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UNE QUESTION DE LUMIERE

Ou les clefs cachées du développement de la conscience

v1.4

Références :
Ouvrage « Le don du Prophète » de Chris IWEN aux Ed. ALTESS
et chez amazon.com http://www.amazon.fr/Don-Proph%25e8te-Guide-Eveil-Spirituel/dp/2842431286/

Référence : http://www.amazon.fr/Don-Proph%25e8te-Guide-Eveil-Spirituel/dp/2842431286/
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Sommaire

Introduction ................................................................................................................................ 3
Clef n° 1 : A propos de la conscience ........................................................................................ 4
Clef n° 2 : A propos de l'origine de la vie et de Dieu................................................................. 7
Clef n° 3 : Autour du potentiel humain et de sa traduction sociale.......................................... 10
Clef n° 4 : Quelques mots sur la recherche spirituelle ............................................................. 17
Clef n° 5 : L'importance de la pratique spirituelle ................................................................... 19
Clef n° 6 : L'énergie de la volonté............................................................................................ 22
Clef n° 7 : Le cap du pragmatisme........................................................................................... 27
Clef n°8 : A propos des arts du chi........................................................................................... 30
Clef n° 9 : Qu’est-ce que la puissance ?................................................................................... 40
Clef n° 10 : Comprendre l’ascension ....................................................................................... 48
Clef n° 11 : Qu’est-ce que l’Eveil ? ......................................................................................... 58
Clef n° 12 : Le gouvernement mondial .................................................................................... 63
Clef n° 13 : La prison collective............................................................................................... 66
Clef n° 14 : L’élasticité du réel ................................................................................................ 69
Clef n° 15 : Les limites du pouvoir technologique................................................................... 76
Clef n° 16 : De ce que nous voulons à ce que nous devons faire............................................. 80
Clef n 17 : L'amour : de l'énergie à la force ............................................................................. 82
Clef n° 18 : Qu’est-ce que la spiritualité ? ............................................................................... 88

BONUS : « Le don du prophète » aux Ed. ALTESS, extraits choisis et présentation............. 94


« Le don du prophète », un livre pour répondre à un profond besoin de spiritualité. .......... 94
« Le don du prophète », un retour à l'essence de la spiritualité............................................ 96
« Le don du prophète » : Extrait 1- La nature de Dieu......................................................... 98
« Le don du prophète » : Extrait 2 – Le pardon ................................................................. 100
« Le don du prophète » : Extrait 3 – L’amour fraternel ..................................................... 102
« Le don du prophète », un livre pour aider les coeurs à s'éveiller .................................... 105

Référence : http://www.amazon.fr/Don-Proph%25e8te-Guide-Eveil-Spirituel/dp/2842431286/
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Introduction

Afin de déterminer un fil d'Ariane entre les textes que nous mettons en ligne sur ce site au fil
des semaines, et afin d'optimiser la maniabilité du matériel didactique dont peuvent se servir
les chercheurs spirituels pour élargir et approfondir leur compréhension de la spiritualité « en
son essence », nous avons décidé de créer une série de textes dont le titre général est « Une
question de lumière ».

Notre vision de l'écriture nous incline à départager nos livres en deux catégories : certains
livres sont destinés à l'édition traditionnelle (et chaque fois qu'un livre sortira en librairie,
nous en ferons une présentation sur ce site) ; d'autres livres sont destinés au site (et ils ne
pourront être édités que si la majorité des lecteurs du site en exprime la demande, ou si notre
éditeur insiste particulièrement pour les inclure dans son catalogue). Quelle est la différence
entre les deux catégories ? Les livres pour l'édition sont écrits de manière à remplir
simultanément deux critères particuliers : ils doivent être capables de régénérer en profondeur
le cœur du lecteur, et ils doivent être capables d'éclairer son entendement. Les livres pour le
site ont surtout pour mission de stimuler l'entendement, et ce n'est que par incidence que nous
y mettons l'énergie nécessaire pour se ressourcer intérieurement.

Les textes de la série « Une question de lumière » aborderont plusieurs thèmes, mais toujours
sur le terrain de la spiritualité essentielle. Cela signifie que nous n'évoquerons presque pas,
sauf de manière périphérique, les sujets comme : les extraterrestres, les cristaux, les
civilisations anciennes, le gouvernement mondial, les puces électroniques, les plans
d'évacuation planétaire, les prophéties mayas, l'horizon 2012, etc. En d'autres termes, nous
n'explorerons les sujets « ésotériques/paranormaux » qu'à la périphérie de notre propos. Les
différents thèmes que nous aborderons seront ceux de la spiritualité essentielle, et ces thèmes
se concentrent, d'une manière générale, sur la question de l'homme, sa nature, son potentiel,
son développement et son rapport à l'univers. Même lorsque nous paraîtrons nous élancer
dans un sujet extérieur à la spiritualité essentielle, ce sera toujours pour l'éclairer selon la
lumière de la spiritualité.

Comme nous le disons déjà dans le petit texte d'accueil de ce site : prenez ce qui « résonne »
en vous, et ne vous « embêtez » pas avec le reste. Notre propos, avec ce site en général et avec
cette série de textes en particulier, est d'aider les lecteurs à avoir une aspiration et un
entendement spirituels plus clairs et plus forts. Nous ne sommes pas là pour essayer
d'imposer. Et si parfois nous avons l'air d'affirmer, c'est seulement sur la base combinée de
notre propre expérience, de notre propre intuition, et de notre propre analyse. Et c'est aussi
pour fluidifier le discours, car cela deviendrait tout de suite impraticable de faire toute une
série d'annotations et de justifications à chaque phrase. Nous souhaitons que la série « Une
question de lumière » apporte à votre entendement spirituel, un éclairage vivifiant et
simplifiant.

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Clef n° 1 : A propos de la conscience

La conscience n'est-elle pas le produit du cerveau ?

Il est vrai que nous avons l'impression que la conscience procède du cerveau. Cette
impression est là, tout au long de l'incarnation. Mais une bonne expérience des sorties hors du
corps, par exemple, permet de se rendre compte que la conscience est intrinsèquement
indépendante du cerveau. Le raisonnement basé sur l'expérience ordinaire conclurait
évidemment que la conscience est un produit du cerveau. Mais en utilisant la même rigueur de
raisonnement, pour celui qui a des expériences énergétiques significatives (pour les appeler
ainsi), la conclusion est très différente : la conscience ne saurait se réduire à un phénomène
cérébral. Qu'est-ce que nous entendons par l'expression « expériences énergétiques » ? Nous
entendons plusieurs choses, dont : les sorties hors du corps, les perceptions extrasensorielles,
les états élargis de conscience, etc.

Donc, si on a des expériences énergétiques significatives, on réalise que la conscience


n'est pas un produit du cerveau ?

Oui, c'est tout à fait ça. Par ailleurs, les gens qui n'ont pas d'expériences énergétiques
significatives, peuvent faire preuve d'ouverture d'esprit. Quand les gens sans expériences
énergétiques ont l'esprit ouvert, ils peuvent étudier les témoignages des gens qui ont eu des
expériences énergétiques fortes, et en déduire aisément l'indépendance intrinsèque de la
conscience par rapport au cerveau. Mais nous reconnaissons qu'avoir l'esprit ouvert, est
quelque chose de très difficile pour beaucoup. D'autant plus que les matérialistes essaient de
taxer de crédulité tout signe d'ouverture d'esprit. Mais tout cela est un faux problème. La vraie
question est ailleurs.

Et quelle est la vraie question ?

La vraie question est la suivante : « Voulons-nous, oui ou non, élever notre niveau
énergétique de conscience ? ». Disons que c'est la forme haute de la question. Il existe une
forme basse, et c'est celle-ci : « Voulons nous, oui ou non, vivre des états élargis de
conscience ? ». Ce sont là les deux formes, haute et basse, de la même question. Et c'est par là
qu'il faut commencer. La divergence entre les matérialistes et les non-matérialistes est
compréhensible. La plupart des matérialistes n'ont jamais vécu la moindre expérience
énergétique significative. Il est donc normal que pour eux, seule l'expérience ordinaire soit la
référence du réel et du vrai. La plupart des non-matérialistes le sont devenus, justement parce
qu'ils ont eu au moins une expérience énergétique plus ou moins significative. Pour eux, ce
qui est normal c'est d'admettre qu'il existe une réalité au-delà du matériel. Tant que le
matérialiste n'a pas vécu d'expérience énergétique, il lui sera presque impossible d'admettre
l'existence d'une réalité au-delà du matériel.

Comment convaincre les matérialistes qu'il existe une réalité au-delà du matériel ?

En d'autres termes, comment faire en sorte qu'un matérialiste devienne non-matérialiste ?


C'est bien simple : il faut lui permettre de vivre une expérience énergétique significative.
Nous ne parlons pas de lui montrer quelque chose d'extraordinaire. Nous parlons bien de lui
donner la possibilité de vivre en lui-même ou par lui-même une expérience énergétique. En
pratique, il existe des techniques énergétiques, et l'application de certaines de ces techniques
peut procurer, à court ou moyen terme, une expérience énergétique à l'utilisateur. Plus

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spécifiquement, il existe des « techniques à expériences », c'est-à-dire des techniques
énergétiques dont l'objet est principalement de faire vivre des expériences plus ou moins
déterminées. La personne qui veut savoir s'il existe vraiment une réalité au-delà du matériel,
peut aisément recourir aux « techniques à expériences ». Donc, pour reprendre votre
question : « Comment convaincre un matérialiste de l'existence d'une réalité au-delà du
matériel ? », la réponse la plus simple est celle-ci : « Il faut lui proposer de recourir à une
bonne ‘‘technique à expériences'' ». Si le matérialiste est « contre l'idée d'une réalité au-delà
de la matière », il refusera de recourir à quelque « technique à expériences » que ce soit. Et
vous comprendrez qu'il est matérialiste… parce que l'idée qu'il puisse exister un « au-delà de
la matière », est une idée qui lui fait peur. Mais si le matérialiste est au fond un individu
curieux qui a le désir d'élargir sa compréhension et sa perception du réel, alors il sera ouvert à
l'idée de recourir à une « technique à expériences ».

Qu'est-ce que ça signifie, exactement, être non-matérialiste ?

Le non-matérialiste est la personne qui accepte, plus ou moins clairement, l'existence d'une
réalité au-delà de la matière. Mais nous sommes obligés de simplifier autant que possible.
Disons donc qu'il y a une réalité subtile, et le non-matérialiste admet l'existence de cette
réalité. La réalité subtile est vaste, et elle est peuplée de nombreuses choses. Certains non-
matérialistes accepteront par exemple l'existence des anges, mais refuseront celle des
extraterrestres ; tandis que d'autres non-matérialistes accepteront l'existence de la télépathie,
mais seront très sceptiques à l'égard des sorties hors du corps. Ainsi de suite. Il existe de
nombreuses chapelles, et à l'intérieur de chaque chapelle, de nombreuses déclinaisons.

Le non-matériel, pour désigner ainsi le vaste domaine des choses qui relèvent du « subtil » ou
du « paranormal », est donc une sorte de vaste champ où on trouve de nombreuses idées,
d'innombrables histoires, des myriades de faits… Entre les disciplines (ufologie, astrologie,
chiromancie, numérologie, sorcellerie, kabbale, etc.) et les récits (sorties astrales, contacts
télépathiques, apparitions angéliques, rencontres extraterrestres, etc.), il existe une infinité de
centres d'intérêts. Un non-matérialiste peut s'intéresser à une ou deux disciplines, ou à deux ou
trois types de récits, mais souvent son champ d'intérêt ne recouvre qu'une infime partie du
domaine non-matériel. Et dans bien des cas, il sera ouvert à ceci, et fermé à cela.

Malgré la multiplicité des chapelles et les cloisonnements, la quasi-totalité des non-


matérialistes est sensible à la spiritualité. En d'autres termes, un non-matérialiste est
généralement aussi un spiritualiste, avant d'être « une personne qui s'intéresse aux anges », ou
« un passionné des ovnis », ou « un curieux qui s'intéresse aux guérisons miraculeuses », ou
« un catholique plus ou moins pratiquant », etc. La spiritualité, c'est ce qu'il y a de commun
entre les différentes figures des non-matérialistes. C'est ce qu'il y a de commun entre un
amateur d'ufologie et un chrétien convaincu, entre un fervent musulman et un pratiquant du
yoga.

Qu'est-ce que la spiritualité ? Et que signifie être spiritualiste ?

La spiritualité, c'est en gros l'intuition plus ou moins claire que l'on a de l'existence du Divin :
en tant que « présence » transcendante, et en tant que divinité intérieure… Le spiritualiste est
donc la personne qui a cette intuition, et qui ne la tient pas pour « nulle », même si cela ne se
traduit pas nécessairement par une connaissance élaborée. Pour le dire autrement, le
spiritualiste a l'intuition : que son identité profonde relève d'une essence non-matérielle ; qu'il
existe des énergies et des intelligences qui échappent aux sens matériels ; et qu'il existe une
intelligence transcendante qui est la source ultime du réel.

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Mais, la figure du spiritualiste est moins intéressante que celle du « chercheur spirituel ».
Quelle est la différence entre ces deux figures ? La différence est simple : le chercheur
spirituel est en mouvement. Il aspire à réaliser le Divin ! Le spiritualiste peut encore se
disperser dans tous les sens, et se perdre au milieu des cartes du tarot, au milieu des symboles
kabbalistiques, ou au milieu des apparitions extraterrestres… Mais le chercheur spirituel est
supposé mettre au centre de son existence, la quête de l'éveil de sa divinité intérieure. Il faut
que les spiritualistes deviennent d'authentiques chercheurs spirituels, et il faut que les
chercheurs spirituels intensifient et clarifient leur aspiration à la réalisation du Divin.

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Clef n° 2 : A propos de l'origine de la vie et de D ieu
Nous faisons tous le constat d'être vivant. Peut-être pas tout le temps, mais au moins de temps
en temps. Nous pouvons nous sentir bien, ou nous sentir mal. Mais nous sommes vivants, et
c'est tout de même « extraordinaire ». Si nous nous immergeons un peu dans la contemplation
de ce fait (« nous sommes vivants »), il se pourrait que nous ressentions comme une sorte de
vertige exaltant. Notre existence semble évidente tant que nous ne nous arrêtons pas pour en
contempler le principe. Et la même existence paraît tellement mystérieuse lorsque nous
prenons le temps de la ressentir vraiment. Notre manière de « vivre la vie » serait
probablement un peu plus « saine » si nous gardions à l'esprit ce vertige : nous sommes
vivants, et c'est quelque chose de fondamentalement merveilleux.

Quelle est l'origine de la vie ?

La question de l'origine de la vie est un aspect de la question « Pourquoi y a-t-il quelque


chose, plutôt que rien ? ». C'est le genre de questions devant lesquelles le cerveau humain
devrait faire preuve d'une profonde humilité. C'est-à-dire que la réponse est peut-être au-delà
des capacités de cognition du cerveau humain. Mais cela n'interdit pas d'émettre quelques
hypothèses et de faire quelques suppositions. Si l'on questionne les fondements
métaphysiques de la science matérialiste, on serait surpris de découvrir que la science postule
l'existence d'une énergie primaire, ou originelle, qui existe au-delà de tout concept d'espace et
de temps. Qu'est-ce que cela signifie ? Cela signifie qu'il y a là une énergie primaire à propos
de laquelle on ne peut pas dire grand-chose, sauf que l'espace-temps et la matière-énergie sont
issus de cette énergie primaire. Pourquoi cette énergie primaire existe-t-elle ? Possède-t-elle
quelque chose comme une « origine » ? Comment fait-elle pour générer l'espace-temps et la
matière-énergie ? Ce sont là des questions difficiles, pour lesquelles la science matérialiste n'a
pas encore de réponses. Et quand des scientifiques essaient d'y répondre, ils aboutissent
souvent à une sorte d'intuition « spiritualiste ». On pourrait penser que tout approfondissement
de la métaphysique scientifique conduirait en réalité aux paradigmes de la spiritualité. Mais
peut-être que la plupart des institutions scientifiques préfèreraient fermer les universités,
plutôt que d'y devoir enseigner les paradigmes de la spiritualité.

Mais revenons à la question. Quelle est l'origine de la vie ? La spiritualité reconnaît d'emblée
l'existence de l'énergie primordiale. Mais, alors que la science matérialiste dépouille cette
énergie de la moindre once d'intelligence, la spiritualité dit que cette énergie primordiale est
dotée d'une conscience et d'une intelligence infinies. Cette nuance est très importante. En
effet, si l'énergie primordiale est dépourvue d'intelligence et de conscience, alors tout l'univers
qui en émerge, est en quelque sorte un accident énergétique. C'est-à-dire le produit d'une
activité énergétique « mécanique » (même si cette activité inclut les notions de hasard et de
probabilité). Mais si l'énergie primordiale est dotée d'intelligence et de conscience, alors tout
l'univers qui en émerge, est le produit d'une intention. Dans un univers « accidentel », la vie
est également un accident. C'est-à-dire qu'on peut se borner à constater que la vie existe, mais
comme il s'agit d'un accident « de la nature », le questionnement n'a pas besoin de se
prolonger. Tout au plus pourrait-on s'intéresser aux détails techniques ou énergétiques qui
caractérisent le passage de la matière-énergie aux êtres vivants. Mais que l'on soit dans un
univers « accidentel », ou dans un univers « voulu », l'énergie primordiale est, d'une manière
directe ou indirecte, l'origine de la vie.

L'énergie primordiale, est-ce Dieu ?

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Pour la spiritualité, c'est en effet le cas. En d'autres termes, Dieu est cette force infinie, toute-
consciente et toute-puissante, au-delà de toute considération d'espace-temps et de matière-
énergie, qui se trouve au départ de l'univers et de la vie. Nous aimerions faire ici une petite
remarque à propos de la religion. La religion part d'une hypothèse extraordinairement
audacieuse. Quelle est cette hypothèse ? C'est celle-ci : Dieu aurait parlé à des hommes, ou à
travers des hommes, et il aurait « exposé » la voie du salut. La Torah , la Bible , le Coran, ou
encore la Bhagavad Gitâ seraient ainsi des livres qui retranscriraient la parole de Dieu. En un
certain sens, être « religieux » c'est accorder du crédit à cette hypothèse, et lire la Bible ou le
Coran en pensant qu'il s'agit-là effectivement de la parole de Dieu. Dans le cadre de la
religion, Dieu est la plus haute autorité qui soit, et sa parole prime sur la parole de n'importe
quel individu, aussi intelligent ou sage que soit cet individu. En d'autres termes, les livres
transcrivant la parole de Dieu devraient être les livres de chevet de tout religieux, et leur
contenu devrait passer avant n'importe quel propos humain.

Dieu qui parle à des hommes, ou à travers des hommes… n'est-ce pas une chose
merveilleuse ? Si Dieu est la force infinie que la spiritualité décrit, alors rien ne lui est
impossible. Et notamment, Dieu pourrait bien parler à quelqu'un, ou à travers quelqu'un. Et
comme la spiritualité orientale nous le dit, rien ne peut empêcher Dieu de se matérialiser ou
de s'incarner dans une forme humaine. Certes, nous entrons là dans des considérations
fantastiques, mais il ne faut pas croire, non plus, que le fait « qu'il existe quelque chose plutôt
que rien » soit une chose banale. Pour celui qui est sensible au vertige du « quelque chose
plutôt que rien », le fantastique est en réalité la mesure du réel. Il y a le fantastique qui nous
environne quotidiennement, et que nous finissons pas trouver banal à force de le côtoyer
(mais il suffit de voir l'émerveillement d'un enfant, devant une chose qui nous semble aller de
soi, pour comprendre que rien n'est vraiment banal). Et il y a le fantastique qui se manifeste
de temps en temps, à contretemps des attentes que nous avions du fonctionnement de notre
univers quotidien.

Serait-il vraiment impossible à Dieu de parler, et de se manifester dans un corps d'apparence


humaine ? Du point de vue de la spiritualité, ce n'est pas impossible. Nous pensons, à titre
subjectif, que Dieu observe sans jamais intervenir. Notamment parce que, du point de vue de
Dieu, il n'y a aucun problème « réel » : nous nous en sortirons sains et saufs, et nous
réaliserons notre potentiel d'êtres d'essence divine. Pourquoi Dieu interviendrait-il, si
fondamentalement nous ne courons aucun danger réel, et si, en réalité, nous réussirons quoi
qu'il arrive ? Mais c'est notre point de vue personnel, cela n'a même pas valeur d'analyse
spirituelle. En définitive, la spiritualité est plus sobre que la religion, car elle ne va pas jusqu'à
affirmer la vérité littérale des supposées interventions factuelles de Dieu dans le cours de la
vie terrestre, mais elle admet l'existence d'une connexion intérieure entre le cœur de l'homme
et Dieu. Cette connexion est « active » chez un Maître, et elle est plus ou moins « sensible »
chez un chercheur spirituel avancé, ou chez un mystique. Nous ne parlons pas des capacités
de perception extrasensorielles, ni des communications psychiques avec des entités non-
physiques. Nous parlons d'une connexion intérieure entre le cœur humain et la présence de
Dieu.

Est-il possible que la religion ait raison ? C'est-à-dire, que ce soit vraiment Dieu qui
s'exprime et qui intervienne dans la Torah , le Coran ou la Bhagavad Gitâ ?

Il est tout à fait possible que la religion ait raison. Même si certains aspects des paroles et des
interventions attribuées à Dieu, vont à contresens des plus communes intuitions humaines à
propos du bien et de l'amour. Mais si la religion a raison, le principe d'un Dieu qui parle de
manière audible (c'est-à-dire clairement intelligible) et qui intervient dans les affaires

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humaines, devrait être validée même aujourd'hui. Qu'est-ce que cela signifie ? Cela signifie
qu'il n'y aurait aucune raison de dire, par exemple, que les prophètes d'il y a plus de 2000 ans
ont effectivement communiqué avec Dieu, et en même temps de refuser ce crédit aux
« channels » actuels.

Si la religion a raison, le fait de valider la communication avec Dieu seulement pour le passé,
et disqualifier par « principe » toutes les communications actuelles, serait un acte dogmatique
tout à fait arbitraire. Mais au fond, que la religion ait raison ou pas, cela n'a aucune
importance. Les gens se comportent souvent à l'égard de la parole de Dieu, comme l'individu
de la petite histoire suivante. Un homme tombe dans un puit, et arrive à se raccrocher in
extremis à une branche qui pendait le long de la paroi. Alors il se met à crier de toutes ses
forces : « Y a-t-il quelqu'un pour m'aider ? Au secours ! ». Et une voix, issue des profondeurs
de l'univers, lui répond : « C'est moi, Dieu. Je suis là. Fais-moi confiance, et lâche la
branche ». L'homme hésite, et il finit par crier à nouveau : « N'y aurait-il personne d'autre ? ».

Cette petite histoire montre peut-être que, lorsque l'enjeu est vraiment important, l'homme a
besoin de sentir la justesse d'une parole, indépendamment du prestige de son émetteur. C'est
pour cette raison que la spiritualité insiste sur la nécessité d'aborder les enseignements
spirituels en se fondant sur le ressenti de son propre cœur, et non sur une appréciation
personnelle de l'émetteur de l'enseignement. Par ailleurs, si l'enseignement est pertinent,
l'émetteur est nécessairement digne de respect. Mais au fond, tout le monde n'est-il pas digne
de notre amour spirituel ? Et le respect, n'est-ce pas simplement une expression de cet
amour ?

La petite histoire a-t-elle une fin ?

Oui, elle a une fin. L'homme a fini par se fatiguer, et la branche lui a glissé des mains. Et ses
pieds ont presque aussitôt touché le sol, car il n'était qu'à une dizaine de centimètre du fond du
puit. Lorsque ses yeux s'habituèrent à l'obscurité du puit, il put distinguer le long de la paroi,
un escalier incrusté à même la terre rocheuse. Il en va ainsi de la vie : nous nous accrochons
souvent aux fausses solutions (car ce sont les premières que nous avons rencontré au moment
de notre chute), et tant que nous ne les avons pas abandonnées, il peut être difficile de voir les
vraies solutions.

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Clef n° 3 : Autour du potentiel humain et de sa tra duction
sociale
Qu'est-ce que nous appelons l'énergétique ?

Nous entendons par là la connaissance du substrat énergétique qui sous-tend la conscience, et


qui rentre en jeu dans le développement spirituel. La dimension énergétique de la conscience
et du développement spirituel, est fondamentale, mais sa compréhension approfondie et
pertinente nécessite des concepts relativement subtils, ainsi que l'usage contrôlé de moyens de
perception extrasensoriels. Mais dans cet article, nous n'entrerons pas dans des explications
techniques. Nous allons seulement nous contenter de tracer les grandes lignes les plus
intéressantes du potentiel humain. En effet, la personne humaine est une entité énergétique
complexe, et si l'on ne prend pas soin de distinguer les choses les plus importantes et d'en
simplifier la description, il serait très difficile de faire comprendre quoi que ce soit. Nous
allons évoquer deux choses dans cet article : la compétence linéaire et la réalisation intérieure.

Qu'est-ce que la compétence linéaire ?

Il s'agit simplement d'une extension de la fameuse notion de savoir-


faire. Disposer d'une compétence linéaire, cela peut se traduire,
socialement, par le fait de posséder un diplôme donnant droit à un
titre plus ou moins spécifique : psychologue, ingénieur, professeur,
plombier, électricien, charpentier, etc. La confusion est rapidement
faite entre la compétence linéaire, et le diplôme. Il est vrai que
l'organisation de la société est faite de manière à ce que le diplôme
serve très souvent de norme officielle pour la compétence linéaire.
Mais il peut très bien exister des gens en possession d'une
compétence linéaire de haute qualité, sans être passés par les circuits diplômants. Les circuits
diplômants ne sont pas la seule voie pour accéder à une compétence linéaire de qualité.

Comment peut-on caractériser la notion de compétence linéaire ? Être en possession d'une


compétence linéaire, c'est avoir intégré un certain système cohérent de connaissances, et
savoir utiliser ce système de connaissances pour réaliser des activités linéaires spécifiques. Le
psychologue par exemple, sera compétent pour aider quelqu'un à résoudre des difficultés
d'ordre psychologique, tandis qu'il faudra un informaticien pour résoudre des problèmes de
nature informatique. Certes, tout le monde peut bidouiller un peu de psychologie et un peu
d'informatique. Mais c'est une chose d'être un bricoleur, et c'est autre chose d'être un expert.
Et nous utilisons le terme expert dans le sens de la personne qui possède une compétence
linéaire élevée dans le domaine considéré.

Le fait de poser comme condition sociale la possession d'un diplôme officiel pour avoir le
droit de porter un titre faisant référence à un statut de compétence linéaire en un domaine
déterminé, par exemple le fait de devoir avoir un doctorat en médecine pour se positionner
socialement en tant que médecin… ce fait est relativement positif. Cela permet de s'assurer
par exemple que la plupart des gens affichant le titre de médecins, soient effectivement
pourvus d'une compétence de bonne valeur en ce domaine. Les choses seraient probablement
assez désastreuses si n'importe qui pouvait se prévaloir d'un titre, selon son bon vouloir.

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Donc vous soutenez l'équation diplôme = compétence ?

C'est à peu près ça. Mais il faudrait en réalité étendre un peu le concept. Que disons-nous
exactement ? Dans un monde où chacun serait respectueux de lui-même, et respectueux du
monde, toute personne qui se saurait compétente en un domaine donné, aurait évidemment le
loisir de se prévaloir du titre adapté, sans devoir justifier d'un diplôme. Mais le monde dans
lequel nous vivons est rempli de gens qui sont souvent très éloignés du respect le plus
élémentaire. Dans un tel monde, il est plus indiqué d'établir une équivalence aussi stricte que
possible entre le diplôme et la compétence. D'une façon générale, c'est une bonne chose de
faire en sorte que seuls des organismes officiels puissent décerner des titres. Ce que nous
soutenons, c'est le principe de l'existence d'organismes officiels pourvoyeurs attitrés de titres.
Dans une société où le respect humain est une denrée assez rare, il faut des normes
relativement claires et strictes. Mais nous convenons tout à fait que ces mêmes normes
peuvent être appliquées de manière tellement peu intelligente qu'elles peuvent générer des
résultats désastreux et absurdes. Par exemple, un thérapeute pourtant aussi compétent que
n'importe quel médecin, peut être condamné pour exercice illégal de la médecine, simplement
parce qu'il n'a pas le diplôme exigé.

Mais au lieu d'évoquer les bugs qui s'attachent au fonctionnement social du principe
« organismes officiels pourvoyeurs de titres », nous préférons approfondir un peu plus la
notion de compétence linéaire. La compétence est quelque chose de très important, car c'est
grâce à des gens compétents que la société tourne. Nous pouvons évoquer deux types de
compétence : la compétence à valeur utile, et la compétence à valeur agréable. De quoi
parlons-nous exactement ? Implicitement, ci-dessus nous avons surtout parlé de la
compétence à valeur utile. Un charpentier, un cordonnier ou encore un pharmacien ont en
commun d'avoir une compétence à valeur utile. La compétence à valeur utile consiste
notamment à : résoudre des problèmes, assurer des services, réaliser des opérations, etc. Le
principe « organismes officiels pourvoyeurs de titres » est surtout valable pour les
compétences à valeur utile.

Telle que la société est construite, pour survivre décemment en société il faut gagner de
l'argent, et pour gagner de l'argent il faut travailler. Et la notion de travail est très liée à un
mécanisme reposant sur la possession d'une ou plusieurs compétences à valeur utile. Pour
résumer les choses dans les grandes lignes : il faut avoir un diplôme (cela va par exemple du
certificat d'aptitude professionnelle, jusqu'au doctorat), le diplôme confère une certaine
compétence à valeur utile, et cette compétence va être utilisée méthodiquement dans un cadre
professionnel contre une rémunération. Pour schématiser un peu, on pourrait dire que : plus le
diplôme est élevé, plus la rémunération est élevée. Disons, entre parenthèses, que ceux qui
sont intéressés par l'idée de gagner des sommes d'argent élevées, devraient savoir que cela est
beaucoup plus envisageable avec des niveaux élevés de compétence.

Au sommet de l'échelle intellectuelle des compétences à valeur utile se trouvent les


scientifiques et les ingénieurs. Les scientifiques et les ingénieurs portent sur leurs épaules la
mission, ou la responsabilité, de perpétuer et de développer le substrat technoscientifique sur
lequel vit la société. En termes simples, on demande aux scientifiques et aux ingénieurs, de
savoir maîtriser, de pouvoir faire évoluer et de pouvoir transmettre aux générations suivantes
de futurs scientifiques et ingénieurs, les connaissances et les instruments technoscientifiques.
En quelque sorte, on leur dit : « Sachez élaborer des médicaments, et sachez transmettre ce
savoir à vos étudiants », « Sachez élaborer des voitures et des ordinateurs, et sachez
transmettre ce savoir à vos étudiants », « Soyez capables d'inventer de nouvelles technologies,
et de découvrir de nouveaux remèdes », etc.

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La maîtrise et le développement des connaissances et des instruments technoscientifiques,
exigent des compétences à valeur utile d'un haut niveau intellectuel. C'est déjà quelque chose
de remarquable d'avoir un haut niveau d'expertise technoscientifique. C'est évidemment
quelque chose de magnifique d'apporter une nouvelle découverte, une nouvelle technique ou
une nouvelle invention au substrat technoscientifique. Cela doit être extraordinaire de faire
avancer un domaine ou un autre de la technologie ou de la science. L'institution des prix
Nobel de sciences est une excellente chose, car elle permet de souligner le respect et la
reconnaissance qui sont dus à ces scientifiques qui font avancer le substrat technoscientifique.

Qu'en est-il de la compétence à valeur agréable ?

La compétence à valeur agréable est, d'une manière


générale, ce que nous pouvons appeler le talent. Autant
l'acquisition d'une compétence à valeur utile est très liée à
la notion de suivre un cursus dans une école, autant
l'acquisition d'un talent s'avère quelque chose de moins
carré. La compétence à valeur utile dépend surtout de
l'assimilation d'un savoir. Mais le talent dépend surtout du
développement d'une aptitude. Ce développement est
fonction, aussi bien des dispositions naturelles inhérentes à
l'individu, que de l'entraînement consenti pour exercer et
épanouir l'aptitude voulue. Les dispositions naturelles sont
un fait de la nature, et l'entraînement dépend surtout de
l'exercice personnel. C'est ce qui permet à un individu de
pouvoir développer un talent, sans avoir besoin de suivre un cursus au sein d'une école.

S'il y a une équation diplôme = compétence (sous-entendu compétence à valeur utile), il


n'existe pas d'équation diplôme = talent. En d'autres termes, la société ne perçoit pas la
compétence à valeur agréable de la même manière que la compétence à valeur utile. Pour
accéder à un métier à valeur utile, il faut en général justifier de diplômes. Par exemple, pour
ouvrir un cabinet médical, ou pour trouver une place d'ingénieur dans une entreprise, il faut
normalement avoir certains diplômes délivrés par les organismes officiels adéquats. Les
métiers à valeur agréable fonctionnent sur une base différente. On peut résumer les choses de
la manière suivante : le talent c'est le talent, peu importe comment il a été acquis. Comme le
talent dépend des dispositions naturelles et de l'exercice personnel (cet exercice personnel
n'est pas obligé d'être strictement formalisé), il peut aisément arriver, par exemple, que tel
peintre issu de la rue, ait nettement plus de talent que tel autre peintre ayant fait une grande
école des beaux arts. Et il en va ainsi des chanteurs, des écrivains, des comiques, des acteurs,
des magiciens, des sculpteurs, des danseurs, des acrobates, etc. Parce que le talent se juge
directement pour lui-même, et non à travers le cursus officiel, les métiers à valeur agréable
sont ouverts à toute personne qui veut essayer de les embrasser. Et seul le public décide de qui
vivra ou pas de son métier !

Un chanteur ne peut pas vivre de son art, si personne n'achète ses albums. Un peintre ne peut
pas vivre de son art, si personne n'achète ses tableaux. Et pour que le public achète les
productions d'un artiste, il faut que ces productions aient le pouvoir, plus ou moins intense, de
générer de l'agréable. C'est-à-dire qu'il faut que les productions recèlent un certain degré de
talent. Pour schématiser, on pourrait dire ceci : plus il y a de talent dans une production, plus
nombreux seront les gens qui vont acquérir cette production. Dans les faits, les choses sont

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plus complexes, mais notre simplification demeure relativement valable, car en définitive
avoir du talent, c'est avoir l'aptitude de produire une expérience agréable chez les autres. La
notion d'agréable comporte plusieurs dimensions. Il peut s'agir de faire rire, de faire sourire,
de divertir, de faire rêver, de donner des frissons, d'émouvoir, de stimuler, d'enflammer,
d'apaiser, de détendre, de ressourcer, d'élargir la compréhension, etc.

Peut-on dire que c'est le talent qui fait l'artiste, tandis que c'est le diplôme qui fait le
technicien (entendu que le terme technicien couvre ici un vaste domaine, depuis le
cordonnier jusqu'au physicien) ?

On peut dire cela, en effet. On pourrait être un peu plus précis : c'est le talent/talent qui fait
l'artiste, tandis que c'est le diplôme/compétence qui fait le technicien. La tâche d'un technicien
est d'assurer certains services pratiques : enseigner des mathématiques dans une université, ou
fabriquer des chaussures. Implicitement, on demande à l'élite des techniciens, c'est-à-dire aux
scientifiques et aux ingénieurs, de faire progresser le substrat technoscientifique. Tout le
monde n'est pas forcément capable d'effectuer un apport significatif au développement du
substrat technoscientifique, car cela demande l'assimilation de quelque système approfondi et
complexe de connaissances. Et chaque apport significatif est récompensé par un prix. Et c'est
en effet un excellent geste, de la part de la société, de récompenser les personnes qui font
avancer les connaissances et les technologies.

Quelle est la tâche d'un artiste ? Elle est de proposer aux gens des produits agréables : c'est-à-
dire des chansons, des romans, des bandes dessinées, des tableaux, des films, des spectacles,
etc. Produire de l'agréable est tout aussi important que de produire de l'utile. Tout comme il
existe, pour les scientifiques et les ingénieurs, des prix pour distinguer les auteurs d'inventions
et de découvertes significatives ; de même il existe, pour les artistes, des prix pour distinguer
les créateurs d'œuvres artistiques remarquables. Mais en réalité, pour un artiste, la distinction
la plus importante demeure l'intérêt du public.

Les artistes doivent mettre au premier plan la nécessité de produire de l'agréable ; et les
techniciens doivent mettre au premier plan la nécessité de produire de l'utile. Un bon artiste
doit avoir une certaine compétence technique, et un bon technicien doit avoir un certain talent
artistique. Mais il y a erreur lorsqu'un artiste penche beaucoup plus vers le service pratique, de
même que lorsqu'un technicien penche beaucoup plus vers le produit agréable. Les métiers
comme acteur, chanteur, compositeur, humoriste, écrivain, dessinateur, musicien, danseur,
acrobate, peintre, sculpteur… sont des métiers artistiques, et l'artiste qui voudrait se faire
d'abord intellectuel à travers son œuvre, avant d'être artiste, se trompe de terrain et de
démarche. On demande à un écrivain ou à un chanteur, de nous donner une occasion de vivre
une expérience agréable, avant de songer à nous donner une occasion de résoudre un
problème pratique.

Que l'on parle de compétence pratique ou de talent artistique, il s'agit toujours d'actualiser
quelque chose de potentiel en l'homme. On peut acquérir un savoir, ou développer une
aptitude. L'extraordinaire habileté du pianiste est le fruit d'un travail, tout comme le
remarquable savoir-faire du chirurgien. Et la valeur agréable que peut apporter une excellente
chanson, n'est pas nécessairement moins importante que la valeur utile que peut apporter une
aspirine.

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Du point de vue substantiel, comment peut-on caractériser la compétence pratique et le
talent artistique ?

Toute compétence linéaire correspond à la formation d'un réseau neuronal plus ou moins
spécifique. En d'autres termes, acquérir une compétence linéaire, c'est créer un édifice
neuronal donné. La qualité de la compétence linéaire dépend, pour ainsi dire, de l'étendue et
de la densité de l'édifice neuronal concerné. Mais au lieu de limiter les choses aux seuls
neurones, il faudrait étendre le concept au champ énergétique de la conscience générale, qui
comprend le mental, l'émotionnel et le cœur. Ainsi, toute compétence pratique et tout talent
artistique seraient l'expression de schémas énergétiques élaborés dans le champ de
conscience. L'étendue et la densité du schéma énergétique seraient la mesure de la qualité de
la compétence et du talent. La compétence pratique relèverait davantage des schémas
énergétiques dans le mental, tandis que le talent relèverait davantage des schémas
énergétiques dans l'émotionnel ou dans le cœur. En termes de talent, le génie serait
probablement un schéma énergétique particulièrement étendu et dense dans le cœur.

