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VOEUX OTHIS 29 JANVIER 2016

Vous venez de l’entendre, c’est France Gall, France, la bien- nommée, qui vient sur un ton léger, presque badin, mais de manière insistante de nous appeler à la résistance.

Un beau prénom, France, un prénom prédestiné, plus que jamais, pour diffuser et marteler un tel message.

Et en ce début d’année, cette injonction, cet impératif présent, c’est beaucoup plus qu’un vœu.

C’est une sommation, c’est un ordre.

Oui, Mesdames, Messieurs, chers amis, la résistance s’impose.

Elle s’impose dans cette France déboussolée, fracturée, martyrisée, cette France qui doute et qui n’a plus confiance en elle.

Oui, il faudra en 2016, résister et résister encore.

Résister à tout.

Résister à la barbarie, celle qui tue aveuglément.

Résister aux propos malsains, générateurs de peur et de haine.

Résister aux politiques d’austérité, imposées et inéquitables, qui fragilisent toujours plus les classes moyennes, les retraités et les plus modestes et qui asphyxient les collectivités territoriales.

Résister à la volonté gouvernementale de mutiler le Département et d’appauvrir notre territoire en rattachant de force 17 de nos communes, dont Othis, à des agglomérations du Val d’Oise.

Résister aux propos lénifiants des élites, qui sont à des années lumière des préoccupations, des inquiétudes, de la détresse même de la France d’en bas, celle du peuple, la nôtre.

Résister au délitement de nos valeurs républicaines et à la régression du beau et juste principe de laïcité.

Résister au pessimisme qui gagne peu à peu, et accrédite l’idée que l’on n’y peut pas grand-chose, que c’est la fatalité, que l’on n’y changera rien.

Le chantier de la Résistance, on le voit, est immense.

Résister à tout, on le peut sans doute, si on le veut.

Mais il est difficile de résister à la tentation, vous en conviendrez.

Et des tentations, dois-je l’avouer pudiquement nous en avons tous.

Plus ou moins avouables :

Nous-mêmes, ici, sur cette estrade, nous en avons eu une, il y a peu.

Et celle-là, je peux l’avouer !

Je m’explique.

Il y a quelques mois, notre équipe avait décidé de suspendre cette cérémonie de vœux. Et de nous priver, vous et nous, du plaisir de la rencontre et de l’échange.

Une décision qui nous chagrinait beaucoup, une décision dictée par la volonté de réduire toujours plus les dépenses, dans ces temps de disette budgétaire.

Mais la tentation de vous retrouver a été la plus forte et nous y avons finalement succombé, illustrant en cela la recommandation d’Oscar Wilde qui disait : « la meilleure façon de résister à la tentation c’est d’y céder ».

Vous le voyez, Mesdames, Messieurs, chers amis, nous y avons cédé tout en appliquant ce soir, ici comme dans d’autres domaines, nos principes draconiens d’économie.

Un buffet simple, bon enfant, populaire, campagnard, à l’image de la ville donc, qui sera suivi pour ceux qui le souhaitent d’une soirée dansante.

Et parce que la période, si lourde de drames et de tensions, exige des temps de réflexion, de partage et de convivialité, nous ne le regrettons pas.

Et comme chaque année, à pareille époque, nous allons donner un contenu à ce fameux vivre ensemble, deux mots qui ne doivent pas rester une expression vide de sens.

Si nous sommes ensemble, ici et maintenant, c’est aussi pour faire vivre l’esprit républicain.

C’est pour affirmer ensemble notre attachement commun à l’expression démocratique et à des relations sereines.

C’est pour marquer ensemble une pause dans ces temps de morosité durable et de pessimisme déclaré.

Vous tous que nous remercions, l’équipe qui m’entoure et moi- même, d’être venus aussi fidèles et nombreux, pour vivre avec nous ces quelques moments chaleureux et fraternels.

Merci à ceux qui sont là et merci à ceux qui se sont excusés de ne pouvoir être avec nous.

Merci à monsieur le Sous-préfet de Meaux.

