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LE LIBRE JOURNAL de la lFramce Courtoise our [ame dun petit negre |/ 0 oy _I Le Carpentras raté de Pasqua “1 Quelques vérités sur lislam “1 Léotard ministre de la défense... de rire 4 Un hommage a Robert Brasillach 1 Le « veau dor» par Jacques Houbart (4 Entretien avec Jean Mabire “1 Et BEH fait plus long qu’ADG 1995. Prix au numéro 10 fevrier Lettres de chez nous AFFREUX 1 Je viens de recevoir votre affreux journal. Je condamne sans aucune heésitation tous les propos de ce “décadaire”. C'est une horreur totale et les ‘mots manquent pour vous dire tout le dégout devant ce genre de publication. Sachez tout de meme que Je crois en Jésus ressusc té, que Je crols en Eglise et que je ne suis pas de gauche I! NR. (Saint-Germain-Lem- bron) POURQUOI JE N'Y CROIS PLUS Non, je ne partage pas vos analyses tendant a recher- cher, tel le noyé se raccro- chant a la moindre épave Mlottante, motif a espéran- ce dans les plus petits indices, les rumeurs pou- vant laisser croire a un lent mais sir redressement des Frangals lassés des manl- gances, de la comuption, de la désinformation et de invasion de notre territoi- re national par des com- ‘munautés qui nous hais- sent et méprisent notre ‘magnanimité. Non, je ne suis pas accord avec vos comptes et décomptes d’apoth- aires destinés a tenter de nous convaincre que opposition nationale gran- dit. Non, je ne pense pas, com- me vous I'espérez, que la récente action du GIGN a LE LIBRE JOURNAL dota France Courtolse 139, boulevard de Magenta 75010 Paris ‘Tél. : (1) 42.80.09.98. ‘Fax : (1) 42.80.19.61. pu réveiller la conscience de nos concitoyens. Oui, je crois au contraire aux sondages qui sanction- nent cette action par un ssurcroit de popularité de Balladur au lieu de traduire la faillite d’une politique désastreuse, Non, enfin, je ne suis pas convaincu par les pronos- tics situant Jean-Marie Le Pen en bonne place aux présidentielles du fait de la ‘multiplicité des candidats. Pourquoi ? Parce que les Francais sont nombreux A trouver, com- me cette femme du quar- tier Arianne a Nice inter viouvée par la télé, une Justification du meurtre du ppolicier dans fe chomage, “Fexclusion” et ennui Parce quills acceptent sans réagir que les voyous nom- mément désignés par les médias lorsqu’ils sont européens deviennent ano- nymement des “jeunes” lorsqu’ils amivent d'outre- Méditerranée. Parce quills vous toisent d'un ceil torve et incrédule quand vous annoncez, chiffres en main, le bilan réel de rimmigration. Parce quills encaissent ‘sans broncher la condam- nation honteuse de Carol ne Parmentier de Présent dont le crime est avoir dit la vérité Parce quills font semblant de ne pas remarquer que, selon la tournure des évé- nements en Algérie, les = Directeur: Serge de Beketch ++ Lelibre Journal de la France Courtose » est edité parla Sarl de presse SDB, ‘au capital de 2 000 francs + Prineipaux associés: ‘Antony, Beketch ~ Commission paritaire: 74371 Algériens en France s‘afft- chent, comme un seul homme, islamistes un Jour, “démocrates’ le len- demain, Parce qu'lls accep- tent qu’une télévision stu- pide et pomographique eur provoque, comme disait Jules Romains, “je ne sais quelle descente de Ja cervelle dans les fesses”. Parce quills se fichent éper- dument de la misére de Jeurs semblables mais sont préts répondre & n‘impor- te quelle sollicitation médiatisée a grands roule- ments de tambours & pro- pos de n’importe quoi (Ethiopie, Somalie, Rwan- a, Sidathon et autres), se donnant ainsi illusion de la générosité, alors que leur geste reléve de Vahu- rissement médiatique. (Qui sait méme si un “Tap thon’ rondement mené ne permettrait pas a 'intéres- sé d’éponger tout ou partie de ses dettes le soir méme de lémission ? Voila pourquol je n'y crois plus. CP. (Paris) = Dépot legal a parution Imprimerie G.C-Conseil 3, rue de Atlas, 75019 Paris + Directeur de publication : D, de Beketch ISSN : 1244-2380 | RACISME 2 Je recois le n° 56 du Libre Joumal. Prompt a déceler toute manifestation de racisme concemant mes compa- triotes normands, je relé- ve, page 21, que Jérome Brigadier attribue “Le Radeau de la Méduse” a Delacroix, alors que ce tableau effectivement célébre est de Géricault (de Rouen) Quant a la page 23, Daniel Raffard de Brienne y évoque le vers “raci- nnien” : “Et le désir s‘accroit, etc.” alors qu'il ‘agit d'un vers “comé- lien” (le vers 42 de Poly- eucte, si mes souvenirs écoller sont exacts). Cette confusion provient- elle du fait que Corneille est, lui aussi, de Rouen ? Jose espérer que non, Ces deux remarques, fort amicales au demeurant, prouvent au moins que Je suis un lecteur attentif (et sourcilleux). JM, (Saint-Malo) Abonnement 1 an 600 Frs, a SDB, 139 boulevard de Magenta 75010 Paris 42.80.09.33 Ce numéro contient un encart de 2 pages entre les pages 12 et 13 Editorial Le super-Carpentras raté de monsieur Pasqua ranchement, je suis dégu : Monsieur Pasqua est beaucoup moins futé que je ne croyais. Moins futé que Joxe. C’est dire... Comment ! Voila un homme, un ministre de I'Intérieur, un serviteur dévoué des Vrais Maitres 4 qui on apporte un « super-Carpentras » sur un plateau et qui n’est méme pas fichu de s’en servir ? Pire : qui laisse cette affaire se retourner contre lui-méme et ses services ? C'est nul! Rappelons les faits : Un avion d’Air Algérie fait une escale technique 4 Marseille. Soixante-dix passagers en descendent. Quarante-sept seulement y reprendront place au décollage. Manque vingt-trois. Que fait Pasqua ? 11 donne lordre de retrouver ces « clandestins ». Quel manque de sens politique ! Imaginez... Ia télé s’allume pour le « Vingt heures ». Pasqua apparait, sombre et déterminé. « Vingt-trois ressortissants Maghrébins ont disparu 4 Marseille. J’ai aussitét ordonné des contréles policiers de la plus extréme rigueur. « Au moment oi je vous parle, mille policiers perquisitionnent la totalité des locaux publics et privés de Pextréme droite dans tout le sud de notre pays ow les factieux sont particuliérement virulents. « Que le peuple francais se rassure : les principaux chefs des mouvements et partis nationalistes ont été interpellés. « Quant a nos amis de la communauté musulmane, je leur demande solennellement de garder leur sang-froid. « Ob quwils soient séquestrés, rien ne sera épargné pour retrouver leurs coreligionnaires. « Et si, par malheur, tel n’était pas le cas, nous saurions faire payer leur crime aux hordes racistes. « Ce rapt collectif est intolérable et nous ne le tolérerons pas. « Comme nous avons su terroriser les