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LE SG DU FRONT POLISARIO INVITÉ À UNE CONFÉRENCE INTERNATIONALE À MARRAKECH

Une initiative et des interrogations P.10

CHAMPIONNAT DE LIGUE 1 (MATCH AVANCÉ) : MOB 0 - USMA 1

Les Usmistes peuvent commencer à fêter le titre ! P.19

Les Usmistes peuvent commencer à fêter le titre ! P.19 F.183 LE DROIT DE SAVOIR, LE

F.183

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

F.183 LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER LIBERTE F.183 QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI

F.183

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7164 MERCREDI 24 FÉVRIER 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

IL Y A 45 ANS, L'ALGÉRIE NATIONALISAIT SES HYDROCARBURES RENTE PÉTROLIÈRE Une bénédiction et des
IL Y A 45 ANS, L'ALGÉRIE NATIONALISAIT SES HYDROCARBURES
RENTE PÉTROLIÈRE
Une bénédiction
et des gâchis
P.2/3/4/6
L’ENSEIGNANT UNIVERSITAIRE ADEL ABDERRAZAK
À "LIBERTÉ"
“L’UGTA n’a pas su organiser
une nouvelle espérance pour
l’Algérie d’en bas” P.7

IL Y AURA MOINS DE NOUVEAUTÉS ET DE VENTES

Automobile : la crise s’invite au Salon d’Alger P.9

ACCESSIBLE PAR PAIEMENT MOBILE

iMadrassa : lancement du premier site de soutien scolaire

P.8

Salon d’Alger P . 9 ACCESSIBLE PAR PAIEMENT MOBILE iMadrassa : lancement du premier site de

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Dossier

Mercredi 24 février 2016

LIBERTE

RENTE PÉTROLIÈRE : UNE BÉNÉDICTION ET DES GÂCHIS

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Une alternative dictée par la nécessité économique

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a précisé que l’option de transition énergétique est un “choix économique délibéré” et “une ambition industrielle bien pensée”.

L a célébration, ce 24 février, du 45 e an- niversaire de la nationalisation des hydrocarbures remet sur le tapis la lancinante question de la transition énergétique en Algérie. Cette année, l’énergie, placée au cœur de la sou-

veraineté des États et de leurs politiques de sé-

curité énergétique, fait encore parler d’elle, à tra- vers notamment la

non-maîtrise (chute) des cours du pétrole

et ses conséquences sur l’économie et la monnaie nationales. Pour- tant, depuis déjà des années, des experts ont at- tiré l’attention sur l’urgence d’une politique de “préservation de l’énergie fossile” et de dévelop- pement des “énergies renouvelables”, appelant dans le même temps à préparer “l’après-pétrole”, à diversifier l’économie nationale et les exporta- tions hors hydrocarbures. En novembre dernier, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a annon- cé la couleur. Présent à la Conférence de Paris sur le climat (COP21), il a ainsi indiqué que l’Algé- rie a la ferme volonté d’initier “sans délai” une transition énergétique vers un modèle basé sur des énergies propres et renouvelables. Et, faisant preuve d’optimisme concernant le potentiel d’énergies renouvelables, notamment solaire, Sel- lal a tenu à préciser que l’option de transition

énergétique est un “choix économique délibéré” et “une ambition industrielle bien pensée”. Plus récemment, les P-DG de Sonatrach et de Sonel-

Par :

HAFIDA AMEYAR

Louiza Ammi/Liberté
Louiza Ammi/Liberté

gaz, s’appuyant sur nos réserves, ont fait savoir, lors du V e symposium de l’Association algérien- ne de l’industrie du gaz (AIG), que le gaz natu- rel, “ressource d’avenir”, est l’énergie sur la- quelle l’Algérie doit miser pour subvenir à ses be- soins et pour assurer sa transition énergétique. Ces déclarations publiques sont-elles le résultat d’une réflexion sur la future politique énergétique, dans le pays ? Il faut le croire, même si les débats sur le sujet mériteraient encore d’être approfon-

Le Premier ministre M. Abdelmalek Sellal.

dis et surtout approuvés par les Algériens. Mais, que faut-il retenir de ces débats ? Pour bon nombre d’experts, le secteur des hydrocarbures continuera d’être “un secteur de soutien privilé- gié du développement économique”, pour ré- pondre aux besoins financiers du pays. Du moins pour un temps. Mais, comment continuer à générer ces ressources financières, tout en dé-

fendant la sécurité énergétique interne ? La ré- ponse se trouverait notamment dans l’exploita- tion des énergies renouvelables : solaire photo- voltaïque et thermique, éolien, etc. À ce niveau, l’option du gaz de schiste, introdui- te dans la loi des hydrocarbures de 2013 et ayant suscité des remous sociaux, ne fait pas l’unani- mité, en raison des risques et pollutions qu’elle causerait, y compris aux nappes phréatiques (au sud du pays). Cette option, pour l’instant mise au placard, né- cessite cependant un large débat national, mais aussi la prise en compte de la réalité : l’Algérie est un pays semi-aride, où le problème de l’eau constitue un enjeu stratégique. Il y a lieu de relever que d’après des économistes et experts dans le domaine pétrolier, la transition énergétique ne saurait se séparer des choix à fai- re en la matière, qui engagent la société sur le long terme. Autrement dit, place à la problématique sociétale et au nouveau modèle de croissance ! D’aucuns sont allés jusqu’à soutenir que la tran- sition énergétique implique une nouvelle dyna- mique, où “la sobriété énergique”, “la maîtrise de la demande”, “la vérité des prix”, “la sensibilisa- tion” et même “la formation” sont nécessaires. En revanche, d’autres ont insisté sur l’indispensable “consensus social”, car la transition engage l’ave- nir du pays et celui des générations futures.

H. A.

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PROGRAMME DES ÉNERGIES RENOUVELABLES

Du leurre au discrédit

E matière de crédibilité de l’Algérie sur

n

la

scène internationale, il y a des actes

que des trésors de diplomatie ne peuvent

réparer. L’histoire du programme de promo- tion des énergies renouvelables est l’un d’eux.

L’annonce du P-DG de Sonelgaz, Nored- dine Bouterfa, que le

programme des énergies renouvelables (ENR) adopté en Conseil des ministres sous la pré- sidence d’Abdelaziz Bouteflika est une utopie technologique d’installer 22 gigawatts d’élec- tricité verte à l’horizon 2035, n’a pas surpris ceux qui ont suivi de près ce dossier. L’absen- ce de débat qui a présidé à l’adoption de ce plan par l’exclusion pure et simple des voix discor- dantes a laissé place au bricolage et aux an- nonces populistes. Mais le problème n’est pas seulement là. Le volet atténuation des gaz à ef- fet de serre (GES) dans la contribution prévue déterminée au niveau national (CPDN) de l’Al- gérie à la COP 21 à Paris, en décembre dernier, se base précisément sur ce fameux “vrai faux” plan des ENR à l’horizon 2030. En effet, on lit dans cette CPDN : “Lors de sa réunion du 24 mai 2015, le Conseil des ministres, sous la présidence de Son Excellence le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a adopté l’actualisation du programme national des énergies renouvelables et d’efficacité éner- gétique… Ce programme vise, à terme, d’at- teindre 27% de la production nationale d’élec- tricité grâce aux énergies renouvelables.” Selon des médias, l’Algérie a été même félicitée pour cette contribution.

Par :

RABAH SAÏD

Pourquoi en est-on arrivé là ?

Nous avons déjà eu l’occasion (Liberté du 21 janvier 2016) de souligner qu’un pro- gramme aussi ambitieux est tributaire du dé- ploiement d’une stratégie qui ne laisse pas la place à des généralités. Nos faiblesses sont

connues, le pays n’a pas accumulé une expé-

rience dans le domaine et ne dispose pas d’une base industrielle suffisante. Deux autres pos- tures adoptées dans le cadre de ce plan posent des interrogations sur la crédibilité des objec- tifs affichés. La première est le choix de financer sur fonds publics un tel programme en comptant pro- bablement sur la durée d’une aisance financiè- re grâce à un baril de pétrole, un temps, au- dessus de 100 dollars. La deuxième est l’option photovoltaïque quasi exclusive alors que d’éminents experts nationaux et étrangers ont plaidé pour booster l’option solaire ther- mique et hybride. L’ancien président de l’Agence nationale des changements clima- tiques (ANCC), feu Kara, s’était démené, des années durant, pour un tel choix. En vain. M. Bouterfa ne dit pas autre chose en enchaî- nant : “Sonelgaz est disposée à apporter tout son concours pour la réussite de ce programme pour autant que soit résolue la question du finance- ment et que sa durabilité soit assurée par le gé- nie des Algériens et non pas par celui de l’im- portation des équipements de conversion”, avant de situer les limites réalistes d’un plan de production d’électricité verte en mobilisant “tout le génie algérien” d’ici à 2035, soit “7 000 mégawatts en CSP (concentré thermique) et 8 000 autres en photovoltaïque”. Il estime à 10%, dans le meilleur des cas, soit avec “l’intégration de toute la chaîne du renou- velable en Algérie”, le taux de couverture de la demande d’électricité nationale par l’électri- cité verte, et dans les 20 prochaines années. On est loin des 27% annoncés (22 000 MG). Notons tout de même qu’en plus de la réduc- tion de l’objectif, le premier responsable de la compagnie nationale d’électricité et de gaz si- tue l’horizon à 2035 au lieu de l’échéance de 2030 prévue dans le plan du gouvernement !

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F.159
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LIBERTE

Mercredi 24 février 2016

Dossier

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RENTE PÉTROLIÈRE : UNE BÉNÉDICTION ET DES GÂCHIS

L’ÉDIFICATION D’UNE ÉCONOMIE DIVERSIFIÉE A ÉTÉ AJOURNÉE PAR LA RENTE

Pétrole : la source de nos malheurs ?

Même le pouvoir politique a vite compris qu’en l’absence d’une véritable légitimité populaire, les recettes pétro- lières lui procurent une source non négligeable d’argent dont il use et abuse pour acheter la paix sociale.

L e 24 février 1971 de- meurera une date histo- rique pour l’Algérie puisqu’elle avait son- né le tocsin pour le re- tour, dans le giron de la

souveraineté nationale, des richesses pétrolières qui étaient encore entre les mains

des com-

pagnies

pétro-

lières. Ce fut une décision profon- dément courageuse dans la vie de la jeune République algérienne indé- pendante. Par le biais de cet acte d’une grande symbolique, l’Algérie prenait, définitivement, le contrôle des gisements gaziers, pétroliers et miniers, devenus, ainsi, la proprié- té inaliénable de l’État algérien qui avait également décidé de s’adjuger de 51% de l’actionnariat des socié- tés étrangères, dans leur quasi-ma- jorité française, qui opéraient alors dans le Sud algérien. Au vu des immenses réserves de pé- trole et de gaz dont jouit l’Algérie, ce secteur stratégique aurait pu servir,

depuis, de base de propulsion pour toute l’économie nationale et la tirer vers l’avant, en tant que source énergétique et de matières pre- mières. N’est-ce pas que toute cette richesse qui devait faire notre bon- heur fait aujourd’hui notre mal- heur, en ce sens que la rente qu’elle génère a fini par inhiber toute ini- tiative visant à construire une éco-

Par :

HAMID SAÏDANI

nomie solide et diversifiée ? Même le pouvoir politique a vite compris qu’en l’absence d’une véri- table légitimité populaire, les re- cettes provenant des exportations d’hydrocarbures lui procurent une source non négligeable d’argent dont il use et abuse pour acheter la paix sociale. Une telle approche n’est évidemment pas pour arranger les choses dans un pays où le systè- me socialiste a achevé d’annihiler les valeurs de l’effort et l’esprit d’initia- tive. La crise pétrolière mondiale inter- venue au milieu des années 1980 est venue rappeler à tous, gouvernants et gouvernés, que les seuls hydro- carbures ne pouvaient constituer une garantie pour une économie stable, en raison des fluctuations fréquentes et, parfois, brutales des cours internationaux du produit. L’effondrement des prix du brut dans les années 1985-86 avait, on s’en rappelle, entraîné une réduction drastique des recettes en devises, plongeant le pays dans une grave cri- se économique qui, à son tour, avait provoqué les sanglants événements d’Octobre 1988. La gravité de la situation était telle que le seul salut qui restait au pays c’était l’endettement extérieur. L’on connaît les effets pervers de cette po- litique sur l’économie nationale et la vague de déstructuration du tissu in- dustriel et son corollaire, les di- zaines de milliers de travailleurs ve-

Du leurre au discrédit

SUITE DE LA PAGE 2

D ans une récente conférence, Ahmed Djoghlaf, co-prési- dent du comité de négocia-

tion de la COP21 et actuel conseiller au ministère des Affaires étrangères, déclarait que l’Algérie doit tirer pro-

fit des opportunités qu’offre l’accord de Paris, et insistait notamment sur le fait que “l’Algérie doit prendre le leadership en réorientant vers l’Afrique sa coopération dans le do- maine des ENR car les prévisions d'in- vestissement dans le monde dépas- seront 1 000 milliards de dollars en 2020, date d’entrée en vigueur de cet accord”. Mais les doutes sont permis quant à la volonté réelle des autorités algé- riennes de vouloir privilégier les énergies renouvelables et l’efficaci- té énergétique ? Ce n’est certaine- ment pas le Fonds vert pour le cli- mat, ou d’autres partenaires étran- gers auxquels on a tenté de vendre un projet ambitieux qui s’avèrent “une utopie”. Une improvisation qui risque d’être coûteuse. Le drame pour notre économie et pour la protection de l’environne- ment est que les autres mesures de ce plan d’atténuation transmis au se- crétariat de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) lors de cet- te COP21 ne vont pas de soi. Le pro- gramme de généralisation de la mise en œuvre de l’efficacité énergétique dans les infrastructures et habita-

tions, à travers l’isolation thermique de 100 000 habitations/an et l’équi- pement de près de 50 000 véhi- cules/an en gaz de pétrole liquéfié (GPL) ne sont, au mieux, que des opérations-pilotes, voire ponctuelles. Ce flop brouille la visibilité dans un domaine aussi stratégique. La déci- sion adoptée lors de la COP21, à l’in- citative de l’Algérie, d’organiser un forum africain des énergies renou- velables qui devrait se tenir dans une ville du sud du pays avec la partici- pation de chefs d'État africains, de re- présentants de la communauté scien- tifique et de directeurs de compa- gnies internationales spécialisées dans le renouvelable, risque de perdre de son importance. La crédibilité est une condition in- contournable pour espérer constituer “une rampe de lancement pour la dis- sémination des bonnes pratiques et la présentation des dernières innova- tions techniques et technologiques”, selon les termes d’Abdelmalek Sel- lal. Une chose est sûre, la vision que nous avons de l’Afrique doit au moins intégrer les solutions décen- tralisées dans lesquelles des start-up allemandes investissent déjà avec succès ou des initiatives majeures telles que celles de la Fondation Borlo ou de l’Africa Progress Panel (APP), ONG présidée par l’ancien secrétaire général des Nations unies, Koffi Annan, qui sont opération- nelles.

R. S.

nus grossir les rangs des chô- meurs déjà trop nombreux. Et c’est difficile- ment que le pays a pu relever la tête à partir du début des années 2000 grâ- ce, encore une fois, à la providence, les cours du pétrole ayant repris une tendance haussiè- re, notamment à partir de 2004, an- née à laquelle le prix du baril de pé- trole avait atteint une moyenne de 40 dollars. Cette courbe ascendante n’a pas fléchi une décennie durant, permettant au pays d’engranger des centaines de mil- liards de dollars. Si cette manne tombée du ciel a été bénéfique pour le pays, lui permettant de lancer de grands chantiers de construction d’infrastructures et de logements, de rembourser la dette extérieure et de constituer des réserves de changes, le revers de la médaille voulait qu’on retombe, de nouveau, dans les tra- vers de la politique populiste de distribution de la rente au point d’oublier complètement qu’une flambée des cours du pétrole ne dure jamais longtemps. L’argent, qui devait donc servir à relancer la machine économique et à doter le pays d’une industrie capable de le ti- rer vers le haut, a plutôt suivi des chemins détournés pour atterrir dans l’escarcelle de la politique de l’achat de la paix sociale.

Archives Liberté
Archives Liberté

L’économie nationale fonctionne au gré du marché pétrolier.

La panique et l’instabilité créées dans toute la région par le vent des “Printemps arabes” en 2011 a ame- né le pouvoir en place à distribuer à

tout-va. Mais comme l’argent c’est le nerf de la guerre, tant qu’il en a, rien ou presque ne posait problème. Jusqu’à cette brutale chute des cours mondiaux du pétrole à partir de juin

2014.

Et comme la tendance baissière s’était allongée dans le temps, affec- tant drastiquement les recettes en de- vises du pays, les autorités n’avaient d’autres choix que de commencer à puiser dans le Fonds de régulation des recettes et les réserves de changes pour compenser le déficit de la ba- lance commerciale. Et c’est, une nouvelle fois, à ce mo- ment-là, que nos gouvernants se sont rendu compte que le pays était dépourvu d’une économie alterna-

tive au secteur pétrolier et que la pa- nique gagna les hautes sphères du pouvoir, qui s’est retrouvé devant un véritable dilemme qu’il a lui-même créé : comment se maintenir au pouvoir lorsqu’on n’a rien à donner, alors qu’entre-temps, on a créé tou- te une meute de courtisans et d’op- portunistes qui n’arrive pas à se rassasier ? S’ensuivit alors une véri- table course contre la montre pour tenter de construire une économie de substitution à celle des hydro- carbures. Une entreprise colossale qui a besoin de temps, d’argent et de confiance. C’est dire que la partie est loin d’être gagnée, tant ces trois paramètres manquent cruellement à l’appel chez un pouvoir dépourvu d’une vision stratégique de développement du pays.

H. S.

L’ÉDITO

PAR OUTOUDERT ABROUS

abrousliberte@gmail.com

La fin d’une rente

lI est à souhaiter que ce séisme attendu des

chutes du prix du baril bouscule les mentalités sclérosées et que s’ouvre un véritable débat partagé sur l’avenir des énergies.”

L

a

te

nationalisation des hydrocarbures en 1971 demeure, à ce jour,

l’une des actions les plus courageuses de l’Algérie indépendan-

mais depuis, au fil des célébrations, l’événement a été ramené

à un fonds de commerce qui lui aussi, comme le pétrole, finit par s’épui- ser. Chaque année voit défiler les mêmes apparatchiks tenant les mêmes discours triomphalistes et démagogiques, galvaudés jusqu’à l’usure. Le rituel de cette année a connu une certaine retenue et pudeur du fait que l’or noir, cette bénédiction de Dieu, n’arrive plus à contenir ni les besoins élémentaires ni la rente habituelle. Une occasion de se remettre en question sur la gestion et la gouvernance par l’utilisation d’une ri- chesse qui n’a pas été produite à la sueur du front combinée à un es- prit d’initiative, dans un binôme de création de richesses et d’emplois. Si la prise de conscience s’est invitée par obligation, elle devra se réa- liser dans l’urgence. Pour cela, il y a lieu de remercier ceux qui ont fait de l’attentisme un credo pour perdurer. Et pour changer de fusil d’épau- le, il faut d’autres personnes qui ont d’autres cibles innovantes com- me lancer le défi en direction de la transition énergétique, de l’économie d’énergie, de l’entreprise, seule structure à même de préserver au moins l’emploi et surtout l’investissement dans le développement humain. Ce dernier point est le plus névralgique dans un monde en change- ment perpétuel. Il est à souhaiter que ce séisme attendu des chutes du prix du baril, puisque la sonnette d’alarme a été tirée, à maintes reprises, bouscu- le les mentalités sclérosées et que s’ouvre un véritable débat parta- gé sur l’avenir des énergies en Algérie. Ce ne sera qu’à partir d’un vé- ritable consensus que le pays, riche en potentialités, pourra redresser la barre et assurer l’avenir de nos enfants. n

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Dossier

Mercredi 24 février 2016

LIBERTE

RENTE PÉTROLIÈRE : UNE BÉNÉDICTION ET DES GÂCHIS

NOUREDDINE BOUTERFA, P-DG DE SONELGAZ, À “LIBERTÉ”

“Les énergies renouvelables, une réalité en Algérie”

Liberté : Lors de vos deux dernières sorties médiatiques, vous avez annoncé l’éventuel recours au financement international pour les projets d’investissement de l’en- treprise et vous avez également relevé le caractère utopique du programme des énergies renouvelables. Peut-on connaître les véritables raisons qui vous ont poussé,

M. Bouterfa, à vous exprimer de manière

aussi franche et directe ?

