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D. R.

D. R. Supplément Sport DES ERREURS GROSSIÈRES FAUSSENT LES RÉSULTATS DES MATCHES Arbitrage : le

Supplément

Sport

DES ERREURS

GROSSIÈRES

FAUSSENT LES

RÉSULTATS DES

MATCHES

Arbitrage :

le doute s’installe !

P.13 à 17

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

LIGUE DES CHAMPIONS D’AFRIQUE ASHANTI GOLD 1- MO BÉJAÏA 0

Les Crabes préservent leurs chances

MATÉRIEL INFORMATIQUE POUR LES BESOINS DES APC EN OPÉRATION BIOMÉTRIQUE

Licences Microsoft :

arnaque à grande échelle P.7

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7156 LUNDI 15 FÉVRIER 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

À DÉFAUT D'UN ACCORD PRÉALABLE SUR LA BAISSE DE LA PRODUCTION

L'Algérie va boycotter la réunion de l'Opep

P.4

L'Algérie va boycotter la réunion de l'Opep P.4 ALGER ANNONCE UNE NOUVELLE RÉUNION DES PAYS VOISINS
L'Algérie va boycotter la réunion de l'Opep P.4 ALGER ANNONCE UNE NOUVELLE RÉUNION DES PAYS VOISINS

ALGER ANNONCE UNE NOUVELLE RÉUNION DES PAYS VOISINS

Crise libyenne : la course contre la montre P.3

VOISINS Crise libyenne : la course contre la montre P.3 BLOCAGES POLITIQUES EN LIBYE Les Européens

BLOCAGES POLITIQUES EN LIBYE

Les Européens haussent le ton et menacent P.3

EN LIBYE Les Européens haussent le ton et menacent P . 3 CMA ET PLATEFORME SE

CMA ET PLATEFORME SE DÉMARQUENT D’ANSAR DINE

Ag Ghali, ennemi n°1 au Mali P.2

UNE ASSOCIATION ALGÉRIENNE S’INSCRIT DANS LE MOUVEMENT AGROÉCOLOGIQUE

“Torba” ou le lien avec la terre nourricière P.6

REPORTAGE DE HAFIDA AMEYAR

Billel Zehani/Liberté
Billel Zehani/Liberté

HYUNDAI CONTRACTE UN PARTENARIAT AVEC GLOBAL MOTORS POUR LE MONTAGE DE CAMIONS À BATNA

Omar Rebrab dénonce une escroquerie

P.7

Salim Koudil/Liberté
Salim Koudil/Liberté

EXCLUSIF

CÉDRIC VILLANI, MATHÉMATICIEN FRANÇAIS, LAURÉAT DE LA MÉDAILLE FIELDS 2010, À “LIBERTÉ”

“Si vous tuez l’immigration, vous tuez la recherche”

P.11

LAURÉAT DE LA MÉDAILLE FIELDS 2010, À “LIBERTÉ” “Si vous tuez l’immigration, vous tuez la recherche”

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L’actualité en question

Lundi 15 février 2016

LIBERTE

CMA ET PLATEFORME SE DÉMARQUENT D’ANSAR DINE

Ag Ghali, ennemi n°1 au Mali

En dénonçant et en condamnant l’attentat de vendredi contre un camp de la Minusma à Kidal au nord du Mali, la CMA, dont une composante est issue d’une dissidence avec Ansar Dine, le HCUA et la Plateforme s’inscrivent dans une opposition franche à Ag Ghali et aux objectifs de son groupe.

L e leader du principal groupe terroriste du Nord-Mali, Ansar Dine, Iyad Ag Ghali, ne pour- ra désormais plus comp- ter sur la “solidarité eth-

nique”, la tribu des Ifoghas, pour agir “sous couvert” après l’attaque de Kidal qui a vu la CMA et la Platefor- me, deux signataires de l’accord d’Alger, prendre leurs distances vis- à-vis de lui. En dénonçant et en condamnant l’attentat de vendredi contre un camp de la Minusma à Kidal, au nord du Mali, la CMA, dont une composante est issue d’une dissiden- ce d’Ansar Dine, le HCUA et la Pla- teforme s’inscrivent dans une oppo- sition franche à Ag Ghali et aux ob- jectifs de son groupe. Et, en même temps, dans le strict respect de l’un des engagements paraphés à Alger dans lequel les groupes rebelles se sont engagés à lutter contre le terro- risme. Et c’est Ag Ghali qui leur a fa- cilité les choses lorsqu’il a diffusé, en novembre dernier, un message so- nore dans lequel il a menacé de

D. R.
D. R.

s’en prendre à la France, dénoncé l’accord pour la paix et la réconcilia- tion, tout en menaçant les signataires “qui ont trahi le sang et la terre”. Et en passant à l’acte avec l’attentat de Kidal, vendredi, qui a fait six morts (des soldats du contingent guinéen) et une trentaine de blessés. Réplique immédiate de la CMA et de la Plateforme dans un communiqué conjoint dans lequel les deux blocs

Iyad Ag Ghali, chef du groupe Ansar Dine.

condamnent avec fermeté l’acte ter- roriste qui vise, selon eux, à saper l’accord pour la paix, tout en saluant la mission de la Minusma pour la stabilisation du Mali. Tout en dé- nonçant également les autres at- tentats qui ont ciblé les forces armées maliennes. Une réaction inédite de la part des groupes militaro-politiques qui étaient dans les années 1990 un

seul groupe, la rébellion targuie, chapeauté par le même Ag Ghali, avant la création du groupe islamis- te Ansar Dine qui a versé dans le ter- rorisme. Ag Ghali a facilité l’intervention française en janvier 2013, lorsqu’il a tenté, avec le soutien du Mujao, une expédition sur Bamako. Alors que des négociations entre la rébellion de 2012 et Bamako sont ouvertes à Alger, Ag Ghali adopte des positions de plus en plus radi- cales, marquant ainsi son opposition à la démarche de la majorité des groupes du Nord. Et devant ses multiples tentatives de torpiller l’accord d’Alger, les groupes du Nord se sont démarqués de lui, jusqu’à cette rupture, vendredi der- nier, où ils ont dénoncé l’attentat de Kidal qu’Ansar Dine a revendiqué. Rupture qui s’est exprimée, égale- ment, par le soutien “inédit” aux forces militaires maliennes considé- rées, jusque-là, — particulièrement par le MNLA — comme une force d’occupation, régulièrement accu- sées d’exactions. Une évolution qui

va, sans aucun doute, s’accentuer et accélérer la mise en œuvre rapide des dispositions de l’accord pour la paix et la réconciliation relatives à la sé- curité. En clair, le communiqué de la CMA- Plateforme sonne comme une décla- ration de guerre contre Ansar Dine dont la stratégie radicale ne cadre pas avec les objectifs de l’accord d’Alger qui intègre toutes les préoccupations (politiques, économiques, sociales et culturelles) des populations du Nord inscrites dans l’agenda des signa- taires de l’accord. Et la mise en place des patrouilles mixtes impliquant les éléments des groupes du Nord, la Minusma et l’armée malienne ira jusqu’à l’affron- tement avec Ansar Dine qui signe- ra, probablement, la fin de l’homme dont la tête a été mise à prix (5 mil- lions de dollars) par les Américains. Une perspective qui bénéficie, d’ores et déjà, du soutien de l’UE, qui a ré- itéré hier son appui à l’accord pour la paix et sa disposition à aider le Mali.

DJILALI B.

L’ACCORD DE TRÊVE RUSSO-AMÉRICAIN COMPROMIS AVANT SA MISE EN ŒUVRE

Crise syrienne : une équation à plusieurs inconnues

L a conclusion d’un accord de trêve, âprement négocié à Munich, entre la Russie et les États-Unis n’a amené ni le

silence des armes en Syrie ni apaisé les ten- sions entre les partisans du président Bachar al-Assad et les soutiens à l’opposition armée, en guerre contre le régime de Damas depuis cinq ans. Entre les appels des États-Unis aux Russes, pour cesser leurs présumés bombardements de l’opposition dite modérée, et l’insistance de l’Arabie saoudite à intervenir au sol contre l’organisation autoproclamée État islamique (Daech), l’armée turque a lancé, de- puis samedi, une série de frappes aériennes contre les quartiers sous contrôle des Kurdes syriens, dans la province d’Alep, frontalière avec la Turquie. Ces frappes turques ont été condamnées par les autorités syriennes. “Les attaques répétées de la Turquie à l’encontre (…) de l’intégrité territoriale de la Syrie” sont

considérées par Damas comme une attein- te à la souveraineté de ce pays, où plusieurs puissances occidentales et du Proche-Orient se livrent une guerre par procuration. Dans cette guerre syrienne, qui bouclera dans un mois cinq années, chaque partie a fait le choix des groupes à classer sur la liste des mouve- ments terroristes qu’il faudrait exterminer pour aider la Syrie à retrouver sa stabilité po- litique et contribuer par-là à l’apaisement de l’ensemble de la région du Proche-Orient. Pour la Turquie, les Kurdes syriens sont aus- si dangereux que ses Kurdes du Parti des tra- vailleurs du Kurdistan. Ankara considère les Kurdes des Unités de protection du peuple comme des terroristes qu’il faut combattre, ajoutant de l’huile sur le feu au brasier syrien. Pour Bachar al-As- sad, tous ceux qui ont pris les armes pour le chasser du pouvoir, que ce soient ceux de l’opposition dite modérée ou ceux qui ont re-

joint Daech ou encore Al-Qaïda. Si l’État is- lamique constitue le seul ennemi commun, que toutes les parties combattent sans sus- citer la moindre dissension, les autres mou- vements armés opérant en Syrie sont appré- ciés selon leur proximité avec certains acteurs extérieurs régionaux et internationaux. Ces derniers apportent leur soutien à ces mou- vements et coalitions politico-armées hété- roclites au gré des intérêts géopolitiques du moment. Il en est de même pour l’Arabie saoudite et ses alliés au sein du Conseil de coopération du Golfe. Le soutien politique et financier au Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaï- da, et à d’autres groupuscules islamistes qui lui sont proches, n’est pas une illusion de l’es- prit, l’ennemi commun étant Bachar al-As- sad que le royaume wahhabite veut évincer du futur processus de transition en Syrie. Cet- te position est fortement soutenue par la

France qui a fait du départ d’Al-Assad un préalable politique pour l’entame de toute discussion du régime de Damas avec l’oppo- sition, sous l’égide de l’ONU, avant de revoir ses urgences, en classant Daech à la tête de sa liste de priorités. Du côté de Moscou, Daech est une menace avérée pour les intérêts russes en Syrie, un pays stratégique pour maintenir son in- fluence dans la région. Mais, sur un terrain miné, personne n’empêchera les avions russes de cibler les positions d’une opposi- tion syrienne, dont la “définition est extrême- ment floue”, comme l’a affirmé le politologue François Burgat, dans l’entretien qu’il a ac- cordé à Liberté hier (voir notre édition d’hier en page 15). Une telle confusion ne peut qu’alimenter le scepticisme général qui a suivi l’annonce de l’accord de trêve de Munich.

LYÈS MENACER

MALGRÉ L’INTERVENTION DE L’ARMÉE RUSSE

Al-Jubeir prédit la fin du régime d’Al-Assad

L e ministre saoudien des Af- faires étrangères, Adel al-Ju- beir, a prédit, hier, dimanche,

“l'échec” des efforts de la Russie pour “sauver” le président syrien Ba- char al-Assad. La Syrie “a fait appel à la Russie qui échouera à sauver Ba- char al-Assad”, a déclaré Al-Jubeir lors d'une conférence de presse à Riyad, en rappelant “l'échec” déjà es- suyé, selon lui, par l'Iran, le Hezbol- lah chiite libanais et d'autres milices pro-Damas venues d'Irak, du Pakis- tan et d'Afghanistan. M. Jubeir, dont le pays soutient militairement des opposants au régime de M. As-

sad, a ajouté qu'“il est impossible que cet homme, responsable de la mort de 300 000 innocents, du déplacement de 12 millions de personnes et de la destruction de son pays, puisse rester au pouvoir”. Son départ “est une question de temps et, tôt ou tard, son régime tombera et ouvrira la voie à l'édification d'une nouvelle Syrie sans Bachar al-Assad”, a dit le mi- nistre saoudien lors de cette confé- rence de presse tenue conjointe- ment avec son homologue suisse Di- dier Burkhalter, en visite à Riyad. Les États-Unis, la Russie et leurs princi- paux alliés ont convenu, lors d'une

réunion cette semaine à Munich, d'une “cessation des hostilités” d'ici à une semaine en Syrie et d'une fourniture d'aide accélérée aux po- pulations assiégées pour favoriser une reprise des négociations de paix indirectes entre le régime et l'oppo- sition, prévue le 25 février. “Le régi- me syrien doit immédiatement per- mettre l'entrée de l'aide humanitai- re dans les régions de Syrie, arrêter les frappes militaires contre les innocents et s'engager dans le processus poli- tique en vue d'une transition”, a dé- claré M. Jubeir pour résumer les at- tentes de Riyad. Et d’ajouter : “La

Russie peut aussi réduire et arrêter ses frappes aériennes contre l'opposi- tion syrienne modérée”, soutenue par l'Arabie saoudite. La Russie, qui soutient avec son aviation une offensive des troupes de Damas sur Alep notamment, est accusée de considérer toute forme d'opposi- tion au régime de Bachar al-Assad comme “terroriste” et de cibler en priorité les rebelles que l'Occident considère comme des modérés. Le ministre saoudien a, par ailleurs, ré- pété que son pays était prêt à enga- ger des forces “spéciales” en Syrie pour participer à des opérations

terrestres de la coalition internatio- nale antijihadiste dirigée par les États-Unis. Mais il s'est refusé à fournir des précisions sur les effec- tifs à engager au sol en Syrie ou sur la date du début d'une telle opéra- tion, affirmant que cela devrait être décidé dans le cadre de la coalition. Samedi soir, un haut responsable du ministère saoudien de la Défense a annoncé que Riyad avait déployé des avions de combat sur une base aé- rienne en Turquie pour “intensifier” ses opérations contre le groupe jiha- diste État islamique (EI) en Syrie.

R. I./AFP

LIBERTE

Lundi 15 février 2016

L’actualité en question

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ALGER ANNONCE UNE NOUVELLE RÉUNION DES PAYS VOISINS

Crise libyenne : la course contre la montre

L’instabilité politico-sécuritaire en Libye a déteint sur l’ensemble des pays de la région et représente, aujourd’hui plus que jamais, un sérieux danger pour nos Européens.

U ne nouvelle réunion des pays voisins de la Libye se tiendra prochainement, a annoncé, hier, le ministre des Af-

faires maghrébines, de l'Union afri- caine et de la Ligue des États arabes, Abdelkader Messahel, à l’issue de sa rencontre avec le chef de la diplo- matie tunisienne Khemaies Jhi- naoui, en visite de deux jours à Al- ger. “Les pays voisins de la Libye de- vraient se réunir prochainement à Tunis pour coordonner leurs efforts” autour de la résolution de la crise li- byenne, a-t-il dit, repris par l’APS. “Les pays voisins de la Libye restent attachés à l’unité et à la stabilité de ce pays frère et un consensus inter- national sur les solutions politiques proposées”, a ajouté le ministre. Le ministre des Affaires étrangères tu- nisien, dont le pays craint fortement tout débordement du conflit libyen sur son territoire, a abondé dans le même sens. “L'Algérie, la Tunisie et tous les pays voisins convergent vers

ce même objectif”, a-t-il dit. “Nous voulons que les frères libyens optent au plus vite pour cette solution (po- litique)”, a insisté Khemaies Jhi- naoui. Alger a toujours défendu l’option du dialogue politique et Abdelkader Messahel a saisi la ren- contre d’hier pour rappeler “la né- cessité d'un règlement de la crise dans ce pays à travers l'installation au plus vite d'un gouvernement d'union nationale qui siégera à Tri- poli et aura de larges prérogatives pour remettre de l'ordre dans ce pays”, tout en insistant sur la pré- servation de l’unité territoriale de la Libye. “Nous insistons sur l'unité et l'intégrité territoriales de ce pays”, a indiqué M. Messahel.

Lesdangersd’uneinstabilitédurable

Les pays voisins de la Libye n’en sont pas à leur première réunion pour discuter du dossier libyen qui tarde à trouver son dénouement, face aux divisions politiques et aux diver- gences personnelles entre les prin- cipaux acteurs libyens. La visite du

BLOCAGES POLITIQUES EN LIBYE

Les Européens haussent le ton et menacent

A près le Conseil de sécurité de l’ONU et l’envoyé spécial de Ban Ki-moon en Libye, Mar-

tin Kobler, c’est au tour des pays membres de l’Union européenne, à leur tête la France, de brandir les me- naces de sanctions individuelles contre les responsables politiques li- byens qui retardent la mise en pla- ce d’un gouvernement d’union. Ré- unis à Munich, samedi et hier, plu- sieurs pays ont consacré une réunion à part à la question libyenne, dans le cadre du sommet organisé autour de la menace terroriste de l’organisation autoproclamée État islamique en Irak et en Syrie. À peine nommé à la tête de la di- plomatie française, en remplace- ment de Laurent Fabius, le ministre

des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, a déclaré, avec fermeté, “qu' il n'y a plus de temps à perdre pour que ce gouvernement d'union nationale puisse prendre ses fonctions et s'installer à Tripoli en toute sécu- rité”. L’ancien Premier ministre français a souligné que “ceux qui, à

titre individuel, et il y en a, s'oppo-

seront à ce processus (

nés par d'éventuelles sanctions. Sur ce point, les choses sont claires”. La mise en place d’un gouvernement d’union en Libye est conditionnée par le vote d’approbation du Parle- ment reconnu de Tobrouk, qui avait rejeté la composante du premier Exécutif proposé par Faïz Serradj, le Premier ministre désigné, dans le cadre de l’accord onusien de Skhi- rat (Maroc). Le président du Parlement de To- brouk, Akila Saleh, s’est d’ailleurs en- tretenu avec le chef de la diploma- tie française à Munich, où il a éga-

)

sont concer-

lement rencontré d’autres respon- sables politiques européens autour de la question du gouvernement d’union et la situation sécuritaire en Libye. Aucun détail n’a filtré sur ses discussions. L’implantation de Dae- ch en Libye et son expansion fulgu- rante ces derniers mois, a convoqué les esprits qui ont pris conscience des dangers qui pèsent sur la stabilité de ses pays voisins mais aussi sur l’Eu- rope. Le lien de ce mouvement terroriste avec l’aggravation du flux migratoire et des réfugiés qui déferlent depuis un an sur le Vieux Continent n’est pas étranger à cette prise de conscience collective des Européens, directement concernés par la plus grave crise de déplacés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les passeports retrouvés chez cer- tains auteurs des attentats de Paris du 13 novembre (130 morts et 300 blessés) ont tiré, en effet, la sonnette d’alarme sur la présence, désormais vérifiée, d’éléments de Daech parmi les réfugiés, accueillis dans leur majorité par l’Allemagne. Ce qui, par ailleurs, a servi d’“argu- ment” aux adeptes de la stigmatisa- tion des réfugiés. Le Premier mi- nistre français, Manuel Valls, a af- firmé, samedi, dans un entretien ac- cordé à un quotidien allemand, que d’autres attentats d’ampleur mena- cent l’Europe. “Nous devons cette vé- rité à nos peuples : il y aura d'autres attaques, des attaques d'ampleur, c'est une certitude. Cet hyper-terro- risme est là pour durer, même si nous devons le combattre avec la plus grande détermination”, a déclaré Manuel Valls.

L. M.

APS
APS

Abdelkader Messahel et Khemaies Jhinaoui, hier, à Alger.

chef de la diplomatie tunisienne avait d’ailleurs pour ordre du jour, outre la coopération économique entre l’Algérie et la Tunisie, l’étude de la situation sécuritaire en Libye et la réponse à lui réserver, surtout en cas d’intervention militaire étrangère contre l’organisation terroriste au- toproclamée État islamique (Daech). Né en Syrie et en Irak, ce mouve- ment a placé ses pions en Libye et menace, aujourd’hui, aussi bien la stabilité des pays de l’Afrique du Nord que ceux du Sahel. Il en est de

même pour des pays de la rive nord de la Méditerranée qui se sont réunis samedi et hier à Munich (Alle- magne) pour évaluer cette nouvel- le menace et les mécanismes à mettre en place pour l’anéantir. Mais le dan- ger immédiat pèse surtout sur l’É- gypte, la Tunisie et l’Algérie qui ont fait et font toujours l’expérien- ce du terrorisme islamiste. Daech a déjà montré ses capacités de nui- sance en Tunisie, où il a frappé à trois reprises en 2015, avec trois at- tentats qui ont visé le musée du Bar-

do à Tunis en mars (22 morts, dont 21 touristes étrangers et un garde), un complexe touristique à Sousse en juin (38 touristes étrangers tués, en majorité des Britanniques), puis un bus de la sécurité présidentielle à Tu- nis (12 morts et une vingtaine de blessés). Si l’Égypte et la Tunisie ont déployé d’importants moyens pour sécuriser leurs frontières avec la Li- bye, cela ne les prémunit pas contre leurs branches locales de Daech. Autrement dit, seule une victoire contre Daech en Libye peut être un gage de sécurité chez les voisins li- byens. Cette victoire militaire passe par la mise en place du gouverne- ment d’union, parrainé par l’ONU, dans le cadre du dialogue interli- byen, affirment tous les acteurs li- byens ou étrangers impliqués dans ce dossier. Ce qui explique la multiplication des pressions internationales sur les gouvernements de Tripoli (non re- connu) et celui exilé à Tobrouk (in- ternationalement reconnu). Le som- met sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme a fait prendre davan- tage conscience aux pays européens qui pensaient, durant des années, que le danger islamiste était un pro- blème politique propre aux pays musulmans.