terroristes, nous saurons bien rapter les rapteurs. » Avouez que ¢a aurait eu de la gueule. Suivi d’un défilé de PEtoile 4 la Concorde, Balladur derriére Mitterrand poussé dans sa chaise roulante par le Grand Rabbin 4 cété de PAbbé Pierre porté 4 bras par le recteur de la Mosquée de Paris, le tout suivant une effigie de Le Pen pendu par les pieds, c’était au moins cing points de plus dans les sondages. A trois mois de la présidentielle, du nanan. Au lieu de quoi, rien ! Pasqua n’a rien fait. Les vingt-trois sont toujours dans la nature, a la barbe des flics. Et ce n’est méme pas la faute 4 Le Pen. Ala place de Balladur, on se méfierait, ce ratage ressemble fort 4 un sabotage. SdeB ea Nouvelles d dans Tribune juive propos des prétendus accords secrets entre Le Pen. ct Balladur. Oi sont done Ce que nous dit Ge beines tes G Hl ‘ ‘encore, préférnient perdre le droit Islamique tune ection plutét que leur ame?” La réponse est simple, mon- | Né en terre d'Islam (la __re de 14-18 ensemble. Ce tueux des Etats musul- sieur le député : ces “bonnes | Tunisie), formé par dix domestique le suivait par- mans, comme gardien fimes” sont en prison ou sur | ans de fonctions judi- tout en lui tenant a peu des Lieux saints de le point cy aller. ciaires en Afrique du _prés ce langage : “Tu ne I'lslam, on décapite au Nord @ la pratique quasi risques rien quand je suis sabre des trafiquants de RACISME, constante du droit a tes cOtés car je suis la drogue et on empale les Lue dans?'Evéne- | musulman, un lecteur, pour te protéger de tout sodomites en public. ‘ment, une évocation | Monsieur R.M., magis- danger. Mais si la guerre Cette peine de mort des « mauvaises trat honoraire retiré a sainte est proclamée, est étendue a des fats, ‘odeurs de terroir de ce que | Aix-les-Bains, nous a _alors je serai le premier A véniels a nos yeux, com- Yon appelle parfois la “Fran- | adressé, a propos des —_t’égorger pour que tune me Vapostasie d'un ce profonde” ». Cestsigné | relations entre Islam souffres pas". Portes musulman (en Irak, on Pascal Krop. et 'Occident, ce fort paroles célébres dans vient de pendre un prétre intéressant témoignage ‘out le Palais de justice de catholique avec le ci- EXPERT fondé sur des faits tirés Tunis devant musulman qu’il Tnterrogé surson | dela vie courante dans Tout le droit des avait osé convertir) EE demierlivreLe | une société a majorité — musulmans, pénal, consti Les chatiments corpo- Soupir du Maure | musulmane. tutionnel ou administratif rels subsistent. En Arable “quia quelque chose a voir est totalement et rigou- Saoudite, le voleur a la areca chute de Grenade”, ous les musul- reusement défini par le main tranchée, quelles Salman Rushalie, auteur tra I mans sont soumis Coran et les Hadiths que soient les circons- {qué ces Verses sataniques, a cing obligations, (commentaires) dictés par tances et les causes du “On ditsouvent, | toutes divines, comme Allah en personne au Pro- vol. et de maniére romantique, | nos dix commandements. phete. Ils doivent donc En pays d’Islam, la ter- aque dans PEspagne mat Le cinquiéme et der- étre recus sans discussion re est Islamisée, et le esque, jufs, chrétens et | niier, qui porte sur la ni modification. Islam droit de propriété est rmusulmans vivaient en har- | ‘guerre sainte” (la djihad, signifie d’ailleurs “aban- interdit aux non-musul- monic. Ce n'est pas rai” | fameuse aujourd'hui), est don” (a la volonté de mans. Lors de leur départ rigoureux au point que Dieu). forcé de Tunisie, les agri- PATRON DE CHOG celui qui ne s'y soumet Ce droit ayant été inté-culteurs francais ne furent Lecomigue Guy | pas perd aussitdt son sta’ gralement maintenu pen- indemnisés qu’aprés de Bedos, homme de | tut de musulman.mais dant plus de treize siécles _longues années. Le gou- gauche et dispensa- | reste soumis a la condi- (malgré quelques adjonc- vernement tunisien fixa teur frénétique etsolennel_ | tion suspensive que la tions apportées dans des lui-méme la valeur des de lecons de morale sociale, | guerre sainte soit au préa- Etats modernes A'instiga- batiments, du matériel, a &té trainé devant le tribunal | lable proclamée par une tion de l'Occident), la plu- du cheptel et exclut toute des prudthommes parun | autorité musulmane. part de ses dispositions indemnisation pour les couple de domestiquesticen- | C'est une guerre quine sont exorbitantes de_ terres. clés quill avait chassés desa | comporte pas nécessaire- notre droit, et méme par La dévolution succes- propriété sans leur permettre |_ment de batailles rangées fois incompatibles avec sorale est entiérement de récupérer leur mobilier. | entre deux armées mais celui réglée par le Coran. I n'y peut consister simple- La peine de mort sub- a que deux sortes d‘héti- PREUVE ment en meurtres indivi- siste dans tous les Etats tiers : les males (ou par Une photo dans | duels, tels ceux que nous musulmans sans excep- les males), appelés SEE InfoMatin du voyons aujourd’hui en tion et elle y subsistera “Aceb’, et les femmes (ou 23 janvier. La Algérie, en Israél et en toujours, je ne crains pas par elles ), appelées legende annonce : des gosses | Egypte. de le prophétiser, car elle “Fardh". juifsibérés dPauschwitz par | Un avocat connu a est dorigine divine. La part des “Fardh” est les Sovigtiques. Quinze jours | Tunis avait pour domes- Elle est parfois prati- de la moitié de celle des plus ard, ois déments. | que un musulman a qui quée par les moyens les “Aceb*. Nul n’a le droit de Selon le premier, cenesomt | le liait une grande amitié plus sauvages. En Arabie déroger a ces disposi- pas des enfants juifs, mais | car ils avaient fait la quer Saoudite, le plus respec. tions. Le testament n‘exis- des jumeaux “apparemment u Marigot te donc pas en droit musulman. En droit civil musul- man, la preuve de base est le serment. Dans la plupart des procés dont Jai eu a connaitre, c’était pratiquement la seule a étre utilisée. Mais ce ser- ment est sans valeur s'il a été prété devant un non- musulman, méme a Yaudience et sur le Coran (qui, traduit en frangé n’est dailleurs plus val de). len va de meme pour tout accord passé avec un non-musulman. Les imbéciles, et les laches, qui ont signé ceux d’Evian, trahis aussitot que paraphés par les contractants musulmans, sont bien placés pour le savoir. En droit constitution- nel, toute autorité, poli- tique, administrative ou Judiciaire est illégitime si elle n’est pas musulmane. Le maire musulman d'une petite ville d’Algérie ott j‘exercais était un bra- ve homme, petit employé des Chemins de Fer algé- riens, accomplissant avec conscience les devoirs de sa charge Mais il était un militant ardent du MNA (mouve- ment ultra-nationaliste refusant la domination francaise). Un jour, je lui deman- dai pourquoi il était anti- Frangais. 