universitaire dans la commune d’Ouzera revêt indubita- blement une place de première

importance. Et pour cause, l’absence d’acquisi- tion de nouvelles structures depuis plus de 5 années, hormis quelques structures pédago- giques récentes, a induit des situations de sur- charge des classes qui ont énormément déteint sur le déroulement et la qualité des enseigne- ments. Les mesures palliatives consistant en l’al- longement des horaires de cours et en la sur- charge des conditions d’occupation des chambres d’hébergement n’ont pas arrangé les choses, induisant même des baisses de rende- ment chez les étudiants qui ne trouvent même plus le temps suffisant à consacrer à la révision de leurs cours ou à mener des recherches. Confié à la société turque SKN, le projet de réa- lisation du nouveau pôle d’une capacité de 6 000 places pédagogiques et de 4 000 lits accu- se beaucoup de retard, ce qui suscite le courroux du wali, Mostafa Layadi, qui, lors de sa visite du chantier, mardi dernier, n'a pas manqué de réitérer sa mise en garde aux responsables de la société sur le nécessaire respect des délais contractuels. Le secteur de l’enseignement supé- rieur étant le plus affecté par les retards de livraison, c’est-à-dire le manque de disponibili- tés de nouvelles infrastructures a obligé les ges- tionnaires à recourir à l’affectation d’un lycée à l’université, en dépit des problèmes de surchar- ge que connaissent certains établissements édu- catifs. Ainsi, il a été fait appel à la solidarité

D. R.
D. R.

Confié à une société turque SKN, le projet de réalisation du nouveau pôle d’une capacité de 6000 places pédagogiques et de 4000 lits accuse un retard considérable.

intersectorielle pour régler le problème de la rentrée écoulée pour faire face aux importants flux de nouveaux étudiants dont le nombre a atteint près de 6 000 nouveaux inscrits. Au cours de sa visite, la seconde en l'espace de deux mois, le wali a demandé à ses interlocuteurs qu’il soit procédé au renforcement du chantier pour impulser un rythme accéléré aux travaux, instruisant, par la même occasion, les bureaux d’études chargés du suivi, d’assumer pleinement

leur mission de suivi. Il faut peut-être rappeler que la firme turque a déjà donné son engage- ment de livrer une partie du projet à la rentrée passée, chose qui n’a pas été respectée. Ce qui fait dire à certains que le risque de récidive n’est pas à écarter si des mesures fermes ne sont pas prises à son encontre et de mieux comprendre “les pratiques de la sous-traitance” qui freinent la progression des travaux.

M. EL BEY

BLIDA

La machine de développement en marche à Bouinan

L logement, la réhabilitation

du service public, l’aménage-

e

ment urbain, la culture et

l’hydraulique étaient au menu de la dernière visite du wali dans la

daïra de Bouinan. Sur le site du projet des 520 logements publics

locatifs, Abdelkader Bouazghi n’a pas manqué de faire quelques remarques. Il a ainsi instruit le res- ponsable du projet d’améliorer la qualité du travail et d’augmenter la cadence pour pouvoir livrer le pro- jet dans les délais. Il s’est égale-

ment rendu sur les chantiers des 450 logements locatifs et 175 loge- ments LPA, en cours de réalisation dans la commune de Chebli. Il a par ailleurs ordonné le revêtement des routes, l’aménagement urbain des POS 1 et 3 ainsi que du projet

de l’aménagement urbain de Tabainet. Après une longue année d’attente, les 200 familles de Ben Ramdane vont pouvoir enfin bénéficier du raccordement au gaz de ville.

K. FAWZI

n À l’occasion de la journée

portes ouvertes sur les APC, organisée à la fin de la semaine passée au siège de la wilaya de Blida, Abdelkader Bouazghi, wali

26 familles de martyrs honorées

de Blida, a honoré 26 familles de martyrs du devoir national. L’occasion de la fondation des communes algériennes, le 18 janvier 1967, sous

l’ordonnance n°67/24, a permis à la wilaya de faire une halte pour rendre hommage aux DEC assassinés par les terroristes “pour avoir

essayé de protéger les institutions républicaines de la déchéance et leur permettre de continuer à travailler pour l’intérêt des citoyens”. Cette

commémoration a été organisée en présence des anciens maires et des patriotes sous le slogan “Que nul n’oublie”.

K. FAWZI

LE MINISTRE DES AFFAIRES RELIGIEUSES ET DES WAKFS À M’SILA

Un mariage collectif pour 106 couples

L salle des fêtes de la maison de la culture Guenfoud-El- Hamaloui à M’sila a abrité,

jeudi dernier, le mariage de 106 couples venus des quatre coins de

a

la région, en présence du ministre des Affaires religieuses et des Wakfs. Sous l’égide de la direction des affaires religieuses de la wilaya, et en collaboration avec le conseil

Chute mortelle d’un ouvrier

n Jeudi dernier en fin de journée, un ouvrier, T. T., 34 ans, est décédé suite à

une chute du troisième étage d’une bâtisse en construction, située à la cité 570-Logements, au nouveau pôle urbain à M’sila. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes et les circonstances de l'accident.

Découverte d’un cadavre électrocuté

n Un cadavre électrocuté d’un homme, B. B., la quarantaine, a été

découvert, jeudi dernier, à l’intérieur de sa demeure, dans la commune Mohamed-Boudiaf, 137 km du chef-lieu de la wilaya de M’sila. On ne sait pas s'il s'agit d'un accident, d'un suicide ou d'un meurtre. Mais l’hypothèse accidentelle est fortement soupçonnée, car la victime se chauffe à l’aide d’un appareil électrique. La dépouille a été transportée à la morgue de l’hôpital pour autopsie. Une enquête a été ouverte.

des mosquées, cet événement a regroupé les couples, leurs familles, leurs proches et leurs amis qui ont partagé ainsi des moments de bonheur. Selon le

président du conseil de Souboul El-Kheirat, 359 couples ont été mariés durant les quatre précé- dentes éditions.

CHABANE BOUARISSA

Suspension à titre conservatoire du P/APC de Aïn Lahdjel

n Le président de l’APC de Aïn Lahdjel, 67 km du chef-lieu de la wilaya de M’sila, a été suspendu de ses fonctions à titre conservatoire sur décision du wali de M’sila, Mohamed Boussemaha, ont indiqué, avant-hier, les services de la wilaya. Cette suspension fait suite à une décision de justice rendue dernièrement. Pour rappel, c’est la cinquième décision du wali depuis son installation, après celle des P/APC de Djebel Messaâd, Ouled Sidi Brahim, Aïn El-Melh, Magra et Hammam Dalâa. Notons que le wali a clairement déclaré qu’il va purger toutes les APC des gens qui ne travaillent pas et des élus poursuivis par la justice. Selon nos informations, d’autres décisions vont tomber dans les prochains jours concernant d’autres élus de la région.

CHABANE BOUARISSA

concernant d’autres élus de la région. CHABANE BOUARISSA BRÈVES du Centre DÉLOCALISATION DU SIÈGE SOCIAL DE

BRÈVES du Centre

DÉLOCALISATION DU SIÈGE SOCIAL DE L’ENAD À ALGER

Les travailleurs de Sour El-Ghozlane dénoncent !

n Les travailleurs de l’Entreprise

nationale des détergents & produits d'entretien (Enad), de Sour El-Ghozlane (sud de Bouira), son mécontents de la décision du directeur par intérim de délocaliser le siège social de l’entreprise à Alger. Dans une requête adressée au PDG et au ministre de l’Industrie, ils dénoncent cette mesure “outrageante” et “contreproductive” et appellent les autorités à mettre un terme aux agissements du directeur par intérim. Dans leur missive, les travailleurs affirment que “cette délocalisation n’est fondée sur aucune base économique”.

R. B.

CET DE SIDI BOUDRAHEM

Le lixiviat suscite l’inquiétude des habitants d’Oued Ghir

n Quatre mois après sa mise en

service, le centre d’enfouissement technique de Sidi Boudrahem suscite déjà le mécontentement des riverains. En effet, après les odeurs nauséabondes qui s’y dégagent, c’est l’écoulement d’un produit très toxique, généré par l’infiltration des eaux de pluie à

travers les déchets qui a fini par provoquer leur inquiétude. Ces derniers ont constaté l’écoulement d’un liquide noirâtre, le lixiviat, à partir du CET avant de traverser quelques terrains agricoles et se déverser dans l’oued Soummam. Après des plaintes, les services de la municipalité et des représentants associatifs des villages ont effectué un déplacement sur les lieux avant de se réunir au siège de l’APC en

présence du directeur de

l’environnement pour enfin exiger la fermeture du site jusqu’à sa mise en conformité. Un avis qui n’est pas partagé par la direction de l’environnement de Béjaïa qui écarte tout “danger immédiat” qui pourrait nécessiter la fermeture du CET. Cependant, un bureau d’études a été engagé afin de

solutionner le problème sans recourir à la fermeture du centre et une station d’épuration est prévue sur les lieux prochainement, ont-ils souligné.