N. Bouterfa : Que mes déclarations soient

franches, elles l’ont toujours été. Je ne refu- se pas le débat

autour de ques- tions qui tou-

chent à l’avenir du pays à condition qu’on use d’arguments pertinents. J’ai toujours défendu les mêmes opinions et j’ai fait les mêmes dé- clarations par le passé. Rien n’est nouveau dans ce que j’ai dit. On semble oublier que je suis un chef d’entreprise, le premier res- ponsable d’un groupe stratégique dont la santé financière et les différents métiers qu’il exerce sont essentiels pour accroître la dy- namique économique du pays. En tant que responsable, j’ai toujours veillé à ce que les intérêts de Sonelgaz soient sauvegardés et que sa voix soit et continue d’être audible. Nous avons toujours milité pour que des so- lutions soient trouvées en harmonie avec la politique sociale de notre pays.

Interview réalisée par :

BADREDDINE KHRIS

N’avez-vous pas reçu des garanties sur le plan financier de la part des pouvoirs pu- blics pour pouvoir réaliser votre pro- gramme d’investissements ?

Les pouvoirs publics sont sensibles aux pro- blématiques que je viens d’énoncer. J’ai- merais vous rappeler que le groupe Sonel- gaz engage de l’argent public. L’assemblée générale de Sonelgaz est composée de re- présentants de l’État. Ce sont des respon- sables qui connaissent les difficultés que nous rencontrons pour réaliser nos pro- grammes et ils ont toujours trouvé des so- lutions pour que nous puissions les pour- suivre. D’une manière ou d’une autre, les pou- voirs publics nous ont donné des garanties en nous permettant, à titre d’exemple, de nous financer auprès des banques publiques

à long terme et avec des taux bonifiés. C’est

encore le cas aujourd’hui où il y a lieu de trou- ver du financement à l’extérieur. Je ne cesse de le répéter — et les pouvoirs pu- blics en sont pleinement conscients —, le

groupe Sonelgaz n’est pas un groupe com- me les autres tant il est à la base de l’im- pulsion économique. Il y a une étroite et fé- conde imbrication de l’énergie et du tissu éco- nomique et social. Aussi, si nous voulons une prospérité économique et sociale, nous de- vons d’abord nous donner les moyens d’as- surer la solidité économique et financière des entreprises énergétiques. Il s’agit là d’un im- pératif économique.

Les banques, qui ont l’habitude d’accorder des crédits à l’entreprise, ne sont-elles pas en mesure de le faire aujourd’hui ou c’est le montant du programme évalué à

1 100 milliards de dinars qui est trop im- portant ? Il ne s’agit pas de 1 100 milliards de dinars. Pour réaliser notre plan de développement

à l’horizon 2025, il sera nécessaire d’investir, hors énergies renouvelables, plus de 5 000 milliards de dinars dont près de 4 200 mil-

Yahia Magha/Archives Liberté
Yahia Magha/Archives Liberté

liards seront à la charge des sociétés du grou- pe Sonelgaz. Ce sont des montants très éle- vés si nous considérons les limites des ca- pacités de financement de nos banques. Les 1 100 milliards de dinars que vous évoquez ne représentent que la somme que nous de- vons lever ailleurs que chez les banques pu- bliques, et qui nous permettra de couvrir les ouvrages engagés et qui doivent être mis en service vers 2017-2018.

Sonelgaz est-elle éligible au financement international compte tenu de sa situation financière difficile marquée par un défi- cit certain ? Car, pour autant que l’on sache, une entreprise déficitaire ne peut ou- vrir droit à des financements étrangers Il n’y a rien de très exceptionnel, rien qui soit surprenant à aller chercher un finance- ment à l’international. Nous l’avons déjà fait par le passé et dans une période autre- ment plus critique. Je vous rappelle, à cet ef- fet, qu’avant les années 2000, Sonelgaz avait financé une partie de ses investisse- ments en recourant à la dette extérieure. À cette époque, Sonelgaz connaissait des dif- ficultés de financement dues, également, au gel des tarifs. Nous sommes aujourd’hui, certes, déficitaires, mais le déficit est géné- ré uniquement par les quatre sociétés de dis- tribution dont les revenus sont régulés. Cela étant, toutes les autres sociétés de So- nelgaz sont bénéficiaires. Par ailleurs, il faut prendre en compte d’autres éléments économiques. Le mar- ché de l’électricité en Algérie est en pleine croissance. La demande en puissance (celle qui détermine les investissements en ca- pacités de production) a connu un taux d’évolution moyen de près de 10% sur les trois dernières années et les prévisions pour les années à venir restent optimistes. Car, nous sommes un pays en développement et que la demande va continuer à croître aussi bien en surface qu’en profondeur. En consé- quence, au-delà de toute autre considération,

à tout moment, il nous faudra penser à ce que

l’énergie, fournie en continuité et en quali- té, peut apporter à l’économie et ce que, au contraire, elle pourra engendrer comme conséquences fâcheuses, comme manque à

gagner, si elle fait défaut et si elle manque

à son rôle d’alimenter l’essor économique.

Aussi, c’est bien cet- te dynamique éco- nomique qui fait la solidité de notre groupe parce qu’el- le est porteuse d’op- portunités pour So- nelgaz de créer de la richesse et de l’emploi. Je pense aux opportunités qui nous sont of- fertes d’algériani- ser la maintenance, de fabriquer loca- lement les pièces de rechange, de lo- caliser en Algérie des usines de fa- brication d’équipe- ments électriques de pointe, de déve- lopper le génie et

l’expertise en ma- tière d’engineering… Jumelés à la garantie directe ou indirecte de l’État, ce sont ces élé- ments qui rassureront les marchés financiers, aussi bien algériens qu’étrangers. Il faut préciser enfin que nous irons non seu- lement à l’endettement extérieur, mais nous saisirons également toutes les oppor- tunités sur le marché financier national que nous solliciterons d’ailleurs incessam- ment pour des emprunts obligataires. Il reste évident que compte tenu de la si- tuation des tarifs des sociétés de distribution, comme par le passé, une garantie directe ou indirecte de l’État sera nécessaire pour lever des fonds à l’extérieur.

Dans le cas où Sonelgaz ne réussirait pas à trouver les financements nécessaires, quel sort sera réservé à tous ses projets ? Nous avons priorisé nos projets et nous al- lons tout mettre en œuvre pour les réaliser. Nous ne pouvons pas être un frein à l’essor économique du pays et sa dynamique dé- pend de l’énergie. Encore une fois, l’énergie est une question stratégique.

Pour des raisons techniques de faisabilité valables, vous avez remis en cause la réa- lisation du programme des énergies re- nouvelables dans les délais impartis. Peut- on comprendre par là que la concrétisation de ce programme est une utopie, tel que vous l’avez déclaré dans votre discours d’ou- verture de la rencontre organisée par l’AIG ? Je n’ai pas remis en cause le programme na- tional des énergies renouvelables et je n’ai jamais dit que ce programme était uto- pique. Lors du 5 e Symposium de l’AIG dont le thème était la technologie, je me suis ex- primé en tant que P-DG de Sonelgaz et en tant que président du Comité algérien de l’énergie. En tant que tel, ma déclaration a porté sur les conditions techniques de réa- lisation de ce programme et sur ce que la technologie pouvait apporter pour le réali- ser. C’est dire que le caractère utopique, comme je l’ai affirmé, était lié à la technologie pro- posée pour atteindre un taux de 27% d’éner- gie renouvelable à l’horizon 2030 et ne visait pas le programme qui, lui, est dès à présent une réalité, puisque nous l’avons déjà engagé,

et cette année, nous atteindrons plus de 380 MW de puissance mise en service. J’ai sim- plement dit qu’avec plus de solaire thermique thermodynamique avec stockage et moins de photovoltaïque et d’éolien sans stockage, nous aurons plus de chances d’atteindre notre objectif de 27%. Je suis moi-même un fervent défenseur des énergies renouvelables mais à condition, je le répète encore, que leur durabilité soit assurée par le génie algérien. Il est indis- pensable que le génie algérien s’approprie toute la chaîne de fabrication des équipe- ments de conversion. Cela n’aura aucun sens d’installer du renouvelable en recourant aux importations !

L’Algérie va-t-elle abandonner ou surseoir tous ces projets, du moins pour le moment ? En aucune façon ! Nous avons déjà montré notre détermination à nous engager dans les énergies renouvelables. Hormis la mise en service de la ferme éolienne de 10 MW à Ka- bertene, nous réalisons depuis 2013 plu- sieurs centrales solaires photovoltaïques dont la capacité totale va atteindre 353 MWc à fin 2016. Ce qui portera la capacité ins- tallée à 388 MW en énergies renouvelables, soit le double de la puissance maximale ap- pelée de l’Algérie de 1962. Ces réalisations fe- ront de l’Algérie un des pays pionniers en Afrique. Encore une fois, nous ne militons pas contre les EnR, nous voulons que les inves- tissements en EnR se fassent dans des conditions qui éviteraient à l’Algérie de perdre de l’argent. Il faut savoir que la réalisation des fermes éo- liennes et des centrales solaires sans stockage ne réduit en rien la nécessité d’investir dans les centrales classiques fonctionnant au gaz naturel. L’énergie intermittente sans stockage des énergies renouvelables sert à économiser du gaz naturel sans garantir la puissance. Voilà pourquoi nous insistons sur la nécessité d’investir dans le renouvelable avec stockage et sur la nécessité de s’assu- rer que les investissements en équipements renouvelables compensent bien les quantités de gaz exportées pour pouvoir justifier leur acquisition. Il faut surtout éviter de sub- ventionner, par notre gaz naturel, les conver- tisseurs d’énergies renouvelables “importées”.

Quelles solutions préconisez-vous pour résoudre cette épineuse problématique ? Pour le dire sans ambages, la stratégie de So- nelgaz dans ce domaine était claire. Elle re- posait sur la domiciliation de la fabrication des équipements en Algérie et leur utilisa- tion dans la construction des centrales so- laires. Nous avions réussi à finaliser un premier projet de partenariat international et national, incluant l’Enie, qui devait nous permettre de produire en Algérie chaque an- née une capacité de 400 MWc en pan- neaux photovoltaïques. Autour de cette fa- brication, il était prévu la fabrication par des entreprises algériennes du reste des équi- pements et accessoires. Cela nous aurait coû- té annuellement un investissement de près de 100 milliards de dinars en centrales so- laires. Du fait des arbitrages financiers, nous avons privilégié la sécurité d’alimen- tation de nos concitoyens en leur assurant la réalisation des centrales de production d’énergie classique, car indispensables avec ou sans renouvelables.

LIBERTE Mercredi 24 février 2016

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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CHANTIERS “CONSTANTINE, CAPITALE DE LA CAPITALE ARABE” EN SOUFFRANCE

Il aura fallu l'intervention du de l’Intérieur

ministre

aura fallu l'intervention du de l’Intérieur ministre n Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités

n Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, a exhorté le chef de l’exécutif de la wilaya de Constantine à programmer une sortie hebdomadaire sur le terrain afin d’inspecter les chantiers en souffrance, lancés dans le cadre de la manifestation “Constantine, capitale de la culture arabe

2015”.

Il l’a surtout instruit à s’atteler à réceptionner tous les projets avant la clôture de l’événement, le 16 avril prochain. Sur une vingtaine de projets entamés, uniquement deux ont été livrés,

en l'espace de deux ans. Le reste sera-t-il

prêt en

gagner. Et pourtant, les autorités de la ville de Constantine ont tout intérêt à prendre très au sérieux l’interférence du ministre de l’Intérieur si elles veulent éviter un gros scandale politico-financier. Déjà bien avant le coup d’envoi de la manifestation “Constantine, capitale de la culture arabe”, il y a presque une année, une polémique a enflé sur les budgets faramineux alloués à un événement qui ne sera pas forcément rentable pour la ville, ni au plan culturel ni au plan des ressources financières.

deux mois ? Pari difficile à

LA RACE EST CONNUE POUR SON AGRESSIVITÉ

Deux enfants grièvement blessés par un rottweiler à Tikjda

enfants grièvement blessés par un rottweiler à Tikjda n Deux enfants, originaires de la wilaya de

n Deux enfants, originaires de la wilaya de Tizi Ouzou et âgés respectivement de 6 et 9 ans, ont été grièvement blessés samedi dernier suite à l’attaque d’un rottweiler à la station de Tikjda. Le chien, dont la race est connue pour sa force et son agressivité, faisait partie d’un groupe de quatre rottweilers laissés en liberté par leurs propriétaires. L’attaque a été si rapide qu’il était impossible de l’éviter,

avoue le père des victimes, dont la fille, Lytissia, a été grièvement atteinte à la tête par la “bête”, tandis que son fils Nabil a été mordu à la cuisse. Le propriétaire du chien a été immédiatement arrêté par la gendarmerie, rapporte notre interlocu- teur, qui salue par ailleurs l’assistante portée par des citoyens qui étaient sur place.

ÉLUS À L’APW D’ALGER

Programme de formation à l’ENA

n Un programme de for- mation, destiné aux élus de l’Assemblée populaire de la wilaya d’Alger, sera lancé au mois de mars prochain dans les locaux de l’École nationale de

l’administration (ENA). “Ce cycle de formation revêt une importance par- ticulière et s’inscrit dans le cadre du programme de l’exécutif sur le développe- ment de la capitale”,

explique furtivement Karim Bennour, président de l’APW. Des experts formateurs animeront ces sessions de formation autour des thèmes liés au statut de la capitale.

L’AUTEUR A ÉTÉ ARRÊTÉ EN FLAGRANT DÉLIT

Vol de la caisse de la zakat dans une mosquée à Skikda

n Alertés par un citoyen, les gendarmes de la brigade de Aïn Bouziane (wilaya de Skikda) se sont déplacés au centre-ville de la localité, où ils ont interpellé un homme de 28 ans, en flagrant délit de vol d'un tapis, d’un robinet et de la caisse de la zakat comptant environ 29 000 DA, commis au préjudice de la mosquée Taouba. Les services de sécurité ont dû réagir rapidement pour prendre l’auteur du délit. Sauf que ce dernier ne s’est nullement inquiété d’être pris la main dans le sac, en prenant visiblement tout son temps pour “dépouiller” le lieu de culte. C’est curieux d’ailleurs qu’il n’ait pas été arrêté par les fidèles avant l’arrivée des gendarmes.

DES RENCONTRES B2B ENTRE 15 ENTREPRISES ALGÉRIENNES ET 23 ESPAGNOLES

Projets de partenariat dans l’hôtellerie et les infrastructures hôtelières

dans l’hôtellerie et les infrastructures hôtelières n Le Cercle du commerce et d’industrie algéro-espa- gnol

n Le Cercle du commerce et d’industrie algéro-espa- gnol (CCIAE), en collabo- ration avec le Conseil des chambres de la communau- té de Valence (Espagne) et la Chambre de commerce de Valence organisent des

rencontres B2B entre entre- prises des deux pays autour

la

thématique “Infrastructure s hôtelières et services liés à l’hôtellerie”. Ces mises en contact sont prévues le 25 février au siège de la Camara Valencia. Quinze entreprises algériennes et vingt-trois espagnoles dis- cuteront des possibilités de partenariat dans le secteur du tourisme en général et

de

de l’hôtellerie en particulier sous toutes les formes :

joint-ventures, services, management et transfert de savoir-faire des entreprises de la région de Valence L’expérience espagnole dans le domaine de l’hôtel- lerie est reconnue à l’échel- le mondiale, comme l’in- dique Djamel Eddine Bouabdallah, président du CCIAE : “L’Espagne est le premier client de l’Algérie. Elle nous a fait confiance, faisons-lui confiance à notre tour !” À travers cette ren- contre, le CCIAE entend développer des partenariats de proximité et faciliter les projets des acteurs écono- miques des deux pays.

SEPT ANS APRÈS LA REMISE DES CLÉS AUX SOUSCRIPTEURS

La cité des 224-Logements de Thénia sans aménagement extérieur

n Le collectif de la cité des 224 logements sociaux participatifs à Thénia (wilaya de Boumerdès) s’insurge contre l’indifférence des autorités locales qu’il a alertées sur l’état jugé “désastreux” dans lequel a été livré le projet. Il dit que plus de sept ans après la remise des clés, le site est toujours sans chemins bitumés, sans avaloirs pour évacuation des eaux pluviales, sans aires de jeux pour les enfants et sans espaces verts, et les façades des immeubles ne sont pas ra- valées. “Nous avons adressé deux requêtes à la wilaya de Boumerdès. Nos correspondances, avec photos à l'appui, sur les travaux d'aménagement (VRD) qui ne sont toujours pas réali- sés par le promoteur immobilier, bien que les subventions de la CNL, qui nous ont été accordées pour ce projet LSP, lui aient été versées dans les délais. Aucune réponse ne nous a été don- née, et la cité demeure dans les mêmes conditions”, affirme le représentant du collectif. De- vant l’absence de réaction et surtout de solutions, les résidents de cette cité ont décidé de s’organiser en comité afin d’œuvrer par eux-mêmes pour améliorer l’environnement dans lequel ils vivent. Pour ce projet aussi, ils rencontrent des contraintes et des entraves.

ARRÊT SUR IMAGE

VU À Tébessa

Jardin archéologique transformé en terrain de football.

Liberté
Liberté

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Dossier

Mercredi 24 février 2016

LIBERTE

RENTE PÉTROLIÈRE : UNE BÉNÉDICTION ET DES GÂCHIS

MESSAOUD ZEGHAR, CHÉRIF GUELLAL ET RACHID TABTI

Des hommes de l’ombre à l’origine du défi

S’agissant d’un domaine sensible qui charrie d’énormes enjeux financiers et stratégiques, tous les moyens de renseignement ont été mobilisés pour l’occasion. La diplomatie secrète et parallèle ne sera pas en reste.

J amais Boumediene n’aurait pris une telle décision lourde de conséquences sans s’être assuré de quelques pré- cautions. Quelques mois avant la date fatidique du 24 février 1971, d’im- portants évènements survenus courant

de l’année 1970 viendront le conforter dans

sa décision. Cette nationalisation des hydro- carbures, qui restera

sans conteste l’œuvre majeure du règne de

Boumediene, n’a été rendue possible que grâce à la contribution de certaines person- nalités aussi talentueuses que dévouées à l’intérêt national. S’agissant d’un domaine sen- sible qui charrie d’énormes enjeux financiers et stratégiques, tous les moyens de rensei- gnement ont été mobilisés pour l’occasion. La diplomatie secrète et parallèle n’était pas en reste. Dans cette affaire, Boumediene était en- touré de discrets conseillers, toujours très avi- sés. Le chef de l’État algérien, aidé en cela par l’ingéniosité de ces hommes, avait eu accès à des informations de première main. Par exemple, l’opération n’a pu être lancée qu’après avoir obtenu l’engagement formel des Américains à acheter le pétrole et le gaz al- gériens. Leur promesse à assurer l’exploitation en cas de refus français a été, par ailleurs, dé- cisive. C’est en effet grâce à l’entremise de puissants réseaux qu’entretenaient notamment Messaoud Zeghar et Chérif Guellal aux États- Unis et Rachid Tabti en France que Boume- diene a réussi son coup de poker. Ces hommes hors du commun, dont nous devons, du res- te, absolument retenir aujourd’hui les noms, ont donc eu à jouer un rôle déterminant pré- gnant pour mener à bien l’offensive et prendre

à contre-pied l’ancienne puissance coloniale.

