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IL A DEMANDÉ OFFICIELLEMENT À RAOURAOUA DE LE LIBÉRER Gourcuff, c’est fini ! P.19 Archives/Liberté
IL A DEMANDÉ OFFICIELLEMENT À RAOURAOUA DE LE LIBÉRER
Gourcuff, c’est fini ! P.19
Archives/Liberté

DEVANT LES TERGIVERSATIONS DE CERTAINS POLITIQUES LIBYENS

Le

gouvernement

d’union

débarque

à Tripoli

P.10

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

LE P-DG EST OPTIMISTE

Le complexe

sidérurgique

Imetal

reprendra

en mai P.7

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7195 JEUDI 31 MARS 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

ÉLAN DE SOLIDARITÉ AVEC LES CONTRACTUELS ARRIVÉS À BOUIRA Ramdane Bourahla/Liberté “L'Algérie tout
ÉLAN DE SOLIDARITÉ AVEC
LES CONTRACTUELS ARRIVÉS
À BOUIRA
Ramdane Bourahla/Liberté
“L'Algérie tout
entière est
avec vous” P.4
RÉFORME DU SYSTÈME
ÉDUCATIF
L’ICSO ADOPTE UNE “CHARTE
D’OBLIGATIONS” CONSENSUELLE
Le Satef
soutient
Benghabrit P.4
Opposition
Les divergences
surmontées
99% DES RECETTES FISCALES
RECOUVRÉES À TRAVERS
LE PAYS PROVIENNENT
DE 12 WILAYAS SEULEMENT
Benkhalfa
appelle les
contribuables
à plus de
“civisme
fiscal” P.7
P.3
DÉCHÉANCE
DE LA NATIONALITÉ
Hollande
renonce à son
projet P.24
Yahia Magha/Liberté
MEETING DU “FRONT INTERNE” DE SAÂDANI À LA COUPOLE UN INESTIMABLE TRÉSOR PALÉONTOLOGIQUE LAISSÉ À
MEETING DU “FRONT INTERNE”
DE SAÂDANI À LA COUPOLE
UN INESTIMABLE TRÉSOR PALÉONTOLOGIQUE
LAISSÉ À L’ABANDON
Un petit
show et puis
s’en vont !
“Jurassic”
REPORTAGE
RÉALISÉ PAR
El-Bayadh
SAÏD OUSSAD
P.14/15
P.2
Louiza Ammi Sid/Liberté
Saïd Oussad/Liberté

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L’actualité en question

Jeudi 31 mars 2016

LIBERTE

MEETING DU “FRONT INTERNE” DE SAÂDANI À LA COUPOLE

Un petit show et puis s’en vont !

Pendant que Mohamed Alioui, secrétaire général de l’UNPA, Nouria Hafsi, secrétaire générale de l’UNFA, ainsi que d’autres tentaient, plutôt mal que bien, de susciter l’enthousiasme de la salle, rivalisant en discours de soutien au chef de l’État, les convives se bousculaient pour atteindre la sortie.

L e premier meeting du Front interne initié par Amar Saâdani, secrétai- re général du Front de libération nationale (FLN), n’a pas eu l’effet

escompté. La trentaine de partis politiques et la centaine d’associa- tions annoncées comme partie pre- nante n’ont eu, au final, aucune vi- sibilité, encore moins de poids dans le capharnaüm d’hier. Seuls Saâda- ni et Ghoul se sont distingués par leur discours, ouvrant ainsi un bal qui ne leur aura servi qu’à réaffirmer leur allégeance au chef de l’État, confirmant du coup toute l’impro- visation et l’opportunisme qui ont entouré ce conclave. Au-delà du nombre de présents, la portée du discours développé au cours des différentes prises de paro- le a été courte, pour ne pas dire in- signifiante. Pendant que Mohamed Alioui, secrétaire général de l’UNPA, Nouria Hafsi, secrétaire générale de l’UNFA, ainsi que d’autres ten- taient, plutôt mal que bien, de sus- citer l’enthousiasme de la salle, riva-

lisant en discours de soutien au chef de l’État, les convives se bous- culaient pour atteindre la sortie. Il a suffi que le SG du FLN et le président de Taj terminent leurs interven- tions pour voir la salle, pleine quelques instants auparavant, se vi- der comme par enchantement. Les autres intervenants ont dû prêcher

Louiza Ammi Sid/Liberté
Louiza Ammi Sid/Liberté

devant une salle clairsemée, voire vide, pour les derniers intervenants. Amar Saâdani, qui a donné le la à la rencontre, a entamé son discours par un hommage “appuyé” à Abdelaziz Bouteflika, “le moudjahid” qui “a consacré sa vie au service de l’Algé- rie”. “Notre Président a tenu ses pro- messes”, a encore dit le SG du FLN, rappelant que le pays était pris dans une spirale de violence, jusqu’à “l’ar- rivée de Bouteflika”, grâce à qui, a-

Tayeb Louh, Amar Saâdani et Amar Ghoul, hier, lors du meeting du FLN.

t-il enchaîné, “la paix est revenue”. “Notre Président a libéré la presse, a jeté les jalons d’un État civil”, a en- core déclaré le chef du FLN, qui a tenu aussi à rendre hommage à l’ar- mée et aux différents services de sé- curité “qui veillent sur la sécurité des frontières”. Il a appelé, au passage, les Algériens à soutenir l’ANP. Ce sou- tien est, selon lui, “un acte de citoyen- neté”, car le pays est menacé “de toutes parts”. Pour Saâdani, la pré-

servation de la paix et de la sécuri- té du pays ne passe que par “un sou- tien plus large au Président”, invitant les présents “à placer leur confiance en leur Président”. Même discours chez Amar Ghoul, chef de Taj, qui a renouvelé, à l’occasion, “son atta- chement au chef de l’État et à son pro- jet”. Sauf que le président de Taj a tenté de donner une autre dimen- sion à la rencontre d’hier, pour la placer comme instrument politique

“dédié exclusivement à l’Algérie”. “Nous sommes là pour la sauvegar- de du pays”, a-t-il déclaré, ajoutant que le pays “a besoin de tous ses en- fants pour rester debout”. Dans une allusion à l’opposition qui s’est ré- unie au même moment à Mazafran, le responsable de Taj a souligné que l’initiative “n’exclut personne” et qu’elle n’est “dirigée contre aucune partie”. Pour lui, elle est “un espace ouvert” “peuvent s’exprimer toutes les tendances qui placent l’Algérie au- dessus de toute autre considération”. À la fin des discours des deux res- ponsables du FLN et de Taj, la tribu- ne est laissée aux associations et autres partis qui n’ont pas pu convaincre l’assistance malgré des discours servis à la carte célébrant le chef de l’État, ses réalisations et son amour pour la patrie. Chez cer- tains responsables de ces associations et partis, la langue de bois s’est mê- lée à des attaques en règle contre l’opposition, allant jusqu’à l’accuser de “terrorisme politique”, ou de ser- vir des intérêts “étrangers et oc- cultes”. Sauf qu’au moment où les opposants au chef de l’État ont été pris à partie, les conviés au show d’hier préféraient dénicher un coin sous les palmiers en dehors de la sal- le, qui pour étancher sa soif, qui pour se soulager, loin du fatras que les Hafsi, Sahli, Allioui, Guettiche, entre autres, voulaient leur faire subir !

MOHAMED MOULOUDJ

IL A PUBLIQUEMENT DÉNONCÉ LA GESTION DES DEUX MINISTRES

Pourquoi Saâdani cible Ferroukhi et Benkhalfa

L e secrétaire général du Front de libéra- tion nationale (FLN), Amar Saâdani, a désormais deux autres cibles dans son vi-

seur. En plus du chef intérimaire du Rassem- blement national démocratique (RND) et di- recteur de cabinet à la présidence de la Répu- blique, Ahmed Ouyahia, et le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA), Mohamed Laksa- ci, le SG du FLN a “tiré”, hier, sur le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid-Ahmed Ferroukhi, et le mi- nistre des Finances, Abderrahmane Benkhal- fa. Lors de son passage, mardi, au forum de la Radio nationale Chaîne I, Amar Saâdani a sur- pris plus d’un par son offensive contre les deux membres du gouvernement en question. Au premier, il a reproché de gérer le secteur d’une manière “archaïque” et qui se rapproche du temps de la “révolution agraire”. Au second, il a carrément imputé tous les maux ayant cau- sé la faillite financière du pays, assimilant sa gestion à celle de la Corée du Nord, sinon pire, a-t-il soutenu. Le plus surprenant est que le SG du FLN profitait de la tribune que lui offrait la radio publique, et dont l’émission était trans- mise en direct, sur les antennes des radios des quarante-huit wilayas du pays, pour des- cendre en flammes deux ministres de la Ré- publique. Lesquels d’ailleurs appliquent le pro- gramme et les directives du président de la Ré- publique, dans le cadre de la feuille route sou- mise au gouvernement. Et lorsqu’on sait que les ministres ayant exercé, jusque-là, sous le règne d’Abdelaziz Bouteflika, prennent rare-

Billel Zehani/Archives Liberté
Billel Zehani/Archives Liberté
Archives Liberté
Archives Liberté

Sid-Ahmed Ferroukhi et Abderrahmane Benkhalfa ont été pris pour cible par Amar Saâdani.

ment, sinon jamais des initiatives de leur propre chef, il y a lieu de s’interroger sur l’at- taque “ciblée” d’Amar Saâdani. D’autant que ce n’est qu’en 2016, soit après quatre manda- tures d’Abdelaziz Bouteflika, qu’Amar Saâda- ni s’offusque que l’Algérie importe encore de la pomme de terre et des oignons. Et la faute est à mettre à l’actif de Sid-Ahmed Ferroukhi, depuis quelques mois seulement à la tête de ce secteur, et qui gèrerait ce département avec “des tracteurs vétustes et des lopins de terre de quelques hectares seulement”, donc pas assez de privatisation du foncier agricole. Contac-

tées, des sources proches du FLN, mais aussi du ministère de l’Agriculture, expliquent que “le souci premier d’Amar Saâdani n’est pas for- cément l’avenir de ce secteur”. L’enjeu pour lui est le suivant : qui héritera du portefeuille à la faveur du prochain changement de gouverne- ment, jugé imminent. “Amar Saâdani veut pla- cer le SG de l’Union nationale des paysans al- gériens (UNPA), Mohamed Alioui, ou l’ancien SG du ministère de l’Agriculture, actuelle- ment membre du comité central du FLN, Ab- deslam Chelghoum à la place de Sid-Ahmed Ferroukhi. Mais c’est surtout Abdeslam Chel-

ghoum que le SG du FLN a intérêt à placer à la tête du secteur, puisque son nom est cité dans l’affaire de la Générale des concessions agricoles (GCA), un dossier pour lequel il a été écarté d’ailleurs de ce département”, affirment nos sources. Sid-Ahmed Ferroukhi, agronome et technocrate, ne fait donc pas l’affaire du FLN. Surtout lorsqu’il s’agit de ne distribuer plus que “quelques hectares” à ceux qui aspirent à de- venir de “grands propriétaires terriens”, ajou- tent les mêmes sources. Mais ce n’est pas tout, puisque nos interlocuteurs expliquent qu’“Amar Saâdani n’apprécie pas du tout les bons rapports qu’entretiendrait Sid-Ahmed Fer- roukhi avec Ahmed Ouyahia”, son désormais ennemi juré. Même schéma s’agissant de la personne du ministre des Finances. Le patron du FLN ne comprend pas comment Abderrah- mane Benkhalfa donne des “directives aux banques publiques plutôt que des orienta- tions”. Donc pas assez de “largesses” et de “fi- nancements”, confient nos sources, “aux pro- jets d’opérateurs privés”. Une rigueur financiè- re, nous explique-t-on, qui est de mise “sur le compte d’Ahmed Ouyahia”. Nos sources affir- ment aussi qu’Amar Saâdani n’apprécie pas la proximité du ministre des Finances avec le chef de cabinet de la présidence de la République. Et comme depuis ce mardi le SG du FLN exi- ge ouvertement d’Abdelaziz Bouteflika le renvoi d’Ahmed Ouyahia de son cabinet, les deux ministres en question doivent logique- ment suivre, souhaiterait Amar Saâdani.

MEHDI MEHENNI

LIBERTE

Jeudi 31 mars 2016

L’actualité en qustion

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L’ICSO ADOPTE UNE “CHARTE D’OBLIGATIONS” CONSENSUELLE

Opposition : les divergences surmontées

La charte met sur un pied d’égalité l’ensemble des membres qui sont appelés à prêter serment pour “se conformer au référent de la plateforme issue de la rencontre de Mazafran” et “ne jamais négocier, en solo, au nom de l’Icso, avec le pouvoir concernant la revendication commune pour la transition démocratique”.

U ne année et demie après le premier sommet de l’oppo- sition, tenu le 10 juin 2014 à l’hô- tel Mazafran, les

partis et les personnalités politiques affiliés à l’Instance de concertation et du suivi de l’opposition (Icso), se sont retrouvés, hier, à la Mutuelle des travailleurs de la construction de Zé- ralda, à l’est d’Alger, pour leur se- conde “conférence nationale”. La rencontre, qui se voulait une occa- sion pour donner un souffle nou- veau à l’opposition, dont la quête de provoquer le changement tant at- tendu, a drainé un nombre impor- tant d’acteurs, entre représentants de partis politiques et personnalité na- tionales, qui se sont succédé au pu- pitre pour apporter, chacun de son côté, sa lecture du contexte politique, économique et social du pays. Non sans faire part de quelques propo- sitions. Cela dit, les 160 invitations remises par l’Icso n’ont pas été toutes honorées. Les absences ont concerné aussi bien des partis poli- tiques, à l’instar du FFS, que les “per-

sonnalités nationales” officiellement invités. Parmi ces dernières, l’on notera la défection, entre autres, des anciens chefs de gouvernement Mouloud Hamrouche et Sid-Ahmed Ghozali, l’ancien colonel de l’ALN Lakhdar Bouragaâ, la moudjahida Djamila Bouhired, le général à la re- traite Rachid Benyelles ou encore les anciens militants du FIS dissous Ali Belhadj, Kamel Guemazi et Ali Djedi. Quant aux présents, outre les membres de l’Icso, la conférence de l’opposition aura suscité l’intérêt, entre autres, des postulants à la candidature de la présidentielle de 2014, Ali Benouari, et le tonitruant Rachid Nekkaz. Les travaux ont été présidés par l’ancien ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi, chargé notamment d’arbitrer le temps alloué à chacun des interve- nants dont l’ordre obéit à un tirage au sort effectué la veille. Excepté le doyen des défenseurs des droits de l’Homme, M e Ali Yahia Abdenour qui a été, par respect, désigné pour prononcer le premier discours qui, sans surprise, était hostile au pou- voir. Son plaidoyer pour les libertés des femmes n’a pas manqué de pro- voquer l’ire des partis d’obédience is- lamiste présents dans la salle. La ré- ponse viendra, plus tard, d’Abdellah Djaballah. Bref.

La cause des clivages

Officiellement, l’objectif de ces “re- trouvailles” était de faire le bilan des activités de l’Icso depuis cette “union sacrée” issue des recommandations de la conférence de Mazafran dite pour “l’action démocratique”. Union sacrée, en ce sens que cette entité po- litique regroupe des partis et des per- sonnalités d’obédiences parfois dia- métralement opposées. Mais la ren-

Yahia Magha/Liberté
Yahia Magha/Liberté

Les membres de l’opposition en conférence nationale, hier, à Zéralda.

contre d’hier cachait mal, en re- vanche, les divergences, dans la for- me et dans le fond, que couve ce conglomérat regroupant essentiel- lement les membres de la Coordi- nation nationale pour les libertés et la transition démocratique, (CLDT), initiatrice du projet d’union de l’op- position, et ceux du Pôle des forces pour le changement (PFC). La CLDT regroupe, outre l’ancien chef de gouvernement Ahmed Benbi- tour, les partis islamistes, le mou- vement pour la société de la paix (MSP), le Front pour la justice et le développement (FJD) d’Abdallah Djaballah, Ennahdha et les démo- crates, le Rassemblement pour la cul- ture et la démocratie, (RCD) et Jil Djadid, alors que le PFC est une création, au lendemain de la prési- dentielle de 2014, du candidat mal- heureux à cette échéance, l’ancien chef de gouvernement Ali Benflis. Le pôle regroupe ainsi l’essentiel des partis et personnalités ayant soute- nu sa candidature. Y figurent, entre autres, El-Adl oua el-Bayan de Naï- ma Salhi, l’UFDS de Noureddine Bahbouh, El-Islah de Djahid Youn- si, le FAN de Djamel Benabdes- lem, le MNE de Mohamed Hadef ou encore El-Fedjr el-Djadid de Tahar Benbaïbèche. À titre plutôt autono- me, par ailleurs, l’Icso compte, entre autres, l’UDS, le parti non agréé de Karim Tabbou, et Abdelaziz Raha- bi ou encore Sid Ahmed Ghozali en tant que personnalités nationales. Si l’ensemble des membres de l’Icso évite habilement d’en parler, car le contexte ne s’y prête guère, force est de constater que la guerre pour le leadership est déclenchée depuis plusieurs mois en son sein. Néan- moins, l’intervention du secrétaire national à l’économie et à l’envi- ronnement du RCD, Ouamar Saou- di, le président Mohcine Belabbas n’ayant pas fait le déplacement, lais- se peu de doute sur les divergences au sein de l’Icso. “Au vu de notre fonctionnement tel que testé jusque- là, nous devons rechercher la mise en place de mécanismes qui n’ouvrent

pas seulement la participation au plus grand nombre, mais aussi et surtout qui garantissent l’engagement, la constance et la loyauté de chacun au- tour du minimum commun qui nous réunit”, dira le porte-parole du RCD. Et d’ajouter, plus clairement : “De mon point de vue, nous n’avons pas pu assumer ce minimum ; nous avons laissé la confusion se glisser dans l’image de notre instance et notre discours”, allusion au manque de tranchant et de lisibilité de l’al- ternative proposée jusque-là par l’Icso. “Tant que nous n’aurons pas résolu ce malentendu, notre cohésion

sera aléatoire, car ce même malentendu est porteur des germes des infiltra- tions et instrumen- talisations des clans”, insistera-t-il devant une assis- tance partiellement acquise à sa cause, même si, publique- ment, certains pré- fèrent observer quelque réserve. Une manière de sauver les meubles. Car, en off, le même diagnostic est aussi fait d’autres membres de la CLTD.

