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Supplément Sport MULTIPLICATION INQUIÉTANTE DES CAS D’INDISCIPLINE DANS LES CLUBS DE FOOTBALL L e s

Supplément

Sport

MULTIPLICATION INQUIÉTANTE DES CAS D’INDISCIPLINE DANS LES CLUBS DE FOOTBALL

Les insoumis du foot !

P.13 à 17

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

TIARET

Le parâtre assassin de la petite Amina condamné à mort P.24

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7162 LUNDI 22 FÉVRIER 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

UNE INSTRUCTION DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ADRESSÉE AUX WALIS ET AUX STRUCTURES DE SANTÉ
UNE INSTRUCTION DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ADRESSÉE
AUX WALIS ET AUX STRUCTURES DE SANTÉ
Zika : un dispositif
d'alerte mis
en place
P.2/3
Smaïl Mesbah :
“Les conditions
pour une
transmission
autochtone
n’existent pas
en Algérie”
Louiza Archives/Liberté
n’existent pas en Algérie” Louiza Archives/Liberté SES AGENTS ONT EFFECTUÉ 59 816 OPÉRATIONS Cnas : la

SES AGENTS ONT EFFECTUÉ 59 816 OPÉRATIONS

Cnas : la quête de financements continue P.4

Cnas : la quête de financements continue P . 4 DES OBJECTIFS NON ATTEINTS ET DES

DES OBJECTIFS NON ATTEINTS ET DES ÉCHÉANCES REPOUSSÉES ENCORE PLUS LOIN

Transport maritime de marchandises :

le naufrage algérien ! P.9

maritime de marchandises : le naufrage algérien ! P.9 IMPORTATION DE VÉHICULES Une baisse de plus

IMPORTATION

DE VÉHICULES

Une baisse de plus de 60% en janvier 2016 P.9

DE VÉHICULES Une baisse de plus de 60% en janvier 2016 P.9 IL A ÉTÉ CONCLU
IL A ÉTÉ CONCLU ENTRE JOHN KERRY ET SERGUEÏ LAVROV Syrie : nouvel accord provisoire
IL A ÉTÉ CONCLU
ENTRE JOHN KERRY
ET SERGUEÏ LAVROV
Syrie :
nouvel accord
provisoire
de trêve P.10
D. R.
D. R.

LE RAPPORT DE L’ATLAS DE L’UNESCO SONNE L’ALERTE

Certaines variantes de tamazight menacées d’extinction

P.7

ILS PROTESTENT CONTRE LES PROMESSES NON TENUES DES AUTORITÉS

Opération lèvres cousues de 15 chômeurs à Ouargla

P.24

ILS PROTESTENT CONTRE LES PROMESSES NON TENUES DES AUTORITÉS Opération lèvres cousues de 15 chômeurs à

2

L’actualité en question

Lundi 22 février 2016

LIBERTE

ZIKA : UN DISPOSITIF D'ALERTE MIS EN PLACE

SMAÏL MESBAH, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA PRÉVENTION AU MINISTÈRE DE LA SANTÉ, À “LIBERTÉ”

“Les conditions pour une transmission autochtone n’existent pas en Algérie”

Le responsable du ministère de la Santé avance comme argument l’absence de “densité vectorielle” à même de créer les conditions d’éclosion d’une épidémie dans notre pays.

L es risques d’apparition de la ma- ladie à virus Zika en Algérie de- meurent encore très faibles. Le mi- nistère de la Santé rassure la popu- lation qu’aucun cas n’est à signa- ler dans notre pays. Cela ne va pas

tranquilliser éternellement le département

d’Abdelmalek Boudiaf, d’autant plus que le risque zéro

n’existe pas. D’où l’envoi par

la direction gé- nérale de la prévention d’une récente instruc- tion relative au dispositif organisationnel de préparation et d’alerte face à cette maladie à l’adresse des walis et à toutes les structures re- levant du ministère. L’objectif recherché à travers cette note est, se- lon Smaïl Mesbah, directeur général de la pré- vention et de la promotion de la santé au mi- nistère de tutelle, d’apporter les principales données liées à cette maladie et l’évaluation du risque dans notre pays qui doivent faire l’ob- jet d’une large diffusion auprès du personnel de santé public et privé. “Nous voulons également préciser les modali- tés organisationnelles de prise en charge d’un cas suspect depuis sa détection jusqu’au lieu de son traitement”, affirme M. Mesbah. C’est l’occasion, indique-t-il, pour rappeler les dis-

Par :

BADREDDINE K.

positions ayant trait au renforcement de la lut- te antivectorielle (maladie à transmission par des vecteurs comme les insectes par exemple). Il s’agit en fait, explique le DG, de l’application du plan national de préparation, d’alerte et de riposte en cas de menaces sanitaires à poten- tiel épidémique et d’urgences sanitaires de por- tée internationale. Cela étant, “les conditions pour une transmis- sion autochtone du virus Zika ne sont pas ac- tuellement réunies dans notre pays”, tient-il à préciser. Smaïl Mesbah avance comme argu- ment l’absence de densité vectorielle à même de créer les conditions d’éclosion d’une épidé- mie. Il s’appuie sur les enquêtes entomolo- giques (étude biologique des insectes) menées par l’Institut Pasteur qui ne retrouvent pas une implantation et/ou une circulation de mous- tiques du genre Aedes aegypti et Aedes albopictus. L’autre raison évoquée est la survenue avec pré- dilection de l’infection dans les régions tropi- cales et intertropicales. Mieux, l’épidémie est circonscrite en Amérique latine et aux Ca- raïbes, pays avec lesquels l’Algérie n’a pas de liaisons aériennes directes. L’infection à virus Zika, faut-il l’expliquer, est une maladie vira- le qui se transmet essentiellement par des moustiques infectés. Cette infection a été d’ores et déjà identifiée en 1947, en Ouganda.

OMS : “Une urgence de santé publique de portée internationale”

Les spécialistes estiment qu’il y a un lien direct entre la femme enceinte infectée et la micro- céphalie chez les nouveau-nés. Ce constat a été établi notamment au Brésil. Face à cette me- nace, l’OMS, qui s’attend à une propagation importante de ce virus, a proclamé la maladie comme étant une “urgence de santé publique de portée internationale”. Si des mesures indispensables ne sont pas prises à temps, l’on s’attendra à une propagation ra- pide du virus en Algérie. La détection d’un cas cliniquement suspect de la maladie concerne toute personne qui a séjourné durant les 15 jours précédents dans les pays d’Amérique la- tine et aux Caraïbes, ciblés par l’épidémie. Cet- te personne présente des signes cliniques, tels que la fièvre, même modérée, et/ou exan- thème (taches de rougeur cutanée aiguë), hy- perhémie conjonctivale (inflammation de la conjonctive), arthralgie (douleurs aux articu- lations), myalgie (douleurs musculaires)… La période d’incubation est de 3 à 12 jours. Les formes symptomatiques sont peu spéci- fiques, durent 2 à 5 jours et associent un syn- drome grippal sans signes respiratoires, à sa- voir fièvre, asthénie, céphalées… M. Mesbah a, de ce fait, instruit tous les établissements de santé d’assurer dans la phase actuelle une lar-

ge communication sur la maladie et ses risques. Ces structures sont également te- nues de développer des actions de formation du personnel de santé, de désigner un point fo- cal chargé de la maladie du virus Zika au ni- veau de la Direction de la santé et de la popu-

lation pour diffuser les informations et les di- rectives, coordonner la prise en charge de cas suspects, de son lieu de détection jusqu'à son arrivée à l'hôpital préalablement identifié. Les centres de contrôle sanitaire aux frontières (CSF) doivent informer et sensibiliser le per- sonnel au sol du point d'entrée tous corps confondus, vérifier la disponibilité des moyens de protection, des thermomètres frontaux ou

à distance, des solutions hydro-alcooliques…

Les responsables des hôpitaux doivent, quant

à eux, conformément aux directives de cette

instruction, vérifier le dispositif d’accueil, d’isolement et de prise en charge des cas sus- pects et/ou confirmés mis en place lors des pré- cédentes menaces sanitaires.

Ils doivent se dire, relève M. Mesbah, que ce dispositif peut être réactivé et opérationnel à tout moment. Dans une précédente instruc- tion, la DG a même défini les modalités de pré- lèvements et d’acheminement de ces derniers pour le diagnostic virologique d’un cas suspect de la maladie à virus Zika.

B. K.

LE PROFESSEUR BOUDEHANE, CHEF DU SERVICE DE RÉANIMATION AU CHU IBN-BADIS DE CONSTANTINE

“Aucun cas n’a été enregistré à l'Est”

À l’heure actuelle, aucun cas de virus Zika n'a été enregis- tré dans la wilaya de

Constantine. C’est ce que nous a dé- claré, hier, le professeur Boudehane, chef du service de réanimation au CHU Ibn-Badis, mettant ainsi fin à toutes les rumeurs et autres suppu- tations rapportées, en l’occurrence, par les réseaux sociaux ces derniers jours et qui ont provoqué une certai-

ne panique chez les populations. Cependant, la vigilance reste de mise, prévient notre interlocuteur. En effet, l’inquiétude que le virus puisse être détecté, à l'est du pays, n’empêche pas les services concernés, à savoir les hôpitaux et toutes les in- frastructures hospitalières habili- tées, de mettre en place un disposi- tif de prévention, à la suite d’une ins- truction émise par le ministère de la

Santé, de la Population et de la Ré- forme hospitalière, avant-hier, et qui porte, notamment, sur une cam- pagne d’information et de commu- nication en direction du personnel médical. Il s’agit, également, de mettre en pla- ce un dispositif de détection et de pri- se en charge immédiate de cas sus- pects, et ce, afin d’éviter une éven- tuelle propagation du virus, et qui

LES AUTORITÉS SANITAIRES ONT PRIS LEURS DISPOSITIONS

Oran se prépare

L es structures aéroportuaires et portuaires d’Oran ont enclenché depuis une semaine le dispositif or- ganisationnel de préparation d’alerte contre la ma-

ladie à virus Zika en application de l’instruction du mi-

nistère de la Santé, de la Population et de la Réforme hos- pitalière (Msprh), avons-nous appris, hier, de source proche de la DSP à Oran.

Une réunion des autorités sécuritaires et sanitaires de

l’aéroport international d’Oran, regroupés au sein du Comité local de sûreté (CLS), a pris, il y a une semaine, les dispositions appro- priées à l’effet de prévenir d’éventuels cas de cette ma- ladie virale. Deux épidémiologues ont été dépêchés sur place pour faire un état des lieux. La direction de la santé et de la population (DSP) a été, pour sa part, destinataire d’une instruction qui a été éga- lement adressée aux walis dans la perspective de “rap- porter les principales données relatives à cette maladie et l'évaluation du risque éventuel dans la wilaya d’Oran qui doivent faire l'objet d'une large diffusion auprès du per-

Par :

K. REGUIEG-ISSAAD

sonnel de la santé, des polycliniques, des établissements de santé publics et des hôpitaux”, a-t-on affirmé de même source. Ainsi, les responsables de l’aéroport internatio- nal Ahmed-Benbella d’Oran ont mis en place un dispo- sitif de désinfection de tous les aéronefs qui atterrissent tout en s’employant à évaluer le risque de ce virus, in- dique-t-on. Dans ce contexte, une commission compo- sée de spécialistes en virologie et maladies infectieuses s’est réunie au niveau de la DSP pour supputer le risque hypothétique de la menace et faire le point de la situa- tion localement, apprend-on par ailleurs. L’attention des responsables locaux est particulièrement orientée sur l’aéroport d’Oran qui enregistre un flux quo- tidien de 1 700 voyageurs. Nous apprenons dans le même ordre d’idées la mise en place d’un dispositif de sur- veillance et de prévention au niveau du port d’Oran. L’instruction ministérielle adressée aux walis et aux res- ponsables sanitaires fait aussi référence aux “modalités organisationnelles de prise en charge d’un cas suspect de maladie à virus Zika”, ajoute-t-on.

K. R.-I.

peut être rapide, selon des sources médicales, en cas de défaillance. Les mêmes dispositions devront être prises, selon des sources médicales, dans toutes les wilayas de l’Est, bien que ces dernières n’aient pas enco- re reçu l’instruction en question, notamment Sétif. C’est du moins ce que nous a affir- mé, hier, le chef de service épidémio- logie, à la direction de la santé de la wilaya, Koussa Elyamine. Notre in- terlocuteur ajoutera, par ailleurs, qu’aucun cas de virus Zika n’a été en- registré à ce jour, dans la région des

Hauts-Plateaux. Même constat dans les wilayas d’Annaba, de Guelma, de Batna, de Khenchela, de Tébessa et d’Oum El-Bouaghi. En outre, les citoyens sont appelés à ne pas céder aux rumeurs, comme ce fut le cas il y a quelques mois, en dé- cembre 2015, précisément, après le décès de 6 personnes atteintes de grippe saisonnière, dans la wilaya de Tébessa. Le virus H1N1 avait, alors, été sérieusement évoqué, faisant craindre le pire, rappelle-t-on.

SYNTHÈSE CORRESPONDANTS

POUR SOUTENIR LA LUTTE CONTRE LE VIRUS ZIKA

La Banque mondiale débloque 150 millions de dollars

n La Banque mondiale (BM) a voté, à la fin de la semaine dernière, l’octroi d’une aide financière d’un montant de 150 millions de dollars aux pays touchés par le virus Zika, lit-on sur son site. Cette somme est “immédiatement disponible”, a indiqué la BM. “Si un financement supplémentaire est nécessaire, la Banque mondiale se tient prête à augmenter rapidement son soutien”, s’est également engagée cette institution onusienne. “Notre analyse souligne l'importance d'une action urgente pour enrayer la propagation du virus Zika et protéger la santé et le bien-être des populations dans les pays touchés”, a déclaré Jim Yong Kim, président du groupe de la Banque mondiale. “Le groupe de la Banque mondiale est prêt à soutenir les pays touchés par la crise Zika et fournir un soutien supplémentaire si nécessaire”, a-t-il encore ajouté.

LYÈS MENACER

LIBERTE

Lundi 22 février 2016

Dossier

3

ZIKA : UN DISPOSITIF D'ALERTE MIS EN PLACE

TOUT EN RASSURANT QU’IL N’Y A PAS DE RISQUE SANITAIRE

Boudiaf alerte les walis

Dans une instruction adressée à tous les walis, le ministère de la Santé prévient contre un risque potentiel de contamination et invite à la mise en place de structures de veille et d’intervention.

L e ministère de la Santé, de la Po- pulation et de la Réforme hospi- talière vient de tirer la sonnette d’alarme quant au risque du dé- veloppement du virus Zika en Algérie. Éstimant qu’un risque

sanitaire majeur pourrait surprendre les 48 wi- layas du pays, le département d’Abdelmalek Boudiaf a adressé

une instruction au personnel du secteur

pour se préparer contre toute éventuelle pandémie du virus Zika. Cette instruction rappelle qu’en premier lieu, le dispositif organisationnel de prépara- tion d’alerte s’adresse notamment aux 48 wa- lis et aux responsables d’établissements de san- té à différents niveaux. Selon les termes de la- dite directive, l’urgence est “de rapporter les principales données relatives à cette maladie et l’évaluation du risque dans notre pays qui doi- vent faire l’objet d’une large diffusion auprès du personnel de la santé”. Et la note du ministè- re de tutelle révèle que “les conditions d’une transmission autochtone du virus Zika en Al- gérie ne sont pas actuellement réunies”. Au- trement dit, le virus Zika ne pourrait se gé- néraliser rapidement que si les personnels mé- dicaux de tous les hôpitaux ne se préparent pas dans l’immédiat. Aussi, indique la même source, il est question d’installer un système d’alerte, sous forme de cellules préventives, afin de “préciser les modalités organisationnelles de

Par :

FARID BELGACEM

échéant, la prise en charge du cas suspect de son lieu de détection jusqu’à son arrivée à l'hôpital préalablement identifié. Par ailleurs, et pour éviter la propagation rapide de la maladie, le même dé- partement a également ins- truit les centres de contrôle sanitaire aux frontières (CSF) pour “informer et sen- sibiliser le personnel au sol du point d’entrée tous corps confondus et de vérifier la disponibilité des moyens de protection, des thermomètres frontaux ou à distance, des solutions hydro-alcooliques”. Précisant que l’épidémie ac- tuelle est circonscrite au ni- veau des pays de l’Amé- rique latine et des Caraïbes avec lesquels il n’y pas de liaisons aériennes directes

avec l’Algérie, le ministère de la Santé rassu- re, toutefois, sur les risques de propagation du virus dans notre pays, relevant que “les condi- tions pour une transmission autochtone du vi- rus Zika ne sont pas actuellement réunies, et ce, compte tenu de l’absence de densité vectoriel- le à même de créer les conditions d’éclosion d’une épidémie”.

F. B.

D. R.
D. R.

“La propagation du virus peut être rapide si les mesures adéquates de prévention ne sont pas prises”, prévient le ministère.

prise en charge d’un cas suspect de maladie à virus Zika depuis sa détection jusqu’au lieu de sa prise en charge”. En ce sens, le ministère a souligné que “la propagation peut être rapide si les mesures adéquates de préventions ne sont pas prises”. Sur un autre plan, le département de Boudiaf a instruit les directeurs de la san- té au niveau des wilayas et a donné des di- rectives organisationnelles, “pour assurer une

large communication sur la maladie et sur les risques et à assurer, le cas échéant, une détec- tion précoce et une prise en charge rapide du cas suspect”. Parallèlement, les directeurs des hô- pitaux sont chargés de former les personnels de santé et de désigner, dans l’immédiat, un point focal chargé de la maladie du virus Zika au niveau de la DSP pour diffuser les infor- mations et les directives, coordonner, le cas

LE DG DU CHU NEDIR-MOHAMED DE TIZI OUZOU EST CATÉGORIQUE

“Je démens formellement l’existence de cas confirmés”

E n marge d’un point de presse animé au lendemain des évé- nements qui ont secoué le

CHU de Tizi Ouzou, après la mort

de Ch. Myassa qui a succombé à ses brûlures,

du

saccage du

pavillon

des ur- gences par des proches de la défun- te, le DG du CHU, le P r Abbès Ziri, a affirmé qu’aucun cas de virus Zika n’a été enregistré à Tizi Ouzou. Une déclaration qui vient infirmer l’in- formation relayée hier et largement partagée sur les réseaux sociaux, faisant état de la présence de cas avé- rés de ce virus en Kabylie, plus par-

Par :

K. TIGHILT/

M. HAOUCHINE

suivie

ticulièrement à Tizi Ouzou et dans la wilaya d’Oran. “C’est faux, il n’y a aucun cas de vi- rus Zika. Nous avons un excellent service des maladies infectieuses qui n’a enregistré aucun cas et je démens formellement l’existence de cas confir- més du virus Zika à Tizi Ouzou”, ras- surera, à ce sujet, le professeur Ziri. Par ailleurs, la direction de la santé et de la population de la wilaya de Tizi Ouzou a été destinataire, hier, d’une circulaire émanant du mi- nistère de la Santé pour mettre en place tout un dispositif d’alerte contre le virus Zika. “Certes, aucun cas de virus Zika n’a été enregistré jusque-là en Algérie, mais notre mi- nistère a jugé utile de redoubler de vi-

UNE RÉUNION S’EST TENUE HIER AU SIÈGE DE LA WILAYA

Quid des mesures prises à Béjaïa ?

n Il y a une semaine, le Professeur Khiari, qui préside la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), avait prévenu que “l’Algérie n’est pas à l’abri du virus Zika”. Un virus peut s’introduire sur le territoire national à partir des ports et des aéroports du pays. Il se trouve que Béjaïa dispose d’un port des plus dynamiques – le deuxième à l’échelle nationale en termes de transport de marchandises générales - et d’un aéroport. On a joint au téléphone la DSP de Béjaïa pour savoir si des mesures avaient été prises, “on nous demande de rappeler demain. Le directeur était en réunion au niveau de la wilaya”. Il faut dire que l’instruction est destinée aux walis et aux responsables d'établissements de santé à différents niveaux. C’est sans doute l’objet de cette réunion tendant à “rapporter les principales données relatives à cette maladie et l'évaluation du risque dans notre pays qui doivent faire l'objet d'une large diffusion auprès du personnel de la santé”, précise la note qui relève que les conditions d'une transmission autochtone du virus Zika en Algérie “ne sont pas actuellement réunies”. Pour rappel, le professeur Khiati avait jugé “insuffisantes” les mesures prises par les pouvoirs publics pour empêcher ce virus d’arriver en Algérie. Mesures consistant en la réservation de lits dans les établissements hospitaliers et par des instructions au personnel médical, détaché au niveau des ports et aéroports.

M. OUYOUGOUTE

gilance pour parer à toute éventua- lité”, nous a déclaré, hier en fin de journée, le D r Abdenacer Bouda, directeur de la santé et de la popu- lation de la wilaya de Tizi Ouzou. “Nous sommes en train de diffuser

cette circulaire à travers tous les éta- blissements publics de la santé pour expliquer les symptômes de ce virus et alerter qui de droit en cas de dé- pistage suspect”, dira encore le DSP de Tizi Ouzou, qui précisera que

“même le Conseil de l’Ordre des mé- decins a été informé de ce dispositif d’alerte pour toucher tous les méde- cins privés et redoubler aussi de vi- gilance”.

