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Yoga

théorique

par Valérie Besson

P  eu connu, le Yoga kundalinî explose actuellement en Occident. Ce yoga ne

ressemble à aucune autre forme de yoga, aux premiers essais, il peut dérouter. Il combine des mouvements rapides, des respirations de feu, des mantras et de la méditation. Persévérance, volonté et résultats rapides seraient les maîtres mots du kundalinî.

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Le Yoga Kundalinî tire son nom du terme Kundalinî, qui désigne l’énergie primordiale présente en chaque être humain et évoluant en Sushumna, son canal principal situé le long de la colonne vertébrale, jusqu’au sommet de la tête. Le Kundalinî Yoga vise à l’éveil de la conscience du Soi par la maîtrise de la Kundalinî, qui s’acquiert par la pratique d’asanas (posture), de pranayamas (techniques de souffle), de bhandas (fermetures, contractions), de méditation et de la pratique du son (chant de mantras).

Son histoire

Tantrisme

Le Yoga Kundalinî est l’une des 22 écoles de Yoga de la tradition indienne. Elle appartient au Râja Yoga. Dans la tradition yogique indienne, le Kundalinî était en effet considéré comme une pratique puissante liée à la tradition tantrique, avec la réputation de donner accès à des pouvoirs occultes et surnaturels (sidhis). Il fut donc longtemps associé aux Sadhus (ascètes) les plus expérimentés, et enseigné de façon secrète.

En Occident

Il fallut attendre la fin des années 60 pour voir un enseignement public du Kundalinî entrer en Occident par Yogi Bhajan. Utilisant notamment le Kundalinî pour aider les toxicomanes à sortir de la dépendance aux drogues, il diffusa son enseignement à travers le monde entier pendant 35 ans. Madonna et Sting en seraient des adeptes.

Une séance de Kundalinî Yoga et le kriya

Selon Yogi Bhajan, une séance de Kundalinî commence par le chant de mantras spécifiques qui permettent de se connecter à sa conscience la plus élevée. Puis, après quelques postures d’étirements et des mouvements d’échauffement, vient la pratique du kriya ou enchaînement de postures et de mouvements, souvent associés à une respiration spécifique pranayama et parfois à un mantra particulier. Chaque kriya est réputé agir sur tel ou tel organe, fonction vitale, aspect du mental, etc.

Shabad Saroop Singh

Puis vient la relaxation profonde, de 10 à 15 minutes, éventuellement accompagnée du son d’un gong suivie d’une séance de méditation, réputée agir sur un aspect particulier du mental et des émotions (la confiance en soi, la neutralité de

l’esprit

le chant d’un mantra clôture la séance.

)

ou sur une faculté psychique particulière, comme l’intuition. Et enfin,

L’union des deux pôles

Dans son livre « Le manuel du yoga Kundalinî », Satya Singh commence par poser la question : nous savons que le yoga veut dire union, mais que cherche- t-il à réunir ? Elle explique que l’homme a deux pôles. Le premier appelé Shiva est situé au-dessus de la tête, il s’agit de la conscience, observatrice immuable, immobile et éternelle. Le second pôle, situé à l’extrémité du tronc, à l’endroit des organes génitaux et de l’anus est le shakti, l’énergie créatrice, chaude, vivante et inconsciente. Le yoga lèvera la dualité qui existe entre les deux, à savoir entre l’observatrice éternelle et la nature changeante. Comment peut se produire cette union ? Par la Kundalinî , qui est une forme spéciale de l’énergie humaine. Kundala veut dire boucle (ou anneau), et Kundalinî désigne poétiquement la boucle de cheveux de la bien-aimée. Elle est aussi parfois appelée la Puissance du Serpent, car sa forme est celle d’un serpent lové et endormi dans le plus bas des centres du corps, à la base de la colonne vertébrale. Kundalinî est l’énergie qui se déplace vers le haut, afin de réaliser l’union cosmique. Comment éveiller l’énergie de la Kundalinî ? En pénétrant de sa conscience (Shiva) les différente manifestations de la nature (Shakti). Et en créant un lien entre les différents processus de la nature (Shakti) et la loi éternelle (Shiva).