Les deux premiers cités dont le contact était recherché par le gratin du tout Washington étaient capables de se mouvoir à tous les étages du pouvoir aux USA. Dans la lignée de ces lob- byistes de haut niveau que furent M’hamed Yazid et Abdelkader Chanderli, la garde rap- prochée de Boumediene à la faconde médi- terranéenne fera longtemps parler d’elle outre-Atlantique. Pour attirer la sympathie de l’opinion américaine, ils feront valoir les si- militudes qui existaient entre la Révolution al- gérienne et la révolution américaine. Grâce à cette présence aux USA, Boumediene pouvait, sur un autre registre, continuer à soutenir pour sa part, tant qu’il voulait, toutes les causes qu’il jugeait justes sans jamais s’aliéner l’hyper- puissance américaine.

Par : MOHAMED- CHÉRIF LACHICHI

Deux fers au feu

Grâce au jeu d’équilibriste dans lequel excel- lait Zeghar, Alger, “la Mecque des révolu- tionnaires”, pouvait continuer à recevoir ses hôtes parfois encombrants qui faisaient d’ailleurs régulièrement la nique à l’Amérique.

Il faut dire qu’à cette époque épique, tous les groupes révolutionnaires étaient représentés

à Alger. Qu’ils soient d’Afrique ou d’autres

parties du monde, de nombreux exilés poli- tiques affluaient vers Alger qui était devenue alors un véritable sanctuaire pour tous les “damnés de la terre”, parfois de vrais fugitifs. Le soutien aux revendications légitimes des peuples opprimés et la fidélité aux engage- ments militants coulaient de source, en cet- te terre de Novembre. La transformation de l’ancienne colonie fran- çaise en un État indépendant avait forcé le res-

D. R.
D. R.

Chérif Guellal, premier ambassadeur d’Algérie à Washington, avec le président John Fitzgerald Kennedy.

pect et l’admiration du monde entier. Forte de ce prestige, la diplomatie algérienne sou- tenait alors toutes les luttes contre la domi- nation coloniale, raciale et autres. Très vite, la nouvelle nation devint l’hôte des leaders et des militants de presque tous les mouvements de libération dans le monde. L’indépendance algérienne avait forgé une nouvelle conscience politique, non seule- ment en Afrique ou en Asie, mais également aux États-Unis même, chez les Noirs améri- cains. Ainsi, les Black Panthers, dont l’un des chefs, Eldridge Cleaver, pour ne pas le nom- mer, était sous le coup d’un mandat d’arrêt et recherché par le FBI pour meurtre, était ac- cueilli en Algérie et confortablement instal- lé à Bordj El-Kiffan. Alors que les Yankees n’avaient plus de re- présentation diplomatique officielle à Alger, les Black Panthers disposaient de leur unique ambassade au monde à la rue Didouche-Mou- rad. Quelle audace !

Des dandys doublés d’espions

Lors de la rupture des liens diplomatiques entre les États-Unis et l’Algérie en juin 1967 à la suite de la guerre israélo-arabe des Six jours, Chérif Guellal a été contraint d’aban- donner son poste d’ambassadeur d’Algérie à Washington pour devenir représentant de So- natrach aux États-Unis avec de larges préro- gatives et d’importants moyens financiers. Une façon de maintenir le contact avec l’Ad- ministration américaine, y compris au niveau politique. À ce titre, Sonatrach disposait aux États-Unis de deux bureaux, l’un à Wa- shington et l’autre dans le fief pétrolier amé- ricain, à savoir à Dallas dans l’État du Texas. Durant sept années de rupture diplomatique avec les USA, Boumediene n’a jamais voulu couper définitivement les ponts. S’il était solidaire avec la cause arabe, il n’en était pas moins préoccupé par l’avantage certain de disposer de produits agricoles et ali- mentaires US subventionnés. Des facilitations dont il ne pouvait se passer. Il décide de main- tenir le dialogue mais à un niveau informel. Le duo Zeghar-Guellal disposait d’un épais

carnet d’adresses dont ils ont largement fait

profiter leur pays. Messaoud Zeghar, alias Ra- chid Casa, le seul ami que Boumediène n’ait jamais eu dixit l’ancien patron de la SM, Kas-

di Merbah, n’avait peut-être aucun rôle offi-

ciel aux USA mais il avait réussi à lever des cré- dits à des taux préférentiels en faveur de l’Al- gérie grâce à son amitié avec le banquier Da- vid Rockefeller. Zeghar était tout aussi à l'aise avec son ami al- gérien, le président Boumediène, qu’avec les secrétaires d’État américains et autres patrons

de la CIA. Il pouvait joindre au téléphone le

président américain, comme n’importe quel magnat de la presse. Idem pour Chérif Guel- lal, premier ambassadeur d’Algérie à Wa- shington, qui avait présenté ses lettres de créances à Kennedy en juillet 1963 avant de

devenir l’un des plus proches amis du prési- dent américain.

Le diplomate algérien, un homme élégant et

raffiné, rompu aux mondanités, avait, en effet, tout pour plaire. Figure du show biz, il était le compagnon de Yolande Betbeze, élue Miss America en 1951 et riche héritière de la major hollywoodienne Twentieth Century

Fox. C’est dire que notre premier ambassadeur aux États-Unis avait de l’entregent en haut

lieu. Très lié aux frères Kennedy, Guellal conti- nuera à entretenir de très bonnes relations avec la Maison-Blanche et notamment avec

le président Lyndon B. Johnson.

Nixon dans la poche

Mais pour mieux amadouer encore le géant Oncle Sam, Zeghar trouvera le bon moyen :

servir de trait d’union entre les USA et le Viet- nam en guerre. Par le biais de Sonatrach, il in- vite à Alger courant de l’année 1970 l’astro- naute américain, Frank Borman, commandant

de la mission Apollo 8 qui fit dix orbites au-

tour de la Lune en 1968 afin d’exposer offi- ciellement son aventure spatiale. Mais Borman était également ambassadeur spécial des États-Unis, chargé de négocier la libération des prisonniers de guerre américains au Vietnam. Cette visite organisée par Messaoud Zeghar en personne avait pour objet officiel une

rencontre scientifique alors qu’elle consistait

à formaliser une demande US d’interces-

sion de l’Algérie auprès des Vietnamiens afin qu’ils leur fournissent la liste des pri- sonniers de guerre américains qu’ils déte- naient. Quelques jours après, c’était chose faite :

M me Nguyen Thi Binh, ministre des Affaires

étrangères du Sud Vietnam, remettait ladite liste à un simple citoyen algérien qui avait agi pour des raisons purement humanitaires. Ce “simple citoyen algérien” n’était autre que Messaoud Zeghar qui recevra par la suite les félicitations personnelles du président Nixon. Boumediène sera lui-même destinataire, un mois après la nationalisation des hydrocar- bures — et alors que les relations algéro-fran- çaises étaient au plus bas, une lettre person- nelle rendue publique par le président Nixon dans laquelle il annonce que les États-Unis étaient prêts à “établir des relations diploma-

tiques normales avec l’Algérie quand elle le dé- sirera”. Le duo Zeghar-Guellal avait encore frappé ! Cela dit, on ne peut omettre, bien évidem- ment, parmi les péripéties qui avaient précé- dé le 24 février 1971, le rôle-clé joué par Ra- chid Tabti, alias Richard ou encore Tony, qui avait permis que des milliers de documents confidentiels soient acheminés vers Alger dont notamment le fameux plan de riposte à titre préventif établi par le Sdece français en cas de tentative de nationalisation des hy- drocarbures en Algérie. Pour ce faire, cet avocat, boxeur, acteur, cas- cadeur et surtout séducteur devant l’éternel, a dû charmer mademoiselle Béatrice Halegua, secrétaire de Jean-Pierre Brunet, ambassadeur de France, directeur des affaires économiques

et financières au Quai d’Orsay et adminis-

trateur de l’Entreprise de recherches et d'ac- tivités pétrolières (Erap), un établissement pu- blic à caractère industriel et commercial

(Epic) dont l’objet social était de prendre, à la demande de l’État français, des participations dans des entreprises du secteur de l’énergie et qui était, à ce moment-là, en pleine négocia- tion avec la partie algérienne. Toutes les ins- tructions secrètes données aux négociateurs français étaient connues des Algériens avant même de s’asseoir autour de la table des né- gociations. Aussi, les soupçons d’espionnage étaient de plus en plus forts. À l’évidence, des documents internes et confidentiels pour la partie fran- çaise étaient sortis. Rachid Tabti sera, par la suite, “dénoncé” et arrêté par la DST mettant fin aux négociations le 13 juin 1970. Tabti sera condamné à 10 ans de réclusion criminelle pour espionnage économique.

Il purgera plus de 2 années de réclusion à la

prison de la Santé à Paris et à la centrale de Melun. Il sera échangé par la suite contre 35 Français emprisonnés en Algérie, dont 11 pour les mêmes faits. Ainsi, cette natio- nalisation des hydrocarbures n’a pu être pos- sible sans une préparation et une parfaite maî- trise de l’information. Le chef de l’État algérien, servi par ces hommes de l’ombre dont l’expérience de l’action clandestine s’était forgée durant la guerre de Libération nationale, a eu, sur ce re- gistre, la part belle. Une manière de rappeler que cette intelligence économique avant l’heure était loin d’être un effet de mode.

M.-C. L.

LIBERTE

Mercredi 24 février 2016

L’actualité en question

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ANNIVERSAIRE DE LA CRÉATION DE L’UGTA

Djemaâ Saharidj rend hommage à Aïssat Idir

La maison natale du chahid, où il a vécu jusqu’à l’âge de 14 ans et qui a été visitée par la délégation (autorités, famille révolutionnaire, association Machaâl Echahid), sera transformée en musée.

L e village de Djemaâ Saharidj relevant de la commune de Mek- la, à une trentaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou, s’est rap-

pelé, hier, mardi, le combat de son enfant prodige Aïssat Idir (1915- 1959), membre fondateur de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). La cérémonie, organisée à l’occasion du double anniversaire de la créa- tion de l’UGTA et de la nationali- sation des hydrocarbures (24 février 1971), a été l’occasion de rappeler le parcours et le combat de Aïssat Idir qui a donné sa vie pour l’Algé- rie indépendante. Le neveu d’Aïssat Idir — qui porte le même nom que son oncle — a ap- pelé à “préserver l’Algérie des ten- tatives de déstabilisation qui la guet- tent et ce, en restant unie”. “Nos aî- nés ont consenti au sacrifice suprê- me et versé leur sang pour une Al- gérie libre et souveraine. Nous avons le devoir aujourd’hui de préserver ces acquis et, pour cela, je lance un ap-

pel à l’union entre Algériens”, a-t-il

dit. Lors d'un recueillement organisé à la stèle d’Aïssat Idir qui sur- plombe Djemaâ Saharidj, un re- présentant de l’union de wilaya de l’UGTA, Tebba Mohamed, a retra- cé le parcours de l’enfant du villa- ge qui a contribué à la création d’un “levier de lutte venu en renfort au Front et à l’Armée de libération nationale (FLN et ALN) par la créa- tion de la première Centrale syndi- cale algérienne sous le sigle de l’UG- TA, et posant ainsi un jalon dans le processus de lutte et de maturation de la conscience politique et sociale du travailleur algérien aux prises avec l’oppression politique et l’ex- ploitation économique de la coloni- sation”. Il a rappelé que l’UGTA répond à l’objectif stratégique de la guerre de Libération nationale de se doter d’une organisation syndicale ayant pour mission de “faire participer les travailleurs à la lutte libératrice à travers, notamment, une partici- pation active aux grèves dont celle de 8 jours (en 1957) qui a été une ex- traordinaire contribution à la Ré- volution”.

Il a aussi rappelé le rôle de l’UGTA

dans la reconstruction de l’Algérie après l’Indépendance et sa “contri- bution” à la préservation de l’État durant la décennie noire.

Lors de l’hommage rendu à Aïssat Idir, le président de l'APC de Mek- la a annoncé que l’actuelle stèle, contestée localement car “ne re- présentant pas (fidèlement) les traits physiques d’Aïssat Idir”, sera dé- molie et remplacée par une autre à son effigie, dans le cadre d’un pro- jet de réaménagement du jardin pu- blic où elle est érigée, opération do- tée d’un montant de 15 millions de dinars. La maison natale du chahid, où il a vécu jusqu’à l’âge de 14 ans et qui

a été visitée par la délégation (au-

torités, famille révolutionnaire, as- sociation Machaâl Echahid), sera transformée en musée, a-t-on an- noncé sur place. Cette célébration

a été également marquée par la

plantation de 60 arbres au village de Djemaâ Saharidj, symbolisant le

60 e anniversaire de la création de l’UGTA, le 24 février 1956.

APS

D. R.
D. R.

Stèle de Aïssat Idir à Djemaâ Saharidj, dans la commune de Mekla, à Tizi Ouzou.

L’ENSEIGNANT UNIVERSITAIRE ADEL ABDERRAZAK À “LIBERTÉ”

“L’UGTA n’a pas su organiser une nouvelle espérance pour l’Algérie d’en bas”

Adel Abderrazak est enseignant en économie à l’université de Khenchela. L’ancien porte-parole du syndicat des enseignants du supérieur (Cnes) déplore que, malgré des tentatives, les directions successives de l’UGTA “n’ont pas su ou voulu se détacher de la tutelle du régime jacobin”. Mais il estime, cependant, que les syndicats autonomes, bien que corporatistes, apportent beaucoup au “mouvement syndical de renouveau”, dont le noyau combatif de l’UGTA peut être la locomotive.

Liberté : Ce 24 février, l’UGTA fêtera son 60 e anniversaire. Que vous inspirent cet- te date et l’organisation syndicale au- jourd’hui ? Adel Abderrazak : C’est une date qui nous renvoie au combat du mouvement syndical et ouvrier algérien, pour l’indépendance

de l’Algérie, et qui a vu des syndi- calistes donner

leur vie pour que nous puissions vivre libres et indépendants. Le mouvement syn- dical algérien s’est impliqué aussi pour que la classe ouvrière algérienne, surexploitée par

Interview réalisée par :

HAFIDA AMEYAR

D. R.
D. R.

le capitalisme colonial dans les fermes agri-

coles ou les manufactures urbaines, avant 1962, puisse espérer une émancipation so- ciale et économique. C’est ce qui explique le processus autogestionnaire et son enca- drement par l’UGTA, encore imprégnée des

luttes du mouvement ouvrier international. Une belle espérance tuée dans l’œuf par la bureaucratie bourgeoise montante, qui as- pirait déjà à privatiser l’État et les richesses postcoloniales. L’UGTA a essayé de donner un ton anticapitaliste à cette dynamique de l’indépendance, mais son congrès de 1964 l’a engagée dans une logique de normalisation, configurée par cette bureaucratie militaro- politique au pouvoir.

Il est vrai qu’après le coup d’État de 1965, qui

a permis à Boumediène et au clan d’Oujda

de triompher des rapports de forces sur les autres clans aspirant au pouvoir, une sorte de nationalisme économique prononcé s’est mis en évidence, s’appuyant sur les natio- nalisations économiques et la constitution d’un grand secteur public, pour libérer l’éco-

nomie algérienne de son lien structurel avec l’économie française et européenne : le 24 février, la nationalisation des hydrocar- bures est intervenue comme une grande me- sure de réappropriation des richesses du sous-sol algérien. La suite est connue. Une dictature, aussi nationaliste et progressiste soit-elle, est d’abord une dictature, et son mode de gestion des richesses rentières et des forces sociales a fait de l’Algérie un pays extrêmement riche pour ses dirigeants et extrêmement injuste envers sa popula- tion. Les travailleurs de Rouiba ou ceux des sites pétroliers et gaziers peuvent en té- moigner. Les directions successives de l’UG- TA, malgré quelques tentatives, n’ont pas su ou voulu se détacher de la tutelle du régime jacobin. L’UGTA n’a pas su organiser une nou- velle espérance pour l’Algérie d’en bas !

Cette année, l’UGTA voudrait faire du 24 fé- vrier un moment fort du mouvement syn- dical national. Pensez-vous que l’organi- sation de Sidi-Saïd puisse redevenir le fer de lance des revendications du monde du travail ? Non ! L’UGTA, du moins sa direction et ses appareils, ne sont plus capables de peser sur les rapports de forces en Algérie. Mobiliser les travailleurs et remotiver les syndicalistes est suicidaire pour Sidi-Saïd et son clan. La bureaucratie centrale ou locale est faite de rentiers, députés, sénateurs, impliqués d’une façon ou d’une autre dans ce proces- sus d’enrichissement et de prédation qui les éloigne des travailleurs et salariés. L’UGTA peut faire du spectacle et des mises en scè- ne, mais elle n’a plus cette légitimité construi- te par les sacrifices d’Aïssat Idir et ses com-

pagnons, et le militantisme de générations de syndicalistes de base. La seule UGTA qui nous fait espérer est celle de l’union locale de Rouiba, celle des syndicalistes qui résis- tent, celle de quelques rares cadres syndi-

calistes de l’UGTA qui font de la résistance ! Mais il y a aussi des syndicats autonomes qui émergent. Bien que corporatistes, ils ap- portent leurs expériences et leur militance

à un mouvement syndical de renouveau,

dont le noyau combatif de l’UGTA peut être la locomotive.

Ce mercredi, deux plaques commémora- tives seront inaugurées en hommage à Aïs- sat Idir et à Abdelhak Benhamouda. Un commentaire là-dessus ? Deux personnages différents, mais qui ré- sument cette histoire syndicale trouble de

l’UGTA. Aïssat Idir, le syndicaliste chahid qui

a œuvré pour que le syndicalisme algérien,

né dans les flancs des syndicats français, puisse s’en détacher et construire sa propre identité nationale. Feu Benhamouda, as- sassiné par les hordes intégristes, portait un discours syndical plutôt débureaucratisé et mobilisateur, mais sans effet sur une dy- namique d’autonomisation que les tra- vailleurs et les syndicalistes de base pou- vaient espérer. Malheureusement, les enjeux de pouvoir ont prévalu sur l’affirmation d’un syndicalisme combatif, autonome et li- bérateur des rapports sociaux dominés par une nomenklatura compradore et autori- tariste. Ces deux personnages sont des re- pères réels du mouvement syndical ; il faut en fabriquer d’autres, à partir des luttes so- ciales et ouvrières d’aujourd’hui et de de- main.

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L’actualité en question

Mercredi 24 février 2016

LIBERTE

ÉVALUATION DES COLLÈGES DES INSPECTEURS

Benghabrit : priorité à l’amélioration de la pratique pédagogique

“Nous sommes résolument décidés de faire de l’école algérienne une école de la qualité et de la réussite”, a souligné la ministre de l’Éducation.