K. T./M. H.

L’ÉDITO PAR SAÏD CHEKRI De l’anticipation et de ses limites “ Pour autant, la C
L’ÉDITO
PAR SAÏD CHEKRI
De l’anticipation et de ses limites
“ Pour
autant, la
C ontrairement aux “informations” colportées par certains médias, moti-
vés par on ne sait quel souci mais certainement pas par celui d’informer,
aucun cas de fièvre dû au virus Zika n’a été formellement signalé sur le
partie est
loin d’être gagnée et
il faut prier le ciel que
Zika n’arrive jamais
chez nous. Car, si, par
malheur, il devait
franchir nos
frontières, il n’est pas
dit que nos structures
sanitaires, dont on
connaît le niveau
d’organisation et de
performance et, au-
delà, l’ensemble de
notre système de
santé, puissent faire
preuve de la
réactivité
indispensable en
pareille situation, et
ce, quelles que soient
les mesures
d’urgence qui auront
été prises en amont.”
territoire national. Il était important de le souligner d’emblée pour que la pa-
nique ne s’empare pas de nos concitoyens, avec les désagréments que cela ris-
querait de provoquer à tous les niveaux et qui, surtout, auraient pour consé-
quence de compliquer la tâche aux structures chargées de faire face à une ur-
gence éventuelle.
Mais, à l’évidence, l’absence de cas dûment constaté ne signifie guère que les
Algériens sont définitivement hors d’atteinte de cette maladie. Au ministère
de la Santé, on sait fort bien que le risque de voir le virus “débarquer” chez nous
existe bel et bien. Et c’est pour cela que le département de M. Boudiaf a déci-
dé de prendre les devants. Des mesures de prévention sont d’ores et déjà prises,
assure-t-on, la mise en place d’un mécanisme de veille et d’un système d’aler-
te et de prise en charge est en cours et les autorités sanitaires régionales sont
instruites de se préparer, au plan logistique ainsi qu’au plan organisationnel,
à une éventuelle apparition du virus.
Au-delà de l’efficacité des décisions ainsi prises qu’il appartiendra aux spécialistes
d’évaluer, la célérité du ministère de la Santé à réagir, qui, faut-il le souligner,
rompt avec l’attentisme habituel des pouvoirs publics, est incontestablement
un fait à saluer.
Pour autant, la partie est loin d’être gagnée et il faut prier le ciel que Zika n’ar-
rive jamais chez nous. Car, si, par malheur, il devait franchir nos frontières, il
n’est pas dit que nos structures sanitaires, dont on connaît le niveau d’orga-
nisation et de performance et, au-delà, l’ensemble de notre système de san-
té, puissent faire preuve de la réactivité indispensable en pareille situation, et
ce, quelles que soient les mesures d’urgence qui auront été prises en amont.
C’est que l’anticipation des crises a ses limites. Si elle est toujours nécessaire,
elle n’est jamais suffisante pour pallier les failles intrinsèques d’un système.

4

L’actualité en question

Lundi 22 février 2016

LIBERTE

SES AGENTS ONT EFFECTUÉ 59 816 OPÉRATIONS

Cnas : la quête de financements continue

9 000 opérations de rééchelonnement ont été effectuées au 28 janvier dernier pour la collecte de la somme de 28 milliards de dinars, dont 13 milliards ont été recouvrés.

L e déséquilibre financier qui touche la Caisse nationale d’assurance sociale (Cnas) n’est pas près
L e déséquilibre financier qui touche
la Caisse nationale d’assurance
sociale (Cnas) n’est pas près de
connaître son épilogue. À en croi-
re son directeur général, M. Tid-
jani Hassan Haddam, le recouvre-
ment des dettes de la Cnas est plus que vital
pour assurer sa survie.
Hier, lors d’un regroupement régional des
agents de contrôle employeurs de la Caisse, le
DG a rappelé les mesures “exceptionnelles” dé-
cidées au profit des employeurs débiteurs
contenues dans la LFC 2015, soulignant que
dans le cadre de l’opération de recouvre-
ment des créances, 350 agents ont été désignés
pour effectuer 59 816 en 2015, dont 51 307 réa-
lisées par la Cnas et 8 210 par les commissions
mixtes Caisse/inspection du Travail.
Pour le bilan de ces opérations, le DG a infor-
mé qu’il a été constaté 162 678 contraventions,
dont 6 021 non-déclarations de l’activité, 34
038
cas de non-déclaration des employés et 56
Le recouvrement des dettes de la Cnas devient vital.
060
de minoration de l’assiette de cotisations.
“La souplesse” avec laquelle agit la Cnas avec
les contrevenants expliquent, néanmoins,
que le déficit budgétaire, non assumé publi-
quement, serait important. Les mesures “ex-
ceptionnelles” contenues dans la LFC 2015 pré-
voient, en effet, des exonérations des pénali-
tés de retard avant la fin du 1 er trimestre 2016.
Il
est souligné très clairement que “les em-
ployeurs qui se présentent volontairement
pour déclarer à la Cnas avant le 31 mars 2016
ne sont pas concernés par les sanctions et bé-
néficieront des avantages des dispositions de
l’article 57 de la LFC 2015”. Néanmoins, cet-
te mesure “exceptionnelle” prévoit le recours
aux procédures de recouvrement forcé si
l’infraction liée à la non-déclaration des tra-
vailleurs est constatée “lors d’un contrôle légal”
intervenu “après le 22 septembre 2015”. Cet-
te collecte inlassable de la Cnas pour renflouer
ses caisses prévoit aussi une possibilité aux tra-
vailleurs de l’informel une adhésion à la Cnas
durant trois années pour bénéficier des pres-
tations de la Sécu contre un paiement de 2 160
DA mensuelle. Cette opération a recueilli l’ad-
hésion de quelque 6 000 personnes et elle s’ins-
crit, selon le DG, “dans le cadre de la lutte
Liberté

contre l’informel”, prévoyant une nouvelle “pé- dagogie” après les trois années arrêtées com- me seuil pour la déclaration volontaire. 9 000 opérations de rééchelonnement ont été effec- tuées au 28 janvier écoulé pour un la collec- te de la somme de 28 milliards de dinars, dont

13 milliards ont été recouvrés. 74 000 em-

ployeurs ont payés leurs frais d’adhésion et ont bénéficié des exonérations pour un chiffre de

30 milliards de dinars, et près de 39 000 em-

ployés ont été déclarés à la Cnas. 17 milliards de centimes ont été recouvrés. Sur un autre vo- let et évoquant les transferts de malades à l’étranger et dont la Cnas est l’organisme payeur, même si la décision revient à la com- mission médicale nationale, M. Haddam a rap- pelé que dans l’espoir de réduire les prises en charge à l’étranger, 17 contrats ont été signés avec des cliniques privées spécialisées dans la cardiologie et de 200 avec celles d’hémodia- lyse. Le DG a ajouté que la Cnas qu’il gère dé- pense annuellement 65 milliards de dinars qu’elle verse pour le compte des hôpitaux. M. Haddam a souligné, après avoir expliqué le processus de prise de décision de transfert, que cela ne relève pas “d’un droit”, mais il s’agit, plutôt d’une “exception”, refusant, toutefois, de révéler le coût des transferts et notamment l’identité des bénéficiaires de cette “exception”.

MOHAMED MOULOUDJ

ATELIER RÉGIONAL DE LA CNCPPDH SUR L’APPLICATION DE L’ORDONNANCE N°15-02 À ANNABA

Le prévenu doit être traité avec dignité et considération

U n atelier de formation sur les droits de l’Homme à l’inten- tion des fonctionnaires char-

gés de l’application des lois a été or- ganisé, hier et pour trois jours consé- cutifs, par la CNCPPDH, en parte- nariat avec l’ambassade du Royau- me-Uni et l’ONG Penal Reform In-

ternational. Cette session, la sixième du genre, a connu une affluence no- table du fait de l’importance du

thème consacré, mais aussi de la pré- sence dans la salle de conférences de l’hôtel Sabri, du moudjahid Be- naouda Amar, membre des 22 his- toriques et pionniers dans le domai- ne de la défense des droits de l’Hom- me en Algérie, comme ont tenu à le souligner les animateurs de l’atelier avant de rendre un vibrant homma- ge à cet invité de marque. À l’ouver- ture des travaux, Daâdoua Layachi

et Abdelouahab Morjana ont souli- gné l’importance de l’ordonnance n°15-02 datée du 23 juillet 2015, qui a été récemment adoptée et qui est théoriquement appliquée à partir de janvier 2016. “L’objectif de cette ren- contre est de mettre en exergue la re- lation qui doit prévaloir entre les pré- venus et les fonctionnaires entre ma- gistrats, avocats et différents corps de la police chargés de l’application de

cette ordonnance.” Daâdoua devait rappeler que cet atelier de formation entre dans le cadre de l’application d’un programme que se sont fixé la CNCPPDH et l’Organisation mon- diale pour les réformes judiciaires, représentée par son bureau territo- rial au Moyen-Orient et se rappor- te essentiellement à l’application des lois durant la période précédant les jugements. Et de préciser que “ces

orientations profitent aux détenus qui pâtissaient, jusqu’ici, d’un vide juri- dique, notamment au volet des peines alternatives, de la réinsertion et de la prise en charge des détenus ayant purgé leur peine. Le prévenu est un être humain qui doit être traité avec dignité et considération en respect des lois algériennes avant d’être un jus- ticiable”.

A. ALLIA

FORMATION ET ENSEIGNEMENT PROFESSIONNELS À SIDI BEL-ABBÈS

Mebarki fait la promotion des pôles d’excellence

L e ministre de la Formation et de l’Ensei- gnement professionnels, Mohamed Me- barki, en visite à Sidi Bel-Abbès, a plai-

dé pour la mise en place, dans la wilaya, d’un pôle d’excellence dédié à l’électronique, à l’in- formatique et à l’électricité. “J’insiste pour qu’on prenne en considération les spécificités de la wilaya, notamment en tant que bassin indus- triel pour être suivi par la formation profession- nelle en termes d’orientation. À titre d’exemple, à Constantine, on a dédié des établissements pour la mécanique”, a-t-il expliqué. Le ministre, qui a inspecté le projet de réalisa- tion d’un Institut national spécialisé de la for-

mation professionnelle (INSFP), a exprimé son mécontentement quant au rythme des travaux. “On a 1 000 CFPA au niveau national et il n’existe pas de problèmes de places pédagogiques. Par contre, on rencontre des problèmes concer- nant le grade de technicien supérieur formé au niveau des INSFP à cause de la grande affluen- ce des recalés du baccalauréat, mais aussi de cel- le des diplômés des universités et des bacheliers. Donc, c’est pour cela que j’insiste pour aller vite dans la réalisation des INSFP et pour que cha- cun prenne ses responsabilités”, exigeant que l’institut en question ouvre ses portes en juin prochain. Au niveau de l’Institut de la forma-

tion et de l’enseignement professionnels (Ifep) de Sidi Bel-Abbès qui forme des formateurs is- sus de 12 wilayas de l’ouest du pays, le ministre a exhorté les responsables à étoffer le réseau de la formation professionnelle et de l’ingénierie pédagogique “pour améliorer la formation car l’ingénierie pédagogique est notre point fort en Algérie”. Au niveau du complexe national des industries électroniques (Enie), où il s’est enquis de la formation des jeunes apprentis, le ministre a présidé une cérémonie de signatu- re d’une convention entre l’Enie et la forma- tion professionnelle. S’agissant de la création des pôles d’excellence, Mohamed Mebarki a si-

gnalé que depuis septembre 2015, le secteur de la formation professionnelle a développé les centres d’excellence dans certaines filières stratégiques et importantes en Algérie, à l’ima- ge de l’entreprise étrangère Schneider France avec laquelle, il a été développé un pôle d’ex- cellence de l’énergie et de l’électronique à Rouiba. À ce sujet, il a annoncé qu’“il sera la locomotive pour tous les centres de formation du secteur. On projette avec Algérie Télécom d’ouvrir à Bou Ismaïl un pôle d’excellence dans la téléphonie et la nouvelle technologie de l’information et de la télécommunication”.

A. BOUSMAHA

LE PROJET SERA BIENTÔT LANCÉ

Réhabilitation de près de 200 douerate de La Casbah d’Alger

L a Casbah d’Alger bénéficiera bientôt d’un projet de réhabili- tation de près de 200 douerate,

a annoncé, hier, le président de la

Fondation Casbah, Belkacem Baba- ci, lors d’une conférence au forum d’El Moudjahid. “Le projet de réhabi- litation de près de 200 douerate de La Casbah d’Alger sera bientôt lancé afin de mettre fin à la dégradation des

habitations”, a indiqué M. Babaci à l’occasion de la Journée de La Casbah, célébrée mardi prochain. Contacté

par l'APS, le directeur de l'Office de gestion et d'exploitation des biens cul- turels (Ogebc), Abdelwahab Zekagh, en charge de l'application du plan per- manent de sauvegarde de La Casbah d'Alger, a confirmé le lancement pro- chain de ce nouveau “plan d'attaque”

concernant des maisons et des édifices publics. Ce plan touchera, selon Ze- kagh, les 51 maisons évacuées par la wilaya d'Alger à la suite du séisme du 1 er août 2015, ainsi que 103 autres de la Haute-Casbah toujours habitées mais classées “dangereuses”. Ce pre- mier plan comprend également des interventions de réhabilitation sur 7 palais de l'époque ottomane en Bas-

se-Casbah dont Dar Essouf et Dar El- Hamra, 9 maisons historiques, hauts lieux de la mémoire de la Bataille d'Al- ger lors de la guerre de Libération na- tionale, 4 hammams et 5 mosquées de la Haute-Casbah. Une enveloppe financière de 18 milliards de dinars a été débloquée par l'Ogebc pour finan- cer ce plan d'attaque et une partie des travaux de réhabilitation de la citadel-

le d'Alger qui sont déjà en cours, pré- cise le directeur de l'office, en ajoutant qu'une enveloppe de 5,6 milliards de dinars devrait être débloquée par l'Agence nationale des secteurs sau- vegardés (ANSS). Selon M. Babaci, “La Casbah compte actuellement 62 000 habitants contre seulement 36 000 en 1990” pour un tissu urbain de 1 800 bâtisses.

LIBERTE

Lundi 22 février 2016

LE RADAR

LIBERTE Lundi 22 février 2016 LE RADAR DE LIBERTÉ 5 PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

5

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

LE DOCUMENT A ÉTÉ TRANSMIS AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE LA SEMAINE DERNIÈRE

Publication de la Constitution au JO début mars

DERNIÈRE Publication de la Constitution au JO début mars n Abdelkader Bensalah, président du Parlement réuni

n Abdelkader Bensalah, président du Parlement réuni en ses deux Chambres le 7 février dernier au Palais des nations, a transmis, il y a quelques jours au président de la République, le document portant ré- vision constitutionnelle adopté par les dé- putés et les sénateurs. Le chef de l’État dispose d’un délai d’un mois, selon la réglementation en vigueur en la matière, pour signer la loi. Selon des sources sûres, le premier magistrat du pays n’attendra pas, néanmoins, le terme de l’échéance pour la promulguer. Il est dès lors attendu que la nouvelle loi fondamentale soit publiée au Journal offi-

ciel (JO) au début du mois de mars pro- chain. L’ensemble de ses dispositions se- ront aussitôt exécutoires. À partir de là, le gouvernement œuvrera à élaborer les textes d’application de cer- tains articles, qui devraient être davanta- ge clarifiés et détaillés dans des lois ordi- naires ou de simples décrets. Il s’agit principalement du fameux article 51, qui interdit aux binationaux l’accès aux postes de responsabilité dans la haute hié- rarchie de l’État. C’est par le truchement d’une loi que les fonctions concernées par la disposition se- ront déterminées.

SUR INSTRUCTION DU WALI DE BÉJAÏA

Tous les stades de proximité seront gazonnés

DE BÉJAÏA Tous les stades de proximité seront gazonnés n Lors de sa sortie de travail

n Lors de sa sortie de travail et d’ins- pection dans plusieurs localités de la wi- laya, le wali de Béjaïa a donné instruc- tion de procéder à la pose de gazon dans tous les stades de proximité. Ces in- frastructures sportives, construites à coups de millions de dinars puis aban- données et mal entretenues, disposent de surfaces en béton. Ce qui fait courir un

gros risque de chute et de blessure aux sportifs. D'où l'urgence d'une interven- tion des services concernés pour les re- mettre en état. À noter que la fréquentation de ces stades de proximité baisse de jour en jour en raison de la rigidité des matériaux uti- lisés pour le revêtement des terrains de jeu.

“THE REPORT ALGERIA 2015” D’OXFORD BUSINESS GROUP

Une radioscopie de l’économie

n Oxford Business Group vient de publier The Report Algeria 2015, qui marque le dixième anniversaire de la présence du ca- binet londonien d’intelligence écono- mique et de conseil en Algérie. Le docu- ment contient des analyses sur le secteur de l’énergie, des banques et services fi- nanciers, de l’industrie et des mines, du transport et de l’agriculture, entre autres. Le document comprend aussi l’interview de Boudjema Talaï, ministre des Trans-

ports, de Mohamed Chami, directeur gé- néral de la Chambre de commerce et d'industrie d'Algérie, de Kaddour Benta- har, directeur général des Douanes algé- riennes, et de Boualem Djebbar, président de l’Association professionnelle des banques et institutions financières, et du Groupe d'intérêt économique. Pour un bi- lan des dix ans d’existence, le directeur gé- néral d’OBG sera à Alger au mois de mars.

CONGRÈS EXTRAORDINAIRE DU RND

Des question- naires envoyés aux militants

DU RND Des question- naires envoyés aux militants n La commission chargée de la préparation du

n La commission chargée de la préparation du congrès extraordinaire du RND, programmé pour le mois de mai prochain, a envoyé des questionnaires aux militants dans les 48 wilayas pour les sonder sur leur appréciation du fonctionnement du parti et pour recueillir leurs propositions. L’opération prendra fin le 26 février. Les réponses contenues dans ces questionnaires seront alors analysées et recoupées afin de servir de base à l’élaboration des projets de textes de règlement intérieur et de statuts. Ces deux projets seront soumis aux congressistes pour enrichissement puis validation.

ELLES ÉTAIENT DESTINÉES À LA VENTE

Saisie de 86 quintaux de viandes avariées

À LA VENTE Saisie de 86 quintaux de viandes avariées n Lors d’un barrage sur la

n Lors d’un barrage sur la route à la commune de l’Arba (Bli-

da), les agents de la section de sécurité et d'intervention du grou- pement territorial de la Gendarmerie nationale ont interpellé 13 personnes qui transportaient à bord autant de camions fri- gorifiques, 2 702 kg de viande de dinde et 5 122 kg de poulets impropres à la consommation et sans registre du commerce. À la même période, leurs collègues à Djelfa ont récupéré 4 quin- taux de poulets avariés. La marchandise a été détruite et les per- sonnes arrêtées mises en examen.

MIS DANS LE PROGRAMME DE RELOGEMENT SOCIAL

Les résidents de la ferme Grigory ne veulent pas partir ailleurs

n Environ 70 familles habi-

tant des fermes dans la com- mune de Kouba interpellent les autorités locales sur l’im- broglio administratif dans le- quel elles se débattent depuis qu’elles ont été mises dans le programme de relogement. Selon un de leurs représen- tants, ces fermes ont été consi- dérées à tort comme des bi- donvilles, d’où l’injonction de transférer les familles qui y ré- sident vers des logements so- ciaux. “Nous habitons ces fermes, qui datent de l’époque coloniale, depuis 1963. En 1987, nous avons obtenu un acte administratif provisoire de cession de terrain. En 1996, nous avons reçu des décisions

provisoires de régularisation. Nous attendons depuis l’achè- vement de la procédure de ré- gularisation”, explique notre interlocuteur. Il dit que toutes les demandes d’audience adressées au pré- sident de l’APC sont restées sans suite. “Nous ne voulons pas quitter nos fermes. D’ailleurs, aucune raison ne justifie notre délogement puisque ce ne sont pas des bi- donvilles. Et puis, il n’y a pas de projet d’utilité publique prévu à cet endroit”, s’insurge- t-il, en disant que les familles qu’il représente sont déter- minées à aller jusqu’au bout pour être réhabilitées dans leurs droits.

ARRÊT SUR IMAGE

Liberté
Liberté

VU À ALGER

Les autorités municipales ont fait dans la maladresse en accolant au patronyme d’Henry Maillot le qualificatif “frans- sou” sur la plaque apposée à la place (El-Madania, à proxi- mité du ministère de la Santé) baptisée, jeudi dernier, au nom du militant pour l’indépendance de l’Algérie.

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L’actualité en question

Lundi 22 février 2016

LIBERTE

CONFÉRENCE À RADIO TLEMCEN

Le HCA plaide pour la promotion pleine de tamazight

5 000 licenciés en tamazight sont sortis des universités et la wilaya de Batna en détient le record, a révélé le secrétaire général du HCA, Si El-Hachemi Assad.