H. KABIR

AÏN BESSAM (BOUIRA)

Les enseignants du lycée Taleb-Saâd en colère

n Les enseignants du lycée Taleb-

Saâd de Aïn Bessam ont débrayé jeudi, afin de protester contre l'insécurité dans leur établissement. Selon certains grévistes, c'est l'agression, mercredi dernier, d'un de leurs collègues, par un adolescent, étranger à leur lycée, qui a déclenché leur colère. Aussi, réclament-ils le renforcement de la sécurité aux alentours du lycée et une enquête sur l’agression.

R. B.

LIBERTE

Dimanche 24 janvier 2016

L’Algérie profonde

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POLLUTION, EAU POTABLE, TRANSPORT SCOLAIRE, SANTÉ… À SÉTIF

Les habitants d’El-Zaouïa crient leur déstresse

Selon le P/APC de cette commune, la situation est plus grave, car même les eaux usées de l’abattoir de la ville d’El-Eulma se déversent dans l’oued qui tra- verse la commune d’El-Eulma, menaçant ainsi la santé publique.

L es habitants du vil- lage El-Zaouïa (commune de Bazer Sakhra, à l’est de Sétif) dénoncent la

dégradation de leur cadre de vie et l’indifférence des res- ponsables locaux. Selon les dires des habitants, El-Zaouia est plus que jamais menacée par une catastrophe écolo- gique imminente en raison de la pollution. “Les eaux usées de la cité LSP et l’aggloméra- tion d’Oued Sergue d’El-Eulma se déversent dans l’oued qui passe à proximité de notre vil- lage. En plus des odeurs nau- séabondes, cela représente un véritable danger pour notre santé et celle de nos enfants”, dira un représentant des habi- tants. Pis, nos interlocuteurs jettent un pavé dans la mare en dénonçant les agissements du propriétaire d’un abattoir clandestin situé près de la voie ferrée à El-Eulma. Selon les protestataires, ce dernier pro- fite de cette situation pour se débarrasser du sang des bœufs égorgés dans son abattoir. “En dépit des multiples cris de détresse lancés pour demander aux responsables de mettre fin à cette situation, celle-ci n’a pas changé d’un iota. Ils nous ont promis de saisir la direction de l’environnement, en vain”, affirment plusieurs habitants du village. Selon le P/APC de

D. R.
D. R.

Les eaux usées de l’abattoir de la ville d’El-Eulma sont déversées dans l’oued.

cette commune, la situation est plus grave, car même les eaux usées de l’abattoir de la ville d’El-Eulma se déversent dans l’oued qui traverse la commune d’El-Eulma, mena- çant ainsi la santé publique. Les habitants de ce village précisent également que leur village est dépourvu de toute commodité, à com- mencer par l’eau potable. “Pour s’approvisionner en eau potable, nous devons acheter des citernes à 1000 DA”, nous dira un habitant, tout en ajou-

tant que les agents de l’APC ne passent que rarement pour le ramassage des ordures. Les parents d’élèves de la loca- lité d’El-Zaouia dénoncent, quant à eux, le manque de transport scolaire. En effet, cette carence qui pousse les élèves, notamment les jeunes filles, à la déperdition scolaire les inquiète beaucoup. “Nos enfants parcourent chaque jour plus de 4 km à pied pour rejoindre leurs établissements. Ils sont toujours en retard. Cette situation qui dure depuis

des années se répercute sur leurs résultats scolaires.” Par ailleurs, dans le domaine de la santé, la salle de soins du villa- ge ne fonctionne que 3 heures par jour. “Ici, il n’y a qu’un seul infirmier qui n’assure que les pansements et les injections. Les malades sont obligés de se rendre au chef-lieu de la com- mune ou à El- Eulma, ce qui n’est pas facile, notamment la nuit à cause du manque de transport”, nous dira un citoyen.

AMAR LOUCIF

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Arrestation de trois faussaires maliens

Les services de police judiciaire de la Sûreté de wilaya de Bordj Bou-Arréridj ont présenté durant la semaine écoulée, devant le procureur de la République près le tribunal local, trois immigrants clandestins de nationalité malienne, âgés entre 26 à 32 ans, poursuivis pour faux et usage de faux de billets de banque. Ils ont été placés sous mandat de dépôt, avons-nous appris de sources policières. L’affaire remonte au début de la semaine quand la victime, B. S., âgéE de 30 ans résidant à Bordj Bou-Arréridj, a été contactée au téléphone par une femme qui prétendait être une maman du Mali et lui demanda d’aider ses deux fils résidant à Alger. Quelques jours après, le jeune homme a été contacté par deux personnes K. H., âgé de 32 ans et G. S., 26 ans, tous deux de nationalité malienne, qui lui montrent qu’ils peuvent transformer du papier en argent de 50 euros. Les faussaires ont proposé au citoyen plaignant un échange alléchant de monnaie nationale (dinars) contre des coupures en forme de billets de banque, supposés être des devises, en euros (50 euros contre 2000 DA), après traitement par un produit qu'il fournirait également. Une fois alertés, les services de sécurité ont mis en place une souricière pour neutraliser les trois faussaires. Les éléments de la police judiciaire ont mis la main, lors de cette arrestation, sur une liasse de papiers verts en forme de billets de banque, un tube à essai contenant un liquide qui sert à la transformation et des notices.

CHABANE BOUARISSA

BERRAHAL (ANNABA)

Des fidèles refusent de prier près des piliers de la mosquée El-Ansar

M ettant à profit les fortes turbulences qui agitent la scène politique nationale,

une certaine mouvance islamique tente de mettre main basse sur cer- taines mosquées de la wilaya de Annaba, plus exactement à Berrahal, ces derniers jours. Ainsi, une zizanie s’est installée et est en train de diviser les fidèles de la mosquée El-Ansar, lieu de culte implanté au niveau du principal boulevard du chef-lieu de cette commune à 30 km de Annaba, où certains fidèles refusent carrément de s’acquitter de la prière débout, face aux piliers de la mosquée, sous prétexte que cela est “haram”. Pourquoi ? Parce que, selon des “érudits de la religion” qui ignorent même l’abécédaire de l’islam, un pilier est assimilé à une idole, au

même titre que celles qu’adoraient les dignitaires de Koraich (tribus arabes), au temps du Prophète (QSSSL). L’imam de ladite mos- quée, qui n'est pas du genre à avoir la langue dans sa poche, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en direction des extrémistes, qui font partie à ses yeux, des nouveaux démons qui rongent la société algérienne. Par ailleurs, des fidèles qui fréquentent ce lieu de culte depuis des années, rapportent que les “fanfares” se succèdent sans dis- continuer faisant feu de tout bois pour rallier le plus de monde pos- sible à leur cause, usant de propos véhéments. Ces derniers sont convaincus que derrière toute cette cacophonie se cachent des inten- tions politiciennes inavouées.

B. BADIS

cachent des inten- tions politiciennes inavouées. B. BADIS BRÈVES de l’Est PROGRAMME DE 1750 LPL D’EL-BOUNI

BRÈVES de l’Est

PROGRAMME DE 1750 LPL D’EL-BOUNI

Le wali de Annaba ne veut pas de cités-dortoirs

Lors de la visite d’inspection qu’il a effectuée dans la daïra d’El-Bouni, à la fin de la semaine dernière, le wali de Annaba a assuré qu’un quota de 1100 logements de type LPL sur les 1750 lancés dans la ZET de Aïn Djebara seront réceptionnés d’ici à décembre 2016. Dans la perspective de la livraison de ces logements dans les meilleures conditions à leurs futurs attributaires, Youcef Cherfa a exigé des responsables, qui l’accompagnaient au cours de cette sortie de terrain, qu’ils prennent d’ores et déjà les dispositions nécessaires pour entamer les opérations de raccordement à l’électricité, au gaz naturel et à l’eau potable. Le wali a également demandé aux directeurs d’exécutif cités de tirer avantage du terrain d’assiette de 45 ha réservé à ce programme, en y implantant toutes les structures d’accompagnement à même de satisfaire aux besoins élémentaires des habitants, sans en faire une zone d’exclusion ou une cité-dortoir. Il réitérera ainsi les recommandations qu’il a récemment faites au sujet du soin à apporter à la réalisation des projets de construction de logements dans les zones d’extension dans les daïras de Berrahal, d’El-Bouni et notamment dans la nouvelle ville de Draâ Errich, où un programme de 50 000 logements est en cours.

A. ALLIA

KHENCHELA

Un quintal de viande avariée saisi

Un quintal de viandes blanches impropres à la consommation a été saisi, à la fin de la semaine écoulée, par les agents de la direction du commerce dans l’une des boucheries du centre-ville de Khenchela, selon une source bien informée. En effet, les inspections sont particulièrement renforcées ces jours-ci pour contrôler la vente de la viande dans les marchés de détail, en raison de l'ampleur du phénomène de vente de viande provenant de l’abattage clandestin, et ce, depuis la fermeture de l’unique abattoir de la ville pour défaut d’hygiène il y a plus d’une année déjà. Par ailleurs, un procès-verbal a été établi et la quantité de viande précitée a été incinérée, précise notre source. Il y a lieu de rappeler que 2103 procès- verbaux ont été dressés durant l’année 2015, et 249 locaux commerciaux ont été proposés à la fermeture pour défaut d'hygiène, d'étiquetage, de mise en vente de produits non conformes ou impropres à la consommation, défaut de registre du commerce, de facturation ou d'affichage.