Donc, une compétence linéaire se caractérise par un schéma énergétique dans le champ de
conscience. Si nous voulons aborder la notion de réalisation intérieure, nous devons en dire un
peu plus sur la notion de champ de conscience. Peut-être qu'une image serait la bienvenue.

Comment peut-on se représenter le champ de conscience ?

Nous allons proposer une image aussi simple que possible. Imaginez un tapis magique, dans
lequel sont incrustées cinq ampoules magiques. Le tapis est divisé en trois grandes zones : le
mental, l'émotionnel, et le cœur. Quelque soit la zone, il est possible de créer des motifs avec
le tissu même du tapis. Chaque motif dans le tapis serait un schéma énergétique. Créer des
motifs spécifiques dans le tapis, c'est acquérir ou développer des compétences linéaires.
L'étude et l'exercice sont les deux principaux moyens pour acquérir ou développer des
compétences linéaires, donc pour créer des motifs dans le tissu du tapis.

Le tapis magique dont nous parlons, est bien sûr une sorte d'organisme énergétique. Le tapis
est animé de ce que nous pouvons appeler une énergie de base. C'est grâce à cette énergie de
base que les schémas énergétiques peuvent fonctionner. Pour mieux faire comprendre ce
point, nous pouvons varier un tout petit peu l'image. Prenez un ordinateur branché sur une
prise de courant. La prise de courant fournit une énergie de base, et c'est grâce à cette énergie
de base que l'ordinateur peut fonctionner. Dans l'ordinateur, vous pouvez installer ou
développer de nouveaux logiciels. Ces logiciels correspondraient à ce que nous avons appelé
schémas énergétiques. Le fait d'installer ou de développer de nouveaux logiciels dans
l'ordinateur, n'a aucune incidence sur la quantité d'électricité dans la prise de courant. Aucun
logiciel n'a le pouvoir de générer de l'énergie, mais tout logiciel consomme de l'énergie pour
fonctionner. Et c'est grâce à l'énergie de base fournie par la prise de courant, que les logiciels
peuvent fonctionner. C'est ce genre de relations qui existe entre l'énergie de base du champ de
conscience, et les schémas énergétiques dans le champ de conscience. Le fait d'acquérir ou de
développer des schémas énergétiques, ne change en rien l'énergie de base qui anime le champ
de conscience. Une compétence linéaire, c'est donc un motif dans le tapis. C'est un logiciel
dans la conscience.

Et qu'est-ce qu'une réalisation intérieure ?

Une réalisation intérieure, c'est simplement le fait d'avoir activé au moins l'une des cinq
ampoules magiques du champ de conscience. Chaque ampoule du tapis est spéciale, car c'est

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en fait une sorte de moteur à énergie libre. Pour le dire autrement : chaque ampoule est en
quelque sorte un centre énergétique, et ce centre énergétique a le pouvoir de créer de l'énergie
à partir de rien. Si nous voulons être un peu plus précis, nous dirons que chaque ampoule est
non seulement un moteur à énergie libre, mais aussi une sorte de super logiciel. Seulement
voilà, dans leur condition de base, les ampoules sont éteintes. Il faut les allumer. Une fois
qu'une ampoule est allumée, elle reste allumée définitivement. C'est évidemment un peu plus
complexe que ça, mais c'est une façon de résumer les choses.

Les cinq ampoules sont les suivantes : le centre extatique, le centre mental, le centre
psychique, le centre haral, et le soleil intérieur. Une réalisation intérieure est donc l'activation
de l'un au moins des cinq centres énergétiques du champ de conscience. Nous pouvons peut-
être changer de termes si vous voulez, et au lieu de parler de réalisation intérieure, nous
pouvons parler d'activation énergétique. Il y a donc cinq types d'activations énergétiques se
rapportant au champ de conscience : l'activation extatique, l'activation mentale, l'activation
psychique, l'activation harale, et l'activation solaire. Nous avons dit que la personne qui
acquérait une compétence et qui en faisait une profession, était un technicien ; et que celle qui
développait un talent et qui en faisait une profession, était un artiste. Et nous avons souligné
au passage que : plus la compétence ou le talent seront élevés, mieux ils pourront générer des
ressources financières pour le technicien ou pour l'artiste. Comment peut-on caractériser la
personne qui a réalisé une activation énergétique dans son champ de conscience ?

La société reconnaît aisément le principe de la compétence et du talent. La compétence est


d'autant mieux acceptée qu'elle s'arme des diplômes adéquats. La société manifeste parfois
une certaine forme d'intolérance devant toute prétention de compétence technique et
intellectuelle qui ne serait pas sous-tendue par des diplômes adéquats. La société reconnaît
qu'il existe quelque chose appelé talent, et elle accepte aisément le talent pour lui-même, c'est-
à-dire sans l'inféoder à des cursus officiels. La compétence vaut par son accréditation par des
organismes officiels, le talent vaut par l'appréciation directe du public. Mais comment la
société réagit-elle devant le principe de la réalisation intérieure ?

La caractérisation de la personne qui a réalisé une activation énergétique, et l'attitude de la


société devant la réalisation intérieure, sont deux aspects d'une même question. Pour répondre
au premier aspect, nous pouvons proposer la notion d'être métalinéaire. Un être métalinéaire
serait une personne qui a atteint quelque forme de réalisation intérieure se rapportant au
champ de conscience. Pour répondre au second aspect de la question, il faudrait souligner la
différence qui existe entre le fait d'avoir développé en soi une potentialité particulière, et le
fait de faire de cette potentialité l'élément central d'une profession. Il y a des gens qui ont de
très belles voix et qui peuvent chanter parfaitement juste, mais qui n'endossent pas la
profession de chanteur. Il existe des gens qui écrivent très bien et qui peuvent avoir de bonnes
idées de livres, mais qui ne font pas métier d'être écrivains. Ce qui se produit assez souvent
dans le couple talent/profession, peut aussi arriver dans le couple compétence/profession,
même si c'est moins fréquent. Plus exactement, il peut arriver qu'une même personne ait deux
compétences pratiques de genres différents, et choisir une profession en rapport avec une
compétence, et pas avec une autre. C'est ainsi par exemple qu'une personne qui aurait pu faire
plombier, peut se retrouver infographiste.

Un être métalinéaire peut très bien être agent immobilier, plombier, maître de conférence,
écrivain ou humoriste. Il n'est pas obligé d'adopter une profession au sein de laquelle sa
réalisation intérieure serait l'élément de référence. Mais il est possible à un tel être de mettre à
profit les capacités et les qualités émanant de sa réalisation intérieure, dans le cadre d'une
profession quelle qu'elle soit. Par exemple, un être métalinéaire peut être écrivain, et se servir

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de ses capacités métalinéaires pour fournir de la matière à ses livres. Un être métalinéaire qui
écrit des livres, est un écrivain, ce n'est pas nécessairement un enseignant, même lorsque ses
livres véhiculent des enseignements. Mais un écrivain peut se tromper de stratégie, et essayer
de produire de l'utile avant de produire de l'agréable. Généralement le public ne suit pas, car
les gens ont une nette préférence pour les lectures agréables, et ne vont vers les lectures arides
que s'ils y sont obligés par quelque paramètre extérieur. Pour que de l'utile passe dans un
livre, il faut une bonne dose d'agréable. Des écrivains qui donnent dans la littérature
spirituelle comme Paolo Coelho, James Redfield ou Lee Caroll l'ont tout à fait compris. Donc
un être métalinéaire peut être écrivain. Et autre exemple : un être métalinéaire peut être
chercheur en biologie, et user de ses capacités pour faire des découvertes ou élaborer des
inventions.

Mais il existe des professions métalinéaires relativement spécifiques. Cependant ces


professions n'ont pas la solidité institutionnelle des métiers à valeur utile. Elles auraient plutôt
la fluidité libérale des métiers à valeur agréable. De quelles professions s'agit-il ? Quelques
exemples : enseignant spirituel, maître d'arts martiaux internes, professeur de techniques de
bien-être, thérapeute énergéticien, magnétiseur professionnel, médium professionnel,
exorciste professionnel, occultiste professionnel, etc. Le public profane, c'est-à-dire le public
qui n'est pas spécifiquement intéressé par le non-linéaire, accepte beaucoup mieux les
médiums et les magnétiseurs professionnels, car ces professions appartiennent en quelque
sorte à la tradition culturelle. Les maîtres d'arts martiaux internes et les professeurs de yoga
sont également bien acceptés par le public profane, grâce à la sobriété naturelle attachée à ces
disciplines.

Les professionnels du métalinéaire ont cependant un problème avec la compréhension qu'ils


ont de leurs propres professions. Ce problème consiste dans le fait qu'ils paraissent vouloir
que la société accepte les professions métalinéaires comme des métiers à valeur utile, et en
même temps ils se refusent à exiger d'eux-mêmes la rigueur intellectuelle ou l'efficacité
pratique qui sont pourtant caractéristiques des métiers à valeur utile. En voulant se faire
accepter comme métiers à valeur utile, et en présentant en même temps un cruel manque de
rigueur intellectuelle ou d'efficacité pratique, la plupart des professionnels du métalinéaire
induisent, auprès du public profane, et même du public non-profane, une certaine
déconsidération. Les professionnels du métalinéaire qui réussissent le mieux, sont ceux qui
savent se préoccuper de produire de l'agréable avant de produire de l'utile. A cours terme,
pour réussir dans une profession métalinéaire, et à part la nécessité d'atteindre un niveau
significatif de réalisation intérieure, il faut savoir mettre l'agréable au premier plan, et l'utile
au second plan, même lorsqu'on essaie d'exposer des connaissances ou des concepts de
première importance.

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Clef n° 4 : Quelques mots sur la recherche spiritue lle
Le chercheur spirituel est celui qui cherche à élever son niveau de conscience. Qu'est-ce que
nous entendons par conscience ? Disons que la conscience se présente, en quelque sorte,
comme un champ de force doté d'un certain nombre d'aptitudes. Nous pouvons noter, par
exemple : le pouvoir de cognition (c'est-à-dire la capacité d'acquérir, de manier et de produire
de l'information) ; le pouvoir de perception (cela concerne aussi bien les sens physiques que
les sens subtils) ; le pouvoir de ressentir (c'est-à-dire l'aptitude à ressentir des émotions, des
sentiments, etc.) ; ou encore le pouvoir d'agir (depuis le fait d'utiliser ses mains, jusqu'au fait
d'agir directement sur la matière-énergie)… C'est tout cela la conscience, et bien plus encore.

Est-il possible de résumer les aptitudes de la conscience de la manière suivante : pouvoir


de capter et de manier de l'énergie ?

C'est tout à fait possible. Et pour être un peu plus précis, on pourrait dire : pouvoir de capter,
de manier et de créer toutes sortes d'énergies. Et pour le dire autrement, on pourrait présenter
les choses de la manière suivante : « la conscience est un champ de force capable de manier la
matière-énergie ». Mais il faut peut-être affiner un peu les choses. Retenons deux aspects de la
conscience : l'aspect « niveau de la paix intérieure », et l'aspect « niveau d'intensité du pouvoir
de manier les énergies ». Lorsque nous parlons d'élévation du niveau de conscience, cela
devrait normalement se traduire par un approfondissement de la paix intérieure, et par une
augmentation du pouvoir de manier les énergies. Nous ne disons pas que l'approfondissement
de la paix et l'augmentation du pouvoir sont les moyens qui permettent l'élévation du niveau
de conscience. Nous disons en réalité que ces choses sont la simple conséquence d'une
véritable élévation du niveau de conscience. La paix intérieure et le pouvoir sur les énergies
augmentent dès que le niveau de conscience s'élève réellement.

Que signifie l'élévation du niveau de conscience ?

Il est possible de répondre à cette question d'une manière très générale et simple. L'élévation
du niveau de conscience, c'est tout simplement l'augmentation du niveau énergétique de la
conscience. Nous avons dit que la conscience était un champ de force. Ce champ de force est
caractérisé par un certain niveau énergétique. Et les aptitudes de la conscience, comme la paix
intérieure ou le pouvoir sur les énergies, sont directement fonction du niveau énergétique du
champ de force.

Mais dire simplement « élévation du niveau de conscience = augmentation du niveau


énergétique de la conscience », c'est une manière de réduire les choses à leur expression la
plus simple. Cela permet de ramener tout de suite la question de l'élévation du niveau de
conscience, à sa vraie consistance : c'est une question de niveau énergétique. L'élévation du
niveau de conscience n'est ni une question d'élévation morale, ni une question d'affinement
psychologique, ni même une question d'accroissement de la compréhension du réel. Il est vrai,
par contre, qu'une personne qui a atteint un haut niveau de conscience, a également acquis,
par voie de conséquence, un haut niveau moral, une grande finesse psychologique, et une
vaste compréhension du réel. Quand un fer chauffe, il devient rouge. Mais le fait de peindre le
fer en rouge ne le rend pas plus chaud. Il en va ainsi du rapport entre l'élévation du niveau de
conscience, et le développement moral, psychologique ou cognitif.

Il est vrai que la plupart des chercheurs spirituels envisagent l'élévation du niveau de
conscience à travers un travail sur le développement des qualités humaines, sur
l'assainissement des difficultés psychologiques, ou encore sur la méditation philosophique de

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certaines notions existentielles, etc. En d'autres termes, la plupart des chercheurs spirituels ont
une approche psychoqualitative de l'élévation du niveau de conscience. Nous ne récusons pas
la possibilité d'avancer dans un travail psychoqualitatif. Et nous ne disons pas qu'un travail de
ce type est néfaste. Que disons-nous exactement ? Nous disons que, si vraiment le chercheur
spirituel veut élever son niveau de conscience, il devrait aborder la question d'une manière
énergétique, et non d'une manière psychoqualitative.

Prenons l'exemple d'une situation particulière : vous êtes dans une maison où il fait froid, et
vous voulez augmenter la température. Si vous vous y prenez en fermant les fenêtres, et en
prenant soin de l'isolation, vous limitez l'entrée du froid dans la maison, mais ce n'est pas
vraiment cela qui va augmenter la température. Le travail de limitation de l'entrée du froid est
tout à fait indispensable, mais il n'est pas moteur. Si vous vous y prenez en déplaçant les
meubles, et en changeant les rideaux, vous faites là des choses qui n'ont quasiment aucune
pertinence du point de vue de votre objectif de base, c'est-à-dire l'augmentation de la
température. Si votre objectif est de refaire la déco, alors déplacer les meubles et changer des
rideaux deviennent des opérations pertinentes. Dans l'objectif qui consiste à augmenter la
température, l'opération la plus pertinente serait de faire du feu dans la cheminée ou de
tourner dans le bon sens le bouton du chauffage électrique. On ne peut pas se servir de
n'importe quel moyen pour atteindre n'importe quel objectif. A chaque objectif, ses moyens
spécifiques.

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Clef n° 5 : L'importance de la pratique spirituelle
Nous soulignons, aussi souvent que possible, que l'objet de la quête de l'authentique chercheur
spirituel, est l'élévation de son niveau de conscience. En termes plus exacts, l'élévation du
niveau de conscience est l'augmentation du niveau énergétique du champ de conscience. Si
nous voulons aller plus avant dans la précision des termes, nous parlerions plutôt d'aspirant
spirituel, plutôt que de chercheur spirituel (cf le livre « Qu'est-ce que l'Eveil ? »
téléchargeable sur ce site). Mais nous espérons que vous saurez adapter spontanément les
termes, puisque nous devons prendre soin de simplifier dès que c'est possible, sans perdre en
pertinence. Donc, si vous êtes un chercheur spirituel, alors l'élévation de votre niveau de
conscience est la chose qui vous intéresse fondamentalement. Et ce dont vous avez réellement
besoin, c'est d'une technique de travail énergétique pertinente.

La volonté d'Eveil
L'Eveil, c'est lorsque la conscience est parvenue à un niveau de développement énergétique
tel, que la paix intérieure, la joie transcendante et l'amour inconditionnel deviennent un vécu
intérieur permanent. L'Eveil, c'est lorsque la conscience est parvenue à un niveau de puissance
énergétique tel, que la liberté verticale et la maîtrise des énergies deviennent un vécu concret
permanent. L'Eveil est donc un stade transcendant du développement énergétique de la
conscience. C'est aussi simple que cela.

Le chercheur spirituel authentique est la personne qui veut réaliser l'Eveil. Cette volonté
d'Eveil doit venir du cœur. Cette volonté d'Eveil doit être cultivée dans le cœur. Et cette
volonté d'Eveil doit être mise en œuvre avec le cœur. Si la volonté d'Eveil est une volonté
mentale ou émotionnelle, alors elle n'est pas réellement authentique. Une volonté mentale ou
émotionnelle ne peut pas permettre d'atteindre l'Eveil. Seule la volonté du cœur est pertinente
dans la quête de l'Eveil.

Comment cultive-t-on la volonté d'Eveil ?

D'une manière très simple : en prenant régulièrement le temps de réfléchir avec son cœur à la
nature, à la beauté, à la portée et à l'importance transcendantes de l'Eveil. Et réfléchir avec son
cœur, cela signifie aussi « ressentir avec son cœur, sans nécessairement recourir aux mots ».
Ce travail de réflexion avec le cœur est très important, notamment pour la partie « se
concentrer sur l'importance transcendante de l'Eveil ». Plus on comprendra en quoi l'Eveil est
quelque chose d'important et de beau, et plus intense sera la volonté de l'atteindre.

Sans une forte volonté d'Eveil, on ne peut pas progresser réellement. Et personne ne pourra
venir développer votre volonté d'Eveil à votre place. Il appartient à chacun de cultiver sa
volonté d'Eveil. Si vous n'avez pas une réelle volonté d'Eveil, un Eveillé pourrait venir devant
vous, vous démontrer toute sa puissance, et vous faire cadeau de la technique énergétique la
plus pertinente de l'univers… cela ne fera pas de vous un bon pratiquant spirituel. Vous
deviendrez probablement un bon vendeur de la dite technique, et vous pourriez aller devant le
monde et proclamer : « Regardez, voici une technique pertinente que m'a donnée un
Eveillé ! ». Mais, du fait de votre manque de volonté d'Eveil, vous n'auriez pas la « force
intérieure » nécessaire pour pratiquer avec discipline et réaliser l'Eveil vous-même. Peut-être
que vous pratiqueriez si l'Eveillé en question vous contraignait littéralement à pratiquer. Mais
dans la situation où vous seriez seul responsable de votre pratique, vous ne feriez rien ou pas
grand-chose.

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Ce qui cultive réellement la volonté d'Eveil, c'est le fait de réfléchir avec son cœur sur l'Eveil.
Cela devrait être fait régulièrement et sérieusement. Plus la volonté d'Eveil est forte, et mieux
cela vaut. Et à côté de cela, il y a des activités qui favorisent le développement de la volonté
d'Eveil. Nous disons bien « qui favorisent ». Ces activités sont très simples : lire de bons
ouvrages traitant de notions spiritualistes, avoir de bonnes discussions spiritualistes, visiter de
bons sites web spiritualistes, regarder de bons films évoquant d'une manière ou d'une autre le
potentiel humain, assister à de bonnes conférences sur des thèmes spiritualistes, etc. Certes, il
ne faut pas faire « que ça ». Mais il faut le faire « quand même ». Et il faut éviter de trop se
nourrir de choses (livres, sites, films, etc.) qui ont tendance à « abaisser les vibrations ».

La pratique spirituelle
Cultiver la volonté d'Eveil est important. Mais cela est important parce que le fait d'avoir une
forte volonté d'Eveil est une condition incontournable pour pratiquer avec discipline et
intensité. Le développement de la volonté d'Eveil est un sous-aspect de l'importance absolue
d'avoir une pratique spirituelle. La pratique spirituelle, c'est le fait de pratiquer une technique
de travail énergétique dont le but est d'accroître le niveau énergétique de la conscience. Le
chercheur spirituel mature comprend le caractère vital de la pratique spirituelle. Le chercheur
spirituel immature n'a pas encore saisi l'importance absolue de la pratique spirituelle, et il est
encore susceptible de se disperser vainement dans des considérations spiritualistes non-
pratiques.

Savoir ce que sont ou ce que font les extraterrestres, avoir raison ou se tromper sur ce qui se
passe après la mort, comprendre comment le gouvernement occulte manipule les circuits
financiers, obtenir des révélations sur les prochaines phases d'évacuation planétaire,
déterminer s'il est vrai ou pas qu'il y aura une ascension planétaire prévue à l'horizon 2012,
découvrir s'il existe bel et bien des bases extraterrestres souterraines à tels endroits, expliquer
vraiment ce qu'était Jésus-Christ, être d'accord ou pas avec tel auteur sur la manière dont la
vie physique est apparue sur Terre, etc. Toutes ces choses, et bien d'autres encore, sont
« strictement secondaires » et « relativement sans importance » du point de vue de la quête de
l'Eveil.

Qu'est-ce qui est important ? L'important c'est de disposer d'une technique d'Eveil pertinente
et adaptée. Le reste n'a pas d'importance, et chacun est libre de défendre la version qu'il veut
sur les activités extraterrestres, l'origine de la vie terrestre, l'histoire de l'humanité, la vie après
la mort, etc. Le chercheur spirituel doit d'abord se demander : « Que me dit mon intuition à
propos de cette technique d'Eveil ? ». Et si la technique d'Eveil en question est pertinente,
alors il doit se demander : « Est-ce que mon intuition me dit que cette technique d'Eveil est
adaptée pour moi ». Car une technique d'Eveil adaptée pour l'un, n'est pas nécessairement
bien indiquée pour l'autre. Et si la technique d'Eveil est adaptée, alors le chercheur spirituel
doit laisser tomber les questions, et rentrer dans la pratique.

Un chercheur spirituel qui a déjà trouvé une technique d'Eveil qui lui semble pertinente et
adaptée, est un chercheur spirituel déjà engagé dans une pratique spirituelle. Il n'a plus besoin
qu'on lui propose une technique d'Eveil. Mais tout le monde a toujours besoin d'être
encouragé, soutenu et stimulé. C'est en cela que les bons écrits spiritualistes demeureront
toujours importants, car ils apportent encouragement, soutien et stimulation aux chercheurs
spirituels. Voilà ce que nous disons : « Si vous avez déjà une technique d'Eveil à laquelle vous
faites confiance et que vous pratiquez avec discipline, alors tout est bien : continuez dans
votre pratique. Si vous n'avez encore rien, alors cherchez une technique d'Eveil qui vous
convienne, et concentrez-vous sur sa pratique ».

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N'est-il pas quand même important de savoir la vérité sur les extraterrestres, les entités
subtiles, les dirigeants occultes, les accusations à l'encontre de certains enseignants
spirituels, les bases souterraines, les origines de l'univers, les origines de la vie… ?

Nous allons vous dire en quelques mots ce qui est important : avoir un minimum de bonnes
conditions de vie et réaliser l'Eveil. Il est important que vos stratégies de vie soient efficaces,
au moins un minimum. Et il est important que votre technique d'Eveil soit pertinente et
adaptée. Vous pouvez tout à fait être très exigeant sur ces points. Mais exigeant… surtout
envers vous-même. Des stratégies de vie efficaces, une technique d'Eveil pertinente et
adaptée. Quant au reste… c'est du « discours », et cela n'a pas d'importance réelle.

Adoptez les « discours » qui vous plaisent. Et laissez tranquillement les autres adopter les
« discours » qui leur plaisent. Et dans un « discours » donné, embrassez ce qui vous plaît, et
laissez le reste. Cela s'applique même à ce que nous sommes en train de vous dire, là
maintenant. Le meilleur de votre énergie doit être investi dans la création et le maintien de
bonnes conditions de vie, et dans la pratique spirituelle. Et évitez d'accorder trop d'importance
au reste.

Que chacun adopte le « discours » qui lui plaît, mais cela ne vaut pas la peine de se battre
pour savoir quel « discours » a raison, et sur quels points tel « discours » a raison ou tort. Cela
ne vaut pas la peine d'engager une lutte intellectuelle pour convaincre l'autre et le plier à nos
arguments. Un « discours » devrait être considéré de cette manière : « S'il me fait plaisir, c'est
super ; s'il ne me plaît pas, c'est pas grave ». Cela ne vaut pas la peine de dépenser de l'énergie
et du temps pour décortiquer en détail un « discours » afin de démontrer le « vrai », le
« faux », le « demi-vrai », le « demi-faux », le « quart-vrai », le « quart-faux », etc… Soyez
« très cool » sur les choses secondaires, et « très sérieux » sur les choses vraiment
importantes.

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Clef n° 6 : L'énergie de la volonté
Qu'est-ce que la volonté ? C'est la force dynamique de la conscience. Nous avons évoqué les
différents centres énergétiques de la conscience. Parmi ces différents centres, il y en a trois
qui constituent la véritable source de puissance énergétique de la conscience. Il s'agit du
centre psychique, du centre haral et du centre solaire. Elever le niveau de conscience, c'est
concrètement augmenter le degré d'activation énergétique de l'un au moins des trois centres
dynamiques. Le développement du centre psychique ne s'accompagne pas d'un
développement naturel des qualités « spirituelles », mais nous évoquerons ces nuances dans
un autre texte. Posons pour principe général le fait suivant : élever le niveau de conscience,
c'est activer les centres dynamiques, et c'est augmenter la puissance de volonté.

Chacun des trois centres dynamiques nécessite-t-il un art énergétique différent ?

L'expression « art énergétique » est très bien choisie. C'est en effet de cela qu'il s'agit lorsqu'il
est question du développement énergétique de la conscience. Un art énergétique est un
système codifié de travail énergétique. Et ce système est une façon de mettre en forme et de
structurer certains principes de travail énergétique. La mise en forme et la structuration
peuvent être plus ou moins justes, et plus ou moins efficaces. Pour répondre à votre question,
il faut donner une précision. Chacun des trois centres dynamiques obéit à des principes de
travail différents. Donc chacun des centres nécessite un type d'art énergétique différent. A
partir de là, ce qui devient important c'est le degré de justesse et d'efficacité de l'art
énergétique considéré.

Faut-il penser que, lorsqu'on veut élever son niveau énergétique de conscience, on doit
pratiquer un art énergétique ?

Bien sûr. Mais à cause d'un profond manque de connaissance du substrat énergétique de la
conscience, c'est une manière de voir qui est difficile à concevoir pour beaucoup. Il faudrait
probablement créer de nouveaux mots, afin d'exprimer des concepts très particuliers qui n'ont
pas beaucoup de rapports avec les idées habituelles sur la spiritualité. Mais nous allons nous
contenter ici d'utiliser des mots connus, en essayant d'exprimer les choses au mieux. Oublions
le mot conscience pour un moment, et voyons les choses sous l'angle des centres dynamiques.
Mieux : sous l'angle du potentiel énergétique.

Votre potentiel énergétique « dynamique » se présente en réalité comme des centres


énergétiques, certains mineurs, d'autres intermédiaires, et trois majeurs. On ne peut pas
développer le potentiel énergétique « dans le vague ». Cela consiste nécessairement dans
l'activation de tel ou tel centre énergétique. Et donc, cela ne relève jamais d'une sorte
d'attitude générale et de démarche floue. Cela relève plutôt de la pratique déterminée d'un art
énergétique spécifique.

Sans vouloir créer des distinctions élitistes, nous devons éclairer un peu mieux la définition du
chercheur spirituel authentique. En réalité, sous cette expression un peu générique, vous avez
là deux catégories. D'une part vous avez l'aspirant non-linéaire, et d'autre part vous avez le
penseur non-linéaire. Un aspirant peut être un penseur, et un penseur authentique est
nécessairement aussi un aspirant. Mais les deux catégories ne sauraient être confondues.
Qu'est-ce qu'un aspirant non-linéaire ? C'est tout simplement une personne qui aspire à
développer son potentiel énergétique. Et qu'est-ce qu'un penseur non-linéaire ? C'est une
personne qui est plus ou moins versée dans la connaissance des entités et des énergies
subtiles, et notamment des énergies subtiles humaines. L'authentique penseur non-linéaire

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dispose nécessairement d'un certain degré de puissance énergétique. Il est donc un
métalinéaire, mais il n'est pas un Eveillé.

Soulignons-le en passant, un métalinéaire qui désire mettre à profit ses connaissances ou ses
capacités de manière « professionnelle », peut tout simplement adopter la posture d'écrivain
(cela nécessite quand même certaines aptitudes pédagogiques), la posture de voyant (cela
exige de bonnes capacités de métacognition), la posture d'occultiste (dans l'acception de la
personne qui va mettre en œuvre ses capacités énergétiques pour favoriser le sort d'un tiers),
ou encore la posture de thérapeute énergéticien (cela nécessite un magnétisme curatif
relativement développé). Dans le domaine du non-linéaire, on assiste à deux problèmes plutôt
sérieux : d'abord un certain manque d'exigence des individus eux-mêmes par rapport à leur
propre développement énergétique ; ensuite un foisonnement décrédibilisant de titres
« cosmiques » en tous genres.

Que faire pour améliorer les choses dans le domaine du non-linéaire ?

Répondre correctement à cette question nous oblige à donner une définition un peu plus
précise de la conscience et de l'Eveil. Lorsque nous parlions de conscience jusqu'à présent,
nous entendions simultanément deux choses : la conscience psychique, centrée autour du
centre psychique et du centre extatique ; et la conscience immortelle, dont les deux noyaux
sont le centre solaire et le centre haral. L'Eveil véritable est indifféremment l'activation du
centre solaire ou du centre haral. Tandis qu'il serait quand même assez mal indiqué de donner
le nom d'Eveil à la réalisation psychique ou extatique, c'est-à-dire à l'activation du centre
psychique ou extatique.

L'Eveil est la seule réalisation énergétique qui présente réellement une véritable importance.
Toute autre forme de réalisation énergétique est, par comparaison, un pur enfantillage, et
finalement une vraie perte de temps. Donc, en définitive, ce serait une erreur de consacrer du
temps à essayer d'organiser et de crédibiliser tout ce qui tourne autour du développement et de
l'utilisation des potentialités énergétiques non-solaires et non-harales. Certes, il est possible
d'opérer un assainissement des titres s'appliquant pour les professionnels du non-linéaire, en
définissant des titres plus sobres, plus élégants, plus précis, plus explicites et moins
nombreux. Certes encore, il est possible de développer de meilleurs arts énergétiques et de
créer de bons centres d'entraînement non-linéaires pour produire d'excellents voyants,
occultistes, ou thérapeutes énergéticiens… Mais en réalité, se consacrer à tout cela, c'est un
peu comme s'investir majoritairement dans la fabrication de petits avions en plastique avec de
petites hélices tournant avec des piles, alors qu'on aurait plutôt besoin de vrais avions
capables de voler dans les airs.

Nous avons tendance à évoquer les choses par défaut. A défaut de pouvoir faire en sorte de
créer des centres de pratique où les gens pourraient pratiquer sérieusement et réaliser vraiment
l'Eveil, il ne serait pas tout à fait dépourvu d'intérêt de mieux déterminer les développements
énergétiques non-solaires et non-harales.

Il y aurait donc un Eveil solaire et un Eveil haral ?

En un sens, oui. Mais on peut parler de l'Eveil « tout court », et cela sous-entend l'activation
du centre solaire, ou celle du centre haral. Pousser la réalisation solaire au-delà d'un certain
niveau, confère spontanément la réalisation harale. Et inversement. Revenons sur la catégorie
d'aspirant non-linéaire. Si nous abordons les choses sous l'angle de la pertinence la plus
grande, nous devrions avoir des aspirants à l'Eveil, et non des aspirants non-linéaires qui

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poursuivent des objectifs plus ou moins vagues, plus ou moins psycho-qualitatifs. Tant que la
compréhension générale de l'Eveil demeurera confinée à une vision qualitative et floue, et tant
que l'approche générale de l'Eveil sera handicapée par une sorte de refus général de fournir un
travail technique méthodique et sérieux, comme c'est le cas actuellement… tant que les choses
en resteront là, la majorité des gens qui se disent « chercheurs spirituels » seront des gens qui
au fond n'ont aucune pratique technique sérieuse, et qui se contentent généralement de brasser
quelques idées et d'assister à quelques stages sporadiques à thématiques non-linéaires.

Nous ne critiquons pas, mais parfois il est important de souligner la situation telle qu'elle est,
afin d'encourager ceux qui sont déjà engagés dans un processus sérieux d'efforts. Savez-vous
quel est le but véritable du chercheur spirituel ? C'est l'Eveil. Mais même ce but est loin
d'avoir été compris par la majorité des chercheurs spirituels. Le taux de réussite parmi les
chercheurs spirituels, est le plus faible au monde. Disons-le autrement : le taux d'échec parmi
les chercheurs spirituels, est le plus élevé au monde. Sur 1 000 000 de personnes qui se
considèrent comme des chercheurs spirituels, quelle proportion parvient à l'Eveil au bout de
30 ans de « spiritualité » ? La proportion est inférieure à 1. Pourquoi ? Parce que les
chercheurs spirituels cumulent deux handicaps malheureux : une compréhension très
qualitative et très erronée de l'Eveil, et une absence de pratique technique sérieuse. Une
certaine mode spiritualiste tend même vers le non-effort.

L'Eveil ne consiste pas à battre quelqu'un d'autre dans le cadre d'une compétition. Il consiste à
atteindre un certain niveau de développement de soi. Nous pouvons comparer la réalisation de
l'Eveil à l'obtention d'un doctorat, ou à l'obtention d'une ceinture noire. Sur 10 000 étudiants
qui entrent à l'université et qui ont le profond désir de décrocher le doctorat, plus d'un millier
réussiront. Sur 10 000 karatékas qui rentrent en club et qui ont le profond désir de décrocher
une ceinture noire, plus d'un millier réussiront. Nous ne parlons pas de simples « touristes »
qui se retrouvent là un peu au hasard ou un peu par injonction extérieure, nous parlons des
gens qui ont réellement le désir de réussir la chose. Le karatéka parviendra à la ceinture noire
s'il mène sérieusement sa pratique. L'étudiant parviendra au doctorat s'il mène sérieusement
ses études.

Mais certains diront qu'on ne peut pas parler de l'Eveil en ces termes de taux de réussite
et de taux d'échec.

Au contraire, on peut le faire, et on doit le faire. Les chercheurs spirituels, qui pourtant
affichent un grand intérêt pour l'élévation de leur niveau de conscience, mettent en général
beaucoup moins de sérieux dans leur démarche, que ne le font les karatékas ou les étudiants
motivés. Est-ce que cela peut signifier que parmi les chercheurs spirituels il y a beaucoup plus
de « touristes » que dans les autres activités ? Ce qui pourrait expliquer le taux
d'échec extraordinairement élevé ? Précisons. Il y a une nuance entre le spiritualiste de base,
et le chercheur spirituel. Le spiritualiste de base est en effet une sorte de touriste de la
spiritualité. Il n'est pas vraiment intéressé par l'élévation réelle de son niveau de conscience,
mais il est relativement sensible aux idées de la spiritualité, et parfois il a le désir d'en savoir
un peu plus (mais il ne faut pas que ce soit trop compliqué, non plus). Le spiritualiste de base
ne se définira presque jamais comme chercheur spirituel.

Le chercheur spirituel est autre chose qu'un touriste de la spiritualité. C'est bel et bien une
personne qui manifeste un réel désir de se réaliser spirituellement. Le taux d'échec élevé de la
spiritualité n'émane pas d'un surnombre de touristes. Il émane en réalité d'une quasi-
inexistence de pratique énergétique pertinente et sérieuse chez la plupart des chercheurs
spirituels. Cette déliquescence de la pratique spirituelle est alimentée par un courant de pensée

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qui induit les gens à croire que la spiritualité est simplement une sorte d'attitude générale face
à la vie, ou une sorte de résonance générale par rapport à certaines valeurs ou certaines idées.
Le résultat de ce marasme, c'est que sur 1000 chercheurs spirituels, un seul pratiquera une
forme relativement précise de technique énergétique, et sur 1000 pratiquants spirituels, un
seul à peine aura un rythme de pratique supérieur à une séance par semaine. Cela signifie que
sur un million de chercheurs spirituels, un seul présente les bonnes bases en termes de
régularité de la pratique pour espérer réaliser l'Eveil.

Ces chiffres ne sont-ils pas un peu exagérés ?

Ils le sont certainement, mais en l'occurrence là n'est pas la question. Le faible taux de réussite
parmi les chercheurs spirituels est alarmant. Si on avait un taux d'échec comparable dans les
autres activités humaines, des millions de grandes réformes auraient déjà été effectuées. Mais
dans la spiritualité, il n'y a même pas suffisamment de structures organisées pour opérer la
moindre espèce de réorganisation. Quand un groupe spirituel existe, il s'agit malheureusement
d'un groupe organisé autour de l'adhésion à un système d'idées plus ou moins spécifique. En
spiritualité, à un niveau collectif on se rapprochera de la pertinence lorsqu'il s'agira
d'organiser essentiellement des centres de pratique, plutôt que des groupes de pensée.

Et à un niveau individuel ?

Vous le savez très bien. A un niveau individuel, on est un chercheur spirituel vraiment
sérieux, lorsqu'on concentre le meilleur de son énergie et de son temps dans la pratique d'une
technique énergétique spécifique. Bien entendu, toute considération de bien-être linéaire mise
à part. Il y a une critique facile, qui se lève régulièrement parmi les chercheurs spirituels sans
pratique, à l'encontre des chercheurs spirituels avec pratique. Cette critique dit à peu près
ceci : « Vous ne parviendrez jamais à l'Eveil en pratiquant quoi que ce soit, ou en faisant quoi
que ce soit. Plus vous pratiquez, plus vous faites, et plus vous vous éloignez de l'Eveil ». Cette
critique est tout simplement erronée, et elle traduit beaucoup plus une sorte de paresse de la
part de ceux qui la tiennent, plutôt qu'elle ne souligne une mauvaise obstination de la part de
ceux qu'elle vise.

Mais, bien qu'elle soit erronée, cette critique s'inspire d'un fond de vérité mal compris. Quel
est ce fond de vérité ? C'est tout simplement ceci : « A chaque but, son type d'effort adapté.
On n'atteint pas un but si on applique un type d'effort inadapté, quelques soient la durée et
l'intensité de cet effort ». Mais entre une telle considération très générale, et la compréhension
correcte des caractéristiques d'une technique énergétique particulière, et son degré de
pertinence par rapport à la réalisation de l'Eveil, il y a un gros écart que bien peu sont
capables de franchir réellement.