Appel au peuple

zafran”, ou encore, pour ne citer que ces deux principes, “à ne jamais négocier, en solo, au nom de l’Icso, avec le pouvoir concernant la reven- dication commune pour la transition démocratique”. Cette revendication immuable a été, d’ailleurs, au centre de la déclaration politique adoptée à la même occasion. La déclaration en question, si elle reprend quasi- ment les revendications bien connues de l’Icso, dont la mise en place d’une instance indépendante de surveillance des élections pour permettre la transition démocra- tique consensuelle, s’adresse, en outre, aussi bien à l’opinion natio- nale qu’internationale, qu’elle veut désormais prendre à témoin sur la crise politique, économique et so- ciale qui affecte le pays. La déclara- tion politique de l’Icso se veut aus- si et surtout une alerte adressée au peuple sur “les dangers qui guettent aujourd’hui l’Algérie et les graves conséquences qui peuvent en résul- ter”. L’opposition, même encore fragilement réunie dans l’Icso, tend désormais la main au peuple pour “la construction d’un avenir basé sur le sort commun qui garantit aux Algériennes et aux Algériens le bien- être global d’une Algérie forte, stable et équitable dans le cadre des prin- cipes et des objectifs de la déclaration du 1 er -Novembre 1954 instituant l’É- tat algérien moderne”

FARID ABDELADIM

À l’effet d’assainir les rangs de l’Ic- so dont la longévité semble ainsi me- nacée, une “charte d’obligations” a, à ce titre, été adoptée à l’issue des tra- vaux de la conférence d’hier. Cette charte qui se veut consensuelle met une série de garde-fous que l’en- semble des membres de l’Icso se doit, désormais, de respecter. Il s’agit d’une plateforme de principes met- tant sur un pied d’égalité l’ensemble des membres qui sont appelés à prêter serment pour, entre autres, “se conformer au référent de la plate- forme issue de la rencontre de Ma-

LÉDITO

PAR SOFIANE AÏT IFLIS

Balises et décantations

Les partis poli- tiques, les per- sonnalités

nationales et les représentants des organisations de la socié- té civile qui y ont pris part ont résolu de main- tenir et de poursuivre leur engagement solidai- re pour une transition politique négociée. Ce n’est pas beaucoup, enco- re moins révolutionnaire, mais c’est déjà ça de sau- vegardé pour un conglo- mérat politique hétérocli- te où les ambitions parti- sanes ou personnelles pouvaient naître et, du coup, saborder l’effort de synergie militante. Mais il ne fallait pas espérer mieux.”

T out n’est pas perdu pour l’opposition politique. La conférence de l’Ic- so hier à Zéralda, la seconde du genre, après celle du 10 juin 2014, a confirmé tout l’intérêt qu’on lui portait. Les partis politiques, les

personnalités nationales et les représentants des organisations de la so- ciété civile qui y ont pris part ont résolu de maintenir et de poursuivre leur engagement solidaire pour une transition politique négociée. Ce n’est pas beaucoup, encore moins révolutionnaire, mais c’est déjà ça de sau- vegardé pour un conglomérat politique hétéroclite où les ambitions par- tisanes ou personnelles pouvaient naître et, du coup, saborder l’effort de synergie militante. Mais il ne fallait pas espérer mieux. Le risque était au demeurant d’autant plus grand que les décantations, préalable sa- lutaire dans pareilles entreprises politiques, tardaient à s’opérer, qu’au- cune parmi les entités membres de l’Icso n’a d’ailleurs cherché à provoquer. La situation était telle que la moindre difficulté d’étape grossissait pour apparaître, aux yeux des observateurs, comme un essoufflement irré- médiable. Ce qui n’a pas été le cas. N’en déplaise au secrétaire général du Front de libération nationale, Amar Saâdani, qui fait partie des res- ponsables politiques qui ont certainement estimé que l’heure était ar- rivée de mettre l’Icso aux oubliettes. Le meeting du Front interne orga- nisé hier à la Coupole s’il ne participait pas de cette entreprise, il prétendrait du moins à éclipser médiatiquement le conclave de l’opposition. Raté pour Saâdani qui a dû faire vite et mal, écourtant un show présenté comme un événement qui ferait date ! Si l’Icso est parvenue à dépasser les mal- entendus qui pouvaient miner sa cohésion, c’est que ses membres ont eu le temps de les évoquer et de faire les mises au point nécessaires. Sa- lutaire. Car il manque encore à l’Icso d’évoluer vers un catalyseur d’énergies militantes et d’en assumer les décantations. n

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L’actualité en question

Jeudi 31 mars 2016

LIBERTE

ÉLAN DE SOLIDARITÉ AVEC LES CONTRACTUELS ARRIVÉS À BOUIRA

“L'Algérie tout entière est avec vous”

Les enseignants contractuels sont plus que jamais déterminés à aller jusqu'au bout de leur marche, initiée dimanche dernier depuis Béjaïa et laquelle devra les conduire jusqu'à Alger.

L es contractuels, dont le nombre dépasse les 1 200 personnes, qui marchent pour “la digni- té”, ont pénétré, avant- hier, en fin d'après-midi,

le territoire de la wilaya de Bouira, où ils ont été accueillis en véritables héros par les populations des com- munes de Chorfa et de Raffour, sises à une cinquantaine de kilo-

mètres à l'est de Bouira. Rares ont été les manifestations et autres marches

à avoir eu le soutien et la solidarité

des citoyens, des élus locaux et même de certains partis politiques, dont le FFS, le RCD et le Front El- Moustakbel, comme celle de ces enseignants qui se disent être mar- ginalisés et abandonnés par la tutel- le. Preuve en est, une seule phrase re- venait à chacune de leurs haltes, “l'Algérie tout entière est avec vous”.

Accueillis en héros par la population

En effet, les citoyens de Chorfa et de Raffour, d’El-Adjila, de Bechloul et d’El-Esnam se sont empressés d'ap- porter aide et assistance aux mar- cheurs, dont la majorité était déshy-

dratée et souffrait de contusions aux pieds. Des bouteilles d'eau fraîche leur ont été servies dès leur arrivée, les patrons de cafétérias et autres restaurants les ont invités à se désaltérer et à s'attabler autour d'un bon repas, afin de reprendre des forces après plusieurs heures de marche. “Nous avons souffert et nous souffrons encore de l'oppression des autorités. Qui mieux que nous peut comprendre le désarroi et le sen- timent d'injustice de ces enseignants.

Il est de notre devoir de les aider du mieux que nous pouvons”, décla- rent certains citoyens de la commu- ne de Chorfa. Et d'ajouter cette phrase en guise d'encouragement :

“L'Algérie entière est avec vous.” D'autres habitants leur ont apporté des médicaments, notamment du mercurochrome et des analgésiques pour calmer les douleurs aux pieds et aux articulations. Certaines phar- macies ont été carrément réquisi- tionnées pour la circonstance.

“L'intégration sans condition et rien d'autre”

Les centaines de marcheurs se sont entassés à l'intérieur du lycée Allian-

Hamimi de Chorfa, où ils ont pas- sé la nuit avant de reprendre le len- demain leur pénible périple. “Nous n'abdiquerons pas. Notre mouve-

ment est juste et il se veut pacifique. Nous voulons uniquement nos droits

(

) M me Benghabrit est certes une mi- nistre de grande valeur, mais elle doit comprendre que les enseignants contractuels que nous sommes, ont une dignité”, soulignent ardemment nombre de manifestants interro- gés. À titre de rappel, ces ensei- gnants exigent de M me Benghabrit “l’intégration sans concours et sans condition de tous les enseignants contractuels et vacataires dans le secteur de l’éducation nationale” et dénoncent haut et fort des déci- sions jugées “provocatrices” de leur tutelle. Pour sa part, Idir Achour, porte-pa- role du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), qui participe à la marche, a déclaré à Liberté que “la détermina-

tion de cette catégorie d’aller jusqu’au bout ne peut être brisée par aucune

partie ( ) M me Benghabrit doit écou-

ter la détresse de ces contractuels. Cet- te marche est la preuve ultime de leur désespoir. Ils voient leur avenir s'as-

sombrir de jour en jour et personne ne vient à leur secours”, a-t-il déplo- ré. S'agissant du “geste” de la ministre de l'Éducation nationale, qui avait annoncé que les salaires et autres primes des contractuels seront ver-

sés à temps, notre interlocuteur ré- pondra sèchement : “On exige l'inté- gration et rien que l'intégration.” Même son de cloche du côté du dé- puté Khaled Tazaghart, qui exhor- te le Premier ministre et même le président de la République à “inter- venir en urgence” afin de “faire en- tendre raison” à la ministre de l'Édu- cation.

“Il vaut mieux cramer sous le soleil que vivre dans le mépris”

Très tôt dans la matinée d'hier et après une bonne nuit de sommeil, “ces enseignants sacrifiés” comme ils aiment se faire appeler, ont repris leur marche sous les applaudisse- ments des populations. “Vous êtes des héros. Que le Bon Dieu soit avec vous et contre ceux qui vous ont op- pressés”, lancera un vieil homme originaire de la commune de M'che- dellah. Et de rajouter : “Tout le peuple est avec vous.” Sous un soleil

de plomb, les marcheurs donnaient l'impression d'être à leur premier jour de marche tant ils ont affiché la force et l’envie de poursuivre leur combat. “Non à la hogra. Nos droits et uniquement nos droits”, “Halte à l'injustice”, “Nous ne voulons plus des contacts de l'indigence”, tels étaient les slogans scandés tout au long de leur marche qui les fera traverser les communes d'El-Adjiba, de Bechloul, d’El-Esnam, avant d'arriver à Boui-

ra. Vers 12h30, le soleil est à son zé- nith et le thermomètre affichait déjà 32º à l'ombre. Les signes de fatigue commençaient

à se manifester. Certains marcheurs,

notamment des femmes, peinaient

à suivre la cadence. L’une d'elles s'as-

sied quelques instants, regarde au- tour d'elle et nous dit d'un ton éner- gique : “Je dois continuer. Notre lut- te est celle de la dignité. Il vaut mieux cramer sous le soleil que vivre

méprisé”, dira-t-elle, avant de se re- lever pour rejoindre ses camarades. Une scène poignante. D'ailleurs, une dizaine de manifestants ont été brièvement hospitalisés à la polycy- clique d'El-Adjiba pour insolation.

RAMDANE BOURAHLA

RÉFORME DU SYSTÈME ÉDUCATIF

Le Satef soutient Benghabrit

L e Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) ap- porte son soutien à Nouria Benghabrit,

ministre de l’Éducation nationale. Dans un communiqué rendu public, hier, le syndicat a affirmé ne plus pouvoir se taire devant la po- lémique “stérile et byzantine que subissent les réformes de Benghabrit par certains malades idéologiquement entraînant derrière eux une médiocrité et une bassesse éternelles,”. Dans leur déclaration, les responsables du syn- dicat font savoir que “les réformes engagées sa- tisfont une bonne partie de nos revendications qui datent du siècle dernier, et nous considérons que ce saut qualitatif profitera à coup sûr à nos enfants. Bien que nous soyons vigilants quant à l'évolution et l'application de ces réformes, nous nous désengageons de toute forme d'idéo-

logisation qui a de tout temps pollué les débats concernant l'éducation de nos enfants”. Selon le document, il est venu le temps pour que chacun prenne ses responsabilités afin de permettre à l'école de s'engager dans la voie de la sérénité, du sérieux et du travail. “Nous conformer aux standards internationaux n'est point une dépersonnalisation comme veulent le faire croire certains. Il s'agit de voir ce qui a permis aux autres pays d'avoir une éco- le de qualité et le confronter à nos spécificités”, ont souligné les syndicalistes. À travers le communiqué le Satef fait un constat amer sur la situation de l’école algérien- ne, en affirmant qu’elle est sinistrée. “Cette mi- nistre a, dès son installation, essayé, tant bien que mal, de trouver les remèdes possibles et adé- quats après un diagnostic établi avec tous les

partenaires sociaux, sociologiques et acadé- miques”, peut-on lire dans le communiqué. En

ajoutant que “cette approche n’est pas parfai-

te et le processus long mais c’est un début et elle

a le mérite d’avoir essayé et d’avoir mis le doigt

sur la plaie”. “Nous encourageons toute initia- tive qui va dans le sens d’une amélioration de notre système éducatif”, a souligné le syndicat. “Nous soutenons la démarche de tous ceux qui œuvrent pour tirer l’école algérienne vers le haut et la faire sortir du marasme qu’elle vit actuel- lement et la débarrasser des microbes qui se su- crent sur son dos. Nos enfants ont assez souffert de la politisation de notre école et de son idéo- logisation par des charognards et des appren- tis sorciers”, a renchéri le Satef. Dans son communiqué, le Satef affirme ne pas être contre l’enseignement de la langue anglai-

se comme première langue tout en s’interro- geant sur la faisabilité de cette réforme et sur les moyens pédagogiques et didactiques néces- saires.

DJAZIA SAFTA

M. Mériane réélu à la tête du Snapest

n Le coordinateur du Syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique, Meziane Mériane, a été réélu, hier à Aïn Defla, à la tête du Snapest à l’issue de son deuxième congrès national. M. Mériane a été reconduit pour un nouveau mandat de 4 ans, obtenant 114 voix, soit plus de 73% du nombre total des votants (155), devançant nettement Habib Malaguouane et Sofiane Boutaleb qui ont respectivement obtenu 17 et 9 voix.

APS

RENTRÉE SCOLAIRE 2016-2017

L’Association des parents d’élèves “satisfaite” des nouvelles mesures

L' Association nationale des pa- rents d'élèves (ANPE) a ex- primé, hier, sa “satisfaction”

à la suite des mesures prises par le

ministère de l'Éducation nationale pour la rentrée scolaire 2016-2017, appelant l'ensemble de la commu- nauté éducative à œuvrer à pérenni- ser la stabilité du secteur. “Nous notons avec satisfaction que les me- sures prises pour la rentrée scolaire 2016-2017 sont une concrétisation des recommandations de la conférence nationale d'évaluation de la réforme organisée en juillet 2015 et à laquel-

le l'ANPE a pris une part active à l'instar de tous les participants”, a as- suré l'ANPE dans un communiqué

rendu public à l'issue d'une réunion de son bureau national à la suite de l'annonce faite par le ministère de l'É- ducation nationale sur l'élaboration par la commission nationale des programmes scolaires de deuxiè- me génération. “Afin de pérenniser la stabilité de ce secteur sensible et res- pecter le droit des enfants algériens à une scolarité de qualité”, le bureau national de l'ANPE invite l'ensemble de la communauté éducative à “fai-

re preuve de discernement et de bon sens et éviter les amalgames et les ru- meurs qui risquent de nuire à cette œuvre collective de redressement de notre école”, a-t-on souligné. Le bu- reau national de l'ANPE tient à rap- peler que ces efforts de modernisa- tion de l'école algérienne sont aussi “le fruit d'une concertation entre le ministère de l'Éducation nationale, ses partenaires sociaux et les experts algériens”. Les membres du bureau “apprécient, à leur juste valeur, les ob- jectifs assignés à ces nouveaux pro- grammes dont, notamment, l'allège-

ment conséquent du cartable des élèves de 1 re et 2 e années primaires grâce au livre unique, l'assouplisse- ment des contrôles du travail scolai- re des élèves et la modernisation des méthodes d'enseignement”. Il s'agit, également, de l'“étroite collaboration entre le ministère de l'Éducation na- tionale et celui de la Culture pour la

relance des activités périscolaires in- dispensables à l'épanouissement glo- bal de la personnalité de l'enfant al- gérien, de même que la valorisation du patrimoine culturel et historique arabo-musulman, amazigh et univer- sel dans les manuels scolaires”, note la même source.

APS

La Cnas nous écrit

n J’ai l’honneur de vous informer que les services de l’agence de la wilaya d’Alger ouvrent leurs portes à partir de 8h et non pas à 9h sans interruption, et ce, jusqu’à 16h30, et nos assurés sociaux sont pris en charge dans de bonnes conditions.

LIBERTE Jeudi 31 mars 2016

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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RENCONTRE DU “FRONT INTERNE” À LA COUPOLE D’ALGER

Des journalistes malmenés par des vigiles

COUPOLE D’ALGER Des journalistes malmenés par des vigiles n Des journalistes et des photographes de presse,

n Des journalistes et des photographes de

presse, venus couvrir la rencontre du “front interne”, initiée par le FLN, ont été victimes d’agression caractérisée par des vigiles. Au moment où les journalistes tentaient d’accé- der à la tribune pour installer leurs matériels (dictaphones et micros), des agents chargés de l’organisation et de la sécurité, portant des brassards qui indiquaient leur fonction, les ont violemment empêchés de s’approcher da- vantage de l’estrade de laquelle le patron du FLN devait faire son discours. Certains confrères ont reçu carrément des coups. Il aura fallu l’intervention de cadres du FLN

pour émousser l’excès de zèle des vigiles. Glo- balement, le meeting a été marqué par une grande défaillance dans l’organisation. Il fal- lait jouer des coudes pour entrer dans la sal- le de conférences, à l’intérieur de laquelle les gens étouffaient en l’absence de climatisation et d’aération. Les portes ont été fermées dès l’arrivée d’Amar Saâdani, SG du FLN, et Amar Ghoul, son homologue du TAJ, laissant en rade des participants, ayant fait pourtant des dizaines de kilomètres pour prendre part à ce qui est considéré, à leurs yeux, comme un évène- ment.