Merci à Nicole Bricq, Sénatrice et à Michel Billout, lui aussi Sénateur de Seine-et-Marne.

Merci à Marianne Margaté, Marianne mon amie, élue avec moi au printemps dernier pour vous représenter au Conseil départemental de Seine-et-Marne,

Merci à Monsieur Bernard Rigault, Président passé et on l’espère, futur, de l’intercommunalité Plaines et Monts-de-France et à tous les élus, maires, maires-adjoints et conseillers municipaux.

Merci aux représentants des corps constitués, merci aux pompiers et aux gendarmes.

Merci au personnel de l’Education nationale et aux parents d’élèves.

Merci aux agents communaux, aux fonctionnaires de l’Etat, de la Région et du Département.

Merci aux partenaires sociaux et aux responsables et bénévoles associatifs.

Merci aux acteurs économiques, entreprises, professions libérales, artisans et commerçants.

Merci à vous mes chers amis goëlois.

Et, bien entendu, je vous ai gardés pour la fin, merci, merci chères Othissoises et chers Othissois.

Alors, oui, nous avons écouté et suivi le conseil de France Gall.

Résister notre équipe le fait ici, à Othis. Elle le fait pour contester vivement les réductions de dotations que nous impose l’Etat.

Des réductions qui mettent les communes et Othis en particulier, dans des situations intenables et qui les mettent véritablement en péril.

Parce qu’Othis est victime d’une triple peine. Aux réductions, s’ajoutent des prélèvements sur nos budgets, des prélèvements incohérents et incompréhensibles.

Et auxquelles s’ajoutent encore des pénalités lourdes parce que nous manquons de logements sociaux, comme nos voisins, au regard de la loi.

Au total, c’est un million cinq cent mille euros qui ont disparu de notre budget en 3 ans et qui ont fait fondre notre épargne.

Des courriers multiples ont été adressés en haut lieu, en très haut lieu, dans différents ministères, le premier même.

Et chacun se renvoie la balle, telle une patate chaude. Qui veut répondre, qui veut expliquer l’inexplicable ?

Après des mois d’insistance, un rendez-vous enfin.

Au ministère de la Réforme territoriale, on nous écoute, on croit même qu’on nous entend, qu’on nous comprend. On va vous répondre nous dit-on, on va vous expliquer.

Et puis rien. Rien de rien. Malgré des relances et des interrogations incessantes.

Ce mépris, ce silence, vous en conviendrez, est intolérable et pour tout dire révoltant.

Parce qu’on voudrait comprendre. Cette indifférence, ce refus, sont indignes.

Comment sortir de cette situation ? Quelles solutions trouver ?

Il faut bien pourtant faire tourner les services, financer les rythmes scolaires, soutenir les associations, aménager la ville, l’entretenir, l’animer, aider au transport des collégiens, des lycéens.

Vous l’avez compris, la construction budgétaire pour 2016 et les années suivantes s’annonce délicate, compliquée.

Et malgré un contrôle rigoureux des dépenses de fonctionnement, il sera difficile de ne pas toucher aux taux des impôts locaux. Des taux qui n’ont pas bougé depuis vingt ans et qui restent parmi les plus bas, sinon les plus bas et de loin, des communes du secteur.

Et si tel était le cas, d’une certaine façon, un nouvel impôt serait créé. Parce qu’à la TH (pour taxe d’habitation), au FB (pour Foncier Bâti) s’ajouterait la TME (pour Taxe Matignon Elysée). Parce que l’augmentation c’est eux qui l’auront voulue et personne d’autre.

Et cela sans préjuger des décisions probables de la future intercommunalité qu’on nous impose, avec la fin de l’exonération de la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères dont nous bénéficions depuis des années.

Pourtant, ces difficultés que l’on nous inflige n’altèrent en rien notre volonté et 2016 sera, sinon une année d’abondance, vous l’avez compris, du moins une année riche de concrétisations, d’engagements municipaux et de mise en œuvre de projets.

Ainsi, et entre autres, seront réalisés :

- la liaison douce, piétonne et cyclable, jusqu’au gymnase Colette Besson,

- la construction du Rond-point entre Othis et Dammartin, avec la participation financière des deux communes.

