Vous êtes sur la page 1sur 25
D. R.
D. R.

ALORS QUE 30 000 SYRIENS SONT MASSÉS À LA FRONTIÈRE TURQUE

Crise des

réfugiés : une vingtaine de

morts en mer mer Égée P.15

ON ’INFORMATION 3
ON
’INFORMATION 3

ÉQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL

Feghouli, la loi des Bahamas et la guerre des binationaux

P.19

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

BÉJAÏA

Trois personnes périssent par intoxication au monoxyde

de carbone

P.24

LIBERTE

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7151 MARDI 9 FÉVRIER 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

EXCLUSIF APRÈS LE VOTE DE LA NOUVELLE CONSTITUTION MOHAMED BENSAÏD AÏT IDDER, FIGURE DU MOUVEMENT
EXCLUSIF
APRÈS LE VOTE DE LA NOUVELLE CONSTITUTION
MOHAMED BENSAÏD AÏT IDDER,
FIGURE DU MOUVEMENT DE
LIBÉRATION NATIONALE AU
MAROC, À “LIBERTÉ”
M.C. Lachichi/Liberté
APS
Quel agenda
politique pour
Bouteflika ?
“Le conflit du
Sahara occidental
n’a que trop
duré !” P.4
LES ALGÉRIENS DE FRANCE
RÉAGISSENT AU VOTE DE LA
CONSTITUTION
“C’est un
déshonneur pour
le Parlement”
VISITE D'INSPECTION DU WALI
DANS LES ZONES D'ACTIVITÉ
DE LAKHDARIA
ET DE BECHLOUL
MISE EN PLACE ANNONCÉE
D'UNE CELLULE DE SUIVI DES
DISPOSITIONS DE LA NOUVELLE
CONSTITUTION
Maaskri “déclare
la guerre” aux
investisseurs
pollueurs ! P.6
Un comité pour
suppléer les failles
institutionnelles
LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKA
LE REÇOIT RÉGULIÈREMENT
EN AUDIENCE
APRÈS LE VOTE DE LA LOI
FONDAMENTALE
L’opposition
dénonce “une
nouvelle violence
contre la nation”
P.2/3
Lakhdar Brahimi,
l’ami doublé du
diplomate
officieux ? P.3
Louiza Ammi Archives/Liberté

LE MINISTÈRE DU COMMERCE ÉPINGLE LES CONCESSIONNAIRES AUTOMOBILES

30 infractions et 88 plaintes recensées P.7

30 infractions et 88 plaintes recensées P . 7 UNE TRANSCRIPTION D’UNE INTERVIEW FILMÉE L’auteur Aomar

UNE TRANSCRIPTION D’UNE INTERVIEW FILMÉE

L’auteur Aomar Aït Aïder dédicace son livre “Mammeri a dit” P.13

TRANSCRIPTION D’UNE INTERVIEW FILMÉE L’auteur Aomar Aït Aïder dédicace son livre “Mammeri a dit” P .

2

L’actualité en question

Mardi 9 février 2016

LIBERTE

LES ALGÉRIENS DE FRANCE RÉAGISSENT AU VOTE DE LA CONSTITUTION

“C’est un déshonneur pour le Parlement”

Les représentants de la diaspora ne s’avouent pas vaincus pour autant et comptent se mobiliser davantage pour défendre leurs droits.

I ls avaient poussé l’élan de la mobilisa- tion à son paroxysme, inondant les ré- seaux sociaux d’appels appuyés pour empêcher l’adoption au Parlement des amendements de la Constitution, défavorables aux expatriés. En vain. Les

leaders du mouvement associatif des Algériens de France doivent se résoudre à la réalité.

Comme l’ensemble des dispositions pro- posées au vote, les ar-

ticles 51 et 73 excluant l’émigration de l’accès aux postes importants au sein de l’État, sont bel et bien passées com- me une lettre à la poste. Une douzaine d’or- ganisations avait pourtant signé un appel, une semaine avant la réunion des deux chambres du Parlement pour sensibiliser les députés et les sénateurs au sort de leurs compatriotes de l’étranger et les appeler à bloquer les propo- sitions d’amendements controversées. Mais, le collectif n’a pas été entendu. “Ce vote constitue un déshonneur pour le Parlement”, dénonce Yougourthen Ayad, de l’Association des Algériens des deux rives et de leurs amis (Adra). Samedi dernier, il faisait partie des di- zaines d’Algériens qui se sont rassemblés de- vant les locaux de l’ambassade d’Algérie à Pa- ris pour exprimer leur désaccord avec le

De Paris : SAMIA LOKMANE-KHELIL

Yahia Magha/Liberté
Yahia Magha/Liberté

contenu de la révision constitutionnelle. Se sentant trahi, il estime que l’État algérien a commis une erreur fatale en procédant au re- niement d’une partie de sa composante popu- laire. “Dans la conception du pouvoir, les Al- gériens de l’étranger sont juste bons à donner leurs voix lorsqu’il y a des élections mais pas à

Le Parlement a adopté les amendements à la Constitution.

devenir des voix audibles, en prétendant à des postes importants qui peuvent influer sur le des- tin du pays”, fait-il remarquer très amer. Nabil Mati, président de Trait d’Union 93, par- tage cet avis. “On nous met en avant pour jouer au foot mais pas pour faire de la politique”, dit- il sur un ton très sarcastique. Selon lui, les au-

torités algériennes sont coupables d’une “gra- ve maladresse” vis-à-vis de la diaspora, en lui imposant des lois qui vont agir sur elle com- me un repoussoir. “Personne ne nous a consul- tés. Nous avons été trahis”, déplore le militant associatif. Pour l’Anaaf (Alliance nationale des associations des Algériens de France), l’agré- ment par les parlementaires des articles controversés de la nouvelle Constitution en- térine la création de deux collèges d’Algériens, de l’intérieur et de l’extérieur. Les seconds étant, d’après cette association, les victimes “d’un véritable ostracisme”. D’après l’Anaaf, les articles 51 et 73 de la Constitution “relèvent d’une régression politique aberrante et affligean- te qui souille l’image d’une Algérie unie et dé- mocratique, inclusive et respectueuse des droits inhérents à la citoyenneté”. Pour laver cet affront, les Algériens de Fran- ce comptent s’armer davantage pour faire en- tendre leur voix et recouvrer leur pleine ci- toyenneté. “Nous devons faire durer la mobi- lisation qui est née autour de la révision de la Constitution, pour défendre plus solidement les droits de la diaspora”, affirme Nabil Mati. Le 28 février prochain, il donne rendez-vous aux Algériens de la Seine-Saint-Denis au cours d’un premier meeting populaire.

S. L.-K.

APRÈS LE VOTE DE LA LOI FONDAMENTALE

L’opposition dénonce “une nouvelle violence contre la nation”

L’ adoption, dimanche, de la nouvelle Constitution a sus- cité des réactions sévères

des partis de l’opposition qui dénon- cent une “nouvelle violence contre la nation”. Ils se disent davantage outrés par la mise en place, une première dans les annales des révisions constitution- nelles, d’une cellule de suivi de cet- te Constitution. “L’adoption par une mise en scène déployant un lourd cérémonial inutile pour cette nouvelle Constitution par un Parle- ment illégitime est une nouvelle vio- lence contre la nation”, regrette, à ce titre, le secrétaire national chargé de la communication du RCD, Atma- ne Mazouz. Pour lui, “ce texte sorti de l’ombre, établi pour consacrer la pérennité du régime au détriment de

celle de l’État, ne peut être celui du consensus. Cette loi fondamentale est conçue de manière unilatérale et sans compromis et n’engage que ses rédacteurs et leurs parrains”. Le RCD considère ainsi que cette Constitution est “inadaptée à la dangereuse conjoncture que traver- se le pays et ce qu’elle véhicule com- me amendements constitue la néga- tion des sacrifices des Algériens à tra- vers l’histoire, le déni de leur identi- té, la stigmatisation de l’apparte- nance au pays et la volonté d’entre- tenir le statu quo”. Et M. Mazouz de rappeler que “comme les précédentes Constitutions où chaque suzerain désigné a eu la sienne ou les siennes, celle qui vient de nous être imposée est un véritable fourre-tout attenta- toire à la dignité, au combat et à l’in-

telligence des Algériens”. Quant à l’installation de la cellule de suivi an- noncée par le chef de l'État, le por- te-parole du RCD déplore une “su- percherie de plus”. “Rien ne peut être construit sur la négation de la réalité algérienne telle que niée dans la nouvelle Constitution” a-t-il com- menté en jugeant que “l'annonce de Bouteflika est sans effet et ne fait que confirmer le statu quo dans lequel le pays est installé”. Cette Constitution, conclut-il, “rédigée et adoptée sans te- nir compte des attentes des Algériens, n’est ni utile ni crédible”. Tout com- me le RCD qui se démarque ainsi de ce texte qui, souligne encore son re- présentant, “n’est pas le nôtre et ne nous engage en rien”, Lakhdar Ben- khelaf, député du FJD de Djaballah, dénonce, pour sa part, une opération

de “maquillage” dont l’objectif n’est autre que de duper, une fois de trop, l’opinion. Pour Benkhelaf, la nouvelle Constitution n’apporte au- cun amendement significatif, sinon des dispositions “superficielles et sans fondement”. En ce sens qu’il s’interroge sur ce que sera le rôle de cette fameuse cellule de suivi annon- cée par Bouteflika. “Cette cellule va suivre l’application de quoi ?” ques- tionne-t-il en déplorant une Consti- tution ne contenant pas de disposi- tions claires sur lesquelles cette cel- lule pourrait veiller. Le porte-paro- le du FJD estime qu’à travers sa dé- cision de mettre en place cette cel- lule de suivi, Bouteflika confirme, implicitement, ce que pense, tout bas, l’ensemble des Algériens, que le “problème ne se pose pas en termes de

textes, mais dans la mise en applica- tion de ces derniers”. C’est aussi, ajoute-t-il, une façon de confirmer l’indéfinité des institutions, y com- pris le gouvernement censé veiller à faire respecter la loi fondamentale. Même son de cloche chez le prési- dent du MSP, Abderrezak Makri, pour qui une telle décision exprime “le manque de confiance” en les ins- titutions. Pour lui, la nouvelle Constitution est loin d’être “consen- suelle” comme voulait le faire croi- re le pouvoir et elle n’apporte surtout rien de nouveau à la vie politique. “Lors de la cérémonie de son adop- tion, nous avons vu qu’il s’agissait bel et bien d’un monologue entre la même famille du pouvoir”, a-t-il regretté.

FARID ABDELADIM

MISE EN PLACE ANNONCÉE D'UNE CELLULE DE SUIVI DES DISPOSITIONS DE LA NOUVELLE CONSTITUTION

Un comité pour suppléer les failles institutionnelles

D ans le message du chef de l’État, lu ce dimanche par le président du Conseil de la nation devant les deux Chambres

du Parlement, à l’issue du vote de la révision constitutionnelle, une annonce inattendue, voire surprenante, a été faite. Il s’agit de l’en- gagement de Bouteflika à mettre en place une “cellule de suivi” chargée de veiller à la concré- tisation “minutieuse et intégrale” des nouvelles dispositions contenues dans la loi portant ré- vision de la Constitution. “J'ai décidé, en ma qualité de garant de la Constitution, de mettre en place (…) une cel- lule de suivi dont la mission essentielle sera de veiller attentivement, dans les temps impartis et jusqu'à son terme, à la concrétisation minu- tieuse et intégrale de ces dispositions et de m'en tenir régulièrement informé”, a indiqué le

chef de l'État dans son message. La question du respect de la Constitution et, au-delà, cel- le de l’application des lois se sont toujours po- sées avec acuité dans notre pays. Au point que de nombreux acteurs poli- tiques et sociaux se sont abstenus de prendre part aux consultations engagées autour de la révision constitutionnelle qui vient de connaître son aboutissement, considérant qu’il ne servait à rien d’amender la Constitu- tion ou d’initier des réformes législatives, sa- chant que le “couac” est ailleurs, soit dans l’in- capacité intrinsèque des institutions à veiller à l’application des textes. À dire vrai, il y a, à la base de cette décision du président de la République de s’appuyer sur une structure de suivi chargée de veiller à “la concrétisation des nouvelles dispositions consti-

tutionnelles”, au moins, un doute quant à l’ap- titude des institutions à donner une suite concrète à la “réforme” qu’il vient de parache- ver. Un doute, à moins que ce ne soit une conviction bien arrêtée quant à ces failles ins- titutionnelles qui, par ailleurs, sont bien réelles et se laissent voir à tous les niveaux de la vie publique. C’est bien à ces failles que l’on doit les tâton- nements et, à l’occasion, de lamentables pres- tations dont se rendent responsables les pou- voirs exécutif, législatif et judiciaire et c’est à elles que l’on doit aussi l’absence d’une sépa- ration effective entre ces derniers. Ce qui rend problématique l’application des lois. Chose im- pensable dans un pays où les institutions jouent pleinement leur rôle, un ex-ministre d’État, ministre de l’Intérieur affirmait publi-

quement que la loi n’était “pas un obstacle”. Comprendre : elle peut être biffée d’un trait lorsque le besoin politique s’en ressent. Et ce qui vaut pour une loi vaut évidemment pour la Constitution. Tout se passe donc comme si, après avoir fait ses emplettes, Bouteflika se ren- dait compte qu’il n’avait ni les bons cuisiniers, ni les ustensiles nécessaires pour préparer la marmite, ni le personnel de service pour mettre le couvert. En définitive, cette décision du chef de l’État qui, au demeurant, envisage cette “cellule” dans la durée, équivaut à un aveu : l’Algérie attend toujours la rénovation et la modernisation de ses institutions. À l’inverse d’une trituration de la Constitution, celle-ci passe par… une vraie réforme politique.

SAÏD CHEKRI

LIBERTE

Mardi 9 février 2016

L’actualité en question

3

APRÈS LE VOTE DE LA NOUVELLE CONSTITUTION

Quel agenda politique pour Bouteflika ?

Des lois organiques de 2012 à la nouvelle Constitution, voilà que les moyens dilatoires s’épuisent. Il faudra désormais s’occuper du quotidien des Algériens. Mais quel agenda Bouteflika peut-il encore proposer aux Algériens pour le reste de son quatrième mandat qui s’annonce difficile à cause de la chute des prix du pétrole ?

A nnoncée dans le sillage des événements ayant conduit à de profonds changements poli- tiques dans les pays de la ré- gion Mena dès 2011, baptisés superficiellement “Printemps

arabe”, la nouvelle Constitution algérienne est adoptée. Elle vient clôturer un chantier de ré-

formettes politiques qui n’a que trop duré. Cinq longues années qui n’ont, in fine, pas ser-

vi à grand-chose puisque les nouveaux textes

promulgués dans le cadre de ce processus n’ont pas apporté le plus attendu en vue de la dé- mocratisation de la vie publique. Les lignes de démarcation entre les pouvoirs n’ont pas été clairement tracées comme pro- mis par le Président qui a ajouté à l’aspect po-

liticien de sa démarche, en instituant un co- mité pour le suivi d’application de la Consti- tution. Comme si la loi fondamentale avait be- soin d’une telle instance pour se faire respec- ter. C’est que toute idée est bonne pour dire qu’on travaille du côté du palais d’El-Moura- dia. Parce que l’enjeu, c’est de se maintenir au pouvoir, quitte à se donner en spectacle pour amuser la galerie. On a beau dire que le pou- voir s’est trompé d’enjeu en priorisant la ré- vision de la Constitution au moment où le chô-

Newpress
Newpress

La Présidence doit trouver des solutions concrètes aux problèmes des Algériens.

mage menace la stabilité du pays. À défaut de mesures innovantes en état de mettre le pays sur le chemin de la modernité, faire ainsi mi- roiter aux Algériens que les règles du jeu po-

litique allaient changer avec l’adoption d’une batterie de lois organiques en 2012 et désor- mais cette nou- velle Constitu- tion relève plu- tôt de ma- nœuvres dila- toires. Et main- tenant ? Quel agenda peut-on proposer aux Algériens pour leur montrer qu’on se sacrifie vraiment pour eux en dépit de ses difficultés physiques ? Maintenant que le sous-sol ne gé-

nère plus la même rente qu’il y a cinq ans à cause de la baisse des prix du pétrole ? L’heu-

re de vérité a sonné et il faudra imaginer et mettre en œuvre les solutions pratiques aux

problèmes du quotidien si difficile des Algé- riens. Que signifierait un probable remanie- ment de l’équipe gouvernementale ? Qu’ap- porterait-il en efficacité si ce n’est d’assouvir l’ambition de quelques courtisans ? Ou alors une présidentielle anticipée ? Les nouvelles règles du jeu consacrées par la nouvelle Constitution sont assez discriminatoires pour susciter l’adhésion et crédibiliser un tel pro- cessus. Il faut juste examiner les dispositions de l’ar- ticle fixant les conditions d’éligibilité au pos- te de président et cette histoire de justifier d’une résidence sans interruption en Algérie pour se convaincre de la mauvaise foi du pou- voir. À moins de changer de cap et laisser les entrepreneurs privés, aussi bien nationaux qu’étrangers, faire les affaires, en œuvrant à fai- re dissiper la suspicion qui entoure l’entreprise. Mais, sommes-nous prêts à laisser les privés grandir et même s’affranchir de la tutelle ad- ministrative et à laisser les politiques se construire des destins individuels en dehors du sérail. En tout cas, toute hésitation est sy- nonyme de tension sociale qui ne saurait s’absorber par la subvention de l’huile et le sucre comme en 2011.

LYAS HALLAS

LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKA LE REÇOIT RÉGULIÈREMENT EN AUDIENCE

Lakhdar Brahimi, l’ami doublé du diplomate officieux ?

D imanche, pendant que les parlementaires et le gouver- nement étaient réunis dans

un grand cérémonial au Palais des nations, à Club-des- Pins, à l’occa-

sion du vote du projet de révision de

la Constitution, le président de la Ré-

publique, Abdelaziz Bouteflika, re- cevait en audience l’ancien ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi. Une audience qui n’est pas la pre- mière du genre, tant est que les en- trevues entre les deux hommes ont été fréquentes, pour ne pas dire quasi régulières ces derniers mois. Au point, d’ailleurs, de soulever des interrogations, même si, au sortir de chacune d’elles, le diplomate, qui se serait déjà prêté à la séance photo et à la séquence télé à diffuser dans le 20 heures, prend le soin hautement précautionneux de déclarer à la presse, conviée donc à couvrir l’évé- nement, que sa visite était “person- nelle et privée” et qu’il a abordé avec le président Bouteflika “plu- sieurs questions liées aux affaires internes du pays et à l’ensemble de la région”, notamment la situation en Syrie, en Libye et en Palestine ainsi que l’élection d'un nouveau secré- taire général de l'ONU et d'un nou- veau président de la Commission de l'Union africaine (UA). Cette déclaration, invariablement déclamée au demeurant, suggère bien un rôle de conseiller, voire de diplomate officieux pour Lakhdar Brahimi. Il y a tout lieu de le sup- poser, en tout cas. Car, sinon, pour- quoi une visite “personnelle et privée” bénéficierait-elle d’un traitement médiatique spécifique, pour ne pas dire privilégié ? Une première hy-

pothèse avait déjà été avancée. Elle est plausible, à plus d’un titre. C’est celle qui soutient que ces audiences accordées à Brahimi, et à d’autres personnalités de passage en Algérie, étaient organisées pour satisfaire à

une stratégie de communication consistant à diffuser des images té- lévisées du chef de l’État en posses- sion de ses capacités à assumer ses charges. Surtout que les premières audiences sont intervenues à un moment où l’opposition politique supposait que, suite à son AVC, le chef de l’État ne pouvait assumer pleinement ses fonctions et récla- mait, conséquemment, l’applica- tion de l’article 88 de la Constitution. La nature répétitive des audiences a fait germer une autre hypothèse, tout aussi plausible que la première. Nombre d’observateurs estiment que Brahimi, qui a, assurément, un carnet d’adresses bien étoffé pour avoir été durant de longues années diplomate onusien, jouerait le “Go- between” en faveur du chef de l’État, aussi bien à l’intérieur qu’à l’exté- rieur du pays. Son rôle, à l’image de celui joué par Messaoud Zeghar, dit Rachid Casa, dans les années 70, sous la présidence du président Houari Boumediene, et à une époque où le président Bouteflika était ministre des Affaires étran- gères, serait de venir en appoint à l’action de la diplomatie officielle. Une mise à contribution du diplo- mate au long cours qui laisserait dé- duire que le chef de l’État, amoindri physiquement par la maladie, n’est pas véritablement satisfait par l’ac- complissement diplomatique officiel. Par le passé, les milieux média- tiques ont soulevé la question d’une

mésentente entre Abdelaziz Boute- flika et Ramtane Lamamra. L’asser- tion a vu son crédit renforcé lorsque, remaniant l’Exécutif, le chef de l’É- tat a créé une diplomatie bicéphale,

dans un premier temps, en décrétant un même statut pour Messahel et Lamamra, avant de se raviser quatre jours plus tard pour améliorer le sta- tut du dernier. Mais le message

était là : Bouteflika peut s’appuyer sur d’autres disponibilités pour des missions diplomatiques, Lakhdar Brahimi, entre autres.

SOFIANE AÏT IFLIS

L’ÉDITO

PAR OUTOUDERT ABROUS

abrousliberte@gmail.com

Et maintenant ?

Certains

ministres,

qui n’auront duré que le temps d’une rose, seront remerciés tout heureux de calligraphier leur ancienne fonction sur une carte de

visite.”

M aintenant que le socle constitutionnel, nouvelle version, est posé, malgré son rejet par une partie de l’opposition, il y a lieu de s’in- terroger sur la future feuille de route du Président. Jusqu’à un pas-

sé récent, la révision du texte fondamental a permis de donner un répit au pouvoir qui a maintenu le suspense cinq ans durant. D’abord, cette ré- vision a été voulue par tous les acteurs politiques, sans exception. Certains espérant un début de transition dans la gouvernance, d’autres, un geste de volonté que le temps des “Printemps arabes” a mis en avant. Aujourd’hui que le texte est voté à une large majorité des parlementaires, se pose la question brûlante : et maintenant ? D’abord, y aura-t-il un chan- gement de gouvernement et quelle sera sa composante ? Sur ce sujet, les spéculations vont bon train mais on oublie souvent que le chef de gare res- te le seul à ouvrir la voie du passage autorisé. Si la priorité et le challen- ge qui tardent à se mettre en œuvre restent l’économie, un simple re- maniement serait suffisant pour un Président pour qui ce secteur est se- condaire connaissant son appétence pour la chose politique et son sub- strat, la diplomatie. Dès lors, certains ministres, qui n’auront duré que le temps d’une rose, seront remerciés tout heureux de calligraphier leur an- cienne fonction sur une carte de visite. D’autres seront promus pour ser- vices rendus ou compétences avérées, tout en restant dans le périmètre de protection de la majorité. Mais les défis difficiles qui attendent le pays et les sueurs et autres aus- térités que subiront les citoyens demandent des décisions impopulaires que l’Exécutif actuel peinera à prendre en charge, du fait de l’absence d’une réelle visibilité du terrain, d’une part, et d’une opposition, quel que soit son poids, qui ne cessera pas d’être la mouche du coche, encore à la recherche de son itinéraire, d’autre part. Peut-être qu’après les discours, un providentiel déclic permettra au pays de sortir du marécage de l’attentisme. n

4

L’actualité en question

Mardi 9 février 2016

LIBERTE

MOHAMED BENSAÏD AÏT IDDER, FIGURE DU MOUVEMENT DE LIBÉRATION NATIONALE AU MAROC, À “LIBERTÉ”

“Le conflit du Sahara occidental

EXCLUSIF
EXCLUSIF

n’a que trop duré !”