En résumé, un chercheur spirituel sérieux est un pratiquant technique sérieux, qui a pris soin
d'adopter une technique énergétique qu'il a estimée à la fois pertinente et adaptée pour lui.
Mais, afin de montrer combien les choses sont simples en réalité, nous soulignons que seuls
deux types d'arts énergétiques présentent un réel intérêt : les arts pour le développement
solaire, et les arts pour le développement haral. Ensuite, il faut qu'un art énergétique
particulier soit pertinent et efficace. A cause des principes énergétiques, deux arts d'un même
type se ressemblent fondamentalement s'ils sont pertinents, et seules quelques nuances
superficielles les différencieront. Nous n'avons pas dit que dès que deux arts d'un même type
se ressemblent, ils sont pertinents. Nous soulignons seulement ce qui se passe dans l'autre
sens : si deux arts sont pertinents et qu'ils sont du même type, alors ils se ressemblent
forcément.

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Mais nous allons nous arrêter là pour cette fois. Nous voulions aborder un peu la notion
générale de puissance énergétique de la volonté, et le rapport entre la volonté et la réalité.
Mais nous avons été conduit à parler, une nouvelle fois, des problèmes de pertinence et de
sérieux dans la quête spirituelle. Il est très important d'évoquer ces problèmes, car le fait
d'avoir une pratique technique sérieuse, est déjà un premier pas très important pour une
spiritualité pertinente. Indépendamment du fait que la technique pratiquée soit efficace ou pas.
C'est une question de discipline. Une personne qui a en main une technique d'Eveil efficace et
qui décide de la pratiquer, ne réalisera l'Eveil que si elle a une sérieuse capacité de discipline.
Celui qui a une technique efficace mais qui n'a pas de discipline, ne pourra réussir. Donc, dès
que nous en avons l'occasion, nous aimons beaucoup encourager les gens à redoubler de clarté
et de sérieux dans leur quête de l'Eveil. Ce ne sont peut-être pas tant les bonnes techniques qui
manquent, ce sont probablement surtout de bons pratiquants qui font défaut dans la
spiritualité.

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Clef n° 7 : Le cap du pragmatisme
Pouvons-nous faire un petit point sur la figure du pratiquant spirituel ?

Oui, cela est possible.

Le cours de la discussion « Une question de lumière » aborde différents sujets, sans fil
conducteur imposé, mais nous pouvons sentir une certaine mise en évidence de certaines
nécessités de base. Comme par exemple, la nécessité, pour un chercheur spirituel qui
désire profondément élever son niveau de conscience, d'être un pratiquant sérieux. Quel
est le profil général d'un bon pratiquant spirituel ?

Un pratiquant sérieux, c'est tout simplement quelqu'un qui prend soin de pratiquer une
technique spécifique, de manière régulière. Nous avons déjà eu l'occasion de souligner que
l'un des problèmes les plus paralysants dans la spiritualité, c'est une certaine tendance à
définir la démarche spirituelle comme une sorte d'attitude diffuse. Il existe chez beaucoup une
certaine allergie à la notion « d'effort discipliné ». Quand on veut réellement avancer, il faut
dépasser les allergies et les paresses. Nous dirons même qu'une pratique spirituelle correcte se
déroule dans la joie, ou au moins dans le plaisir.

L'authentique chercheur spirituel est nettement plus proche du sportif de haut niveau que du
chercheur scientifique. C'est peut-être une image que vous rencontrez pour la première fois,
mais c'est une image qu'il faudra souvent se rappeler. L'activation énergétique du centre
solaire ou du centre haral se produit en tant que résultat d'une pratique énergétique de bonne
qualité. Pour le dire avec des termes un peu plus quantitatif : la progression vers l'Eveil se
mesure au nombre et à la qualité des méditations ou des prières, et non au nombre et à la
qualité des idées assimilées. Même quelques secondes avant son Eveil, un bon pratiquant peut
disposer d'un niveau de connaissances infiniment inférieur au niveau de n'importe quel
curieux qui aurait lu deux ou trois livres de spiritualité.

Mais, une certaine forme « d'attitude générale » n'est-elle pas nécessaire ?

Bien sûr qu'il faut une certaine ambiance qualitative intérieure. Certaines qualités comme la
bienveillance, la magnanimité ou encore la patience, doivent être cultivées. Il n'est pas
strictement besoin de cultiver ces qualités d'une manière « technique ». Cela peut se faire
d'une manière « diffuse », et cela peut correspondre à une sorte de démarche générale. Si vous
voulez, nous pouvons opérer ici une nuance importante. Nous avons précisé qu'il existe une
conscience psychique (fondée sur le centre psychique et le centre extatique), et une
conscience immortelle (fondée sur le centre solaire et le centre haral). Mais chaque type de
conscience possède un aspect qualitatif. Comprenons-nous bien : la conscience est
essentiellement une réalité énergétique. Mais cette réalité énergétique présente un aspect
qualitatif.

Le développement des qualités n'a pas de réel impact sur le développement du niveau
énergétique. Par contre, pour le résumer ainsi, le développement énergétique implique
naturellement le développement qualitatif. Tout cela est naturellement plus « subtil », pour ne
pas dire plus « complexe ». Mais il est suffisant de souligner les grandes lignes seulement, car
notre intention est de faire comprendre les principes généraux. Donc, le développement
énergétique implique le développement qualitatif, tandis que l'inverse n'est pas vrai. Mais, un
certain affinement qualitatif facilite le travail énergétique. C'est en cela qu'il peut être indiqué
de faire un certain effort qualitatif, comme à part d'un travail plus strictement énergétique.

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Et ce que nous disons ici, c'est que le développement qualitatif peut se faire aussi bien d'une
manière technique, que d'une manière relativement diffuse. Mais même un effort diffus doit
respecter certaines règles pour s'avérer efficace. Pour être un peu plus précis, un effort diffus
efficace est en réalité un effort méthodique délayé. Nous soulignons les deux termes :
méthodique, délayé. On ne cultive pas la compassion ou le détachement de n'importe quelle
manière. Si le souci général d'affiner ses qualités spirituelles ne se traduit pas par un minimum
de méthode, on ne risque pas d'avancer vraiment.

Comment faire en sorte que le souci général de développement qualitatif, devienne un


véritable cheminement vers un affinement des qualités spirituelles, sans que cela ne
devienne un effort trop technique ?

La méthode de développement qualitatif la plus « souple » est aussi la plus simple. En quoi
consiste-t-elle ? Eh bien. Prenez un livre inspirant, c'est-à-dire un livre de spiritualité dont le
propos central est d'insuffler à l'âme du lecteur autant de lumière et d'amour que possible.
Cela peut être « Le prophète » de Khalil Gibran, ou « Le don du prophète » de Chris Iwen, ou
n'importe quel autre livre dont la lecture vous insuffle de la lumière et de l'amour. Faites de ce
livre, votre livre-compagnon, et prenez soin de le lire complètement et avec grande
concentration, au moins une fois par an. Voilà la méthode générale de base. La lecture
périodique d'un livre « insufflateur de lumière et d'amour » permet de cultiver tout doucement
ses qualités spirituelles.

Nous indiquons bien entendu le strict minimum à faire. Chacun est libre, et encouragé, d'en
faire beaucoup plus. Mais nous soulignons l'importance de la lecture spirituelle. A l'époque où
les livres étaient difficiles à se procurer, un aspirant spirituel sérieux devait apprendre par
cœur de longs textes spirituels, qu'il se devait de réciter périodiquement en entier, avec autant
d'intensité intérieure que possible. Aujourd'hui, il est facile de s'acheter un livre inspirant, et
de le lire régulièrement. Et il existe d'excellents livres inspirants.

Si nous comprenons bien, le seul développement qualitatif ne conduit pas à l'Eveil. C'est
bien cela ?

Oui, c'est cela. L'Eveil est une affaire d'énergie. Mais soyons démocratique. Nous parlons, en
ce qui nous concerne, d'Eveil solaire ou haral. D'une manière générale, chez la plupart des
penseurs spirituels, l'Eveil est quelque chose d'assez indéfinissable, mais qui correspond en
définitive : soit à l'acquisition d'un certain calibrage psycho-qualitatif, soit à la réalisation
psychique, soit à la réalisation extatique, et parfois même à la réalisation kundalinique. Mais,
même dans ces acceptions diverses de l'Eveil, à part pour le calibrage psycho-qualitatif, cela
demeure une question d'énergétique.

Poussons la démocratie jusqu'à son terme, et parlons d'Eveil psycho-qualitatif, d'Eveil


kundalinique, d'Eveil extatique, etc… Une partie de l'allergie anti-technique provient du fait
que certains Eveillés non-solaires et non-harals, se sont éveillés sans avoir tout à fait compris
par quels processus méthodiques ils y étaient parvenus. De l'ignorance des processus, à
l'affirmation de l'absence de processus, il y a un gouffre que certains ont franchi, faute de
compréhension du substrat énergétique. Nous pouvons décrire, pour avoir maîtrisé la
réalisation psychique, selon quels processus méthodiques certains Eveillés non-solaires et
non-harals sont parvenus à leurs formes particulières d'Eveil. Il y a toujours la pratique de
quelque forme méthodique de méditation ou de prière. Mais comme l'instant de l'Eveil
« définitif » ne se produit pas souvent pendant une séance circonscrite de méditation ou de
prière, un raisonnement insuffisamment informé aura vite fait de conclure que l'Eveil est

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indépendant de la pratique. Il serait assez compliqué d'expliquer ce qu'il en est, mais il suffit
de faire remarquer qu'une graine n'éclot pas nécessairement à l'instant où on l'arrose, mais cela
ne signifie pas que l'éclosion est sans rapport avec l'arrosage ! Bien au contraire.

Il y a de quoi se perdre dans ces différentes définitions de l'Eveil !

Attention, il ne s'agit pas simplement de différentes définitions de l'Eveil. Il s'agit de plusieurs


formes de réalisations énergétiques différentes. C'est tout à fait autre chose. Mais pour
répondre à votre remarque, vous ne pourrez vous perdre que si vous négligez d'opérer un
choix dans le type d'Eveil que vous aspirez à réaliser. Si vous voulez réaliser l'Eveil psycho-
qualitatif, vous devez vous y prendre d'une certaine façon. Ce sera différent si vous voulez
réaliser l'Eveil extatique. Etc.

Toutes les formes d'Eveil ne se valent pas. Notre point de vue est que l'Eveil solaire et l'Eveil
haral sont les seules formes de réalisations énergétiques qui relèvent réellement de l'âme
immortelle. Si on devait passer outre un certain consentement démocratique, et si on devait
parler d'une manière plus rigoureuse, seuls l'Eveil solaire et l'Eveil haral mériteraient d'être
qualifiés « d'Eveil ». Mais cela est un autre débat. Peu de penseurs spirituels sont capables de
comprendre clairement toutes ces questions, même parmi les plus grands psycho-réalisés et
les plus grands extatiques, et la tendance du « marché » est plutôt à favoriser une approche
qualitative ou floue de l'Eveil. Nous ne dirons pas quelle est la véritable influence à l'origine
de cette tendance, mais le franchissement du brouillard et l'accès à une compréhension
pragmatique et énergétique des différentes formes d'Eveil, est encore un cap qui reste à
franchir pour beaucoup de chercheurs spirituels.

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Clef n°8 : A propos des arts du chi.
Abandonnons un instant le mot spiritualité, qui a des accents trop qualitatifs, et posons les
choses en termes de « développement du potentiel intérieur de l’être humain ». De quoi
parlons-nous ? Il est possible de dire qu’il existe, en l’être humain, une énergie potentielle
dont le développement s’exprimerait en puissance et en bien-être. En d’autres termes, le
développement de cette énergie potentielle procurerait à l’individu un bien-être intérieur et
une puissance énergétique accrus. Selon notre point de vue, ce potentiel intérieur dont le
développement génère puissance énergétique et bien-être intérieur, est fondé sur les deux
noyaux de l’entité énergétique que nous sommes, au-delà du simple corps physique. Il s’agit
du soleil intérieur, et du tan tien (ou hara). Nous allons surtout évoquer ici le tan tien, ou plus
globalement le chi intérieur.

Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre,


que n’en peut contenir notre philosophie.

Qu’est-ce que le chi intérieur ?

Nous pouvons déjà mentionner ce qu’est le chi tout court. Le chi est une énergie universelle
qui imprègne toutes choses, et qui a la particularité de pouvoir interagir avec les êtres vivants.
Cette énergie peut être dirigée et canalisée par un être humain. Mais le chi intérieur est autre
chose. C’est en quelque sorte la force énergétique propre à chaque être humain. Il peut exister
une confusion entre le chi universel et le chi intérieur, surtout quand il est question de faire
circuler un peu de chi universel en soi. Mais cette confusion peut être levée si on souligne un
fait fondamental : c’est grâce au chi intérieur qu’il est possible de manier le chi universel. Et
en définitive, ce qui importe c’est le chi intérieur.

Les chercheurs en potentiel humain, pour utiliser cette expression, et nous parlons des
chercheurs asiatiques, ont découvert depuis longtemps l’existence du chi intérieur, et la
possibilité de le développer. Des arts énergétiques dont le but principal est le développement
du chi, ont été mis au point dès le 10ème siècle avant JC. Grâce à la pratique de ces arts du
chi, certains pratiquants sont devenus des Maîtres du chi.

Qu’est-ce qu’un Maître du chi ?

D’abord, il faut faire la différence entre un maître d’art martial, et un Maître du chi. Le maître
d’art martial est la personne qui a atteint un haut niveau d’expertise et de force dans un art
martial donné. On peut parler ainsi de maître de kung fu, maître de karaté, maître de kendo,
maître d’aïkido, maître de judo, etc. Dans la plupart des arts martiaux, il est possible de parler
de maître parce que ces arts sont composés de figures et d’enchaînements complexes. On ne

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parlera pas de maître de boxe, ou de maître de lutte, mais plutôt de champion de boxe, ou de
champion de lutte. En effet, la boxe et la lutte ne présentent pas une bien grande complexité.

Tout le monde connaît ce « Maître » de boxe.

Le but des arts du chi est le développement du chi, tandis que le but des arts martiaux externes
est le développement de la force externe (force physique, souplesse, agilité, habileté, rapidité,
etc.). Ce qui caractérise le Maître du chi, c’est le développement de son chi intérieur. Nous
allons expliquer un peu ce qui se passe dans le développement du chi, mais nous avertissons
tout de suite que c’est seulement pour faire comprendre le principe. La réalité exacte est on ne
peut plus subtile. Alors voici. Le chi intérieur trouve son siège véritable dans le tan tien. Et le
fait de développer son chi intérieur, consiste en réalité à éveiller le tan tien.

Le tan tien connaît plusieurs niveaux d’activation. Pour faire simple, il y a le niveau 0, puis
les niveaux 1, 2 et 3. Le niveau 0 signifie que le tan tien est endormi, et c’est la condition dans
laquelle se trouve le tan tien chez le non-Maître du chi. Entre le niveau 0 et le niveau 1, se
trouve la possibilité de développer le chi/magnétisme. Qu’est-ce que c’est ? C’est tout
simplement le magnétisme, dans une version un tout petit peu plus développée que ce que
l’on trouve chez un magnétiseur spontané. Le développement du chi/magnétisme connaît des
limites très strictes, et il n’a aucun rapport avec le tan tien.

Quand on pratique un art du chi, on peut développer le chi/magnétisme, ou le chi supérieur


(c’est-à-dire le tan tien). Le développement du chi/magnétisme est un processus relativement
continu. Tandis que le développement du chi supérieur est un processus qui opère par sauts ou
par bonds : on saute du niveau 0 au niveau 1 en un instant, le saut est définitif, l’instant est
bref, mais cet instant est lui-même le résultat d’une longue pratique disciplinée. Si la pratique
consiste surtout à accumuler de l’énergie dans le tan tien, alors on est sur la voie du
développement du chi supérieur. Mais si la pratique n’accorde pas la première place à
l’accumulation dans le tan tien, si elle met l’accent sur d’autres choses (comme la circulation
du chi à travers certains circuits subtils internes), alors on est plutôt sur la voie du
développement du chi/magnétisme.

Parmi les enseignants d’arts du chi, il y a beaucoup de chi/magnétiques, et ce ne sont pas de


véritables Maîtres du chi. Un Maître du chi est une personne qui a réalisé l’éveil de son tan
tien, (que l’on parle du niveau 1 ou des niveaux supérieurs). C’est donc une personne qui a
éveillé, à quelque degré, son chi supérieur. On peut parler de Maître de niveau 1, de niveau 2,

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etc. Mais un Maître est un Maître, et la distinction du niveau particulier de tel ou tel Maître ne
peut être une manière de déprécier. Au contraire, il s’agit d’une manière de préciser.

Quel est le degré de puissance énergétique d’un Maître du chi de niveau 1, par
exemple ?

Entendons-nous d’abord sur un fait important : le chi supérieur peut faire l’objet d’un nombre
illimité d’applications. Depuis l’imposition des mains à but de guérison, jusqu’à la projection
d’un flux énergétique à but de destruction, en passant par la formation d’un champ
énergétique autour de la peau et capable de protéger de n’importe quelle arme, etc. Le chi
supérieur peut se déployer sous forme de rayonnements énergétiques, ou sous forme de fibres
énergétiques, soit directement depuis le tan tien vers l’extérieur, soit par les mains, les yeux,
etc. Certains Maîtres du chi prennent la décision de faire des démonstrations du chi en public.
Mais les démonstrations publiques ne montrent qu’un infime échantillon de la véritable
puissance énergétique des Maîtres du chi. Si certains aspects de la puissance du chi supérieur
étaient démontrés, le public prendrait peur. Le contrecoup du caractère atténué des
démonstrations publiques, c’est que les gens déjà fermés peuvent très facilement rejeter les
démonstrations et les attribuer à quelque trucage. Mais cela n’a aucune importance, car les
démonstrations sont pensées essentiellement comme des spectacles édifiants, ou comme des
encouragements pour les pratiquants qui aspirent à développer leur propre chi, et non comme
des assauts pour convaincre les gens fermés qui rejettent déjà l’existence du chi.

Que pouvons-nous prendre comme exemple de ce que peut faire un Maître du chi de niveau
1 ? Sans doute qu’une histoire serait plus explicite. Aux pays des arts du chi (la Chine et le
Japon principalement), des générations de Maîtres du chi ont laissé des traces culturelles
importantes. On peut dire que la pratique des arts du chi est un fait social tellement fort en
Asie, qu’à chaque siècle il y a toujours eu des Maîtres du chi. Quand les histoires des Maîtres
anciens sont en passe de devenir des légendes, il y a toujours des Maîtres vivants pour
montrer que la puissance énergétique issue du chi supérieur, n’est pas une simple légende.
Voici donc une histoire pour illustrer cette puissance énergétique.

La psychique Nina Kulagina utilisait


probablement une forme avancée de
magnétisme dans ses expériences de PK.

Un maître de combat à main nue enseignait son art dans une ville de province. Sa réputation
était telle dans la région qu'il défiait toute concurrence : les pratiquants boudaient les autres
professeurs. Un jeune expert qui avait entrepris de s'établir et d'enseigner dans les environs se
décida un jour à aller provoquer le fameux Maître afin de mettre un terme à son règne.

L'expert se présenta donc à l'école du maître et un vieillard vint lui ouvrir la porte, lui
demandant ce qu'il désirait. Sans hésiter le jeune homme lui annonça son intention. Le vieil

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homme, visiblement embarrassé, tenta de lui expliquer combien cette idée était suicidaire,
étant donné la redoutable efficacité du maître.

Pour impressionner ce vieux radoteur qui semblait douter de sa force, l'expert s'empara d'une
planche qui traînait dans un coin et, d'un coup de genou, il la cassa en deux. Le vieillard
demeura imperturbable. Le visiteur insista à nouveau pour combattre avec le maître, menaçant
de tout casser pour démontrer sa détermination et ses capacités. Le vieux bonhomme le pria
d'attendre un moment et disparut.

Quand il revint peu après, il tenait à la main un énorme morceau de bambou. Il le tendit au
jeune homme en lui disant : "Le maître a l'habitude de casser avec un coup de poing des
bambous de cette taille. Je ne peux prendre au sérieux votre requête si vous n'êtes pas capable
d'en faire autant."

S'efforçant de faire subir au bambou le même sort qu'à la planche, le jeune présomptueux dut
finalement renoncer, épuisé, les membres endoloris. Il déclara qu'aucun homme ne pouvait
casser ce bambou à main nue. Le vieillard répliqua que le maître, lui, pouvait. Il conseilla au
visiteur d'abandonner son projet tant qu'il ne serait pas capable d'en faire autant. Excédé,
l'expert jura de revenir et de réussir l'épreuve.

Deux années passèrent pendant lesquelles il s'entraîna intensivement à la casse. Chaque jour il
se musclait et durcissait son corps. Ses efforts portèrent leur fruit car il se présenta à nouveau
à la porte de l'école, sûr de lui. Le même petit vieux le reçut.

Exigeant qu'on lui apporte l'un des fameux bambous de test, le visiteur ne tarda pas le caler
entre deux pierres. Il se concentra quelques secondes, leva la main puis il cassa le bambou en
poussant un cri terrible. Un sourire de satisfaction sur les lèvres, il se retourna vers le
vieillard.

Celui-ci fit la moue et déclara : "Décidément, je suis impardonnable, je crois que j'ai oublié de
préciser un détail : le maître casse le bambou….sans le toucher."

Le jeune homme, hors de lui, répliqua qu'il ne croyait pas aux exploits de ce maître dont il
n'avait même pas pu vérifier l'existence. Saisissant un solide bambou, le vieil homme
suspendit celui-ci à une ficelle qu'il accrocha au plafond. Après avoir respiré profondément,
sans quitter des yeux le bambou, il poussa alors un terrible cri qui venait du plus profond de
son être, et sa main, tel un sabre, fendit l'air pour s'arrêter à 5 centimètres du bambou....... qui
éclata.

Subjugué par le choc qu'il venait de recevoir, l'expert resta plusieurs minutes sans pouvoir
dire un mot, pétrifié. Finalement il demanda humblement pardon au vieux maître pour son
odieux comportement et le pria de l'accepter comme élève.

Comment devient-on un Maître du chi ?

Nous préférons répondre à cette question d’une manière un peu indirecte. Les arts du chi sont
tellement développés et intégrés socialement, y compris en occident, que le fait de devenir un
Maître du chi, correspond socialement (dans certaines limites) au fait de devenir un Maître
dans l’un des arts du chi. Les deux choses sont presque indissociablement liées. Aujourd’hui,
les arts du chi se déclinent sous quelques arts énergétiques spécifiques. Nous pensons
notamment aux deux arts du chi les plus connus en occident : le chi kung (ou qi qong) et le tai

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chi. Mais les arts du chi ne se limitent pas uniquement à ces deux arts spécifiques. On peut
aussi compter le bagua zhang, l’aïkido, le xing yi quan, etc.

Voilà comment cela se présente. Il existe des centres de pratique (des dojos). Dans un dojo, on
peut avoir, soit un Maître du chi, soit simplement un professeur (c’est-à-dire une personne qui
n’est pas un Maître du chi, mais qui a une certaine maîtrise technique de l’art). Comme
certains professeurs ont tendance à prendre inconsidérément le titre de maître, les vrais
Maîtres du chi ont tendance à prendre le titre de « Grand Maître », afin de marquer la
différence. Mais quand même, Grand Maître ça fait un tout petit peu « too much ». Certains
dojos, et certains collectifs de dojos, essaient de faire preuve de réalisme, et d’user du titre de
professeur pour les professeurs, et du titre de Maître seulement pour les Maîtres du chi.

Le Maître Cheng Man Ching a quitté


son propre Maître après 7 ans d’entraînement,
et il a pratiqué seul pendant des années
avant de devenir lui-même un Maître.

Le chemin pour devenir professeur de tai chi, ou de chi kung, ou d’aïkido, etc… est un
chemin relativement simple : s’entraîner dans un dojo, sous la direction d’un professeur de tai
chi, ou d’un Maître de tai chi… Mais comment devenir un Maître du chi ? Devenir un Maître
du chi, cela correspond, socialement parlant, au fait de devenir un Maître de tai chi, ou de chi
kung. Certes, un Maître du chi n’est pas automatiquement un Maître de tai chi ou de chi kung,
mais nous pensons que vous comprenez parfaitement ce que nous disons. Et devenir un
Maître de tai chi ou de chi kung, c’est le résultat d’un entraînement sérieux, si possible auprès
d’un Maître de tai chi ou de chi kung.

Le tai chi est si bien intégré socialement que vous pouvez trouver un dojo même dans une
petite ville d’à peine 50 000 habitants. Certes, la plupart des dojos sont tenus par des
professeurs de tai chi, et non par des Maîtres de tai chi. Mais les Maîtres de tai chi existent, et
il s’en trouve quelques-uns en occident. Néanmoins, vous n’êtes pas strictement obligé de
vous faire le disciple d’un Maître de tai chi pour en devenir un vous-même. Comment
procéder ? Il faut procéder en deux étapes. La première étape consiste à apprendre le tai chi
sérieusement, pendant trois à cinq ans, auprès d’un professeur de tai chi (comme nous l’avons
dit, il est très facile de nos jours de trouver un dojo et un professeur). La seconde étape est très
simple : une fois que vous avez assimilé parfaitement les subtilités du tai chi, vous devez
pratiquer sérieusement, sous votre seule direction. Dans la seconde étape, vous n’avez pas
besoin de rester affilié au dojo. Si vous pratiquez sérieusement le tai chi, vous parviendrez à
éveiller votre chi supérieur à un moment ou à un autre, et à ce moment-là vous deviendrez un
Maître de tai chi, donc un Maître du chi.

Pour devenir professeur de tai chi, rien de plus simple. Il existe même des centres de pratique
qui forment des professeurs de tai chi en trois mois ! Qu’est-ce que cela signifie ? Cela

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signifie que trois mois de travail sérieux suffisent à avoir une bonne exécution des postures et
des mouvements du tai chi. Certaines formes de tai chi ont jusqu’à 130 enchaînements, tandis
que d’autres n’ont à peine que 30 ou 40 enchaînements. Mais le chemin qui va du professeur
au Maître, nécessite un travail nettement plus important, et la plupart des professeurs finissent
leur vie sans être devenus des Maîtres.

Combien de temps faut-il pour devenir un Maître du chi ?

Le temps est variable, et il dépend de deux facteurs très importants. D’une part, cela dépend
du degré de pertinence de l’art énergétique. Et d’autre part, cela dépend du degré d’intensité
de la pratique. Les meilleurs styles de tai chi sont d’une pertinence assez faible en réalité. La
plupart des Maîtres de tai chi, deviennent des Maîtres au bout d’une pratique quotidienne de
plus de 15 ans. Certains peuvent même mettre 30 ans pour devenir des Maîtres.

Le chi kung n’est pas plus efficace que le tai chi. Et les meilleurs styles de chi kung et de tai
chi, sont ce qui se fait de mieux sur « le marché » en matière d’arts du chi. S’il existe des arts
du chi plus pertinents, ils n’ont pas été développés selon la structure :
dojos/professeurs/Maîtres. Mais, ce qui existe, est déjà assez bien. Il existe des dojos de tai chi
un peu partout, de sorte que tous ceux qui le souhaitent puissent apprendre correctement le tai
chi. Et parmi les pratiquants de tai chi, il y a quelques personnes suffisamment motivées et
disciplinées pour devenir des Maîtres.

Ce n’est pas que nous voulions vous incliner à pratiquer le tai chi ou le chi kung. Nous nous
contentons de souligner la situation sociale de la possibilité de devenir un Maître du chi. Nous
disons que cette possibilité est socialement maîtrisée, du fait de la magnifique intégration
sociale des centres de pratique pour le tai chi ou le chi kung, et du fait de l’intégration
culturelle de la notion du « travail sur le chi par le tai chi ou le chi kung ».

La notion de développement du chi est si pragmatique et si culturellement intégrée, que tout le


monde comprend que « cultiver sérieusement son chi, c’est pratiquer sérieusement un art du
chi, comme le tai chi ou le chi kung par exemple ». Et personne ne pourra confondre le fait de
pratiquer sérieusement le tai chi, avec des choses comme : lire des livres de tai chi, esquisser
quelques enchaînements de tai chi de manière occasionnelle, assister à deux ou trois stages
dans l’année, connaître en détail les principes philosophiques qui sous-tendent le tai chi,
discuter de tai chi régulièrement, adopter une attitude « tai chi » dans la vie, etc. La confusion
est impossible, parce que le tai chi est une technique énergétique claire et précise, et non une
philosophie élastique et abstraite.

Il y a le tai chi, il y a des dojos, il y a des professeurs de tai chi, il y a des Maîtres de tai chi, et
il y a une notion forte et claire de « pratique »… Tout cela forme une structure sociale
relativement pertinente et forte. Et cette structure sociale est une réponse relativement efficace
et maîtrisée pour les personnes qui veulent vraiment développer leur chi.

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C’est assez remarquable : le tai chi et le chi kung ne sont qu’assez peu pertinents, et
pourtant ils sont devenus des arts énergétiques socialement intégrés. Presque la
référence en matière de développement du chi. Comment expliquez-vous cela ?

Les montagnes du Wudang, berceau des arts internes taoïstes

C’est simple à comprendre. Le tai chi et le chi kung sont des arts énergétiques qui se
proposent de travailler sur le potentiel énergétique humain, et seulement sur cela. C’est une
question de pragmatisme et de sobriété. Il n’est pas question d’avoir affaire avec des entités
de quelque sorte peuplant des dimensions invisibles, il est seulement question de travailler sur
le potentiel énergétique humain. Si vous concoctez un « truc » qui mélange allègrement
quelques exercices de yoga, des invocations à des anges, des récits extraterrestres, des
révélations sur le gouvernement mondial, des thérapies avec des cristaux, des symboles à
dessiner pour favoriser l’ascension planétaire, etc… ce « truc » n’a aucune chance de
s’implanter socialement. Par contre, une discipline fondée principalement sur le yoga pourrait
s’implanter socialement. De même qu’une discipline fondée principalement sur l’invocation
des anges, ou une discipline fondée principalement sur les communications avec des entités
non-terrestres, etc. Le principe de sobriété et de pragmatisme requiert que l’on distingue
clairement les choses et que l’on concentre une discipline donnée, sur un domaine spécifique.

On peut parler de tout quand il s’agit de produire un « discours ». Mais quand il s’agit de
créer ou de développer une discipline, il fait faire preuve de beaucoup de sobriété. Ce qui ne
signifie en aucun cas qu’il faut être matérialiste. Le tai chi et le chi kung sont sobres, même
s’ils parlent d’énergies et de forces subtiles. Et puis, pour s’implanter socialement, il faut
quand même un minimum d’efficacité. Et le tai chi et le chi kung remplissent parfaitement
bien ce minimum d’efficacité. Avec 3 ou 5 ans de pratique sérieuse, un bon pratiquant de tai
chi peut atteindre un niveau assez appréciable de développement du chi/magnétisme. Et cela
serait déjà suffisant pour donner au tai chi ou au chi kung la force nécessaire pour s’implanter
socialement. Mais ce qui donne au tai chi sa vraie force sociale, c’est la chose suivante :
certains pratiquants particulièrement sérieux réussissent à devenir des Maîtres du chi, et ces
Maîtres acceptent ensuite de promouvoir le tai chi en démontrant une partie de ce que le
développement du chi leur a apporté.

Le jour où il manquera de pratiquants suffisamment sérieux, il n’y aura plus de Maîtres de tai
chi, et par manque de Maîtres, le tai chi perdra de sa force sociale. Mais ce n’est pas pour
autant que le tai chi perdra de sa valeur intrinsèque, ce sera toujours un art énergétique

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capable d’amener le pratiquant sérieux à l’état de Maître du chi. La valeur intrinsèque n’est
pas nécessairement traduite en intégration sociale. Il existe certainement des arts du chi plus
pertinents que le tai chi ou le chi kung, mais qui ne font pas l’objet d’une si belle intégration
sociale.

A quoi ça sert de devenir un Maître du chi ?

En d’autres termes, à quoi ça sert d’éveiller son chi supérieur ? A acquérir un plus vaste bien-
être intérieur et une plus grande puissance énergétique. Le bien-être intérieur dont nous
parlons peut se décliner comme un profond état de paix intérieure, et cette paix demeure,
stable et solide, malgré l’activité émotionnelle de surface. La puissance énergétique dont nous
parlons signifie une plus grande maîtrise de l’énergie et de la matière. La puissance
énergétique d’un Maître du chi de niveau 1 est déjà très grande. Ce n’est pas rien d’avoir une
puissance énergétique suffisamment grande pour faire cicatriser une blessure en quelques
minutes par imposition des mains, ou pour endormir instantanément un non-Maître par un
simple regard, ou pour résister sans égratignure au tir d’une arme à feu. Cela est déjà tout à
fait impossible à admettre pour beaucoup. Mais le plus remarquable, c’est que l’éveil du chi
supérieur, est un acquis que l’on conserve pour l’éternité, car c’est une réalisation énergétique
qui relève de notre essence immortelle, et non du corps. La seule autre réalisation énergétique
qui puisse se comparer à l’éveil du chi supérieur, c’est l’éveil du soleil intérieur. Et nous
disons que l’éveil du soleil intérieur est quelque chose d’encore plus « grand ».

Tout compte fait, l’éveil du chi est socialement mieux établi et mieux maîtrisé que l’éveil
du soleil intérieur. Même s’il faut plus de 15 ans de pratique disciplinée, celui qui aspire
à développer son chi est au moins sûr de trouver un substrat social capable de répondre
à son aspiration : un art du chi très pragmatique, des centres de pratique bien installés,
des professeurs bien établis, voire des Maîtres, et une pratique claire et précise.

En effet. Les aspirants non-linéaires asiatiques (pour les appeler ainsi) ont fait preuve d’un
profond pragmatisme et d’un grand sens de l’élégance dans leurs recherches sur le
développement du chi. Ils ont compris que pour développer le chi, il faut pratiquer un art
énergétique précis. Voilà pourquoi, lorsqu’on s’intéresse sérieusement au développement du
chi, on est tout suite conduit devant la nécessité de devenir un pratiquant. Par rapport au chi, il
n’y a que deux statuts : pratiquant, et non-pratiquant. Tout ce sérieux et ce pragmatisme se
traduisent socialement par des arts énergétiques, des dojos, des professeurs et des Maîtres.

Ce ne sont pas des professeurs de tai chi qui manquent

D’une manière générale, lorsqu’on parle du développement de soi, les voies à la fois
techniques et sobres connaissent une meilleure implantation sociale. Tandis que les voies très
faiblement techniques et très peu sobres, peuvent rencontrer des résistances sociales parfois
agressives. Dès qu’une voie technique et sobre possède un certain niveau minimum

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d’efficacité en termes de développement général de soi, l’implantation sociale s’en trouve
facilitée : le circuit composé par l’art technique, les centres de pratique, les professeurs ou les
Maîtres, s’installe et se développe plus aisément.

En matière de développement de soi : quelques exemples de voies techniques et sobres qui


connaissent une assez bonne intégration sociale en occident : le tai chi, le chi kung, l’aïkido,
la méditation zen, la méditation bouddhique, le yoga… ; quelques exemples de voies qui
manquent un peu de pragmatisme et de sobriété, et qui connaissent une assez faible
intégration sociale en occident : le kriya yoga, le tantra, la tenségrité, la pnl, la
sophrologie… Il est à noter que le succès « social » d’une voie technique dépend non
seulement de son pragmatisme, de sa sobriété et de son niveau d’efficacité, mais aussi de sa
promotion.

Revenons, pour terminer, aux arts du chi. Une partie des pratiquants et des nouveaux Maîtres
de chaque époque ressent parfois la possibilité de créer un art énergétique plus efficace, qui
pourrait permettre au pratiquant d’arriver plus vite et plus sûrement à l’éveil de son chi
supérieur. Certes, la plupart des pratiquants se contentent des arts énergétiques qui existent
déjà, et les plus sérieux savent se concentrer, toute une vie durant, sur la pratique d’un art
énergétique déterminé. Et certes encore, la plupart des Maîtres se contentent d’enseigner l’art
énergétique par lequel ils sont devenus des Maîtres. Mais certains pratiquants avancés et
certains Maîtres se lancent parfois dans l’aventure qui consiste à créer un nouvel art
énergétique, ou à remanier un art énergétique déjà existant dans le dessein de l’améliorer. Par
exemple, le tai chi style Chen (qui est l’origine du tai chi tout court) a été créé au 17ième
siècle par le Maître Chen Wangting. Le tai chi style Yang a été élaboré au 18ième siècle par le
Maître Yang Lu Chang. L’aïkido a été créé au 20ième siècle par le Maître Morihei Ueshiba.

En Europe, quels sont les principaux Maîtres de tai chi ou de chi kung ?

Vous devriez demander quels sont les principaux Maîtres du chi. Nous pouvons vous donner
deux noms : Maître Chu King Hung et Maître Jacques Jean Quéro. Le Maître Chu King Hung
enseigne le tai chi en Grande-Bretagne, mais il fait parfois des passages en France. Le Maître
Quéro enseigne le Wa Jitsu en France. Ces deux Maîtres ont déjà fait des démonstrations
publiques de chi. Bien entendu, nous rappelons que toute démonstration publique est
nécessairement pensée pour édifier, pas pour convaincre. Les gens pour qui le chi n’existe
pas, n’auront donc aucune peine à tout rejeter en bloc. Quelques autres pourront se demander
si ces « Maîtres » là en particulier ont vraiment une telle puissance.

Sur la vidéo suivante, vous verrez une démonstration de chi que le Maître Quéro a fait il y a
quelques années pour la chaîne de télévision française France 2. La même vidéo comporte une
brève interview où le Maître Quéro donne quelques explications sur sa maîtrise du chi, et il
mentionne essentiellement la coordination nécessaire entre l’intention et l’énergie du tan tien.
Voici le lien pour la vidéo de Maître Quéro :

Ki Projection

"Ki" blast

Et voici d’autres liens, portant également sur des démonstrations du chi, par différents Maîtres
du chi.

Master Young's Chi powers (3)

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Jack Hogan, contactless K.O.

Ueshiba the Archmage ?

Nous terminons cette discussion avec une citation de Carlos Castaneda : « Les potentialités de
l’homme sont si grandes et si mystérieuses que les guerriers, plutôt que d’y songer, ont choisi
de les explorer, sans espoir de jamais les comprendre ».

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Clef n° 9 : Qu’est-ce que la puissance ?
Nous avons estimé qu’il serait intéressant de proposer une réponse à la fois simple et générale
à la question de savoir ce qu’est la puissance. Nous espérons que vous n’avez pas une peur
instinctive de l’idée de puissance. Une telle peur est en effet un phénomène assez courant,
quoique ce ne soit pas un phénomène qui touche tout le monde. Plus particulièrement dans le
milieu que l’on pourrait qualifier de spirituel, il existe une sorte de stigmatisation de tout ce
qui peut ressembler de près ou de loin à un désir ou une volonté de puissance. Mais nous
aimons aborder les notions spirituelles et énergétiques d’une manière aussi franche et directe
que possible, avec le seul souci de simplicité et de pertinence.