1! fut surpri “Au Contraire, je recon- nais que je vis aujourd’hui avec ma fem- me et mes huit enfants beaucoup mieux que mes ancétres aucun moment avant l'arrivée des Fran- ais. Mais vous n’étes pas musulmans, je n’ai donc pas le droit de vous obéir sans commettre un grave péché, qui me ferait perdre mon statut musul- man et me fermerait le Paradis. Que les Francais se convertissent a l'islam, et Je deviendrai francais de tout coeur, comme Vimmense majorité de mes coreligionnaires de ce pays’. Cette conversation me révéla le caractére inéluc- table de notre échec en Afrique du Nord : le musulman ne peut sup- porter une tutelle non musulmane que contraint et forcé par les circons- tances. Il doit tendre en permanence a s’en débar- rasser. Crest ce qui s‘est pro- duit avant-hier dans les royaumes francs de Syrie, hier dans nos possessions Afrique du Nord et aujourd’hui en Israél. Crest ce qui se produira demain dans notre “doul- ce France” si les musul- mans y deviennent majo- ritaires. Mr Pasqua se trompe grossirement en s‘imagi- nant que, ministre des Cultes, il peut avoir la moindre autorité sur les musulmans. En droit fiscal, enfin, certaines dispositions sont purement et simple- ment racistes, En pays de souveraine- té musuimane, le musul- man paie “l'achoura” (un dixiéme de son revenu). Le non-musulman paie le "Kharadj", qui est exacte- ment le double (1/5 du revenu). Les Francais restés en Tunisie eurent, des la pro- clamation de l'indépen- dance, la désagréable sur- prise de se voir présenter @ nouveau la note de leurs impots déja payés. En tant que non-musul- mans, ils durent payer le double. Le dogme fondamental musulman (les cing obli- gations de tout fidéle mentionnées plus haut) constitue un bloc unique dans tout Islam (il n'y a jamais eu de Luther ou de Calvin chez les docteurs de la foi) et concerne tous les musulmans, “inté- gristes” ou pas. Ce bloc doctrinal contient des dispositions dirimantes, car divines, totalement inadmissibles dans notre droit positif. De meme, il interdit a ceux qui le suivent d’accepter durablement le pouvoir d’autorités non musulmanes (notre gou- vernement, par exemple). Enfin, il parait vain d’espérer nouer des rela- tions durables, et loyales, avec quelque représen- tant musulman que ce soit, par la voie de traités ou de concordats qui n’ont aucune valeur contraignante, meme conclus sous la foi du ser ment, dés lors qu'une par- tie n’est pas musulmane. Dans ces conditions, et compte tenu aussi que, ‘comme I'ex-Abbé Barreau Ya constaté, I'islam est une religion de conquéte, ce me parait étre un devoir de légitime défen- se pour tout non-musul- man de s‘opposer a sa progression dans notre monde. a RM, Magistrat bonoraire ie oatectee nic sent en bonne santé utilisés pour leurs expériences par des médecins nazis”, Pour le second, “les visages Joufflus des enfants prow ‘vent qu'il s‘agit d’un film de propagande soviétique”. Diaprés le troisiéme, les vvestes rayées cachent mal les vetements civils et ily a par- miles gosses une religieuse. Les méthodes du professeur Faurisson font des progres. Jupas Regu par Anne Sin- lair, Gaillot Eveque a dénoneé son “tombeur” : est Dom Gérard du Barroux qui Vaurait “cafté” au Pape. Le méme Dom Gérard qui vient d’étre condamné par les avorteurs et leur clique. Gaillot sait décidément oi sont ses amis. MEGALO, Dans la foulée, Vex- évéque d'Evreux a réclamé une “assemblée générale extraor- dinaire des évéques de Fran- ce” pour “prendre la mesure de ce qui se passe en Fran- Dans Papréssmi pourtant pu prendre Ia mesu- re: PEGARE (Eglise Gaillo- tiste Autocéphale Révolution- naire d'Evrewx) avait réuni ses fidéles sur Vesplanade du ‘Trocadéro : quatre cents per Soit moins d'un Francais sur cent quarante mille ou, si Yon préfere :0,0007 %. On parle dautre chose ? PARADOXAL Un certain Thierry Maricourt a 616 condamné a 15 jours de prison ferme plus deux mois avec sursis pour avoir attaqué au gaz lacrymo- gene deux policiers et deux spectateurs d'un meeting ani- ‘mé par Bruno Mégret a Amiens, Le tribunal Ia décla- é coupable “dacte de dél ‘quance et de violence illégiti- me avec arme”. Or, le sieur Maricourt est lié a la mou- ‘vance pacifiste. Qui, dit-on, prohibe la violence. Va com: prendre, Charles... PARADOXAL (suite) Libération titre “Quinze jours fer- ‘me pour un écri- vain accusé de violence envers des policiers”. I faut lire Particle pour savoir que deux spectateurs ont é1é éga- Iement victimes de “T'écri- vain” (?). Selon Libé, i n'y a évidemment pas violence si la victime est nationaliste. “Tous les animaux sont 6gaux ; certains sont plus Ggaux que dautres”, disait George Orwell dans La Fer- me des animaux. Pour les flies de la pensée, certains ne sont méme pas 6gaux du tout... a n feu de camp nationaliste” c'est en ces termes qu’Alain Sanders a présenté, devant une “Mutualité” comble, ce lundi 6 février, 'homma- ge A Robert Brasillach et aux morts de février. Du feu de camp tradi- tionnel, rien ne manquait. Pas méme la flamme qui, bien sar, brasillait dans les coeurs et les regards. SOINS GRATUITS Cette soirée contre Réduire les V'amnésie nationale, Ber- dépenses de santé | nard Antony I’a rappelé, pourcomblerle | renouvelait a Paris, autour de Maurice Bardéche et de Suzanne Bardéche-Bra- sillach, une rencontre tenue, voila quinze ans, aux rivages de la Méditer- ranée. La premiére a parler est Anne Brassié, Elle dit la chaine de rencontres qui, de Brasillach A La Varende, devait la condui- re parmi nous. Puis Martin Peltier, directeur de National Heb- do, livre un de ces para- doxes dont il a le secret : “Pourquol célébrer le déficit de la sécurité sociale ? Mais bien sdr, c'est en bonne voie, Exemple : un quidam se présente a Hopital Saint- Louis dans la nuit du 17 jan- vier. Ila été mordu par son chien (idiot, Ie chien !). On reléve d’abord son adresse, ‘on s'inguiéte de savoir sile chien est vacciné, un infir- ier pose une simple gaze iodée sur Ia plaie et le qui- ‘dam rentre cher lui. Montant de la facture : 256 F. PAS CASHER Tous a vos pla- 6 février 54 qui fut un cards :le pyjama | échec ? Devrons-nous & rayé n’est plus Jamais, nous autres natio- ‘asher ! Ce vétement de nuit} nalistes, faire mémoire de ‘raditionnel de millions de | -nos défaites ? La raison Franchouillards risque de en est simple et bonne : ‘vous faire tomber sous le c'est