LYÈS MENACER

L’ÉDITO

PAR SAÏD CHEKRI

L’éveil, après l’hypocrisie ?

La

Conférence

de Munich

ne sera peut-être pas un remake par- fait des précédents conclaves du genre. Car, tout au moins sur le dossier libyen, les Occidentaux sem- blent avoir pris la mesure de la situa- tion et des risques qu’elle fait peser, non seulement sur l’Afrique du Nord, mais, forcément, aussi, sur la sécurité en Europe. Ils ont déjà sur les bras les flux migratoires dus au conflit syrien mais aussi, à en croi- re les prédictions de Manuel Valls, la certi- tude d’“attaques ter- roristes d’ampleur” encore à venir.”

L a Conférence de Munich sur la sécurité (CMS), tenue ces deux derniers jours en présence de représentants et de responsables de haut rang de pays oc- cidentaux, est certainement un énième conclave international sur le ter-

rorisme et les moyens d’y faire face. Jusqu’ici, les recommandations ayant sanc- tionné ces rencontres, y compris celles, nombreuses, organisées sous l’égide des Nations unies, sont restées quasiment lettre morte et n’ont pas donné lieu à des résultats spectaculaires sur le terrain. Le risque de voir le communiqué de Munich s’ajouter à la longue liste des déclarations communes est bien réel, à en juger par les positions des uns et des autres sur le dossier syrien, restées in- changées. C’est que l’hypocrisie qui caractérise souvent les relations interna- tionales et le traitement des dossiers chauds était encore, ce week-end, au ren- dez-vous de la Bavière. L’hypocrisie ? Elle s’étale, dans toute sa nudité, dans cet- te “position commune” d’Istanbul et de Damas qui, bien qu’ennemis inconci- liables, s’accordent sur le sort à réserver aux groupes d’opposition qui combattent respectivement le régime d’Erdogan et celui de Bachar al-Assad : les Kurdes sont des “terroristes” aux yeux du premier, autant que le sont, pour le second, tous les Syriens qui se battent contre lui depuis 2011. À chacun ses “terroristes”, c’est la règle. Que ceux désignés ainsi par le régime turc aient libéré des villes en- tières qui étaient aux mains de Daech ne change rien à l’équation. Cette hy- pocrisie rend plus complexe le traitement de la crise syrienne, d’autant qu’el- le trouve un prolongement dans les soutiens actifs qui, au gré de leurs intérêts et calculs géopolitiques, vont à Damas ou à Ankara.

Mais la Conférence de Munich ne sera peut-être pas un remake parfait des pré- cédents conclaves du genre. Car, tout au moins sur le dossier libyen, les Occi- dentaux semblent avoir pris la mesure de la situation et des risques qu’elle fait peser, non seulement sur l’Afrique du Nord, mais, forcément, aussi, sur la sé- curité en Europe. Ils ont déjà sur les bras les flux migratoires dus au conflit sy- rien mais aussi, à en croire les prédictions de Manuel Valls, la certitude d’“at- taques terroristes d’ampleur” encore à venir. On ne le dira jamais assez : l’Eu- rope a mis trop de temps à se convaincre que les régimes totalitaires ont de tout temps été de formidables usines de production de ces deux marchandises ex- portables en Europe : le terrorisme et les vagues de migration. Mais le cauchemar syrien a-t-il véritablement sonné l’éveil qui mettra fin à l’hypocrisie ? n

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L’actualité en question

Lundi 15 février 2016

LIBERTE

À DÉFAUT D’UN ACCORD PRÉALABLE SUR LA BAISSE DE LA PRODUCTION

L’Algérie va boycotter la réunion de l’Opep

Le ministre de l’Énergie a expliqué que depuis 2014, l’Algérie a pris deux initiatives, malheureusement suivies d’échec.

L e ministre de l’Énergie et des Mines, Salah Khebri, qui était en visite de travail, hier, dans la wilaya de Tizi Ouzou, a averti, lors d’un point de presse, que l’Algérie risque de boycotter la réunion de l’Opep

s’il n’y a pas d’accord préalable sur la baisse de

la production. En effet, en abordant la question

du marché pétrolier, le ministre a expliqué que depuis 2014, l’Algérie a pris deux initiatives, malheureusement suivies d’échec. La premiè-

re était celle du président de la République qui

a chargé, en février 2015, quelques émissaires

de contacter certains pays pour essayer de rap- procher les points de vue pour tenter de sta- biliser le marché. “La seconde, je l’ai moi-même

menée en août dernier en saisissant le président de l’Opep dans le but d’attirer son attention sur la nécessité d’entreprendre des actions. Et ce n’était pas une demande de réunion extraordi- naire comme rapporté par la presse”, a-t-il sou- ligné, tout en ajoutant : “Nous n’irons pas à une réunion s’il n’y a pas un accord au préalable, mais les tentatives se poursuivent. Il

y a la proposition du Venezuela que nous en-

courageons, mais la solution ne peut plus venir de l’Opep toute seule, car elle a assez réduit ses

quotas, mais avec les pays non-Opep.” Revenant sur la baisse des prix du pétrole, le ministre a déclaré que celle-ci “a un impact immédiat sur

le cash-flow des compagnies pétrolières. Toutes

D. R.
D. R.

les compagnies internationales ont revu leurs stratégies, différé des projets et en ont annulé d’autres, il y a eu même des licenciements, mais Sonatrach n’en est pas là parce qu’elle a un avantage que d’autres compagnies n’ont pas :

elle travaille avec ses fonds propres. Il lui reste, toutefois, une possibilité, si nécessaire, de s’en- detter pour une partie et continuer son program- me”. Un programme qui n’est pas réduit d’une manière drastique, a précisé le ministre,

M. Salah Khebri, ministre de l’Énergie et des Mines.

mais qui est ré-optimisé en fonction des prio- rités. “Nous sommes passés d’un PMT 2015- 2019 de 90 milliards à un PMT 2020-2024 de 73 milliards, mais on ne touche pas les activi- tés en amont, telles que l’exploration de produc- tion et le raffinage”, a-t-il souligné, tout en in- diquant que les secteurs importants sont plu- tôt renforcés. Dans le contexte actuel, dit-il, l’Algérie ne peut pas agir sur les prix, puisqu’il s’agit d’un facteur exogène et qui, de surcroît,

ne représente que 3% de la production de l’Opep. En revanche, a-t-il noté, “nous pouvons agir sur notre production en augmentant nos ré- serves”. “Nous faisons des découvertes chaque année. Une vingtaine rien que l’année passée. Maintenant, il reste à les transformer en pro- duction réelle et le processus peut durer une di- zaine d’années. Il faut savoir que nos efforts, ces dernières années, sont plus réorientés vers l’ex- ploration que vers le développement de décou- vertes déjà réalisées, et ce, dans l’optique d’as- surer notre sécurité énergétique et ensuite expor- ter l’excédent”, a expliqué le ministre de l’Éner- gie. S’agissant du marché national des carbu- rants, le ministre dit miser grandement sur le développement du GPL. Un exposé présenté

à l’occasion de sa visite montre que l’objectif

à l’horizon 2030 est d’augmenter la part du GPL

dans le parc automobile national de 13% à 30%. Soit un chiffre de 1 020 000 véhicules à cette échéance. Actuellement, le nombre de véhicules roulants au GPL est de 200 000. La cadence an- nuelle de conversion au GPL sera annuellement de 68 000 véhicules. À ce titre, la consomma- tion de ce nouveau carburant, qui est de 300 000 tonnes actuellement, atteindra 1 mil- lion de tonnes/an, soit une croissance de 40 000 à 50 000 tonnes/an. Pour ce faire, le taux des stations-service équipées en GPL passera de 27 à 73% durant ces 15 années à venir.

SAMIR LESLOUS

ENTREPRISES PUBLIQUES DU SECTEUR DES TRANSPORTS

Quatre groupes économiques remplacent les SGP

L ministère des Transports a

e

rendu publique hier la nouvel-

configuration conférée aux

entreprises économiques du sec- teur, une action qui entre dans le cadre de la réorganisation des socié- tés étatiques, voulue par les pouvoirs publics dans le but de moderniser une gestion devenue de plus en plus bureaucratique qui a sclérosé les entités économiques publiques. Quatre groupes économiques vont ainsi remplacer les SGP du secteur.

Il s'agit, en effet du Groupe des ser-

vices portuaires (Serport), du Grou- pe de transport maritime (Gatma), du Groupe transport de marchan- dises et de logistique (Logitrans) et du Groupe transports terrestres de voyageurs (Transtev). Cap donc sur un nouveau schéma qui devrait per- mettre de “moderniser ces entre- prises et d’améliorer les services, par

le

le biais d’une gestion autonome, éle- vée à des standards internationaux”,

selon le ministre des Transports, Boudjema Talaï, qui était entouré, pour la circonstance, par pas moins de cinq de ses collègues du gouver- nement et du secrétaire général de l’UGTA. “Cette reconfiguration du secteur public constitue un axe ma- jeur des réformes économiques entre- prises par le gouvernement”, a affir- mé le ministre qui a tenté, à l’occa- sion, de rassurer les travailleurs du

secteur en assurant qu’il n’y aura pas de remise en cause des acquis so- ciaux. Le premier responsable du secteur a surtout mis l’accent sur les nouveaux outils dont doivent jouir les gestionnaires des groupes en question pour réussir leur mission, évoquant, notamment, un nouveau mode de gestion stratégique et auto- nome, l’esprit d’initiative et la dépé-

nalisation de l’acte de gestion. Invité à prendre la parole lors de la cérémonie, le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi-Saïd, a salué de tous ses vœux cette réorga- nisation qui devrait, d’après lui, “mettre fin au diktat exercé sur les en- treprises étatiques par les tutelles publiques”. “Malgré les importants fonds publics injectés, beaucoup d’en- treprises publiques n’ont pas réussi à se redresser à cause justement de la chape de plomb qui pèse sur leurs ges- tionnaires”, a rappelé Sidi-Saïd qui évoque même “un pilotage démago- gique” des sociétés publiques, esti- mant qu’il s’agit aujourd’hui de donner à ces dernières “l’autorité et la liberté nécessaires”. Tout en appe- lant “à sortir de la gestion adminis- trative et technocratique”, il a mis en garde contre l’échec d’une telle stra- tégie. “Si par malheur nous ratons le

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Djezzy élargit sa gamme post-payée Line et offre le meilleur choix à ses clients

n Une année après le lancement de ses offres post- payées “Line” et le succès retentissant enregistré sur le marché, Djezzy offre plus de nouveautés et de choix à ses clients et propose une gamme complète et généreuse. Pour le plus grand bonheur de ses clients, les nouvelles offres post-payées “Line” viennent d’être enrichies avec un nouveau forfait Line 2000 proposant des appels gratuits vers Djezzy de 20h00 à 8h00 du matin plus le week-end 24h/24 et 4 heures d’appels valables vers tous les réseaux. Line 2000 offre également un forfait de 1 Go et 200 sms vers Djezzy. Pour plus d’avantages et de confort dans l’usage, Line 1200 triple, pour sa part, le nombre de numéros favoris qui passent de 1 à 3 et porte à 300Mo le forfait internet, sans oublier l’accès gratuit à facebook, Twitter et WhatsApp, en plus de 500 SMS offerts. De son côté, Line 3000 se voit augmenter ses avantages avec 1,5 Go inclus, sans compter les appels gratuits vers Djezzy 24h/24 et

un forfait de 3 heures d’appels valables vers les autres réseaux ainsi que 300 sms offerts. La formule Line 5000 n’est pas en reste, puisqu’elle quadruple le volume de son forfait Data qui se voit propulsé de 1 Go à 4 Go. Djezzy propose également à ses clients “Line” la possibilité de contrôler le niveau de leur consommation mensuelle en souscrivant à l’option Control pour seulement 100 DA/mois, disponible pour les forfaits Line 1200, Line 2000 & Line 3000. Ce n’est pas tout ! Djezzy met sur la table un nouveau choix, à savoir l’offre “Smart Line” qui consiste en un pack Smartphone Alcatel Pixi First et un forfait Line au choix pour seulement 3 990 DA. L’offre est disponible sur l’ensemble du territoire et dans toutes les boutiques Djezzy. Rendez-vous sur notre site web www.Djezzy.dz ou dans l’une de nos boutiques pour découvrir nos nouvelles offres Line.

coche, il faut nous attendre à des mo- ments difficiles”, a-t-il averti, esti- mant qu’un échec de la démarche “va aboutir à une restructuration des entreprises publiques comme du temps du plan de réajustement struc- turel”. C’est pour cela que, précise- t-il, il a lui-même demandé aux fé- dérations UGTA du secteur d’aller vers l’instauration de pactes de sta- bilité au sein des entreprises. À no- ter que certaines grandes entre- prises publiques du secteur, à l’ima- ge d’Air Algérie et de la SNTF, ne font pas partie de ces quatre nou- veaux groupes, puisque, selon les ex- plications du ministre, ces compa- gnies fonctionnent déjà comme de véritables groupes.

Suite à cette restructuration, le nou- veau groupe Serport sera chargé de la gestion des ports commerciaux et de pêche. Le deuxième groupe Gat- ma comptera en son sein, notam- ment, la Cnan, l’Entmv, l’Erenav. Quant au groupe Transtev, il regrou- pera l'Entreprise du métro d'Alger (Ema), la Société d'exploitation des tramways (Setram), l'Entreprise de transport algérien par câbles (Etac), la Société de gestion de la gare rou- tière d'Alger (Sogral) et cinq filiales de transport de voyageurs par auto- car. Pour le groupe Logitrans, ce sera une nouvelle configuration pour la Société nationale du transport rou- tier (SNTR).

HAMID SAÏDANI

OOREDOO

Bénéficiez de la nouvelle Clé Internet avec 1 Go d’Internet offert et 100% de bonus les six premiers mois

n Fort de son meilleur réseau 3G++, Ooredoo fait profiter ses clients de l’Internet en mobilité et lance une promotion sur sa nouvelle Clé Internet à un prix compétitif. Pour 1 950 DA seulement, le client bénéficie de la nouvelle Clé Internet 3G avec 1 Go d’Internet offert valable 30 jours, avec en prime 100% de bonus sur le volume Internet sur tout achat d’un forfait Internet mensuel de 1 000 DA ou plus, et ce, durant les 6 premiers mois suivant la date d’acquisition. Ainsi, le client bénéficie de 2 Go d’Internet au lieu de 1 Go pour le forfait à 1 000 DA et de 6 Go d’Internet au lieu de 3 Go pour le forfait à 2 500 DA. Pour souscrire à l’un des forfaits Internet mensuels et bénéficier du bonus 100%, le client Ooredoo n’a qu’à aller sur le site choof.ooredoo.dz, ou composer le code *151#. Cette nouvelle promotion, valable jusqu’au 14 mars 2016, est disponible dans les espaces Ooredoo, espaces Service Ooredoo, City Shop Ooredoo, ainsi que les points de vente à travers les 36 wilayas couvertes par le réseau 3G de Ooredoo, à savoir Aïn Defla, Aïn Témouchent, Alger, Annaba, Batna, Béjaïa, Biskra, Blida, Bouira, Boumerdès, Chlef, Constantine, Djelfa, El-Bayadh, El-Oued, El-Tarf, Ghardaïa, Guelma, Laghouat, Mascara, Médéa, Naâma, Oran, Ouargla, Oum El-Bouaghi, Relizane, Sétif, Sidi Bel-Abbès, Tiaret, Tipaza, Tizi Ouzou, Tlemcen, Adrar, Bordj Bou-Arréridj, Jijel et Tébessa.

LIBERTE Lundi 15 février 2016

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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ALORS QUE LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE L’A INSTITUTIONNALISÉE EN RENDEZ-VOUS ANNUEL

La 2 e Conférence économique et sociale de la jeunesse aux oubliettes

économique et sociale de la jeunesse aux oubliettes n Le président de la République a institué,

n Le président de la République a institué,

comme rendez-vous annuel, une confé- rence économique et sociale de la jeunesse. La première édition a eu lieu effectivement le 24 novembre 2014 au Palais des nations de Club des Pins, en présence du Premier ministre Abdelmalek Sellal, qui a d’ailleurs transmis la décision du chef de l’État. Dans son intervention inaugurale, le Premier ministre avait annoncé l’annualité de ce ren- dez-vous, pensé comme un cadre d’évalua- tion des politiques publiques d’insertion so-

cioéconomique des jeunes dans les do- maines de l’entrepreneuriat des jeunes, des start-up, de l’emploi et de l’insertion des jeunes dans le monde économique et le mar- ché du travail. Ce forum se voulait être une véritable connexion entre la jeunesse et le processus de développement socioécono- mique. Il n’en demeure pas moins que ces promesses n’ont pas été au-delà d’une pro- fession de foi, puisque 15 mois après la pre- mière édition, la seconde n’est même pas en- visageable.

LES CAS DE CANCER ENREGISTRÉS À MILA DÉPASSENT LA MOYENNE NATIONALE

La DSP lance une étude pour cerner les causes

n Les cas de cancer ne cessent d’aug- menter d’année en année à Mila. Se- lon une source de la DSP, pas moins de 407 cas de cancer ont été compta- bilisés sur le territoire de la wilaya en 2015. Une statistique largement su- périeure à la moyenne nationale. Plus de la moitié des personnes souffrant de la maladie, à Mila, sont des femmes. Pour faire face à la hausse de la po- pulation atteinte, la DSP a procédé à la mise en service de deux structures spécialisées en oncologie, la premiè- re au niveau de l’hôpital Maghlaoua

de Mila et la seconde à l’hôpital Bou- khechem d’Oued Athmania. L’on saura de même source que ladite direction vient de lan- cer une étude, qui s’étend sur une période de cinq ans, afin de cerner les causes et les condi- tions résidant derrière la multiplication des cas de cancer dans la wilaya.

ans, afin de cerner les causes et les condi- tions résidant derrière la multiplication des cas

DÉMANTÈLEMENT D’UNE BANDE DE MALFAITEURS

Émission de chèques sans provision aux commerçants

n La section de recherches de

la Gendarmerie nationale a présenté à la justice une per- sonne pour association de mal- faiteurs, escroquerie, émission de chèque sans provision et faux et usage de faux, dont ont été victimes neuf com- merçants des wilayas de Sétif, Constantine et Alger, et ce, après dépôt de plainte d’une des victimes. Cette dernière a affirmé que le mis en cause a acquis une marchandise de son entreprise privée d’aluminium à Sétif contre un chèque bancaire (sans provision) portant la somme d'un million trois cent huit mille dinars avec une copie d'un registre du commerce et d’une carte d’identification fis- cale falsifiés. Les investigations entreprises par les enquêteurs ont abouti à l'interpellation du faussaire et la récupération dans son domicile à Constantine des copies des documents fal- sifiés ainsi qu’un carnet de chèques bancaires inscrit au nom de son complice. Quatre des vic- times (propriétaires des entreprises privées de vente de matériels de construction, d’électri- cité, de plomberie et de soudure) ont déclaré qu’elles ont été escroquées par les membres de cette bande de malfaiteurs, tout en leur remettant des chèques bancaires sans provision.

en leur remettant des chèques bancaires sans provision. MALMENÉ À UNE STATION DE MÉTRO POUR AVOIR

MALMENÉ À UNE STATION DE MÉTRO POUR AVOIR OUBLIÉ LA CARTE DE HANDICAPÉ

La mère

d’un IMC

dénonce

les

entraves

DE HANDICAPÉ La mère d’un IMC dénonce les entraves n Une mère d’un jeune homme atteint

n Une mère d’un jeune homme atteint de déficience physique (IMC) s’est rapprochée de la rédaction de Liberté pour dénoncer ce qu’elle considère comme un non-respect de personne souffrant d’un handicap. À la station de métro d’Alger, elle demande un ticket gratuit pour son fils qui l’accompagne. On lui exige la carte de handicapé. Elle répond qu’elle l’a oubliée. Malgré tout, on insiste. “Mon fils, sur chaise roulante, était avec moi. Pourquoi nous malmener de la sorte ? J’ai payé les tickets pour ne pas rater son RDV chez le médecin”, témoigne-t-elle, déterminée à introduire une doléance à la direction du transporteur public. Elle estime anormal autant d’entraves aux personnes à mobilité réduite. “Doit-on donc les cacher ?” s’insurge- t-elle.