De passage à Alger, le vieux militant nationaliste marocain n’a pas hésité à livrer pour nos lecteurs son sentiment sur la question du Sahara occidental ainsi que sur les relations tumultueuses entre l’Algérie et le Maroc. Il plaide dans cet entretien pour une solution négociée et un rapprochement entre les deux pays frères.

Liberté : Vous êtes en Algérie pour les cé- rémonies du 40e jour du décès de Hocine Aït Ahmed. Dans quelles circonstances l’avez-vous connu ? Mohamed Bensaïd Aït Idder : D’abord, la première fois que j’ai entendu parler de feu

Hocine Aït Ahmed, c’était au sein des cellules du Parti de l’Istiq-

lal, à la fin des an- nées 40. On se préparait à en-

gager la lutte ar- mée pour l’indépendance du Maroc. Grâce

à la coordination des différents partis na-

tionalistes en Afrique du Nord, un projet de lutte commune prenait forme et l’espoir d’un avenir unitaire galvanisait nos convictions et guidait nos pratiques. Mêmes les chants pa- triotiques s’élaboraient en commun, comme le fameux Min Jibalina tala3a sawtou el ahrar… Le nom d’Aït Ahmed nous parvenait de l’Algérie mais aussi du Caire ou encore de Bandoeng. Nos trajectoires ne se croise- ront enfin qu’en 1961. Hocine Aït Ahmed était alors incarcéré en France. Le Maroc était in- dépendant mais l’Armée de libération ma- rocaine du sud (ALMS) dont j’étais respon- sable venait d’être dissoute en 1960. À cet- te époque, nombre de nationalistes et de ré- sistants se trouvaient, malgré eux, en op- position au pouvoir marocain. Dans ces conditions, j’ai rendu visite aux cinq leaders algériens incarcérés en France. J’ai alors rencontré pour la première fois Hocine Aït Ahmed et ses amis. Nous avons discuté du Maghreb, de l’indépendance prochaine de l’Algérie et des différentes stratégies pos- sibles. J’ai noté qu’il y avait déjà des diffé-

rences de points de vue entre Aït Ahmed et Ben Bella. Après leur libération, on leur a or- ganisé au Maroc un retour triomphal. C’était alors notre deuxième rencontre. Après 1962, les orientations à donner au nou- vel État algérien indépendant ont été à l’origine de divergences. Hocine Aït Ah- med, Boudiaf et d’autres commençaient à être inquiétés par les services de Houari Bou- mediène et leur liberté devenait effective- ment menacée. C’est alors qu’avec des ca- marades nationalistes et résistants, nous avons rendu visite au courant de l’année 1963 au président Ben Bella. On lui a fait part de notre protestation contre ces menaces. L’Algérie et le Maghreb avaient besoin, en effet, et après le départ de la France, de tous leurs enfants. Seulement voilà, les malheureux développements po- litiques survenus au Maroc m’ont contraint

à l’exil durant 18 ans, d’abord en Algérie et

ensuite en France. Dès lors, avec Hocine Aït Ahmed, on se rendait visite et on échangeait nos impressions tout en continuant à éla- borer des propositions pour un avenir com- mun. Après mon retour d’exil, en 1983, nous avons fondé au Maroc, mes camarades et moi, l’Organisation de l’action populaire et démocratique (OADP) devenue en 2005 le Parti socialiste unifié (PSU). Depuis, Hocine Aït Ahmed nous rendait visite régulièrement

au Maroc et son parti, le FFS, assistait à tous nos congrès et conférences. La dernière participation en date remonte à février

2012.

Entretien réalisé par :

MOHAMED-CHÉRIF

LACHICHI

Vous avez longtemps combattu dans les rangs de l’Armée de libération marocaine dans les régions sahariennes où vous avez eu à côtoyer notamment un certain El-Oua- li Mustapha Essayed, qui n’est autre que le

Lachichi/Liberté
Lachichi/Liberté

fondateur du Polisario, décédé en 1977. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur ce personnage ? Dans les rangs de l’ALMS, on a combattu en- semble le colonialisme espagnol dans les ré- gions de Sidi Ifni, Tarfaya, Smara, Laâyoune, Boujdour et Dakhla. À cette époque, des vo- lontaires des provinces du Nord côtoyaient de nombreux combattants du Sahara occi- dental. L’objectif était de libérer ces régions et de réaliser l’unité du peuple marocain et de ses territoires. Après l’opération “Écou- villon” qui a permis aux armées espagnole et française d’affaiblir l’ALMS, et après que celle-ci ait été dissoute dans des circonstances troubles au Maroc, les dirigeants de l’ALMS ont recueilli à Casablanca et à Rabat les en- fants des combattants sahraouis et se sont occupés de leur scolarité. J’étais personnel- lement responsable de cette action. Ainsi, Es- sayed a fait ses études secondaires et uni- versitaires au Maroc avec le soutien des an- ciens de l’ALMS et des partis nationalistes ma- rocains. Jusqu’au début des années 70, les jeunes sah- raouis réclamaient un retour rapide du Sa- hara occidental dans le giron de la mère-pa- trie, c'est-à-dire le Maroc. Ils dénonçaient même, avec fougue, le laxisme des autorités marocaines à cet égard. C’est d’ailleurs au cours d’une manifestation de ces jeunes à Tan-Tan, réprimée violemment par les forces de l’ordre, que l’idée d’indépendance a pris naissance. Et c’est sur proposition du grand Maghrébin, Mohamed Bahi Horma, que j’ai reçu en 1975, à mon domicile parisien, El- Ouali Mustapha Essayed. On a discuté de l’avenir du Sahara occidental. Mes amis du “Mouvement du 23 mars” et moi avions cri- tiqué les choix stratégiques du Polisario. Tout en étant à l’époque opposant au roi Hassan II et condamnés par contumace, soit à la pei- ne capitale, soit à la perpétuité, nous avons affirmé à El-Ouali que la priorité devait al- ler, non pas à la création d’un petit Etat dans la région mais à la lutte commune pour la liberté et la démocratie qui garantiraient les droits des régions, du citoyen et des mino- rités ethniques ou religieuses. Ces discussions étaient sérieuses et cordiales. On les a même consignées et éditées par la suite dans un livre. Hélas, El-Ouali a disparu avant de pouvoir interagir avec nous…

Vous avez été condamné à mort en 1963 sous Hassan II pour “complot contre la mo-

narchie” et vous avez trouvé refuge en Al- gérie. À ce titre, on peut vous considérer comme un témoin privilégié de cette pé- riode trouble de l’indépendance algé- rienne et des relations “en dents de scie” entre les deux pays voisins. Peut-on espé- rer, selon vous, un rapprochement entre l’Algérie et le Maroc ? C’est en tout cas, mon vœu le plus cher ! Mal- gré mon âge avancé, j’ai fait l’effort, contre l’avis de mes médecins, de me rendre en Al- gérie. Depuis que je suis arrivé, je n’ai cessé de rencontrer les forces vives de la nation al- gérienne. Que ce soit à l’adresse des membres du gouvernement ou des jeunes de la société civile en passant par les partis politiques, mon message est simple : “N’hypothéquons pas l’avenir, n’alimentons pas les conflits, ne sapons pas les liens de fraternité entre nos peuples !” Certes, la situation politique concrète est très complexe. On passe régulièrement d’un moment d’ac- calmie à un autre de tension extrême. Les deux États s’affrontent par ailleurs au sein des instances internationales, au Parlement européen, dans les forums de jeunesse et même au sein des organisations de défen- se des droits humains. Pourtant, nos deux peuples aspirent à la dignité, à une vie apaisée, à l’accès à la formation, au travail, à la culture, en bref à la citoyenneté. Ce ne sont pas là des privilèges mais des droits qui doivent être garantis par la loi. Dans ce sens, il est impératif de mettre un terme aux conflits de frontières et à celui du Sahara oc- cidental. L’affaire est peut-être aussi com- plexe que celle de l’Alsace-Lorraine en Europe qui, malgré les retombées de deux guerres mondiales et tout ce qui s’est accumulé comme préjugés et représentations néga- tives, la France et l’Allemagne ont eu le courage de tourner la page du passé pour s’unir et bâtir en commun l’Europe. D’après moi, l’Algérie et le Maroc peuvent faire da- vantage en inaugurant un processus de constructions positives.

Cette tâche paraît incommensurable car au Maroc beaucoup font de la marocanité du Sahara, une “cause sacrée” alors que chez nous le droit à l’autodétermination des peuples reste un principe intangible, voi- re même un socle fondateur pour le pays. Peut-on, dans ces conditions, vaincre cet “antagonisme” qui empoisonne les rela- tions entre les deux pays ?

Le conflit du Sahara occidental n’a que trop duré. Une solution politique négociée et équitable est parfaitement possible ! Elle ne sera, en tous cas, jamais le résultat de la langue de bois mais bien précisément d’une culture de l’écoute et des approches ration- nelles de nos intérêts stratégiques com- muns. L’espace du Sahara devra être un pont d’intégration maghrébine et non une cause de désintégration, ce qui est le cas au- jourd’hui. Lors de la cérémonie du 40 e jour du décès de Hocine Aït Ahmed, l’espoir d’un grand Maghreb a vibré avec celui de la démocratie et de la citoyenneté. Il nous faut aujourd’hui le courage indispensable pour insuffler à nos jeunes, à nos femmes et à nos hommes, la conviction de développer cet- te réalité enfouie. Le conflit est, certes, com- plexe mais la volonté unitaire peut vaincre toutes les difficultés. Je ne cesse de le répé- ter, “l’avenir de l’Algérie, c’est le Maroc et l’ave- nir du Maroc, c’est l’Algérie !”

M-C. L.

Bio-express

n Né le 1 er juillet 1925 à Timensourt, dans la région de Chtouka Aït Baha, dans le Sud marocain, Mohamed Bensaïd Aït Idder a commencé ses études dans plusieurs écoles coraniques traditionnelles du Souss. Après 1945, il rejoignit l'université Ibn Youssef à Marrakech, à une époque où nombre de nationalistes y étaient actifs comme Abdellah Ibrahim ou Mohamed Basri, dit F’qih Basri. Avant de rejoindre formellement la résistance, Aït Idder aura

affaire au

Glaoui qui dirige alors toute la région du Haut-Atlas. En représailles, il est assigné à résidence par le protectorat français. Dès 1955, Bensaïd Aït Idder rejoint l'Armée de libération nationale (ALN) au sud (dans le Maroc espagnol), puis dès 1957 en passant au sud pour armer les tribus sahraouies, afin de combattre les Français et Espagnols, encore présents au Sud marocain. Il assiste impuissant, en 1958, à la destruction de l'ALMS lors de l'Opération “Écouvillon”. Membre de l'Istiqlal, il participe à la scission en 1959 créant l'UNFP. En 1960, il est inculpé pour un complot fictif, puis en 1963 lors de l'affaire du complot de juillet 1963, et est condamné à mort pour “complot contre la monarchie”. Il s'exile en Algérie et ensuite en France où il reste en contact avec le dirigeant du “Tandhim” (organisation clandestine), Mohamed F’qih Basri. En 1981, il est amnistié et réunit autour de lui les militants du Mouvement du 23-Mars pour fonder, en 1983, le parti politique Organisation de l'action démocratique populaire, dont il restera le dirigeant-clef jusqu'à la fusion en 2002 avec trois autres partis créant le mouvement de la Gauche socialiste unifiée (GSU). En septembre 1984, il est élu député de la région Chtouka Aït Baha à la Chambre des représentants, un siège qu'il gardera jusqu'en 2007, date à laquelle il refuse de se représenter aux élections législatives. Tout au long des années 1990, Bensaïd Aït Idder fera partie des refondateurs de la Koutla, bien qu'il manifeste une indépendance

d'esprit que ses partenaires (Istiqlal, USFP, PPS), aussi bien que le pouvoir en place, apprécieront très peu. En 1989 et en 1992, il interpelle les ministres de la Justice et de l'Intérieur sur le sort des détenus du bagne de Tazmamart. En 1996, l'OADP a refusé de cautionner la Constitution. Respecté pour son intégrité et la constance de ses positions, l’ancien opposant au roi Hassan II reçoit en juillet 2015 les insignes du Wissam al-Arch, ordre du Trône, la plus haute distinction royale.

M.-C. L.

pacha de Marrakech, Thami El

LIBERTE Mardi 9 février 2016

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

5

PAR DÉFAUT DE SPONSORS ET MANQUE DE SOUTIEN DE SONATRACH ET DE LA TUTELLE

La conférence sur la stratégie énergétique du Club des pétroliers sérieusement compromise

du Club des pétroliers sérieusement compromise n Le Club des pétroliers, formé par des an- ciens

n Le Club des pétroliers, formé par des an- ciens P-DG de Sonatrach, des experts dans le domaine et des anciens partenaires du sec- teur de l’énergie, risque de ne pas pouvoir ho- norer la rencontre sur les questions éner- gétiques, qu’il organise annuellement à la veille de la célébration de l’anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures le 24 Fé- vrier 1971. Cette année, le club rencontre de grandes difficultés à fédérer des sponsors au- tour de son projet, qu’ils ont soutenu pour- tant financièrement, les années précédentes.

Le Club des pétroliers n’a pas réussi, non plus, jusqu’à présent, à obtenir l’appui du groupe Sonatrach ni le parrainage du mi- nistère de l’Énergie. Dès lors, son rendez- vous annuel est sérieusement compromis. Pourtant, cette année, davantage que celles passées, l’engagement d’un débat sur les pers- pectives des activités dans le domaine des hy- drocarbures s’impose pour une meilleure vi- sibilité de l’économie nationale dans une ac- tualité marquée par une crise énergétique structurelle.

ELLES VIVENT DANS UN LOGEMENT DE FONCTION ATTRIBUÉ À LEUR DÉFUNT PÈRE

Des jeunes femmes menacées d’expulsion par la Direction de l’éducation

menacées d’expulsion par la Direction de l’éducation n Deux jeunes femmes célibataires risquent à tout moment

n Deux jeunes femmes célibataires risquent à tout moment de se retrouver dans la rue. La Direction de l’éducation nationale Alger- Est les exhorte à quitter le logement de fonc- tion, attribué il y a plus de 34 ans à leur dé- funt père. Le wali d’Alger a lancé une opé- ration d’assainissement de la situation des logements de fonction occupés indûment par des gens qui n’y ouvrent pas droit. Sont toutefois exclus de la procédure, les attri- butaires ou leurs ayants droit qui n’ont pas bénéficié, entre-temps, d’un logement sub- ventionné par l’État et qui ne possèdent au-

cun bien immobilier ? Et c’est le cas de ces deux jeunes femmes. Pourtant, elles sont sous le coup d’une action en justice pour li- bérer l’appartement. Déterminées à se battre jusqu’au bout, elles multiplient les dé- marches auprès des tribunaux et des mi- nistères concernés (Éducation nationale, Jus- tice et Moudjahidine), pour pouvoir garder un toit sur leur tête. Elles se battent surtout, nous dit l’aînée, contre la pression et le har- cèlement moral exercés sur elles pour les in- citer à abandonner la lutte pour ce qu’elles considèrent comme un droit légitime.

ELLE S’EST JETÉE DE LA TERRASSE DE SON LYCÉE

Tentative de suicide d’une adolescente

n Pour des raisons non encore élucidées, une lycéenne de 19 ans a tenté de se suicider en se jetant de la terrasse du bloc administratif du nouveau lycée d’Oued Cheham

(Guelma). La chute, qui, fort heureusement, n’a pas été fatale, lui a occasionné des blessures graves. La victime a été évacuée vers la polyclinique locale puis transférée à l'hôpital de

Bouchegouf, où elle est gardée en observation. Une enquête est ouverte par la brigade de la Gendarmerie nationale de Oued Cheham sur les circonstances de ce drame.

TLEMCEN

Mort

mysté-

rieuse de

centaines

d’oiseaux

n Des centaines d’oiseaux, morts mystérieusement, ont été trouvés à proximité du centre de traitement des maladies asthmatiques de Tlemcen situé sur les hauteurs de la ville, non loin du plateau de Lalla Setti. Il s’agirait de grives musiciennes trapues dont les parties supérieures et la tête sont de couleur brune et qui peuplent la forêt de “Dzarifet”. Ces oiseaux ont-ils ingurgité des produits chimiques rejetés par le centre hospitalier ou picoré des grains de mort aux rats ? La question demeure posée en attendant les résultats de l’enquête enclenchée par la Direction des forêts, qui appréhende la menace d’une épidémie de grippe aviaire.

ELLE SERVIRAIT À L’ÉLEVAGE DE POISSONS

Des experts de l’Union européenne s’intéres- sent à la grande sebkha

l’Union européenne s’intéres- sent à la grande sebkha n Lors de l’une de leurs vi- sites

n Lors de l’une de leurs vi- sites périodiques effectuées dans la wilaya d’Aïn Té- mouchent, dans le cadre de la supervision de la mise en application du programme de diversification écono- mique “Diveco II”, des ex- perts en aquaculture de l'Union européenne (UE) se sont intéressés à la grande sebkha. À cheval sur les wilayas d’Oran et d’Aïn Témou- chent, cette grande étendue d’eau salée devra faire l’objet d’une étude pour l’exploiter à bon escient, a appris Liberté

auprès de Sahnoune Bouka- brine, directeur de la pêche et des ressources halieutiques, dans la wilaya. L’idée est de l’aménager de telle manière à l’utiliser com- me lieu d’élevage larvaire d’artémia, destiné à l’ali- mentation de poissons. Ce crustacé branchiopode qui est capable de vivre en eau excessivement salée est consi- déré comme une nourriture de choix pour les écloseries de poissons. Le projet paraît surréaliste tant le pays n’est pas particulièrement investi dans la production piscicole.

IL EST GRATUITEMENT ACCESSIBLE VIA SON PORTAIL WEB

Un annuaire de coordonnées des praticiens de la santé

n Sahti est un annuaire al- gérien dédié aux praticiens de la santé. Totalement gra- tuit, ce portail permet de retrouver rapidement un médecin, un dentiste ou un pharmacien dans une loca- lité donnée. Il se fonde sur une base de données de plus de 30 000 praticiens répartis sur les 48 wilayas et permet de faire des recherches pré- cises par spécialité, secteur (public ou privé) et par vil- le et/ou wilaya. Les patients ayant fait des demandes de rendez-vous recevront une

confirmation par e-mail et sms. Le site permet également aux acteurs dans le domaine de la santé de s’inscrire et d’avoir une fiche (un lien direct) qui sera leur carte de visite virtuelle. Il est déjà compatible avec tablettes, smartphones et PC.

(un lien direct) qui sera leur carte de visite virtuelle. Il est déjà compatible avec tablettes,

ABDELHAK LAMIRI, EXPERT EN ÉCONOMIE, DONNE LE MODE D’EMPLOI

Comment booster le tourisme algérien

n Dans la dernière édition d’un magazine spécialisé dans le tourisme, Abdelhak Lamiri, un expert en écono- mie, aborde, dans une in- terview, la problématique de la relance du secteur, en donnant, ce qui pourrait être de son point de vue, des idées de sortie de crise. Il estime, à cet égard, que l’Algérie dispose d’atouts considérables pouvant lui

permettre de se positionner parmi les 20 meilleures des- tinations mondiales. “Mais, l’Algérie souffre d’une caren- ce d’image qui marginalise ses potentialités touristiques”, souligne-t-il, en ce sens qu’elle n’est pas présentée dans le format d’une carte postale qui ferait rêver les touristes étrangers et sur- tout les inciterait à passer à l’acte en programmant un

séjour de ce côté de la Mé- diterranée. M. Lamiri évoque l’impact du terrorisme sur le touris- me mondial, et sur l’Algérie en particulier. Il a, bien en- tendu, établi les mesures qui participeraient à booster le secteur touristique jusqu’à le rendre important dans l’éco- nomie nationale.

6

L’actualité en question

Mardi 9 février 2016

LIBERTE

VISITE D'INSPECTION DU WALI DANS LES ZONES D'ACTIVITÉ DE LAKHDARIA ET DE BECHLOUL

Maaskri “déclare la guerre” aux investisseurs pollueurs !

Les diverses zones d'activité implantées à Bouira sont, pour la majorité d'entre elles, livrées à l'abandon et au laxisme des autorités.

L a tournée du wali de Bouira, effectuée au ni- veau des zones de Lakh- daria et Bechloul, a per- mis de faire le constat d’une situation alarman-

te. M. Maaskri n’a pas manqué de fai- re état de sa déception, voire de sa co- lère, face à cette situation des plus la- mentables. Il a, en effet, instruit les

responsables de la DUC ainsi que ceux de la DPMI/ PME, à “interve- nir en urgence”, afin de relancer l'ac- tivité de ces zones. En outre, le pre- mier magistrat de Bouira, a plaidé pour la sauvegarde de l'environne- ment, notamment au niveau de La- khdaria, où une importante riches- se écologique menacée par des pro-

jets relativement polluants. À ce propos, il a mis en garde les investis- seurs sur “l'absolue nécessité” de re- cycler les déchets émanant de leurs usines, en installant, à titre d'exemple,

Les supplications du propriétaire n’auront aucun effet sur le wali de Bouira, qui, par ce geste hautement symbolique, déclare ouvertement la guerre aux investisseurs pollueurs. À

des unités de traitement des eaux usées. Pour illustrer cette “guerre” dé- clarée aux investisseurs pollueurs, M. Maaskri a ordonné la fermeture immédiate d’une huilerie située dans la zone de Lakhdaria, laquelle déver- sait sa margine directement dans le lit d’un oued. “Vous êtes complète- ment inconscient (…) monsieur, vous êtes un ennemi de la nature de l’en-

la zone d’activité de Lakhdaria, à l’ouest de Bouira, le wali est resté mé- dusé face à la stagnation des projets inscrits. En effet, quatre ans après sa réhabi- litation, pour un montant de plus de 45 millions de dinars et d’autres plans de relance, cette zone demeu- re largement improductive. En effet, sur 23 projets inscrits, seulement

vironnement”, s’emportera le wali de

2

sont pleinement opérationnels,

Bouira. Ensuite, il ordonnera la fer-

11

sont à l'arrêt et les autres connais-

meture de cette huilerie considérée comme un danger pour l’écologie.

sent de multiples retards. Ainsi, sur un total de 44 lots, seulement la

moitié est relativement exploitée. Parmi les projets inscrits, on citera, entre autres, une laiterie, une unité d’incinération des produits médicaux périmés, une usine de fabrication d’emballages, une chambre froide, une unité de sidérurgie métallique ainsi qu’une usine de fabrication de chaussures. Les investisseurs “récal- citrants”, ont été priés par le wali de restituer les terrains et laisser les “gens sérieux” travailler. La zone d’activités de Bechloul, située à l’est de Bouira, a été également inspectée par le wali et le constat observé ne

prêtait guère à l’optimisme. Comme

à Lakhdaria, cette zone n’a d’activi- té que le nom, tant les projets inscrits (25) connaissent un retard des plus

significatifs. Ces derniers, dont une unité de production de parpaing (35 000 unités/jour), une usine de production de lait de soja et un abattoir mixte pour bovins, ainsi qu'un projet de nouvelle technologie de haute sécurité, en partenariat avec des investisseurs bulgares, res- tent irrémédiablement à l’arrêt. Pour- tant, en 2014, une enveloppe budgé- taire de près de 70 millions de dinars, a été allouée pour la réhabilitation de cette zone, dans un délai de 18 mois. Deux ans plus tard, certes, l’aména- gement a été jugé par le chef de l’exé- cutif de Bouira “assez satisfaisant”, mais beaucoup reste à faire pour at- teindre les objectifs escomptés.