que, faute de faire ‘coup de la loi Gayssot. Une | toujours ce qu’ll fallait fai- stylistejaponaise qui avait re, les hommes de chez présenté une collection de | nous ont toujours été ce pyjamas rayésa été “sommée | qu'ils devaient étre. Bra- de stexpliquer devant Serge | sillach est de ceuxla. Gwajgenbaum, secrétaire Pierre Sidos évoque ‘général pour PEurope du. magnifiquement les soi- ‘Congrés mondial juif” sur cet- } rées du camp du Struthof te “offense au peuple juif”. Lhommage @ Robert Brasillach od, affamés et transis, les enfants-bagnards de \Epuration ne trouvaient une échappatoire leur calvaire que dans la réci- tation, sans fin, des poémes de Fresnes que leur avait légués leur ainé. Puis Camille-Marie Galic, de Rivarol, raconte la terrible nuit du 26 mars 62 ou, dans son studio dAlger, la téte pleine du fracas des fusillades de la rue d’Isly, elle songeait aux deriers moments du martyr du fort de Mon- trouge. Le silence est si lourd, dans la salle, qu'on croirait woir le saisir a pleins bras Mais c'est aux grands anciens de prendre la parole, aprés que le comédien Pierre Jorris eut lu, admirablement, quelques textes de Bra- sillach et que Michel Bars- ky eut projeté le double hommage au poete et ‘aux morts de février réall- sé pour les éditions Reconquete : Madiran et Brigneau. Les deux plus hautes figures de la pres- se nationaliste aujour- d’hui, Pendant une heure et demie, devant une sal- le totalement immobile et silencieuse, comme envoatée, ils évoquent leur frére d’armes. Jean Madiran, dans Autres Nouvelles une éblouissante évoca- tion des “Freres enne- mis", mythe étemel né de la Gréce antique et dont, dit-il, Brasillach nous a révélé le secret : au plus fort de leur querre civile, jamais ils n’ont cessé de s‘aimer. Francois Brigneau, dans le récit minutieux, simple, narquois parfois, des heures atroces oti, dans sa cellule de Fresnes, a quelques metres de celle du condamné a mort, dans le petit matin glacial, il attendait, pétrifié d’angoisse, le dérisoire fracas des chariots appor- tant le “viandox”, bruit libérateur qui signifiait que I'on ne tuerait pas ce Jourla. Le silence est si lourd, dans la salle, qu’on croi rait pouvoir le saisir a pleins bras. Puls, Vova- tion, debout, salue les deux vieux lutteurs si proches et si différents & la fois et leur compagnon ce soir silencieux : Mauri- ce Bardéche qui, d’un geste humble de ta main, d’un geste d’enfant, salue assistance en souriant, les yeux pleins de larmes et de malice. Inoubliable moment de fraternité francaise. a (Les textes des inter ventions seront édités prochainement. Une cas- sette vidéo sera réallsée. Renseignements : Recon- quéte, 70 bid Saint-Ger- ‘main, 75005-Paris.) Léotard contre Bouthoul ans 1° “Etat de Yopinion1994*, un article du ministre de la Défense, Francois Léotard, est passé inaper- cu. Cest un des problemes de l’époque, oit la masse des publications empéche de distinguer Vaccessoire et 'essentiel. Or, le mépris qui accompagne généralement les idées de linventeur du “mieux-disant culturel” est injustifié, en raison meme de la position qu’il occupe. Ne pas réagir aux idées signées du ministre de la Défense nationale, oubliant quelles ont été préparées par d’autres, est dange- reux. “Qui ne dit mot consent”, et nous voila engagés sans meme avoir voulu. Si l'interlocuteur semble négligeable, les intéréts qu’il masque ne le sont pas. ‘Apres avoir mis en dou: te l'intéret d'une Défense nationale dont il est pour- tant ministre, Léotard indique que la notion de sécurité collective prévaut désormais,.y compris sur les Intéréts nationaux, "étant entendu, par exemple, que toute opéra- tion nationale ou multina- tionale doit etre désormais subordonnée a une déci- sion des Nations unies”. Supposer ainsi que Vensemble (le monde) ne peut étre sauvé qu’aux dépens des parties (les nations), c’est s’exposer & devoir sacrifier chaque jour une partie supplémentaire, et ainsi de perdre le tout. Idée connue en Europe centrale sous le nom de *salami-tactique” (une tranche, puis une tranche, puis une tranche...). En démobilisant esprit de défense au niveau le « défense de rire » plus haut, en mettant en contradiction comme il le fait “les intéréts, au sens large, d’une nation” (laquelle ?) avec les *Valeurs universelles” (les: quelles 2), le ministre Léo- tard donne la mesure de son sens des responsabilt- tes, Bien entendu, il n’est pas question de douter des bonnes intentions de notre ministre, qui commencent a paver notre avenit. Il est certain que la Morale doit étre un élément dans la réflexion menée par nos responsables, mais ce n’est sans doute pas le seul. Bt décréter une com- munauté de valeurs sans s‘assurer de leur réalité est le moyen de se réserver bien des surprises. Dans sa conclusion, le ministre évoque la nécessi- té d'une pédagogle de la défense, oi la France serait (Vieux reve) enfin en paix avec elle-méme “sur le plan de la mémoire et de la conscience collect ve". Il méconnait, ce fai- sant, que de nouvelles communautés, qu‘ll n’est nullement — question d'exclure de la Nation, se sont installées, avec une vision de Ihistoire contem- poraine et meme ancienne tres Eloignée de celle qui a cours de nos jours. Sans parler des versions non officieltes. conditions d’une “sécurité collective”, en ignorant le morcellement de la Nation, pour établir une philoso- phie de défense semble alors bien illusoire, et 'on ne peut que s‘interroger sur I'intérét dun tel article. Labsence de réactions & son propos ne doit pas cependant étonner. Depuls longtemps déja les choix pour le “Nouvel Ordre mondial” ont été faits, par d’autres, dans ta nuit et le brouillard, et la Grande Muette sembié s‘étre faite sourde et aveugle, recher- chant une sagesse qui est bien proche du renonce- ment. Pourtant, c'est bien en France qu’est née la polé- mologie. Gaston Bouthoul estil a ce point oublié, qui considérait que la guerre est une institution stable que l'on retrouve partout oli les groupes humains ‘organisés sont en contact ? Estil plus déraisonnable de garder cet axiome en téte ou de présumer I'hom- me bon, et de croire que tous les conflits seront désamorcés en vertu d’une “Morale universelle” qui n’a malheureusement cours que dans une petite por- tion du globe ? Oublier le facteur démo- graphique (ce sont les pays “jeunes” qui sont fauteurs de guerre), perdre de vue que, contrairement a Vidée recue, les traités de paix internationaux sont plus souvent causes de conflits que moyens de les préve- nir, ne pas voir que, pour beaucoup, la guerre est moins un moyen