“N ous devons tous, impé-

rativement, travailler

pour la promotion de

tamazight, langue na-

tionale et officielle, da-

vantage aujourd’hui

car la nouvelle Constitution en a consacré les différents contours et mis en évidence l’identi- té algérienne”, a notamment déclaré hier à Tlemcen, Si El-Hachemi Assad, le haut-com- missaire à l’amazighité. En tournée de travail à travers la wilaya qui l’a conduit dans les écoles de Béni Boussaïd et de Béni Snous où ont été ouvertes des écoles mo- dèles pour l’enseignement de la langue berbè- re, le représentant du HCA a rencontré la pres- se au siège de la radio locale pour en tirer les conclusions. Il a indiqué que si en 1995 le nombre d’enseignants était de 133 pour 37 600 élèves, aujourd’hui, ce corps dépasse les 2 000 et les wilayas couvertes sont portées à 22, soit le double par rapport à 2014. “Cet effort va se poursuivre pour atteindre 33 wilayas dans un proche délai”, a encore indiqué Assad qui a si- gnalé que 5 000 licenciés sont sortis des uni- versités et la wilaya de Batna en détient le re- cord. “Il faut que ces enseignants puissent trouver un poste à l’échelle nationale, pas seu- lement dans le lieu où ils ont été formés, et c’est

APS
APS

Si El-Hachemi Assad, le haut-commissaire à l’amazighité, était hier à Tlemcen.

là une des conditions du HCE soumise au mi- nistère de l’Éducation nationale”, a encore ajou- té le haut-commissaire. Il a, par ailleurs, esti- mé nécessaire l’implication du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

scientifique dans ce vaste programme acadé- mique qui vise à hisser tamazight au même plan que l’arabe. Pour rappel, dans le cadre de la promotion de la langue et la généralisation de son enseigne-

ment, un accord a été signé entre le ministè- re de l’Éducation et le Haut-Commissariat à l’amazighité qui ont d’ailleurs initié des actions et des manifestations dans cette perspective. La veille, le Crasc d’Oran dont la ministre de l’Éducation, Nouria Benghabrit, était res- ponsable, a abrité une rencontre autour de la classification et la valorisation de Yennayer, le nouvel an berbère, avec comme point d’orgue, l’inscription de cette fête millénaire au patri- moine universel de l’Unesco. Mais si la ministre s’est engagée sur le plan de l’enseignement de tamazight et sa généralisa- tion à toutes les wilayas et que Si El-Hachemi Assad a adopté une stratégie de vulgarisation impliquant d’autres départements ministériels, il n’en demeure pas moins qu’au niveau pra- tique, la question bute sur la volonté politique quand bien même la nouvelle Constitution au- rait énoncé la création d’une académie pour la prise en charge des aspects techniques, no- tamment la graphie. La question du caractère de son inscription de- meure un point d’achoppement d’au moins deux tendances “politiques” qui divergent entre le caractère latin et le caractère arabe, sa- chant qu’il existe le caractère originel, le tifi- nagh.

B. A.

JOURNÉE INTERNATIONALE DES LANGUES MATERNELLES

Les étudiants de Bouira marchent pour l’égalité arabe-tamazight

P rès de 300 étudiants ont répon- du, hier, à l’appel du Comité autonome des étudiants de

l’université Akli-Mohand-Oulhadj de Bouira, à l’organisation d’une marche pour “l’égalité entre les langues” arabe et tamazight. Cette initiative coïncide avec la Journée in- ternationale des langues maternelles, célébrée le 21 février. Le long de l’itinéraire, qui a débuté de l’université jusqu’au siège de la wi- laya, les marcheurs ont scandé des

slogans exhortant les hautes autori- tés de l’État à instaurer une “égalité” entre les deux langues officielles, dans tous les domaines. “L’État doit aller plus loin. Nous, nous ne voulons pas d’une officialisation biaisée”, affirment les manifestants. Ils préci- sent que l’officialisation de tamazight doit intégrer les domaines éducatif, administratif et politique. En outre, ces étudiants appellent les plus hautes instances du pays, no- tamment le chef du gouvernement

et la ministre de l’Éducation natio- nale, à œuvrer afin de faire annuler le caractère facultatif de l’enseigne- ment de tamazight et sa généralisa- tion à travers tout le territoire natio- nal. Dans la même optique, les mar- cheurs ont aussi soulevé la problé- matique de la transcription de tama- zight qui, selon eux, devrait se faire en caractères latins ou tifinagh et non en arabe. Ce dernier, qui a été expé- rimenté chez nos voisins marocains,

est un véritable échec, selon nombre de spécialistes. Cette marche que les organisateurs voulaient apolitique n’a pas échappé aux slogans hostiles au pouvoir, lorsque les étudiants ont commencé à scander les habituels “Pouvoir assassin”, “Révisez l’his- toire, l’Algérie n’est pas arabe” et autres “Système corrompu”. Une fois devant le siège de la wilaya, l’un des organisateurs de la manifestation prendra la parole pour lire une pla- teforme de revendications, qui com-

prend, notamment, l’égalité entre l’arabe et tamazight, l’annulation du caractère facultatif de l’ensei- gnent de tamazight, la mise en pla- ce d’une académie pour traiter des mécanismes de tamazight et l’aug- mentation des postes d’enseigne- ment, etc. Enfin, il y a lieu de signa- ler que cette marche a été encadrée par un imposant dispositif sécuritai- re et qu’elle s’est déroulée dans le cal- me.

RAMDANE B.

IL A ANIMÉ SAMEDI UNE CONFÉRENCE À MONTRÉAL (CANADA)

François Paré : “L’État ne doit pas discriminer les langues maternelles et officielles”

L’ artifice juridique de la hié- rarchisation linguistique est un piège, il ne travaille

pas l’émancipation des langues. C’est ce qu’a déclaré le D r François De Montréal :
pas l’émancipation des langues.
C’est ce qu’a déclaré le D r François
De Montréal :
Paré, profes-
seur à l’uni-
versité de
YAHIA ARKAT

Waterloo, en Ontario. Lors d’une conférence animée samedi à Montréal à l’oc- casion de la Journée internationa- le de la langue maternelle, l’expert linguiste invité par la fondation Ti- regwa a estimé qu’un État qui décide de conférer un statut offi- ciel à une langue a la responsabi- lité de mobiliser tous les moyens pour promouvoir la diversité lin- guistique. “Vous voyez bien le cas du Canada. Le pays a deux langues officielles, l’anglais et le français ; il n’y a formellement aucune hié-

rarchisation entre les deux langues. L’égalité linguistique doit être ga- rantie par les pouvoirs publics par des politiques gouvernementales in-

citatives”, a-t-il dit, en avouant, ce- pendant, que sur le terrain de la pratique, il y a encore des progrès

à faire, notamment pour la langue

de Molière dans le Canada anglais. Interrogé sur le cas de l’Algérie qui

a introduit, récemment, à la faveur

de la révision constitutionnelle, l’officialisation de tamazight, le conférencier y voit une avancée indéniable, même s’il dit ne pas croire du tout à toute espèce de hiérarchisation linguistique. “Ta- mazight, qui a maintenant une tradition d’écriture établie, a les moyens de se pérenniser aujour- d’hui dans un contexte de globali- sation économique, où les langues minorées et minoritaires risquent

de disparaitre tout simplement”, soutient l’intervenant. Abordant la transmission de la langue ma- ternelle dans un contexte d’immi- gration, M. Paré croit que la res- ponsabilité des parents est enga- gée, plus que celle des institutions

publiques. “Il y a là tout un défi à relever”, reconnaît-il. Selon l’universitaire, quelque 2 000

langues risquent de disparaître dans le monde. En revanche, il se montera optimiste, s’agissant de la langue berbère, dans la mesure où, d’après lui, avec 40 millions de lo- cuteurs et l’intervention des États dans sa prise en charge, dans l’en- seignement par exemple, il n’y a pas de risques qui pèsent sur ta- mazight. Tamazight est enseignée à Mont- réal par l’école Inas et à Ottawa par l’organisme Acaoh.

À Ottawa, c’est le ministère pro- vincial de l’Éducation qui est im- pliqué dans cet enseignement, tandis que dans la métropole qué- bécoise, la prise en charge est as- surée par du bénévolat et du mé- cénat associatifs. Depuis 2000, le 21 février a été proclamé par l’Unesco Journée internationale de la langue maternelle. Cette jour- née est célébrée pour promouvoir la diversité linguistique et cultu- relle. “La date du 21 février a été choisie en hommage aux étudiants tués par la police à Dacca (aujour- d’hui capitale du Bangladesh), alors qu’ils manifestaient pour que leur langue maternelle, le ben- gali, soit déclarée deuxième langue nationale du Pakistan de l’époque”, précise l’organisation internatio- nale dans un document.

Y. A.

BENGHABRIT À SAÏDA

Deux millions de candidats concernés par les examens

n Le concours de recrutement lancé par le ministère de l'Éducation, qui vise à combler un déficit en enseignants, va se dérouler dans un climat de “régularité et de transpa- rence”, a indiqué, hier, à Saïda, la ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit. L’organisation de ce concours est un événement majeur qui retient l’at- tention des jeunes universitaires, a souligné la ministre. M me Benghabrit a inauguré et inspecté, au cours de sa tournée dans la wilaya de Saïda, plusieurs établissements scolaires au chef-lieu de wilaya et dans les communes de Youb, d’El-Hassasna, d’Ouled Khaled, de Sidi Amar et de Sidi Boubkeur. Elle a insisté sur la nécessité de respecter les délais de réalisation et de livraison des pro- jets scolaires. La ministre avait rencontré, samedi après-midi, à son arrivée à Saïda, les cadres locaux de son département avec les- quels elle a débattu des diverses questions touchant au secteur. Elle a indiqué, au cours de cette rencontre, que les examens natio- naux concernent, cette année, plus de 2 mil- lions de candidats.

F. ZAÂF

LIBERTE

Lundi 22 février 2016

L’actualité en question

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LE RAPPORT DE L’ATLAS DE L’UNESCO SONNE L’ALERTE

Certaines variantes de tamazight menacées d’extinction

L’Atlas de l’Unesco, paru en février 2016, est revenu sur la situation de la langue maternelle dans le monde et la place de tamazight en Afrique du Nord.

P lusieurs “honorables” institutions comme l’Unesco ont tiré la son- nette d’alarme sur la si- tuation inquiétante des langues maternelles

souvent “minorisées”, et ce, pour moult raisons, notamment la dispa- rition de ses utilisateurs. À l’exemple de l’Afrique du Nord (Algérie, Ma- roc, Tunisie, Libye et même l’Égyp- te), dans ces pays existe une langue maternelle plurimillénaire, précisé- ment tamazight avec toutes ses va- riantes, et un nombre d’interlocu- teurs qui varie d’un pays à un autre. Selon le rapport de l’Atlas de l’Unes- co de 2016 (marquant, entre autres la Journée internationale de la langue maternelle, coïncidant avec le 21 février), les linguistes et autres spé- cialistes ont signalé, il y a quelques années, une régression, voire un trépas, pour certaines variantes du berbère en Afrique du Nord.

“Qui perd sa langue perd son mon- de” (proverbe gaélique écossais)

Pour l’Unesco, les langues sont les vecteurs de notre culture, de notre mémoire collective et de nos valeurs. Elles sont une composante essentielle de notre diversité et de notre patri- moine vivant. Pourtant, environ la moitié des 6 000 langues parlées aujourd’hui vivent de mauvais jours et elles sont sous menaces. Le pro- cessus n’est ni inévitable ni irréver- sible. D’ailleurs, pour évaluer la vitalité et les dangers de disparition des langues existantes, pour les responsables de l’Unesco, “il est impératif de sensi- biliser les populations, les autorités et les interlocuteurs quant à la menace qui pèse sur ce legs inestimable qui n’appartient pas à une communau- té, à un peuple ou à une nation, mais à toute l’humanité”. Plusieurs fac- teurs, aussi bien négatifs que positifs, font qu’une prise de conscience émerge à travers le monde. Il est ins- crit, dans le même rapport, que “2 473 langues sont en danger, dont 178 langues sont utilisées par 10 à 50 lo- cuteurs. Un total de 146 langues comportant moins de 10 locu- teurs, pour 577 langues en situation critique, 230 langues mortes depuis 1950”. Pour parer à ce phénomène, des critères scientifiques ont été éla- borés pour évaluer la vitalité et le

D. R.
D. R.

danger de disparition de langues, dont : la vitalité des langues (nombre absolu des locuteurs), transmission de langue de génération en généra- tion, utilisation de la langue dans dif- férents domaines de la vie publique et privée, taux de locuteurs sur l’en- semble de la population, réaction face aux nouveaux domaines et mé- dias, attitudes et politique linguis- tiques au niveau du gouvernement et des institutions, usage et statut offi- ciels, type et qualité de la documen- tation. Un protocole qui permet de lancer une alerte quant à la situation d’une langue, qui permet un suivi, et des plus pertinents, quand il est respec- té, bien sûr.

Une mère chaouie apprenant la langue maternelle à sa fille.

langues, ces chiffres sont obsolètes et totalement en déphasage avec la réalité.

Le contexte exige l’action et la proposition

À travers le Grand-Aurès, et surtout les régions connues pour leur com- bat identitaire des années durant (T’kout, Bouzou, Thagouth, Msa- ra…), les militants considèrent que la langue maternelle des Algériens commence à reprendre sa place, celle qui lui revient. Les noms des lieux en sont témoins

(toponymie), en plus de l’ouverture d’un département de langue et cul- ture amazighes (Batna), le grand succès que connaissent le Festival du théâtre amazigh, l’ouverture de clas- se d’alphabétisation et le grand tra- vail fourni par le Haut-Commissa- riat à l’amazighité aux quatre coins des Aurès.

Pour l’écriture de cette langue

Au département de la culture et de la langue amazighes de l’université de Batna 1, la Journée mondiale de la

CONSTANTINE 2015 : CAPITALE DE LA CULTURE ARABE

L’humoriste Mohamed Mihoubi fait un tabac

langue maternelle, pour cette année 2016, a un goût bien particulier, surtout après son officialisation. M. Jamel Nehali, chef du départe- ment, considère qu’il y a une ré- conciliation avec l’histoire de l’Al- gérie. “C’est vrai qu’il y avait une cer- taine frustration, mais c’est derrière nous. Il va falloir penser à l’avenir, c'est-à-dire, standardiser, réperto- rier, former et unifier nos efforts”. Et d’ajouter : “Nous avons du travail, mais nous avons aussi des capacités pour le faire. Le meilleur qui puisse nous arriver, c’est de propulser ce pa- trimoine (langue) qui est certes algé- rien, mais il est aussi mondial, nord- africain et méditerranéen.” Pour Salim Guettouchi, enseignant au département de la langue et cul- ture amazighes, il y a une double ap- proche, celle du militant et celle de l’académicien et il jouit de cette double casquette. Il nous dit en l’oc- currence : “L’attachement des Ama- zighs à leur langue est comme leur at- tachement à leur terre, et c’est cet amour qui a sauvé la langue mater- nelle.” Et de renchérir : “J’assure dans le département les modules re- levant notamment de la psychopé- dagogie et de la didactique qui est ma spécialité et je constate avec grande satisfaction que l’approche et l’ap- préciation de la culture, la langue et l’histoire amazighes ne cessent de s’améliorer aussi bien dans le milieu universitaire qu’à l’extérieur.”

RACHID HAMATOU

Le berbère, langue maternelle de plu- sieurs pays d’Afrique du Nord

L’Algérie et le Maroc ont fait des avancées considérables, quant au statut de la langue maternelle. Selon les statistiques, le berbère parlé au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Li- bye, en Mauritanie, au Mali, au Ni- ger et au Tchad est la langue mater- nelle des habitants de l’Afrique du Nord. Aujourd’hui, 50% de la po- pulation parlent le berbère au Maroc, 30% en Algérie et moins de 5% en Tunisie. Le berbère, qui reste une langue vi- vante et vitale, devrait être standar- disé et enseigné (sic). Selon plu- sieurs interlocuteurs spécialistes en

n L'humoriste Mohamed Mihoubi, croquant à belles dents les petits travers et les drôles d'habitudes de la so- ciété, a fait rire aux larmes le public, samedi soir à Constantine, avec son monologue Kawaliss (coulisses). Fi- dèle à sa réputation d'humoriste à l'humour caustique et au verbe corrosif, l'artiste a présenté des situations fine- ment assaisonnées de grimaces, de mimiques et de co- casseries devant une assistance qui l'a vite adopté. Sur la scène du Théâtre régional de Constantine (TRC), le co- médien oranais a crié, virevolté, sauté et gesticulé dans tous les sens pour décrire les “coulisses” d'une société, d'un métier donné et de “moult” comportements dont les au- teurs ne mesurent pas toujours le côté risible. Débordant d'énergie, l'artiste évoque avec humour et autodérision la précarité du métier artistique, une profession qui “n’en- richit pas” son homme et “permet rarement à ceux qui l'exercent de sortir du lot”. Le spectacle, hilarant à souhait, a fait miroiter “l'amour à l'algérienne”, souvent compli- qué et parsemé d'échanges “musclés”, mettant le public devant des scènes des plus loufoques. Dans une sorte de subtil “réquisitoire”, le comédien s'est attaqué à “l'hypo-

crisie sociale” où la sincérité et le mensonge se mélangent, déroutent, ce qui ne manque pas d'arracher des fou-rires dans une salle où le plaisir et la bonne humeur sont par- tagés. À l'issue de sa prestation, Mohamed Mihoubi a in- diqué que le “one man show” qu'il insiste à désigner com- me un “monodrame”, écrit en 2007, “reste toujours d'ac- tualité et renvoie à des situations qui ne sont jamais des inventions.” L'artiste qui évolue au sein de l'association cul- turelle El-Amel comptabilise à travers son parcours ar- tistique 22 monologues. Le tout dernier, Rani m'choumer (je suis fauché) a été présenté récemment sur les planches du Théâtre régional d'Oran (TRO). Mohamed Mihoubi n'a pas manqué d'inviter le public constantinois à son pro- chain spectacle, B'sahtek ya m'ra ! (À ta santé, ô femme !), qui sera donné le 8 mars prochain à l'occasion de la Jour- née internationale de la femme. Organisé par le dépar- tement Théâtre de la manifestation “Constantine, capitale 2015 de la culture arabe”, le mois du monologue se pour- suit jusqu'à la fin du mois au TRC, à raison de quatre re- présentations, du samedi au mercredi.

APS

ELLE EST CÉLÉBRÉE LE 21 FÉVRIER DE CHAQUE ANNÉE

Une date symbole en hommage à toutes les langues du monde

U certain 21 février 1952, un groupe

n

d’étudiants de Dacca (actuelle capitale

Bengladesh) a été massacré par la po-

lice alors qu’il manifestait pacifiquement pour que sa langue maternelle, le bengali, soit décla- rée deuxième langue nationale du Pakistan de l'époque. Cet évènement a fait date, et en no- vembre 1999, la Journée internationale de la langue maternelle a été proclamée par la Confé- rence générale de l’Unesco, et depuis 2000, on la célèbre dans le monde entier pour promou- voir la diversité linguistique et culturelle ainsi que le multilinguisme. Puis, en 2007, il a été de- mandé aux États membres de cette organisation

du

d’encourager la conservation et la défense de toutes les langues parlées par les peuples du mon- de entier. Pour cette année 2016, l’accent est mis sur l’importance de l’éducation de qualité et de l’apprentissage des langues, en particulier la langue maternelle, dès les premières années d’en- seignement, comme le souligne Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco : “Dans le cadre d’une approche multilingue, les langues mater- nelles sont les composantes essentielles d’une édu- cation de qualité, laquelle est elle-même le fon- dement de l’autonomisation des individus et de leurs sociétés.” Ainsi, la richesse culturelle d’un pays se voit à travers la multiplicité et la coha-

bitation de toutes ses composantes régionales, dont ses langues et dialectes qui doivent être pré- servés et transmis de génération en génération. En France, par exemple, la commune d’Au- bervilliers a donné l’exemple, cette année, en cé- lébrant cette journée par l’organisation d’ex- positions multiples regroupant diverses com- munautés sous le toit de “l’Embarcadère”, une grande maison qui a embarqué un bon nombre de parlers, dont le bengali, le créole, le peul, l’ara- be et le tamazight. Entre autres organisations, l’Union des travailleurs immigrés tunisiens était là pour faire connaître son travail sur le ter- rain, notamment ses actions de soutien scolai-

re et de valorisation de la langue arabe. Venu d’Algérie, l’auteur Rachid Oulebsir y était invi- té pour présenter ses ouvrages qui visent tous la promotion de la culture et du patrimoine ber- bères, et pour donner une conférence le lende- main sur ce thème. Chez nous, en Algérie, la question de la langue maternelle se pose aussi avec acuité et légitimité. Mais quand prendrons- nous enfin conscience que nos différentes langues pratiquées sur tout le territoire natio- nal sont des outils indispensables à la sauvegarde et au développement de notre patrimoine ma- tériel et immatériel ?

