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POUR UN MONDE

DEBARRASSE

DE LA MENACE

NUCLEAIRE
DR

Hiroshima
6 aôut 1945

IDN

INITIATIVES
POUR LE DÉSARMEMENT
NUCLÉAIRE

POUR
UN MONDE
PLUS SÛR

Le monde dans lequel nous vivons est en pleine mutation. Les hommes et les
territoires sont de plus en plus interdépendants et, en même temps, de plus
en plus crispés sur des identités souvent antagonistes.
Dans ce monde complexe et incertain, où de nombreux facteurs d’insécurité
se mêlent ou s’entrecroisent, il est devenu indispensable de repenser notre
modèle de défense et de sécurité pour faire face aux risques et aux menaces.

La dissuasion nucléaire est une sorte de « ligne Maginot »
Après avoir connu durant la Guerre froide une certaine légitimité (d’ailleurs
maintenant contestée), l’armement nucléaire a perdu aujourd’hui l’essentiel
de sa pertinence stratégique La dissuasion nucléaire est une sorte de ligne
Maginot : un dispositif lourd, coûteux, qui ne correspond pas aux besoins
de notre sécurité. Personne ne croit véritablement à l’utilité de l’armement
nucléaire dans les conflits actuels (Moyen-Orient, Afrique, Ukraine…) ou
pour combattre le terrorisme.
De plus, c’est l’existence même de ces armes qui représente un danger mortel
pour l’humanité. Après la folle course aux armements qu’a connue le monde pendant 45 ans, il
Il reste environ
reste en effet environ 15 800 armes nucléaires dans
15 800 armes nucléaires le monde, sans aucun contrôle autre que national.
Les risques d’accidents ou d’incidents et le terrodans le monde,
risme sous toutes ses formes constituent autant
sans aucun contrôle autre de risques d’une escalade nucléaire qui serait terriblement destructrice, instantanément et pour
que national
des siècles.
IDN - POUR UN MONDE DÉBARRASSÉ DE LA MENACE NUCLÉAIRE

Editorial d’Albert Camus
dans Combat (8 août 1945)

Hiroshima 6 aôut 1945 / DR

la civilisation mécanique
vient de parvenir à son dernier
degré de sauvagerie.
Il va falloir choisir, dans
un avenir plus ou moins proche,
entre le suicide collectif
ou l’utilisation intelligente des
conquêtes scientifiques.. 

En effet, deux ruptures stratégiques peuvent modifier profondément la perception du fait nucléaire militaire :
- la montée des tensions entre la Russie et les pays occidentaux. Le développement des capacités militaires russes donne des arguments aux partisans d’une
« modernisation » accélérée des forces nucléaires françaises, qui pourrait être
très coûteuse. De leur côté, les Russes semblent accentuer les déploiements
d’avions de combat à capacité nucléaire face à l’OTAN. Il est peu probable que
l’opinion reste longtemps insensible à cette nouvelle équation stratégique : un
espace s’ouvre donc pour un débat qui mettrait en avant la nécessité absolue
d’empêcher le retour à la course aux armements nucléaires.
- les nouvelles menaces, terroristes notamment. L’arme nucléaire n’a ici aucune
pertinence. La question se pose alors de savoir comment garantir le maintien
d’une force conventionnelle possédant la souplesse, la rapidité d’intervention
et les capacités d’action requises avec un budget de la défense dont les marges
de manœuvre sont hypothéquées par le poids de l’armement nucléaire.

Vers un désarmement nucléaire général, progressif et contrôlé

DR

Le mémorial de la
paix d’Hiroshima

Il est donc urgent d’agir pour que ces armes fassent l’objet d’un processus
d’élimination générale, progressif et contrôlé. C’est ce que prévoit d’ailleurs
le Traité de Non- Prolifération, dont la France est signataire.
Une telle action ne peut pas être seulement entreprise au niveau des gouvernements nationaux ; elle doit être aussi suscitée et soutenue par une
majorité de citoyens. Le désarmement nucléaire est un domaine
où l’action collective est nécessaire et peut se révéler efficace, particulièrement en France où l’armement nucléaire et son concept
de dissuasion nucléaire n’ont jamais fait l’objet d’une véritable
consultation.Jusqu’ici, la question du désarmement nucléaire était

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peu présente dans le débat public français. Cette situation reposait et repose
encore essentiellement sur un accord assez large des responsables politiques,
militaires et industriels français de la nécessité pour la France de disposer
d’un armement nucléaire national. De nombreux experts français des questions stratégiques partagent également ce point de vue.
La relative passivité de l’opinion est due à deux grandes évolutions : le volume
de l’armement nucléaire français a été sensiblement réduit depuis 1990 et la
fin de la Guerre froide a donné l’impression que le risque de guerres majeures
entre grandes puissances avait définitivement disparu. L’opinion a donc fini
par voir la dissuasion, non comme un risque démesuré pris pour contrer une
menace vitale, mais comme une simple garantie de puissance et d’influence
pour un coût acceptable, d’autant plus qu’un lien artificiel est établi entre le
statut nucléaire reconnu de la France et son appartenance au Conseil de sécurité de l’ONU comme membre permanent.