- la poursuite de l’éclairage solaire des cheminements piétons dans la ville,

- le début des travaux d’accessibilité des équipements publics,

- la finalisation obligatoire du Plan Local d’Urbanisme qui prévoit une progression maitrisée de la population de 1300 habitants sur 15 ans, d’ici 2030. Une population qui en 20 ans, n’a pas augmenté.

- la 2 ème phase des études pour l’extension du cimetière,

- la poursuite de la politique d’animation, en partenariat le plus souvent avec le milieu associatif,

- l’élaboration du dossier pour la mise en œuvre de la vidéo- protection, afin de concrétiser les premiers travaux d’estimation et de localisation entrepris dès 2014,

- l’accompagnement du projet de la Maison médicale porté par les kinésithérapeutes d’Othis,

- et la reconduction du bouclier social, instauré à Othis en 2009, en réponse au bouclier fiscal voulu par l’ancien Président de la République au profit des plus riches.

Mais un bouclier social hélas toujours d’actualité pour soutenir les familles.

Vous le voyez, Mesdames et Messieurs, dans un contexte difficile, et le mot est faible, la ville continuera à avancer.

Elle le fera parce qu’il y a une vraie volonté. Cette volonté c’est celle de l’équipe qui m’entoure, une équipe dynamique, soudée.

Une équipe disponible, réactive, proche de vous.

Une équipe de gens simples, solidaires, ouverts et généreux, à l’image des Othissois.

Cette volonté, c’est aussi celle des agents municipaux et de leurs cadres qui ont le sens du service public chevillé au corps, et auxquels je veux rendre ici un bel hommage et les remercier publiquement de leur travail. Ils le méritent.

Cette volonté collective othissoise peut beaucoup. Mais elle ne peut pas tout.

Othis, n’est pas une île, Othis est dans un territoire, et pas n’importe lequel, dans une intercommunalité, un département.

Et cette volonté qui est la nôtre de surmonter les obstacles, de vaincre l’indifférence, de résister aux mauvais coups, se heurte à des décisions, à des choix, imposés par d’autres.

Mais comment résister au bulldozer, au rouleau compresseur que conduit le gouvernement pour écraser notre intercommunalité ?

Comment l’empêcher de broyer, de mutiler, de passer sur le ventre de tout un territoire ?

La lutte est inégale. - D’un côté 37 communes désireuses de poursuivre ensemble leur collaboration.

Pour apporter aux habitants de ce territoire qui jouxte l’aéroport, autre chose que des retombées de kérosène et de décibels.

Autre chose, puisque la Communauté de communes Plaine et Monts-de-France redistribuait jusqu’au 31 décembre, une part des richesses générées par l’aéroport.

- De l’autre côté l’autorité préfectorale, donc gouvernementale, qui, au mépris de l’avis unanime des 37 conseils municipaux, impose de détacher 17 communes pour les inclure dans une communauté d’agglomération à dominante Val d’Oisienne. Et qui fait ainsi prévaloir des intérêts partisans et politiciens au détriment de la Seine-et-Marne et de notre secteur.

Une bataille inégale mais nous l’avons livrée. Avec nos moyens. Ceux de la démocratie, Ceux de la justice.

Aujourd’hui, un grain de sable juridique a bloqué la machine à broyer. Mais cela ne sera peut être pas suffisant.

Pourtant, on veut encore y croire.

Vous comprendrez, Mesdames, Messieurs, chers amis, notre indignation, notre colère et notre combat.

Un combat qui nous a rassemblés autour de Bernard Rigault, le Président de l’Intercommunalité dont je veux saluer l’opiniâtreté et la fermeté pour défendre nos intérêts collectifs.

Bernard Rigault, avec qui nous avons su nous élever au-dessus de nos préférences partisanes.

Et avec lequel nous agirons encore, quel que soit le destin définitif de notre territoire, nous agirons encore pour la préservation des intérêts de ses habitants, de vos intérêts.