Plusieurs types de puissance


Commençons par une définition très générale de la puissance. Qu’est-ce que la puissance ?
C’est ce pouvoir personnel qui permet à l’individu : de répondre plus ou moins totalement à
ses besoins, de réaliser plus ou moins totalement ses désirs, de résoudre plus ou moins
totalement ses problèmes, et de faire face plus ou moins efficacement aux pressions
extérieures. Pour le dire en peu de mots : la puissance c’est le pouvoir d’agir sur les réalités.
Pourquoi disons-nous « les réalités » au lieu de « la réalité » ? Pour souligner que la réalité
comporte plusieurs dimensions.

Une réalité… des réalités.

Nous n’examinons pas ici les questions du type : est-ce que la puissance, c’est bien ou c’est
mal, c’est bon ou c’est mauvais, c’est à développer ou c’est à éviter… Nous nous contentons
d’évoquer la notion de puissance, et de souligner ses principaux aspects. En effet, une fois
posée la définition générale, il faut reconnaître qu’il existe plusieurs types de puissance.
Certains types sont transitoires et plutôt superficiels, tandis que d’autres types relèvent de
notre essence immortelle. Mais dire que certains types de puissance sont plutôt superficiels,
cela ne signifie pas que ces types n’ont aucune espèce d’efficacité. Il se trouve même que
pour la plupart des gens, certains types superficiels de puissance semblent constituer la seule
forme de puissance qu’ils peuvent concevoir.

Nous allons évoquer ici trois grands types de puissance. Chacun de ces types comporte
naturellement des sous-aspects, et nous essayerons de les expliciter de la manière la plus
simple possible. Faut-il rappeler que nous dressons seulement une sorte de tableau général.
Seules les grandes lignes nous intéressent, car c’est avec cela que l’on se construit une vision
panoramique des choses.

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L’acquisition ou l’augmentation de la puissance
Avant d’évoquer les différents types de puissance, nous devons dire quelques mots sur
l’acquisition de la puissance. Comment fait-on, du point de vue du principe général, pour
acquérir de la puissance, ou pour augmenter son niveau de puissance ? En d’autres mots,
qu’est-ce qui rentre en jeu dans le processus qui consiste à acquérir ou à augmenter la
puissance ? Il y a deux choses qui rentrent en jeu : la détermination, et l’intelligence.
L’acquisition de la puissance dépend, d’une manière sous-jacente, de la capacité de
détermination, et de la capacité d’intelligence. Il faut donc user de détermination et
d’intelligence, et ces deux éléments sont le principal moteur de toute démarche dont l’objet
est l’accroissement de la puissance. Par ailleurs, il est possible de développer la détermination
et l’intelligence… mais cette démarche nécessite elle-même de mobiliser la détermination et
l’intelligence dont on dispose déjà. Rappelons-le : on dispose toujours, si on est plus ou moins
sain d’esprit, du minimum de détermination et d’intelligence nécessaires, pour travailler avec
efficacité au développement de la détermination et de l’intelligence.

Nous ne définissons pas l’intelligence comme un type de puissance en soi, mais plutôt comme
un élément moteur dans l’acquisition, la conservation et l’accroissement de la puissance.
L’intelligence est en effet un élément dont l’emprise sur la réalité est trop indirecte.
Néanmoins, il ne serait pas vraiment faux de parler en particulier de « puissance
intellectuelle ». Mais cette puissance intellectuelle, aussi importante soit-elle, est plus un outil
au service de types de puissance plus « directs », qu’autre chose. Et de plus, certains aspects
des principaux types de puissance que nous allons évoquer, sont en quelque sorte des
concrétisations qui tiennent à la fois de l’intelligence et de la détermination. A l’arrière-plan
de n’importe quel grand type de puissance, se trouve naturellement un certain niveau
d’intelligence et de détermination.

Le pouvoir social
Le pouvoir social est le premier grand type de puissance. Il comprend au moins deux sous-
aspects. Le premier sous-aspect est le pouvoir fonctionnel. Qu’est-ce que cela recouvre ? Ou,
en d’autres termes, qu’est-ce qui caractérise le pouvoir fonctionnel que peut posséder une
personne ? Ce qui caractérise un tel pouvoir, c’est la position fonctionnelle générale au sein
de la société, et la position administrative particulière au sein d’une institution. Par exemple,
dans une entreprise, le président-directeur général possède plus de pouvoir fonctionnel que le
simple chef de service. Et le chef de service à son tour possède plus de pouvoir fonctionnel
que l’employé de base. Et, en dehors d’une entreprise spécifique, et au sein de la société en
général, le médecin a plus de pouvoir fonctionnel que le boulanger, mais en même temps le
même médecin a moins de pouvoir fonctionnel que le patron d’une chaîne de centaines de
boulangeries, y compris quand ce patron fait lui-même du pain… Cependant la notion de
pouvoir fonctionnel est à la fois simple et complexe. Mais d’une manière générale, la
hiérarchie du pouvoir fonctionnel comprend aux sommets : les chefs d’états, les ministres, les
préfets, les maires, les juges, les magistrats, et… les policiers.

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Chefs d’états… pour un temps.

Un simple policier de base possède plus de pouvoir fonctionnel que le président-directeur


général d’une multinationale. Mais, bien que le pouvoir fonctionnel soit un sous-aspect
important du pouvoir social, il arrive fréquemment qu’il soit dépassé par le second sous-
aspect du même pouvoir social. Quel est ce second sous-aspect ? C’est tout simplement le
pouvoir financier. Le pouvoir financier, c’est tout simplement ce pouvoir que l’on peut
réduire à un seul mot : l’argent.

Une personne dont le pouvoir financier est très grand, par exemple un homme d’affaires dont
les revenus annuels s’élèvent par exemple à 2 ou 3 millions d’euros par an, possède de fait
plus de pouvoir social qu’un simple ministre, ou même qu’un simple chef d’état. Et nous
entendons ici par « simple », le fait que les revenus en dehors du salaire de ministre ou de
chef d’état, ne sont pas à proprement parler ceux d’une grosse fortune.

Le pouvoir fonctionnel connaît certaines limites et certaines règles, tandis que le pouvoir
financier ne fait pas l’objet de barrières spécifiques. Des gens extrêmement riches, sans être
ministres ou chefs d’états, ont entre les mains un pouvoir social tellement grand qu’ils sont en
mesure de contrôler ou d’influencer significativement le tissu social, parfois sur de très
grandes échelles. Une petite analyse des dessous politiques pourrait aisément montrer que
certaines décisions importantes prises par des chefs d’états ou des ministres, découlent de
pressions exercées par des gens dont la principale particularité est de disposer d’un grand
pouvoir financier.

Pour beaucoup de personnes, le pouvoir financier est le seul type de puissance qu’elles
connaissent. En d’autres termes, pour beaucoup de gens, l’argent est généralement l’unique
moyen « générique » capable de leur permettre d’agir sur les réalités. En effet, l’argent permet
de se loger, de se nourrir, de se vêtir, de se soigner, de se protéger, de se divertir, de faire des
voyages, d’acquérir des appareils, de réaliser ses désirs… Chercher à acquérir un pouvoir
financier relativement important, le conserver soigneusement, et parfois chercher à l’accroître
une fois qu’on l’a obtenu, cela constitue une dynamique de base dans la vie de beaucoup. Peu
de personnes peuvent vraiment choisir de se contenter d’un pouvoir financier très modeste. La
plupart des gens qui ont un pouvoir financier très modeste, en sont-là par « défaut » ou par la
« force des choses », rarement par choix.

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Voici le plus grand accomplissement… pour certains.

D’une manière générale, le niveau de pouvoir financier d’un individu est un compromis entre
plusieurs choses : les aléas de la vie, les opportunités de la vie, les préférences/choix de
l’individu, ses compétences/talents effectives, et sa capacité de volonté. Beaucoup de gens ne
sont pas satisfaits de leur niveau de pouvoir financier, et pourtant elles paraissent se maintenir
indéfiniment à ce même niveau, sans rien faire de probant pour le dépasser. Parfois même,
leur niveau de pouvoir financier baisse. Cette insatisfaction souligne essentiellement ceci :
leur volonté n’a pas été assez grande pour leur permettre de se hisser au niveau qui les aurait
satisfaits. Par ailleurs, la définition la plus courante, et parfois subconsciente, du pouvoir
social, va vers le pouvoir financier, et montre une certaine tendance à considérer le pouvoir
fonctionnel comme une forme un peu moins conséquente du pouvoir social. De temps en
temps, le pouvoir financier est confondu avec la célébrité. Mais tout aussi régulièrement, cette
confusion est levée : l’un n’implique pas nécessairement l’autre, et les plus puissants
financièrement ne sont pas toujours les plus célèbres.

Le pouvoir techno-matériel
Le pouvoir techno-matériel est le second grand type de puissance. Comme le pouvoir
précédent, il comprend au moins deux sous-aspects. D’abord un premier aspect très basique :
le pouvoir physique. C’est le principal genre de puissance qui a cours parmi les animaux. Et
c’est aussi le principal genre de puissance qui régissait les relations humaines il y a à peine
30 000 ans (à en croire les paléontologues). Nous entendons ici le pouvoir physique dans un
sens très large : aptitudes physiques particulières, force physique, force de frappe, rapidité,
agilité, vitesse, endurance…

Une médaille d’or… et une coquette somme.

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De nos jours, le pouvoir physique est généralement utilisé, à l’instar de la compétence et du
talent, comme un outil pour acquérir de l’argent, et donc pour acquérir du pouvoir financier.
Les sportifs professionnels sont une déclinaison systématisée de cet usage du pouvoir
physique. Sauf dans des situations de danger immédiat, le pouvoir physique n’est pas
envisagé comme une puissance en soi. C’est plutôt le pouvoir financier qui constitue la
référence en termes de puissance, avec une certaine notification du pouvoir fonctionnel (car il
existe une certaine correspondance entre la fonction ou le métier, et le niveau des revenus
financiers).

Le second sous-aspect du pouvoir techno-matériel est devenu prééminent. C’est le pouvoir


technologique, au sens large du mot technologie. D’un certain point de vue, l’argent a de
l’importance parce qu’il permet d’acquérir de la technologie. Et la technologie, cela va du
simple banc sur lequel on s’assoit, à l’avion dans lequel on voyage, en passant par l’aspirine
que vous prenez pour faire cesser une migraine… Le pouvoir technologique d’un homme se
mesure à la technologie dont il dispose, peu importe les moyens par lesquels il est entré en
possession de cette technologie. Et pour souligner l’importance particulière du pouvoir
technologique, nous pouvons faire remarquer que c’est ce pouvoir là qui, concrètement, fait la
puissance fondamentale des militaires, mais aussi des policiers, des milices privées, des
groupes armés, des laboratoires, des pôles technologiques…

La Nasa : la preuve par l’espace.

Le pouvoir financier est le produit d’une convention sociale, et cette convention peut être
brisée à tout moment, malgré son apparente solidité. En d’autres termes, le pouvoir financier
est relativement superficiel. C’est un vernis persistent entretenu, en grande partie, par le bon
vouloir des puissants, et par l’inertie psychologique des masses. Le pouvoir technologique est
beaucoup moins superficiel, mais il est quand même, le plus souvent, subordonné au pouvoir
financier. C’est-à-dire qu’avoir du pouvoir financier, c’est avoir la possibilité d’acquérir du
pouvoir technologique. Tandis que l’inverse n’est pas nécessairement vrai. Un
multimillionnaire, devenu riche à ce point en faisant des chansons par exemple, peut s’acheter
un hélicoptère personnel. Mais un ingénieur aéronautique, dont les connaissances permettent
de construire des hélicoptères, n’aura pas forcément les moyens d’avoir son propre
hélicoptère. Ainsi, étrangement, ce n’est pas nécessairement celui qui possède la connaissance
technologique, qui détient le pouvoir technologique.

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Certains ont des avions… comme d’autres ont des vélos.

Certes, au niveau des individus, la notion de pouvoir technologique est presque subordonnée
au pouvoir financier. Mais au niveau des organisations, le pouvoir technologique redevient
une puissance relativement « propre ». Par exemple, ce qui fait la puissance d’une
organisation comme la Nasa, c’est son pouvoir technologique. Mais à ce niveau, le pouvoir
technologique n’est pas seulement la technologie dont on dispose, c’est plus globalement la
technologie que l’on est capable de produire ou de déployer. Du moins, c’est à ce niveau que
cette définition particulière du pouvoir technologique, est la plus vraie. Elle est quand même
assez vraie au niveau de l’individu. C’est quand on est en face de défis importants, comme la
recherche d’un remède contre le sida, ou comme la recherche d’un moyen de poser le pied sur
une autre planète… c’est à ces moments-là que la distinction est la plus nette entre le pouvoir
financier et le pouvoir technologique. Cette distinction existe dans la vie de tous les jours,
mais elle semble invisible parce qu’on a inconsciemment posé une équivalence immédiate
entre des prix et des objets : pour obtenir ceci, il suffit de payer tant. En réalité, des gens
extrêmement riches font souvent une expérience douloureuse de la distinction irréductible qui
existe entre pouvoir financier et pouvoir technologique, lorsqu’ils se laissent avoir par
l’ivresse de l’argent, et se mettent à vouloir des choses que la technologie disponible ne sait
pas encore accomplir : rester jeune indéfiniment, soigner une maladie « incurable », échapper
à la mort, ramener à la vie un être cher décédé…

La puissance énergétique
Le troisième grand type de puissance, c’est la puissance énergétique. C’est la véritable
puissance : elle dépasse tous les autres types de puissance, et tous les autres types de
puissance peuvent facilement lui être subordonnés. Cela signifie, entre autre, que celui qui
possède une bonne puissance énergétique, peut aisément user de cette puissance, pour
acquérir du pouvoir fonctionnel, du pouvoir financier, du pouvoir physique ou du pouvoir
technologique, et tout cela au degré qu’il désire. Mais la puissance énergétique, c’est vraiment
la capacité d’agir directement sur les réalités. Ce n’est qu’accessoirement, pour ainsi dire,
qu’elle peut être investie pour acquérir des formes inférieures de pouvoir. Et presque
paradoxalement, la plupart des gens refuseront de croire que ce type de puissance puisse
exister. Il y a des choses que l’on apprécie seulement dans des œuvres de fiction, mais qu’on
ne désire par envisager sérieusement comme possibles. La puissance énergétique est la plus
importante de ces choses qui font l’objet d’une sorte de contradiction culturelle : sous un
angle (ludique) on les aime, sous un autre (sérieux) on les refuse.

La puissance énergétique comprend au moins trois sous-aspects. Le premier aspect est


constitué par la puissance psychique. Cela correspond au degré de développement, ou plus
exactement au degré d’activation énergétique du cerveau, ou du centre psychique. Lorsque
nous parlons de puissance psychique, nous ne sommes pas en train de parler des aptitudes
médiumniques ou sensitives. Le psychique n’est pas le médium ou le sensitif, bien qu’il

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puisse exercer à son gré des capacités sensitives ou médiumniques. Mais les capacités
proprement psychiques surclassent les capacités simplement sensitives ou médiumniques.

Comment pouvons-nous caractériser, par un exemple, une personne qui possède une grande
puissance psychique ? Commençons par décrire en quelques mots ce qu’est un homme
ordinaire : c’est une personne chez laquelle aucune des trois formes de puissance énergétique
n’est éveillée et développée. Donc, dans notre acception de la notion d’homme ordinaire, nous
incluons les magnétiseurs, les médiums, les sensitifs… Prenons un psychique. Eh bien, le
psychique est capable, par sa seule volonté, et cela en quelques secondes, de plonger un
homme ordinaire dans un état de sommeil hypnotique. Et cela, sans avoir besoin que les
regards se croisent. D’une manière générale, le psychique peut agir sur le cerveau de l’homme
ordinaire, et induire des choses plus douces ou subtiles que le sommeil hypnotique. Par
exemple, le psychique peut induire des émotions, des désirs, des décisions et des actes chez
l’homme ordinaire.

Mais le psychique peut aussi agir directement sur la matière, son pouvoir est plus vaste que la
seule possibilité d’agir sur le cerveau des êtres vivants (qu’il s’agisse d’humains ou non, cela
ne change rien à l’affaire). Pour autant que son pouvoir est grand, le psychique est en mesure,
par exemple, de modifier la structure moléculaire et vibratoire d’un objet, jusqu’à pouvoir le
téléporter ou le détruire. Nous pouvons aussi noter les ressources auto-thérapeutiques de
l’organisme, qui deviennent disponibles dans la transe, c’est-à-dire dans le sommeil
hypnotique. Ces ressources, le psychique peut les mobiliser chez une autre personne, ou sur
lui-même. Les usages qui peuvent être faits de la puissance psychique (tout comme des deux
autres formes de puissance énergétique) sont tout simplement infinis. Ce qui fait la différence,
c’est surtout le niveau de puissance énergétique.

Maître Morihei Ueshiba

Il n’est pas nécessaire d’évoquer, d’une manière autre que générale, les deux autres sous-
aspects de la puissance énergétique. Il s’agit de la puissance harale (qui procède de
l’activation du centre hara), et de la puissance solaire (qui procède de l’activation du soleil
intérieur). La puissance harale et la puissance solaire sont les deux formes de puissance qui
relèvent de l’essence immortelle en l’homme. Bien qu’elle soit plus réelle et plus profonde
que le pouvoir social et le pouvoir techno-matériel, la puissance psychique n’en demeure pas
moins fondée sur du mortel et du transitoire. Et nous devons ajouter que la puissance solaire
est intrinsèquement plus « puissante » que la puissance harale, et la puissance harale est elle-
même intrinsèquement plus « puissante » que la puissance psychique. Chacune des trois
formes de la puissance énergétique peut être développée en elle-même, sans se préoccuper des

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autres. Mais la puissance solaire et la puissance harale se rejoignent naturellement au-delà
d’un certain niveau de développement.

Développer la puissance
Nous pensons qu’il est légitime de vouloir acquérir ou développer de la puissance. Avec une
compréhension relativement pertinente de la question, la personne qui désire développer la
puissance, devrait probablement s’intéresser plus à la puissance énergétique, qu’au pouvoir
social ou au pouvoir techno-matériel. Mais nous comprenons parfaitement pourquoi la plupart
des gens n’envisagent la puissance que sous la forme du pouvoir financier, et dans une
moindre mesure sous la forme du pouvoir fonctionnel. Non seulement c’est un pouvoir facile
à concevoir, mais en plus c’est la forme de pouvoir la plus répandue dans la société. Mais ni
le pouvoir fonctionnel, ni le pouvoir techno-matériel ne peuvent accorder ce que l’homme
désire vraiment au fond de son cœur, à savoir : le bonheur et la liberté inconditionnels.
Derrière toute recherche plus ou moins frontale de pouvoir fonctionnel ou de pouvoir techno-
matériel, se trouve une aspiration mal posée et mal intégrée vers le bonheur et la liberté
inconditionnels. Or, seul l’éveil de la puissance harale ou de la puissance solaire peut apporter
le véritable bonheur et la véritable liberté. Il n’est pas déconseillé d’acquérir une proportion
raisonnable de pouvoir fonctionnel et de pouvoir techno-matériel. Ce que nous disons, c’est
que lorsque les choses sont mieux comprises, c’est-à-dire lorsque l’aspiration au bonheur et à
la liberté inconditionnels est vraiment comprise dans sa réalité énergétique, le développement
de la puissance énergétique devient une démarche essentielle. La démarche essentielle. Le
reste n’est alors que compromis et adaptations transitoires.

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Clef n° 10 : Comprendre l’ascension
En quelques mots, comment pouvons-nous définir l’ascension ?

De quelle ascension parlez-vous ? Il existe au moins trois formes bien distinctes lorsqu’on
mentionne la notion d’ascension d’une manière générale. Beaucoup de chercheurs spirituels
ont un peu de mal à embrasser la notion d’ascension avec une compréhension pertinente. Et,
sans vouloir être critique, des distorsions dommageables se produisent assez souvent dans la
compréhension que les chercheurs spirituels essaient d’avoir de l’ascension. Un exemple de
distorsion se retrouve dans une certaine tendance à ramener l’ascension à un processus qui
change la personne seulement dans sa subjectivité, en laissant intacte la localisation
dimensionnelle de son corps extérieur. Nous ne prétendons pas détenir la vérité définitive sur
ce sujet, mais nous pouvons, comme d’habitude, dire quelques mots de ce que nous en savons.
Et peut-être que ce que nous dirons, pourra apporter à certains une meilleure compréhension
de l’ascension. Nous allons essayer d’être aussi brefs que possible, car nous voulons
seulement souligner les grandes lignes.

Pouvez-vous nous donner une définition très générale de l’ascension ?

Vous connaissez tous la notion de dimension vibratoire. Une dimension vibratoire, c’est un
substrat de matière-énergie et d’espace-temps caractérisé par une plage vibratoire
relativement délimitée. Nous allons essayer de le dire plus simplement encore. Considérons
seulement la matière-énergie. La matière est de l’énergie coagulée, tandis que l’énergie est de
la matière non-coagulée. C’est la raison pour laquelle nous pouvons parler directement de
matière-énergie. Nous espérons que vous avez quelque intuition de ce que nous entendons par
« coagulée ». Tout ce qui existe, est constitué de quelque forme de matière-énergie.

La matière est une énergie coagulée.

Votre corps physique est constitué de matière-énergie vibrant à une certaine fréquence. Les
objets autour de vous, les corps physiques des autres personnes, le corps physique de la
planète elle-même, les corps physiques des étoiles, la lumière physique qui vous permet de
voir, l’air physique qui vous permet de respirer… tout cela vibre à une fréquence plus ou
moins similaire à celle de votre propre corps physique. Il est possible de définir une plage
vibratoire, et de situer plus ou moins précisément le taux vibratoire de chaque « objet »
physique à l’intérieur de cette plage vibratoire. Et en définissant cette plage vibratoire, on aura

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défini ce qu’on appelle la dimension physique. N’importe quel objet ayant un taux vibratoire
se situant à l’intérieur de cette plage vibratoire, sera un objet appartenant à la dimension
physique.

Une dimension vibratoire, c’est donc : une plage vibratoire délimitée par une valeur-base et
une valeur-plafond ; et l’ensemble de tous les objets faits de quelque forme de matière-
énergie, dont le taux vibratoire se trouve dans cette plage vibratoire. Des objets appartenant à
une même dimension vibratoire, partagent certains degrés d’interaction. Plus la distance
vibratoire est grande entre deux objets, moins ils sont en mesure d’interagir l’un avec l’autre.
Mais ce n’est là qu’une sorte de loi générale, il existe évidemment des nuances et des
adaptations dans certains cas. Quand un objet change de taux vibratoire et sort de la plage
vibratoire qui détermine une dimension donnée, le dit objet change de dimension. Il disparaît
littéralement de sa dimension d’origine, et il apparaît dans une autre dimension.

La dimension physique est appelée 3ième dimension. Même si cette dénomination provient
d’une confusion avec les caractéristiques volumétriques de l’espace, nous allons la conserver
quand même. Il existe des dimensions vibratoires dont les plages vibratoires sont supérieures
à la plage vibratoire de la 3ième dimension. On parle alors de 4ième, 5ième, 6ième
dimension, etc. Quand un objet passe de la 3ième à la 4ième dimension, cet objet disparaît
concrètement de la 3ième dimension, et il apparaît dans la 4ième dimension. Les
caractéristiques spatio-temporelles sont différentes d’une dimension à l’autre, mais nous
n’allons pas les évoquer précisément. Cela pourra faire l’objet d’une autre discussion.

A partir de tout ça, comment proposer une définition très générale de l’ascension ? Quand un
être est incarné dans une dimension donnée, cela signifie que son corps extérieur est un objet
stable de cette dimension. Par exemple, chez un humain physique, le corps extérieur est
appelé corps physique, parce que c’est un corps dont le taux vibratoire est stable et se trouve
contenu d’une manière quasi-fixe dans la plage vibratoire de la 3ième dimension. Mais il en
va autrement pour les corps intérieurs. Le corps astral d’un humain physique, n’est pas un
corps physique, bien qu’il existe un lien magnétique entre le corps astral et le corps physique.

Prenons un cas de figure particulier. Un homme désincarné, donc qui n’a pas de corps
physique et qui vit dans un sous-plan ou un autre du plan astral, peut faire un travail spirituel
qui va élever le taux vibratoire de son corps astral. Son travail spirituel ne fait pas seulement
qu’améliorer son taux vibratoire dans les limites de la plage vibratoire de son sous-plan
d’appartenance. Son corps astral passe vraiment d’une plage vibratoire donnée, à une plage
vibratoire supérieure. Cet homme va littéralement changer de sous-plan astral. Du point de
vue astral, on peut dire que cet homme a ascensionné.

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L’existence du corps subtil est une évidence pour toute personne qui a réalisé une « sortie du
corps » réussie, au moins une fois.

Maintenant, prenons un cas de figure un peu différent. Il s’agit d’un homme incarné, dont le
corps d’incarnation est un corps physique. Cet homme entreprend lui aussi un travail spirituel.
Ce travail lui permet de faire passer le taux vibratoire de son corps astral, d’une plage donnée,
à une plage supérieure. Mais, même si le taux vibratoire de son corps d’incarnation s’est
amélioré, ce corps d’incarnation demeure quand même un corps de 3ième dimension. Du
point de vue astral, cet homme a ascensionné. Mais du point de vue de l’incarnation, cet
homme n’a pas ascensionné du tout. Il y a donc une différence entre l’ascension intérieure qui
concerne uniquement les corps subtils, et l’ascension incarnationnelle qui concerne non
seulement les corps subtils, mais aussi le corps d’incarnation.

L’ascension incarnationnelle implique naturellement une ascension intérieure, c’est important


de le souligner. Tandis que l’inverse n’est pas nécessairement vrai. Certes, réaliser une
ascension intérieure induit une certaine élévation du taux vibratoire du corps d’incarnation,
mais cela ne signifie pas forcément que ce corps d’incarnation va changer de dimension.
L’ascension intérieure est quelque chose de très important. Mais l’ascension incarnationnelle
est ce qui nous intéresse ici. C’est le passage définitif du corps d’incarnation, d’une dimension
donnée, à une dimension supérieure. Ce passage connaît au moins trois formes différentes.
Voilà pour une définition très générale.

Il y a des personnes qui ont vécu une ascension intérieure, mais qui continuent cependant à
être des humains incarnés, avec un corps physique et tout ce que cela implique du point de
vue des limitations et des besoins. L’ascension intérieure n’est pas nécessairement un
phénomène « fort ». Prenons le cas de deux personnes, A et B. La personne A a un corps
astral qui vibre selon la 2ième dimension astrale, et la personne B a un corps astral qui vibre
selon la 3ième dimension astrale. Cela se traduira peut-être par le fait que les dispositions
psychologiques de B paraîtront un peu plus saines et un peu plus positives que celles de A. Si
la personne A ascensionne intérieurement, elle accèdera à des dispositions psychologiques
aussi saines et positives que celles de B. Cela arrive assez souvent : beaucoup de personnes
vivent une ascension intérieure, et dans certains cas cela signifie seulement qu’elles accèdent
à une certaine forme d’équilibre psychologique.

Nous ne voulons pas établir une hiérarchie, mais l’ascension incarnationnelle est beaucoup
plus intéressante. Et celle-là, pour l’instant peu de gens l’ont réalisée. Nous parlons bien du
passage définitif de tout l’être incarné, de la 3ième dimension, vers une dimension supérieure.
Du moins en ce qui concerne les êtres incarnés dans la 3ième dimension, c’est-à-dire « vous et
moi ». Si on ne peut pas rechercher une véritable ascension incarnationnelle, alors par défaut

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il faut essayer de rechercher une ascension intérieure. Mais si vous lisez ceci, c’est que
l’ascension incarnationnelle vous intéresse.

Abordons à présent les trois formes d’ascension incarnationnelle que vous évoquez.
Quelles sont-elles ?

Nous avons dit qu’il existait au moins trois formes. Elles sont faciles à distinguer les unes des
autres. La première forme est représentée par ce qu’on peut appeler l’ascension personnelle.
La seconde forme est représentée par ce qu’on peut appeler l’ascension indirecte. Et la
troisième forme est représentée par ce qu’on peut appeler l’ascension impersonnelle (que nous
avons appelée ascension par grâce dans un texte précédent). Certainement que tous les mots
que nous pourrons utiliser sont quelque peu insuffisants, mais nous espérons que la réalité
derrière les mots ne vous échappera pas. Si vous vous intéressez à l’ascension depuis un
certain temps, vous avez certainement constaté que les messages et les enseignements relatifs
à l’ascension sont à la fois similaires et divergents. Ces contradictions et ces ressemblances ne
sont pas seulement dues à la fiabilité assez relative de nombre de channels. Elles proviennent
aussi des différences qui existent entre les orientations spécifiques des groupes non-physiques
qui ont pour mission générale de communiquer aux channels des messages et des
enseignements relatifs à l’ascension.

Les êtres non-physiques sont organisés, et il existe des groupes de travail parmi eux, un peu
comme il en existe parmi nous. Tous les groupes non-physiques sont impliqués d’une manière
ou d’une autre dans le travail qui consiste à aider les humains incarnés à ascensionner. Mais
certains groupes non-physiques ont, pour ainsi dire, des missions plus spécifiques par rapport
à l’aide à l’ascension des humains incarnés. Certains de ces groupes privilégient un certain
type d’ascension, sans pour autant exclure les autres types. Et cette manière de procéder peut
entraîner des contradictions apparentes entre les messages et les enseignements. Peut-être que
nous n’éclaircirons pas totalement le sujet, mais nous espérons que vous y verrez un peu plus
clair dans toute cette affaire.

Qu’est-ce que l’ascension personnelle ?

L’homme possède au fond de son cœur une étincelle divine. L’Eveil divin, c’est lorsque cette
étincelle est transmutée et devient un soleil divin. L’homme devient ainsi un Eveillé, ou un
Maître… dans le sens transcendant de ces termes (nous soulignons transcendant, car il est
parfois d’usage de parler d’éveil et de maître pour des choses qui relèvent toujours de faibles
niveaux énergétiques). L’Eveillé, du fait de son énorme puissance énergétique, est capable de
transmuter le taux vibratoire de son corps d’incarnation. Et quand il le fait effectivement, il
change de dimension. Il ascensionne. C’est cela l’ascension personnelle : c’est réaliser l’Eveil,
puis une fois devenu Eveillé, poser l’acte de la transmutation vibratoire du corps
d’incarnation. Cet acte est ce que le mot indique : un acte.

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La notion de sacré-cœur est une réminiscence de l’existence de notre étincelle divine.

Dans l’ascension personnelle, vous aurez compris que la chose importante c’est l’Eveil divin.
Quand un être atteint l’Eveil divin, il peut décider de rester encore plusieurs années dans la
3ième dimension. Pour des milliers de raisons. Et quand le moment vient pour lui de quitter la
3ième dimension, il opère sa transmutation et ascensionne. Il disparaît littéralement de la
3ième dimension avec son corps d’incarnation. C’est ce qu’a réalisé le Maître Jésus. Mais il
n’est pas le seul. D’autres personnes ont réalisé l’Eveil divin, puis effectué l’ascension
personnelle. Le Maître Jésus est en quelque sorte l’illustration historique la plus marquante de
l’ascension personnelle, mais il est possible de citer d’autres noms de gens qui ont réalisé
l’Eveil, et qui ensuite ont ascensionné. Mais nous vous laisserons trouver les noms.

Un Eveillé qui a ascensionné, devient ce qu’on appelle un Maître ascensionné, c’est-à-dire un


Maître qui a ascensionné. Signalons que tous les Eveillés ne décident pas d’ascensionner.
Certains peuvent simplement quitter leur corps physique le moment venu, et laisser derrière
eux un cadavre. Et la plupart du temps, ce n’est pas un cadavre ordinaire : le corps physique
demeure à peu près incorruptible, au moins pendant de nombreuses années. Pourquoi certains
Eveillés décident d’ascensionner ? En partie parce qu’ils choisissent d’effectuer un type de
service à l’humanité qui nécessite de se positionner dans la 4ième ou la 5ième dimension. Et
pourquoi d’autres Eveillés laissent leur corps derrière eux ? En partie parce qu’ils choisissent
d’effectuer un type de service à l’humanité qui nécessite de se positionner dans des plans
spirituels où il n’est pas possible ou souhaitable de transporter le corps d’incarnation.

Qu’il ait ascensionné ou pas, un Eveillé divin demeure un Eveillé divin. Notre véritable but à
tous est l’Eveil divin. L’ascension personnelle n’est qu’un acte assez banal pour l’Eveillé, et
qui est déterminé par des choix de service spécifiques. Même si l’ascension est quelque chose
de passionnant, nous ne devons pas oublier que le véritable but est l’Eveil divin. Certains
chercheurs spirituels préfèrent axer leur quête spirituelle essentiellement sur la notion d’Eveil,
et se montrent presque allergiques à toute notion d’ascension. Ils ont raison, à cette nuance
près qu’ils ne devraient pas être allergiques à la notion d’ascension. D’autres chercheurs
spirituels sont tellement axés sur la notion d’ascension, que la notion d’Eveil leur paraît
presque anecdotique. De notre point de vue, cela est une erreur. S’il faut privilégier une
notion par rapport à une autre, alors cela devrait être l’Eveil. Mais chaque chercheur spirituel
est libre de définir sa spiritualité comme il l’entend, dans la mesure où il prend soin de faire
de l’amour l’essence de sa démarche.

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On ne peut donc réaliser l’ascension personnelle que si l’on réalise l’Eveil divin ?

En effet. Et la réalisation de l’Eveil divin nécessite un travail spirituel sérieux et discipliné.


Sans vouloir faire de l’élitisme, nous pouvons dire qu’un tel travail spirituel ne saurait être
mené que par une personne dont la volonté de cœur est bien trempée. En d’autres termes,
avant de vous lancer dans la quête de l’Eveil divin, assurez-vous d’avoir une volonté de cœur
particulièrement forte. Si non, prenez le temps de cultiver d’abord votre volonté de cœur. La
véritable spiritualité est fondée sur l’énergie et la force du cœur.

Qu’est-ce que l’ascension indirecte ?

L’ascension indirecte est fondée, tout comme l’ascension impersonnelle, sur l’ouverture du
cœur. L’Eveil divin est un accomplissement intérieur transcendant, c’est la transformation de
l’étincelle divine en soleil divin. Mais ce que nous appelons ouverture du cœur s’apparente
beaucoup plus à quelque chose comme la transformation de l’étincelle divine en petite
flamme… C’est un degré de développement du cœur qui n’implique aucune transcendance
énergétique, mais qui signifie quand même une certaine réalisation qualitative intérieure. On
peut dire qu’il s’agit du stade de la paix intérieure. Non pas un affranchissement total des
aléas émotionnels, mais la capacité de demeurer dans la paix intérieure, au-delà ou en dessous
de l’activité du mental-émotionnel.

L’ouverture du cœur est en quelque sorte un « petit éveil du cœur ». L’être au cœur ouvert a,
pour ainsi dire, réalisé une assez grande ascension intérieure, mais l’ascension personnelle
demeure très au-delà de ses possibilités énergétiques. C’est là que rentre en ligne de compte la
possibilité d’ascension indirecte. L’intérêt particulier de l’ascension incarnationnelle, c’est
que des êtres de 4ième ou de 5ième dimension, vivent avec un degré de liberté et de bien-être
nettement plus élevé que les conditions qui règnent dans la 3ième dimension. L’ascension
personnelle demeure un accomplissement vraiment héroïque. Mais l’ascension indirecte est
plus accessible. Faire ascensionner des êtres de 3ième dimension, vers une dimension
supérieure, c’est littéralement les libérer.

En quoi consiste l’ascension indirecte ? Elle consiste en deux sous-types. Le premier sous-
type est l’ascension indirecte octroyée par des Maîtres ascensionnés. Et le second sous-type
est l’ascension indirecte à base de technologie de la lumière. La technologie de la lumière n’a
pas grand-chose à voir avec la technologie de matière, car la lumière dont il est question est
une énergie vivante et intelligente, qui est sensible, pour ne pas en dire plus, aux
rayonnements du cœur. Avec une technologie « froide », il est possible d’éthériser quelqu’un
pour une période limitée, mais pas de le faire ascensionner vraiment.

Les deux sous-types d’ascension indirecte se ressemblent suffisamment assez pour que nous
n’ayons pas à les distinguer plus que nécessaire. Le Maître ascensionné utilise la lumière,
presque la même qui est impliquée dans la technologie de la lumière. Grâce à la lumière, des
équipes non-physiques peuvent faire ascensionner des êtres physiques. Mais voilà, pour que la
lumière puisse pénétrer dans le champ énergétique de la personne, et opérer la transformation
vibratoire, il faut que cette personne ait le cœur ouvert. Avoir le cœur ouvert, implique que le
champ énergétique soit imprégné d’une sorte de magnétisme positif. C’est ce magnétisme
dont la lumière a besoin pour faire son travail.

Vous comprendrez donc pourquoi l’ouverture du cœur est la clef de l’ascension indirecte.
Vous savez tous comment réaliser l’ouverture de votre cœur. Ce n’est pas bien compliqué. Du
moins dans le principe. Cependant, l’ascension indirecte étant un processus reposant sur des

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énergies limitées (même si ces énergies peuvent être grandes), elle exige de la personne
quelque chose de plus que la seule ouverture du cœur. En d’autres termes, même si votre cœur
est ouvert, vous pouvez ne pas être dans les conditions énergétiques nécessaires pour
bénéficier d’une ascension indirecte.

Le cœur doit être ouvert, mais il faut aussi satisfaire à d’autres paramètres, notamment des
paramètres relatifs aux mémoires énergétiques cellulaires, et des paramètres relatifs aux
charges karmiques. Votre karma et votre patrimoine cellulaire doivent être dans un certain
état minimum de purification, sans cela toute tentative de vous faire ascensionner
rencontrerait une résistance trop importante. C’est la raison pour laquelle de nombreux
messages et de nombreux enseignements transmis par channeling, portent sur des principes et
des techniques de travail sur les mémoires cellulaires ou les allègements karmiques. Ces
principes et ces techniques existent sous différentes formes dans toutes les cultures. Et le
commandement de base dont la mise en pratique conduit à l’ouverture du cœur, puis à l’Eveil
pour les plus disciplinés, est également connu dans toutes les cultures. Tout le monde est
préparé pour l’ascension indirecte.

Existe-t-il une date pour l’ascension indirecte ?

