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Supplément Sport L’ALGÉRIE EN QUÊTE D’UNE AUTRE VICTOIRE À ADDIS- ABEBA Ces Verts ne lâchent

Supplément

Sport

L’ALGÉRIE EN QUÊTE D’UNE AUTRE VICTOIRE À ADDIS- ABEBA

Ces Verts ne lâchent rien !

P.13 à 17

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

CONCOURS DE RECRUTEMENT DE PLUS DE 28 000 ENSEIGNANTS

Début des inscriptions P.2

PLUS DE 28 000 ENSEIGNANTS Début des inscriptions P . 2 QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7192 LUNDI 28 MARS 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

LA CAMPAGNE DES ISLAMO- CONSERVATEURS CONTRE BENGHABRIT S’ÉLARGIT École : les “oulémas” veulent torpiller
LA CAMPAGNE DES ISLAMO-
CONSERVATEURS CONTRE
BENGHABRIT S’ÉLARGIT
École : les
“oulémas”
veulent
torpiller
la réforme
P.3
Archives/Liberté
veulent torpiller la réforme P.3 Archives/Liberté ELLE ÉVOQUE UNE TENTATIVE DE PUTSCH AU SEIN DU PARTI

ELLE ÉVOQUE UNE TENTATIVE DE PUTSCH AU SEIN DU PARTI DES TRAVAILLEURS (PT)

Louisa Hanoune :

“La menace était sérieuse” P.4

(PT) Louisa Hanoune : “La menace était sérieuse” P.4 VIOLENCE CONTRE DES MIGRANTS À BÉCHAR La

VIOLENCE CONTRE DES MIGRANTS À BÉCHAR

La Laddh exige une enquête “sérieuse et impartiale” P.2

exige une enquête “sérieuse et impartiale” P . 2 RÉAGISSANT À UN ARTICLE D’“EL-DJEICH” LES METTANT

RÉAGISSANT À UN ARTICLE D’“EL-DJEICH” LES METTANT EN GARDE CONTRE LEUR IMPLICATION DANS LES DÉBATS POLITIQUES

Des anciens militaires revendiquent leur “citoyenneté”

P.4

À LA FRONTIÈRE DE L’OUEST ALGÉRIEN

Jeunesse abandonnée en péril P.6

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“citoyenneté” P . 4 À LA FRONTIÈRE DE L’OUEST ALGÉRIEN Jeunesse abandonnée en péril P.6 Publicité
“citoyenneté” P . 4 À LA FRONTIÈRE DE L’OUEST ALGÉRIEN Jeunesse abandonnée en péril P.6 Publicité
“citoyenneté” P . 4 À LA FRONTIÈRE DE L’OUEST ALGÉRIEN Jeunesse abandonnée en péril P.6 Publicité

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L’actualité en question

Lundi 28 mars 2016

LIBERTE

LA MANIFESTATION A ÉTÉ PRÉCÉDÉE D’UN RASSEMBLEMENT À BÉJAÏA

Un millier de contractuels de l’éducation marchent sur Alger

Les représentants des principaux syndicats de l’éducation et des partis politiques, dont des parlementaires et des élus locaux, ont tenu à être présents avant l’entame de la marche.

I ls sont près d’un millier de contractuels et de vacataires à avoir entamé, hier, de- puis Béjaïa, leur marche sur Alger. La nouveauté, c’est que près de la moitié de ces protestataires sont des femmes. Ils sont issus de 18 wilayas dont Alger,

Oran ainsi que des villes de l’intérieur du pays, selon les membres du comité, interrogés sur place. Les représentants des principaux syn- dicats de l’éducation et des partis politiques dont des parlementaires et des élus locaux ont tenu à être présents avant l’entame de la marche. Une présence symbolique et remar- quée, qui a annihilé toute velléité d’empêche- ment de ce rassemblement, qui a précédé la marche. Il s’agit d’une première action pour un mou- vement social, qui a déjà fait parler de lui de manière épisodique ces dernières années et dont la mobilisation ne semble pas près de fai- blir, à en croire ces contractuels et vacataires de l’éducation nationale. Un peu à l’image de cette manifestante de Boumerdès, qui a déci- dé de faire la marche sur un fauteuil roulant. “Elle s’est cassé la jambe suite à l’intervention musclée de la police lors d’un rassemblement tenu à Alger”, témoignera un de ses collègues. Une chose est sûre : une vraie organisation en- toure cette manifestation ; les carrés sont bien distincts. Et nous avons prévu des arrêts significatifs tout au long de cet itinéraire de quelque 250 kilomètres. “Nous allons nous arrêter à El-Kseur, à Sidi- Aïch, à Akbou et enfin à Tazmalt, a confié l’un des contractuels de Béjaïa. Nous devons pen- ser à ceux qui n’ont pas l’habitude de marcher ; je pense à nos collègues de la gent féminine.” L’important étant de porter à qui de droit nos

M. Ouyougoute/Liberté
M. Ouyougoute/Liberté

revendications. D’autant que la marche, ex- plique-t-on, ne sera qu’une première étape en- gagée par le comité des enseignants contrac- tuels et vacataires. La marche sera suivie d’une grève de la faim ainsi que d’une série d’actions jusqu’à satisfac- tion de la revendication de l’intégration dans

Les contractuels ont commencé leur marche sur Alger, hier, à Béjaïa.

le secteur de l’éducation nationale. En effet, dans une déclaration rédigée pour la circons- tance, “cette marche de la dignité a pour but d’exiger l’intégration, sans concours et sans condition, de tous les enseignants contractuels et vacataires dans le secteur de l’éducation na- tionale” ; une action entérinée lors de la ré-

union tenue jeudi der- nier par le comité en question, et consé- quemment aux diffé- rents procès-verbaux parvenus des diffé- rentes wilayas du pays. Le comité n’a pas omis de dénoncer “la répres- sion des services de l’ordre à l’encontre des enseignants contrac- tuels et vacataires qui tentaient de tenir un rassemblement paci- fique aussi bien devant la présidence de la Ré- publique que devant l’annexe de la tutelle”. Il a dénoncé aussi “la volonté du pouvoir de maintenir la politique de précarisation de l’emploi”. Un état de fait, jugé, comme “le résultat d’une politique d’em- ploi défaillante”, qui n’arrive pas à faire face à un taux de chômage

élevé. Ils ont déploré enfin le fait qu’au lieu “de ré- gler le problème de l’intégration des ensei- gnants contractuels et vacataires et ainsi éviter le pourrissement de la situation, les autorités ont

répondu par la force afin d’étouffer leur mou- vement de protestation pacifique et légitime”.

M. OUYOUGOUTE

CONCOURS DE RECRUTEMENT DE PLUS DE 28 000 ENSEIGNANTS

Début des inscriptions

L es inscriptions au concours pour le recrutement de plus de 28 000 enseignants pour les trois paliers (primaire- moyen-secondaire) ont débuté, hier, dimanche, a-t-on

appris auprès du ministère de l'Éducation nationale. Les pos- tulants peuvent s'inscrire sur le site Internet de l'Office natio- nal des examens et concours (www.onec.dz) et procéderont au retrait des convocations, à partir du 20 avril, pour passer le concours le 30 avril.

Les spécialités et le programme du concours peuvent être consultés sur le site du ministère (www.education.gov.dz). Les résultats de l'examen écrit seront donnés le 12 mai, permet-

tant aux candidats retenus de passer le test oral les 8 et 9 juin, alors que les résultats définitifs seront rendus publics le 30 juin. Les spécialités ont été élargies cette année à 28 nouvelles filières, à l'instar des sciences politiques, des sciences de la communi- cation, du droit, de l'économie et de certaines spécialités scien- tifiques. Les candidats retenus suivront des formations cycliques dès le mois de juillet, et le ministère a déjà pris option pour un portail électronique de formation à distance. “Nous avons choisi la date du samedi 30 avril pour ne pas per- turber la scolarité des élèves”, avait indiqué à l'APS, la semai- ne dernière, la ministre de l'Éducation nationale, Nouria Ben-

ghabrit, ajoutant que “le test oral interviendra bien après le dé- roulement des examens nationaux”. Selon M me Benghabrit, cette opération “lourde” de par le nombre de plus de 28 000 postes ouverts et, par ricochet le nombre de candidatures, nécessite une “maîtrise du calendrier afin de per- mettre aussi à la Fonction publique de nous accompagner dans cette opération”. “Nous allons compenser le manque pédagogique par un enca- drement de qualité, l'accompagnement et la prise en charge à travers les inspections”, avait-elle expliqué.

APS

VIOLENCE CONTRE DES MIGRANTS À BÉCHAR

La Laddh exige une enquête “sérieuse et impartiale”

L es violences répétées contre des migrants installés à Béchar ont fait réagir la Ligue

algérienne de défense des droits de l’Homme (Laddh), aile de M e Benissad. Dans un communiqué rendu public, hier, la Ligue a exigé une enquête “sé- rieuse et impartiale” sur “les alléga- tions d’une éventuelle victime et sur les auteurs de cette attaque qui a ci- blé un groupe d’individus sur la base de leur couleur et de leur situation

d’étranger”. Le communiqué a rap- pelé que le vendredi 24 mars 2016,

des violences “d’une extrême gravi- té” opposant des habitants de la cité OPGI et des migrants installés, de- puis des mois dans cette ville ont eu lieu à Béchar. La Ligue a déploré “plusieurs blessés” dans les deux camps dont “des di- zaines de migrants parmi lesquels des femmes et des enfants”. Selon le même communiqué, tout a com- mencé vendredi, dans la matinée, quand “un groupe d’individus a at- taqué les migrants avec des pierres et autres armes blanches” dans le but, a ajouté la Ligue, “de déloger ces der-

niers de leur lieu de vie, qui n’est autre qu’un centre commercial abandon- né”. “Le motif invoqué serait qu’une fillette aurait été victime d’une tenta- tive d’agression de la part d’un ou de plusieurs migrants”, souligne la Ligue, ajoutant que ces informations ont été démenties et réfutées par les mi- grants, lesquels “parlent d’une machi- nation qui viserait à les chasser de ce refuge”. C’est à ce moment, relate encore le communiqué, que “les autorités lo- cales ont obligé les migrants à quitter la ville, nombre d’entre eux sont ar-

rivés à Oran”. Tout en dénonçant “ces violences, assimilables à une ex- pédition punitive d’une autre époque”, la Ligue s’est dit “préoccu- pée par la répétition de ces actes qui doivent fortement interpeller l’en- semble de la communauté nationa- le sur les risques du développement d’une xénophobie et d’un racisme in- supportables dans un pays qui en a beaucoup souffert et qui sont une in- jure aux valeurs humanistes uni- verselles professées par les militants du mouvement national algérien et de l’indépendance”.

Estimant que cette perversion xéno- phobe et raciste est une violence ex- trême qui a des effets destructeurs graves sur l’ensemble de la société, la Ligue indique qu’il faut s’y opposer “par les moyens de la loi et par l’im- plication forte des acteurs de la vie so- ciale”. Constatant, par ailleurs, que “des discours de divers horizons ne contribuent pas à apaiser les esprits”, ces derniers n’échappent pas, ajou- te-t-elle, “aux stéréotypes et autres cli- chés concernant la réalité de la migra- tion en Algérie”.

M. MOULOUDJ

LIBERTE

Lundi 28 mars 2016

L’actualité en question

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LA CAMPAGNE DES ISLAMO-CONSERVATEURS CONTRE BENGHABRIT S’ÉLARGIT

École : les “oulémas” veulent torpiller la réforme

“Nous sommes extrêmement attachés à notre patrie et à notre algérianité. Notre objectif premier est d’améliorer le système d’évaluation autrement que par la mémorisation”, a souligné la ministre.

D epuis qu’elle a an- noncé la mise en œuvre de la réforme du système éducatif, la ministre de l’É- ducation nationale,

M me Nouria Benghabrit, fait face à

une véritable levée de boucliers de la part des courants islamistes et conservateurs qui multiplient les attaques à son encontre. La derniè- re en date, pernicieuse, vient de l’Association des oulémas musul- mans algériens, qui, dès hier, a en- trepris de mener, ouvertement, une campagne contre le projet moder- niste de l’école. L’association a, en ef- fet, dans un communiqué rendu public et intitulé “Appel à la nation”, fustigé les “changements que l’école

algérienne est en train de connaître, ainsi que les révisions des lois inté- ressant la femme et la famille.” D’ha- bitude assez discrète, l’association fait diversion et place le débat sur le plan idéologique et non éducatif en se prononçant catégoriquement contre

la mise en place, dès l’année pro-

chaine, des programmes de deuxiè-

me génération propo- sés par le département de Benghabrit. Aussi, appelle-t-elle tous les acteurs et partenaires du secteur de l’éduca-

tion “à assumer leurs responsabilités”, les in- vitant à être “plus vigi- lants dans le traitement du dossier des réformes du système de l’éduca- tion en impliquant toutes les compétences du secteur”. Dans son communiqué, l’Asso- ciation des oulémas in- dique qu’elle “s’oppose aux tentatives d’efface- ment de la personnali- té de nos enfants et des générations futures, ainsi que leur occiden- talisation en faisant fi de nos traditions origi- nales et en déstructurant leurs fon- dements religieux et leurs valeurs

en faveur de la langue et de la cultu- re étrangères”. Pour cette association,

Liberté
Liberté

La ministre de l’Éducation nationale Mme Nouria Benghabrit.

il est primordial de donner à la langue arabe, à l’éducation religieu- se et à l’histoire de l’Algérie la place qu’elles méritent dans les manuels scolaires pour consolider le senti- ment d’appartenance chez les élèves et renforcer leur attachement à leur identité nationale. “L’Association des oulémas algériens exhorte les forces vives et les dignitaires de la na- tion à se mobiliser et défendre les va- leurs de notre nation contre les plans de la colonisation culturelle”, pour- suit le communiqué.

“Qu’ils apportent des preuves ou qu’ils se taisent”, réplique Benghabrit

Jointe par téléphone, la ministre de l’Éducation nationale s’est insurgée contre les déclarations contenues dans le communiqué de l’Associa- tion des oulémas en affirmant que la- dite association lui fait un faux pro- cès. Profondément convaincue par son projet de réforme, la première responsable du secteur de l’éducation invite ses détracteurs à visiter le site web du ministère et voir les ré-

formes de la seconde génération. “Nous sommes extrêmement attachés à notre patrie et à notre algérianité. Notre objectif premier est d’amélio- rer le système d’évaluation autrement que par la mémorisation”, a-t-elle martelé. M me Benghabrit va plus loin et défie ses détracteurs en as- surant que son département n’est pas sorti de la loi d’orientation votée le 23 janvier 2008, de la mise en œuvre en 2003 des cinquante des recom- mandations du gouvernement et de la commission installée par le pré- sident de la République pour la ré- forme de l’école. “Je défie quiconque de prouver le contraire”, a-t-elle af- firmé avant d’ajouter : “Je souhaite que cette association poursuive une démarche par la preuve, sinon, qu’el- le se taise.” Tout en déclarant qu’el- le ne va pas “passer son temps à fai- re des démentis”. Elle a tenu à nous rappeler qu’il y a eu deux rencontres nationales consacrées à l’école dont celle organisée au Palais des na- tions où nous avons regroupé mil- le personnes et où 80% des recom- mandations ont porté sur le volet pé- dagogique. “Et là, nous sommes les seuls à avoir réussi ce défi”, a tenu en- core à dire M me Benghabrit qui doit rencontrer, le 4 avril prochain, les membres de la commission parle- mentaire de l’éducation pour ré- pondre à toutes les interrogations des députés.

DJAZIA SAFTA

TIRS CROISÉS CONTRE LE PROJET DE RÉFORME DE L’ÉDUCATION

Les conservateurs tiennent à “leur école”

P our les islamistes et les conser- vateurs, s’il y a un ministre à abattre dans le gouvernement

d’Abdelmalek Sellal, c’est bel et bien Nouria Benghabrit, la ministre de l’Éducation nationale. Sous les tirs croisés de ses détracteurs depuis qu’elle a été nommée ministre, Nou- ria Benghabrit est systématique- ment mise à l’index parce qu’elle est “soupçonnée” de vouloir libérer l’éco- le algérienne de la mainmise des idéologies islamiste et baâthiste. Les vieux démons se réveillent par peur de perdre un terrain quasi acquis à leur cause depuis de longues années. La sortie, hier, de l’Association des oulémas algériens n’est qu’un nou- vel épisode de cette agitation per- manente, un épisode qui intervient, aujourd’hui, à l’heure du lancement de la deuxième phase des réformes envisagées. Au mois d’août 2015, lors de la Conférence nationale sur la ré- forme de l’éducation, M me Bengha- brit avait formulé une recomman- dation pour introduire l’arabe algé- rien (darja) dans l’enseignement primaire. Alors que la proposition n’était même pas adoptée, M me Ben- ghabrit a essuyé de violentes at- taques de la part des milieux poli- tiques et médiatiques conservateurs. Ces derniers iront jusqu’à l’accuser “de rouler pour la France”, car elle use de la langue de Molière dans ses in- terventions publiques. M me Bengha- brit répondra à ses détracteurs esti- mant que ces derniers “veulent main- tenir le statu quo”. À ses yeux, il s’agit d’un “chahut” de ceux “qui se sont li- gués contre l’Algérie et nul ne peut s’ériger en protecteur exclusif du na-

tionalisme”. Devant sa détermination à aller de l’avant, l’imam autopro- clamé, Hamadache, sort de sa réserve et accuse M me Benghabrit. “La volonté d’introduire une dose d’arabe dia- lectal dans l’enseignement scolaire en Algérie est un projet français pour la déstabilisation de l’école algérien- ne”, dira-t-il dans une vidéo postée sur YouTube. Et aux partis isla- mistes (FJD, l’Alliance de Algérie verte composée du MSP, d’Ennah- da et d’El-Islah et le Mouvement pour la construction nationale) d’en remettre une couche estimant que “c’est un précédent dangereux dans l’histoire de l’enseignement en Algé- rie (…) de nature à faire exploser l’identité et l’unité nationales”. La République bat le record du si- lence et aucun ministre, encore moins les élus à l’Assemblée popu- laire nationale (APN), n’a osé dé- noncer de tels dépassements et des comportements intolérants qui nous rappellent les années 1990. Pis, un parti politique dirigé par un mi- nistre en exercice n’a pas hésité à prendre part au lynchage. M me Ben- ghabrit-Remaoun ne dérange pas seulement parce qu’elle tente de ré- habiliter l’école algérienne mais aus- si parce qu’elle est une… femme ! Son parcours scientifique leur im- porte peu, ses arguments pédago- giques encore moins. Ce qui comp- te pour les conservateurs, c’est d’évi- ter que l’école algérienne redevien- ne ce qu’elle n’aurait jamais dû ces- ser d’être : un lieu d’acquisition de connaissances et d’épanouissement de la citoyenneté.