La respiration de feu

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Durant la pratique du Kundalinî la respiration de feu est très utilisée, et les exercices s’achèvent souvent par des rétentions de souffle, poumons pleins, avec contraction de mulha-bandha. La respiration de feu est une respiration qui se fait en soulevant et contractant l’abdomen vigoureusement et rapidement. Cette respiration rythmique fournit un apport intense de prana (énergie vitale positive) qui permet de soutenir la pratique des exercices dynamiques exigeants. Satya Singh explique que : quand on respire profondément et qu’on retient son souffle, le prana est pressé vers le chakra du nombril. En vidant les poumons par une forte expiration et en bloquant la respiration, l’Apana (énergie négative) est aspirée du chakra originel (Muladhara situé à la racine de la colonne vertébrale) vers le centre du nombril. La rencontre de des deux énergies génère une puissante source de chaleur dans le chakra du nombril, la « chaleur blanche » et la Kundalinî peut s’éveiller de son sommeil et monter le long du cordon d’argent de Sushumna jusqu’au sommet de la tête. Lorsque la chaleur provoque la montée de la Kundalinî , la glande pinéale émet un rayonnement et active l’hypophyse, qui émet à son tour des impulsions de visions de couleurs cosmiques. C’est l’état d’Illumination, de délivrance. Bien sûr ce processus ne se réalise pas en un éclair, mais par une pratique prolongée.

Laurie Reinhart

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Yogi Bhajan ou Harbhajan Singh Khalsa Yogi Ji

(1929-2004)

Maître de Kundalinî Yoga et fondateur de Healthy Happy Holy Organization (3H0)

Né en 1929 au Pendjab, Harbhajan Singh Puri est reconnu maître de Kundalinî à l’âge de 16 ans par son propre enseignant, Sant Hazara Singh. Quelques années plus tard, alors haut fonctionnaire de l’administration des douanes indiennes, promis à une brillante carrière, il est ému par le sort de nombreux jeunes occidentaux qu’il voit déferler vainement en Inde dans les années 60, en quête des lumières spirituelles. Il sent alors que c’est le moment d’enseigner publiquement, au plus grand nombre, la voie du

Kundalinî, brisant ainsi des siècles de tradition du secret. Il abandonne ses fonctions et arrive à Los Angeles en 1969, en pleine époque “hippie”. D’emblée, il annonce son ambition: “je ne suis pas venu rassembler des disciples, mais former des enseignants”. Son enseignement a un succès immédiat, d’abord parmi les étudiants de l’université de Californie, et rapidement dans le reste des Etats-Unis et en Europe. Il enseigne notamment des techniques yoguiques saines, durables et sans danger pour parvenir à des états de conscience que tant de gens essaient d’atteindre par les drogues.

“Keep up!”

Devenu citoyen américain sous le nom de Yogi Bhajan, il fonde 3HO (Healthy Happy Holy Organisation), une organisation à but non lucratif dont l’objectif est l’enseignement du Kundalinî et de l’Humanologie, la connaissance du bien-être physique et mental et de l’éveil spirituel, héritée du “savoir des anciens”, la sagesse yoguique millénaire. Il fonde également SuperHealth en 1973, un programme de désintoxication sans substituts, qui combine Kundalinî, méditation, et des méthodes naturelles telles que diètes, cures d’herbes médicinales, massages, réflexologie, etc… Dès 1973, SuperHealth se distingue aux Etats-Unis parmi les programmes de désintoxication les plus efficaces.

Champion du droit des femmes

Yogi Bhajan développe un enseignement spécifique, remettant en actualité des siècles de tradition oubliée par notre monde moderne, fortement marqué par l’asservissement de la conscience féminine. Ainsi, il enseigne des dizaines et des centaines d’exercices et de méditations particulièrement recommandées aux femmes, en plus d’un grand nombre de petits “trucs” sains et pratiques pour le soin du corps et de l’esprit! Il organise des stages et des rencontres spécifiques pour les femmes, dans le but de rétablir un équilibre et de voir se reconstruire une conscience féminine forte, égalitaire, noble et gracieuse.