En réalité, il n’existe encore aucune date. Et certainement que si une date est décidée par les
autorités spirituelles qui s’en occupent, nous ne la connaîtrions qu’au jour et à l’instant de sa
mise en application. Et si vous vous demandez de quelle manière elle sera entreprise, nous
pouvons vous dire qu’il existe deux grands scénarios possibles. Le premier scénario est très
spectaculaire, et vous verriez apparaître des millions de vaisseaux de lumière dans le ciel,
projetant de grands faisceaux de lumière ascensionnels. Le second scénario est très sobre. Il
consisterait, s’il était appliqué, en ceci : à partir d’une certaine date, toute personne qui
remplirait les conditions d’ouverture du cœur et de purification cellulaire et karmique, serait
ascensionnée. Et les gens seraient ascensionnés au fur et à mesure qu’ils atteindraient les
conditions nécessaires. C’est exactement la même chose qu’avec l’ascension impersonnelle,
du moins dans les deux grandes possibilités de scénarios.

A notre avis, l’ascension indirecte ne sera probablement jamais mise en application de


manière massive. Quelques individus seront ascensionnés de temps en temps, non seulement
parce qu’ils auront rempli les conditions, mais aussi parce que leurs choix de service et leurs
mérites particuliers auront rendu judicieux leur ascension indirecte. D’ailleurs, il s’est
toujours trouvé quelques cas d’ascension indirecte à certaines périodes de l’histoire. Et parfois
des groupes de plusieurs centaines ou de plusieurs milliers de personnes, ont été ascensionnés.
La plupart des cas d’ascension indirecte avaient un profil bien précis : un groupe de
chercheurs spirituels est lié ensemble autour d’un Maître, et quand ce Maître décide
d’ascensionner, il fait ascensionner avec lui l’ensemble du groupe.

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L’ascension personnelle est un acte que pose un être éveillé, et des êtres éveillés peuvent
ascensionner en groupe. (Ici une image de la série Stargate).

En fait, l’ascension indirecte d’un groupe de chercheurs spirituels lié à un Maître, est la
configuration qui a fonctionné le plus souvent sur Terre. En ascensionnant, certains Maîtres
ont emmené non seulement leur groupe, mais aussi les végétaux et les animaux qui vivaient
dans l’aura énergétique du groupe. A l’heure actuelle, la plupart des animaux et des végétaux
sont plus « ascensionnables » que la plupart des gens. Pourquoi ? Parce que les êtres non-
physiques ont plus de facilité à travailler avec eux, qu’avec des êtres humains. Et aussi parce
que les végétaux et les animaux sont mieux alignés sur le champ énergétique de la Terre,
contrairement aux êtres humains, surtout les occidentaux qui n’ont eu de cesse de s’extraire de
la nature avec toutes sortes d’artifices. Le mental humain est si mal calibré qu’il constitue un
élément extrêmement perturbateur dans le travail de purification et dans le travail de
l’ouverture du cœur. Pour dire à quel point la situation de certaines personnes est déplorable,
il suffit de constater comment ces personnes, poussées par un mental plutôt négatif, se
montrent réfractaires au principe de l’amour fraternel et spirituel.

Et qu’en est-il de l’ascension impersonnelle ?

La clef de l’ascension impersonnelle se trouve simplement dans l’ouverture du cœur, sans


considération aucune pour le reste. C’est-à-dire qu’il suffit que vous ayez le cœur ouvert pour
être en mesure de bénéficier de l’ascension impersonnelle, et cela peu importe l’état de vos
mémoires cellulaires, de vos charges karmiques, etc. Rien que l’ouverture du cœur. C’est la
simplicité même, n’est-ce pas ? Cela est possible, parce que l’ascension impersonnelle relève
de l’action d’une chose dont la puissance est littéralement infinie. Pour des raisons
d’adaptation, nous donnons à cette force illimitée le nom d’Esprit-Saint.

Pour la plupart des gens, la seule possibilité d’ascension qu’ils auraient éventuellement la
chance de vivre au cours de leur incarnation, c’est l’ascension impersonnelle. L’ascension
personnelle exige de réaliser l’Eveil divin, et l’Eveil divin est quelque chose que peu sont
capables de réaliser. Fondamentalement, tout le monde peut réaliser l’Eveil divin, et d’ailleurs
tout le monde est destiné à cela. Mais en pratique, le travail que nécessite la réalisation de
l’Eveil divin, requiert une force de cœur que la plupart sont loin de posséder.

L’ascension impersonnelle dépend d’une décision de l’Esprit-Saint. Nul ne peut prévoir quoi
que ce soit à ce sujet. Mais certains d’entre nous peuvent, en quelque sorte, ressentir les
mouvements de l’Esprit-Saint. Essayer de ressentir ces mouvements, c’est aussi ce que font
certains êtres non-physiques. Selon ce que nous savons, l’ascension impersonnelle peut
prendre forme selon l’un ou l’autre des deux scénarios-types que nous avons déjà évoqués :
une forme spectaculaire, et une forme discrète.

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Ce que nous ressentons, c’est que nous nous acheminons lentement vers une ascension
impersonnelle discrète : les gens seraient ascensionnés au fur et à mesure qu’ils atteindraient
l’ouverture du cœur. Le jour où la porte de l’ascension impersonnelle sera ouverte, c’est-à-
dire le jour où l’Esprit-Saint prendra la décision de commencer, on verra probablement au
début des centaines de personnes s’élever dans la 4ième ou la 5ième dimension. Puis il y
aurait une dizaine de personnes de temps en temps, tous les trois ou quatre ans peut-être. Des
centaines au début… nous aurions aimé dire des milliers, mais il n’y a pas encore tant de gens
que ça qui aient vraiment ouvert leur cœur. Des dizaines de milliers sont sur la bonne voie, et
des centaines de milliers sont à peine en train de se demander sérieusement si l’amour et le
cœur, ce ne serait pas plus important que le mental-émotionnel…

Quand la porte de l’ascension impersonnelle sera-t-elle ouverte ?

En fait, elle ne sera peut-être même jamais ouverte ! Il faut se préparer à cette éventualité, car
elle est parfaitement probable. Les portes de l’ascension impersonnelle et de l’ascension
indirecte ne seront peut-être jamais ouvertes. L’une dépend de la décision de l’Esprit-Saint, et
l’autre dépend de la décision des hautes puissances spirituelles qui veillent sur ce secteur de
l’univers. Nous aurions aimé vous dire : « Vous serez tous ascensionnés bientôt, en masse, un
peu avant ou un peu après 2012 ». Mais nous ne pouvons pas, parce que nous savons que les
choses ne se dirigent pas réellement vers cette direction. Le mieux que nous pouvons vous
dire, c’est : « Dès 2035 environ, des gens seront très probablement ascensionnés, soit par le
fait de ceux qui parmi vous auront réalisé l’Eveil et décideront d’emmener un groupe avec
eux, soit par le fait de l’Esprit-Saint ».

L’ascension impersonnelle serait une forme de manifestation particulièrement puissante de


l’Esprit-Saint.

Quoi qu’il se passe, quoi qu’il en soit, sachez que la porte de l’ascension personnelle est
ouverte depuis toujours. En d’autres termes, la porte de l’Eveil est ouverte depuis toujours.
Cela signifie que vous pouvez cheminer réellement vers l’Eveil, et réaliser l’Eveil : vous
n’avez pas besoin d’attendre une date ou une intervention des forces cosmiques pour cela.
Vous avez seulement besoin d’apprendre et de pratiquer de tout votre cœur la science de
l’amour fraternel et de l’amour spirituel. S’il y a une forme d’ascension que nous devons

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encourager, c’est l’ascension personnelle. Nous disons « ascension personnelle », mais nous
ne disons pas « ascension individuelle », car un Eveillé qui ascensionne, peut faire
ascensionner plusieurs personnes avec lui. Il suffit que ces personnes aient fait le nécessaire
pour ouvrir leur cœur.

Vous n’êtes pas obligés de nous croire. Et dans ce que nous disons, vous pouvez choisir
d’écouter certaines choses, et d’en rejeter d’autres. Et que vous disons-nous ? Nous vous
disons que l’Eveil divin devrait constituer le fondement et la perspective de votre spiritualité.
En réalité, tous, autant que nous sommes, nous pouvons réaliser l’Eveil divin. L’amour est la
seule énergie et la seule force dont nous avons besoin. D’un point de vue cognitif, ce qu’il y a
de vraiment important à savoir est simple : vivre et rayonner l’amour de tout notre cœur. La
clef de l’Eveil divin ? Pratiquer cette connaissance, avec joie et sérieux en même temps.

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Clef n° 11 : Qu’est-ce que l’Eveil ?
Commençons par poser le cadre. La spiritualité est la démarche pratique dont le but est
l’Eveil, et le chercheur spirituel est la personne qui œuvre au-dedans de lui-même pour
réaliser l’Eveil. Si la démarche ne vise qu’une amélioration relative du bien-être physique et
psychologique, il ne peut pas vraiment s’agir de spiritualité authentique. Tout au plus devrait-
on parler, dans ce cas, de développement personnel. Et la personne dont le dessein n’est pas
de devenir un Eveillé, ne saurait être un véritable chercheur spirituel. C’est peut-être là une
conception quelque peu intransigeante, mais parfois il convient de spécifier clairement
certaines choses. Alors, qu’est-ce que l’Eveil ? Certes, la question est posée régulièrement. Et
tout aussi régulièrement, il est nécessaire d’y répondre, en essayant d’apporter une réponse
aussi claire et brève que possible. Et ici, la réponse passe par une petite précision à propos de
la conscience.

Qu’est-ce que la conscience ?

Nous pouvons définir la conscience comme un champ de force relevant de l’essence de ce que
nous sommes, au-delà de la réalité du corps et du cerveau physiques. Mais comme notre
propos n’est pas ici d’examiner la conscience, nous allons quasiment nous limiter à cette
définition rapide. La conscience est le véritable siège de la volonté, de l’intelligence et de la
perception. Malgré la relation étroite qui existe entre la conscience et le cerveau physique, il
faut préciser que c’est le cœur spirituel qui constitue le véritable centre de la conscience. Nous
pouvons le dire autrement. Le cerveau physique produit une sorte de conscience cérébrale,
dont les caractéristiques dépendent de la machinerie neuronale. La conscience cérébrale est
capable de pensées et d’émotions, et sa fonction principale est de servir, en quelque sorte, de
relais matériel pour la véritable conscience spirituelle. Lorsque nous parlons de conscience,
nous évoquons donc la conscience spirituelle, dont le centre est le cœur spirituel.

La conscience réelle n’est pas réductible au cerveau.

Que peut-on dire de la notion de niveau de conscience ?

Il est possible de définir ce qu’on appelle des niveaux de conscience. Pour dire les choses
telles qu’elles sont, cette affaire de niveaux de conscience est une affaire d’échelle verticale :
on va des niveaux inférieurs, vers des niveaux supérieurs. Nous ne sommes pas en train de
parler des états modifiés de conscience, cette expression désigne des modalités
neurochimiques et neuroélectriques qui concernent la conscience cérébrale, et non la
conscience spirituelle. Nous parlons des niveaux de développement énergétique de la

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conscience spirituelle. En effet, parler de niveaux de conscience, c’est en réalité parler de
niveaux de développement énergétique de la conscience.

La conscience est donc une question d’énergie. Et le développement du niveau énergétique de


la conscience, est une question de travail énergétique. C’est-à-dire qu’il est question de
pratiquer une technique énergétique spécifique, il ne s’agit pas d’adopter un mode de
raisonnement ou un fonctionnement psychologique. Mais dans toute technique pertinente
visant le développement de la conscience, le travail énergétique est fondé sur l’énergie de
l’amour. Il ne s’agit donc pas d’un travail mécanique. Les termes méditation et prière peuvent
désigner, de manière générique, toute technique de travail intérieur visant le développement
de la conscience, que cette technique soit pertinente ou pas.

Le passage d’un niveau de conscience, à un niveau supérieur, est un processus de saut. Il ne


s’agit pas d’un processus continu. Pour décrire les choses un peu plus en détail : il faut
cultiver une sorte de feu intérieur, et c’est lorsque ce feu intérieur atteint un certain degré de
développement, que la conscience fait un bond qui la propulse à un niveau supérieur. Le bond
se produit en une fraction de seconde, mais le travail de maturation du feu intérieur nécessite
souvent des années de travail assidu. Et quand la conscience est passée d’un niveau donné, à
un niveau supérieur, elle y demeure naturellement. Il n’y a pas de recul, il n’y a que la
possibilité de s’élever vers un niveau encore plus élevé.

Le phénomène de l’élévation du niveau de conscience, n’est pas à confondre avec des


expériences psychiques et psychologiques provisoires. Même une expérience psychique qui
induit une transformation psychologique radicale, n’est pas une véritable élévation du niveau
de conscience. C’est peut-être une réorganisation profonde des schémas neuropsychologiques,
mais guère plus. Comment définir concrètement une élévation du niveau de conscience ?
Toute élévation du niveau de conscience doit supporter simultanément au moins ces deux
paramètres : un accroissement significatif de la joie intérieure, et un accroissement de la force
énergétique. Dans la joie intérieure, nous entendons une infinité de nuances lumineuses : la
paix, la sérénité, le calme, l’amour, la bienveillance, la compassion, etc. Et par force
énergétique, nous entendons le pouvoir d’agir directement sur les énergies, sachant que la
matière n’est qu’une forme d’énergie. Et il faut souligner que la force énergétique possède
également le pouvoir de percevoir directement les énergies, notamment toutes sortes de
champs, d’ondes ou de rayonnements.

Comment tout cela permet-il de comprendre ce qu’est l’Eveil ?

En précisant qu’il s’agit d’une simple image destinée à faciliter la compréhension, et non pas
de la description exacte des choses, nous pouvons expliquer ce qui suit. Les niveaux de
conscience peuvent se répartir selon quatre grandes valeurs : le niveau élémentaire, le niveau
subsolaire, le niveau solaire, et l’ensemble des niveaux suprasolaires. Nous faisons ici
abstraction, parce qu’il s’agit finalement de choses transitoires ou superficielles, des
développements intellectuels, mentaux, émotionnels ou psychiques de l’individu. Pour le dire
autrement, une personne disposant de grandes capacités intellectuelles, ou de grandes qualités
psychologiques, ou même de grands pouvoirs psychiques… n’est pas nécessairement une
personne dont la conscience spirituelle dépasse le simple niveau élémentaire.

La plupart des gens se trouvent au niveau de la conscience élémentaire. Au niveau de la


conscience subsolaire, il y a une joie intérieure et une force énergétique notables. La joie
intérieure est suffisamment forte, à ce niveau, pour demeurer stable quelques soient les
activités du mental-émotionnel, quelques soient les conditions physiques ou matérielles, et

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quelques soient les aléas du monde extérieur. On peut vraiment parler de joie
inconditionnelle. Et qu’en est-il de la force énergétique au niveau de la conscience
subsolaire ? Les utilisations de la force énergétique sont infinies, la seule limite étant le
niveau de puissance de cette force. La personne qui a réalisé la conscience subsolaire, est par
exemple en mesure, par l’exercice de cette chose que nous appelons force énergétique de la
conscience, d’opérer ou d’accélérer des guérisons en quelques instants (notamment par
imposition des mains : les mains servant de canal pour mieux focaliser l’énergie nécessaire),
ou encore de susciter immédiatement chez une autre personne de profonds états de transe ou
d’extase.

Au niveau de la conscience solaire, la joie intérieure et la force énergétique peuvent être


qualifiées de transcendantes. Nous n’avons même pas besoin d’évoquer ce que peut être une
conscience de niveau suprasolaire, tant la conscience solaire se situe déjà bien au-delà de ce
que la plupart des gens peuvent imaginer de plus grand à propos des possibilités humaines.
Au regard de tout cela, la réponse à la question « Qu’est-ce que l’Eveil ? » devient
extrêmement simple. L’Eveil, c’est tout niveau de conscience spirituelle au-delà du niveau
élémentaire. Un Eveillé, c’est une personne dont le niveau de conscience est au moins
subsolaire, sinon supérieur à ce niveau.

Pourquoi parler d’Eveil dès le niveau subsolaire ? Parce que la joie inconditionnelle est déjà,
par elle-même, un accomplissement magistral, qui signifie exactement la réalisation du
véritable bonheur inconditionnel. Certes, l’Eveillé de niveau subsolaire ne dispose pas d’une
puissance énergétique que l’on peut qualifier de transcendante, mais néanmoins cette
puissance est suffisamment grande pour lui assurer un haut niveau de liberté, nettement
supérieur à ce que pourront jamais permettre une grosse fortune ou de grands pouvoirs
psychiques.

Comment faire pour réaliser l’Eveil ?

Il est possible de procéder en trois étapes. Nous allons partir du principe que celui qui désire
réaliser l’Eveil, a pris soin d’acquérir une compréhension claire et correcte de ce qu’est
l’Eveil. Il a compris que l’Eveil « vertical » concernait la conscience spirituelle centrée sur le
cœur spirituel, et non des paramètres psycho-qualitatifs ou psycho-énergétiques. La première
étape est de cultiver en soi une solide volonté d’Eveil. Ce doit être une volonté du cœur, et
non quelque chose de mental ou d’émotionnel. Sans une solide volonté d’Eveil, rien n’est
possible en ce domaine. La seconde étape est de choisir une technique énergétique d’Eveil qui
vous convienne. Toutes les techniques sur le marché ne sont pas nécessairement des
techniques énergétiques ; toute technique énergétique n’est pas nécessairement une technique
visant la réalisation de l’Eveil ; et toute technique visant l’Eveil n’est pas nécessairement
pertinente. Vous saurez certainement choisir au mieux. Nous sommes désolés si notre propos
ne cadre pas avec un discours d’assimilation démocratique qui valorise tout ce qui peut se
trouver sur le marché. Nous encenserons le marché à une autre occasion.

La troisième étape est la plus exigeante : une fois la technique d’Eveil choisie, il faut la
pratiquer correctement avec discipline. La meilleure technique du monde ne produira aucun
résultat pour vous, si vous la pratiquez d’une manière incorrecte et indisciplinée. Et cette
remarque est très importante, car le très faible taux de réussite parmi les chercheurs spirituels,
provient d’un manque de discipline et de justesse dans leur pratique. La plupart n’ont même
rien qui puisse ressembler à une pratique méthodique. Des techniques pertinentes d’Eveil, il
en existe sur le marché, bien que l’on soit souvent obligé d’étudier en détail une dizaine de
livres pour reconstituer l’exposé méthodique d’une technique pertinente.

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Que pouvez-vous nous dire du faible taux de réussite parmi les chercheurs spirituels ?

C’est bien simple : sur un quelconque échantillon de 10 000 chercheurs spirituels, il ne s’en
trouvera même pas un seul au bout de 30 ans qui ait atteint l’Eveil. Et sur un quelconque
échantillon de 100 000 chercheurs spirituels, tous mourront sans avoir atteint l’Eveil, à
l’exception d’un ou deux. Les causes de ce très faible taux de réussite sont nombreuses, mais
il est possible de les résumer en deux grandes lignes. Première grande ligne : peu de
chercheurs spirituels ont une solide volonté d’Eveil. Deuxième grande ligne : il n’existe pas
de centres de méditation, dont l’activité est concentrée sur la seule pratique, et proposant une
technique d’Eveil pertinente. Il appartient aux chercheurs avancés et aux Eveillés verticaux
d’ouvrir des centres de méditation pertinents et efficaces. La plupart des chercheurs spirituels
ont besoin d’une dynamique de groupe pour avoir une pratique digne de ce nom. Livrés à eux-
mêmes, ils ont toutes les peines du monde à pratiquer assidûment une technique ne serait-ce
qu’un quart d’heure par jour.

Qu’il s’agisse d’éveiller la psyché ou d’éveiller le cœur, une pratique assidue est nécessaire.

En fait, ce qui peut permettre d’augmenter vraiment le taux de réussite parmi les chercheurs
spirituels, c’est l’ouverture de centres de méditation pertinents et efficaces, placés sous la
conduite d’un chercheur avancé ou d’un Eveillé vertical. L’organisation d’un tel centre serait
très simple. Par exemple, il y aurait une période d’inscriptions. Disons un mois, au début de
chaque année. Une fois que la période d’inscriptions est passée, si on l’a ratée il faudra
attendre l’année suivante pour pouvoir s’inscrire. Ensuite il faudra environ trois mois de cours
pour enseigner aux nouveaux inscrits la technique d’Eveil spécifique qui sera pratiquée dans
ce centre. Une technique d’Eveil pertinente n’est pas très compliquée, et trois mois c’est une
bonne période pour l’assimiler correctement. Et après tout ça, les gens viendront pour une
heure ou deux tous les jours, ou au minimum quatre jours par semaine, dans le seul dessein de
méditer en groupe, selon la technique d’Eveil spécifique du centre. Le centre de méditation ne
devrait être que cela : un centre de méditation. Rien de plus, rien de moins.

Si des centres de méditation pertinents et efficaces étaient ouverts, on aurait au bout de


quelques années un excellent taux de réussite parmi les chercheurs spirituels. Avec une
technique d’Eveil très pertinente, un chercheur spirituel doté d’une haute discipline pourrait
réaliser l’Eveil en quelques 5 ou 7 ans de pratique. On peut évaluer des échelles de temps,
parce que l’Eveil est fondamentalement un processus énergétique. Avec des centres de
méditation pertinents et efficaces, sur 100 chercheurs spirituels pratiquant au sein d’un centre,
probablement que 10 ou 15 réaliseraient l’Eveil au bout de 7 ans. Il faudra quand même en
moyenne 15 ans pour la moyenne des chercheurs…

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A part l’ouverture de centres de méditation pertinents, existe-t-il une autre possibilité ?

Une autre possibilité pour augmenter le taux de réussite parmi les chercheurs spirituels ? Pas
vraiment. En dehors des centres de méditation, il faudrait publier un livre spécifique qui
exposerait d’un tenant une technique d’Eveil pertinente, des livres de spiritualité qui
stimuleraient la volonté d’Eveil, et espérer que les chercheurs spirituels qui rencontreraient
ces livres, développeront une plus grande volonté et une plus grande discipline. Si vous avez
entre les mains une technique pertinente, et si vous la pratiquez avec discipline, vous
réaliserez nécessairement l’Eveil. Pour la plupart des chercheurs spirituels, un centre de
méditation pertinent serait la seule possibilité sérieuse de réaliser l’Eveil. Pour quelques rares
chercheurs spirituels, il suffirait d’une technique pertinente, et ils y arriveraient tout seuls
grâce à leur volonté et à leur capacité de discipline. Nous ne voulons pas spécialement
encourager la création de centres de méditation. Nous sommes même obligé de la
déconseiller, pour ne pas alimenter le malentendu qui existe actuellement entre les chercheurs
spirituels et les médias. Mais, pour beaucoup de chercheurs, nous le répétons, ces centres
seraient la seule chance de pouvoir cheminer efficacement vers l’Eveil.

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Clef n° 12 : Le gouvernement mondial
Existe-t-il un gouvernement mondial ?

Non. Permettez que nous nous expliquions. L’évidence est là, il n’existe aucune instance
gouvernementale mondiale, qui soit institutionnellement similaire à quelque gouvernement
officiel que ce soit. Il existe des organisations internationales, à caractère diplomatique,
économique, scientifique, militaire, etc. Mais aucune de ces organisations n’a de pouvoir
institutionnel comparable au pouvoir d’un gouvernement. Par contre, il existe des groupes
occultes, pour ne pas dire secrets, dont la puissance occulte est suffisamment importante pour
exercer une influence très significative sur de grandes échelles, y compris sur l’échelle
planétaire.

Quelques noms ?

Si vous vous intéressez un peu aux courants conspirationistes, vous devez déjà avoir entendu
parler des groupes comme le CFR, la Trilatérale, l’Opus Dei… Mais en fait, ce n’est pas en ce
sens que nous voulons évoquer la question. Les groupes les plus puissants ne voient jamais
leurs noms affichés dans les médias, et leurs membres ne fricotent pas beaucoup avec la
célébrité. La racine de leur puissance est occulte, et c’est depuis cette racine qu’ils peuvent
ensuite entrer en possession de tous les moyens technologiques, économiques et financiers qui
seraient utiles à l’accomplissement de leurs desseins.

En réalité, tout cela est bien au-delà de ce que peuvent soupçonner la plupart des gens qui se
préoccupent des conspirations. Les gens peuvent envisager des organisations politico-
économiques qui essaient de se battre pour maintenir et accroître leurs richesses, en exploitant
sur la planète tout ce qui est exploitable, y compris des vies humaines. De telles organisations
existent, mais elles sont elles-mêmes des instruments aux mains des groupes occultes.

C’est quoi exactement la puissance occulte ?

La puissance occulte est la combinaison de deux choses : la force psychique, et l’utilisation


des élémentaux. Les élémentaux sont des créatures éthériques semi-intelligentes. Ces
créatures sont analogues aux animaux sur le plan physique, à cette différence près que leur
niveau « cérébral » leur donne accès une forme d’intelligence qui peut être supérieure à celle
d’un dauphin. Si vous avez déjà vu de bons numéros de cirque, vous savez alors combien
certains animaux peuvent être fascinants, tant ils paraissent capables de comprendre et
d’exécuter des tâches complexes. Ils sont même capables d’une communication avancée, mais
pas exactement de « langage complexe ».

Comme il arrive que certains animaux soient plus forts que des humains, de même certains
élémentaux peuvent avoir une puissance magnétique très supérieure à celle d’un humain.
Mais de même qu’un bon dompteur peut commander à un éléphant, de même un bon
occultiste peut commander à un puissant élémental. Utiliser un élémental, c’est lui donner des
ordres psychiquement. L’occultisme, c’est en grande partie cela. La première étape est de
créer une connexion magnétique intime entre l’élémental et vous. Cela se fait par des
cérémonies spéciales, où des sacrifices animaux sont généralement requis. Une fois que la
connexion est établie, on peut commander à son élémental, et lui faire faire différentes choses.
Toutefois, avoir une connexion avec un élémental ne sert à rien si on n’a pas une force
psychique significative. La puissance occulte est donc l’alliance entre la force psychique et
l’utilisation des élémentaux.

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Comment cette puissance s’exerce-t-elle ?

Via la puissance occulte, il est possible d’influencer les pensées, les émotions, les décisions et
les désirs d’un homme. Un occultiste peut ainsi séduire quelqu’un, obtenir un grand succès
dans les affaires, ou gagner des élections, à sa guise. Plus il est puissant, et mieux il peut
obtenir tout ce qu’il désire. Et la plupart des occultistes avancés se servent de leur puissance
occulte pour obtenir et conserver une grosse fortune financière. Nous ne désirons pas
beaucoup nous exprimer sur le sujet, car la question est absolument impossible à envisager
pour la plupart des gens. Nous allons seulement brosser les grandes lignes, et chacun pourra
tout rejeter en bloc, car c’est vraiment difficile à croire. Lorsque nous parlons simplement du
potentiel énergétique humain, cela est assez facile à concevoir pour beaucoup. Mais si nous
parlons de ce que certains êtres puissants font de leur puissance, notamment les êtres qui ont
surtout développé leur puissance psychique, cela pourrait très bien être difficile à imaginer
pour vous.

Les groupes linéaires, comme l’OMC, l’ONU, la Banque Mondiale, l’OTAN, etc… sont de
simples instruments malléables aux mains des groupes occultes. Il existe plusieurs groupes
occultes très puissants. Mais il existe aussi de simples associations ésotériques, notamment
rosicruciennes et franc-maçonnes, sans grande puissance occulte en réalité, et qui essaient de
s’intéresser au développement psychique sous différentes formes. Le groupe occulte le plus
puissant est connu sous le nom symbolique de Loge Noire. Les autres groupes occultes
puissants peuvent être désignés sous l’expression générique de Loges supérieures, pour les
distinguer des associations ésotériques de faible puissance.

La Loge Noire existe donc vraiment ?

La Loge Noire et les Loges supérieures existent, bien que ces groupes ne soient pas
enregistrés dans les administrations comme le sont les associations ésotériques. Au niveau
physique, si des organisations possèdent vraiment un pouvoir important, ce sont-elles ! Les
membres de ces Loges sont des occultistes supérieurs, c’est-à-dire les occultistes dont le
niveau de puissance psychique a dépassé un certain stade. Comment donner une image de ce
stade de développement psychique ? Si on dit que le cerveau de l’homme ordinaire n’est
éveillé qu’à 10%, et c’est là une façon de parler… donc, si on dit cela, un occultiste supérieur
aurait un cerveau éveillé au moins à 45%.

Comment rejoint-on une Loge supérieure ?

Il existe deux cas de figures possibles : soit la Loge vous invite, soit la Loge vous accepte. Le
premier cas de figure n’a pas besoin d’explications, d’autant plus que chaque choix
d’invitation de la Loge est particulier. Le second cas de figure signifie que la personne qui
pose sa candidature devant la Loge, est déjà un occultiste supérieur. Car seul un occultiste
supérieur est capable de détecter et de localiser la présence d’une Loge supérieure. Comment
devient-on occultiste supérieur ? Rien de plus simple : il suffit d’avoir les bons livres
ésotériques, et de pratiquer avec discipline les techniques de développement des pouvoirs
psychiques. Ces livres se trouvent, et ce n’est pas notre rôle de les désigner, d’autant plus que
nous préférons encourager le développement solaire, plutôt que le développement psychique.

Les membres des Loges supérieures jouissent d’une grande aisance matérielle. Si vous pouvez
faire une liste des multimillionnaires en dollars dans le monde, vous pourrez détecter ceux
parmi ces gens qui sont peut-être des occultistes supérieurs membres des Loges supérieures,
en appliquant un simple critère : des gens devenus extrêmement riches mais qui paraissent

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tout le temps en vacances, au lieu d’être occupés à gérer leurs affaires. Afin que votre liste
soit un peu plus fiable, écartez d’emblée toute personne ayant occupé un poste politique.

Quelles sont les activités des Loges supérieures ?

Les Loges supérieures ont pour mission de maintenir l’humanité dans un continuel état de
traumatisme psychosociologique. Les contraintes sociales en tous genres, les guerres, les
conflits, les attentats, les crimes, les catastrophes, les épidémies, les maladies, les pollutions,
les famines, etc… tout cela fait partie des moyens matériels utilisés pour remplir cette
fonction. La situation serait relativement simple si toutes les Loges supérieures formaient un
grand tout. Mais en réalité les Loges supérieures sont rivales les unes des autres, et elles
rentrent souvent en conflit. Un conflit entre deux Loges supérieures peut se traduire par un
conflit entre deux nations… C’est-à-dire que les Loges supérieures ne se combattent pas
directement, elles se combattent par pions humains interposés.

Par exemple, le conflit entre les Etats-Unis et le Proche-Orient est en réalité un conflit entre
certaines Loges supérieures dominantes en occident, et d’autres dominantes en orient. Les
Bush, Ben Laden et autres ne sont que de simples pions. Du point de vue de l’homme
ordinaire, ce sont des histoires de pétrole, de vengeance, etc. Mais du point de vue occulte, ce
sont des Loges qui veulent étendre leur égrégore sur de nouvelles populations humaines.

Pourquoi les Loges supérieures font-elles un tel travail ?

C’est la question à laquelle nous ne répondrons pas aujourd’hui. Rappelons simplement ceci :
les occultistes supérieurs ont un grand pouvoir occulte, et une Loge supérieure garantit une
énorme amplification de la puissance occulte d’un occultiste, ainsi que des ressources
financières quasiment illimitées, accessibles et utilisables sans effort. En échange de cette
amplification et de ces ressources financières illimitées, le membre de la Loge supérieure doit
remplir cette mission : maintenir le traumatisme planétaire.

Il ne s’agit pas de détruire l’humanité. Il s’agit de la maintenir dans un état continuel de


traumatisme psychosociologique, ce qui peut être une notion bien trop subtile pour la plupart
des gens. Cette notion est d’autant plus difficile à comprendre, qu’elle peut impliquer de
prendre soin de l’humanité à plusieurs niveaux. Certaines Loges supérieures travaillent par
exemple à stimuler tout ce qui se rapporte aux élans humanitaires et aux recherches
médicales, et il peut être difficile de concevoir comment ce type de travail participe du
traumatisme à maintenir.

Appartenez-vous à une Loge supérieure, ou bien avez-vous été invités à en rejoindre


une ?

Si nous appartenions à une Loge supérieure, nous serions des multimillionnaires sillonnant le
monde en jets privés, et participant à des réunions occultes spéciales pour imprimer telle ou
telle pression psychique ou occulte afin de susciter tel ou tel événement sur la planète. Nous
habiterions une grosse villa au sein d’un immense domaine extrêmement discret à plus de 60
km de la ville la plus proche, et nous nous déplacerions seulement avec un chauffeur. Donc,
manifestement, nous ne sommes pas dans une Loge supérieure. Quant à savoir si nous avons
reçu une invitation, ne pas répondre à la question c’est répondre oui. Toute personne qui
dépasse un certain niveau de développement psychique, attire nécessairement l’attention
d’une Loge supérieure.

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Clef n° 13 : La prison collective
En abordant le sujet du gouvernement mondial, puis celui de la prison collective, notre
intention est seulement d’évoquer un certain aspect de la réalité terrestre. Mais la réalité
terrestre n’est pas la vérité « tout court ». La vérité est que nous sommes tous des âmes
immortelles en route vers l’Eveil divin. Les décors tout au bord de cette route n’ont aucun
pouvoir de faire échouer le voyage. Ils ont juste le pouvoir de ralentir nos pas. Et certains
d’entre nous avancent si lentement, qu’on peut avoir l’impression qu’ils n’avancent pas du
tout. Mais de toutes les façons, nous sommes d’essence immortelle, tandis que les décors sont
transitoires. Et le transitoire ne saurait définitivement bloquer le chemin de l’immortel. Vous
devez donc vous en rappeler en lisant nos quelques propos sur le côté obscur du décor
terrestre.

L’état de l’humain terrestre, en quelques mots


En quelques mots, l’humain terrestre est soumis aux lois de l’égo et aux lois de la matière. Ce
sont les lois de la matière qui font que vous êtes obligés de marcher ou d’emprunter un
véhicule pour vous rendre d’un endroit à un autre, et que vous ne pouvez pas simplement vous
téléporter ou voler dans les airs. Ce sont les lois de la matière qui font que vous avez besoin
de manger et de dormir… Ce sont les lois de l’égo qui font que vous réagissez à des choses
plus ou moins caractéristiques par des émotions comme la peur, la crainte, l’irritation, etc.
Les lois matérielles et égotiques sont, pour ainsi dire, des programmes énergétiques encodés
dans la psyché et dans la matière. Imaginez que vous êtes dans une voiture pilotée par un
ordinateur. L’ordinateur est conçu selon un certain programme : il ne peut rien faire qui sorte
de ce programme, et tout ce qu’il fait est déterminé par ce programme. Le comportement de la
voiture sera donc directement le résultat de l’application de ce programme. Vous, dans la
voiture, ne feriez que subir le programme. Le programme impose des limites, des contraintes
et des besoins (LCB), et vous, vous subissez, ou vous essayez de vous adapter à cette matrice
des LCB.
La prison dont nous parlons, c’est cette matrice des LCB. C’est ce programme énergétique de
l’égo et de la matière, qui vous impose d’avoir froid quand l’agitation des molécules autour de
vous atteint un certain degré de lenteur, d’avoir chaud quand cette même agitation dépasse un
certain niveau de rapidité, de devoir vous soumettre à la force de gravitation, d’avoir peur
quand un danger se présente, de vous mettre en colère quand on vous provoque, etc. Il y a en
fait deux prisons superposées : la prison égotique, et la prison matérielle. La prison égotique
se trouve au-dedans de votre propre psyché. C’est-à-dire que chacun transporte dans son
système mental-émotionnel, sa propre prison égotique. Quant à la prison matérielle, c’est
l’univers physique lui-même : ce vaste champ de planètes, d’étoiles…

Qui a créé ces deux prisons ?

La matrice égotique et la matrice matérielle sont une création des âmes. La matrice égotique
est une erreur, tandis que la matrice matérielle est un cadre énergétique densifié conçu
fondamentalement pour offrir un cadre efficace de travail pour l’éveil du soleil intérieur des
âmes. Cela peut paraître absolument incroyable, mais ces étoiles qu’étudient les
astrophysiciens, ces atomes qu’étudient les physiciens, ces cellules qu’étudient les
biologistes… tout cela a été créé par les âmes que nous sommes, dans un élan vibratoire
collectif et syntonisé. Quand nous aurons tous atteint notre but, à savoir l’Eveil divin, nous
annihilerons l’univers de la même manière : en émettant une onde énergétique collective qui
va tout désintégrer, des étoiles jusqu’aux quarks.

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Les matrices ne sont devenues des prisons que parce que, pour la plupart, nous nous sommes
mis à croire qu’il nous était impossible d’en transcender les lois, et nous nous sommes mis à
croire que la seule chose à faire était de se soumettre ou de s’adapter. Le problème, ce n’est
pas la double matrice égotique et matérielle. Le problème, c’est notre esprit de soumission à la
double matrice. Et lorsque nous disons esprit de soumission, nous ne parlons pas seulement de
manière imagée. Nous parlons d’un égrégore dont l’impulsion psychique principale peut se
traduire par la phrase suivante : « Vous êtes soumis à la matrice et vous devez vous y faire ».

Finalement, le problème serait donc d’être sous l’emprise de l’égrégore de la matrice ?

Oui, exactement. La matrice en elle-même est un cadre qui permet de faire un travail
énergétique au-dedans de soi. C’est donc à la base quelque chose de positif. Mais voici
comment les choses se sont passées : l’égrégore de la matrice est née de la matrice égotique,
cette dernière étant elle-même le résultat d’une erreur. En créant le substrat de la psyché, les
âmes se sont trompées dans certains encodages énergétiques, et l’égrégore de la matrice est la
conséquence la plus problématique de cette erreur, sans compter l’ego personnel de chacun
d’entre nous. Ce que nous appelons ego c’est simplement la composante obscure de la psyché.
Cela n’a rien à voir avec les idées habituelles sur cette notion. Ces idées confondent
maladroitement le fait que nous soyons une individualité (et nous sommes une individualité),
et le fait que la plupart des gens se sentent obligés de se positionner d’emblée en antagonistes
devant le reste du monde (ce qui est une expression de l’obscurité de la psyché). Toute la
rhétorique sur le « moi illusoire » et la « non-dualité » est tout à fait erronée, mais nous y
reviendrons dans une autre discussion.

Le problème vient donc du fait que la plupart des gens succombent à l’emprise de l’égrégore
de la matrice. Et lorsqu’une personne est complètement dominée par l’égrégore de la matrice,
elle se transforme naturellement en un agent défenseur de cet égrégore. De telles personnes
militent naturellement contre tout ce qui peut rappeler, de près ou de loin, la moindre volonté
de transcender les lois de la matrice. Les agents défenseurs de l’égrégore de la matrice sont
partout : depuis la personne qui dort dans le même lit que vous, jusqu’au prix Nobel de
science… Ce sont toutes les personnes qui se sentent le devoir, quasiment subconscient, de
combattre ou de condamner toute velléité de libération énergétique ou de développement
intérieur (ce qui est la même chose, vue sous deux angles différents), dès qu’ils sont devant
une démarche de ce type.