qu’une fin en soi, c’est se priver d’un savoir qui pourrait nous épargner la querre de demain. compte des intéréts de son pays, alors qu'll s‘interroge lui-méme sur V'idée de Défense nationale ? Décidément, seul un hasard malin pouvait réunir dans un meme article Francois Léotard et aston Bouthoul. a Lem Joums page 7 959 ov wren 9s By IMPUDENCE ‘Au cours de Vinter- EE rogatoire, la styliste a avancé pour sa défense qu'elle avait fait du tourisme en Israal mais a soutenu avec impudence ‘que, pour elle, les pyjamas évoquaient le sommeil. Serge Cwjekbnfdtn’a pas été dupe. Les pyjamas les plus sombres de Phistoire de la mode ont été détruits. Pour Vinstant, les charentaises (et Jes colonnes de Buren) res- tent autorisées. SABORDE Cela dit, les Japo- nais restent dans le collimateur. Pour avoir publié un article soute- nant que les chambres & gaz n’ont pas existé, le magazine nippon Marco Polo a di se saborder. Dans les deux {jours suivant sa publication, tous les annonceurs avaient annulé leurs contrats de publicite, ‘Acommencer par Volkswa- gen, soit dit au passage et sans rigoler. HITLER INVENTEUR Pour les jeunes _générations, expli- ‘eation de la réflexion précédente : A en croire Télé 7 jours de cette semaine, c'est, en effet, Hit ler quia inventé la Volkswa- gen. “En en fixant luieméme les normes : quatre places, cent kilométres /heure, dix litres au cent et ne cotitant ‘pas plus de six mille Marks . elle a conquis le monde”, Hitler inventant quelque cho- se quia réussi ? Pauvre Gian- noli, Télé 7 jours n'est plus ‘ce qui était. REPRESAILLES ee Se Polo, elle sexplique par la panique qu’ont suscitée les représailles immédiates et ravageuses décidées par le puissant lobby de la publici- Te richissime groupe japonais Bungei Sunju C*,a 6té avert que, sil ne s'nelinat pas, le boycott publicitare serait tend a toutes ses publica- fons. ‘Au Japon. Oi la Joi Gayssot nlexiste pas. DENEGATION ‘Yoila trois ans, Maurice Lévy, pré- sident du directoi- re de Publicis, le deuxiéme groupe de publicité en Fran- ce, interrogé par la Tribune Desfossés, soulignait que la presse écrite était “de plus ‘en plus pénalisée par les, transferts de publicité vers Ia télévision” et réfutait avec indignation Vidée que les agences de publicité aient ‘volontairement réduit leur clientale auprés des journaux pour les inciter a faire preu- ve de plus de doci “Crest, disait Monsieur Lévy, tune accusation infamante et profondément injuste”. ‘On ne saurait mieux dire. ASSASSINAT alice appr SE sible fnnacement dole Letre dele nation, follicule gaulliste, par Matignon. Motif : trop chira- quien. ‘Aux grands, rien n'est petit. GRANDS PRINCIPES En Nowvelle-Calé- donie, Ies indépen- dantistes canaques ‘menacent de rompre le dia- Jogue avec le gouvernement. ‘Motif avoué : “Le partenariat doit se faire sur des bases plus ouvertes et plus transpa rentes.” “Motif réel : avec les fonds ‘Etat, les clans avaient ache- te Nouméa un hitel faisant casino, Or, le caldoche mil- Wardaire Jacques Lafleur va ouvrir un établissement de Jeu concurrent. Autres Nouvelles La legon de Hamza Boubakeur quatre-vingldeux prendre & Si Hamza Bouba part, en tant qu’ancien éleve ans, Si amza Bou- keur. Le vieux sage avait des Peres Blancs, je ne parle, bakeur vient de soixante-dix ans. Il dinalt fort modestémeni, de IEglise mourir, Recteur de la Grande d'une fourchette légére en qua la lumiére de ce que jai Mosquée de Paris de 1957 a feignant de préter Voreille retenu de la lecture de ses 1982, imprégné de la tradi- aux propos de son interlocu- trentedeux docteurs. tion Soufi, traducteur du teur Pas seulement le doctor Coran, agrégé d’arabe, grand - Moi je, commenga le _universalis, que vous appe- notable francophile, il fut un pasteur, moi je connais trés lez, je crois, Albert le Grand homme d'une extraordinaire bien I’Islam et je pense mais aussi le doctor MelliNuls érudition et d'une courtoisie que... et le doctor Seraphicus, rare. J'ai eu la chance de le Suivit un propos sur la_j‘entends saint Bernard de Tencontrer a plusieurs religion mahométane dont je Clairvaux et saint Bonaventu- reprises et notamment lors confesse avoir oublié le re, mais aussi Catherine de un diner au cours duquel contenu. Sienne, qui est le seul laic, je administra aux personnes —_- C’est fort intéressant, , bien entendu, présentes une lecon qui ne approuva Si Hamza Bouba- que mon “compatriote”, si devait pas s‘oublier. Ily avait keur en posant son couvert, j‘ose dire, saint Augustin. 1a, parmi d'autres convives, mais puisje vous demander Sans oublier, bien sir, Vadim un petit pasteur de cour, jew sur quel docteur de I'lslam rable docteur Angélique que ne et mince, impeccable- vous fondez votre propos? fut saint Thomas d‘Aquin, ni ment sanglé dans un costu. —Il-y eut un silence. Fort le seul qui publia en langue me de “clergyman” de grand long. A Vévidence, le petit francaise : saint Frangois de faiseur, 'cel vif et cerclé d’or, pasteur de cour était sec. Sales, Mais je vous ferai gra la moue hautaine, le verbe Alors Si Hamza Bouba- ce des autres que vous sec et conquérant qui discou- keur reprt la parole connaissez sans aucun doute rait sur le monde et ses alen- —- Voyez-vous, je crois mieux que mol... Pardon de tours avec une autorité qui qu’avant de juger d'une reli- vous avoir interrompu, Mon- commengait a échauffer les gion il convient de 1a sieur le pasteur, vous nous oreilles de toute 'assemblée. connaitre par ceux qui sont disiez, propos de I'slam ? Soudain, il décida de s‘en fondés a en parler. Pour ma Le pasteur se leva et sortit. \ WAN TETEZ ‘MOUS ALLOMS MATE. LES BANE BLA CAMPAGNE. Le bloc note de B.E-H. ‘ous avons déja raconté (Ber- nard, Evi et mol) comment nous découvrimes, dans un abandonné lachement par le sieur ADG, toute une série de notes consacrées au vaillant peuple papou, qui est par ailleurs gentit ‘comme tout, et pourquoi nous n’avons pas cru devoir les laisser s’accroupir dans le cafard de Nahum of elles gisaient. Convaincus de servir avant tout a cause papouse, nous (Henry, Bernard ‘et moi) les avons utilisées dans un but avant tout pédagogique, ce qui n’em- péche nullement le didactique, le pro- phylactique et l'amusant. La décade der- niére, donc, nous vous avons narré les étranges coutumes porcines de ce peuple trop méconnu, en nous attachant plus particuliérement a la tribu des ‘Ononghés de la vallée de la Haute-Vana- pa. Cette décade, Evi, Henry et moi avons décidé de vous emmener chez les ‘Taouadés de la vallée de |’Auga, autre paires de quidams' | Ily avait une fois un « tsibidé + qui ‘avait comme « Yasi »? un énorme serpent python® qui s‘appelait Didive (phonéti- quement, « Didi Manou »), Tous les deux étaient « outames »*, le » manouvé »* comme + 'homme vrai +* et rien n’était plus amusant que de voir la femme de Didive demander des sous pour les com- missions a lophidien boudeur ou lui dire qu’elle avait la migraine quand il revenait de l'assommoir’, lui ou l'autre portant Tun, Done Didive doit aller danser chez. les Kolaris, une tibu de turfistes qui vit ‘sur autre versant de la Yaloghé et il lais- se son yasi Didive manouvé et outame chez lui, yu qu’il est un peu « fodita «* et quill risque d'intimider les Koiaris pen- dant leur pilowpilou (danse-danse). 