“You should become 10 times greater than me”

Marié et père de trois enfants, manager hors pair d’une quinzaine d’entreprises, Yogi Bhajan a appliqué son enseignement à des domaines aussi variés que le Yoga et la méditation, bien sûr, mais aussi le Naad (la vibration sonore), la guérison, la sexualité consciente, la cuisine végétarienne (nombre de ses élèves se souviennent avec affection d’un yogi cuisinier enseignant dans sa cuisine), la communication, la poésie… Du haut de ses 2 mètres, Yogi Bhajan aura été un enseignant d’un rare calibre, ayant pour ambition annoncée de voir ses élèves être au moins 10 fois meilleurs que lui.

Yogi Bhajan, était aussi maître de Hatha Yoga. Il justifia souvent l’enseignement de techniques puissantes par les nécessités de notre époque: de nos jours, très rares sont ceux qui, en Inde comme ailleurs, peuvent se permettre de pratiquer le Yoga plus d’une heure par jour pour un effet notable sur leur bien-être physique, mental et spirituel. De nos jours, il s’agit donc de proposer un enseignement puissant, une “technique” qui permette de ressentir rapidement des effets significatifs.

permette de ressentir rapidement des effets significatifs. Shabad Saroop Singh est le co-fondateur de l’Institut de

Shabad Saroop Singh est le co-fondateur de l’Institut de yoga et de méditation, le plus grand centre de yoga de Montréal offrant des cours de kundalinî, qui sont assez rares au Québec.

Yoga Mondô : Depuis quand faites-vous du kundalinî ?

Shabad Saroop Singh : Cela fait 25 ans que je le pratique. À l’époque où j’ai com- mencé, dans les années 1970, il n’existait pas de formation officielle de professeurs de yoga. Il y avait un ashram à Montréal dans lequel on vivait tous ensemble, on pra- tiquait, on enseignait et surtout on se trans- formait. Puis les yogis de cet ashram sont partis aux États-Unis et pendant 2 ans mon épouse et moi étions les seuls à enseigner ici le kundalinî dans différents centres.

Et puis en septembre 2001 on a ouvert l’Institut de yoga et de méditation et depuis 3 ans nous formons des professeurs.

Faisiez-vous déjà du yoga auparavant ?

Pas du tout, cela ne m’intéressait pas. Dans ma jeune vingtaine je me posais des questions existentielles et puis un jour, alors que je militais pour la paix, j’ai ren- contré un étudiant qui m’en a parlé, cela m’a paru intéressant. J’ai essayé et j’ai rapidement senti des résultats positifs, surtout un regain d’énergie physique et mentale.

Comment définissez-vous le kundalinî ?

C’est une forme de yoga axée sur les résultats. Les principales formes ac- tuelles de yoga connues en Occident né- cessitent plusieurs années avant d’être maîtrisées. On dit que cela prend 21 ans pour maîtriser le hatha-yoga et pour en retirer tous les bénéfices. Le kundalinî vient d’une tout

autre école de pensées où le praticien a une discipline régulière pour l’élévation de l’âme, mais son approche est plus dynamique et pra- tique. Tout est axé sur un effet immédiat.

Qu’entendez-vous par « immédiat » ?

En général on parle de 40 jours de pratique quotidienne pour une transformation pro- fonde.

D’où vient ce yoga ?

À l’origine il venait de l’Inde, mais les Shiks se le sont approprié au 16ème siècle, et l’ont imprégné de leur propre tra- dition. Voila pourquoi on porte un turban blanc. Se couvrir la tête est une approche d’humilité, mais aussi de royauté. Et, plus techniquement, cela créé une pression sur certains points d’acupuncture du crâne, ce qui stimule l’énergie. De plus, on ne se coupe pas les cheveux (ni aucun poil du corps), on s’habille en blanc, signe de pureté.