AMPUTÉ D’UNE JAMBE PAR L’AVIATION FRANÇAISE EN 1957

Un citoyen de Béni Haoua réclame une indemnisation

1957 Un citoyen de Béni Haoua réclame une indemnisation n Il avait 14 ans lorsque Belkacem

n Il avait 14 ans lorsque Belkacem Benamrou, (au- jourd’hui âgé de 73 ans), qui gardait ses moutons au lieu- dit Bouhidjeb, à Béni Haoua, non loin du massif forestier de Bissa, dans la wilaya de Chlef, a été la cible d’un bombardement aérien qui lui a causé l’amputation de sa jambe gauche. Selon son té- moignage, l’aviation fran- çaise visait une casemate où s’étaient retranchés des moudjahidine. Elle s’était néanmoins trompée de cible et toucha le berger alors ac- compagné de plusieurs ca-

marades. Depuis ce qui semble être une erreur mili- taire, une longue bataille ad- ministrative a été engagée pour que la victime obtienne une indemnisation. Sans au- cun résultat. “J’ai frappé, mais vainement, aux portes de toutes les instances admi- nistratives locales et natio- nales compétentes afin de bé- néficier d’une indemnité. Que celles-ci m’accordent une at- tention et prennent mon ul- time SOS en considération”, lance Belkacem Benamrou, père de 12 enfants et sans au- cune ressource financière.

IL EST ORIENTÉ VERS LES PROFESSIONNELS

10 e édition du Salon de la pharmacie et parapharmacie

n Le Salon de la phar- macie et pa- rapharmacie, qui démarre- ra le 18
n Le Salon
de la phar-
macie et pa-
rapharmacie,
qui démarre-
ra le 18 fé-
vrier, comp-
te accueillir
plus de 4000
visiteurs, es-

sentiellement des acteurs dans le domaine, pour déambuler dans les 90 stands occupés par des groupes pharmaceu- tiques. Au-delà des expositions, des conférences-débats se- ront organisées autour du thème générique “préservation de l’environnement”.

ARRÊT SUR IMAGE Vu à Tébessa

Liberté
Liberté

L’incivisme en matière d’hygiène ne cesse d’étonner, à telle enseigne que les échos sont redondants. En face d’un collège (CEM Saker-Djabellah), les ordures s’amoncellent. Et c’est là l’exemple qu’on donne aux futurs adultes.

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Reportage

Lundi 15 février 2016

LIBERTE

UNE ASSOCIATION ALGÉRIENNE S’INSCRIT DANS LE MOUVEMENT AGROÉCOLOGIQUE

“Torba” ou le lien avec la terre nourricière

Vendredi 12 février 2016, virée à Djenane Bouchaoui, à une quinzaine de kilomètres du centre d’Alger. Une fois le portail ouvert de la petite ferme, le décor est planté :

sur la partie gauche, un verger s’impose, bordé de sapins et d’eucalyptus, et à droite, l’espace est réservé à l’expérience agroécologique en Algérie. La “révolution verte” est- elle déjà en marche ?

S ur le côté droit de la ferme, outre le semblant d’enclos hébergeant un cheval blanc, se trouvent le poulailler accueillant poules et pintades, un plan d’eau, refuge de quelques oies et canards, et deux baraques peintes

en blanc, ouvrant la voie à deux grandes parcelles de terrain, séparées par un étang. Bien que non

abondante, la pluie de la veille a bel et bien lais- sé ses traces sur la terre,

mais sans décourager pour autant les membres de l’association Torba (qui signifie terre fertile), engagés dans “l’agroé- cologie” : une agriculture, respectueuse de la terre nourricière, de l’environnement en général et de la santé humaine. Chaussés de bottes en caoutchouc, portant cha- peaux de paille, casquettes, foulards ou cheveux au vent, ces derniers, pour la plupart des femmes, résidant à Alger et sa périphérie, sont sur les lieux, depuis 9 heures du matin, pour travailler leurs petits “jardins” où sont plantés divers légumes (sa- lades, choux, choux-fleurs, fèves, petits pois…), et même les “parcelles collectives”, tout en nar- guant le soleil timide de leurs sourires, de leurs plaisanteries et de leur enthousiasme. Un petit groupe, composé de quatre femmes, s’affaire au- tour d’un petit terrain entouré de quelques ro- seaux et encombré, sur le côté gauche, par des couffins remplis d’herbes et de sachets de graines. “C’est un espace commun réservé aux plantes aromatiques”, nous explique Fatma Dahou, une des personnes fondatrices de Torba et membre de la commission permaculture, citant, entre autres, la sauge, le romarin, la lavande, l’origan et la menthe. Elle précise également que ce travail servira à la “pollinisation, pour ramener les abeilles”. Une pollinisation qui s’avère être un élément clé de la reproduction chez certains végétaux, au ser- vice de l’équilibre des écosystèmes. Mais, avant d’enrichir le petit espace de nouvelles racines de plantes et de graines, il faut d’abord arracher les mauvaises herbes. Non loin du groupe, Karim Ra- hal, principal instigateur du projet Torba et président de l’association, s’occupe du “traitement naturel à base de plantes” des différentes parcelles. Équipé d’un pulvérisateur à dos muni d’un long tube pour vaporiser le produit, cet autre membre fondateur de Torba arrose une parcelle de terre de “purin d’ortie”, connu pour être un engrais anti-parasitaire efficace, très utilisé au jardin bio- logique. “C’est un insectifuge destiné à éloigner les insectes indésirables. On dit que c’est un produit miracle… Nous sommes en train de l’essayer à notre niveau”, nous confie l’enseignant en agrovétérinaire, en continuant à vaporiser les plantes. Nous le suivons pour le questionner sur le collectif Torba et les objectifs qu’il s’est assignés. Ainsi, nous apprendrons que l’association algé- rienne, créée en 2014, a pour slogan : “Cultivons notre santé” et qu’elle rassemble une centaine d’adhérents, venus de divers horizons : des mé-

Par :

HAFIDA AMEYAR

Billel Zehani/Liberté
Billel Zehani/Liberté

decins, des vétérinaires, des architectes, des dentistes, des traducteurs et des universitaires, ainsi que des artistes, des chargés de communi- cation, des retraités et une prof de yoga. “Nous sommes 5 000 membres sur la page Facebook”, signale notre interlocuteur.

Horizon 2017 : plus d’espace d’exploitation Pour le président de Torba, Djenane Bouchaoui est “une pépinière” dont le but fixé par le collec- tif est de multiplier ce type d’expérience partout, à travers tout le territoire national, pour permettre “au citoyen algérien, surtout le citadin, de renouer avec la terre et la nature”. L’association, dit-il, “est en train de valoriser” la partie des terres en friche appartenant à Mokhtar Belhadj, un propriétai- re figurant parmi les membres fondateurs de cet- te association. “Nous sommes dans au moins un demi-hectare, disons 2 000 m 2 . Nous avons en moyenne 50 m 2 par famille, mais ça va de 20 à 200 m 2 . Notre projet pour l’année 2017, c’est d’aller à 5 000 m 2 , annonce M. Rahal, en déplorant plus loin “le problème de disponibili- té des membres”. Selon lui, ceux qui “réussissent” dans le jardina- ge sont ceux qui travaillent régulièrement leur parcelle de terrain, “au moins deux fois par se- maine”. Le responsable associatif nous apprend aussi que des formations sont dispensées tous les deux mois pour une meilleure connaissance de “la permaculture” et de “l’agriculture urbaine”. Saisissant une fourche-bêche, Karim Rahal re- tourne la terre et déterre quelques pommes de ter- re. “Nous sommes des jardiniers en herbe, nous ap- prenons à quitter le béton et à renouer avec la na- ture et le développement des plantes”, dit-il, en re- prenant son chemin vers une autre parcelle, ri- chement chargée d’oignons, d’artichauts et de sa- lade verte, en fait “des légumes sans insecticide ni engrais chimique”. Mais, l’association se préoccupe-t-elle de la question de la sécurité alimentaire ? “Bien sûr”, nous répond son président, en nous annonçant la sortie prochaine d’un ouvrage aux éditions Arak, racontant l’expérience agroécologique de Torba, la première du genre en Algérie, et les en- jeux alimentaires. Karim Rahal nous quitte et se dirige vers un second lot de parcelles de terrain,

Les femmes arrachent les mauvaises herbes pour enrichir le petit espace de nouvelles plantes.

de l’autre côté de l’étang, laissant derrière lui les nouveaux arrivants, regroupés par petits groupes autour des “jardins”. Des rires fusent d’un grou- pe. “Notre trio est d’enfer, parce qu’il aime man- ger”, se réjouit une des dames, en échangeant des recettes de cuisine avec ses compagnes. À quelques mètres de là, s’affaire Mouni, la doyen- ne, les pieds empêtrés dans la boue. Cette fem- me de 75 ans, amatrice de spéléologie, est grand- mère dix fois. Elle nous apprendra par la suite qu’elle a été for- matrice à l’IEP et qu’elle a intégré l’association, il y a une année, par “amour de la terre”. “J’y gagne beaucoup sur le plan relationnel et sur le plan de la santé”, nous livre-t-elle, en nous montrant fiè- rement le fruit de son labeur : des fèves, des pommes de terre, de la salade, des oignons, du céleri, de l’ail et de la mâche. Comme certains membres des commissions permaculture, pou- lailler et semences de Torba, Mouni vient tra- vailler la parcelle de terrain qu’elle partage avec Saliha, professeur de yoga, “tous les après-midi de la semaine”, le vendredi étant consacré sur- tout aux retrouvailles et au couffin hebdomadaire. La doyenne, tout comme les autres adhérents ren- contrés, s’estime heureuse de manger bio et d’avoir appris à consommer “un tas de plantes co- mestibles”.

Travail de récupération, compostage, couffin hebdomadaire… À la petite ferme de Bouchaoui, les anciens membres apprennent aux nouveaux le travail de la terre. Il arrive que certains, notamment ceux de la commission enfance, ramènent avec eux leurs enfants ou leurs amis. C’est d’ailleurs le cas de cette jeune informaticienne, venue pour la pre- mière fois sur les lieux. Cette dernière est ravie de “découvrir des personnes cultivant des lé- gumes en plein Alger”. “Le jardinage est une vraie thérapie. Je suis séduite, vraiment séduite, et je compte bien adhérer à l’association”, nous confie-t-elle. À Djenane Bouchaoui, l’association fait “dans la récupération”, transformant notamment des bouteilles d’eau en plastique en “mini serres” ou des gobelets en plastique en mini pots de fleurs. Ici, rien ne se jette à la poubelle, mais tout est re-

cyclable. Même les épluchures de légumes et de fruits, ainsi que les restes de repas servent à nour- rir les poules ou sont convertis en compost, clé de voûte de la fertilité du sol. Vers midi, un des deux ouvriers agricoles de Mokhtar Belhadj vient vendre sa “guernina bio” (pissenlit) aux membres de l’association. L’oran- ge et le citron, ramenés de chez un agriculteur bio de la région, sont également écoulés. C’est aus- si l’heure de la distribution du couffin conven- tionné avec le producteur de Bouinan, établi sur les hauteurs de Chréa. Mais, pour récupérer leurs marchandises, les adhérents doivent se déplacer à Ouled Fayet, jusqu’à la clinique vétérinaire El-Fayet Club, dont le propriétaire est l’un des fondateurs de Torba. Saliha se propose de nous accompagner. Sur place, nous faisons la connais- sance de Khaled, un vétérinaire, chargé de la com- mission Terroir de l’association. Grâce à sa profession qui lui a permis de “côtoyer le monde rural”, ce membre fondateur de Tor- ba n’a pas de problème pour se rapprocher des agriculteurs et artisans, notamment de la région de Médéa, ni de faire la promotion des produits du terroir : lait et petit-lait de chèvre et de vache, beurre, miel, vinaigre (de cidre, de datte ou de rai- sin), bourghol (blé dur précuit et concassé), pain traditionnel… Rencontre également avec la res- ponsable de la commission Amap (maintien de l’agriculture paysanne), Fadhila, qui est psy- chologue orthopédique. Cette dernière a pour mission de gérer, à la fois, “la distribution du couffin et la relation avec le pro- ducteur de Bouinan”. Malheureusement, le “manque d’eau en montagne”, à Bouinan, a lourdement pesé sur le contenu du couffin qui ne renferme, cette fois, que quelques bottes d’épinards, des oignons, du persil et de la co- riandre. D’après Fadhila, la commission est à la recherche d’agriculteurs bio “pour ouvrir d’autres Amap à la périphérie d’Alger” au service des membres de Torba et des particuliers. Retour à la ferme de Bouchaoui, vers 14h, pour assister au fameux “pique-nique” hebdomadai- re des membres des différentes commissions de l’association. Une très belle expérience de par- tage et de convivialité !

H. A.

LIBERTE

Lundi 15 février 2016

L’actualité en question

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HYUNDAI CONTRACTE UN PARTENARIAT AVEC GLOBAL MOTORS POUR LE MONTAGE DE CAMIONS À BATNA

Omar Rebrab dénonce une escroquerie

“C’est une escroquerie caractérisée. Ils sont de mauvaise foi. Ils fourguent aux Algériens des véhicules dépourvus d’équipements de sécurité”, a dénoncé M. Rebrab.

L e président-directeur gé- néral du pôle Automo- tive au groupe Cevital et néanmoins directeur gé- néral de Hyundai Motor Algérie (HMA), Omar

Rebrab, est sorti, hier, de sa réserve pour dénoncer un fait gravissime : le partenariat conclu entre le construc- teur coréen Hyundai et un conces- sionnaire algérien pour le montage de camions. Des camions qui ne ré- pondraient pas à la norme de sécu- rité exigée. En effet, lors d’une confé- rence de presse organisée au siège de HMA, à Oued-Smar, M. Rebrab a indiqué que “les Coréens veulent faire le montage de camions en Algérie en imposant des modèles qui

ne répondent guère à l’arrêté du 23 mars 2015 fixant les cahiers des charges relatifs aux conditions et modalités d’exercice des activités de concessionnaire de véhicules neufs et promulgué par le ministère de l’In- dustrie et des Mines”. Il citera, entre autres, les équipements de sécurité, comme l’ABS, les airbags, le limiteur de vitesse et/ou régulateur de vites- se, le système de bridage de la vites- se maximale prévue par la régle- mentation régissant la circulation routière, les ceintures de sécurité et de points d’ancrage conformes aux dispositions règlementaires et ré- pondant aux normes applicables

Billel Zehani/Liberté
Billel Zehani/Liberté

M. Omar Rebrab, hier, lors d’une conférence de presse.

des essais de choc, les dispositifs de protection anti-encastrement à l’avant et à l’arrière, la protection la- térale, le chronotachygraphe, les appuie-tête sur tous les sièges, des garde-boues, ainsi que des disposi- tifs de dégivrage et de désembuage du pare-brise. Les camions qui se- ront montés en Algérie, plus exac- tement à Batna par Global Motors, sont-ils dotés de ces équipements

exigés par la loi en vigueur ? Le conférencier doute fort que ce soit le cas, d’autant que la sortie du premier camion est prévue pour le mois d’avril prochain. En ce sens, M. Re- brab n’a pas mâché ses mots pour in- terpeller le constructeur coréen et dénoncer une situation scandaleu- se. Selon le conférencier, tout a commencé quand les Coréens avaient proposé à Tiziri Motors, un

concessionnaire qui commercialise les camions et les engins de la même marque, 2 000 camions qui ne ré- pondent pas aux normes. Devant cet état de fait, ledit concessionnaire consulte le DG de HMA et lui pro- pose de les reprendre. Une propo- sition que M. Rebrab refuse. “Je ne peux pas importer 2 000 camions hors normes alors que le cahier des charges exige des critères plus sévères !” Pour contourner cet écueil, la loi, en som- me, les Coréens trouvent un repré- sentant à Batna, en l’occurrence Global Motors et lui proposent un montage en DKD, c’est-à-dire un ca- mion produit, démonté et expédié pour un montage en Algérie. Global Motors accepte la proposition et met les choses au point pour dé- marrer l’usine. M. Rebrab n’en veut pas à Global Motors pour autant. “Aujourd’hui, je n’en veux à per- sonne. J’en veux aux Coréens qui prennent l’Algérie pour une poubel- le. C’est une escroquerie caractérisée. Ils sont de mauvaise foi. Ils fourguent aux Algériens des camions dépourvus d’équipements de sécurité. Aussi, j’attire l’attention des pouvoirs publics pour faire appliquer la loi dans tou- te sa rigueur afin d’éviter un précé- dent. Les Coréens ont fait fausse route, croyant qu’à travers le montage des véhicules en Algérie, ils contour- neraient le cahier des charges”,

LA PÉNURIE S’INSTALLE ET LES PRIX FLAMBENT

explique M. Rebrab, qui s’interroge :

“Peut-on imposer aux concession- naires algériens d’importer des véhi- cules répondant au cahier des charges et laisser un constructeur, à travers son représentant, transgresser la même loi ? Je doute fort que non ! Au- jourd’hui, le fait est là et cette socié- té s’apprête à commercialiser son premier camion hors normes ! Ce sont les intérêts de l’Algérie qui sont en jeu ! Ce concessionnaire de Batna fi- nira dans les litiges. Et les Coréens n’en ont rien à cirer, tant que leurs in- térêts ne sont pas touchés.” À la question de savoir si HMA connaît des incidences à la suite de l’ouver- ture d’autres concessionnaires par les Coréens en Algérie, M. Rebrab ré- pond : “Au départ, je me suis éner- vé, car mes partenaires coréens m’ont fait un enfant dans le dos. Qu’ils sa- chent, qu’à partir d’aujourd’hui, HMA travaillera le produit, mais ja- mais plus l’image de marque. Et j’aurai, moi aussi, mon mot à dire, car je pourrai aussi faire des multi- marques dans les showrooms de Hyundai.” Et de conclure : “Après 18 ans de partenariat, je me suis in- vesti corps et âme, je regrette cette tra- hison. Après, je me suis rendu comp- te que HMA s’en sortira sans les Co- réens, et l’avenir nous réserve bien des surprises !”

FARID BELGACEM

Acquisition d’un véhicule neuf : c’est la croix et la bannière !

P lus que jamais décidé à brider les im- portations des véhicules neufs pour ré- duire les dépenses en devises, le gou-

vernement s’achemine vers des mesures dra- coniennes et tente de gagner du temps pour provoquer une pénurie qui ne dit pas son nom. Selon nos sources, les ministères qui inter- viennent dans la gestion du “dossier automo- bile”, comme ceux du Commerce, de l’In- dustrie et des Mines et des Finances, multi- plient les décrets, les notes, les ordonnances, et les mises en garde envers les concession- naires automobiles — le tout sous couvert du nouveau cahier des charges — pour ralentir cette activité. Sans jeu de mots, le gouvernement met le tur- bo, avec une rare action sournoise, pour frei- ner un marché, le 2 e du continent après celui

de l’Afrique du Sud et qui a connu les grands jours entre 2009 et 2014. En effet, les clients algériens doivent prendre leur mal en patience pour acquérir un véhicule neuf chez un concessionnaire automobile à cause de ces nouvelles mesures inscrites dans un plan d’austérité qui s’étale sur une durée de trois ans. Ce plan se décline sous forme de feuille de route établie sur la base des produits prioritaires à importer. Selon nos sources, seul le ciment figure dans ce plan déployé par le gouvernement, et ce, afin d’achever les chan- tiers de bâtiments entamés dans le cadre des formules AADL (location-vente) et LPP (lo- gement promotionnel). Du coup, seuls les composants de montage des véhicules en Al- gérie (camion, bus et véhicules particuliers) sont admis à l’importation. Pour preuve, la ré-

union qui devait se tenir samedi dernier pour définir les quotas à octroyer pour les conces- sionnaires automobiles a été ajournée pour le 23 février prochain. Et rien ne dit qu’elle ne sera pas reportée une nouvelle fois à cause des agendas chargés desdits ministères qui sont re- présentés dans la commission d’attribution des quotas. Une fois les quotas définis, les construc- teurs automobiles devront faire face aux pro- totypes à fabriquer conformément aux modèles inscrits sur les licences d’importation. Une cor- vée qui s’étalera sur quatre mois, sachant que chaque modèle devra faire l’objet d’une ho- mologation des services des mines à Alger. Et comme on l’avait prédit dans les colonnes de Liberté, les importations accuseront un retard de six à neuf mois, avant qu’elles ne subissent un autre retard allant de 30 à 45 jours au ni-

veau des douanes et des administrations pour la délivrance des cartes jaunes. Du coup, le quota plafonné à 152 000 unités pourrait être revu à la baisse, sachant que certains concessionnaires honnêtes se sont fait piéger par les délais fixés pour le dépôt du dossier pour l’obtention de leurs licences d’importa- tion en ajournant leurs commandes auprès de leurs constructeurs respectifs. Face à cette si- tuation, on ne peut plus kafkaïenne, les concessionnaires comptent tabler sur le vé- hicule utilitaire et les véhicules de moyenne et de haut de gamme pour glaner des bénéfices. Conséquences immédiate : la mini-citadine et la citadine, qui représentent par ailleurs plus de 60% des parts de marché, risquent de dis- paraître des catalogues showrooms.