SUR INITIATIVE DE JIL’FCE

Une rencontre sur le sport comme vecteur de développement

n Jil’FCE poursuit son programme d’activité et organise son 2 e Afterwork, aujourd’hui à Al- ger. La conférence de cette nouvelle édition est consa- crée au “Sport com- me vecteur de déve- loppement écono- mique et social”. Elle sera animée par l’ancien meneur de l’équipe nationale dans les années 80, Rabah Madjer.

mique et social”. Elle sera animée par l’ancien meneur de l’équipe nationale dans les années 80,

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA CNAS À CONSTANTINE

“Toutes les agences ouvriront exceptionnellement ce samedi”

n Toutes les agences de la Cnas sur l’ensemble

du territoire national ouvriront leurs portes aux citoyens exceptionnellement samedi 2 avril”, a an- noncé avant-hier, le directeur général de la Cnas. En visite à Constantine, dans le cadre d'une tournée à travers les wilayas du pays, Tidjani Has- san Haddam a précisé que cette décision a pour objectif d’encourager les citoyens à faire va- loir leur droit à la sécurité sociale. Notons qu’une campagne de sensibilisation a été lancée, en février dernier, dans le cadre de l’application des nouvelles dispositions de l’ordonnance 15/01 de la loi de finances complémentaire pour l’année 2015.

de la loi de finances complémentaire pour l’année 2015. PERTURBATION DANS LE RÉSEAU INTERNET À CONSTANTINE

PERTURBATION DANS LE RÉSEAU INTERNET À CONSTANTINE

Les clients des agences BNP Paribas et la Cnas pénalisés

Les clients des agences BNP Paribas et la Cnas pénalisés n Les clients des deux agences

n Les clients des deux agences de la banque BNP Paribas, situées au centre-ville de Constanti- ne, sont pénalisés depuis plusieurs jours, suite à des perturbations dans le ré- seau internet. En effet, les structures sont à l’arrêt depuis dimanche ! Ainsi, les clients ne peuvent ef- fectuer aucune opération sur leurs comptes (ni re- trait, ni versement, ni même consultation). Cette situation n’est pas cir- conscrite à la banque. Des organismes publics, dont la Cnas, sont aussi sans internet. Les prestations fournies aux citoyens sont ainsi suspendues depuis des jours. Aucune explica- tion n’a été donnée, par Algérie Télécom, sur les raisons de ces pannes qui, dans les derniers cas cités, durent depuis une semaine.

DEUX RESPONSABLES DU CLUB VIENDRONT À ALGER

Le PSG cherche des contrats de sponsoring en Algérie

Le PSG cherche des contrats de sponsoring en Algérie n Le Paris Saint-Germain (PSG), évoluant au

n Le Paris Saint-Germain (PSG), évoluant au plus haut niveau des championnats français et européens, sou- haite établir des partenariats internationaux, notamment avec des sociétés algériennes s’inscrivant dans une straté- gie de communication na- tionale et/ou régionale. Plu- sieurs partenariats ont été déjà établis en Afrique, In- donésie, Mexique et Suède à travers des contrats de spon- soring. L’Algérie est consi- dérée comme un marché prioritaire, du fait de la po- pularité du football et du dynamisme du secteur du sponsoring sportif. À cet ef- fet, les deux représentants du club, M me Soizic Pebereau, responsable du développe- ment international, et M. Yacine Alaoui, responsable

projet- développement in- ternational, feront le dépla- cement à Alger et seront présents à l’occasion de la 3 e édition du Forum franco-al- gérien de partenariat pré- vue les 10 et 11 avril pro- chain à l’hôtel El-Aurassi, à Alger. Ils ont émis le souhait de rencontrer des respon- sables d’entreprises au cours de l’évènement, afin de dis- cuter des possibilités de col- laboration en termes de par- tenariat/sponsoring. Selon des sources, certaines en- treprises ont déjà donné leur accord de principe. Ce qui revient à croire que le club parisien aura plus de chances de drainer les financements des sponsors algériens que les équipes locales qui pei- nent en la matière.

PRÈS 120 000 PERSONNES EXPOSÉES ANNUELLEMENT AU RISQUE RABIQUE EN ALGÉRIE

Un nouveau cadre mondial d’élimination de la rage humaine

n L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) vient de rendre public le cadre mon- dial pour l’élimination de la rage humaine transmise par les chiens, en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et avec le sou- tien de l’Alliance globale contre la rage (GARC). Bâti sur cinq piliers, ce plan d’action com- bine des aspects socioculturels, organisationnels, politiques et enfin axés sur la ressource. Il revendique notamment trois mesures essentielles : rendre accessibles les vaccins et an- ticorps destinés à l’homme ; s’assurer que les personnes mordues puissent recevoir un trai- tement rapidement et enfin mettre en œuvre la vaccination de masse pour les chiens dans les zones à risque. Les organisations susmentionnées, avec le soutien de l’OMS, ont mis en place, en direction des pays concernés par le phénomène, un “Argumentaire en faveur de l’investissement” visant à progresser vers l’élimination de la rage transmise par les chiens, dans le but de convaincre les pays, les décideurs politiques et les donateurs de la faisabi- lité et de l’importance de l’investissement dans les stratégies d’élimination de la rage. L’Al- gérie est fortement concernée par ce plan. Environ 900 cas de rage animale sont enregis- trés chaque année. 120 000 personnes sont exposées au risque rabique annuellement en raison de la prolifération de chiens errants.

ARRÊT SUR IMAGE

Vu à Tébessa

Les 100 locaux par commune du président de la République se trouvent dans un état déplorable dans la wilaya.

Tébessa Les 100 locaux par commune du président de la République se trouvent dans un état

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L’actualité en question

Jeudi 31 mars 2016

LIBERTE

PROJETS STRUCTURANTS, INVESTISSEMENT ET LOGEMENT

L’APW de Tizi Ouzou à l’heure des vérités amères

Après avoir tenté de garder un semblant d’optimisme lors de sa précédente session, l’APW de Tizi Ouzou a dressé, hier, à l’occasion de sa session ordinaire, un constat amer de la situation des projets structurants, de l’investissement et du secteur du logement dans la wilaya.

“O ù en sommes-nous avec les projets struc- turants ? On relève des projets qui avan- cent très lentement, des projets en souf-

france et d’autres projets non encore lancés”, dira, d’emblée, le président de l’APW, Mo- hamed Klalèche, en citant le nouveau stade de Tizi Ouzou, la pénétrante reliant Tizi Ouzou à l’autoroute Est-Ouest, le centre anti-cancer de Drâa Ben Khedda, le téléphérique et la voie ferrée dont certains ont atteint un taux d’avan- cement qu’il a qualifié de “médiocre”. “Les hô- pitaux de proximité et le nouveau CHU ne sont pas encore lancés alors qu’ils constituent une priorité extrême pour la population de la région, et pour les cancéreux qui galèrent dans d’autres hôpitaux hors de la wilaya. L’alimentation en gaz naturel s’améliore mais pas au rythme sou- haité et, en matière de transport, les usagers de la route continuent à vivre au rythme d’un cal- vaire quotidien dû aux multiples embou- teillages et défaillance du plan de circulation qui n’est pas encore achevé”, a-t-il ajouté. En termes d’investissement, l’environnement de sa relance, a estimé le P/APW, “n’est pas at- tractif, voire répulsif” comme le confirme la dé- localisation des entreprises vers d’autres ré- gions. “Le nombre d’entreprises de production

que compte la wilaya est inférieur à la moyen- ne nationale et cette situation confirme l’exis- tence d’un processus de désindustrialisation dans cette wilaya qui n’a pas bénéficié de nouveaux investissements productifs généra- teurs d’emploi”, a-t-il souligné. Dans son rapport, la commission investisse- ment et développement local a relevé, entre autres, que malgré la crise économique et le discours sur la nécessité d’encourager l’in- vestissement, les zones d’activité créées, il y a

vingt ans, ne sont toujours pas opérationnelles en raison de l’absence de viabilisation et de contrôle, malgré la disponibilité du foncier tou- ristique, les porteurs de projets sont dans une interminable attente d’une suite à leurs de- mandes, et les nouvelles zones industrielles n’arrivent toujours pas à voir le jour. “L’in- vestissement a connu un retard flagrant dans cette wilaya qui est délaissée et ignorée par les pouvoirs publics”, est-il noté dans le rapport. Le logement n’échappe pas à la règle. “Il est

dans une situation critique”, a jugé le P/APW. Dans son rapport, la commission urbanisme et habitat rappelle qu’un programme de 27 602 logements a été alloué à la wilaya de- puis 1997 dont 13 580 ne sont toujours pas achevés et 4 716 complètement à l’arrêt, soit un taux d’achèvement qui n’a même pas atteint 50%. “Le secteur du logement est dans une si- tuation catastrophique”, est-il mentionné dans le même rapport.

SAMIR LESLOUS

Le RCD s’en est pris vertement au wali

n La session ordinaire de l’APW de Tizi Ouzou s’est ouverte, hier, sur fond d’une grosse polémique entre des élus du RCD et le wali au sujet de la menace de dissolution de l’APC de Béni Zmenzer. “Que reproche au maire de Béni Zmenzer le chef de daïra qui a réussi à embarquer le wali dans son expédition ? Dans la mise en demeure, on lui reproche la démission des adjoints et des présidents des commissions. Si vraiment votre souci est d’assurer une meilleure prise en charge des affaires communales, expliquez- nous, M. le wali, comment se fait-il qu’en violation de l’article 43 de la loi sur la commune vous maintenez en exercice un maire qui est sous le coup de deux condamnations à la prison ferme ?”,

lit-on dans la déclaration d’un élu du RCD à l’ouverture de la session. “Mon intervention dans cette affaire est d’ordre gestionnaire. Je n’ai jamais demandé de quelle obédience est cet élu. J’ai agi dans l’intérêt des citoyens car il y avait un budget bloqué”, a répondu le wali, Brahim Merad, avant de charger le DAL de donner plus de détails. “Il y a trois APC dont le budget n’a pas été voté, à savoir Béni Douala, Beni Zmenzer et Aït Yahia où nous avons constaté des dysfonctionnements et des dissensions graves entre les élus et c’est suite à ces blocages que nous avions décidé d’agir”, a déclaré le DAL tout en soulignant que “cette mise en demeure a été adressée à cause de la gestion

et non pas à cause de l’organisation d’une conférence”. Revenant à la charge, les élus du RCD expliquent : “Le 14 février, l’APC de Béni Zmenzer a voté son budget primitif et l’a transmis le 18 du même mois au wali pour approbation et nous sommes le 30 mars, soit 42 jours après, et le P/APC n’a toujours pas reçu de réponse” et ce, en violation, disent-ils, de l’article 58 du code de la wilaya qui prévoit 30 jours pour l’approbation de la délibération et, faute de quoi, elle est considérée comme approuvée. “Toute cette cabale procède d’un scénario qui consiste à faire endosser aux élus la faillite actuelle”, ont estimé les élus du RCD dans une déclaration rendue publique.

S. L.

ILS DEMANDENT L’INTERVENTION DU WALI DE BÉJAÏA

Les villageois d’Akhenak bloquent le chantier de la pénétrante

A fin de faire entendre leurs revendications socioécono- miques, les habitants du village Akhenak, dans la commune de Seddouk, ont procédé, hier matin, au blo-

cage du chantier de la pénétrante autoroutière devant relier Bé- jaïa à Ahnif (Bouira), à hauteur de la briqueterie de la Soma- cob, située sur la rive droite de l’oued Soummam. C’est à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire du vil- lage, tenue le vendredi 25 mars dernier, que les habitants d’Akhenak ont décidé d’empêcher l’équipe de l’entreprise chi- noise (CRCC) chargée de réaliser ce projet structurant, d’ac- céder au chantier. “Si la majorité des membres de notre AG avait opté pour le blocage du chantier de la pénétrante, c’est parce que nous ne voulons pas pénaliser nos concitoyens, en procédant à

LE PACK MOBILE PRÉPAYÉ

Condor G4S de Mobilis

la fermeture de la RN26 ou un autre axe routier. À travers notre action, nous lançons un message à la fois fort et clair, aux au- torités de la wilaya. Nous voulons, d’abord, exprimer notre ras- le-bol, car nous en avons marre des promesses sans lendemain des autorités locales (APC et daïra de Seddouk). Puis, nous in- terpellons le wali de Béjaïa sur la dégradation continuelle de notre cadre de vie”, nous a fait savoir M. Aziz Mouhous, un membre du comité de village Akhenak. Concernant la nature des re- vendications mises en avant par l’association socioculturelle de cette localité, notre interlocuteur citera, notamment, le re- vêtement en béton bitumineux des deux chemins vicinaux (CV 04 et CV 11) reliant le village Akhenak respectivement à la RN74 (Takrietz) et à Sidi-Mouffok (Seddouk), le manque criant d’eau

l’utilisation de la 3G pour toutes les couches de la société, en offrant les supports adéquats, à des prix et des formules défiant toute concurrence. Mobilis, encore une raison d’être et de rester chez le numéro 1. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de Mobilis au www.mobilis.dz ou la page Facebook.

potable (AEP), absence de réseau d’assainissement, chutes de tension électrique récurrentes, l’inexistence d’une maison de loisirs pour les jeunes… “Cela fait plusieurs années que notre association entreprend des démarches administratives (lettres, requêtes, pétitions…), tient des réunions avec les représentants de l’administration locale (APC, daïra … ), nous n’avons encore rien vu venir ! Que des promesses ! C’est pour cela, d’ailleurs, que nous avons décidé de passer à l’action, en investissant la rue, pour faire valoir nos revendications légitimes”, expliquera M. Mouhous qui tient à nous préciser que “les habitants d’Akhe- nak sont mobilisés et déterminés à bloquer ce chantier de la pé- nétrante, jusqu’à l’intervention personnelle du wali de Béjaïa”.

KAMAL OUHNIA

GRÈVE DES CONTRÔLEURS AÉRIENS EN FRANCE

Air Algérie réduit ses vols vers Marseille et Paris

n Suite à la grève des contrôleurs aériens français annoncée par Direction générale de I'aviation civile française (DGAC France) depuis hier à 17h et durant la journée d’aujourd’hui 31 mars 2016 au niveau de l’escale de Marseille et de Paris, Air Algérie informe son aimable clientèle que ses vols vers ces destinations connaîtront quelques perturbations en raison du réaménagement de son programme de vol. Certains vols vers d’autres destinations survolant la France risqueraient également d’être perturbés. Air Algérie tient à rassurer que toutes les mesures sont prises pour pallier ces perturbations, et s’excuse auprès de ses passagers pour tout désagrément.

n Mobilis lance un nouveau Pack mobile constitué d’un smartphone “Condor” et d’une SIM “MobtaSim 3G++” disponible à travers ses 174 agences commerciales dans les 48 wilayas couvertes par le réseau 3G de Mobilis. À compter du mercredi 30 mars 2016, et pour seulement 7 990 DA, Mobilis propose le Pack

mobile Condor, comprenant un smartphone Condor G4S, une SIM MobtaSim 2G/3G dotée d’un crédit initial

d’une valeur de 100 DA et d’une bonification internet traduite comme suit :

- Un Bonus Data de 2Go

pendant 2 mois.

- Volume des Pass Internet Double pendant 6 mois (Facebook et WhatsApp 50Mo, Pass 50Mo, Pass

250Mo, Pass 1Go, Pass 2Go et Pass 5Go). Mobilis fidélise ses clients “MobtaSim”, à ce titre, ils auront accès au menu *600# et bénéficieront des différents avantages de cette offre.

Avec la nouvelle offre “Pack Condor de Mobilis”,

l’opérateur confirme sa volonté et continue à œuvrer pour la démocratisation de

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F.303
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LIBERTE

Jeudi 31 mars 2016

L’actualité en question

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LE P-DG EST OPTIMISTE

Le complexe sidérurgique Imetal reprendra en mai

Les travaux en cours pour la réhabilitation et la modernisation des installations du complexe, y compris les hauts-fourneaux et les unités périphériques, sont en bonne voie, ce qui lui permet d’annoncer que la reprise de la production pourra se faire à la fin du mois de mai prochain.

L ors d’un point de presse restreint, qu’il a animé, hier, en marge d’une vi- site d’inspection sur le site ArcelorMittal d’El- Hadjar, Kamel Djou-

di, P-DG du groupe Imetal, s’est montré plutôt rassurant quant à l’avenir du complexe sidérurgique et des mines de l’Ouenza et de Bou- khadra. Selon ce responsable, les tra- vaux en cours pour la réhabilitation, la modernisation des installations du complexe, y compris les hauts-four- neaux et les unités périphériques sont en bonne voie, ce qui lui permet d’annoncer que la reprise de la pro- duction pourra se faire à la fin du mois de mai prochain. Le P-DG du groupe Imetal recon- naîtra qu’il y a eu des retards dans la réalisation des travaux, mais que ceci est dû au fait qu’au début il n’était question que de la rénovation du HF et que l’étude avait été faite dans cet- te seule perspective. Il indique que la situation était telle qu’il a fallu in-

D. R.
D. R.

clure d’autres travaux, qui ont dû être réglés au fur et à mesure. “Les pouvoirs publics ont finalement consenti à réhabiliter et moderniser tout ce qui devait l’être, ce qui nous

Kamel Djoudi, P-DG du groupe Imetal.

a occasionné beaucoup de problèmes, que nous sommes en train de régler. Nous avons confié certains lots du plan de charge à des entreprises du portefeuille Imetal et celles-ci inter-

viennent dans le cadre de la sous-trai- tance pour réaliser les travaux sur la charpente métallique, la chaudron- nerie ainsi que la fourniture de pièces en fonte fabriquées par Alfet, une fi- liale dépendant de Fondal ainsi que Metal Mind pour ce qui est des opé- rations de montage. Tout cela pour être dans les délais et nous pensons pouvoir redémarrer le complexe fin mai 2016 avec des premiers essais”,

a souligné Kamel Djoudi.