FARID BELGACEM

L’ÉDITO

PAR SOFIANE AÏT IFLIS

Œillères conservatrices et dogme islamiste

L es islamistes, partis, associations et même des prédicateurs solitaires ou sans bannières partisanes assumées, instrui- sent avec un rare acharnement le procès de la ministre de

Radicales ou modérées, les entités islamistes

qui font aujourd’hui chorus contre les programmes scolaires dits de deuxième génération rejettent, sinon combattent, en vérité, la perspective d’arrimage de la nation à l’essor de modernité dans son acception la plus large. C’est pour cela qu’ils s’accommodent bien du sinistre de l’école. Un sinistre, osons le dire, qu’ils ont largement contribué à provoquer, au nom du dogme, entre autres.”

l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, coupable, accusent-ils, d’un projet pour l’école par trop moderniste à leur goût. Pas un jour ne se passe, en effet, sans qu’on entende s’élever leurs voix appelant à la mobilisation contre la réforme de l’école qu’elle pré- conise. La dernière organisation à sortir du bois, sans crier gare, est l’Association des oulémas musulmans algériens qui signe rien moins qu’un appel à la nation pour contrecarrer le projet de ré- forme de l’école. L’association, pourtant confortablement installée dans la proximité politique du pouvoir, se met de la cohue et com- met la sienne de surenchère, la violence dans le propos en moins. Ce qui ne fait pas d’elle un moindre détracteur de Benghabrit, loin s’en faut. Sa référence à l’appel du 1 er Novembre 1954, qu’elle in-

terprète, d’ailleurs, à sa convenance, ne fait pas d’elle, non plus, le parangon du nationalisme et du patriotisme. La cause qu’el- le enfourche n’a pas et n’aura jamais la noblesse de la cause que l’appel du 1 er Novembre appelait à défendre. L’Association des ou- lémas devait d’ailleurs avoir un rapport complexé à l’appel d’Ighil Imoula auquel elle n’a pas répondu illico. On doit à la vérité his- torique de rappeler que les oulémas, assimilationnistes résolus, ont attendu deux ans après, soit jusqu’en 1956, pour, enfin, fai- re écho à l’appel dont ils se servent aujourd’hui comme d’un ar- gument pour tenter d’avoir raison contre Benghabrit. Radi- cales ou modérées, les entités islamistes qui font aujourd’hui cho- rus contre les programmes scolaires dits de deuxième généra- tion rejettent, sinon combattent, en vérité, la perspective d’ar- rimage de la nation à l’essor de modernité dans son acception la plus large. C’est pour cela qu’ils s’accommodent bien du sinistre de l’école. Un sinistre, osons le dire, qu’ils ont largement contri- bué à provoquer, au nom du dogme, entre autres. n

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L’actualité en question

Lundi 28 mars 2016

LIBERTE

ELLE ÉVOQUE UNE TENTATIVE DE PUTSCH AU SEIN DU PARTI DES TRAVAILLEURS (PT)

Louisa Hanoune :

“La menace était sérieuse”

La menace était donc “sérieuse” au point de transformer une conférence nationale en congrès extraordinaire pour reconduire Louisa Hanoune à la tête du Parti des travailleurs et faire, à l’occasion, la purge des “comploteurs” au sein du comité central. L’aveu est de la patronne du PT.

L es travaux du congrès extraordinaire du PT ont été clôturés hier, dans une ambiance qui donnait l’image d’un parti plus que jamais

soudé autour de Louisa Hanoune, reconduite dans son poste de secré- taire générale pour la huitième fois. Le Village des artistes de Zéralda, à l’ouest d’Alger, qui a abrité l’événe- ment, résonnait sous les acclama- tions, les applaudissements et les youyous des congressistes. L’émotion était si grande qu’une par- tie de l’assistance a fondu en larmes, lorsque la moudjahida Zohra Drif- Bitat, invitée d’honneur aux côtés de l’ancienne ministre Khalida Toumi, a pris la parole pour exprimer ses fé- licitations et surtout ses encourage- ments. C’était comme un grand moment de soulagement après la

“tentative de putsch” au sein du parti. Louisa Hanoune qui, jusque- là, n’a jamais reconnu l’ampleur du danger que représentait le mouve- ment de dissidence sur l’existence du PT a lâché le morceau dans une conférence de presse, à la clôture du congrès salvateur. “La menace était sérieuse. Ce n’est pas le nombre des exécutants à l’intérieur du parti qui inquiétait, mais leurs commandi- taires. Une mafia voulait détruire le parti de sa direction et le mettre entre les mains d’opportunistes et autres affairistes. Il y a eu une opé- ration criminelle contre le parti et ses cadres dirigeants. Les plus vils procé- dés comme la terreur et le chantage ont été utilisés contre le parti et ses militants. Il y a eu comme une ten- tative de coup d’État”, a-t-elle révé- lé, sans toutefois citer de noms. Elle pense qu’ils sont facilement identi-

fiables, pour les avoir déjà dénoncés publiquement. Transformer une conférence qui se voulait dédiée aux cadres du parti en congrès extra- ordinaire était donc une manœuvre “nécessaire”, pour reprendre ainsi le propos de Louisa Hanoune. La dé- marche a aussi contribué à écarter une dizaine de “comploteurs” du comité central du parti, dont le chef de file du mouvement de redresse- ment, le député Salim Labatcha, à la faveur d’une nouvelle liste com- mune composée de 105 membres, proposée par la patronne du PT et approuvée par les congressistes. “Les structures du parti sont restées indemnes et le PT est plus que jamais renforcé. Ils ne peuvent plus rien contre la SG du parti et sa direction, même s’ils peuvent toujours tenter une autre approche”, s’est-elle félici- tée, tout en considérant avoir pris de

court ses détracteurs, à travers ce qu’il y a lieu d’appeler désormais un “congrès purge”. Par ailleurs, Loui- sa Hanoune a été invitée, à nouveau, à commenter le retour de l’ancien ministre de l’Énergie, Chakib Khe- lil, au pays. La SG du PT, qui a expliqué que son parti “ne peut pas se substituer à la justice”, pense, cependant, que “puis- qu’il y a eu mandat d’arrêt contre lui, et quand bien même il aurait été an- nulé, la justice se devait de le convo- quer pour l’écouter”. En l’absence d’éléments, dit-elle, le parti attend de voir, “comme tous les citoyens algé- riens, le développement des choses”. Elle met d’ailleurs en garde contre ce que la rumeur a, jusque-là, avancé comme scénarios possibles. “Atten- tion à la provocation contre le peuple. N’importe quelle provocation peut être l’étincelle…”, a-t-elle averti. Sur

insistance de la presse, Louisa Ha- noune, qui s’est montrée quelque peu prudente dans ses déclarations concernant le come-back de l’ancien ministre de l’Énergie, a fini par lâ- cher le morceau : “Oui, je confirme détenir des informations sur des dos- siers de corruption et qui n’éma- nent pas d’instances nationales. Il y a des enquêtes ouvertes dans plusieurs pays étrangers et qui impliquent des choses très graves.” Enfin, Louisa Hanoune ne pouvait pas achever son intervention sans évoquer l’un des sujets qui lui tient le plus à cœur :

l’endettement extérieur. “Je doute fort que le président de la Répu- blique soit un des partisans de cette option qui remet en cause la souve- raineté du pays, pour l’avoir ferme- ment dénoncée par le passé”, a-t-elle soupçonné.

MEHDI MEHENNI

OPÉRATION DE L’ANP À SID-ALI-BOUNAB

Deux des trois terroristes identifiés

n Alors que l’opération de l’ANP se poursuit toujours à Sid-Ali-Bounab, nous avons appris de sources sécuritaires que deux des trois terroristes abattus avant-hier ont été identifiés. Il s’agit de l’artificier de l’ex- GSPC pour la zone centre, Kharroubi Abdelmadjid, alias Abdelfettah, et Benebri Khadir, alias Zakaria, originaire de Cap Djinet, tous les deux ont pris le maquis en 2008 et font partie de la seriat “Ettefdjir” spécialisée dans la fabrication et la manipulation des engins explosifs. Le troisième est toujours en cours d’identification, précisent nos sources. Pour rappel, ces trois terroristes font partie du même groupe qui avait tenté d’organiser un attentat kamikaze à Maâtkas en dépêchant un terroriste pour se faire exploser devant le commissariat de cette localité. Ce dernier, qui portait une ceinture explosive, a été abattu avant d’atteindre sa cible par les services de sécurité.

M. T.

RÉAGISSANT À UN ARTICLE D’“EL-DJEICH” LES METTANT EN GARDE CONTRE LEUR IMPLICATION DANS LES DÉBATS POLITIQUES

Des anciens militaires revendiquent leur “citoyenneté”

U n article intitulé “devoir de réserve”, publié dans le dernier numéro de la revue El-Djei- ch, qui s’apparente plutôt à une consigne

destinée aux militaires retraités leur enjoignant de ne plus s’impliquer dans le domaine politique, sus- cite de vives réactions chez des anciens hauts gra- dés de l’Armée nationale populaire (ANP), qui y voient une manière de rétrécir leurs libertés en tant que “citoyens à part entière”. Dans cet article non signé, il est fait état d’“intru- sions sur la scène médiatique” de quelques militaires reversés à la vie civile. On y reproche à ces derniers de faire fi des règles d’éthique qu’ils ont acquises dans les rangs de l’ANP, “en se permettant d’inter- venir sur des sujets d’ordre politique concernant notre pays, tantôt pour exprimer des idées ou des opi- nions sur la politique du pays ou formuler des pro- positions de politique alternative, et tantôt pour s’at- taquer aux autorités”. D’où, selon le même article, l’explication de la cir- culaire émise tout récemment par le vice-mi- nistre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, rappelant les person- nels de l’ANP à “l’obligation de se conformer à ces règles d’éthique, en particulier le devoir de réserve”. Pour l’ANP, “ces comportements ne reflètent guè- re l’éthique et les traditions militaires (…)”. De fac- to, l’ANP avertit ainsi qu’elle “ne saurait tolérer de telles pratiques, inadmissibles et intolérables, éma- nant de quelques cadres militaires admis à la retrai- te, qui peuvent être tout simplement considérées com-

me une tentative de porter atteinte à son image et qui traduisent une forme d’ingratitude vis-à-vis de l’institution (…)”. S’ils ne s’opposent pas à l’obli- gation de réserve, laquelle s’impose, par ailleurs, à l’ensemble des citoyens par souci de préserver les intérêts du pays, des anciens officiers de l’ANP, contactés hier par téléphone, ne comprennent ce- pendant pas l’attitude du commandement de l’Armée qui leur enjoint de s’abstenir de s’expri- mer ou d’exprimer leurs idées et positions par rap- port à la situation politique du pays. “Je crois que la loi sur les retraités de l’ANP, encore moins la Constitution, ne nous empêchent pas de nous expri- mer sur les questions politiques. Nous sommes avant tout des citoyens à part entière, non ? Et si on exprime nos idées, nous n’obligeons en aucun cas les gens à les adopter”, souligne Mohamed Khel- faoui, ancien cadre du DRS, dissous dernièrement par le président de la République.

“Citoyens à part entière”

M. Khelfaoui souligne en outre que les militaires “n’ont jamais porté préjudice à notre pays, encore moins à l’ANP”. Cet ancien officier qui avait débu- té sa carrière comme cadet de la Nation rappelle que des militaires ont eu, par le passé, à assumer même des hauts postes politiques. En effet, les exemples sont légion. Si M. Khelfaoui, fils de chahid, se déclare même prêt à remettre la casquet- te pour défendre le pays, il juge néanmoins que seu- le la justice est habilitée à juger les actes politiques

des anciens militaires en tant que “citoyens à part entière”. Abondant dans le même sens, le général à la retraite et ancien commandant des forces na- vales de l’ANP, Mohamed Yala, note, pour sa part, non sans un brin d’ironie, que si on lui avait dit qu’il allait perdre sa citoyenneté en intégrant l’institu- tion militaire, il n’aurait tout simplement jamais accepté d’être militaire ! Il se demande, par ailleurs, “si les anciens militaires devraient se taire même quand ils voient l’Algérie aller dans le gouffre”. M. Yala rappelle que l’ANP avait pourtant “toujours constitué un réservoir d’idées stratégiques pour la construction d’un pays fort”. Il dit espérer que “ce n’est surtout pas pour cette rai- son qu’on veut interdire aujourd’hui aux militaires à la retraite de s’exprimer sur les questions poli- tiques”. Le général à la retraite regrette, dans la fou- lée, que “l’Armée a toujours payé les erreurs des po- litiques”. De son côté, le général-major à la retraite, Abde- laziz Medjahed, lui, préfère nourrir le bénéfice du doute et croire que l’article de la revue El-Djeich s’adresserait plutôt aux militaires en activité dans le cadre de la formation, de l’éducation et de la cul- ture et que la référence aux retraités ne serait qu’“un exemple pour bien faire passer le message”. Car il se dit convaincu que si les anciens militaires rever- sés à la vie civile devaient être jugés pour leurs dé- clarations politiques, seule la justice serait habili- tée à le faire.

FARID ABDELADIM

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F.303
F.303

LIBERTE Lundi 28 mars 2016

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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DÉFIANT LES PRONOSTICS QUI LE PLAFONNAIENT À 200 DA À LA FIN MARS

Un euro pour 162 DA au marché parallèle

DA À LA FIN MARS Un euro pour 162 DA au marché parallèle n Pour une

n Pour une fois, les pronostics ne se sont

pas vérifiés sur le terrain. L’euro qu’on disait caracoler à 200 DA à la fin du mois de mars enregistre, depuis quelques jours, un fléchissement significatif sur le marché parallèle. De 180 DA au début du mois, il a baissé progressivement jusqu’à atteindre, hier au square Port Saïd, 162 DA à la vente et légèrement moins à l’achat. Le recul de la devise européenne face à la monnaie loca- le, dans une conjoncture marquée pourtant par un amenuisement conséquent des res- sources du pays et hausse de l’inflation, s’explique, selon des spécialistes, par l’an-

nonce de l’ouverture de bureaux de change officiels. L’application de la mesure portant obligation de payer par chèque bancaire toute transaction dont la valeur est supé- rieure à 5 millions de dinars et au-delà, le durcissement des procédures imposées aux opérations de commerce extérieur interfè- rent aussi dans l’évaluation de l’euro au marché noir. À ces motifs, il faudra ajouter une offre plus importante que la demande, nous dit-on. Paradoxalement, les cotations fixées par la Banque d’Algérie, le 19 mars, revalorisent l’euro à plus de 124 DA et le dollar à plus de 110 DA.

WILAYA DE KHENCHELA

Destruction d’une mine datant de l’époque coloniale

n Une mine datant de l’époque coloniale a été découverte et détruite, ven- dredi dernier, par des spécialistes de déminage à quelques mètres de la station ther- male de Hammam Essalihine, à l'ouest de la ville de Khenchela, selon des sources concordantes. Les services de sécuri- té ont fermé le lieu aux passants, pendant quelques heures, soit jusqu’à l’arrivée des services de déminage qui ont réussi à détruire la mine, avant qu’elle n’explose au pas- sage de citoyens.

des services de déminage qui ont réussi à détruire la mine, avant qu’elle n’explose au pas-

DAÏRA DE BOUFARIK

Six mois d’attente pour renouveler le permis de conduire

n Le renouvellent du permis de conduire

dans la daïra de Boufarik est un véritable casse-tête chinois. Si dans de nombreuses circonscriptions administratives, le docu- ment est délivré en une journée, les admi- nistrés de cette localité de la wilaya de Blida sont astreints à une attente de six mois, par- fois davantage. Pendant cette période, il leur est attribué un récépissé, valable pour la conduite. Selon

les agents du service de la réglementation à ladite daïra, les longs délais concernent

uniquement les citoyens qui avaient obtenu leur permis de conduire hors wilaya et qui sont contraints de fournir un certificat de capacité. Ils expliquent également que ce document prend parfois du temps dans la phase de vérification, surtout quand il s’agit de com- muniquer avec d’autres wilayas. Ils annoncent néanmoins que le réseau national est opérationnel depuis la fin du mois de février et permettra de délivrer le permis de conduire en 48 heures.

PROGRAMMÉE LE 10 AVRIL AU SIÈGE DE BERBÈRE TV

Deuxième

édition

du Salon

du livre

amazigh

DE BERBÈRE TV Deuxième édition du Salon du livre amazigh n Le groupe Berbère Télévision organise

n Le groupe Berbère Télévision organise le 10 avril 2016 la deuxième édition du livre amazigh au siège de la chaîne. Cette nouvelle manifestation, comme la précédente, sera l'occasion de faire rencontrer entre eux des éditeurs, des écrivains et des lecteurs. Ce sera aussi une opportunité de soutenir la diffusion des œuvres produites en tamazight. Malgré les obstacles institutionnels, la disparité entre l'activité des créateurs et leur marginalisation sur le terrain social, il est important de montrer le dynamisme et la richesse de la littérature et, aujourd'hui, de la recherche en tamazight à travers sa diversité géographique et nationale.

IL A VISITÉ LA MAISON DE LA PRESSE DE TIARET L’arrogance du chef de l’exécutif
IL A VISITÉ LA MAISON DE LA PRESSE
DE TIARET
L’arrogance du chef
de l’exécutif de la wilaya
envers les journalistes

n Lors d’une visite inopi- née à la maison des ligues et associations, le chef de l’exécutif de la wilaya de Tiaret a fait un détour par la Maison de la presse, une bâtisse de “fortune” qui ne convient guère pour abriter les activités de la corpora- tion. Au lieu de s’enquérir des contraintes auxquelles sont confrontées les corres- pondants de presse comme l’ont fait ses homologues à Sidi Bel-Abbès et Tizi Ouzou, il a instruit le prési- dent de l’APC de détacher la femme de ménage, qui travaille sur les lieux dans le cadre du filet social depuis des années, d’amé-

nager des sanitaires et d’ex- horter les journaux, héber- gés dans les locaux de la Maison de la presse, à payer leurs loyers réguliè- rement et sans retard. Avant de quitter l’endroit, le wali de Tiaret a quelque peu humilié les journalistes en disant que l’état insa- lubre des lieux est déplo- rable. Il les a défiés d’écrire ce qu’ils veulent “car il ne craint que Dieu, Seul”. Interloqués, les gens de la profession se sont deman- dés pour quelle raison le chef de l’exécutif de la wilaya leur a rendu visite pour prôner une attitude aussi arrogante ?

POUR MIEUX PROMOUVOIR L’ÉCOTOURISME

Naissance d’un réseau vert

n C’est sous le slogan “Tourisme écologique, l’avenir de de- main” qu’une association pour la promotion du tourisme écologique a organisé, samedi dernier au centre universi- taire Ahmed-Bouchaïb de Aïn Témouchent, une ren- contre dont les travaux ont été axés sur la concrétisation de l’idée portant sur la création d’un réseau vert propre à la wi- laya. L’événement, auquel ont pris part une vingtaine d’associations et une dizaine de personnalités locales, s’inscrit dans une approche participative, en ce sens que l’en- vironnement est l’affaire de tous. La plate-forme du projet s’articule autour de cinq points essentiels : le tourisme, l’en- vironnement, l’esthétique de la ville, le patrimoine forestier et enfin les espaces verts et jardins publics.

ARRÊT SUR

IMAGE

Vu à Tébessa

La gare routière urbaine de Bab Ezzoiatine, à deux encablures du centre-ville. Une image qui fait honte à une ville historique.

routière urbaine de Bab Ezzoiatine, à deux encablures du centre-ville. Une image qui fait honte à

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L’actualité en question

Lundi 28 mars 2016

LIBERTE

À LA FRONTIÈRE DE L’OUEST ALGÉRIEN

Jeunesse abandonnée en péril

Tout le monde est conscient que la contrebande de carburant est un acte illégal qui porte des coups à l’économie nationale. Mais tout le monde pose la même question : que faire pour vivre ?