F. B.

MATÉRIEL INFORMATIQUE POUR LES BESOINS DES APC EN OPÉRATION BIOMÉTRIQUE

Licences Microsoft : arnaque à grande échelle

I l s’agit d’un marché juteux que les fournisseurs privés en matériel informatique n’hésitent pas d’exploiter à fond, mais pas toujours dans les règles de l’art. Dans le milieu des ini-

tiés, c’est même le grand scandale : des licences Microsoft en fin de vie ou qui ne sont pas initialement destinées à la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (Mena) sont ainsi “fourguées” aux APC en termes d’équipement dans le cadre de l’opération biométrique. Il n’est pas question dans ce cas-là de piratage mais, plutôt, de véritables versions qui nous arrivent, selon nos sources, notamment de pays européens (anglophones en gé- néral) et pas du tout par des canaux officiels. Un nouveau genre de “trabendo” qui, cette fois-ci, peut com- promettre tout le fonctionnement de nos APC. En cas de blo- cage de serveur ou de crash du disque dur ou autre accident, les données sont irrécupérables, à moins de les réclamer au- près de Microsoft Algérie. Et c’est là que le problème se po-

sera dans la mesure où Microsoft, dans ce cas précis, serait dans l’incapacité de le faire. La raison est toute simple : une licen- ce représente le droit à utiliser un logiciel. Il se trouve que lors de l’achat de logiciels, il faut tout d’abord considérer le mode et le lieu d’utilisation du logiciel : Sur les postes de travail (or- dinateur fixe ou portable), l’acquéreur a besoin de plusieurs licences, qu’il s’agisse de système d’exploitation (ex. Windows 8) ou des applications (ex. Word ou Excel). Pour chaque serveur, les utilisateurs doivent posséder une li- cence pour son système d’exploitation (ex. Windows Server) et des licences additionnelles pour chaque application instal- lée sur le serveur (ex. Microsoft SQL Server). Aussi, pour chaque appareil ou utilisateur ayant accès aux serveurs, les acquéreurs doivent avoir une licence d’accès client ou CAL (Client Access License). À noter que chaque APC a toute la latitude de choi- sir son fournisseur par voie de consultation sauf pour les com-

munes démunies, qui sont prises en charge par la wilaya. Il se- rait donc judicieux de se prémunir contre ces arnaques en contactant Microsoft Algérie pour vérifier les numéros de sé- rie et la validité de certaines normes. Le plus curieux dans l’histoire, c’est que, par ailleurs, ces packs sont carrément proposés sur le site marchand Ouedkniss avec pour mention “matériel informatique pour les besoins des APC, opération biométrie”. L’on retrouve, d’ailleurs, facilement après une brève recherche, que la fin de vente du logiciel pac- kagé du Windows 8, pour ne citer que celui-ci, s’arrête au 31 octobre 2014 avec fin de vente des PC avec Windows pré- installé à juin 2016. La fin de vente correspond à la date à la- quelle une version spécifique de Windows n’est plus fournie aux revendeurs et fabricants OEM (Original Equipement Manufacturers).

NABILA SAÏDOUN

8

Actu-Alger

Lundi 15 février 2016

LIBERTE

DU NOUVEAU AU CENTRE CULTUREL D’EL-MADANIA

Du fitness pour ces dames

n Bonne nouvelle pour la gent

féminine d’El-Madania ! D’ici un mois, il sera loisible à ces dames de s’adonner au plaisir du fitness et à leur sport favori, à la faveur de l’aménagement d’une salle de sports au niveau du centre culturel Debbih-Chérif, a-t-on su de M. Boughadou Malek, le vice- président chargé de l’urbanisme et du service technique à la mairie d’El-Madania.

L. N.

EUCALYPTUS

Réalisation de 13 stades de proximité

n L’opération réalisation de 13

stades de proximité en gazon synthétique à travers les quartiers des Eucalyptus est finalement lancée. Une enveloppe de l’ordre de 2 milliards de centimes a été dégagée à cet effet, a-t-on a appris d’une source crédible. Parmi les cités et quartiers figurent entre autres la cité 200- Logements, la cité 1600, la cité 917, la cité 621-Logements, quartier Rmadnia, quartier Enakhla et quartier Kourifa.

N. Z.

ROUIBA

Vol de voitures à la cité la Gare (cité du 20-Août)

n Au moins cinq propriétaires de

Renault Clio ont été victimes de vol de poste radio et autres de leurs véhicules au niveau de la cité du 20-Août, connue sous le nom de cité la Gare à Rouiba, selon des témoignages des habitants. Des victimes ont retrouvé, le lendemain, leurs voitures saccagées (vitres brisées) et leurs postes radio- cassette ainsi que les climatiseurs volés. Les véhicules ciblés sont surtout les Renault Clio immatriculées en 2015. Les voleurs enlèvent les postes radio- cassette et les climatiseurs dont les prix avoisinent les 30 millions de centimes, nous ont témoigné les résidents de cette cité. La police scientifique de Rouiba a pris en main cette affaire.

NASSER Z.

DELY BRAHIM

Des bacs à ordures souterrains installés

n Dans le cadre de la protection

de l’environnement, la commune de Dely Brahim vient de mettre en place huit bacs à ordures enfuis sous terre, a-t-on appris d’une source locale. Selon la même source, ces bacs à ordures, enfuis sous terre, ne dégagent aucune odeur nauséabonde. Il faut savoir que chaque bac à ordures peut contenir jusqu'à 1200 kg de déchets ménagers qui seront vidés par 2 camions conçus spécialement pour ces bacs souterrains. Par ailleurs, la commune de Dely Brahim a procédé dernièrement au nettoyage des regards et l’installation des plaques signalétiques. Signalons enfin que toutes les barricades et autres piquets placés sur la voie publique par les habitants ont été enlevés. Ces barricades placées anarchiquement servaient à interdire aux automobilistes le stationnement.

N. Z.

EL-MADANIA

Le Confort opère son lifting

Selon le descriptif du planning des travaux, il est prévu de conforter les édifices, à commen- cer par le sablage des murs de façade d’immeubles et refaire l’étanchéité des terrasses ainsi que l’assainissement des caves.

L e Confort d’El-Madania s’offre un lifting qui per- met d’atténuer l’em- preinte de l’usure du temps et de gommer tant d’actes d’incivilités per-

pétrés contre ce fleuron de l’archi- tecture. Pour ce faire, la municipali- té d’El-Madania et la direction de l’aménagement et de la restructura- tion des quartiers d’Alger, la Darq de la wilaya d’Alger, coopèrent pour l’aménagement de ce qu’il y a de plus beau et de plus réussi au chapitre de l’habitat urbain. Quatre mois ! C’est

le délai imparti au bureau d’études et

à l’entreprise de réalisation pour of-

frir aux riverains un Belvédère remis

à neuf. “Outre l’aménagement d’es-

paces publics, notamment la plate-

forme du balcon qui relève de nos pré- rogatives, le descriptif du planning des travaux de la Darq prévoit de confor- ter les édifices. À commencer par le sa- blage des murs de façade d’immeubles

et de refaire l’étanchéité des terrasses

ainsi que l’assainissement des caves,

dont la plupart sont inondées. De plus, le devis prévoit également l’installa- tion d’une antenne parabolique col- lective afin d’en finir avec l’image d’immeubles hérissés d’assiettes de pa- raboles”, a déclaré Boughadou Ma- lek, vice-président chargé de l’urba- nisme et du service technique à la mairie d’El-Madania. De la sorte, le belvédère du Confort sera d’ici peu

la destination privilégiée des Algérois,

pour peu que l’APC ait fini d’instal- ler les bancs publics. Au demeurant, c’est la résurrection du belvédère, dont la construction fut ordonnée, on s’en souvient, par Jacques Chevalier, l’ancien maire d’Alger, pour y loger les autochtones qui s’entassaient dans les bidonvilles aux alentours

d’Alger. Édifié et fortifié avec de la pierre calcaire sur la crête du plateau qui domine l’inégalable beauté de la baie d’Alger, soit à un vol d’oiseau de Maqam Echahid (le sanctuaire du martyr), le Confort est né sous le “T” de l’architecte Fernand Pouillon, à l’instar des 732 logements de Diar Es- sâada (les maisons du bonheur) et de Diar El-Mahçoul (les maisons de la promesse tenue) livrés en 1955, où l’on inventorie un parc de 1550 lo- gements. Située sur l’avenue Aïchi (ex-Suez) qui dissocie et qui diffé- rencie l’habitat “indigène” dit évo-

lutive de Diar El-Mahçoul, le Confort

était réservé à l’époque innommable aux Français d’Algérie. S’il en est une

preuve d’un relogement sélectif en ce temps-là, celle-ci est à chercher dans le féerique site qui offre l’exception- nelle vue sur le jardin d’essai d’El- Hamma sis à Belouizdad (ex-Bel- court), élevé sur une terrasse et au pied d’une tour. Les habitants du Confort s’aèrent présentement de son belvédère (ex-place de la Mer) et s’embaument des jardins luxuriants de la villa des Arcades. Mieux, les ha- bitants du Confort s’offrent égale- ment à partir de la place centrale le bol d’air revigorant qu’ils hument à pleins poumons de Djenane Lakhdar, situé à un vol d’oiseau dans la tra- versée du quartier de l’ancienne Re- doute d’El-Mouradia vers El-Mada- nia, dénommé Ghrissi-Amar qu’est

contigu au boulevard Lalla-Abder- rahmane (ex-Frédéric-Lang). Seule- ment, tout n’est pas aussi rose que ça au Confort, comme le laisse en- tendre notre guide : “La main mal- intentionnée de l’homme a abîmé l’esthétique de la gravure de 40 m de hauteur et de 6 m de largeur, œuvre de l’artiste sculpteur Jean Amado

Louhal N. / Liberté
Louhal N. / Liberté

Le bureau d’études a quatre mois pour offrir aux riverains un belvédère remis à neuf.

(1927-1995), qui enjolivait les balcons de la tour-clocher du Confort que lui avait commandé Fernand Pouillon en 1957. D’ailleurs, ce n’est pas tout, du fait que le Confort fut spolié de sa fon- taine aux chevaux, œuvre de Louis Arnaud, qui ruisselait sur la place de la Mer, soit au pied de la tour et qui représentait un Neptune emmenant un char tiré par des chevaux agiles et aériens.” Aujourd’hui que l’on en parle, l’œuvre à l’aspect hellénique enjolive l’accès du palais des Raïs sis au boulevard Amara-Rachid à l’es- tuaire de Bab El-Oued, où avaient bi- vouaqués Hercule et ses compa- gnons à Icosim, dit-on. Du reste, le confort s’était effrité également de son “Totem”, et l’hostile main des casseurs a abîmé les gravures es-

quissées de part et d’autre des arcades de la porte de la Mer, où il est loisible au visiteur d’admirer la céramique à la couleur bleu azur du minaret de la mosquée Bachir-El-Ibrahimi, qui n’était autre que l’ancienne église Saint-Jean-Baptise, œuvre de Mo- hamed-Boumehdi, qui faisait partie du staff technique de Fernand Pouillon. Certes, c’est tout petit par rapport à ce qu’il est attendu de la part du beylik, mais c’est toujours bon à prendre, ne serait-ce que pour pérenniser ce site digne de durer dans le temps. Seul couac, l’image de la baie d’Alger s’en trouve gâtée par le bidonville sis au lieudit Carrière de Belouizdad, que l’ont peut voir du belvédère.

LOUHAL NOUREDDINE

L’ARTISTE PEINTRE AHMED SERADOUNI EXPOSE À LA GALERIE AÏCHA-HADDAD

“Paysages de l’Algérie, de l’Atlas jusqu’à l’Ahaggar”

S i l’envie vous prend d’aller à la découverte d’Alger, le mieux est de faire un tour à la galerie

d’art Aïcha-Haddad, où l’artiste peintre Ahmed Seradouni vous convie à toucher du doigt la séculaire église du village bucolique de Kou-

ba, sis à la rue du Caire, où l’artiste

a vécu sa tendre enfance qu’il tient

tant à pérenniser, sinon à conter à l’aide du chevalet et du pinceau. Intitulée Paysages de l’Algérie, de l’Atlas jusqu’à l’Ahaggar, l’artiste peintre, qui est aussi un musicien de châabi au Conservatoire municipal d’Alger, nous convie à tremper nos pieds endoloris dans l’eau revitali- sante de Oued Labiod, à M’Chou- nech, qui ruisselle avec d’agréables clapotis dans la palmeraie de Biskra. En ce sens, l’enfilade de toiles, serties aux murs, convie à une excursion

dans le temps, puisqu’il est loisible au

Louhal N. / Liberté
Louhal N. / Liberté

L’artiste expose jusqu’au 18 février au 84, rue Didouche Mourad d’Alger.

visiteur d’y passer la nuit dans l’au- thentique “Akham leqbayel” au pied- mont d’idhourar du Djurdjura où

d’assister à la collecte d’olives et à la fabrication de l’huile d’olive, comme du temps de nos aïeux. C’est dire que

l’“expo” de l’artiste peintre Sera- douni Ahmed ne se raconte pas puisqu’elle se doit d’être vécue aux côté du maître de chevalet, afin d’al- ler par monts et par vaux jusqu’aux champs d’épis d’or et, delà, pour hu- mer les feuilles d’automne qu’il a ra- menées dans sa besace. À ce propos, l’artiste peintre Ahmed Seradouni à plus d’une couleur à son pinceau, du fait qu’il narre trait par trait le pont d’El-Kantara et le souk de la vallée du M’zab, où l’on s’en- roule dans le tapis de Ghardaïa. Donc, le mieux que vous ayez à fai- re est de courir à la galerie pour y ap- précier le talent de l’artiste. D’ailleurs, c’est jusqu’au 18 du mois de février en cours, à la galerie d’art Aïcha-Haddad, 84, rue Didouche- Mourad à Alger.

LOUHAL N.

LIBERTE

Lundi 15 février 2016

L’Algérie profonde

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FUTURE ZONE INDUSTRIELLE DE DIRAH (BOUIRA)

Le projet compromis ?

Le projet de l'implantation d'une zone industrielle à Dirah, à une soixantaine de kilomètres au sud de Bouira, semble bien compromis, dans la mesure où les propriétaires terriens viennent d'opposer leur refus catégorique à ce projet.

A insi, dans une requête adressée au wali de Bouira ainsi qu'au ministère de l'industrie, près de 500 familles disent

“non” à cette future zone indus- trielle. “Nous nous opposons ferme- ment à ce que nos terres agropasto- rales soient sacrifiées sur l'autel de l'industrie. Nous possédons ces terres depuis des générations et nous refusons de les céder pour tout l'or du monde”, écrivent-ils. Avant d'ajouter : “Nous possédons l'en- semble des papiers administratifs prouvant que ces terres sont à nous depuis au moins deux générations. Notre position s'inscrit dans une démarche éclairée, visant à protéger l'avenir de nos enfants.” Certains propriétaires qui se sont exprimés sur les ondes de la radio locale indiquent que les autorités ont “négocié avec les mauvaises personnes ! Personne n'est venu nous voir afin de demander notre

ce n'est que récemment que

avis (

nous avons découvert ce projet”, affirment-ils. Selon nos informations, ces familles ont déjà engagé des procé- dures judiciaires contre ceux qui auraient parlé en leur nom. De leur côté, les autorités, à leur tête le wali de Bouira, ne se sont pas encore exprimées sur le sujet.

)

D. R.
D. R.

L’opposition des 500 familles qui occupent les lieux depuis deux générations, remet en cause le projet.

Le directeur des PME/PMI et la promotion de l'industrie à Bouira, Nadjib Achouri, a déclaré : “Je tiens à préciser que nous n'avons aucun propriétaire au niveau du site de la future zone industrielle de Dirah.” Et d'ajouter : “Nos portes sont ouvertes, et les éventuels pro-

priétaires sont les bienvenus accom- pagnés de leur acte de propriété.” Pour rappel, c'est au mois de juillet 2015 que les pouvoirs publics avaient annoncé la création d'une nouvelle zone industrielle à Dirah, plus exactement à Lachouaf, sur une superficie de 1000 ha, sur un

relief complètement plat. Ce sera le pôle industriel de Bouira, traversé par la RN8 (Alger-Boussâada) et proche de la future autoroute des Hauts Plateaux (28 km) et de la future ligne de chemin de fer sur le même itinéraire.

R. B.

ligne de chemin de fer sur le même itinéraire. R. B. BRÈVE du Centre GHARDAÏA Installation

BRÈVE du Centre

GHARDAÏA

Installation du nouveau directeur de l’éducation

n À la faveur du remaniement partiel opéré par M me Nouria Benghabrit, ministre de l’Éducation nationale, la wilaya de Ghardaïa a son nouveau directeur de l’éducation en remplacement de son prédécesseur Azzedine Djillani, muté, lui, dans la wilaya d’El-Tarf dans les mêmes fonctions. Ammar Tibani, puisque c’est de

lui qu’il s’agit, a été installé jeudi passé par Kamel Nouassar, secrétaire général de la wilaya de Ghardaïa, en présence de Fodil Laïdani, chef de cabinet du directeur sortant de l’éducation de la wilaya de Ghardaïa, et des chefs de daïra de la wilaya de Ghardaïa. M. Tibani cumule un parcours d’une trentaine d’années d’ancienneté dans le secteur de l’éducation nationale. Il

a intégré ce secteur à Biskra en

qualité de professeur d’histoire et géographie en 1984 avant d’être promu proviseur à M’sila. En 2010,

il est muté dans les mêmes

fonctions dans un lycée à Ouled Djellal, dans la wilaya de Biskra, avant d’être réaffecté, en 2011, au chef-lieu de la wilaya de Biskra dans les mêmes fonctions. En 2012, il est muté à Tolga à la tête du lycée Larbi-Baârir, établissement classé pendant quatre années consécutives, premier de la wilaya de Biskra en matière de résultats au baccalauréat.

B. A.

JARDIN PUBLIC DE LA WILAYA (BOUIRA)

Un lieu de débauche… devant les bureaux du wali !

L e jardin public situé à proximité du

siège de la wilaya de Bouira ne cesse de

se dégrader, jusqu’à ce qu’il devienne

un lieu de débauche ! Oui, un espace où des couples sans pudeur, s’adonnent à des pra- tiques peu “orthodoxes”, et ce, à un jet de pierre du bureau du premier magistrat de la wilaya ! Les familles, qui côtoyaient cet

endroit, jadis, n’y osent plus y mettre les pieds, tant il s’est transformé en un lieu de dépravation. D’ailleurs, certaines femmes aux mœurs légères s’adonnent à tous les vices. En outre, cet espace de détente s’est transformé, au fil du temps, en un véritable dépôt d’ordures en tous genres. Les haies de petits arbustes, qui bordent ce lieu, sont

complètement saccagées. Pis encore, le gazon verdoyant qui tapissait cette placette a pris une couleur jaunâtre. Bref, un jardin à l’abandon. Cette situation est qualifiée de grotesque par bon nombre de citoyens inter- rogés. Pourtant, au début, ce jardin public était promis à un bel avenir, tant son empla- cement est idéal, mais aussi de par la qualité

PROJET DES 1422 LOGEMENTS LPL À BOUIRA

de sa conception. Les responsables locaux, à leur tête le wali de Bouira, ne peut prétendre ne pas savoir ce qui se trame dans ce jardin, puisqu’il lui suffit de regarder de la fenêtre de son bureau, afin de se rendre compte de la gravité de la situation.

R. B.

Les entreprises pointées du doigt !