“L a réforme péda- gogique et la gouvernance sont les deux le- viers pour la consolidation du

système éducatif”, c’est ce qu’a affir- mé, hier, au niveau de son ministè- re, à Alger, la ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, pré- sidant la rencontre d’évaluation des travaux des collèges des inspecteurs, du mois d’octobre dernier. Pour la première responsable du secteur de l’éducation, les transfor- mations du système éducatif, au cours de cette dernière décennie, ont rendu “obsolètes” certaines pratiques pédagogiques et certains modes de gestion, et ont fait ressentir la né- cessité de créer une culture de l’en- cadrement en termes de pilotage pé- dagogique, de management et de conseil. Pour Nouria Benghabrit, le grand défi de son secteur est d’améliorer les pratiques pédago- giques pour être au diapason des changements survenus et des at- tentes des apprenants du 3 e millé-

naire, mais également d’adapter les modes de gestion à tous les niveaux pour satisfaire cinq exigences, à sa- voir respecter la réglementation, instaurer un système d’indicateurs, donner une impulsion au processus d’information — ce qui assure trans- parence, célérité et traçabilité —, s’inscrire dans une démarche de

APS
APS

La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, hier, lors de la rencontre d’évaluation des travaux des collèges des inspecteurs.

concertation et consacrer la mora- lisation du secteur en mettant en œuvre la charte d’éthique du secteur. “Il y a 5 mois, nous procédions à l’ins- tallation du 1 er collège des inspecteurs. La décision de créer une telle instance était dictée par la volonté de mettre à la disposition des inspecteurs, tous profils confondus, un espace de concertation et d’échange, afin de fé- dérer les énergies et permettre à tous les inspecteurs, quel que soit leur

domaine d’intervention, d’échanger leurs points de vue et d’avancer en rangs serrés”, a souligné la ministre. Tout en ajoutant que la mise en pla- ce de cet organe a permis aux ins- pecteurs de la pédagogie et de l’ad- ministration de se réunir de maniè- re régulière et de coordonner leur travail, pour l’intérêt suprême de l’apprenant. Toutefois, la ministre a clairement notifié aux inspecteurs que pour

répondre aux défis auxquels est confronté le secteur suppose pour eux la nécessité de maîtriser les in- dicateurs de la wilaya et nationaux, faire l’analyse des résultats scolaires, ainsi qu’accompagner les établisse- ments scolaires. D’ailleurs, la ministre de l’Éducation a précisé que l’aboutissement des ré- formes compte sur la coordination avec les directeurs de l’éducation, car, d’après elle, les inspecteurs sont le

bras pédagogique de la direction de l’éducation. De surcroît, M me Benghabrit a indi- qué que “répondre aux défis que nous impose le monde actuel suppo- se la nécessité de s’appuyer sur la for- mation et de la développer de manière continue, centrer nos efforts sur l’ap- prentissage et les acquisitions de base au niveau de l’enseignement obliga- toire, ainsi que changer nos modes de gestion et de fonctionnement en convoquant la modernisation des outils de gestion par la numérisation, aussi bien administrative que péda- gogique, en respectant et en faisant respecter la réglementation, en étant à l’écoute dans une démarche parti- cipative de tous les acteurs du systè- me et permettre plus d’initiatives aux équipes pédagogiques et aux chefs d’établissement”. “Nous sommes résolument décidé à faire de l’école al- gérienne une école de la qualité et de la réussite. Et nous comptons sur vous pour faire de cette ambition une réalité, car même si nous pouvons nous enorgueillir des progrès enre- gistrés en matière d’éducation, no- tamment depuis ces 15 dernières an- nées, des insatisfactions ont été ex- primées quant à la maîtrise des com- pétences enseignées aux élèves, le cli- mat au sein des établissements dont le non-respect du règlement inté- rieur et la perte de certaines va- leurs”, a conclu M me la ministre.

DJAZIA SAFTA

ACCESSIBLE PAR PAIEMENT MOBILE

iMadrassa : lancement du premier site de soutien scolaire

i Madrassa est un nouveau site de soutien scolaire par internet, lancé avec la collabo- ration de l’opérateur de téléphonie mobi-

le Djezzy et de Amana assurance, qui a été pré- senté par son fondateur, Kamel Haddar, lors d’une conférence de presse tenue en son siège à Alger. i Madrassa se présente comme un site sur le- quel les élèves de tous les paliers pourront ré- viser leurs cours, tester leurs connaissances avec des quiz, s’entraîner avec des exercices in- teractifs et des vidéos et s’évaluer avec des exa- mens corrigés. Tous les contenus pédagogiques du site sont produits par des professeurs ayant plus de 20 ans d’expérience et validés par

des inspecteurs de l’éducation nationale. Et les parents et les élèves peuvent suivre l’avance- ment et les progrès de l’élève grâce à un tableau de bord et comparer leur score avec les autres membres du site à l’échelle nationale. Tous les cours sont gratuits, mais pour accéder aux exercices et examens corrigés un abonnement est nécessaire, à raison de 1 370 DA/mois. Grâ- ce au e-paiement, devenu une réalité par le tru- chement de cette formule, il est possible de pro- céder au paiement directement depuis un mo- bile pour les clients Djezzy seulement, ou en payant à la livraison à domicile sur 36 wilayas. “Réconcilier les élèves avec la réussite scolaire” est au centre de la vision que développe,

aujourd’hui, ce binational qui s’est installé en Algérie depuis quatre ans, après un parcours international, et surtout après avoir coaché 70 étudiants algériens qui poursuivent leurs études dans les plus grandes écoles interna- tionales, à l’instar de Harvard et autres. “Quand on parle aux élèves, l’école est un cau- chemar. Pour les parents, c’est une punition. Ce n’est pas normal. Parce que si l’avenir des élèves, des parents et du pays est un cauchemar, c’est un véritable problème”, a-t-il affirmé en gui- se d’introduction à son start-up, en étayant ses dires, par les chiffres officiels reflétant l’échec scolaire. 4% seulement des élèves arrivent au bac sans redoubler.

Soit, 96% des élèves redoublent au moins une fois ou arrêtent l’école. Pour lui, si l’on peut continuer à accepter cela, la réponse est in- contestablement iMadrassa. Pour autant, iMadrassa n’est pas une solution pour remplacer l’école algérienne, mais se veut un complément de l’école et du professeur, et un accompagnement scolaire au profit des élèves avec la technologie, dira son initiateur. Il a expliqué que ce concept s’adresse à une gé- nération-z, de surcroît “digital native”, c'est- à-dire née avec un smartphone, une tablette ou un ordinateur à la main, et qui n’ont pas de barrières technologiques.

AMAR R.

RISQUES D’ENTREPRISES

Gam Assurances signe une convention-cadre avec la CCI Mezghena

G AM Assurances et la CCI Mezghena ont signé, hier, en marge d’un atelier sur les assurances et la gestion des risques d’entreprises, organisé à l’hôtel El-Aurassi à Al-

ger, “une convention-cadre”. Au titre de cette convention, GAM Assurances accorde aux adhérents de la Chambre de commerce et d’industrie Mezghena (Alger) des avantages tarifaires. Mais surtout, la compagnie d’assurance leur propose des me- sures intéressantes en matière d’indemnisation, de paiement de primes et d’accompagnement. La rencontre a été l’occasion pour les cadres de GAM Assurances de présenter aux opéra- teurs économiques membres de la chambre de commerce, les produits d’assurances commercialisés par la compagnie, notamment les assurances d’entreprises et de transport. Adossée à un grand Groupe international d’investissement, Emerging Capital Partners, GAM Assurances tente de diver- sifier son portefeuille qui compte aujourd’hui 360 000 clients et de contribuer à développer la culture d’assurance entreprise en Algérie. GAM Assurances veut convaincre les PME et les PMI de se prémunir contre les conséquences pécuniaires de la survenue d'un sinistre aux moyens de la communication et

de la concertation active. En termes de capacité technique, s’ap- puyant sur des réassureurs de renommée mondiale, le direc- teur général de GAM Assurances, M. Ahmed Hadj Maham- med, soutient que sa compagnie “peut tout assurer : un grand complexe industriel, une PME, des petites entreprises et même une flotte aérienne…”. Dans le cadre de la délivrance de cou- vertures d’assurance, adaptées à tous ses clients, GAM Assu- rances dispose de capacités avérées de la part de ses partenaires réassureurs. Les paramètres de solvabilité et de couverture des dettes techniques de la société sont de l’ordre de 106% en 2015, ce qui dénote un très bon indice de solvabilité financière. En 2015, la compagnie a réalisé un chiffre d’affaires de 3,2 mil- liards de dinars. Elle table sur un chiffre d’affaires de 6,8 mil- liards en 2016 et compte atteindre 6,2 milliards de dinars en 2020. La stratégie de la société est orientée vers une meilleu- re diversification du portefeuille client dans les branches risques divers des particuliers et des entreprises. Une cellule Grands comptes avec un service personnalisé pour la gestion des risques des PME a été créée par la société. GAM Assurances a réglé, de 2010 à 2015, un montant global d’indemnisations de plus

de 8,5 milliards de dinars, “ce qui prouve sa capacité de pres- tation et sa crédibilité par rapport à la prise de ses engagements vis-à-vis de ses assurés”. En 2015, le montant des indemnisa- tions de GAM Assurances a été de 1,6 million de dinars, soit 50% de son chiffre d’affaires. Dans le cadre de l’amélioration continue de sa prestation aux assurés, GAM Assurances compte ouvrir des centres de services expertises, à Alger, Oran et Constantine, pour permettre une prestation rapide à ses as- surés. “L’assurance doit être une source de contentement”, a es- timé Hadj Mahammed, annonçant l’ouverture prochainement des agences à Hassi Messaoud et à Béchar. Sur un autre plan, le DG de GAM Assurances a indiqué que

le ministre des Finances a donné des instructions très strictes

pour la réinstauration du bonus-malus en matière d’assurance automobile. Un fichier national des conducteurs est en pré- paration au niveau de l’Union algérienne des sociétés d'assu- rance et de réassurance (UAR). “Ce qui a tué le bonus-malus,

ce sont les réductions anarchiques accordées par les assureurs”,

a estimé M. Hadj Mahammed.

MEZIANE RABHI

LIBERTE Mercredi 24 février 2016 L’actualité en question 9 IL Y AURA MOINS DE NOUVEAUTÉS

LIBERTE

Mercredi 24 février 2016

L’actualité en question

9

IL Y AURA MOINS DE NOUVEAUTÉS ET DE VENTES

Automobile : la crise s’invite au Salon d’Alger

Malgré le manque de disponibilité des véhicules, plus de 20 concessionnaires automobiles seront au rendez-vous du Salon d’Alger. Ils estiment qu’un Motor Show constitue une opportunité pour le renouveau du secteur automo- bile en Algérie. Point de situation.

L a 19 e édition du Salon internatio- nal de l’automobile d’Alger (SIAA-2016), qui, se déroulera du 17 au 27 mars prochain au Palais des expositions des Pins- Maritimes, intervient dans une

conjoncture extrêmement difficile pour les représentants des marques en Algérie. Pour cause, les chiffres des ventes du premier mois de l’année en cours annoncent une chute en termes de ventes durant les mois prochains et nous renseigne sur une crise profonde qui secoue ce secteur. En effet, selon une première estimation

basée sur des chiffres obtenus par Liberté, les 22 concessionnaires qui ont communiqués leurs ventes, ont écoulés 17 157 véhicules en janvier dernier, contre 27 725 durant la même période en 2015, soit une chute libre de 10 568 unités. Dans le Top 10, on retiendra Renault (3 200 ventes) Hyundai (3 100), Peugeot Algérie (3 001), Dacia (2 000) Seat (1 107), Skoda (992), Kia (638), Maruti (650), Nissan (525) et Volkswagen (510). Ainsi, note-t-on, de la

11 e à la 22 e place du classement, les ventes

oscillent de 300 unités (Ford), 5 (Daihatsu et Dodge) et 4 ventes (Opel) ! Du jamais vu sur notre marché depuis 2007, d’autant que la récession était prévisible une fois les stocks épuisés. Quant aux marques chinoises, elles adoptent une attitude inamovible et ne communi- quent jamais leurs chiffres, préférant rester en “embuscade” pour mieux glaner des parts de marché sur des segments en difficulté, comme la citadine. À cette situation fâcheu- se viennent se greffer les chiffres communi- qués par le Centre national des statistiques des Douanes algériennes (Cnis). En effet, la quantité de véhicules importés a été quasiment divisée par trois en une année avec 9 309 unités importés en janvier der- nier contre 27 497 unités sur le même mois en 2015, soit une chute de 66,15%. Concernant les concessionnaires qui détien- nent les plus grosses parts du marché (PDM), il est constaté que la baisse de leurs importations a oscillé entre 29% et 97% en valeur, et entre près de 1% et 98% en termes de quantité. Les plus grosses baisses en valeur et en quantité ont touché les conces- sionnaires asiatiques et allemands. Quant aux raisons de réalisation de ces importations, en janvier dernier, en dépit du gel des domiciliations bancaires pour les importations soumises au régime des licences, on évoque l’ouverture des docu- ments bancaires opérée avant la parution, au

5 janvier 2016, de la note de l’Association des banques et établissements financiers (Abef).

Les participants parlent de renouveau

Ainsi, et à la veille d’un Salon très attendu par les Algériens, les concessionnaires auto- mobiles sont divisés, entre ceux qui voient en cet évènement un “renouveau” et ceux qui le qualifient “d’un évènement inutile tant qu’il n’y aura pas de ventes”. Sollicitée par Liberté, Rosa Mansouri, la chargée des rela- tions presse au groupe Sovac, révèle que “le groupe Sovac participera activement à la 19 e édition du Salon international de l’automo- bile d’Alger. D’abord, on le fait pour rencon- trer nos clients, ensuite c’est un évènement où on devra présenter des nouveautés. Ce Salon se présente dans des conditions très difficiles, mais on doit s’adapter. Et nous avons fait

Zehani/Liberté
Zehani/Liberté

l’impossible pour ne pas rater ce rendez-vous annuel” . À la question de savoir si des nou- veautés seront à l’affiche au SIAA-2016, M me Mansouri affirmera que “Sovac présentera la nouvelle Passat et le nouveau Caddy chez Volkswagen, la nouvelle Superb chez Skoda et le New Q7 chez Audi. Du coup, et vous en conviendrez, on doit partager ces nouveautés avec nos clients”. Au plan des ventes, notre interlocutrice estime que “même si ce Salon ne revêt pas un caractère commercial, il faut savoir que ce n’est pas aussi l’objectif de Sovac. Après, en termes de ventes, chacun aura sa part de quota et mettra en place sa stratégie de vente. En revanche, c’est la pre- mière fois qu’on aura droit à un Salon-image où le concessionnaire viendra pour présenter ses nouveautés”. Même son de cloche chez Peugeot Algérie qui marquera sa présence en force durant le SIAA-2016. Contacté par nos soins, Sofiane Bouayad, chargé des relations presse chez la marque

au lion, avoue que “Peugeot Algérie ne vien- dra pas au Salon avec les mains vides. C’est un rendez-vous annuel sacré et on le fait pour nos clients. On aura des nouveautés que vous découvrirez sur notre stand, avec autant de surprises réservées. Il faut dire que c’est un Salon qui intervient dans un contexte particulier, marquée par une situation d’un marché que tout le monde connaît ! Après, il faut s’adapter pour être au rendez-vous et présenter nos nouveautés. Pour vous dire, on sera au Salon pour le grand public algérien comme il a toujours été là pour nous”. De son côté, la directrice du marketing de Hyundai Motor Algérie (HMA), Radia Ziani, avoue qu’“une partici- pation à un Salon ne vaut pas uniquement que par les ventes, mais par l’image et les nouveautés. Pour nous, ce sera l’occasion de présenter le New Tucson, l’un des best-sellers de Hyundai. Même s’il ne sera pas vendu au SIAA-2016, l’essentiel est de la présenter au

OCTROI DES LICENCES ET DES QUOTAS D’IMPORTATION

Les concessionnaires retiennent leur souffle

< La commission chargée de définir les quotas d’importation à attribuer aux concessionnaires automobiles vient d’achever ses travaux, apprend-on de bonnes sources. Le contingent des véhicules fixé à 152 000 unités au titre de l’année 2016, la date de délivrance des licences sera rendue publique incessamment par le ministère du Commerce. Elle devra intervenir vers la fin de la semaine en cours, au plus tard dimanche prochain, indique la même source. Le contingent concerne les véhicules pour le transport de dix personnes ou plus (chauffeur inclus), les véhicules de tourisme et autres véhicules automobiles principalement conçus pour le transport des personnes (y compris les voitures de type break et les voitures de course) et les véhicules automobiles pour le transport de marchandises. Les engins, comme les camions et tracteurs que certains professionnels importent pour le propre fonctionnement de leur entreprise, ne sont pas concernés par le dispositif des licences. Il faut rappeler que le quota des importations des véhicules sera attribué au concessionnaire en fonction de ce que représentait, en pourcentage, la part qu’il avait l’habitude d’importer par rapport aux importations globales annuelles des véhicules. À titre illustratif, si un concessionnaire avait l’habitude d’importer 20% des importations globales des véhicules, il aura 20% du contingent global. En revanche, pour un nouveau concessionnaire qui n’a pas un courant d’échanges traditionnels, il sera exclu de facto et ne bénéficiera pas d’un quota. Du reste, aucun importateur n’excédera 30% des contingents globaux fixés par le gouvernement.

F. BELGACEM

La quantité des véhicules importés a été divisée par trois.

grand public”. Interrogé au sujet des ventes,

M me Ziani révèle que “HMA détient actuelle-

ment un stock pour répondre à la demande. Il s’agit de la I-10 et Accent Last Edition. Sur le segment du Premium, il y aura la Sonata et la I-40”. Selon notre interlocutrice, ces véhicules sont disponibles et permet- tront aux clients d’en acquérir, à chacun son choix, une voiture. Concernant la prise de

commandes sur les nouveautés, M me Ziani estime que “rien ne peut se faire tant que les quotas ne sont pas définis. Du coup, on ne prendra pas de commandes, car on ne peut pas fournir de délais aux clients”. Concernant le chapitre lié à l’indus- trie, M me Ziani a indiqué que “HMA a reçu le soutien du constructeur sur la partie du véhi- cule léger et on a reçu le projet le projet de montage de l’usine. Il y a encore la partie locale. Là, on attend encore l’autorisation. Donc, on reste en mode projet en attendant

du concret”. À Nissan Algérie, une source autorisée du groupe Hasnaoui, ira dans le même sens, indiquant qu’“un Motor-Show est destiné à présenter des concept-car et des innovations. Malheureusement en Algérie, ce salon est devenu un évènement commercial ! Or, ce n’est pas le but. Nissan va être présent même si la conjoncture n’y s’apprête pas avec, notamment le manque de visibilité. Toutefois, nous allons participer pour appor- ter des surprises. On mettra en avant l’image de marque basée sur l’innovation et sur la visibilité de notre marque pour mieux communiquer avec nos clients”. Interrogée sur les ventes, notre source dira que “Nissan n’a pas de stock. Du coup, l’aspect commercial sera le grand absent, mais cela ne nous empêche pas de tra- vailler sur l’image de marque de Nissan”. Des concessionnaires qui ne participent pas à cette édition, et contactés par nos soins, refusent de se prononcer et qualifient le SIAA-2016 d’“évènement inutile” à cause de

la pénurie, donc des ventes.

FARID BELGACEM

10

L’internationale

Mercredi 24 février 2016

LIBERTE

SORTIE DE LA GRANDE-BRETAGNE DE L’UNION EUROPÉENNE

Des patrons de grandes entreprises opposés

n L’avenir de la Grande-Bretagne au sein de l’Union européenne alimente le débat à Londres, mais surtout l’inquiétude de nombreux chefs d’entreprise qui affirment qu’une sortie de l’UE “menacerait l'emploi et mettrait en danger l'économie” du pays. “Quitter l'UE découragerait l'investissement, menacerait l'emploi et mettrait en

danger l'économie. Le Royaume- Uni sera plus fort, plus en sécurité et plus riche en restant un membre de l'UE”, déclarent les signataires d’une lettre ouverte de près de

200 patrons d’entreprises, publiée

par le journal The Times, parmi lesquels figurent 36 présidents ou directeurs généraux des 100 grandes firmes de l'indice FTSE-

100 de la Bourse de Londres.

Évoquant le compromis arraché vendredi à Bruxelles par David Cameron sur la place du Royaume- Uni dans l'union, ces responsables économiques estiment que le Premier ministre britannique a “obtenu un engagement de la part de l'UE”. Mais David Cameron doit surtout convaincre ses concitoyens parmi les pro-sortie de l’UE (Brexit), dont l’influent maire de Londres Boris Johnson. Pour lui, la présence de la Grande-Bretagne au sein de l’UE n’est d’aucun intérêt. “Il n'y a pas grand-chose de positif pour les travailleurs” dans la “vision de Boris Johnson d'un Royaume-Uni en dehors de l'Europe”, réplique la secrétaire générale du Trade Union Congress, la confédération des syndicats britanniques, Frances O'Grady, dans une autre lettre publiée par le Times.

L. M.

LE SG DU FRONT POLISARIO INVITÉ À UNE CONFÉRENCE INTERNATIONALE À MARRAKECH

Une initiative et des interrogations

Surprenante initiative du Centre de recherche et d’études Bensaïd-Aït-Idder, qui convie le président sahraoui à participer du 8 au 10 avril prochain à Marrakech à une conférence internationale sur le Sahara occidental.

D. R.
D. R.

Mohamed Abdelaziz, secrétaire général du Front Polisario.