RAMDANE BOURAHLA

EN ATTENDANT UN SERVICE ONCOLOGIE AU CHU

Le nombre de cancéreux en hausse à Béjaïa

L e cancer ne cesse de prendre des propor- tions de plus en plus importantes à Bé- jaïa. Même si aucune statistique n’a été

établie sur cette pathologie au niveau de la wi-

laya, des oncologues exerçant à l’hôpital d’Amizour avancent le chiffre approximatif de près de 500 cas enregistrés au niveau de l’éta- blissement, l’année dernière, avec une prédo- minance du cancer colorectal chez l’homme et le cancer du sein chez la femme. Un chiffre qui, cependant, peut être revu à la hausse au niveau de toute la wilaya vu le

nombre de cancéreux qui se soignent dans d’autres hôpitaux du pays. Mais cette hausse exponentielle du nombre de cancéreux à Béjaïa ne manquera pas d’accen- tuer les désagréments causés aux patients vu la prise en charge que la maladie nécessite. En effet, à ce jour, le CHU de Béjaïa ne dispo- se toujours pas d’un service d’oncologie et le projet d’un centre anti-cancer à Amizour, re- lancé depuis peu, peine à voir le jour. Pourtant, lors des premières journées de dé- pistage du cancer colorectal à Béjaïa qui se sont

déroulées au campus d’Aboudaou, des méde- cins exerçant au sein du CHU n’ont pas manqué d’exprimer leur vœu de voir un ser- vice d’oncologie voir le jour au sein de leur éta- blissement. Il en est de même, d’ailleurs, s’agissant du centre anti-cancer d’Amizour, où sont prévus un service d’hospitalisation et de suivi ainsi que des services d’exploration, tels que le labora- toire, la radiologie et la radiothérapie. La structure aurait, en effet, pu soulager les pa- tients contraints souvent de subir les difficul-

tés pour obtenir un rendez-vous ailleurs. En attendant que ces réalisations voient le jour, le dépistage précoce et la prise en charge à temps des malades restent pour le moment les meilleurs moyens pour réduire son inciden- ce de la pathologie, disent les spécialistes. Et c’est dans cet objectif qu’une opération de dé- pistage du cancer du sein et du col de l’utérus a été lancée récemment dans plusieurs loca- lités de la wilaya.

H. KABIR

L’EGSA AU CŒUR D’UNE CONTESTATION À ORAN

Manifestation et contre-manifestation

H ier, en fin d’après midi, une scène des plus ahurissantes qui s’est produite devant

l’entrée du siège de l’EGSA de l’aéro- port Ahmed-Ben Bella d’Oran, a failli mal tourner. Et pour cause, un appel à un rassemblement avait été lancé pour soutenir un employé, M. Attrous, ex-syndicaliste qui avait observé une grève de la faim de 14 jours suite, selon ses propos, “au refus de la direction d’appliquer les dispositions prévues par la convention collective pour les départs à la retrai-

te”. Sur place, alors qu’un groupe d’une dizaine de personnes, dont des membres de syndicats autonomes, de la Laddh et de la société civile, s’était rassemblé le long du trottoir, plus d’une trentaine d’employés de l’EG- SA sont également sortis, en brandis- sant des banderoles et en scandant des slogans pour défendre leur entre- prise. “Nous n’acceptons pas que des étrangers viennent se mêler des af- faires de l’entreprise et s’attaquent à notre entreprise. C’est notre entrepri- se !” ont lancé certains d’entre eux.

Une contre-manifestation bruyante qui a failli dégénérer lorsque certains des agents de sécurité, des femmes de ménage et quelques cadres de l’EG- SA, ont voulu disperser le petit grou- pe de soutien à l’ancien syndicaliste. Aux alentours, des agents des forces de l’ordre en civil, y compris des gen- darmes, ont suivi la confrontation sans intervenir. Face aux invectives lancées comme, “mercenaires” par le groupe de l’EGSA qui était à l’éviden- ce “envoyé”, les membres du groupe de soutien répliquent par d’autres slo-

TIZI OUZOU

Naissance du Syndicat des médecins libéraux

L es médecins libéraux, généralistes et spécialistes, viennent de procéder à la création de leur syndi- cat SNML dont la section de Tizi Ouzou, présidée

par le docteur, spécialiste en psychiatrie, Mahmoud Bou- darène, a été installée cette semaine. Selon les explications du président de ce nouveau syn- dicat dans la wilaya de Tizi Ouzou, l’objectif de cette or- ganisation n’est surtout pas à confondre avec celui du conseil de l’Ordre des médecins. “Le conseil de l’Ordre concerne tous les praticiens, qu’ils soient libéraux ou exer- çant dans le secteur public, et il a pour mission de veiller à la bonne morale et au respect de la déontologie dans l’exercice de la médecine, alors que le syndicat des méde- cins libéraux a pour objectif essentiel de défendre les in- térêts socioprofessionnels des médecins”, a-t-il déclaré. Parmi ses prérogatives, figure également, a-t-il ajouté, celle d’organiser des rencontres conviviales pour ap-

prendre à mieux se connaître et à mieux organiser leurs relations professionnelles, notamment en matière d’échanges entre spécialistes et médecins généralistes tant en ce qui concerne l’information médicale que la circu- lation du patient entre praticiens généralistes et spécia- listes. Selon ce même docteur en psychiatrie, une assem- blée générale est prévue pour le 8 avril prochain avec comme objectif de tracer une feuille de route pour les activités à mener et de sensibiliser les concernés afin de rejoindre ce nouveau syndicat. En ce sens, le D r Boudarène rappelle qu’à la différence des praticiens du secteur public qui ont une tutelle qui veille sur leurs intérêts, les médecins libéraux ne peu- vent se protéger que s’ils sont unis et organisés autour d’un syndicat. D’où, estime-t-il, la nécessité qui a pré- valu à la création de cette nouvelle organisation.

S. LESLOUS

gans exprimant “l’autre bord”. Pour rappel, M. Attrous, mis à la retraite d’office, n’aurait pas bénéficié de l’octroi de deux catégories supé- rieures suite, explique-t-il, “à un subterfuge organisé par la direction, de connivence avec les nouveaux dé- légués syndicaux”. Accusation rejetée par la direction de l’EGSA et certains

membres de la section syndicale, animateurs de la contre-manifesta- tion d’hier. Pour rappel, l’ex-syndi- caliste observait une grève de la faim, installé sous une tente devant l’entrée de l’EGSA, d’où il a été dé- logé par la police la veille de la visi- te du maire de Bordeaux.

D. LOUKIL

SOUSCRIPTEURS AADL 2001-2002

Remise des pré-affectations

n L’Agence nationale d’amélioration et de développement du logement (AADL) a entamé, hier, la remise des décisions de pré-affectation au profit des souscripteurs du programme de logement location-vente pour 2001 et 2002. Selon le site électronique de l’AADL, une moyenne de 300 décisions de pré-affectation/jour seront remises à Alger, 200 à Blida, 100 à Batna, Skikda, Sidi Bel-Abbès, Mostaganem et Oran en attendant la généralisa- tion progressive de l’opération à l’ensemble des wilayas du pays dans les semaines à venir. Les souscripteurs pourront prendre connaissance des dates de réception à travers le site électronique de l’agence après intro- duction du matricule du souscripteur et de son mot de passe. L’agence veillera par la suite à établir des convocations à l’adresse de ces derniers en respectant l’ordre chronologique. Les décisions de pré-affectation qui renferment des informations sur le site, l’appartement, le numéro du bâtiment, l’étage et le nombre de pièces est considéré comme un premier document attestant de l’attribution d’un logement au souscripteur. Dans le même temps, la remise des ordres de versement pour la troisième tranche estimée à 5% soit, 105 000 DA pour un F3 et 135 000 DA pour un F4 est également prévue. L’Agence AADL envisage, dans une première étape, l’attribution de 40 000 décisions de pré-affectation dont 20 000 à Alger. Il s’agit des logements dont l’état d’avancement des travaux a été estimé à 70% en 2015. Par ailleurs, en fonction de l’avancement des travaux sur les autres chantiers, des décisions seront élaborées pour des logements sup- plémentaires jusqu’à satisfaire la demande de l’ensemble des souscrip- teurs du programme 2001 et 2002. D’autre part, l’AADL a élaboré les déci- sions d’affectation sur la base d’un logiciel mis au point par des informa- ticiens de l’agence et qui permet la répartition des souscripteurs admis sur les différents sites disponibles. Le logiciel prend en compte, pour ce qui est de l’opération de répartition, la chronologie de l’inscription des souscripteurs, leur état de santé et le nombre des membres de la famille.

R. N./APS

LIBERTE

Mardi 9 février 2016

L’actualité en question

7

LE MINISTÈRE DU COMMERCE ÉPINGLE LES CONCESSIONNAIRES AUTOMOBILES

30 infractions et 88 plaintes recensées

Les infractions sont liées à la garantie, au défaut d’information sur les conditions de vente, à l’augmentation des prix (différence entre la valeur mentionnée sur le bon de commande et celle mentionnée sur la facture délivrée), aux pratiques contractuelles abusives et au refus délibéré de concessionnaires de répondre aux convocations (opposition au contrôle).

L e ministère du Commerce vient de publier des chiffres qui accablent certains concessionnaires auto- mobiles coupables d’infractions aux lois et aux cahiers des charges réglementant leur activité. Entre

septembre et octobre 2015, une opération d’évaluation a été lancée, impliquant 9 direc-

tions régionales de commerce (DRC) d’Alger, de Blida, d’Oran, de Batna, de Sétif, d’Anna-

ba, de Béchar, de Saïda et d’Ouargla, ainsi que

48 directions de commerce de wilaya (DCW),

et ce, pour enquêter chez 751 opérateurs,

73 concessionnaires et 678 distributeurs et re-

vendeurs. Le bilan ? 30 infractions ont été recensées, dont

le plus grand nombre a été enregistré à Oran (10) et à Batna (7). Celles-ci sont liées à la ga- rantie, au défaut d’information sur les condi- tions de vente, à l’augmentation des prix (différence entre la valeur mentionnée sur le bon de commande et celle mentionnée sur la facture délivrée), aux pratiques contractuelles abusives et au refus délibéré de concession- naires de répondre aux convocations (oppo- sition au contrôle). Il a été relevé également que

88 plaintes de clients ont été reçues par les

DRC et DRW, dont le plus grand nombre a été enregistré dans la région d’Alger (32) et d’Oran (30). Selon le ministère, il ne s’agit que

Newpress
Newpress

d’une première évaluation de mise en œuvre du décret de février 2015 fixant les conditions et les modalités d’exercice de l'activité des concessionnaires, et de l’arrêté de mars 2015 relatif au cahier des charges de ces opérateurs. Autrement dit, le ministère du Commerce

Le ministère du Commerce promet de sévir.

promet de sévir et d’établir d’autres bilans sur les périodes allant de novembre à ce jour, une période durant laquelle des milliers de clients ont souffert le martyre pour récupérer leurs vé- hicules. En ce sens, la direction de la concur- rence du ministère du Commerce observe que

si les informations transmises par les DRC et les DCW sont globalement acceptables, leurs commentaires accompagnant les chiffres four- nis sont “insuffisants et cela ne permet pas de faire une analyse suffisamment approfondie en la matière afin de faire un point de la situation sur l’état du marché des véhicules et son fonc- tionnement”. Du coup, ladite direction re- commande que des mesures nécessaires soient prises pour mettre à niveau ces services dans ce domaine “afin d’avoir des rapports plus riches”, comme elle signale que les DRC de Bé- char, de Saïda et d’Ouargla ont transmis des rapports insuffisants et qu’elles seront, donc, relancées pour fournir les compléments d’information nécessaires. D’autres propositions ont été formulées pour situer les responsabilités des concessionnaires et des clients et d’en assumer les défaillances, pour permettre le recours à l’expertise pour les pannes rencontrées notamment dans le cas des véhicules sous garantie, et d’ajouter des dis- positions qui concernent les sanctions pécu- niaires pour le non-respect des dispositions du texte, mais aussi contraindre les concession- naires à disposer de stocks de pièces détachées d’origine, la transparence des transactions commerciales liant les concessionnaires et les distributeurs et les revendeurs agréés.

FARID BELGACEM

ACTIVITÉ COMMERCIALE

Une hausse des prix pressentie dès la fin 2015

L’ enquête sondage d’opinion réalisée par les services de l’ONS auprès des chefs d’entreprise du secteur du com- merce prévoyait une hausse des prix de vente chez les

commerçants grossistes et les détaillants dès le quatrième tri- mestre de l’année 2015. “Pour le prochain trimestre, les grossistes

et détaillants s’accordent sur une tendance haussière de leurs prix de vente”, indiquent les résultats de l’enquête effectuée durant le troisième trimestre 2015. Comparativement au deuxième tri- mestre de l’année écoulée, les commerçants grossistes entre- voient une hausse de leur activité alors que les détaillants, eux, pressentent une baisse. Une chose est certaine, l’activité com- merciale a connu une augmentation au cours du troisième tri- mestre 2015 pour les combustibles et lubrifiants, la droguerie, la quincaillerie, les appareils électroménagers et la parfumerie (DQAEMP) et pour le commerce multiple. L’enquête révèle en revanche que le commerce a enregistré une baisse dans d’autres créneaux. Les détaillants de textiles, de matières pre- mières et de demi-produits ainsi que ceux de machines et ma- tériaux d’équipements affirment, en effet, ce recul. La plupart des commerçants enquêtés se plaignent des délais d’approvi-

sionnement qui sont longs et de l’éloignement des sources d’ap- provisionnement, en plus de la lenteur des formalités d’ac- quisition de la marchandise. Près de 64% des commerçants gros- sistes et la majorité des détaillants enquêtés déclarent avoir en- registré des ruptures de stocks de produits, notamment pour le commerce des matières premières et demi-produits et des machines et matériels d’équipement. Les prix d’acquisition des produits sont jugés plus élevés pour plus de 14% des grossistes et selon plus de 80% des détaillants, précisément pour le com- merce de l’agroalimentaire, des matières premières et des ma- chines et matériels d’équipement. Sur un autre registre, le taux de satisfaction des commandes en produits est jugé supérieur à 50% par rapport aux besoins exprimés selon l’opinion de près de 38% des détaillants, essentiellement ceux de la DQAEMP et ceux des combustibles et des lubrifiants. Par ailleurs, il est jugé inférieur à 50% par la majorité des grossistes, dont ceux des textiles - habillement et cuirs, des matières premières et des demi-produits ainsi que du multiple. De l’avis des grossistes, la demande en produits commercialisés a observé une haus- se durant ce troisième trimestre 2015, surtout pour le commerce

ASSURANCE DE PERSONNES

Tala Assurances mise sur les garanties d’assistance

de la DQAEMP et le commerce multiple. Cependant, les dé- taillants des machines et matériaux d’équipement et des ma- tières premières et demi-produits affirment une relative bais- se. Le reste des catégories la juge plus stable. Les prix de ven- te sont jugés plus élevés par rapport au trimestre précédent se- lon l’opinion de plus de 20% des enquêtés grossistes et de plus de 85% des détaillants, notamment ceux de l’agroalimentaire, des machines et matériels d’équipement et du multiples. Près de 47% des grossistes enquêtés et plus de 62% des détaillants disposent de leurs propres moyens de transport. Néanmoins, près de 40% des grossistes et plus de 19% des détaillants dé- clarent avoir rencontré des difficultés de transport durant ce trimestre. Concernant l’état de la trésorerie, il est jugé moyen selon plus de 85% des grossistes et plus de 67% des détaillants. Il est, en revanche, jugé mauvais selon près de 15% des premiers et près de 19% des seconds. La plupart des grossistes et plus de 71% des détaillants ont recouru à des crédits bancaires, no- tamment les commerçants de l’agroalimentaire et des machines et matériaux d’équipement.

B. K.

L e P-DG Tala Assurances, Nasser Abe- rhouche, est optimiste concernant le de- veloppement du marché algérien des as-

surances de personnes. Le terrain semble plus

favorable et le potentiel assurable est impor- tant. Le P-DG Tala Assurances, filiale de la CAAT (55%), du Fonds national d’investis- sement (30%) et de la Banque extérieure d’Al- gérie (15%) nous a indiqué, hier “que le mar- ché algérien est favorable au développement des assurances de personnes” du fait de la jeunes- se de la population et de l’amélioration du ni- veau de vie. Un potentiel que Tala Assu- rances veut capter, en proposant des garanties susceptibles de répondre aux besoins des as- surables. La compagnie a beaucoup investi pour développer son propre réseau. Avec

11 agences, Tala Assurances consolide sa po-

sition de premier réseau du pays en assurances des personnes. C’est la première société, dédiée à cette branche d’assurance, à ouvrir une agence au sud du pays, à Ouargla. Tala Assu- rances prévoit l’ouverture d’autres agences cet- te année pour atteindre 16 à 18 agences. La compagnie cible notamment les villes de Tlemcen, Sétif et Constantine. Par l’ouvertu- re d’agences propres, Tala Assurances veut se rapprocher davantage des clients et diffuser la culture chez les citoyens la culture de l’assu- rance, notamment des personnes. Tala Assu- rances s’appuie également sur le réseau de sa société mère, la Caat, pour la distribution des produits. La société a signé des conventions de bancassurance avec la BEA et la BNA. La so- ciété multiplie les rencontres avec les opéra- teurs économiques, les commerçants et di-

verses associations professionnelles. Au-delà des produits classiques, assurance voyage, as- surance prévoyance collective,… Tala Assu- rances propose la retraite complémentaire. Sur ce produit la compagnie est leader. Elle comp- te également développer l’assurance indivi- duelle accidents, pour les médecins, les avocats, les maçons, les taxieurs les sportifs. Le P-DG de Tala Assurances évoque aussi la complé- mentaire santé individuelle. Nacer Aberhouche constate les nouveaux besoins qui s’expriment en matière d’assurance de personnes. Il sou- ligne la nécessité pour les compagnies d’assu- rances de personnes d’innover pour prendre en charge ces besoins. Tala Assurances mise sur les garanties d’assistance qui seront vendues ou adossées aux produits d’assurances classiques, nécessaires pour une meilleure prise en char-

ge des assurés. M. Aberhouche annonce le lan- cement de l’assistance “voyage ou vacances” en Algérie, à l’image de ce qui est proposé pour les voyages à l’étranger. “Je pense que c’est un produit qui peut répondre aux attentes et aux besoins des Algériens”, a-t-il estimé. Mieux en- core, pour le P-DG de Tala Assurances, en fa- vorisant la création d’emploi à travers les métiers de l’assistance, le secteur de l’informel sera intégré dans le circuit de l’économie for- melle, puisque la société d’assurances exigera de l’assistant de se conformer à la réglemen- tation. Tala Assurances détient 20% des parts de marché des assurances de personnes. La compagnie a réalisé 1,56 milliard de dinars de chiffre d’affaires en 2014. M. Aberhouche prévoit une croissance de 18% en 2015.

MEZIANE RABHI

8 Publicité Mardi 9 février 2016 LIBERTE GESI-IMMO CENTRE FILIALE ENPI Cité 2038 Logements Blocs

8

Publicité

Mardi 9 février 2016

LIBERTE

GESI-IMMO CENTRE FILIALE ENPI

Cité 2038 Logements Blocs 107/108 Bab Ezzouar, Alger NIF : 000116159012845

AVIS DʼAPPEL DʼOFFRES NATIONAL RESTREINT N°01/GIC/2016

Lʼentreprise GESI IMMO CENTRE FILIALE ENPI lance un avis dʼappel dʼoffres national res- treint pour la fourniture et pose de meubles de cuisine en structures suffisamment résistantes, de 1200 logements promotionnels publics LPP à la Nouvelle Ville de Sidi Abdellah, commune de Mahelma, réparti en trois lots :

LOT I : 408 LOGEMENTS LOT II : 336 LOGEMENTS LOT III : 456 LOGEMENTS

Le soumissionnaire peut soumissionner pour un ou plusieurs lots.

Les entreprises intéressées par la fourniture et pose de meubles de cuisine de production nationale (fabricants) peuvent retirer le cahier des charges auprès de lʼentreprise :

GESI-IMMO CENTRE FILIALE ENPI

sise Cité 2038 Logements Blocs 107/108 Bab Ezzouar, Alger Tél. : 021 24 47 32

contre paiement de la somme de 5 000,00 DA par bon de caisse.

La date limite de dépôt des offres est fixée au quinzième jour (avant 12h) à partir de la pre- mière parution du présent avis dans la presse nationale. Lʼouverture des plis se fera en séan- ce publique au siège de lʼentreprise à 14h le même jour. Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pendant une période de cent vingt jours (120 j) jours à compter de la date limite de dépôt des offres. Les pièces exigibles dans cet avis dʼappel dʼoffres sont celles énumérées dans le cahier des charges. Les offres devront être déposées à la direction générale de GESI IMMO CENTRE FILIALE ENPI sise à lʼadresse ci-dessus et comporteront une offre technique et une offre financière. Chaque offre est insérée dans une enveloppe fermée, indiquant la référence et lʼobjet de lʼap- pel dʼoffres ainsi que la mention «Technique» ou «Financière», selon le cas.