Évoquant le plan de production, le P-DG dira que la tendance est aux produits plats, puisque ceux-ci ont 4 fois plus de valeur ajoutée que les produits dits longs. “Nous avons reçu des représentants de construc- teurs automobiles, qui nous ont dé- marché pour la fabrication de châs- sis pour leurs véhicules, dans le cadre de l’intégration nationale et nous leur avons assuré que nous sommes en mesure de fabriquer ce type de pro- duits au niveau du complexe d’El- Hadjar”, a-t-il annoncé. De même qu’il annoncera que 6 mil-

99% DES RECETTES FISCALES RECOUVRÉES À TRAVERS LE PAYS PROVIENNENT DE 12 WILAYAS SEULEMENT

Benkhalfa appelle les contribuables à plus de “civisme fiscal”

L e ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, a appelé, hier, les contribuables à plus de “civisme fiscal” au moment où le pays

“a besoin de ressources” supplémentaires sur fond de chute des revenus pétroliers. Intervenant lors d'un séminaire organisé par la Di- rection générale des impôts (DGI) sur les dispo- sitifs fiscaux, M. Benkhalfa, cité par l’APS, a rele- vé que 99% des recettes fiscales recouvrées à tra- vers le pays proviennent de 12 wilayas seulement. “Sur les 48 wilayas, il y en a 36 qui ne contribuent qu’à 1% du total des recettes fiscales”, a relevé le mi- nistre des Finances. Abderrahmane Benkhalfa se dit conscient que les territoires ne se sont pas dé- veloppés de façon égale. Le dernier recensement économique réalisé par l’Office national des sta- tistiques a fait ressortir des inégalités territoriales très fortes. Cependant, a-t-il fait remarquer, “il y a des wilayas du Nord, sur la côte, qui n'apportent presque rien aux impôts”. Le ministre a indiqué qu'il va s'adresser aux walis des 36 wilayas qui ne contribuent qu’à hauteur de 1% au total des recettes

fiscales, pour que ce taux atteigne 2% dans les an- nées à venir. M. Benkhalfa devrait plutôt deman- der à l’administration fiscale de faire un effort en matière de recouvrement. Le ministre note que le taux de recouvrement des impôts est en nette amélioration ces dernières an- nées. Cependant, il reste encore “un grand bassin fiscal à recouvrir”. Selon le grand argentier du pays, les grandes entreprises sont celles qui payent le plus leurs impôts alors que la plupart des petites et moyennes entreprises ne le font pas. Il regrette, au passage, le faible rendement de l’impôt sur le bé- néfice des sociétés (IBS), porté par un nombre res- treint d'entreprises. L’ancien ministre des Fi- nances, Abdelatif Benachenhou, dans son dernier livre L’Algérie, sortir de la crise, a recensé “63 000 contribuables soumis à l’IBS contre plus d’un mil- lion soumis à l’impôt forfaitaire unique. L’IBS ne représente en Algérie que 2% du produit intérieur brut hors hydrocarbures. Même la taxe sur la va- leur ajoutée ne donne pas ce qui est souhaitable”. Le volume et la structure actuelle des recettes or-

dinaires reflètent la situation fragile de l’économie et la montée du secteur informel. Le ministère des Finances compte agir sur la réduction des conten- tieux qui sont parfois à l'origine du non-paiement des impôts. La direction des impôts, a annoncé le ministre, va entamer une opération de proximité pour inciter les opérateurs du secteur informel à s'inscrire dans la légalité et payer leurs impôts. Le DGI, Abder- rahmane Raouia, a déclaré à la presse que l'admi- nistration fiscale pouvait effacer jusqu'à 95% des pénalités des contribuables ayant des dettes, mais à condition qu’ils s'engagent à les payer. Selon M. Raouia, ce programme appelé “remise conditionnelle” existait déjà depuis deux ans, mais il était limité à la Direction des grandes entreprises, alors que maintenant, il est généralisé pour toutes les directions régionales des impôts et, donc, pour tout type d'entreprise. Les créances du fisc en- vers ses contribuables sont estimées à quelque 2 000 milliards de dinars.

M. R.

liards de dinars ont été accordés pour importer les produits semi-fi- nis, billettes et brames pour ne pas gêner le bon fonctionnement des chaînes de production, actuelle- ment en rupture de matière pre- mière. “La perte de change qui est de l’ordre de 177 millions de dollars en raison de la chute du dinar sera ain- si partiellement comblée. Un CPE spécialement consacré au complexe si-

dérurgique est d’ailleurs prévu pour la semaine prochaine”. Comme cela avait été expliqué au Premier ministre, lors de la visite que celui-ci a effectuée à El-Hadjar ré- cemment, Kamel Djoudi souligne- ra que le haut-fourneau sera appro- visionné à partir des mines de l’Ouenza pour assurer leurs postes aux 4 500 travailleurs de l’usine et 1 000 autres employés dans les mines. Il indiquera pour conclure que 76 millions de dollars ont été investis en vue de la mise à niveau des sites en question.

A. ALLIA/B. BADIS

Le rythme d'inflation annuel est resté presque stable à 4,7% en février 2016

n Le rythme d'inflation annuel est resté presque stable à 4,7% en février 2016 par rapport à janvier dernier (4,8%), selon l'Office national des statistiques (ONS), cité par l’APS. Ce rythme d'inflation annuel représente le taux d'évolution de l'indice des prix à la consommation sur la période allant de mars 2015 à février 2016 par rapport à celle allant de mars 2014 à février 2015. Quant à la variation des prix à la consommation du mois de février 2016 par rapport au même mois de 2015, elle s'est établie à 4,15% (contre 5,04% en janvier 2016 par rapport à janvier 2015). Par ailleurs, l'indice brut des prix à la consommation pour le mois de février par rapport à janvier 2016 a légèrement baissé de 0,2%, contre une croissance de 0,7% à la même période précédente (janvier 2016/décembre 2015).

APS

ALGÉRIE-UE

Lancement de deux jumelages dans le domaine des travaux publics

D eux programmes de jumela- ge entre l'organisme national de contrôle technique des

travaux publics (CTTP) et des or- ganismes européens similaires ont été lancés, hier, à Alger, dans le cadre du Programme d'appui à la mise en œuvre de l'accord d'asso- ciation entre l'Algérie et l'UE (P3A). Baptisés “Accompagner le CTTP dans la mise en place de systèmes d'ai- de à la décision pour la gestion du ré- seau routier et des ouvrages d'arts” et “Accompagner le CTTP dans l'amé- lioration des techniques d'aménage- ment et d'homologation liées à la sé- curité routière et aéroportuaire”, ces

deux programmes de jumelage sont financés par l'UE à hauteur de 1,6 million d'euros pour le premier et 1,3 million d'euros pour le second. Ces deux projets de jumelage sont opé- rés avec des organismes et des centres d'études et d'expertise rele- vant du domaine des routes et des infrastructures de France, de Por- tugal et de Belgique. L'objectif est de “contribuer au ren- forcement de la politique de préser- vation du patrimoine routier et in- frastructurel national par des mé- thodes de gestion modernes et ap- propriées”, a indiqué, en marge du lancement de ces deux jumelages, le

directeur général des routes, au- près du ministère des Travaux pu- blics, Mohamed Mahiddine. Il a souligné que l'Algérie dispose de plus de 124 000 km de route et de plus de 10 500 ouvrages d'art, d'où “la nécessité de mettre en place des po- litiques d'entretien efficientes et de renforcer les compétences du CTTP pour une meilleure gestion et un contrôle performant du réseau rou- tier, des ouvrages d'art ainsi que des infrastructures aéroportuaires”. Outre la généralisation des normes et pratiques européennes dans le do- maine de l'entretien et la mainte- nance de ces infrastructures, ces

deux programmes de 24 mois per- mettront également de doter le CTTP de deux banques de don- nées, routières et des ouvrages d'art,

dotées de systèmes d'aide à la gestion de ces infrastructures.

Il s'agit, en outre, de la généralisation

du système de comptage des véhi- cules et de pesage des camions sur l'ensemble du réseau routier natio- nal pour sa préservation, selon M. Mahiddine. Pour M me Manuela Na- varo, représentante de l'ambassadeur et chef de la délégation de l'UE en Al- gérie, ces deux jumelages permet- tront aux experts des deux parties un échange d'expertises pour le déve-

loppement de l'entretien et le contrô- le des routes et des infrastructures aéroportuaires algériennes, ce qui “contribuera à la croissance écono- mique du pays, ainsi qu'à la mobili- té des personnes et au transport des

marchandises”. Plusieurs programmes de forma- tion et d'échange sont prévus en Al- gérie, ainsi que des visites d'étude en France, en Belgique et au Portugal au profit des cadres du CTTP, guidés par plus de 80 experts issus des ad- ministrations et institutions des pays européens participants.

APS

8

L’Algérie profonde

Jeudi 31 mars 2016

LIBERTE

8 L’Algérie profonde Jeudi 31 mars 2016 LIBERTE BRÈVES du Centre TIZI OUZOU Les travailleurs du

BRÈVES du Centre

TIZI OUZOU

Les travailleurs du CTC protestent

n Les travailleurs du CTC de Tizi Ouzou ont

entamé avant-hier une grève illimitée. Selon les grévistes, tout a commencé avec le regroupement des ex-cinq CTC en une seule entreprise. “Avec cette action, le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville visait à unifier les procédures et l’harmonisation des salaires, mais sur le terrain, cela a eu des conséquences désastreuses, en particulier sur le collectif des travailleurs de l’ex-CTC-Centre qui se trouvent dans une situation d’immobilité dans l’avancement de leur carrière”, ont-ils dénoncé. Ils affirment, par ailleurs, qu’ils étaient “destinataires d’une fiche de transfert vers la mono-entreprise CTC avec de nouvelles dispositions relatives au système de rémunération, en instaurant une prime variable à 70% alors qu’elle était de 100%, ce qui n’était guère en notre faveur et aurait causé une chute libre de nos salaires en cas de signature. Ce que nous avons refusé de faire, excepté une minorité de contractuels”. Pis encore, expliquent-ils :

“Nous avons été surpris par la décision unilatérale de notre direction générale de revoir à la hausse les objectifs financiers du dernier trimestre 2015, induisant un non- atteint des objectifs annuels par plusieurs agences, diminuant ainsi nos salaires de 80%.” Face à cette situation, ces employés interpellent une énième fois le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville afin “d’instruire notre direction d’aligner nos salaires sur les salaires des autres directions régionales”.

K. TIGHILT

TOUGGOURT

Une exposition pour réhabiliter l’ancien siège de la radio

n Réhabiliter l’ancien immeuble ayant

abrité la radio locale El-Wahat de Touggourt et faire de lui un patrimoine culturel et historique, tels étaient les objectifs assignés à l’exposition organisée dernièrement par le club vert El-Waha du CEM Tammarni de Touggourt. L’intérieur de l’enceinte de l’immeuble en question a connu une ambiance sans précédent du public venu découvrir les espaces et couloirs de cet édifice culturel et historique et les différents stands de l’exposition auquel ont pris part une panoplie d’associations locales. Bada Ali Hider, coordinateur du club, nous rappellera que “cet édifice culturel a été réalisé en 1956 par le colon afin de l’utiliser comme un moyen de propagande. Ayant été repris, durant la période postindépendance, par l’État algérien, il continuait à diffuser ses programmes culturels et éducatifs”, et d’ajouter que “ce site n’a été classé patrimoine culturel et historique de la wilaya d’Ouargla que depuis 2009”.

AMMAR DAFEUR

DARGUINA

Protestation contre une liste de bénéficiaires de logements sociaux

n Après avoir procédé, lundi, à la

fermeture de la RN 9 reliant Béjaïa à Sétif, pour protester contre la liste des bénéficiaires des logements sociaux rendue publique, les habitants de Saâdane (commune de Darguina) sont revenus à la charge, mardi, pour exiger la révision de ladite liste en fermant les sièges de l’APC et de la daïra. Selon les protestataires, des noms figurant sur la liste affichée ne répondent pas aux critères de sélection. L’adjoint du maire de la localité a indiqué pour sa part que des discussions ont été engagées avec les mécontents qui ont été priés de formuler des recours mais ils ont refusé. “Ils ont exigé la présence du wali”, a- t-il affirmé. “Pour les 52 logements attribués, 900 demandes ont été enregistrées et il n’était guère aisé de satisfaire toutes les demandes”, a-t-il ajouté. Jusqu’à mardi en fin de journée, les deux institutions sont restées toujours fermées.

H. KABIR

EXCLUES DES COMMANDES PUBLIQUES À TAMANRASSET

Les microentreprises s'en remettent à Sellal !

Bien que des lois aient été promulguées pour soutenir les microentreprises, celles-ci butent toujours sur les traditions bureaucratiques imposées par les scribouillards de l’administration.

D une adressée au Pre- mier ministre, les microentreprises créées dans le cadre des diffé-

rents dispositifs d’emploi de jeunes ont crié à “l’exclusion” et au “sabo- tage”. Les rédacteurs de la missive, cosignée par une trentaine de mi- croentreprises et dont nous déte- nons une copie, dénoncent “les pratiques perverses” de certaines administrations qui “refusent car- rément d'appliquer la réglementa- tion, préférant recourir aux entre- prises de leur connaissance. Ce sont toujours les mêmes entreprises qui bénéficient des commandes de marchés qui ne nécessitent parfois aucune qualification”. Pourtant, le texte de loi est clair. Les services contractants doivent réserver ex- clusivement des prestations dans la limite de 20% au maximum de la commande publique aux mi- croentreprises qui peuvent satisfai- re les besoins faisant l'objet du contrat. Plus explicites, les micro-

entrepreneurs plaignants rappel- lent qu’il peuvent bénéficier de marché d’un montant ne dépassant en aucun cas les 12 millions de DA pour les prestations des travaux corps d’état technique et CE secon-

ans

lettre

D. R.
D. R.

Les jeunes issus des microentreprises se sont réunis devant la wilaya pour manifester leur mécontentement.

daire et 2 millions de DA pour les prestations d’études, 4 millions de DA pour les prestations de ser- vices et 7 millions pour les presta- tions de fournitures. Toutefois, la réalité est tout autre pour ces pe- tites entreprises. “Vous n’êtes pas sans ignorer la situation difficile rencontrée par les microentreprises

au niveau des administrations de Tamanrasset” lance-t-on à l'adres- se du wali, Belkacem Silmi, desti- nataire de la correspondance et qui est appelé à entreprendre des me- sures afin de mettre un terme à ce qui se trame dans les coulisses de son exécutif. Les services contrac- tants, recommandent les rédac-

teurs, doivent prendre en considé- ration les difficultés financières “des microentreprises nouvellement créées, lesquelles ne peuvent de surcroît pas produire le bilan finan- cier de leur première année d’exis- tence”.

R. KARECHE

POUR DÉNONCER LA DISCRIMINATION DE LA CASNOS

Les commerçants de Maâtkas en grève

L es commerçants de la daïra de Maâtkas ont observé une grève générale, mardi, à l’appel du bureau de l’union des commer-

çants et artisans algériens(UGCAA). Tous les rideaux des commerces étaient baissés au ni- veau des communes de Maâtkas et Souk El- Tennine où un meeting a été organisé à l’éco- le Ferhi Said de Souk El-Tennine, pour débattre des cotisations de la Casnos, l’avancement des travaux d’aménagement de la daïra, de la répression de la direction du commerce et dé- noncer “la situation socio-économique des commerçants”. Lors des débats, le point qui semblait le plus préoccuper les commerçants est celui relatif aux cotisations Casnos à Tizi Ou-

zou qui est “atypique”. Les intervenants se sont élevés contre ce qu’ils qualifient de “discrimi- nation”, voire même de “régionalisme”, arguant, documents à l’appui, que le seuil minimum des cotisations est fixé pour toutes les activités à 32400 DA sur le territoire national, mais por- té à 42 000 DA à Tizi Ouzou, voire à 60840 DA pour certaines activités. “Je vous montre là des reçus de payement d’autres wilayas qui ne dé- passent pas le seuil minimum de 32400 DA pour toutes les activités, comme édicté par la loi de fi- nances 2015, contrairement à ce qui est exigé pour nous. Malgré nos protestations, les services de la Casnos ne veulent rien entendre. Seuls les avocats, auxquels on vient d’ouvrir un bureau

spécial de payement de leurs cotisations ont pu fléchir ses services”, dira l’un des commer- çants en exhibant des reçus de payement de Boumerdès, Alger et même de Tamanrasset. Les commerçants ont convenu d’appeler à un sit- in devant le siège de la direction de la Casnos en sollicitant la participation des bureaux de l’UGCAA des autres daïras. Pour sa part, le chef de l’inspection des impôts de Maâtkas s’est en- gagé à faciliter les formalités et engager des me- sures d’allègement pour les commerçants et un représentant de l’APW a promis que l’assem- blée accompagnera leur démarche pour leurs doléances légitimes.