L e futur pôle urbain des 1422 logements publics locatifs (LPL), sis à la sortie ouest de

la ville de Bouira, peine à se concrétiser, et ce, deux ans après son lancement. Cette “nouvelle ville”, laquelle devrait selon les délais contractuels, être livrée d’ici la fin de cette année, est encore en chantier. Certes, les entreprises en charge des travaux,

son lancement en 2014. Certaines entreprises sur les 11 que compte ce chantier, font preuve d’un amateurisme. Preuve en est, le manque d’ouvriers, des engins, et des matériaux de construction livrés au compte-goutte. Ce méga projet est destiné, faut-il le rappe- ler à assouvir les besoins des citoyens de Bouira en matière de logement. Au rythme où vont les

GHARDAÏA

La Protection civile dresse le bilan 2015

avancent, pour justifier leur retard, la pénurie de ciment, laquelle est due à l’arrêt de la cimenterie de Sour El-Ghozlane pour cause de réfection. Néanmoins, cette excuse ne suffit pas pour expliquer autant de retard. D’autant plus que ladite cimenterie est à l’arrêt depuis deux mois seulement, et ce chan- tier accumule les retards depuis

choses et surtout si le wali n’inter- vient pas ces logements ne ver- ront certainement pas le jour d’ici au moins 2019 ! “Nous éprouvons les pires difficultés avec quelques entrepreneurs. On fait de notre mieux, mais il faudrait que le wali intervienne !”, préconisera un cadre de l’OPGI de Bouira. En 2013, et lors de la présentation de ce projet aux médias, le wali

avait indiqué aux entreprises en charge des travaux que “l’État a levé toutes les contraintes tech- niques ou administratives. Il ne vous reste qu’à vous mettre au tra- vail !”. Deux ans plus tard, il semble que le message de Maâskri passe mal auprès de certains entrepreneurs.

R. B.

E n dépit des mesures prises par les pouvoirs publics, dont les campagnes de sensibilisation en direction des

automobilistes, le terrorisme routier ne cesse de sévir. En effet, dans la wilaya de Ghardaïa,

la Protection civile a enregistré, durant l’année 2015, 581 accidents ayant causé 57 décès contre 40 en 2014, et 773 blessés. Les axes les plus fréquentés de la wilaya, à savoir la RN 1 reliant le nord et les régions du sud du pays, la RN 49 entre Ghardaïa et Ouargla

et la RN 51 entre El-Menéa et Timimoun, menant vers In Salah et Tamanrasset, ont été le théâtre de la majorité de ces accidents. Comparativement à 2014, une hausse de 29,82% en nombre de décès est constatée. Les services de la Protection civile ont fait état de plus de 14 259 interventions effectuées à travers les daïras de la wilaya, dont 8850 ont trait aux secours et interventions sanitaires touchant 1195 blessés et 7790 malades. Pour ce qui concerne les incendies, la même

source fait état de 869 incendies ayant causé des blessures à 20 personnes. Sur les 869 incendies, 268 d’entre eux sont survenus en zones urbaines, 451 en zones rurales, 7 en milieu industriel, 88 sur des véhicules et 298 épars dans diverses zones à travers la wilaya. Parmi les victimes, les services de la PC déplorent le décès de 8 personnes après avoir inhalé du monoxyde de carbone. Dans le registre des noyades, il est dénombré 12 personnes, des enfants dans leur majorité,

sont mortes noyées dans des étangs ou des mares situés dans des lieux non surveillés. Le secteur de l’agriculture a eu son lot de dégâts, puisque 2221 palmiers dattiers, 193 arbres fruitiers et 20 ha de végétation ont été ravagés par le feu. Il ressort également dans son bilan que la Protection civile de Ghardaïa a formé, durant l’année 2015, quelque 293 secouristes volontaires de proximité (SVP), dont 103 parmi la gent féminine.

B. A.

LIBERTE

Lundi 15 février 2016

L’Algérie profonde

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EL-EULMA (SÉTIF)

Les bénéficiaires de logements LSP montent au créneau

Ils ont organisé, hier matin, un sit-in devant le siège de la daïra pour dénoncer la lenteur de la cadence des travaux de réalisation de leurs logements faisant partie du programme de construction de pas moins de 2000 unités à El-Eulma et près de 35 à Sétif.

D es dizaines de bénéfi- ciaires de LSP dans la ville d’El- Eulma, à

l’est de Sétif, sont montés au

créneau pour réclamer la

remise des clés de leurs loge- ments. Ils ont organisé, hier matin, un sit-in devant le siège de la daïra pour dénon- cer la lenteur de la cadence des travaux de réalisation de leurs logements faisant par- tie du programme de construction de pas moins de 2000 unités à El-Eulma et près de 35 à Sétif. “Les travaux de réalisation de ces logements implantés devant l’échangeur de l’auto- route Est-Ouest, à l’entrée ouest de la ville, ont débuté en 2011. Le rythme est très lent au point où le program- me lancé par l’ancien wali, Noureddine Bédoui, a connu le passage de deux autres

walis,

ans

après, les bénéficiaires ne voient toujours pas le bout du tunnel”, nous dit-on. Un représentant des sous- cripteurs ajoute : “Notre attente n’a que trop duré. Les promesses des responsables locaux n’ont pas été tenues. Preuve : les travaux de VRD

en

vain

Cinq

D. R.
D. R.

Exaspérés, les bénéficiaires réclament la remise des clés de leurs logements.

(voirie et réseaux divers) ne sont toujours pas lancés, sans parler des infrastructures d’accompagnement. Aujourd’hui, nous voulons du concret, à savoir les clés de nos logements.” Il est à préciser que la grande majorité des souscripteurs, qui affirme qu’elle a honoré ses engagements envers les promoteurs, a catégorique- ment refusé le dialogue avec les autorités locales et a exigé la présence du wali. Selon certains bénéficiaires, les

charges de location les ont financièrement affaiblis. “Moi, je vis avec ma femme et mon enfant dans un F1 loué à 17 000 DA. J’ai un salaire de 30 000 DA. Je rem- bourse 5000 DA à une banque dans le cadre d’un crédit bancaire. Il ne nous reste que 8000 DA pour finir le mois”, nous dit l’un des contestataires. “Nous sollici- tons le wali pour régler notre problème une fois pour toutes. Et nous sommes déterminés à aller jusqu’au

bout”, ajoutera un autre. De son côté, le président de l’Assemblée populaire com- munale d’El-Eulma a tenu à indiquer que la gestion des dossiers des logements est du ressort de la daïra. Nos tentatives de joindre le chef de daïra ont échoué. Par ailleurs, nous avons appris que la direction du logement serait incapable de mettre fin au diktat des entreprises pri- vées chargées de la réalisa- tion du programme.

A. LOUCIF

vées chargées de la réalisa- tion du programme. A. LOUCIF BRÈVES de l’Est CONCOURS DE RECRUTEMENT

BRÈVES de l’Est

CONCOURS DE RECRUTEMENT DES ÉCONOMES CONTESTÉ À KHENCHELA

Des universitaires réclament une commission d’enquête

Rien ne va à la direction de l’éducation de la wilaya de Khenchela. En effet, s'estimant lésés, plusieurs candidats au concours de recrutement d’économes, organisé par la direction de l’éducation, ont tenté de bloquer, hier, l'accès à l’académie, a-t-on constaté sur les lieux. Les contestataires réclament une commission d’enquête ministérielle pour lever le voile sur les listes des lauréats jugées “illégitimes”, selon les contestataires rencontrés sur les lieux. “Pourquoi l’administration a-t-elle choisi d’informer les candidats retenus, individuellement, dix jours avant l’affichage de la liste ?” s’interrogent-ils. Et d’ajouter : “La liste a été affichée jeudi dernier à 18h, juste après le départ de la ministre qui était en visite à Khenchela, ce n’est pas normal ça.” Dans la foulée, l’un des protestataires a tenté de s’immoler par le feu en s’aspergeant d’essence et en criant haut et fort “Non à la hogra !” L’intervention rapide des services de sécurité a permis d’éviter le pire. Une enquête est ouverte. Il y a lieu de rappeler qu’environ 1 500 candidats ont postulé pour le recrutement de 28 économes.

M. ZAIM

TÉBESSA

1 er Salon d’apiculture à Bir El-Ater

Le 1 er Salon de l'apiculture a eu lieu du 11 au 13 février à Bir El-Ater avec la participation d'une dizaine d'exposants venus de différentes communes de la wilaya. Organisé par l’Association national pour la promotion rurale, au centre culturel Amara-El-Ouardi, ce Salon vise à faire connaître cette filière, ses perspectives de développement et sa promotion, surtout que la région connaît un développement dans le secteur. De nombreux types de produits de la ruche ont été exposés et cédés aux visiteurs avec des réductions considérables. Le président local de l’Association nationale pour la promotion rurale, Zergui Mohamed, a souligné, dans une déclaration, que l’objectif recherché à travers ce salon est de faire la promotion de cette filière et inciter les gens à investir dans cette production et augmenter le nombre de ruches à travers la wilaya.

RACHID G.

SÉTIF

Un mort et un blessé dans un accident

Un jeune homme âgé de 28 ans a été tué et un autre grièvement blessé, dans un accident de la circulation survenu, avant-hier, sur l’évitement de la RN9 reliant El- Hassi à Fermatou au nord- est de la ville de Sétif. Les deux victimes étaient à bord d’un fourgon “Harbin/DFM”. Alertés, les éléments de l’unité de la Protection civile de la cité Aïn Tebinet sont intervenus pour évacuer les victimes vers le CHU Saâdna-Abdennour de Sétif.

F. S.

LE PARC HÔTELIER SE RENFORCE À MILA

Une vingtaine d’établissements réceptionnés en 2017

L e parc hôtelier de la wilaya de Mila

connaîtra un bond qualitatif d’ici à la fin

de l’année prochaine, à la faveur des pro-

jets d’hôtels actuellement en cours de réalisa- tion dans la wilaya. Pas moins de 20 hôtels de différents standings sont en cours de réalisa- tion ou de lancement, ce qui améliorera de façon significative les capacités d’accueil de la région, qui dépassent à peine les 300 lits actuel- lement. Selon les prévisions de la direction du secteur du tourisme, les capacités d’accueil des hôtels de la wilaya passeront à 2000 lits en 2017 au lieu des 310 actuellement disponibles. Dans ce sens, le directeur du secteur, Laâchouri Abdellah, dira : “Nous avons dix projets d’éta- blissements hôteliers en chantier, huit en phase de lancement et deux actuellement à l’arrêt. Une fois achevés à l’horizon 2017, ces hôtels mettront sur le marché touristique local pas moins de 1806 nouveaux lits.” En ce qui concerne les dix hôtels en cours de réalisation, ils sont localisés dans les grandes agglomérations de la wilaya, à savoir Mila, Ferdjioua, Chelghoum Laïd, Tadjenanet et Grarem-Gouga. En plus des 780 lits qu’ils apporteront au secteur, ces établisse-

ments contribueront à la création de 450 emplois directs, explique-t-on. Par ailleurs, les promoteurs des projets de huit autres hôtels sont en phase d’achèvement des procédures administratives, souligne-t-on de même source : “Les huit promoteurs ont obtenu l’approbation des plans du ministère, ainsi que les permis de construire.” Pas moins de 914 lits sont attendus de ces établissements qui emploieront, une fois mis en service, 417 employés. Au sujet des deux hôtels actuellement à l’arrêt, ceux de Khaled Khaled à Chelghoum Laïd, et de Bakhouche à Tadjenanet, notre interlocuteur précise : “Ces deux établissements sont achevés, mais pas encore équipés.” Ils totaliseront un ensemble de 78 lits. Il est à signaler qu’une importance par- ticulière est accordée au tourisme thermal et climatique. Le directeur du secteur précise que la plupart de ces hôtels sont localisés autour de sites thermaux ou en montagne, comme c’est le cas de ceux en construction dans les ZEST de Beni Haroun et de Grouz, ou ceux prévus dans les montagnes de Tassala et Zaraza, à plus de 1200 m d’altitude.

KAMEL B.

BILAN 2015 DE LA GENDARMERIE NATIONALE

Moins d’accidents et plus de crimes à Bordj Bou-Arréridj

Le bilan annuel des activités de la Gendarmerie nationale dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj pour l'année 2015 est pour une fois encourageant, en ce qui concerne la sécurité routière. Ainsi, on note la baisse des accidents : 532 accidents en 2015 contre 574 en 2014. Le nombre de blessés a aussi baissé (1509 en 2015 contre 1109 en 2014). Mais le nombre de décès a augmenté (120 en 2015 contre 80 en 2014). Selon le bilan, la présence des éléments de la gendarmerie sur tout le territoire de la wilaya a grandement participé à la régression des accidents. Ce sont aussi les sévères sanctions découlant de la mise en application des nouvelles dispositions qui sont mises en exergue. “La prévention routière constitue une priorité pour l'ensemble des unités de la Gendarmerie nationale (spécialisées dans la police et la sécurité routières), qui ont été dotées en moyens matériels et humains pour accomplir cette mission. Un programme intensif axé sur une étude pratique sur le terrain est mis en œuvre au niveau du groupement pour toucher tous les points sensibles et

autres points noirs de différents axes

routiers”, indique l'officier supérieur de la Gendarmerie nationale. L'application de la loi 09/03 portant nouvelles dispositions du code de la route s'est soldée au cours de la même période par le retrait de 27 887 permis de conduire contre 27 761 en 2014. Pour les amendes forfaitaires, il y a eu 42 470 amendes en

2015 contre 34 145 en 2014. Par ailleurs,

le bilan fait ressortir le traitement de

1352 affaires et l'implication de 1365

personnes, relevant que 162 ont été placées sous mandat de dépôt. La police économique a eu pour sa part à intervenir dans 686 affaires contre 153

affaires en 2014. 199 affaires traitées dans le cadre de la protection de l’environnement et l’urbanisme. Durant la même période, 94 affaires traitées ont un lien avec la santé publique. Le même bilan fait ressortir le démantèlement de plusieurs réseaux de trafic de drogue dans 16 affaires traitées, 66 personnes arrêtées dont 51 placées sous mandat de dépôt et la saisie de 143,430 kg de kif traité.

CHABANE BOUARISSA

LIBERTE

Lundi 15 février 2016

L’Algérie profonde

9

LIGNE ORAN-AÏN TURK

2016 L’Algérie profonde 9 LIGNE ORAN-AÏN TURK Opérationnelle en juin 2016 Les dessertes maritimes reliant

Opérationnelle en juin 2016

Les dessertes maritimes reliant les deux villes côtières devront permettre d’atténuer la tension sur les autres moyens de transports routier (bus et taxis), notamment en période estivale.

BRÈVES de l’Ouest

TINDOUF

Arrestation de 55 personnes en janvier

n Les policiers de Tindouf ont

traité 46 affaires en janvier dernier dont 15 liées aux

atteintes contre les personnes,

15 autres pour atteintes aux

biens, 15 pour détention et commercialisation de stupéfiants et une autre pour atteinte à la chose publique. Au cours de la même période, 7,88

kg de kif traité ont été saisis et

55 personnes arrêtées dont 30

placées en détention provisoire.

R. ROUKBI

Troisblesséslors

d’unincendie

n Suite à une fuite de gaz

butane, un incendie s’est déclaré dans le domicile d'un citoyen âgé de 26 ans à Tindouf, lui occasionnant des brûlures légères ainsi qu'à son épouse âgée de 25 ans et sa fillette de 3 ans. Les victimes ont reçu les soins nécessaires à l'hôpital de Tindouf.

A. A.

SÛRETÉ NATIONALE DE MASCARA

2219appelsreçus

en janvier

n Les services de la Sûreté de

wilaya de Mascara ont enregistré 2219 appels téléphoniques en janvier dernier sur les numéros verts prévus à cet effet. En détail, 177 appels concernent des demandes d’intervention et de secours, 5 pour signaler des accidents de la circulation, 64 pour renseignements et d’orientations ainsi que 1973 autres demandes. Le 1548 a reçu 292 appels durant le mois écoulé, en majorité des demandes d’interventions et de secours.

A. BENMECHTA

Plus de 8 quintaux de fruits et légumes saisis

n En marge de la lutte contre le

commerce anarchique sur les trottoirs ainsi que la préservation de la santé du consommateur, les éléments de la brigade de la police de l’urbanisme et la protection de l’environnement ont saisi en janvier dernier 8 quintaux de denrées alimentaires ainsi que des lots de vêtements et chaussures exposés à la vente de façon illégale à travers le périmètre urbain de compétence, à savoir les villes de Mascara, Sig, Bouhanifia et Aïn Fares. En effet, les éléments de la brigade ont saisi 5,63 q de légumes, 2,13 q de fruits, 75 kg de poisson et 20 unités de pain ainsi que 91 unités de vêtements et chaussures.

A. B.

U n protocole d’accord vient d’être signé entre les respon- sables des entreprises portuaires d’Oran et d’Arzew dans le

cadre des travaux de réalisation d’un embarcadère au niveau de la plage les Dunes pour la réalisation d’une ligne maritime entre Oran et Aïn Turk, avons-nous appris de source proche de la direction de wilaya des Trans- ports. Les études de ce projet, qui ont été récemment achevées, permet- tront de lancer les travaux de réalisa- tion au début du mois de mars pro- chain, a-t-on affirmé. Auparavant, les études de la ligne maritime seront présentées le 15 du mois en cours par le laboratoire d’études maritimes, dans leurs volets ingénierie, accueil et portuaire. “Notre objectif vise princi- palement à concrétiser le projet de la ligne maritime au plus tard en juin prochain pour faciliter le transport des estivants d’Oran jusqu’à Aïn Turk via la plage les Dunes qui sera prati- quement dotée de toutes les commodi- tés nécessaires”, a-t-on assuré. La sta- tion du port d’Oran ne semble pas po- ser de problèmes aux responsables, qui ont confirmé l’existence d’une pla- te-forme qui aura besoin de travaux d’aménagement et de structures d’ac- compagnement (cafétéria, gare mari- time et toilettes.) Concernant les ro- tations maritimes, les responsables prévoient la mise en place de 2 ba- teaux qui effectueront une dizaine de

D. R.
D. R.

Cette nouvelle ligne maritime facilitera le transport des estivants jusqu’à la plage “Les Dunes”.

dessertes quotidiennes de 15 minutes chacune, estime-t-on par ailleurs. Se- lon notre source, le projet d’étude fait état d’un quai long de 200 m (plage les Dunes) devant abriter la station ma- ritime de la commune de Aïn Turk. S’étalant sur 20 km, cette liaison ma- ritime sera renforcée par d’autres bateaux en cas de forte affluence des vacanciers. Les initiateurs du projet, qui ne per- dent pas de vue la forte demande sur ce mode de transport rapide et confor-

table, entrevoient de lancer au plus vite les consultations pour l’acquisi- tion de bateaux-taxis d’une capacité de 200 à 300 voyageurs chacun. Des sources concordantes parlent de l’achat de 6 bateaux par l’Enmtv en at- tendant de recenser la vitesse de croi- sière et le nombre de passagers à prendre en charge pour chaque navet- te maritime entre le port d’Oran et la localité balnéaire de Aïn Turk. Les dessertes maritimes reliant les deux villes côtières devront permettre d’at-

ténuer la tension sur les autres moyens de transports routiers (bus et taxis), notamment en période estivale. Un projet qui aura coûté la bagatelle de 48 milliards de centimes, entière- ment appuyé par un montage entre les ports d’Oran et d’Arzew, et approu- vé par le ministère des Transports, par le truchement de la direction généra- le de l’Enmtv, a-t-on précisé.

K. REGUIEG-ISSAAD

qu’une fois évacués, ces immeubles vétustes seront rasés pour agrandir le parc foncier intra-muros.

HADJ HAMDOUCHE

Le corps d’un Chinois découvert dans un chantier

n Le corps d’un ressortissant chinois, âgé de 35 ans, a été découvert, dans un début d’état de décomposition, ce samedi, vers 15h20, dans un logement en cours de réalisation à haï 3100- Logements, à Oued Tlélat. La victime serait morte depuis trois jours au moins. Une autopsie a été ordonnée.

A. A.

Oran veut en finir avec ses vieux toits

Belgaïd, a-t-il précisé. Ces opérations se déroule- ront en plusieurs étapes pour être achevées dans la semaine qui suit. Cette opération entre dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire (RHP), a sou- ligné le chef de l’exécutif. Il a également indiqué

Le cadavre d’un septuagénaire à l’aéroport d’Oran

n Le corps de Kh.A., 78 ans, a été découvert ce samedi vers 10 h, à l’aéroport international d’Oran. Le cadavre ne porte aucune trace de violence apparente, et la mort serait naturelle.

AYOUB A.