Le kundalinî est-il accessible ?

Cela dépend des kriyas (enchaînement de postures) que l’on fait. Certains sont simples et d’autres très exigeants. Et puis, en kundalinî on ne vise pas la perfection de l’alignement comme dans le yoga Iyengar. L’accent est mis sur le pranayama, combiné à des mouvements intenses pour stimuler l’énergie de la conscience, à des mantras, des asanas, et à la méditation. Il est vrai que, par comparaison, le kripalu est plus doux, il est surtout plus axé sur les étire- ments, la flexibilité, et la relaxation. Mais je trouve que la transformation est plus rapide avec le kundalinî.

Vous avez un seul niveau de classe, pourquoi ne pas avoir de niveaux progressif ?

Il est vrai qu’il n’y a pas de niveaux et cela surprend les personnes. En fait on module la durée des exercices en fonction du niveau de la classe. On a tout de même un classe d’introduction où l’on explique les principes.

40 jours intensifs pour atteindre l’illumination comme il est écrit dans le manuel du yoga Kundalinî, est-ce sérieux ?

Je mettrais un bémol. On ne promet à per- sonne l’obtention de l’illumination, ni le

nirvana et encore moins que sa kundalinî va vibrer au plus haut de sa capacité. Lorsque les personnes parlent de sensa- tions nouvelles qu’ils ressentent, une vi- bration, des picotements, il ne s’agit pas de montée de kundalinî ou d’illumination, mais d’une réaction physique créée par la respiration, combinée avec un mouvement de la tête rapide par exemple. C’est une réponse cellulaire.

Comment le kundalinî vous a-t-il changé ?

Je suis devenu très résistant et dé- terminé, autant physiquement que mentalement. En même temps j’ai acquis une grande tolérance, beaucoup d’amour, de compréhension, d’acceptation de la société qui nous entoure. Et puis mon in- tuition s’est développée; à présent quand je rencontre quelqu’un, je sais vite quelles sont ses limites et son niveau.

Qu’est-ce qui différencie le kundalinî des autres types de yoga ?

Tous les yoga viennent de la même source,

les différences résident dans la façon dont les éléments (postures, pranayama,

sont rassemblés et les objectifs

qui sont visés.

mantras

)

Qu’est ce que l’énergie kundalinî ?

C’est comme de l’électricité, et tout le monde en a. Si cette « électricité » est bien contrôlée, maintenue et stimulée, alors l’ampoule électrique qu’est notre corps sera radieuse, lumineuse, sinon, elle sera plus faible. On pourrait aussi la comparer à une fontaine. Si une fontaine a un petit jet, seuls les chakras du bas seront actifs, ce qui correspondra à une vie primaire, basée sur la sécurité et les besoins personnels. Mais si la fontaine a un grand jet alors elle affectera les chakras supérieurs, le cœur, la volonté, l’amour, le partage.

Quelle est votre mission ?

À l’Institut, on offre, en plus du Kundalinî, du Kripalu et du Ashtanga, car il y a des gens pour qui le kundalinî est rébarbatif. Beaucoup de personnes font deux formes de yoga, ce qui est très complémentaire. On souhaite que les participants puissent obtenir la possibilité de travailler sur eux- mêmes dans un esprit de guérison, qu’ils cherchent à dépasser leurs limites, à se transformer, pour devenir une meilleure personne et être plus heureux.

pour devenir une meilleure personne et être plus heureux. Laurie Reinhart travaille depuis 2 ans au

Laurie Reinhart travaille depuis 2 ans au centre, en plus d’y enseigner.

Yoga Mondô : Que vous apporte le kundalinî ?

Laurie Reinhart: En fait j’ai commencé le Kundalinî alors que cela faisait 3 ans que j’étais en dépression. Après un mois et demi, à raison de 1 à 3 pratiques par se- maine j’ai commencé à me sentir mieux. Les docteurs voulaient me donner des mé- dicaments pour la thyroïde.