Avec la création d’IDN, une nouvelle impulsion à notre action
Pour donner une plus large dimension et un meilleur impact à l’action que
nous avions engagée précédemment dans le cadre de l’association « Arrêtez la bombe ! », nous avons créé IDN avec de nouveaux moyens et de meilleures capacités de communication, grâce notamment au soutien de l’ONG
« Nuclear Threat Initiative » (NTI).
Les principaux objectifs d’IDN sont:
- la recherche du rassemblement d’un large soutien, en relation avec des organisations qui partagent les objectifs d’IDN, en France et à l’étranger (ELN,
NTI, Pugwash….). Un Comité de parrainage et un club des membres actifs
contribueront à donner corps à ce soutien.
- l’élaboration de propositions concrètes concernant tous les aspects du désarmement nucléaire. Par exemple :
• déblocage des négociations sur l’interdiction des matières fissiles à usage
militaire ;
• entrée en vigueur du traité d’interdiction complète des essais nucléaires ;
• réduction contrôlée des armes tactiques, tout particulièrement en Europe ;
• prévention des dangers de remise en cause du traité sur les forces nucléaires
intermédiaires ;
• accroissement de la transparence des arsenaux nucléaires ;
• développement des zones dénucléarisées ;
• réaffirmation du rôle central des conférences d’examen du TNP.
- la diffusion de l’information la plus complète possible sur la question du
rôle et des dangers de l’armement nucléaire dans le nouvel état du monde
(livre, film, bande dessinée, site Internet, colloques…)

Chacune des Parties au Traité s’engage à poursuivre de bonne foi des
négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course
aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement
nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un
contrôle international strict et efficace. 

Article VI du TNP
(Traité de Non-Prolifération nucléaire, dont la France est signataire depuis 1992)

De nombreuses personnalités dans le monde partagent
notre engagement
Chefs d’Etat : Mikhail Gorbatchev (URSS), Aleksander Kwasnieski (Pologne), Laura Chinchilla,
Oscar Arias (Costa Rica),
Chefs de gouvernement : Massimo D’Alema (Italie), Michel Rocard (France), Helen Clark (Nouvelle
Zélande), Gro Brundtland (Norvège), Carl Bildt (Suède)
Ministres des Affaires étrangères : Lakhdar Brahimi (Algérie), Joschka Fischer et Hans-Dietrich
Genscher (Allemagne), Gareth Evans (Australie), Felipe González (Espagne), Henry Kissinger et George
Shultz (Etats-Unis), Schlomo Ben-Ami (Israël), Hans van den Broek (Pays-Bas), Margaret Beckett
(Royaume-Uni), Igor Ivanov (Russie), Hans Blix (Suède), Tony De Brum (Iles Marshall)
Ministres de la Défense : Volker Ruhe (Allemagne),William Perry et Zbigniew Brjezinski, (Conseiller
pour la sécurité nationale) (Etats-Unis), Paul Quilès et Hervé Morin (France), Tibor Tóth (Hongrie),
wDes Browne et Malcolm Rifkind (Grande Bretagne)

Signature du traité, 1er juillet 1968 / DR

Directeur de l’AIEA (Agence Internationale pour l’Energie Atomique): Mohamed El Baradei
Généraux ou amiraux ayant exercé de hautes fonctions à la tête du système de défense de leur pays :

De nombreuses personnalités soutiennent cette démarche
Ce sont des responsables politiques, d’anciens chefs d’Etat ou de gouvernement, de généraux qui ont eu à connaître de près le développement de l’arme
nucléaire. Ils ont été associés à l’élaboration des doctrines changeantes de
son utilisation. Ils ont même parfois été partie prenante à la folle course aux
armements.
Leur engagement a un sens et nous sommes fiers de nous retrouver à leurs
côtés, avec tant d’autres personnes, moins connues mais tout aussi convaincues de la pertinence de ce combat pour un monde plus sûr, débarrassé d’une
arme qui, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, pourrait faire
disparaître toute vie de la planète.

Venez soutenir cette démarche !
Rejoignez le Comité de parrainage, qui comprendra des person­nalités connues,
dont des artistes et des intellectuels, des responsables de l’armée, des églises,
des femmes et des hommes politiques de tous bords.