D eux mille cinq cents (2 500) logements so- ciaux locatifs seront attribués cette semai- ne dans la wilaya d’Oran aux détenteurs de

pré-affectations et aux résidents d’immeubles me- naçant ruine, recensés à travers plusieurs secteurs urbains de la ville d’Oran. En effet, le wali est fer- mement décidé à en finir avec le vieux bâti en re- logeant les sinistrés des vieux immeubles qui atten- dent depuis des années un logement décent. Les sec- teurs concernés sont en premier lieu ceux du sec- teur de Sidi El-Houari, El-Émir, El-Makkari, Mo- krani, Ibn Sina, El-Badr et Seddikia, pour un total de 2 500 familles qui seront théoriquement relogées, dès cette semaine, dans le nouveau pôle urbain de

AÏN TÉMOUCHENT

4 morts et 18 blessés depuis janvier dernier

L es différentes brigades relevant du groupement de la Gendar- merie nationale de Aïn Témou-

chent ont enregistré, depuis le début de cette année, 16 accidents de la cir- culation ayant fait 4 morts et 18 bles- sés dans 2 dans un état grave. Selon le chef de bureau de la sécurité routiè-

re auprès du groupement, les causes de ces accidents sont dues principa- lement à l’excès de vitesse et aux dé- passements dangereux. Au cours des 10 premiers jours du mois de février, il a été enregistré trois accidents de la circulation dont deux mortels. Le premier s’est produit le 3 février der-

nier à El-Malah, il a causé de graves blessures à deux motocyclistes qui ne portaient pas de casque de protection. Le 6 février, deux accidents mortels se sont produits simultanément sur le même axe routier, RN95 reliant les lo- calités de Hammam Bou-Hadjar et Aïn Beïda. Le premier a coûté la vie au conducteur d’un véhicule léger après un dérapage suite à un excès de

vitesse. Le second a causé la mort sur le coup à un jeune motocycliste qui roulait tous feux éteints et sans casque de protection. Enfin, en décembre de l’année écoulée, le groupement de la Gendarmerie nationale de Aïn Té- mouchent a enregistré 15 accidents de la circulation ayant fait deux morts et 26 blessés.

M. LARADJ

Quatre Africains arrêtés pour immigration clandestine…

n Lors d’un point de contrôle dressé sur la route, reliant Tiaret à Laghouat,

quatre migrants africains (deux Ivoiriens et deux Maliens) ont été interpellés alors qu’ils voyageaient à bord d’un autocar assurant la navette entre Oran et Tamanrasset. Ils ont été arrêtés pour immigration clandestine.

 

A.

A.

…Et quatre autres à Relizane

n

Les gendarmes de Relizane ont interpellé, lors d'une patrouillé au centre-

ville d'El-Matmar, deux Maliens et deux Guinéens en situation irrégulière.

 
 

A.

A.

PREMIÈRE SESSION CRIMINELLE 2016 À TIARET

130 prévenus à la barre

n La première session criminelle de l’année en cours, qui a débuté ce dimanche, verra 130 prévenus défiler à la barre pour être jugés dans les 87 affaires enrôlées et qui prendront fin le 7 mars prochain. Au registre de cette session, on note 15 affaires liées aux associations de malfaiteurs et vols qualifiés, 15 pour homicides

volontaires et tentatives d’homicide dans lesquelles

sont impliqués 23 individus, et 16 procès relatifs aux mœurs. Les 41 affaires restantes concernent le trafic de drogues, la commercialisation d’armes et munitions ainsi que des affaires liées au terrorisme.

R. SALEM

10 Publicité Lundi 15 février 2016 LIBERTE ANEP n°405 160 Liberté du 15/02/2016 ANEP n°405

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Lundi 15 février 2016

LIBERTE

ANEP n°405 160 Liberté du 15/02/2016
ANEP n°405 160 Liberté du 15/02/2016
ANEP n°405 306 Liberté du 15/02/2016
ANEP n°405 306 Liberté du 15/02/2016
ANEP n°406 008 Liberté du 15/02/2016
ANEP n°406 008 Liberté du 15/02/2016
AVIS D’ATTRIBUTION PROVISOIRE DU MARCHÉ N°05/2015 Relatif à l’acquisition d’un système d’information
AVIS D’ATTRIBUTION PROVISOIRE
DU MARCHÉ N°05/2015
Relatif à l’acquisition
d’un système d’information
gestion des ressources humaines
ANEP n°210 560 Liberté du 15/02/2016

LIBERTE

Lundi 15 février 2016

Entretien

11

EXCLUSIF
EXCLUSIF

CÉDRIC VILLANI, MATHÉMATICIEN FRANÇAIS, LAURÉAT DE LA MÉDAILLE FIELDS 2010, À “LIBERTÉ”

“Si vous tuez l’immigration, vous tuez la recherche”

Cédric Villani était en Algérie pour assister à un colloque sur les mathématiques organisé à Ouargla, et décerner sur place le prix Maurice Audin au jeune chercheur algérien Bakir Farhi, enseignant à l’université de Béjaïa. De passage à Alger, le lauréat de la médaille Fields 2010 (l’équivalent du prix Nobel en mathématiques) était l’hôte de Liberté. Dans cet entretien, réalisé vendredi dernier, il revient sur la place des mathématiques dans le monde, en Algérie et également sur l’importance de l’immigration dans le monde de la recherche.

Liberté : Vous êtes en Algérie pour participer

à un colloque sur les mathématiques et, à

l’occasion, décerner le prix Maurice Audin

à un jeune chercheur algérien. Est-ce votre premier séjour ? Cédric Villani : C’est ma deuxième visite

à Alger. Je suis ici pour aider l’action de cer-

collègues

mathématiciens

algériens avec qui je suis en contact depuis 4 ans et qui rêvent de faire progresser leur discipline jusqu’à ce qu’elle atteigne un niveau de recherche in- ternational et de faire profiter un grand nombre d’étudiants de thèmes de recherches contemporains. Je peux citer le collègue de l’université d’Oran, le professeur Bouya- koub, un professeur à l’école normale de Kou- ba, Abdelhafid Mokrane, un enseignant- chercheur, qui était à la direction générale du ministère, Hassan Belbachir, un autre éga- lement, Aïssa Aïchen, et un autre collègue de Sidi Bel-Abbès, qui s’appelle Abderrahman Yousfat.

Entretien réalisé par :

SALIM KOUDIL

tains

Plusieurs noms, et tous des hommes. N’y aurait-il pas de mathématiciennes en Al- gérie ? Dans le groupe que je viens de citer, il n’y a pas de femmes effectivement. On sait que les mathématiques est une discipline, disons un peu masculine mais pas exclusivement,

ce n’est pas un milieu macho, pour ainsi dire.

Il est difficile d’avoir un point de vue im-

partial. On a peut-être des préjugés. D’ailleurs,

concernant le prix Maurice Audin, prix in-

ternational, et principal prix en Algérie, il y

a deux ans, du côté algérien, c’était une lau- réate.

Ce qui nous amène à évoquer la seconde raison de votre venue en Algérie… C’est le prix Maurice Audin. Mon institut dé- cerne ce prix, fondé il y a de nombreuses an- nées à la mémoire de Maurice Audin, le ma- thématicien français, probablement tortu- ré, mort durant sa détention alors qu’il était partisan de l’indépendance de l’Algérie. Ce prix est remis tous les deux ans un à ma- thématicien algérien, un autre à un ma- thématicien français. Cette année encore, j’ai présidé la cérémonie et j’ai fait le discours pour décerner le prix au lauréat. Je dirais éga- lement qu’il y a une troisième raison pour ma venue en Algérie. J’ai une raison très per- sonnelle de venir dans ce pays : mes deux pa- rents y sont nés. Mon arrière-grand-père était un médecin bien connu ici, à l’époque.

Dans quelle ville ? Ici, à Alger. Il y a deux ans je suis allé retrouver sa tombe au cimetière chrétien et ma grand- mère, qui était encore vivante, a été très émue. C’était la première fois qu’un membre de la famille remettait les pieds en Algérie après l’avoir quittée à la fin des années 50.

Donc, vous êtes issus d’une famille de pieds-noirs… Oui, on peut dire ça, même si mes parents n’aimaient pas tellement qu’on dise le mot pied-noir. Ma mère est née à Oran et mon père est né à Alger. Mon grand-père a vécu

Salim Koudil/Liberté
Salim Koudil/Liberté

dans cette ville à peu près jusqu’à l’âge que j’ai maintenant.

Enseignant-chercheur, directeur d’institut, mais surtout vous êtes connu pour être un lauréat de la médaille Fields, qui est l’équi- valent d’un prix Nobel en mathématiques. L’occasion de revenir sur la soustraction des mathématiques du prix et qui serait due au fait que Nobel a pris la décision, dit-on, après avoir découvert que sa femme le trompait avec un mathématicien. Alors pure légende ou fait avéré ? Effectivement, il y a des histoires comme quoi Gösta Mittag-Leffler, un mathématicien suédois de l’époque, aurait eu une aventu- re avec la femme de Nobel, mais tout ça c’est des salades. Ce qui est vrai c’était que les deux hommes se détestaient, et que Nobel n’avait pas pensé à un prix en mathématiques, peut- être qu’il ne voyait pas ça comme quelque chose qui participait au progrès de l’huma- nité. Évidemment, maintenant on voit tou- te l’importance qu’ont prise les mathéma- tiques dans notre quotidien avec les ordi- nateurs, les communications, les simulations, et avec toutes sortes de mathématiques industrielles. Donc la vision de Nobel me paraît complè- tement dépassée de ce côté-là. Il n’empêche qu’à la place du prix Nobel nous avons la médaille Fields, qui est très diffé- rente. D’abord c’est toujours attribué à des mathématiciens de moins de 40 ans et par- ce que ça a une fonction d’encouragement autant que de récompense. Je n’avais pas tout à fait 38 ans quand je l’ai reçu. C’était en 2010. La deuxième différence avec le Prix Nobel, ce n’était attribué pas tous les ans, mais seu- lement au moment de la tenue des congrès internationaux de mathématiciens, qui ont lieu tous les quatre ans, chaque fois dans une ville différente. En 2010 c’était à Hyderabad,

en Inde. En 2014, c’était à Séoul, en Corée du Sud. En 2018 ce sera à Rio au Brésil et en 2022, on l’espère, ce sera à Paris.

En Algérie vous avez évoqué vos ren- contres avec des mathématiciens locaux. Avez-vous également rencontré des in- génieurs algériens pour aborder cette re- lation avec les mathématiques et le ter- rain ?

J’en ai rencontré quelques-uns et je pense que cette relation entre la théorie et les appli- cations peut encore beaucoup progresser. Globalement, dans l’écosystème algérien, il

y a un peu de dichotomie entre les re-

cherches, qui parfois sont très pures, et des applications. On a eu le même problème en France et on lutte depuis plusieurs années.

Selon vous, où se trouvent les meilleurs ma- thématiciens dans le monde ? La France est très forte. En France les ma- thématiciens sont très bons.

Combien de médailles Fields a eu votre pays ?

Je crois qu’on en eu 12. Les États-Unis en ont

eu 13. Je crois que de tous les pays du mon- de, la France a le plus fort taux de mé-

dailles Fields en rapport à la population. Il faut préciser que ces dernières années que c’est en partie dû à l’immigration et c’est normal. En 2014 il y a eu Avila, qui était Franco-Bré- silen. En 2010, en même temps que moi, il y

a un Franco-Vietnamien, Ngô Bao-Châu, et

en 2006 il y a eu Wendelin Werner, né en Al-

lemagne et qui a aussi la nationalité fran- çaise. Ça c’est important.

Il n’y a pas de recherches top niveau sans im-

migration. D’ailleurs, il y a beaucoup de dé-

bats dans le monde sur l’immigration. Des pays se raidissent, et font des lois.

Et tout. Moi je passe mon temps à dire que

si vous tuez l’immigration, vous tuez la re- cherche aussi, parce qu’on a besoin de ces ap- ports étrangers.

Qu’en est-il des mathématiciens algé- riens ? L’un d'eux pourra-t-il, selon vous, ga- gner la médaille Fields ? Tout d’abord, et j’espère ne vexer personne en disant que les meilleurs mathémati- ciens du Maghreb pour l’instant appar- tiennent à l’école tunisienne. Une des raisons de ce succès c’est qu’il y a eu des pro- grammes systématiques pour envoyer les plus brillants mathématiciens tunisiens faire leurs études supérieures en France et ça a permis l’émergence d’une diaspora de très haut niveau. Certains d’entre eux étaient dans la catégorie de Top niveau. Concernant les Algériens, j’en connais qui sont très bons. Par exemple j’avais dans mon labora- toire où j’étais pendant longtemps, à l’ENS Lyon, un Algérien qui s’appelle Zerib, un spé- cialiste de géométrie.

A-t-il débuté ses études en Algérie ? Je ne sais pas, mais il a fait sa thèse et a pris un poste en France. Les plus forts mathé- maticiens algériens sont, sans aucun doute, en France et certains sont aux États-Unis. il est important que l’Algérie repére les meilleurs étudiants et leur donne la chan- ce d’aller approfondir leurs recherches, en les dotant des bourses de mobilité. Par exemple, le lauréat du prix Maurice-Audin cette an- née, qui a un poste à l’université de Béjaia, mais qui a fait sa thèse en France. Il s’est don- né une vraie ouverture internationale. Il était repéré comme étant un des meilleurs. Deuxième enjeu, c’est créer des institutions axées sur la recherche en Algérie qui puis- sent accueillir des chercheurs algériens for- més à l’étranger, mais aussi d’autres qui vien- draient échanger des idées, discuter, et ain- si former un écosystème.

Avez-vous discuté de ces enjeux avec vos collègues algériens ? Je sais qu’ils sont très motivés par ce que je dis. Ils répètent toujours qu’il faut introduire une évaluation internationale des meilleurs chercheurs, et créer des institutions de re- cherche. Je sais qu’ils sont en train de tra- vailler sur un projet d’institut en mathé- matiques algérien, qui est très bien pensé, et qui pour l’instant se heurte à toute sorte d’obstacles qui sont soit juridiques, soit po- litiques, soit administratifs, je ne sais pas ! En tout cas leur affaire n’avance pas et pourtant je vous garantis que leur projet est bien ficelé.

S. K.

Plus de détails sur notre site :

www.liberte-algerie.com

Bio express

Cédric Villani, 42 ans, mathématicien, enseignant-chercheur à l’université de Lyon. Il est également directeur de l’Institut Henri-Poincaré (institut de recherches mathématiques basé à Paris). Il a reçu la médaille Fields en 2010. Auteur de plusieurs livres, Cédric Villani est connu également pour, entre autres, ses passions pour la musique, la BD et les araignées.

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LIBERTE

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Supplément Sport

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DES ERREURS GROSSIÈRES FAUSSENT LES RÉSULTATS DES MATCHES

Arbitrage :

le doute s’installe !

Yahia / Liberté
Yahia / Liberté

Arbitres ripoux et présidents pourris

L es erreurs d’arbitrage de plus en plus évi- dentes et grossières dans le champion- nat de football algérien imprègnent la compétition phare en Algérie. Chaque

journée apporte son lot de scandales, de polé-

miques et de critiques acerbes, reléguant le spec- tacle et l’essence même de

ce sport, de plus en plus mo- ribond, au chapitre des derniers soucis. Du reste, pour s’assurer un bon résultat, il est da- vantage préconisé aux présidents de club de s’assurer de l’indulgence de l’arbitre que du savoir-faire de son entraîneur ou de ses joueurs. Prenez l’exemple de l’arbitre Arab et de ses deux assistants lors du dernier sommet entre le CRB et le MCO au stade du 20-Août de

sommet entre le CRB et le MCO au stade du 20-Août de Par : SAMIR LAMARI

Par : SAMIR LAMARI

Belouizdad. Ce trio a carrément décidé, pour ainsi dire, du sort de la rencontre alors que les Oranais devaient logiquement empocher le gain de la rencontre. D’abord en refusant un troisième but pour le MCO, synonyme de coup de grâce, et surtout – le comble – en accordant un penalty imaginaire au Chabab dans le temps mort. À Relizane, un but refusé pour une position de hors-jeu, que seul l’arbitre as- sistant a décelée, a permis de nouveau à Han- nachi de battre l’estrade. Quelques jours au- paravant, un autre arbitre, Boukhalfa, a réussi la prouesse de valider un but marqué… de la main pour donner un coup de pouce à l’USMA devant la JSK. S’il convient de relever ici encore une fois que l’arbitre n’est pas infaillible et qu’il peut effectivement se tromper d’appré-

ciation, la répétition des fautes flagrantes confère à la polémique ambiante sur l’arbi- trage un caractère justifié et légitime. Pis, elle jette l’anathème sur un corps arbitral infesté de ripoux, comme l’atteste ouvertement l’impé- nitent Hannachi. Le boss kabyle sait de quoi il parle, il évoque le sujet en connaissance de cause, car si des “ar- bitres pourris”, selon ses propres dires, conti- nuent de manier le sifflet dans le championnat algérien en toute impunité, c’est tout simple- ment parce que des présidents de club prêtent encore le flanc ! C’est connu et c’est vieux comme le monde, la corruption est le fait de corrupteurs perfides, et c’est là que réside assurément la fatalité du championnat DZ. n

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Supplément Sport

Lundi 15 février 2016

LIBERTE

DOSSIER

IL N’HÉSITE PLUS À LES TRAITER DE POURRIS

Hannachi, le bourreau des arbitres

C onnu pour son franc-par- ler à chaque fois qu’il juge que son équipe est lésée par l’arbitrage, le prési- dent de la JSK, Mohand Cherif Hannachi, n’a pas

ménagé avant-hier le referee Zouaoui qui

a dirigé la rencontre perdue par les Ca- naris face au

RC Relizane (1-0). Le pre-

mier respon- sable du club kabyle n’a pas hésité à qua- lifier l’arbitre Zouaoui de “pourri” accu- sant ce dernier de commettre des erreurs qui, selon Hannachi, ont privé son équi- pe d’un un résultat positif lors de son dé- placement à Relizane. “Cet arbitre (Zouaoui, ndlr) est responsable de notre défaite aujourd’hui, il a accordé deux pe- nalties au RCR, alors qu’il nous a privés d’un penalty et d’un but valable. Il doit être sévèrement sanctionné”, a contesté Hannachi depuis Relizane. Le boss kabyle ne s’est pas arrêté là, il a juré de trans- mettre ses doléances au président de la

Par : AHMED IFTICEN

également haussé le ton lors de la ren- contre de la 17 e journée lors du derby face au MO Béjaïa. “C’est l’arbitre Boukouassa qui nous a cassés et n’a pas cessé de cas- ser les actions de nos attaquants, il nous

a aussi privés d’un penalty valable qui au-

rait pu changer la physionomie de la ren-

contre. Cet arbitre nous a déjà sabotés par

le passé face au MC El-Eulma, et le revoilà

une autre fois. La ligue de football a été

avisée de notre refus de cet arbitre, mais en vain, puisqu’on n’a pas eu de réponse favorable. C’est navrant et voilà le résul- tat avec cet arbitre qui nous prive d’un succès certain”, avait-il souligné. La journée suivante, Hannachi n’a pas hé- sité également à descendre en flammes l’arbitre Boukhalfa et son assistant Ghor- bal suite à la défaite des Kabyles à Bolo- ghine face à l’USM Alger (2-0). “La JSK

a été lésée à Bologhine et en direct sur le

petit écran. Tous les observateurs ont dé- fendu notre cause en disant que le joueur

usmiste a amorti le ballon de la main.

L’arbitre central a tout vu, il a sifflé, mais

il a quand même validé le but, c’est une

FAF, car selon lui ce n’est pas la première fois que la JSK est victime du mauvais ar- bitrage et que cela s’est accentué depuis le début de la phase retour. “Ils veulent casser la JSK, ça ne peut pas continuer

honte. Pis encore, le premier assistant a aussi vu la faute, mais il n’a pas levé son drapeau”, a-t-il déclaré lors de la 18 e jour- née. Ce qui est certain est que l’arbitrage a été

comme ça, je vais d’ailleurs rencontrer le président de la fédération Mohamed Raouraoua pour soulever ce problème”, prévoit-il.

souvent la première cible du responsable au point d’être responsable des mauvaises passes de son team. “Ce n’est pas la pre- mière fois que la JSK se retrouve victime

Il

est à rappeler qu’il ne s’agit pas là de

d’un arbitrage de très mauvaise qualité”,

la

première contestation du responsable

répète-t-il à chaque occasion.

kabyle contre l’arbitrage. Hannachi avait

A. I.

Liberté
Liberté

LA CFA NE SAIT PLUS SÉVIR CONTRE LES ARBITRES FAUSSAIRES

C haque journée de championnat de Ligue 1 profession- nelle apporte son lot d’erreurs d’appréciation d’arbitres qui faussent souvent les résultats techniques des ren-

contres et influent directement sur le parcours des équipes, d’où

cette grande méfiance et suspicion qui se sont installées dans les clubs vis-à-vis des referees. Les journées se suivent et se res- semblent sans aucune amélioration constatée sur le terrain ;

ce sont toujours les mêmes qui sont utilisés, et ce, en dépit de leur fla-

grantes erreurs ; il y a une sorte d’im- punité qui s’est installée dans le corps arbitral ; sous l’ère de Rachid Medjiba, Abdelkader Chaâbane ou Mohamed Khelaïfia les arbitres reconnus coupables d’erreurs graves étaient sanc-

tionnés de facto, aujourd’hui avec la version Khelil Hammoum, les arbitres fauteurs ne sont pas sanctionnés. Ils sont versés au niveau des divisions “amateur” ou “inter-région” juste un ou deux matchs avant qu’ils ne soient repris de nouveau en Ligue 1. Cette manière de faire a encouragé la médiocrité dans ce corps, ce qui a fait dire à un arbitre : “Qu’on faute ou pas, on est toujours utilisés”. Le patron de la CAF doit impérativement rétablir les sanctions réelles, car sa stratégie n’a donné aucun résultat probant sur le terrain, et ceux qui le conseillent l’ont mené droit dans le mur ; le pire est à craindre à l’avenir. Cer- tains s’interrogent : pourquoi nos arbitres n’arrivent-ils plus

à se maîtriser sur le terrain en commettant parfois des erreurs

de novice ? C’est simple, nos arbitres ne sont pas pris en char-

ge par des formateurs compétents qui ont un passé exemplaire et une formation solide. Ce sont toujours les mêmes arbitres

Par : RACHID ABBAD

La loi de l’impunité

pseudo internationaux, qui n’ont jamais dirigé la moindre ren- contre CAF ou FIFA et qui ont quitté le circuit depuis long- temps, qui ont la charge de la formation. Des arbitres inter- nationaux actuellement en exercice se sont plaints de la qua- lité très médiocre de la formation qui leur est dispensée. “On ne pourra jamais progresser avec ces gens-là qui n’ont aucune expérience au plan international”, chuchote un arbitre inter- national en fonction.