U ne invitation officielle a été adressée par le directeur de centre au secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, pour prendre part, à Marrakech, aux travaux de

cette conférence qui traitera du différend ter- ritorial. L’information a été confirmée par le président du centre organisateur, Ahmed Sli- mani, à plusieurs médias marocains. “Une in- vitation par fax à Mohamed Abdelaziz, en sa qualité de secrétaire général du Front”, a-t-il af- firmé avant d’ajouter : “Nous avions opté pour le fax tout simplement parce que nous n’avons aucun contact direct avec le Polisario. Mainte- nant, c’est à la direction du Front de désigner les délégués qui la représenteront à la conférence.” Ainsi, les organisateurs s’attendent à la parti- cipation de cadres du Front Polisario à cette conférence, à laquelle sont conviées notamment des personnalités de plusieurs continents, se- lon la même source. Cette dernière a indique que “des fax ont été adressés à des personnali- tés originaires des États-Unis, d’Europe, d’Amé- rique latine et d’Afrique”. Par ailleurs, le centre prévoit, dans les prochains jours, un voyage en Tunisie puis en Mauritanie pour aller à la ren- contre des politiques et des membres de la so- ciété civile et leur expliquer l’objectif de cet évé-

nement. Cette initiative laisse supposer que Ra- bat aurait changé de fusil d’épaule dans sa ges-

tion du dossier. Après quarante années de blo- cage, le Maroc est-il en train de changer de stra- tégie dans la gestion du conflit du Sahara oc- cidental ? Connaissant l’importance accordée par les hautes autorités marocaines à ce sujet, il est peu probable que cette institution ait lan- cé de son propre chef une telle démarche sans leur approbation. Il ne fait aucun doute que le Maroc, qui est dans une posture inconfortable après son incapacité à empêcher les visites dans la région de l’envoyé spécial onusien, Chris- topher Ross, et du secrétaire général de l’ONU, opte pour la diplomatie parallèle afin de sortir de l’impasse. D’ailleurs, la crédibilité dont jouit le centre de recherche et d’études Bensaïd Aït-Idder, dont le fondateur a accordé une in- terview à Liberté, le 9 février dernier, et qui est partenaire de l’Institut international de re- cherche sur la paix de Stockholm, constitue une opportunité à exploiter pour le Makhzen. Ce dernier, qui a tout fait pour que le Front Poli- sario soit classé comme “organisation terroriste”, n’est certainement pas disposé à faire des concessions sur sa position jusqu’auboutiste sur cette question, d’où cette nouvelle parade. Reste à savoir maintenant quelle sera la réponse du patron du Front Polisario et président de la République sahraouie (RASD), à cette invita- tion, lui qui est pourtant considéré “persona non grata” au Maroc.

MERZAK TIGRINE

LE VOTE DE CONFIANCE AU GOUVERNEMENT D’UNION REPORTÉ D’UNE SEMAINE

Crise libyenne : les députés de Tobrouk jouent avec le feu

Libyens devront attendre une semai- supplémentaire avant l’approbation gouvernement d’union formé par Faïz

Serradj, après le report du vote de confiance du Parlement de Tobrouk hier. Faute de quorum, les députés de Tobrouk ont ajourné leur vote à mardi prochain, ont rapporté les médias libyens. “Le quorum requis pour la ré- union (89 députés, ndlr) n'ayant pas été obte- nu, le président de la chambre a donc levé la séance”, a affirmé Mohamed al-Abbani, repris par l’AFP. Le président de la commission des Affaires étrangères, Idriss al-Maghrebi, a ex- pliqué à l’agence de presse officielle libyenne que de nombreux députés rejettent la com- posante du gouvernement proposé par l’hom- me d’affaires tripolitain. “Le vote exigeait la pré- sence de 99 députés, mais cela n’a pas été le cas. Aussi, de nombreux députés ne sont pas venus parce qu’ils refusent un gouvernement qui ne représente pas toutes les sensibilités”, a-t-il in- diqué à l’agence Lana. Pour Idriss al-Maghrebi et d’autres élus du Par- lement reconnu de Tobrouk, Faïz Serradj s’est trop précipité pour former son gouver-

L es

ne

du

nement, composé de 18 membres, dont 5 vice- ministres, après le rejet de son premier exécutif du 11 janvier et qui était composé de 32 mi- nistres. Le report du vote de confiance sur le gouvernement d’union aggrave le sentiment d’incertitude politique chez des Libyens qui s’inquiètent de l’avenir de leur pays, directe- ment menacé par la scission et l’expansion de l’organisation terroriste autoproclamée État is- lamique (Daech). Hier, dans un tweet, l’émissaire de l’ONU en Libye, Martin Kobler, a estimé qu’il faut ac- corder du temps aux acteurs politiques libyens et ne pas leur forcer la main à accepter un gou- vernement qui ne fait pas consensus. “J’en- courage le Parlement (de Tobrouk, ndlr) à être présent pour approuver toute la liste du gou- vernement d’union. Il ne faut ni menacer ni presser les députés à aller voter”, a-t-il écrit dans son tweet, quelques heures avant la réunion de l’assemblée exilée à Tobrouk. Par ailleurs, les combats se poursuivent à Benghazi (Est), où les forces loyales au gouvernement de Tobrouk ont réussi à reprendre aux groupes islamistes, dont Daech, plusieurs quartiers stratégiques

de la ville ces dernières 48 heures. Les combats font rage aussi à Adjdabia et dans plusieurs autres villes du nord côtier de la Libye. Et si aucune solution n’est trouvée d’ici à quelques semaines, l’éventualité d’une intervention étrangère en Libye sera possible, mais égale- ment risquée pour la stabilité régionale, aver-

tissent les pays voisins. D’ailleurs, une réunion des pays voisins de la Libye devrait avoir lieu prochainement en Tunisie, a indiqué, hier, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemais Jhinaoui, dans un entretien à un jour- nal local.

LYÈS MENACER

ILS ONT TRAVERSÉ LA MER MÉDITERRANÉE EN 2016

Plus de 110 000 migrants et réfugiés arrivés en Europe

n Plus de 110 000 migrants et réfugiés sont arrivés depuis janvier en Europe, en traversant la Méditerranée, a annoncé, hier, l'Organisation internationale pour les migrants (OIM), ont rapporté les agences de presse. Au total, 102 547 personnes sont passées par la Grèce et 7 507 par l'Italie, selon les derniers chiffres publiés par l'OIM. “Nous avons atteint ce chiffre en deux mois”, alors qu'en 2015, c'est seulement au début de l'été que la barre des 100 000 avait été dépassée, a souligné un porte-parole de l'organisation, Itayi Viriri. Au total, plus d'un million de réfugiés et migrants ont traversé la

Méditerranée l'an dernier. Le périple des migrants n'est pas sans danger : plus de 410 personnes sont mortes ou sont portées disparues depuis janvier, selon l'OIM (environ 3 700 en 2015). L'écrasante majorité de ceux qui arrivent sont des réfugiés, d'après le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). 44% de ceux qui sont entrés en Grèce cette année sont Syriens, 29% Afghans, 17% Irakiens, 4% Iraniens et 3% Pakistanais. Le pourcentage restant sont des personnes venues d'autres pays, dont le Maroc et la Somalie.

R. I./AGENCES

ACCORD D’UN CESSEZ-LE-FEU RUSSO-AMÉRICAIN EN SYRIE

Un nouveau coup d’épée dans l’eau ?

projet américano-russe de

cessez-le-feu en Syrie, annoncé lundi soir et approuvé hier par

régime de Damas, sera très difficile à concrétiser. Son entrée en vigueur, prévue pour samedi à 00h00 locales (22h00 GMT vendredi,) pourrait bu- ter sur de sérieux obstacles. En effet, ce cessez-le-feu, qui exclut le groupe État islamique (EI) et le Front Al-Nos-

L e

ra, branche syrienne d'Al-Qaïda, qui contrôlent de larges pans du territoire syrien, n’aura rien d’une trêve, car ces parties vont poursuivre leur guerre. D’un autre côté, des rebelles et des ci- vils ont exprimé leurs doutes sur ce cessez-le-feu, doutant de la bonne foi du régime et de ses alliés. En outre, le communiqué du gouvernement sy- rien précise également que le régime

poursuivra les “opérations militaires pour lutter contre le terrorisme de Dae- ch, le Front Al-Nosra et les autres groupes terroristes qui leur sont liés conformément à l'annonce russo-amé- ricaine”. La même source ajoute que “le gouvernement syrien est prêt à co- ordonner avec le côté russe pour dé- terminer quelles sont les régions et les groupes armés qui feront l'objet de la

cessation du cessez-le-feu”. Par ailleurs, le Haut comité des négociations (HCN), qui rassemble des groupes clés de l’opposition syrienne, avait pour sa part annoncé lundi qu'il ac- ceptait ce cessez-le-feu à condition que les dispositions de la résolution 2254 de l'ONU, adoptée en décembre 2015, soient respectées. Cette réso- lution prévoit en effet un arrêt des vio-

lences pour ouvrir la voie aux aides humanitaires dans les zones sous contrôles des rebelles mais encerclées par Damas. À noter qu’un accord de trêve russo-américain avait été conclu il y a près de deux semaines, lors du sommet sur la sécurité à Munich. Mais il n’a jamais été respecté par les parties en conflit en Syrie.

M. T.

LIBERTE

Mercredi 24 février 2016

Culture

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LA DIRECTION DE LA CULTURE DE ANNABA REFUSE DE LOUER SES SALLES

“La vente de billetterie ne correspond pas à notre politique”

vente de billetterie ne correspond pas à notre politique” SORTIR Rencontres n L’auteure Nora Sari présentera
SORTIR Rencontres
SORTIR
Rencontres

n L’auteure Nora Sari présentera son roman

autobiographique Un concert à Cherchell, le

samedi 27 février, à partir de 14h, à la bibliothèque du palais de la culture Moufdi- Zakaria (Kouba, Alger). La rencontre sera suivie d'une vente-dédicace ; le public est cordialement invité.

n L’institut Cervantès organise un hommage

au poète Ruben Dario, le samedi 27 février, à partir de 10h30, à l’espace Espagne (institut Cervantès). La conférence sera animée par le poète, traducteur et philologue espagnol Jose

Maria Mico, et elle sera suivie d’une lecture de poésie (en français et en arabe) de Ruben Dario, par Fauzia Laradi.

n La librairie Tout pour l’Algérie organise, le

samedi 27 février, à 14 h, une rencontre littéraire avec l’écrivain Waciny Laredj autour

de son roman La 1007 e nuit (éditions Enag). Lieu: 4, rue du 1 er -Novembre (cité 66- Logements), Zéralda, Alger.

Cinéma

n 5 es journées du film jordanien en algérie

(cinémathèque d’alger)

Ce soir à 19h30, projection du film 3000 nights, de la réalisatrice Maï Masri.

n Jeudi à 19h, projection du documentaire The

Council, du réalisateur Yahya Abdallah.

n Vendredi à 19h (soirée de clôture), projection

du long-métrage Theeb, du réalisateur Naji

Abu Nowar.

n Projection du film Opération Maillot, de

Okacha Touita, à la salle El-Mouggar, le samedi 27 février à 20h, et le 28 février à raison de 4 séances : 14h, 16h, 18h et 20h.

Spectacles

n Générale de la pièce théâtrale Les morts

vivants, de Youcef Taaouinet, ce soir, à 18h, au

Théâtre national algérien (TNA).

n Générale de la pièce El-Mestour, de

Missoum Laroussi, le vendredi 26 février, à 18h, à la salle El-Mouggar.

L’entreprise d’événementiel Decibels Systems s’est vu refuser par le directeur de la culture de Annaba la location des salles de la maison de la culture et celle du TRA pour l’organisation de spectacles musicaux.

D. R.
D. R.

Le TRA est souvent fermé faute d’activités culturelles.

bi).” Insurgés par ces propos, les gérants de De- cibels Systems ont tenu à préciser qu’en pa- rallèle un “partenariat entre l’Institut français de Annaba et la direction de la culture a été conclu, et désormais les concerts des groupes français ramenés par l’IFA seront produits dans la salle de spectacles de la maison de la cul- ture gratuitement”. Il a été d’ailleurs signalé dans le même document que le 24 janvier dernier l’institut avait organisé un concert du groupe rock français Radio Elvis dans la salle de la mai- son de la culture, “la même salle qui nous a été refusée par M. Boudiba pour motif absurde, je le rappelle, musique moderne”. Et de renché- rir : “Lorsque nous avons demandé des expli- cations au directeur de la culture, il nous a sor- ti sa réponse habituelle et récurrente : je n’y suis pour rien, il s’agit d’une note du ministère.” Le responsable événementiel, Amine Rahmani, a confié à Liberté : “Je ne comprends pas ce rai- sonnement. C’est comme si les spectateurs de l’IFA sont respectueux envers les artistes, alors que l’autre ‘public’ algérien n’est là que pour sac- cager ?” Et d’ajouter : “Il nous a informé que ces salles sont interdites de location suite à une note

à la rencontre du quartier. Pour

ses spectacles en Kabylie, l’ar- tiste a déjà programmé deux grands évènements à l’occa- sion de la journée de la Femme. Le spectacle sera animé à Ta- bouda, chef-lieu de la com- mune d’Illoula Oumalou, où Zayen partira, comme à l’ac- coutumée, à la rencontre des ci- toyens de sa commune natale. Le spectacle aura donc lieu le 8 mars prochain à partir de 10h au siège de l’APC. Une autre ac-

tivité est prévue lors de la même journée. L’artiste a programmé une rencontre avec la popula- tion, s’ensuivra la présentation de son dernier album Uccen d umeksa, où les fans de Zayen seront conviés à un débat et des chants lors de la dédicace de l’opus. Une autre activité simi- laire est prévue à Tikjda, où Zayen dédicacera son album. Cette activité sera suivie d’un concert à l’occasion de la Jour- née de la femme, le 11 mars. Le spectacle est prévu dans la soi- rée de la même journée. Cette tournée de l’artiste en Kabylie

a été entamée depuis près d’une

année, où il a sillonné les autres

coins de la région à la ren- contre du public.

M. MOULOUDJ

L a jeunesse annabie se voit depuis ces dernières années privée d’acti- vités culturelles de tous genres : ab- sence de salles de cinéma, de spec- tacles musicaux, de représenta- tions théâtrales… Elle a seulement

droit de temps en temps à quelques activités “médiocres” et festivals. Pour faire sortir la Co- quette de l’agonie dans laquelle elle se retrou- ve depuis trop longtemps, une entreprise d’événementiel privée a tenté de faire booster la scène culturelle, et ce, en offrant des moments de détente et de musique à 100% algérienne au public. Cette société annabie Decibels Systems a or- ganisé durant la dernière saison estivale plu- sieurs concerts au club hippique de Annaba. Les mélomanes ont pu assister à des shows pré- sentés par des groupes de la nouvelle scène al- gérienne, à l’exemple de Djmawi Africa, El Dey, Cameleon, Ifrikia Spirit et tant d’autres. Dans l’optique de redorer la scène bônoise, les res- ponsables de cette agence ont pris l’initiative d’organiser des manifestations tout au long de l’année. Faute d’espaces et de salles, les gérants de Decibels Systems ont récemment sollicité le directeur de la culture, M. Boudiba, pour la lo- cation des salles du théâtre régional Azzedine- Medjoubi et celle de la maison de la culture. Le responsable du secteur culturel de la ville de An-

naba a catégoriquement refusé. Une attitude qui

a fait réagir les responsables de l’entreprise. Un

communiqué a été publié sur les réseaux so- ciaux pour exprimer leur “ras-le-bol”. Il est sou- ligné que M. Boudiba avait justifié ce refus, comme indiqué dans le communiqué, par le fait que “les groupes de musique moderne attirent des jeunes, à cet effet, nous avons peur que le pu- blic détériore la salle”. Et d’ajouter : “Concer- nant le TRA, les salles de spectacles qui sont sous ma tutelle ne peuvent être louées que pour des spectacles de musique classique (malouf, chaâ-

du ministère de la Culture. Pour

rappel, ce dernier incite les établis- sements publics à générer de l’argent pour contrer la période difficile que notre pays est en train de vivre.” Pour avoir plus de détails, Liberté

a contacté par téléphone M. Bou-

diba. Il nous a signalé à propos de

la location : “Nous ne louons pas les

salles appartenant aux biens publics. La vente de billetterie ne correspond pas à notre politique. Nous réalisons seulement des coopérations gra- tuites.” À propos du public “sac- cageur”, il a insisté sur le fait que “ces jeunes risques d’abîmer la salle, c’est un bien de l’État et il est sous notre responsabilité”. Quant au partena- riat avec l’IFA, qui invite des groupes de rock et de musique moderne, il a précisé que “c’est une coopération qui entre dans le cadre des échanges culturels entre les pays. C’est un pro- gramme central concernant plusieurs wilayas”. Dans cette conversation téléphonique, le di- recteur de la culture a évité de donner des pré- cisions sur cette fameuse note du ministère qui refuse la location des salles au privé ! Pour rap- pel, Azzedine Mihoubi, depuis plusieurs mois, ne cesse d’appeler, compte tenu de la politique

d’austérité que traverse le pays, les particuliers à investir dans la culture.

HANA MENASRIA

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à investir dans la culture. HANA MENASRIA Publicité AF APRÈS LE CARNAVAL DE VALENCE EN ESPAGNE

AF

APRÈS LE CARNAVAL DE VALENCE EN ESPAGNE

Zayen est de retour en Kabylie

D. R.
D. R.

L e jeune artiste Zayen continue sa tournée eu- ropéenne et locale. Ainsi,

il vient juste de revenir de Va-

lence en Espagne où il avait pris part au Carnaval interculturel de Russafa, qui s’est tenu du 18 au 20 février. Zayen a animé plusieurs spectacles dont un le 18 de ce mois à Jarité Espai Obert et le second le 20 février, au parc Manuel Granero. Selon l’artiste, l’objectif de ce festival “unique en son genre” n’est pas seulement la célébration d’une fête de quartier. Pour ses orga-

Uccen d umeksa, dernier opus de Zayen

nisateurs, donc les associations culturelles Jarit et Sariri, “c’est une occasion de rapprocher les

habitants de Valence et les visi- teurs de passage”, de faire connaître à un public varié “l’atmosphère conviviale et unique de Russafa”, et surtout de “favoriser le dialogue et les échanges entre les cultures qui vivent en harmonie dans le quartier”. Durant près de deux semaines, plusieurs animations artistiques et culturelles mène- ront les visiteurs de tous hori- zons et les citoyens valenciens

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Mercredi 24 février 2016

LIBERTE

12 Publicité Mercredi 24 février 2016 LIBERTE ANEP n° 407 310 Liberté du 24/02/2016

ANEP n° 407 310 Liberté du 24/02/2016

LIBERTE

Mercredi 24 février 2016

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LIBERTE Mercredi 24 février 2016 Publicité 13 ANEP n°407 250 Liberté du 24/02/2016

ANEP n°407 250 Liberté du 24/02/2016

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L’Algérie profonde

Mercredi 24 février 2016

LIBERTE

L’Algérie profonde Mercredi 24 février 2016 LIBERTE BRÈVES du centre KADIRIA (BOUIRA) Deux morts et un

BRÈVES du centre

KADIRIA (BOUIRA)

Deux morts et un blessé dans un accident de la route

< Dans la nuit de dimanche à lundi dernier, un

accident de la route, entre un camion semi- remorque et un véhicule léger, a fait deux morts et un blessé dans un état grave, au niveau de la descente dite des Touatih, à proximité de la commune de Kadiria, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Bouira. Selon la Protection civile de Bouira, la collision a eu lieu aux alentours de 2 heures du matin, lorsque le conducteur du poids lourd, aurait effectué une manœuvre dangereuse. Les victimes ont été évacuées vers l'hôpital de Lakhdaria, précise-t-on. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie nationale afin de déterminer les causes exactes de ce énième drame.

R. B.

M’SILA

Saisie 1944 unités de boissons alcoolisées

< Les éléments de la Gendarmerie nationale de

Sidi Aïssa, 93 kilomètres du chef-lieu de la wilaya

de M’sila, ont réussi, le week-end dernier,

une quantité importante de boissons alcoolisées transportées dans un camion de fruits et légumes. Cette action a permis la saisie de plus de 1944 unités, entre canettes de bière, bouteilles de vin et de liqueurs de grandes marques.