Mais il restera un goût amer, beaucoup de frustration et de ressentiment, de voir qu’on a voulu, à tout prix, pour satisfaire des intérêts politiciens, couper les ailes à un territoire qui prenait véritablement son envol.

« Bats toi, signe, et persiste », nous disait France Gall tout à l’heure.

C’est un beau programme que nous appliquons ici, pour Othis et notre intercommunalité.

Mais ce combat est plus large, il doit être mené, et il l’est, dans le département.

Un département où avec Marianne Margaté nous représentons le canton au titre de Conseillers départementaux élus voici bientôt un an.

Oui, nous devons tous les deux nous battre et résister à cette nouvelle majorité qui détruit l’essentiel des politiques solidaires instaurées par la majorité précédente.

Hier dans cette majorité, aujourd’hui dans l’opposition, nous constatons les dégâts.

En quelques mois, les décisions, les orientations budgétaires, les coupes sombres nous font dire que « c’était mieux avant ». Une expression nostalgique et qui fleure « le bon vieux temps ».

Mais qui peut nier, et surtout les familles et les plus jeunes ? Oui qui peut nier

Que Bébébonus 77 et Mobil’Etudes, c’était mieux avant.

Que la gratuité des transports scolaires et l’aide à la carte Imagin’R, c’était mieux avant.

Que les aides aux communes pour les crèches et à la scolarité, c’était mieux avant.

Que le maintien des subventions pour le sport et la culture, c’était mieux avant. Oui, qui peut le nier, sauf à vouloir regarder la réalité avec des œillères et accepter une vision idéologique, sectaire et partisane de l’action du Département et de la majorité de Droite.

Une majorité qui, par ailleurs et sans gêne aucune, va augmenter les impôts départementaux en même temps qu’elle supprime des aides.

Alors, avec Marianne, nous résistons et nous continuerons.

Nous continuerons à défendre les intérêts des familles seine-et- marnaises, donc les vôtres, par des interventions, des motions, des propositions.

Une façon de refuser, comme nous le demande France Gall, de refuser ce monde égoïste.

Mais un refus qui va bien-au-delà de la Seine-et-Marne, et qui nous concerne tous. Que nous soyons Parisiens, Ariégeois, Girondins ou autre, des Français tout simplement.

Souvenez-vous.

En 2012, on avait entendu que, pour changer, parce que le changement était nécessaire, attendu, espéré, on avait entendu de la bouche de celui qui nous disait que le changement il le fallait, et qu’il le fallait sans attendre, qu’il le fallait maintenant, on avait entendu : « mon ennemi c’est la finance ! »

Et beaucoup avaient cru qu’on allait vraiment tirer un trait sur des années de politique libérale, et qu’on allait enfin s’occuper du peuple, des classes moyennes et des catégories les plus modestes.

Mais non, non rien n’a changé et tout, tout a continué… Vous connaissez la chanson !

L’austérité, le chômage, la trahison des engagements, la défense des intérêts des actionnaires et des spéculateurs, le blocage des salaires, ont très vite montré le vrai visage de ceux qui prétendaient changer notre vie !!

Et si la finance est restée l’amie comme précédemment, les salariés, les chômeurs, les petits entrepreneurs, les précaires, les intérimaires, les retraités, les Français moyens, le peuple tout simplement, le peuple s’interroge pour savoir s’il n’est pas devenu, lui, l’ennemi.

Ce peuple si attaché aux valeurs de notre République, si soucieux de justice sociale, et qui le plus souvent est ignoré, méprisé, culpabilisé.

Et nombre de décisions et de propos l’exaspèrent, l’indignent et parfois même l’écœurent.

En faire la liste serait fastidieux, et déprimant. Tout aussi déprimant qu’une déclaration, c'est-à-dire une provocation, du Ministre de l’Economie.

Un Ministre qui n’est pas seul coupable, ni seul responsable.

Ils s’y sont mis à plusieurs et il y a des complicités, des soutiens et des silences approbateurs dont ils pensent même pouvoir un jour être absouts.