M. ZAIM

BIR EL-ATER

Le personnel et les élèves du CEM Maâbad-Lakhdar en grève

Les enseignants, élèves et l'ensemble du personnel du CEM Maâbad-Lakhdar ont observé une journée de protestation, mercredi dernier, pour dénoncer les conditions déplorables de travail dans cet établissement scolaire. En effet, les prestataires réclament, entre autres, l'alimentation des nouvelles salles en gaz naturel pour le chauffage, notamment en cette période hivernale, l’éclairage public aux alentours de l'école pour la protection des élèves à leur sortie en fin de journée et des sanitaires décents. Le manque du personnel d'entretien, de gardiennage, l’équipement de salles et l'extension de la clôture extérieure font partie des revendications. Interpellé à ce sujet, le vice- président de l’APC de Bir El-Ater nous dira que celle-ci fonctionne avec toutes les écoles de la même façon, selon les moyens dont dispose la mairie.

RACHID G.

CONDOLÉANCES

Le directeur de la publication et le personnel de Liberté, affectés par le décès, survenu vendredi, de la sœur de leur collègue et ami du bureau de Constantine, Mâamar Tlilani, présentent à celui-ci et à la famille de la défunte leurs sincères condoléances et les assurent de leur soutien. À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

LIBERTE

Dimanche 24 janvier 2016

L’Algérie profonde

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TRIBUNAL CRIMINEL D’ORAN

Procès dans une affaire d’importation de 15 quintaux de kif

Le tribunal considérera que les trois accusés sont coupables des faits qui leur sont reprochés, prononçant des peines de 20 ans de réclusion criminelle.

E n juillet 2014, les services de police de Maghnia reçoivent un appel selon le- quel une opération d’importation de

drogue était en cours entre les lo- calités de Zouia et Maghnia, près de la frontière marocaine, et la présence d’une Peugeot Expert devant contenir des produits stupéfiants. Se rendant sur les lieux et à la vue

des policiers, le chauffeur jette les clés à terre et tente de prendre la fuite. Il sera très vite rattrapé. La perquisition du véhicule révéle- ra la présence de près de 15 q de résine de cannabis. Devant le tribunal criminel d’Oran, C. Djamel, 32 ans, agri- culteur et fils d’agriculteur, avoue avoir été attiré par le gain rapide. “Un certain Bouderbala Moha- med m’a demandé de convoyer la drogue de Zouia à Maghnia contre la somme de 200 000 DA. Je n’ai pas pu résister”, a-t-il en- core répété, alors qu’il répondait

à des accusations de trafic de

drogue. Les investigations lancées à la sui- te de cette saisie ne conduiront pas à Bouderbala qui s’est natu- rellement perdu dans la nature, mais mèneront à A. Djamel, 33 ans, également fellah et fils de fel-

D. R.
D. R.

C’est au cours d’une perquisition près de la frontière marocaine que la police a pu saisir 15 quintaux de résine de cannabis.

lah, dont la voiture se trouvait dans le garage du nommé Bou- derbala. “Je l’avais prêtée à son frère qui en avait besoin pour un

mariage. Je n’ai aucun lien avec un quelconque trafic”, a-t-il ten- té de soutenir devant la cour. Comme Ch. Djamel, il est également poursui- vi pour les mêmes chefs d’incul- pation et risque une lourde pei- ne. Malgré leurs allégations, le

ministère public réclamera la perpétuité, peine maximale pré- vue par la loi pour ce genre de crime. Pour la défense de Ch. Djamel, son client est, certes, coupable d’avoir transporté la drogue depuis Zouia, mais jamais il ne peut être accusé de l’avoir importée. Tandis que l’avocat de A. Djamel s’étonnera de l’incarcération, de- puis un an et demi, de son client

pour avoir prêté sa voiture à son ami, arguant qu’aucune preuve de sa culpabilité n’est apportée. Après délibérations, le tribunal considérera que les trois accusés sont coupables des faits qui leur sont reprochés, prononçant des peines de 20 ans de réclusion cri- minelle pour les deux prévenus et Mohamed Bouderbala à la perpétuité par contumace.

S. OULD ALI

FORMATION PARAMÉDICALE À ORAN

2 500 postes à pourvoir

L e directeur de la santé et de la popula- tion, Abdelkader Guessab, a donné, en ce début de semaine, le coup d’envoi de

la cession de formation paramédicale, à partir de l’INFSPM El-Emir (ex-Ecole de Khemisti). Cette cession, qui a touché près

d’un millier de postes se tiendra pendant 3 mois. Cette cession a également été lancée au niveau du centre de formation de la wilaya,

à savoir l’INFSPM Es-Salem (ex-ITSP de St-

Hubert). L’un des faits saillants aujourd’hui, c’est la condition du bac comme niveau mi- nimal requis pour l’accès à la formation pa-

EL-BAYADH

Lancement des travaux de 800 logements AADL

n Bonne nouvelle pour les souscripteurs de logement AADL, à travers la wilaya d'El Bayadh, étant donné que le lancement des travaux pour la réalisation des 800 logements prévus à cet effet interviendra dès le 1 er février prochain. Selon les autorités locales, 500 logements ont été prévus au chef-lieu de la wilaya alors que le reste est partagé entre les communes de Bougtob et El- Abiodh Sid Cheikh, avant de rajouter que les travaux de réalisation ont été attribués à une entreprise mixte algéro- turc, pour un délai n'excédant pas les 24 mois.

A. MOUSSA

ramédicale. Cette année, la réforme opérée dans ce segment est axée sur un rehausse- ment du niveau scientifique et une plus grande couverture de tout le panel des spé- cialités du paramédical. Exit donc la notion de l’infirmière polyvalen- te et touche-à-tout avec un socle de savoir- faire tronc commun et rudimentaire. Après un recensement définitif des besoins, les diffé- rentes directions des ressources humaines ont

arrêté leur besoins à plus de 2 500 postes, pour la formation-emploi des infirmières, de laborantins, manipulateurs radio et kinési- thérapeutes. Par ailleurs deux structures ont été aménagées dans le Centre hospitalier universitaire (CHU) et dans l’Etablissement hospitalier spécialisé en pédiatrie (EHSP) de Canastel pour prendre en charge d’autres nouveaux stagiaires.

HADJ HAMDOUCHE

TLEMCEN

Trois nouvelles conservations foncières inaugurées

L e directeur général du Domaine national, Mohamed Himour,

s’est rendu, jeudi dernier, à Tlemcen pour procéder à l’inauguration des sièges des nouvelles conservations fon- cières et domaniales dans les communes de Remchi, Mansourah et Ghazaouet. Il a déclaré que la nouvelle dé- marche de l’administration s’oriente désormais vers l’amélioration des condi- tions de travail du personnel lequel doit veiller à garantir

le meilleur accueil des ci- toyens qui doivent bénéficier de la délivrance des docu- ments avec célérité. Le wali a indiqué, pour sa part, que le citoyen était confronté par le passé à un total de sept épreuves pour pouvoir enfin prendre possession de ses actes et autres papiers concernant notamment la propriété foncière. Il a sou- ligné que cette situation doit être à présent bannie comp- te tenu de l’outil informa- tique et des moyens élec-

troniques mis à la disposition des fonctionnaires de l’admi- nistration des domaines. Dans une déclaration à la presse, Mohamed Himour a annoncé qu’une opération de numérisation des archives des 240 conservations fon- cières est en cours, ce qui permettra une meilleure pri- se en charge de la délivran- ce de tous les documents pour accompagner l’acte de bâtir et d’investissement.

B. A.

accompagner l’acte de bâtir et d’investissement. B. A. BRÈVES de l’Ouest SIDI BEL-ABBÈS 4,23 quintaux de

BRÈVES de l’Ouest

SIDI BEL-ABBÈS

4,23 quintaux de kif traité et 8601 produits psychotropes saisis en 2015

n Durant l’année 2015, ce sont 4,23 quintaux de

kif traité et 8601 unités de produits comprimés hallucinogènes, qui ont été saisis à travers la wilaya de Sidi Bel-Abbès, avons-nous appris auprès de la cellule de communication de l’inspection des Douanes. Cette marchandise prohibée était acheminée du Maroc et destinée à l’écoulement sur le marché local. Ces saisies, dont la plupart ont été effectuées sur l’autoroute Est- Ouest, dans le cadre de 7 affaires liées au trafic de produits stupéfiants se sont soldées par l’arrestation de 10 narcotrafiquants, qui ont été présentés à la justice et écroués, a-t-on précisé. Il est également signalé la saisie par les mêmes services de 7 véhicules. La valeur marchande globale de la drogue saisie a été estimée à 41 millions de dinars, tandis que l'amende douanière a été évaluée à plus de 480 millions de dinars.