à saisir

C. B.

INCENDIE DANS UN HANGAR À MÉDÉA

200 bottes de paille parties en fumée

< Un incendie s’est déclaré, hier vers 6h45, dans

un hangar de stockage situé au lieudit Douarine, commune de M’fatha, 70 km au sud du chef-lieu de wilaya, causant des dégâts matériels et l’asphyxie de plusieurs têtes bovines. Quelque 200 bottes de paille ont été consumées par les flammes qui se sont propagées à un autre hangar contigu et dont les fumées ont provoqué d’importants dommages. La lutte contre le feu a duré plus de 2 heures et a permis aux agents de la Protection civile de Ksar El-Boukhari de maîtriser le sinistre et d’empêcher son extension au reste des installations des hangars.

M. EL BEY

CITÉ ECHOUMOUAÂ DE TAMANRASSET

Échec exemplaire d’une urbanisation

Érigée près du centre-ville de Tamanrasset, la cité Echoumouaâ est l’exemple type des bidonvilles en Algérie.

B ien qu’il ait béné- ficié d’opérations de développe- ment, le quartier renvoie l’image de vieilles bâtisses où

il ne fait pas bon-vivre. Routes poussiéreuses, réseaux d’assai- nissement défectueux, projet d’alimentation en eau potable en attente, éclairage public défaillant, la liste des pro- blèmes, selon le représentant du quartier, Messata Mebarek, est encore longue. Le plus frap- pant reste toutefois ces loge- ments LPL livrés en 2014 sans VRD. Pour s’y rendre, il faut emprunter une piste et des

tronçons de route parsemés de crevasses. En plus, il y a une ceinture de constructions illi- cites louées à des ressortissants étrangers. “Nous avons adressé plusieurs doléances à qui de droit, mais chaque fois on nous accuse une fin de non-recevoir. On est allé voir à maintes reprises les responsables de la

wilaya, en vain. On nous fait des promesses jamais hono- rées”, s’indigne notre interlo- cuteur en nous invitant à constater de visu leurs souf- frances. “La dernière fois, on s’est réuni avec le président de l’APW. On a eu à brosser enco- re une fois un tableau du cal- vaire et des souffrances quoti- diennes de la population de ce

D. R.
D. R.

quartier livré aux réseaux de trafiquants de tous bords. Deux jours après, une commission présidée par le wali s’était déplacée sur les lieux pour véri- fier la véracité des informations fournies. Malheureusement, rien n’a été fait depuis, hormis les quelques petits travaux de rafistolage entrepris à l’occa- sion de la visite du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales”, peste M. Messata en faisant part du risque couru par les écoliers en raison de la

Un quartier avec des rues de plus en plus dégradées.

dégradation des routes, ren- dues de surcroît impraticables depuis fin 2014, date du début de l’interminable projet de revêtement. Et de préciser que “l’importance du trafic routier dans ce quartier menace davantage la vie de nos enfants qui sont contraints de faire mille et un calculs pour traver- ser la route et du coup échapper aux chauffards”. La présence de journalistes dans cette cité n’a, a-t-on remarqué, pas été du goût de certains habitants.

Ce n’est pas le cas de Mebarek qui nous invite encore une fois à photographier ces lampa- daires allumés H/24 pendant que d’autres lotissements du même quartier en sont privés la nuit et sombrent dans le noir. “Pourtant, ce sont ces mêmes responsables qui ne ces- sent de chanter la rengaine de rationalisation des dépenses pour nous imposer les mesures d’austérité. Contradictoire !” conclut-il, dépité.

RABAH KARECHE

LE BRAS DE FER ENTRE DES HABITANTS À UN ÉLU À L’APC

Tension autour d’une coopérative immobilière à Tizi Ouzou

L a réalisation d’une coopérative immobilière dans un lotisse- ment à la nouvelle ville ne cesse

d’exacerber les tensions entre des habitants et le président de la coopé- rative, un avocat et élu sur la liste du FFS à l’APC de Tizi Ouzou. Les habi- tants du lotissement expliquent “avoir

obtenu gain de cause devant le tribu- nal administratif” mais que les tra- vaux de construction se poursuivent normalement dans ce lotissement alors que les adhérents à la coopérati- ve disent détenir une délibération datant de 1985, consacrée exclusive- ment à la réalisation de villas indivi- duelles. “Nous avons constaté une lenteur, voire un manque de volonté, dans l’exécution du jugement rendu et en même temps la poursuite nor- male des travaux du chantier”, se plaint un des habitants du lotisse- ment. Dans ce jugement daté du 28 décembre 2015, le tribunal adminis- tratif de Tizi Ouzou a, en effet, statué “pour l’annulation du permis de construire délivré le 30 mars 2014 pour illégalité”. Une annulation moti- vée avec les conclusions d’une exper- tise qui a confirmé, lit-on dans le

jugement, que “le permis de construire en question n’est pas conforme à l’ar- ticle 6 de la loi sur l’aménagement et l’urbanisme et l’article 37 de la loi 29/90 ainsi qu’au plan d’occupation du sol”. S’appuyant sur ce jugement et la grosse exécutoire, le président de l’APC, Ouahab Aït Menguellet, a, pour sa part, établi un arrêté d’annu- lation dudit permis de construire. “L’arrêté n°88/DUE/SU/2014 délivré le 30/03/2014 portant permis de construire au profit de Yasmine repré- sentée par son président Sahli Youcef sis au quartier A Zhun Sud, îlot 11 lot n°06 nouvelle ville Tizi Ouzou est annulé”, lit-on dans l’arrêté. Pour sa part, le président de la coopérative, M e Sahli Youcef, estime que “le tribunal administratif a violé la loi en annulant un permis de construire obtenu dans les normes. Le tribunal n’a pas à se substituer à l’APC”. “Nous avons saisi la permanence parlementaire du FFS qui a adressé une requête à l’inspecteur général du ministère de la Justice. En d’autres termes, nous avons porté plainte contre la présidente du tribu- nal administratif”, a-t-il ajouté en précisant que “le jugement rendu n’est

pas définitif, alors qu’un appel a été interjeté et une demande de sursis à exécution a été déposée le 6 janvier au référé”. Il s’agit pour lui d’“un achar- nement injustifié” et une “atteinte au droit à la propriété”. Cet élu du FFS précise que “la coopérative a été agréée en 2005 et érigée sur un terrain privé qui dispose d’un livret foncier, et le gabarit dans le quartier en question est augmenté de R+1 à R+4 dans le cadre de la révision du POS qui a été approuvé par délibération de l’APC, elle-même approuvée par le wali”. Il estime que les plaignants n’ont pas la qualité juridique pour remettre en cause le projet. Contacté, le président de l’APC par Intérim, M. Toulait, a expliqué que “la décision d’annulation en question a été notifiée au concerné par voie de la police d’urbanisme”. “S’agissant de la poursuite des travaux de la coopérative après que le jugement ait été rendu, l’APC ne dispose d’au- cun moyen coercitif pour intervenir. C’est aux plaignants de faire constater la situation par voie d’huissier et de saisir à nouveau le tribunal”, a-t-il expliqué.

SAMIR LESLOUS

MÉDÉA

Journée d’étude sur les marchés publics au profit des gestionnaires

< La direction de l’administration locale de la wilaya de Médéa a organisé, lundi, une journée d’étude sur les marchés publics et des délégations de service public, au profit des chefs de daïra, des élus des P/APC, des membres de l’exécutif et des cadres chargés des marchés publics au niveau des directions, ainsi qu’aux partenaires économiques. Animée par des universitaires et des cadres de l’administration et du contrôle financier, la journée a été consacrée aux nouvelles dispositions du décret 247-15 du 16 septembre 2015 portant réglementation des marchés publics et des délégations de service public. Dans son allocution d’ouverture, M. Mostafa Layadi, wali de Médéa, a indiqué que la journée vient en application des instructions du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur visant à mieux outiller la ressource humaine dans un contexte de modernisation de l’administration et du service public. Car, dira-t-il, l’étude de la réglementation relative aux marchés publics a pour objectif de préserver les deniers de l’État et d'accompagner la dynamique réglementaire que connaît le pays. Pour leur part, les communicants ont axé leurs interventions sur le cadre réglementaire des marchés publics, les délégations de service public et le contrôle des procédures au regard de la réglementation qui les régissent. Le point focal des intervenions a concerné la nécessité de mettre en place une démarche tendant à garantir la bonne utilisation des fonds publics qui, est-il précisé, est fonction de l’opportunité du marché public qui doit précéder toute procédure de passation de marché. “C’est de la sorte qu’il devient possible d’assurer une meilleure efficacité de la commande publique et d’optimiser son utilisation.” L’on fera remarquer que la réglementation en matière de procédures de marchés publics répond aux exigences actuelles pour éviter toute déviance à caractère financier pouvant résulter d’une interprétation des textes.

M. EL BEY

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L’Algérie profonde

Mercredi 24 février 2016

LIBERTE

L’Algérie profonde Mercredi 24 février 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Est TÉBESSA 118 têtes d’ovins

BRÈVES de l’Est

TÉBESSA

118 têtes d’ovins récupérées à El-Ouinet

Pas moins de 118 têtes d’ovins ont été

récupérées avant-hier par la brigade de la Gendarmerie nationale de la daïra d’El-Ouinet, à 60 km au nord du chef- lieu, apprend-on de sources sûres. Le vol a eu lieu à la fin de la semaine écoulée dans un enclos d’éleveur résidant dans le secteur d’El-Ouinet. Une fois alertés, les services de la Gendarmerie nationale ont déclenché une vaste opération de recherche. Les 118 têtes d’ovins ont été retrouvées dans la nature, abandonnées par les malfaiteurs qui ont réussi à prendre la fuite profitant de l’obscurité totale. L’enquête est toujours en cours pour arrêter les voleurs. Pour rappel, les éléments de la Gendarmerie nationale ont récupéré des têtes d’ovins volées la semaine écoulée, 43 autres têtes d’ovins dans la commune de Cheria.

RACHID G.

AÏN KERMA (EL-TARF)

Le transport et le réseau routier

La localité de Fertita (commune de

Aïn Kerma) est dans l'isolement le plus total, bien que la commune ait bénéficié d’un projet de réfection de la route sur une distance de cinq kilomètres. Cette voie d'accès a déjà perdu son asphalte et présente en plusieurs endroits des affaissements pouvant être dangereux de nuit pour les nombreux automobilistes qui l’empruntent. Pas un seul moyen de transport n'assure la navette entre cette localité et le chef-lieu communal. En cas de divers déplacements pour se faire soigner ou travailler, les voyageurs font appel au privé qui exige de chaque voyageur 100 DA. La situation est toujours la même, en dépit des incessantes réclamations pour la réhabilitation de la chaussée pour les habitants de Fhiss et de Sanhadja où les clandestins sont souvent sollicités pour assurer le transport. Les habitants de ces hameaux réclament aussi leur part de développement. Le transport dans ces localités abandonnées à leur triste sort demeure la préoccupation majeure.

TAHAR BOUDJEMAA

GUELMA

Bientôt une nouvelle gare routière

Le chef-lieu de wilaya souffre de

l'absence d'une gare routière, et cela se répercute sur le cadre de vie de la population qui évolue dans un environnement défavorable puisque les commodités élémentaires font défaut. Les familles sont confrontées à l'absence de salles de repos, d'abribus, de vespasiennes, de toilettes publiques dans une métropole de plus de 150 000 habitants. La direction des transports, destinataire d'une étude achevée relative à la réalisation d'une gare routière, avait lancé des appels d’offres. Une entreprise spécialisée qui a décroché le marché a entamé les travaux ces dernières semaines. Un cadre de la direction des transports a déclaré à Liberté : “Une enveloppe de 44 milliards de centimes a été allouée par les pouvoirs publics pour concrétiser une gare routière moderne et fonctionnelle qui n'aura rien à envier à celles des autres wilayas. Localisée au sein de l'ancienne gare routière, elle s'étalera sur une superficie de 2,5 hectares ; elle englobera un bloc administratif, des services techniques et commerciaux, des quais, des abribus, des salles d'attente, des cafétérias, des toilettes publiques et autres commodités indispensables. L'étude a prévu la réalisation d'un parking souterrain d'une capacité de 80 véhicules légers, d'aires de stationnement, des espaces de manœuvres des bus”.

HAMID BAALI

PROGRAMME 1500 LPP À OUM EL-BOUAGHI

La communication pour éviter une éventuelle délocalisation

La délocalisation du programme ne sera que pénalisante pour les citoyens de la wilaya, d’autant que, dès le début, l’information n’a pas circulé et l’on n’a enregistré que très peu de souscripteurs.

L a wilaya d’Oum El- Bouaghi qui a bénéfi- cié, en 2013, d’un pro- gramme de 1500 loge- ments publics promo- tionnels (LPP), 500 au

chef-lieu de wilaya, 500 à Aïn Beïda et 500 à Aïn M’lila, confié à l’ENPI (ex-EPLF), risque de se

voir privée de cet important pro-

gramme par un transfert éventuel vers d’autres wilayas, car les tra- vaux n’ont toujours pas démarré. La délocalisation du programme ne sera que pénalisante pour les citoyens de la wilaya, d’autant que, dès le début, l’information n’a pas circulé et l’on n’a enregis- tré que très peu de souscripteurs. Le comble, c’est que ceux qui se sont présentés à la direction régionale à Constantine pour le règlement de la 2 e tranche ont eu

une surprise et pas des moindres. Selon un souscripteur, “on nous a remis l’ordre de versement, et après le versement de la somme 100 millions, on nous a demandé d’entrer au site avec un code et accéder au choix de l’appartement,

mais sur le document on pouvait lire nouvelle ville (Constantine), El-Khroub (route de Constantine) et Ferdoua (wilaya de Mila)”. Et de s’interroger : “Je ne sais pas pourquoi quelqu’un qui habite Oum El-Bouaghi se voit contraint de choisir son appartement dans une autre wilaya ?” Aujourd’hui, on essaye de relancer l’opération souscription à travers des portes ouvertes organisées les 21, 22 et 23 février par l’ENPI à Oum El- Bouaghi. Pour la nouvelle direc- trice Zeroual Naïma, “on veut concrétiser ce projet, on a opté pour la réalisation, dans un pre- mier temps, de 50 logements à Oum El-Bouaghi. À Aïn M’lila, nous avons un terrain de 5 ha mais qui connaît un problème de drainage des eaux, quant à Aïn Beïda l’enquête foncière a révélé qu’il s’agit d’un terrain privé, et comme la ville souffre du manque du foncier, aucun choix de terrain n’a été fait”. S’agissant des actes de propriété pour les 100 loge- ments promotionnels à Aïn Beïda, un problème qui dure

D. R.
D. R.

L’opération de souscription au logement LPP à Oum El-Bouaghi va être relancée.

depuis plus de 20 ans, la directrice avance que “la commission de wilaya a émis un avis favorable pour la régularisation en 2012, mais le transfert a pris beaucoup de temps, on est en train de pour- suivre la procédure, d’ici un mois tout sera réglé”. Quant aux 352 LSP de Aïn M’lila, pour lesquels se pose également le problème des

actes, notre interlocutrice dira :

“Le terrain d’assiette s’étale sur 10 ha pour 7 projets, le certificat de partage est au niveau de l’APC de Aïn M’lila pour signature, ce n’est donc qu’une question de temps, certains bénéficiaires n’ont pas encore réglé la totalité du montant d’achat.”

B. NACER

JIJEL

La préparation de la saison estivale a commencé

mais il faut gérer les choses pour avoir une bonne saison estivale pour le bien-être des esti- vants et des vacanciers”, a précisé le wali. Dans le même sillage, le wali a instruit les respon- sables présents à cette réunion d’élaborer un plan d’action qui définit les responsabilités et les tâches de chaque partie. À cet effet, des commissions chargées chacune d’un volet ont été installées afin de faire des propositions et prendre des mesures concrètes pour le bon déroulement de la saison estivale. Par ailleurs, une enveloppe financière de 40 millions de dinars a été dégagée pour subvenir aux besoins des communes côtières qui sont au

KHENCHELA

Le ministre des Moudjahidine inspecte plusieurs projets

historiques”. Lors de sa visite au musée du Moudjahid au chef-lieu de wilaya, M. Zitouni a indiqué que “le musée de Khenchela sera doté, d’ici un mois, d’équipements audiovisuels nécessaires afin de montrer au monde entier les massacres et les tortures subis par les Algériens durant la période coloniale”. Tayeb Zitouni s'est ensuite rendu dans les communes de Khenchela, El-Hamma et Yabous où il a visité des sites et monuments historiques et lancé plusieurs projets relevant de son secteur, dont un projet d’extension du centre de repos des moudjahidine. Aussi, il s'est enquis des tra-

D ans le cadre de la préparation de la prochaine saison estivale, une réunion de travail présidée par le wali de Jijel,

Larbi Merzoug, a été organisée au siège de la wilaya en présence des chefs de daïra, des pré- sidents d’APC des communes côtières et des directeurs de l’exécutif concernés par ce volet. Lors de cette réunion, le chef de l’exécutif a mis en garde contre l’anarchie et les dépasse- ments exercés par certains opportunistes durant la haute saison, en l’occurrence le squat des plages, des parkings et des espaces publics d’une manière illicite. “Il ne faut pas interdire juste pour interdire,

nombre de huit, à savoir Ziama Mansouriah, El-Aouana, Jijel, Émir Abdelkader, Taher, El- Kennar Nechfi, Sidi Abdelaziz et Khiri Oued Adjoul. Cette dotation financière de 5 millions de dinars par commune sera destinée à diverses opérations, telles que l’équipement des 22 plages autorisées à la baignade en mira- dors pour la surveillance des plages, postes de secours et autres moyens qui donneront davantage de confort aux hôtes de cette ville côtière par excellence qui accueille chaque année plus de 8 millions d’estivants des quatre coins du pays.

MOULOUD S.

L ors de sa visite avant-hier dans la wilaya de Khenchela, le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a appelé

les moudjahidine à continuer de témoigner des crimes, des tortures et des massacres per- pétrés par la France coloniale en Algérie durant la guerre de libération. En mettant l'ac- cent sur la nécessité d’écrire fidèlement l’his- toire de la Révolution en vue de la transmettre aux futures générations, M. Zitouni a indiqué que “le ministère a réussi jusqu’à maintenant à enregistrer plus de 13 000 heures de témoi- gnages et à réaliser 32 films et documentaires

vaux de réalisation d'une stèle historique mémorisant le déclenchement de la première attaque du 1 er novembre 1954. Enfin, le ministre s’est entretenu avec les moudjahidine de la région où il a réaffirmé la volonté de l’É- tat d'assurer un service de qualité à ces der- niers ainsi qu’aux enfants et veuves de chahid, tout en facilitant les démarches administra- tives, sociales ou médicales. À la fin de sa visi- te, le ministre des moudjahidine a procédé à la remise symbolique du premier passeport bio- métrique à un citoyen de Yabous.

M. ZAIM

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L’Algérie profonde

Mercredi 24 février 2016

LIBERTE

L’Algérie profonde Mercredi 24 février 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest SAÏDA Trois personnes arrêtées pour

BRÈVES de l’Ouest

SAÏDA

Trois personnes arrêtées pour cambriolage

Trois cambrioleurs d’un

domicile familial ont été arrêtés à Saïda par les policiers de la 3 e sûreté urbaine et présentés, lundi dernier, devant le parquet. C’est suite à une plainte déposée par la victime que les policiers ont diligenté une enquête qui a abouti, après l’exploitation des renseignements fournies par les voisins, à l’identification et l’arrestation des cambrioleurs, qui sont âgés entre 23 et 25 ans. Les objets volés, à savoir trois téléviseurs, un chauffe- bain, un poste-radio, une machine à coudre et d’autres objets de valeur, ont été récupérés par les policiers. Les mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt.

F. ZAAF

TLEMCEN

Une famille

de cinq

personnes

sauvée in

extremis

Une famille de cinq

personnes a été sauvée in extrémis par les pompiers, lundi, à Tlemcen. Habitant le vieux quartier de Sidi Halloui, dans la banlieue nord-est de la ville, le père, son épouse et leurs trois enfants ne se sont pas aperçus, avant leur sommeil, que le chauffage était mal raccordé à la conduite d’évacuation, laissant ainsi échapper un volume important d’oxyde de carbone qui a failli leur être fatal. Vers une heure du matin, les agents de la Protection civile, alertés par les voisins, se sont rendus sur les lieux et ont constaté que les cinq personnes ayant inhalé la fumée incolore et nocive, étaient dans le coma. À cause du froid, les fenêtres étaient calfeutrées, ce qui a été à l’origine d’une accumulation du gaz dans le domicile. Transportés à l’hôpital, ils ont pu être réanimés au service des urgences par les médecins de service.