Les deux enveloppes sont mises dans une autre enveloppe anonyme, comportant la mention :

À NE PAS OUVRIR AVIS DʼAPPEL DʼOFFRES NATIONAL OUVERT N°01/GIC/2016 FOURNITURE ET POSE DE MEUBLES DE CUISINE DES 1200 LOGEMENTS PROMO- TIONNELS PUBLICS LPP VILLE NOUVELLE DE SIDI ABDELLAH, MAHELMA LOT

F.125

NOUVELLE DE SIDI ABDELLAH, MAHELMA LOT F . 1 2 5 vos vacances 2016 avec Timgad

vos vacances 2016 avec Timgad Voyages

CUBA - Ile Maurice

Pour tous renseignements consulter la page facebook de Timgad Voyages ou sʼadresser directement à lʼagence :

Alger (Mohammadia) : Tél. : 021 82 74 21 / 82 74 22 Batna : Tél. : 033 85 61 61 / 85 63 63 Email : info@timgad-voyages.com - www.timgad-voyages.com

F.135

63 Email : info@timgad-voyages.com - www.timgad-voyages.com F.135 ANEP n°404 815 Liberté du 09/02/2016 F.133 0166 SPR
ANEP n°404 815 Liberté du 09/02/2016
ANEP n°404 815 Liberté du 09/02/2016
F.133
F.133
0166
0166
63 Email : info@timgad-voyages.com - www.timgad-voyages.com F.135 ANEP n°404 815 Liberté du 09/02/2016 F.133 0166 SPR

SPR

LIBERTE

Mardi 9 février 2016

L’Algérie profonde

9

PROJET D’UNE VOIE EXPRESS RELIANT AÏN EL-HAMMAM À DRAÂ EL-MIZAN

Entre rêve et réalité

La voie express qui devrait relier Aïn El-Hammam à Draâ El-Mizan n'est qu'au stade des études techniques. Certes, on croit savoir que ces dernières sont même clôturées, mais pour le lancement des travaux, rien n'a encore filtré à ce sujet.

A nnoncée lors de son déplacement en juillet 2013 à Tizi Ouzou par le Premier ministre Abdelmalek Sellal,

la voie express qui devrait relier Aïn El-Hammam à Draâ El-Mizan n'est qu'au stade des études tech- niques. Certes, on croit savoir que ces dernières sont même clôturées, mais pour le lancement des tra- vaux, rien n'a encore filtré à ce sujet. Cet axe routier de 80 km qui s’étire de la sortie est de Aïn-El- Hammam devrait traverser les localités d’Ouacifs, Ouadhias, Mâatkas et Boghni pour assurer une jonction avec la pénétrante Oued Fali-Draâ El-Mizan qui doit relier l'autoroute Est-Ouest. Il est conçu non seulement pour désen- claver le versant sud de la wilaya de Tizi Ouzou, mais aussi pour créer de petites zones d'activités pouvant booster le volet économique dans cette région. D'ailleurs, en octobre 2015, Abdelkader Ouali, ministre des Travaux publics, lors de son déplacement dans la région, avait instruit les bureaux d'études pour

prendre en considéra- tion le relief des locali- tés en prévoyant des assiettes foncières qui serviront de petites zones industrielles. Cependant, depuis que la rigueur budgé- taire est exigée aux pouvoirs publics, ce projet risque d'être annulé. Ce doute a même plané à l’hémicycle Rabah-Aïssat lors de la session de l'APW de janvier dernier, où les élus de l'APW ont évo- qué non seulement le retard dans la concré- tisation des projets structurants, mais aussi le gel d'autres projets. Si pour le

moment rien n'est encore sûr par rapport à l'annulation de cette route indis- pensable, il faudrait encore prendre les routes sinueuses de montagne dont les tracés remon-

tent à l'époque coloniale, car

D. R.
D. R.

Signifiée depuis 2013, le projet n’a toujours pas été entamé.

conçues essentiellement pour les besoins des véhicules militaires de l'armée française. Eu égard à tout ce qui se dit çà et là, il est à se demander au fond si ce projet

annoncé en grande pompe, de sur- croît par le Premier ministre, sera une réalité palpable ou ne consti- tuera qu’un rêve éphémère.

O. GHILÈS

JUMELAGE ENTRE L'EHU D’ORAN ET L'EPH D'AKBOU

113 patients opérés en deux jours

Q uelque 113 patients souffrant de diverses pathologies ont subi des inter- ventions chirurgicales et pas moins de

900 autres ont bénéficié de consultations médi- cales spécialisées gratuites, à la faveur de la mis- sion médicale accomplie dernièrement par une équipe pluridisciplinaire de l'EHU d'Oran. Composée de 11 professeurs et de 22 maîtres assistants de différentes spécialités, cette délé- gation médicale conduite par D r Mohamed Mansouri, directeur général de l’EHU d'Oran, a eu à prendre en charge certaines maladies

lourdes, telles que les cancers des appareils digestif et urologique, épargnant aux malades de la région d'Akbou des souffrances morales et physiques, mais aussi des dépenses onéreuses liées aux frais de déplacement et d'analyses médicales. En outre, la même équipe médicale a effectué, en extra-muros, quelque 400 consul- tations spécialisées à la polyclinique de la daïra de Seddouk et 300 autres à Béni Maouche. Parallèlement à ces prises en charge médico-

chirurgicales, des professeurs exerçant à l'EHU d'Oran, considéré comme un pôle d'excellence en médecine de pointe, ont donné un cycle de communications à la salle des fêtes Vue de la Soummam, sise à Taharacht, dans la périphérie de la ville d'Akbou. “Le système de financement des établissements de santé, la culture de sécula- risation des soins dans les établissements hospi- taliers, la prise en charge des corps étrangers en pneumologie, les inhibiteurs de la pompe à pro- tons en pathologie gastroduodénale, les troubles fonctionnels intestinaux, la vidéochirurgie en chirurgie digestive, hémodynamique ou la prise en charge de la BPCO”, sont autant de thèmes abordés durant ces conférences qui s'inscrivent dans le cadre de la formation médicale conti- nue (FMC) destinée à renforcer davantage les capacités professionnelles de la corporation médicale de la wilaya de Béjaïa. À l'issue de sa noble mission médicochirurgica- le, l'équipe pluridisciplinaire dirigée par D r Mansouri a également offert un lot d'instru-

ments chirurgicaux et autres consommables pour l'hôpital Akloul-Ali d'Akbou. À noter que cette louable initiative, placée sous le signe des premières journées médicochirurgicales de l'EPH d'Akbou, s'inscrit dans le cadre d'une opération de jumelage entre l'EHU d'Oran et les différentes structures sanitaires l'espace wilaya de Béjaïa, initiée par D r Mansouri, natif de la région de la Soummam. Ce dernier s'est déclaré très satisfait de l'impact positif qu'a eu son action à la fois scientifique et humanitaire, organisée après la réussite de la première expérience menée en novembre 2015 à l'EPH de Sidi Aïch. Même appréciation faite par le directeur de la santé et de la population (DSP) de la wilaya de Béjaïa, D r Hamoumou Mustapha, qui a tenu à préciser que cette opé- ration de jumelage sera généralisée à travers les différents établissements publics hospitaliers de la région.

K. OUHNIA

publics hospitaliers de la région. K. OUHNIA BRÈVES de Centre IGHREM (BÉJAÏA) Trois membres d’une

BRÈVES de Centre

IGHREM (BÉJAÏA)

Trois membres d’une famille retrouvés morts dans la salle de bain

n Trois membres d’une même

famille ont été retrouvés morts, avant-hier, en début de soirée, dans la salle de bain d’un appartement au centre-ville de la commune d’Ighrem. Il s’agit, précise le communiqué de la Protection civile, d’une fillette de 2 ans, de sa mère (30 ans) et de la grand-mère (53 ans). Des décès provoqués probablement, pour la protection civile, par une asphyxie due à inhalation du monoxyde de carbone. Le chauffe- bain, signale la Protection civile, est installé dans le couloir de l’appartement et sans évacuation des gaz brûlés. Les trois victimes ont été retrouvées par un membre de la famille alerté par le père de la famille, exerçant au Sud, qui s’est inquiété de ses appels téléphoniques, qui ne trouvaient pas de répondeurs. Les trois cadavres ont été transférés par les pompiers sur l’hôpital d’Akbou et une enquête est ouverte par la Gendarmerie nationale de la localité.

L. OUBIRA

AFFAIRE DU PÈRE DE FAMILLE RETROUVÉ MORT EN SON DOMICILE À TIZI GHENIFF

La thèse du crime se précise

n Les premiers éléments de

l'enquête déclenchée par la police

judiciaire et la police scientifique après la mort suspecte d’un père de famille dont le corps inanimé avait été retrouvé en son domicile

à la cité dite de “La Gendarmerie”

à Tizi Gheniff (50 km au sud de

Tizi Ouzou), confirment qu'il s'agissait bel et bien d'un crime commis à l'encontre du nommé K. S. A., âgé de 46 ans, père de famille dont l'épouse et ses deux enfants n'étaient pas chez eux lors de la découverte macabre. Selon des sources concordantes, une personne suspectée d'avoir participé à ce meurtre a été arrêtée par les enquêteurs. L'enquête poursuit son cours car d'autres individus impliqués dans ce crime sont activement recherchés.

F. I.

DÉPARTEMENT DE LANGUE ET CULTURE AMAZIGHES (DLCA ) DE BOUIRA

Les étudiants maintiennent la pression !

L es étudiants du département de langue et culture ama- zighes (DLCA) de l’université Akli-Mohend-Oulhadj de Bouira, ont organisé hier, un sit-in devant leur

ments” de l'administration, à sa tête le chef dudit départe- ment, qui est accusé de “laxisme”. Ainsi, aux alentours de 9h30 du matin, une centaine d'étudiants a décidé de fermer l'accès à leur département, tout en dénonçant “les dérives” de l'administration, laquelle serait à l'origine du problème, à savoir le retard des primes des stages pratiques. Ces der- nières devaient, selon les étudiants, être versées au mois de novembre dernier et pour des raisons qu’ils estiment “obs-

département, afin de dénoncer le “laisser-aller” de l'admi- nistration, dans le règlement du dossier du versement de leurs primes de stage. Ces étudiants, qui sont en leur deuxiè- me semaine de grève, entendent par leur action alerter le

ministre de l'Enseignement supérieur sur “les dysfonctionne-

BLIDA

Hommage aux patriotes tombés au champ d’honneur

cures”, leur dû n’a pas été versé à ce jour. “L’ensemble des étudiants ont déjà perçu leurs primes sauf nous ! On exige des explications”, clamera une étudiante dudit département. Pour sa part, le chef du département DLCA, M. Djellaoui, a tenu à rassurer les étudiants, en affirmant que ce dossier des primes, allait “bientôt être réglé”. Toutefois, les étudiants n'ont pas été convaincus par ces assurances et ont décidé de maintenir leur grève.

RAMDANE B.

n Un vibrant hommage a été rendu avant- hier aux 5000 patriotes qui sont tombés sous les balles des terroristes durant la tragédie nationale. Organisé par la Coordination nationale des patriotes, cette halte de commémoration a regroupée les familles des patriotes, anciens camarades de combat, des députés, des représentants de patriotes venus de 35 wilayas, des P/APC et Mme Fatma-Zohra

Flici, présidente de l’Organisation nationale des victimes du terrorisme. “C’est juste un rappel du sacrifice consenti par ces Algériens qui n’ont pas hésité à prendre les armes pour sauver la République et le pays de l’obscurantisme”, a déclaré le coordinateur national, M. Ali Bouguetaya. Ce dernier explique que ce geste symbolique est juste un message à travers lequel les patriotes

consolident leur solidarité même s’ils vivent dans une précarité indescriptible. “Nous n’avons jamais oublié nos frères tombés les armes à la main. Il est de notre devoir d’être aux côtés de leurs enfants, frères et sœurs”, explique Bouguetaya. Des cadeaux symboliques ont été remis aux familles des patriotes morts pour l’Algérie. “Nous ne demandons pas plus que nos droits, notre

droit à la vie décente d’un algérien qui a tout donné pour que vive l’Algérie. Même la retraite que nous percevons n’est pas juste puisque nous ne touchons que 14 000 DA par mois”, témoignent des patriotes venus assister à cette commémoration. Aujourd’hui, on compte plus de 9000 patriotes blessés et handicapés à vie.

K. FAWZI

LIBERTE Mardi 9 février 2016 L’Algérie profonde 11 GUELMA Disparités dans le fonctionnement des cantines

LIBERTE

Mardi 9 février 2016

L’Algérie profonde

11

GUELMA

Disparités dans le fonctionnement des cantines scolaires

Le chef-lieu de wilaya abrite 45 écoles primaires, patrimoine communal, et seulement une vingtaine d'entre elles fonctionnent et accueillent à midi des enfants de toutes les couches sociales.

L es pouvoirs publics ont initié ces dernières années la construction des restaurants scolaires dans les écoles, collèges et lycées de toutes les com- munes pour soulager les élèves qui étaient soumis à des contraintes ré-

currentes en effectuant un rapide aller-retour à midi pour déjeuner chez eux. Ces déplacements les perturbaient et leurs ré- sultats scolaires s'en ressentaient inexorable- ment. Conscients de ces aléas, les responsables du ministère de l'Éducation ont entrepris la ré- ouverture de ces cantines scolaires dans les zones rurales et urbaines à la grande satisfaction des enfants et de leurs parents qui accueillirent chaleureusement cette décision. Le chef-lieu de wilaya abrite 45 écoles primaires, patrimoine communal, et seulement une vingtaine d'entre elles fonctionnent et accueillent à midi des enfants de toutes les couches sociales. À présent, prendre un repas à la cantine n'est plus tabou, car les familles ont compris que leurs en- fants, exigeants à la maison, apprenaient à man- ger et à apprécier ces plats du pauvre mais si riches en sels minéraux et vitamines. Les écoles Tarek-Ibn-Ziyad, Malek-Bennabi, Aïcha-Oum-El-Mouminine, Émir-Abdelkader, Cheikh-El-Mokrani, etc., servent des repas chauds à tous leurs élèves qui apprennent à vivre en communauté et à partager les mêmes menus, et cela se répercute positivement sur leurs études. En revanche, d'autres établissements scolaires du premier cycle n'offrent pas ces prestations, car ils ne possèdent pas d'infrastructures adéquates

D. R.
D. R.

La plupart des cantines sont détournées de leur vocation, pénalisant ainsi les élèves.

ou bien celles qui existent sont détournées de leur vocation. En effet, de vastes réfectoires ont été aménagés en logements d'astreinte, en bureaux, en salles de cours ou en entrepôts, et ceci concer- ne les écoles Mouloud-Feraoun, Khélil-Mokhtar, Habbèche-Bachir et autres. Cette situation pénalise les enfants qui auraient aimé bénéficier des mêmes avantages que leurs

camarades des autres écoles. En ce début de mois de février particulièrement pluvieux et froid, des parents interpellent les autorités locales afin qu'une solution intervienne dans ces écoles dé- favorisées et permette à tous les enfants de bé- néficier à midi d'un repas chaud, aussi modeste soit-il.

HAMID BAALI

TÉBESSA

1 er Colloque international sur le discours médiatique en francophonie

L e département des lettres et des langues organise le 8 et 9 fé- vrier, le premier Colloque in-

ternational sur le discours média- tique en francophonie sous le thème “Actions langagières et interaction sociale”. Cette rencontre qui a vu la participation de 41 professeurs ve- nus de Tunisie, d'îles Comores, du Maroc, du Cameroun, et bien évi- demment d'Algérie notamment des universités de Annaba, Alger, Khen- chela, Oran, Constantine, Batna, Sétif, Khemis Meliana et Tébessa. Les

principaux objectifs de ce colloque sont la présentation synthétique de l’analyse du discours médiatique pour montrer qu'il s'agit d'une dis- cipline vivante et active, indépen- damment des autres approches en analyse du discours, la démonstra- tion que l'étude des médias d'ex- pression françaises est très utile dans la mesure où elle permet de comprendre rétrospectivement cer- tains fondements du statut de la langue française, comme langue médiatique privilégiée dans la société

algérienne. Il s’agit aussi de savoir comment examiner un modèle d'in- vestigation semio-linguistique sur des objets pluri- codiques, en pre- nant le cas des produits média- tiques variés comme la presse écri- te et les médias lourds et enfin éveiller l'esprit critique du récepteur en lui donnant conscience que les discours médiatiques ne sont pas des pures répliques du monde, mais qu'ils se fabriquent et se décryptent en fonction de certains règles, cho- se qui n'est possible qu'a travers

Des fuites d’eau qui durent depuis 4 ans

n Le quartier Coopemad connaît le phénomène des fuites d’eau potable depuis 4 ans, malgré les multiples appels des habitants adressés aux services de l’Algérienne des eaux de la wilaya de Tébessa. “Nous avons avisé les services concernés par le biais du numéro vert, par les déplacements personnels, mais en vain. Le problème est toujours là”, nous dira un des habitants du quartier en question. Cette fuite conduit à une perte de la précieuse ressource, déversée en abondance sur la route, alors que d’autres quartiers souffrent d’un manque d’eau potable. Aussi, les habitants du quartier lancent un énième appel aux autorités locales pour la prise en charge de leur problème.

RACHID G.

NEGRINE (TÉBESSA)

Le CEM Azzouz-Azouza saccagé et vandalisé

n Le CEM Azzouz-Azouza de Negrine, 160 kilomètres au sud du chef- lieu de Tébessa, a été la cible de plusieurs actes de vandalisme par des inconnus. Les photos prises sur place montrent l’ampleur des dégâts matériels subis face au silence radio des parties concernées. A la direction de l’éducation, on nous indique que les locataires de l’établissement, à savoir les élèves, les enseignants et le personnel administratif ont été transféré en septembre 2015, vers d’autres édifices. Quand aux actes de vandalisme dont le CEM a fait l’objet, notre interlocuteur avance ne pas être au courant. Par ailleurs, une source proche de l’assemblée communale de la ville de Negrine -vu que nos tentatives de joindre Le P/APC ou l’un des élus sont restés sans réponses- nous dira que l’établissement scolaire a été déserté et aucun gardien n’y a été affecté. La même source ajoute que l’établissement n’appartient pas à l’APC pour déléguer des gardiens afin d’assurer sa protection. A qui, donc, incombe la responsabilité de cet édifice? Est-ce à l’APC de Negrine ou la direction de l’éducation de Tébessa ?

RACHID G.

une réflexion plus théorique sur la spécificité du langage métissé des médias. Par ailleurs, plusieurs com- munications ont été présentées lors de cette rencontre, entre autres “Le paysage linguistique et graphique en contexte publicitaire dans la ville de Annaba : entre permanence et chan- gement”, “Le discours publicitaire : un genre discursif particulier” ou enco- re “Le contact de langues dans la pu- blicité”. Les travaux du colloque se poursuivront durant deux jours.

RACHID G.

Un projet de complexe touristique bientôt à Bekkaria

n La ville de Bekkaria vient de bénéficier d’un projet de complexe touristique qui va être construit sur une superficie de 14 hectares. Un projet qui va donner un élan à tout une région réputée pour ses forêts et ses paysages paradisiaques. Initialement, le projet va être bâti pas loin de la forêt de Bekkaria, comprenant des bungalows, hôtels, des aires de jeu pour enfants, des piscines, des espaces de détente pour adultes, des restaurants, des cafés, un parking, et plusieurs magasins. Si ce projet se concrétise, il sera le premier du genre dans la région.

RACHID G.

il sera le premier du genre dans la région. RACHID G. BRÈVES de l’Est CRIME ORGANISÉ

BRÈVES de l’Est

CRIME ORGANISÉ À L’EST DU PAYS

Une hausse de plus de 26% enregistrée par la Gendarmerie nationale

n Lors de l’année 2015, les services du

5 e commandement régional de Constantine ont enregistré une hausse du crime organisé à l’est du pays, notamment la contrebande, le trafic de drogue et le trafic d’armes. Selon les chiffres présentés par le général Karim Beyben, lors d’une conférence de presse tenue avant- hier, 3769 affaires liées au crime organisé ont été traitées, avec une hausse de 26,33% par rapport à 2014. Dans ce cadre, les services concernés de la gendarmerie ont procédé à l’arrestation de 3291 personnes. Selon le bilan du 5 e commandement régional de Constantine, la campagne de lutte contre les réseaux spécialisés dans la contrebande et qui représente 55% des affaires a permis le traitement de 2141 affaires. “Le trafic de carburant vient en première position, avec 667 115 l saisis en 2015 contre 479 315 l en 2014”, a déclaré le général Beyben. Avec une comparaison entre les deux dernières années, le nombre d’affaires liées à la contrebande a augmenté de 60,49%. Concernant le trafic et la détention illégale d’armes, de munitions et de produits prohibés, les éléments de la Gendarmerie nationale ont enregistré une hausse de 51,01%. La résolution de 179 affaires a permis la récupération de 175 armes et 13 658 cartouches de différents calibres. Notons que 52% de ces affaires ont été enregistrés dans les wilayas de Tébessa et de Batna.

SOUHEILA BETINA

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Des étudiants bloquent l’accès à l’université Bachir-El-Ibrahimi

n Des dizaines d’étudiants affilés à la

SNE (Solidarité nationale estudiantine) ont procédé, mardi, à la fermeture de tous les accès de l’université Bachir-El-Ibrahimi, à El- Annasser, 4 km au sud-est de Bordj Bou-Arréridj, pour décrier “l’absence de dialogue avec l’administration de l’université”. Ils exigent à nouveau l’amélioration de la qualité de la formation, l’amélioration des conditions socio-pédagogiques dans l’université et dans certaines résidences, et l’ouverture du dialogue. Ne pouvant accéder au campus, les enseignants, les étudiants et les employés ont tous été contraints de rebrousser chemin.

CHABANE BOUARISSA

BÉNI FOUDA (SÉTIF)

Des établissements publics sans gaz naturel

n Des établissements publics

demeurent toujours sans gaz de ville dans la commune de Béni Fouda, au nord-est de Sétif. En effet, des établissements scolaires, à l’instar du lycée Mohamed-Nadir-Maïza et du CEM Amor-Rabah, ainsi que la polyclinique Boussafsaf-Ammar ne sont toujours pas raccordés au réseau de gaz de ville. Lors des intempéries, les systèmes de chauffage mis en place dans ces établissements connaissent souvent des perturbations qui risqueraient de mettre la vie des élèves en péril. “Qu’attendent les responsables pour le raccordement desdites structures, notamment les établissements scolaires et des établissements de santé publique, au gaz naturel ?”, s’interroge un habitant de la commune.

A. LOUCIF

10

Publicité

Mardi 9 février 2016

LIBERTE

ANEP n°405 394 Liberté du 09/02/2016

ANEP n°405 394 Liberté du 09/02/2016

ANEP n°404 845 Liberté du 09/02/2016

ANEP n°404 845 Liberté du 09/02/2016

ANEP n°210 423 Liberté du 09/02/2016

ANEP n°210 423 Liberté du 09/02/2016

ANEP n°210 471 Liberté du 09/02/2016

ANEP n°210 471 Liberté du 09/02/2016

ANEP n°250 12 408 Liberté du 09/02/2016

ANEP n°250 12 408 Liberté du 09/02/2016

D. R.

LIBERTE

Mardi 9 février 2016

L’Algérie profonde

11

UNIVERSITÉ BELGAÏD ORAN II

Les enseignants menacent de débrayer

Des enseignants parlent franchement d’une “grave atteinte à leur intégrité morale”, menaçant de recourir au débrayage.