A kid-Lotfi, Ouled Zia- ne, Souani, Chebi- kia, M’ghagha, Sidi- Boujenane et d’autres localités de la commune de

Maghnia se meurent dans le silen- ce et l’anonymat. Abandonnés, dé- munis, leurs habitants n’ont d’autres choix que de verser dans les trafics de cannabis et de carburant. Enfin, jusqu’à ce que les services de sécu- rité algériens ne se décident à prendre le taureau par les cornes et à durcir la surveillance aux frontières pour stopper cette hémorragie qui a valu à l’économie nationale des pertes sèches considérables (trois milliards de dollars chaque année, selon le ministre de l’Intérieur). Et depuis que la chute des cours des hy- drocarbures s’est mise de la partie, la majorité des jeunes et moins jeunes Tlemcéniens qui vivaient grâce à la contrebande de carburant, les fameux hallabas, se tournent dé- sormais les pouces dans les cafés ou adossés au fragile mur de l’incerti- tude : “Les jeunes d’ici se meurent. Avant, ils arrivaient quand même à traficoter avec leurs homologues ma- rocains mais là, ils n’ont plus rien et beaucoup risquent de rejoindre le tra- fic de stupéfiants. Si, seulement, les pouvoirs publics se décidaient à mettre les moyens pour réhabiliter l’agriculture”, déplore un commer- çant de Souani, commune de quelque 10 000 habitants. Le constat est d’autant plus vrai que de très nombreux jeunes originaires des environs de Maghnia se retrouvent au box des accusés des tribunaux cri-

Liberté
Liberté

se

sont

divers, notamment des produits ar-

millions de centimes pour le

convertis

tisanaux et de vannerie dont la ma-

convoyage ou le stockage de kif ?

dans

le

jorité provient du… Maroc. “Je ne

“Les jeunes sont abandonnés par ici,

transport

vendrai jamais des produits locaux,

ils sont déçus, et le risque est grand de

clandestin,

jette l’un de ces commerçants. Ils

les voir foncer tête baissée dans le tra-

d’autres se

sont de mauvaise qualité et ils ne tien-

fic de drogue”, s’entendent à avertir

sont faits

nent pas. Je préfère le produit maro-

les témoins que nous avons interro-

vendeurs

cain, c’est assez cher, je le conçois,

gés. Peut-être même font-ils eux-

de fruits et légumes

mais ça vaut la peine. Malheureuse- ment, mes stocks s’épuisent.”

mêmes partie d’un de ces multiples réseaux de trafic de drogue qui se

mais

la

Pour ce commerçant aussi, la situa-

lient au quotidien avec le territoire

majorité se

tion des jeunes n’est pas enviable :

si proche du premier producteur

retrouve

“Depuis le durcissement des mesures

mondial de kif ? Comment savoir ?

sans acti-

de sécurité, ils végètent. Les pou-

Lorsque l’être humain est désespé-

vité

et

voirs publics n’offrent rien de concret

ré, rien ne peut l’empêcher de ten-

beaucoup

et les sirènes de la drogue peuvent être

ter le diable. Et les habitants des ré-

parlent de

irrésistibles”, avertit-il, en pointant

gions reculées de l’Ouest algérien

s’essayer

l’index en direction de la frontière

semblent si acculés et tellement

au

trafic

marocaine, au-delà de laquelle flot-

proches du diable.

d

e

te le drapeau rouge du royaume.

S. OULD ALI

drogue”,

 

confirme

Déception et désespoir

Le trafic de carburant en chiffres

n Entre 2014 et 2015, une réelle régression de la contrebande de carburant a été enregistrée dans la wilaya de Tlemcen. En chiffres, le bilan établi par les services concernés pour l’année 2015 fait état de la saisie de 44 893 litres, contre 65 844 litres en 2014. Le verrouillage opéré par les services de sécurité aux frontières, notamment à travers l’élargissement des tranchées entre l’Algérie et le Maroc et l’augmentation de leur profondeur, la dotation de l’armée en matériel moderne de lutte contre le trafic de carburant et la densification des contrôles, a donné des résultats probants.

S. O. A.

le pompis-

À Akid-Lotfi, Ouled Ziane, Souani,

te

d’une

Chebikia, M’ghagha, Sidi-Boujena-

des

sta-

ne, Maghnia…, tout le monde est

La police algérienne a renforcé les contrôles aux frontières, notamment marocaine.

tions-ser-

conscient que la contrebande

minels pour des faits de trafic de drogue. Et le plus souvent, ils éco- pent de lourdes peines qui compro- mettent gravement leur avenir. Ces dernières années, les assises d’Oran ont envoyé en prison des dizaines de jeunes Tlemcéniens, qui, sans ins- truction et vivant dans des condi- tions difficiles, se sont révélés être des proies faciles pour les narcotrafi- quants.

Temps suspendu

Dans les villages reculés de l’Extrê-

vices quasi désertes de Maghnia, où seules deux voitures font provi- sion de carburant : “Il fut un temps où c’était beaucoup plus animé”, re- grette notre interlocuteur qui, ma- nifestement, préfère l’époque des pe- tits trafics au silence sidéral, lu- gubre, perceptible dans toute la ré- gion. En ce lundi 21 mars, morose et froid, les villages et petites locali- tés de Maghnia sont déserts et il faut

de carburant est un acte illégal qui porte des coups à l’économie natio- nale. Mais tout le monde pose la même question : que faire pour vivre ? “Il y a bien l’agriculture, qui pourrait générer des postes d’em- ploi et dynamiser l’économie locale, suggère un commerçant. Mais les autorités ne veulent rien savoir. Le chômage bat son plein et les perspec- tives sont obstruées. Comment vou-

se rendre sur les chemins de wilaya pour espérer trouver un semblant

lez-vous empêcher les jeunes de recou- rir à n’importe quel expédient pour

me Ouest algérien, le renforcement de la sécurité a ainsi mis au chôma- ge de nombreux habitants : “Certains

d’activité, principalement générée par quelques vendeurs de pommes de terre (cédée à 20 DA le kilogram- me) et des commerçants d’articles

gagner de l’argent ?” Et comment les convaincre de repousser les offres al- léchantes des narcotrafiquants qui proposent parfois des dizaines de

À L’INITIATIVE DE OOREDOO

Journée de détente pour les enfants orphelins et hospitalisés à Oran

n Attaché à ses valeurs de solidarité et de citoyenneté, et dans le cadre de ses activités sociétales de proximité, Ooredoo a invité, durant le week-end, des enfants hospitalisés et ceux issus de différents établissements des enfants assistés d’Oran, pour une journée de détente au Salon des loisirs et du divertissement Mégaland, auquel il participe en tant que Sponsor Gold. Ooredoo, en collaboration avec l’Association d’aide aux enfants cancéreux, a convié une cinquantaine d’enfants hospitalisés et autres

issus des établissements pour enfants assistés, dans le but de leur faire vivre l’ambiance des vacances du printemps et participer aux activités et spectacles du Mégaland. Les enfants ont passé des moments agréables et joyeux, riches en animations. Par sa politique sociétale engagée et active, à travers différentes régions d’Algérie, Ooredoo confirme sa dimension d’entreprise citoyenne proche de la société.

Algérie Télécom lance le pack Moohtarif

n Algérie Télécom lance le pack Moohtarif, une nouvelle offre de téléphonie et d'ADSL destinée aux professions libérales (avocats,

comptables, médecins, architectes, etc.) et aux très petites entreprises (restauration rapide, agence de voyages et de tourisme, auto-écoles, etc.), avec de nombreux avantages. Le nouveau pack Moohtarif d'Algérie Télécom propose :

- Une ligne téléphonique Idoom Fixe pour des communications illimitées vers le fixe

local et national et jusqu'à 30% de réduction vers les mobiles et l'international.

- Un appareil téléphonique sans fil à double

combiné.

- Un modem ADSL.

- La solution “One Click” de création et de

publication de site Web (un nom de domaine “.dz” et un espace d'hébergement de 1Go + une boîte mail). Le pack Moohtarif est proposé pour un tarif extrêmement compétitif de 4 999 DA/mois pour un débit de 4Mbps, et 6 999 DA/mois pour un débit de 8Mbps. Le pack est disponible au niveau de toutes les agences commerciales d'Algérie Télécom (Actel) à partir du 27 mars 2016.

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1- CHIMISTE H/F

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3 - ASSISTANTE DG

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4 - RESPONSABLE DE LA GESTION DU PERSONNEL

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Aux buralistes et lecteurs du journal Liberté. Pour toute réclamation au sujet de la distribution du journal

Tél./Fax : 021 50 54 08

Direction de la distribution Blida Division technique électricité Pour améliorer sa qualité de service et

Direction de la distribution Blida Division technique électricité

Pour améliorer sa qualité de service et consoli- der son réseau, la Direction de la distribution de Blida entreprend des travaux d’entretien qui nécessiteront l’interruption de fourniture d’électricité la journée du 29/03/2016 entre 09h00 et 13h00, au niveau de la commune de Hammam Melouane.

Localité concernée :

w DOUAR MAGTAA LAZREG

Pour plus d’informations, contactez la Direction de la distribution de Blida sur le numéro suivant :

025 20 75 61 La Direction de la distribution de Blida s’excuse pour les désagréments causés.

ANEP N°411 128 Liberté du 28/03/2016

LIBERTE

Lundi 28 mars 2016

L’actualité en question

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ELLE CONTRIBUE AINSI AU CONTRÔLE DE L’INFLATION

La Banque d’Algérie poursuit son action de résorption de l’excès de liquidités

La forte baisse des dépôts du secteur des hydrocarbures en est la principale cause, en contexte de persistance du choc externe.

L Banque

a

d’Algérie

poursuit son action de résorption de l’excès de liquidités sur le marché monétaire par la mise en œuvre des instruments

indirects de la politique monétaire. Le montant absorbé au titre de la re- prise de liquidités par appel d’offres

a atteint 376 milliards de dinars à fin

février 2016 contre un montant de 579 milliards de dinars à fin janvier 2016, soit un recul de 203 milliards de dinars. Les encours des reprises de liquidi- tés à 7 jours, 3 mois et 6 mois s’élè- vent respectivement à 200 milliards

de dinars, 131 milliards de dinars et 45 milliards de dinars. La Banque d’Algérie poursuit son action de ré- sorption de l’excès de liquidités dans un contexte de contraction de la liquidité de certaines banques. À fin septembre 2015, la liquidité glo-

bale des banques s’établit à 1 828 mil- liards de dinars (2 104,96 milliards de dinars à fin juin 2015) contre 2 730,88 milliards de dinars à fin dé- cembre 2014. Ainsi, après une forte contraction au premier semestre 2015 (-625,92 mil- liards de dinars), la liquidité bancaire s’est davantage détériorée au cours

des neuf premiers mois de 2015. La forte baisse des dépôts du secteur des hydrocarbures en est la principale cause, en contexte de persistance du choc externe. Aussi, face à l’ame- nuisement de l’excès de liquidités et dans le but de dynamiser davantage le marché monétaire interbancaire, la Banque d’Algérie a commencé à réduire graduellement les reprises de liquidités. Le montant absorbé au titre de la reprise de liquidités a at- teint 660 milliards de dinars à fin dé- cembre. Il avait atteint 1 200 mil- liards de dinars à fin janvier 2015. La

facilité de dépôt souscrite par les banques a enregistré une progression importante de plus de 401 milliards de dinars, passant de 408 milliards de dinars à fin janvier 2016 à 809 milliards de dinars à fin février 2016. Selon la Banque d’Algérie l’encours sur le marché monétaire interbancaire a atteint 20,3 mil- liards de dinars à fin février 2016 contre 200,3 milliards de dinars à fin janvier 2016 soit une baisse de près de 180 milliards de dinars essen- tiellement observée sur le compar- timent au jour le jour. L’activité du marché des valeurs d’État a connu une tendance haussière de 25 mil- liards de dinars. L’encours des va- leurs d’État émis par voie d’adjudi- cation sur le marché monétaire a at- teint 991 milliards de dinars à fin fé- vrier 2016 contre 966 milliards de di- nars à fin janvier 2016. La Banque d’Algérie a maintenu son rythme et

ses conditions d’intervention sur le marché monétaire. Les taux appli- qués aux opérations de reprise de li- quidités à 7 jours, 3 mois et 6 mois et de la facilité de dépôt à 24 heures rémunéré par la Banque d’Algérie restent fixés respectivement à 0,75%, 1,25%, 1,50% et 0,30%. Les taux d’intérêts au marché monétaire in- terbancaire se sont négociés durant cette période dans une fourchette comprise entre 0,34375% et 2,50% pour des maturités allant de 24 heures à 7 jours. Après une longue période d'excès de liquidités sur le marché monétaire, la Banque d'Al- gérie devrait reprendre à partir du mois d’avril prochain le refinance- ment des banques. La Banque d’Al- gérie injectera des liquidités dans l'économie nationale. Cependant, l'injonction de ces li- quidités ne devrait pas générer une érosion des réserves de change. En

RESTRUCTURATION DE LA COMPAGNIE AIR ALGÉRIE

La filiale maintenance opérationnelle en juillet prochain

“L a filiale maintenance de la compagnie Air Algérie, prévue dans le cadre de son programme de restructuration et de mo-

dernisation, sera mise en place en juillet prochain”,

a annoncé, hier, Mohamed Salim Ziouèche, chef

de division maintenance et réparation des aéro- nefs du groupe Air Algérie. “La création de cette filiale devrait permettre l'ouverture à l'étranger de la base de maintenance des aéronefs, reconnue pour sa compétence, afin de capter le marché régional et africain”, a indiqué M. Ziouèche à la presse lors d'une visite à la base de maintenance des avions d'Air Algérie. Il est clair, comme pour toutes les autres com- pagnies les plus prestigieuses, que le volet main- tenance constitue la soupape de sûreté pour s’assurer la pérennité de la société comme pour démontrer le degré de la technicité. Il faut re- connaître que de ce point de vue, Air Algérie a ga- gné des bons points par le passé et voudrait re-

dorer son blason sur ce registre. “Avec la création de cette filiale, il y a de nouvelles perspectives de développement qui s’offrent à la compagnie qui proposera ses prestations aux compagnies étran- gères”, a-t-il dit, en précisant : “La création de la filiale Air Algérie-maintenance sera accompagnée par la conclusion d'un partenariat avec un constructeur d'aéronefs qui possède la technologie et des marchés à proposer à Air Algérie”. Ziouèche a également fait savoir à l’occasion que “la base actuelle de maintenance d'Air Algérie prend en charge la maintenance de toute la flotte de la Com- pagnie nationale, composée de 50 avions, ainsi que les flottes de Tassili Airlines, d'Air express (trans- port de pétroliers) et de la Protection civile. Elle as- sure annuellement la maintenance de 250 chan- tiers d'avions d'Air Algérie et une vingtaine de chantiers de ces organismes et sociétés à travers un effectif de 1 250 personnes”. Certifiée par la Di- rection de l'aviation civile (DAC) et l'Union eu-

ropéenne, cette base compte, entre autres, un grand hangar d'une capacité de 12 avions, un site de réparation de moteurs, un site d'essais de mo- teurs réparés et des ateliers dédiés notamment à la réparation des équipements électroniques. La maintenance des moteurs coûte annuellement entre 50 et 60 millions de dollars dont 90% pour les pièces de rechange. La réparation d'un seul mo- teur coûte entre 5 et 6 millions de dollars. Une fi- liale donc qui pourrait être salvatrice pour la com- pagnie et qui reste, malgré tout, soumise à de sé- rieuses contraintes et autres entraves adminis- tratives. Il est question de la non-adaptation du régime douanier à cette activité qui nécessite l'im- portation de la totalité des pièces de rechange. La lenteur des procédures constitue aussi un autre facteur qui diminue la compétitivité de la future filiale appelée à décrocher des marchés extérieurs pour ne citer que ceux-là.

N. S.

Le Snav nous écrit

n Faisant suite à votre article paru dans le journal Liberté du 22 mars 2016, intitulé “Tricherie sur les tarifs promotionnels”, le Snav Algérie souhaite excercer son droit de réponse. - Les agences de voyages sont dûment agréées par l’État, respectent et obéissent à la réglementation en vigueur, au code de déontologie et à l’éthique professionnelle, par conséquent et en aucun cas, elles remplissent

leurs caisses illégalement comme stipulé dans votre article. - La pratique du billet modifié sur fichier word, n’est en aucun cas exploitée par nos agences de voyages adhérentes, qui restent professionnelles et peuvent être contrôlées facilement depuis la

mise en service du e-ticket, et à ce jour, nous n’avons enregistré

aucune plainte (

Ceci dit, les agences de voyages, à l’instar de ce qui a été dit par votre

)

journaliste, commencent toujours par proposer à leurs clients les billets à tarifs promotionnels afin de générer un chiffre d’affaires et fidéliser leur clientèle. Concernant le nombre avancé par votre journaliste de 1400 atv, et celui de 400 agences adhérentes à notre corporation, ces chiffres ne reflètent pas la réalité, nous nous permettons de rectifier vos données, en vous précisant que notre corporation compte 650

adhérents à l’échelle nationale sans compter le bureau Oasis- Saoura (10 wilayas) en cours d’installation. Nous tenons aussi à vous informer que notre syndicat est la première organisation patronale dans le tourisme, représentée dans les 48 wilayas. L’adhésion repose sur deux engagements primordiaux :

l’éthique professionnelle et la déontologie.

effet, la Banque d’Algérie a averti que les banques doivent avoir dans leurs portefeuilles des effets de qua- lité éligibles au refinancement, tels que des effets privés acceptables au réescompte.

MEZIANE RABHI

LE SITE ÉTAIT MENACÉ DE FERMETURE POUR SURSTOCK DE PRODUITS

Fertial Annaba a finalement obtenu les autorisations d’exportation

n Les responsables de l’entreprise Fertial ont été informés, hier, que les autorisations d’exportation de leurs produits, qui bloquaient jusqu’ici l’activité de leur unité d’Annaba, notamment en raison de la saturation des aires de stockage, ont finalement été signées. Selon une source proche de l’entreprise, les représentants de Fertial auraient été invités à se présenter au ministère de l’Industrie, hier après-midi, afin de récupérer les fameux documents, qui devraient leur permettre de reprendre les exportations et surtout de remettre en marche les machines de production, après de longues semaines d’attente angoissante. Au niveau du site de Fertial, la nouvelle a été accueillie dans la liesse par les salariés et leurs représentants syndicaux, dont beaucoup ont, un temps, craint le pire pour leur avenir professionnel, après que l’employeur eut pris, de guerre lasse, la décision de fermer l’unité. On signale que le même élan de satisfaction prévalait, hier, au siège de la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, gaz et chimie (FNTPGC), dont le secrétaire général, Sid-Ali Beldjerdi, s’inquiétait du fait que l’existence de Fertial, qui est une entreprise performante à tous les niveaux, soit hypothéquée par le refus de délivrance desdites autorisations d’exportation. Rappelons que Fertial, Société des fertilisants d’Algérie, est issue d’un partenariat signé, en août 2005, entre le groupe algérien Asmidal et le groupe espagnol Grupo Villar Mir, lesquels détiennent respectivement 34% et 66% du capital. Après un investissement de plus de 170 millions de dollars ayant permis de rénover l’outil industriel, Fertial a gagné des parts de marché considérables tant à l’export que sur le marché intérieur. Ses exportations, qui sont de l’ordre de 74% de sa production, placent Fertial comme leader dans le bassin méditerranéen et deuxième dans le monde arabe, derrière l’Arabie saoudite.

A. ALLIA

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dans le bassin méditerranéen et deuxième dans le monde arabe, derrière l’Arabie saoudite. A. ALLIA Publicité

0523

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L’Algérie profonde

Lundi 28 mars 2016

LIBERTE

BRÈVES du Centre
BRÈVES
du Centre

OUARGLA

Saisie de 3000 bouteilles de boissons alcoolisées

n Un lot de 3000 bouteilles de

boissons alcoolisées destiné à la commercialisation sans autorisation a été saisi par la police d’Ouargla, en fin de semaine dernière, apprend-on du chargé de communication au niveau de cette institution sécuritaire. Cette saisie a été rendue possible grâce aux investigations menées par les policiers de la sûreté urbaine n° 3 faisant état de l’existence d’un individu disposant d’un lot de boissons alcoolisées sans autorisation à son domicile. Après une perquisition du domicile du mis en cause, les policiers ont découvert un lot de plus de 3000 bouteilles, cannettes et spiritueux de différentes qualités et marques proposés à la vente. L’inculpé dans cette affaire a été présenté devant le tribunal d’Ouargla.