11 défend a sa femme d’ouvrir le sac fabri- qué en feuilles du palmier barou*, mais ‘Vous savez comme sont les personnes du sexe, sitdt quill a tourné ses talons calleux, quand elle revient dans aprés- midi avec une charge de ghilames "* et de malaghes " et le bestiau se fait les adjas". Et voili+il pas que la fille cadet- te de Didive se lance a sa poursuite alors que la maman est morte de Y frayeur et le pére dit ala fille : Braca-e VOILA DU PAPOU (suite et fin) — Conte et les jambes des Taouadés — Meurs eedipiennes. ¢ - Alé fand’, alé fand’ ; amou fand’, ‘amou fand Ce qui signe ittéralement : « Mari os de jambe (iia), mari tibia ; femme tibia, femme tibia La suite est plus comptiquée puisque Didive doit tuer son pote python qui est event » gata avant de se mettre en ménage avec sa file cadette, ‘Aussi, incestons pas. I Ce texte emprunte également beau- coup a la geste des Fouyoughés telle quielle ressort dans leurs « tsidibés », recueiis de légendes concemant un per- ssonnage mythique. Il pique surtout beau- coup, avouonstle, dans les délicieux livres du RP. André Dupeyrat, hélas épuk ‘és : Vingt et un ans chez les Fapous (La Colombe) et La Béte et le Papou (Albin Miched, 2 Homonymes, en fait, plus que fréres carils se confondent et ne sont qu’un en deux, 4 moins que ce ne soit réciproque- ‘ment, Un « yasi » porte le méme nom que vous, test votre décalque dans le ‘miroir des eaux et, connaissant son vrai ‘nom, vous avez pouvoir sur lui. Une sup- position que vous vous appeliez Marcel Kébir; votre » yasi» s‘appelle ainsi et non seulement il peut se présenter pour tour ‘cher un mandat a votre place ou pointer ‘au homage pendant que vous allez aux. courtines, mais il a mal au foie quand vous avez mangé du chocolat, Letom jonas page @ 59 ou erm ios By 5 Les pythons sont trés nombreux en Papouasie : python vert des arbres (chondropython veridis), python réticulé, python des mousses et des orchidées, python mécanique (c'est le python, python, python qui fait marcher la mach ne, cest le python, python, python qui fait marcher les wagons). Ils peuvent atteindre jusqu’a dix métres de long et soixante-dix centimetres de circonféren ce. Siils en avaient Je gout, ils pourraient avaler Bruno Mégret ou Nicolas Sarkozy d'un seul coup, alors quien revanche, ils ne s‘attaqueront jamais @ ADG : ils talment pas avoir affaire a un nain gras, 4 Sacrés. 5 Python. 6 Cest ainsi que s‘appellent entre eux les Papous alors que vous et mol ssomimes des hommes faux. Je men fiche, moi, jai un pantalon au moins et comme, selon le principe du + yasl », sf /étais un Papou, je serais en ‘méme tenips un python qui s‘appellerait Didive, je vous demande un peu ce que _je pourrais faire de ma paire de gants de pécari et de mes bottines en chevreau. Les manger ? 7 Au sens propre du terme, lendroit ot ‘on assomme, Ainsi, chez les Kiavaitoumétas (tribu appartenant au grand sous-ensemble flou du Yarima, plus @ louest), estil badin dastiquer ses parents au casse- téte bec de « goulavé + (un oiseau) quand Ja viellle ne peut plus aller au jardin et ‘que sa peau est devenue plissée comme des ailes de chauve-souris et quand le vieux ne peut plus tendre Varc (avec la fléche de la main droite, comme dirait Loro - ce n’est pas un Papou mals un dessinateur). On vide ensuite leurs tétes en ne laissant rien perdre des cervelles qui sont distribuées aux cousins pauvres et alliés riches et on s‘en sert comme bock. 8 Sauvage. 9 Un palmier qui pousse lé-bas, 10 Plante qui a le gout de rasperge. Ne ‘m’en demandez pas plus, bon sang ! 11 Fruit d'une variété de arbre & pain (artocarpus). 12 Se sauve. 13 Pas bon. Sous mon bé ret Exorbités Aectionnés sur réputation pour tre les premiers occupants de lanavette spatiale francaise, ‘Thon, Fred et Gracia senvrent cde Kourou dans le claguement des pagmies sur le bois des pirogues. Le ‘Capitaine célébra la mise en orbite par Couverture Cane fraiche Clairete de Die issue de la cave secréte Aanénaage gre tla complicté d'un ‘meruisier legionnaie compréhensi. ‘lel dia ta langue pour wlorfer Cette rie en altitude dans le silence paisble des oles, loin des femmes ‘méchantes, Sele, Pabsence des chiens lui donnait quelques regrets, ‘avant de concture : “En plus on peut doom tranquil, sans prendre de (quart, la terre velle pour nous”. Beil Sassoupit dans un baillement de lon devant un meurais film... pour enclencher un dram de Vespace, & ‘auise de sore ronflement célebre des frets de Guinée cn quarter Sointe- ‘Croie d°Oloron. état @apesanteur onncit une énergie décuplee ice ‘moteur humain, dont les vilebrequins usés ilaien tre les frottements enfer de pistous al huilé, Autour de la cabine, les anges fuyaien, les ails sur la tte, pour ne plus entendre cette impossible symphonie neueuse. A inkérieur, les circuits informatiques se déréelaiont dans ta complainte laneinante de Frodo et Gracia qui ‘oulaiert renaer dla maison, Au bout d'une dizaine heures, Thon énengea de sa béatitude dans un étirement élastique des bras pour (questionner Ventourcge. Pespere que ‘ous avez ben dormi. Ott sommes- rows ?