V os amis, les

enfants de

vos amis,

vos copines,

vos sœurs,

vos femmes et les enfants des responsables universitaires et tous ceux qui jouissent d’un privilège à la faculté des sciences écono- miques, commerciales et des sciences de gestion sont mieux lotis que nous (…) mais nous promettons de tout divulguer et à ceux qui sont poussés, nous leur disons aussi que s’ils veu- lent le sang, ils n’ont qu’à avan- cer”. Cette anthologie écrite dans un arabe approximatif est contenue dans un communi- qué (dont une copie est en notre possession) vraisembla- blement émanant de la section estudiantine de l’Union natio- nale des étudiants algériens (UNEA) et adressé aux ensei- gnants et au doyen du départe- ment des sciences écono- miques de l’université Belgaïd d’Oran II. Des enseignants parlent franchement d’une “grave atteinte à leur intégrité morale”, menaçant de recourir au débrayage. Les étudiants qui ferment la faculté depuis une semaine déjà brandissent à présent le spectre “de fermer carrément l’université, de couper la route, de faire des grèves de la faim et d’aller au suicide”, lit-on enco- re dans le communiqué. Ses rédacteurs indiquent que “les privilégiés de la faculté des sciences économiques, commer- ciales et les sciences de gestion bouclent l’année avec une note de 15 ou 17”. Les contestataires

l’année avec une note de 15 ou 17” . Les contestataires Les étudiants menacent de fermer

Les étudiants menacent de fermer carrément l’université, de couper la route et déclencher des grèves de la faim.

ont exposé leurs griefs acerbes, en dénonçant cette disposition qui, selon eux, “ne profite qu’aux privilégiés qui ne sont pas tenus de boucler l’année”. Déjà en proie au problème lan- cinant de l’insécurité, les enseignants ont franchement viré à la déprime au vu des écrits comminatoires qui leur sont adressés par les étudiants protestataires. Les enseignants et les profes- seurs affirment que les repré- sentants de l’UNEA deman- dent à “autoriser l’inscription de 10 étudiants en master mal- gré le fait que nous sommes (les enseignants, ndlr) en pleine période des examens du S1”.

Étayant leur thèse, les ensei- gnants de la faculté des sciences économiques souli- gnent que “le problème a déjà été soulevé par la même organi- sation en tout début d’année lorsque ces mêmes représen- tants ont procédé à la fermetu- re des portes de la faculté plu- sieurs fois, à moyenne de 2 à 3 jours par semaine, pénalisant de ce fait les autres étudiants”. Selon les enseignants, cette attitude consiste à “forcer la main au doyen pour élargir le nombre des étudiants par mas- ter à 70 et plus au lieu des 50 comme cela a été décidé par le conseil scientifique de la facul- té”. Et d’ajouter que “parmi les

étudiants meneurs, certains ont eu durant la première année de master une dette de 12 sur 16 crédits”, assurant “qu’aujour- d’hui, ils (les étudiants meneurs, ndlr) veulent que tous leurs copains aient accès aux masters”. En tout état de cause, les enseignants devaient orga- niser une assemblée générale à l’effet de prendre des mesures concernant cette situation. Nos interlocuteurs n’écartent pas l’hypothèse de déclencher un mouvement de débrayage en attendant les conclusions des services de sécurité et de la justice qui vient d’être saisie, a- t-on souligné.

K. R. I.

qui vient d’être saisie, a- t-on souligné. K. R. I. BRÈVES de l’Ouest ACCIDENT DE LA

BRÈVES de l’Ouest

ACCIDENT DE LA CIRCULATION À EL-BAYADH

3 morts et un blessé grave

Dans la soirée de samedi, un accident de la circulation s'est produit sur la RN6, à proximité du chef-lieu de la wilaya d'El-Bayadh, après une collision entre deux véhicules légers. Deux passagers sont morts sur le coup, alors que deux autres, dont une femme et son enfant en bas âge, ont été acheminés par les services de la Protection civile vers l'hôpital de la même ville dans un état comateux. Arrivée au service des urgences, la femme, d'une quarantaine d'années, a succombé à ses blessures, alors que son enfant demeure dans le coma. Avec ce drame, la wilaya a enregistré 11 morts à travers ses routes depuis le début de l'année.

A. MOUSSA

SAÏDA

Les habitants de Douaha bloquent la route

Les habitants du douar de Douaha (commune de Sidi Amar, wilaya de Saïda) ont bloqué, dimanche, la RN 6, reliant Saïda à Mascara, pour protester contre l'absence des conditions de vie décente. Les protestataires réclament l'amélioration des conditions de vie par la mise en place de programmes de développement, notamment en ce qui concerne les routes, l'eau, le gaz de ville, l’électricité et l'habitat rural. Aussitôt informé, les autorités locales se sont déplacées sur le lieu de manifestation et ont pris contact avec les habitants exaspérés auxquels ils ont promis de transmettre leurs préoccupations au wali afin de les prendre en charge dans l'immédiat.

F. ZAAF

TLEMCEN

Saisie de 1500 litres de carburant

Les gardes-frontières de Hadj Miloud (Tlemcen) ont récupéré, lors d'une patrouille sur la bande frontalière, 1500 l de carburant, abandonnés par des contrebandiers.

A. A.

MOSTAGANEM

Du kif à Khadra

Agissant sur renseignements, les gendarmes de la brigade territoriale de Khadra (Mostaganem) ont récupéré à la hauteur du douar El-Messaâdia un sac en plastique renfermant 12,4 kg de kif traité. Une enquête est ouverte.

A. A.

TRIBUNAL CRIMINEL D’ORAN

Un Marocain condamné pour trafic de drogue

D eux prévenus, un Marocain et un Algérien, ont comparu hier devant le tribunal criminel d’Oran pour

importation de stupéfiants en bande orga- nisée, possession et transport en vue de leur commercialisation. La quantité concernée est estimée à 23,5 kilogrammes que le res- sortissant marocain, B. Ahmed, 26 ans, avait introduite sur le territoire algérien dans la nuit du 29 juin 2014. Et que les garde-côtes trouveront en sa possession, dissimulés dans deux jerricans, lorsqu’il sera arrêté quelques instants après avoir franchi la frontière algéro-marocaine. B. Ahmed ne niera rien hormis son apparte- nance à un quelconque réseau de trafic :

“Moi, je fais dans le trafic de carburant pas de drogue”, soutiendra-t-il lors des interro- gatoires et durant le procès. Du reste, les services de sécurité avaient trouvé en sa possession 67 000 DA et six jerricans vides destinés, selon lui, à l’achat de gasoil auprès de S. Kheireddine, un Algérien de Béni Boussaïd âgé de 24 ans, qu’il connaît depuis

peu. De son côté, Kheireddine admet vendre du carburant mais rejette farouche- ment toute implication dans le trafic de drogue. Deux autres personnes seront citées au cours du procès : T. Mohamed, présumé fournisseur marocain de drogue, et A. M. El Hadi, destinataire présumé de la drogue saisie. Le premier n’a pas été pour- suivi alors que le second est en fuite. Pour le ministère public, les accusations sont établies et les accusés doivent être condam- nés à 20 ans de réclusion criminelle et à 5 millions dinars d’amende. Les avocats de la défense concentreront leurs plaidoiries sur l’absence de preuves de l’existence d’un réseau de trafic de drogue et l’innocence de Kheireddine des faits qui lui sont repro- chés. Le tribunal criminel, au retour des délibérations, condamnera B. Ahmed à neuf ans de prison et 500 000 DA d’amen- de et acquittera S. Kheireddine. Quant A. M. El Hadi, il écopera de 20 ans de réclu- sion criminelle par contumace.

S. OULD ALI

HASSI BOUNIF

Un marché en pleine gare routière

Rien ne semble arrêter les marchands de légumes et autres petits commerçants reconvertis et venus “coloniser” au nez et à la barbe des pouvoirs publics, tous les espaces libres dans les différentes places de la commune de Hassi Bounif. Fuyant l'assainissement de la localité par les services de sécurité et les brigades de la répression des fraudes, qui formaient, un certain temps, un front commun dans la lutte contre le commerce illicite, les marchands à la sauvette ont repris mouvement dans les différentes lieux de la ville pour écouler des marchandises de qualité douteuse. Dans ces endroits, l’on constate des étalages de produits de charcuterie encollés aux étales de gâteaux, de confiserie et légumes exposés dans des coins insalubres, à même le trottoir, notamment en pleine gare routière de cette commune, voire le pain avec lequel certains boulangers et commerçants peu enclins au respect des règles du commerce, continuent à alimenter le circuit des parasites. Des dizaines de commerçants continuent d'exercer leurs activités sans être inquiétés par les services concernés alors que la décision prise par la tutelle prévoyait de nettoyer les villes de ces marchés qui nuisent à l'environnement. Ces marchands illégaux activent ainsi, alors que les marchés de proximités ont été créés. Mais la plupart des espaces demeurent à ce jour non exploités comme c'est le cas du marché dans tous le groupement urbain d’Oran.

Morte écrasée sous un mur

D. F., 67 ans, est morte ce dimanche midi, écrasée par l’effondrement d’un mur intérieur de son domicile sis dans la localité de Bendaoud, Sidi El-Bachir. La dépouille a été déposée à la morgue de l’EHUO et une enquête a été ouverte.

AYOUB A.

Découverte d’un cadavre dans une ferme à Gdyel

Le corps sans vie d’un homme âgé de 53 ans a été découvert, ce dimanche, dans une ferme à Gdyel. Selon les premières constatations, le cadavre ne portait aucune trace de violence apparente. Une autopsie a été ordonnée pour connaître les circonstances du décès.

HADJ HAMDOUCHE

A. A.

12 Publicité Mardi 9 février 2016 LIBERTE F.128 F.121 XMT

12

Publicité

Mardi 9 février 2016

LIBERTE

12 Publicité Mardi 9 février 2016 LIBERTE F.128 F.121 XMT
12 Publicité Mardi 9 février 2016 LIBERTE F.128 F.121 XMT

F.128

F.121

12 Publicité Mardi 9 février 2016 LIBERTE F.128 F.121 XMT

XMT

LIBERTE

Mardi 9 février 2016

Culture

13

PROJECTION DE “ROUH DINET ET NOUN” AUX 6 es JOURNÉES CINÉMATOGRAPHIQUES D’ALGER

L’intemporalité de la persécution religieuse

Lors de cette édition, deux documentaires ont été présentés au public, l’un porte sur la vie de l’artiste peintre Nasreddine Dinet et le deuxième sur la persécution des chrétiens en Irak par Daesh.

P armi la longue liste des courts-métrages proje- tés lors de cette 6 e édi- tion des Journées ciné- matographique d’Alger, Rouh Dinet (compéti-

tion meilleur long-métrage) d’Ous- sama Rai (Algérie-Qatar, 46’, 2015) est une sorte d’hommage à Nasred- dine Etienne Dinet, cet artiste peintre issu de la bourgeoisie française qui “a été fasciné par les lumières orien- tales” et qui s’est épris de la ville de Boussâada en Algérie au point de dé-

cider d’y habiter, pour ensuite se convertir à l’Islam. Cette décision a attiré sur lui les foudres de toute la corporation des artistes peintres français, et lui a valu

la suppression et l’interdiction d’ex-

poser ses toiles dans les musées ou lors des salons pendant de longues années, voire jusqu’à sa mort, un cer- tain 24 décembre 1929. Pour ensui- te, bien plus tard, voir ses peintures se vendre au prix fort lors de ventes aux enchères, au profit de collec- tionneurs du monde entier et de pays intéressés dont le Qatar, le Maroc et l’Algérie qui en a rapatrié quelques- uns à l’initiative du président de la République Abdelaziz Bouteflika, comme le souligne l’un des interve-

nants de ce film. Une œuvre qui a le mérite d’exister et dont le réalisateur

a tenté, tant bien que mal, de faire

D. R.
D. R.

connaître l’artiste, “sans pouvoir

pour autant cerner son œuvre en elle- même, ni aborder l’artiste complète- ment, ce qui devait en être le but, mais privilégiant plutôt le côté personnel de l‘homme converti à l’islam”, comme le lui ont reproché certains présents qui ont toutefois applaudi un travail qui a nécessité de longues recherches et d’innombrables déplacements. De belles images ont toutefois été données à voir, des personnages in- terrogés – entretiens en français sous-titrés en arabe, des passages un peu évasifs, des séquences parfois mal coupées, des propos qui sem- blent parfois avoir été raccourcis

peut-être par souci de temps, tou-

jours est-il que Rouh Dinet donne envie de découvrir Boussâada et les tableaux de l’artiste plus en profon- deur. Dans un autre volet beaucoup moins coloré, touchant plutôt à l’actualité sanglante que vit le monde arabe ac- tuellement, racontant les évène- ments tragiques qu’a connus et continue de vivre l’Irak, le docu- mentaire Noun (compétition meilleur court-métrage pour le prix de l’Union arabe des associations de cinéma) de Aïda Shalpfer (24’, Suis- se-Irak, 2014) est un condensé d’émotion et d’images fracassantes de violence et de terreur. Il raconte la persécution des chrétiens d’Irak

par les éléments de Daesh. Il décrit l’horreur que vit au quotidien cette communauté qui s’est vu du jour au lendemain bombardée dans son église, massacrée dans ses maisons, chassée d’un territoire où jusque-là elle cohabitait tranquillement et hu- mainement avec d’autres religions sans en être inquiétée. Qu’est-ce qui a fait que cette coha- bitation sereine et humaine dispa- raisse au profit d’une horde sauva-

ge qui massacre femmes et enfants sans sourciller? Des images d’enfants meurtris, des larmes intarissables de femmes éplorées, de pères abattus, une violence meurtrière qui nous rappelle de bien pénibles souvenirs.

Il a été reproché à la réalisatrice de

ne montrer que la souffrance de la

communauté chrétienne, alors que tous les Irakiens souffrent de la même façon, ensemble, et d’un en- nemi commun : Daesh.

C’est un angle de vue et un thème qui

a été choisi volontairement par la

réalisatrice de ce documentaire. Un choix assumé qui ne veut en au- cun cas dire qu’elle privilégie une communauté sur une autre : le mon- de entier, toutes religions confon-

dues, souffre de cette sauvagerie qui

a atteint certains “hommes” qui ne

méritent plus ce qualificatif tant leur “inhumanité” est criante…

SAMIRA BENDRIS

UNE TRANSCRIPTION D’UNE INTERVIEW FILMÉE

CAFÉ LITTÉRAIRE

DE BATNA

L’écriture littéraire actuelle en question

n Dans le cadre de sa 99 e séance,

le café littéraire de Batna, initié par l’enseignant M. Bensaci, a porté sur la thématique “Le visage radieux d’une littérature hideuse” où “l’écriture actuelle” est au centre du débat. Les intervenants ont cité, notamment quelques auteurs dont les œuvres font la Une des grands magazines de critiques littéraire, ceux qui sont souvent invités sur de célèbres plateaux télévisés, et d’autres qui ont décroché des prix prestigieux. La question qui est revenue lors de cette rencontre : doit-on lire, ce qu’on aime ou ce que nous dictent les médias tous supports confondus ? À cette interrogation, les jeunes enseignants, futurs enseignants et adeptes de la littérature et lecture ont tour à tour rappelé les reproches à la nouvelle écriture dites “plate”, sans reliefs ; belle mais

éphémères. D’ailleurs, un

jeune

enseignant a rappelé que cette formule d’écriture blanche a été instaurée par le critique et théoricien Roland Barthes dans son œuvre Degré zéro de l’écriture, et ce, pour désigner une écriture plate et atonale qui

a largement marqué de son sceau l’écriture contemporaine de l’après guerre. D’autres intervenants ont également évoqué la pauvreté du texte, et des textes plats qui ne captent pas le lecteur. Un sujet qui

semble ne pas faire l’unanimité

quant au titre “Le visage radieux d’une littérature hideuse”, mais il avait le mérite de capter l’assistance et les présents lors de cette rencontre. Outre cette thématique, l’assistance s’est également intéressée aux

hommes de lettres algériens, mais aussi aux artistes des 4 e et 7 e art.

RACHID HAMATOU

L’auteur Aomar Aït Aïder dédicace son livre “Mammeri a dit

L libraire Multilivres Cheikh à Tizi Ouzou

abrité, samedi, une vente dédicace de l’au- teur Aomar Aït Aïder qui avait présenté

son dernier livre intitulé Mammeri a dit. L’ouvrage intervient après celui publié l’année passé L’Université, le chaos et à travers lequel l’au- teur dressera un constat peu reluisant du systè- me universitaire actuel. Écrit sous forme de roman, L’université, le chaos est un constat sur l’université et une pro- position de réflexion. “C’est aussi le témoigna- ge d’un enseignant sur la soumission des élites, en interpellant les consciences sur le fait que cette ins- titution est en perdition et qu’il était grand temps d’essayer de la sauver et peut-être de sau- ver le pays en la sauvant”, nous dira Aomar Aït Aïder. Pour son dernier livre Mammeri a dit, Ao- mar Aït Aïder a souligné : “L’ouvrage avait été

a

a

déjà produit une première fois en 2009. C’était la transcription d’une interview que Mammeri m’avait accordée en 1984 en kabyle, à son do- micile à Alger. À l’époque, je voulais juste la sau- ver de la dégradation car c’était une rencontre fil- mée.” Et d’ajouter : “Elle a été donc transcrite et traduite en français et puis là, avec le temps et l’évolution de la question et par devoir de mé- moire, je me suis dit que le moment est venu de remettre au jour la réflexion de Mammeri, la voie qu’il a tracée et compléter le livre paru en 2009 par des textes qui sont à mon sens fondamentaux pour comprendre la pensée, la personnalité et la vision de Mammeri.” Pour cerner un peu l’in- vestissement de Mouloud Mammeri sur cette question, particulièrement identitaire, et en plus des travaux de recherches et des conférences que l’amusnaw avait entrepris, Aomar Aït Aï-

der citera précisément la lettre écrite par Mou- loud Mammeri à Mohand Azwaw et par exten- sion à la jeunesse kabyle “où il l’interpellait sur ce que doit être l’avenir, et qu’il doit s’ouvrir sur l’universalité, car le siècle à venir est celui de la connaissance. Dans cette lettre, il poussait les jeunes à aller vers l’écriture et dire que le seul moyen pour vous de préserver la culture et de la développer est l’écrit”. Et de conclure : “En plus de la transcription, il y avait aussi la cinémato- graphie. Et là, Mammeri s’est retrouvé avec des amis d’Ighil Gouamas pour précisément discuter de l’écriture cinématographie. Mammeri avait une croyance terrible que sa culture ne peut pas mou- rir.” Né en 1955 à Aghribs, en Kabylie, Aomar Aït Aïder est docteur d’État en physique et pro- fesseur à l’université de Tizi Ouzou.

K. TIGHILT

Tighilt-Liberté
Tighilt-Liberté

Aomar Aït Aïder à Tizi Ouzou

VENTE-DÉDICACE DES AUTEURS ZOUBIR BENLEULMI ET RACHIDA HADIBY-GHOUL

Le changement est-il toujours possible à l’université ?

L es universitaires, Zoubir Benleulmi et Rachida Hadiby- Ghoul, ont signé, samedi à la librairie Gouraya de Béjaïa, leur livre Conduite du changement dans l’université al-

gérienne, paru chez la collection White Sea Business School en 2015. “Le livre arrive à point nommé”, pour reprendre Mo- hammed Hannache, un cadre supérieur en retraite ; l’université algérienne étant, ces vingt dernières années, objet de critiques sévères, justifiées, tellement le niveau des étudiants, voire même des enseignants, laisse à désirer. Pis encore, le plagiat est de- venu une réalité que nul ne peut occulter, et pas seulement dans les premiers et deuxièmes cycles, mais y compris en troisiè- me cycle. Mais pour les auteurs, le tableau n’est pas aussi noir qu’on veut bien le présenter même s’ils reconnaissent que le niveau a ré- gressé, et la conduite du changement au sein de l’université al-

gérienne est possible. C’est même une obligation. Ils affirment même qu’au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Re- cherche scientifique, on affiche une réelle volonté pour mettre en place les conditions pour aller à ce changement. La preu- ve ? Le livre a été accueilli positivement par la tutelle, a indi- qué M. Benleulmi, fondateur et directeur de White Sea Busi- ness School au Cyber parc d’Alger. Il faut dire que tout au long de cette année universitaire, le ministère organise une confé- rence nationale d’évaluation. Objectifs : évaluer les différentes réformes, engagées depuis une décennie, en particulier celle relative au système LMD. Aussi, toute réflexion, engagée de manière autonome, intéresse le pouvoir politique, qui admet l’échec mais sans avoir forcément le mode d’emploi pour y re- médier. L’avantage, c’est qu’avec les deux auteurs, ceux-ci ne se limitent pas au constat, au demeurant partagé par tous. Mais

après analyse, ils proposent des pistes pour conduire ce changement. Pour leur enquête, qui gagnerait à être étoffée par un travail auprès des autres acteurs incontournables de l’université--les professionnels, sollicités par l’université pour leur expertise ; le syndicat ; le personnel administratif --, ils ont circonscrit leur travail au département d’automatique et de la faculté de génie électrique de l’université des sciences et tech- nologies d’Oran (USTO-MB). Une politique publique, une ré- forme ne peut réussir sans l’implication de tous les acteurs. Les auteurs ont conçu et déployé au cours de l’année 2015 un pro- gramme pilote d’amélioration. Pour y apprécier le chemine- ment, de sa conception à sa mise en œuvre, il faut lire le livre, qui n’est pas très épais par le volume – 134 pages – mais pré- cis par son contenu et clair par sa rédaction.

M. OUYOUGOUTE

14 Contribution Mardi 9 février 2016 LIBERTE “Bon ordre en mer”, maritimisation de Daech ?

14

Contribution

Mardi 9 février 2016

LIBERTE

“Bon ordre en mer”, maritimisation de Daech ?

Bon ordre en mer est fondé sur le fait historique que le développement humain a toujours été et continue d'être lié à la mer. L’économie algérienne est fortement dépendante de la mer. Une grande partie de ses échanges se font avec l’Europe. Toute perturbation de la Méditerranée aurait un impact certain sur le pays.