Parce qu’ils croient comme Balzac, ils croient « que les crimes collectifs n’engagent personne ».

C’est une citation extraite d’un roman, qui a pour titre : « Les illusions perdues », un titre lui aussi déprimant.

Mais un titre dont la réédition est en cours et qui assurément sera un Best Seller qu’on va probablement s’arracher.

Et puis, comment ne pas résister d’abord à ce qui s’attaque à nos valeurs, et à notre manière de vivre ?

Comme en 2015, année de douleur, année de deuil, où nos libertés ont été agressées, où tant de vies ont été fauchées, victimes du fanatisme religieux, de l’islamisme radicalisé.

Alors oui, il faut résister. Plus que jamais, pour faire triompher l’esprit de tolérance, pour que s’impose la laïcité face à tous les obscurantismes.

Parce que la laïcité c’est le ciment, c’est le socle de la République.

C’est elle qui permet la liberté, celle des consciences.

Etre laïque, c’est faire en sorte qu’aucun statut dérogatoire ne soit accordé à quelque religion que ce soit.

La loi de 1905, celle de la séparation des églises de l’Etat, a posé les bases. Elles sont solides, respectons-les. Il ne peut y avoir de laïcité à géométrie variable, on ne peut transiger.

Or, depuis une trentaine d’années, on a peu à peu reculé, on a laissé s’installer le communautarisme.

On a relégué les symboles de la République. On a abandonné le concept de laïcité à d’autres. Et à quels autres !

A ceux dont les paroles de haine et de division sont aux antipodes

des valeurs que porte la laïcité, c'est-à-dire la tolérance, la fraternité

et le respect de l’autre.

Et cela est impardonnable à mes yeux.

Alors que notre pays est désorienté, qu’il doute, c’est la laïcité, mais

la laïcité sans concession qui nous aidera à trouver ce qui renforce

et unit. C’est elle qui fera vivre pleinement les principes républicains.

C’est elle qui redonnera la confiance perdue.

Elle, oui, mais pas seulement.

C’est aussi le refus de céder à la peur, le refus de se replier sur soi, le refus de ne plus être nous-mêmes, qui nous rendra plus forts.

Le 13 novembre, c’est la convivialité, la fête, la musique, le sport, c’est notre douceur de vivre, qui ont été attaqués.

Ceux qui sont morts, ont été assassinés parce qu’ils aimaient la vie, et qu’ils en profitaient.

Au restaurant, à la terrasse d’un café, dans une salle de spectacle ou à un match de foot.

La France qui a été atteinte dans son cœur, c’est une France jeune, ou moins jeune, la France mélangée, la France vive, frondeuse, ouverte.

Alors, oui, il faut résister pour préserver cette exception, cet art de goûter à l’existence, et que beaucoup nous envient.

Oui, résister c’est persister, c’est continuer à vivre ainsi. C’est profiter de ces petits plaisirs de tous les jours.

Résister c’est vibrer à un concert, c’est boire un verre avec des amis, c’est applaudir à un exploit sportif, c’est sortir, c’est flâner, c’est danser.

Résister c’est vivre ensemble, tous ensemble, plus que jamais.

Résister c’est aimer la vie, encore et toujours.

Et résister c’est nous retrouver ici ce soir, pour faire la fête.

Au-delà de ces conseils et de ces appels à la résistance, je voudrais vous adresser des vœux. Des vœux qui ont été formulés il y a près de 50 ans, et toujours d’actualité, par un chanteur auquel nous rendrons hommage le 13 février à Othis.

Voici ce que déclarait Jacques Brel au micro d’Europe 1, le 1 er janvier 1968 :

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres. Je vous souhaite de résister à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.

Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à l’aventure, à la vie, à l’amour. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. »

Pour vous, ces vœux, je les fais miens.

Et puis, je voudrais vous dire, tout comme France Gall, et pardonnez ma familiarité :

« Résiste, suis ton cœur qui insiste. » Oui, suis le longtemps ton cœur, toujours. Parce que ton cœur, notre cœur, c’est le meilleur des guides.

Bonne année à tous et que la fête commence.