R. ACHOUR

BÉJAÏA

CHEMINI

Les étudiants ferment le siège de la daïra

U n collectif dénommé “Étu- diants d’ath Whaghlis” a procédé, mardi, à la ferme-

ture du siège de la daïra de Chemi- ni, dans la wilaya de Béjaïa. Cette action survient suite au refus, se- lon les protestataires “du chef de daïra d’accorder une autorisation pour tenir leur AG”. Dans leur dé- claration, les étudiants ont tenu aussi à “dénoncer le silence et la passivité des autorités de cette loca- lité dans la prise en charge des pro- blèmes de cette région, les abus et les intimidations de ces derniers à l'encontre des membres de (leur) collectif”. Dans cette affaire, la

problématique réside dans la non tenue d’une réunion dans la Mai- son de jeunes de Chemini, formu- lée par les étudiants, afin de dé- battre de l’augmentation des tarifs du transport, qui a été rejetée par

le chef de daïra. “Aucun motif n’est mentionné sur le refus, c’est une atteinte à la liberté de ré- union”, fulmine un membre de ce collectif. Par ailleurs, les habitants de la région de Bordj Ouamme ont

procédé à la fermeture de la RN75 et de la RN12, et ce en signe de protestation contre la cherté du tic- ket de transport.

A. HAMMOUCHE

Fête de l’agriculture à Ighil-Ali

L ’école Ibn-badis, à Ighil-Ali, a abrité la Fête de l’agriculture de la Soummam, organisée par la direction des services agricoles de la wilaya de

Béjaïa en collaboration avec le mouvement associa- tif local. “C’est une rencontre avec les fellahs et les cadres du secteur afin de recenser les priorités et les in- suffisances à combler”, dira en substance M. Makh- louf Laïb, le directeur des services agricoles de la wi-

laya de Béjaïa. Informer les fellahs et les citoyens des évolutions scientifiques et des nouvelles techniques dans le domaine agricole, médiatiser le savoir-faire et les atouts économiques de la région sont autant d’objectifs de cette fête qui se veut une tradition de- vant contribuer à la relance du développement de la région. C’est dans cette optique qu’un riche program- me a été concocté.

A. H.

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L’Algérie profonde

Jeudi 31 mars 2016

LIBERTE

8 L’Algérie profonde Jeudi 31 mars 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Est LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA

BRÈVES de l’Est

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA CNAS À CONSTANTINE :

“50% seulement des cotisations récupérés”

n “Nous avons recouvré 50% de ce qu’on nous

devait grâce à la campagne de sensibilisation lancée dans le cadre de l’application des nouvelles dispositions de l’ordonnance 15/01 de la loi de finances complémentaire pour l’année 2015”, a déclaré, mardi, le directeur général de la Cnas, Tidjani Hassan Haddam,

à Constantine, en ajoutant que les

cotisations permettent de créer un équilibre au niveau de la caisse et garantir une meilleure prise en charge des assurés. S’agissant du problème des dettes de la Cnas auprès des hôpitaux français, Tidjani Hassane Haddam a refusé d’en donner le montant exact, mais il confirmera encore une fois que la situation financière a été réglée et une convention pour le transfert des patients algériens à l’étranger a été signée avec trois pays, à savoir la Jordanie, la Belgique et la France. “Les dossiers des prise en charge médicale pour un transfert à l’étranger sont transmis à une commission pour les étudier et donner son accord”, a précisé le conférencier.

SOUHEILA BETINA

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Des habitants d’Ouled Sidi Brahim bloquent la voie ferrée et la RN5

 

Des habitants de la commune d’Ouled Sidi

Brahim, à 70 km à l’ouest de Bordj Bou- Arréridj, ont bloqué avant-hier la voie ferrée et la RN5 reliant Bordj Bou-Arréridj à Alger, au niveau de leur commune, pour réclamer leur part de développement, a-t-on appris de sources locales. Le trafic ferroviaire et routier a été interrompu dès les premières heures par les protestataires à l’aide de troncs d’arbres et autres objets hétéroclites en signe de colère contre l’attitude autiste des responsables locaux. Les habitants de cette commune ont tenu à dénoncer, par ce geste, l’absence de projets, et ce, malgré les différents programmes dans la wilaya. Selon une source de l’APC, aucune délocalisation de projet n’a été décidée et tous les programmes vont bon train.

 

CHABANE BOUARISSA

AZZABA (SKIKDA)

Tentative de suicide sur le toit du tribunal

 

Un homme de 34 ans a tenté de mettre fin

à

ses jours mardi, dans la wilaya de Skikda.

Muni d’un bidon d’essence, l’infortuné est monté sur le toit du tribunal de Azzaba, 30 km à l’est de Skikda, et a menacé de s’immoler par le feu. Entre-temps, il s’est lacéré tout le corps avec un couteau, mais alors qu’il s’imbibait d’essence pour passer à l’acte, les secouristes de la Protection civile et des agents de police sont intervenus et ont réussi à le maîtriser avant de l’évacuer vers l’hôpital Mohamed-Dendane de Azzaba. Aux dernières nouvelles, le jeune homme souffrant de blessures est hors de danger. Une enquête a été ouverte par la police pour

déterminer les raisons de cette tentative de suicide qui serait due à des problèmes sociaux.

A. B.

SÉTIF

Deux nouveaux espaces publics à El-Eulma

n La ville d’El-Eulma, 27 km à l’est de Sétif,

vient de se doter de deux espaces publics. En effet, les autorités locales de cette ville ont procédé dernièrement à la rénovation du jardin public du 18-Février, appelé communément jardin du sous-préfet, situé à proximité de la daïra. Par ailleurs, un nouvel espace a été créé près de la mosquée Émir- Abdelkader en plein centre-ville. “Il appartient avant tout aux Eulmis de respecter ces conviviaux espaces, pour qu’ils restent propres et accueillants”, nous dira un citoyen.

A. LOUCIF

GUELMA

Afflux des curistes à Hammam Debagh

L'APC a axé ses priorités sur le volet hygiène en consacrant une enveloppe de deux cents millions de centimes pour le ramassage des ordures ménagères, le balayage des rues, des lieux publics, des espaces verts et autres.

L es vacances de prin- temps 2016 ont fait l'objet d'une sérieuse préparation pour per- mettre aux milliers de visiteurs issus de divers

horizons, qui débarquent dans cette merveilleuse localité touris- tique de Hammam Debagh (ex- Hammam Meskhoutine), d'évoluer dans un cadre agréable, sécurisé et sain. Cette année, les autorités locales, notamment M me le wali de Guelma, ont décidé de tout mettre en œuvre pour que cette commune, qui abri- te le complexe thermal de Chella- la, des stations thermales mo- dernes, plus de deux centaines de bungalows équipés et d'autres in- frastructures touristiques, puisse ré- pondre aux attentes des touristes qui privilégient cette contrée ré- putée pour ses eaux thermales aux vertus thérapeutiques avérées. Dans ce contexte, l'APC a axé ses prio- rités sur le volet hygiène en consa- crant une enveloppe de deux cents millions de centimes qui a permis la mobilisation permanente d'im- portants moyens humains et ma- tériels, visant le ramassage efficace des ordures ménagères, le balaya- ge des rues, des lieux publics, des espaces verts et autres. Le président

D.R.
D.R.

En ces vacances de printemps, de nombreuses familles ont envahi la localité touristique de Hammam Debagh.

de l'APC nous apprend que 27 au- torisations ont été accordées à des propriétaires de manèges, parcs de loisirs, autos tamponneuses pour permettre aux familles et à leurs en- fants de se distraire sainement. Aux abords de la majestueuse cas- cade au centre-ville, des artisans ont installé leurs stands pour proposer divers produits locaux, des poteries, broderies, tapisseries, bijoux, pâ- tisseries, objets en osier, alfa, cuir, vaisselle en argile cuite, etc. D'autre part, des boutiques de souvenirs de

la région ne désemplissent pas à longueur de journée, car les prix sont compétitifs. Des marchands de grillades, brochettes, merguez ne chôment pas et accueillent des flots de clients attirés par le fumet délicieux qui enveloppe ces es- paces. Cette année, un restaurant de marque a ouvert ses portes et propose des plats délicieux de la ré- gion, des poissons frais, des crus- tacés, des recettes inédites à une clientèle accueillie par le gérant Nouredine, qui a investi judicieu-

sement dans le créneau de la res- tauration. Les curistes s'accordent à reconnaître que Hammam De- bagh est devenue une station tou- ristique qui mérite ses lettres de no- blesse, car tout a été mis en œuvre pour sortir de l'anonymat et offrir des prestations de qualité. Ce chef- lieu de daïra abrite le siège d'une sû- reté de daïra et une brigade de gen- darmerie dont les éléments sont mobilisés pour assurer le bien- être et la sécurité des personnes et des biens.

HAMID BAALI

JIJEL

3639 microentreprises Ansej créées

U n total de 5596 microentreprises ont été financées par l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej) de-

puis sa création en 1998 jusqu’à 2015, a indi- qué le directeur de l’agence de Jijel, Mounir Bri- ghet. Selon ce responsable, il s’agit des projets relatifs au secteur de l’agriculture, l’artisanat, le bâtiment, l’industrie et d’autres profes-

sions libérales qui ont permis la création de 14 457 postes d’emploi. Dans le même sillage, l’agence de Jijel a financé pas moins de 3639 projets durant ces cinq dernières années et 76 projets au cours de l’année 2016, a indiqué M. Brighet, précisant que les activités financées ont connu une nette croissance. Pour ce qui est des

bénéficiaires, l’agence a validé 875 dossiers des diplômés issus des différentes universités et 1700 dossiers des diplômés des centres de for- mation professionnelle. Des formations de cinq jours dans le domaine de la gestion des en- treprises en fonction des règles d’investisse- ment économique sont organisées au profit de ces chefs d’entreprise afin de les accompagner dans leur parcours. À ce sujet, nous appren- drons que depuis l’année 2014, pas moins de 31 sessions ont été enregistrées, permettant la formation de 546 propriétaires de microen- treprises. Par ailleurs, il a été indiqué que le taux de recouvrement est de l’ordre de 65%, soit plus de 30 milliards de centimes sur un to-

EL-TARF

Baisse des prix des fruits et légumes

tal de 46 milliards de centimes. Par ailleurs, in- dique le directeur de l’Ansej, l’agence de Jijel

a poursuivi en justice 45 chefs de microen-

treprises pour non remboursement des dettes, précisant que le recours à la justice demeure

l'ultime solution. Pour ce qui est des dossiers des jeunes qui veulent créer leurs propres en- treprises, la commission de l’Ansej les étudie

et les traite durant une période ne dépassant

pas les dix jours, précisant qu’il a été procédé

à des assouplissements de certaines exigences

pour encourager les jeunes qui veulent pros- pérer, notamment dans le domaine de l’agri- culture, dont Jijel recèle de grandes potentia- lités.

MOULOUD S.

L es prix affichés par les mar- chands de légumes et de fruits se font, selon les fluc-

tuations saisonnières de l'offre et de la demande. Les citoyens de la wilaya d’El-Taref assistent néan- moins à une baisse sensible com- parativement aux prix d’il y a quelques semaines. L’oignon, considéré comme le roi des légumes, est proposé entre 40 et 50 dinars le kilo, alors que trois semaines auparavant il ca- racolait à 70 dinars, soit presque le double. Quant à l’indispen- sable Dame pomme de terre, son prix sur le marché ne cesse de dé- gringoler pour atteindre quel- quefois les 35 dinars le kilo. Ce-

pendant, des marchands ambu- lants la cèdent à 25 dinars au moment où elle est vendue chez les détaillants du chef-lieu entre 40 et 60 dinars le kilo. Même si l’écrasante majorité des légumes de saison, et disponibles chez tous les marchands, sont cédés à des prix raisonnables, ils ont

connu ces derniers jours une as- cension inquiétante. La tomate passe de 40 dinars la semaine passée à 80 et 100 dinars le kilo- gramme. Il en est de même pour les petits pois et les artichauts respectivement cédés à 180 et 140 dinars, ainsi que la salade verte qui, désormais, s’impose comme

un ingrédient dont on ne peut plus se passer et qui est vendue même chez les marchands am- bulants entre 60 et 100 dinars. L’ail, dont on vante la vertu nu- tritive et sanitaire, dépasse la bar- re des 300 dinars le kilo, et les ci- trons à 400 dinars.

TAHAR BOUDJEMAA

OUM EL-BOUAGHI

La cité du 1 er -Novembre dans l’obscurité depuis 10 jours

n Ayant bénéficié d'une opération de réhabilitation d'envergure (revêtement de chaussée, trottoirs aménagement, éclairage public), au grand soulagement de ses habitants, la cite du 1 er - Novembre (ex-Sonatiba) est dans le noir depuis plus d'une dizaine de jours. Cette situation a soulevé l'ire des habitants qui ont interpellé les autorités

locales, en vain. En outre, les habitants déplorent le fait que toutes les promesses avancées par les responsables pour mettre fin au calvaire des caves inondées n'ont pas été tenues, ce qui risque d’avoir un impact sur l’hygiène, notamment à l’approche de la saison des chaleurs.

K. MESSAD

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L’Algérie profonde

Jeudi 31 mars 2016

LIBERTE

8 L’Algérie profonde Jeudi 31 mars 2016 LIBERTE B R È V E S de l’Ouest

BRÈVES de l’Ouest

RELIZANE

Arrestation

des auteurs

d’un hold-up

Trois personnes, dont un repris

de justice, ont été placées sous mandat de dépôt par le procureur de la République près le tribunal d’Oued Rhiou pour association de malfaiteurs, vol qualifié, destruction volontaire de biens de l'État et recel. Les gendarmes enquêteurs de la brigade d’El- Hamri avaient ouvert une enquête après la plainte déposée par des receveurs du bureau de poste d’El- Hamri, après que des individus se sont introduits par effraction dans ledit édifice public, d'où ils se sont emparés de plus de 1,3 million de dinars. L’enquête a permis l’interpellation au centre-ville d’El- Hamri des trois mis en cause qui ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Ils ont été trouvés en possession d’une partie de la somme volée.

AYOUB A.

TLEMCEN

Un forcené pyromane

Pris d'une dépression nerveuse

et pour des raisons encore indéterminées, H. K., 35 ans, marié et père de deux enfants, a provoqué volontairement un incendie dans sa chambre au domicile parental, dans la commune de Aïn Nahala, puis s’est tailladé le thorax au moyen d'un couteau, avant d’être secouru par un proche qui a réussi à maîtriser le feu. Le forcené, grièvement blessé, a été évacué vers le CHU de Tlemcen, où il est gardé en observation.

A.

A.

Découverte de 45 kg de kif dans une étable

Agissant sur renseignements et

en vertu d’un mandat de perquisition délivré par le procureur de la République près le tribunal de Sebdou, les gendarmes ont récupéré deux sacs contenant près de 45 kg de kif traité, enfouis sous terre à l’intérieur d’une étable mitoyenne du domicile d’un narcotrafiquant au village Magora (commune d’El-Bouihi). L'enquête se poursuit.

A.

A.

SUD-OUEST

Neuf Africains arrêtés pour immigration clandestine

Quatre Nigériens ont été

interpellés par les gendarmes de Aïn Sefra (wilaya de Nâama) pour immigration clandestine. Ils ont été arrêtés au village Ben Douma. Par ailleurs, à Béchar, lors d'un point de contrôle dressé sur la RN 6, reliant Béchar à Nâama, les gendarmes de Béni Ounif ont interpellé trois Ivoiriens en situation irrégulière qui voyageaient à bord d’autocars de Béchar vers Nâama. À Adrar, ce sont deux autres immigrants clandestins nigérians qui ont été arrêtés au centre-ville d'Aoulef.

A. A.

EL-BAYADH

Ces baudets venus d'ailleurs !

Sa présence est partout, sans qu'il ne soit d'aucune utilité pour le citoyen si ce n'est pour être responsable d'accidents de la circulation sur les routes.