L insécurité maritime est le

reflet direct des problèmes sur

terre donc du littoral. En

termes de concentration géo-

graphique, les littoraux pré-

D. R.
D. R.

maritimes par et pour tous les acteurs légi- times et d'y interdire les activités illégales ou hostiles. Il s’agit de sauvegarder la mer d'une mauvaise utilisation de toutes sortes. Dans certains cas, cela signifie protéger les navires commerciaux de piraterie et, dans d'autres, cela peut signifier la protection de la pêche ou l’interdire aux terroristes. Bon ordre en mer est fondé sur le fait histo- rique que le développement humain a tou- jours été et continue d'être lié à la mer. L’économie algérienne est fortement dépen- dante de la mer. Une grande partie de ses échanges se font avec l’Europe. Toute per- turbation de la Méditerranée aurait un impact certain sur le pays. L’apport de la mer au développement humain est basé sur la façon dont la mer est utilisée, à savoir les ressources qu'elle contient ; son utilité en tant que moyen de transport et le commerce ; son importance comme moyen d'échange d'informations ; et source de puissance et domination. “Le bon ordre en mer assure la sûreté et la sécurité de la navigation et permet aux pays de poursuivre leurs intérêts maritimes et développer leurs ressources marines confor- mément au droit international” et d'une manière écologiquement durable et paci- fique. Un manque de bon ordre à la mer est évident s’il y a une activité illégale en mer ou des dispositions inadéquates à la sûreté et la sécurité de la navigation. Les “menaces au bon ordre en mer comprennent la piraterie et les attaques armées contre les navires, le ter- rorisme maritime, le trafic illicite de drogues et d'armes, la contrebande de personnes, la pollution, la pêche illégale, les risques natu- rels marins et de conflits interétatiques mari- time”. Le détroit de Malacca et la Corne d’Afrique, deux régions considérées les plus

dangereuses, sont infestés de pirates non seulement traditionnels, mais aussi mainte- nant des groupes et mouvements islamistes. Et ce n’est qu’une question de temps, lorsque ces deux phénomènes fusionnent et produisent de graves problèmes de l’insur- rection islamiste en mer, y compris des frappes terroristes et des perturbations de l'approvisionnement en pétrole. Selon James Kurth, l’insurrection maritime est différente de l’insurrection terrestre sur un point important, à savoir une fois en mer dans leurs propres navires, les insurgés peu- vent facilement être attaqués avec peu de craintes que des civils soient également bles- sés – hormis des situations où les insurgés ont pris en otages des équipages et des pas- sagers du navire. Sans la nier, une éventuelle “insurrection maritime” islamiste mérite d’être expliquée. Les capacités maritimes de la guérilla et des terroristes sont une extension des capacités terrestres – les intentions maritimes sont différentes des capacités maritimes. Traduire les intentions en capacités nécessi- te une grande expertise (expérience et for- mation) et des ressources. Seuls quelques groupes armés à travers le monde ont déve- loppé les capacités nécessaires pour mener des attaques sur des cibles maritimes. La plupart des groupes exploitent l'environne- ment maritime pour le transport de mar- chandises et personnes. En outre, bien que le transport terrestre demeure plus vulnérable aux attaques (attentats de Madrid le 11 mars 2004 et de Londres du 11 juillet 2006 pour ne pas citer ceux qui ont été déjoués), l'aviation reste la cible privilégiée des groupes de menaces multiples. Le domaine maritime ne consti- tue pas un beau domaine pour une attaque. La préférence du terrorisme est d'attaquer un symbole de prestige national. Dans un monde globalisé, un attentat contre un avion dans le ciel ou un aéroport international établira une large publicité et génère la peur. Les répercussions seront mondiales, contrairement à un attentat contre un navire en mer. En dépit du durcissement des moyens de contrôle et de sécurité au niveau des aéro- ports, le nombre d’attentats déjoués dans le domaine aérien montre une préférence des terroristes pour le domaine de l’aviation en raison de l’impact et de la publicité qu’offre

dominent. En Algérie, le litto-

ral qui occupe 2% du territoire national regroupe plus de 40% de la population. Le rythme de la croissance urbaine est soutenu, effet d’un accrois-

sement naturel fort et d’un exode

rural qui perdure. L'importance stratégique de l'accès à la mer comme au littoral est ainsi évidente – or à l'échelle mondiale, les littoraux pourraient connaître d'importants conflits. Bien que les guérilleros et terroristes sont majoritai- rement des terriens (ou “landlubbers”), la sécurité maritime doit assurer le “bon ordre en mer”. Toute analyse pertinente sur la mer doit d'abord reconnaître l'importance stratégique des littoraux quoique chaotiques du monde. Car, comme explique Geoffrey Till, il y a des “liens intimes dans les deux sens entre le bon ordre en mer et le bon ordre sur la terre”. Exemple, les massacres commis à Mumbai en novembre 2008, orchestrés par le groupe terroriste pakistanais Lashkar- e-Taiba. Ce commando provenait de Karachi, mégapole de plus de 21 millions d'habitants dont le port est l'un des plus fré- quentés au monde (26 millions de tonnes de fret par an). L’extrême congestion du port a permis aux terroristes de se faufiler vers la mer où ils ont rapidement enlevé un bateau avec son équipage. Les acteurs non étatiques armés de ce type font partie de l’environnement normal des grandes zones côtières réseautées ; un petit bateau à son bord des hommes malinten- tionnés en colère fait partie du paysage habituel zones littorales urbanisées chao- tiques. Théoriquement, de tels scénarios pourraient se reproduire avec l’intrusion de Daech en Libye ou un autre groupe. La donne est susceptible de changer avec l’instabilité et le chaos grandissants en Libye. Daech, entité hybride criminalo-ter- roriste, serait tenté d’étendre ses activités à la mer. L’intensité du trafic maritime en Méditerranée et l’étroitesse relative de cette mer lui offrent des cibles de choix. L’impact que pourraient avoir un attentat éventuel de ce type serait profond. Ce type de scénario dont parle le vice-amiral Clive Johnstonea, le plus haut officier de la mari- ne du Royaume Uni à l'Otan, est tout à fait probable.

Par :

TEWFIK HAMEL

Sauvegarder la mer de toutes mauvaises utilisations

Ici, le défi central n’est pas de localiser et détruire les forces navales ennemies, mais le maintien du “bon ordre” en mer. La tâche est d'assurer l'accès aux biens communs

Toute perturbation de la Méditerranée aurait un impact certain sur le pays.

L’apport de la mer au développement humain est basé sur la façon dont la mer est utilisée, à savoir les ressources qu'elle contient ; son utilité en tant que moyen de transport et le commerce ; son importance comme moyen d'échange d'informations ; et source de puissance et domination.

une attaque contre des cibles bien protégées. Dans la plupart des cas, guérilleros et terro- ristes – intéressés par des attaques à faible coûts et fort impact – n’attaquent une cible maritime que si elle est attrayante et profi- table. Attaquer un navire en haute mer est comme un abattre arbre dans la forêt. Comme les groupes armés cherchent de la publicité, leur préférence est d'attaquer une cible à proximité du front de mer ou au port. En outre, sont rares les groupes qui ont accès à de grands bateaux ou navires capables d’opérer en dehors des eaux terri- toriales. Sauf pour le vol de marchandises ou la prise d’otages de passagers et person- nels, ils préfèrent attaquer des cibles non loin des rivages. En somme, l’exploitation de la mer par les terroristes s’apparente à celui de l’internet. Bien que le cyberespace soit devenu une extension du champ de bataille, au lieu de monter des attaques contre les infrastruc- tures d'information, terroristes et criminels utilisent l’internet pour diffuser leur propa- gande, communiquer, recueillir des fonds, former, coordonner les opérations. La plupart des groupes utilisent le domaine maritime pour soutenir leurs activités et non pour des opérations offensives. Al-Qaïda a cherché à utiliser la mer pour soutenir les opérations à terre et a planifié des attaques sur des navires en Méditerranée. Mais les attaques maritimes sont rares dans la région, et même si plu- sieurs groupes terroristes sont actifs en Afrique du Nord, aucun n'a démontré une capacité maritime sinon de l’intention. Il ne faut pas sous-estimer les capacités des groupes terroristes en la matière, mais il ne faut pas non plus y voir une opportunité pour justifier une intervention militaire en Libye. “Plus les canons sont nombreux, plus ils ont tendance à tirer vite, tout seuls.” Cette expression de Bismarck est révélatrice de la stratégie de l’Otan. Lorsque de tels scénarios sont évoqués publiquement et à haut niveau de l’Otan, il est légitime de s’interroger si “l’histoire est-elle à nouveau en mouve- ment ?”. La seule guerre qui mérite d’être soutenue est celle qui n’est jamais menée. Saint Augustin soutenait que “la paix est normalement le but de la guerre. Au contrai- re, la guerre n’est pas le but de la paix”. L’histoire a prouvé qu’il est impossible de miser durablement et exclusivement sur la puissance militaire. La sagesse de Sun Tsé reste une référence en la matière : “N’oubliez jamais que votre des- sein, en faisant la guerre, doit être de produi- re la paix de l’État et non d’y apporter la désolation. Si tu uses du sabre pour régler un problème politique, sache au moins que tu t’engages dans une guerre longue et jamais gagnée.” Seule une solution politique est susceptible de sortir la Libye de chaos actuel. Ce sera un processus long et difficile. Mais il n’y a pas d’autre antibiotique au chaos en dehors du politique ; le rétablisse- ment de l’État libyen et renforcement de ses institutions. Pour Alger, la célèbre remarque de Bismarck fait toujours cas d’école : “Toutes les puissances voyagent sur le fleuve du temps ; elles ne peuvent ni le créer ni le diriger, mais elles peuvent naviguer des- sus avec plus ou moins d’habileté et d’expé- rience.”

T. H. CHERCHEUR EN HISTOIRE MILITAIRE (PAUL-VALERY).

LIBERTE

Mardi 9 février 2016

L’internationale

15

ALORS QUE 30 000 SYRIENS SONT MASSÉS À LA FRONTIÈRE TURQUE

Crise des réfugiés : une vingtaine de morts en mer Égée

“La vérité toute simple est que les réfugiés ne risqueraient pas leur vie à entreprendre un voyage si dangereux s’ils pouvaient prospérer là où ils sont”, a tranché Melissa Fleming, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR).

A u moins 27

per- sonnes, dont 11 enfants, ont péri hier en mer Égée, après le nau- frage de leur

D. R.
D. R.

Des centaines de réfugiés sont accueillis dans des camps de l’ONU.

40 personnes à bord du bateau avant son naufrage”. Les recherches se sont poursuivies toute la journée d’hier pour s uver d’éventuels survivants ou ré- cupérer, au moins, les corps de per- sonnes disparues en mer. Ce nou- veau bilan s’ajoute aux 4 000 autres victimes qui ont péri en mer, en ten- tant de rejoindre l’Europe qui a ac- cueilli en 2015 plus d’un million de personnes, majoritairement issues des pays cités précédemment. Une personne sur deux qui a traversé la mer pour le Vieux continent est

d’origine syrienne, selon le HCR. Ces réfugiés passent souvent par la Tur- quie qui accueille déjà plus de 2,7 millions de Syriens depuis le dé- but de la guerre en Syrie en mars 2011. Devant l’impasse du dialogue politique en Syrie et la poursuite des violences armées entre l’opposition et le régime de Damas, le flux de ré- fugiés syriens augmente de jour en jour. Les combats dans la ville straté- gique d’Alep ont d’ailleurs provoqué le déplacement de plus de 30 000

personnes qui attendent de passer en Turquie. Mais la Turquie affirme qu’elle ne peut pas supporter la charge de leur accueil sans l’aide in- ternationale. Une aide qui ne vient toujours pas en l’absence d’une réel- le volonté politique des membres de l’Union européenne et une diver- gence des intérêts de certains pays européens concernant le dossier sy- rien. Le représentant spécial du secrétai- re général de l’ONU pour les mi- grations internationales, Peter Su- therland, n’a pas manqué d’ailleurs de pointer du doigt les pays euro- péens en soulignant leur “responsa- bilité morale”, lit-on sur le site des Nations unies. “Les clôtures de bar- belés, les frontières sont en train de ré- apparaître dans une Europe qui avait pensé en 1989, au moment de l'effondrement du rideau de fer, que c'était la fin d'une Europe divisée par des frontières. La réapparition de frontières défie l'intégration de l'Union européenne, et plus particu- lièrement la responsabilité morale des États d'aider les réfugiés et de leur fournir un asile”, a dit M. Sutherland lors d'une conférence de presse à Ge- nève, affirmant que le Liban, la Jor- danie et la Turquie accueillaient une proportion très importante de réfugiés.

LYÈS MENACER

barque, selon un bilan préliminaire, ont rapporté les médias turcs, alors que du côté de la frontière syrienne, ce sont plus de 30 000 réfugiés sy- riens qui attendent de passer en Turquie après avoir fui les combats entre l’opposition armée et les troupes du régime de Damas. Un premier bilan de l’agence de presse turque Dogan avait fait état de la noyade de 35 réfugiés, tandis que 3 autres ont pu être sauvés au large du golfe d’Edremit (Ouest). La barque était en route pour l’île grecque de Lesbos, où des centaines de réfugiés sont accueillis dans des camps de l’ONU qui n’arrivent plus à gérer ce flux incessant d’hommes, de femmes et d’enfants qui fuient la guerre en Syrie, en Irak, au Yé- men, en Afghanistan et les dictatures dans de nombreux pays africains et d’Asie. “Les recherches effectuées à l'aide de canots et d'hélicoptères des gardes- côtes turcs ont permis de sauver trois réfugiés. Cependant, les corps de 22 autres ont été repêchés”, a expli- qué un communiqué des gardes- côtes turcs, précisant que “les réfu- giés sauvés ont indiqué la présence de

Ankara et Berlin veulent l'aide de l'Otan

n Ankara et Berlin vont demander cette semaine l'aide de l'Otan pour

mieux lutter le long des côtes turques contre les passeurs et l'immigration illégale vers l'Europe, a indiqué hier la chancelière Angela Merkel. “Nous allons utiliser la rencontre des ministres de la Défense de l'Otan” demain et jeudi à Bruxelles “pour parler des possibilités et de la mesure dans laquelle l'Otan peut aider en matière de surveillance en mer pour soutenir le travail de (l'agence européenne aux frontières) Frontex et des garde-côtes turcs”, a

déclaré à la presse M me Merkel, lors d'un déplacement en Turquie. La chancelière n'a pas précisé quelles propositions précises allaient être formulées lors de cette réunion, qui abordera aussi “la situation en Syrie d'une manière générale”. L'UE doit débloquer 3 milliards d'euros pour aider la Turquie à lutter contre les passeurs et pour améliorer les conditions des quelque 2,5 millions de Syriens ayant trouvé refuge en territoire turc.

ILS VOULAIENT COMMETTRE DES ATTENTATS À MOSCOU ET À SAINT-PÉTERSBOURG

Russie : arrestation de sept terroristes de Daech

n Les services de sécurité russes ont réussi à arrêter sept terroristes du groupe autoproclamé État islamique (Daech), a indiqué le Service fédéral de sécurité russe (FSB) dans un communiqué. Les individus interpellés envisageaient de perpétrer des attentats d’envergure dans la capitale russe Moscou et Saint-Pétersbourg, a révélé le FSB. “Les services de

sécurité ont arrêté le 7 février 2016 à Iékatérinbourg sept (

Russie et d'Asie centrale, appartenant à l'organisation État islamique, qui préparaient des attaques terroristes à l'aide d'engins explosifs à Moscou, à Saint-Pétersbourg et dans la région de Sverdlovsk (Oural)”, a indiqué le FSB dans un communiqué. “Un laboratoire de fabrication d'engins explosifs, des explosifs, des détonateurs, des armes à feu, des grenades et de la littérature extrémiste” ont été découverts au domicile des personnes arrêtées, précise le communiqué, a repris l’AFP. Selon l’agence de presse russe Sputnik News, le chef de ce groupe est passé par la Turquie. “Après la réalisation des attentats, les intéressés envisageaient de gagner la Syrie dans l'objectif de prendre part aux hostilités dans les rangs de l'État islamique”, a ajouté le FSB. La Russie mène depuis le 30 septembre 2015 des frappes aériennes contre les positions de Daech en Syrie. Ces derniers mois, plusieurs combattants islamistes ayant prêté allégeance à l'EI ont été éliminés lors d'opérations spéciales dans le Caucase russe.

L. M./AGENCES

)

citoyens de

R. I./AGENCES

La Macédoine construit une double clôture

n La Macédoine a commencé à ériger une nouvelle clôture barbelée à sa

frontière avec la Grèce, afin de mieux maîtriser le flux de réfugiés, a indiqué une source militaire, citée par l’AFP. La nouvelle clôture sera construite en parallèle avec une autre qui existe déjà, avec l'objectif de rendre plus difficiles les passages des réfugiés, mais aussi de migrants, qui entrent dans le pays balkanique en provenance de la Grèce, a dit à l'AFP un responsable de l'armée macédonienne. “L'idée est d'envoyer aux migrants un message pour dire qu'il y a une double clôture et de renoncer à la franchir illégalement”, a déclaré ce responsable ayant requis l'anonymat.

R. I./AGENCES

IL EST ACCUSÉ D’APPELER AU “MASSACRE” D’OPPOSANTS

Égypte : le dérapage d’un ministre

n L'organisation de défense des

droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) a accusé hier le ministre égyptien de la Justice d'appeler au “massacre”

d'opposants islamistes après qu'il

a souhaité à la télévision la mort

de dizaines de milliers de Frères musulmans. La confrérie islamiste, qui avait remporté

toutes les élections en 2012, a été chassée du pouvoir en 2013 par le chef de l'armée Abdel Fattah al- Sissi qui a destitué le président élu Mohamed Morsi. Le 28 janvier, le ministre de la Justice Ahmed el-Zind a déclaré à une chaîne de télévision qu'il ne serait “pas satisfait tant que 10 000 Frères musulmans ne seraient pas tués” pour chaque membre des forces de sécurité ayant péri dans un attentat. “Le fait que les forces de sécurité égyptiennes se sont déjà rendues coupables de massacres de masse de sympathisants des Frères

musulmans (

menace du ministre de la Justice”,

a déploré HRW dans un

communiqué. “Qu'un haut responsable du gouvernement en charge de faire respecter l'État de droit encourage publiquement à la télévision au massacre d'opposants politiques démontre que des membres du gouvernement égyptien ont abandonné toute prétention même à la justice”, poursuit l'organisation basée à New York.

)

rend très réelle la

PROCÈS DE L’EX-PRÉSIDENT TCHADIEN HISSÈNE HABRÉ

Début à Dakar des plaidoiries

n Les plaidoiries au procès du

président tchadien déchu Hissène Habré ont débuté hier devant un tribunal spécial africain à Dakar qui le juge pour “crimes contre l'humanité, crimes de guerre et crimes de torture”, ont rapporté des médias. En détention depuis juin 2013 au Sénégal, où il a trouvé refuge en décembre 1990 après avoir été renversé par l'actuel président tchadien Idriss Deby Itno, Hissène Habré comparaît devant les Chambres africaines extraordinaires (CAE), une

juridiction créée en vertu d'un accord entre le Sénégal et l'Union africaine (UA), qu'il récuse et devant laquelle il refuse de s'exprimer et de se défendre. Les plaidoiries des 15 avocats des parties civiles sont prévues hier et aujourd’hui, suivies demain par le réquisitoire du Parquet général puis jeudi et vendredi des plaidoiries des trois avocats de la défense commis d'office.

R. I./AGENCES

L’ONU PARLE D’UNE SITUATION HUMANITAIRE “ALARMANTE”

Grave sécheresse en Somalie

E guerre civile depuis un quart de siècle,

Somalie est confrontée une nouvelle

n

la

fois à un grave problème de sécheresse

qui met en danger des dizaines de milliers de personnes, a averti l’ONU dans un nouveau rapport. En effet, plus de 58 000 enfants pourraient mourir de faim en Somalie s'ils ne reçoivent pas une aide humanitaire d'urgence. “Le niveau de malnutrition, notamment des enfants, est très inquiétant, avec près de 350 000 d'entre eux âgés de moins de 5 ans souffrant de malnutrition ai- guë”, a déclaré hier dans un communiqué le coordinateur de l'aide l'humanitaire de l'ONU en Somalie, Peter de Clercq. Ce constat alar-

mant rappelle la situation qui prévalait il y a

quatre ans, lorsqu'une sécheresse de grande ampleur combinée à la guerre civile avait pro- voqué une famine faisant plus de 250 000 morts. Actuellement, quelque 950 000 per- sonnes “luttent tous les jours pour se nourrir” et 4,7 millions de Somaliens, soit près de 40% de la population, nécessitent une aide huma- nitaire, selon les données recueillies par l'Uni- té d'analyse de la sécurité alimentaire et de la nutrition (FSNAU) de l'ONU et le Réseau d'alerte précoce de la famine (Fews Net, financé par l'Agence américaine de développement). “Nous estimons que 58 000 enfants sont me- nacés de mort s'ils ne sont pas pris en charge”

rapidement, a ajouté M. de Clercq. Le phé- nomène météorologique El Niño, courant chaud équatorial du Pacifique qui réapparaît tous les cinq à sept ans, connaît cette année une forte intensité. Dans la Corne de l'Afrique, il a notamment provoqué des inondations dé- sastreuses pour les cultures dans le sud de la Somalie et une sécheresse tout aussi drama- tique, notamment dans le nord. “La situation au regard de la sécurité alimentaire et de la mal- nutrition en Somalie est alarmante, notamment dans certaines parties du Puntland et du So- maliland (nord), durement affectées par une sé- cheresse amplifiée par El Niño”, a expliqué l'ONU dans son communiqué. L'ONU a donc

lancé un appel à financements de 885 millions de dollars (792 millions d'euros) pour faire face à cette crise qui risque d'empirer dans les ré- gions du Puntland et du Somaliland. Les troupes du gouvernement somalien et de l'Union africaine (Amisom) sont toujours confrontées aux islamistes radicaux shebab qui contrôlent encore de nombreuses zones ru- rales. La situation humanitaire en Éthiopie voi- sine est également préoccupante. Au moins 10,2 millions d'habitants y ont besoin d'une aide alimentaire, un nombre qui pourrait doubler dans les mois à venir faute de mesures adéquates, selon l'ONU.