Je faisais aussi de la danse mais le yoga m’a beaucoup plus aidé, en fait j’avais besoin d’une autre « pilule ». Pour moi le yoga, ce fut un éclat. Il a équilibré mes hormones, mon poids et soigné ma dé- pression.

En parallèle du yoga je voyais aussi un psy- chologue pour ma dépression. Quand je fus guérie, j’ai voulu le remercier et il m’a ré- pondu: « Ne nous remerciez pas, remerciez surtout la méditation et le yoga. Car j’ai vu que vous aviez fait plus de progrès avec le yoga en quelques mois que durant les 3 années précédentes avec moi ».

Avant je portais seulement des vêtements noirs, style gothique comme les sorcières, et je trouvais cela confortable. Peu à peu, avec le yoga, et sans même m’en rendre compte, je suis allée vers des habits de couleurs plus claires, je revenais chez moi avec des habits jaunes.

Avez-vous un programme de désintoxication ?

Le kundalinî stimule incroyablement l’énergie interne et les chakras, beaucoup plus puissamment et plus rapidement que ne le fait le hatha-yoga. Le kundalinî est donc très efficace pour les gens aux prises avec des problèmes de dépendance, donc

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un de nos objectifs est de créer un programme de désintoxication comme le faisait Yogi Bhajan. Pour cela on est en train d’approcher des thérapeutes.

En quoi consiste le cours de méditation kundalinî ?

En fait, quand on fait toujours la même chose, nos neurones créent un circuit qui correspond à cette action ou pensée. Le but de la mé- ditation est de changer ce circuit, et donc de changer nos façons de faire ou de penser.

Parlez-nous de la journée « white tantric » ?

Le tantrisme est basé sur le concept du yin et du yan, de l’énergie mâle et femelle. Pour cette journée, nous sommes plusieurs centaines de personnes assises sur deux rangées face à face, une rangée est

constituée d’hommes, l’autre de femmes. Et durant toute la journée on enchaîne des méditations de 1h30 à 30 min. On reste donc im- mobile, avec un bras levé et un autre sur le genou par exemple, et on regarde la personne en face de nous dans les yeux pendant une heure ! Au début c’est très inconfortable, et après on n’y pense plus. Parfois on rit, des fois on pleure, on prend l’énergie de l’autre, on se supporte. Physiquement ce n’est pas facile, garder le bras levé est facile pendant quelques minutes, mais ensuite on le trouve lourd, la douleur arrive et là la volonté rentre en jeu. Si c’est vraiment trop intense on baisse le bras, on le repose et on se remet en posture.

C’est comme une thérapie et chacun vide sa poubelle de l’incons- cient. On en ressort rafraichi. Quand quelqu’un trouve cela trop dur de rester ainsi, il y a des remplaçants qui prennent leur place.

ainsi, il y a des remplaçants qui prennent leur place. Sabine Gauvin a fait la formation

Sabine Gauvin a fait la formation de pro- fesseur de kundalinî puis a ouvert un centre avec Yvon Villeneuve dans Villeray ou ils enseignent tous les deux principalement le kundalinî.

Yoga Mondô : Pourquoi êtes-vous allée vers le kundalinî ?

Sabine Gauvin : J’enseignais déjà le Hatha- yoga puis j’ai eu une sorte d’appel spirituel. Je suis tombée sur le kundalinî, j’ai pris un cours et je me suis dit : « c’est exactement

ce qu’il me faut ». Je trouvais le kundalinî plus complet pour moi, les effets étaient plus rapides que ce que j’avais connu auparavant. Je n’en retirais pas seulement un bien-être mais je constatais une réelle transformation dans ma façon d’aborder les problèmes, de placer mes priorités, en plus de m’apporter de l’énergie.

Les efforts intenses surprennent-ils les nouveaux arrivants ?