* Dew: regards effayés traanamarent la méme information : dans Uespace. Perdas. Mors il coupa ‘quelques tranches de saucisson de chez Louge, quilt voleter lentement ‘avant de es happer puis sorit de son sac-i-os élmé une sorte de sextant eompligué par des jee de minors, *Cest une de mes ineertions. Je n'ai ‘aucune confiance dans la | pobtechaique, qu'elle sit eminine ‘ou masculine” Dans usw approche Jimpecenble il survola les chevelures rnoires des Indiens ébahis, pour poser Vongin devant Varéopage des ‘ministres et du nourecu président de a République. Ce dermiers eanouit ‘quand le Capitaine déclara : “Aprés ous ces ert je was faire une petite sieste reparative” Stratégies par Henri de Fersan La puissance économique et nucléaire de V'Inde ‘Inde est le pays des deux ex: trémes : si 'Occi- dent est habitué aux clichés de Vinde miséreuse, celle des bidonvilles, il ne faut pas négliger I'Inde qui gagne, celle qui voit développer son écono- mie et sa science. L'Inde est un pays potentiellement riche : avec un PNB de 300 mil liards de dollars, elle constitue la onziéme puissance économique mondiale et connait un taux de croissance annuel aux alentours de 4 %, ce qui entraine sur Yensemble du pays une stagnation conjuguée avec une forte dette exté- rieure. Cependant, inde est un pays riche en matiéres premieres : pre- mier rang mondial pour le thé, le bétail et le sucre, deuxiéme pour le riz et la sole, troisiéme pour les céréales, le chrome et le charbon, quatriéme pour le bié et le coton et cinquiéme pour le fer et le manga- nése, ‘Sur le plan industriel, V'Inde progresse mais connait encore les diffi- cultés d’une économie trop étatisée (60 % de la production) et ce malgré les réformes de 1991 sous la férule du gouver- hement Rao, tournant ainsi le dos au socialisme de Nehru, soutenu par “le grand frére” sovié- tique. L’Inde est ainsi devenue le dixigme pro- ducteur d’aluminium et dacier (en 1991, sa pro- duction dépassa celle du Royaume-Uni et rattrapa celle de la France) et son dustrie automobile naissante (Hindustan Motors T.E.L.) pointe au dixneuvigme rang mon- dial, ce qui est faible mais en voie d'améliora- tion. L’Inde, en effet, a des qualités qui peuvent intéresser les Occiden- taux en mal de délocali- sation : une main: d’ceuvre importante & faible niveau de vie et des matieres premiéres & foison, ainsi que des infrastructures portuaires portantes nées de Vempire des Indes. Il ne faut pas oublier que Vinde posséde la premie- re industrie cinématogra- phique du monde. Crest dans l'industrie millitaire et spatiale que inde connait ses plus grandes réussites : tres bien équipée dans le domaine de l’énergie nucleaire, elle compte 9 réacteurs nucléaires en service, 6 en construc: tion et 16 en projet. Comme pour ’arme- ment, les fournitures sont diversifiées : la majorité des centrales (Narora, Rajasthan, Kakrapar, Kaiga, Madras, Kerala) sont de type PHWR (eau lourde, mode- le canadien) ; celle de ‘Tarapur est de type BWR (eau ordinaire, modéle américain) ; celle de Kun- dankulam est de type WER (version soviétique de la BWR, trés Instable) et le surgénérateur de Kalpakkam est de type FBR (rapide, modéle Shevchenko soviétique dont le seul exemplaire russe a bralé le 9 sep- tembre 1973). L’Inde compte construire un surgénérateur de 450 MWe pour 2005 qui, combiné aux autres cen- trales en construction, permettra d’augmenter la production d’énergie nucléaire (5,2 GWe en 2005). Le nucléaire militaire nest pas oublié : depuis Vexplosion de la bom- be A indienne a Pokaran en 1974, I'Inde s‘est dotée seule de missiles balistiques moyenne portée Agni le 22 mai 1989 et a lancé son pre- satellite seule le 15 octobre 1994, De plus, elle construit un sous- marin nuciéaire de 5 000 tonnes calqué sur les modéles soviétiques. Pour assurer la fourniture en uranium, 7 sites d’eau lourde et 2 de fabrication de combustible sont en service ou en construc- tion : c'est le deuxiéme parc mondial, le premier pour eau lourde... Il semblerait que le nucléaire indien ne soit que purement dissuasif visavis de la Chine et du Pakistan. a 1 DRE JOURNAL page LO N59 DU 10 FEVRIER 1995 & L Histoire al endroit par Bernard Lugan urant des décennies, la diplomatie frangaise fut alignée sur celle de VAngleterre. Dans I‘affai- Te yougoslave, elle s‘est mise a la remorque de I’Allemagne et du Vatican. Je vais une fois de plus déplaire 4 certains en disant que st I'axe Bonn-Vatican avait suivi les conseils de prudence de Francois Mitterrand, il est probable que l'on ne se battrait pas aujourd'hui dans Tex-Yougoslavie, Pour le président de la Répu- blique frangaise, grand lecteur de Bainville, la reconnaissance inter- nationale de la Croatie n’aurait da se faire qu’aprés que les anciens membres de la fédération yougo- slave eurent régié, entre eux, leurs contentieux frontaliers. Or, il n’en fut rien, tant Bonn et le Vatican avaient hate de voir reconnu I'Btat croate. Pour ‘Allemagne, les raisons sont culturelles et économiques : le démembrement de I’ex-Yougo- slavie allait permettre a la Mittel- Europa nouvelle mouture de s‘appuyer une terre germanique, a savoir la Slovénie et sur Valllé de toujours de la germanité qui est la Ctoatie. Quant au Vatican, sa crain- te, héritée de la séparation de 1054, était de voir renaitre un puissant pole orthodoxe dans les Balkans. Face a lui, fl importai donc d’amarrer le catholicisme sur la Croatie. Ces politiques sont en bonne partie responsables de la guerre. ..Un retour a l'histoire permettra de lexpliquer. ¢ QUELLES FRONTIERES EN EX- YOUGOSLAVIE? + Serbes et Croates appuient leurs démonstrations sur des cartes. Le probléme est qu’il ne S‘agit pas des mémes. Le Croate Tito a, en effet, redé- coupé la Yougoslavie en amputant considérablement la Serbie. La rai- son en est simple : la véritable résistance antiallemande fut serbe et elle était authentiquement de “droite” puisque animée par le général monarchiste Mikailovitch. Crest tui qui mena la vie dure aux troupes allemandes. Les Croates, eux, étaient soit auxiliaires de Yarmée allemande, soit, quand ils étaient communistes, membres des milices de Tito. Parallélement a la guerre contre les Allemands, une terrible guerre civile opposa les communistes du Croate Tito aux monarchistes du Serbe Mikallovitch. Aprés avoir ten- té de convaincre Roosevelt, totale- ment gagné a la propagande stall- nienne, Churchill dut renoncer a faire comprendre aux Américains qu'llfallait soutenir le monarchiste serbe contre le communiste croa te, Bt c'est ainsi que les commu- nistes écrasérent les nationalistes serbes. La guerre terminée, Tito stemploya @ affaiblir la Serbie qui était la seule a lui avoir véritable- ment résisté. Le cas des Croates pro-nazis est 4 mettre a part car leur existence n‘était due qu’a la présence des troupes de mon- tagne allemandes et des divisions SS musulmanes recrutées en Bos- ni Un plan machiavélique fut alors mis en pratique par le croato-com- muniste Tito : il consistait a ampu- ter la Serbie de territoires ratta- chés a la Croatie et a la Bosnie, cette derniére créée pour la cit- constance. Ce qui était supportable dans le cadre d'un Etat fédéral devenait un casus belli 4 partir du moment ott chaque composante de I'ancienne fédération yougoslave revendiquait son indépendance. En effet, sur quelles frontiéres allait-on se baser ? Sur les