SAMIRA BENDRIS

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Lundi 22 février 2016

LIBERTE

ANEP n°406 534 Liberté du 22/02/2016
ANEP n°406 534 Liberté du 22/02/2016
ANEP n°210 582 Liberté du 22/02/2016
ANEP n°210 582 Liberté du 22/02/2016
ANEP n°210 627 Liberté du 22/02/2016
ANEP n°210 627 Liberté du 22/02/2016
ANEP n°210 628 Liberté du 22/02/2016
ANEP n°210 628 Liberté du 22/02/2016

LIBERTE

Lundi 22 février 2016

L’actualité en question

9

DES OBJECTIFS NON ATTEINTS ET DES ÉCHÉANCES REPOUSSÉES ENCORE PLUS LOIN

Transport maritime de marchandises :

le naufrage algérien !

L’Algérie n’a pas atteint les objectifs fixés pour l’année 2015 et les armateurs nationaux assurent toujours et uniquement la faible part de 3% du marché de transport maritime de marchandises. Quatre milliards de dollars profitent aux compagnies étrangères et les échéances pour le renforcement de la flotte nationale ont été encore repoussées plus loin.

E janvier

n

2015,

Amar Ghoul, alors ministre des Transports, récep- tionnait en grande pompe, au port

d’Alger, le “MV Gouraya”, un nouveau cargo polyvalent de 10 000 tonnes pour le transport des marchandises. Avec cette ac- quisition qui s’ajoutait aux quatre autres cargos mis en ex- ploitation en 2014, le ministre promettait de “renforcer grandement la position très faible de l’Algérie sur le marché de transport maritime de mar- chandises”. À cette époque, le marché était encore dominé à hauteur de 97% par les compagnies étran- gères. Amar Ghoul avait alors précisé que “la réception et la mise en exploitation de la tota- lité des 25 navires programmés, avant fin 2016, permettra à notre pavillon national d’effec- tuer un bond qualitatif dans le domaine”. Pour la réalisation de ce programme, les pouvoirs

publics avaient consacré “une

enveloppe de 170 milliards de di- nars, dont 120 milliards pour l’acquisition des navires”, se- lon le même responsable. Des acquisitions qui devaient per- mettre à la Cnan Med de “trans- porter 110 055 tonnes en 2015, sur un volume total prévu de 249 590 tonnes, soit une évolution de 6,5% par rapport à 2014”. L’agence de presse officielle avait même expliqué que “le plan vise principalement à aug- menter la part des armateurs nationaux à 25% du marché al- gérien de transport maritime de marchandises hors hydro- carbures à l'horizon 2020, par l'utilisation d'une flotte adap- tée”. Hier, dimanche 21 février 2016, soit une année après, Mustapha Nassi, conseiller de l’actuel ministre des Trans- ports, Boudjema Talaï, passait à l’émission de l’invité de la ré- daction de la radio Chaîne III, pour annoncer que la flotte al- gérienne assure toujours et uni- quement 3% du marché na- tional de transport de mar- chandises. Les objectifs arrêtés

par le département des Trans- ports, soit une évolution de 6,5% par rapport à 2014, n’ont donc pas été atteints en 2015. Mieux encore, Mustapha Nas- si a fait savoir que la réception de la totalité des navires n’in- terviendra pas fin 2016, tel que préalablement annoncé, mais “à l’horizon… 2018-2020”. C’est donc au moment où la part des armateurs nationaux est sup- posée atteindre les 25% du mar- ché algérien de transport ma- ritime de marchandises, que la commande des navires sera finalement réceptionnée. En clair, des échéances re- poussées encore plus loin, des objectifs non atteints et un manque à gagner qui s’installe dans la durée. En attendant, et c’est le conseiller du ministre des Transports qui l’affirme :

“Quatre milliards de dollars du marché algérien profitent aux armateurs étrangers”. Une co- quette somme qui pouvait ve- nir à la rescousse de la crise fi- nancière que connaît le pays.

MEHDI MEHENNI

C. E.
C. E.

M. Mustapha Nassi, conseiller du ministre des Transports, M. Boudjema Talaï.

IMPORTATION DE VÉHICULES

Une baisse de plus de 60% en janvier 2016

facture des importations des véhi-

cules a baissé à 141,16 millions de dol- lars (USD) en janvier 2016 contre 37, 88

millions USD en janvier de l'année 2015, soit un recul de 62,64%, a appris, hier dimanche, l'APS auprès des douanes. La quantité importée a été quasiment divisée par trois en une année avec 9 309 véhicules importés en janvier der- nier contre 27 497 unités sur le même mois de l'année précédente, soit une chute de 66,15% en nombre, précise le Centre national des sta- tistiques des douanes (Cnis). Concernant les concessionnaires qui détien- nent les plus grosses parts du marché natio- nal, il est constaté que la baisse de leurs im- portations a oscillé entre 29% et 97% en valeur et entre près de 1% et 98% en termes de quan- tité. Les plus grosses baisses en valeur et en

L a

quantité ont été enregistrées chez les conces- sionnaires des marques asiatiques et alle- mandes. Quant aux raisons de réalisation de ces im- portations, en janvier dernier, en dépit du gel des domiciliations bancaires pour les impor- tations soumises au régime des licences, le pré- sident de l'Association des concessionnaires automobiles d'Algérie (AC2A), Sefiane Has- naoui, explique à l'APS que “l'ouverture des do- cuments bancaires a été opérée avant la paru- tion, au 5 janvier 2016, de la note de l'Asso- ciation des banques et établissements financiers (Abef) portant sur le gel des domiciliations des importations soumises aux licences”. Ainsi, les domiciliations bancaires des im- portations des 9 309 véhicules en question avaient été opérées avant le 5 janvier dernier,

mais leur arrivée aux ports avait eu lieu au pre- mier mois de l'année en cours, précise le pré- sident de cette association qui représente 95% des importations des véhicules. “D'autres véhicules domiciliés avant cette date arriveront le mois de février”, ajoute-t-il. Dans le sillage de la chute des prix du pétro- le, rappelle-t-on, le gouvernement avait déci- dé de plafonner certaines importations à tra- vers la mise en œuvre du régime des licences d'importation dès janvier dernier. Jusqu'à présent, trois produits sont concernés : les vé- hicules, le ciment et le rond à béton. Le contingent des véhicules importés a été fixé à 152 000 unités au titre de l'année 2016, tandis que l'avis d'ouverture de ce contingent s'est éta- lé entre le 14 janvier et le 3 février 2016 avant l'octroi des licences. “Officiellement, aucune in-

formation ne nous a été communiquée sur la date de délivrance des licences, mais officieu- sement, cela devrait se faire au cours de cette semaine”, avance M. Hasnaoui. Le contingent concerne les véhicules pour le transport de dix personnes ou plus (chauffeur inclus), les vé- hicules de tourisme et autres véhicules auto- mobiles principalement conçus pour le trans- port des personnes (y compris les voitures de type “break” et les voitures de course) et les vé- hicules automobiles pour le transport de marchandises, rappelle-t-on. Les engins, tels que les camions et tracteurs que certains professionnels importent pour le propre fonctionnement de leur entreprise, ne sont pas concernés par le dispositif des licences.

R. N./APS

PROBLÉMATIQUE DE L’INTERNATIONALE DES ENTREPRISES ALGÉRIENNES

Le Cread lance un projet de recherche

L division firmes et économie

industrielle du Centre de re- cherche en économie appli-

quée (Cread) a lancé un projet de re- cherche sur “la problématique de l’in- ternationalisation des entreprises al- gériennes”. Un atelier, dont l’objectif est d’amorcer une discussion autour des facteurs explicatifs de la perfor- mance des PME exportatrices avec les parties prenantes du processus d’exportations, a été organisé, hier, au Cread, en présence, entre autres, du président d’Algérie Conseil Ex- port, Smaïn Lalmas. Dans son argumentaire, le projet de recherche, qui relève la libéralisation commerciale entamée au début des années 1990 en Algérie, devait avoir un impact positif sur la diversifica-

a

tion des exportations et sur l’inté- gration des PME dans les échanges commerciaux. Cependant, “après plus de deux décennies, les exporta- tions hors hydrocarbures demeurent toujours marginales avec une valeur de 2 milliards de dollars, 3% du to- tal des exportations, selon les chiffres de l’année 2014 de l’Office national des statistique (ONS)”. Malgré la dominance des hydro- carbures dans les exportations al- gériennes, il y a des PME qui ex- portent et qui enregistrent des ni- veaux de performance sur les mar- chés extérieurs, en dépit de toutes les difficultés qu’elles rencontrent. Les chercheurs de la division firmes et économie industrielle du Cread ont présenté le cadre conceptuel du projet en s’interrogeant sur la

construction des performances à l’international de ces entreprises. La diversification des exportations a, depuis plusieurs années, constitué une préoccupation sous-jacente des réformes économiques entreprises par les pouvoirs publics. Cette question se pose aujourd’hui avec autant plus d’acuité, que le marché pétrolier mondial s’oriente à la baisse, à un moment où les besoins de financement du déve- loppement économique et social explosent. Dans ce contexte, le projet de re- cherche lancé par la division firmes et économie industrielle du Cread intervient au moment où le gou- vernement tente de lever les contraintes rencontrées par les ex- portateurs.

En janvier dernier, le directeur de la promotion des échanges commer- ciaux au ministère du Commerce, Messaoud Beggah, cité par l’APS, avait indiqué qu’une cellule de sui-

vi des exportations hors hydrocar-

bures sera installée prochainement

au niveau du Premier ministère.

Cette nouvelle structure sera mise en place après la transmission d'un rapport détaillé sur la situation des exportations hors hydrocarbures au Premier ministre. “Cette cellule sera chargée d'examiner, de manière ap- profondie, avec l'ensemble des secteurs concernés, les contraintes rencon- trées par les exportateurs, afin de mettre en place une stratégie natio- nale de promotion des exportations”, selon M. Beggah.Elle devra revoir l'ensemble du dispositif de promo-

tion des exportations hors hydro- carbures et proposer de nouvelles mesures. Une cellule similaire a été mise en place, également, auprès du ministère du Commerce, et se com-

pose de représentants de ce dépar- tement ministériel, de l'Agence na- tionale de promotion du commerce extérieur (Algex), de la Société al- gérienne des foires et exportations (Safex) et de l'Association nationa- le des exportateurs algériens (Anexal). Pour certains experts, la promo- tion d’une politique d’exportations hors hydrocarbures plus agressive questionne le système économique dans ses dimensions institutionnel- le, économique et managériale.

MEZIANE RABHI

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Lundi 22 février 2016

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LIBERTE Lundi 22 février 2016 L’internationale 11 LUTTE CONTRE LE TERRORISME EN LIBYE Lamamra appelle

LIBERTE

Lundi 22 février 2016

L’internationale

11

LUTTE CONTRE LE TERRORISME EN LIBYE

Lamamra appelle au respect de la “légalité internationale”

Devant les constants blocages politiques, la tentation d’une intervention étrangère en Libye contre les groupes terroristes persiste, malgré le risque d’entraîner toute la région de l’Afrique du Nord dans une instabilité durable.

L a Libye est toujours en attente de son gouver- nement d’union, qui de- vait être approuvé hier par le Parlement recon- nu de Tobrouk, alors

que l’option d’une intervention étrangère se précise et que les pays voisins, dont l’Algérie, rejettent ca- tégoriquement. Hier, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Co- opération internationale, Ramtane Lamamra, a insisté sur une solution “pacifique” dans ce pays, et soutenu la poursuite du dialogue politique in- terlibyen, sous l’égide de l’ONU. Même si la lutte contre le terrorisme en Libye, notamment contre l’orga- nisation autoproclamée État isla- mique (Daech), doit passer par l’usa- ge des armes, elle doit toutefois se passer “dans le cadre de la légalité in- ternationale et du respect de la sou- veraineté, de la sécurité et de la sta- bilité de ce pays”, a rappelé Ramta- ne Lamamra. Le chef de la diplo- matie algérienne a souligné aussi, à l’issue de son entrevue à Alger avec

le sous-secrétaire d'État américain aux Affaires politiques, Thomas Shannon, que l’Algérie et les États- Unis “s'accordaient aussi sur un nombre de points inscrits à l'ordre du jour de cette rencontre”, a rapporté l’APS. Il a également insisté sur “l’importance de faire prévaloir les so- lutions politiques conformément à la légalité internationale concernant toutes les crises et conflits dans notre région”. En effet, il y va de la sécurité de tou- te la région de l’Afrique du Nord, du Sahel et même de l’Europe qui craint le pire si la situation en Libye échap- pe au contrôle des acteurs poli- tiques libyens, incapables, jusque-là, de trouver un terrain d’entente pour sortir de la crise née de la chute de l’ancien régime de Tripoli fin 2011. De son côté, Thomas Shannon a af- firmé avoir longuement échangé avec M. Lamamra au sujet de“la lut- te contre le terrorisme et l'aide des Li- byens, du gouvernement d'union na- tionale et de ses institutions à exer- cer leur souveraineté dans leur pays de manière à permettre à la Libye de

relever les défis futurs”. Les États- Unis ont mené plusieurs raids aé- riens ciblés en Libye, dont le dernier a eu lieu vendredi contre une cellu- le de Daech à Sebratha, dans le nord-ouest. Le raid a visé le chef ter- roriste tunisien Nourredine Chou- chane, cerveau des attentats terro- ristes commis en 2015 en Tunisie, contre des touristes étrangers à Tu- nis et à Sousse.

Une cinquantaine d’autres terro- ristes, tous des Tunisiens, ont aussi été abattus par l’aviation américai- ne lors de cette opération. Washington affirme avoir informé tous ses partenaires dans la région de ce raid qui ne sera, sûrement, pas le dernier. Car, les puissances occi- dentales sont déjà prêtes à passer à l’acte dès l’entrée en fonction du gouvernement libyen de Faïz Serradj.

Mais face à la fuite en avant de cer- tains responsables politiques libyens, que ce soit à Tripoli ou à Tobrouk, une intervention étrangère en Libye pourrait se passer de la mise en place de ce nouvel exécutif pour évi- ter que Daech prenne davantage le contrôle de territoire et des champs pétroliers.

LYÈS MENACER

L’UE veut l’aval du futur gouvernement pour toute intervention militaire

n Les Européens doivent attendre pour intervenir contre le groupe terroriste autoproclamé “État islamique en Libye qu’un gouvernement libyen constitué et légitime leur en fasse la demande”, a estimé hier la chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE) Federica Mogherini. “Défaire Daech efficacement ne peut se faire qu’en passant par un gouvernement libyen légitime et en charge de sa propre sécurité”, a déclaré M me Mogherini dans un entretien au quotidien français Le Journal du Dimanche. “En Libye, c’est aux Libyens d’affronter cette menace par eux-mêmes, alors que le peuple libyen est épuisé, et il faut mettre fin à ce chaos”, a-t-elle ajouté. “Nous soutenons depuis de longs mois les efforts pour la mise en place d’un gouvernement d’accord national. Les prochains jours seront cruciaux,

avec le vote du Parlement pour approuver le futur gouvernement. Si on veut les aider, c’est en leur faisant confiance car ils connaissent leur pays mieux que nous. Le choix de demander un éventuel soutien pour combattre Daech leur reviendra”, a-t-elle précisé. En attendant, Faïz Serradj, le président du Conseil présidentiel, n’a toujours pas entamé sa mission. Le Parlement de Tobrouk devait voter sa confiance au nouveau gouvernement hier. Mais la séance a été interrompue au bout d’une demi- heure, en raison de l’absence de M. Serradj, pris par une rencontre de dernière minute avec Martin Kobler, l’émissaire onusien pour la Libye.

R. I./AGENCES

ALORS QUE PLUSIEURS TERRORISTES ONT ÉTÉ ARRÊTÉS CES DERNIERS JOURS

Tunisie : l'état d'urgence prolongé d'un mois

L président tunisien Béji Caïd

Essebsi a décidé de prolonger l’état d’urgence en Tunisie

pour un mois supplémentaire à par- tir d’aujourd’hui à minuit, a an- noncé la présidence dans un com- muniqué, alors que la situation sé- curitaire en Libye nourrit beaucoup de craintes à Tunis. “Après avoir consulté le chef du gouvernement et le président de l'Assemblée des re- présentants du peuple sur les ques- tions en lien avec la sécurité natio- nale, surtout la situation aux fron- tières et dans la région, le président

e

de la République a décidé de pro- longer l'état d'urgence d'un mois à partir du 22 février 2016”, lit-on dans le communiqué diffusé par la présidence tunisienne. L’état d’ur- gence avait été décrété le 24 no- vembre 2015, quelques heures seu- lement après l’attaque suicide au cœur de la capitale d’un bus de la sé- curité présidentielle qui a fait 12 morts et une vingtaine de blessés. Par ailleurs, les services de sécurité tunisiens poursuivent leur coup de filet dans les milieux terroristes, en lien direct avec la nouvelle nébuleuse

sanguinaire autoproclamée État is- lamique en Irak et en Syrie, et qui dispose aussi d’une puissante filière en Libye. Hier, le quotidien tunisien Al-Jari- da a rapporté une information fai- sant état du démantèlement d’une cellule terroriste de cinq individus à Ben Guerdane, une ville située à une trentaine de kilomètres de la fron- tière avec la Libye. Selon le ministère de l’Intérieur, ce groupe avait pris la route de Sebratha, en Libye, où l’aviation américaine a liquidé une cinquantaine d’éléments de Daech,

dont un chef terroriste tunisien, Nourredine Chouchane. Il projetait de commettre des attaques d’en- vergure en Tunisie, selon la même source. Samedi, six autres individus, dont une femme, ont été arrêtés dans le gouvernorat de l’Ariana, tout près de Tunis, selon un communiqué du ministère tunisien de l’Intérieur. Ce groupe était également sur le point de passer à l’action. L’“immi- nence” d’une intervention étrangè- re en Libye a mis en état d’alerte tous les services de sécurité tunisiens qui appréhendent le risque d’un retour

RÈGLEMENT DU CONFLIT AU SAHARA OCCIDENTAL

Ross à Alger pour préparer la visite de Ban Ki-moon

L secrétaire général des Nations unies, Ban

Ki-moon, effectuera bel et bien sa visite, la première du genre, au Maghreb, en mars

prochain, consacrée au règlement du conflit du Sahara occidental. C’est son envoyé personnel au Sahara occidental, Christopher Ross, en tournée dans la région, qui l’a annoncé, d’abord vendre- di, lors de sa rencontre avec les membres de la dé- légation sahraouie aux négociations, à Chahid El- Hafed (dans les camps des réfugiés sahraouis), puis le lendemain à Alger, lors de ses entretiens avec le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra. La tournée de Christopher Ross, qui va le mener aussi au Maroc et en Mauritanie, a le même ob- jectif, à savoir : la préparation de la visite du se- crétaire général de l’ONU dans la région. Dans un communiqué rendu public hier, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que la question sah-

e

raouie et les perspectives de son règlement “ont été au centre des discussions” entre notre ministre et M. Ross, le 20 février, et que les entretiens ont également porté sur la visite de Ban Ki-moon, en Algérie, les 6 et 7 mars prochain. La visite du diplomate américain en charge du dossier de décolonisation du Sahara occidental in- tervient la veille de la célébration, par le Front Po- lisario et les autorités de la République sah- raouie (Rasd), du 40 e anniversaire de la procla- mation de la Rasd, qui est membre fondateur de l’Union africaine. Quatre décennies après les en- gagements pris — et non respectés — par l’an- cienne puissance colonisatrice, l’Espagne, pour te- nir un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, les Sahraouis, mais également le continent africain sont en droit d’attendre un dé- nouement heureux dans le territoire sahraoui “non autonome”. Hier encore, l’Algérie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a fait savoir

qu’elle continue à croire en l’“importance de fai- re prévaloir les solutions politiques conformé- ment à la légalité internationale” et en “l’efficaci- té de l'action des Nations unies quant au règlement pacifique de la question du Sahara occiden- tal”. Aujourd’hui, après 2 décennies d’engage- ments pris — cette fois — par les Nations unies d’organiser un scrutin référendaire dans la der- nière colonie africaine, le voyage de Ban Ki-moon ouvre la voie à l’espoir, puisqu’il pourrait convaincre enfin le Conseil de sécurité de proté- ger les droits nationaux du peuple sahraoui. À no- ter que la tournée de Christopher Ross et celle, prochaine, du SG de l’ONU surviennent dans un contexte marqué par l’annulation, le 10 dé- cembre 2015, par la Cour de justice européenne, de l'accord UE-Maroc, relatif aux mesures de li- béralisation réciproques en matière de produits agricoles, de poissons et de produits de la pêche.

H. AMEYAR

des jeunes Tunisiens qui ont rejoint Daech dans ce pays. “Les frontières tuniso-libyennes sont placées en état d'alerte maximale”, a indiqué, hier, le chargé d'information et de com- munication auprès du ministère de l'Intérieur, Yasser Mosbah, repris par les médias tunisiens.