Dans le yoga, les gens cherchent en gé- néral la relaxation, ils sont donc surpris dans une classe de kundalinî de devoir bouger vite et suer. Ils ne s’imaginent pas que c’est dans l’effort qu’on peut être bien. Au début les personnes sont donc un peu perdues, elles me disent : « j’aurais

aimé que vous ne me corrigiez plus », et je leur réponds : « mais vous êtes parfait, vous connaissez la base, maintenant, c’est à vous de continuer, à persévérer dans le mouvement, avec la respiration, la visua- lisation, à lutter contre les pensées qui viennent et qui vous disent : « c’est trop dur, je vais arrêter ». Le travail est là et non dans la perfection des postures.

Pourquoi parle-t-on souvent des 40 jours dans le kundalinî ?

Car notre corps a besoin de 40 jours pour s’habituer à quelque chose de nouveau. Après 40 jours il est habitué à une posture et la méditation que l’on fait peut être plus efficace. On pense moins à son bras qui fait mal, et cela nous permet d’être plus centré.

Témoignage d'une pratiquante

Yoga Mondô : Comment avez-vous perçu le kundalinî ?

Catherine B. : J’avais déjà 2 ans d’ashtanga derrière moi lorsque j’ai essayé le kundalinî. J’ai trouvé mon tout premier cours très intense et difficile. Je ne parvenais pas à assimiler le fait que c’était mon cerveau qui guidait mon corps et non l’inverse. Je ne tenais pas le mouvement donc je m’arrêtais souvent alors que mes voisins continuaient et j’étais étourdie. Je sortais des cours avec des crampes, parfois, selon le pro- fesseur qui avait enseigné, je pouvais à peine descendre les escaliers.

Quels sont les bienfaits qu’il vous a apporté ?

Avec le temps je me rends compte que j’ai beaucoup plus conscience de tous mes muscles, quand je marche par exemple, je ressens da- vantage mon corps. Et je trouve aussi que ce que je ressens, je le ressens plus fort. Je vois mieux comment fonctionne mon corps. Et puis le mélange de différents niveaux dans une même classe (un dé- butant ou un professeur peut être assis à vos côtés) ne me dérange plus, je le vois comme une acceptation de tout le monde, quel que soit le niveau, pas de discrimination par rapport au niveau, chacun fait ce qu’il peut.

On parle beaucoup de coups de foudre pour ce yoga ?

Oui il semble qu’il plaît beaucoup ou déplaît totalement. Pour moi, ce fut le coup de foudre, en plus d’être la découverte de mes 40 ans.

Quelle différence avec l’ashtanga ?

En ashtanga c’est la paix dans les postures, alors qu’en kundalinî on se concentre plus sur le mouvement. Moi j’ai besoin des deux.

Diriez-vous que c’est un yoga difficile ?

Je dirais qu’en général dans la vie on choisit les choses qu’on arrive à faire, les choses les plus faciles. Le kundalinî est très confrontant car dans les exercices on arrive très vite à nos limites, donc on est frustré. Mais on se dit que cela vaut la peine alors on persévère, et on com- prend que l’essentiel est d’y aller à son rythme. Personnellement, durant le cours je suis tellement concentrée sur ce que je fais que j’ai l’impression que le temps est suspendu, et en même temps durant les exercices difficiles le temps passe si lentement !

Sources : « Le manuel du yoga Kundalinî

Kundalinî.fr, http://www.yogamontreal.net/

», Satya Singh, édition Marabout, 1996. Wikipédia, www.

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LE PROGRAMME INTERNATIONAL
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YOGA KUNDALINI ET MÉDITATION
SELON LA MÉTHODE DE YOGI BHAJAN
KUNDALINI YOGA & MEDITATION
AS TAUGHT BY YOGI BHAJAN
INSCRIPTION DÈS MAINTENANT
REGISTRATION IS NOW OPEN
L’ Enseignant
“Si vous voulez apprendre quelque chose,
lisez sur le sujet.
du Verseau
“If you want to learn something,
read about it.
Si vous voulez comprendre quelque chose,
écrivez sur le sujet.
If you want to understand something,
write about it.
Et, si vous voulez maîtriser quelque chose,
enseignez le sujet.”
If you want to master something,
teach it.”
~ Yogi Bhajan
~ Yogi Bhajan
The
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