Allemagne : Klaus Nauman, Chef d’Etat- major des Armées ; Ulrich Weisser, Vice-amiral.
Etats-Unis : John Sheehan, Commandant en chef du commandement de l’Atlantique ; Merrill Mc Peak, Chef
d’Etat-Major de l’Armée de l’air ; James Cartwright, Chef du commandement stratégique américain.
Canada : Romeo Dallaire, Lieutenant General.
Chine: Xu Guangyu, Membre du conseil de l’association du contrôle des armes et du désarmement ; Teng
Jianqun, Directeur du centre d’études du contrôle des armes ; Pan Zhenqiang, Général de division de l’Armée
populaire de libération.
Grande Bretagne: Hugh Beach, Etat-major des armées ; David Ramsbotham, Etat-major des armées ;
Michael Boyce, Amiral, Chef d’Etat-major des armées ; Charles Guthrie, Chef d’Etat-major des armées ; Alan
West, Amiral, Commandant général de la Royal Navy.
Finlande : Juhani Kaskeala, Amiral, Commandant des Forces de Défense.
France : Bernard Norlain, Commandant de la Force aérienne de combat.
Inde : Shashindra Pal Tyagi, Chef d’Etat-major de l’Armée de l’air ; Ajit Bhavani, vice Chef d’Etat-major de
l’armée de l’air ; Vasantha Ragavhan, Directeur général des Opérations militaires de l’Armée de Terre.
Israël : Uzi Eilam, Directeur du Département recherche et développement du Ministère de la Défense.
Japon : Noboru Yamaguchi, Président de l’Académie de la Défense Nationale.
Pakistan : Jehangir Karamat, Président des Chefs d’Etat-major.
Russie : Victor Ivanovitch Esin, Chef d’Etat-major des Forces de Missiles Stratégiques ; Evgeny Petrovich
Maslin, Général, directeur des affaires stratégiques ; Vladimir Dvorkin, Académie des sciences.

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Restez informés des activités d’IDN en consultant son site www.idn-france.org

Les principaux animateurs d’IDN
Paul Quilès, président d’IDN, est ancien élève de l’Ecole Polytechnique. Il a été Député de
Paris puis du Tarn. Il a exercé plusieurs fonctions ministérielles : Ministre de la défense,
de l’Urbanisme et du Logement et des Transports, des Postes, des Télécommunications
et de l’Espace, de l’Intérieur et de la Sécurité Publique. Il a présidé la Commission de la
Défense et des Forces Armées de l’Assemblée Nationale. Il est actuellement Maire de
Cordes sur Ciel (Tarn). Il est membre fondateur et président d’ALB, auteur de nombreux
livres dont « Arrêtez la bombe ! » (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin),
Bernard Norlain, vice-président d’IDN, Général d’armée aérienne (ret), titulaire du diplôme
d’Ingénieur de l’Air Force Academy, ancien pilote de chasse (plus de 6000 heures de
vol sur avions de combat). De 1986 à 1990 il est Chef du Cabinet militaire des Premiers
Ministres Jacques Chirac et Michel Rocard. Directeur de l’Institut des Hautes Etudes de
Défense Nationale (1994/1996). Quittant l’armée de l’Air il devient Vice-Président de
Deloitte & Touche France puis Président Directeur Général de SOFEMA Group. De 2007
à 2010, il est Président du Comité d’Etudes de Défense Nationale (aujourd’hui Président
d’honneur) et Directeur de la Revue Défense Nationale. Il est Commandeur de la Légion
d’Honneur et a reçu la Médaille d’Or Mahatma Gandhi de l’UNESCO.
Jean-Marie Collin, vice-président d’IDN, est un expert travaillant sur les thèmes du désarmement international et de la politique de défense en France avec une expertise
forte sur l’Arms control, la dissuasion nucléaire, la non-prolifération, le désarmement
nucléaire. Il est le Directeur pour la France, la Belgique et Monaco du réseau des Parlementaires pour la Non-prolifération Nucléaire et le Désarmement, ainsi que chercheur
associé au Think Tank Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité
(GRIP).
Michel Drain, membre du bureau d’IDN, a été de 1974 à 2013 administrateur des services
de l’Assemblée nationale, en charge d’assister les rapporteurs spéciaux du budget de la
défense au secrétariat de la commission des finances (1983/1993), puis comme directeur adjoint responsable du secrétariat de la commission de la défense (1998 à 2002),
puis de la division des relations parlementaires internationales (2010/2013). Chercheur
associé à l’Institut français de Relations internationales, il exerce des fonctions de conseil
auprès de la Conférence des évêques de France sur les questions de désarmement et
de sécurité au sein de l’organisation Justice et Paix France

IDN

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23 rue d’Alleray 75015 PARIS
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