AMMAR DAFEUR

ÉPIDÉMIE DE BRUCELLOSE À BOUIRA

23 cas répertoriés depuis janvier !

n Les services vétérinaires de la

DSP de Bouira, sont sortis, hier, de leur silence en s'exprimant enfin sur les cas de brucellose enregistrés à travers la wilaya et le moins que l'on puisse dire est que la situation est inquiétante! Ainsi et selon la même source, pas moins de 23 cas ont été répertoriés depuis le 28 janvier dernier, à travers l'ensemble de la wilaya, notamment les communes du sud. “Pour le moment, nous avons enregistré 23 cas, dans les communes de Taghdit, El Hadjra El Zerga, Bordj Okhris et Sour El Ghozlane”, indiquera le D r Hammad, chef de service au niveau du service de prévention auprès de la DSP de Bouira, sur les ondes de la radio locale. Ce spécialiste, ajoutera également que le coût de traitement d'un seul cas, avoisine les 200 000 DA! Quoi qu'il en soit, il est évident que la wilaya de Bouira, fait face depuis 2015 à une véritable épidémie que les services de la DSA et la DSP peinent à endiguer.

R. B.

JOURNÉES PORTES OUVERTES SUR L’ADMINISTRATION DES IMPÔTS À TAMANRASSET

Vers le civisme fiscal

La bibliothèque principale de la capitale de l’Ahaggar abrite, une semaine durant, des rencontres et des échanges en mesure de consolider davantage la relation entre l’administration fiscale et les contribuables.

L programme

e

de

la

conformité fiscale vo- lontaire, la facilitation fiscale et la remise léga- le des pénalités, ce sont les principaux axes des

journées portes ouvertes sur l’ad- ministration fiscale organisée, depuis hier et ce jusqu’au 31 du mois en cours, par la direction des impôts de la wilaya de Tamanrasset. La bi- bliothèque principale de la capitale de l’Ahaggar abrite, une semaine du- rant, des rencontres et des échanges en mesure de consolider davantage la relation entre l’administration fiscale et les contribuables qui auront l’occasion de prendre connaissance de toutes les prestations et avantages qui leur sont accordés au titre de la nouvelle réglementation. Satisfait d’avoir atteint tous ses ob- jectifs en matière de recouvrement, notamment en 2015 où l’on a obte- nu un taux de 106%, le directeur des impôts de la wilaya de Tamanrasset, Rezzag Lebza Omar, a tenu à faire sa- voir que les contribuables peuvent désormais bénéficier de remises conditionnelles et d’annulation de toutes les pénalités de recouvre-

ment au profit de ceux qui paient la totalité de la somme due. Le contri- buable peut également adresser un recours auprès de la commission de wilaya au cas où il n’arrive pas à s’ac- quitter de ses impôts. Pour ce qui est du programme de conformité fiscale volontaire, M Rezzag Lebza indique que c’est une mesure visant l’encouragement des investisseurs et des opérateurs éco- nomique à régulariser leur situation vis-à-vis de l’administration fiscale

R.D.
R.D.

De nombreux avantages et dispositifs ont été mis en place afin de consolider la relation administration fiscale-contribuable.

avant le 31 décembre 2016. Les concernés doivent ainsi s’adresser aux agences bancaires de leur choix pour placer leurs fonds et payer une taxe forfaitaire de l’ordre de 7% afin de se faire délivrer une attestation de régularisation fiscale au bout de seulement 7 jours. Au chapitre des facilitations fiscales, notre interlocuteur s’est focalisé sur l’allègement des dossiers des contri- buables, la possibilité d’obtenir l’identifiant fiscal via Internet et la sé-

paration entre l’opération de décla- ration et de payement des impôts. Les contribuables qui bénéficieront également d’une simplification sur l’impôt forfaitaire unique peuvent aussi choisir leur régime de paiement avec la possibilité de payer ¼ des sommes dues avant la fin de chaque trimestre ou avant le 30 septembre de l’année considérée, dans le cas où ils auront opté pour le régime de paiement annuel. À ce moment là, ils seront contraints de faire une dé-

claration complémentaire à titre de régularisation et le paiement sans pé- nalité de retard du différentiel obte- nu du montant imposable non dé- clarés. Dans le cadre de sa nouvelle poli- tique de communication, la direction des impôts a fait part des moyens technologiques mis en place afin de permettre aux contribuables de fai- re, entre autres, leur déclarations mensuelles sur le site www.jibaya- tic.dz.

RABAH KARECHE

TOUGGOURT

3960 foyers raccordés au réseau de gaz de ville durant l’année 2015

T rois mille neuf cent soixante foyers de la cir- conscription de Touggourt ont été rac- cordés au réseau de gaz de ville, nous a ap-

pris M lle Bada Mounia, la chargée de communi- cation à la Direction de distribution de gaz et d’électricité Ouargla-rural. Ce réseau s’étalant sur une distance de 84 km/l a touché plusieurs com-

munes et villages de la circonscription pour at- teindre le taux de 76 % pour le moment, selon M lle Bada. Du coup, les habitants de ces régions ont exprimé leur satisfaction, car, désormais, ils ne fe- ront plus des kilomètres pour s’approvisionner en bonbonnes de gaz. À signaler que ces réalisa- tions ont été, parallèlement, suivies par une vas-

te campagne de sensibilisation aux dangers du gaz, où des équipes de Sonelgaz se sont déplacées à tra- vers ces communes et villages et distribué des bro- chures et dépliants dans le but de mettre en gar- de ces nouveaux clients sur les risques liés à la mauvaise utilisation du gaz.

AMMAR DAFEUR

Les walis de Ouargla et de Touggourt en visite d’inspection

D es projets en arrêt et d’autres accusent un retard impor- tant, tel était le constat fait

lors d’une visite d’inspection effec- tuée récemment par une déléga- tion composée des walis de Ouargla et de Touggourt ainsi que des di- recteurs de wilaya. Parmi ces projets, on notera ceux des ressources en eau, qui sont confron- tés à d’innombrables problèmes en- travant l’avancement réel des tra- vaux, à savoir le problème de la vé- tusté du réseau de distribution de

l’eau potable à cause des énormes fuites ainsi que l’incapacité de ré- serve des châteaux d’eau, qui a com- pliqué l’opération d’approvision- nement en la matière des différents quartiers et cités de la circonscrip- tion. En dépit des projets enregistrés dans le secteur des ressources en eau, ceux liés à la réfection partielle du ré- seau et dont une enveloppe finan- cière importante lui a été allouée, le problème ne semble pas voir le bout du tunnel du moment que la station de déminéralisation des eaux sau-

mâtres de Aïn Sahra n’est fonc- tionnelle qu’à 30 % de ses capacités réelles. La délégation s’est aussi rendue au village de Sidi Mehdi où ils ont ins- pecté les travaux de réalisation du projet du raccordement d’un puits albien à la station de déminéralisa- tion des eaux saumâtres sur une dis- tance de 9 km. Ce projet confié à l’ONID est actuellement à l’arrêt. Et pour cause, le ministère du secteur n’a pas encore donné son accord pour la prise en charge financière

dudit projet. Cette visite a aussi conduit les deux walis au centre-vil- le de Touggourt où ils ont inspecté le projet de réfection du réseau d’as- sainissement se trouvant au niveau du boulevard du 1 er -Novembre. La délégation s’est ensuite rendue vers les deux zones de la concession agricole n°32 et n°26 se trouvant à El-Aanat, dans la commune de Touggourt. Dans ces zones, 431 jeunes bénéfi- ciaires de parcelles de terrain dans le cadre de la concession agricole at-

tendent jusqu’à ce jour la réalisation de plusieurs projets leur permettant le démarrage effectif de leur activi- té, tels que des pistes agricoles, le rac- cordement de leurs exploitations au réseau d’électricité et la réalisation des puits albiens. Le wali de Ouargla, Saad Agoudjil, a instruit les entreprises chargées de la réalisation des 39 puits albiens, des pistes agricoles et une ligne élec- trique d’accélérer la cadence des travaux de réalisation.

AMMAR DAFEUR

8

L’Algérie profonde

Lundi 28 mars 2016

LIBERTE

8 L’Algérie profonde Lundi 28 mars 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Est EL-TARF 70% des crédits Ansej

BRÈVES de l’Est

EL-TARF

70% des crédits Ansej remboursés

n Le directeur de l’Ansej de la

wilaya d'El-Tarf a révélé, lors d’une conférence de presse animée en début de semaine, que plusieurs orations de soutien aux jeunes ont donné jusque-là des résultats probants ayant permis la création de 999 emplois permanents en 2015. Des efforts conjugués sont déployés afin de faire mieux afin de lancer d’autres projets notamment dans divers secteurs d’activités notamment les travaux publics, l’agroalimentaire ainsi que l’agriculture qui vient en pole position. Le directeur de cet organisme a par ailleurs, indiqque 54 milliards de dinars ont été débloqs ayant permis la cation à travers les 24 communes de la wilaya d’El- Tarf, plus de 400 projets. S’agissant des remboursements des dettes, il a fait savoir que 70% des cdits ont été remboursés mais aussi que 47 dossiers ont été transmis à la justice. Sur un autre plan, des jeunes ayant contracté des crédits dans le secteur des TIC sont actuellement en formation dans le cadre du programme d’accompagnement. En dépit de la crise financière que traverse le pays, l’Ansej selon la même source, continuera à accompagner les jeunes ayant une volonté de monter leur propre entreprise et de créer des emplois.

TAHAR BOUDJEMAA

SÉTIF

Une campagne d’information au profit des candidats au bac

n À l’initiative de l’université

Ferhat-Abbas (Sétif 1), l’université Lamine- Debaghine (Sétif 2), l’école surieure d’Enseignement (El-Eulma) et les deux directions des œuvres universitaires, une campagne d’information et de communication sera organisée cette semaine au profit des candidats au bac 2016 et leurs parents. Durant trois jours, à savoir les 29, 30 et 31 mars, des enseignants et des personnels administratifs des dits établissements seront mobilisés pour présenter les services offerts par ses institutions publiques et

pondre aux questions des lycéens et leurs parents sur la phase après-bac. Selon les organisateurs de ces journées, cette campagne d’information et d’orientation destinée principalement aux candidats s’apprêtant à passer les épreuves du baccalauréat de cette année du 29 mai au 2 juin, a pour objectif de faire connaître les modalités d’inscription pour éventuellement accéder à l’université et les différentes filières et spécialités dispensées par ces trois universités et donner des explications sur les conditions d’accès aux établissements universitaires à recrutement national.

A. LOUCIF

SOUK AHRAS

Sensibiliser les commerçants informels sur l’impôt

Les directives, selon M. Abdenacer Kohil, directeur des impôts de la wilaya de Souk Ahras, sont claires. Il s'agit d'inculquer la conviction de l'administration fiscale à améliorer les recettes de la fiscalité pour une relance économique hors hydrocarbures.

L recherche d'autres ressources

financières hors hydrocarbures est

devenue une nécessité absolue. Des

secteurs et pas des moindres peuvent

substituer à l'or noir pour ren-

a

se

flouer les caisses de l'État tels que

l'agriculture, le tourisme, etc. L’impôt étant le ciment de l'économie nationale, la direction des impôts de la wilaya de Souk-Ahras organise du 27 au 31 du mois courant des portes ouvertes à travers les plus importantes communes de la wilaya. Ces portes ouvertes sont le point de départ pour l'organisation des conférences, des rencontres de proximité dans le but de faire adhérer les partenaires au démarrage de la machine économique de demain. Les directives, selon M. Abdenacer Kohil, directeur des impôts de la wilaya de Souk Ahras, sont claires. Il s'agit d'inculquer la conviction de l'administration fis- cale à améliorer les recettes de la fiscalité pour une relance économique hors hydrocarbures. Pour ce faire, l'organisation de cette manifesta- tion est beaucoup plus de séduire pour faire adhérer le plus grand nombre d'acteurs à cette démarche économique. Il est donc primordial aujourd'hui de changer de comportement et de présenter un new-look dans un investissement de performance. L'administration locale des impôts à travers ses différents stands s'attèle à faire connaître l'administration fiscale, présenter les statistiques des recettes fiscales, faire com- prendre le marketing constitutionnel. La nou- veauté dans ce système est de faire adhérer la

D. R.
D. R.

Laissés pour compte et pour la plupart démunis, les jeunes estiment qu’exercer à la sauvette est beaucoup plus avantageux.

catégorie non organisée connue sous le com- merce informel. Il s'agit de récupérer cette fran- ge de commerçants qui activent sans registre et qui ne s'acquitte pas de ses impôts. M. Kohil nous a déclaré que le recouvrement des trois premiers mois de l'année (1 er janvier au 20 mars 2016) était de l'ordre de plus de 121 milliards de

centimes. Selon le directeur des impôts, cette opération s'est concrétisée grâce à la conscience fiscale des commerçants, des artisans et des ins- titutions sans oublier les efforts consentis par les agents de la direction ainsi que les facilitations et simplifications mises en place.

HOCINE FARROUKI

LE DG DE LA CASNOS À PARTIR D'OUM EL- BOUAGHI

“On a déjà dépassé 130% des objectifs”

L directeur général de la Casnos, Chaouki

Acheuk, a déclaré, samedi dernier, lors d’une journée de sensibilisation à la nou-

velle loi de finances, organisée à Oum El- Bouaghi, que 500 000 adhérents ont régularisé leur situation, ajoutant qu'“en matière de recou- vrement, l'année 2016 a connu une augmentation de 58% comparativement à 2015, et au mois de mars, nous avons déjà dépassé 130% des objec- tifs”. Le conférencier a rappelé, par ailleurs, les

e

facilitations accordées dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2015, estimant qu'“aujourd'hui, le citoyen est conscient de la nécessité d'une couverture sociale pour lui et pour sa famille ainsi que d'une retraite”. Abordant la question de la prolongation du délai du 31 mars 2016 concernant les facilitations exceptionnelles, le directeur général de la Casnos a précisé qu'“on ne peut pas changer la loi, cependant il est possible de se présenter avant

GUELMA

Les habitants de Graourou réclament une piste carrossable

L mechta Graourou (commune de Bordj

Sabath, daïra d’Oued Zénati) abrite des familles de fellahs qui s'adonnent aux tra-

vaux agricoles et à l'élevage dans cette contrée de l'Algérie profonde. Les autorités locales leur ont attribué des logements ruraux, l'électrification, l'eau potable pour améliorer leur qualité de vie. Cependant, ces habitants se plaignent de leur enclavement, puisque la voie d'accès de leur hameau est impraticable et aucun transporteur public ou privé n'accepte de l'emprunter pour des raisons évidentes. Un sexagénaire visible- ment excédé par cette situation qui perdure a déclaré à Liberté : “Nous sommes surtout isolés en hiver, car le sentier qui nous dessert est boueux et

aucun véhicule ne peut l'emprunter.

a

Dernièrement, nous avons dû recourir à une échelle en guise de brancard pour prendre à pied la dépouille d'un vieil homme au cimetière !” Son compagnon poursuit : “Notre APC devra se pen- cher sur notre mal-vie en optant pour la réalisa- tion d'une voie de communication, car nous endurons des journées d'enfer pour rallier le chef- lieu où nos enfants sont scolarisés.” Contacté, le président de l'APC de Bordj Sabath nous confir- me que, dans le cadre du PCD 2016, les élus locaux ont retenu une opération de réalisation d'une piste carrossable de 3 km pour répondre aux légitimes attentes des familles de mechta Graourou.

HAMID BAALI

cette date aux guichets de la Casnos pour régler d'abord les cotisations de l'année en cours afin de bénéficier ensuite de l'établissement d'un échéan- cier qui s'étalera sur une année ou plus. Quant aux agriculteurs, commerçants et artisans, ils peuvent à travers l'UGCCA, l'UNPA, la Chambre d'agriculture, la Chambre de l'artisanat s'inscrire sur des listes qui seront transmises à la Casnos dans les délais pour être programmées sur le sys- tème”.

B. NACER

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Trois morts dans un accident de la circulation à Hammam Biban

n La folie meurtrière continue sur les routes dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj. Cette fois-ci, sur la RN5, au lieudit Hammam Biban, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Bordj Bou- Arréridj, trois personnes ont péri dans un accident de la route qui s’est produit samedi matin, rapporte une source locale. Selon la même source, les trois victimes, des ressortissants chinois, ont été tuées dans un télescopage de deux véhicules. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie nationale pour déterminer les causes et les circonstances exactes de ce drame.

CHABANE BOUARISSA

8

L’Algérie profonde

Lundi 28 mars 2016

LIBERTE

8 L’Algérie profonde Lundi 28 mars 2016 LIBERTE B R È V E S de l’Ouest

BRÈVES de l’Ouest

EL-KERMA (ORAN)

6 employés de la SNTA arrêtés

n Les gendarmes de la brigade d’El-Kerma

ont présenté devant le procureur de la République d’Es-Senia, deux employés de la Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA) d’El-Kerma et quatre agents de sécurité de la société de gardiennage SGS en activité au siège de la société citée en premier, pour association de malfaiteurs et vol qualifié. Un employé et deux agents de sécurité ont été écroués tandis que les trois autres ont été placés sous contrôle judiciaire. Rappelons que le directeur de la SNTA d’El- Kerma s’est présenté à la brigade locale de Gendarmerie nationale, pour déclarer que le même jour à 8 heures 15 et lors d’une inspection opérée à l’intérieur de l’entrepôt de ladite société, il a découvert la disparition de 180 cartouches de cigarettes de marque Marlboro, contenant au global 9000 paquets. La vérification des bandes d'enregistrement des caméras de surveillance placées aux alentours de ladite société par les gendarmes enquêteurs a abouti à l’interpellation des auteurs présumés qui ont reconnu les faits.

K. R. I.

MOSTAGANEM

Un fonctionnaire de la Cnas écroué pour corruption

n Un fonctionnaire de la Cnas a été

appréhendé par les éléments de la police judiciaire en flagrant délit de versement d’un pot-de-vin par un promoteur immobilier qui est à l’origine de cette arrestation. Le fonctionnaire de la Caisse nationale des assurances sociales (Cnas) a été arrêté et traduit en justice par la police judiciaire. Il a essayé d’extorquer une somme d’argent à un promoteur immobilier venu régulariser le retard de recouvrement des cotisations de ses travailleurs. L’indélicat fonctionnaire lui a exigé une somme de 9 millions de centimes en contrepartie du service rendu que le promoteur a fait mine d’accepter. La victime fila tout droit au commissariat pour déposer plainte et une souricière a été tendue par les policiers. Présenté le jour même de son arrestation devant le tribunal correctionnel, le fonctionnaire a été condamné à un an de prison ferme.

M. SALAH

SIG (MASCARA)

Arrestation de deux mineurs impliqués dans un homicide

n Les éléments de la brigade de police

judiciaire relevant de la sûreté de daïra de Sig ont arrêté deux mineurs impliqués dans un homicide dont a été victime un jeune âgé de

23 ans. Les faits remontent au milieu de la

semaine passée lorsque les services de police ont reçu un appel sur le numéro vert indiquant qu’une personne blessée gisait par terre au niveau d’un quartier de la ville. Une procédure judiciaire a été ouverte contre les deux suspects arrêtés avant qu’ils ne soient présentés devant le juge d’instruction pour mineurs près le tribunal de Sig qui a ordonné leur placement en détention préventive.

A. B.

EL-BAYADH

7000 logements ruraux attribués

n Lors d'un point de presse organisé par le

directeur de l'urbanisme de la wilaya d'El-

Bayadh, celui-ci a informé de la distribution de 7000 logements ruraux, répartis à travers

17 sites retenus dans les principales daïras de

la wilaya, à savoir El-Bayadh, Bougtob et El Abiodh Sid Cheikh. Concernant le volet de l’habitat rural groupé, ce responsable rappellera que ce chantier, lancé en 2013 et prévu pour la réalisation de 3300 logements, connaît un fort taux d'avancement puisqu'il sera totalement achevé d'ici la fin de l'année. Par ailleurs, depuis le lancement de la

stratégie d'éradication de l'habitat précaire, la wilaya a réceptionné pas moins de

31 000 logements répartis à travers les 22

communes de la wilaya.

A. MOUSSA

AÏN TÉMOUCHENT

3 ans de prison pour viol d’une mineure

Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public, qui ne s’est limité qu’au code pénal, a requis une peine de 10 ans de prison ferme à l’encontre du principal inculpé.