Les rapports des évaluateurs sont ignorés

Le conseiller spécial du président de la CFA a écarté toutes les compétences susceptibles d’apporter un plus à l’arbitrage. “Il incarne le mal de l’arbitrage”, confie une source à Liberté. Des spécialistes de l’arbitrage nous expliquent que cette cascade d’er- reurs est la résultante des mauvais choix des formateurs choi- sis par la CFA. “Je ne suis pas étonné d’assister à ce genre d’anar- chie dans ce corps dans la mesure où ceux qui composent la CFA sont loin d’être des exemples. Ils ne sont là que pour leur inté- rêt personnel, ils attendent les fins de semaine pour récupérer leur ordre de mission et partir au stade moyennant 10 000 DA par match, ils n’aiment pas l’arbitrage. Qui forme aujourd’hui les arbitres ? Ce sont ceux qui ont un passé souillé dans l’arbi- trage, en plus ils n’ont aucun CV ni compétence ; le plus grave, lors du dernier stage des arbitres au CTN, un formateur a de- mandé le programme du séminaire, on lui a dit qu’il n’a pas été établi ; il est resté éberlué. Sur les désignations, ce sont toujours les mêmes qui reviennent, à savoir Benbrahma, Bekouassa, Ne- cib, Arab, Bennouza, Mial et parfois Houasnia ; ce n’est pas nor-

mal tout ça. Ces arbitres-là vont se casser les dents ; ils sont mis sous pression quotidienne ; il y a une très mauvaise gestion sur ce plan-là. La FAF doit intervenir pour mettre de l’ordre dans cette CFA qui prend l’eau de toute part”, révèle cet ancien ar- bitre. Khelil Hammoum, qui n’est pas issu du corps arbitral,

a fait confiance à des gens qui n’ont aucune expérience dans

le domaine de la gestion, d’où cette cacophonie qui s’est ins- tallée au niveau de cette structure technique. L’autre erreur stra- tégique commise par le patron de la CFA est liée à l’évaluation des arbitres. Au lieu de prendre en compte les rapports des éva- luateurs d’arbitres, il s’est appuyé sur les images de la Télévi- sion nationale qui ne reflètent guère la prestation des arbitres.

À titre d’exemple, la piètre prestation de Necib Redouane lors

du match USMB-DRBT (1-1) de la 19 e journée où il avait omis de siffler un flagrant penalty pour Blida. L’évaluateur de cet arbitre a rédigé un rapport accablant contre Necib, en lui attribuant la note de 6,9 au lieu d’une sanction de la CFA ; il a été promu en dirigeant NAHD-USMH (3-0). Pourquoi ? tout simplement le consultant de l’EPTV l’a défendu avec de grossiers mensonges, en affirmant qu’il n’y avait pas de pénalty alors qu’il était des plus évidents de l’avis de tous, même de Serrar qui était sur le plateau. Si le président avait pris en compte ce rapport, il aurait suspendu Necib. Hammoum devrait revoir sa copie en faisant confiance aux gens compé- tents et éviter ce conseiller qui l’a pris en otage, car l’arbitra- ge s’achemine droit dans le mur si des mesures radicales ne se- ront pas prises dans l’immédiat.

R. A.

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ge s’achemine droit dans le mur si des mesures radicales ne se- ront pas prises dans

LIBERTE

Lundi 15 février 2016

Supplément Sport

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DOSSIER

INCOMPÉTENCE, MAUVAISE FOI ET PARTIALITÉ FLAGRANTE DE NOS ARBITRES

Hommes en noir : l’ombre d’un doute

D ans un champion- nat où la phase re- tour, synonyme d’enjeux énormes, de lauriers et de châtiments, se dis-

pute dans un climat de suspicion et sous un tonnerre d’accusations sou- vent fantai-

sistes, voilà

qu’il pleut,

chaque week-end, d’étonnantes fautes d’ar- bitrage qui ne font qu’assombrir un tableau déjà bien brumeux. Ces dernières semaines, on est car- rément passé du stade d’arbitres

qui influent sur le résultat d’une ren- contre à celui d’arbitres qui décident tout bonnement dudit résultat final. N’ayons pas peur des mots : il serait difficile de croire que certaines er- reurs monumentales soient juste la conséquence de cette satanée inex- périence que certains décideurs vou- draient convertir en fatalité inévi- table. Difficilement acceptables sous d’autres cieux moins cléments lors- qu’il s’agit de préméditation, les bé- vues dont ont été coupables, à titre d’illustrations encore gravées dans la mémoire collective, Nabil Boukhal- fa, l’arbitre du fameux USM Alger- JS Kabylie, et Abderezzak Arab, ce- lui qui a officié le tumultueux CR Be- louizdad-MC Oran relèvent, d’ailleurs, de ce genre d’erreurs qui donnent forcément raison à ceux qui

y voient une partialité flagrante de

Par : RACHID BELARBI

YAHIA/LIBERTÉ
YAHIA/LIBERTÉ

façon à favoriser tel club au détri- ment d’un autre. Plus que le doute et la suspicion qui s’installent, ce sont aussi et surtout des accusations nourries par des arguments valables et difficilement rejetables, qui dé- crédibilisent encore plus qu’elle ne l’est déjà la Commission fédérale d’arbitrage. Pour le supporter lamb- da tout comme pour l’ultra pas-

sionné, voire un arbitre siffler une

faute de main grossière, puis laisser jouer et valider, pour couronner le tout, un but qui n’aurait jamais dû être accordé, comme l’a si mal- adroitement fait Boukhalfa lors du récent USMA-JSK, signifie tout sim- plement qu’il veut, au mieux, faire perdre l’équipe victime de cette er- reur et, au pire, exécuter un plan dia- bolique visant à saboter la même team. De là part la première étincelle

qui va rallumer le brasier de violence qui mine le football local. Aussi, voir Arab refuser au MCO un but ce qu’il y a de plus valable, puis accorder au CRB un penalty ce qu’il y a de plus imaginaire à l’ultime mi- nute d’un match haché par de graves erreurs d’appréciations ne renforce- t-il pas ce sentiment d’injustice chez un public oranais déjà très méfiant vis-à-vis des instances dirigeantes ?

À l’incompétence avérée de cer- tains hommes en noir est ainsi venue s’ajouter une mauvaise foi évidente qui tend à valider cette thèse selon laquelle l’écrasante majorité de nos arbitres fédéraux s’achète facile-

ment, car ayant déjà

âme au diable ! À l’heure du gigantisme, du multi- média et de la goal-line technologie, raisonner un simple supporter qui assiste impuissant au “vol” de son équipe en direct à la télévision relè- verait, du coup, de la gageure im- possible à tenir. Surtout s’il consta- te qu’après seulement quelques se- maines de repos, ces arbitres mal as- sistés reprennent du service le plus normalement du monde pour en- chaîner les égarements décision- nels et relancer, de plus belle, la ma- chine à suspicion et l’usine à polé- miques. Multirécidivistes, récusés de partout et accusés de tout, ces ar- bitres-gaffeurs récoltent, en somme, les tempêtes après avoir semé un vent de soupçon, de panique et d’incompréhension sur le paysage footballistique professionnel. Il ne faudrait, dès lors, pas s’étonner de voir les clubs qui n’arrivent pas à at- teindre leurs objectifs en matière de lauriers crier au vol, au moment où les équipes que le sort et la loi du sport punissent hurler à la hogra. À cela, il faudrait impérativement mettre le holà !

vendu son

R. B.

BERBER ABDERRAOUF KAMEL (EX-ARBITRE INTERNATIONAL)

“Il faut tout revoir à la CFA”

P our l’ex-arbitre international Abder- raouf Kamel Berber, la situation délé- tère dans laquelle se trouve l’arbitrage

aujourd’hui est la conséquence directe de la

mauvaise prise en charge des arbitres ainsi que la composante de la

commission fédérale d’arbitres (CFA) qui ne

renferme pas des com- pétences. “Je sais que les séminaires organisés par la CFA ne servent à rien, et les derniers or- ganisés à Biskra et Tikjda n’ont servi prati- quement à rien du tout si ce n’est à organiser des anniversaires et couper des gâteaux. J’ai constaté qu’il n’y a aucun travail de fond qui est fait au niveau de cette structure. Je ne suis pas surpris de voir aujourd’hui toutes ces er-

Je ne suis pas surpris de voir aujourd’hui toutes ces er- Par : RACHID BELARBI reurs

Par : RACHID BELARBI

reurs d’appréciation commises par les ar- bitres ; je savais qu’au départ tout est faux. On ne s’est pas appuyé sur de véritables hommes de terrain qui peuvent apporter un plus à l’ar- bitrage par leur savoir et leur expérience ; ils ont ramené des personnes qui n’ont rien ap- porté et n’apporteront absolument rien à l’avenir, j’en suis même convaincu ; il n’y a plus travail qui se fait à la base. Il faut que vous sa- chiez qu’au niveau des ligues de wilaya et ré- gionales, aucun travail de formation digne de ce nom n’est effectué par ceux chargés de dé- velopper ce corps. L’autre mal est lié à la qualité des formateurs, je n’ai pas entendu un jour la CFA organiser un stage pour les formateurs d’arbitres ; il ne suffit pas d’être un ancien arbitre pour pouvoir

postuler au poste de formateur, il faut au préa- lable avoir fait une formation de formateur pour pouvoir demain donner des cours aux ar- bitres. Je pense que c’est l’un des principaux problèmes qui a mis l’arbitrage dans cette si- tuation ; les arbitres sont désorientés par ceux qui les forment, chacun interprète la loi à sa manière et sa façon, c’est grave ; en principe, toutes les lois sont interprétées de la même ma- nière ; malheureusement, ce n’est pas le cas de nos jours. Il faut revoir de fond en comble la stratégie de formation sinon on va droit dans le mur”, martèle Berber à Liberté, qui met l’ac- cent sur un autre mal relatif à la désignation des arbitres. “La désignation doit obéir à cer- tains critères, ce n’est pas le cas de nos jours, sinon un arbitre comme Boukhalfa n’aurait ja-

mais dirigé un USMA-JSK, parce qu’il n’y a pas de suivi, tout se fait à l’aveuglette. Il faut aus- si noter l’implication des arbitres, qui sont en partie responsables de cette situation. Ils met- tent parfois leur collègue en danger. Il faut qu’eux aussi se maîtrisent un peu ; ils divul- guent la désignation de leur collègue auprès de certains intermédiaires qui n’hésitent pas à mettre la pression sur lui. Il faut aussi élever le niveau d’instruction des arbitres pour leur permettre de mieux assimiler les lois et comprendre l’interprétation des si- tuations. Le président de la CFA doit donc re- voir sa copie en adoptant une nouvelle dé- marche pour sauver l’arbitrage qui s’achemi- ne droit vers l’inconnue ”.

R. A.

ABSENCE DE SANCTIONS, DÉSIGNATIONS HASARDEUSES ET DÉFICIT DE FORMATION

La CFA n’a pas de plan de réforme

Commission fédérale des arbitres, dirigée par M.

Hammoum, se trouve dans une situation peu reluisan-

en raison de la polémique née des erreurs d’arbitra-

ge commises lors des rencontres des Ligues 1 et 2. Il ne se pas- se pas un week-end sans que des erreurs d’ap-

préciation et de jugement soient signalées au plus grand dam des présidents des clubs les-

quels ne maquent pas l’occasion de descendre en flammes les hommes en noir, voire même leur structure gé- rer par Hammoum. Ce dernier reste muet comme une tom- be devant une telle situation. Il est même incapable de mettre en place un plan de réforme afin de hisser le niveau des arbitres algériens à un seuil élevé, ce qui leur permettra d’éviter de com- mettre des erreurs “graves”, lourdes de conséquences. Le plus grave et intrigant à la fois est que le président de la Commis-

sion fédérale des arbitres adopte une politique de l’autruche.

Il fait comme si de rien n’était car au lieu de prendre des me-

L

te

a

si de rien n’était car au lieu de prendre des me- L te a Par :

Par :

NAZIM T.

sures disciplinaires en mettant les arbitres au placard en gui- se de sanctions, il préfère reconnaître l’existence de bourdes, sans plus. Déjà que le nombre d’arbitres exerçant sur le ter- rain est insuffisant pour instaurer une certaine rigueur pour le bon fonctionnement de ce corps malade. De quoi s’interroger sur le rôle réel de M. Hammoum au sein de la Commission fédérale des arbitres. D’ailleurs, d’aucuns se demandent pourquoi le premier responsable de l’arbitra- ge algérien s’abstient à ignorer le problème de la formation pra- tiquement inexistant au niveau de ladite structure. Le manque de formation s’est fait grandement sentir, en témoignent les erreurs flagrantes commises lors des rencontres profession- nelles sans parler des arbitres qui cassent le jeu en sifflant à tort et à travers. Cela nous renseigne sur la réalité actuelle de l’ar- bitrage en Algérie. Et l’on se demande pour quelle raison la commission de Hammoum s’est retrouvée à une telle situa- tion ? La question mérite d’être posée. D’aucuns s’accordent

à dire que la structuration actuelle de la Commission fédéra- le des arbitres pose problème au niveau de son fonctionnement. En effet, le rôle de la CFA s’est limité à une simple désigna- tion des arbitres lors des matches de championnat sans se sou- cier des autres volets indispensables pour le bon fonctionne- ment de l’arbitrage algérien. La présence de la DTNA est primordiale pour préparer l’ave- nir. Pis encore, les objectifs assignés à Hammoum était de pi- loter une réforme qui devait porter sur une restructuration tex- tuelle et technique pour se rapprocher au maximum des stan- dards internationaux. Résultats des courses : la réforme tant attendue ne pourra voir le jour au train où vont les choses. La CFA ressemble beaucoup plus à une coquille vide sans pro- jet d’avenir. En un mot : elle n’a pas les moyens pour appor- ter la réforme nécessaire au corps arbitral algérien, décrié de partout.

N. T.

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Lundi 15 février 2016

LIBERTE

OMNISPORTS

CHAMPIONNAT NATIONAL DE JUDO

Le GSP champion d'Algérie

n Le Groupement sportif des

pétroliers (GSP) a été sacré champion d'Algérie 2016 de judo, en battant le CREPSEM en finale du championnat de première division par équipes, disputée samedi soir à la salle omnisports Mohamed-Larbi-Saïhi de Constantine. Le podium a été complété par l'USM Alger et le Rama El-Mouradia (3 e ), au moment où l'USM Blida et le WBM Blida sont relégués en 2 e division, après avoir terminé 12 e et bons derniers du championnat de 1 re division. Les deux clubs blidéens seront remplacés la saison prochaine par la JSM Chéraga et l'EFD Jijel, ayant accédé en 1 re division après avoir terminé respectivement champion et vice-champion de 2 e division, vendredi. En parallèle à ces championnats de première et de deuxième divisions par équipes, la Fédération algérienne de judo (FAJ) a organisé le championnat national dames, également à la salle Saïhi de Constantine. La victoire est revenue aux judokates du GS Pétroliers, devant le DSBH Alger (2 e ), tandis que l'EJK Tizi Ouzou et le JCBK Alger se sont emparés de la 3 e marche du podium.

COUPE DU MONDE D’ESCRIME

L’Algérien Bounabi décroche le bronze !

n Le Tunisien Fares Ferjani (n°8

mondial) a remporté l'étape d'Alger de la Coupe du monde de sabre (juniors garçons), en s'imposant face à l'Egyptien Mokhtar Wafaey (n°23 mondial) sur le score de 15 touches à 9, en finale disputée samedi à la salle Harcha-Hacène d'Alger. Les médailles de bronze sont revenues aux Algériens, Akram Bounabi qui s'est incliné en demi-finale face à Wafaey (15-14) et Zin Eddine Heroui qui a été éliminé par le futur vainqueur Ferjani (15-6). Dans une finale à sens unique, Ferjani, champion d'Afrique de sabre seniors, a tout de suite pris l'avantage au score, (8-5) au temps mort technique, avant de conclure cette finale avec 6 touches d'avance (15- 9). “Je suis très heureux d'avoir remporté cette étape de la Coupe du monde, surtout que j'ai mal débuté la journée en faillant être éliminé en 8 e de

finale. C'était le déclic qui ma permis de battre par la suite le vice-champion du monde, le Grec Giakoumatos en quart de finale et aller jusqu'en finale”, a déclaré Ferjani à l'APS. “Cette victoire va me permettre de gagner beaucoup de points et intégrer le Top 5 mondial”, a-t-il ajouté. Pour les autres Algériens engagés dans cette étape de la Coupe du monde, à savoir Ugo Gamberoni et Hamza Kasdi ont été éliminés en quart de finale, alors que Acyl Maaziz et Anis Mairi ont été sortis en 8 es de finale. L'entraîneur de la sélection algérienne d'escrime spécialité sabre, le Cubain Salazar Masso Guzman, a estimé que son équipe est en pleine progression et que ses athlètes ont amélioré leur position par rapport à la précédente étape de la Coupe du monde. “Je pense que les athlètes ont tout donné lors de cette étape disputée à Alger. Nous avons raté la finale d'une seule touche après la défaite de Bounabi face à Wafaey. Maintenant, il faut tout de suite se remettre au travail pour améliorer encore notre niveau et viser encore plus haut lors des prochaines compétitions”, a déclaré Salazar Masso Guzman. “Nous avons une jeune équipe pleins de ressources, je pense que si nous continuons à travailler de la sorte nous pourrons aspirer à jouer les premiers rôles en Afrique”, a ajouté l'entraîneur cubain. Cette étape de la Coupe du monde a enregistré la participation de 20 athlètes issus de sept pays (Algérie, Tunisie, Egypte, Grèce, Argentine, Mali et Jordanie).

ÉQUIPE NATIONALE DE HANDBALL

Vers le maintien de Bouchekriou !

Q uel est l’avenir de Bouchekriou à la tête de la sélection nationale de hand- ball ? Telle est la question qui devrait être posée, notamment après que l’équipe nationale

de handball eut terminé la dernière coupe d’Afrique des nations en Égypte à la 4 e place. L’objectif de la sélection nationale n’a pas été

atteint, à savoir une quali- fication directe au cham- pionnat du monde 2017

qui va se dérouler en France. Juste après le retour de l’EN au pays, Bouchekriou a affirmé à la presse nationale qu’il songe à démissionner, lui qui n’a tenu que trois petits mois avec le sept national. Il est vrai que la déception de cette participation ratée à la CAN 2016 a été pour beaucoup dans la décision prise par Salah Bouchekriou qu’il faudra qualifier de courageuse, car c’est rare de nos jours qu’un entraîneur démissionne de son propre gré malgré un échec. Le 7 février, Bouchekriou a joint l’acte à la parole en dépo- sant sa démission à la Fédération algérienne de handball (FAHB). Néanmoins, une semaine après, rien n’a filtré du côté de l’instance de

Bouamra concernant l’avenir de Bouchekriou. Il faut dire que la FAHB ne veut pas com- mettre les erreurs du passé et laisser la sélec- tion nationale sans entraîneur. L’expérience d’après-Mondial où le sept national s’est retrouvé sans sélectionneur national pendant plusieurs mois après la démission de Zeguili a donné à réfléchir à Bouamra et son bureau. Ajouter à cela le fait que les sélectionneurs nationaux ne courent pas les rues, du moins

sélectionneurs nationaux ne courent pas les rues, du moins Par : SOFIANE MEHENNI D. R. ceux

Par : SOFIANE MEHENNI

D. R.
D. R.

ceux qui ont le profil qui intéresse la FAHB. Tout le monde sait que la FAHB a un budget limité, par conséquent elle ne veut pas rame- ner des entraîneurs qui lui coûteront cher. Salah Bouchekriou touche 60 millions de cen- time, ce qui convient à Bouamra. À cet effet, à en croire une source proche de la FAHB, Bouchekriou sera maintenu à son poste et sa démission sera refusée. Cela va être officialisé dans les prochains jours. Une réunion du bureau fédéral est prévue pour cette semaine ou au plus tard la semaine prochaine afin d’en- térinés cette décision. Ainsi, Bouchekriou est bien parti pour rester, surtout que les Verts ne

sont pas encore fixés sur leur sort concernant la qualification au Mondial 2017. La Fédération internationale de handball n’a pas encore confirmé si l’Algérie prendra part au tournoi qualificatif et bénéficier du fait de la Wild Card qui lui permet de composter un tic- ket pour le Mondial français. Si jamais l’IHF confirme la tenue de ce mini-tournoi qui regroupera des équipes de l’Océanie et de l’Asie en plus de l’Algérie, l’EN serait confron- tée à un grand problème si la démission de Bouchekriou était acceptée, c’est pour cette raison que le BF préfère garder Bouchekriou.