frontiéres histo- riques d’avant l'existence de la Yougoslavie, comme le deman- daient les Serbes, ou sur celles dessinées par les communistes, comme le prétendent Bosniaques et Croates ? La sagesse eit été, avant de reconnaitre Vindépendance de la Slovénie, de la Croatie et de la Bosnie, d’exiger que les anciens partenaires de l’ex-Yougoslavie aient, entre eux, réglé leurs pro- blémes frontaliers. Au lieu de cela, Allemagne et le Vatican ont forcé Ja main a la communauté interna: tionale en lui faisant reconnaitre comme frontiéres internationale- ment garanties des charcutages opérés par Tito qui voulait divi- ser pour assurer son régne de \ satrape rouge. Dieu ou César tout en France ott la presse est particuliérement serve - com prennent difficilement dans nos sociétés contemporaines les palinodies ou les comportements confus du pays le plus puissant de la pla néte, les Etats-Unis, seule “superpuissan ce’, diton, Dans leur propre domaine continental, aprés avoir soutenu les patriotes du Nicaragua contre leurs bour: eaux sandinistes de la junte marxiste, Yétrange superpuissance a pratiquement abandonné la courageuse dame qui avait ‘gagné les élections, mais dut ensuite lals- Ser aux communistes l’armée et la police ! En Haiti, alors que l'armée avait cchassé le tyran Duvalle, la superpuissan- ce a laissé s‘installer, puis a réinstallé aprés son éviction, un faux prétre tortion- naire, Castro en soutane, Castro lui- ‘meme étant maintenu Cuba, suspendu une corde bloquée, malgré ses crimes contre Vhumanité. Au Mexique, apres avoir créé, avec le Canada et Etat doutre-Rio Grande, un grand marché “ilbre” baptisé ’ALENA, la superpuissan- ce a donné les coudées franches au clan *pseudo‘indien” du sud du pays, puis a déclenché dans son dos un coup de Jar- nae bancaire qui déstabllise dans le mon- de enter les marchés boutsiers et moné- taires. Dans I'ex-Yougoslavie, en oppost tion avec ses prétendus allés européens, Ja superpuissance, qui se refuse a risquer Ja vie du moindre soldat, soutient tantot Je camp musulman, tantot le camp ser: be, dune facon st subtile que la gauche accorder ses violons, Jimmy Carter négo- lant a contre-pied de Bill Clinton. En Chi ne, la théorie fumeuse du “Nouvel Ordre mondial” est parfaitement bafouée et le marxisme chinois - malgré ses crimes immenses contre I'humanite - est étroite- ‘ment lié désormais au dit “monde libre”, ‘au nom du primat de l'économie qui est me, ce qui est trés logique. En Israel, la .,superpuissance qui avait protégé durant de longues années le foyer spk américaine au pouvoir ne parvient pas a | par Jacques Houbart Le veau d’or (n° 2) eaucoup de citoyens nafs - sur: | rituel du judéochristianisme Fabandonne ‘maintenant aux exactions des terroristes ‘musulmans de tout poll, ce qui met év demment en grave danger les chrétiens du Liban, Il faut savoir qu’il n’y a pas d'état américain. Certes, pendant moins de deux sigcles, une dialectique Dieu/César importée la-bas par les immigrants - il est dur et durable, le processus de destruc: tion spirituelle - a pu étre maintenue, mais 'héritage anarchique des sectes protestantes (‘tel pays, telle religion’), qui a imposé. une espéce de fédération de petits Etats, n’a pas permis d’aller au-ela de la premiere guerre mondiale, L/Etat malade a céde le pouvoir a diférents car tels pilotant l'industrie, le commerce, la banque, puis une économie au second degré est apparue, celle du monétarisme ‘qui fabrique de la richesse sans produire - Vintérét bancaire étant le profit du profit - ou qui produit a peu de frais un pseudo- aliment chérement vendu et confine les consommateurs trop nombreux dans des mouroits : la drogue. Ce demier marché en pleine expansion, aprés la fin de la guerre froide et ouverture de nom- breuses frontiéres, est maintenant bran- ché sur le commerce des armes “attisa- nal’, lequel remplace le grand marché interétatique. Mais cette évolution mal- thusienne, hostile au développement humain, induit une nouvelle politique des Etats-Unis. tls entendent désormais dominer les seuls marchés traditionnels encore juteux : Vagroalimentaire, les industries de haute technologie, avec leurs esclaves du tiersmonde, et 'arme- ‘ment, peau de chagrin économique, qui tire toujours le progres technologique. Quant au marché de la drogue, le pre- mier du monde, leurs banquiers et quelques complices le controlent ; mais Jes médias doivent rester muets et rien n’apparait dans les statistiques de la pres- se économique, a part quelques krachs bizanres. Cette évolution américaine a des ‘conséquences dramatiques dans les rela- tons avec Israél, Etat trés lié aux USA, Désormais, le Moyen-Orient est devenu “zone de magouille” militaire o& Yon entretient une consommation d’armes endémique, comme en usaient jadis les vesiales avec leur lamme romaine. Par mi les autres zones de magouille milita- re, on trouve évidemment celles que ‘nous avons mentionnées, oit la politique US semble inintellgible, Dans I'ex-Yougo- slavie, camions, avions, hélicoptéres, car gos, amenent des quantités de materiels, assurés de la cécité des Casques bleus, de celle des Awacs de 'OTAN, ou des nravires de I'Union de I'Europe occidenta- |e (UEO), Mon confiére Xavier Gautier du Figaro (6/1/95) a interrogé un ancien général croate : “La fire la plus clas- sique, c'est quand la CIA achéte pour les Bosniaques des armes argentines, chi- noises, indiennes ou méme cubaines sur Je marché noir roumain ou hongrois.” Si Israéi profite provisoirement de cet- te demande militaire - Sharon Sadeh indique dans Haaretz du 15/7/94 : “Nos ‘exportations en matériel militaire ont aug- menté de 20 % en 1993, en dépit de la baisse générale des ventes d'armes sur le marché mondial” - la “nouvelle écono- mie” a une conséquence plus grave, implication de la communauté juive des Etats-Unis dans le blanchiment de argent de la drogue. Ecoeuré, le journa- liste israélien Ben Kaspit, correspondant New York de Maariv, constate méme - le 2 septembre 1994 - que de nombreux Julfs pieux, des rabbins, des respon- sables de diverses congrégations ou de synagogues, sollicités par la mafia, notamment des caids du cartel de Cali en Colombie, cédent a la tentation des sommes énormes proposées et perdent tout frein moral. "Nimporte comment, a confié un d’eux aux enquéteurs, la rogue est vendue, Aussi longtemps que notre propre communauté est 4 Fabri et quielle y trouve son profit, peu importe si nous bénéficions du trafic de rogue’. Cest encore une opération “huma- nitaire", comme FARC de Schwartzen- berg, et bien d'autres, a