P our le simple citoyen, la présence d'un baudet au milieu d'autres ani- maux est synonyme d'activité rele- vant de tâches quotidiennes, à savoir l'agriculture ou la construc- tion, et ce après avoir servi de

moyens de transport, en dépit qu'il le demeure encore dans certains endroits du pays. Jusque- là, rien d'anormal. Sauf qu'à travers le territoire de la région d'El-Bayadh, sa présence est par- tout sans qu'il ne soit d'aucune utilité pour le citoyen si ce n'est pour être responsable d'acci- dents de circulation sur les routes. Aujourd'hui, il est traqué de toute part, “accusé” d'être à l'ori- gine d’accidents survenus notamment sur la route menant vers la wilaya de Tiaret, où des centaines de baudets, mélangés à des droma- daires, sèment la terreur parmi les voyageurs. Le nombre d'accidents enregistrés sur cet axe

routier renseigne, si besoin est, du danger, sur-

tout lorsque la visibilité vient à manquer, la nuit ou les jours de brouillard. D'où viennent donc ces baudets sauvages ? D'après les éleveurs de la région, les versions sont nombreuses. “Bien que depuis la nuit des temps ce genre existe dans notre région, mais de cette ampleur jamais…”, nous dira M. Moulfarâa, un éleveur connu de la région, pour qui cette situation est inqualifiable, tellement elle risque de durer encore long-

temps. Ce risque est expliqué par le fait que notre interlocuteur parle “d'arrivages presque périodiques” de baudets et, ironie du sort, trans- portés par des camions… non identifiables ! Il

D. R.
D. R.

Accusés d'être à l'origine d’accidents de la route, les baudets sont traqués de toutes parts.

expliquera, en connaisseur, que cette espèce de baudets n'a rien à voir avec l'espèce locale qui est plutôt de grande de taille et facile à appri- voiser. “Je me souviens qu'une fois, j'ai tendu un piège mais la bête n'a pas survécu, après quatre jours seulement…”. Est-ce qu'il s'agirait de bau- dets servant pour les contrebandes, notamment les “hallabas” des frontières ? Très possible, dira Lhadj. Et pour étayer ses propos, il dira que plu- sieurs d'entre eux portent des traces d'objets tranchants, une manière de rappeler les souf- frances que subissent ces malheureuses bêtes

lors des safaris qu'organisent les contreban- diers. Et comme, ces derniers temps, l'étau s'est resserré à travers les frontières ouest, le mieux à faire serait d'expédier ce moyen de transport loin de la portée de ces spécialistes du langage animalier ! Sauf que, et si la stratégie serait vraie, il se trouve que le simple voyageur ou l'éleveur paye les frais de ces malfaiteurs, en attente de jours meilleurs. Soit la reprise du safari en empruntant le chemin inverse afin de récupérer leurs moyens de transport,… le bau- det venu d'ailleurs !!! A. MOUSSA

AÏN TÉMOUCHENT

90% de taux de pénétration de gaz de ville à la fin 2016

L e bilan des activités de la wilaya et l’électrification rurale sont les deux dossiers

qui ont été exposés mercredi der- nier lors de la session de printemps en plénière de l’APW de Aïn

Témouchent. Malgré les efforts consentis par les pouvoirs publics en matière de logements ruraux avec la réalisation de 14 689 unités dont plus de 12 000 sont achevées, une forte demande estimée, à 12 000 dossiers, pointe à l’horizon et

qui demande plus d‘effort en ce qui concerne leur électrification. Le véritable problème se situé dans certains groupement d’habitations des régions éparses au niveau des communes dont la population ne dépassent pas les 5000 habitants et dont le coût de leur électrification avoisine les 103 milliards. Dans son intervention relative au bilan des activités de l’année 2015, le wali a indiqué qu’en matière de gaz de ville, le taux de pénétration,

qui était de 22% seulement en 1999, passera à 90% à la fin de cette année. En termes de relogement dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire, l’opération sera achevée en 2017. À ce titre, le chef de l’exécutif responsabilisera les chefs de daïra et les P/APC qui devront mener le travail jusqu’au bout avec la démolition des habita- tions précaires précédée d’un bon recensement. Celui-ci, qui a été mené entre 2006 et 2007, fait res-

sortir un besoin de l’ordre de 5490 unités alors que 3900 logements dans le cadre du RHP ont été livrés. Quant au volet relatif à l’in- vestissement, le wali fera savoir que la viabilisation de la nouvelle zone industrielle débutera dans une quinzaine de jours avec une enveloppe financière de 330 mil- liards, détenue par l’Aneref, qui lui a été consacrée.

M. LARADJ

MOSTAGANEM

La réussite du programme de conformité fiscale est mitigée

n En marge des journées portes ouvertes sur l’administration fiscale au niveau national, la directrice des impôts de la wilaya de Mostaganem, M me H. Maâtougui, a tenu une conférence de presse où il a été question du programme de conformité fiscale volontaire qui a débuté le 2 août 2015, tel que prévu par la loi de finances complémentaire 2015, pour intégrer les fonds informels dans la sphère bancaire. “Il s’agit d’un programme fiscal national très

important pour les contribuables appelés à se diriger vers les banques afin de se mettre en légalité vis-à-vis du ministère des Finances, surtout dans ce contexte économique délicat”, a affirmé la directrice. Les autres axes à l’ordre du jour lors de la conférence de presse, sont la facilitation fiscale avec un projet de télédéclaration en ligne qui est toujours en cours, l’allègement du dossier fiscal pour les nouveaux contractants pour la déclaration fiscale (G50) dont le paiement des

taxes est différé. La même disposition de la LFC 2015 fixe au 31 décembre 2016 la date limite de mise en œuvre de ce dispositif.

M. SALAH

De la drogue dans des glands

n Une équipe de la police judiciaire de la sûreté urbaine de Sayada, daïra de Kheireddine, est parvenue, cette semaine, à arrêter un dealer impliqué dans une étrange affaire de commercialisation de drogue dissimulée dans des glands vendus sur la voie publique, avons- nous appris de la cellule de communication de la sûreté de wilaya de Mostaganem. L’affaire remonte au 5 février dernier, suite à des informations sur les activités suspectes de B.A., 30 ans, résidant dans la commune de Hadjadj. Après une filature et des investigations de deux mois, le présumé dealer a été arrêté en flagrant délit de vente de drogue, en possession de 742 g, coupée en petit morceau, emballée dans de l’aluminium et dissimulée dans des glands,

fruits de chêne. Pour le chef d’inculpation de possession de drogue en vue de la commercialiser, le mis en cause a été placé en détention provisoire.

M. S.

Trois personnes écrouées pour prostitution

n Les éléments de la Gendarmerie nationale de la commune de Ben-Abdelmalek-Ramadane ont arrêté, dans la nuit de lundi à mardi derniers, trois personnes dont une femme, âgées entre 39 et 56 ans, résidantes dans la commune de Sidi Lakhdar. Ces dernières ont été appréhendées en possession de 10 bouteilles d’alcool et en flagrant délit de prostitution à la plage de Clovis, relevant de la commune de Ben- Abdelmalek-Ramdane. Les mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt.

M. S.

LIBERTE

Jeudi 31 mars 2016

Environnement

9

ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Le rôle vital des forêts

À travers les activités de la journée internationale des forêts, le 21 mars dont c’est la quatriè- me célébration, les autorités en charge de la gestion du tissu forestier, semblent avoir pris la mesure de l’importance du rôle de ce tissu dans la chaîne de la vie.

L es services délivrés par la forêt sont en effet irremplaçables. À commencer déjà par la régulation du climat à l’échelle locale ou de la planète par la séquestration du CO 2 , d’où l’appella- tion “puits carbone” dans la littératu-

re des changements climatiqueq. Elles consti-

tuent aussi une protection naturelle contre les inondations et les glisse-

ments de terrain en contrô- lant le ruissellement des

eaux en stockant l'eau de pluie puis en la rejetant progressivement dans les aquifères. Assia Azzi, sous-directrice de la ges-

tion et de la police forestière dans un entretien à l’APS indique que “la Direction générale des forêts a lancé une étude de diagnostic sur les 3 000 000 d’hectares constituant l’aire du barrage vert”. Cette étude doit déboucher sur la réhabili- tation ou l’extension de cette ceinture, selon la même source. Sur un plan général, en plus des impacts du changement climatique, les agres- sions contre les massifs forestiers algériens sont multiples : incendies, urbanisation, coupes d’arbres, défrichements et fragmentation des écosystèmes forestiers. À propos de la disconti- nuité écologique qui n’est pas spécifique à notre pays et causée par l’activité humaine (champs

plusieurs études esti-

ment qu’il s’agit d’une véritable bombe à retarde- ment dont les effets les plus dévastateurs sur la biodiversité ne seront visibles qu’à long terme. Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, M. Ferroukhi a, dans un séminaire organisé le 21 de ce mois consacré à “La participation de la forêt dans l’économie nationale” tenu à Jijel dont la surface forestière avoisine les 60% de son territoire, abordé les aspects économiques immédiats de la forêt. “Un atelier de travail doit être organisé pour chaque filière et produit pour exploitation et investisse- ment” a-t-il déclaré en visitant l’unité Jijel liège- étanchéité (JLE) et un village forestier qui pro- duit des plants (oliviers, châtaigniers…). On peut souligner aussi le lancement de plantations d’ar- ganier après des projets pilotes dans les wilayate de l’Ouest et une meilleure approche dans l’orga- nisation du reboisement qui consiste à prendre le suivi en compte dès le départ. Lors du séminaire de Jijel, M Ferroukhi a déclaré qu’entre 2000 et 2013, 658 640 hectares ont été plantés sur les 1 852 748 boisés depuis l’indépendance (la super- ficie forestière occupait 4,1% du territoire natio- nal en 2008). Espérant que l’évaluation des pro- jets du programme de développement rural inté-

des pro- jets du programme de développement rural inté- Par : RABAH SAÏD agricoles, villes, canaux

Par : RABAH SAÏD

agricoles, villes, canaux

),

D. R.
D. R.

La déforestation est une véritable bombe à retardement dont les effets les plus dévastateurs ne seront visibles qu’à long terme.

gré (PPDRI) annoncée pour 2017 se fera dans la transparence- au moins en termes d’avancées ou de manques- pour un secteur qui n’a pas consti- tué une priorité en dehors de l’époque du barra- ge vert avec malheureusement la mise en avant de chiffres sortis tout droit des officines bureau- cratiques au détriment de la rigueur et du suivi.

Des enjeux planétaires

Il n’est pas inutile de faire observer que la majeu- re partie des pollinisateurs se trouve dans la forêt qui contient plus des deux tiers des espèces vivantes terrestres. Ces pollinisateurs qui incluent les papillons, les abeilles, certaines mouches, des oiseaux … sont responsables d'en- viron un tiers de la production mondiale de nourriture (fruits, légumes, oléagineux, certaines

Le ratio est

de trois quarts des cultures vivrières (INRA,

2008).

Sur une autre plan, les forêts agissent comme des pompes et entraînent les précipitations vers les zones continentales Le remplacement de la forêt tropicale par des terres d'agriculture ou d'élevage diminue le régime des précipitations ; la forêt amazonienne à elle seule rejette autour de 8 mil- liards de tonnes de vapeur d'eau dans l'atmo- sphère chaque année. À l’inverse, une étude de la NASA en 2005 indique que la fumée issue des forêts brûlées inhibe la production de nuages et donc diminue les précipitations. Les émissions

légumineuses, café, cacao, épices

).

causées par la déforestation et la dégradation des forêts contribueraient à plus de 15% des émis- sions annuelles mondiales totales de gaz à effet de serre (Convention sur la diversité biologique, 2011). Enfin une initiative internationale et transnationale REDD (Reducing emissions from deforestation and forest degradation) a été lancée en 2008.Elle participe de la lutte contre le réchauffement climatique provoqué par les émissions de GES issues de la dégradation, des- truction et fragmentation des forêts. Elle est coordonnée par l'ONU et s’appuie sur des incita- tions financières. Notons tout de même qu’une enquête de la FAO (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture)-la plus exhaustive- publiée en 2010, portant sur 233 pays et territoires, indique que 13 millions d'hectares de forêts par an ont été reconvertis à d'autres uti- lisations ou ont disparu pour causes naturelles dans le monde de 2000 à 2010, contre 16 millions d'hectares par an durant les années 1990. Le Brésil et l'Indonésie, qui ont accusé la plus forte perte de forêts dans les années 90, ont vu leurs taux de déforestation considérablement baisser. Des programmes ambitieux de plantation d'arbres dans des pays comme la Chine, l'Inde, les États-Unis et le Viet Nam -associés à une expan- sion naturelle des forêts dans certaines régions- ont ajouté plus de 7 millions d'hectares de nou- velles forêts chaque année.

R. S.

L’APRÈS-COP21

La Chine tient ses engagements

n Contrairement aux Etats- Unis dont la suite à donner à leurs engagements lors de la conférence de paris (CoP21) sur le climat sont suspendus

à l’élection présidentielle de

novembre prochain, la Chine affiche ses ambitions malgré une conjoncture économique difficile. Le 13 plan quinquennal adopté par l’Assemblée du peuple fait la part belle aux mesures en faveur du climat. Selon le journal électronique (novethic.fr), la

Chine a déjà baissé ses émissions de gaz à effet de

serre (GES)

e

de 1,5% en 2015

avec une croissance économique estimé à 6,9%. En d’autres termes le découplage entre les émissions de GES et le PIB

n’est pas loin. Parmi les treize objectifs contraignants de ce 13

e

plan

quinquennal, dix concernent l’environnement, notamment la baisse de 15% de l’intensité énergétique et

de 18% pour l’intensité carbone du PIB. La part des énergies renouvelables devra atteindre 15% en 2020, ajoute la même source. Le Premier ministre chinois ajoute que “d’ici cinq ans nous devons assurer que la consommation d’eau, d’énergie et les émissions de dioxyde de carbone par point de PIB baissent respectivement de 23%, 15% et 18% et que le couvert forestier atteigne 23,04%”. Autre nouveauté, durant la période de ce 13 plan quinquennal, les marchés carbones expérimentaux devront être progressivement élargis à un marché national

e

d’émissions de CO

à polluer. Selon la plupart

des observateurs, la Chine a déjà atteint le pic d’émissions de GES. Les pays développés suivront-ils l’exemple ou invoqueront-ils

le ralentissement de l’économie chinoise pour justifier de telles performances environnementales et du même coup reporter à plus tard leurs efforts ? La question est posée.

R.

S.

2

de droits

LES PESTICIDES

Quel est le coût économique de leurs impacts ?

L ancée en 2006, la Semaine des alterna- tives aux pesticides est une manifesta- tion internationale se déroulant

annuellement du 20 au 30 mars. La platefor- me intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) qui réunit des experts de tous les pays estime, dans une communication datée de février 2016, que “la recherche récente indique des effets létaux et sublétaux des insecticides néo- nicotinoïdes sur les abeilles et sur le service de pollinisation qu’ils assurent”. Ajoutant que “plus de trois quarts des principales cultures mondiales destinées à l’alimentation dépen- dent d’une manière ou d’une autre de la pol- linisation animale”. C’est donc l’avenir de toute la chaîne agroalimentaire qui est en jeu. Au plan des institutions de l’ONU, l’IPBES est pour la biodiversité ce que le Groupe intergouvernemental pour l’évalua- tion du climat (GIEC) est pour le climat. Le constat des atteintes à l’environnement

par l’usage des pesticides n’est pas nouveau mais les gains économiques de cet usage mis en avant jusque-là en termes de productivi- té tiraient leurs consommations à la hausse malgré les risques sanitaires inquiétants et la destruction des agents pollinisateurs. Pourtant toutes les études sérieuses indi- quent que partout dans le monde les rende- ments ne progressent plus. D’autre part, si on comptabilise tous ces impacts sanitaires et environnementaux (externalités néga- tives), les pesticides se révèlent bien moins rentables dans le bilan économique global. Une étude récente sur ces externalités, menée par deux chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA - France), note qu’aux États-Unis, au début des années 1990, ils (usage des pesti- cides) rapportaient environ 27 milliards de dollars par an à l’économie américaine, mais pesaient pour au moins 40 milliards de dol- lars. Parmi les dégâts, on peut citer la per-

turbation des services offerts par les écosys- tèmes (pollinisation, etc.) ; les frais de santé avec le traitement des maladies chroniques, les coûts pour réglementer et contrôler ces produits mais aussi la surveillance et l’assai- nissement des eaux et des milieux contami- nés. Les bénéfices économiques des pesticides retenus sont les surplus de rendements agri- coles liés à leur usage, mais l’écart de rende- ments avec les meilleures pratiques de l’agroécologie (page Environnement Liberté du 24-03-2016) et de la permaculture (page Environnement Liberté 17-03-2016) semble de moins en moins déterminant. Le rapport du programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) (unep.org) publié en 2012, note qu’“En Afrique subsa- harienne, on estime que les coûts résultant des intoxications aux pesticides dépassent maintenant le somme totale annuelle de l'ai- de publique au développement accordée à la

région en matière de soin de santé de base, à l'exclusion de l'aide publique pour le VIH/SIDA”. Dans la même région, on esti- me que le coût total des maladies et des bles- sures liées aux pesticides pourrait atteindre 90 milliards de dollars (USD) d'ici 2020. Parlant des pays émergeants et en voie de développement, Achim Steiner, secrétaire général adjoint de l'ONU et directeur exécu- tif du PNUE, ajoute : “La pollution et les maladies liées à l'utilisation, à la production et à l'élimination non durable des produits chimiques peuvent gravement entraver les progrès et l'accomplissement des objectifs de développement clés. En effet, cela affecte l'ap- provisionnement en eau, la sécurité alimen- taire, le bien-être et la productivité des tra- vailleurs”. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les intoxications dues à l’usage de ces produits causent deux cent cinquante mille morts par an.

R. S.

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L’internationale

Jeudi 31 mars 2016

LIBERTE

DEVANT LES TERGIVERSATIONS DE CERTAINS POLITIQUES LIBYENS

Le gouvernement d’union débarque à Tripoli

Devant les tergiversations de certains acteurs politiques, le gouvernement d’union nationale libyen est arrivé hier à Tripoli, en provenance de Tunis par voie maritime dans des navires de guerre.