B. ABDELMAJID

ORAN

Vers l’éradication de 3000 constructions illicites

Les autorités locales ont récemment donné leur feu vert pour une vaste opération de démolition de ces constructions.

L es services de la wilaya d’Oran, en collaboration avec les services de sécuri- té, comptent sévir contre le phénomène des construc- tions illicites, qui ceintu-

rent la ville d’Est en Ouest, en prenant le problème à bras le corps, avons-nous appris d’une source proche de la wilaya. Avec plus de 10 000 habitations illé- galement érigées à travers les com- munes de la wilaya dont 4000 pour la seule commune d’Es-Sénia, les autorités locales ont récemment donné leur feu vert pour une vaste opération de dé- molition de ces constructions. Dans la localité de Aïn Turk, 30 villas et 40 habitations réalisées sans permis de construire sur des terrains doma- niaux ont été rasées en présence des pouvoirs publics. Ce ne sont pas moins de 70 luxueuses villas construites illicitement dans cet- te daïra qui seront ainsi démolies, as- sure-t-on. Selon notre source, Oran compte près de 3000 habitations illicites implantées le plus souvent sur des es- paces déboisés. Les responsables locaux préconisent la

mise en place d'une stratégie de lutte

contre le phénomène de prolifération des constructions illicites. Cette stra- tégie doit prendre en considération l'application des textes réglementaires et la nécessité de reboiser les sites après l'expulsion des indus occupants. “Nous avons recensé entre 9000 et 10 000 constructions illicites et logements de fortune, dont un grand nombre a été dénombré dans les bidonvilles des com- munes de Sidi Chami, Es-Sénia, Bir El- Jir et Gdyel”, a-t-on confirmé. “Cette année verra un accroissement du ryth-

D. R.
D. R.

me des opérations de démolition qui touchera 3000 constructions illicites en prévision de grands projets structu- rants dans la perspective de faire de la ville d’Oran un rendez-vous incon- tournable dédié au tourisme familial et d’affaires tout en nous projetant dans l’optique des Jeux méditerranéens de 2021”, a-t-on souligné. S’agissant tou- jours de la daïra de Aïn Turk, notre source précise que des opérations de

Les habitations réalisées sans permis de construire ont été rasées.

démolition seront effectuées dans les communes de Bousfer-village et Bous- fer-plage, d’El-Ançor, de Mers El-Ke- bir, de Aïn Turk jusqu’au petit hameau perché de Ste-Clotilde. “En tout, ce ne sont pas moins de 400 constructions illi- cites qui seront détruites sur la Corniche oranaise cette année”, ajoute la même source. Depuis le début de l’année, plus de 500 constructions anarchiques ont été rasées par les services compétents

dans les localités de Benfréha (Gdyel), Es-Sénia, Sidi El-Bachir (Bir El-Jir) et Sardina (Mers El-Kébir.) Par ailleurs, les services de la cellule de la protection de l'environnement de la Gendarme- rie nationale à Oran ont traité quelque 1105 affaires ayant abouti à l'arrestation de 409 individus, dont 12 ont été in- carcérés pour constructions exécutées sans autorisation.

K. REGUIEG-ISSAAD

Saisie de kif à l’intérieur d’un hôtel à Aïn El-Turk

Agissant sur renseignements et en vertu d'un

mandat de perquisition, les gendarmes de la brigade de Aïn El-Turk (Oran) ont interpellé R.A., 27 ans, agent de sécurité dans un hôtel, et saisi dans sa chambre, au même hôtel, 200 grammes de kif traité et 135 500 DA représentant le revenu de la vente des stupéfiants. L’agent proposait de la drogue aux clients de l’hôtel.

A. A.

Les abattoirs clandestins dans le collimateur

280 quintaux de viandes ont été saisis à Oran, une

viande non contrôlée, issue principalement de l’abattage clandestin, ont annoncé les services vétérinaires de la DSA. Cette pratique se fait en toute quiétude dans certaines localités, situées dans la partie est de la wilaya d’Oran où le kilo de viande varie entre 900 et 1000 dinars contre 1300 à 1600 DA dans les boucheries du centre-ville. Cette différence

dans les prix a fait que le marché clandestin de la viande est devenu une véritable aubaine tant pour une certaine catégorie de consommateurs que pour les revendeurs donnant des proportions alarmantes à ce phénomène. Des individus s'autoproclamant bouchers étalent des carcasses d’ovins ou de bovins en toute quiétude et en absence des règles d’hygiène les plus élémentaires. “C’est une situation d’impuissance des services censés combattre ce phénomène”, a déploré un boucher du centre-ville en les encourageant à renforcer leurs campagne d’inspection “avec notamment des campagnes de sensibilisation à l’adresse des consommateurs sur les dangers de cette viande douteuse et particulièrement impropre à la consommation”. Pour leur part, les services de répression en appellent aux maires de certaines localités pour signaler les infractions étant donné la difficulté de localiser ces abattoirs clandestins. D’autre part, les consommateurs sont conditionnés par la règle pavlovienne vu les prix affichés, qui font grandement la différence, question d’économiser quelques dinars.

HADJ HAMDOUCHE

Trois cambrioleurs arrêtés

Les éléments de la BRI de la Sûreté de wilaya

d’Oran ont arrêté trois repris de justice, âgés entre 27 et 34 ans, impliqués dans le cambriolage d’un domicile au quartier des Castors. Les objets volés estimés à plus de 120 millions de centimes ainsi qu’une plaquette de kif traité et arme blanche prohibée ont été saisis lors de cette opération.

AYOUB A.

Démantèlement d’une association de malfaiteurs

Les policiers de la 21 e Sûreté urbaine d’Oran ont

démantelé une association de malfaiteurs composés de trois individus, âgés entre 20 et 22 ans, qui se sont spécialisés dans le vol sous la menace. Suite à une plainte déposée par une de leurs victimes, un gardien de parc agressé sous la menace d’une arme blanche prohibée, l’enquête policière a permis de remonter jusqu’aux suspects, arrêtés en un temps record.

A. A.

Mostaganem

Séisme de 4,1 au nord de Bouguirat

La terre a tremblé à Mostaganem dans la nuit de lundi, à 23h58,

selon le chargé de communication de la Protection Civile de Mostaganem, M. Ourari. D’une magnitude de 4,1 sur l’échelle ouverte de Richter, l’épicentre du séisme d’une profondeur de 10 km est situé au nord de Bouguirat, selon les données sismographiques fournie. De nombreuses familles, surtout ceux habitant les immeubles de la cité antique de Tigditt, ont été prises de panique et ont dû quitter précipitamment leurs appartements, mais heureusement aucune victime ni dégâts matériels n’ont été enregistrés. La population mostaganémoise s’est subitement rappelée aux souvenir du tremblement de terre de Bouguirat les années précédentes.

Huit blessés dans un accident de la route à Sidi Lakhdar

n Un bus de voyageurs de marque Toyota et une Peugeot 206 roulant en sens opposé menant à Mostaganem se sont violemment télescopés lundi matin sur la RN11 au niveau de la sortie est de Sidi Lakhdar, 60 km à l’est de la ville de Mostaganem. L’accident a causé de graves blessures à huit personnes, selon la Protection civile de Sidi Lakhdar. Le chauffeur de la voiture de tourisme,

évacué vers les UMC de Tigditt à Mostaganem, se trouve dans un état grave, précise la même source. Suite à la collision, le bus s'est déporté sur sa droite pour finir sa course dans le fossé. Quant à la voiture, elle a été sérieusement endommagée. Cependant, les circonstances exactes de l’accident sont à déterminer.

M. S.

Voiture contre moto

n Un motocycliste a été renversé, ce lundi, vers 13h, au niveau du rond- point de la Pépinière, à Bir el-Jir par une Peugeot Berlingo. La victime, S. A., 20 ans, souffre de blessures aux membres. Le même jour, et vers 15h15, un piéton, B. Kh., 18 ans, a été heurté par une Toyota immatriculée à Mostaganem à proximité du complexe sportif des Castors.

A. A.

M. SALAH

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DJOUAD MOHAMED

ancien président du MCA et du GS Pétroliers d’Alger, inhumé le 22 février 2016,

sa famille, ses proches et alliés informent tous ceux qui l’ont

connu que la veillée du 3

aura lieu aujourd’hui, mercredi 24 février 2016 à partir de 19h30 au domicile mortuaire sis au 36 lot Yasmine, Haouch Chaouch, Oued Romane, El Achour.

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ANEP G

Condoances

Ayant appris avec une grande tris- tesse le décès et la perte du grand homme, ancien président du MCA et du GS Pétroliers

DJOUAD MOHAMED

inhumé le 22 février 2016, la famille Kouninef présentent à la famille Djouad, ses sincères

condoléances et l’assure en cette pénible circonstance de toute sa compassion. Elle prie Dieu Tout-Puissant d’accueillir le défunt en Son Vaste Paradis et lui accorder toute Sa Miséricorde. A Dieu nous apparte- nons et à Lui nous retournons.

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domaine (cabinet d’expertise comptable) cherche emploi à

à mi-temps dans le domaine environs d’Alger. Tél. : 0699 43.48.36

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exp. 3 ans com. comptable dans un cabinet et autres cherche emploi dans une ste environs Alger Ouest (Draria,

Zéralda). Tél. : 0551 76.61.03 —————————————

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licence sce com. option bud- jet dégagé du s. national cherche emploi comme comptable ou agent commer- cial sur Alger et environs. Tél. : 0550 85 48 72 —————————————

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diplôme master 2 en génie

des

procédés exp. moins d’un

an

cherche emploi dans le

domaine ou autre.

Tél. : 0558 71 76 78 —————————————

H

retaité cherche emploi dans

le

domaine sécurité ou divers

apte au service 3 fois 8, libre de suite, sérieux, ponctuel dynamique habitant à Chevaley. Tél. :0553 26.13.16 —————————————

JH

26 ans de Tizi Ouzou ing.

en

GC option CCI dégagé du

service national maîtrise Etabs, Autocad cherche emploi dans le domaine. Tél. : 0557 68 16 71 —————————————

H cadre comptable plus de 30

ans d’exp. PC Compta, décl. fiscale, parafiscale CNAS,

bilans, cherche emploi à plein temps ou mi-temps. Tél. : 0771 02 45 83 —————————————

H chef comptable 30 ans

d’exp. CAP, CMTC, CED tenue comptabilité, bilans

décl. fiscale, parafiscale, adm. cherche emploi. Tél. : 0551 11 66 32 ————————————— Conducteur de travaux de bâtiment TCE génie civil VRD, niveau ingénieur, 40

ans d’exp. cherche emploi ou

sous-traitance environs 100

km ouest d’Alger.

Tél. : 0662 91 23 37 —————————————

H sérieux, présentable, poly-

valent, dynamique, long. exp. dans le domaine agent de sécurité, libre de suite, cherche emploi. Tél. : 0658 51 00 70 —————————————

H retraité ex-secrétaire admi-

nistration plus de 35 ans

d’exp. en particulier domaine

de la santé désire poste en

rapport dans clinique, centre médical, privé, entreprise ou autre, étudie toute proposition Tél. : 0790 85 06 82 —————————————

Carnet

—————————————

Pensée

————————————— Touil Abdelkader. Voilà trois ans qu’est mort Touil Abdelkader à l’âge de 72 ans, ancien cadre de l’EMA et arbitre national. Pour ne pas sombrer dans l’oubli du temps, sa sœur deman- de à tous ceux qui l’ont connu d’avoir une pieuse pensée pour lui. Repose en paix, frère. BR20023 —————————————

Décès

————————————— Les familles Haddak et Hadj Ali d'Alger, de Souama et de Paris ont la douleur de faire part du décès de Hadj Ali Djouhra, épouse Haddak, survenu à Paris à l'âge de 80 ans. L'arrivée de la dépouille aura lieu le jeudi 25 février 2016, à partir de 11h, à l'aéroport d'Alger. L'enterrement aura lieu vendredi 26 février 2016 à Souama. Que Dieu Tout-Puissant accorde à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis.

“À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.” ————————————— La famille Kabrane, parents et alliés, a la douleur de faire part du décès de sa chère et regrettée mère et grand-mère, Kabrane Djamila, née Rahal, survenu, hier, mardi 23 février 2016. La levée du corps se fera du domicile mortuaire sis au 24 rue Rabah-Bourbia, El Biar. L’enterrement aura lieu aujour- d’hui, mercredi 24 février 2016, au cimetière de Ben Aknoun, en face du Centre sportif féminin. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

LIBERTE

Mercredi 24 février 2016

Publicité

17

ALP
ALP
Pensée Cela fait six ans que quittés brutalement, lâche- ment assassiné dans son propre bureau
Pensée
Cela fait six ans que
quittés brutalement, lâche-
ment assassiné dans son
propre bureau le moudjahid
nous a
ALI TOUNSI DIT
SI EL
GHAOUTI,
alors directeur général de la
Sûreté nationale, le 25 février
2010, laissant un immense
vide que l’on ne peut combler.
Aucun mot ne peut décrire notre douleur et notre tristes-
se. Le malheur de t’avoir perdu ne doit pas nous faire
oublier le bonheur que tu as semé autour de toi. Nous
évoquons sans cesse ta gentillesse, ta générosité, ton sou-
rire et ta sagesse. La vie reprend ses droits mais ta dispa-
rition est une cicatrice indélébile. Nous, ton épouse, tes
enfants et tes petits-enfants, demandons à tous ceux qui
t’ont connu et aimé d’avoir une pieuse pensée et une priè-
re à ta mémoire. Repose en paix, Si El Ghaouti auprès
des tiens ainsi qu’auprès de tes frères et sœurs de combat
pour notre glorieuse révolution. Puisse Dieu t’accueillir
en Son Vaste Paradis. Une cérémonie de recueillement
se déroulera au cimetière d’El Alia le 25 février 2016
au carré des moudjahidine.
BR20016
Pensée Cela fait une année déjà, 24 février 2015-24 février 2016, que nous a quittés
Pensée
Cela fait une année déjà,
24 février 2015-24 février
2016, que nous a quittés à
jamais notre chère
et regrettée mère
MME FELLAH ZHOR
née
LAKHAL
La douleur de son absence
est profonde et nous restons inconsolables; les larmes
ne cessent de couler. Ya mimti laziza, ton visage
angélique, ton beau sourire, ta douce voix, tes paroles
en or, tes conseils, tes douâas qui nous accompa-
gnent, ta bonne humeur qui nous faisait rire nous
manquent terriblement. Combien c’est difficile de ne
plus te voir, te parler, t’embrasser
Rabi yarhmak très
chère maman et que le paradis soit ta demeure éter-
nelle. Son époux, M. Fellah Ali et toute sa famille
demandent à tous ceux qui l’ont connue,
aimée et appréciée pour sa bonté et sa générosité
d’avoir une pieuse pensée à sa
mémoire.
ALP
Pensée Les êtres chers ne meurent que lorsqu’on les oublie. Le 24 février 2014 nous
Pensée
Les êtres chers
ne meurent que
lorsqu’on
les oublie.
Le 24 février 2014
nous quittait
à jamais notre cher époux et père
BOUDJOU HOCINE
dit
«BOUALEM»
Deux ans depuis ton départ
et la douleur est toujours aussi vive.
Sa femme et ses trois filles deman-
dent à tous ceux qui l’ont connu
d’avoir une pieuse pensée
à sa mémoire.
ALP
Pensée Il y a treize ans, le 24 février 2003, nous quittait notre très cher
Pensée
Il y a treize ans,
le 24 février 2003,
nous quittait
notre très cher
regretté fils, frère,
oncle et neveu
LAMARI AZZEDINE
Nos cœurs saignent, car ta place ne
sera jamais comblée.
En ce triste anniversaire, ta famille
demande à tous ceux qui t’ont connu,
apprécié et aimé d’avoir une pieuse
pensée à ta mémoire.
Que Dieu t’accorde Sa Miséricorde.
Papa et maman
F186
Que Dieu t’accorde Sa Miséricorde. Papa et maman F186 Anniversaire TIZI OUZOU Ce n’est qu’un jour
Anniversaire TIZI OUZOU Ce n’est qu’un jour de plus, mais ce jour-là est tout simplement
Anniversaire
TIZI OUZOU
Ce n’est qu’un jour de plus, mais ce jour-là est tout
simplement le plus fleuri de l’année, te voilà entré
dans le nouvel âge (2 ans), notre très cher et adorable
Bt. bleu Cage C. 2 e étage
Tél : 026 12 67 13
MAHDI HABBACHE
Pour que ces 365 jours qui t’attendent soient encore
meilleurs que les précédents, nous, ton papa Lyes,
ta maman Sihem, tes tantes, surtout Amina, et tes
oncles, tes grands-parents, les familles Habbache
et Khlalfa, tenons à te souhaiter une tonne de bons
moments, pleins de fous rires, une abondance de
surprises, de l’amour à volonté, beaucoup d’amitié
Naissance
et une pleine santé. Joyeux anniversaire !
G
Pensée
Notre douleur se réveille
en ce jour du 24 février,
quand, il y a 12 ans, notre
cher fils bien-aimé
FOURA RAFIK
a disparu dans un tra-
gique accident.
Notre vie a alors basculé
dans la douleur et la souffrance. Ses parents, père,
mère, fils, son épouse et son fils Younès demandent à
tous ceux qui l’ont connu d’avoir une pieuse pensée à
sa mémoire.
A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
M. Haddou Liès, sa femme, ses enfants Nabil,
Boualem, Faïza sont très heureux d’annoncer
la naissance de la petite
MALLEK
sœur, belle-sœur et tante. Félicitations à mon
père Boualem. Prompt rétablissement à la
maman et longue vie à ma petite sœur.
A 100 ans Inch’Allah.
G
BR20028
LIBERTE PUB
Pensée A la mémoire de notre bien-aimée et inoubliable fille, sœur, épouse, maman et tante
Pensée
A la mémoire de notre
bien-aimée et
inoubliable fille, sœur,
épouse, maman et
tante
MME ZIANE
NÉE TALEB MALIKA
qui nous a quittés le 23 février 2015 pour
rejoindre son père, son frère et son neveu,
laissant un grand vide. Tu es partie douce-
ment et calmement comme tu l’étais de ton
vivant. Ta chère sœur Samia demande à
tous ceux qui t’ont connue et aimée d’avoir
une pieuse pensée à ta mémoire.
Tu es un amour éternel pour ta famille.
Allah yerahmak ya khouti laâziza.
Ta petite sœur Samia
qui ne t’oubliera jamais.
T.O-BR5924
40 e jour Voilà déjà 40 jours depuis que tu nous as quittés cher père
40
e jour
Voilà déjà 40 jours
depuis que tu nous as
quittés cher père et
grand-père
MOUKLI MOHAMED
Ta disparition brutale
reste insurmontable,
c’est dur que tu ne sois
plus là et tu ne sauras jamais à quel point tu nous
manques. Ton image est gravée dans nos
mémoires. Tu resteras à jamais dans nos cœurs et
pensées.
Nous, ton petit-fils Samir, les familles Benkanoun
et Moukli, demandons à tous ceux qui l’ont
connu d’avoir une pieuse pensée à sa mémoire.
Une veillée sera organisée en son domicile pour
ses 40 jours, sis à Sidi Naâmane (Tizi Ouzou)
ce vendredi 26 février 2016.
Repose en paix, grand-père. Que Dieu
Tout-Puissant t’accueille en Son Vaste Paradis.
ABR43601
Pensée Cinq ans déjà, notre regrettée mère et grand-mère OUAHHABI YAMINA épouse CHOUAKI Nous sommes
Pensée
Cinq ans déjà, notre regrettée
mère et grand-mère
OUAHHABI YAMINA
épouse CHOUAKI
Nous sommes tous de passage
sur terre. Le tien
aura duré 89
ans mais sûrement pas 89 ans
de bonheur, car la vie ne t’a
pas épargnée.
Tu as connu toutes les affres de la vie : maladie, guerre,
perte d’un enfant (Kouider) et la douleur physique avec
laquelle tu t’es endormie cette nuit du 23 février 2011.Tu
as été pour moi la maman dont tous les enfants rêvent,
celle qui donne, qui partage, qui se sacrifie, qui câline,
qui aime, qui conseille et soutient.
Une maman extraordinaire, quelle chance j’ai eu, d’autant
plus que mon père était aussi un très bon papa.
Vous me manquez tous les deux et 5 ans sans toi maman,
c’est vraiment difficile. J’aime beaucoup m’entourer de
bougies, il me semble que ça m’apaise moi qui suis sou-
vent tourmenté par tout un tas d’incertitudes et de
craintes. Mais ce soir c’est pour toi qu’elles brilleront.
Tu me manques, ma Petite Mère.
Ton fils Mohammed
F189
Pensée Combien il est difficile d’admettre la perte d’un être cher. Cela fait 9 ans,
Pensée
Combien il est difficile d’admettre la perte d’un
être cher. Cela fait 9 ans, le 24 février 2007, que tu
nous as quittés à jamais cher père et grand-père le
moudjahid YOUSFI
BELAÏD
En cette triste et douloureuse circonstance, toute
sa famille d’Iloula Oumalou demande à tous ceux
qui l’ont connu et aimé d’avoir une pieuse pensée à
sa mémoire. Reposez en paix, cher père à côté de
ma chère mère NAÏT
MAZI OUARDIA,
décédée le 6-09-1980. Allah yarahmkoum.
Votre fille Dhaouia et ses enfants
BR20017

D .R.