Comment transcender la matrice ? Comment sortir de la prison égotique et matérielle ?

Vous connaissez la réponse : en éveillant votre soleil intérieur ou votre centre hara. A
l’origine, nous nous sommes tous incarnés pour disposer d’un cadre de travail afin de nous
éveiller. Aujourd’hui, les plus mauvais aspects du cadre psychique et matériel sont devenus
fous, et se dressent en puissant obstacle sur notre chemin. L’idée même qu’on puisse
transcender les lois égotiques et matérielles est devenue, dans certains milieux, une parfaite
hérésie, alors qu’il devrait s’agir de la toute première évidence. La piste de décollage est
devenue une prison de haute sécurité, notamment à cause de l’emprise psycho-intellectuelle
de l’égrégore de la matrice. Pour que la matrice psychique et matérielle redevienne pour nous,
individuellement, une vraie piste de décollage, au lieu d’être une prison, nous devons
pleinement embrasser l’idée selon laquelle nous avons un potentiel énergétique infini, et que
nous pouvons éveiller ce potentiel.

Tout cela est certes assez subtil, car l’idée réelle est de cheminer vers l’Eveil, le fait de
transcender les lois égotiques et matérielles n’étant qu’une conséquence tout à fait secondaire

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de l’Eveil. Mais nous avons voulu aborder les choses sous l’angle de la matrice, juste pour
rappeler un peu comment une belle occasion de travailler en soi, peut devenir une occasion de
s’enfermer et de refuser jusqu’à la simple idée d’un développement intérieur. Si les gens
prenaient vraiment conscience de la merveille qu’est l’Eveil, ils convertiraient volontiers leurs
heures de télé ou d’ordinateur, en heures de méditation ou de prière.

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Clef n° 14 : L’élasticité du réel
Quelle est la texture du réel ?

Qu’est-ce qui est le plus réel, les bâtiments ou les règles sociales ?

D’abord, une petite précision. Le réel, c’est l’ensemble de tous les êtres et de toutes les choses
qui existent. Cela va de l’étoile lointaine qui est en train de naître et dont aucun capteur
terrestre ne détient encore la trace, jusqu’aux neutrinos qui traversent la Terre de part en part
sans que vous en sachiez quoi que ce soit. Seul celui qui perçoit tout peut dire : « Voici où
s’arrête le réel, et au-delà il n’existe rien ». Mais qui peut dire qu’il perçoit tout, à part Dieu ?
Tout ce qui existe, est une forme ou une autre d’énergie. Y compris le bloc de matière le plus
dense.

Donc la texture du réel, c’est l’énergie ?

En résumé, c’est cela en effet. Mais éclairons un peu plus la question. Il existe une énergie
primaire, au sein de laquelle il y a un nombre infini de possibilités de déclinaisons. Mais la
notion d’énergie primaire peut laisser croire qu’il y a là une sorte de stock « fini » d’énergie.
En fait, l’idée que nous envisageons ici, est celle d’une énergie primaire illimitée, infinie. Peu
importe la proportion finie qui peut être tirée de cette énergie primaire, cela ne saurait
réellement l’amoindrir. En d’autres termes, si vous retirez une quantité finie d’un ensemble
infini, cet ensemble demeure infini.

L’énergie primaire est inconditionnée. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que si l’on
cherchait au sein de cette énergie, quelque chose comme des lois ou des interactions
spécifiques, on ne trouverait rien. Ou plutôt on trouverait un nombre infini de propriétés et
d’interactions potentielles. Si on prenait une parcelle de l’énergie primaire, et qu’on essayait
d’en déterminer les comportements types, on verrait que cette parcelle peut se comporter de
toutes les manières voulues : elle pourrait émettre une force gravitationnelle attractive
(comme celle qui règne dans notre univers), ou émettre une force gravitationnelle répulsive,
ou une force gravitationnelle qui oscille entre l’attraction et la répulsion, ou ne pas émettre de
force gravitationnelle du tout, etc.

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Une énergie incommensurable sous-tend l’univers.

Aucune science n’est possible avec l’énergie primaire. La science consiste fondamentalement
à cerner les propriétés et les comportements spécifiques de tel ou tel objet. C’est parce que les
objets ont des propriétés spécifiques qui impliquent des comportements spécifiques, que la
science est possible avec eux. Si une pomme pouvait tomber aujourd’hui, s’envoler demain,
rester en lévitation le jour suivant, se transformer en plomb après, se démultiplier en un
milliard de pommes identiques ensuite, exploser plus tard, et tout cela de manière
parfaitement imprédictible… il n’y aurait aucune science possible sur la pomme.

Donc, si on considère une parcelle de l’énergie primaire, cette parcelle n’est soumise à
aucune loi, tout en ayant un nombre infini de propriétés ?

C’est exactement cela. Mais voilà. Sous une certaine impulsion, une partie de l’énergie
primaire a été transformée en énergie seconde, et cette énergie seconde est elle-même la
substance qui donne une très vaste variété de particules quantiques. Le degré de liberté de
l’énergie primaire est infini, ce qui est une autre manière d’exprimer ce que nous avons dit ci-
dessus. Le degré de liberté de l’énergie seconde est fini, bien qu’il soit très grand. Le degré de
liberté des particules quantiques est inférieur à celui de l’énergie seconde, mais il demeure
suffisamment grand pour dérouter complètement notre sens ordinaire des choses possibles et
impossibles.

Une particule quantique n’est pas un point matériel inerte. C’est en quelque sorte une charge
énergétique vivante qui peut prendre la forme d’un champ d’énergie, d’une corde d’énergie,
d’une brume de minuscules grains énergétiques, ou d’une particule oscillante. Sous la forme
de champ d’énergie, la particule quantique peut remplir l’espace de toute une pièce, et une
fraction de seconde plus tard reprendre une taille extrêmement petite ; la même particule peut
se déplacer à une vitesse des milliards de fois plus grande que la vitesse de la lumière, d’un
endroit à un autre ; elle peut se transformer instantanément en une particule complètement
différente, voire aux caractéristiques totalement opposées ; elle peut aussi se diviser en deux
particules identiques à l’originelle, et ces deux nouvelles particules peuvent communiquer
quasiment instantanément même si elles sont séparées par des milliards d’années-lumière, etc.
Les physiciens sont très interloqués devant l’élasticité du monde quantique, et cela se traduit
par des concepts comme la non-localisation, la dualité onde-corspuscule, la superposition des
états quantiques, etc. Tous ces concepts essaient de dire une chose : le degré de liberté du

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monde quantique est extrêmement supérieur à celui que nous pouvons observer à notre
échelle.

Les quanta en font presque à leur tête !

Une partie des particules quantiques a donné les structures atomiques, et une partie des
structures atomiques a donné les structures cellulaires, qui elles-mêmes forment les structures
organiques… A chaque fois, le degré de conditionnement augmente, et le degré de liberté
diminue. Le degré de liberté d’un organisme est plus faible que celui d’une molécule, et le
degré de liberté d’une molécule est plus faible que celui d’un atome…

On peut dire qu’il y a plusieurs niveaux de réalité : la couche primaire, la couche quantique, la
couche atomique, la couche moléculaire, la couche cellulaire, la couche organique… Chaque
couche est composée d’une combinaison d’éléments issus de la couche précédente, ou à peu
près. Et le degré de liberté au sein d’une couche, est moins élevé que celui de la couche
précédente. Mais, chose importante à souligner : on peut augmenter le degré de liberté d’un
élément de n’importe quelle couche. En d’autres termes, les caractéristiques qui conditionnent
un élément et en restreignent le degré de liberté, ne sont pas absolument fixes. Elles sont
seulement stables, mais pas inchangeables !

Cela signifie-t-il qu’on peut changer la pomme en abricot, et téléporter cet abricot sur
une autre planète en une fraction de seconde ?

Oui, tout à fait. Essayons d’expliquer comment cela peut être compris. Tout élément baigne
dans divers champs énergétiques, dont un champ énergétique qui lui est propre, et dont les
paramètres en déterminent les caractéristiques et les propriétés. Un électron baigne dans un
champ énergétique qui fait qu’il est un électron. Une pomme baigne dans un champ
énergétique qui fait qu’elle est une pomme. Le champ énergétique de la pomme est une
résultante des champs énergétiques des éléments qui composent la pomme, mais là n’est pas
l’important.

Les paramètres d’un champ énergétique existent comme des « schémas vibratoires ». Ces
schémas vibratoires peuvent être réécrits : soit grâce à une technologie adéquate, soit grâce à
l’action directe d’une conscience suffisamment puissante. Plus le degré de liberté est faible,
plus il faut de la puissance pour modifier les paramètres d’un champ énergétique. Plus le
degré de liberté est grand, moins il y a besoin de puissance pour modifier les paramètres.

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Il serait ainsi possible de prendre une pomme, d’en modifier le champ énergétique, et faire en
sorte que cette pomme devienne parfaitement insensible à la gravitation : donc elle flottera
dans les airs, au lieu de tomber comme d’habitude. Mais il y a un point important à souligner :
les schémas vibratoires sont très complexes à mesure qu’on s’élève dans les couches. Par
exemple, pour transformer la pomme en abricot, les changements vibratoires dans le champ
énergétique seraient extrêmement nombreux et délicats s’il fallait les écrire dans un langage
formalisé. Ce serait un programme qui remplirait des millions de pages. Le programme qui
s’attacherait seulement à insensibiliser la pomme à la gravitation, serait beaucoup plus simple.

Seule la conscience peut manier les informations nécessaires sous forme d’intentions et
d’intuitions simples. C’est-à-dire que pour la conscience, la transformation de la pomme en
abricot est un simple acte d’intention. Mais pour un appareil technologique, cela
représenterait une somme d’informations quasiment impossibles à écrire et à gérer.

Pourriez-vous préciser quand vous dites que chaque couche de réalité est conditionnée
par des lois et des propriétés ? La physique quantique montre qu’une particule peut
tantôt se comporter comme un corpuscule, puis comme une onde ; se trouver ici, puis là
instantanément. Comment se fait-il que les objets à notre échelle n’aient pas un
comportement de cet ordre ?

Il n’y a pas beaucoup d’autres façons de l’expliquer clairement, sinon il faudrait des
diagrammes et des schémas, et définir au départ un langage codifié et condensé, comme en
mathématiques. On peut le voir comme ça : quand une parcelle d’énergie primaire se
transforme en charge quantique, cela signifie en quelques sortes que cette parcelle se coupe,
d’une certaine manière, de la continuité substantielle qui caractérise l’énergie primaire. La
charge quantique peut se présenter comme une sphère avec un certain nombre de types
d’antennes. Chaque type d’antenne représente des filaments énergétiques capables d’opérer
un certain nombre de choses. Le degré de liberté c’est en quelques sortes la quantité
d’opérations que la charge quantique peut effectuer, et cette quantité est directement
proportionnelle à la quantité de types d’antennes. Si des charges quantiques se combinent
pour donner naissance à des particules atomiques, certains types d’antennes fusionnent… ce
qui signifie que la diversité des types d’antennes est réduite. La particule atomique née de la
combinaison de charges quantiques, possède donc moins de types d’antennes, donc un
moindre degré de liberté.

Bien entendu, nous utilisons des images, ce que nous décrivons n’est pas exactement ce qui se
passe. C’est juste une manière de faire comprendre à peu près. Lorsqu’on passe d’une couche
de réalité à la suivante, la quantité de types d’antennes diminue. Certes, le nombre brut
d’antennes augmente, mais vous aurez compris qu’il s’agit de quelque chose de différent. Ce
qui compte dans le degré de liberté, c’est la quantité de types. Une particule quantique a un
degré de liberté suffisamment élevé pour lui permettre de se manifester aussi bien comme une
onde que comme un corpuscule, et de se déplacer presque instantanément d’un endroit à un
autre… Une molécule n’a pas un degré de liberté suffisamment élevé pour permettre ce genre
de comportement.

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A notre échelle, le degré de liberté diminue de beaucoup !

Votre voiture ne va donc pas se transformer en une onde et se retrouver l’instant d’après sur
un autre continent. Cela ne signifie pas que c’est fondamentalement impossible. Conclure à
l’impossible, parce qu’un type d’événement ne se produit pas ordinairement, est une erreur. Il
faut tenir compte du schéma vibratoire du champ énergétique. D’ordinaire, votre voiture
baigne dans un champ énergétique dont le schéma vibratoire interdit certains comportements,
par exemple votre voiture ne peut pas subitement se transformer en onde, elle ne peut pas
subitement se soustraire à la gravitation et voler dans les airs, etc. Le schéma vibratoire du
champ énergétique de la voiture impose certaines propriétés et certaines caractéristiques, et
donc certaines lois. Mais si l’on exerce une force suffisante sur le champ énergétique de la
voiture, on peut en modifier, momentanément ou définitivement, les propriétés et les
caractéristiques, et par exemple faire en sorte que la voiture puisse flotter dans les airs ou se
transformer en boule d’énergie, etc.

La clef, c’est de savoir agir sur les schémas vibratoires des champs énergétiques des choses.
Les lois scientifiques demeurent valables, nonobstant un facteur : la stabilité des schémas
vibratoires des champs énergétiques. Toute loi scientifique devrait s’écrire en y ajoutant ce
facteur. Si ce facteur se modifie, la loi change. Et ce facteur peut être modifié dans n’importe
quel sens, ce qui signifie que la loi peut changer et devenir tout ce qu’on veut. Il n’y a pas de
loi au phénomène de modification des lois !

Les schémas vibratoires des objets à notre échelle ne semblent pas changer beaucoup.

Cela n’est qu’une impression. Les schémas vibratoires paraissent tout à fait fixes si on les
observe dans certaines limites de temps. Mais, progressivement dans le temps, les schémas
vibratoires des champs énergétiques se modifient. En plus de cette modification naturelle, il
faut compter une modification progressive due à la pression des consciences. Chaque
conscience émet des intentions et des souhaits, et tout cela irradie de l’énergie. Par exemple,
si un homme croit qu’il existe des éléphants roses, ou si un homme souhaite que des tapis
puissent voler dans les airs, cela induit une radiation énergétique qui va influencer les
schémas vibratoires, de sorte à rendre ces choses un peu plus réalisables, un peu moins
impossibles. Mais l’impact est extrêmement faible…

Ou plutôt l’impact de la conscience sur les schémas des champs énergétiques, est directement
proportionnel au niveau de puissance de la conscience. Si votre conscience était suffisamment
puissante, vous pourriez, en un instant, transformer une citrouille en hélicoptère, et vous
pourriez marcher sur l’eau ou voler dans les airs. Mais le niveau énergétique de la conscience
de la plupart des gens est tellement faible, que déplacer une tige d’allumette de quelques

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centimètres, directement par l’intention, relève très souvent de l’exploit exceptionnel, sinon
de l’impossible (non pas un impossible absolu, mais une opération impossible à leur niveau
spécifique).

Il faut parfois passer par des films ou des romans pour avoir le droit de dire cette vérité :
la conscience peut transcender les lois de la matière-énergie !

Le plus important n’est pas de savoir qu’il existe une pression de la conscience sur les
schémas des champs énergétiques. Le plus important est de pouvoir élever le niveau
énergétique de sa propre conscience, afin d’élargir son propre niveau de liberté. La véritable
pratique spirituelle se rapporte à ceci : pratiquer un système méthodique déterminé afin
d’élever le niveau énergétique de sa conscience, car la conscience consiste essentiellement en
énergie, les qualités n’étant en réalité que des aspects de l’énergie. La vraie science spirituelle
répond à la question « Comment élever le niveau énergétique de la conscience ? », et le
véritable chercheur spirituel est la personne qui pratique cette réponse. Car ce genre de
réponse ne prend de la valeur pour soi, que si on la pratique.

Faut-il que l’humanité abandonne la science matérielle pour se tourner vers la science
spirituelle ?

Non, cela n’est ni nécessaire, ni indiqué. La science matérielle, ou plutôt la technoscience


matérielle, c’est à peu près ceci : d’abord on se demande quelles sont les propriétés de tel type
de matière ; ensuite on détermine, connaissant ces propriétés, comment les utiliser. Notez
qu’il ne s’agit pas de comprendre comment modifier les propriétés « intrinsèques » d’un objet,
il s’agit plutôt de savoir les utiliser, par exemple en créant de nouveaux objets dotés de
certaines fonctions, fonctions conçues à partir de certaines combinaisons de propriétés. Nous
l’avons déjà dit, mais il faut le souligner à nouveau : si les propriétés des objets venaient à
changer brusquement et de manière imprévisible, plus aucune science et plus aucune
technologie ne seraient possibles. Si des neutrons se transformaient brusquement en électron,
et si la gravitation devenait brusquement la force nucléaire forte, et si de telles transformations
se produisaient spontanément ou sous l’action d’une influence imprédictible, il n’y aurait pas
l’ombre de la moindre science « matérielle » possible.

Mais notre couche de réalité est conditionnée, c’est-à-dire dotée de propriétés spécifiques ou
spécifiables, et il est très utile de savoir utiliser ces propriétés. La connaissance et l’usage des
propriétés des objets n’a pas besoin de s’appeler science ou technoscience, mais en tous les
cas il s’agit de quelque chose d’utile, mais pas d’un horizon qui devrait nous borner ou nous
circonscrire. Connaître et savoir utiliser les propriétés des objets est utile, mais élever le
niveau énergétique de sa conscience est précisément la chose à faire si on veut être réellement

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libre et heureux. Car la liberté et le bonheur inconditionnels découlent d’une conscience qui a
dépassé un certain seuil de développement énergétique.

La réelle élévation du niveau énergétique de conscience consiste en l’activation du centre


hara ou du soleil intérieur, qui sont les noyaux énergétiques de la conscience, et elle
résulte de la pratique d’une technique énergétique pertinente. Ailleurs vous avez parlé
de taï chi et de qi gong, tout en précisant que le degré de pertinence de ces techniques,
bien qu’étant efficient, n’est cependant pas bien élevé. Ce qui explique qu’on doive faire
du qi gong pendant vingt à trente ans pour éveiller son centre hara… Avez-vous une
technique énergétique avec un degré de pertinence élevé pour le soleil intérieur, étant
donné que la voie solaire est celle que vous préconisez plus spécifiquement, même si vous
encouragez aussi la voie du hara ?

Quelle longue et dernière question ! La réponse sera brève. Après moult cogitations à ce
propos, nous avons décidé de publier pour septembre 2007 un livre dont le titre provisoire et
peut-être définitif est « Rencontre avec le Soleil ». Dans ce livre, qui sera simultanément un
manuel et un roman, nous exposerons la technique solaire de manière à la fois simple et
efficace. D’ici là, nous n’exposerons pas vraiment la technique solaire. Même pas par bribes.
Mais nous continuerons à en indiquer la clef centrale : le développement de l’énergie de
l’amour dans le cœur. Si votre cœur est suffisamment intelligent, cette simple clef devrait non
seulement vous paraître évidente, mais vous pourriez déjà en tirer matière à progresser
intérieurement en direction de l’Eveil solaire.

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Clef n° 15 : Les limites du pouvoir technologique
Nous allons vous dire quelque chose d’absolument incroyable : « Savez-vous qu’il est
possible d’élaborer un engin capable de voler dans les airs et de transporter des êtres
humains ? ». Et nous allons vous révéler une chose encore plus inconcevable : « Savez-vous
qu’il est possible d’élaborer de petits comprimés capables de guérir plusieurs maladies ? ». Et
encore plus extraordinaire : « Savez-vous qu’il est possible d’élaborer de petits appareils
capables de vous permettre de converser, quasiment de vive voix, avec des gens situés à des
milliers de kilomètres ? ». Oui, ce que nous disons est totalement évident, naturellement.

Très souvent, avant que des scientifiques ne réalisent certaines technologies, les concepts
sous-jacents sont d’abord évoqués dans des œuvres de fiction.

Mais pour la plupart, l’évidence de ces « révélations » ne peut vous apparaître que
maintenant, parce que vous vivez dans une société où le pouvoir technologique est devenu
une donnée sociale significative. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que, non
seulement le pouvoir technologique a atteint un niveau de puissance « manifeste » tel que
personne ne peut le nier, mais en plus il est assez courant que les gens puissent disposer d’un
pouvoir technologique significatif. Pour le dire autrement : la proportion de gens qui
disposent d’un pouvoir technologique significatif et qui l’utilisent de manière manifeste, est
suffisamment significative, pour que l’existence de ce pouvoir soit une évidence du point de
vue des paradigmes culturels.

Vous aurez évidemment compris ce que nous entendons par pouvoir technologique. C’est la
technologie, en ce qu’elle permet de « faire » (et « défaire » est naturellement sous-entendu
dans « faire »). Le pouvoir technologique est donc devenu une donnée sociale significative, et
c’est la raison pour laquelle vous avez certainement trouvé que nos révélations relevaient du
domaine de l’évidence. Néanmoins, la plupart des gens tiendraient nos révélations pour
évidentes, non pas parce qu’ils auraient une ouverture d’esprit suffisamment vaste, mais parce
que le pouvoir technologique est suffisamment manifeste pour s’imposer à leur esprit.

La nuance est importante. Il y a des gens qui aujourd’hui sont tout heureux de pouvoir monter
dans une voiture ou de pouvoir prendre des photos, mais qui auraient été de parfaits
équivalents de la femme de Daguerre. Qui est Daguerre ? Il s’agit de l’inventeur de la
photographie. Trois mois avant de réussir à fixer la première image sur une plaque métallique,
Daguerre était dans l’enthousiasme de l’anticipation, et dans l’effervescence des idées quant à
son projet. Il négligeait assez souvent de passer du temps avec sa femme, et chaque fois qu’ils
dînaient ensemble, Daguerre ne cessait de lui parler de ses recherches, de ses espoirs, et de sa

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conviction de réussir un jour à graver des images sur des plaques de métal, au moyen de la
lumière. L’inventeur n’oubliait pas seulement ses obligations conjugales, il lui arrivait aussi
d’oublier de manger, de se laver, et parfois même de dormir… tant il était absorbé par ses
travaux. En marchant dans la rue, on pouvait le surprendre en train de marmonner des choses
insensées, et ses amis avaient bien du mal à ramener la conversation sur les sujets courants…

La science a beaucoup appris de son propre passé et aujourd’hui quand un scientifique


énonce des théories qui sortent du paradigme ambiant l’establishment évite de se moquer
« officiellement » de lui car on ne sait jamais, il pourrait avoir raison.

La femme de Daguerre, totalement convaincue qu’il était absolument impossible de graver


des images sur du métal, s’inquiétait beaucoup de la folie de son mari. Et donc, deux mois à
peu près avant que les travaux de son mari ne réussissent, elle alla entretenir un éminent
médecin de son problème. Et l’éminent médecin, qui était un ami de Daguerre, et donc qui le
connaissait bien, confirma en effet que Daguerre présentait tous les symptômes de la folie, et
conseilla de le faire interner dans un asile de fou aussi vite que possible.

Heureusement pour Daguerre, sa femme fut longue à prendre la décision, et Daguerre réussit
son projet d’invention de la photographie et évita de peu d’être enfermé dans un asile pour
cause de folie. Peu de temps après, il passa du statut de fou, au statut d’inventeur génial, père
de la photographie.

La femme de Daguerre était certainement une brave dame, qui n’avait pas particulièrement de
mauvaises intentions. Elle était seulement enfermée dans une représentation du monde où la
photographie était une chose absolument impossible. Se fondant sur sa représentation du
monde, elle ne pouvait que conclure que son mari avait perdu la tête, car il avait décidé
d’essayer de réaliser quelque chose qui était supposément impossible. A quelques jours près,
Daguerre serait probablement connu aujourd’hui, non pas comme un inventeur ayant réalisé
quelque chose de remarquable, mais comme quelqu’un qui serait devenu fou, et que sa femme
aura fait interner… certainement par amour, à moins que ce ne fusse par peur.

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Nous ne voulons pas discuter du problème qu’il y a entre des pionniers qui proposent une
vision du monde plus vaste, et des esprits limitatifs qui ne peuvent s’empêcher de taxer de
folie ou d’absurdité ce qui semble échapper aux limites étroites de leur représentation du
monde. Nous ne voulons pas, non plus, opposé ceux qui ont perçu des choses extraordinaires
et qui essaient de dire que ces choses existent, et ceux qui nient que quoi que ce soit puisse
exister au-delà du monde matériel.

Ce chat rit .... parce qu’un scientifique a prétendu, lors d’un symposium, que les NDE étaient
un indicateur de la survie de l’esprit au-delà de la mort du corps. Cette idée lui a paru
absolument ridicule !

Tout le monde connaît l’histoire de Giordano Bruno qui fût brûlé vif par l’inquisition
chrétienne, notamment parce qu’il soutenait une vision du monde où la terre tournait autour
du soleil, et où il existait d’autres planètes habitées dans l’univers. Nous ne parlons de la
mésaventure de Volta, dont les démonstrations de la première pile électrique devant
l’académie des sciences, suscita des moqueries et des dénigrements, car personne ne
comprenait pourquoi ce farfelu de Volta osait prétendre que la force électrique pouvait
devenir quelque chose d’absolument puissant, alors que pour toute démonstration il pouvait
seulement faire tressaillir des cuisses de grenouille.

Il ne s’agit pas d’une confrontation de visions du monde. Il s’agit plus précisément d’une
position devant la notion de pouvoir, ou de puissance. A chaque époque, le paradigme social
admet un certain niveau de puissance. Et lorsqu’une personne propose une conception du
pouvoir plus étendue, ou s’engage dans une recherche ou une pratique visant à élargir le
champ du faisable, cette personne se retrouve face aux gens qui stipulent que le niveau de
pouvoir en cours dans l’époque, est le niveau maximum possible. Quand Icare a prétendu que
l’homme pouvait voler dans les airs avec un appareillage adéquat, il a naturellement été pris
pour fou. Son cas était bien plus grave que celui de Daguerre. Quand Bell fit la première
démonstration du téléphone, l’académie des sciences l’accusa d’être ventriloque.
Heureusement que l’establishment scientifique ne brûle pas les hérétiques, il se contente
d’essayer de les discréditer et de les disqualifier en tant que « personnes douées
d’intelligence ».

Nous parlons de pouvoir technologique. C’est un pouvoir qui repose sur la technologie. Et
voici la vérité à ce sujet : il est possible d’élaborer des technologies nettement plus puissantes

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que ce qui existe à l’heure actuelle. Bien entendu, le développement technologique de ces cent
dernières années, rend cette affirmation tout à fait « acceptable », sinon « naturelle ». Certes,
si jamais vous avez envie de faire de sérieuses recherches pour élaborer un vaisseau spatial
fonctionnant avec l’énergie quantique du vide, il y a de fortes chances que les plus
bienveillants de vos amis vous réservent une place dans un asile psychiatrique. On vous
laissera énoncer timidement l’idée qu’un tel engin est possible, mais la plupart des gens ne
seront probablement pas rassurés si vous vous élanciez sérieusement dans une recherche de ce
type, fussiez-vous ingénieur ou docteur en physique.

Le potentiel humain est sans doute encore bien plus vaste et profond que le potentiel
technologique.

Limiter ce qui est possible, est toujours une posture erronée. Certes, tout n’est pas possible de
n’importe quelle manière. Mais le champ des choses possibles doit s’étendre bien plus loin
que les limites de notre imagination. Mieux que de s’ouvrir à l’idée que le possible est
probablement un territoire d’une vastitude extraordinaire, il y a l’attitude pragmatique qui
consiste à essayer d’augmenter concrètement son propre champ des possibles. Et voyez, il y a
deux pouvoirs devant vous : le pouvoir technologique, et le pouvoir énergétique. Le pouvoir
énergétique c’est votre propre potentiel énergétique, et ce potentiel peut être éveillé,
développé. Quoi ? Vous pensez que ce potentiel n’existe même pas ? Cherchez donc avec un
peu de sérieux, et vous verrez des tressaillements de cuisses de grenouille autour de vous, et
en vous. Il vous faudra un peu de l’esprit de Volta pour entrevoir, à travers ces
tressaillements, une puissance qui ne demande qu’à croître.

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Clef n° 16 : De ce que nous voulons à ce que nous d evons
faire
La notion de « dharma » renvoie à quelque chose de très important. Il serait assez
insatisfaisant de traduire cela par « devoir ». Il faudrait plutôt parler de « justesse ». Une
justesse prise au sens général : ce qui est conforme aux exigences concrètes de l’élévation de
l’âme. Pour comprendre de quoi il s’agit, il est utile de distinguer deux choses : l’âme, et la
personnalité. La première est d’essence divine et de nature immortelle. La seconde est de
consistance relative et de nature transitoire. La justesse, c’est ce qui contribue à l’élévation de
l’âme. Tandis que l’erreur, c’est ce qui entrave l’élévation de l’âme.

N’est-ce pas là une distinction un peu trop simple ?

Cette distinction est simple, parce que les choses sont fondamentalement simples. Le filtre du
mental ombragé peut les rendre aussi complexes que voulu, il n’en demeure pas moins que le
fondement est d’une simplicité quasiment parfaite : il y a ce qui contribue à l’élévation de
l’âme, et il y a ce qui entrave cette élévation.

Comment fait-on pour savoir qu’une chose élève l’âme ?

Nous espérons que vous avez conscience que nous discutons un peu dans l’abstrait. Le centre
d’intelligence de l’âme, c’est le cœur. Le centre d’intelligence de la personnalité, c’est le
mental-émotionnel. En évaluant les choses avec votre cœur, vous pouvez percevoir si cela
contribue ou non à l’élévation de l’âme. Il ne s’agit pas nécessairement de critères moraux. Il
s’agit d’une certaine compréhension de l’énergie, ou des énergies en relation avec certaines
qualités.
Cela ne dépend pas de la situation. Par exemple, deux personnes peuvent se retrouver devant
un fleuve. Pour l’une, la chose juste à faire serait de faire l’effort de traverser à la nage. Et
pour l’autre, ce serait peut-être de faire un grand détour et d’essayer de tomber sur un pont.
Les contingences apparentes ne disent rien sur la justesse ou la non-justesse d’une décision ou
d’une action. Cela dépend beaucoup de l’état de floraison du cœur. La justesse, c’est ce qui
permet au cœur de cultiver telle ou telle nuance de l’énergie de l’amour. Par exemple le
courage, la patience, la compassion, le détachement, la générosité, etc.

L’amour est unique, mais ses nuances sont multiples. Et si le travail spirituel proprement dit
est la démarche qui consiste à cultiver directement l’énergie de l’amour dans sa forme la plus
essentielle et la plus pure, la notion de justesse renvoie beaucoup plus à une démarche
d’élévation intérieure plus diffuse, moins méthodique.

Il est donc impossible de dire de manière définitive et absolue : « Ceci est juste, et cela
est erroné » ?

Cela est impossible en effet. Du moins lorsqu’il s’agit de cas particuliers. Il existe néanmoins
de grandes lignes. Ce qui est juste, c’est toujours ce qui va permettre d’enrichir le cœur : de
développer et d’approfondir différentes nuances de l’amour. Il existe des actions ou des traits
psychologiques qui relèvent presque intrinsèquement de l’erroné. Par exemple l’acte de tuer
est très rarement de nature à contribuer à l’élévation de l’âme. Un tel acte renforce certains
aspects du mental-émotionnel, qui sont par essence antagonistes par rapport au
développement de l’âme.

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Mais ne dit-on pas que tout est apprentissage ?

Tout n’est pas apprentissage. Il y a des erreurs, et il y a la capacité de prendre conscience de


ces erreurs, de comprendre leur genèse, et de pouvoir dépasser les mécanismes qui les ont
produites. Cela ne signifie pas que les erreurs ont quelque chose à faire dans notre
développement spirituel. Cela signifie seulement que nous avons la capacité de dépasser et de
corriger nos erreurs.

Ce qui élève, c’est simplement le fait d’exercer le cœur, et de cultiver de manière plus ou
moins précise, les différentes nuances de l’amour. Personne n’est venu sur Terre pour
apprendre quelque chose du meurtre, de l’avarice, de la cupidité, du viol, ou de la maladie…
Chacun est venu sur Terre pour essayer de cultiver davantage l’énergie fondamentale qui est à
la base de l’âme et qui est la substance du cœur, à savoir l’énergie de l’amour et ses
innombrables nuances.

Et le dharma dans tout ça ?

Et la justesse dans tout ça ? C’est bien simple. Dans la vie, nous devons nous efforcer de
penser principalement à l’élévation de l’âme que nous sommes. La justesse, nous devons la
ressentir comme une direction générale indiquant le chemin de l’amour, et nous devons
cultiver l’intelligence nécessaire pour décliner cette intuition de la justesse dans les situations
factuelles de notre existence. Si nous sommes l’une des deux personnes devant le fleuve, nous
devons essayer de percevoir aussi clairement que possible, quelle action sera la plus juste :
essayer de traverser à la nage, ou essayer de trouver un pont, ou essayer de trouver une
pirogue ?

Dans la vie, le mental-émotionnel ne cesse d’émettre ses doléances et d’exprimer ses désirs.
Mais ce que désire la personnalité, n’est pas nécessairement ce qui est juste pour l’âme. C’est
ce tri que nous devons apprendre à faire, et cela devrait devenir quelque chose de quasiment
immédiat, et d’intuitif. Il ne s’agira peut-être pas de toujours choisir la solution la plus juste.
Mais nous devons au moins faire l’effort de choisir une solution juste, même si ce n’est pas la
plus juste.

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Clef n 17 : L'amour : de l'énergie à la force
Tout le monde sait que les différents aspects de l’ascension partagent une même clé. Et cette
clé, c’est l’amour. Et la plupart des chercheurs spirituels développent de plus en plus la
compréhension que l’amour est à la fois notre origine et notre but, ainsi que la chose qui nous
permet d’avancer vers l’actualisation de notre divinité intérieure. La différence entre les
Maîtres ascensionnés et nous, réside essentiellement en ceci : chez les Maîtres ascensionnés,
l’amour s’est tellement épanoui qu’il a fini par acquérir le pouvoir de transmuter la matière de
leurs corps et la vibration de leurs âmes ; tandis que chez la plupart d’entre nous, l’amour est
encore comme une graine, comme une petite flamme vacillante qui parfois succombe devant
les turbulences du mental-émotionnel.

Qu’est-ce que l’amour ?

Il est impossible de circonscrire l’amour dans une définition intellectuelle. Néanmoins,


puisque nous utilisons des mots pour communiquer, on peut dire que l’amour est une énergie.
Ou plus exactement l’amour est un feu, et le cœur spirituel est le véritable centre de ce feu.
Probablement que le mot « amour » est de nature à susciter certains malentendus. En effet, ce
mot est appliqué à une certaine catégorie d’émotions et de sentiments. Ces émotions et ces
sentiments qui portent le nom d’amour, peuvent être vus comme des énergies mineures ayant
par rapport à l’amour le même rapport qu’un reflet du soleil et le soleil même. L’amour est la
substance même de l’âme, et l’amour se reflète dans la personnalité, créant différents jeux
d’ombre : l’amour sexuel, l’amour physique, l’amour affectif, l’amour filial, l’amour amical,
l’amour platonique, l’amour conjugal, etc. L’amour, c’est le feu du cœur.

Ce feu est-il pourvu de certaines qualités ?

Bien sûr. L’amour n’est pas une énergie « froide », comme le seraient par exemple l’énergie
thermique, l’énergie électrique ou l’énergie nucléaire. L’âme est faite dans la substance de
l’amour. Et au centre de l’âme se trouve un feu sacré, porteur de toutes les potentialités
divines. Ce feu n’est pas une simple énergie ordinaire, c’est une énergie dotée de qualités.
Notamment, dans l’amour, il y a la volonté de lumière. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela
signifie que le cœur est habité par la profonde volonté d’amener chaque chose qui existe à
développer son potentiel de lumière. En effet, il y a une lumière potentielle en toute chose.
Depuis le simple caillou que vous foulez dans la rue, jusqu’à la créature la plus intelligente de
l’univers.

Sans vouloir compliquer les choses, nous pouvons dire qu’en chaque chose réside une
certaine forme de l’énergie de l’amour. Le simple brin d’herbe porte en lui la possibilité de
devenir une étoile. Et la plus belle des étoiles garde en elle le parfum de toutes les formes. Ce
n’est pas mystérieux, il suffit de comprendre que tout ce qui existe est fondamentalement de
nature énergétique, que toute énergie trouve son point originel dans la lumière, et que toute
énergie peut entrer en expansion et se démultiplier. Vous connaissez toutes ces choses par
intuition, bien que vous ne preniez pas toujours le temps de les formuler clairement.

Si vous parveniez à contempler l’univers depuis la vision et l’intelligence de votre cœur


spirituel, vous constateriez aisément qu’il y a une volonté spéciale qui palpite au-dedans de
vous, et qui vous incline à chercher à sublimer l’univers, à actualiser tout le potentiel de
lumière qu’il recèle. La possibilité que l’univers infini puisse se transmuter en lumière totale,
cela s’appelle l’ascension universelle. Et l’aspiration de votre cœur à cette ascension
universelle, c’est cela la volonté de lumière.

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Outre la volonté de lumière, le feu du cœur a-t-il d’autres qualités ?

Disons que les diverses nuances qualitatives de l’amour sont infinies. Nous pouvons le voir
comme ça : le feu du cœur peut s’exprimer selon de multiples qualités. Chacune de ces
qualités peut avoir des réverbérations dans la personnalité, mais l’essence de ces qualités est
toujours la même énergie du cœur. De quelles qualités s’agit-il ? Par exemple : le
détachement, la paix, la joie, la compassion, la bienveillance, la sollicitude, la patience, le
pardon… En développant le feu du cœur, ces différentes qualités s’épanouissent
naturellement. Et en développant chacune de ces qualités, le feu du cœur s’en trouve stimulé,
et son développement s’en trouve favorisé. C’est la raison pour laquelle le travail spirituel
peut se faire, aussi bien comme un pur travail énergétique, que comme un pur travail
qualitatif. Et il y a certainement un équilibre à trouver entre le travail énergétique et le travail
qualitatif, et il y a toujours un risque de se tromper en se concentrant exclusivement sur un
type de travail plutôt qu’un autre. De toutes les manières, chaque énergie possède une qualité,
et chaque qualité trouve sa source dans une énergie donnée. Et toute énergie est une
déclinaison de la lumière.

On a une certaine idée des aspects qualitatifs du feu du cœur. Qu’en est-il des
caractéristiques énergétiques ?