L. M.

APRÈS LE DÉSISTEMENT DU MAROC

La Mauritanie abritera le prochain sommet arabe

n La Mauritanie a annoncé, samedi soir, son acceptation d'abriter le prochain sommet arabe après le désistement du Maroc, a affirmé l'ambassadeur mauritanien au Caire. Dans des déclarations publiées par la BBC sur son site, Oudadi Ould Sidi Hiba, ambassadeur de Mauritanie au Caire, et son représentant au sein de la Ligue des États arabes ont indiqué que leur pays a

affirmé sa disposition d'abriter le prochain sommet arabe dont la date sera fixée dans les deux jours

à venir. Le diplomate mauritanien

a souligné que l'acceptation de la

Mauritanie d'abriter ce somment après le désistement du Maroc, s'inscrit dans un souci d'assurer “la tenue tournante de ce rendez- vous”. Le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar, avait informé, vendredi, le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Nabil al-Arabi, de la décision du Maroc de céder son droit d'organiser une session ordinaire du sommet arabe.

R. I./AGENCES

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L’Algérie profonde

Lundi 22 février 2016

LIBERTE

12 L’Algérie profonde Lundi 22 février 2016 LIBERTE BRÈVES du Centre TOUGGOURT Un élève du lycée

BRÈVES du Centre

TOUGGOURT

Un élève du lycée agresse son professeur d’anglais

n Un élève du lycée Amir-

Abdelkader de Touggourt a agressé, récemment, son professeur d’anglais à la sortie du portail, apprend-on d’une source proche de la victime. L’élève a lancé de grosses pierres sur le pare-brise de la voiture de la victime lui engendrant des dégâts matériels importants. Le professeur a été choqué par ce geste. Selon un autre professeur témoin, l’origine de ce conflit c’était lorsque l’élève avait pénétré dans la classe de cours qui n’était pas la sienne et le professeur l’avait empêché d’y entrer. Alors l’élève avait attendu son professeur à la sortie des classes pour l’insulter et puis jeter des pierres sur sa voiture. Suite à ce fait, les collègues du professeur se sont réunis et ils ont opté pour un arrêt de cours d’une heure en signe de solidarité avec leur collègue victime, pour protester contre l’insécurité qui règne parfois au niveau des établissements scolaires et pour dénoncer surtout le niveau de violence en milieu scolaire. La victime a aussi déposé une plainte au niveau des services de sécurité locaux.

AMMAR DAFEUR

DJEBAHIA (BOUIRA)

Transport scolaire inexistant à Boularbah

n La population de la petite localité

de Boularbah, relevant de la commune de Djebahia, à 30 kilomètres à l’ouest de Bouira, réclame des bus de transport scolaire. En effet, ce petit hameau ne dispose pratiquement pas de bus pour assurer le ramassage scolaire, au grand dam des écoliers et de leurs parents. Selon plusieurs témoignages, les élèves sont obligés de parcourir plus de 7 km à pied, afin de regagner l’établissement scolaire. “Depuis la rentrée, on n’a cessé de réclamer des bus pour nos enfants, mais chaque fois, les autorités concernées font la sourde oreille’’, explique un père de famille. Et d’ajouter pour exprimer son inquiétude : “Je suis obligé de quitter mon travail, afin d’aller accompagner mes enfants à l’école. Les écoliers courent un réel danger en parcourant cette route jonchée de crevasses, et autres ravins. Pis encore, ils font face à des égouts à ciel ouvert et autres immondices. Par ailleurs, il y a lieu de préciser que les P/APC de Djebahia et celui de la commune voisine de Kadiria avaient, lors du conseil de wilaya dédié à la rentrée scolaire, interpellé le chef de l'exécutif à ce propos. Cependant, force est de constater qu'aucune mesure concrète n'a été prise, jusqu’à présent.

R. B.

DRAÂ EL-MIZAN (TIZI OUZOU)

Une campagne oléicole des plus prometteuses

“Avec des rendements de 28 à 30 litres d’huile par quintal, que demander de plus ?” nous dira avec satisfaction un fonctionnaire de la région de Draâ El-Mizan.

S i la cueillette des olives, lancée à la mi-novembre, tire pratiquement à sa fin, il n'en est pas de même pour les huileries de la région, qui sont sous pres-

sion du fait que les citoyens les sol- licitent pour passer en priorité. Face à cette situation, les propriétaires d’huileries ont doublé leurs effectifs. “Nous travaillons pratiquement sei- ze heures par jour pour tenter de sa- tisfaire tout le monde”, nous confie- ra le gérant d'une huilerie à Frikat, qui précisera que “pour le moment, la moyenne obtenue est de 25 litres par quintal mais nous avons obtenu jusqu'à 32 litres au quintal et un peu plus pour certaines récoltes.” Le même huilier dira que le prix fixé est de 700 DA le litre même s’il atteint 750 à 800 DA dans certaines locali- tés. Certes, depuis la fin des années 90, les nouvelles machines indus- trielles ont pris le dessus sur les huileries traditionnelles mais de nombreux consommateurs consi- dèrent que l'huile triturée “à l’an- cienne” est plus savoureuse. “Je n'ai récolté que quelques sacs d’olives

mais j'ai préféré les confier à une hui- lerie traditionnelle car on obtient un produit plus onctueux et de très bon goût alors que l'huile produite par les huileries industrielles est claire, lim- pide, plus légère et peu savoureuse”, nous dira un fellah du village Ta- foughalt. D'ailleurs, pour cette saison, il a fallu supplier le propriétaire d'une huilerie traditionnelle pour mettre les machines en marche. “Écoutez, je l'ai fermée durant une vingtaine d'années parce que toute ma

Zehani / Archives Liberté
Zehani / Archives Liberté

Face à l’abondance des récoltes, les huileries ont du mal à satisfaire les oléiculteurs.

clientèle l'a désertée pour préférer les huileries modernes implantées à Draâ El-Mizan, Boghni et Tizi Ghe- niff mais j'ai fini par la rouvrir pour répondre à la forte demande des ha- bitants du village”, nous dira le pro- priétaire de cette huilerie qui reçoit de plus en plus de clients et qui est même sollicité par des paysans des villages environnants. Il est vrai que cette campagne oléicole s'est dérou- lée dans de bonnes conditions du fait qu’il a fait exceptionnellement beau et que le rendement a été bon dans la région. “Avec des rendements de 28 à 30 litres d’huile par quintal, que de-

mander de plus ?”, nous dira avec sa- tisfaction un fonctionnaire de la ré- gion de Draâ El-Mizan. En fait, la production oléicole devrait s’amé- liorer dans les années à venir puis- qu’un programme de plantation de jeunes oliviers a été lancé au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou. Depuis 2013, la subdivision agricole de Draâ El-Mizan distribue, chaque année, par le biais des bureaux communaux des milliers de plants d’oliviers pour remplacer les oliviers décimés par la neige ou les incendies. “L'État sou- tient l'arboriculture de montagne, notamment l’olivier, qui réussit bien

dans la région, et nous avons prati- quement répondu à toutes les de- mandes formulées par les oléicul- teurs”, nous apprendra un agent de vulgarisation agricole. Il est vrai que, pour le moment, il est encore prématuré d'évaluer avec exactitude le nombre d'hectolitres d’huile ré- coltés durant cette saison parce que ce n'est pas encore la fin de la cam- pagne oléicole, mais l’on peut avan- cer d’ores et déjà que la récolte a été bonne dans l’ensemble à travers toute la région de Draâ El-Mizan, Tizi Gheniff et Boghni.

O. GHILÈS

ELLE EST L’UNE DES COMMUNES LES PLUS DÉSHÉRITÉES DE BOUIRA

Le wali réclamé à Boukrem !

L a commune de Boukrem, relevant de la daï- ra de Lakhdaria, à une soixantaine de kilo- mètres à l'ouest de Bouira, connaît d’in-

nombrables insuffisances en matière d’aména- gement et de développement local. Cette muni- cipalité est considérée, et à juste titre, comme l’une des régions les plus déshéritées de la wilaya. Preu- ve de ce manque d’intérêt de la part des autori-

tés locales, les visites du premier magistrat de Bouira, au niveau de cette commune, se comp- tent sur les doigts d’une seule main. Les citoyens de Boukrem désespèrent de ren- contrer le premier responsable de Bouira afin qu’ils lui fassent part de leurs doléances. Ces der- nières sont, somme toute “basiques”, comme le raccordement au réseau AEP, le branchement au

gaz naturel, le bitumage des routes et pourquoi pas un plan d’aménagement. En effet et en dépit des efforts consentis par les autorités locales, dans le but de sortir cette bourgade de sa léthargie, il n’en demeure pas moins que nombre de carences restent encore flagrantes. À titre d'exemple, les vil- lages d’Ouled Tatar, d’El-Karya et de M’chara, pour ne citer que ceux-là, ne disposent pas encore d'éclairage public, ni de réseau d'assainissement et encore moins d’AEP. Cette situation, jugée “honteuse” par les quelques villageois rencontrés, est dénoncée vigoureuse- ment par ces derniers. Dahmane, agriculteur de son état, affirmera : “Notre commune est la der- nière à travers la wilaya en matière d’aménage- ment.” Cet avis est partagé par nombre de ci-

toyens, qui n’hésitent pas à lancer un message au wali de Bouira afin “qu’il vienne voir de ses propres yeux” le calvaire qu’ils endurent. De

plus, il existe un manque criant d'infrastructures de première nécessité, telles qu’un centre de san-

té, un collège, une maison de jeunes

mel, 26 ans, chômeur de son état, notera que sa commune ainsi que ses habitants ont été “négli- gés” des années durant. Et de lancer : “L'État nous a sacrifié ! L'actuel P/APC nous a promis, lors des dernières élections municipales, que notre localité allait connaître un profond changement et que le chômage allait être réduit de 10%. Quatre ans plus tard, le chômage n'a fait qu'augmenter’’, a-t-il déploré.

RAMDANE B.

etc. Dja-

CITÉ DES 1100-LOGEMENTS À BOUIRA

La précarité comme mode de vie

L’ éradication de l’habitat pré- caire à l’échelle de la wilaya de Bouira reste une pro-

messe sans lendemain dans la bouche des responsables locaux. Au niveau de la commune de Boui- ra, plus précisément dans le quartier des 1100-Logements, une cinquan- taine de familles “vivotent” dans des conditions extrêmes. Ainsi, Ah- med, l’un des habitants de ces tau- dis, nous guidera dans les dédales de

sa maison. Tout n’est que vétusté et insalubrité dans ce deux-pièces “mo- difié” en trois pièces, après avoir scindé une chambre en deux en bâ- tissant un mur. Ahmed, père de quatre enfants, affirme avoir inter- pellé les autorités concernées à de multiples reprises, mais en vain. “J’ai personnellement demandé au- dience au wali et au chef de daïra de Bouira plus d’une vingtaine de fois, mais aucune suite n’a été donnée à

mes sollicitations”, a-t-il regretté. Et d’ajouter : “Vous savez, nous sommes des citoyens qui ne réclament que leur droit au logement. Un droit qui est, à ma connaissance, garanti par la Constitution. De ce fait, nous avons préféré laisser de côté les marches et autres manifestations afin d’entamer un dialogue serein et apaisé avec les autorités.” D’autres ci- toyens, qui vivent ou plutôt survirent dans des conditions de misère ab-

solue, lancent un cri de détresse :

Nous cohabitons avec des rats, des serpents, des moustiques et autres bes- tioles. C’est cela notre quotidien !” Nos interlocuteurs affirment égale- ment que leurs logements sont qua- siment achevés, et conformément aux directives de M. Sellal, à partir d’un taux précis d’achèvement des travaux, les souscripteurs peuvent re- cevoir leurs affectations. D’après ces citoyens, la confiance entre eux

et les responsables, notamment le chef de daïra de Bouira, a été “rom- pue” depuis l’attribution des 400 lo- gements sociaux effectuée en août 2014, puisque, selon eux, nombre de ces logements sont loués par leurs propriétaires qui posséderaient d’autres bien immobiliers. À ce sujet, une enquête est réclamée par ces citoyens qui se considèrent abandonnés.

R. B.

12

L’Algérie profonde

Lundi 22 février 2016

LIBERTE

12 L’Algérie profonde Lundi 22 février 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Est KHENCHELA Noyade dans la piscine

BRÈVES de l’Est

KHENCHELA

Noyade dans la piscine semi-olympique

Les éléments de l’unité

principale de la Protection civile de Khenchela sont intervenus, dans la soirée de samedi à dimanche, en vue de repêcher le corps d'un jeune homme répondant aux initiales L. H., âgé d’environ 16 ans, originaire de la ville de Khenchela, selon une source bien informée. En effet, selon les premières constatations, la victime est morte noyée dans la piscine semi-olympique située près du complexe sportif 1er novembre 1954, dans la commune d’Ensigha. Toutes les tentatives pour la réanimation de la victime par un massage cardiaque sont restées vaines et la malheureuse a rendu l'âme sur place, précise notre source. La dépouille mortelle a été acheminée vers la morgue de l’hôpital pour les besoins d’une autopsie. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité territorialement compétents afin de déterminer les causes de cette noyade.

M. ZAIM

TÉBESSA

Démantèlement d’un réseau de voleurs de bétail à Cheria

Dans le cadre de la lutte contre

la criminalité, les éléments de la Gendarmerie nationale de Cheria, à 45 kilomètres du chef-lieu de Tébessa, ont pu démanteler un réseau spécialisé dans le vol de bétail, apprend-on de sources concordantes. En effet, le réseau de malfaiteurs est composé de 16 individus, dont 12 ont été arrêtés et 4 sont toujours en fuite. Il faisait l’objet d'une large investigation suite au vol de 43 têtes d’ovins et caprins. Les éléments de la Gendarmerie nationale ont pu récupérer 41 têtes et la saisie d'une camionnette de marque Hyundai utilisée pour transporter le bétail volé et un motocycle utilisé également par les malfaiteurs, lors du transport. Les mis en cause seront présentés devant le procureur de la République durant cette semaine, ajoutent nos sources.

RACHID G.

BOUKHABLA (SÉTIF)

Les habitants dénoncent la dégradation de leur cadre de vie

Selon des citoyens de cette cité populaire (plus de 20 000 habitants) leur localité est des plus mal loties en matière de développement.

L es habitants de la cité du 5-Juillet appelée c o m m u n é m e n t Boukhabla, située près de l’échangeur de l’au- toroute, dans la ville

d’El- Eulma à Sétif, dénoncent la dégradation de leur cadre de vie. Selon des citoyens de cette cité populaire (plus de 20 000 habi- tants) leur localité est des plus mal loties en matière de développe- ment. “Notre cité est totalement exclue des programmes de dévelop- pement local. L’absence de projets n'a fait que compliquer la rude vie depuis les années 1990. Nous atten- dons toujours que les autorités consacrent des enveloppes finan- cières pour notre cité”, nous dira un habitant. Selon ces derniers, à l’intérieur de l’agglomération les routes sont impraticables. “En hiver, nous pataugeons dans la gadoue. Les

quartiers se transforment en véri- tables bourbiers pénalisant ainsi les habitants, notamment les écoliers. Nous ignorons les raisons de la dis- parition de l’entreprise qui a réalisé les travaux de la première tranche. Les promesses des élus locaux res- tent toujours lettre morte”, ajoute- ra un habitant. Par ailleurs, l’absence de transport scolaire est l’autre casse-tête des citoyens. “Les élèves qui poursui- vent leur scolarité au niveau des établissements de la cité des loge- ments participatifs appelés com- munément El-Tassahomi rejoi- gnent leur classe à pied avec le risque des accidents”, renchérit un autre. Les citoyens évoquent égale- ment l’anarchie dans le transport. “Les usagers sont souvent entassés dans des bus à cause du manque de moyens de transport. La propreté laisse à désirer et parler du respect d’autrui est une chimère. En dépit de la dernière augmentation des

D. R.
D. R.

prix de transport, le service ne s’améliore toujours pas”, nous dit- on encore. Les habitants de ladite

Depuis les années 1990, aucun projet n’a été réalisé à la cité du 5 juillet.

cité lancent un appel de détresse aux responsables concernés pour doter cette agglomération de pro-

jets de développement local pour améliorer un tant soit peu leur quotidien.

A. LOUCIF

Des projets de développement local lancés à Mehdia

Dans le cadre de la politique de proximité et l’amélioration du cadre de vie des citoyens, des projets de développement local ont été lancés dans la localité de Mehdia, située sur la RN5 quelques kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la commune d’Aïn Arnat (Sétif). En matière de santé, cette localité qui compte près de 7 000 habitants a bénéficié d’un service de maternité. “La réalisation de ce projet va épargner aux femmes de ce village les durs déplacements notamment pendant la nuit, au chef-lieu communal pour suivi de grossesse ou pour un accouchement. Les travaux de ce projet sectoriel sont en cours”, nous dira le P/APC. Selon

notre interlocuteur, une opération d’aménagement des routes sera lancée prochainement au niveau de la coopérative El Fateh. Pour la frange juvénile, cette localité vient de bénéficier d’un CSP (complexe sportif de proximité) d’un montant de près de 500 millions de centimes. Par ailleurs, un stade en matico a été inscrit également au niveau de ce village. Pour offrir aux habitants de cette localité un espace public adéquat, les responsables ont consacré 600 millions de centimes pour l’aménagement d’un jardin public. Les travaux ont été lancés dernièrement.

A. LOUCIF

EL-TARF

Des cités sans éclairage public

P lusieurs quartiers dans les localités de

la wilaya d’El-Tarf, dès la tombée de la

nuit, sont plongés dans l’obscurité tota-

le, en raison de l’absence de l’éclairage public. Cette situation est à l’origine de nom- breux problèmes soulevés souvent par les habitants. En effet, plusieurs cités dans la commune de Zitouna, par exemple, ne sont pas éclairées, à l’image de la cité Bougouissa, El-Hamra ou celle dite des Chouhada nou- vellement réalisée. Bien qu'ils soient infor- més, les élus locaux font la sourde oreille et les doléances faites, récemment, demeurent dans l’indifférence totale. Pourtant, les dan- gers qui guettent ces populations sont mul-

tiples, surtout en cette période où les actes de vol et d'agressions nocturnes sont de plus en plus fréquents. “Durant la nuit, on ne sait même pas où mettre les pieds tant les travaux de plusieurs projets sont souvent inachevés”, nous dit-on. Pour un habitant interrogé à ce sujet, “la situation est grave”. Enfin, dans cer- taines cités, à travers de nombreuses autres agglomérations telles que Dréan, Chatt, Chihani, El-Kala ou Bouhadjar pour ne citer que ces dernières, divers actes de vandalisme sont commis par certains individus qui sac- cagent à coups de cailloux les lampadaires pour pouvoir voler sans être inquiétés.

TAHAR BOUDJEMAA

GUELMA

1457 appels sur le numéro vert de la police en janvier

Dans son dernier bulletin, la cellule de communication de la Sûreté de la wilaya de Guelma fait état du bilan des appels téléphoniques émanant de citoyens au cours du mois de janvier 2016. Le numéro vert, le 1548, a enregistré 986 appels signalant essentiellement des tentatives d'agressions, de vols, des accidents de la circulation et également des dénonciations de malfrats. Quant au numéro spécifique, le 17, il a totalisé 471 appels formulés par des personnes qui demandaient l'assistance des services de sécurité. Cette formule s'avère salutaire, puisque des citoyens en danger ont été secourus à temps par les policiers qui veillent sur la sécurité des personnes et des biens. Selon un officier de police, “de nombreuses affaires ont été rapidement dénouées grâce à la collaboration de la population qui a compris qu'il fallait adhérer à ce dispositif pour neutraliser les voleurs et délinquants, sauver des vies humaines et secourir des familles en danger”. En effet, les éléments des services de sécurité ne peuvent, à eux seuls, remplir leur noble mission qui s'avère difficile et nécessite d'importants moyens humains pour couvrir les 34 communes de la wilaya de Guelma. Notre interlocuteur insiste sur le rôle efficace de la population dans la lutte contre les fléaux sociaux, car ce n'est pas de la délation, mais un acte citoyen.

HAMID BAALI

12

L’Algérie profonde

Lundi 22 février 2016

LIBERTE

12 L’Algérie profonde Lundi 22 février 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest TLEMCEN Un homme écrasé par

BRÈVES de l’Ouest

TLEMCEN

Un homme écrasé par un train

n Le train assurant la liaison Tlemcen-

Maghnia a percuté un piéton imprudent, âgé

de 35 ans, à proximité du village Ounadjella,

près de Béni Mester, le tuant sur le coup. La victime avait traversé la voie non gardée sans prendre la précaution de vérifier l’arrivée du train qui roulait à 60 km/heure. Son corps a été transféré à la morgue du CHU de Tlemcen pour autopsie. À cause des passages non gardés, les accidents de trains avec des véhicules légers et lourds sont de plus en plus nombreux. Il y a deux mois, le train de voyageurs roulant sur la ligne Oran-Tlemcen était entré en collision avec un camion- citerne à la sortie nord de Sidi Bel- Abbès faisant 17 blessés. Une autre collision impliquant un véhicule Peugeot 404 bâchée s’était soldée par la mort du chauffeur âgé de 60 ans à la sortie ouest de Mansourah. Le malheureux à l’intérieur du véhicule en

ferraille, a été traîné sur une distance de 200

m avant que le mastodonte ne parvienne à

s’arrêter. Dans cette même commune, quelques jours auparavant, un autre accident ferroviaire avait coûté la vie à deux membres d’une même famille, dont le véhicule fut heurté par le train Tlemcen-Maghnia.