A. BOUSMAHA

IMMIGRATION CLANDESTINE À ORAN

7 Marocains interpellés

n Les gendarmes de la structure sécurité et

intervention d'Oran, en patrouille dans la communale de Bir El Djir, wilaya d’Oran, ont interpellé, ces derniers jours, 7 Marocains en situation irrégulière. Ils ont été remis aux gendarmes de la section de recherches d'Oran, pour enquête et prendre les mesures dans le cadre de l’immigration clandestine.

AYOUB A.

TIARET

Des individus pénètrent dans une cité universitaire

n La brigade territoriale de Gendarmerie

nationale de Ksar-Chellala a été alertée par un appel téléphonique d'un agent de sécurité de la résidence universitaire mixte Saâd-Dahleb de Ksar-Chellala, les prévenant qu’un groupe d’individus munis d’armes blanches a investi la cité universitaire. Les éléments de la gendarmerie intervenant rapidement ont réussi à appréhender 3 suspects, en état d'ébriété à bord d’un véhicule de marque Suzuki, en stationnement près de la- dite cité. Une enquête a été ouverte.

AYOUB A.

MASCARA

En état d’ébriété, il agresse sa mère

n Les éléments de police relevant de la cinquième

sûreté urbaine de Mascara ont arrêté, en fin de semaine, un individu âgé de 35 ans qui avait agressé sa mère et causé plusieurs dommages à l’intérieur du domicile familial. C’est suite à un appel de la mère, demeurant à la Zone 8, et qui en pleine nuit demandera des secours. Les éléments de la cinquième sûreté urbaine sont alors intervenus sur les lieux où ils ont arrêté le suspect en état d’ébriété avancée. Il a été conduit au poste de police, où sa mère s’est présentée pour introduire une plainte officielle à son encontre, après qu’il ait essayé de l’étrangler et lui a asséné un coup de poing sur le visage. Étant sous l’effet de l’alcool, le suspect a aussi dégradé plusieurs effets à l’intérieur de la maison. Présenté devant le procureur de la République de Mascara, l’individu a été placé sous mandat de dépôt.

A. B.

Précisions de Tayeb Mahiaoui

n Dans l’article paru le mercredi 20 janvier “L’ex-

sénateur d’Oran se confie à Liberté : La sortie de crise selon Tayeb Mahiaoui”, il fallait lire fuite de capitaux à l’étranger aux lieu et place de fuite de capitaux étrangers. Le sénateur sortant d’Oran a également tenu à préciser que le président de la République n’a pas été aidé par son entourage “qui se reconnaîtra de lui-même parce qu’il faisait partie de sa campagne présidentielle en 1999”. Quant au passage concernant les caisses de l’État, il faisait référence aux mauvaises décisions économiques prises depuis 1992. Nous nous excusons auprès de M. Mahiaoui et de nos lecteurs.

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Dimanche 24 janvier 2016

LIBERTE

12 Publicité Dimanche 24 janvier 2016 LIBERTE F.65 ANEP n°402 598 Liberté du 24/01/2016

F.65

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ANEP n°402 598 Liberté du 24/01/2016

LIBERTE

Dimanche 24 janvier 2016

Culture

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9 e PRIX MATOUB LOUNÈS CONTRE L’OUBLI

“Matoub Lounès chantait pour une Algérie plurielle”

Le 9 e prix “Matoub Lounès contre l’oubli”, initié par l’association Amgud et la fondation Matoub-Lounès, a été attribué à titre posthume à trois personnalités : Kateb Yacine, M’hamed Issiakhem et Ali Zamoum. En marge de cette rencontre, la sœur du défunt, Malika Matoub, est revenue sur le parcours artistique et politico-culturel du chanteur.

L a cérémonie de la remise du prix “Ma- toub Lounès contre l’oubli”, institué par l’association Amgud de Draâ El-Mizan et la fondation Matoub-Lounès, s’est te- nue avant-hier à la salle de réunion de l’APC de Draâ El-Mizan. Pour sa 9 e édi-

tion, le prix a été décerné à titre posthume à trois personnalités, à savoir Kateb Yacine, M’hamed Is- siakhem et Ali Zamoum. Cet événement coïncidant avec le 60 e anniversaire de la naissance de Matoub Lounès (24 janvier) a vu la participation de Mali- ka Matoub (sœur du défunt), qui a animé une conférence-débat sur “Le parcours artistique et po- litico-culturel de Matoub Lounès”. D’emblée, la conférencière a estimé que le choix de ces trois per- sonnalités est une “reconnaissance pour ces grands hommes qui ont marqué l’histoire de notre pays. À la création de la fondation Matoub-Lounès, Dda Ali Zamoum nous a beaucoup soutenus et il a même ré- digé le préambule de la fondation”, a-t-elle témoi- gné. “Lounès disait qu’il était le témoin de son temps. C’était un chroniqueur de presse”, a-t-elle précisé. Et d’insister : “La vie de Lounès a été associée à la lutte pour la démocratie, pour les droits de l’hom- me, pour tamazight et l’émancipation de l’Algérie.” Dans son intervention, la conférencière subdivise le parcours du Rebelle en plusieurs phases essen- tielles, en précisant qu’“entre 1978 et 1980, dans ses textes, il éveillait des consciences pour Tamazgha. Il dépoussiérait toutes les réalités historiques occul-

tées par le pouvoir en place. Dès le départ, il avait cette rage de dire des vérités”. Et de renchérir : “En 80, il était aux premiers rangs des jeunes qui se sont soulevés pour dénoncer le pouvoir.” Tout en préci- sant : “Soyons nous-mêmes. Nous ne sommes ni orientalistes ni occidentalistes. Mais Matoub était un incompris de l’élite parce qu’il était un fruit de la société et du terroir. L’école matoubienne est l’éco- le de la rue. Il n’avait aucun intérêt ni clanique ni partisan. Il cherchait toutes les vérités car il disait haut ce que le peuple pensait tout bas.” La confé- rencière dira que Lounès a été sur le devant de la scène dès 1986 quand il avait soutenu les enfants de chahid réprimés par le pouvoir. “À l’avènement du terrorisme, il a soutenu les démocrates en dé- nonçant cette forme de fascisme rampant”, a-t-elle dit. Et d’enchaîner qu’“en rendant hommage à Ta- har Djaout avec le titre phare Ô Kenza ma fille, à Boudiaf et aux autres martyrs, ce sont des preuves de cet engagement. Malheureusement, beaucoup ont voulu confiner ses chansons dans sa Kabylie. Pour- tant, il s’adressait à toutes les couches de l’Algérie pro- fonde quelle que soit leur région. Il chantait pour une Algérie plurielle, celle de Kateb Yacine, de Ali Za- moum, d’Issiakhem et de Abane et non l’Algérie confisquée en 1962”. Malika Matoub lors de cette rencontre est revenue sur l’épisode de son enlève- ment par les terroristes en septembre 1994. Dans son livre Le Rebelle, la conférencière souligne qu’il l’a bien expliqué en racontant ses 18 nuits passées

D.R.
D.R.

dans les maquis. “Il était pour la laïcité et il ne vou- lait que personne ne soit exclu pour ses idées et ses convictions”, poursuit-elle, tout en affirmant que son frère fut assassiné pour étouffer une voix populai- re, un homme engagé pour une Algérie démocra- tique. Revenant sur l’assassinat de son frère, Ma- lika Matoub a conclu que sa famille ne demande que la vérité sur ce crime ignoble dont le procès n’a ja- mais eu lieu.

O. GHILÈS

ignoble dont le procès n’a ja- mais eu lieu. O. GHILÈS … CULTURE EN BREF… CONSEIL
ignoble dont le procès n’a ja- mais eu lieu. O. GHILÈS … CULTURE EN BREF… CONSEIL

… CULTURE

EN BREF…

n’a ja- mais eu lieu. O. GHILÈS … CULTURE EN BREF… CONSEIL NATIONAL DES ARTS ET

CONSEIL NATIONAL DES ARTS ET DES LETTRES

Remise des cartes d’artiste au théâtre régional d’Oran

n Le conseil national des arts et des lettres a procédé, ce jeudi au Théâtre régional Abdelkader-Alloula, à la distribution des cartes d’artiste à une quarantaine de musiciens, comédiens, plasticiens et autres relevant du secteur de la culture de la wilaya d’Oran. À cet effet, le président du Conseil national des arts et des lettres (CNAL) M. Abdelkader Bendameche a rappelé, avant la cérémonie de remise des cartes d’artiste, que le ministère de la Culture poursuivra cette opération de normalisation” envers cette frange professionnelle, et ce sur tout le territoire national. Il y a lieu de rappeler que la délivrance de la carte professionnelle pour les artistes activant dans divers segments de la production artistique a été entamée il y a de cela plus de deux ans. Cette carte de l’artiste ouvre droit, entre autres, à la couverture sociale et à divers usages administratifs et professionnels. Un débat a également précédé la cérémonie de remise des cartes d’artiste, débat qui renseigne essentiellement sur le malaise que continuent de vivre, de manière générale, les représentants de l’art à Oran.

B. S.

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le malaise que continuent de vivre, de manière générale, les représentants de l’art à Oran. B.
le malaise que continuent de vivre, de manière générale, les représentants de l’art à Oran. B.