Précisons d’abord que, comme on peut aborder le développement du feu du cœur de manière
qualitative aussi bien que de manière énergétique, il n’est pas strictement nécessaire de
connaître précisément les caractéristiques énergétiques pour développer le feu du cœur. Une
bonne intuition et une bonne perception intérieure de l’amour peuvent suffire. Le reste dépend
de la qualité et de l’intensité du travail intérieur. Par ailleurs, nous allons veiller
particulièrement à expliquer les choses aussi simplement que possible, car il s’agit de donner
une idée, et non de donner un cours. Nous cherchons toujours à dire les choses aussi
simplement que possible, sans occulter leur complexité et sans tomber dans le simplisme.

Donc, qu’en est-il des caractéristiques énergétiques du feu du cœur ? Il faut considérer trois
choses : l’âme, le noyau énergétique de l’âme, et le feu qui siège dans ce noyau et qui en
constitue, pour ainsi dire, la substance. L’âme n’est pas une abstraction métaphysique, ni une
spéculation théologique. L’âme est l’entité énergétique que vous êtes. L’âme est pétrie dans la
substance de Dieu lui-même, si nous pouvons évoquer quelque chose comme une substance
de Dieu. Mais Dieu n’est pas rien, et il faut tout de même utiliser un mot pour désigner une
réalité qui relève de la présence effective de Dieu dans l’ordre de l’existence. Nous sommes
désolés d’utiliser une phrase qui peut paraître un peu obscure, mais il n’y a pas plusieurs
façons de dire que Dieu n’est pas un vide. Dieu est un plein, même si le mot « plein » est
absolument insuffisant pour exprimer ce dont il s’agit.

L’expression « fils de Dieu » est assez bien trouvée, puisqu’elle laisse entendre une identité
de nature en même temps qu’une différence de développement effectif, entre Dieu et nous.
Songez-y : en tant que fils de Dieu, nous pouvons devenir comme Dieu. Certes, nous le
sommes déjà du point de vue de l’essence de ce que nous sommes. Mais il est bien évident
que nous ne le sommes pas encore du point de vue de l’actualisation de notre potentiel
illimité. Nous sommes un germe de Dieu, une graine de Dieu, une semence de Dieu. La
semence peut et doit grandir. Et le plus extraordinaire, c’est que nous pouvons au pire essayer
de ralentir, mais jamais arrêter, le processus qui actualise, c’est-à-dire qui éveille et expand,
notre potentiel divin.

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Mais nous aimerions revenir sur une expression que nous avons utilisée : « entité
énergétique ». Cela peut induire que nous serions en quelque sorte des individualités finies,
plus ou moins proches de l’idée que peut évoquer l’image d’une foule avec plusieurs
individualités. Ce que nous sommes vraiment est assez difficile à décrire. Mais nous pouvons
dire ceci : nous nous étendons en réalité à tout l’univers, en même temps que nous pouvons
avoir l’impression d’être une individualité finie contemplant l’univers. Peut-être que l’image
suivante peut vous aider à vous représenter de quoi il s’agit : chacun d’entre nous est un infini
ayant choisi de focaliser provisoirement sa conscience au sein d’une forme individuelle finie.
C’est à cause de cette focalisation, par exemple, que lorsque nous sommes incarnés, nous
avons l’impression d’être réellement réduits aux limites d’un corps. Par exemple, vous êtes à
tel ou tel endroit de la Terre, et vous ne faites pas l’expérience de remplir l’espace infini et
d’être en même temps sur Vénus et dans les Pléiades. Et même si vous pouvez avoir la
sensation d’être « partout », vous auriez quelques difficultés à transférer instantanément votre
conscience, de votre corps terrestre en direction d’un corps dans une autre galaxie. Certains
peuvent y arriver, mais ce n’est probablement pas encore le cas de la majorité.

Donc vous êtes une âme, mais surtout vous êtes un infini ayant focalisé sa conscience dans
une forme énergétique. La focalisation est si forte en situation d’incarnation, que certaines
personnes ont même la ferme impression que leur identité se résume à leur corps et à leur
cerveau physiques. Cette impression, fausse mais forte, est à la base du matérialisme. Et il
faut bien plus qu’un effort intellectuel pour la briser. Il faut un vrai travail intérieur.

Le noyau énergétique de l’âme, c’est en quelque sorte le point focal qui concentre, pour ainsi
dire, l’énergie de votre conscience. Sans vouloir vous perdre, mais avec le seul souci
d’évoquer un peu mieux la merveille de tout cela, il est possible de considérer les choses dans
l’autre sens. A savoir que l’âme porte en elle-même la possibilité de s’expanser et de devenir
un infini. Les choses se passeraient comme si Dieu avait condensé un infini dans une entité
énergétique finie, et confié à cette entité la mission de se déployer pour redevenir l’infini de
départ. Quoi qu’il en soit, l’infini est notre vraie nature. Et le fini n’est jamais qu’une
focalisation provisoire.

Malgré toute l’étrangeté de ces notions, le noyau énergétique de l’âme peut se décrire d’une
manière plutôt simple. L’âme n’a pas de « forme spécifique », mais on peut dire que le noyau
de l’âme se trouve au centre de l’âme. Ce noyau est ce que nous pouvons appeler « cœur
spirituel », « soleil intérieur » ou encore « divinité intérieure ». Certains termes correspondent
mieux aux uns, et moins aux autres. Peu importe : nous avons au centre de notre être, un
potentiel illimité qui demande à être éveillé.

Si la question a un sens, peut-on localiser plus précisément le soleil intérieur ?

Prenons les choses en situation d’incarnation. Quand l’âme s’incarne, elle s’habille d’une
série de corps. Le corps causal est le plus subtil dans cet ordre. Il y a ensuite le corps mental,
puis le corps astral, et enfin les corps éthérique et physique. Mais vous pouvez simplement
retenir qu’il y a un corps subtil, et un corps extérieur. Pour les êtres éthériques, le corps
extérieur est éthérique. Pour les êtres physiques, le corps extérieur est physique. Ce qui est
« exotérique » pour les premiers, peut encore sembler bien « ésotérique » pour les seconds.

Le corps subtil possède sa propre structure énergétique, notamment les sept chakras
principaux, avec des chakras supplémentaires qui se situent géographiquement à l’extérieur
du corps, et avec les divers chakras mineurs, qui s’étendent jusqu’à l’échelle des points
d’acupuncture. Un chakra est un vortex d’énergie participant du fonctionnement de la

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physiologie subtile (c’est une manière de parler). Ces notions sont parfois bien exposées dans
les enseignements du yoga. Contrairement à l’impression que peuvent avoir nombre de
chercheurs spirituels, les chakras n’appartiennent pas, pour ainsi dire, à la structure propre de
l’âme. Certains Maîtres incarnés résument parfois cette distinction par une formule aussi
lapidaire qu’explicite : seul le Soi (ici l’âme) est réel, les chakras sont une illusion.

Donc le soleil intérieur n’est pas le chakra cardiaque ?

Non, en effet. Ce sont deux choses bien différentes. Mais si le soleil intérieur est bien un
soleil, le chakra cardiaque peut probablement être perçu comme un satellite de ce soleil.
L’image est évidemment très approximative. Le chakra cardiaque reflète quelque chose du
soleil intérieur, et il y a certainement une connexion plus grande entre le soleil intérieur et le
chakra cardiaque, qu’il n’y en a entre le soleil intérieur et les autres chakras. Par
simplification, il est assez courant dans les enseignements issus des Maîtres ascensionnés,
d’englober le soleil intérieur et le chakra cardiaque dans un même concept, et d’appeler ce
concept « cœur ». Comme le chakra cardiaque peut être vu comme une porte d’accès vers le
soleil intérieur, il n’y a aucun problème à englober les deux choses sous un seul concept, sauf
à être pointilleux sur la nomenclature.

Nous allons être un peu pointilleux ici. Il y a donc une différence à établir entre le soleil
intérieur et le chakra cardiaque. Vous posiez la question de la localisation du soleil intérieur.
Lorsque nous sommes incarnés, le soleil intérieur se localise au centre de notre poitrine, dans
cette région particulière se situant entre le sternum et le plexus cardiaque. Par clairvoyance
« ordinaire », le soleil intérieur ne se distingue pas énergétiquement de la variété des vortex
énergétiques du corps subtil. En d’autres termes, il est difficile, même pour un assez bon
clairvoyant, de comprendre que le centre énergétique dans la poitrine, est d’un autre ordre que
les autres vortex énergétiques qu’il perçoit à tel ou tel niveau de constitution subtile.

N’importe quel clairvoyant peut voir le cœur, mais il faut corriger la clairvoyance en la faisant
passer par le cœur, pour distinguer ce qui relève de l’âme, de ce qui relève simplement du
corps subtil. En d’autres termes, distinguer entre le Soi et maya. C’est d’ailleurs cette
distinction qui sépare réellement la spiritualité, de la science énergétique en général. La
spiritualité est centrée sur le cœur, tandis que la science énergétique générale s’intéresse à une
variété énorme de schémas énergétiques, en l’homme et à l’extérieur de l’homme.

Le soleil intérieur se situe donc dans la poitrine. Et au centre du soleil intérieur, se trouve un
feu. Si on regarde ce feu intérieur avec un regard qualitatif, on peut l’appeler « amour ». Pour
être plus précis, on devrait parler d’amour-énergie. C’est en effet une flamme énergétique,
aussi solide fondamentalement, qu’elle apparaît frêle extérieurement. Cet amour-énergie est
une clé.

De quoi l’amour-énergie est-il une clé ?

Vous souvenez-vous de ces paroles du Maître Jésus : « A celui qui a la foi, rien n’est
impossible » ? Vous souvenez-vous encore des paroles du Maître Jésus lorsqu’il disait
qu’avec la foi, on peut déplacer les montagnes ? Cela n’est pas seulement à comprendre
comme une allégorie. Cela est à comprendre également au sens propre. Pour le dire
autrement, d’une manière plus prosaïque, il y a en l’homme une force qui est capable de
transcender les limitations de la matière et d’avoir un pouvoir quasi absolu sur les énergies.
Les pouvoirs psychiques peuvent être grands, mais ils ne peuvent réellement transcender les
limitations du monde relatif, ou avoir un pouvoir quasi absolu sur les énergies, puisque ces

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pouvoirs participent eux-mêmes de la nature de maya. Ce qui peut transcender le monde
relatif, et avoir un pouvoir quasi absolu sur les énergies, c’est une force qui, en l’homme,
relève directement de son essence, de l’âme qu’il est. Cette force sommeille dans le soleil
intérieur. Et cette force, on peut l’appeler amour-force.

C’est de l’amour, mais un amour-puissance, un amour-pouvoir, un amour-maîtrise. C’est


notre force divine. C’est cette force en nous, qui est de même nature que la force de Dieu, et
qui a quelque chose de la puissance absolue de Dieu. La différence entre les Maîtres divins et
nous, c’est que les Maîtres divins ont éveillé leur force divine. Et nous, nous sommes en
chemin vers cet Eveil divin. L’amour-énergie est la clé qui permet d’éveiller la force divine.
Comment ? On peut le voir ainsi : quand le feu intérieur atteint un certain degré de maturité, il
se produit une réaction énergétique particulière, qui éveille la force divine.

L’Eveil divin se produit-il en un seul instant, ou s’agit-il d’un processus progressif ?

La maturation du feu intérieur peut prendre du temps. Plusieurs vies, ou quelques années…
Mais lorsque la maturation atteint un certain seuil, l’éveil de la force divine se produit en un
instant, un instant beaucoup plus bref qu’une fraction de seconde. Cela peut avoir l’air
paradoxal, mais en réalité il n’y a rien d’étrange. Nous sommes, en quelque sorte, en face
d’un phénomène comparable à celui de la masse critique dans une explosion nucléaire. Tant
que la masse critique n’est pas atteinte, il n’y a pas d’explosion. Mais dès que le seuil de la
masse critique est franchi, l’explosion se produit en une fraction de seconde, libérant tout d’un
coup des quantités colossales d’énergie. L’Eveil divin est un phénomène à peu près analogue,
sauf qu’il ne s’agit pas d’explosion, mais de l’éveil d’une force qui était comme dormante.

On entend souvent dire que l’amour peut tout. Oui, l’amour peut tout. Il peut guérir toutes les
maladies, redresser toutes les infirmités, nourrir les affamés, et dissiper l’illusion de la
souffrance, la grande illusion de la souffrance. Il ne s’agit pas à proprement parler de l’amour-
énergie. Il s’agit en réalité de l’amour-force, mais rare sont les êtres qui ont éveillé l’amour-
force en eux.

Ce que vous avez de plus important à faire, c’est de cultiver l’énergie de l’amour dans votre
cœur. Bien d’autres choses sont importantes mais aucune des autres choses ne doit occulter
l’importance de cultiver l’énergie de l’amour au-dedans de vous. C’est notre première raison
d’être sur Terre. C’est en cela que la spiritualité trouve son essence : dans ce travail intérieur
qui consiste à cultiver l’énergie de l’amour.

Comment cultiver l’énergie de l’amour dans notre cœur ?

Nous ne pouvons évidemment pas répondre à cette question dans le détail, car il faudrait un
livre entier pour donner une réponse réellement utilisable. Néanmoins nous allons indiquer
quelques grandes lignes. D’abord il faut signaler que vous recevez chaque jour une aide
incalculable pour vous aider à cultiver l’énergie de l’amour dans votre cœur. Les Maîtres,
qu’ils soient ascensionnés ou pas, répandent quotidiennement ou périodiquement une
impulsion ou un rayonnement divins sur la planète. Ce rayonnement divin est offert à tout le
monde, et chacun en utilise la proportion qu’il désire, en fonction de son propre degré de
développement intérieur. Les Maîtres ne sont pas les seuls à effectuer des apports
énergétiques. Tous les Êtres de lumière et tous les Anges y contribuent, jusqu’aux travailleurs
de lumière les plus humbles. Et, comprenez-le comme vous pouvez, ou rejetez-le si cela vous
paraît impossible : Dieu lui-même impulse en permanence un rayonnement énergétique

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destiné à favoriser le développement de l’amour dans notre cœur, et l’expansion de la lumière
en toute chose.

Sous sa forme « brute », le rayonnement divin est à peu près imperceptible et, si l’on peut
dire, inutilisable pour de nombreuses personnes. Certains auteurs et certains artistes ont
cependant le pouvoir, plus ou moins aiguisé, de créer des œuvres qui ont la capacité de
faciliter la connexion entre l’individu et le rayonnement divin. De telles œuvres
n’apparaissent pas nécessairement comme des œuvres remarquables aux yeux de tous, loin
s’en faut. D’autant plus que tout le monde n’est pas « paramétré » de la même façon, et
certains réussiront à renforcer leur connexion avec le rayonnement par telles œuvres, tandis
qu’il en sera autrement pour les autres.

L’aide reçue, et les manières d’en bénéficier, sont une chose. Que doit faire, que peut faire
l’individu pour cultiver l’énergie de l’amour dans son cœur ? En quelques mots : il doit
essayer de pratiquer quelque chose de l’essence du bhakti yoga, ou quelque chose de l’essence
de la prière mystique. Ce ne sont pas les enseignements techniques en ce domaine qui
manquent. Certaines formes de concentration, certaines techniques utilisant le souffle, et la
pratique de quelque chose qui se situe au-delà de ce que nous savons en général sur la prière,
la méditation et la contemplation… c’est cela qui dessine les contours du travail dans le cœur.
Plus qu’un travail, c’est aussi une façon de vivre, une façon de placer l’amour au centre de sa
vie, et d’en vivre autant que possible les nuances et les déclinaisons.

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Clef n° 18 : Qu’est-ce que la spiritualité ?
Au fondement de la spiritualité, on trouve la notion de conscience. Et pour proposer une
définition rapide de la spiritualité, il est possible de dire qu’il s’agit de la démarche qui vise à
l’élévation du niveau de conscience. L’homme a devant lui de nombreuses possibilités de
développement. Par exemple, il peut œuvrer pour augmenter ses possessions matérielles, ou
pour affiner ses attributs physiques, ou encore pour accroître ses compétences intellectuelles.
Il n’est pas faux de souligner que la spiritualité constitue l’une des possibilités de
développement des potentialités humaines. Mais, contrairement aux autres possibilités, la
spiritualité semble concerner directement ce qu’il y a de plus essentiel en l’homme, c’est-à-
dire la conscience.

Qu’est-ce que la conscience ? Il est possible de proposer la réponse suivante : la conscience


c’est cette force subtile que nous sommes, au-delà de notre corps, de notre cerveau, et de nos
attributs corporels et cérébraux. Les caractéristiques comme la capacité de vouloir et de
désirer, la capacité de comprendre et de concevoir, la capacité de ressentir et de percevoir…
trouvent leurs racines ultimes dans la conscience, bien qu’elles s’expriment à travers le relais
cérébral et corporel. Mais on peut aussi décrire la conscience comme cette force qui, en nous,
constitue l’essence de la paix et de la volonté. Et dans cette acceptation, élever le niveau de
conscience signifie simultanément : accroître la qualité de la paix intérieure, et augmenter le
pouvoir de la volonté.

Qu’est-ce qu’on entend par paix intérieure et par pouvoir de la volonté ? La paix intérieure
dont il est question, est une manière de synthétiser tout ce qu’on peut comprendre en termes
de joie, d’amour, de bienveillance, de compassion, de sérénité, d’équanimité, etc. Autant dire
qu’il s’agit d’une expression générique pour désigner cette énergie unique qui se manifeste
par mille nuances lumineuses. On n’aurait pas tort de dire que c’est une chose indescriptible.
Mais comme toujours dans ce genre de cas, il est possible d’évoquer, d’esquisser,
d’approcher… Il appartient ensuite à chacun de faire un bond intuitif au-delà des mots, pour
saisir le véritable sens.

Et qu’en est-il du pouvoir de la volonté ? Il est beaucoup moins aisé à esquisser, que la paix
intérieure. La conscience a un certain pouvoir sur la réalité en général, et sur la matière-
énergie en particulier, et ce pouvoir est ce qu’on peut appeler la volonté. Plus le niveau de
conscience est élevé, plus le pouvoir de la volonté est grand. Et c’est exactement la même
chose du point de vue de la paix intérieure : plus la conscience est développée, plus la paix
intérieure est profonde. La paix intérieure et le pouvoir de la volonté sont deux aspects de la
conscience. Il n’est pas possible de développer un aspect, sans induire le développement de
l’autre. Et d’ailleurs, il ne s’agit pas de développer un aspect ou un autre, il s’agit de
développer la conscience.

Il faut éviter de confondre la conscience, et d’autres potentialités humaines. D’un point de vue
matériel, un être humain c’est : un corps et un cerveau. Et d’un point de vue que l’on pourrait
qualifier d’énergétique, bien que le terme soit très approximatif dans cet usage, un être
humain se compose : du substrat émotionnel, du substrat mental, du substrat neuro-
énergétique, et de la conscience. On peut définir brièvement ces différents substrats. Le
substrat émotionnel est l’aspect du cerveau qui est responsable des émotions, des sentiments
et des désirs. Le substrat mental est l’aspect du cerveau qui est responsable des pensées, des
idées et des représentations. Et le substrat neuro-énergétique est l’aspect du cerveau qui est
responsable des capacités dites paranormales.

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Du point de vue de la spiritualité, la conscience est une réalité énergétique en soi, qui ne peut
se réduire en rien à quelque aspect du cerveau et du corps. Il n’est donc pas possible de
désigner comme spiritualité, une démarche qui viserait principalement le développement des
aptitudes corporelles, cérébrales, émotionnelles, mentales ou paranormales. Néanmoins, la
spiritualité tient compte des différents aspects de l’être humain. Il faut simplement préciser
qu’elle se fonde essentiellement sur le développement de la conscience, et tout autre aspect de
l’être humain est envisagé, dans cette optique, selon ce qu’il est possible d’en tirer de valable
pour l’élévation de la conscience.

Dire que la conscience est une réalité énergétique, c’est en même temps préciser qu’il ne
s’agit pas d’une notion brumeuse ou non-substantielle. Bien que la conscience soit
nécessairement quelque chose de fluide, elle n’est pas dénuée de centres. En effet, c’est au
pluriel qu’il faut dire centres lorsqu’il s’agit de la conscience. Du moins si l’on désire intégrer
plusieurs types de spiritualité, c’est-à-dire plusieurs types de démarches partageant le même
dessein : le développement de la conscience. La conscience est donc un champ énergétique
comprenant plusieurs foyers. Mais le nombre de ces foyers n’est pas illimité, bien que le
champ énergétique général puisse se définir comme étant sans limites. Les foyers sont limités
et localisés, pour ainsi dire, tandis que le champ s’étendrait à l’infini.

Mais avant d’évoquer plus précisément cette notion de « centres de conscience », il est
nécessaire de revenir sur la paix intérieure. Quand le niveau de conscience dépasse un certain
degré de développement, la paix intérieure se transforme en paix inconditionnelle. Il n’est pas
besoin de savoir ce qu’il en est, à ce moment-là, du pouvoir de la volonté. La paix
inconditionnelle signifie évidemment : joie inconditionnelle, amour inconditionnel,
compassion totale… En d’autres termes : bonheur inconditionnel. Le seuil à partir duquel on
réalise la paix inconditionnelle, est ce qui est appelé l’Eveil, dans le sens magistral et spirituel
du terme. La conscience peut naturellement être encore développée bien au-delà de ce seuil.
Ce qui signifie qu’il existe des niveaux supérieurs d’Eveil.

Le but de la spiritualité est l’Eveil. Mais, on l’aura compris, l’Eveil est lui-même un seuil, et
non un plafond. C’est le niveau de conscience à partir duquel la paix intérieure devient
constante, et la joie intérieure permanente. C’est le niveau de conscience à partir duquel le
bonheur inconditionnel est réalisé. Mais l’Eveil n’annihile pas le mental et l’émotionnel.
L’Eveil signifie surtout que l’on demeure dans une paix intérieure stable et profonde, quoi
qu’il se passe pour le corps et le cerveau, et pour le mental et l’émotionnel. Pour le dire
rapidement, l’Eveil représente un certain niveau de développement de la conscience. L’Eveil
n’est pas la joie inconditionnelle, ou la vision directe du réel, ou la libération par rapport à
l’ego. L’Eveil n’est réductible à rien de tout ça. L’Eveil est à proprement parler la réalisation
énergétique qui caractérise la conscience éveillée, et chacune des choses mentionnées est un
attribut de la conscience éveillée.

Il est plus correct de décrire l’Eveil en termes de réalisation énergétique de la conscience,


plutôt que sous l’angle des aptitudes qui émergent naturellement d’une conscience éveillée.
Tout comme le soleil n’est pas la somme des rayons de soleil, de même la conscience éveillée
n’est pas la somme de ses aptitudes. L’Eveil a des implications spécifiques en termes de
capacités de compréhension, de perception, etc. Il serait cependant mal indiqué d’occulter la
base énergétique de l’Eveil, pour mettre l’accent sur ces implications, comme si ces
implications étaient ce qui a permis et déterminé l’Eveil. Pour reprendre l’image ci-dessus, ce
ne sont pas les rayons du soleil qui génèrent le soleil.

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Comment la notion d’Eveil s’articule-t-elle avec la notion de centres de conscience ?
L’articulation se trouve précisément dans l’équivalence suivante : l’Eveil c’est lorsque l’un au
moins des centres de conscience a été activé. Et l’on parle d’une activation énergétique
définitive et significative, et non d’une expérience transitoire de stimulation énergétique. La
chose est d’autant plus difficile à imaginer, qu’il n’existe aucun phénomène naturel qui puisse
correctement servir d’illustration. Donc, l’Eveil se produit lorsqu’un centre de conscience
s’active. On parle de conscience éveillée, quelque soit le centre de conscience spécifique qui
ait été activé. Et l’Eveillé est la personne qui a réalisé l’Eveil. On peut dire qu’il y a autant de
types d’Eveil, qu’il y a de centres de conscience. On peut parler d’Eveil au singulier pour la
raison que toutes les formes d’Eveil impliquent la paix inconditionnelle. Mais le singulier
s’arrête là.

Quels sont les différents types d’Eveil ? Il est possible d’en distinguer au moins trois types. Il
faut préciser ici que les expériences énergétiques transitoires sont autre chose que la
réalisation d’une forme ou d’une autre d’Eveil. Comme cela a déjà été souligné, l’Eveil est
une réalisation énergétique définitive, qui implique l’établissement de la conscience dans la
paix inconditionnelle. La notion de paix inconditionnelle étant elle-même extrêmement riche
en nuances internes. Une expérience énergétique transitoire n’est pas la réalisation de l’Eveil,
y compris lorsque cette expérience induit des transformations psychologiques positives et
significatives. Il existe un malentendu à ce niveau dans certains milieux, car le bénéficiaire
d’une expérience forte, peut croire qu’il a réalisé l’Eveil, alors même que sa conscience ne se
trouve pas encore établie dans la paix inconditionnelle.

Quels sont les trois types d’Eveil qui sont distingués ici ? Il s’agit de l’Eveil extatique, de
l’Eveil haral, et de l’Eveil solaire. Les termes paraîtront probablement nouveaux, mais les
réalités énergétiques qu’ils désignent sont connues depuis des millénaires au sein de
différentes traditions spirituelles. L’Eveil extatique concerne le centre de conscience situé au
sommet de la tête. L’Eveil haral concerne le centre de conscience situé dans la région du
ventre et connu sous le nom de hara. Et l’Eveil solaire concerne le centre de conscience situé
dans la région de la poitrine et connu sous le nom de sacré-cœur… Ces centres de conscience
relèvent de la seule réalité énergétique de la conscience, et leur localisation par rapport au
corps ne doit pas laisser penser qu’il s’agit d’organes subtils du corps. Il serait également
malencontreux de chercher à les identifier comme des chakras, car ce n’en est pas. Certains de
ces centres partagent la même localisation générale que certains chakras, mais au niveau des
réalités subtiles, deux choses distinctes peuvent très bien occuper le même espace.

Tous les Eveillés se ressemblent, en ceci qu’il est possible de décrire leur condition par deux
caractéristiques au moins : d’une part ils sont installés dans la paix inconditionnelle, et cette
condition peut être perçue par un observateur relativement calme, c’est-à-dire non-engagé
dans quelque forme de réaction émotionnelle ou mentale susceptible de troubler
l’observation ; et d’autre part ils sont capables, par quelque forme de transmission énergétique
directe, de susciter une expérience énergétique forte chez une personne. Ces deux
caractéristiques ont servi de matière à des milliers de témoignages impliquant des gens ayant
côtoyé des Eveillés.

L’Eveil, c’est le bonheur inconditionnel, pour l’exprimer en termes qualitatifs. Un Eveillé est
donc quelqu’un qui a réalisé le bonheur inconditionnel. Et l’Eveillé est capable, en suscitant
chez une personne une expérience énergétique significative de paix ou d’extase, de donner à
cette personne un aperçu saisissant du bonheur inconditionnel. Un Eveillé peut évoquer
l’Eveil, sous l’angle de ce que cela implique dans la compréhension du monde, dans la
représentation de l’univers, dans la perception de l’individualité, dans la vision du réel, dans

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le rapport à la structure sociale, dans la relation à autrui, dans la structure psychologique, etc.
Aussi intéressante que soit cette manière d’expliciter l’Eveil, elle ne saurait constituer une
réponse à la question « Comment réaliser l’Eveil ? ». Elle n’est même pas une réponse à la
question « Qu’est-ce que l’Eveil ? ».

L’Eveil n’accorde pas des compétences spéciales du point de vue intellectuel. En d’autres
termes, ce n’est pas parce qu’une personne est éveillée, qu’elle va acquérir de ce fait de hautes
connaissances dans un domaine qu’elle n’a jamais étudié. Par exemple l’Eveillé qui n’a pas
étudié la biologie à un niveau avancé, en sait moins en ce domaine qu’un docteur en biologie.
Si donc quelqu’un veut apprendre la biologie, il vaut mieux pour cette personne s’adresser à
un docteur en biologie, plutôt qu’à un Eveillé. Néanmoins, on peut certainement supposer que
l’Eveil augmente significativement le pouvoir de l’intuition ainsi que la capacité d’acquérir
des connaissances. Mais cela n’a rien à voir avec quelque chose comme la science infuse ou
l’omniscience. Tout comme l’Eveil ne transforme pas une personne en expert en biologie, de
même il ne transforme pas la personne en expert de science énergétique. Etant entendu que
l’on désigne ici par science énergétique, la science du substrat énergétique de l’être humain,
ce qui inclut la conscience puisqu’elle est fondamentalement une réalité énergétique. Donc,
afin d’acquérir une connaissance approfondie du substrat énergétique humain, l’Eveillé doit
passer par un processus d’apprentissage et d’étude.

Tout cela permet de comprendre pourquoi un Eveillé n’est pas nécessairement capable
d’expliquer clairement les bases énergétiques qui sous-tendent la conscience ainsi que les
autres aspects de l’être humain. Et ceci permet également d’expliquer pourquoi un Eveillé ne
comprend pas forcément en quoi consiste énergétiquement son propre Eveil. Il arrive souvent
que l’on ait un Eveillé dont la réalisation est parfaitement authentique, mais dont le discours à
propos du développement spirituel manque cruellement de précision et de pragmatisme. Ces
Eveillés ne prennent simplement pas le temps indispensable, et ne consacrent pas l’effort
nécessaire pour étudier minutieusement les fondements énergétiques de la conscience. Les
raisons à cette négligence sont probablement multiples, mais elles ne peuvent être évoquées
ici.

Même si l’Eveillé n’est pas d’emblée un expert en science énergétique, son pouvoir de
transmission énergétique peut lui permettre de stimuler le développement spirituel des autres.
Cette stimulation est parfaitement capable de suppléer les insuffisances nées d’une
connaissance intellectuelle faible et erronée du substrat énergétique. Et c’est précisément pour
cette raison que les Eveillés qui occupent la fonction d’enseignant spirituel, ne ressentent pas
la nécessité de rectifier et d’approfondir leurs connaissances intellectuelles à propos de la
conscience. L’exigence d’une connaissance approfondie de la science énergétique, ne
concerne par les Eveillés œuvrant comme enseignants spirituels. Elle concerne principalement
les chercheurs spirituels avancés qui endossent un peu tôt la fonction d’enseignant spirituel.
Car, ne disposant pas d’un pouvoir de transmission énergétique très important, ils doivent
palier à leur insuffisance énergétique par une parfaite compétence intellectuelle. Cependant,
un Eveillé qui aurait une parfaite connaissance de la science énergétique, ferait un enseignant
spirituel nettement plus pertinent.

On aura compris implicitement que l’enseignant spirituel est celui dont la fonction consiste à
aider les chercheurs spirituels à cheminer vers l’Eveil. Et un chercheur spirituel est la
personne qui aspire à réaliser l’Eveil, et qui travaille concrètement en ce sens. Peut-être est-il
besoin d’indiquer une différence entre le chercheur spirituel, et le spiritualiste. Le spiritualiste
ne recherche pas l’Eveil, bien qu’il puisse être intellectuellement intéressé par le concept
d’Eveil. Le spiritualiste est la personne qui accepte, plus ou moins clairement, certaines

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notions non-matérialistes. Un spiritualiste peut être très érudit, ou au contraire disposer de très
peu de connaissances non-matérialistes. Et il peut arriver souvent que de simples spiritualistes
aient nettement plus de connaissances non-matérialistes que des chercheurs spirituels. En
effet, le chercheur spirituel est engagé dans un travail intérieur visant l’Eveil, il n’est pas
nécessairement investi dans une accumulation ou une assimilation de connaissances non-
matérialistes.

La réalisation de l’Eveil se produit comme le résultat d’une pratique énergétique. L’Eveil ne


se produit pas seul, il découle toujours de la pratique régulière d’une forme ou d’une autre de
méditation ou de prière. Même lorsqu’un Eveillé dit s’être éveillé sans rien faire, ce rien
signifie généralement que la pratique n’était pas formalisée, à moins qu’il ne signifie que
l’Eveillé n’a pas compris intellectuellement comment il est parvenu à l’Eveil. Mais il y a
toujours une certaine ascèse intérieure dont la culture a permis la réalisation de l’Eveil. Cela,
il faut le souligner. Et on ne peut pas se considérer comme un chercheur spirituel sérieux, si
on n’est pas investi dans une pratique énergétique spécifique. A ce propos, il serait judicieux
de noter un fait qui est remarqué de tous, mais qui est rarement regardé en face. Il s’agit du
très faible taux de réussite parmi les chercheurs spirituels. Sur dix mille chercheurs spirituels,
il ne s’en trouvera que deux ou trois qui réaliseront l’Eveil au bout d’une trentaine d’années
de quête spirituelle, et l’écrasante majorité mourra certainement sans avoir réalisé l’Eveil. Ce
très faible taux de réussite tient à deux facteurs : une compréhension brumeuse et erronée de
ce qu’est l’Eveil ; et une pratique énergétique trop diluée, lorsqu’elle n’est pas carrément
fondée sur une technique ayant un niveau insuffisant de pertinence. On peut même résumer le
problème dans la dilution ou la non-pertinence de la pratique énergétique. Car l’on réalise
naturellement l’Eveil avec une pratique disciplinée et pertinente, avec ou sans une
compréhension correcte de ce qu’est l’Eveil.

On peut proposer à présent une meilleure définition de la spiritualité. Il s’agit tout simplement
d’une démarche visant la réalisation de l’Eveil. La spiritualité consiste concrètement dans la
pratique d’une technique énergétique, car l’Eveil est le résultat d’une bonne pratique
énergétique. Il existe des techniques énergétiques dont le niveau de pertinence n’est pas trop
bas. Il n’est pas question de citer des noms de techniques en particulier. Il suffit de souligner
qu’il s’agit de différentes formes de méditation et de prière, où l’accent est mis sur différents
types de concentration et certains exercices respiratoires. Les termes prière et méditation sont
génériques, et celui qui dit qu’il prie ou qu’il médite, peut désigner par là la pratique d’une
technique énergétique sophistiquée, qui n’aurait qu’un lointain rapport avec l’idée générale
que le tout public peut se faire de la méditation et de la prière. Il est à noter également qu’une
technique d’Eveil n’est pas nécessairement destinée à susciter à court ou moyen termes de
fortes expériences énergétiques. La plupart des techniques d’Eveil relativement pertinentes,
font un travail énergétique en profondeur, qui n’est pas supposé susciter des manifestations
dans les circuits énergétiques superficiels ou dans le substrat neuro-énergétique. Les
chercheurs spirituels peuvent avoir tendance à incliner vers la recherche d’expériences
énergétiques, et donc vers la pratique de techniques fournissant plus ou moins rapidement des
expériences énergétiques. Cela contribue au très faible taux de réussite parmi les chercheurs
spirituels, et la satisfaction émotionnelle d’avoir vécu une belle expérience énergétique peut
faire oublier la nécessité de faire un travail plus profond, plus sobre et plus sérieux.

La majorité des chercheurs spirituels est en réalité incapable de cheminer vers l’Eveil sans
l’aide d’une structure claire. Que donnerait le sport si les sportifs étaient livrés à eux-mêmes,
dépourvus de clubs et d’entraîneurs ? Cela virerait rapidement à l’amateurisme le plus
flasque, et l’on n’aurait pas de réels champions. On peut faire le même constat à propos de la
science, si les universités et les professeurs disparaissaient : on n’aurait plus de véritables

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experts, seulement une foule de gens qui en sauraient un peu sur tel détail, mais qui n’auraient
pas une compétence poussée en une discipline. Seuls quelques rares individus, quelque soit le
domaine, sont capables de progresser significativement sans l’aide d’une structure claire. Les
autres ont besoin d’une aide structurée. La spiritualité, pour en parler en termes sociaux,
manque de structure, et c’est cela qui induit un si faible taux de réussite. De quoi parle-t-on
exactement ? Les organisations spirituelles foisonnent, mais en général elles ont plus à voir
avec des groupes idéologiques, plutôt qu’avec des lieux de pratique. Et c’est précisément cela
qui fait défaut : des centres de méditation, pour utiliser une expression générale. Des centres
sérieux, où les gens pourront apprendre une technique suffisamment pertinente, recevoir
l’apport énergétique d’un Eveillé ou les conseils techniques d’un chercheur avancé, et
pratiquer quotidiennement environ deux heures. Si des centres de méditation pertinents
existaient, plus de trente pour cent des chercheurs spirituels qui y seraient, réaliseraient
probablement l’Eveil en moins d’une quinzaine d’années de pratique.

Mais, compte tenu du contexte occidental actuel, notamment en ce qui concerne l’attitude des
autorités publiques et des grands médias par rapport aux organisations non-matérialistes, il
vaut mieux inviter les chercheurs spirituels à redoubler de sérieux dans leur pratique
personnelle, plutôt que de suggérer la création de centres de méditation sobres et sérieux. Car
ces centres et ceux qui voudront aller y méditer, pourraient faire l’objet de la même
stigmatisation politique et médiatique. Que les chercheurs spirituels concentrent mieux leurs
efforts sur la pratique énergétique, qu’ils s’assurent que la technique de méditation ou de
prière de leur choix est relativement pertinente, et qu’ils fassent preuve de discrétion, de
sobriété et surtout de discipline. Sans une pratique sérieuse fondée sur une technique
énergétique pertinente, l’on ne peut réaliser l’Eveil. Plus il y aura de chercheurs spirituels
engagés dans une pratique sérieuse et pertinente, plus il y aura des Eveillés authentiques. Plus
vous aurez une pratique sérieuse et pertinente, plus vous aurez de chance de réaliser l’Eveil.
Pour le dire autrement : ayez une pratique sérieuse et pertinente, et vous réaliserez l’Eveil.

Références :
Ouvrage « Le don du Prophète » de Chris IWEN aux Ed. ALTESS
et chez amazon.com http://www.amazon.fr/Don-Proph%25e8te-Guide-Eveil-Spirituel/dp/2842431286/

Référence : http://www.amazon.fr/Don-Proph%25e8te-Guide-Eveil-Spirituel/dp/2842431286/
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BONUS : « Le don du prophète » aux Ed. ALTESS, extraits choisis et présentation

http://www.amazon.fr/Don-Proph%25e8te-Guide-Eveil-Spirituel/dp/2842431286/

« Le don du prophète », un livre pour répondre à un profond besoin de spiritualité.

Depuis quelques années, on peut percevoir chez les gens un désir grandissant d'être heureux.
Pas seulement de connaître des instants passagers de plénitude. Mais bien de s'ancrer
intérieurement dans une joie et une paix inconditionnelles. Certes, ce désir de bonheur n'est
pas nouveau en soi. Ce qui est nouveau, c'est l'intensité que ce désir est en train d'atteindre. Il
existe une sorte d'évolution de la compréhension globale, qui permet aux gens de se rendre
compte de deux choses : d'une part que le bonheur est la seule chose dont ils ont réellement
besoin ; d'autre part que le développement technologique et la déshumanisation de la société
sont absolument incapables de répondre à leur besoin existentiel. A une époque récente, la
technologie et les loisirs avaient encore le pouvoir de fasciner et d'abrutir. Mais aujourd'hui,
c'est presque avec un sentiment de lassitude que les gens achètent le dernier gadget et vont
voir la dernière comédie. Ils savent, avec une acuité grandissante, qu'ils ont besoin de quelque
chose de plus profond. Ils ont besoin de spiritualité.

