Vous êtes sur la page 1sur 1

Harmonie du soir

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ; Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ; Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir :

Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige ; Valse mélancolique et langoureux vertige ! Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige, Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir ! Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ; L e soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.

Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir, Du passé lumineux recueille tout vestige ! Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige… Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir ! Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, « Spleen et Idéal ».

QUESTIONS

1)

Dites brièvement de quoi il s’agit dans ce texte et quel sentiment éprouve

2)

alors Baudelaire. Les vers 8 et 12 contiennent des images poétiques. Dites par quel moyen

3)

l’auteur a exprimé ces images dans chacun de ces vers. Quel effet recherche-t- il à travers ces images ? Quel est le mètre utilisé dans ce poème ? Justifiez votre réponse en faisant le

4)

décompte de syllabes dans les vers 1, 6 et 8. Ce texte est un poème à forme fixe : Précisez la forme fixe utilisée et justifiez votre réponse.

Centres d'intérêt liés