L e tribunal criminel de Aïn Témouchent dans son audience de jeudi dernier a traité une affaire de viol sur mi- neure dont s’est rendu

coupable B. L., 22 ans. Cette affaire

remonte au jeudi 29 octobre 2015 lorsque M. Z., qui n’avait pas en- core bouclé ses 16 printemps ren- contra à la gare routière de Ham- mam Bou Hadjar B. L., son copain âgé de 22 ans. Le rendez-vous a été fixé la veille pour prendre la destination du douar Araïba rattaché à la com- mune de Aïn El Arba. Le duo qui a pris le bus pour Aïn El Arba était accompagné de B. M., 19 ans, un ami de B. L., qui s’est retrouvé

mêlé à une affaire de viol. Ils des- cendirent pour emprunter à pied

le chemin du douar en question

sur une distance de près de deux kilomètres où se trouve une habi- tation en cours de construction.

Alors que B. M., fera le guet, B. L.,

et sa compagne passèrent un mo-

ment à l’intérieur de l’habitation.

À la sortie le premier nommé, B.

M., apprendra que son copain venait de dépuceler l’adolescente.

Dès son retour à la maison, celle-

ci apprendra la nouvelle à sa mère

laquelle n’hésita pas à alerter la gendarmerie. L’accusé qui s’est retrouvé à la bar-

re n’a pas nié les faits mais affirme

que sa relation avec M. Z., durait depuis trois ans, c’est-à-dire depuis

.D. R
.D.
R

qu’elle avait l’âge de 13 ans et

que l’acte a été consumé sans vio- lence. Ce que la victime aura confirmé en précisant qu’en raison de leurs liens de parenté, ils ont même eu l’occasion de passer des nuits ensemble.

De son côté D. A., la mère de la victime qui représentait la partie civile a déclaré que les deux fa- milles ont dû s’arranger à l’amiable

puisqu’elles sont tombées d’accord pour une liaison légale de ce jeu- ne couple afin de sauver l’honneur

En octobre 2015, B. L., 22 ans, a violé une amie d’enfance, âgée de 16 ans.

de sa fille. B. M., quant à lui s’est dit étranger à cette affaire. Dans son réquisitoire, le repré- sentant du ministère public qui ne s’est limité qu’au code pénal a re- quis une peine de 10 ans de prison ferme à l’encontre de B. L., et deux ans de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 pour chacun d’eux. L’avocat de B. M., a plaidé la relaxe au profit de son client qui s’est re- trouvé mêlé malgré lui à cette af- faire. La défense de B. L., accusé

principal, a demandé quant à elle que soit prise en considération la bonne intention et la bonne vo- lonté des deux familles de sauver le jeune couple. Après délibéra- tion, B. L., fut condamné à une peine de trois ans de prison dont deux ans ferme assortie d’une somme de 200 000 DA pour ré- paration du préjudice moral cau- sé à la victime. B. M., quant à lui a bénéficié d’un acquittement.

M. LARADJ

TLEMCEN

Les étudiants courtisés par l’Ansej

“D ésormais notre démarche va s’orien- ter vers l’université Abou Bekr Bel- kaïd qui compte 45 000 étudiantes

et étudiants, où existe une véritable pépinière des futurs gestionnaires d’entreprises que nous nous proposons de prendre en main afin de leur inculquer les techniques modernes d’entre- preneuriat et les inciter à créer leurs propres en- treprises”, a déclaré Baif Mohamed, directeur de l’antenne Ansej de Tlemcen à l’occasion d’une réunion consacrée au bilan de l’année 2015. Ce responsable a ajouté que toutes les facilités allaient être accordées aux étudiants en fin de cursus pour les faire entrer de plain- pied dans le monde du managérat pour contribuer à augmenter le nombre d’entre- prises en Algérie et aussi agir sur la problé- matique de l’emploi qui demeure, a-t-il pré- cisé, le maître mot de l’Ansej. La convention

signée avec l’université devrait permettre d’orienter les étudiants vers les bons choix et ceci en rapport avec le profil des diplômes et l’intérêt manifesté par les porteurs de projets diplômés en faveur de telle ou telle filière. Pour cela, des portes ouvertes et des séminaires sont organisés régulièrement au sein même de l’institution universitaire avec au programme des conférences sur l’entreprenariat et les techniques de la gestion des entreprises de pro- duction. Autre activité qui attire de plus en plus les étudiants, l’installation des réseaux en fibre optique en partenariat avec Algérie Té- lécom qui fait face en ce moment à une de- mande importante pour l’accès à internet jusque dans les zones rurales. Les jeunes ingénieurs ont ici l’opportunité d’embrasser une carrière prometteuse en bé- néficiant de l’accompagnement des cadres de

l’Ansej qui a bloqué toutes les activités de ser- vice considérées comme étant saturées (trans- port, prestations diverses, restauration, coif- fure, cafétéria) pour se consacrer à sa nouvelle stratégie en faveur du potentiel universitaire. Concernant le recouvrement des crédits al- loués aux jeunes promoteurs, les statistiques indiquent qu’un volume de 64% a été rem- boursé jusque-là représentant la somme de 119 710 000 dinars. L’Ansej de Tlemcen n’a intenté aucun procès en justice contre les jeunes en difficulté fi- nancière, privilégiant le dialogue et la propo- sition de remboursement étalé avec un ca- lendrier favorable aux promoteurs. Dans le cas contraire, c’est-à- dire en cas de refus, le ma- tériel est saisi et l’affaire s’oriente irrémédia- blement vers le contentieux.

B. ABDELMADJID

SAÏDA

7 jeunes chefs d’entreprise en formation

S ept jeunes opérateurs ayant initié à Saïda, avec le soutien de l’Ansej et la Cnac, des mi-

cro-entreprises spécialisées dans

le domaines des TIC, bénéficient

au niveau de la salle de formation d’Algérie Télécom d’un stage de formation spécifique de 18 jours sur les techniques de pose et de

raccordement de câble en cuivre lancé dimanche dernier dans le cadre d’une convention liant ces deux agences à Algérie Telecom.

Cette formation dispensée par un cadre d’AT assurera l’assis- tance technique et fournira aux porteurs de projets toutes les in- formations nécessaires à la réali-

sation des projets dans le cadre des dispositifs Ansej et Cnac. Selon le responsable de la cellule de communication de la direction opérationnelle des télécommu- nications, l’organisation de cette session de formation vient de concrétiser une étape primordia- le de la convention signée en

2011, entre Algérie Télécom et l’Ansej dans l’objectif d’encoura- ger les jeunes investisseurs à créer leur micro-entreprise dans le do- maine des TIC et de bénéficier du plan de charge d’AT.

F. ZAAF

LIBERTE

Lundi 28 mars 2016

Culture

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LES JOURNÉES DU “PRINTEMPS CULTUREL” À L’ESPLANADE DE RIADH EL-FETH

Une première perfectible

Le 1 er Printemps culturel, qui s’est déroulé du 21 au 26 mars à l’Oref, a été marqué par plusieurs activités, notamment des rencontres sur le cinéma, la littérature, la poésie et des ateliers pour enfants. Mais pour cette 1 re édition, les éditeurs n’ont pas caché leur insatisfaction vis-à-vis de l’organisation et du déroulement de l’évènement.

L e Snel (Syndicat national des éditeurs du livre), en partenariat avec l’Office Riadh El- Feth, ont or- ganisé les journées du “Printemps culturel”,

qui s’est tenu du 21 au 26 mars à l’es- planade de l’Oref. Cette 1 re édition, inscrite sous le slogan “Le droit à la culture et à la créativité”, était dé- diée au journaliste et écrivain Tahar Ben Aïcha (décédé en janvier der- nier). Au 3 e jour de cette manifesta- tion, nous avons fait une petite virée à l’Oref pour prendre la températu- re de cet évènement, qui réunit dans le même lieu des rencontres au- tour de la poésie, du cinéma, de la lit- térature… Sur place, nous avons rencontré Ahmed Madi, commis- saire de ces journées et président du Snel. Interrogé sur l’objectif de ces journées, il a indiqué que “c'est une première en Algérie. Ce lieu permet- tra, en outre, de réunir tous les acteurs de la scène culturelle algérienne”. Il estime que c’est la première du gen- re, dans la mesure où elle réunit une exposition de livres, des projections cinématographiques, des pièces théâ- trales et même des ateliers pour en- fants. À propos de l’absence des éditeurs au Printemps culturel, notre interlocuteur s’est justifié en souli- gnant que des invitations ont été en- voyées à 120 éditeurs nationaux, mais seulement 53 maisons d’édition ont répondu favorablement. “Cela est dû à leur engagement ailleurs”, a déclaré Ahmed Madi, avant d'ajou- ter : “Après, on s’interroge sur le désintérêt des gens à la lecture.”

Azzouz-Liberté
Azzouz-Liberté

Les exposants : “L'organisation lais- se à désirer”

Du côté des exposants, l'ambiance était tout autre. Parmi les stands vi- sités, un constat s’est imposé : “L'or- ganisation laisse à désirer.” À titre d'exemple, Abdelkrim Be- neddine, qui s’est présenté comme fondateur du journal satirique El- Manchar, exposait ses caricatures dans une esplanade presque vide. “L’organisation s’est faite à la dernière minute. Il faut au moins une année de préparation et d'organisation pour un évènement pareil”, a-t-il regretté. Outre l’organisation, les éditeurs se sont plaints de l’absence de communication autour de l’évè- nement. À ce sujet, une représen- tante des éditions Dar El-Maârifa es-

time que “ce manque d'engouement est dû à la mauvaise organisation. On nous a appelés la veille de l'évènement pour confirmer notre participation”, s'est-elle exclamée. Les exposants pâ- tissent également de la disposition de leurs stands, qui ont été, rappelons- le, installés à ciel ouvert sur l'espla- nade. “À cause des pluies qui se sont infiltrées dans les tentes, beaucoup de mes livres ont été endommagés”, a lancé un représentant des éditions Dar El- Youm. Les éditions EDIF 2000 ont connu les même aléas. “Nos livres baignaient dans l'eau, nous en avons perdu beaucoup, et qui sont de surcroît chers”, s’est insurgée l’exposante. Concernant la vente de livres, le président du Snel a pro- posé aux exposants de réaliser des re-

L’esplanade complètement déserte

mises allant jusqu’à 70%, sur certains ouvrages datant de quelques an- nées, et ce, dans le but d’encourager le public à acquérir des livres. À ce propos, nous avons rencontré sur place quelques éditeurs qui ont af- firmé le contraire, en précisant : “Il y a des remises, mais elles concernent seulement les livres abîmés !”

Les ateliers pour enfants, seuls à connaître de l’affluence

De loin, une scène contrastant avec le calme des stands dédiés aux livres attire l'attention. Amassée tout autour des barrières, une foule de parents surveillait sa progéniture. En ce troi- sième jour du Printemps culturel, le stand pour enfants était la vedette de cette manifestation. Les organisa- teurs ont proposé aux bouts de chou des ateliers de création, de dessin, de peinture… Un parent estime toute-

fois que les livres proposés ne sont pas

à la portée des petites bourses : “Le

moins cher des livres pour enfant coûte 350 DA, je trouve que c'est as- sez cher. Tout naturellement donc, les gens préfèrent les ateliers, au moins là c'est gratuit.” Le concept du Prin- temps culturel à la base était intéres-

sant, car il réunit diverses activités cul- turelles dans le même lieu. Par contre, le côté organisationnel n’a pas été à la hauteur : mauvais choix de l’em- placement (les tentes n’ont pas résisté aux intempéries), pertes matérielles

à cause des pluies et manque de

communication. Pourvu que le co- mité d’organisation en tire des leçons

pour la prochaine édition !

YASMINE AZZOUZ

INAUGURATION DU THÉÂTRE RÉGIONAL DE MOSTAGANEM

Entre désorganisation et enthousiasme

APS
APS

Le théâtre de Mostaganem Si-El-Djilali-Benabdelhalim

D ans la soirée de samedi, (la veille du 27 mars coïnci- dant avec la célébration de la

Journée mondiale du théâtre), le mi- nistre de la Culture, Azzedine Mi- houbi, a inauguré le Théâtre régio- nal de Mostaganem. Dans ce nou- veau théâtre baptisé Si-El-Djilali-Be- nabdelhalim, sera organisée, du 15 au 22 juillet prochain, la 49 e édition du Festival national du théâtre ama- teur (FNTA), qui verra, pour la première fois, la participation de troupes théâtrales étrangères. Cet- te infrastructure, située dans la cité des 400-Logements, est le premier théâtre construit depuis l’indépen- dance du pays. D’une superficie de 4000 m², il est composé de trois étages, et la salle de spectacle comp- te un total de 510 places. Il com- prend plusieurs parties et est doté également de moyens techniques modernes. Concernant le budget al- loué pour la réalisation de cet édi- fice, l’enveloppe est de 720 mil- lions de dinars. Seul petit bémol, lors de la cérémonie d’inauguration, la presse, dont une partie des journa- listes locaux, s’est vue interdire l’ac-

cès à la salle de spectacle, et ce, à cau- se d’une mauvaise gestion et orga- nisation. Cette structure constitue une fierté pour la ville de Mostaganem ; d’ailleurs, le Festival national du théâtre amateur, l’un des plus an- ciens festivals d’Afrique, célèbrera son 50 e anniversaire en 2017. À ce propos, Azzedine Mihoubi a indiqué que “le FNTA présentera un pro- gramme de qualité à la mesure des rêves et aspirations de ses pères fon- dateurs.” Et d’insister sur “la néces- sité de faire un bilan de la production théâtrale nationale et de l’enrichir par des nouveaux éléments pour dé- velopper sa langue et ses contenus.” À noter que le programme du mi- nistre de la Culture était assez char- gé dans la journée d’hier ; il a effec- tué une visite de travail dans les communes et lieux culturels de la ville, notamment à Bouguirat et Mazagran. Dans la commune d’Aïn Nouissy, il a assisté au premier tour de manivelle du film Akhir Zeman (la fin des temps), de la réalisatrice Yasmina Chouikh.

M. SALAH

APRÈS 6 ANS D’ABSENCE

Amour Abdenour revient sur scène

A près s’être retiré de la scène artistique, le chanteur po- pulaire Amour Abdenour

signe un nouvel opus, qui sortira la première semaine d’avril. En effet, pour des raisons personnelles, des soucis de santé et un travail sur soi – saturation oblige — le chanteur re- trouve ses nombreux fans, qui com- mençaient à s’impatienter quant à cette absence, jugée trop longue. “Cela fera 45 ans que je suis dans le métier.” Un bilan s’impose. Et pour annoncer ce retour, il a organisé, dernièrement, un point de presse, abrité dans les locaux de nos confrères de la Dépêche de Kabylie. Toutefois, ce break de six longues années, le chanteur a tenu à le mettre à contribution en travaillant en solo sa musique et écrivant de nouveaux poèmes. Aussi, l’album, distribué par les éditions Melody d’Ighzer Amokrane, sera en grande partie préparé durant cette période. Et il s’y est grandement investi. “J’ai utilisé de gros moyens. Je suis resté dix-huit jours au studio et c’est la pre- mière fois dans ma carrière que je passe autant de temps à l’enregistre- ment. J’ai utilisé beaucoup d’instru- ments acoustiques et des instruments

de studio. J’ai conjugué les deux formes d’instrumentation. Cela, contrairement à ce que je faisais par le passé avec des instruments de stu- dio uniquement”, a souligné Amour Abdenour.

R.D.
R.D.

La sortie de son album est prévue pour le mois d’avril.

Pour ce nouvel album, l’enfant des Aït Oueghlis chantera Bgayet, un peu comme Brel avec Paris, en y abordant son histoire, ses attaches via ses ancêtres qui y avaient vécu, l’amour et la révolution. “On l’oublie souvent mais Béjaïa a toujours été une ville de la résistance à tous les en- vahisseurs et durant la nuit colo- niale.” Il dira aussi que les thèmes abordés sont différents des précé- dents titres. La raison ? “Chaque fois j’essaie de trouver un nouvel angle dans mes compositions. J’aborde des thèmes authentiques. Ce sont des thèmes réels, vécus. Les thèmes sont les mêmes : l’amour, l’affectif, le so- cial, etc. C’est universel, mais l’ori- ginalité se trouve dans la manière de les aborder. C’est le travail de re-

cherche que je fais à chacune de mes compositions”, précise-t-il. Et en matière musicale, il dit qu’il a toujours osé : du rock, du jazz. C’est sa marque de fabrique. “Je ne chan- te pas un seul style. J’ai essayé de tou- cher à tous les styles. D’ailleurs, dans mon nouvel album, vous trouverez du chaâbi pur, des variétés, de l’uni- versel, etc.” Questionné sur ses 45 ans de carrière, Amour confiera que son seul regret, c’est qu’il ne soit ja- mais produit dans de grandes scènes en Algérie ou à travers le monde. “J’ai pu faire le Zénith de Paris grâ- ce à Egyptien.” Alors qu’il a vaine- ment essayé de se produire à la Ra- dio nationale. “J’ai composé ma première chanson en 1969, alors que je n’avais que 17 ans. Une année après, je me suis pro- duis à la radio, accompagné par un orchestre composé de musiciens de re- noms dont l’immense artiste cheikh Namous. Cependant, il m’a fallu huit années pour passer régulière- ment à la radio”, rappelle-t-il, pour dire qu’en dépit des encourage- ments de cheikh Namous, “ce n’était pas un chèque en blanc. J’ai beaucoup travaillé pour progresser”. A contra- rio, “aujourd’hui, n’importe qui peut chanter en usant et abusant de logi- ciels. Cet état de fait a fait banaliser la chanson, qui ne sert désormais qu’à meubler les créneaux horaires des animateurs télé ou de la radio”, a dé- ploré Amour Abdenour.

M. OUYOUGOUTE

10

L’internationale

Lundi 28 mars 2016

LIBERTE

LE GOUVERNEMENT MALIEN N’ENVERRA PAS DE REPRÉSENTANTS

Le “Forum pour la réconciliation” de Kidal décalé à aujourd’hui

La participation de représentants du gouvernement à ce forum censé amorcer le retour de l’administration dans cette région du Nord sous contrôle des groupes rebelles et du groupe terroriste Ansar Eddine était subordonnée à la présence de soldats maliens comme garantie.

e s’ouvre, aujourd’hui, avec une journée de dé- calage, mais aussi en l’absence de représen- tants du gouvernement.

Une absence qui va, sans doute, pe- ser sur l’issue de cette “importante étape” de la mise en œuvre de l’ac- cord d’Alger “de paix et de réconci- liation”. D’aucuns n’hésitent pas à pointer l’ombre d’Ag Ghaly qui me- nace encore sa mise en œuvre. Le retrait inattendu et “verbal” de la partie gouvernementale et du grou- pe armé qui la soutient, le Gatia, est motivé par le manquement de la pla- teforme et de la CMA, les deux

L Forum

de

Kidal

principaux groupes du Nord signa- taires de l’accord d’Alger, à leurs en- gagements. En effet, la participation de représentants du gouvernement à ce forum censé amorcer le retour de l’administration dans cette région du Nord, sous contrôle des groupes rebelles et du groupe terroriste An- sar Eddine, était subordonnée à la présence de soldats maliens comme garantie. Les groupes rebelles, de leur côté, avaient promis de réduire la présence de leurs éléments armés pour permettre la libre circulation dans les zones qu’ils contrôlent. Un prélude au retour des militaires et de l’administration. Les groupes re- belles, qui ont maintenu le forum,

ELLE CONTENAIT DES MUNITIONS ET DES EXPLOSIFS

Tunisie :découverte d’une cache d’armes à Ben Guerdane

n Une cache de munitions et d'explosifs a été découverte samedi dans une zone rurale à Ben Guerdane dans le sud-est de la Tunisie, près de la frontière libyenne, a indiqué le ministère tunisien de l'Intérieur. Il s'agit notamment de “4 cein- tures d'explosifs, 31 engins explosifs, 9 blocs de matière explosive ‘TNT’, 2 charges de kalachnikov et 9 téléphones portables modifiés pour déclencher des explosions à distance”, a précisé le ministère cité par l'agence TAP. Plusieurs caches d'armes ont été découvertes par les forces de l'ordre dans la région, lors d'opérations de ratissage qui ont suivi l'attaque de Ben Guerdane survenue le 7 mars, a-t-on rap- pelé de même source. Des missiles anti-aériens, des kalachnikovs, des armes automatiques, des pistolets à impulsions électriques “taser” et des grenades ont notamment été découverts.