F.63

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Dimanche 24 janvier 2016

LIBERTE

DELEGATION REGIONALE OUEST N.I.F N° 099916000899274 Adresse : Chemin Vicinal Hay d’Haya-Oran PROGRAMME NATIONAL DE

DELEGATION REGIONALE OUEST N.I.F N° 099916000899274

Adresse : Chemin Vicinal Hay d’Haya-Oran

PROGRAMME NATIONAL DE 65.000 LOGEMENTS EN LOCATION-VENTE

AVIS

Conformément aux dispositions de l’article 44 alinéa 2 du décret 10/236 du 07.10.2010 portant réglementation des marchés publics, modifié et complété, la Société de pro- motion immobilière ASSURE IMMO informe l’ensemble des soumissionnaires ayant participé à l’appel d’offres national restreint n° 07/DRO/DPO/2015 paru dans les quo- tidiens nationaux Le Quotidien d’Oran, El Khabar, Liberté ainsi que le BOMOP et relatif à la réalisation des travaux de VRD du projet 270 Logements à Misserghine, w. d’Oran, qu’à l’issue de l’analyse et de l’évaluation des offres, il en ressort que les montants des offres réceptionnées sont en dépassement du budget alloué. Par conséquent, la procédure d’appel d’offres sera relancée.

F.60

DELEGATION REGIONALE OUEST N.I.F N° 099916000899274 Adresse : Chemin Vicinal Hay d’Haya-Oran PROGRAMME NATIONAL DE

DELEGATION REGIONALE OUEST N.I.F N° 099916000899274

Adresse : Chemin Vicinal Hay d’Haya-Oran

PROGRAMME NATIONAL DE 65.000 LOGEMENTS EN LOCATION-VENTE

AVIS

Conformément aux dispositions de l’article 44 alinéa 2 du décret 10/236 du 07.10.2010 portant réglementation des marchés publics, modifié et complété, la Société de pro- motion immobilière ASSURE IMMO informe l’ensemble des soumissionnaires ayant participé à l’appel d’offres national restreint n° 07/DRO/DPO/2015 paru dans les quo- tidiens nationaux Le Quotidien d’Oran, El Khabar, Liberté ainsi que le BOMOP et relatif à la réalisation des travaux de VRD du projet 324 Logements à Gdyel, w. d’Oran, qu’à l’issue de l’analyse et de l’évaluation des offres, il en ressort que les montants des offres réceptionnées sont en dépassement du budget alloué. Par conséquent la procédure d’appel d’offres sera relancée.

F.60

DELEGATION REGIONALE OUEST N.I.F N° 099916000899274 Adresse : Chemin Vicinal Hay d’Haya-Oran PROGRAMME NATIONAL DE

DELEGATION REGIONALE OUEST N.I.F N° 099916000899274

Adresse : Chemin Vicinal Hay d’Haya-Oran

PROGRAMME NATIONAL DE 65.000 LOGEMENTS EN LOCATION-VENTE

AVIS

Conformément aux dispositions de l’article 44 alinéa 2 du décret 10/236 du 07.10.2010 portant réglementation des marchés publics, modifié et complété, la Société de pro- motion immobilière ASSURE IMMO informe l’ensemble des soumissionnaires ayant participé à l’appel d’offres national restreint n° 07/DRO/DPO/2015 paru dans les quo- tidiens nationaux Le Quotidien d’Oran, El Khabar, Liberté ainsi que le BOMOP et relatif à la réalisation des travaux de VRD du projet 288 Logements à Sidi Benyebka. w.d’Oran, qu’à l’issue de l’analyse et de l’évaluation des offres, il en res- sort que les montants des offres réceptionnées sont en dépassement du budget alloué. Par conséquent la procédure d’appel d’offres sera relancée.

F.60

CAISSE REGIONALE DE MUTUALITE AGRICOLE DE BEJAIA

AVIS AUX

AGRICULTEURS

Nous informons nos chers agriculteurs qu’en prévision de la tenue prochaine des élec- tions pour le renouvellement du conseil d’administration de la caisse, des rencontres d’information et de sensibilisation seront organisées selon le calendrier suivant :

• Amizour le 21/01/2016 à la salle de délibé- rations APC.

• Kherrata le 25/01/2016 à la maison de jeunes.

• Seddouk le 28/01/2016 à la maison de

jeunes.

• Tazmalt le 31/01/2016 à la maison de jeunes.

Vous êtes les bienvenus.

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Direction de la distribution Blida Division exploitation électricité Pour améliorer sa qualité de service et

Direction de la distribution Blida Division exploitation électricité

Pour améliorer sa qualité de service et consolider son réseau, la Direction de la distribution de Blida entreprend des travaux d’entretien qui nécessite- ront l’interruption de fourniture d’électricité les journées ci-après de 09h00 et 16h00, au niveau des communes de Soumaâ et Chebli. Localités concernées :

Le 25/01/2016 BOUNNASS - BEN SARI - DOMAINE MAAZOUZI - BEN RAMDHANE - BAHLI - GHERABA - HALOUIA Le 26/01/2016 BAYI - CITE ENAGUP SOUMAA Pour plus d’informations, contactez la Direction de la distribution de Blida sur le numéro suivant : 025 20 75 61

La Direction de la distribution de Blida s’excuse pour les désagréments causés.

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Dimanche 24 janvier 2016

L’internationale

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TENUE D’UN CONSEIL DE GOUVERNEMENT APRÈS UNE SEMAINE DE MANIFESTATIONS SOCIALES

Tunisie : entre légitimité des revendications et peur du chaos

Tout en reconnaissant la gravité de la crise socioéconomique et la légitimité des revendications des protesta- taires, le gouvernement tunisien avoue ne pas disposer d’une baguette magique pour remédier à la situation.

L e Premier ministre tunisien, Habib Essid, a présidé hier un Conseil des ministres sans annoncer, pour au- tant, la moindre décision concer- nant les revendications des mani- festants qui protestent depuis une

semaine contre le chômage et la marginalisa- tion sociale et économique, cinq ans après la révolution du Jasmin. Habib Essid a annoncé, en effet, que “le Conseil des ministres restera ou- vert pour débattre de plusieurs dossiers sociaux, économiques et sécuritaires en vue de trouver les solutions appropriées et répondre au mieux aux revendications scandées lors des dernières manifestations”, a rapporté l’agence officielle la TAP. Le Premier ministre tunisien a tenté de rassurer la population sur l’amélioration des conditions sécuritaires, tout en les appelant à “tenir comp- te des défis et difficultés qui se posent au niveau national et régional et qui rendent encore plus ardues les missions du gouvernement”, lit-on en- core sur le site de l’agence de presse gouver- nementale. Mais ses propos sont loin d’apai- ser les tensions dans le pays, où des dizaines de personnes sont sorties dans les rues pour ré- itérer leurs revendications sociales et écono- miques, tout comme pour réclamer la libéra- tion des manifestants arrêtés. C’était le cas à Sidi Bouzid, berceau de la révolution du Jasmin qui

D. R.
D. R.

a provoqué la chute de l’ancien régime de Zine al-Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011, où plu- sieurs jeunes ont été interpellés lors des ma- nifestations qui ont eu lieu la semaine derniè- re. Aussi, des habitants de Kasserine, où a eu lieu le premier mouvement de protestation sa- medi dernier, sont revenus à la charge en or- ganisant un sit-in au centre-ville, ont rappor- té les médias locaux. Les manifestants de Kas- serine ont observé ce sit-in à la Place des mar- tyrs en signe de refus des décisions prises par

Habib Essid, Premier ministre tunisien.

le Conseil de gouvernement mercredi dernier, insistant sur le droit de leur région à bénéficier de projets de développement et d’un plan de lutte contre le chômage, a rapporté la radio Sa- bra FM. À Gafsa, des jeunes ont fermé la rou- te reliant leur ville à Touzer en début d’après- midi, pour exiger des emplois, a indiqué la même source. Par ailleurs, les autorités tuni- siennes ont annoncé, hier, l’arrestation d’au moins 423 personnes qui seraient directement impliquées dans les actes de vol et de saccage

des biens publics et privés, et ce, depuis le dé- but des manifestations à travers tout le terri- toire tunisien. Au moins 83 autres personnes ont été interpellées pour avoir “transgressé les dispositions du couvre-feu” qui a été décrété vendredi par le président Béji Caïd Essebsi, a ajouté la TAP, citant Walid Louguini, le char- gé de l’information au niveau du ministère de l’Intérieur, précisant que les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont blessé une centaine de policiers. Les services de sécurité ont également récupéré de nombreux objets et marchandises qui ont été dérobés dans plu- sieurs villes du pays, où les populations locales commencent à constituer des comités de vi- gilance pour prévenir d’éventuels actes de saccage et de pillage en cas de nouvelles ma- nifestations. Dans son discours, le président tunisien a mon- tré du doigt des “mains étrangères” dans les évé- nements qui ont ravivé la peur d’une nouvel- le crise politique dans le pays. Son Premier mi- nistre, Habib Essid, a, lui aussi, accusé ce qu’il a qualifié de “courants destructeurs” d’attiser le feu de la discorde et de pousser la situation au pourrissement, alors que le pays fait face à la menace terroriste interne et en provenance de la Libye voisine, en référence à l’organisation autoproclamée État islamique (Daech).