Référence : http://www.amazon.fr/Don-Proph%25e8te-Guide-Eveil-Spirituel/dp/2842431286/
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Certes, ils sont toujours contents de nourrir leur corps, de satisfaire leur émotionnel et
d'enrichir leur intellect. Néanmoins, au-delà des nourritures physique, émotionnelle et
intellectuelle, les gens perçoivent de mieux en mieux qu'ils ont besoin d'une nourriture
spirituelle.

Mais les gens n'ont pas besoin de n'importe quelle spiritualité. Ce à quoi ils aspirent, c'est à
une spiritualité authentique. C'est-à-dire une spiritualité qui a du cœur, et qui sait diriger sa
lumière sur l'essentiel. Une spiritualité épurée, qui ne s'encombre pas de l'ésotérisme ou du
symbolisme. Et c'est là une chose bien difficile, car comment s'ouvrir à l'existence de Dieu, et
cependant ne pas se perdre dans le dédale des créatures immatérielles qui peuplent
l'invisible ? Et comment demeurer centré dans sa divinité intérieure, et cependant ne pas se
laisser distraire par la forêt immense des énergies de la personnalité et du corps ? Car la
spiritualité authentique évoque seulement la présence de Dieu, à l'intérieur de l'individu et au-
delà de l'horizon du monde visible. Et la véritable spiritualité s'adresse uniquement au cœur,
car c'est dans le cœur que se trouve la présence du Divin.

L'aspiration au bonheur inconditionnel est en train de devenir une dynamique importante dans
l'existence de beaucoup. Mais alors que l'aspiration est en train de grandir, les gens réalisent
qu'il existe très peu de spiritualité authentique dans ce qui leur est proposé. C'est-à-dire, très
peu de spiritualité authentique dans les enseignements et les messages qui sont donnés. Il y a
des enseignements très sophistiqués et parfois complexes, qui peuvent aider la psyché à
s'extraire de certaines difficultés. Il y a des messages très éclairants et parfois prophétiques,
qui peuvent aider l'individu à se représenter un futur meilleur. Toutes ces choses sont
intéressantes et importantes. Mais rares sont les choses vraiment essentielles, capables d'aider
le cœur à s'ouvrir, et capables d'aider la divinité intérieure à éclore. Or, l'objet d'un véritable
enseignement spirituel n'est-il pas d'aider chacun, aussi puissamment que possible, à éveiller
sa divinité intérieure ? Et le bonheur inconditionnel, n'est-ce pas un autre nom pour désigner
l'éveil de la divinité intérieure ?

Or, parmi les moyens les plus efficaces pour aider les gens à ouvrir leur cœur et à éveiller leur
divinité intérieure, il y a les livres spirituels. Et qu'est-ce qu'un livre spirituel ? C'est un livre
qui parle le langage du cœur, et qui est investi du pouvoir, plus ou moins intense, de stimuler
et de nourrir le développement et la maturation du cœur. Un tel livre ne peut être écrit qu'avec
le cœur. « Le don du prophète » est donc un livre spirituel. Mais ce n'est probablement pas un
livre spirituel « ordinaire ». D'un point de vue littéraire, « Le don du prophète » est très
certainement un chef d'œuvre. Car son style est une sublimation du langage évocatoire,
quelque chose de rare qui franchit les frontières de la raison et pénètre directement dans le
royaume de l'intuition. D'un point de vue spirituel, il s'agit d'une œuvre qui incarne et véhicule
une énergie extraordinairement puissante. Une énergie qui a sûrement la capacité de régénérer
le cœur, et de soutenir solidement le lecteur dans sa quête de l'éveil de la divinité intérieure.

Ce livre est un véritable « don spirituel » offert à l'humanité. Sa simple lecture ne vous
donnera peut-être pas l'Eveil divin. Mais si vous savez vous ouvrir à son énergie, et si vous
savez le lire avec votre cœur, il sera un guide puissant dans votre voyage vers l'Eveil divin. Si
le monde des mots et des idées a cessé de vous cacher la lumière de l'intuition, et si vous avez
conscience qu'il existe au fond de votre cœur une énergie vivante qui demande à grandir, alors
ce livre a été écrit pour vous. « Le don du prophète » n'enseignera rien à votre intellect, mais
il dévoilera et stimulera l'intelligence de votre propre cœur. Car c'est cela un guide spirituel :
une aide qui ouvre le cœur et intensifie la lumière intérieure.

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« Le don du prophète », un retour à l'essence de la spiritualité.

« Le don du prophète » est un livre qui se présente comme un guide d'éveil spirituel. Mais
cette présentation ne doit pas induire l'image d'un guide de la vieille école, c'est-à-dire un
grimoire aride ou austère. Ce livre n'est ni un manuel ésotérique, ni un roman initiatique.
Alors de quoi s'agit-il ? Il s'agit d'un rappel de ce qui est essentiel. Et plus encore : il s'agit
d'une énergie mise en mots. Une énergie capable d'élargir le sourire intérieur, et capable de
placer la conscience dans un espace où la paix et la joie cessent d'être des mots, et deviennent
des réalités palpables. Même s'il ne s'agit pas littéralement de « la parole de Dieu », il est
indéniable qu'à travers cette œuvre on entend clairement « la voix du Divin ». C'est une œuvre
qui vient enrichir ce que les écrits spirituels ont offert de meilleur à l'humanité.

Qu'est-ce qui est essentiel ?

Tout le monde comprend que quelque chose va mal dans cette humanité. Entre les guerres qui
opposent un pays contre un autre, les conflits qui font rage entre l'homme et son prochain, les
conditions difficiles qui affligent le grand nombre à cause de l'égoïsme de quelques-uns, et les
souffrances intérieures qui obscurcissent l'existence de beaucoup, l'évidence est là : il existe
un véritable « mal-être » qui affecte l'ensemble de l'humanité. Et ce ne sont pas le dernier
« bon » roman policier et la dernière « bonne » chanson pop, qui vont pouvoir aider à la
guérison de ce « mal-être ». Et malgré l'accumulation et la succession d'analyses savantes, le
fond du problème semble échapper à tous. Et quel est le fond du problème ? Il est très simple
à comprendre : dans la conscience humaine, il y a trop de ténèbres, et trop peu de lumière.
Mais on peut le dire autrement : dans la conscience humaine, l'ego est hyperactif, tandis que le
cœur est comme endormi. Ce qui est essentiel, c'est donc d'aider la lumière à grandir, c'est-à-
dire « aider le cœur à s'éveiller ».

Contribuer à l'éveil des cœurs, est-ce là la raison d'être du livre « Le don du prophète » ?

Oui, c'est sa raison d'être. Et puis, pour quelle autre raison un chercheur spirituel prendrait-il
la plume ? Faire en sorte que les gens puissent se détendre et se divertir, cela est une bonne
chose dans une société où le stress devient une maladie mentale très répandue. Mais permettre
aux gens de se recentrer et de s'élever, cela est absolument nécessaire. Mais que signifie
exactement « aider les cœurs à s'éveiller » ? Cela signifie : faire en sorte que l'amour solaire
qui sommeille au fond des cœurs, puisse se réveiller, se secouer et entrer en expansion. Car
s'il existe une puissance capable de dissiper les ombres et d'instaurer le règne de la lumière
tant au-dedans de chacun que dans le monde, c'est bien cet amour solaire. Il n'est pas question
d'acquérir de nouvelles connaissances ou de nouvelles informations. De quoi est-il question
alors ? Il est question de recevoir le don dans votre cœur, afin que son énergie vous aide à
réveiller votre propre lumière intérieure. Chaque phrase et chaque expression du livre, ont été
modelées avec le cœur, afin de véhiculer l'énergie spirituelle capable d'aider à l'éveil de votre
cœur. Si vous voulez pleinement bénéficier de cette énergie, c'est avec votre cœur que vous
devez embrasser le livre.

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Le don est donc une énergie spirituelle ? N'est-ce pas un enseignement spirituel ?

Le don est une pure énergie spirituelle, dont la danse des mots est un véhicule. En réalité, ce
don est destiné à tous. Il n'est pas seulement destiné aux spiritualistes, c'est-à-dire à toutes ces
personnes qui sont déjà sensibles à l'existence du Divin. Il est également destiné aux
matérialistes. En effet, tout homme est sensible à l'amour, et personne n'ignore, au fond de son
cœur, que l'amour est la force la plus puissante de l'univers. Mais le véritable amour est en
sommeil au centre du cœur. Aider à le réveiller, afin que les hommes deviennent pleinement
des êtres solaires : telle est l'œuvre intérieure que le don opère en vous. Certes, il faut préciser
que le don est seulement une aide. Cette aide ne fera pas le travail à votre place. Mais elle
s'ajoutera à votre propre effort, pour autant que vous vous laisserez visiter par son énergie.

« Le don du prophète » parle de l'Eveil solaire. De quoi s'agit-il ?

L'homme véritable est une âme immortelle. Le corps dense (et son cerveau bien entendu)
n'est, pour ainsi dire, qu'un support transitoire. Par le processus de la naissance, l'âme investit
le corps. Et l'âme quitte ce corps par le processus de la mort. L'âme existait bien avant la
naissance du corps, et elle existera encore bien après la mort du corps. L'âme est immortelle,
et rien de ce qui se passe au cours de l'incarnation ne peut l'altérer. C'est aussi simple que ça.
L'âme possède en son centre un noyau énergétique. C'est la divinité intérieure. Et c'est le
soleil intérieur. Dans sa condition de base, le soleil intérieur est en sommeil. Pour que le soleil
intérieur s'éveille, l'âme doit entreprendre le travail solaire. C'est-à-dire le travail intérieur qui
consiste essentiellement à développer le feu intérieur dans le coeur. L'Eveil solaire est réalisé
lorsque le soleil intérieur a été éveillé. Et le soleil intérieur ne s'active que lorsque le feu
intérieur a atteint un certain degré de développement. L'Eveil solaire signifie donc l'activation
du soleil intérieur. C'est comme si un astre éteint et froid s'allumait subitement et
définitivement pour devenir un soleil actif et radieux. Imaginez la différence radicale qui
distingue le petit caillou froid, du grand soleil éveillé. Nous ne parlons donc pas d'un simple
épisode de stimulation ou de tressaillement du soleil intérieur. Nous parlons d'une activation
profonde et définitive du noyau énergétique de l'âme. Voilà la destination à laquelle vous
invite « Le don du prophète ».

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« Le don du prophète » : Extrait 1- La nature de Dieu

La nature de Dieu
Une force infinie et incréée,
À la conscience absolue et à l'intelligence parfaite,
Dont l'énergie illimitée imprègne et excède sans horizon la totalité sans bornes de l'espace,
Et habite l'intimité infinitésimale de toute chose ;

Une force à la subtilité ultime,


Mais à l'existence éternelle ;

Une force omniprésente qu'aucune main et qu'aucune machine ne peuvent saisir,


Mais que seul le cœur ouvert est capable de percevoir,
Tout cela et un absolu au-delà de tout ce qui existe :
Telle est la réalité de ce Suprême des suprêmes que vous appelez Dieu.

Et pendant que vous vous demanderez peut-être si mes mots ont un sens autre que celui qui se
répandrait en métaphores aux contours de la pensée,
Et pendant que vous vous retournerez peut-être en pensée vers le monde,
Avec une pointe d'inquiétude dans les yeux,
Afin de vous assurer que nul ne vous aura aperçu en train d'acquiescer à des paroles aussi peu
conformes à la raison matérialiste
Cette pensée qui règne en maître dans les sphères qui sécrètent les idées autorisées…

Pendant ce temps,
Où votre cœur se sera peut-être incliné une fois de plus devant l'imposant édifice des autorités
intellectuelles de votre époque,
La bénédiction de Dieu aura continué de reposer sur vous,
Et la voix silencieuse de Dieu aura continué à vous murmurer la seule chose que Dieu ait
jamais dite
à une âme vivante :
« Aime de tout ton cœur et tu deviendras ce que je suis. »

**
*

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Et voici ce que je vous dis :
Dieu n'attend rien de vous,
Et il vous exhorte seulement à éveiller ce qui en vous est de sa nature immortelle :
Votre divinité intérieure.

Vous auriez peut-être aimé que mes paroles soient des paraboles et des métaphores,
Et que leur sens ne renvoie en vérité qu'aux réalités matérielles et psychologiques de votre
existence ordinaire.
Mais c'est moi qui vous demande d'écarter le voile de la matière
Et d'oser regarder le monde à travers l'intelligence de votre cœur,
Car mes paroles ne sont pas des allégories pour exprimer les divers visages de la matière et de
la psyché,
Mais seulement de petites ombres sur un support,
Des ombres qui rendent témoignage à la vérité de l'essence de la conscience et de l'essence de
la vie.

Que m'importe si vos oreilles n'ont peut-être jamais appris à aimer autre chose que les sagesses et
les plaisirs de la matière et de la psyché :
Je dois dire la divinité intérieure et l'amour qui l'éveille,
Et laisser le soin à votre cœur de se saisir de mes paroles et de faire de cet écrit une aide pour
cheminer dans les hauteurs des réalités de la conscience.

Soyez fier de votre aspiration à la réalisation spirituelle,


Et vivez-la sans vous cacher des incrédules,
Sans vous lancer à l'assaut des incroyants,
Et sans vous prosterner devant des enseignants spirituels :
Vivez votre aspiration spirituelle en prenant l'éveil de la divinité intérieure pour seul but,
Le cœur pour seul temple de prière et de méditation,
Et l'amour pour seule science.
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« Le don du prophète » : Extrait 2 – Le pardon

Le Pardon
Quand vous pardonnez, vous vous libérez de votre propre ombre intérieure, et vous libérez
l'autre de son ego ombragé.
Et parce qu'il faut toujours tendre vers la lumière,
Et parce qu'il faut toujours être et agir au monde comme un fils de Dieu conscient de sa
dignité et de sa grandeur,
Il faut savoir pardonner,
Car le pardon est la réponse de la lumière devant la manifestation de l'ombre,
Et le pardon est comme un insigne royal apposé sur votre cœur,
Et cet insigne brillera chaque fois que vous pardonnerez,
Et de leur demeure céleste, même les anges en verront l'éclat.

Pardonnez, comme la terre pardonne à l'éclair quand il frappe avec aveuglement sur les flancs
d'une montagne protectrice ou sur le torse d'un cèdre millénaire.
Pardonnez, comme l'hirondelle pardonne à la grêle quand elle s'abat comme un intrus sur les
ébats joyeux des messagers du printemps.
Et pardonnez encore, comme le majestueux hibou aux yeux cernés d'or pardonne au soleil
lorsqu'il dissipe le règne de la nuit et repousse tous les seigneurs qui voient de la lumière dans le
drap opaque du soir.
L'ombre a-t-elle jamais été pourvue d'intelligence ?
La ténèbre a-t-elle jamais été habitée par la sagesse ?
Et comme vous pardonnez à un albatros maladroit qui se cogne contre votre épaule,
Parce que ses yeux pensaient déjà au large tandis que ses ailes décollaient à peine du quai,
Et comme vous pardonnez à la taupe aveugle qui grignote un peu de votre lanière en pensant
se délecter d'une racine de betterave,
De même vous devez pardonner à votre prochain,
Car tout mal que l'homme peut faire n'est jamais que le fait de son ombre,
Et jamais l'expression de son être spirituel.
Le pardon délie les entraves de l'ombre et donne un élan accru afin que le cœur s'envole et
poursuive son voyage divin.

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Et si vous cherchez en vous la force de pardonner et que vous ne la trouvez pas,
Alors souvenez-vous de ce que vous êtes :
Une âme immortelle à laquelle rien ne peut nuire, et que l'amour seul peut grandir.
Et si vous voulez faire chaque jour un pas vers la lumière et un pas dans la lumière,
Alors laissez votre amour accorder à tous un pardon total et permanent,
Car le pardon ouvre un espace grand comme l'univers,
Et détruit ces tentacules de l'ombre qui n'ont de cesse d'entraver la conscience dans son
ascension vers l'état de réalisation solaire.
Vous êtes un soleil immortel, et l'ombre est comme une éclaboussure éjectée d'une petite flaque
d'eau agitée par les désirs et les réactions de la personnalité,
Et comment cette éclaboussure minuscule pourra-t-elle amoindrir l'intensité du soleil, et en
corrompre la pureté ?

Avant même que rien ne soit fait, la chaleur du soleil aura séché la petite flaque,
Et il ne restera de l'ombre qu'une poussière sèche et une crevasse vide.
Que votre amour soit fort, et votre ombre reculera, et elle disparaîtra complètement au jour de
votre Éveil solaire.
Mais si vous vous détournez de l'amour,
C'est comme un sable mouvant qui engloutit un passereau imprudent
Que l'ombre se saisira de votre personnalité et l'habillera d'un vêtement d'aigreurs et
d'irritations.
Mais même lorsque l'ombre aura tout recouvert en vous,
Il suffira d'une pulsation de votre cœur pour déchirer le voile des ténèbres et faire jaillir la
lumière.

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Référence : http://www.amazon.fr/Don-Proph%25e8te-Guide-Eveil-Spirituel/dp/2842431286/
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« Le don du prophète » : Extrait 3 – L’amour fraternel

L’amour fraternel
Qu’est donc le regard fraternel ?
Si ce n’est cette connaissance intérieure,
Fondée sur l’intelligence du cœur,
Qui murmure inlassablement qu’au-delà de son corps et de sa psyché,
L’autre est en vérité une âme dont l’essence est divine.
Et l’amour fraternel,
Cela n’est-il pas la réponse de votre cœur à cette connaissance rendue visible par vos yeux de
lumière ?

L’amour fraternel fait un bond au-delà des apparences charnelles et psychiques,


Et il est imperméable aux ombres et aux obscurités qui gémissent ou ricanent entre les rides et
les grimaces des visages,
Et comme la flèche de feu d’un arc de vie,
Il vole droit dans le cœur de la vérité et embrasse ce qui en l’autre est tissé dans la lumière.
Il y a d’abord le regard physique,
Puis le regard affectif,
Et quand l’homme se secoue de sa torpeur et fait lever en lui le désir d’aller à la rencontre de
son prochain,
Alors il ouvre plus grand son cœur
Et le regard fraternel se déploie comme une lumière nouvelle qui émerge à travers les yeux.

« Il y avait là jadis, se dit l’homme qui naît à l’amour fraternel, des frontières et des nations.
Et dans ces enclos et ces carcans : des gens de ce pays-ci et des individus de cette contrée-là.
Et entre eux le voile ténu de l’étranger. Mais j’ai ouvert les yeux à l’amour. Et je ne vois
plus autour de moi que des êtres-frères dignes du meilleur de mon amour. Car purs en essence.
Des voyageurs de l’infini qui portent dans leur intériorité la lumière qui guide leur vol et les
conduit, comme moi, vers la réalisation de l’absolu. »

**
*

Quand l’amour fraternel brûle dans votre cœur, le pardon vient naturellement dans vos pensées
et dans vos émotions,
Car ce qui exprime le mal, en vous comme en l’autre, n’est jamais l’âme immortelle,

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Mais seulement la dynamique transitoire de l’ombre de la psyché et de l’imperfection de la
chair.
Regardez donc autour de vous et au-dedans de vous,
Et accordez un pardon permanent à tous,
Car c’est ainsi que votre amour grandira et se transformera en quelque chose de plus vivant.
Voir l’âme immortelle en toutes circonstances, et traverser les surfaces superficielles d’ombres et
d’imperfections sans quitter des yeux le ciel intérieur,
C’est là le fruit d’un effort de la volonté du cœur,
Et c’est là l’expression de la conscience.

Comme le soleil du matin,


Dissipez les brumes de la nuit et levez-vous comme un roi intemporel,
Bien haut dans le ciel de votre vie.
Mais ne déclinez pas comme le soleil,
Restez au zénith de votre lucidité sans faillir,
Même si vous faiblissez parfois,
Et même si la somnolence vous tourne autour.
L’amour fraternel est ce qui dissoudra les murs et les barrières de la société des hommes,
Car le regard fraternel révèle l’unité fondamentale de tous les êtres.
Nous sommes tous des fils de Dieu,
Et aucun fils de Dieu n’est au-dessus ou en dessous d’un autre,
Car Dieu a doté chaque âme de la même divinité intérieure.

**
*

Et je vous entends dire derrière votre réaction au transitoire :


« L’autre n’est-il pas différent de moi ? Ne vois-je donc pas que sa peau a une couleur que je
ne suis pas sûr d’apprécier ? Et ses cheveux, et les traits de son visage, et le timbre de sa
voix ? Ne sont-ce pas là des choses qui parfois peuvent me faire reculer d’un pas et m’arracher
une grimace désagréable ? Et comment puis-je aimer celui qui me nuit et entrave ma route ?
Tout autour de moi s’étend une forêt de différences et d’antagonismes. Et chacun de mes pas
dans cette forêt se heurte à des choses que je ne puis aimer ou même tolérer. »

Et la montagne du refus d’aimer est construite d’une infinité de choses :


Les défauts de l’autre, ses vices, ses imperfections, ses excès, ses fautes, ses erreurs…
Et je vous dis :

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« Élevez votre regard. Et au lieu de vous abîmer dans les attributs du mortel, allez à la
rencontre de l’immortel ! Dépassez donc le regard physique, et surmontez aussi le regard
affectif. Et immergez-vous dans le regard fraternel. Car il révèle une vérité plus grande :
chaque homme est digne du meilleur de notre amour, parce que son essence est lumière. »

**
*

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« Le don du prophète », un livre pour aider les coeurs à s'éveiller

De temps en temps, les hommes et les femmes nourrissant dans leur cœur une profonde
aspiration à la lumière sans ombre, ont le bonheur de voir paraître un livre capable de leur
apporter une aide significative sur le chemin conduisant à la paix et à la joie inconditionnelles.
Certes, chaque livre peut aider un peu. Mais certains livres véhiculent une énergie
particulièrement puissante, et cette énergie fait d'eux des livres essentiels. « Le don du
prophète » est indéniablement l'un de ces livres essentiels. Et beaucoup seront probablement
d'avis qu'il s'agit d'un chef-d'œuvre, non seulement du point de vue de la littérature spirituelle,
mais aussi de celui de la littérature générale.

Un guide d'éveil spirituel

« Le don du prophète » est un « guide d'éveil spirituel ». Cela signifie que son propos n'est pas
de divertir le mental-émotionnel, mais de nourrir le cœur. C'est un livre que l'on ouvre dans le
dessein de se recentrer et de revenir à la source intérieure de la paix et de la joie. Certes, celui
qui l'ouvrira avec le seul désir de se divertir, y trouvera matière à étancher sa soif, car le
plaisir de la lecture a été une dimension importante dans l'écriture de ce livre. La qualité
minimale d'un bon livre n'est-elle pas d'être agréable à lire, quel que soit son propos ? Pour
que « Le don du prophète » soit d'une lecture aussi agréable que possible, il a été écrit dans un
style d'une grande pureté, et la structure des phrases et des paragraphes a été pensée afin de
générer une mélodie silencieuse. S'il y a un petit effort à faire de temps en temps pour
pénétrer certaines formulations imagées, c'est un petit effort que l'on fait avec plaisir. En effet,
ce petit effort est comme celui que l'on ferait pour ouvrir une bouteille contenant une boisson
désaltérante.

Néanmoins, pour bénéficier de ce que « Le don du prophète » apporte réellement, il faut


approcher le livre un peu comme on pénètre dans une église vide : avec un désir de
recueillement. Nous avons tous senti cette étrange différence : à la messe du dimanche,
l'église pleine de monde paraît perdre quelque chose de son caractère sacré ; mais lorsqu'elle
est vide, elle paraît remplie d'une énergie invisible. Nous pouvons faire la même expérience
avec une mosquée, avec une synagogue, ou avec n'importe quel autre temple de prière. C'est
quand le lieu de prière est vide de monde, qu'il est comme rempli d'énergie spirituelle, et il
faut se tenir seul en son centre pour ressentir cette énergie et y puiser la force nécessaire pour
soutenir et faire grandir notre foi. « Le don du prophète » est comme un temple de prière
vide : il est rempli d'une énergie invisible que nous pouvons ressentir si nous nous approchons
avec le désir de communier avec la lumière spirituelle.

Le rayonnement divin

« Le don du prophète » s'ouvre sur un événement remarquable. Les habitants d'une cité ont
prié le ciel, car ils aspiraient à éveiller leurs cœurs, afin de réaliser la liberté et la joie
inconditionnelles. Ils ont prié, afin de recevoir un guide, ou un enseignant, quelqu'un qui
puisse les aider dans la quête de la réalisation spirituelle. Et le ciel leur a répondu, en leur
envoyant un Maître divin. Le Maître est demeuré parmi eux pendant plusieurs lunes, peut-être
plus longtemps encore. Mais il s'est contenté d'agir, c'est-à-dire de guérir les malades et de
nourrir les affamés, au lieu d'enseigner. Et c'est seulement à l'occasion de son départ qu'il a
offert un livre aux habitants de la cité, en leur dévoilant que ce livre exposait la science de la
réalisation, dans un langage à la fois clair et concentré. Ce livre, c'est évidemment « Le don

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du prophète ». Vous aurez compris que cette manière d'introduire le livre, est en partie
symbolique.

Néanmoins les Maîtres divins existent, même si leur mode d'existence se situe au-delà ou en
dehors de nos schémas habituels de réalité. On peut les appeler les « dieux bienveillants » ou
les « seigneurs des anges », les noms importent peu. Et toute personne qui est parvenue, au
moins une fois, à se concentrer fermement et totalement dans son cœur, pendant suffisamment
longtemps, est déjà entrée en contact avec le rayonnement divin des « seigneurs des anges ».
Le rayonnement divin n'est émis que dans un seul but : aider les cœurs à s'éveiller. « Le don
du prophète » est, en un certain sens, une matérialisation de ce rayonnement.

La spiritualité, dans sa profondeur et sa simplicité

« Le don du prophète » est un ouvrage de spiritualité. Il ne faut pas confondre les choses entre
elles. Un ouvrage de spiritualité n'est pas un ouvrage d'ésotérisme ou d'occultisme, et encore
moins un ouvrage sur le paranormal. S'il faut rapprocher la spiritualité de quelque chose, ce
serait de la religion. Car au centre de la religion et de la spiritualité, se trouve la même
intuition fondamentale du Divin. Ceux qui distinguent « religion et spiritualité » d'une part, et
« ésotérisme et paranormal » d'autre part, ont tout à fait raison. Et dans le couple « religion et
spiritualité », la religion évoque surtout le Dieu extérieur, tandis que la spiritualité évoque
essentiellement le Dieu intérieur. La spiritualité vraie est, dans son expression la plus simple,
la quête de la réalisation intérieure.

Mais il faut préciser ce qu'est la réalisation intérieure. En effet, l'individu peut se réaliser sur
plusieurs plans : moral, psychologique, intellectuel, affectif, physique, matériel ou social.
Mais ces différentes formes de réalisations demeurent des réalisations « extérieures » du point
de vue de la pensée spiritualiste. Pour la pensée spiritualiste, ce qui fait l'essence de l'homme,
ce n'est pas le corps-cerveau ou le mental-émotionnel. Ce serait plutôt le cœur spirituel, c'est-
à-dire un noyau intérieur et subtil qui ne peut se réduire à aucune structure matérielle, et qui
se trouve au-dedans de chacun. La réalisation intérieure dont il est question dans la
spiritualité, se rapporte donc à l'ouverture ou à l'éveil du cœur spirituel. Il s'agit beaucoup plus
d'un processus énergétique intérieur, que d'un affinement des vertus morales ou des qualités
psychologiques. Néanmoins, et c'est peut-être là le plus extraordinaire, le processus
énergétique dont il est question, se fonde sur l'énergie de l'amour.

L'important est d'apporter de l'énergie au lecteur

Souvent, quand nous avons besoin de réconfort, nous nous rapprochons de nos amis ou de
notre famille. A ces moments là, un mot de gentillesse, un geste de tendresse ou une étreinte
affectueuse ont plus de valeur que des explications techniques et détaillées sur l'état de notre
vie ou la nature de notre problème. Le besoin de réconfort est quelque chose que nous avons
tous ressenti, et nos proches sont généralement là pour nous aider. Mais il existe un autre
besoin, qui ressemble de loin au besoin de réconfort, mais qui est plus profond. C'est le besoin
de se ressourcer. Quand ce besoin se manifeste en nous, il est assez rare que nous puissions
clairement l'identifier. Et dans de nombreux cas, nous ne savons simplement pas comment y
répondre. Le mot d'un ami est insuffisant, et le geste d'un proche ne peut étancher une soif de
cette nature. Le besoin de se ressourcer : c'est le cœur qui veut respirer davantage, c'est le
cœur qui veut s'ouvrir davantage, c'est le cœur qui veut grandir. Et il n'y a qu'une seule chose
qui puisse permettre au cœur de respirer, de s'ouvrir et de grandir : c'est l'amour divin. Et
l'amour divin, c'est aussi bien le rayonnement des « dieux bienveillants », que le rayonnement
intrinsèque du cœur spirituel lui-même.

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Quel est l'objet d'un livre de spiritualité ? Ceux d'entre nous qui ont lu des chefs-d'œuvre de
spiritualité comme « Le prophète » (de Khalil Gibran) ou « L'Alchimiste » (de Paolo Coelho),
et ceux d'entre nous qui liront « Le don du prophète » (de Chris Iwen)… ceux-là
comprendront aisément qu'un livre de spiritualité a pour dessein de répondre au besoin de se
ressourcer. Il ne s'agit pas de répondre à la soif d'érudition de quelques-uns, il s'agit de
répondre au besoin d'élévation intérieure de tous. « Le don du prophète » permet au lecteur
d'entrer en contact plus étroit avec l'amour divin, et donc avec le pouvoir d'inspiration et de
régénération de l'amour. Il permet aussi au lecteur de s'abreuver à une source d'énergie qui se
renouvelle sans cesse, et qui sera toujours neuve et pure à chaque rencontre entre le lecteur et
le livre. Car l'amour divin ne saurait perdre de sa fraîcheur. Quand nous nous immergeons
dans un livre essentiel, et quand nous allons à la rencontre de son message avec un cœur
ouvert, nous en ressortons avec le profond sentiment de la présence intérieure de Dieu. Ce
sentiment est même une sensation. Et cette sensation nous donne de la force, et nous aide à
cheminer vers la réalisation spirituelle.

La divinité intérieure

Chacun d'entre nous est doté, pour ainsi dire, d'une divinité intérieure. Cette divinité intérieure
est le noyau énergétique de notre être. C'est notre essence. L'objet de la démarche spirituelle
est de cheminer vers l'éveil de cette divinité intérieure. Et l'objet des livres de spiritualité est
d'aider chacun à cheminer vers l'éveil de la divinité intérieure. Tout cela se rapporte-t-il
uniquement à une manière symbolique de décrire la grandeur métaphysique de l'être humain ?
Non, ce n'est pas uniquement cela. La divinité intérieure est la présence intérieure et concrète
du Divin. Ce n'est pas seulement une représentation symbolique de notre noblesse
fondamentale, c'est un noyau énergétique au centre de notre cœur subtil. Il est dit que chacun
d'entre nous a le potentiel de devenir un « être solaire », c'est-à-dire un être ayant conquis la
liberté et la joie transcendantes. En d'autres termes, nous sommes des dieux « en potentiel »,
et nous deviendrons des dieux « en fait » lorsque notre divinité intérieure aura été éveillée.

Notre personnalité relative, avec sa partie obscure que l'on appelle l'ego et qui se trouve être la
source de toutes les souffrances mentales et émotionnelles… notre personnalité relative est
seulement un voile superficiel posé à la surface de notre être véritable. Notre personnalité
relative oscille entre les souffrances et les plaisirs, et il est vrai que nous nous identifions
souvent à elle dans cette ronde parfois absurde. Mais nous ne sommes pas la personnalité
relative. Nous sommes un être d'essence divine. Aussi réels que peuvent sembler les affects
du mental et de l'émotionnel, ce ne sont là que pellicules transitoires. « Le don du prophète »
aidera son lecteur à approfondir sa compréhension intuitive du caractère illusoire des
souffrances et des plaisirs de la personnalité relative. Cette compréhension est importante sur
le chemin spirituel. Un être humain qui s'identifie à sa personnalité relative, ressemble à un
aigle royal qui se serait enchaîné lui-même, ou qui aurait été enchaîné, à une dalle massive en
béton. L'aigle ne saurait prendre son envol s'il ne brise d'abord ses chaînes. De même, nous
devons, par la compréhension intuitive, briser l'illusion hypnotique qui nous fait croire que
nous sommes la personnalité relative.

« Le don du prophète » permettra surtout, à ceux d'entre nous qui l'accueilleront avec le cœur,
d'approfondir la compréhension suivante : nous sommes d'essence divine, et l'Eveil divin est
notre destination, pour autant que nous le voudrons de tout notre cœur. Il est important d'avoir
une perception intérieure sans cesse plus affinée, de notre essence divine. Cela permet non
seulement de ne pas se laisser submerger par les vicissitudes de l'ego et du monde, mais aussi
de garder le contact avec la joie et la paix intérieures. Quand nous savons garder le contact,

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nous pouvons revenir au-dedans de nous-mêmes, et goûter quelque chose de cette existence
divine qui nous attend et qui nous appelle.

L'amour divin

Un « guide d'éveil spirituel » nous apporte essentiellement de l'amour. C'est-à-dire de l'amour


divin. Son propos n'est pas de nous apporter des connaissances et des informations, même s'il
nous permet d'affiner notre compréhension. Son propos est de nous apporter cette nourriture
subtile qui aidera notre cœur à s'ouvrir et à s'éveiller. Nous parlons bien d'une aide, et non de
quelque chose qui fera le travail à notre place. Oui, un « guide d'éveil spirituel » est de
l'amour exprimé et offert sous forme de mots. Et les mots ne sont qu'un véhicule, ce qui
importe c'est l'énergie qui est véhiculée, et non l'instrument qui sert de véhicule. C'est
pourquoi le lecteur attentif ne s'attache pas aux mots, mais essaie de s'ouvrir à la réalité au-
delà des mots. Lire « Le don du prophète », c'est comme boire à une source d'énergie
intemporelle, et c'est comme se laisser ensemencer par la parole de Dieu.

Si nous lisons avec le désir de trouver des réponses à nos nombreuses questions, sans doute
trouverons-nous des éclaircissements, des confirmations et même des révélations. Mais
comme cela est pâle à côté de l'énergie qui palpite dans chaque phrase et dans chaque image,
et qui nous nourrira assurément si nous ouvrons notre cœur. « Le don du prophète »
n'enseigne rien, mais il nourrit et régénère. Cela est le propre d'un livre essentiel, et plus
encore, celui d'une œuvre spirituelle magistrale. Car ce qu'il y a d'important à savoir est déjà
connu. Et de quoi s'agit-il ? De ceci : « Seule la réalisation divine est vraiment importante, et
seul l'amour est capable de nous y conduire ». Sachant cela, un bon ouvrage spirituel s'attache
à nourrir son lecteur avec l'amour le plus pur et le plus intense, car c'est cela qui le fera
progresser vers la réalisation du Divin.

La prière essentielle

L'amour reçu à travers un livre essentiel, est évidemment une grande aide. Et pour la plupart,
nous sommes en général reconnaissants, lorsque nous prenons le temps d'y songer avec
sérénité et humilité, de recevoir un tel don. Mais si nous ne prions pas, le meilleur des livres
aura beau nous offrir le plus grand amour possible, nous ne progresserons pas vraiment vers la
réalisation du Divin. Dans la quête de la réalisation intérieure, l'accumulation des
connaissances et des expériences n'est en rien significative. Le fait de recevoir de l'amour, de
la part d'un livre essentiel, d'un ami spirituel, d'un ange invisible ou d'un Maître incarné, est
déjà plus significatif. Mais ce qui est crucial, c'est la prière. « Le don du prophète » a aussi été
écrit pour donner l'envie et la force de prier avec le cœur. La prière essentielle est
extrêmement simple, puisqu'elle consiste en ceci : rayonner de l'amour à l'infini avec le cœur,
par un effort et une volonté du cœur. Il n'y a pas de techniques compliquées ou de formules
savantes à apprendre. Il n'y a pas de postures particulières à adopter, ou de gestes spéciaux à
effectuer. Il n'y a que l'amour à rayonner avec son cœur, et seulement cela.

La voie qui conduit à la réalisation divine est dépourvue de la moindre complexité


méthodique. La clef se trouve dans un pur effort de rayonnement par le cœur. Notre mental
croit que cela devrait être complexe et nécessiter des connaissances sophistiquées. Notre
émotionnel croit que cela devrait être difficile et exiger des ajustements et des travaux
psychologiques sans fin. Mais, si nous prenons le temps de regarder les choses avec notre
cœur, nous comprenons que c'est simple, infiniment simple. La prière essentielle est plus
simple que de faire du vélo. Il faut seulement quelques minutes pour apprendre en quoi elle
consiste. Mais après, il faut une pratique régulière. C'est ainsi : en priant avec notre cœur,

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nous nourrissons notre flamme intérieure, et c'est quand cette flamme atteint sa maturité que
notre divinité intérieure s'éveille. La moindre once d'amour spirituel que nous pouvons
recevoir est importante, car l'amour reçu alimente notre flamme et nous aide à progresser dans
notre prière.

Un renouveau de la spiritualité ?

Pour nous, chercheurs spirituels ou croyants religieux, la prière, ou la méditation, devrait être
au centre de l'existence. De quoi parlons-nous ? Nous parlons d'un acte simple : prendre le
temps de nous recentrer, et de rayonner à l'infini l'amour le plus pur et le plus intense dont
nous sommes capables. Que cela nous prenne cinq minutes ou deux heures dans la journée,
peu importe : l'essentiel est que nous essayions de prier régulièrement. Dans l'intimité de notre
chambre, ou dans la sérénité d'un temple de prière, mais toujours à l'endroit et au moment où
nous nous sentons le plus disponible. Et que demander à un livre de spiritualité ? Qu'il soit
pour nous une source de paix et de joie, et qu'il nous aide à prier avec notre cœur.

Références :
Ouvrage « Le don du Prophète » de Chris IWEN aux Ed. ALTESS
et chez amazon.com http://www.amazon.fr/Don-Proph%25e8te-Guide-Eveil-Spirituel/dp/2842431286/

Référence : http://www.amazon.fr/Don-Proph%25e8te-Guide-Eveil-Spirituel/dp/2842431286/
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