R. I./AGENCES

16

Publicité

CLINIQUE DʼOPHTALMOLOGIE SIDI ABDERAHMANE MALADIES ET CHIRURGIE DES YEUX

sise au lotissement Allioua Fodil Amara, Lot 1 n°9, Chéraga

Le Dr L. Timsiline informe lʼensemble de ses patients que les postes et télécommunications ont modifié la numérotation téléphonique dans la zone de Chéraga. Les nouveaux numéros sont :

023 36 52 52 / 023 36 53 53 Mobile : 0552 37 17 10

Nous sommes désolés pour les désagréments que cela a dû vous occasionner

BR4458

Mardi 9 février 2016

LIBERTE

PPEETTIITTEESS

AANNNNOONNCCEESS

Pour toute publicité, adressez-vous à Liberté Pub : Lotissement Ezzitoune n°15 - Oued Romane, El Achour, Alger - Tél. : 021 30 78 97 - Fax : 021 30 78 99 - servicepubliberte@yahoo.fr

LIBERTE PUB

OUM EL-BOUAGHI

Cité 1000-Logements (NASR) Tél./Fax : (032) 55 78 99

OFFRES

DEMPLOI

————————————— Société française recrute des commerciales femmes pour vendre ses produits par télé- phone au centre-ville de Tizi Ouzou. Très bonne rémuné- ration (fixe important et primes). Cadre jeune et bonnes conditions de travail. Etudiantes acceptées. Vous êtes sérieuses et franco- phones, postulez par CV à :

cv531@orange.fr - T.O-BR5848 ————————————— Restaurant cherche cuisinier, aide-cuisinier, serveur quali- fié, Alger-Centre, avec héber- gement. Tél. : 0552 13.65.16 - 0552 13.84.11 - XMT ————————————— Ste privée située à Rouiba cherche contrôleur de gestion homme diplômé licence sciences commerciales option comptabilité exp. 3 ans et plus Tél. : 0561 65.60.54 - Epcom ————————————— Société prviée sise à Beni Tamou (Zaouia) Blida recrute un ingénieur en électroméca- nique âge entre 35 et 40 ans + un commercial homme ou femme véhiculé âgé entre 25 et 30 ans. Envoyer vos CV à l’adresse suivante :

aman.intrading@gmail.com -

F129

————————————— Cherche femme de ménage couchante Alger-Centre. Tél. : 0549 21.88.27 - BR4449 ————————————— Entreprise privée cherche femme de ménage 2 jours par semaine poste localisé à Azazga. Tél. : 0555 92.61.10 - TO-BR5857 ————————————— Restaurant l’Alliance 18, rue Tripoli Hussein Dey, cherche cuisinier spécialité poissons. Tél. : 0774 73.76.16 - ABR43573 ————————————— Société privée (Sarl ALME- CA) cherche : 2 fraiseurs et 2 tourneurs, 1 aide-ouvrier (domaine tournage), pour ate- lier d’usinage à Oran. Tél. : 041 74.61.10 - 0661 10.19.50. Envoyer CV à

recrut.almeca2015@hotmail.com

- F127

————————————— Hôtel Méditerranée plage Colonel Abbes Douaouda- Marine recrute 1 chef cuisi- nier, 1 serveur. Faxer CV au 024 40.72.56 - BR4457 ————————————— Restaurant-pizzeria à Kouba Garidi cherche cuisinier, aide- cuisinier, serveur. Tél. : 0540 06.15.14 - 0771 11.80.82 - 0661 72.84.16 - XMT ————————————— Société de travaux publics cherche comptable licencié expérience exigée 5 ans et plus habitant à Tizi Ouzou ou environs. Adresser CV à

contactcv26@gmail.com

Fax : 026 20.09.64 - T.O-BR5840 ————————————— Restaurant à Alger cherche pizzaïolo. Tél. : 0553 24.21.75 - BR4445 ————————————— Cabinet dentaire recrute den- tiste expérimenté déclaré, plein temps. Tél. : 0673 83.26.51 à partir de 17h - XMT ————————————— Cherche chauffeur âgé de 30 ans et + habitant à El Achour ou Draria. Tél. : 0676 03.33.02 - BR4453

————————————— Société de communication et de publicité cherche des jeunes téléopératrices et une femme de ménage habitant les environs de Dély Ibrahim ou El Mouradia. Veuillez transmettre CV au 021 33.66.42 - BR4452 ————————————— Particulier cherche femme de ménage âgée de 30 à 40 ans, sérieuse, libre de toute obliga- tion, connaissance de l’anglais souhaitée, habitant environs de Aïn Bénian, Alger. Tél. : 0799 40.20.35 - ALP

COURS

ET LEÇONS

————————————— ELTC Language School lance nouvelle session français et

anglais adultes et enfants le

12 février cité Bouzegza,

Frantz-Fanon, Réghaïa.

Tél. : 0676.11.82.07 /

0549.53.92.93.

Facebook :eltc.school. -F52 ————————————— SBL English School, votre partenaire pour améliorer votre anglais, lance nouvelle

session 12 février : SBL Alger Grande-Poste. Tél. : 021.74.20.58 /

0550.86.47.84

SBL Rouiba coop. Ibn Sina,

proximité CEM Ibn El Khatib. Tél. : 0549.39.80.56 /

0561.38.64.33

SBL Boumerdès : coopérative 11 Décembre, en face pâtisserie Mezghena. Tél. : 024.91.41.95 /

0550.10.14.16

www.sblschool.org - F53

————————————— HLS à Baba Hassen lance des

session de français, anglais, espal. pour enfants, cadets, adultes au mois février. FB : Harvard language school

0559 42.79.52 - BR4380

————————————— Etudier à l’étranger avec EF !

Séjours linguistiques à l’étran- ger pour adultes et enfants, placement universitaire garanti. Tél. : 021 54.65.31 - 0560

73.28.30

www.ef.com - ALP

DIVERSES

OCCASIONS

————————————— Vends 2 busières Lorev avec moule, groupe électrogène 65 KVA, camion Berliet avec citerne, moule buse diam. 1000, diam. 800. Tél. : 0775 04.49.32 - ALP ————————————— Vends pièces neuves d’origine Schwing pompe à béton camion BPL 900-600-450. Tél. : 0550 77.83.53 - F116 ————————————— Vends bulldozer sur pneus bon état de marche, moteur GM8C cart. GR taloches élec.

Helico neuves labo béton. Tél. HB : 0550 77.83.53 -F116 ————————————— Disponible levure instantanée marque Falcon origine Belgique. Tél. : 0550 94.43.44 - 0663

21.95.58 - ALP

—————————————

Achat meubles et électromé- nager d’occasion. Tél. : 021 23.17.48 - 0559

70.09.99 - ABR43551

AVIS DIVERS

—————————————

Réparation TV + Plasma à domicile, 7/7, Lyès Sonacat.

Tél. : 0561 27 11 30 - F4387

—————————————

ETP prend travx de terrasse- ment en sous-traitance. Tél. : 0550 69.06.06 - Epcom

—————————————

Hôtel Icosium Calama sis 18 lot Bouhmam Bouzaréah, Alger vous informe du chan-

gement de ses lignes télépho- niques qui sont désormais :

Tél. : 023 18 47 52 Fax : 023 18 47 51 Soyez les bienvenues. AF

—————————————

Ets de charpente métallique vous propose ses services pour la réalisation de vos pro-

jets. Tél. : 0555 280 441 - XMT

—————————————

Cherche agrément pharma-

cien avec local ou sans local w16 + 42 + 09 + 35. Tél : 0559 45.68.21 - XMT

—————————————

Vends licence d’importation

100%.

Tél. : 0555 45.64.83 - T.O-BR5863

APPARTEMENTS

—————————————

A vendre appt 3p cuisine sb

1er étage 68m2 rue Nacira Nounou Belcourt Alger appt F4 rue Hassiba Clozel Alger 90m2 3p salon cuisine sb 1er étage libre de suite.

Tél. : 0549 21.88.27 - BR4449

—————————————

AG vend F4 csdb 80m2 entre Didouche Mourad, Bd Med V

1er étage. Tél. : 0661 52.20.78 - F126

—————————————

AG vend F3 csd 80 m2 1er étage Bd Bouguera El Biar. Tél. : 0661 52.20.78 - F126

—————————————

Vente d’un appat F5 2e étage

sup. 120 m2 fini 100% Sebala, Draria. Tél. : 0550 59.66.62 - BR4455

—————————————

Aymen Promotion Immobilière vous propose des appartements haut standing à El Achour,

Oued Romane. Tél. : 021 31 37

36 / 0560 15 46 50 - ALP

—————————————

Tigzirt-ville, vends F2, F3, F4. Tél. : 0542 44.71.09 HB- T.O-BR5855

VILLAS

—————————————

Vends ou loue maison (3 appartements) + 3 garages, 336 m2, ttes commodités, construction 2014, à Tigzirt. Tél. : 0555 45.64.83 - T.O-BR5862

TERRAINS

—————————————

Part. vend plusieurs lots de

terrain avec acte 188 à 234 m2 près tram Bordj El Kiffan. Tél. : 0550 81.14.78 - 0550 12.27.24 - Comega

—————————————

Vends 360m2 avec 2 façades

et bien situé à Baba Ali.

Tél. : 0552 61.23.59 - ABR43572

—————————————

A vendre 6000 m2 au bord de

la route de Chbacheb, Kh. Khechna, acte + lf. Tél. : 0558 72.26.86 - ABZ

LOCATIONS

—————————————

Location hangar 850 m2 zone industrielle Oued Smar avec

bloc administratif R+2, inter- médiaire s’abstenir. Tél. : 0550 15.52.46 - BR4434

LOCAUX

————————————— Vends bloc administratif usage commercial R+4+ par- king, toutes commodités, à Chéraga. Tél. : 0558 92.41.23 - 0553 98.72.22 - ALP

PROPOSITION

DE COMMERCE

————————————— Entreprise multinationale

propose une opportunité d’af- faires pour des retraités à temps libre. Tél. : 0557 79.74.95 - 0662

83.06.82 - BR4444

LOCATION LOCAUX

————————————— AG loue local 150 m2 rue

parallèle Didouche.

Tél. : 0661 52.20.78 - F126

PROSPECTION

————————————— Cherche achat villa à Aïn

Taya, Surcouf, Hraoua, Jean- Bart. Contacter Abdelaziz : 024

74.12.05 - 0661 65.09.46 - ABZ

PERDU - TROUVE

—————————————

La Sarl SB fabrication monta-

ge sise lot Mascaro Hamiz ate- lier Ouled Moussa dégage sa responsabilité quant à l’usage abusif de documents et cachets par une ex-employée auprès de l’ANEM, la CNAS et autres institutions adminis-

tratives et financières. ABR43571

DEMANDES

DEMPLOI

————————————— Jeune fille dynamique licen- ciée en ressources humaines ayant 6 ans d’expérience dans le domaine cherche un poste de travail stable, étudie toute proposition. Tél. : 0541 57.91.85 -Comega ————————————— JH sérieux dynamique pré- sentable avec exp. cherche emploi comme agent de sécu- rité, étudie toutes proposi- tions. Tél. : 0550 88.03.41 ————————————— JH 57 ans long. exp. moyens généraux parc autos logis- tique ou prend gérance canti- ne base vie dépôt commerce sérieux ponctuel habite Alger- Centre cherche emploi. Tél. : 0553 15 18 56 ————————————— JH ayant doiplôme TS métreur-vérificateur cherche emploi dans le domaine ou autre, étudier toutes proposi- tions. Tél. : 0676 85 70 09 ————————————— JH 24 ans master 2 en géo- physique habite à Alger cherche emploi dans une société privée ou étatique. Tél. : 0774 37.36.75

schaiter1991@gmail.com

—————————————

JH 27 ans ingénieur en génie civil, sérieux cherche emploi dans le domaine environs Alger/Boumerdès. Tél. : 0560 159 357 email :

dris.bouifrou@gmail.com ————————————— JH ing. en génie civil agréé ayant plus cinq ans d’exp. dans le domaine cherche emploi. Tél. : 0552 11 97 60 ————————————— JH 30 ans topographe sérieux, dynamique ayant plus de cinq ans d’exp. cherche emploi. Tél. : 0558 35 38 58

————————————— JH 31 ans, 10 ans d’exp.

cherche emploi comme claris-

te axe Alger-Boumerdès.

Tél. : 0542 72 26 68 ————————————— JH cherche emploi comme chauffeur avec sa voiture. Tél. : 0550 45 82 26 ————————————— JH cherche emploi comme chauffeur dans la wilaya

d’Alger. Tél. : 0773 89.53.31 —————————————

H comptable long. exp. comp-

tabilité finance stocks fiscalité paie RH et audit interne rési- dant à Rouiba maîtrise normes IFRS-NSCF et PCCompta, PCPaie, PC stocks cherche emploi accepte même à temps partiel libre de suite. Tél. : 0559 66.70.17 ————————————— HS ancien comptable ayant long. exp. comptabilité finan- ce stocks fiscalité paie RH audit maîtrise normes IFRS/ NSCF cherche emploi axe Rouiba, DEB, BEK accepte même à temps partiel libre de suite. Tél. : 0797 979 935 —————————————

JF 24 ans ingénieur géologue,

diplôme en master année 2015 cherche emploi libre à tout engagement active, com-

pétente et souhaite acquérir

de l’exp. Email :

gnassgeo@gmail.com ————————————— JH 26 ans, 6 ans d’exp. maîtri- se informatique chauffeur- démarcheur magasinier com- mercial facturier cherche emploi Béjaïa ou environs. Tél. : 0779 38 03 23 ————————————— JH 30 ans TS 8 ans d’exp. informaticien maintenance installation réseau ayant per- mis de conduire cherche emploi Béjaïa ou environs. Tél. : 0557 02.01.70 ————————————— JH 35 ans marié 2 enfants 8 ans d’exp. maîtrise informa- tique commercial chauffeur, acheteur magasinier ayant permis de conduire cherche emploi Béjaïa ou environs. Tél. : 0772 39 26 13 ————————————— JH 24 ans diplôme master hydraulique urbaine cherche emploi dans une société pri- vée ou étatique libre de tout engagement. Tél. : 0669 28.93.75. Email :

dellache91othman@gmail.com

————————————— JH 24 ans ayant suivi forma-

tion prof. en soudure arc + tig, cherche emploi comme sou- deur possède permis de conduire B territoire national habite Boumerdès. Tél. : 0557 64 78 35 ————————————— JH cherche emploi mécani- cien montage camion et bennes, pdt 4 ans mécanicien industriel pdt 1 an mécanicien léger. Tél. : 0770 30 16 36 —————————————

H 36 ans cherche emploi

comme chauffeur ou agent de

sécurité. Tél. : 0550 67.66.69 - 0549 34.34.09 —————————————

F cherche emploi comme

femme de ménage.

Tél. : 0793 03 51 98 —————————————

JH

32 ans licence gestion +

TS

maintenance ind. ayant 4

ans d’exp. en appro et suply chaine maîtrise inf. cherche emploi. Tél. : 0550 26 00 85

—————————————

H grd. exp. chauf. ttes catégo-

rie cherche emploi.

Tél. : 0775 72 39 15 ————————————— Architecte 15 ans d’exp. cherche emploi maîtrise 3 D tous projets et travaux ou enseignant Autocad, 3 DS

Max privé accepte toutes pro- positions et déplacement. Tél. : 0553 62 22 82 —————————————

F 60 ans cherche emploi

comme femme de ménage,

cuis. ou garde-enfant environs Draria et Oued Romane. Tél. : 0551 41.54.88 ————————————— Diplômé en sciences com- merciales option marketing l’université de Béjaïa en cours préparation master in business administration spé- cialisé par PGSM option mar- keting management avec 2 ans d’exp. cherche emploi. Tél. : 0666 56 86 77 —————————————

JH 32 ans licence sciences de

gestion opt. comptabilité 5 ans d’exp. maîtrise l’outil

informatique (Word, Excel…)

PC Compta, tenue de compta-

bilité de A à Z déclaration fis- cale et parafiscale jusqu’au dépôt du bilan (liasse fiscale) cherche emploi. Tél. : 0559 86 01 80 —————————————

H marié 40 ans sérieux dyna-

mique ponctuel cherche emploi chauffeur ou agent de sécurité société privée ou éta- tique, étudie toute proposi-

tion, libre de suite disponible. Tél. : 0661 48 52 91 —————————————

F mariée 32 ans ponctuelle

cherche emploi diplômée éducatrice de crèche avec

exp. libre de suite et dispo- nible résidant Kouba. Tél. : 0553 14.75.50 —————————————

H 53 ans cherche emploi

comme DRH organisation

paie, formation déclaration, CNAS suivi de carrière pro- cédures Alger. Tél. : 0663 16 43 46 —————————————

JH 30 ans habitant à Bab El

Oued chauffeur avec ou sans véhicule avec exp. sérieux, cherche emploi dans une société ou ambassade à Alger. Tél. : 0796 74 21 59 ————————————— Retraité 59 ans longue exp.

dans la gestion des ressources humaines cherche emploi à Alger-Centre ou environs. Tél. : 0793 04 93 96 —————————————

JF 26 ans licence en compta-

bilité 3 ans d’exp. cherche emploi dans le domaine ou

autre environs d’Alger maîtri-

se PC Compta et l’outil inf. Tél. : 0559 14 82 25 —————————————

JF 24 ans ingénieur géologue,

diplôme en master année 2015 cherche emploi libre à

toute engagement active,

compétente et souhaite acqué-

rir de l’expérience. Email :

gnassgeo@gmail.com

—————————————

JH ayant exp. plus de 10 ans

dans service moyens achats démarches et l’adminisration diplômes DES en marketing manager en HSE d’autre for- mations en informatique per- mis de conduire de 12 ans cherche emploi. Tél. : 0551 00 13 38. Email : sobalg@hotmail

mations en informatique per- mis de conduire de 12 ans cherche emploi. Tél. : 0551 00

LIBERTE

Mardi 9 février 2016

Publicité

17

LIBERTE Mardi 9 février 2016 Publicité 17 Direction de la distribution Blida Division technique électricité

Direction de la distribution Blida Division technique électricité

Pour améliorer sa qualité de service et conso- lider son réseau, la Direction de la distribu- tion de Blida entreprend des travaux d’entre- tien qui nécessiteront l’interruption de four- niture d’électricité la journée du 10/02/2016 entre 07h00 et 17h00, au niveau de la com- mune de Meftah. Localité concernée :

w EL SRAÏDJIA

Pour plus d’informations, contactez la Direction de la distribution de Blida sur le numéro suivant :

025 20 75 61

La Direction de la distribution de Blida s’excuse pour les désagréments causés.

ANEP N°405 440 Liberté du 09/02/2016

SOS

Cherche URSOLVAN 200. Tél. : 0542 92 40 49 ————————————————

••

Femme malade cherche poche colostomie Convatec. Tél. : 0551 58 03 38

••

REPUBLIQUEALGERIENNEDEMOCRATIQUEETPOPULAIRE

ASSOCIATIONDESRETRAITESDELASURETENATIONALE

1, chemin Mohamed El Bachir El Ibrahimi, Colonne-Voirol Hydra, Alger

Fax : 021 69.37.83 - Tél. : 021

021 60.47.90

60.78.44

BUREAU EXECUTIF NATIONAL

Hommage au regretté Tayeb Saleb

L’Association des retraités de la Sûreté nationale a appris avec tristesse et consternation le décès de son très cher collègue et ami Tayeb Saleb qui a consacré une brillante carrière au service de la Sûreté nationale au sein de laquelle il a occupé de nombreux postes de responsabi- lité, notamment celui de chef du service de wilaya de police judiciaire de la Sûreté de wilaya d’Alger. Admis à la retraite au début des années 1990, le regretté a été parmi les cadres qui ont pris l’initiative de fonder en 1992 l’Association des retraités de la Sûreté nationale à laquelle il a consacré tout son temps et son énergie durant plus de 10 ans, pour mettre en place ses struc- tures et déployer ses activités au service des retraités de la Sûreté nationale. Le regretté Tayeb Saleb a fait partie de la génération de cadres de la Police algérienne ayant placé les premiers jalons de l’institution après l’indépen- dance. Durant tout son parcours professionnel, il a fait montre de capacités professionnelles qui ont fait de lui son seulement un policier au savoir-faire très apprécié, mais aussi un encadreur et un formateur de qualité. Au nom de tous les retraités de la Sûreté nationale, l’asso- ciation présente en cette douloureuse épreuve à son épouse, à ses enfants et à tous les membres de sa famille ses condoléances les plus attristées et les assure de sa profonde compassion. Que Dieu Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons. Le président de l’Association des retraités de la Sûreté nationale Naït-Abdelaziz

F136

Pensée A la mémoire de l’être le plus cher au monde, mon père DERRI MAHIEDDINE
Pensée
A la mémoire de l’être le
plus cher au monde, mon
père
DERRI MAHIEDDINE
Il est des dates que même
une perte de mémoire ne
peut effacer, il est une
race d’hommes que
même la mort ne peut
faire oublier. Quatre ans sont déjà passés depuis le 9
février 2012, mais pour moi c’est comme si cela
datait d’hier ya baba laâziz. Toi qui as toujours été le
pilier de notre famille, qui as toujours été un
homme exemplaire et brave et plein de générosité.
Ta fille Rachida te rend hommage et demande à tous
ceux qui t’ont connu et aimé d’avoir une pieuse pen-
sée pour toi. Tu m’as laissé un trésor de bénédiction
mais je te pleure chaque instant. Repose en paix,
baba laâziz. A Dieu nous appartenons et à Dieu nous
retournons.
Allah yarahmek wassaâ alik y a baba laâziz.
Ta fille Rachida
ABR43564

LIBERTE PUB

TIZI OUZOU

Bt. bleu Cage C. 2 e étage Tél : 026 12 67 13

Pensée

Déjà trois ans, mais pour nous c’est comme si tu nous avais quittés hier. Ta présen- ce nous manque énormé- ment. Nous n’oublierons jamais ta gentillesse et ta générosité. Tu resteras tou- jours dans nos cœurs et nos esprits. Nous prions tous ceux qui ont apprécié et aimé grand-père

prions tous ceux qui ont apprécié et aimé grand-père T ISMELANE H OCINE d’avoir une pieuse

TISMELANE HOCINE

d’avoir une pieuse pensée pour lui. Ta femme, tes filles, ton fils Rachid ainsi que toute ta famille qui t’aiment toujours. Tes petits-enfants Rabie et Kaouther

G

Pensée Triste et tragique fut pour nous la journée du 9 février 2000 quand nous
Pensée
Triste et tragique fut
pour nous la journée
du 9 février 2000
quand nous a quittés à
jamais notre cher et
regretté père adoré
HARIM SAÏD
laissant derrière lui un
vide que rien ne pourra combler. En cette dou-
loureuse circonstance, son épouse ainsi que ses
enfants Toufik, Karima, Malik et Malia et ses
petits-enfants Saïd et Nadine demandent à tous
ceux qui l’ont côtoyé et surtout aimé d’avoir une
pieuse pensée à sa mémoire. Repose en paix
adorable papa, nous te promettons de suivre ton
exemple sans jamais dévier du chemin que tu
nous as tracé et ferons en sorte que ta mémoire
soit toujours honorée. Que Dieu Tout-Puissant
t’accorde Sa Sainte Miséricorde et t’accueille en
Son Vaste Paradis.
T.O-BR5858

Carnet

—————————————

Veillée

—————————————

Saïd Hilmi annonce que la veillée du 3 e jour du décès de sa belle-mère Sadi Saadia née Tchatchi aura lieu aujourd’hui au domicile familial sis à la rue Ali-Bacha - Poirson, El Biar. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

—————————————

Pensée

—————————————

Le 5 février 2006, une date qui nous a marqués à vie, la perte de notre regretté père et grand- père Adjali Ali dit Boualem. Baba laâziz, ton passage dans la vie était une réussite car tu as

marqué ton entourage et tes proches par ta bonté, ta sagesse, ton amour d’autrui, tes sacri- fices et surtout ton beau sourire, qui resteront gravés dans notre mémoire et nos cœurs. Repose en paix, baba lahnin. Ta femme, tes enfants et ta fille Hayat qui ne t’oublieront jamais. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons. - F134

—————————————

Décès

—————————————

Les familles Belmadi, Abrous, Belmiloud, Belgacem, Belharat, Bellik, Belbachir, Belahcène, Ahmim, Belkhous, Belkebir, Belgueloul et Belhadif, parents et alliés, ont la douleur de faire part du décès de Mme Belmadi Dahmane

née Abrous Malha, à l’âge de 81 ans. L’enterrement aura lieu aujour- d’hui, 9 février 2016, au village Taguemount Azzouz, Aït Mahmoud, wilaya de Tizi Ouzou. La levée du corps se fera à 12h. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons. ———————————— La famille Dekhli a l’immense douleur de faire part du décès de son frère, père et époux Dekhli Rachid, survenu le 8/02/2016 en son domicile rue Rabah Nowel (rue Mohamed Chabani). L’enterrement aura lieu aujourd’hui le 09/02/2016 à Birkhadem au cimetière Djenane Sfari. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

Pensée Terrible est ce senti- ment de t’entendre, de te voir, de te sen- tir,
Pensée
Terrible est ce senti-
ment de t’entendre,
de te voir, de te sen-
tir, alors que tu n’es
plus là. Tu nous as
quittés, pour un
monde meilleur, dans
la nuit du 31 décembre 2015. Rym et Dorya
ne comprennent pas pourquoi leur papy
adoré
BENGANA HAMADA
est parti, laissant derrière lui un vide incom-
mensurable. Sa famille, sa femme, sa fille,
son gendre et ses deux amours de petites-
filles demandent à tous ceux qui l’ont connu
d’avoir une pieuse pensée pour lui. Repose
en paix, cher mari, papa et papy.
A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons. Amine.
BR4456
Pensée Cela fait deux ans, le 9 février 2014, que nous a quittés notre cher
Pensée
Cela fait deux ans,
le 9 février 2014,
que nous a quittés
notre cher père
SIDI MAMAR
SI
RABIA
laissant derrière
lui un vide abyssal dans le cœur de tous
ceux qui l’ont aimé. Aujourd’hui sa
famille demande à tous ceux qui l’ont
connu d’avoir une pieuse pensée à sa
mémoire et que le Paradis du
Tout-Puissant soit son éternelle
demeure. Adh fellak yaafou Rebbi.
Ta femme, tes enfants
et toute ta famille
T.O-BR5854

Condoléances

Le président et les membres de l’association “El Fedjr” s’associent au bureau de la Wilaya d’Alger pour présenter à Madame Ghezraoui Sabiha, présidente du bureau de Tizi Ouzou, leurs vives condoléances, suite au décès de son neveu feu docteur

ALLOUCHE HOCINE

à l’âge de 47 ans et prient Dieu Tout-Puissant de lui accorder Sa Vaste Miséricorde. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournerons.