R. I./AGENCES

ont justifié le report d’une journée par des problèmes d’organisation, se- lon la presse locale. Cependant, ni le gouvernement dont le porte-parole a été cité par l’AFP ni la CMA ou la Plateforme n’ont donné de détails sur ce ca-

fouillage, encore moins sur les vraies raisons du retrait du gouvernement qui avait pourtant confirmé l’envoi de représentants à Kidal. Tout porte, cependant, à croire que

la question sécuritaire est en tête des

raisons qui ont dicté, particulière- ment concernant la position, le re- virement plutôt, du gouvernement. Cela d’autant que de vastes territoires demeurent sous le contrôle et l’in- fluence d’Ansar Eddine dont le chef, Iyad Ag Ghaly, avait clairement

menacé de mettre en échec l’ac-

cord de paix et de réconciliation qu’il

a rejeté, par ailleurs. Non seule-

ment il rejette l’accord d’Alger, mais a aussi menacé de s’en prendre aux groupes signataires, y compris la

CMA dont est partie prenante le HCUA, groupe composé majori- tairement de membres de sa tribu et issu d’une dissidence avec Ansar Ed- dine quelques mois avant l’inter- vention militaire française. Avait-il d’ailleurs réussi à faire annuler une

Avait-il d’ailleurs réussi à faire annuler une Les trois parties signataires de l'accord pour la paix

Les trois parties signataires de l'accord pour la paix et le président Ibrahim Boubacar Keita.

visite de Moussa Mara, Premier mi- nistre du premier gouvernement du président IBK. L’ombre d’Ag Ghaly continue ain-

si à hanter le processus d’Alger et l’accord de paix. Pas seulement, puisqu’il a revendiqué plusieurs at- tentats commis fin 2015 et début 2016 au Mali. Cela au moment où ses premières réactions avaient été perçues comme une tentative d’in- tégrer le processus de paix avec un soutien local des Ifoghas, bénéficier d’une amnistie et, partant, être as- sociés dans les mécanismes préco-

nisés dans l’accord. Toutefois, un lar- ge front interne lui demeure hosti- le tout en sachant qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par les États-Unis. Cela dit, la crainte d’une attaque d’Ansar Eddine peut être la véritable raison de l’absence de re- présentants du gouvernement à Ki- dal et probablement du report du fo- rum à aujourd’hui après que les or- ganisateurs ont eu des assurances d’Ag Ghaly. Encore un rendez-vous raté qui dénote de la difficulté à mettre en œuvre l’accord.

DJILALI B.

L’ENQUÊTE SUR LES ATTENTATS DE BRUXELLES SE POURSUIT

Un Algérien arrêté en Italie, un autre inculpé en Belgique

U n Algérien, Djamal Eddine Ouali, a été arrêté samedi près de Salerne, dans le sud de l’Italie, a indiqué la presse ita-

lienne, citant des sources policières, alors que son complice, dont l’identité n’a pas été révé- lée, est toujours recherché. L’arrestation du res- sortissant algérien de 40 ans est liée aux at- tentats de Paris et de Bruxelles. Djamal Eddi- ne Ouali aurait été chargé de la falsification des documents d’identité qui ont permis aux au- teurs des attaques de Paris le 13 novembre 2015 et de Bruxelles le 22 mars dernier d’échapper aux contrôles policiers, lors de leurs déplace- ments entre l’Europe et la Syrie. Sur son compte Twitter, la police italienne le décrit comme “faisant partie d’un réseau de faussaires de permis de résidence lié aux attentats de Bruxelles”, qui ont fait 28 morts, selon un bi- lan révisé, et “pour complicité d’immigration illé- gale liée aux attentats de Paris”. Djamel Eddi-

ne Ouali aurait fourni, en effet, des faux-papiers

à Najim Laacharaoui, l’un des kamikazes de

l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, à Mohamed Belkaïd, un Algérien en situation illégale, éli- miné lors de l’opération de perquisition me-

née par la police à Forest, ayant conduit à l’ar- restation de Salah Abdeslam. Le présumé complice des terroristes bruxellois est recherché par la police belge depuis un mo- ment. Son extradition d’Italie vers la Belgique devrait intervenir dans les prochains jours. Quant à Abderahmane Ameroud, un autre Al- gérien déjà condamné à la prison pour terro- risme, il a été placé sous mandat d’arrêt. Après 48 heures de garde à vue, le suspect in- terpellé vendredi à une station de tram à Schaerbeek (Bruxelles) est inculpé “de parti- cipation aux activités d’un groupe terroriste”,

a indiqué, hier, un communiqué du parquet fé-

déral. A. Ameroud a passé sept ans en prison

pour “complicité” dans l’assassinat, le 9 sep- tembre 2001, du commandant afghan Ahmed Shah Massoud, dans un attentat kamikaze. Son arrestation est intervenue dans le cadre de l’en- quête liée à l’attentat déjoué en France, après l’arrestation de Reda Kriket à Paris et la dé- couverte d’une cache d’armes et d’explosifs dans un immeuble à Argenteuil, en région pa- risienne. Hier, la police belge a poursuivi ses opérations de perquisitions dans plusieurs quartiers de Bruxelles. Au total, 13 perquisitions ont été menées hier matin et 9 personnes ont été interpellées et auditionnées, selon un com- muniqué du parquet fédéral. “Dans le cadre d’un dossier de terrorisme du parquet fédéral, 13 perquisitions ont été exécutées ce matin : 4 à Mechelen, 1 à Duffel, 3 à Bruxelles, 1 à Mo- lenbeek, 1 à Anderlecht et 3 à Laeken. Au total 9 personnes ont été emmenées pour audition. Cinq d’entre elles ont été libérées après audition

approfondie”, lit-on dans le communiqué re- pris par l’agence de presse Belga. À noter qu’il n’y a plus aucun doute concernant le lien entre les attentats de Paris et ceux de Bruxelles. Tou- jours en fuite, au moins huit membres de la cel- lule terroriste responsable de ces attaques sont activement recherchés par les services de sécurité européens, a révélé, hier, l’hebdoma- daire allemand Die Welt. Selon ce journal, les résultats de l’enquête menée en France et en Belgique montrent également que l’Algérien Mohamed Belkaïd était également l’un des lea- ders européens de l’État islamique (EI), a re- pris l’AFP. Par ailleurs, le rassemblement or- ganisé hier à la place de la Bourse de Bruxelles, en hommage aux victimes des dernières at- taques, a été perturbé par des hooligans et des militants nationalistes, obligeant la police à in- tervenir à coups de bombes lacrymogènes.

LYÈS MENACER

PALMYRE PERDUE EN SYRIE, MOSSOUL ET NINIVE OBJECTIFS DE L’ARMÉE IRAKIENNE

La grande offensive contre l’État islamique est lancée

M ettant à profit la trêve avec l’opposition armée, le ré- gime de Bachar al-Assad

regagne du terrain face à l’organi- sation autoproclamée État islamique (Daech), en reconquérant la ville an- tique et stratégique de Palmyre (centre), d’où il compte lancer une nouvelle offensive pour le déloger de

ses deux principaux fiefs de Raqa (nord) et Deir Ezzor (nord-est). Pendant ce temps, l’armée irakien- ne, qui poursuit son avancée vers Mossoul (nord-est), a ouvert hier un autre front contre l’État islamique dans la province de Ninive, d’où

fuyaient des milliers de civils. Les sol- dats irakiens avançaient depuis leur base de Makhmur vers la localité de Qayyarah, située à quelque 60 km au sud de Mossoul. Tout indique que la grande offensive est lancée contre l’État islamique, apparemment très déstabilisé par la perte de deux de ses principaux dirigeants, particulière- ment le numéro deux Abderrah- mane al-Qadouli. Hier, l’armée sy- rienne a repris le “contrôle total” de Palmyre des mains de Daech, qui te- nait la ville depuis près d'un an. Il s’agit d’une victoire symbolique et stratégique contre cette organisation

terroriste qui cumule les échecs de- puis le début de l’intervention rus- se fin septembre dernier. D’après l’Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), “au moins 400 terroristes de l'EI ont été tués de- puis le début de l'offensive” de l’armée d’Al-Assad, fortement appuyée par l’aviation russe. Pour le directeur de l’OSDH, en perdant Palmyre, “l’EI perd automatiquement le grand dé- sert syrien”, et les forces gouverne- mentales pourront avancer vers la frontière avec l'Irak, contrôlée en grande partie par les terroristes, y compris par les membres du Front

Al-Nosra, la branche locale d’Al- Qaïda. La grande offensive lancée contre Daech en Irak vise à re- prendre Mossoul, la deuxième ville du pays située dans le nord du pays, où Bagdad coordonne son action avec les Peshmergas. La bataille se concentre pour le moment sur quatre villages à l’ouest de Makh- mur. Face à ce même ennemi ter- roriste, le Pentagone compte pro- poser “dans les prochaines semaines” au président Barack Obama de ren- forcer le soutien militaire américain aux forces irakiennes, a indiqué le chef d'état-major interarmées, le

général Joe Dunford. Il sera question de définir les moyens à déployer pour faciliter la reprise de Mossoul par les forces irakiennes, a souligné cette source. Jusque-là, les États-Unis ont déployé officiellement 3 870 sol- dats en Irak, mais le nombre réel est beaucoup plus important, environ 5 000, selon des informations de presse que le général Dunford n'a pas démenties. Un renfort américain aidera l’armée irakienne à reprendre Mossoul à Daech, après l’avoir dé- logé de la ville de Ramadi en dé- cembre dernier.

MERZAK TIGRINE

LIBERTE

Lundi 28 mars 2016

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12 Publicité Lundi 28 mars 2016 LIBERTE ANEP n°410 729 Liberté du 28/03/2016

ANEP n°410 729 Liberté du 28/03/2016

LIBERTE Lundi 28 mars 2016 Supplément Sport 13 L’ALGÉRIE EN QUÊTE D’UNE AUTRE VICTOIRE À
LIBERTE
Lundi 28 mars 2016
Supplément Sport
13
L’ALGÉRIE EN QUÊTE D’UNE AUTRE VICTOIRE À ADDIS-ABEBA
D. R.
CesVerts
ne lâchent
rien!
Raouraoua : “Gourcuff n’a
pas demandé à partir !”
E t c’est reparti pour un tour ! Le
feuilleton de l’avenir de Christian
Gourcuff reprend de plus bel, tou-
jours avec le même suspense entretenu
de part et d’autre comme pour mieux
Par : SAMIR LAMARI
désorienter une opinion sportive agacée
par l’attitude d’un coach national tai-
seux et le silence d’une Fédération peu
encline à nourrir la rumeur. Officielle-
ment, Gourcuff est lié par contrat jusqu'à
2018, il n’y a donc aucune raison pour cé-
der la place d’autant plus que les résul-
tats des Verts le confortent davantage
mais, officieusement, le technicien fran-
çais souhaiterait plier bagage et retrou-
ver le calme de la Bretagne. Le sujet fait
évidemment les choux gras de la presse
algérienne, les tables rondes foisonnent
d’avis divers, mais qu’en est-il au juste ?
La question a été posée à Gourcuff him-
self lors du point de presse d’après-match
contre l’Éthiopie, mais le gars, pas très
sûr visiblement de ses choix, préfère es-
quiver la question, prenant le risque du
coup d’alimenter les spéculations. Le pré-
sident de la Fédération algérienne de
football, Mohamed Raouraoua, n’en est
pas plus loquace. Pour lui, “ce sont là des
potins de presse juste bons pour garnir
une actualité en veille” . En fait, Raou-
raoua est serein quant à l’avenir de Chris-
tian Gourcuff à la tête des Verts. Pour lui,
les informations publiées dans la presse
à propos de son envie de partir pour re-
trouver un club français n’ont aucune
“importance” dans la mesure où le coach
national n’a affiché officiellement au-
cune volonté de quitter son poste. “Vous
me dites que lors de la conférence de
presse, Gourcuff a refusé de répondre à la
question liée à son avenir à la tête de la sé-
lection algérienne, ce qui pourrait, à votre
avis, nourrir les spéculations, et moi je
vous dis qu’il n’est pas obligé, à chaque
fois qu’il y a de nouvelles informations
dans la presse, de donner des explications
ou d’apporter un démenti. En revanche, je
peux vous dire qu’il est pleinement
concentré sur son travail à la tête de la sé-
lection nationale. Il ne m’a jamais fait
part de son envie de partir aussi”, confie
Raouraoua à Liberté avant le départ de
l’EN à Addis-Abeba. Et d’ajouter : “Les
gens doivent savoir que la relation de tra-
vail entre Gourcuff et la FAF est réglée par
un contrat. Aucune partie n’a exprimé sa
volonté de le rompre, alors, de grâce, lais-
sons cette équipe travailler.”
Dans notre édition de jeudi, nous révé-
lions d’ailleurs qu’en cas de rupture de
contrat unilatéral, Gourcuff doit verser
des indemnités conséquentes à la FAF,
ce qui le dissuade de lâcher son poste.
Rassuré par le résultat contre l’Ethiopie et
surtout le soutien des joueurs qui ont ré-
clamé son maintien, Gourcuff serait plu-
tôt enclin à honorer son contrat, qui ex-
pire jusqu’à 2018, jusqu’au bout.
Attendons pour voir ! n
S. L.

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Supplément Sport

Lundi 28 mars 2016

LIBERTE

DOSSIER

L’ALTITUDE, LA CHALEUR, L’ÉTAT DE LA PELOUSE

Les Verts vont-ils changer de stratégie ?

L’ équipe nationale a rejoint la capitale éthiopienne, Addis- Abeba, hier dans la soirée à bord d’un vol spécial. Avant d’effectuer le voyage, les ca- marades de Yacine Brahimi

ont effectué une séance d’entraînement dans la matinée au Centre

technique national de Sidi Moussa. Les Verts

s’apprêtent donc à dispu- ter la deuxième manche de ce rendez-vous continental face à l’Éthiopie avec comme ob- jectif d’officialiser la qualification pour la CAN-2017, avant même les dernières ren- contres face aux Seychelles, à Victoria et au Le- sotho, à Blida. Il faut dire que les Algériens ont franchi un grand pas pour rendre effectif cet ob- jectif dès ce demain, surtout après le retentis- sant succès de vendredi soir (7-1) devant le même adversaire au stade Mustapha-Tchaker. La place est à la concentration, après l’eupho- rie de la victoire et cette deuxième confronta- tion devrait être celle de la confirmation. Ce- pendant, il faut reconnaître que l’équipe natio- nale a du mal à imposer son jeu sur les pelouses africaines sachant que les conditions sont complètement différentes de celles qui se trou- vent en Algérie. Demain, la situation sera très défavorable aux hommes de Christian Gour- cuff puisqu’il sera question d’autres conditions à l’image d’un terrain à la limite du praticable, qui ne permet pas à l’équipe nationale de dé- velopper son jeu, comme l’a si bien avoué le sé- lectionneur après le match de vendredi, des

avoué le sé- lectionneur après le match de vendredi, des Par : MALIK A. D.R. conditions

Par : MALIK A.

D.R.
D.R.

conditions climatiques loin de faire l’affaire des joueurs algériens avec une chaleur et un taux d’humidité très élevés, la pression du public ad- verse et surtout l’altitude puisque la capitale éthiopienne se trouve à 2 600 mètres d’altitu- de. Cependant, tout cela n’est pas étranger à l’équipe puisqu’elle y a déjà évolué à l’occasion du premier match du sélectionneur national à la tête des Verts en septembre 2014. Devant cet- te situation, des changements devraient être opérés dans le système de jeu de Gourcuff, mais

aussi des joueurs qui doivent s’acclimater à ce genre de conditions. Le technicien français des Verts conservera avec certitude l’essentiel de son ossature qui a donné une véritable démons- tration de force sur la pelouse de Tchaker. Néanmoins, quelques petits changements pourraient être effectués, notamment dans l’axe de la défense où Belkaroui pourrait faire les frais du retour dans l’axe du capitaine Medjani et recomposer la charnière centrale avec Mandi. Il faut savoir que l’axe de la défen-

RYAD BOUDEBOUZ À LIBERTÉ

se algérienne était le point faible de l’équipe lors du précédent match. Dans l’entrejeu, des ob- servateurs estiment qu’avec le retour de Med- jani, c’est Taïder qui devrait assurer le poste de sentinelle et céder son rôle initial à Mesloub ou Guedioura. Ce dernier possède les caractéris- tiques physiques pour évoluer sur des terrains de mauvaise qualité. Pour sa part, Mesloub était souvent aligné lorsque l’équipe joue à l’exté- rieur. Dans le compartiment offensif où les places sont très chères avec l’émergence de Ra- chid Ghezzal, l’actuel homme en forme de l’Olympique Lyon, et le récent apport de Ben- zia. De ce fait, on s’attend peut-être à une pos- sible mise au repos de Brahimi, pas très en ver- ve lors de la rencontre de vendredi, mais aus- si à cause de l’état de la pelouse, qui ne lui per- mettrait pas d’être plus performant. Feghouli et Slimani devraient être maintenus. Ces deux éléments, en plus de leur bagage technique, pos- sèdent un abattage physique à même de tenir à toute épreuve. L’équipe nationale abordera cette rencontre avec des ambitions positives et pour espérer gagner à Addis-Abeba, il faudra d’abord savoir gérer les efforts, mais aussi avoir une bonne assise défensive. Côté offensif, il n’y aura aucun souci puisque des joueurs Mahrez, Slimani, Brahimi, ou autres Boudebouz, Ben- zia et Ghezzal peuvent désarçonner n’impor- te quelle défense. Une chose est sûre, malgré toutes les conditions défavorables, l’équipe na- tionale abordera le match avec l’esprit gagneur et ne devrait pas laisser de place au suspense dès demain.

M. A.

“À Addis-Abeba, ça sera un autre match”

Pour le milieu de terrain Ryad Boudebouz, la seconde confrontation face à l’Éthiopie à Addis-Abeba s’an- nonce complètement différente de celle jouée vendredi soir à Blida. En Éthiopie, les Verts appréhendent plus les conditions climatiques, qualifiées de difficiles, comme l’explique le sociétaire de Montpellier.

Liberté : Après une large victoire face à l’É- thiopie à domicile, comment s’annonce la prochaine rencontre face au même adver- saire mais en déplace-

ment cette fois ? Ryad Boudebouz : C’est vrai que la victoire sur

un aussi grand score à domicile (7-1) nous a procuré plus de confian- ce mais, comme on le sait, jouer à l’extérieur, en Afrique, reste tout de même délicat par

Propos recueillis par : AHMED IFTICEN par : AHMED IFTICEN

rapport principalement aux conditions cli- matiques. Mais nous avons encore besoin de points, et on va y aller à Addis-Abeba pour réaliser un bon résultat et pourquoi ne pas gagner pour assurer la qualification.

Un déplacement dans moins d’une se- maine, vous risquez aussi la fatigue, n’est- ce pas ? Effectivement, il faut justement bien se re- poser pour aborder notre prochain match dans une bonne forme physique. Nous avons besoin de confirmer notre belle vic- toire à Tchaker, donc il faut se montrer, com- me je viens de le dire, il faut aller avec l’in- tention de gagner et atteindre notre premier objectif qui est de se qualifier à la CAN.