B. ABDELMAJID

FAOUZI RABAÏNE À MAGHNIA

Pour une justice sociale

n Le président du parti Ahd 54, Ali Faouzi

Rabaïne, a animé, samedi, à la salle de conférences Dounyazad de Maghnia, un meeting axé principalement sur la situation économique actuelle du pays et la crise qu’il qualifie de multidimensionnelle. Devant une assistance moyenne composée en majorité de militants et de curieux, M. Rabaïne n’a pas

lésiné sur les mots pour critiquer la gestion actuelle du pays que, uniquement, estime-il,

la concertation et le dialogue entre tous les

partis aussi bien ceux au pouvoir que ceux de l’opposition peuvent redresser. Par ailleurs, l’hôte de Maghnia est revenu sur l’une de ses revendications récurrentes, à savoir l’installation d’un gouvernement de consensus pour la préparation des prochaines échéances électorales. Dans son discours, le président de Ahd 54 laisse entendre qu’il compte prendre part aux prochaines élections présidentielles pour lesquelles il souhaite la présence d’observateurs internationaux. Par ailleurs, l’orateur n’a pas manqué d’appeler à l’équilibre économique entre les régions en matière de développement pour que soit favorisée la justice sociale.

AMMAMI MOHAMMED

SAÏDA

Deux morts et un blessé sur la RN06

n Deux personnes ont péri et une autre a été

blessée dans un accident de la route, survenu samedi, vers 17h, à l’entrée de la ville de Saïda, a-t-on appris auprès de la cellule de communication de la direction locale de la

Protection civile. L’accident s’est produit sur

la RN06, près du stade 13-Avril-1958,

lorsqu’une camionnette de marque Herbine est entrée en collision avec un véhicule léger avant de déraper et de percuter de plein fouet un arbre planté au bord de cette route. Les personnes décédées ont été transférées à la morgue de l’hôpital de Saïda. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce drame.

F. ZAAF

TIARET

Saisie de 350 paires de chaussures

n Lors d’un barrage sur la route, reliant Tiaret

à Sougueur, sur le territoire de la commune

de Sougueur, les gendarmes ont interpellé

une personne qui transportait à bord d'un

fourgon de marque Renault Trafic, 350 paires

de chaussures, sans facture et sans registre de

commerce. Il a été présenté devant la justice

et une enquête a été ouverte.

A. A.

FORMATION PROFESSIONNELLE À ORAN

L’agriculture en première place

Plusieurs spécialités dans l’agriculture sont offertes aux nouveaux stagiaires.

C ontrairement aux sessions précé- dentes, l’agricultu- re est la formation la plus prisée par les nouveaux sta-

giaires à Oran, précédant la branche du BTPH, annonce le responsable de la direction loca- le. En effet, ce sont les chiffres fournis par la tutelle qui en témoi- gnent, et pour 150 sièges pédago- giques en agriculture, 160 jeunes stagiaires ont formulé le choix au niveau du centre de formation professionnelle de Hassi-Bounif, le centre par excellence, spéciali- sé dans la vulgarisation agricole, de la filière de paysagiste. Ceci est une nouvelle opportuni- té offerte aux jeunes intéressés par l’obtention d’un diplôme de technicien supérieur, poste très re- cherché sur le marché de l’emploi à Oran. A ce propos, il y a lieu de souligner que la wilaya a bénéficié de nombreux projets d’aménage- ment d’espaces verts, de jardins ci- tadins et d’embellissement des cités. Une autre possibilité est of- ferte aux jeunes au centre de for- mation et de vulgarisation agrico- le de Misserghin par le biais d’une formation dans l’élevage ovin et bovin. Ce dernier compte 225 demandes pour 350 sièges pédagogiques, indique-t-on. Le secteur de la

D. R.
D. R.

Les nombreuses formations ayant trait à l’agriculture sont très prisées par les jeunes.

Formation professionnelle à Oran compte un effectif estimé à près de 20 000 stagiaires inscrits dans une vingtaine de branches profes- sionnelles, soit 110 spécialités en- cadrées par près de 500 forma- teurs-enseignants. Les centres et instituts de forma- tion professionnelle accueillent à chaque session 3 000 nouveaux

stagiaires inscrits. Le secteur dis- pose aussi de 17 centres et trois instituts de formation. Il offre également des stages de “formation passerelle” au niveau de l’établissement de Maraval où sont enseignés les métiers de mo- déliste et tailleur. À cet effet, un cycle de formation permet au futur candidat une

promotion avec un diplôme de technicien supérieur dans le mé- tier qu’il exerce, après trois années d’expérience. On signale également que des cours du soir sont programmés dans les métiers de coiffure dames, comptabilité et marketing.

HADJ HAMDOUCHE

SÉCHERESSE À AÏN TÉMOUCHENT

La région de M’lata la plus touchée

L a direction des services agricoles de la wi- laya d’Aïn Témouchent a indiqué que les grandes cultures situées dans les zones

dites précoces ont été les plus touchées par la sécheresse qui a sévi ces derniers mois avec un dérèglement de la pluviométrie dont la quan- tité n’a pas dépassé les 100 mm depuis octobre dernier. La région de M’lata, d’une superficie de 63000 ha, qui englobe les commune de Aïn El Arba, Oued Sebbah et Tamzoura est consi- dérée comme la plus touchée alors qu’elle re- présente 50% de la surface emblavée lors de la campagne labours- semailles. Seulement, les services de la DSA ainsi que les fellahs gardent un espoir puisqu’ils comptent surtout sur la zone intermédiaire et tardive constituée des communes de Hassi El Ghella, El Amria, El Malah, Terga et même Aïn Témouchent avec

une superficie globale de 23000 ha sur une su- perficie emblavée de 48000 ha pour sauver la saison moissons-battages. À ce titre, 127 500 quintaux de semences et 63 000 quintaux d’en-

grais ont été distribués aux fellahs par les deux CCLS de Aïn Témouchent et Hammam Bou Hadjar.

M. LARADJ

Deux faux agents de renseignements arrêtés

n Suite à des informations sur les agissements de deux prétendus militaires relevant du service de renseignements de Aïn Témouchent, promettant à leurs victimes monts et merveilles, l’enquête de la police a permis de les confondre. H. B., 37 ans, et B. H., 46 ans, utilisaient un 4x4 muni d’une sirène qui ressemble

étrangement à celles utilisées par les véhicules des services de sécurité et faisaient croire à leurs victimes qu’ils pouvaient intervenir auprès des institutions étatiques pour régler leurs affaires, logements, emploi et des documents administratifs en contrepartie de billets de banque. Après avoir été identifiés, ils ont été arrêtés à

bord de leur voiture et la fouille de leurs domiciles a permis aux enquêteurs de saisir un lot de documents et de dossiers administratifs de leurs victimes. Les deux escrocs ont été placés en détention préventive pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux et escroquerie.

M. L.

EL-BAYADH

Le secteur du tourisme se renforce

n Le secteur touristique d'El- Bayadh vient de se renforcer par une nouvelle infrastructure hôtelière d'une capacité de 80 lits. En effet, les autorités locales viennent de donner le coup de starter à cet établissement qui a coûté la bagatelle de 600 millions de dinars à son propriétaire. Selon les responsables du secteur du tourisme de la wilaya, trois

autres structures similaires, d'une capacité d'accueil de 175 lits, ouvriront leurs portes au courant de l'année prochaine. Ces nouvelles structures hôtelières s'ajouteront aux six autres existantes actuellement dont quatre au chef-lieu de wilaya et deux dans les communes de Bougtoub et Labiodh Sidi Cheikh d’une capacité globale de 302 lits. Par ces investissements, la wilaya aura de quoi rentabiliser ses énormes potentialités

touristiques, à l’instar des paysages naturels, de gravures rupestres et de ksour antiques.

A. MOUSSA

Arrestation de trois voleurs de cheptel

n Des individus cagoulés se sont introduits à l’intérieur d’une tente installée dans la commune de Stiten (El-Bayadh), où après avoir ligoté le propriétaire ainsi que son épouse, se sont emparés

de 17 ovins avant de prendre la fuite à bord d'un véhicule de marque Toyota Hilux. Aussitôt alertés, les gendarmes ont intercepté, une demi-heure plus tard, dans un barrage dressé sur la route reliant El-Bayadh à Tiaret, la Toyota Hilux et interpellé ses trois occupants demeurant tous au centre-ville d'El-Bayadh. Le cheptel a été restitué à son propriétaire par les gendarmes et une enquête a été ouverte.

AYOUB A.

LIBERTE

Lundi 22 février 2016

Supplément Sport

13

MULTIPLICATION INQUIÉTANTE DES CAS D’INDISCIPLINE DANS LES CLUBS DE FOOTBALL Les Les insoumis insoumis du
MULTIPLICATION INQUIÉTANTE DES CAS D’INDISCIPLINE
DANS LES CLUBS DE FOOTBALL
Les Les insoumis insoumis
du du foot foot ! !
Liberté

ARBITRAGE

Encore une journée noire !

L es matchs des huitièmes de finale de la Coupe d’Algérie disputés ce week-end ont été marqués par

une cascade d’erreurs d’appréciation commises par les arbitres, à com- mencer par l’arbitre Par :
une cascade d’erreurs d’appréciation
commises par les arbitres, à com-
mencer par l’arbitre
Par : RACHID
ABBAD
M. Achouri qui n’en
est pas à sa pre-

mière cette saison. Il s’est déjà distingué par son refus d’un but limpide inscrit par l’atta- quant du RCR, Manucho, face au CRB, il a récidivé ce week-end en refusant le but égalisateur de l’USMH face à l’US Tébessa pour une position de hors-jeu imaginaire, pas selon les

images de la Télévision nationale qui ont montré clairement que le but était valable. D’ailleurs, le président de l’USMH, Abdelkader Mana, avait dé- noncé dans nos colonnes l’arbitrage scandaleux de cet arbitre. “Il ne faut pas oublier l’arbitrage scandaleux de M. Achouri qui a refusé un but des plus valables, le penalty était valable pour Tébessa, mais notre égalisation ne souffrait aucune irrégularité, je n’ai pas compris pourquoi cet arbitre a re- fusé ce but, car s’il l’avait accordé, on aurait pu encore revenir durant le match. C’est malheureux de se faire éliminer de la sorte ! L’arbitrage est le

point faible de notre championnat cette saison”, avait-il dénoncé. L’autre grossière erreur commise par l’arbitre Farouk Mial, qui a privé le DRBT face à l’USMBA d’un penalty flagrant sur un fauchage dangereux du gardien de but de Bel-Abbès contre l’attaquant de Tadjenant, alors que le score était de 0-0, l’entraîneur Lamine Boughe- rara avait, lui aussi, dénoncé l’arbi- trage : “Ce n’est pas normal qu’il ne siffle pas un penalty des plus flagrants pour nous, s’il avait accordé le penalty on se serait qualifiés, car on aurait pu prétendre à l’ouverture du score, je dé- plore l’arbitrage.” Même le second pe-

nalty accordé à Relizane en fin de match par Abid-Charef lors du match RCR-MCA n’était pas valable selon les experts de l’arbitrage, le défenseur du MCA n’avait pas touché le cuir de la main. Ces nombreuses cascades sont la résultante de la mauvaise prise en charge de la formation des arbitres comme révélé par notre dernier sup- plément consacré justement à l’arbi- trage. Par ailleurs, le match Nasr El-Fedjoudj contre NRB Teleghma (1-1) pour le compte de la 17e journée du cham- pionnat inter-régions groupe Est a été marqué par la défection des deux

juges assistants qui ne se sont pas dé- placés, une pratique devenue récur- rente cette saison. Le match WRM- JSDJ (1-0) pour le compte de la division amateur groupe Centre a démarré avec une heure de retard en raison de l’arrivée tardive des arbitres. En re- vanche, deux arbitres ont été promus, récemment, dont l’un d’eux au grade fédéral qui s’est avéré être le beau- frère d’un membre de la CFA à BBA d’une manière irrégulière, suite à l’in- tervention du conseiller de la CFA. Des dérapages à la pelle qui ont créé un malaise dans le corps arbitral.

R. A.

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Lundi 22 février 2016

LIBERTE

DOSSIER

MCA : L’UN RUMINAIT SA COLÈRE, L’AUTRE AVAIT EU UNE RÉACTION MUSCLÉE

Quand Derrardja et Salaheddine s’insurgent

L a chose dont un footballeur a hor- reur, c’est de penser qu’il est mar- ginalisé. Il n’existe pas un joueur qui accepte aussi facilement d’être relégué au statut de remplaçant, même si dans les clubs profes-

sionnels, cela constitue un “module” dans l’éducation d’un jeune

footballeur. Au MC Alger,

la situation se présente as-

sez délicate pour tout en- traîneur qui s’occupe de la gestion du groupe. À l’instar des grands de l’élite footballistique nationale, le coach devra avoir une forte per- sonnalité pour gérer des cas d’indiscipline et l’“insurrection” de certains éléments qui n’ac- ceptent pas de débuter un match sur le banc des remplaçants. Pour cela, on peut prendre Walid Derrardja comme exemple édifiant. Arrivé au Doyen après avoir quitté le MC El-Eulma en étant le meilleur buteur du championnat lors du pré- cédent exercice, Derrardja a eu du mal à s’imposer au sein de l’équipe algéroise. En effet, après 22 journées, il n’a toujours pas confir- mé son statut de meilleur buteur, puisque mis à part les deux buts inscrits face à l’USM Oran en Coupe d’Algérie, il n’est pas parvenu à se- couer, ne serait-ce qu’une seule fois, les filets adverses en championnat.

Il faut dire que Derrardja n’a pas eu une pré- paration normale lors de l’intersaison à cau-

une pré- paration normale lors de l’intersaison à cau- Par : MALIK A. Liberté se de

Par : MALIK A.

Liberté
Liberté

se de la participation de son ancienne équipe, le MCEE, à la CAF Champions League. Mal- gré cela, il n’a pas trop attendu pour convaincre son ancien coach au Mouloudia, le Portugais Artur Jorge, qui l’avait titularisé dès la deuxiè- me journée face au RC Relizane en effectuant

son entrée en jeu à la place de Mokdad en deuxième période. Le joueur enchaînait les matches, mais à chaque fois il ne les terminait pas, ce qui ne lui permettait pas d’évoluer avec le même esprit que lorsqu’il était à El-Eulma, c’est-à-dire un joueur indispensable. La si-

tuation s’est aggravée pour lui depuis l’arrivée de Meziane Ighil à la tête du MCA, c’était un véritable calvaire. Après avoir été titulaire lors de la prise en main officielle d’Ighil lors de la défaite face au NAHD, Derradja a enchaîné quatre matches sans disputer la moindre mi- nute (RCA 10 e ), USMA (11 e ), MCO (12 e ) et CSC (13 e ). C’était trop pour un joueur affec- té mentalement poussé à demander sa libéra- tion. “J’ai vécu une période très difficile avec Ighil. Cet entraîneur a failli me briser et j’ai même songé sérieusement à partir. Le soutien des supporters et des dirigeants m’en a dissua- dé. Ce n’était pas facile de jouer un match puis rester sur le banc d’autres rencontres”, nous a- t-il déclaré. Mais il faut reconnaitre que Der- radja n’a pas eu un comportement négatif en- vers son coach. Il n’a pas accepté sa situation, sans faire de bruit, contrairement à son ex-co- équipier, l’Éthiopien Saïd Salaheddine. Ce dernier était coupable de mauvais comporte- ment lors du derby face à l'USM Alger lorsqu'il a su qu'il ne sera pas utilisé en endommageant le banc de touche d'un coup de pied. L’Éthio- pien a été libéré illico presto. Il faut savoir qu’il existe d’autres cas au sein du Mouloudia d’Alger, mais de moindre ampleur. Des joueurs comme Jonathan, Benbraham, Bachiri… et autres Mokdad n’ont jamais accepté d’être en dehors du onze de départ. Mais leur impact n’était pas vraiment influent.

M. A.

USMA

De Belaïli à Abdellaoui, les cas d’indiscipline foisonnent

À l’instar des autres clubs de l’élite, les cas d’indiscipline au sein de la formation de

Soustara sont légion. En effet, le fi-

naliste de la der-

nière édition de

la plus prestigieu-

se des compéti- tions enregistre des affaires d’ordre disciplinaire dont certains peuvent carrément mettre en péril la carrière du joueur. Le premier cas et le plus édifiant n’est autre que celui du meneur de jeu attitré Youcef Belaïli. Joueur emblématique des Rouge et Noir, l’enfant d’Oran a sombré dans une affaire rocambolesque. Il n’avait pas séché les entraînements

Par :rocambolesque. Il n’avait pas séché les entraînements NAZIM T. mais plutôt consommé une sub- stance interdite,

NAZIM T.

mais plutôt consommé une sub- stance interdite, lui qui avait subi un contrôle antidopage inopiné à l'is- sue du match USM Alger-MCE Eulma (2-1) en juillet 2015, dans le cadre de la phase des poules de la Ligue des champions d'Afrique. Belaïli avait reconnu les faits devant les membres de la commission mé- dicale fédérale et renoncé au droit de faire analyser l'échantillon “B”, comme le prévoit la réglementation. En consommant de la cocaïne, Be- laïli avait écopé de quatre ans de suspensions de toutes les compéti- tions. C’était le premier cas de do- page décelé et qui avait fait couler beaucoup d’encre dans les milieux

sportifs. Ce cas gravissime a laissé

la porte ouverte à d’autres “infrac-

tions” internes, puisque d’autres cas

d’indiscipline avaient éclaté, plus précisément depuis l’entame de la phase retour. À commencer par Koudri et Seguer. Ces deux élé- ments avaient eu une altercation verbale lors d’un entraînement. La sentence est vite tombée : les deux éléments avaient été interdits d’en- traînements durant une semaine as- sortie d’une amende. Ils n’avaient pas effectué le déplacement à Sétif

lors de la 17 e journée. Cette affaire

a été suivie d’une autre et concer-

ne un joueur qui avait ras-le-bol du banc de touche. Il s’agit de Nassim

Bouchema. Ce dernier avait des-

cendu en flammes son entraîneur Hamdi à travers un média spécia- lisé. La direction avait décidé d’agir en sanctionnant le joueur. Une amende et une interdiction d’en- traînement ont été prononcées à son encontre. Et ce n’était pas le dernier à ruminer sa colère à l’adresse de Miloud Hamdi. En ef- fet, l’international espoir avait pété un plomb avant la rencontre face au CSC en apprenant qu’il allait suivre le match à partir du banc de touche. Devant cette situation, les diri-

geants ont sanctionné financière- ment l’international espoir.

N. T.

D. R.
D. R.

CRB

Rebih a failli claquer la porte

n Considéré comme l’une des pièces maitresses et un cadre dans l’effectif du CR Belouizdad lors des précédentes saisons, Boubekeur

du CR Belouizdad lors des précédentes saisons, Boubekeur Par : AHMED IFTICEN Rebih est depuis le

Par : AHMED IFTICEN

Rebih est depuis le début de la saison un joueur remplaçant. Le

D. R.
D. R.

staff technique, à sa tête Alain Michel, a opté pour une autre organisation de son effectif. Le recrutement de certains jeunes joueurs l’a poussé à sacrifier certains autres, plus âgés, à l’image de Rebih (32 ans). Une situation et un statut qui a

logiquement déplu à l’enfant de Koléa, qui s’est senti lésé alors qu’il se voit toujours capable d’apporter le plus attendu de lui, et mettre son capital expérience au service de son équipe. Une situation défavorable qui a d’ailleurs poussé Rebih à revoir son engagement avec la direction des Rouge et Blanc, au point où le milieu de terrain du Chabab a songé à quitter le club lors du mercato hivernal, surtout que les offres ne manquaient pas, car la JSK s’est montrée très intéressée par son recrutement. Pourtant, à chacune de ses entrées, Rebih s’est montré plus d’une fois décisif

sur le terrain ; lors de la précieuse victoire face au MCA 1-0 au 20-Août, il était à l’origine du but qu’avait inscrit Derrag, ou encore dernièrement face au MCO lorsque le Chabab avait évité une défaite n’était le penalty réussi par le

remplaçant… Rebih.

A. I.

CSC

Les joueurs mettent fin à la grève

L es joueurs du CSC ont accepté de mettre fin à leur piquet de grève hier et reprendre les

chemins des entrainements après

une d’urgence avec le

président du conseil d’administration, en l’oc- currence Boudida. Les deux re- présentants des joueurs, en l’oc- currence Bezzaz et Boulemdaïs, ont rencontré dans la soirée de samedi le président qui leur a don- né des garanties, à savoir les ordres de virement, afin de toucher cette semaine une partie de leur dû, c’est-à-dire un salaire sur les trois mois qu’ils réclament ainsi que les primes de match en suspens. Le res- te leur sera versé juste après la rencontre face au CRB. Un arran-

réunion

juste après la rencontre face au CRB. Un arran- réunion Par : ADLENE R. gement qui

Par :

ADLENE R.

gement qui a, semble-t-il, satisfait le groupe, comme nous le confie le capitaine d’équipe Bezzaz : “Je tiens à faire savoir à l’opinion public et aux supporters du CSC qu’on ne voulait vraiment pas en arriver là, et on ne voulait pas faire du chan- tage, mais les joueurs en avaient un peu marre des promesses.” Sur un autre registre, l’ex-international Megheni a également refait surfa- ce après une absence de près d'un mois où il n’avait pas donné signe de vie, obligeant sa direction à brandir la menace de la résiliation de son contrat. “Je n’ai à aucun mo- ment demandé à résilier mon contrat ni songé à le faire. Comme je l’ai souvent déclaré, j’ai une det- te envers ce club et ses supporters”, dit-il. Et d’ajouter : “J’ai envie de

jouer et je veux honorer mon contrat jusqu’au bout, et j'ai vraiment en- vie de donner un coup de main au CSC et le faire sortir de l’impas- se.” Concernant son état de forme, il précise : “C’est vrai que je n’étais pas verni par rapport aux bles- sures, mais cela fait partie de la vie d’un sportif de haut niveau, et je sais que beaucoup a été dit sur ma ca- pacité de revenir à la compétition, mais pour ma part je tiens à dire une chose : je suis un battant. Malgré tout ce qui s'est passé, je ne suis pas fini, l'envie est toujours présente. Je tiens à rassurer tout le monde : je suis en pleine possession de mes moyens, je me suis bien rétabli et je vais le prouver sur le terrain dès que la chance me sera donnée.”