Epcom

Anniversaire Joyeux anniversaire ANESS Très cher fils, c’est avec joie et bonheur que je t’écris
Anniversaire
Joyeux anniversaire
ANESS
Très cher fils, c’est
avec joie et bonheur
que je t’écris ces
quelques lignes pour
te faire savoir de mes
nouvelles. Eh bien, je
suis heureux pour ton
premier anniversaire.
Tu es un homme,
mon fils.
A cette occasion, je me fais un réel plaisir de te
souhaiter, dans ce petit message, un joyeux anni-
versaire et la longévité de Noé. Que de bonheur
et de succès dans ta vie, Inch’Allah. En cette heu-
reuse occasion, ta sœur Djoumana, ton papa
Zorke, la famille Zerouki et djedou Saâd te pré-
sentent leurs vœux les meilleurs et te disent à
l’unisson joyeux anniversaire, très cher ange.
ANEP/G
Pensée A la mémoire de l’être le plus cher au monde, notre mère, grand-mère et
Pensée
A la mémoire de l’être le
plus cher au monde, notre
mère, grand-mère et sœur
CHELALI FATIMA
Cela fait deux ans,
le 9 février 2014, jour
pour jour, que Dieu t’a
rappelée auprès de Lui
pour un monde meilleur.
La plaie est toujours ouverte et profonde, la douleur est
inconsolable et les larmes coulent sans cesse. Dieu seul
sait à quel point tu nous manques. A l’occasion de ce
douloureux anniversaire, tes enfants Nadia, Djahid,
Sanda, Samira et Amar, tes petits-enfants Cylia et Massy
ainsi que tes sœurs Ouiza et Fetta demandent à tous
ceux qui t’ont connue, aimée et appréciée d’avoir une
pieuse pensée à ta mémoire. Repose en paix, yemma et
yemma azzou thaazizth. Nous te gardons éternellement
vivante dans nos cœurs et prions Allah Tout-Puissant
de t’accorder Sa Sainte Miséricorde et de t’accueillir en
Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons.
Samira et Cylia
T.O-BR5831

Condoléances

Le directeur du Centre national de recherches préhistoriques, anthropo- logiques et historiques ainsi que l’en- semble du personnel, ayant appris avec tristesse le décès du père de leur collègue Madame Karima Rezgui présentent à cette dernière ainsi qu’à toute sa famille leurs condoléances les plus attristées et les assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie. Qu’Allah Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis.

0523

Condoléances

L’ensemble du personnel GPS, très attristé par le décès du beau-père de son collègue H. Brahimi présente à ce dernier ainsi qu’à sa famille ses sincères condoléances et les assure en cette pénible circonstance de sa profonde sympathie. Puisse Dieu Tout-Puissant accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
0523

18 Sport Mardi 9 février 2016 LIBERTE MCA Ifticen, nouvel entraîneur D. R. A près

18

Sport

Mardi 9 février 2016

LIBERTE

MCA

Ifticen, nouvel entraîneur

D. R.
D. R.

A près une réunion qui aura duré presque quatre heures, les responsables du Mouloudia, à leur tête le président Betrouni, ont trouvé un accord avec Younès Ifticen, qui va prendre

en main l'équipe jusqu'à la fin de saison. Il tou- chera un salaire de 140 millions. Ifticen suc- cédera donc à Meziane Ighil qui a été limogé pour mauvais résultats. Pour rappel, soucieux de remplacer au plus vite le coach Ighil après une séparation à l’amiable, le président Betrouni du MCA a pris attache avec plusieurs entraîneurs dont des coachs étrangers. Hier, Betrouni a contacté l’ex-coa- ch de l’ESS, Kheir-Eddine Madoui et actuel en- traîneur du club saoudien d’El-Wihda, avec le- quel il s’est engagé cette saison pour deux ans et demi. Madoui, qui a déjà fait un passage au Mouloudia, en 2010-2011, lorsqu’il était ad- joint de Zekri - cette fois-ci, il aurait été recruté en tant qu’entraîneur en chef - était, certes, très intéressé à l’idée de revenir au Mouloudia, mais il s'est heurté au refus de son employeur de le libérer. Madoui a tout fait pour convaincre les responsables du club d’El-Wihda de le laisser partir. En vain. Le président d’El-Wihda ne voulait rien savoir surtout qu’il aspire à faire de son club l’une des meilleures équipes d’Asie avec Madoui comme entraîneur. Sui- te à cela, Madoui s’est, en fin de journée, ex- cusé auprès des dirigeants mouloudéens. Par

USM ALGER

Bouchema continue à broyer du noir !

L e milieu de terrain récupé- rateur de l’USM Alger, Nas- sim Bouchema, n’écarte pas

l’éventualité de quitter les rangs des Rouge et Noir l’été prochain. Et pour cause, le joueur se trou- ve dans une situation difficile en raison de son statut de remplaçant et ce, depuis l’avènement de l’en- traîneur Hamdi à la tête de la bar- re technique. Considéré comme un simple joker, Bouchema sait qu’il n’entre pas dans les plans de Hamdi. D’ailleurs, il n’a pas man- qué de montrer ouvertement son mécontentement à l’entraîneur Hamdi. Il est allé jusqu’à le criti- quer lors d’un entretien paru dans

un journal spécialisé, notamment après sa non-convocation pour le déplacement d’Oran. Des décla- rations qui pourraient coûter cher au joueur, lui qui n’est pas à l’abri d’un passage en conseil de disci- pline. Une situation qui l’irrite au plus haut point d’où l’idée de monnayer son talent ailleurs. Et ce ne sont pas les propositions qui manquent. L’on se rappelle que le CR Belouizdad a fait des pieds et des mains pour s’offrir ses services l’hiver dernier, mais les dirigeants usmistes avaient refusé de le prê- ter pour la simple raison que le CRB n’est autre que le concurrent direct pour la course au sacre. Rai-

son pour laquelle, les Usmistes ont refusé de lui accorder un bon de sortie. Même la JSK lui a fait les yeux doux en janvier dernier alors que la période des mutations était ouverte. C’est dire que Bouchema ne manque pas de sollicitations, lui qui pourrait rebondir dans un autre club. Mais nous n’en sommes pas encore là dans la mesure où le joueur est toujours sous contrat avec l’USMA (son bail prendra fin en 2017). Autre- ment dit, il est soumis à libération de la part de la direction du club. En attendant, l’ex-Mouloudéen n’a d’autre choix que de pour- suivre les entraînements tout en

guettant la moindre occasion pour imposer son choix. En outre, l’USM Alger qui a repris hier le chemin des entraînements avec le groupe, prépare activement le prochain match prévu vendredi prochain face au CSC. À ce titre, le DTS du club, Bernard Simon- di, a préparé un plan de bataille adéquat pour ce rendez-vous et ce, après avoir assisté à la rencontre CSC-MOB. Ce match lui a permis de déceler les points forts et faibles de son prochain adversaire. Un rapport détaillé a été remis à Hamdi pour mettre en place le plan de préparation approprié.

N. T.

PROBLÈME D’INGÉRENCE AU MCO

Bouali, immixtion sans dénonciation

“C ette victoire servira, aussi, à montrer à certains que ce n’est pas à n’importe qui de décider de n’importe

quoi !”. Cette phrase, lourde de sens et de sym- boles, est signée Fouad Bouali, l’entraîneur du Mouloudia d’Oran. Pour une fois qu’il ne s’est pas éternisé au vestiaire où il a l’habitude de rester presque une heure après chaque rencontre avant d’aller à la rencontre des journalistes pour le traditionnel point de pres- se, l’entraîneur du MCO a lancé des propos qui confirment certains chuchotements entendus au sein et autour de la bâtisse mouloudéenne. “Je ne pourrai pas dire certaines choses afin de ne pas salir l’image de marque du club à la riche

histoire”, lancera, également, à l’adresse des mé- dias, Fouad Bouali, sans pour autant s’étaler da- vantage sur ce qui s’est, pourtant, passé dans les vingt-quatre heures qui ont précédé le choc avec l’USMA. Renseignements pris, l’actuel driver moulou- déen a subi la pression de proches de la direc- tion pour que soit titularisé un élément en lieu et place d’un autre. “C’est le frère du président, le dénommé Tedj qui a voulu imposer le défenseur Hamza Hamda- dou dont il est proche à la place de Benchaïb Hassouna. En l’absence de Merbah, il y avait une place à prendre. Et certains proches de Baba vou- laient voir Hamdadou être titularisé. Finale-

EN

Slimani : “Je ne sais pas encore si je serai présent à Rio ou non”

ment, Fouad Bouali n’a pas cédé à la pression et a lancé l’ancien capitaine des espoirs Hassouna dans le onze rentrant”, confiera, à ce sujet, une voix du vestiaire. N’étant, apparemment, pas du genre à se lais- ser dicter ses choix, l’entraîneur du MCO aura, ainsi, fait un choix qui s’est avéré payant puisque Benchaïb a rendu une copie honnête sans faute grave. Question d’éthique, Liberté a tenté de joindre le “principal accusé” dans cet- te affaire d’immixtion, à savoir Tedj Belhadj, le frère de Baba, pour avoir sa version des faits, sans pour autant réussir à percer le “code” de son appareil portable.

RACHID BELARBI

L 'attaquant international al- gérien du Sporting Lisbon- ne, Islam Slimani, a estimé

qu'il ne savait pas encore s'il allait prendre part avec la sélection al- gérienne des U-23 au tournoi de football des Jeux olympiques JO-2016 de Rio de Janeiro

(5-21 août). “Je pense qu'il est encore trop tôt pour parler des JO. Il reste encore

presque huit mois avant cet évé- nement et d'ici à là, on verra”, a dé- claré Slimani au micro de beIN- Sports dimanche soir au cours d'un reportage qui lui a été consa- cré. L'attaquant de 27 ans, meilleur buteur en activité des Verts (20 buts) est cité parmi les potentiels joueurs devant figurer sur la liste des trois éléments de plus de 23 ans autorisés à renforcer les rangs

de la sélection algérienne au pro- chain rendez-vous brésilien. La sé- lection olympique avait compos- té son billet pour les JO-2016 en sa qualité de finaliste de la Coupe d'Afrique des nations CAN-2015 qui s'est disputée au Sénégal (28 novembre-12 décembre). “Les Jeux olympiques ne sont plus inscrits en tant que date au ca- lendrier de la Fédération interna-

tionale (Fifa), ce qui pourrait constituer un handicap pour moi. Mais, d’ici aux Jeux, on verra bien avec la Fédération algérien- ne (FAF) ainsi qu’avec mon club”, a-t-il ajouté. Évoquant les nom- breuses sollicitations de clubs eu- ropéens et auxquelles son club n'a pas donné suite, Slimani a estimé avoir pris “la meilleure décision en restant au Sporting”.

ailleurs, concernant l’affaire Merzougui, quatre joueurs du Mouloudia ont été auditionnés hier par la commission de discipline de la Ligue professionnelle de football, à savoir le gardien Chaouchi, Demmou, Hachoud et Azzi. Ces derniers ont impliqué le médecin du Mou- loudia dans l’affaire de dopage de leur co- équipier Merzougui. En effet, ces quatre ont appuyé les propos de Merzougui en accusant le D r Benabdelouahab d’avoir donné le feu vert à Merzougui pour consommer le produit prohibé en question. Mais il est clair que même avec les témoignages de ces quatre joueurs mouloudéens, la sus- pension de Merzougui ne sera pas revue à la baisse surtout que la commission de recours

a confirmé dimanche dernier le verdict de la

commission de discipline. Enfin, il faut pré- ciser que les camarades de Hachoud ont repris les entraînements hier dans la forêt de Bou- chaoui sous la conduite du préparateur phy- sique Sayeh. Le DTS du MCA, Lotfi Am- rouche, est attendu aujourd’hui pour prépa-

rer l’équipe pour la rencontre de vendredi face

à l’ASMO.

SOFIANE M.

O LYONNAIS

Ghezzal :“Je sens que je suis utile à l’équipe”

D. R.
D. R.

n Tout le monde est d'accord pour dire que le milieu de terrain algérien de l’OL, Rachid Ghezzal s’est complètement métamorphosé depuis l’arrivée du nouvel entraîneur Bruno Genesio. Contrairement à la modeste prestation de l’équipe de l’Olympique lyonnais en championnat, l’international algérien se montre en pleine forme ces derniers temps, et marque même des buts ; le dernier celui du week-end face à Angers. Rachid Ghezzal ne veut pas parler de métamorphose, le Lyonnais évoque plutôt, un regain de confiance. “Je ne pense pas que ce soit une métamorphose”, explique-t-il dans les colonnes du mensuel Lyon Capital. “Je marche beaucoup à la confiance et je sens aujourd’hui que je suis utile à l’équipe, que j’ai la confiance de mes coéquipiers, de l’entraîneur. Je peux donc travailler sereinement, donner tout ce que j’ai pour le collectif. C’est ce qui fait que ça fonctionne bien pour moi. Mais, comme je le disais précédemment, je n’ai encore rien prouvé. Ce n’est que le début. Désormais, il faut encore enchaîner et s’inscrire dans la durée”. Une confiance en soi qui ne cesse de tirer le petit frère d’Abdelkader Ghezzal vers le haut, et si cela a surpris plus d’un, Rachid lui, n’est pas du tout surpris de ses performance et se met encore plus au service de son équipe. “Non, franchement je ne suis pas surpris de mes performances. Certains ne s’attendaient pas à me voir évoluer à un tel niveau, donc c’est à moi de tout faire pour vous surprendre”, a-t-il expliqué. Profitant de l’absence de plusieurs de ses coéquipiers pour blessure, Rachid Ghezzal s’est bien montré capable de prendre le relais et d’apporter le plus à une équipe en souffrance, l’Algérien a, non seulement repris un poste où il s’exprime le mieux, mais gagné aussi un statut de titulaire, qui sera difficile à reprendre pour les revenants, suite à un changement tactique que le nouvel entraîneur a adopté depuis son arrivée. Ghezzal en veut d’ailleurs à son ancien entraîneur Hubert Fournier (remercié récemment) avec qui, il n’avait pas assez d’occasions pour exprimer son talent.

AHMED IFTICEN

LIBERTE

Mardi 9 février 2016

Sport

19

ÉQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL

Feghouli, la loi des Bahamas et la guerre des binationaux

C omme il fallait bien s’y attendre, les déclarations du meneur de jeu de l’équipe nationale de football, Sofiane Feghouli, ex- hortant Benzia et Ounas à re- joindre la sélection algérienne

ont suscité des réactions acerbes en France. C’est surtout le fait que Feghouli ait voulu ti- tiller la fibre patriotique des deux internatio- naux français, leur rappelant le passé dou- loureux entre l’Algérie et la France qui a le plus déplu du côté de l’Hexagone. Le fait que Feghouli ait déjà porté les couleurs de la France jusqu’à la catégorie espoirs laisse perplexe sur l’opportunité d’une telle déclaration, alors que Feghouli aurait pu se limiter à l’aspect sportif pour exhorter ses compatriotes binatio- naux à rejoindre la sélection algérienne”, ré- plique-t-on en France. Et de rappeler même que “si Feghouli tient au- jourd’hui ce genre de discours revanchard, c’est juste parce qu’il n’a pas réussi à se chercher un chemin vers la sélection française A, à l’instar de Benzema, courtisé également par la Fédé- ration algérienne”. Un argument qui tombe vite à l’eau quand on rappelle qu’un joueur com- me Yacine Brahimi, qui aurait pu largement en- dosser le maillot tricolore, a plutôt choisi de jouer pour son pays d’origine, même s’il lui a fallu trois ans de réflexion pour se décider. Pourquoi donc Feghouli a eu recours à cet as- pect historique pour peaufiner sa stratégie de séduction envers les jeunes joueurs binatio- naux ? À vrai dire, l’explication réside dans le fait que Feghouli craint que l’exemple de Na- bil Fekir fasse tache d’huile, après que ce dernier eut choisi la sélection française après avoir donné son accord de principe à la FAF. Il a dû sans doute ressentir toute cette hésita-

D. R.
D. R.

tion qui anime Benzia et Ounas, au point de se sentir obligé de leur faire la leçon d’histoi- re. Mais pas seulement, Feghouli sait perti- nemment aussi que ces deux joueurs font l’ob- jet de pressions énormes de la part de leurs

clubs quand il s’agit de choisir entre l’Algérie et la France. Assumant ses responsabilités de cadre de l’EN, Feghouli a certes usé des mots qui fâchent, mais il a voulu répondre du tac au tac au lobby français. De son coté, la fédéra-

tion française voit sans doute d’un mauvais œil la sortie médiatique de Feghouli , elle ne souhaiterait pas évidement perde d’autres ta- lents au profit de l’Algérie d’où cette levée de boucliers en France. Cette polémique renseigne un peu plus sur la guerre en coulisses que se livrent les deux fédérations, française et algé- rienne, autour des joueurs binationaux depuis la promulgation de la loi des Bahamas qui per- met aux joueurs de changer de nationalité spor- tive à condition de ne pas avoir pris part à un match officiel avec l’équipe nationale A d’ori- gine. Une disposition qui a permis à l’Algérie de récupérer des talents certains, à l’image des Meghni, Boudebouz, Ghoulam, Brahimi… Reste à savoir maintenant si les responsables français vont s’arrêter à ce genre de “réactions protectionnistes” ou vont-ils passer carrément à l’offensive en s’attaquant carrément à la loi des Bahamas par le truchement de la fédération française ? “Après le départ de Blatter de la FIFA, la FAF craint sérieusement que la fédé- ration française et d’autres fédérations euro- péennes ne soient tentées par le désir de revoir la loi des Bahamas, comme ce fut le cas ré- cemment avec la concession faite aux grands clubs européens qui ne sont plus obligés de li- bérer leurs joueurs pour le tournoi final des Jeux olympiques de Rio. Le comité exécutif de la FIFA a décidé que ce tournoi n’est plus inscrit aux dates FIFA. Du coup, pour faire participer un joueur aux JO, il faudra au préalable aux fé- dérations négocier avec les clubs pour pouvoir les libérer, ce qui n’était pas du tout le cas du temps de Blatter. Alors, il faudra s’attendre à d’autres remises en cause de puissants lob- bies”, analyse un responsable algérien qui a pi- gnon sur rue du côté de Zurich.

SAMIR LAMARI

ILS SERONT DES MILLIERS DE SUPPORTERS KABYLES À RALLIER RELIZANE CE SAMEDI

Quand la JSK reprend des couleurs !

D écidément, il y a comme un vent de révolte et des signes de renouveau pour cette for-

mation de la Jeunesse sportive de Ka- bylie qui semble avoir retrouvé du punch et surtout un moral d’acier de- puis le début de la phase retour. Il est

vrai qu’après la précieuse victoire ra- menée de l’antique Cirta où le CSC n’est pourtant pas facile à manier à domicile, puis une bonne prestation dans le derby kabyle où elle aurait pu l’emporter aisément face au Mou- loudia de Béjaïa sans oublier ce fa- meux duel contre le leader l’USM Al- ger, au stade Omar-Hamadi de Bo- loghine, où elle aurait pu prétendre largement au partage des points, la JSK a retrouvé, vendredi passé, sa rage de vaincre pour l’emporter face

au dauphin du championnat, le Chabab de Belouizdad, ce qui n’était guère une tâche facile. Du coup, les Canaris semblent avoir le vent en poupe et se disent déterminés à tirer vers le haut pour aspirer à titiller le podium qui n’est plus qu’à cinq pe- tites longueurs. Mais pour ce faire, voilà que les poulains de Domi- nique Bijotat devraient sortir le grand jeu, ce samedi, à Relizane, où le Rapid local les a quand même éli- minés en 32 e de finales de Coupe d’Algérie (1-0). Certes, le contexte n’est certainement plus le même mais les Kabyles, qui seront accom- pagnés en la circonstance, par des milliers des supporters enthousiastes, devraient jouer leur va-tout à Reli- zane pour tenter de revenir avec

une bonne performance quand bien même le Rapid local, actuellement en fâcheuse position de troisième relé- gable, continue de lutter de toutes ses forces pour échapper à la relégation, soit un gros défi lancé par l’excellent entraineur Mohamed Henkouche recruté tout récemment par les diri- geants relizanais pour tenter d’as- surer la survie du club. Toujours est-il que les camarades d’Ali Rial devaient donc reprendre le chemin de l’entraînement, hier après-midi au stade du 1 er -No- vembre, avec le ferme désir de pré- parer au mieux cet important dé- placement dans l’ouest du pays. Le moral est au beau fixe après la vic- toire remportée aux dépens du CRB et surtout avec le retour de tous les

cadres de l’équipe, notamment le gar- dien international Azzedine Doukha et le vaillant capitaine qui ont pesé de tout leur poids lors du big match face au CRB. Dans une telle période d’euphorie, le président Hannachi a tenu à stimuler ses joueurs en leur versant les deux primes de victoires méritées contre le CSC et le CRB tout en leur promettant encore une bel- le récompense en cas de victoire ce week-end à Relizane. Et si les Cana- ris n’ont pas encore réussi, cette saison, à enchaîner deux succès de suite, ils entendent puiser au fond de leurs tripes pour se transcender ce sa- medi et aller encore de l’avant avant de recevoir, lors de la prochaine