C’ est fait, le gou- vernement d'union nationa- le libyen, parrai- né par l’ONU, est arrivé hier à Tri-

poli, alors que la capitale connaît de nouvelles violences entre milices in- terposées. Fayez al-Sarraj, le président du Conseil présidentiel et chef de ce gouvernement, était accompagné de plusieurs membres de son cabinet, a indiqué une source militaire à l’agen- ce AFP. “Accompagné par plusieurs membres du conseil présidentiel, M. Sarraj est arrivée à la base nava- le où il a tenu une réunion avec les of- ficiers de la base navale”, a également indiqué un responsable militaire de la marine libyenne. Ainsi, la com- munauté internationale a choisi de mettre les parties libyennes devant leur responsabilité, en soutenant l’installation du gouvernement d’union nationale, créé en vertu d'un accord signé en décembre 2015 au Maroc et parrainé par l'ONU. Et c’est dans des navires de guerre que Fayez al-Sarraj et ses ministres ont accosté à la base navale d’“Abou

Setta”. Selon le chargé de la com- munication du Conseil présiden- tiel, Fethi Benaïssa, c’est à bord de la frégate “Al-Seddada” sous la protec- tion libyenne qu’a embarqué de Tu- nis le nouveau gouvernement d’union, alors que d’autres sources indiquent que c’est à bord d’un na- vire militaire italien qu’il a effectué son voyage. Il n’en demeure pas moins que c’est dans un climat très

hostile que s’effectue l’arrivée de Fayez al-Sarraj et de son équipe gouvernementale. De nombreux ac- crochages ont été signalés hier dans la capitale libyenne entre les mi- lices favorables et opposées à ce gouvernement d’union nationale. En effet, alors que la violence fait rage dans les faubourgs de cette ville entre les différentes milices, un membre du Congrès général natio- nal, Parlement non reconnu par la communauté internationale, Ab- delkader al-Houaili, a tout simple- ment annoncé, hier, sur la chaîne de télévision Libya Today, que le gou- vernement d’union nationale sera ac- cueilli avec les armes dans la capita- le libyenne, et que ses membres se- ront arrêtés. “La mission onusienne endossera l’entière responsabilité en cas d’effusion du sang des Libyens à l’arrivée du Conseil présidentiel à Tripoli. Et si le gouvernement d’union nationale obtient la confiance et la lé- galité du Parlement, il n’entrera pas à Tripoli parce que le Congrès géné- ral national n’a pas signé l’accord”, a- t-il déclaré. Pour rappel, les autori- tés qui contrôlent Tripoli ont cher- ché ces derniers jours à empêcher par tous les moyens la venue du gou- vernement de Fayez al-Sarraj, al- lant jusqu'à la fermeture de l’espace aérien à plusieurs reprises pendant plusieurs heures. Elles avaient décrété vendredi “l’état d'urgence maximal” dans la capitale après l'annonce par le gouvernement d'union nationale de sa volonté de s’y installer pro- chainement. Reste à savoir, mainte-

D. R.
D. R.

Fayez al-Sarraj, le président du Conseil présidentiel et chef du gouvernement d'union nationale, est arrivé hier à Tripoli.

nant, comment la communauté in- ternationale agira pour permettre aux membres du gouvernement d’union nationale d’accomplir leur mission consistant à mettre fin au conflit qui oppose deux gouvernements rivaux, siégeant l’un à Tripoli et l'autre à To- brouk, dans l’est du pays. Il semble- rait que l’on se dirige vers la présence de soldats étrangers à Tripoli, dont la tâche sera de sécuriser une “zone verte”, comme c’est le cas à Bagdad, afin de permettre au cabinet de Fayez al-Sarraj d’exercer ses fonc- tions en attendant une solution po- litique définitive.

MERZAK TIGRINE

OCTROI DE PASSEPORTS À DES TERRORISTES TUNISIENS PARTIS EN SYRIE ET EN LIBYE

De hauts cadres du ministère de l’Intérieur impliqués ?

n La justice tunisienne a ouvert une nouvelle enquête dans l’affaire liée à l’octroi de passeports à des terroristes tunisiens, dont Noureddine Chouchène, une des figures de l’organisation autoproclamée État islamique (Daech), qui a été éliminé récemment dans un raid américain à Sebratha, en Libye. L’information a été révélée par le quotidien tunisien Assarih, dans son édition d’hier, citant une source judiciaire, sous-couvert de l’anonymat. Cette source explique qu’un chauffeur d’un ancien responsable au ministère de l’Intérieur avait avoué son implication dans cette affaire, après son arrestation, il y a trois mois, date à laquelle les investigations de la police avaient commencé. Le chauffeur, qui a utilisé ses relations, avait déclaré ignorer que ces documents de voyage allaient être utilisés pour rejoindre Daech en Syrie, en Irak et en Libye.

L. M.

ALORS QUE L’ENQUÊTE SUR LE PROJET D’ATTENTAT DÉJOUÉ À PARIS SE POURSUIT

Le bureau du Premier ministre belge dans le viseur des terroristes

L es enquêteurs français, belges et leurs ho- mologues européens sont toujours sur les traces du réseau terroriste, qui était der-

rière les attentats de Paris et de Bruxelles, ain- si que d’autres projets d’attaques déjouées ré- cemment.

Si à Rotterdam, aux Pays-Bas, les perquisitions en cours n’ont pas abouti à d’autres arresta- tions ou découvertes d’armes et d’explosifs, à Bruxelles, la police belge a découvert dans les ordinateurs récupérés dans les planques de Schaerbeek des informations qui font froid dans le dos. En effet, des plans et des photos

du bureau du Premier ministre belge, Charles Michel, ont été découverts dans l’ordinateur retrouvé dans l’appartement du commando qui a mené les attentats contre l’aéroport de Bruxelles-Zaventem et du métro, ont rapporté, hier, L’Echo, Tijd et De Morgen, citant des sources fiables. D’autres bâtiments administratifs, comme celui du Sénat et de la Chambre (Parlement), auraient été inscrits comme des cibles poten- tielles par les terroristes, ont indiqué les mé- dias locaux. “Mais les mesures de sécurité avaient été de toute façon précédemment ren-

forcées”, a déclaré le porte-parole du Premier ministre au quotidien belge Le Soir. À noter que la police belge fera appel à l’expertise du FBI américain pour l’analyse et le décryptage de certaines données, ont ajouté les mêmes sources. Par ailleurs, “de nouvelles perquisitions pour ter- rorisme (ont été menées) à Rotterdam, dans la rue Oudedijk”, a indiqué le parquet sur son compte Twitter, précisant : “Nous n'avons pas retrouvé d'explosifs ou d'armes”, a rapporté l’AFP. Ces perquisitions sont menées dans le cadre de l’enquête sur le projet d’attentat dé-

joué la semaine dernière à Paris, après l’ar- restation de Réda Kriket, ayant conduit à l’in- terpellation de plusieurs autres personnes à Bruxelles, et d’Anis B. à Rotterdam. Ce Fran- çais de 32 ans a été arrêté avec trois autres per- sonnes à la demande de Paris. Selon le parquet néerlandais, “Anis B. est impliqué dans une or- ganisation criminelle liée à un projet terroris- te”. Il est entre autres soupçonné d'avoir été mandaté par l'organisation autoproclamée État islamique (EI) pour commettre un attentat en France.

LYÈS MENACER/AGENCES

PRISE EN CHARGE D’UN DEMI-MILLION DE RÉFUGIÉS SYRIENS

L’appel de l’ONU à la “solidarité” internationale

L' ONU a demandé, hier, aux pays développés de faire preuve de solidarité et d'ac-

cueillir un demi-million de réfugiés syriens d'ici trois ans, alors que sur le terrain, les troupes du régime de Damas intensifient leur offensive contre le groupe autoproclamé État islamique (Daech). Le secrétaire gé- néral de l'ONU, Ban Ki-moon, a dé- claré que la crise des réfugiés syriens

exigeait “une hausse exponentielle de la solidarité mondiale”, à l'ouvertu- re à Genève d'une conférence inter- nationale destinée à trouver des pays d'accueil. “Nous sommes ici pour répondre à la plus grande crise de réfugiés et de déplacés de notre temps”, a-t-il dit. “Ceci exige une hausse exponentielle de la solidarité mondiale”, a-t-il ajouté devant les re- présentants de plus de 90 pays.

M. Ban a indiqué qu'au moins 480 000 Syriens, soit 10% du total des réfugiés et déplacés qui ont fui le conflit en Syrie, avaient besoin de trouver un pays tiers au cours des trois prochaines années. “Les voisins de la Syrie ont fait preuve d'une hospitalité exceptionnelle”, a-t-il sou- ligné. Le Liban, a-t-il rappelé, a ac- cueilli plus d'un million de Syriens, la Turquie plus de 2,7 millions et la

Jordanie plus de 600 000. Mais selon un rapport publié mardi par l'ONG britannique Oxfam, les pays riches n'ont réinstallé que 67 100 réfugiés syriens, soit 1,39% du total. “Lorsqu'il est bien géré, l'accueil de réfugiés est un gain pour tout le monde”, a sou- ligné M. Ban. Le Haut-Commissai- re aux réfugiés de l'ONU, Filippo Grandi, a, pour sa part, souligné que les conditions de vie dans les pays

voisins de la Syrie étaient “de plus en plus difficiles”. Il a indiqué que quelque 90% des réfugiés syriens vi- vaient sous le seuil de pauvreté et qu'au moins 10% d'entre eux étaient considérés comme “extrêmement vulnérables”. “Ce sont ces quelque 480 000 réfugiés que nous estimons être très, très vul- nérables”, a-t-il précisé.

R. I./AGENCES

LIBERTE

Jeudi 31 mars 2016

Culture

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RÉSIDENCE D’ÉCRITURE ET DE CRÉATION “PAROLES EN SCÈNE”

Une participation éclectique

Dans un communiqué, le Théâtre national algérien a fait part de l’évolution de la première phase de la résidence d’écriture et de création “Paroles en scène”. Une trentaine de textes ont déjà été réceptionnés et l’appel à candidature se poursuit jusqu’au 15 avril prochain.

L e Théâtre national al- gérien (TNA) orga- nise la résidence d'écriture et de créa- tions “Paroles en scè- ne” à partir du 30 avril

2016. L’appel à projets a été lan- cé le 16 février dernier, et prendra fin le 15 avril à minuit. La com- mission, présidée par Ziani Che- rif Ayad, a reçu une trentaine de textes à mi-parcours de la sélec- tion. Après une première lecture, “il s’avère que la grande majorité des candidats est diplômée de l’université et que beaucoup ont déjà écrit des textes ou font partie d’une troupe de théâtre d’ama- teurs”, est-il mentionné dans le communiqué de presse. Et d’ajou- ter : “Dix postulants ont suivi des études au département de théâtre de l’université d’Oran ou à l’Ismas. Il y a également des écrivains confirmés qui ont fait acte de can- didature.” En revanche, la gent fé- minine a répondu timidement à cet appel, avec seulement six femmes, soit moins de 25% des

candidatures.

D. R.
D. R.

Les travaux reçus sont marqués par des registres et des théma- tiques variées, de la politique, aux problèmes sociaux, en passant par les passions amoureuses, et touchent à de nombreux genres, notamment le comique, le tragi- comique, le tragique, la farce, “tout en faisant parfois appel à des éléments puisés dans la culture po- pulaire”. Cinq candidats seront retenus à l’issue de la sélection et seront encadrés par des profes-

Ziani Cherif Ayad, président du projet.

sionnels pour une durée de trois semaines (du 30 avril au 20 mai) dans une résidence d’écriture afin de développer leurs textes, qui de- viendront des productions et par- ticiperont à la naissance d'un évé- nement intitulé “Rencontre de la jeune création. Paroles en scène I”. À noter que ces candidats seront accompagnés tout au long de la ré- sidence par des professionnels du métier, dont Arezki Mellal, dramaturge, Ahmed Khoudi, met-

teur en scène, et Noureddine Saoudi, musicien et musicologue. “Paroles en scène” est née du dé- sir des professionnels du secteur de relancer l'activité théâtrale en Algérie, car pour ces derniers, un constat s'impose : le théâtre tra- verse une période délicate et ren- contre d'innombrables problèmes, d'où la nécessité d'une refonte des institutions. Dans cette pers- pective, l'un des projets phares de cette réorganisation sera l'ac- compagnement des jeunes au- teurs, des metteurs en scène, et de techniciens dans tous les métiers liés au spectacle. Amateurs ou confirmés, jeunes ou moins jeunes, l'appel à candidature est destiné à toutes les personnes in- téressées par l'écriture, qui devront inclure dans leur dossier : un cur- riculum vitae, un synopsis du projet (sujet et histoire de la future pièce) dans un feuillet, et enfin, un exemple d'une scène (maximum trois feuillets) à envoyer à l’adres- se e-mail : parolesenscene.al- ger@gmail.com

YASMINE AZZOUZ

PROFITANT DES VACANCES SCOLAIRES DE PRINTEMPS

La caravane de “Vrirouche” sillonne les “collines oubliées”

M algré le froid et les intempéries, des enfants se donnent à cœur joie pour accrocher les autres bambins d’Ath

Yanni et relancer, à travers les collines oubliées, le voyage de “Vrirouche” qui a démarré gaie- ment de la daïra de Larbaa Nath Irathen. C’est devant une foule nombreuse venue assister à l’événement que la caravane culturelle a repris

son petit bonhomme de chemin sous l’œil complice des autorités locales, des élus de la commune de Beni Yenni et des représentants du mouvement associatif en plein essor ces derniers temps. Le centre culturel Mouloud- Mammeri, qui a abrité depuis quelques jours les activités culturelles de plusieurs associa- tions, recevra aussi ces enfants masqués et ba- riolés. D’aucuns auraient remarqué la reprise d’ac- tivités de l’Auberge de jeunes de Béni Yenni, après des années de léthargie totale et regret- table avant que le battant Hacène Metref, édu- cateur bien connu en Kabylie, ne lui redonne du sang neuf en y inscrivant des panoplies d’activités culturelles et en accueillant à bras ouverts toute bonne initiative allant dans la

promotion de la jeunesse. “On voit enfin du beau monde entrer et sortir de cette auberge, signe qu’il n’y a pas que le football de ce côté- là”, dira un jeune riverain. Pour revenir à la caravane de l’enfance dénommée “Inig n’Vri- ruc” (le voyage de Vrirouche), elle a débuté son périple enfantin le 18 mars, à partir de la daï- ra de Larbaa Nath Irathen, où des enfants mas- qués et équipés comme le fut “Vrirouche le lé- gendaire” auront fait preuve de bonne volonté pour braver le froid et animer des ateliers et des rencontres interactives. Face à des enfants déjà bien structurés en tant que membres d’as- sociations culturelles ayant à leur actif pas mal d’activités, ils ont réussi à imposer un bon cli- mat d’échanges d’expériences multiples. En effet, les enfants de la caravane rencon- treront leurs camarades de l’association Éco- volonterre pour approfondir la thématique de l’environnement ou du relais-solidarité ou en- core d’autres associations qui excellent chacune dans son thème de prédilection en matière de prise de conscience et de sensibilisation aux problèmes de la jeunesse. Du théâtre pour en- fants, avec les jeunes de l’association Talwit,

qui a déjà concocté une journée théâtrale à l’oc- casion des vacances de printemps, du dessin - il y aurait même un petit concours de pein- ture - en passant par des panoplies d’activités culturelles et sportives, Vrirouche aura rem- pli son carnet de voyage avec beaucoup d’ap- prentissage du côté des Ath Yanni, où le printemps s’annonce bien fleuri et riche en couleurs, tout cela pour offrir du baume au cœur à des centaines d’enfants fraîchement sortis des écoles pour deux semaines de va- cances certainement bien méritées. Après Ath Yanni, Vrirouche continuera son périple vers la daïra voisine d’Ath Ouacifs pour sensibiliser les enfants sur la problématique en- vironnementale et la nécessité d’intervenir par des gestes et pratiques quotidiens qui les éloigneront de la dérive et de la pollution. “En attendant la fin de la tournée de Vrirouche, le 2 avril, il est de bon augure que de multiplier les actions culturelles de proximité car les lo- calités isolées du Djurdjura en ont vraiment be- soin”, dira un des encadreurs de la caravane, lui-même militant écologiste.

LIMARA B.

…CULTURE EN BREF…
…CULTURE
EN BREF…

Le cinéma colombien s’invite à Béjaïa

n Du 31 mars au 2 avril, l’association

Project’heurts en partenariat avec l’ambassade de Colombie en Algérie et la Cinémathèque algérienne, organise les journées du film colombien à Béjaïa. Cet évènement se veut une occasion pour découvrir cinq productions colombiennes. Cinq films (longs-métrages fiction et

documentaire), récents de ce pays seront donc

à découvrir à la cinémathèque de la ville.

Pour l’ouverture, il est prévu la projection du documentaire Gabo (2014) de Justin Webster, ce soir à 17h30. L’après-midi de vendredi sera marquée par deux fictions : la première à 15h, La sirga (2013) de William Verga et la seconde

à 17h30, Del amor y otros deminios (2009) de

Hilda Hidalgo. Quant au dernier jour de ces journées du film colombien, il sera ponctué par la projection du documentaire Porro hecho en Colombia d’Adriana Lucia à 14h30, et le film dramatique Los viajes del viento de Ciro Guerra, à 17h.

R. C.

Festival “Lire en fête” d’Aïn Témouchent

n Cette 5 e édition du festival “Lire en fête” qui

vient d’entamer sa 2 e semaine dans la wilaya d’Aïn Témouchent, a ciblé deux établissements dont le centre de santé de Chabat El Leham qui est doté d’une unité pédiatrique et celui de l’enfance assistée de Béni Saf. Les enfants ont eu droit à des spectacles de magie et de clown suivis de distribution de livres éducatifs et de ballons. Une telle initiative a donné du baume au cœur des bambins qui n’ont pas manqué d’afficher leur joie. Les organisateurs de cet évènement ont ciblé également les établissements pénitentiaires qui reçoivent des mineurs et ce, dans le cadre d’une convention signée entre le ministère de la Justice et celui de la Culture. À ce titre, le commissariat du festival a programmé deux manifestations culturelles dans le centre de rééducation de la wilaya, avec la présentation de pièces théâtrales et des spectacles de détente destinées exclusivement à la jeune population carcérale dont l’objectif est la réinsertion des jeunes délinquants. Il est utile de rappeler que ce festival a créé une animation exceptionnelle lors de ces vacances de printemps avec ces nombreux enfants accompagnés de leurs parents qui se sont succédés à travers les différents ateliers de dessin, de conte et de peinture à la bibliothèque Malek- Bennabi de Aïn Témouchent. Un concours culturel inter- établissements organisé chaque après-midi a ciblé en particulier les enfants des communes de l’intérieur de la wilaya, qui ont été pris en charge par le commissariat du festival. Par ailleurs, le bibliobus doté d’un millier d’ouvrages a parcouru l’ensemble des communes des huit daïras. Enfin, le festival qui dure jusqu’au 2 avril, prévoit aussi des excursions et visites du musée du Moudjahid de Béni Saf au profit d’une centaine d’élèves accompagnés de leurs encadreurs.