A. R.

LIBERTE

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Supplément Sport

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DOSSIER

REFUSANT DE S’ASTREINDRE AU CODE UNIVERSEL QUI RÉGIT LE SPORT DE HAUT NIVEAU

Génération sans patron !

C eux qui suivent avec attention l’actualité footballistique assis- tent, incrédules, ces dernières semaines, à une recrudescence d’actes indisciplinaires au sein des clubs qui s’apparente à une

maladroite rébellion anarchique. Que ce soit

l’est, à l’ouest ou au centre du paysage éli- tiste national, que le

club lutte pour son maintien, vise le titre ou rêve de places

d’honneur, la rengaine est la même partout :

à chaque journée de championnat son lot de

problèmes. De l’affaire des Burkinabè Malo et Diawara de la JS Kabylie qui prolongent leur séjour à Ougadougou au moment où leur co- équipier Seddiki va au clash avec sa direction pour obtenir son bon de sortie en cours de rou- te, au cas du Libyen Zaâbiya qui boude les en- traînements pour protester contre un choix de son entraîneur, en passant par la gueulante de la paire Abdellaoui-Bouchama à l’USMA, le coup de sang de Benlamri et le coup de folie de Khedaïria à Sétif, ou encore le refus de s’en- traîner des titulaires du CSC, la liste des “actes manqués” de quelques-uns des visages les plus connus de la Ligue s’allonge chaque week-end de compétition officielle. Certains

y voient tout simplement un problème propre

à cette “génération” qui “passe son temps à s’ex-

cuser chaque fois après avoir commis des erreurs

à

Par : RACHID BELARBI

D. R.
D. R.

au moment où il fallait plutôt réfléchir avant de fauter et se mettre tout seul hors jeu”, comme l’a si bien explicité Laurent Blanc au lendemain du coup de folie de l’Ivoirien Ser- ge Aurier qui avait mis, la semaine dernière, le Paris Saint-Germain sens dessus dessous. Une “génération impatiente” qui créé la po- lémique en refusant de s’astreindre au code universel qui régit le sport de haut niveau et deux de ses principes fondateurs : l’effort et la concurrence.Ce qui engendre des situations assez incroyables de joueurs qui refusent le

banc de touche car se croyant au-dessus du groupe ou plus importants que l’équipe. Par- fois, les deux à la fois. Cela au moment où d’autres observateurs aver- tis n’hésitent plus à qualifier ces profession- nels du football de capricieux enfants gâtés, ha- bitués, depuis leur plus jeune âge, à un trai- tement de faveur de leur entourage proche qui leur confère un statut fallacieux et trompeur de “star”. “Pourquoi cela tombe-t-il toujours sur les footballeurs ? Parce que l'argent rend fou leur entourage, qui ne les pousse pas toujours à s'éle-

ver. Parce qu'on oublie que, dans la vraie vie, ils seraient des gamins de vingt-trois ans qui ap- prendraient à découvrir le monde. Parce que leur rapport à ce monde est biaisé. Parce que le capital qu'ils représentent leur procure une immunité régulière. Ils ne comprennent ni qui ils sont ni le monde qui les entoure. Ils pensent peut-être qu'ils sont seulement payés pour leur talent de footballeur. Ils ont tort”, analy- sait, en plein Auriergate, dans un succulent commentaire plein de sagesse Vicent Duluc, la plume du prestigieux L’Équipe. L’illégitimité de certains dirigeants de clubs ré- sume, par ailleurs, un autre paramètre qui a aussi son importance à même de justifier ces écarts de conduite à répétition. À l’ère du tout numérique où tout se sait et rien ne se cache, le manque de stature de certains dirigeants représente, du reste, une plaie ou- verte dans laquelle s’engouffrent volontiers quelques joueurs pour “faire mal” et rendre la pareille à ceux qui seraient, selon eux, res- ponsables de leurs malheurs. Mais dans une Algérie qui vit mal une tran- sition sociétale qui tarde à se concrétiser, le football ne saurait être l’exception et échap- per aux dérives comportementales d’une jeu- nesse sans repères et qu’on tend à responsa- biliser, dans la majorité des cas, au mauvais moment. Résultat : une génération sans patron. Mais surtout une génération sans neurones !

R. B.

MCO

Zaâbiya, la bombe à retardement

A Mouloudia d’Oran, l’affai-

de l’attaquant libyen Mo- hamed Zaâbiya continue de

faire des remous sans pour autant que les responsables ne la prennent vrai- ment en charge.

À la genèse, l’at- taquant libyen

n’avait pas assis- té à la rencontre entre le CRB et le MCO au stade du 20-Août-1955

après avoir, d’abord, appris sa mise

à l’écart du onze titulaire par l’en-

traîneur Fouad Bouali. Mais dès qu’il

a appris qu’il n’avait pas été retenu

parmi les 18 concernés par ce match,

le meilleur buteur du championnat a

exprimé son mécontentement, quit- tant le lieu de mise au vert de l’équi- pe mouloudéenne pour retourner à Oran, en compagnie du défenseur Fa- rid Belabbès, lui aussi pas convoqué par Fouad Bouali.

u

re

Belabbès, lui aussi pas convoqué par Fouad Bouali. u re Par : RACHID BELARBI À l’origine

Par : RACHID BELARBI

À l’origine de cette mise à l’écart du

longiligne Libyen, son retard au dé- part de l’autocar à partir d’Oran. N’étant pas arrivé à l’heure du ren- dez-vous, Zaâbiya, que la déléga- tion à bord du car du club n’a pas at- tendu, a alors rallié Alger par avion le soir-même, ce qui a eu pour effet d’irriter Bouali qui, ayant convoqué 20 joueurs pour cette rencontre, a dé- cidé de le sanctionner en l’excluant du groupe des 18 inscrits sur la

feuille de match. Ce que Bouali a d’ailleurs fait la

veille du match face au Chabab de Be- louizdad, ils ne seraient pas nom-

breux, ceux qui l’ont précédé sur le banc de touche du MCO, à avoir le cran de le faire : ne pas attendre le meilleur buteur du championnat au départ de l’autocar en raison d’une poignée de minutes de retard, puis le rayer de la liste des 18 convoqués

pour le choc face au CRB après qu’il eut, pourtant, rallié Alger par avion ! C’est pourtant ce qu’a “osé” faire l’actuel driver du MCO, se privant, certes, de sa meilleure arme offensi- ve, mais imposant surtout à Moha- med Zaâbiya les mêmes règles disci- plinaires dont a été victime le milieu de terrain Kamel Larbi à son retour tardif de France, puis tout récemment Sofiane Chlaoua pour s’être mal- adroitement comporté à l’entraîne- ment. De son côté, le président Bel- hadj Mohamed, dit Baba, n’a pas vou- lu accueillir dans son bureau, mer- credi soir, le joueur fautif. Mais au lieu de tirer cette affaire au clair, le PDG de la SSPA-MCO a fui en Fran- ce. Il ne sera de retour à Oran que vendredi prochain, soit la veille du match face au Rapid de Relizane. Cela au moment où Bouali, mesurant certainement la popularité du Libyen

auprès des supporters et craignant qu’un éventuel faux pas ne lui soit imputé au cas où il le punirait de nou- veau, a affirmé n’être “pas habilité à le traduire devant la commission de discipline dans la mesure où cela re- lève des prérogatives de la direction”. “En fuyant ses responsabilité, Baba a laissé une bombe à retardement à Bouali. Au lieu de voyager, il aurait dû convoquer le joueur, lui infliger une amende et l’exhorter à reprendre les entraînements. Bouali pourrait alors compter sur les services de son meilleur buteur lors du prochain match sans avoir à renier ses principes. L’équipe gagnerait en sérénité et son président en crédibilité. Or, Baba a fait tout le contraire, comme si l’avenir proche du club qu’il préside ne l’intéresse pas tant que ça”, pestait, à ce sujet, un de ses proches.

R. B.

ESS

Benlamri ou le geste de trop

A lors que l’ESS allait livrer l’un des matches les plus importants de cette saison face au RCA en coupe d’Algérie, Djamel Benlam-

ri fut l’auteur d’un écart disciplinaire qui aurait pu

faire l’effet d’une bombe si jamais son équipe avait été éliminée. Connu pour

ne pas fermer l’œil sur un tel comportement, le coa-

ch Alain Geiger a ordon- né aussitôt au joueur de quitter l’hôtel Zidane où

le groupe sétifien avait élu domicile depuis mer-

credi, soit au premier jour d’un stage bloqué pour préparer la confrontation d’avant-hier. Un incident qui a même créé un climat malsain au sein des joueurs à quelques heures d’un match im- portant. Absent face au MOB, le joueur devait en effet effectuer son retour dans l’équipe qui allait commencer la partie. Mis au parfum par ce qui venait de se passer, le pré- sident Hassen Hamar s’est réuni avec son entrai-

neur et ils ont “officialisé” à l’issue d’un tête-à-tête

la mise à l’écart momentanée du joueur en atten-

Par : FARÈS ROUIBAH

dant qu’il comparaisse devant le conseil de disci- pline du club dans les toutes prochaines heures. On parle d’une lourde sanction financière ainsi que la possibilité d’une mise en “quarantaine” pendant quelques semaines sur le plan sportif. Soucieux de préserver une certaine sérénité au sein de sa troupe, des sources proches de la direction du club nous ont confié que le président Hamar a juré que Benlamri payera très cher son geste, c'est-à-dire plus que ce qui a été fait par exemple récemment avec Haddouche et Khedaïria qui ont été expul- sés lors du match face au CSC. Si le premier l’a échappé belle en écopant seulement d’un avertis- sement et d’une sanction financière, ce n’est pas

le cas du portier sétifien qui, en sus de l’amende,

a vu son nom écarté avant-hier de l’équipe-type qui

a débuté le match au profit de Belhani. Il faut sa-

voir par ailleurs que ce n’est pas la première fois que Benlamri se distingue par des actes d’indis- cipline depuis qu’il a rejoint l’ESS l’été dernier en provenance de la JSK. Il y a peine quelques se- maines, il a été rappelé sévèrement à l’ordre par

l’administration du club pour cesser de sécher les séances d’entrainements sans justificatifs valables prétextant souvent des blessures. Des absences à répétition qui n’ont pas d’ailleurs permis au joueur d’être régulier avec son équipe au moment où elle avait besoin de tous ses joueurs, notamment dans les moments difficiles traversés par le club cet- te saison. Pour illustrer le manque de profession- nalisme de Benlamri, ce dernier a disputé onze matches de championnat seulement après 21 journées. Il totalise un volume de jeu de 900 mi- nutes, bien loin des 19 matches joués par Toufik Zerara ou les 18 rencontres dans lesquelles a été titularisé le jeune milieu Sid Ali Lamri. Enfin, Ben- lamri possède cette fâcheuse habitude de faire par- ler de lui sur le plan disciplinaire plus que spor- tif. À la JSK, où il avait évolué pendant trois sai- sons, il a fait parler de lui à plusieurs reprises, que ce soit pour ses absences à répétition aux entrai- nements ou ses relations quelque peu tendues avec une partie des supporters kabyles.

F. R.

Benlameiri,

le récidiviste

n Le cas d’indiscipline de Benlameiri a rappelé étrangement ce qui s’est produit également à la veille de la rencontre du championnat de Ligue 1 entre l’ESS et le RCA le 27 novembre 2015 au stade du 8- Mai-1945 pour le compte de la 13 e journée (1-0). On se souvient qu’à la veille de cette confrontation, deux joueurs, en l’occurrence Benlameiri et Hachi, avaient surpris le reste de la délégation en quittant l’hôtel alors que l’équipe était à la mise au vert. Une “fugue” dénoncée pour l’anecdote par “une bouteille d’eau minérale” remplie trouvée dans la chambre des deux joueurs le lendemain. Si le premier avait expliqué son départ de l’hôtel pour des raisons personnelles, le second n’a pas donné des explications claires, ce qui lui a

valu de la part de la commission de discipline du club une lourde sanction financière (ponction de deux mois de salaire, plus une mise à l’écart qui a duré presque un mois et demi). On a même pensé à le libérer suite à son comportement. Hamar été d’ailleurs prêt à céder son joueur par n’importe quelle manière en proposant même son échange avec d’autres joueurs évoluant dans d’autres équipes. Toutefois, sur insistance du coach Alain Geiger qui n’avait pas beaucoup de choix en matière d’effectif, la direction du club a fini par “passer l’éponge” sur cet épisode et permettre au joueur de reprendre sa vie en club le plus normalement du monde. Il faut juste rappeler que le joueur avait également de grands problèmes avec l’ancien coach Kheïreddine Madoui qui “l’ignorait” presque totalement en raison de ses absences prolongées et injustifiées.

F. R.

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Supplément Sport

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LIBERTE

OMNISPORTS

HANDBALL : SALAH BOUCHEKRIOU À LIBERTÉ

“Il faut d’abord que je mette les choses au point avec Bouamra”

C omme on l’a annoncé dans notre précédente édition, la réunion du bureau fédéral de la Fédération algérienne de handball (FAHB),

qui a été tenue samedi dernier, a débouché sur plusieurs décisions

importantes, notamment celle ayant trait au main-

tien de Salah Bouchekriou à

son poste de sélectionneur de l’équipe nationale senior. Il n’est un secret pour per- sonne que la FAHB ne veut en aucun cas refaire les erreurs du passé, c’est pour cette raison que les membres du bureau fédéral n’ont pas accepté la démission de Bouchekriou et ont décidé de le maintenir à son poste même s’il n’a pas atteint les objectifs assignés, en l’occurrence une qualification au Mondial 2017 en France. “L'ensemble du bureau fédéral (BF) a décidé de prôner la stabilité et la continuité à la tête du staff technique national, en maintenant Salah Bouchekriou au poste de sélection-

neur de l'équipe seniors messieurs”, a déclaré le président de la FAHB Bouamra. “Ce n'est pas le moment de changer de staff technique, les membres du BF ont été unanimes à ce sujet en dépit de la démission de Bouchekriou”, a ajouté Bouamra. Le président de la FAHB a précisé tout de même que “Bouchekriou est lié à la FAHB jusqu'en 2017 par un contrat qu'il doit honorer. Si son

2017 par un contrat qu'il doit honorer. Si son Par : SOFIANE MEHENNI D.R. contrat expirait

Par : SOFIANE MEHENNI

D.R.
D.R.

contrat expirait à la fin de la CAN- 2016, ça aurait été un autre cas de figure”, a souligné le premier res- ponsable de la FAHB. Pour sa part, Salah Bouchekriou,

que nous avions joint par téléphone hier, nous a révélé que “pour le moment ma décision est irréversible. J’ai déposé ma démission après avoir mûrement réfléchit. Ce n’est pas une

13 e CHAMPIONNAT MÉDITERRANÉEN U19

L’Algérie termine avant-dernier

n La sélection algérienne de handball des moins de 19 ans (U19) a terminé à

la 5 e place du 13 e championnat méditerranéen de la catégorie, après sa victoire face à la Jordanie (27-11), en match de classement pour la 5 e et 6 e places disputé samedi à Alexandrie. L'Algérie a été éliminée au 2 e tour avec un bilan négatif d'une seule victoire face à la Jordanie, contre cinq défaites de rang devant la Tunisie (2 fois), l'Arabie Saoudite, l'Egypte et la Turquie. La finale de la compétition oppose actuellement les sélections égyptienne et turque. Le pays organisateur s'est qualifié au dernier stade de la compétition en dominant nettement l'Arabie Saoudite (32-11), vendredi en demi-finale, tandis que la Turquie a battu difficilement la Tunisie (22-20). Le premier tour, les matchs de qualification et les demi-finales se sont joués en 45 minutes (3x15 minutes). La finale se joue, elle, en 60 minutes (3x20 minutes).

décision aléatoire. Je n’ai pas atteint les objectifs qui m’ont été assi- gnés, à savoir une qualification au Mondial 2017, je trouve que j’ai échoué dans ma mission, donc il est tout à fait normal que je quitte le navire. Maintenant, le bureau fédé- ral n’a pas approuvé la décision ma démission. Je vais avoir une entrevue avec mon président, et on va mettre les points sur les i. Si je poursuis ma mission à la tête de l’EN, il faudra dans ce cas tracer les objectifs et tra- vailler à moyen terme pour bâtir une équipe d’avenir”, nous dira Bouchekriou. Pour rappel, l’équipe nationale de handball a terminé la dernière coupe d’Afrique des nations en Égypte à la 4 e place. L’objectif de la sélection nationale n’a pas été atteint ; à savoir une qua- lification directe au championnat du monde 2017 qui va se dérouler en France. Juste après le retour de l’EN au pays, Bouchekriou a affirmé à la presse nationale qu’il songe à démis- sionner, lui qui n’a tenu que trois petit mois avec le Sept national. Il est vrai que la déception de cette parti- cipation ratée à la CAN -2016 a été pour beaucoup dans la décision prise par Salah Bouchekriou qu’il faudra qualifier de courageuse, car il est rare de nos jours qu’un entraî- neur démissionne de son propre gré malgré un échec. Le 7 février der- nier, Bouchekriou a joint l’acte à la parole en déposant sa démission à la Fédération algérienne de handball (FAHB) et a son président Bouamra.

S. M.

JUDO
JUDO

CHAMPIONNAT D'ALGÉRIE DE JUDO (JEUNES)

Alger rafle

la mise

n Les équipes d'Alger ont nettement dominé le championnat d’Algérie de judo (jeunes), disputé vendredi et samedi à Jijel dans les catégories minimes (garçons et filles) et juniors (garçons). Chez les filles (juniors), l'USMA, le GS Pétroliers, le SCC Casbah et la JCH Harrach, ont été sacrés champions de ces joutes disputées à la salle Abdelkader- Aberkane. Pour les garçons, dans la même catégorie, la palme est revenue à l’équipe de l'USMA, suivie de Lob Bab El-Oued, de la JC Bordj El-Kiffan et l'EJ Kabylie (Tizi Ouzou). La veille, les minimes (filles) du CO Harrach et les garçons du Rama Alger ont décroché les premières places dans leur catégorie. 321 athlètes représentant sept régions du pays (Alger, Blida, Constantine, Ghardaïa, Annaba, Tizi Ouzou et Mascara) ont pris part à ce championnat auquel a assisté le président de la Fédération algérienne de judo (FAJ), Messaoud Mati.