Mais une telle victoire, comme on l’a vu vendredi soir, laisse croire que la confron- tation d’Addis-Abeba sera une simple for- malité pour vous, n’est-ce pas ?

Non, pas forcément. On s’attend à ce que la prochaine rencontre soit difficile. Ça sera un autre match, complètement différent, dans des conditions visiblement délicates, com- me je viens de l’expliquer. Donc il faut se mé- fier et aborder ce match retour le plus sérieu- sement possible, cela demande plus d’effort physique.

Votre entrée en jeu était bénéfique pour la ligne d’attaque, êtes-vous convaincu de votre rendement personnel ? Avant tout, il faut retenir cette belle victoi- re face à l’Éthiopie, je pense que le public pré- sent et nos fans se sont bien régalés de voir beaucoup de buts et du beau jeu. Mainte- nant, pour ce qui est de mon rendement, je peux dire que je suis satisfait, je ne vous cache pas que je voulais tout de même marquer, mais ça n’a pas été le cas. Je me suis un peu permis de faire quelques dribbles car l’évolution du score et les condi-

tions de la rencontre le permettaient, mais j’aurais préféré me montrer plus efficace. Dans l’ensemble je me sentais à l’aise et je me suis mis au service du collectif ; il y avait une bonne entente avec mes coéquipiers qui restent des joueurs de haut niveau.

La manifestation de joie du premier but de l’ensemble des joueurs avec le coach n’est pas passée inaperçue. Un commentaire ? On voulait juste montrer notre soutien à l’en- traîneur. En toute franchise, on voulait bien qu’il reste et poursuive son travail avec nous. C’est un coach qu’on estime beaucoup et avec qui nous sommes très satisfaits, sa façon de travailler nous convient parfaite- ment. Ce qui se dit par-ci, par-là ne nous in- téresse pas. Le plus important est d’avoir un cadre de tra- vail convenable qui nous aide à réaliser de bons résultats et satisfaire le public algérien.

A. I.

LA DERNIÈRE SORTIE DE L’EN EN TERRE AFRICAINE A FAILLI TOURNER AU VINAIGRE

Le mauvais souvenir Dar es Salam

L e prochain déplacement de la sélection nationale en Éthiopie rappelle un bon souvenir à

l’entraîneur national Christian Gourcuff. Ce

dernier avait

conduit son premier match en tant que sélection- neur face à cette même sélection éthiopienne. C’était le 6 septembre 2014 à Addis-Abeba. Les Algériens se sont imposés sur le score de 2 à 1 (buts inscrits par Soudani et Brahi- mi). Si les choses se sont bien pas- sées pour le coach national en terre éthiopienne à cette époque-là, il n’en demeure pas moins que la der-

cette époque-là, il n’en demeure pas moins que la der- Par : NAZIM T. nière sortie

Par : NAZIM T.

nière sortie des Verts en Tanzanie n’a été guère rassurante. L’on se rap- pelle que les Verts avaient failli lais- ser des plumes lors de la rencontre aller comptant pour les élimina- toires du Mondial 2018 disputé à Dar es Salam. Ils ont évité le naufra- ge de justesse, eux qui avaient du mal à contenir la fougue des camarades de Samata. En effet, la sélection na- tionale avait vécu un après-midi cauchemardesque, notamment en première période durant laquelle les tanzaniens avaient raté un nombre d’occasions incalculable si ce n’est le talent du gardien Mbolhi, lequel avait sauvé son équipe de plusieurs

buts tout faits. Les Fennecs ont été également sauvés par le poteau à deux reprises avant que Mangui n’ouvre le score logiquement à la (43’). Les Algériens vont craquer une deuxième fois sur une réalisation si- gnée le “poison” Samata. Celui-ci avait donné du fil à retordre, lui qui pouvait inscrire trois ou quatre buts sans que personne ne trouve à redi- re. Fort heureusement pour Gour- cuff que Slimani s’était réveillé en al- lant planter coup sur coup deux ban- derilles (73’ et 75’) permettant à l’équipe nationale de revenir de loin et arracher un nul inespéré. Cette sortie inattendue des coéquipiers de

Feghouli a failli sonner le glas de l’entraîneur national Gourcuff en raison de la prestation de l’EN sur le terrain et surtout de ses choix tac- tiques contestés par tout le monde. Ce nul ramené de Dar es Salam avait, faut-il le rappeler, le doute sur l’ave- nir de Gourcuff en sélection, sachant que ce résultat avait intervenu jus- te après le stage de l’EN qui avait été ponctué par deux matches amicaux face à la Guinée et le Sénégal. Sévè- rement critiqué par le public du 5- Juillet, le Breton avait piqué une co- lère noire, notamment après la dé- faite face à la Guinée. Il avait du mal à supporter la pression et les cri-

tiques dont il avait fait objet. Les cri- tiques l’avaient poursuivi au lende- main du nul de la Tanzanie eu égard à la prestation du Onze natio- nal. C’est dire que le dernier voya- ge en terre africaine du sélectionneur national avait failli lui coûter son poste. Et le match d’Addis-Abeba de demain est une occasion pour le coa- ch national et en même temps pour les Verts de confirmer le carton plein (7-1) réalisé vendredi dernier au stade de Blida. D’autant plus qu’un succès face aux Walya rappro- chera l’EN de la qualification pour la phase finale de la CAN 2017.

N. T.

LIBERTE

Lundi 28 mars 2016

Sport

15

DOSSIER

AIGUISER SON APPÉTIT EN DÉPLACEMENT, RENDRE HABITUEL UN SUCCÈS LOIN DU COCON BLIDÉEN, LANCER UN SIGNAL FORT EN PERSPECTIVE DE LA CAN-2017…

Ce qui est attendu de l’EN en Éthiopie

A près avoir piétiné l’Éthiopie sur l’her- be de Tchaker, la sélection nationale s’attaquera à un nouveau défi

demain : aller encore plus haut, à Addis-Abeba. Sur le toit de Par : RACHID
demain : aller encore plus haut, à
Addis-Abeba. Sur le toit de
Par : RACHID
BELARBI
l’Afrique, à
2600 m d’altitu-
de, dans la plus

perchée capitale du continent et la 4 e ville la plus haute au niveau planétaire, les Verts seront attendus pour une confirmation qui ne doit tenir compte d’aucun paramètre spatiotemporel ou de contexte inadéquat. Leur rang de mondia- liste et leur démonstration de force de vendredi soir face à un adver- saire éthiopien qui n’aura même pas le temps de se métamorphoser les obligent, presque, à enchaîner un autre succès doublement important. Une victoire demain après-midi garantirait, en effet, à la troupe à Christian Gourcuff de lar- guer définitivement les rivaux

éthiopiens, seychellois et lesothans et de mettre un pied et cinq orteils au Gabon. Mais plus que cette vérité arithmétique, facilement corrigeable à domicile à l’occasion de la réception prochaine du sans- grade continental qu’est le Lesotho, c’est aussi et surtout pour confirmer que désormais ils voya- gent bien que les Verts nous doi- vent une sortie pleine d’autorité à Addis-Abeba. Exactement comme ils l’avaient déjà fait sur ces mêmes terres éthiopiennes, le 6 septembre 2014 à l’occasion de la première journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2015, lorsqu’ils avaient entamé leur par- cours sans faute dans la poule B par un succès grâce à des buts signés Bergecho contre son camp sur un centre de Soudani (35’) et Yacine Brahimi sur un joli service de Mahrez (83’), alors que les locaux ont réduit la marque dans le temps additionnel sur un penal- ty de Saïd Salah Eddine. Depuis, les coéquipiers de l’irrésistible Ryad Mahrez ont, certes, gagné au

D. R.
D. R.

Lesotho, difficilement, frôlé la cor- rectionnelle en Tanzanie, miracu- leusement, mais également passé à côté de leur CAN 2015 en Guinée équatoriale où, après avoir fait illu- sion en passant leurs deux test- matches face à l’Afrique du Sud et

au Sénégal, ils ont été giflés par la Côte d’Ivoire de Wilfried Bony et sortis sans gloire dès les quarts de finale, au moment où toute l’Algérie du football nourrissait d’énormes ambitions. C’est juste- ment cette faculté de s’adapter aux

conditions africaines et à imposer ses énormes qualités techniques et sa force de caractère qui est, désor- mais, attendue de cette EN version Christian Gourcuff. Car une telle génération dorée de talents excep- tionnels se doit d’élever son rang et de justifier son statut de sérieux candidat à une victoire finale dans un tournoi majeur comme la CAN, comme l’avait si majestueu- sement fait l’Égypte de Hassan Shehata, mettant à genou tout un continent, au Ghana en 2008 puis en Angola en 2010. À l’EN, donc, de mettre à profit les deux sorties en Afrique subsaharienne qui lui reste dans cette poule qualificative à la CAN, demain en Éthiopie, puis le 4 juin prochain dans le paradis tropical des Seychelles, pour aiguiser son appétit en dépla- cement, rendre habituel un succès loin du cocon familial de Tchaker et lancer un signal fort des quatre coins du continent noir digne d’un prétendant à la couronne de la CAF.

R. B.

LES VERTS DEPUIS HIER À ADDIS-ABEBA

Chaleur, humidité et pelouse catastrophique !

C’ est sans doute l’état difficile de la pelouse d’Addis-Abeba Stadium qui va poser de grands soucis aux

joueurs du coach Christian Gourcuff pour le rendez-vous de demain face à l’Éthiopie.

Habitués à évoluer en

Europe sur des terrains hautement perfectionnés,

Mahrez et consorts auront sûrement des difficultés à s’exprimer avec leurs véritables moyens. Un souci qui inquiète sérieusement le sélectionneur national qui avait déjà eu affaire avec cette même pelouse alors qu’il venait à peine de débuter avec les Fennecs, à l’occasion du match retour des éliminatoires de la CAN 2015. D’ailleurs, le technicien français n’a pas caché ses appréhensions sur ce point à l’issue du match de vendredi : “C’est l’état de la pelouse qui m’inquiète le plus”, et d’ajou- ter : “Nous avons déjà joué sur cette même

Par : FARÈS ROUIBAH FARÈS ROUIBAH

pelouse il y a peu de temps, et croyez-moi, les joueurs ont souffert de cette pelouse. Cela dit, notre large succès nous permet d’aborder la seconde manche avec un ascendant psycholo- gie important par rapport à notre adversaire. On fera tout pour revenir avec un résultat positif.” Pour rappel, lors de ce fameux match dans le jardin des Walya, les Algériens avaient éprouvé les pires difficul- tés à imposer leur jeu, d’autant plus que la pelouse avait était sérieusement endomma- gée par des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale éthiopienne la veille du match. D’ailleurs, le commissaire de la rencontre avait suggéré à cette époque au staff technique des Verts d’annuler la séance d’entraînement qu’ils devaient effectuer la veille du match pour préserver la pelouse. Une doléance qui avait été catégoriquement refusée par le coach national. Pour le match de demain, le même scénario pourrait se

reproduire, puisque les prévisions météoro- logiques annoncent des pluies au milieu de l’après-midi, ce qui va sûrement abîmer quelque peu une pelouse déjà dans un état piteux, après avoir abrité il y a trois jours une rencontre entre la sélection nationale éthiopienne et son homologue algérienne dames, dans le cadre des éliminatoires de la CAN. En outre, l’autre souci majeur que vont rencontrer les partenaires de Yacine Brahimi une fois à Addis-Abeba, c’est la chaleur et surtout le fort taux d’humidité. En effet, située au centre du pays sur un plateau à une altitude comprise entre 2300 et 2600 m, Addis-Abeba qui est la quatrième capita- le la plus élevée au monde, la première du continent africain, est connue pour son fort taux d’humidité qui variera entre 35 à 50% à l’heure du match, alors que le thermomètre affichera les 30°C, selon les dernières prévi- sions. Des conditions climatiques qui vont

sûrement gêner quelque peu les joueurs algériens, dont la grande majorité joue ses matches en nocturne. Par ailleurs, il n’est un secret pour personne que ce déplacement en Éthiopie sera l’occasion pour certains nou- veaux joueurs qui ont rejoint récemment les Verts de découvrir l’Afrique et ses condi- tions pas toujours évidentes. C’est le cas par exemple de Yacine Benzia et Sofiane Hanni, qui vont effectuer leurs grands débuts avec cette première virée au fin fond du conti- nent. Une opportunité pour ces derniers de découvrir à quoi il faudra s’en tenir désor- mais en enfilant les couleurs algériennes et faire face à des situations qu’ils n’ont jamais vécues par le passé. Un avant-goût égale- ment pour ce duo et pour les autres joueurs de ce qu’ils vont peut-être vivre lors de la phase finale de la CAN 2017 qui aura pour cadre le Gabon et dont les conditions seront pratiquement identiques.

F. R.

À PROPOS DU DÉPART DE GOURCUFF

Les joueurs disent non, mais…

D ans la plupart des cas, le départ d’un entraîneur se fait lorsque ça ne marche

pas. Mais il semble que pour Christian

lorsque ça ne marche pas. Mais il semble que pour Christian Par : MALIK A. Gourcuff,

Par : MALIK A.

Gourcuff,

les

choses

ne

se

présentent pas sous cet angle. Il s’agit tout simple- ment de différence de vision, mais surtout de la grande pression qui a pesé sur ses épaules depuis qu’il n’a cessé de défendre son système de jeu bec et ongles. Finalement, il semblerait que l’aventure de l’an- cien Merlu avec les Verts arrive à terme, lui qui rêvait de disputer un Mondial puisque, selon des indis- crétions, le prochain match de la sélection nationale en Éthiopie sera le dernier pour lui. Le coach l’aurait décidé et attend le moment opportun pour le dire. Les joueurs algériens ont tenu à rendre hommage à leur entraî- neur. Cela s’est fait lors de l’ouver-

ture par Feghouli. C’était une sorte d’adieu lorsque les joueurs se sont directement dirigés vers le banc de touche pour lui dédier cette réali- sation. Le coach a reçu un soutien indé- fectible de la part de ses joueurs, et l’attitude de ces derniers a fait chaud au cœur au Breton. D’ailleurs, il en dira un mot lors de la conférence de presse, même s’il n’a pas voulu trop s’éterniser sur son avenir, se contentant de parler uniquement du match, mais tout en louant son groupe. “De par mon vécu d’entraîneur, j’ai rarement connu un groupe aussi agréable à vivre comme celui de cette équipe nationale. Humainement, c’est un groupe très intéressant, composé de joueurs talentueux et qui mérite beaucoup de félicitations. Nous avons toujours eu une très bonne relation même si parfois certaines informations ont été colportées pour évoquer des problèmes au sein

du groupe”, a déclaré le sélection- neur national. Les joueurs, pour leur part, n’ont pas caché leur sou- tien au coach. À titre d’exemple, Brahimi a voulu continuer de travailler sous la hou- lette de l’ancien entraîneur de Lorient. “Nous avons dédié le pre- mier but au coach afin de lui témoi- gner notre gratitude pour le travail qu'il a fait”, a assuré le joueur du FC Porto, alors que Boudebouz a

tout simplement souhaité voir Christian Gourcuff poursuivre l’aventure avec les Verts. “Nous avons envie que le sélectionneur national reste avec nous. On espère qu’il ira au bout de sa mission avec nous”, a-t-il indiqué. Cependant, même si l’avis des joueurs est important, il n’en demeure pas moins que la derniè- re décision reviendra à l’intéressé lui-même. On se rappelle de ce qui

s’est passé avec l’ancien sélection- neur, Vahid Halilhodzic. Malgré toutes les tentatives des uns et des autres, le Bosnien a maintenu sa décision de partir, et personne n’a pu le retenir. Reste à savoir main- tenant quelle sera la réaction de Gourcuff dont la relation avec le président Raouraoua est plus que jamais froide.

M. A.

Brahimi :“On veut gagner aussi en Éthiopie”

n Les Verts ont réussi à arracher une large victoire face à l’Éthiopie, vendredi soir, au stade Mustapha-Tchaker de Blida, mais pour la seconde confrontation prévu ce mardi 29 mars à Addis Abeba, les choses s’annoncent différemment. Les coéquipiers de Yacine Brahimi appréhendent surtout les conditions climatiques. “On sait très bien ce qui nous attend en Éthiopie. Ça sera difficile. Tout le monde connaît les conditions de jeu en Afrique, surtout sur le plan climatique. Il faut faire avec et essayer de revenir avec un score positif qui nous permettra d’assurer notre qualification à la phase finale de la CAN”, a commenté le milieu de terrain de Porto. Les Verts ont réussi à s’imposer en terre éthiopienne, il y a deux ans, sur le score de 2 buts à 1, c’était d’ailleurs la première sortie des Verts sous les commandes de Christian Gourcuff, un exploit que l’équipe nationale souhaite rééditer cette fois encore. “Il faut rester concentrés et tenter de revenir avec une victoire pour confirmer notre performance de vendredi ; ça ne sera pas facile mais on va faire de notre mieux pour satisfaire nos fans”, précise Yacine Brahimi.

AHMED IFTICEN

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Supplément Sport

Lundi 28 mars 2016

LIBERTE

DOSSIER

SALAH BOUCHIHA (PDT DE LA FÉDÉRATION DE GYMNASTIQUE) À “LIBERTÉ”

“L’Algérie a réalisé de bons résultats au championnat d’Afrique”

Le président de la Fédération algérienne de gymnastique, Salah Bouchiha n’a pas caché sa satisfaction des résultats obtenus par nos différentes équipes nationales lors de la 13 e édition du Championnat d’Afrique des nations à Alger du 23 au 26 mars.

Liberté : Comment évaluez-vous la participation algérienne à cette 13 e édition du championnat d’Afrique de gymnastique ? Salah Bouchiha : Ce qu’ont réali- sé nos équipes nationales est fa- buleux. Nous avons décroché 21 médailles dont 12 médailles

Entretien réalisé par :

SOFIANE MEHENNI

d’or, 4 argent et 5 en bronze, ce qui est un bilan plus que satisfaisant pour nous. On aurait pu récolter une moisson plus importante si notre excellente athlète Farah Bou- fadene ne s’était pas blessée. C’est un potentiel médaillable. On s’at- tendait à ce qu’elle décroche trois médailles d’or, dommage que cet- te blessure a tout faussé. Néan- moins, nous sommes amplement satisfaits de ces résultats car jusqu’à preuve du contraire nous avons augmenté notre capital médailles de plus de 50 % par rapport à la pré- cédente édition, ce qui est énorme pour nous. Je dis bravo à notre équipe nationale (seniors mes- sieurs et dames) qui avait pris part à cette 13 e édition du championnat d’Afrique. Le seul point noir que tout le monde a remarqué est les résultats de nos jeunes catégo- ries. En fait, il y a un écart entre nos juniors et ceux des autres nations notamment les Égyptiens qui se sont emparés de la première pla- ce du classement des médailles. Cette équipe junior n’est pas par- venue à dérocher la moindre mé- daille, cela s’explique par le manque d’expérience, mais nous avons de jeunes gymnastes pétris de quali- té. Nous avons la pâte, à nous de

D. R.
D. R.

bien la modeler pour les prochaines échéances, notamment en pers- pective des Jeux olympiques de la jeunesse qui se dérouleront en 2018 en Argentine.

Justement en évoquant la bles- sure de l’athlète professionnelle, Boufadene, qu’est- ce qu’elle a au juste ? Elle a eu un blocage au niveau du dos. El Hamdoullah ce n’est pas aus- si grave qu’on ne le pensait. Mais malheureusement Boufedane a rechuté, puisque elle souffrait pra- tiquement de la même blessure en mois de septembre. À cette époque, nous l’avions prise en

charge. Le problème persiste tou- jours, elle va faire un bilan en France pour voir ce qu’elle a réel- lement pour qu’on puisse la prendre en charge rapidement, sur- tout que Boufedane est qualifiée pour les prochains Jeux olym- piques de Rio. Donc son cas est pris très au sérieux par la fédération.