S. M.

OPEN HIVERNAL DE NATATION À SÉTIF

Le GS Pétroliers haut la main

L e rideau est tombé samedi soir sur le championnat d’Algérie Open d'hiver de natation en petit bassin, disputé à Sétif

entre le 9 et le 13 février, consacrant haut la main les équipes masculine et féminine du GS Pétroliers d’Alger, par équipes et en individuel. En plus de la razzia de médailles, la domina- tion des pétroliers s’est illustrée par la désigna- tion des nageurs Oussama Sahnoun (H) et Amel Mellih (F) en tant que meilleurs nageurs de cette compétition disputée dans la piscine de l’École nationale des sports olympiques de Sétif (ENSO). Pour rappel, Sahnoun (53"76 dans le 100 m papillon) et Mellih (25"91 dans le 50 m nage libre) ont battu leur propre

record d’Algérie, le premier nommé amélio- rant de près d’une seconde son ancien chrono. Par équipes, malgré la concurrence (de plus en plus forte au fil des journées) des autres forma- tions en lice, le GSP a décroché au final, chez les garçons, 12 médailles en or, 5 en argent et 6 en bronze, soit un total de 23 médailles, suivi du NR Dély-Ibrahim (4 or, 4 argent et 2 bron- ze) et de l’USM Alger (3 or, 5 argent et 5 bron- ze). Les nageuses du GSP ont imité leurs co- équipiers en occupant le haut du tableau par équipes, avec 10 médailles de vermeil (ne rem- portant que l’or) suivies de leurs concurrentes du Sahel nautique d’El Biar (3 médailles d’or, 2 en argent et 4 en bronze) et du SA Bab

SPORT NAUTIQUE

Les vagues font le bonheur des mordus de surf à Madagh

U ne trentaine de mordus de surf se sont

donné rendez-vous, jeudi et vendredi,

à la plage de Madagh dans la commu-

ne d'Aïn El Kerma (ouest d'Oran), profitant des conditions climatiques favorables ces der- niers jours (vagues atteignant deux mètres). Le choix s'est porté sur cette plage considérée comme le lieu le plus indiqué pour cette pra- tique sportive qui draine, chaque week-end en cette période hivernale, de plus en plus d'adeptes, selon les pratiquants. “Une pratique qui permet de communiquer avec la nature”, résume Brahim El Keurti, un jeune de 28 ans habitant Paradis plage (Aïn El Turck) signa- lant que chaque week-end, des surfeurs se font plaisir en se rencontrant et se livrant à des par- ties de glisse, dans la joie et la bonne humeur. Apparu en Algérie depuis quelques années seulement, ce sport fait des émules à Oran, ville côtière disposant de plages adaptées,

entre autres, au surf. Cette discipline nautique consiste à glisser sur une planche au-dessus des vagues et réaliser des mouvements acroba- tiques. “Quand j'ai commencé à surfer sur les vagues, il y avait juste deux jeunes de mon quartier qui pratiquaient cette discipline. Aujourd'hui, le nombre est sans cesse grandis- sant avec pas mal d'expatriés”, raconte Brahim à sa sortie de la mer, les yeux tout rouges. “Il n'y a pas de clubs, pas de fédération. Sauf un groupe de mordus qui se prend en charge”, a-t- il ajouté. “Dans ce sport, il y a surtout de la sensation, du plaisir”, s'extasie Fayçal Ziane, un autre jeune surfeur. Ce sport de glisse s'af- firme de plus en plus à Oran et rien qu'à Aïn El Turck, on compte aujourd'hui plus de 40 ama- teurs, a-t-on affirmé. Sentant la bonne affaire, des magasins d'articles de sport commencent à proposer des équipements et du matériel pour cette discipline naissante.

Ezzouar (2 or, 4 argent et 3 bronze). Le direc- teur technique national (DTN) de la Fédération algérienne de natation (FAN), Brahim Asloum, a déclaré à l’APS, juste après

la clôture du championnat, que la compétition

a permis de regrouper les meilleurs nageurs,

qu’ils évoluent en Algérie ou à l’étranger, et de

s’enquérir de leur état de forme avant les échéances qui attendent l’équipe nationale. Le DTN s’est notamment félicité du “retour en forme progressif” de Youghourta Boumali (USM Alger) qui a été à deux doigts de battre

le record d’Algérie du 50 m papillon (établi à

24"62) en réalisant 24"67.

3 e TOUR DU CHAMPIONNAT NATIONAL DE BADMINTON

Domination des clubs d’Alger

n Le troisième tour du championnat national de badminton par équipes, qui a pris fin samedi à Chlef, a été marqué par la domination des deux clubs algérois, à savoir le CASA Mohammadia dans la catégorie élite et celui de la Protection civile dans la division Une. A l’issue de ce 3 e tour, la première place dans la catégorie élite est revenue au CASA Mohammadia d’Alger, suivi à la deuxième place par le CR Tamaris d’Alger. La formation de Madala Béjaïa a occupé la troisième place et l’AM Hussein-Dey a fermé la marche. Le niveau de la compétition entre les formations en lice a été jugé “appréciable” par le juge arbitre de ce 3 e tour, Djilali Tabache qui a souligné l’importance de ces journées “qui permettent de suivre en permanence, l’évolution du niveau des athlètes ainsi que d’évaluer les 10 arbitres qui ont géré les rencontres de la compétition”. Dans la catégorie de la division Une, le club de la Protection civile d’Alger est arrivé en tête avec 15pts, devant l’Etoile sportive de Béjaïa (13 pts). L’AC Blida est bon dernier avec 3pts

LIBERTE

Lundi 15 février 2016

Supplément Sport

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ACTUALITÉ

MÊME SI ELLE A ÉTÉ, UNE FOIS DE PLUS, VICTIME D’UN ARBITRAGE SCANDALEUX

La JSK souffre d’un manque de régularité

L es milliers de supporters kabyles qui nourris- saient tant d’espoirs sur le retour de la JSK vers les hautes cimes de la Ligue 1 ont dû déchan-

ter, une fois de plus, ce week-end puisque les Canaris ont encore lais-

sé des plumes à Re- lizane. Certes, les joueurs comme les

dirigeants kabyles ont encore pestiféré à propos de l’arbitrage controversé de Boubekeur Zouaoui qui les a certainement lésés à Relizane, ce qui est devenu mon- naie courante contre les Kabyles, mais force est de constater que les poulains de Bijotat n’arrivent pas à enchaîner les victoires depuis le dé- but de la saison. Pourtant après le précieux succès remporté la semai- ne dernière aux dépens du Chabab de Belouizdad, l’on pensait que les Canaris étaient capables de revenir avec un bon résultat de leur dépla- cement dans l’Ouest algérien, mais l’optimisme béat affiché en cours de semaine par les camarades de Rial aura laissé place à une grosse dé- ception engendrée par cette nouvelle défaite qui aurait pu être largement évitée. Certes, le Rapid de Relizane aura fait preuve de beaucoup de détermination et de rage de vaincre pour épingler la JSK et cultiver ain- si l’espoir de sauver sa place parmi l’élite, mais il faut bien admettre que

sa place parmi l’élite, mais il faut bien admettre que Par : MOHAMED HAOUCHINE Liberté cette

Par :

MOHAMED

HAOUCHINE

Liberté
Liberté

cette chaude confrontation était lar- gement à la portée de la formation kabyle qui aura dominé les débats durant la majeure partie de la ren- contre et s’était procuré tout un chapelet d’occasions de but en pre- mière comme en seconde mi-temps. “C’est quand même frustrant de perdre stupidement un match qui était aisément à notre portée et je suis particulièrement déçu par les nom- breuse erreurs que nous avons com- mises en défense comme en attaque”, dira après coup le coach français Do- minique Bijotat, visiblement outré

par cette nouvelle contre-perfor- mance de son équipe au moment où il croyait profondément à un nouvel envol de ses troupes. C’est qu’en concédant les trois points du match à Relizane, la JSK aura raté l’occasion inespérée de remonter sensiblement au classement et de se mêler, pour la première fois de la saison, à la cour- se au podium, un enjeu qui la fuit de- puis le début du présent exercice. Même s’il ne l’avoue pas ouverte- ment, le coach kabyle doit en vouloir certainement à son gardien de but international Azzedine Doukha, au-

teur d’une bourde monumentale qui avait provoqué maladroitement le premier penalty et qui avait per- mis aux Relizanais d’inscrire le seul but de la partie. Certes, Doukha s’était racheté ensuite en détour- nant magistralement un tir fou- droyant du remuant Bouda, mais aussi en repoussant magistralement un second penalty gracieusement of- fert aux locaux par l’arbitre Zouaoui, très mal inspiré, mais il faut bien ad- mettre que Doukha n’était pas dans un grand jour. L’autre déception de Bijotat réside dans cette stérilité

chronique au niveau du comparti- ment offensif où, hormis l’excellen-

te prestation de Rahal qui revient en

force depuis quelques semaines, les deux buteurs attitrés de la JSK, que sont Diawara et surtout Boulaouidat, étaient pratiquement inexistants sur

le terrain même si le dernier nommé

a été privé d’un but honteusement

annulé par l’arbitre en seconde mi- temps pour une position de hors jeu que seul l’homme en noir avait pu imaginer. “C’est quand même re- grettable de le rappeler à chaque fois, mais la JSK est encore victime de l’arbitrage. Mes joueurs ont fourni un

bon match dans l’ensemble mais l’arbitre a encore faussé la partie. C’est à croire qu’il y a un complot contre la JSK et nous disons basta !” fulminait

à la fin du match le président Han-

nachi qui avait tenu à effectuer le dé- placement à Relizane.

M. H.

MATCH AMICAL

USMA-JSK annulé

n La rencontre amicale prévue jeudi prochain entre l’USM Alger et la JS Kabylie a été finalement annulée. Les dirigeants kabyles se sont excusés hier auprès de leurs homologues usmistes pour les informer qu'ils ne peuvent pas se déplacer sur Alger. L’USMA compte maintenir son programme de disputer un match de préparation jeudi et cherche un sparring- partner pour remplacer la JSK.

A. I.

LIGUE DES CHAMPIONS D’AFRIQUE : ASHANTI GOLD 1 - MO BÉJAÏA 0

Les Crabes préservent leurs chances

C ’est hier à 15h (16 heures, heure algé- rienne) que le MO Béjaïa a entamé pour la première fois de son histoire l'aven-

ture africaine. En effet, le premier match pré- liminaire de la Ligue des champions africai-

ne l'a opposé au club ghanéen, l’Ashanti

Gold. Cette joute, dis- putée sous une chaleur suffocante, a été mar- quée par l’expulsion de Lakhdari et une deuxième mi-temps très pénible pour les Crabes. L’entame de ce match a été à l’actif des locaux mais le tir de Assamoah passe à côté des buts de Daïf (10’) . les Béjaouis répliqueront mais Zerdab, bien lancé par Morgan, rate de peu le cadre de Robert (18’). Le MOB, avec un avant de pointe, est bien en place devant les rushs des Ghanéens. Isshak, de la tête, a failli faire mouche mais son cuir passe au dessus de la cage mobiste (35’). Le jeu devient dur et Ndoye, à hauteur des

mobiste (35’). Le jeu devient dur et Ndoye, à hauteur des Par : A. HAMMOUCHE 18

Par :

A. HAMMOUCHE

18 yards, rate son tir (39’). Ce premier half se termine par une occasion pour l’Ashanti mais Yakouba loupe son heading devant Daïf, im- périal (44’). En seconde mi-temps, les Crabes évolueront en contre, et ce, devant 18 000 Ghanéens ve- nus supporter leur club fétiche. Et après deux tentatives par Assamoah, de la tête (55’) et Has-

ADOPTION DES BILANS

sen (57’), les Béjaouis plieront, suite à une er- reur de leur axe défensif. Un but de Joshua (61') qui a “réveillé” les locaux qui ont dominé les débats devant un groupe du MOB étouffé. Et ce dernier évoluera même à 10 après l’expul- sion stupide de Lakhdari (70’). Les Ghanéens rateront plusieurs occasions de corser l’addition devant une équipe du MOB

qui n’a fait que résister tout le long du second half. Le match retour aura lieu le 28 février à Béjaïa. Au sortir de ce match, le président du MOB, Ikhlef, dira que “Les joueurs ont tout donné. La seconde mi-temps a été pénible. Avec le retour des blessés, la seconde manche nous sourira avec l’apport de notre public”.

A. H.

Kerbadj restera à la LFP jusqu'en 2017

n C'est sans surprise que les 31 membres présents hier au CTN de Sidi-Moussa sur les 41 que compte l'assemblée générale de la LFP, ont adopté à l'unanimité les deux bilans, moral et financier, de la Ligue de football professionnel pour l'exercice 2014-2015 au cours d'une AGO qui s'est tenue dans une sérénité totale. Par ailleurs, le patron de la LFP, Mahfoud Kerbadj, ira jusqu'au bout de son mandat qui expire au début de l'année 2017, une commission chargée de réunir les candidatures, composée de Hamar, El-Morro et Mahfoud Boukelkal de l'OM

a été installée par les membres de l'AG. Medouar est intervenu pour réclamer l'annulation pure et simple du professionnalisme et le retour à l'ancien système de gestion. “C'est la seule solution pour sauver notre football car le professionnalisme a détruit la pratique du football”, dira le porte-parole de l'ASO. La question du plafonnement des salaires a été éludée. Kerbadj avait affirmé devant les membres que la LFP ne discutera pas de ce dossier.

R. A.

ANGLETERRE

Leicester de Mahrez craque à la dernière seconde

L eicester où évolue l’interna- tional algérien Riyad Mahrez s’est incliné hier face à Arse-

nal (2-1), lors de la rencontre dis-

putée hier à l’Emi-

putée hier à l’Emi-

Par : R. S.

rates Stadium pour

le compte de la 26 e journée de la Premier League. Et pourtant, l’équipe de Mahrez a tenu jusqu’aux temps morts où elle a encaissé un deuxième but as- sassin signé Özil. Cette défaite per- met, toutefois, à l’équipe de Ranieri de préserver la tête du classement,

mais avec seulement deux points d’avance sur Arsenal. Leicester qui compte désormais 53 points de- vance seulement les Gunners de 2 points (51 points). L’ouverture du score est intervenue avant la pause suite à un penalty que le buteur Vardy a magistrale- ment exécuté. Arsenal a remis les pendules à l’heure par l’entremise de Walcott (70’) avant que Welbeck n’offre la victoire à la toute dernière seconde suite à un coup franc ma- gistralement botté par Özil.

Concernant la prestation de Mah- rez, il faut dire que l’international algérien n’a eu droit qu’à 58 mi- nutes, lui qui a cédé sa place à Wa- silewski. Il n’a pas été décisif, com- me à son habitude, en raison du marquage strict des joueurs d’Ar- senal. L’international algérien a été même privé de ballons. Notons que Leicester a disputé presque toute la deuxième période en infé- riorité numérique après l’expulsion de Simpson.

R. S.

PRESSE

L’AJSA honore les journalistes palestiniens

n L’Association des journalistes sportifs algériens (AJSA), qui représente la section Algérie au sein de l’Association internationale de la presse sportive (AIPS), a organisé, hier, au restaurant Caracoya d’Alger, une réception en l’honneur du groupe de journalistes palestiniens qui a accompagné la sélection de football de la Palestine, appelée à livrer, mercredi au stade du 5-Juillet, un match amical face à son homologue algérienne. Durant ce déjeuner fort convivial, les deux parties ont échangé différents points de vue portant sur l’actualité des deux pays, celle présente avec la manifestation sportive de ce 17 février à Alger entre les sélections algérienne et palestinienne, ainsi que d’autres sujets liés à la pratique journalistique. Aussi, il a été question des possibilités d’échange entre l’AJSA et les journaux palestiniens, notamment à travers des rencontres d’information et des actions de solidarité. À la fin de cette rencontre fructueuse en termes de débats et de perspectives envisagées, les représentants des médias algériens et palestiniens ont échangé des présents. Le délégué palestinien a notamment offert une écharpe aux couleurs palestiniennes au président de l’AJSA, Omar Kharoum.

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Décès

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Condoléances

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————————————

Mme Veuve Chikhi née Saïdi Karima et sa fille Chikhi Kahina font part du décès de leur époux et père le 07 février 2016. L’enterrement a eu lieu le

08

février 2016 au cimetière de

Ben Aknoun. Qu’Allah Tout-Puissant accorde

au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Paradis Inch’Allah. “A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.” ———————————— Les familles Taleb et Hammoutène, parents et alliés, de Tizi Ouzou, de Constantine et de France ont l’immense dou- leur de faire part du décès de leur cher et regretté père et grand-père, Taleb Ali, survenu hier, à Tizi Ouzou, à l’âge de

Remerciements

———————————— Nous, les habitants du village Taiouinine, commune de Ouaguenoun, remercions l’APC de notre commune et à leur tête le P/APC M. Rabah Laïche ainsi que tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à l’élargissement, l’aménagement et le revêtement en B.B de la route menant vers notre village sur une distance de 4,6 km.-

93

ans.

L’enterrement aura lieu aujour-

d’hui à 12h au cimetière de M’douha, Tizi Ouzou. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

TO/BR5880

à 12h au cimetière de M’douha, Tizi Ouzou. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous

LIBERTE

Lundi 15 février 2016

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AF
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Acom
Acom
Pensée A la mémoire de l’être le plus cher, notre fils MOURAD MOKRI Cela fait
Pensée
A la mémoire de l’être le
plus cher, notre fils
MOURAD MOKRI
Cela fait deux ans, le
15 février 2014, jour
pour jour, que Dieu t’a
rappelé auprès de Lui
pour un monde meilleur.
La plaie est toujours
ouverte et profonde, la
douleur inconsolable et
les larmes coulent sans cesse. La vie sans toi est un lourd
fardeau que nous avons du mal à porter. Le temps passe
certes, mais n’effacera pas ta silhouette. Ton visage et ton
beau sourire nous manquent terriblement. Dieu seul sait
à quel point tu nous manques. Ammi azizen, tu resteras à
jamais dans nos cœurs et nos pensées. Repose en paix.
Puisse Dieu t’accueillir en Son Vaste Paradis et nous aider
à surmonter cette dure épreuve. Nous prions tous ceux
qui t’ont connu et aimé d’avoir une pieuse pensée à ta
mémoire.
Tes parents, ta sœur, ta grand-mère, les familles Mokri
et Bourennane, tes camarades, surtout ton ami Salem
Amouche, qui ne t’oublieront jamais.
TO/BR5883
Direction de la distribution Blida Division technique électricité Pour améliorer sa qualité de service et

Direction de la distribution Blida Division technique électricité

Pour améliorer sa qualité de service et conso- lider son réseau, la Direction de la distribu- tion de Blida entreprend des travaux d’entre- tien qui nécessiteront l’interruption de four- niture d’électricité la journée du 16/02/2016 entre 09h00 et 16h00, au niveau de la com- mune de Ben Khellil. Localités concernées :

w AÏN AÏCHA w BEN HAMDANI w BEN CHAÂBANE CÔTÉ SUD w DOMAINE FAIDI SMAR Pour plus d’informations, contactez la Direction de la distribution de Blida sur le numéro suivant :

025 20 75 61 La Direction de la distribution de Blida s’excuse pour les désagréments causés.

ANEP N°405 994 Liberté du 15/02/2016

Pensée Le 14 février 2015 nous quittait à jamais notre cher et regretté fils et
Pensée
Le 14 février 2015
nous quittait à jamais
notre cher et regretté
fils et frère
AISSIOUENE YACIN
à l’aube de ses 23 ans,
laissant dans nos vies
et nos cœurs une douleur indescrip-
tible et un vide impossible à combler.
En ce douloureux souvenir, sa mère,
ses frères, ses sœurs ainsi que tous ses
proches prient tous ceux qui l’ont
connu d’avoir une pieuse pensée
à sa mémoire.
Puisse le Paradis du Tout-Puissant
être ton éternelle demeure.
Ton sourire nous manque tellement.
Repose en paix.
TO/BR5884
C0166
C0166
F.158
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