LYÈS MENACER

DES FORCES AMÉRICAINES, BRITANNIQUES ET RUSSES SONT DÉJÀ EN LIBYE

L’intervention étrangère contre Daech en préparation

L ’activité du groupe terroriste autoproclamé État islamique (EI/Daech) en Libye, qui s’at-

taque aux installations pétrolières, est prise très au sérieux par les pays oc- cidentaux, mais également la Russie. À en croire le quotidien arabopho- ne londonien Asharq al-Awsat d’hier, qui cite des sources sécuri- taires locales, des dizaines de soldats américains, britanniques et russes se trouvent sur le sol libyen. Il s’agit là d’une manière de faire pression sur le parlement de Tobrouk afin qu’il accorde sa confiance au gouverne- ment d’union nationale de Faïz al- Saraj, mais probablement de prépa-

rer le terrain à une intervention contre Daech. Ces forces auraient atterri à l’aéro- port Jamal-Abdel-Nasser, situé au sud de la ville de Tobrouk, alors qu’une partie des soldats améri- cains serait entrée de l’ouest de Tri- poli. Selon des témoins, le nombre de soldats s’élèverait à 500 environ, mais un responsable militaire local a déclaré sous le couvert de l’ano- nymat qu’il ne s’agit que de quelques dizaines, avec comme mission d’ex- plorer le terrain en vue d’une inter- vention d’ampleur. On remarquera que la Russie, grande absente, mais surtout perdante, dans l’intervention

étrangère menée sous la direction de l’Otan en 2011, qui avait renversé le défunt colonel Mouammar Kadha- fi, est présente cette fois-ci. Il est donc clair qu’une intervention mi- litaire étrangère en Libye se prépa- re. D’ailleurs, il suffit de prendre connaissance des dernières décla- rations du chef d’état-major de l’ar- mée américaine, le général Joseph Dunford, pour comprendre que cet- te intervention n’est qu’une question de temps. Il a estimé qu’il était dé- sormais urgent et nécessaire d’agir militairement en Libye pour stopper l’évolution des activités de l’organi- sation de l’État islamique, lequel

FIN DE CAMPAGNE POUR LA PRÉSIDENTIELLE AU PORTUGAL

Le conservateur Rebelo de Sousa donné vainqueur au 1 er tour

L a campagne pour l'élection présidentielle s'est achevée ven- dredi soir au Portugal, alors

que tous les sondages donnaient l'ancien président du Parti social-dé- mocrate (PSD, centre-droit) Marcelo Rebelo de Sousa vainqueur dès le premier tour aujourd’hui. “Choi- sissez l'expérience et la capacité d'unir, de créer le consensus”, a lan- cé M. Rebelo de Sousa vendredi soir aux électeurs indécis lors d'un meeting à Braga, dans le nord du Portugal. Dans la petite ville voisine de Celo- rico de Basto, le candidat conserva- teur a mis un point final à une cam- pagne “indépendante” de son camp politique lors de laquelle il s'est montré conciliant avec le nouveau

Premier ministre socialiste Antonio Costa. Marcelo Rebelo de Sousa, professeur de droit de 67 ans, connu comme commentateur vedette de la télévision ces quinze dernières an- nées, obtiendrait entre 51,8 à 55% des voix, selon des enquêtes pu- bliées jeudi et vendredi. Face à lui, le camp socialiste a fait campagne en rangs dispersés, alignant cinq pré- tendants sur le total de dix candidats. Parmi eux, l'indépendant de gauche Antonio Sampaio da Novoa, prin- cipal adversaire de M. Rebelo de Sousa, est crédité de 17 à 22% des in- tentions de vote. Troisième dans les sondages, l'ancienne ministre so- cialiste Maria de Belem Roseira re- cueillerait 8 à 13% des suffrages. Principale inconnue du scrutin de

dimanche, l'abstention avait atteint le niveau record de 53,48% lors de la précédente présidentielle en 2011. Au Portugal, le chef de l'État n'a pas de pouvoir exécutif mais il peut dissoudre le Parlement et son rôle d'arbitre s'accroît dans les situa- tions de crise. Le futur président, qui prêtera ser- ment le 9 mars, pourrait ainsi choi- sir d'utiliser ce pouvoir, à partir du mois d'avril, pour tenter d'obtenir une majorité claire, ce que les élec- tions législatives du 4 octobre n'avaient pas permis. Le président sortant, le conservateur Anibal Ca- vaco Silva, achève à 76 ans son deuxième quinquennat consécutif, soit la limite autorisée par la Consti- tution portugaise.

envisage de transformer ce pays en une base régionale pour opérer par la suite dans d’autres pays, particu- lièrement en Afrique. Tout en pre- nant le soin de divulguer des détails relatifs à l’opération, le patron de l’ar- mée US aurait préconisé au Penta- gone d’améliorer l’aide que pour- raient apporter les armées des alliés dans la région, mais également de former les forces libyennes en me- sure de défendre leur pays. Joseph Dunford, qui s’est entretenu récemment avec ses homologues de l’armée française, laquelle opère

dans la région du Sahel contre les ter- roristes d’Aqmi, qu’ils étaient tous, Français et Américains, d’accord pour que toute intervention militaire en Libye se fasse en collaboration avec le gouvernement d’union na- tional libyen. Les intentions des grandes puissances d’intervenir mi- litairement en Libye seront beaucoup plus claires, dès que le cabinet de Faïz al-Saraj aura le feu vert du Parlement exilé à Tobrouk pour entamer ses fonctions. Ce n’est qu’une question de jours.

MERZAK TIGRINE

POUR CONSTITUER UNE MAJORITÉ AU PARLEMENT ESPAGNOL

Rajoy peine à convaincre les socialistes et les centristes

L e chef du gouvernement es- pagnol sortant, le conservateur Mariano Rajoy, est toujours à

la recherche d’une alliance au Par- lement pour reconstituer la majorité qu’il a perdue au lendemain des lé- gislatives du 20 novembre dernier. Il a indiqué hier qu’il continuait de travailler à une alliance politique avec les socialistes et les centristes de

Ciudadanos. Son mouvement politique, le Parti populaire (PP), a perdu la majorité absolue. Après des entretiens avec le roi Felipe VI vendredi, Mariano Rajoy, qui tente depuis plusieurs se- maines de constituer une nouvelle équipe après les élections indécises du 20 décembre dernier, a renoncé à demander pour l'instant la confian- ce du Parlement. Les autres partis politiques ont annoncé qu'ils ne

soutiendraient pas le gouvernement de Rajoy qui ne peut compter que sur le PP, première formation par- lementaire mais ne disposant pas de la majorité absolue. Le chef du gou- vernement a réaffirmé hier qu’il pensait qu’une entente avec le par- ti socialiste (PSOE) et avec le nou- veau parti libéral Ciudadanos lui semblait “l'option la plus raison- nable”. “C’était déjà notre position et cela le reste”, a-t-il commenté dans une déclaration à la télévision après un meeting de son parti à Cor- doue. Le roi Felipe VI, qui avait pro- posé à M. Rajoy de tenter le premier de former un gouvernement, a an- noncé qu'il mènerait une nouvelle ronde de consultations à partir de mercredi pour désigner un autre candidat à la présidence.

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rience dans le domaine, cherche emploi. Tél. : 0540 02 60 42 ————————————— Chef comptable 30 ans d’expé- rience CAP, CMTC, CED, tenue comptabilité, bilans, décl. fiscales, parafiscales, adm.

GC projets BTPH, longue exp. prof. cherche emploi.

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Tél. : 0657 18.37.59

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25 ans habite à Alger mas-

0771 67.55.09

ter

en génie civil maîtrise l’ou-

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til

informatique et logiciels

Comptable 14 ans d’exp. dans

(Autocad, Robo bat) sans exp. sérieux et dynamique souhai-

la

filière cherche emploi.

cherche emploi. Tél. : 0551 11 66 32

Tél. : 0555 91 11 72

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un emploi dans le domaine.