Donc, si on comprend bien, la blessure de Boufedane ne va pas poser problème quant à sa parti- cipation aux JO 2016 ? Effectivement, je rassure le public algérien et les amateurs du gym- nastique. Boufedane a assez de temps pour revenir à la compéti-

tion et entamer la dernière ligne droite de la préparation pour cet- te compétition planétaire. Je sou- haite seulement qu’elle reprenne le plus tôt possible, et inchallah tout ira pour le mieux, surtout que cet- te jeune athlète à d’énorme po- tentialités et pourrait créer la sur- prise au Brésil.

Combien d’athlètes se sont qua- lifiés aux JO ? Nous en avons deux : Farah Bou- fedane et Mohamed Abdeljalil Bourguieg qui viennent de décro- cher trois médailles d’or lors de ces championnats d’Afrique organi- sés chez nous à Alger. Bourguieg a confirmé qu’il est en grande forme. Ces deux athlètes seront bien pris en charge avec une préparation spécifique afin qu’ils soient fin prêts pour les Jeux olympiques.

Un dernier mot pour conclure Nous sommes très satisfaits de la participation algérienne à ce cham- pionnat d’Afrique où nous sommes parvenus à décrocher 12 médailles d’or. L’organisation de ce tournoi a été une totale réussite pour nous en tant que fédération. Nous avons acquis une expérien- ce sur le plan organisationnel. Nous avons introduit lors de ce championnat d’Afrique des na- tions, un nouveau system de sco- ring, où nous avions fait appel à une société française. Dans l’ensemble, nous sommes très satisfaits de la participation al- gérienne à ce championnat d’Afrique.

S. M.

ATHLÉTISME

Makhloufi et Keddar en stage en Afrique du Sud

n Les athlètes Taoufik Makhloufi et Salim Keddar, jeune sociétaire de

l’Association sportive de la Protection civile, effectueront à partir du 2 avril prochain un stage de préparation en Afrique du Sud. Ce stage de 45 jours est programmé par la direction technique nationale en prévision des championnats d’Afrique lors desquels Makhloufi de même que Keddar seront alignés sur la même spécialité, mais aussi pour les Jeux olympique de Rio où les deux athlètes seront alignés sur le 1500 m. Makhloufi et Keddar avaient déjà effectué un stage en commun au début du mois de janvier dernier, toujours en Afrique du Sud, sous la direction de l’entraîneur français Philippe Dupont.

CYCLISME/CIRCUIT INTERNATIONAL DE CONSTANTINE

Le Rwandais Areruya Joseph vainqueur en solitaire

MARCHE

5 e coupe d’Algérie le 31 mars à Tlemcen

n La 5 e coupe d’Algérie de marche sur route “El-Hadj Mechekal

Mohammed” se déroulera le 31 mars courant à Lalla Setti à Tlemcen. Cette compétition organisée par la Ligue d’athlétisme de Tlemcen, sous l’égide de la FAA, concernera les cadets, juniors et seniors des deux sexes. Ce championnat aura lieu en marge du stage de l’élite nationale des juniors en prévision du championnat arabe de la catégorie, prévu à Tlemcen au début du mois de mai. Il y a lieu de rappeler aussi qu’une journée de compétition jeunes talents aura lieu lors de ce stage.

L e coureur rwandais Areruya Joseph a remporté samedi le circuit international cycliste

de Constantine, neuvième épreuve du GTAC-2016, devant le Marocain Essaïd Abelouache de l’équipe émi- ratie Nasr Dubaï et l’Algérien Ab- derrahmane Mansouri. Le jeune Rwandais de 21 ans a fran- chi la ligne d’arrivée dans le temps de 2h44:12 devant le Marocain Abe- louache (2h45:37) et l’Algérien Man- souri Abderrahmane de la sélection Ouest (2h45 :54). Alors que tous les techniciens attendaient une nouvelle victoire de la formation émiratie d’Al-Nasr Dubaï qui a dominé le GTAC-2016 de bout en bout, le Rwandais Areruya a créé la surpri- se en allant chercher la victoire finale du circuit tracé sur un parcours to- tal de 105 km finalisé en 15 tours. Le fait marquant de cette neuvième

épreuve du GTAC-2016 est l’aban- don de 42 coureurs à la fin de la course pour diverses raisons, dont la plus valable est la difficulté du par- cours, présentant une succession de côtes relativement “dangereuses” pour les cyclistes, selon les techni- ciens présents sur le circuit. Des mil- liers de spectateurs ont été présents dans les points de passage, tels que le boulevard Zighoud-Youcef, le pont Sidi Rached, le pont Salah Bey ou l’avenue Abane-Ramdane, venus applaudir les cyclistes, notamment les Algériens qui voulaient triom- pher à Constantine, à l’image de Mansouri Abderrahmane, Azzedi- ne Lagab ou Nabil Baz. Dès le troisième tour du circuit, sept coureurs dont trois Algériens (Lagab, Belmokhtar et Baz) ont dé- clenché la première véritable échap- pée, reléguant le groupe des pour- suivants à plus d’une minute. Arri-

vant au neuvième tour, l’Algérien Abdelkader Belmokhtar, le Maro- cain Essaïd Abelouache, l’Érythréen Million Amanuel et le Rwandais Areruya Joseph ont pris les devants de la course, marquée par une cas- cade de chutes dont celle de l’Algé- rien Benchida Djilali de l’équipe nationale, victime d’une fracture à la hanche. Après deux tours d’effort, le jeune Rwandais Areruya s’est déta- ché de ce groupe, terminant en so- litaire les cinq derniers tours de la course sans être rejoint par les pour- suivants. Hier, la caravane du GTAC-2016 a pris la direction d’Al- ger pour le déroulement du Crité- rium international de la ville d’Al- ger, dixième et dernière épreuve du GTAC-2016, prévu ce soir à partir de 19h00 avec la boucle d’Al- ger où le coup de starter sera don- né à la Grande Poste.

SAUT D’OBSTACLES

Benbernou de Mostaganem remporte le grand prix de Relizane

n Le cavalier Mohamed Benbernou de Mostaganem a remporté, samedi

soir au centre équestre Ahmed-Benbella de Relizane, le grand prix de saut d'obstacles. La deuxième place est revenue à Benbrahim Lounis de Zéralda et la troisième à Réda Laïd de l'Association sportive de la police. Pas moins de 150 cavaliers de 30 clubs ont pris part à cette compétition de trois jours, organisée par le centre équestre Ahmed-Benbella, en coordination avec la Fédération équestre algérienne (FEA). Dans une déclaration à l'APS lors de la cérémonie de clôture de cette manifestation sportive ayant drainé un public nombreux, le président de la FEA s'est félicité de la bonne organisation de cette compétition, soulignant qu'elle a pour objectif de détecter de jeunes talents pour renforcer l'élite nationale qui représentera l'Algérie dans les compétitions internationales, en plus de donner l'occasion aux participants de jauger leurs capacités.

LIBERTE

Lundi 28 mars 2016

Supplément Sport

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ACTUALITÉ

EN DÉPIT DE L’ABSENCE DE CINQ INTERNATIONAUX RETENUS EN SÉLECTION

Mouassa prépare son “commando” pour El-Harrach

A près trois jours de repos bien mé- rité, surtout après la dernière et précieuse victoire obtenue la se- maine passée aux dépens du Mou- loudia d’Alger, la JSK a repris le chemin de l’entraînement depuis

jeudi dernier, et ce, avec la ferme intention d’af- fûter ses armes en prévision de son périlleux dé-

placement prévu ce same- di à El-Harrach même si le revenant Kamel Mouassa

était quelque peu contra- rié par l’absence de cinq joueurs internationaux retenus par leurs sélections respectives. Et pour cause, Doukha et Ziti ont été retenus par le sé- lectionneur national Christian Gourcuff pour la double confrontation algéro-éthiopienne, Fe- rhani, de son côté, était en déplacement en Co- rée avec l’EN olympique alors que les deux in- ternationaux burkinabés Malo et Diawara étaient retenus, eux aussi, par la double confrontation Burkina Faso-Ouganda comptant pour les éli- minatoires de la CAN-2017. Et s’il faut noter que même Rahal est entré en regroupement depuis hier avec l’EN militaire, il faut bien admettre que Mouassa était quelque peu embarrassé pour préparer au mieux cette rencontre ô combien im- portante pour la JSK face à l’USMH où les Canaris semblent déterminés à sortir le grand jeu pour en- chaîner avec une bonne performance. “Certes, cela fait plaisir de constater que la JSK renferme en son sein plusieurs internationaux, ce qui prouve que notre effectif est de qualité, mais cela perturbe quand même notre travail de la semaine dans la mesure où un grand nombre de joueurs n’est pas disponible”, dira Kamel Mouassa qui espère tout de même que tous ces joueurs regagneront Tizi

Ouzou dès ce mercredi, notamment les deux Bur-

Tizi Ouzou dès ce mercredi, notamment les deux Bur- Par : MOHAMED HAOUCHINE Liberté kinabés qui

Par :

MOHAMED

HAOUCHINE

Liberté
Liberté

kinabés qui ont pour habitude de prolonger leur séjour en terre burkinabé, ce qui n’est pas évi- dent dans la mesure où ils effectueront un long déplacement à Kampala où les Étalons doivent af- fronter l’Ouganda, demain mardi, le match aller disputé samedi à Ouagadougou s’étant soldé par la victoire étriquée des Burkinabés (1-0). Cela dit, Mouassa a fait suer, comme d’habitude le reste du groupe, surtout les jeunes “loups” du club alors que le milieu de terrain Rachid Ferra- hi qui se relève d’une méchante déchirure à la cuis- se semble avoir surmonté sa dure épreuve puis- qu’il a repris le chemin de l’entraînement depuis trois jours avec un travail spécifique mené en solo sous la coupe du préparateur physique Mourad

Ikouane qui fait l’unanimité au sein de la JSK de- puis son arrivée au club kabyle l’été dernier. Toujours est-il que, depuis la belle victoire obte- nue face au MCA, le moral est au top et l’ambiance des grands jours est aisément perceptible au stade du 1 er -Novembre et le retour de Kamel Mouassa est sûrement pour quelque chose dans ce regain de vivacité des joueurs kabyles. D’ailleurs, les dirigeants kabyles sont visiblement heureux d’avoir fait revenir à la maison le coach guelmi surtout que le président Mohand-Chérif Hannachi tout comme son bras droit Malik Az- lef sont plus que jamais décidés à garder Mouas- sa pour la saison prochaîne.

M. H.

À PROPOS DES CONTACTS AVEC LE MCA

Bedbouda :

“Je donne la priorité à l’USMA”

n L’arrière-gauche de l’USM Alger Brahim Bedbouda, en fin de contrat avec son club en juin prochain, est annoncé du côté du Mouloudia d’Alger. En effet, la direction mouloudéenne veut récupérer son joueur qui a fait toutes ses classes au sein du vieux club algérois avant d’atterrir, il y a quatre saisons de cela, chez le voisin usmiste. Contacté par nos soins, l’ex- international nous affirme : “J’ai lu dans la presse que le Mouloudia d’Alger, mon ancien club, veut me récupérer. Je peux vous assurer qu’il n’y a eu aucun contact avec les dirigeants mouloudéens. Je les remercie pour l’intérêt qu’ils me portent, mais personne n’est venu me voir. De plus j’ai un contrat à honorer avec mon équipe l’USMA. Il reste six rencontres de championnat, ce n’est pas le moment d’évoquer ce sujet.” Et de poursuivre : “Je porte les couleurs de l’USMA, je suis dans ce club depuis quatre saisons déjà, je ne manque de rien, el-hamdoullah, je suis le titulaire à mon poste, donc je donne la priorité à l’USMA. Comme je suis en fin de contrat je vais renégocier avec mes employeurs en fin de saison”, souligne le défenseur usmiste. Il est utile de rappeler que Brahim Bedbouda a déjà porté le maillot du Mouloudia d’Alger, il faisait partie de la fameuse équipe de 2010 qui avait remporté le championnat d’Algérie, le dernier titre du MCA, en compagnie de Koudri, Mokdad, Zemmamouche…

SOFIANE M.

AFFIRMANT QU’AU MCO, SON “SEUL INTERLOCUTEUR EST LE PRÉSIDENT”

Bouali : “Bien sûr que j’honorerai mon engagement !”

“N on, je ne sais pas ce qui

s’est passé.” C’est par cet-

te phrase très simple que

l’entraîneur du Mouloudia d’Oran, Fouad Bouali, a répondu à la ques-

tion de Li- berté relative à l’incident

qui a émaillé la fin du match face à l’USMB et dont nous nous sommes fait l’écho hier dans ces mêmes co- lonnes. Briefé à ce propos, Bouali n’y est pas allé par quatre chemins pour expliquer sa position.

“Tout le monde sait pourquoi je suis parti dès la fin du match. J’avais au- paravant fixé la reprise à 17h, ce lun- di. J’y serai le plus normalement du monde. Je n’ai qu’un seul interlocu- teur, à savoir le président du club, avec lequel j’ai signé un contrat que

Par :

RACHID BELARBI

j’honorerai. Le reste, notamment, ce qui s’est dit derrière mon dos, ne m’intéresse pas et ne me perturbe pas le moins du monde”, nous affirmait, avec sa bonne humeur et sa courtoise coutumières, hier peu après 13h, le patron technique des Rouge et Blanc d’El-Hamri. Cette réponse très clai- re surprendra certainement les di- rigeants qui s’étaient empressés d’al- ler à la rencontre de Baba, samedi soir à Aïn Turck, pour lui suggé- rer “soit de limoger Bouali et de le remplacer par Belatoui, soit de pro- voquer une réunion pour lui expli- quer certaines choses”. À l’origine de cette nouvelle polé- mique, le fait que, contrairement à ses habitudes, Bouali a immédiate- ment quitté le stade Ahmed-Zaba- na à l’issue de la rencontre sans

passer par le vestiaire ou la salle de conférences. Mais alors qu’il s’ap- prêtait à partir à bord de son 4x4 de marque Volkswagen Tiguan, le frè- re du président, Tedj Belhadj, lui a barré la route, frappant violemment

à sa vitre et lui ouvrant même la por-

tière pour lui “ordonner d’aller plu- tôt parler aux joueurs ou expliquer le

faux pas face à Blida”. Ce à quoi, le technicien tlemcénien

a rétorqué : “T’es qui toi pour que je te rende des comptes ?”, avant de poursuivre son chemin et de sortir du côté des vestiaires.

“T’es qui toi pour que je te ren- de des comptes ?”

Il laissera derrière lui des dirigeants

et proches qui ont sorti l’artillerie

lourde pour fustiger son attitude.

“C’est du n’importe quoi ! il n’aurait jamais dû partir de cette façon. Il a fui. Pourtant, le club le paye très bien (180 millions/mois). Il doit au moins respecter son club employeur, les di- rigeants et les membres du conseil

d’administration que nous sommes”, ne cessait de crier le se- crétaire général Krimo Hassani, aux abords des vestiaires. Les dirigeants Abdelkader Benzer-

badj, Nacereddine Bessedjrari et Kheir-Eddine Chorfi parta- geaient “oralement” le point de vue de leur aîné Hassani. Non loin d’eux, le délégué de la rencontre fulminait contre le frère du président Belhadj, le même Tedj et

jurait de porter plainte au commis- sariat le plus proche “car il m’a in- sulté et insulté ma mère, ce que je ne

lui pardonnerai jamais !” tançait-il. À ses côtés, le P-DG de la SSPA/MCO Belhadj Mohamed dit Baba tentait de le calmer et de le rai- sonner. Interrogés quant à “cette dérobade” présumée de Fouad Bouali, les membres de son staff, l’adjoint Bachir Mecheri, le prépa- rateur physique tunisien, Houssam, et l’entraîneur des gardiens, Saoula Karim, affirmeront, à l’unanimité, que leur mentor “avait expliqué à tout le monde à l’hôtel, avant même de venir au match, qu’il quitterait le stade dès le coup de sifflet final de l’ar- bitre, car ayant des engagements fa- miliaux à honorer”. Ce que les dirigeants présents ont, probablement, feint de ne pas avoir entendu.

R. B.

AFFAIRE DU PENALTY SIFFLÉ PUIS ANNULÉ LORS DE LA RENCONTRE USC-OM

Les arbitres et le délégué du match convoqués aujourd'hui à la FAF

L ’arbitre international Lotfi Bekouassa est convoqué demain à la commission fé- dérale d’arbitres (CFA) avec ses deux

juges assistants, l’international Nabil Bounoua et Rachedi, pour audition suite à l’affaire

USC-OM (0-1) et ce, en raisonNabil Bounoua et Rachedi, pour audition suite à l’affaire de la faute commise par l’ar- bitre

de la faute commise par l’ar-

bitre Bekouassa qui avait sifflé un penalty en faveur de l’équipe locale avant de se raviser et de l’annuler malgré les viru- lentes contestations des Chaouis.

Cela nous rappelle curieusement le même scé- nario en l’an 2000 lors du match ASAM-MCA. Cette action qui a soulevé le courroux du pré- sident Abdelmadjid Yahi qui n’a pas ménagé la CFA la traitant de tous les noms et a de- mandé à la FAF l’ouverture d’une enquête pour

Par : R. A.

déterminer les responsabilités des uns et des autres sur cette action qui n’a, à ce jour, tou- jours pas livré son secret, la première version qui circule indique que c’est sur insistance du juge assistant, Nabil Bounoua, que Bekouas- sa est revenu sur sa décision, préférant suivre les consignes de son assesseur, alors que dans pareille situation, le directeur de jeu est le seul à pouvoir décider, puisque Bekouassa avait in- diqué le point de penalty, le juge Bounoua n’avait qu’à suivre son directeur de jeu, il n’avait pas à se mêler de la décision de Be- kouassa, pour éviter la cacophonie. Pourtant sur les images de la télévision on voit clairement que Bounoua s’est placé dans les 16,50 mètres pour pouvoir contrôler la posi- tion du gardien de but avant l’exécution du pe-

nalty, Bounoua a-t-il réellement affirmé à Bekouassa qu’il n’y avait pas de penalty ? Si oui, pourquoi s’est-il alors mis dans les 16,50 mètres ? Il aurait dû rester sur sa ligne de touche en levant son drapeau pour signaler la faute sans se déplacer, comme ça tout le monde aurait compris. Pis encore, l’endroit où se trouvait Bounoua (sur la ligne de touche) ne lui permettait pas de voir si le ballon avait touché ou pas la main du défenseur de l’OM. Selon une source digne de foi, il semblerait que Bekouassa aurait révélé qu’il a été induit en er- reur par Bounoua, la seconde version qui cir- cule selon laquelle c’est le 2 e juge assistant Ra- chedi qui a signalé à Bekouassa dans l’oreillet- te qu’il n’y avait pas de penalty, alors que sa po-

sition lointaine ne lui permettait pas de voir

s’il y avait faute ou pas. Est-il vrai que Rache-

di est intervenu ? Dans cette cacophonie, il y

a de la manipulation, certains veulent proté-

ger Bekouassa pour casser Bounoua et lui en- lever le badge Fifa au profit d’un autre proche

de la CFA, d’autres vont carrément dans la dés-

information.

L’audition de demain est importante surtout que Raouraoua a repris à son compte le volet

de l’arbitrage, il a demandé à la CFA de sus-

pendre les arbitres sévèrement et de ne pas les désigner en division inférieure. “Un arbitre sus- pendu ne doit diriger aucun match à l’avenir”, confie le patron de la FAF.

R. A.

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Pen
sée
Triste fut la date du 27 mars 2007.
En ce jour, sans prévenir ni crier gare,
Dieu a rappelé parmi Ses anges
et vers un monde meilleur
notre cher et
regretté père
M.
BERRAHMA RACHID
Nous demandons à tous ceux qui
l’ont connu d’avoir une pieuse pensée
pour lui et de prier
accorde Sa
pour que Dieu lui
Sainte Miséricorde et l’accueille
en Son Vaste Paradis.
A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
Ton épouse, tes
enfants et ta sœur
AF

JH

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