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Sport

Mercredi 24 février 2016

LIBERTE

ESS

Djabou : “Mon objectif est de revenir en EN”

A près une absence d’un peu plus de neuf mois en raison d’une bles- sure aux ligaments croisés du genou qui l’a contraint à subir

une intervention chirurgicale, Ab- delmoumen Djabou a retrouvé la compétition officielle samedi à l’oc- casion du rendez-vous de la Coupe d’Algérie face au RCA. Aligné à la 86’, l’ancien stratège du Club Africain était ému au coup de sifflet final. “Je n’ar- rive pas à trouver les mots pour vous expliquer mon sentiment de retrouver les terrains”, nous a-t-il dit d’emblée, et d’ajouter : “Sincèrement, ce fut un moment plein d’émotion et un senti- ment étrange qui a envahi mon corps alors que je foulais la pelouse du sta- de. Vous savez, neuf mois d’arrêt pour un joueur, ce n’est pas facile à vivre.” “Je suis content et heureux de retrouver les terrains. C’est une double joie pour moi, d’autant plus que mon équipe vient de passer le cap du RCA et se qualifier au prochain tour de la Coupe d’Algérie”, a ajouté “Me- mouche”, qui pense qu’il est sur la bonne voie pour retrouver son meilleur niveau. Pour ce qui est de ses ambitions, le joueur a affirmé que sa priorité pour le moment est de cumuler du temps de jeu et “jouer le plus de matches pos- sible” avec l’espoir de finir en beau- té la saison avec son team et pourquoi pas revenir en équipe nationale. De son côté, le coach Alain Geiger s’est déclaré heureux du retour de celui qu’on aime surnommer le Messi al- gérien lequel selon lui fera du bien à son effectif dans cette dernière ligne droite de la saison. “Je suis doublement content après le retour de Djabou. C’est un gars qui n’est pas à présenter et qui a fait ses preuves là où il est pas- sé. Il est certain qu’il sera d’un grand apport pour nous pour la suite du par- cours de cette saison. Seulement, on

doit y aller doucement avec lui, car il n’est pas encore à 100% de ses apti- tudes”, nous a déclaré le technicien helvète, soulagé également par l’issue du match et la qualification pour les quarts de finale de la Coupe d’Algé- rie où il rencontrera avec son équipe l’USMBA, vendredi 4 mars au stade du 8-Mai-1945 de Sétif. En outre, et c’est pratiquement une première de- puis l’entame de cet exercice ! Tous les joueurs de l’effectif du coach Alain Geiger étaient au rendez-vous

à la reprise des entraînements, lundi

en début de soirée au stade du 8-Mai- 1945 de Sétif. Il ne manquait à l’ap- pel que Dagoulou, blessé face au RCA et dont on annonce le forfait pour vendredi face à la JSS, et Lam-

ri qui poursuit sa convalescence à la

suite du méchant coup reçu au cou- de. Une situation qui permet au staff technique de se consacrer à la pré- paration du prochain rendez-vous avec la JSS dans l’objectif d’enchaîner un bon résultat et garder cette dyna- mique de groupe.

F. R.

bon résultat et garder cette dyna- mique de groupe. F. R. COUPE D’ALGÉRIE Le NAHD rêve

COUPE D’ALGÉRIE

Le NAHD rêve d’une finale comme en… 1979

L es supporters du NAHD sont allés hier au complexe sportif pour accueillir leurs joueurs avec les fleurs en les exhortant à fai-

re tout leur possible pour atteindre la finale de la

coupe d’Algérie. L’entraîneur Youcef Bouzidi nous avait déclaré juste avant de rallier Béjaïa qu’il était très optimiste. “On va à Béjaïa pour arracher la qualification ; cela fait plus de deux jours qu’on est ici, donc on s’est bien préparé pour cette échéan- ce ; mes joueurs sont plus que motivés pour réali- ser un grand match et faire tomber le MOB chez lui ; la direction du club a mis tous les moyens à notre disposition ; on ne manque absolument de rien du tout ; le NAHD aura son mot à dire et fera tout son possible pour rentrer avec la qualification ; je sais que certains disent que la coupe n’est pas un objectif pour eux, je m’inscris en porte à faux

par rapport à ces déclarations ; moi je le dis tout haut, la coupe d’Algérie est notre principal objec- tif, c’est pour cette raison que nous allons axer tous nos efforts pour cette rencontre face au MOB et ren- trer avec la qualification.” Finalement, il a réus- si à relever le défi en s’imposant avec art et ma- nière face au MOB en l’emportant par 2 à 1 après prolongations ; cette précieuse qualification ou- vrira grandement les portes au NAHD pour al- ler le plus loin possible dans cette compétition qu’il n’a pas gagnée depuis 1979 avec la génération d’or des Madjer, Merzekane, Fergani et autre Guen- douz. Aujourd’hui, Bouzidi le dit clairement : “La cou- pe d’Algérie est notre principal objectif cette saison”. En quart de finale qui se jouera le 4 mars prochain, les Sang et Or croiseront le fer au stade du 20-Août

avec la formation du PAC ; un match indécis et palpitant. Les camarades de Bendebka partent fa- voris, mais Bouzidi refuse ce scénario, il met en garde d’ores et déjà ses joueurs contre tout excès de confiance. Notons que durant la rencontre face au MOB jouée ce samedi, l’entraîneur du NAHD a eu un malaise pendant la rencontre, qui

a nécessité son évacuation vers l’hôpital de Béjaïa

; il s’en est bien sorti finalement. Le NAHD croit

plus que jamais que, cette saison, la coupe d’Al- gérie ne lui échappera pas, le président Mahfoud Ould-Zemirli a mis tous les moyens à la disposi- tion de l’équipe pour qu’elle puisse atteindre la fi- nale ; un rêve que caresse la nouvelle génération de supporters avide de voir son équipe lui offrir un titre et renouer avec les succès.

RACHID ABBAD

MISE EN CONFORMITÉ DU CSA-MCO

Quand le DJS agrée l’illégalité

P ourrait-on assister un jour à une “véritable” assemblée gé- nérale du Mouloudia d’Oran,

propre, sans entorses aux règle- ments et sans anomalies adminis- tratives ? À voir comment celle de samedi dernier a été bâclée, la ten- dance serait au pessimisme tant ce qui s’est passé à la maison de jeunes de la rue Mirauchaux défie toute lo- gique. Quorum non atteint, non-res- pect du cadre temporel devant sé- parer deux sessions, ordre du jour

rendez-vous fixé par le président Tayeb Mehiaoui. Comme le quorum des deux tiers, soit l’obligation de la présence d’au moins 95 membres (après avoir soustrait au préalable les défunts

membres qui ne sont plus de ce monde), n’était pas atteint, il a été lo- giquement décidé d’ajourner cette session extraordinaire. Mais alors que les règlements ré- gissant les associations sportives préconisent une “reprogrammation

ÉLECTIONS FIFA

Le prince Ali saisit le TAS pour faire reporter l'élection

modifié sans préalable, inexistence d’affichage dans la presse comme le

stipulent les lois en vigueur et ten- tative de mise en conformité des nouveaux statuts dans une illégali- té caractérisée : l’AG du CSA-MCO

a été une véritable mascarade avec

la bénédiction du DJS himself, Ba- dreddine Gherbi. Alors que la liste nominative de l’assemblée générale du club spor- tif amateur compte 147 membres, ils n’étaient que 28 à se présenter au

sous huitaine”, soit dans au moins une semaine, l’AGE du CSA-MCO n’a été retardée que d’une heure. À cette bizarrerie typiquement mou- loudéenne, s’ajoute celle de l’adop- tion des bilans moral et financier alors que la saison est à mi-par- cours ! Pourtant, l’ordre du jour était bel et bien axé autour de la mise en confor- mité avec les nouveaux statuts. Trois cadres de la direction de la jeu- nesse et des sports, délégués par

Gherbi, étaient pourtant présents à cette assemblée générale, sans pour autant que leur conscience ne leur dicte de mettre le holà, encore moins de jouer leur rôle de garde- fous et garants de l’application des lois. À moins que les survêtements aux couleurs et au sigle du club qui ont été “offerts” aux présents par le pré- sident du CSA aient fini par les fai- re adhérer à l’esprit mouloudéen…

RACHID BELARBI

L prince jordanien Ali, l'un des cinq can-

didats à la présidence de la Fifa, a saisi

e

le

Tribunal arbitral du sport (TAS) pour

demander le report de l'élection prévue ven- dredi, ont indiqué hier ses avocats français à l'AFP. Ce recours est motivé par le fait que “la Fifa s'est opposée à la demande de procédure accélérée du Prince Ali pour la mise en place d'isoloirs transparents lors du vote”, selon un communiqué des avocats parisiens Me Fran- cis Szpiner et Renaud Semerdjian transmis à l'AFP. Selon eux, la Fifa s'est opposée à la pro- cédure accélérée “afin que ces questions ne puissent être tranchées avant le 26 février, jour de l'élection”. La demande d'installation d'iso- loirs transparents avait fait l'objet d'une pre- mière saisine du TAS, la plus haute juridiction sportive basée à Lausanne, par le Jordanien

lundi. “Au lieu d'accepter la proposition faite par le prince Ali de mettre à disposition des iso-

loirs transparents, nous constatons que la Fifa ne formule qu'une simple demande faite aux votants de ‘laisser leur téléphone mobile au mo- ment où ils iront voter’”, dénoncent les deux avocats dans leur communiqué. “Cette attitude est incompréhensible, sauf à vouloir s'obstiner à ne pas garantir la transparence des opéra- tions de vote et la sincérité du scrutin”, pour- suivent-ils. Les avocats avaient annoncé dès samedi cet- te demande du prince Ali pour la mise en pla- ce d'isoloirs transparents lors de l'élection du président de la Fifa vendredi, un scrutin lors duquel les 209 fédérations nationales membres de la Fifa devront désigner le successeur du Suisse Joseph Blatter.

Activisme procédural

“Seul un isoloir transparent permettrait de prouver que chaque votant vote bien en son âme et conscience et qu'il n'y pas eu de vote for-

cé, en empêchant les votants de photographier

leur bulletin pour prouver qu'ils auraient sui-

vi une éventuelle consigne de vote”, avait pré-

cisé samedi Me Semerdjian à l'AFP. Sollicitée par l'AFP pour réagir à cette requête, une por-

te-parole de la Fifa avait répondu: “Les votants pourront avoir avec eux leur téléphone mobi-

le dans la salle du congrès mais devront le lais-

ser au moment où ils iront voter”. Alors que la

Fifa est embourbée depuis mai dernier dans un scandale de corruption planétaire, cinq hommes postulent à la succession de Blatter, forcé à la démission en raison des affaires. Deux sont favoris: l'Italo-Suisse Gianni In-

fantino, n°2 de l'UEFA, qui représente l'Eu- rope du football, et le cheikh bahreini Salman, le président de la Confédération asiatique (AFC). Trois sont des outsiders: le prince Ali (candidat malheureux face à Blatter en mai lors de la précédente élection), le Français Jérô- me Champagne et le Sud-Africain Tokyo Sexwale. À quelques jours du scrutin, ces “pe- tits” candidats semblent s'être lancés dans un activisme procédural. Outre les requêtes du prince Ali devant le TAS, Jérôme Cham- pagne a dénoncé lundi devant la commission électorale de la Fifa le trop grand nombre “d'observateurs” de l'UEFA et de l'AFC ac- crédités pour le congrès. Des invités qui, se- lon lui, seraient là en tant que lobbyistes, pour faire campagne pour Salman et Infantino jus- qu'à la dernière seconde.

LIBERTE

Mercredi 24 février 2016

Sport

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CHAMPIONNAT DE LIGUE 1 (MATCH AVANCÉ) : MOB 0 - USMA 1

Les Usmistes peuvent commencer à fêter le titre !

Liberté
Liberté

P our le compte du match avancé de la 21 e journée du cham- pionnat de Ligue1 Mobilis qui a opposé, hier, le MO Béjaïa à

son homologue de l'USM Alger, le leader indétrônable du cham- pionnat n’a pas tremblé et a su at- tendre le moment opportun pour revenir victorieux de Béjaïa. L’en- tame de cette joute est à l’actif des locaux mais la pichenette de Sidi- bé trouve Mansouri à la parade (8’). Le jeu s’anime mais le tir de Beldjilali est mal cadré (12’). Ndoye très actif commettra devant l’arbitre Benouza une bévue à l’encontre de Chafaï, ce qui lui vaut un carton rouge (14’). Une expulsion qui a littéralement chamboulé les plans d’Amrani, le coach du MOB. À la 18 e minute,

une offensive menée par le trio Koudri, Ferhat et Meftah a failli faire mouche mais Messaoudi réussit à sauver en catastrophe (24’). Encore une fois, c’est l’US- MA qui se projette vers l’avant, et Chetal, de la tête, rate une op- portunité devant Rahmani (35’). Le dernier rush de cette mi-temps est à l’actif des locaux. Zerdab lan- ce Sidibé mais ce dernier rate complètement son contrôle dans les 18 yards usmistes. La pause ci- tron a permis au staff mobiste de recadrer ses joueurs, tandis que pour Hamdi, le coach des visi- teurs, l’offensive a été prônée. Be- nali pour le MOB donne le tem-

po mais son tir est stoppé par le gardien de l’USMA (55’). Le MOB joue la prudence mais Beldjilali puis Ferhat (69’) ont le but au bout du pied, n’était la vigilance de Rahmani. Petrangal bien placé rate, encore une fois, son heading

(70’).

L’USMA fait entrer Andria et Derfalou et élève le rythme de son jeu. Du côté du MOB, Zerdab est remplacé par Hamzaoui. Ce der- nier se distingue illico presto mais son face-à-face avec Mansouri est un échec (74’). El-Orfi d’un tir des 20 m donne des sueurs froides aux Crabes (79’), puis Adria, embus- qué dans les 18 yards, est croche- té et l’arbitre siffle un penalty va- lable pour les Usmistes. Mefath, chargé de la sentence, ouvre la marque pour le leader (83’). À par- tir de cet instant, le MOB se rue en attaque, mais en vain face à une solide défense usmiste. L'USMA sort vainqueur de ce match et ac- centue son avance en tête du championnat devant une équipe du MOB dont la période de dou- te perdure. Pour Meftah de l’US- MA : “Nous avons su gérer cette rencontre devant une bonne équi- pe du MOB et nous avons attendu le bon moment pour marquer. Cette victoire nous motivera da- vantage.” Sidibé du côté du MOB dira : “La sortie précoce de Ndoye nous a pénalisés durant ce match. Nous ferons en sorte de rebondir au plus vite.”

A. HAMMOUCHE

LFP : ALORS QUE LE RCR EN A ÉCOPÉ DE DEUX

Quatre matches à huis clos pour le MOB dont deux avec sursis

L a commission de discipline de la Ligue pro- fessionnel de football a décidé de frapper fort en décidant d’imposer le huis clos à

plusieurs clubs en raison des infractions com- mises lors des rencontres de Coupe d’Algérie, disputées le week-end dernier. À commencer par le MO Béjaïa. Le club bougiote a écopé de quatre matches à huis clos dont deux avec sursis pour jet de divers projectiles (bouteilles, pierres) et dé- gradation d’équipements, et ce, sans préjudice des indemnités financières qui seront deman- dées par le gestionnaire du stade. D’ailleurs, le MOB a disputé la rencontre d’hier face à l’US- MA sans la présence du public. Ce n’est pas tout puisqu’un dirigeant du MOB, à savoir Laabeni

Adel, a été suspendu pour six mois et condam- né à payer une amende de 40 000 DA suite à son comportement anti-sportif envers officiel. Le RC Relizane sera privé de supporteurs pour deux matches après les jets de projectiles ayant en- traîné des dommages physiques lors de la der- nière rencontre face au MCA. Une amende de 200 000 DA a été infligée à la direction de Re- lizane. Le MCA, lui, s’en sort seulement avec une sanction financière de l’ordre de 30 000 DA pour utilisation de fumigènes. La même amende a été prise à l’encontre de l’ESS lors du match disputé face au RCA. L’ARB Ghriss, prochain adversaire du MCA, s’acquittera d’une amende de 5 000 DA alors que le CRBAF payera 50 000 DA

ARBITRAGE

Le directeur de l’arbitrage de la Ligue de Béjaïa limogé

suite à l’absence de ses représentants lors de la réunion technique. L’USMH sera privée des ser- vices d’Aït Ouamar et de Boucherit. Le premier cité, suspendu pour contestation de décision, payera une amende de 30 000 DA alors que le deuxième a été exclu lors de la rencontre face à l’UST. El-Harrach devra payer une amende de 100 000 DA en raison de jets de projectiles en fin de partie. La commission de discipline de la LFP a décidé aussi de suspendre 6 mois l’en- traîneur du HB Chelghoum Laïd pour com- portement anti-sportif. La même sentence a été prononcée à l’encontre de son adjoint, Benya- mina Mohamed Mehdi.

N. T.

L es membres de la Ligue de wi- laya de football de Béjaïa ont décidé à l’unanimité d’exclu-

re définitivement le directeur tech- nique de l’arbitrage de ladite ligue, Samir Kria, en raison, selon une source digne de foi, de de ses ré- currentes menaces à l’encontre des membres. Devant ces dérapages qui ont créé un climat malsain au sein de la commission d’arbitrage, les membres du bureau de ligue réunis en session ordinaire le 16 février dernier, ont donc pris la décision de mettre un terme aux fonctions de

ce président de commission com- me l’indique le bulletin officiel n°20 du 16 février 2016 dont Liberté détient une copie : il est mention- né dans le chapitre, restructuration de la commission d’arbitrage, que sur décision du bureau de ligue qu’“il est mis fin aux fonctions du di- recteur technique de l’arbitrage à compter de ce jour. Celui-ci est re- mis à la disposition de la CFA et n’assure plus aucune mission de formation au niveau de la Ligue de Béjaïa. La commission de désigna- tion et de formation sera gérée, en l’absence du président de la

commission d’arbitrage, par MM. Djouama et Mostefaoui”. Par ailleurs, le jeune arbitre M. Hassi- ni qui relève de la Ligue de Sétif, a effectué un véritable marathon ce week-end, jugez-en, il a dirigé ven- dredi 19 février à Boukadir (région de Chlef) le match CRB Boukadir- IRB Aïn Hadjar (0-0) pour le compte de la 7 e journée du cham- pionnat interrégion, groupe Ouest. Dès la fin de la rencontre, il rentre chez lui à Sétif en faisant près de