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Tél. : 0697 54 18 17

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38 ans CAP + CMTC en

Conducteur de travaux bâtiment TCE génie civil VRD niveau ingé- nieur, 40 ans d’expérience, cherche emploi ou sous-traitance, maçonnerie, assistance tech-

nique, métrés, suivi de chantiers jusqu’à 100 km rayon ouest d’Alger. Tél. : 0662 91 23 37 ————————————— TS en inforgraphie cherche emploi dans le domaine envi- rons d’Alger avec 6 ans d’expé- rience. Tél. : 0557 84 47 40 ————————————— Jeune femme architecte, 30 ans,

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comptabilité Word, Excel, PC Compta PC Paie exp. 9 ans cherche emploi. Tél. : 0558 00 03 71

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52 ans retraité en adminis-

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tration générale cherche

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licence en anglais et DES en

dans une entreprise publique et

tion des moyens généraux cherche emploi à Alger et ses

marketing 1 an d’exp. cherche emploi Alger et environs. Tél. : 0552 01 70 88

01

an dans une entreprise mul-

tinationale cherche emploi dans

environs. Tél. : 0662 02.53.99

l’Algérois dans la maîtrise d’ou- vrage et la gestion de projet. Tél. : 0541 99 39 40 ————————————— JH, niveau universitaire méde-

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42 ans, 16 ans d’exp. en qua-

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opérateur machine indus-

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de cadre supérieur en ges-

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tion des stocks et appro cherche emploi à Alger et ses

environs. Tél. : 0661 48 33 57

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dessin industriel Auocad, GAO DAO, libre de suite habite Alger-Centre. Tél. : 0795 00 13 47

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cine, 5e niveau en langue alle- mande, traducteur et interprète de la langue allemande, sérieux, dynamique, habitant à Alger et

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Ing. HSE en retraite longue

exp. cherche emploi libre de suite. Tél. : 0553 58 61 59

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mécanique cherche emploi

Chauffeur léger et lourd cherche emploi. Tél. : 0556 98 40 88

dans les environs d’Alger. Tél. : 0557 27 03 75

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29 ans, soutien de famille,

habitant Belouizdad, aide- comptable, trilingue avec expé- rience dans la production TV, commercial, RH/gestion, cherche emploi administratif environs d’Alger. Etudie toute proposition. Tél. : 0558 10 66 60 —————————————

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33 ans marié 2 enfants

d’exp. cherche emploi comme chef d’atelier ou associé. Tél. : 0542 51 22 74

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ciales option comptabilité 8

d’exp. cherche poste cadre comptable financier. Tél. : 0663 59.36.90

ans

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Retraité 59 ans longue exp. dans la gestion du personnel

59.36.90 ans ————————————— Retraité 59 ans longue exp. dans la gestion du personnel

LIBERTE

Dimanche 24 janvier 2016

Publicité

17

F.28
F.28
LIBERTE Dimanche 24 janvier 2016 Publicité 17 F.28 Pensée En ce jour de l’année 1984 est
Pensée En ce jour de l’année 1984 est décédé notre regretté père ABDERRAHIM HADJ MOHAMED
Pensée
En ce jour de l’année 1984 est décédé notre regretté père
ABDERRAHIM HADJ MOHAMED BEN ALI BEN ABDELKRIM
Durant sa longue carrière d’adjoint technique de la santé publique de
Tigzirt-sur-mer et Akbou, il jouissait d’une estime immense auprès des
populations des contrées les plus isolées. Dans l’exercice de ses fonctions,
il a contracté une grave maladie qui a eu raison de lui selon la volonté du
Tout-Puissant. Les soins de sa mère et de ses sœurs ainsi que son coura-
ge inébranlable et sa foi l’ont aidé à surmonter cette dure épreuve. Ses
enfants ne peuvent qu’être fiers des principes de modestie, de rectitude et
de dignité qu’il leur a inculqués. Notre cher père nous a quittés un matin du mois de janvier 1984 et
selon son dernier vœu, il repose à Béjaïa, sa ville natale qu’il a tant aimée. Mais aussi une ville où, en
1958, des gens malhonnêtes et sans scrupules ont mis à profit sa maladie et ont manœuvré en usant de
documents douteux pour le priver de son droit à l’héritage dans de vastes propriétés foncières. Ces
mêmes documents dont profitent aujourd’hui sans remords leurs descendants au mépris des préceptes
divins et des lois humaines, oubliant que tout acte sera rétribué au jour du Jugement dernier. Notre père
est parti sans rien connaître de ces manœuvres malhonnêtes et de cette abjecte trahison. Ses enfants et
ses petits-enfants demeureront toujours fidèles à ses principes car “c’est à ses fruits qu’on connaît l’arbre.”
Reposez en paix, chère grand-mère Mouni, tantes Z’hor, Saléha, H’nifa et cher père.
Une pensée pour eux est demandée à tous ceux qui les ont connus et appréciés.
Votre fille Abderrahim Bédrya
ABR43550

Carnet

—————————————

Pensée

—————————————

Il y a déjà 13 ans nous quit- tait à jamais et pour un monde meilleur notre chère et regrettée Guerid Fatiha. En ce douloureux anniversai- re, sa famille d’Alger et de Bordeaux demande à tous ceux qui l’ont connue d’avoir une pieuse pensée à sa mémoire. Repose en paix, Fatiha. Famille Guerid - BR4371

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Décès

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Les familles Aouissi, Boudarène, Ath Oussadoune, Amroune, Amini, Anèche, Ath Azzouz, Bechache et Benmansour, parents et alliés, ont la douleur de faire part du décès de leur cher et regretté Aouissi Mahmoud à l’âge de 64 ans. L’enterrement aura lieu aujourd’hui, dimanche 24 janvier, à 12h à Taguemount Azouz (Beni Douala). A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

—————————————

La famille Touahria, parents et alliés, a la douleur de faire part du décès hier de son cher et regretté père, Touahria Djilali (chef de daïra d’El- Abadia), survenu à l’âge de 60 ans. La levée du corps se fera du domicile mortuaire à Matmar. L’enterrement aura lieu aujourd’hui, dimanche 24 janvier 2016, à partir de 13h, à Matmar, wilaya de Relizane. À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

A V IS
A V IS

Aux buralistes et lecteurs du journal Liberté. Pour toute réclamation au sujet de la distribution du journal

Tél./Fax : 021 87 77 50

SOS Malade cherche Sonde auto-sondage n°12. Tél. : 0790 46 87 78 Cherche couches adultes.
SOS
Malade cherche Sonde auto-sondage n°12.
Tél. : 0790 46 87 78
Cherche
couches adultes.
Tél. : 0558 00 62 85
Père de 4 enfants au chômage et sans res-
sources, lance un appel pour lui venir en
aide financièrement pour sauver sa famille.
Sa femme a un cancer et sa fille de 7 ans est
atteinte d’une grave anémie et ne pèse que
16 kg. Sa mère, à force d’être malheureuse, a
perdu la vue et nécessite elle aussi une inter-
vention. Il a frappé à toutes les portes, en
vain. Il s’adresse aux autorités concernées
pour lui trouver des solutions à ses nom-
breux problèmes.
A toute âme charitable, venez-lui en aide.
Tél. : 0775 87 17 34
la hawla wala kouata illa billah
Remerciements Suite au décès de leur fille et belle-fille NACÉRA Conservateur en chef, chef de
Remerciements
Suite au décès de
leur fille et belle-fille
NACÉRA
Conservateur en
chef, chef de dépar-
tement de la
recherche au musée
public national des
arts et traditions
populaire “Palais Khdawedj El Amya” La
Casbah. Les familles Azzoug Mourad et
Malek remercient vivement tous ceux et
celles qui les ont soutenues et
réconfortées en cette douloureuse et
pénible circonstance. Qu’ils y voient là
l’expression de notre immense gratitude
et infinie reconnaissance.
Acom
Remerciements Suite à la perte cruelle, le 17 janvier 2016, de son cher et regretté
Remerciements
Suite à la perte cruelle,
le 17 janvier 2016, de
son cher et regretté
YAKER MUSTAPHA
La famille Yaker des
Ouadhias, de Tizi
Ouzou, d’Alger, de
France, particulière-
ment sa femme et ses
enfants exprime ses vifs
remerciements à toutes
les personnes qui ont compati de près ou de loin à
sa douleur en cette pénible circonstance.
La famille Yaker, parents et alliés, tient aussi à
exprimer son immense gratitude à l’équipe
TV Iwadhiyen pour sa contribution à divulguer
l’information sur facebook ainsi qu’à toutes les
personnes qui ont présenté leurs condoléances.
A
Dieu nous appartenons
et
à Lui nous retournons.
Famille Yaker
T.O-BR5800
Pensée A la mémoire de notre très cher père et grand- père MEHARI HOCINE pour
Pensée
A la mémoire de
notre très cher
père et grand-
père
MEHARI HOCINE
pour ne jamais
oublier le 24
janvier 1997.
Nous demandons à tous ceux qui l’ont
connu d’avoir une pieuse pensée à sa
mémoire. Repose en paix, papa.
Puisse Dieu Tout-Puissant l’accueillir
en Son Vaste Paradis.
Tes fils, tes filles et tes petits-enfants
La famille Mehari Djaffar
et Mehari Semina
BR4374
Pensée Douloureux fut pour nous le 24 janvier 1996 avec la dispari- tion précoce de
Pensée
Douloureux fut
pour nous le 24
janvier 1996
avec la dispari-
tion précoce de
notre chère
mère
MME IBELAID TASSADIT NÉE ITBIRÈNE
En cette date souvenir, sa famille
d’Alger et d’Azzefoun prie tous ceux
qui l’ont connue pour sa bonté et sa
générosité d’avoir une pieuse pensée
à sa mémoire.
A Allah nous appartenons et à Lui
nous retournons.
ALP

Condoléances

Le directeur général, le conseil syndical, l’ensemble des cadres et des travailleurs du groupe MTA/Maghrébine de Transport et Auxiliaires, très attristés par le décès de leur ancien collègue

MONSIEUR ZATOUT RACHID

directeur d’agence maritime présentent à l’ensemble de sa famille et de ses proches leurs sincères condoléances. Que Dieu accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

