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Le salariat

En effet comme l’indique R Castel dans les métamorphoses de la question


sociale :aujourd’hui la question sociale c’est la question du salariat
« parce que le salariat en est venu à structurer notre notre formation
sociale presque toute entière :

• Le salariat a :
- longtemps campé aux marges de la société (sociétés féodales),
- il s’y est ensuite installé en demeurant subordonné (19 ème),
- il s’y est enfin diffuser jusqu’à l’envelopper de part en part pour
imposer sa marque (trente glorieuses).
• Mais c’est :
- précisément au moment où les attributs attachés au travail
pour caractériser le statut qui place et classe un individu dans
la société paraissaient s’être imposés définitivement au
détriment des autres supports de l’identité, comme
l’appartenance familiale ou l’inscription dans une communauté,
- que cette centralité du travail est remise en question .(...) Le
travail est plus que le travail et donc le non-travail est plus que
le chômage( les répercussions du chômage sur les liens
familiaux).
• Aussi la caractéristique la plus troublante de la situation actuelle est
elle sans doute la réapparition d’un profil de travailleurs sans travail;
lesquels occupe littéralement dans la société une place de
surnuméraires, d’inutiles au monde » .
• En effet dans notre société :
- l’occupation d’un emploi procure valeur, reconnaissance,
dignité et identité sociale.
- Le chômage apparaît ,en creux, sans valeur, négation de toute
reconnaissance, frappé d’indignité, destructeur de l’identité.
- Comme le dit A Gorz : « si les chômeurs sont exclus c’est
parce que « le chômage leur interdit de participer à la
production de la société et, par cette participation, d’acquérir
sur la société des droits et des pouvoirs. (...). Aussi longtemps
que le fonctionnement du système social, sa production et
reproduction, exigeront du travail humain, le travail si réduit
que soit le temps qu’il occupe dans la vie de chacun, sera
indispensable à la pleine citoyenneté. »