GOLF

GOLF
GOLF
GOLF

FÉDÉRATION ALGÉRIENNE DE GOLF

Othmani menace de jeter l'éponge

L es bilans moral et financier

de la Fédération algérienne

de golf (FAG) pour l'exercice

2015 ont été adoptés à l'unanimité

par les membres de l'assemblée générale (AG), réunis en session ordinaire samedi à la maison des Fédérations à Alger. Prévus initia- lement jeudi, les travaux de l'AGO ont été reportés de 48 heures, faute de quorum. Des altercations ver- bales et physiques avaient été alors

enregistrées et il a fallu attendre 45 minutes pour remettre de l'ordre et ouvrir la séance. Le président de la FAG, Slim Othmani, a d'abord évoqué le bilan moral de l'exercice

2015 “qui n'a pas été chargé en acti-

vités en raison de l'absence d'infra- structures aux normes, ce qui constitue un véritable handicap pour effectuer un travail sérieux”, a-t-il regretté. Au cours de son intervention, Slim Othmani a annoncé “la mise en place d'un manuel de management de qualité répondant aux exigences de la norme ISO 9001-2008. Il s'agit d'un document exceptionnel pour les futurs dirigeants de l'instance fédé- rale”, a-t-il poursuivi, soulignant que “la FAG est la première fédéra- tion algérienne à se doter d'un tel document”. Le premier respon- sable de l'instance fédérale a insisté au cours de cette AGO, qui s'est

tenue cette fois-ci dans le calme, sur le fait que “la FAG ne sera pas en mesure de présenter ni un plan d'action pour l'année 2016 ni un budget prévisionnel avant d'avoir un entretien avec le ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS) pour aborder la question importante relative à l'infrastructure de base dont nous sommes en mesure d'as- surer le financement”. En effet, la FAG réclame “la gestion du terrain de golf sis à Dely Ibrahim qui nous

a été confisqué pour être confié à l'Office du complexe olympique (OCO) Mohamed-Boudiaf”, selon Slim Othmani qui est allé jusqu'à menacer de démissionner de son poste “s'il n'y aura pas une suite favorable à cette doléance”. “Je ne peux pas continuer à travailler dans de telles conditions. On nous oblige à faire du bricolage, chose que je refuse catégoriquement. L'absence d'infrastructures nous empêche de mettre en place un

quelconque plan d'action ou une stratégie de développement en convenance avec les objectifs faits par le gouvernement à l'intention de la jeunesse algérienne”. Évo- quant le bilan financier de la FAG, Othmani a indiqué que son instan- ce a déboursé 5 millions de dinars, “un montant qui prouve le peu d'activités au cours de l'année der- nière”. Au cours de cette AGO, le membres présents ont laissé en suspens la demande de réintégra-

OTHMANI

“Si le golf n'est pas inclus, les Jeux méditerranéens 2021 risquent d'être retirés à Oran”

n Le président de la Fédération algérienne de golf

(FAG), Slim Othmani, a dit samedi qu’il y a une “forte probabilité” qu'on retire l'organisation des Jeux méditerranéens 2021 (JM-2021) à la ville d'Oran si le golf n'est pas inclus dans le dossier technique de la compétition. “Le dossier technique (état d'avancement des infrastructures et disciplines, ndlr) d'Oran n'a pas encore été déposé. Ce document n'inclut pas, pour le moment, le golf qui est fondamental. Nous n'avons pas été saisis ni associés dans ce dossier. Dans le cas où le golf ne sera pas inclus, je peux garantir qu'il y a une forte probabilité que les JM ne se tiennent pas à Oran”, a affirmé à l'APS le premier responsable de la FAG, en marge de l'Assemblée générale ordinaire (AGO) tenue à Alger. La ville d'Oran a été désignée pour abriter les Jeux méditerranéens 2021 à l'issue du vote des membres

du Comité international des Jeux méditerranéens (CIJM) qui s'est déroulé en août dernier à Pescara (Italie). La capitale de l'Ouest algérien a été largement préférée à la ville tunisienne de Sfax pour l'organisation des 19es JM, en étant élue avec 51 voix contre 17. “J'insiste déjà depuis plus d'une année auprès de toutes les instances concernées et auprès même du précédent ministre (de la Jeunesse et des Sports, ndlr) à propos de cette question. Je vais m'assurer personnellement à faire parvenir ce message au président de la République pour qu'on nous prenne finalement au sérieux”, a ajouté Othmani. Et de conclure : “Le golf existe déjà depuis 35 ans sur le plan méditerranéen. C'est une épreuve très importante d'autant qu'elle constitue, en compagnie du football, les deux disciplines qui rapportent le plus d'argent au Comité olympique.”

tion des clubs de l'Union sportive d'El-Biar et de Bouzaréah “tant qu'il n'y a pas d'infrastructures. Leur réintégration est liée à l'état d'avancement des discussions entre la FAG et le MJS”, a expliqué Othmani. Les deux clubs en ques- tion avaient eu un litige avec la FAG avant d'être exclus. Les membres ont également approuvé l'exclusion de trois membres de l'AG pour avoir cumulé “trois absences non justi- fiées lors d'assemblées générales, selon le règlement intérieur”. À la fin des travaux, le secrétaire géné- ral de la FAG, Omar Mokraoui, a déposé sa démission. “J'ai fait l'ob- jet d'agressions verbales depuis un certain moment, chose que je ne peux accepter, ma dignité avant tout. Déjà, depuis la dernière AG extraordinaire, j'étais démission- naire, mais j'ai continué à travailler car j'avais un contrat moral à honorer”, s’est-il justifié. Pour cette nouvelle session, huit membres sur l'ensemble des 19 composant l'assemblée générale ont assisté aux travaux, en présen- ce du représentant du ministère de la Jeunesse et des Sports, Nadir Belayat. L'AGO s'est déroulée selon la réglementation en vigueur en dépit du fait que le quorum n'ait encore pas été atteint.

LIBERTE

Lundi 22 février 2016

Supplément Sport

17

ACTUALITÉ

LES SUPPORTERS DE L’USMH RÉCLAMENT SA TÊTE

Mana : “Je suis prêt à partir, mais laissez l’équipe s’entraîner”

L’ élimination de l’USMH aux 8 es de finale de la Coupe d’Al- gérie face à l’US Tébessa par 1 à 0, a suscité le courroux des supporters. Hier, ils ont fait une descente au stade Lavigerie

et annulé carrément la séance d’entraînement. Les camarades de Bouguèche ont dû rebrousser

chemin et n’ont pas pu s’en- traîner, devant la menace des

fans qui les ont traités de tous les noms. Ils ont, en outre, réclamé le départ de tous les dirigeants y compris le président Mana. “Un groupe de supporters conduit par Doumi est venu me voir ce matin à Baraki pour demander la dé- mission de tout le monde y compris moi-même. Je leur ai dit que je suis disposé à m’en aller à la seu- le condition de laisser l’équipe s’entraîner pour pré-

Par : RACHID ABBAD

parer son match face au MCA. Ce n’est pas de cet- te manière qu’on règle nos problèmes, il faut que nos supporters comprennent que la direction va prendre des mesures pour que les choses ne déra- pent pas. Je lance un appel solennel pour leur dire de garder leur calme et de laisser l’équipe s’entraîner. S’ils veulent ma tête, je suis disposé à partir dès maintenant, je ne suis pas venu pour m’accrocher à ce poste qui ne m’a rapporté que des pro- blèmes. Charef est responsable de cette situation, il doit prendre ses responsabilités, je ne tolère pas ça, si les choses ne se calment pas, je vais me reti- rer cette semaine et laisser l’USMH à Charef”, ex- plique encore Mana dépité. En outre, il annonce la nomination de Khaled Lou- nici, qui a démissionné du RCA, au poste de di- recteur sportif et manager général de l’USMH. “J’ai procédé à la signature du contrat de Khaled Lou-

nici qui a pris officiellement ses fonctions de ma- nager général et directeur sportif. Ce projet me te- nait à cœur depuis mon arrivée au club. Étant don- né qu’il est démissionnaire du RCA, je l’ai donc en- gagé avec moi, c’est un enfant du club qui aime l’USMH, personne ne peut lui reprocher cela, il aura pour tâche d’assister le club sur le plan technique.

C’est fini, Charef ne fera plus ce qu’il veut, Louni-

ci sera là pour le contrôler et procéder aux correc-

tifs nécessaires en cas de besoin. Je vous ai dit que j’allais entreprendre de profonds changements. Cet-

te amère élimination en Coupe d’Algérie, m’a per-

mis d’ouvrir les yeux sur le mal qui ronge ce club.

Charef est le principal responsable de cette débâcle,

il doit assumer seul cette contre-performance, il a

cassé le club par ses décisions tordues, rien ne sera plus comme avant”, explique Mana.

R. A.

Ryad Kramdi/Liberté
Ryad Kramdi/Liberté

USMA : DARFELOU S’ENTRAÎNE AVEC LE GROUPE, TRAVAIL SPÉCIFIQUE POUR ZEMMAMOUCHE

Hamdi : “Les meilleures équipes au monde ont des passages à vide”

L’ entraîneur de l’USM Alger, Miloud Hamdi, a estimé que son équipe traverse un pas-

sage à vide qu’il faudra surmonter lors des prochains rendez-vous. Pour le coach des Rouge
sage à vide qu’il faudra surmonter lors
des prochains rendez-vous. Pour le
coach des Rouge
Par : NAZIM T.
et Noir, le déclic

doit se faire à l’occasion du prochain rendez-vous face au MOB. “Je ne vais pas m’avancer en disant que nous al- lons ramener une victoire de Béjaïa. Cette rencontre s’annonce difficile face à un adversaire respectable. Nous vou- lons ramener un résultat positif qui nous permettra d’entrevoir l’avenir sous de bons auspices. J’avoue que nous traversons une période difficile, un passage à vide qu’il faudra surmonter”,

a déclaré Hamdi dans une déclaration

à Liberté.

Et d’ajouter : “Les meilleurs clubs au monde connaissent ce genre de situa- tion. Je ne connais pas une équipe au monde qui ne soit épargnée par un pas- sage à vide. L’important est de se res- saisir et au plus vite.” Le coach des Rouge et Noir affirme que le facteur mental jouera un rôle dé- terminant pour la rencontre de de- main. “Même si nous allons jouer de- vant un adversaire qui a été concerné par la Ligue des champions et le mat- ch de Coupe de samedi, il n’en demeure pas moins que notre adversaire sera animé d’une volonté farouche de nous battre. Je l’ai dit et je le répète, l’USMA est devenue un club à battre. Donc, nous allons nous attendre à une

confrontation difficile. Il ne faut pas ou-

blier que nous en sommes à notre

31 e match”, indique Hamdi qui ne semble pas inquiet outre mesure par cette série de mauvais résultats, enco- re moins par la défaite concédée lors du match amical face à l’O Médéa. “Au-delà du résultat enregistré, cette rencontre a été l’occasion pour moi de donner leur chance aux éléments qui n’ont pas eu suffisamment de temps de jeu. Cela m’a permis de les voir à l’œuvre, comme c’est le cas de Bouche- ma et du revenant Meftah (ndlr, bles- sé lors du match face au NAHD). Le but recherché à travers ce match était de permettre à certains éléments de se re- tremper dans l’ambiance de la compé- tition”, a-t-il précisé. Le premier responsable de la barre technique s’est réjoui à l’idée de récu- pérer pratiquement l’ensemble de l’ef-

fectif. “Pratiquement, les joueurs bles- sés ont tous repris. Zemmamouche a re- pris un travail spécifique en attendant de réintégrer le groupe alors que Dar- felou s’entraîne le plus normalement du monde. C’est une bonne nouvelle pour

“Gourcuff fait un excellent travail”

n Le coach de l’USM Alger, Miloud Hamdi, estime que certains joueurs peuvent sortir leurs cartes pour prendre une place en sélection nationale, allusion faite à Benzia et Ounas. Pour Hamdi, le sélectionneur national dispose d’un groupe assez costaud qui peut faire mal dans un avenir proche. “Les joueurs de l’EN évoluent, pour la plupart, dans de grands clubs de l’Europe, il existe un groupe solide en mesure de rivaliser avec n’importe quel adversaire. Il y a des joueurs qui peuvent sortir leurs cartes afin de rejoindre les rangs de la sélection”, fait-il savoir, avant d’ajouter : “Le coach national Gourcuff est en train de réaliser un excellent travail. Il a même donné leur chance aux éléments issus du championnat local en leur proposant de montrer ce qu’ils sont capables de faire. C’est dire combien la concurrence est rude au niveau de la sélection.”

la famille usmiste”, a-t-il indiqué. Dar- felou devrait normalement reprendre la compétition à l’occasion de la ré- ception du RCA.

N. T.

N. T.

MCA

Betrouni : “La coupe ? Bien sûr que nous la voulons !”

Mouloudia d’Alger a arraché une très bel-

qualification, samedi, à Relizane, face à

la formation du RCR. Les Vert et Rouge

ont composté leur ticket pour les quarts de finale de fort belle manière en disposant de l’équipe de Relizane qui n’était pas dans

un grand jour, contraire- ment aux hommes de Lotfi

Amrouche qui ont livré l’une de leur meilleure prestation cette saison. “Je pense que le Mouloudia pratique un beau football ces dernières semaines, tout le mérite revient à Amrouche qui a su libé- rer les joueurs de leur blocage psychologique. Main- tenant, ils prennent du plaisir à jouer, et c’est l’es- sentiel. Pour revenir à la rencontre de Coupe, je

L e

le

Par : SOFIANE MEHENNI

pense que l’équipe a fait l’essentiel, à savoir ar-

racher la qualification en quarts de finale de l’épreuve. Certes, ce n’était pas facile, mais nous étions plus déterminés que l’adversaire”, nous a affirmé, hier, le président du Mouloudia Betrouni. Le premier responsable du MCA nous a révélé que “désormais, le Mouloudia jouera à fond ses chances en Dame Coupe. Nous sommes en quarts de finale, nous sommes tombés sur une équipe de division inférieure, à savoir la formation de Gh- riss, mais jouer cette équipe, c’est mieux que d’af- fronter des équipes de l’élite. Il est reconnu que pour les éliminatoires de Dame Coupe, il n’y a pas de grandes et de petites équipes. Il faudra donc se méfier de cette équipe, même si nous avons de

grandes chances de passer ce tour. En tout cas, nous allons tout faire pour aller au bout”. De son côté, le jeune entraîneur du Mouloudia, Lotfi Am- rouche, était très content après la qualification arrachée face à Relizane. “Je suis très content de cette qualification. Je pense que les joueurs ont ap- pliqué à la lettre mes consignes. Nous avons mis en place un système qui, ma foi, s’est avéré très effi- cace pour affronter l’équipe de Relizane. Main- tenant que nous sommes en quarts de finale, nous allons négocier match par match. Je serai l’hom- me le plus heureux si nous parvenons à rempor- ter cette coupe”, dira Amrouche. À noter qu’après cette qualification face au RCR, la direction mouloudéenne a octroyé aux

MOB

Amrani cède à la pression

B eaucoup de choses se sont passées à la fin de ce match perdu par le MOB face au NAHD. Une élimination qui a, appa-

remment, fait resurgir les vieux démons au sein

de ce club. En ef- fet, insulté par un

groupe de sup- porters, l’entraîneur du MOB, Abdelkader Am- rani, a craqué en annonçant à chaud sa démis- sion. “Je n’ai pas compris l’attitude de ces sup- porters qui s’en sont pris à moi, en m’insultant pour un simple match perdu. Mon éducation ne me permet pas de travailler dans de telles condi- tions, c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de ne plus poursuivre ma mission. Je dirais que certains ont la mémoire courte. Lorsque j’ai pris l’équipe, beaucoup l’avaient condamnée, mais nous avons réussi à rester en Ligue 1, puis nous avons don- né le premier titre dans l’histoire du club. Et au- jourd’hui, le MOB est en train de disputer une

Par : A. HAMMOUCHE

compétition continentale. Ces insultes m’ont vraiment touché”, a-t-il dit. Cependant, le por- te-parole du MO Béjaïa, Farid Zizi, s’est voulu rassurant en déclarant à l’APS : “Amrani a an- noncé sa démission à la presse sur un moment de colère et après avoir été insulté par certains énergumènes. Nous allons tenir avec lui une réunion pour tenter de le raisonner. Personnel- lement, je suis convaincu qu'il va revenir à de meilleurs sentiments.” Outre cette “sortie” du coach du MOB, des sup- porters ont même, au sortir de cette rencontre, occasionné des “dégâts” au niveau de la tribu- ne dite officielle du stade de l’Opow. Il aura fal- lu l’intervention musclée des agents du service d’ordre pour évacuer le lieu. Des échauffou- rées ont même éclaté à l’extérieur du stade de l’Unité maghrébine de Béjaïa entre les Crabes et les agents du service d’ordre. C’est dire que cet- te élimination face au NAHD at home a

été très mal digérée par les Crabes. Une situation qui risque d’influer négativement sur les futures prestations de ce club en championnat face à l’USMA et en Coupe d’Afrique (match retour) face à l’Ashanti Gold (Ghana). Et afin de minimiser ce “brouhaha”, Zizi, le por- te-parole des actionnaires du MOB, a déclaré :

“La démission d’Amrani a été annoncée sous l’effet de la colère et de la déception. Nous allons nous réunir avec lui afin d’apaiser la situation et lui fai- re changer d’avis.” Sur ce sujet, la direction du MOB est dos au mur. Cela dit, cette élimination en Coupe a été la gout- te qui a fait déborder le vase. Ainsi, les Crabes re- mettent en cause la gestion technique de l’effectif actuel. À signaler que le MOB recevra, demain, mardi, l’USMA dans un match extrêmement pé- nible pour les locaux.

A. H.

joueurs une récompense de 30 millions de cen- timese. Par ailleurs, le staff technique du Mou- loudia a accordé aux joueurs deux jours de re- pos bien mérités. De ce fait, la reprise des en- traînements est programmée pour demain. Les coéquipiers de Hachoud vont enchaîner, dès de- main, mardi, avec la préparation du prochain der- by face à l’USMH pour le compte de la 21 e jour- née du championnat de Ligue 1 Mobilis ce ven- dredi face à l’USMH, un match qui se jouera au stade du 5-Juillet à huis clos à cause de la sanc- tion infligée au doyen des clubs algériens par la LFP.

S. M.

DÉCÈS

Mohamed Djouad n'est plus

n L'ancien président du MC Alger, Mohamed Djouad, est décédé, hier, à l'âge de 73 ans des suites d'une longue maladie, a appris l'APS auprès de ses proches. Né à Souk-Ahras le 12 mai 1943, Mohamed Djouad était à la tête du Doyen lors du sacre remporté en 1999, qui est venu mettre fin à vingt ans de disette en championnat pour le club algérois. Après son départ du MCA, Djouad avait présidé aux destinées du Groupement sportif des pétroliers (GSP) créé en 2008 et qui a récupéré toutes les disciplines qui étaient sous la bannière du MCA, à l'exception de la section football. Ancien coureur du 400 m, Djouad avait remporté deux titres maghrébins et est resté invaincu dans sa spécialité en Algérie entre 1969 et 1974. L'enterrement aura lieu aujourd’hui après la prière de Dhor, au cimetière de Oued Romane (Alger).

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Lundi 22 février 2016

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Carnet

que tu nous as quittés à jamais en cette journée fatidique du 22 février 2008, cher père et grand- père laissant derrière toi un vide incommensurable pour ton fils Redouane, tes filles, tes gendres, leurs enfants et pour tous tes proches. Ton absence est un abysse que nul ne peut combler. Ta générosité, ton endurance, ta bonté, ton altruisme resteront à jamais gravés dans nos cœurs. Tu étais un père exemplaire. Je prie Allah Le Clément d’ac- cueillir ton âme pure et de l’en- velopper de Sa Sainte Miséricorde dans l’éternel Paradis. Plus particulièrement ta fille Zedjiga, son mari Merzouk, leurs enfants Maissa et Mayas demandent à tous ceux qui t’ont connu d’avoir une pensée à ta mémoire. Famille Akir de Pavillons Sous Bois et Boudène de Tourcoing (France). Tendres et pieuses pensées.

vée du corps aura lieu le jeudi

25

février à l'aéroport d'Alger à

—————————————

16h30, suivi de la veillée, et l'enterrement aura lieu au cime- tière d'El Alia vendredi 26 février. La levée du corps se fera au domicile familial de Chéraga. ————————————— Les familles Hamadène et Belkessirat ont la douleur de

faire part du décès de leur cher et regretté époux, père et beau-frère Hamdène Smaïl (ancien arbitre), survenu le 20 février

Anniversaire

————————————— Notre prince qui nous comble de joie Hamitouche Ilyas souffle sa première bougie aujourd’hui le 22 février 2016. En ce merveilleux événement, tes parents Mourad et Sofia, ton frère Zilas, tes grands-parents paternels et maternels, tes cou- sins et cousines, tes oncles, tes tantes en particulier “Kaka” te souhaitent un excellent anniver- saire, ainsi qu’une très, très longue vie parsemée de bonheur. “Tati” qui vous aime toi et ton frère plus que tout au monde.

T.O-BR5910

2016

à Alger.

Puisse Dieu l’accueillir en Son Vaste Paradis. - BR20012

—————————————

La famille Djouad, parents et alliés, a la douleur de faire part du décès ce dimanche 21 février 2016, de leur très cher Djouad Mohamed, président du groupe sportif de la Sonatrach à l’âge de

—————————————

Pensée

————————————— “Il n’est de douleur que celle de se souvenir des temps heureux dans la détresse.” A la mémoire de notre cher et regretté père, ami et grand-père Adjas Mohamed Arab, né le 8 mai 1925. Malgré les jours qui s’égrènent et les années qui pas- sent, la douleur est pérenne et le souvenir vivace. Déjà huit ans

73

ans. La levée du corps se fera

aujourd’hui lundi 22 février

 

T.O-BR5912

2016

au domicile mortuaire sis

—————————————

 

Décès

au 36, rue Haouch Chaouch, Oued Romane, El Achour. Le défunt sera inhumé au cime- tière de Oued Romane, après la prière du dhor. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

————————————— Myriam, Mourad, Karim et Sofiane Benyounes informent, suite à la disparition de leur père, Benyounès Ahcène que l’arri-

LIBERTE

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ANEP n°406 008 Liberté du 22/02/2016
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Pensée 22 février 2015 22 février 2016 Cela fait une année que nous a quittés
Pensée
22
février 2015
22
février 2016
Cela fait une
année que nous
a quittés le
défunt
ARIDJ MOHAMED
à l’âge de 65 ans.
Sa femme, ses enfants
et petits-enfants demandent
à tous ceux qui l’ont connu d’avoir
une pieuse pensée à sa mémoire.
A
Dieu nous appartenons
et
à Lui nous retournons.
F.179
Pensée Ma douleur se réveille en ce jour fatidique du 22 février, quand, il y
Pensée
Ma douleur se réveille en