XMT

18

Sport

Dimanche 24 janvier 2016

LIBERTE

USMH 2 - USMB 0

Les Harrachis s’installent sur le podium

n En dépit de la crise financière qui secoue le club banlieusard, les joueurs harrachis sont arrivés, quand même, à tenir leur engage- ment envers leurs supporters en bat-

tant hier au stade de Lavigerie la for-

mation blidéenne sur le score de 2 à 0. Ils n’étaient pas nombreux, comme d’habitude, à se rendre au stade pour assister à ce match en raison des problèmes que vit le club depuis quelques jours mais aussi par l’adversaire qui n’est pas une grosse

cylindrée de la Ligue 1. Pour revenir à la rencontre, il faut dire que Boualem Charef n’a pris aucun risque en faisant rentrer son onze type, bien mené par l’omniprésent Aït-Ouamar aux côtés de Gharbi, ali-

gné d’entrée, et Coumbassa. Ce trio a

bien encadré le terrain en ne lais- sant que quelques espaces aux hommes de Bacha qui n’ont pas réussi à trouver leurs marques. Dès le coup d’envoi, donné par Bennouza, les locaux n’ont pas attendu longtemps pour montrer

leur ambition, en multipliant les

assauts par Younès, Meziane et le vétéran Bouguèche. Cette forte pres- sion a fini par se concrétiser lorsque Meziane hérite d’une jolie passe de Aït-Ouamar et s’engouffre dans la

surface de réparation. Il est “descen- du” irrégulièrement par Mohamedi, l’arbitre désigne alors le point de penalty ; Bouguèche le concrétise à la grande joie de Charef (11’). Cette réalisation galvanise davantage les Harrachis, qui ont maintenu leur pression sur cette jeune équipe de l’USMB et sont parvenus à corser l’addition à la 36’ de jeu par Meziane

sur

un joli retrait de la gauche effec-

tué

par Harrag. Les camarades du

portier Ouaddah accusent le coup et ne semblent plus en mesure de répliquer, et ce, jusqu’à la fin de cette première période. Dès la repri- se du second half, Bacha ordonne à ses joueurs d’aller un peu plus vers

l’avant pour tenter de réduire l’écart, mais ni Sylla, l’ex-joueur de l’USMH, ni Hichem-Cherif n’ont réussi à per- cer cette défense bien inspirée autour de Lebbihi et un grand Chaâl dans les buts. En dépit de quelques assauts menés par les visiteurs, il était dit que le score ne changera

pas jusqu’au coup de sifflet final de

l’arbitre. Grâce à ce succès, l’USMH se replace sur le podium totalisant

27 points en attendant son prochain

déplacement à Oran pour y rencon-

trer l’ASMO, auteur d’un bon nul

ramené face au NAHD. En revanche, l’USMB fait du surplace avec 20 points et une peu reluisante

12 e place, elle accueillera samedi pro-

chain le NAHD, un match capital

pour les Blidéens qui doivent, impé- rativement, l’emporter s’ils ne veu-

lent pas réduire leurs chances de

maintien.

R. A.

LIGUE 2

Résultats

OM

US Chaouia - USM Bel-Abbès JSM Skikda - CA Batna

CRB Aïn Fekroun - JSM Béjaïa 0 - 0

Paradou AC - ASO Chlef

Amel Boussaâda - AS Khroub 0 - 1

USMM Hadjout - MC Saïda

MC El-Eulma - CA BB Arréridj 0 - 0

Arzew - O Médéa

1 - 2 1 - 0 0 - 1

1 - 0

0 - 2

Classement

Pts

J

1 ). O. Médéa

31

17

2 ). CA Batna

30

17

3 ). USM Bel-Abbès

29

17

4 ). JSM Béjaïa

27

17

5 ). ASO Chlef

26

17

6 ). Paradou AC

25

17

7 ).CABB Arréridj

24

17

8 ). JSM Skikda

22

17

--). AS Khroub

22

17

--). MC El-Eulma

22

17

11). US Chaouia

21

17

12). A Boussaâda

20

17

--). MC Saïda

20

17

14). OM Arzew

17

17

--). CRB Aïn Fek.

17

17

16). USMM Hadj.

11

17

CHAMPIONNAT DE LIGUE 1 : ESS 1 - USMA 1

Les Usmistes tiennent bon

Liberté
Liberté

E ntentistes et Usmistes se sont quittés, hier, au stade du 8-Mai-1945 de Sétif, sur un nul d’un but partout au terme d’un match disputé de

bout en bout. Un score de parité qui arrange plutôt les visiteurs qui confortent leur position de leader et maintiennent leur avance de huit points sur leur premier poursui- vant, le CRB en l’occurrence. Quant à l’ESS, elle a gagné toutefois une pla- ce au classement malgré ce faux pas en se hissant à la 7 e place au classe- ment du championnat de Ligue 1 Mobilis. Pour revenir aux débats, et sans passer par le rituel round d’ob- servations, les Ententistes mettent la pression. D’ailleurs, ils ne tardent pas à se

mettre en évidence par Laâroussi le- quel, sur un corner de Haddouche, place une tête qui est allée mourir sur la transversale (7’). Continuant à har- celer la défense usmiste, les locaux vont se procurer d’autres occasions en or d’ouvrir la marque. Amokra- ne puis Amada étaient tout près de donner l’avantage à leur team alors qu’on venait à peine de consommer le premier quart d’heure du match. Alors qu’on attendait l’ouverture du score des locaux, ce sont les Us- mistes qui vont surprendre tout le monde en arrivant aux buts de Khe- daïria. On jouait la 25’ lorsque sur un coup franc de Ferhat, Chafaï, au second poteau, met un heading qui ne laisse aucune chance au portier sé- tifien. Bien que déstabilisés par ce but, les partenaires de Hachi ne

baissent pas pour autant les bras et continuent à presser. Dagoulou, bien décalé sur le côté gauche, envoie une frappe qui est détournée par Fe- rhat en catastrophe en corner (39’). Mais ce n’est que partie remise puisque Laâroussi, étrangement loin de tout marquage, reprend d’une tête

imparable un centre de Zerara pour le mettre hors de portée de Mansouri

(43’). C’est le troisième but succes- sif du défenseur central sétifien après son doublé de vendredi face au MCO à Oran. Au retour des ves- tiaires, le jeu devient plus prudent de part et d’autre. Il faut d’ailleurs at- tendre l’heure de jeu pour assister à la première franche occasion de but

à l’actif des locaux. Bien décalé par

Djahnit, Haddouche, tout seul au point de penalty, voit son tir percu- ter la transversale qui sauve pour la seconde fois le portier Mansouri (61’). L’entrée en jeu de Belameiri côté sétifien donne plus de jus à l’at- taque sétifienne qui va donner quelques frayeurs aux défenseurs usmistes. Belameiri est tout près de tromper Mansouri qui veillait au grain et qui parvient à capter le tir du Sétifien (71’). Peu de temps après, la transversale sauve de nouveau Man- souri suite à une frappe enveloppée de ce diable de Haddouche qui en a fait voir de toutes les couleurs aux dé- fenseurs algérois (76’). Le score res- te inchangé jusqu’au coup de sifflet final de l’excellent arbitre Farouk Mial. On retiendra enfin la grande sportivité qui a régné pendant et à la fin du match, aussi bien entre les joueurs que les supporters des deux camps.

FARÈS ROUIBAH

Sale temps pour Aoudia à Sétif

n Mohamed Amine Aoudia a passé, hier, une sale après-midi au stade du 8-Mai-1945. En effet, à peine a-t-il fait son apparition sur le terrain que l’attaquant usmiste a essuyé les insultes des supporters locaux qui n’ont pas encore digéré les déclarations de ce dernier qui avait estimé que le sacre africain gagné par l’ESS en 2014 a été un coup de chance. “Maintenant, je crois au père Noël”, avait-il dit. Par ailleurs, nous avons appris que la veille du match, le joueur de l’USMA a reçu la visite, à l’hôtel El-Hidhab, d’un commerçant à Sétif, qui lui doit 7 000 euros. Un dû qui date du passage d’Aoudia au club d’Aïn El-Fouara, il y a quelques années. Il a fallu l’intervention des dirigeants algérois qui ont rassuré la personne quant au règlement de son argent dans les prochains jours.

F. R.

RCA 0 - CRB 0

Le Chabab arrache un point précieux à l’Arba

D ans un match explosif et à haut risque, le RC Arba, lan- terne rouge au classement, a

été accroché dans son fief et devant

ses milliers de supporters qui ont fait

le plein au stade Chahid Smaïl-Ma- khlouf face au CRB. En dépit de l’in- corporation d’entrée de deux de ces nouvelles recrues, à savoir Achiou dans la construction du jeu et Djagh- bala en défense, l’Arba n’a pas su prendre le dessus sur un Chabab bien en place et qui a joué beaucoup plus la prudence en fermant le jeu et en procédant avec des contres dan- gereux bien menés par les Derrag, Naït Yahia et Nekache. Sans round d’observation, l’Arba obtient sa pre- mière occasion de but à la 2’, lorsque le jeune du cru Bakir côté RCA, d’un