M. LARADJ

d’élèves accompagnés de leurs encadreurs. M. LARADJ AMIN ZAOUI ÉCRIVAIN

AMIN ZAOUI

ÉCRIVAIN

…SOUFFLES…SOUFFLES…SOUFFLES…

Les pionniers : le pied est déjà dans l’étrier

D epuis 1949, l’année de la crise berbère, les voix libres n’ont pas cessé de crier haut et fort appelant à “la réhabilitation pure et

simple de la langue amazighe dans son sol natal, sur les langues de ses enfants”. Depuis cette date, des générations ont vu, ont vécu l’amertume politique et identitaire pour assurer l’avenir de cette langue. Au cours de cette période 1949-2016, beaucoup de voix nobles ont marqué l’histoire de la cause ber- bère. Si quelques-unes ont été atténuées, d’autres n’ont jamais baissé ni les bras, ni les plumes, ni les cordes ! La langue tamazight a subi tous les malheurs de l’Histoire. La folklorisation. La marginalisation. La banalisation. L’effacement. Le dénigrement. L’ac- cusation de trahison nationale. Si la génération d’aujourd’hui commence à voir

une petite lueur, c’est d’abord grâce à la femme kabyle. Grâce à la femme chaouie, à la femme tar- guie, à la femme de Beni Snous et… bravo pour toutes ces femmes, grand-mères, mères, tantes, sœurs, filles, qui, avec fierté, ont sauvegardé haut cette langue dans leurs chants, dans leurs tenues, dans leurs arts culinaires. Grâce à la musique, aux voix mielleuses des ros- signols qui ont placé haut cette langue, sur les cordes, dans les airs et dans les cœurs. Bravo à Taos Amrouche, à Cherif Kheddam, à Cheikh El-Has- naoui, à Slimane Azem, à Matoub Lounès, à Aït Menguellet, à Idir, à Takfarinas, à Hnifa, à Cheri- fa, à Karima, à Malika Doumaz… Si la langue et la culture amazighes ont survécu, c’est grâce aussi aux écrivains courageux : les poètes, les nouvellistes, les romanciers et les chercheurs. Bravo à Si Mohand Ou Mhand, Belaïd

Ath Ali, Rachid Aliche, Amar Mezdad, Ben Mo- hamed, Saïd Sadi, Da Abdallah Hammane, Brahim Tazaghart, Halima Toudert, Ahcène Mariche, Na- dia Sadat, Lounès Améziane. Si la langue amazighe a survécu, c’est grâce aus- si aux traducteurs qui n’ont pas cessé de revivi- fier cette langue en lui injectant d’autres énergies linguistiques. Bravo à Saïd Boulifa (1863-1931), à Mouloud Feraoun, à Mouloud Mammeri, à Mo- hamed Arab Aït Kaci qui a traduit Le Vieil Hom- me et la Mer, au poète Abdellah Haman qui a tra- duit Roméo et Juliette de Shakespeare, au poète Louni Hocine qui a traduit Le Prophète de Khalil Gibran. Bravo aux traducteurs du Coran : Kamel Naït Zerrad, Ramdane Aït Mansour et Si Hadj Mo- hand Tayeb. Bravo à ceux qui ont gardé la place de cette cul- ture à travers la langue française : Taos Amrouche,

Jean Amrouche, Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri, Nabil Farès, Tahar Djaout, Youcef Na- cib, Tasaâdit Yacine, Abdennour Abdesselam, Salem Chaker, Saïd Chemakh, Youcef Merahi, Younès Adli, Rachid Mokhtari, Abderrezak Dou- rari… et d’autres. Bravo à une centaine d’asso- ciations culturelles implantées dans toute l’Algérie, qui ont offert un travail culturel de proximité d’une grande qualité, et qui ont participé à l’appren- tissage de la langue tamazight en l’absence de son enseignement à l’école publique. Le combat intellectuel pour “le droit à la vie pour la langue amazighe” creuse une nouvelle éta- pe, certes beaucoup de choses ont été réalisées, mais cela n’est que le commencement d’un long parcours. Mais le pied est déjà dans l’étrier !

A. Z.

aminzaoui@yahoo.fr

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Jeudi 31 mars 2016

LIBERTE

12 Publicité Jeudi 31 mars 2016 LIBERTE AF F.332 AVIS DE PROROGATION DU DELAI DE DEPOT
12 Publicité Jeudi 31 mars 2016 LIBERTE AF F.332 AVIS DE PROROGATION DU DELAI DE DEPOT

AF

F.332

AVIS DE PROROGATION DU DELAI DE DEPOT DES OFFRES Tassili Airlines/Spa, informe les soumissionnaires intéressés

AVIS DE PROROGATION DU DELAI DE DEPOT DES OFFRES

Tassili Airlines/Spa, informe les soumissionnaires intéressés par l’avis d’Appel d’Offres National et International Restreint N° 01/DC/AO/TAL/16 relatif à l’affrètement d’aéronefs paru dans le journal LIBERTE le 10/03/2016, que la date limi- te de dépôt des offres prévue initialement pour le 31/03/2016 est prorogée au 14/04/2016 à

12h00.

La séance d’ouverture des plis aura lieu le même jour à 14h00.

ANEP N°411 525 Liberté du 31/03/2016

LIBERTE

Jeudi 31 mars 2016

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LIBERTE Jeudi 31 mars 2016 Publicité 13 ANEP N°411 578 Liberté du 31/03/2016

ANEP N°411 578 Liberté du 31/03/2016

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Reportage

Jeudi 31 mars 2016

LIBERTE

UN INESTIMABLE TRÉSOR PALÉONTOLOGIQUE LAISSÉ À L’ABANDON

“Jurassic” El-Bayadh

Qu’il semble loin le temps où la découverte d’empreintes de dinosaures à El-Bayadh suscitait engouement scientifique et curiosité touristique. Depuis 2004, et la mise à jour de ce qu’on allait appeler plus tard “site1”, l’effervescence est retombée au fil des ans et du désintérêt des autorités centrales et locales. Les sédiments retirés par les géologues ont de nouveau envahi les lieux, recouvrant à jamais les traces déterrées. Mais pas que. Retour sur un incroyable gâchis qui a conduit à la perte d’un inestimable trésor paléontologique, véritable patrimoine universel, à cause de la bêtise et de l’irresponsabilité des uns et des autres.

E l Bayadh, ce n’est pas seulement le “Land of sheep” mais aussi la ter- re des dinosaures. Un simple chiffre pour le prouver puisque:

jusqu’à aujourd’hui, au moins 15 sites ont été découverts sur le ter-

ritoire de la wilaya, dont 13 ont été répertoriés

inventoriés, selon Mammeri Cheikh, ensei- gnant à l’université

d’El-Bayadh et doc- torant en dernière année travaillant

sur les empreintes de dinosaures. L’unique cher- cheur algérien à se spécialiser dans ce domai- ne évoque 727 traces étudiées, photographiées

et géo-référenciées par ses soins pour la seule

région d’El-Bayadh. De quoi décerner le titre de terre des dinosaures à cette wilaya des hautes plaines steppiques. Pourtant, la réalité échap- pe aux données scientifiques et arbore le masque hideux d’une décharge sauvage à ciel

ouvert. Le “site 1” est le premier à avoir été mis

et

Reportage réalisé par :

SAID OUSSAD

jour dans la wilaya, le troisième chronologi- quement en Algérie après ceux de Amoura, à une trentaine de kilomètres de Messaâd, dans

à

la

wilaya de Djelfa, en 1880, et de Tiout, dans

la

wilaya de Naâma, en 1971, où il s’agissait de

contre-empreintes de dinosaures. Situé à pei- ne à trois kilomètres au nord de la commune

d’El-Bayadh, le lieudit Mouilha sur la route de Rogassa, abrite le “site 1”, celui d’El Guerarij.

A proximité de la centrale électrique, non loin

du chemin bitumineux, il est localisable grâce

à deux panneaux, sentinelles inutiles d’un site

voué à l’abandon. L’un d’eux, estampillé di- rection du tourisme et de l’artisanat, s’appuie sur la loi n°04-98 du 15-06-1998 relative à la protection des propriétés culturelles. L’autre, “mangé” par la rouille et défiguré par des transcriptions étrangères, rappelle que sur dé- cision du wali, en date du 24 août 2004, il est strictement interdit “de creuser, gratter et d’in- tervenir dans le pourtour du site sans autorisa- tion des autorités locales”. Un avertissement sans frais puisque ledit panneau se retrouve au beau milieu d’un amas de détritus de tous genres sans que cela émeuve personne en apparence. Les alentours du site sont devenus un dépotoir où on trouve aussi bien des déchets domestiques que des débris de démolition. Une image affli- geante offerte aux visiteurs, loin des promesses faites en amont pour la préservation du site. En décembre 2004, lors du colloque “Terre et eau” qui s’était tenu à Annaba, les professeurs Mostefa Bensalah et Mohamed Mahboubi des départements de géologie de Tlemcen et d’Oran avaient rendu public la découverte des em- preintes à El-Bayadh. À l’époque, ils avaient an- noncé que le site avait été placé sous haute pro- tection et qu’il n’est ouvert qu’aux chercheurs. Une précaution prise, indiquent-ils, pour ne pas revivre la même expérience que sur les sites de fossiles de dinosaures, en particulier celui de Gara Samani dans le Tadémaït et celui de Tinhert, qui ont fait l’objet de pillage systéma- tique depuis plusieurs années. Pourtant, force est de constater que ces précautions n’auront servi qu’un certain temps, celui de laisser les lieux sans gardiennage, en proie à toutes les agressions.

Des traces de dinosaures qui puent

Des 147 empreintes mises à jour en 25 jours de fouilles réalisées par les membres du laboratoire de paléontologie, stratigraphie et paléo-envi- ronnement de l’université d’Oran et des géo- logues de l’institut des sciences de la terre de Tlemcen, on en a compté au maximum une vingtaine encore visibles sur place. C’est dire si les vigies en acier ont servi à quelque chose. M.

Saïd Oussad / Liberté
Saïd Oussad / Liberté

Malgré la loi n°04-98 du 15-06-1998 relative à la protection des propriétés culturelles, les sites sont tagués et saccagés.

Mammeri imputera ces dégradations aux aléas climatiques mais également à l’action humai- ne, responsables de la destruction de deux pistes. “À force de marcher dessus, ont fini par les al- térer en sus des conditions climatiques. Des gens, inconscients, grattent les traces en longueur et en largeur ce qui change les données biométriques de l’empreinte”, expliquera notre chercheur. De- vant ce spectacle de désolation, les mots ne pè- sent pas lourd et la première pensée va aux gens devant protéger ce patrimoine. Pourtant, les choses ne sont pas aussi faciles qu’on le pense a priori, puisque ces institutions présumées responsables de la protection des lieux n’en sont pas les premiers garants si l’on croit Lallouchi Majid, le directeur local de la cul- ture. “La préservation du patrimoine n’est pas du seul ressort de ma direction”, dira-t-il en pré- ambule comme pour remettre les pendules à l’heure. À propos de l’état lamentable du site d’El-Guerrarij, il précisera avoir saisi tout le monde pour entreprendre des opérations de nettoyage sans succès. “Je ne suis pas le seul res- ponsable”, répétera notre interlocuteur touchant ainsi du doigt ce flou autour d’une autorité ad- ministrative qui ferait loi dans ce dossier. Pour M. Lallouchi, l’absence de culture de l’archéo- logie et de la préservation des sites contribue à la situation d’aujourd’hui, rappelant toutefois que depuis sa prise de fonction il n’a cessé de mettre la mairie d’El-Bayadh devant ses res- ponsabilités en se référant au décret de 1981 sur la protection du patrimoine qui échoit en pre- mier aux autorités locales. Il nous montre, pour preuves, sa correspondance du 24 décembre 2013 adressée à l’édile en question lui deman- dant de prendre toutes les dispositions néces- saires pour la protection du site. En termes de correspondances, le directeur de la culture ajoutera que plusieurs d’entre elles ont été adres- sées à qui de droit pour classer ces sites, condi- tion sine qua non pour un premier pas vers leur sauvegarde, mais qu’au jour d’aujourd’hui la priorité de l’État va plutôt aux vieux ksour de la région et au mausolée de Labiodh Sidi Chei- kh, appelés à être incessamment classés en pers- pective de leur réhabilitation. Si, pour la di-

rection de la culture, la responsabilité du site in- combe en premier lieu à la mairie d’El-Bayadh, son maire, le flniste Salhi Mohamed rejette la balle dans le camp de la direction du tourisme. “Le site ne fait pas partie de notre périmètre ad- ministratif, il relève de la compétence de la com- mune de Rogassa”, se justifie-t-il.

État civil vs gravures rupestres

Une certitude, partagée avec son secrétaire gé- néral, mais qui sera vite ébranlée par un élu lo- cal, entré dans son bureau entre-temps. L’in- formation prise, et même si le site d’El-Guera- rij ne fait pas partie du périmètre urbain de l’APC d’El-Bayadh, il se trouve bel et bien sur son territoire communal. Mis devant le fait ac- compli, l’édile prend sur place la ferme décision de programmer une campagne de nettoyage des lieux et d’y affecter un gardien. On était mer- credi 23 mars. Une semaine plus tard, rien n’a été entrepris. Et c’est de réhabilitation justement dont ont besoin vitalement les sites paléonto- logiques d’El-Bayadh qui restent grandement tributaires d’un classement, soit par une com- mission nationale, qui siège une fois par an, soit au niveau local. Pour l’instant, il est évident que cette dé- marche n’est pas la priorité des autorités de la wilaya. En attendant, El-Bayadh compte seu- lement deux sites classés sur la liste du patri- moine matériel national, en l’occurrence le “Bé- lier de Boualem”, une station de gravures ru- pestres située dans la commune de Boualem, à une cinquantaine de kilomètres de la ville d’El-Bayadh, et “Hadjeret el-Merdoufa”, dans la commune d’El-Ghassoul. L’arrêté ministériel délimite en théorie les zones protégées et définit également les servi- tudes et les obligations à la charge des occupants du site et de sa zone de protection (200 m au- tour du site). En théorie, parce que sur le ter- rain, c’est tout autre chose. “Kebch Boualem”, comme le surnomment les autochtones, dé- couvert en 1898 par un géologue flamand, se- lon l’histoire officielle, et dessiné par les premiers hommes ayant peuplé la région, représente un bélier d'une hauteur d'environ 1,50 m. Mais c’est

Saïd Oussad / Liberté
Saïd Oussad / Liberté

Empreinte de dinosaure.

plutôt à un élan ou un mouflon auquel on a af- faire et une esquisse d’un mammouth recon- naissable à ses défenses. Un peu plus loin, une gravure de ce qui semble être une antilope. Sur place, rien n’indique que le site est classé ni ins- cription ni délimitation de l’espace, qui ne doit sa “virginité” toute relative qu’à son éloignement de la route. Malgré cet isolement salvateur, on trouve trace d’un “Mustapha” qui a tenu à im- mortaliser son passage, polluant le site à tout jamais. Le même constat s’invite à “Hadjeret el- Merdoufa”, où là aussi, la main malveillante de l’homme est passée. Les contours des gravures rupestres ne sont heu- reusement soulignés qu’avec de la craie, mais on retrouve toujours les fameux prénoms ins- crits comme pour défier le temps. Et à défaut d’un Mustapha, une Halima, un Belkheir et un Ahmed gravés pour l’éternité. Ailleurs, sur les 175 empreintes de dinosaures du site de Khe- neg, les deux tiers ont disparu à cause des inon- dations d’octobre 2011, nous apprendra Mam- meri Cheikh. Des traces qui auraient pu être sau- vées depuis le temps qu’elles ont été découvertes. Sur le site de Ouafag, ce sont les traces de thé- ropodes et de sauropodes qui ont complètement disparu. Des cas pareils foisonnent et inter- pellent les consciences sans pour autant que les choses n’évoluent dans le bon sens.

Suite en page 15

LIBERTE

Jeudi 31 mars 2016

Reportage

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Saïd Oussad / Liberté
Saïd Oussad / Liberté

Suite de la page 14

Béni Abbès et Taghit :

massacre à la tronçonneuse

Les bonnes volontés ne manquent pas, néan- moins leurs actions vient s’écraser sur le mur inviolable de la bureaucratie. L’association Ga- zelle, pour la protection du patrimoine d’El- Bayadh, en est le parfait exemple. Son prési- dent Laradj Khaled ne sait plus vers qui se tourner pour essayer de sauver ce qui peut l’être. “On a contacté tout le monde, sans ré- sultats”, dira-t-il complètement désabusé. Lui qui a l’habitude de rendre publiques, à travers la Toile et la presse, les découvertes de sites d’empreintes de dinosaures faites par son association, a été rappelé verbalement à l’ordre par l’Agence nationale d’archéologie. “On m’a appelé pour me prévenir que je touchais à la souveraineté nationale”, indiquera-t-il, in- crédule. Paradoxalement, si en haut lieu rien n’est fait, les associations locales n’ont que peu de manœuvre sur le terrain. “On ne peut que sensibiliser les gens sur l’importance de ces sites, sinon on n’a aucune prérogative”, précisera La- radj Khaled, qui ajoutera qu’ils ont demandé aux mairies des autorisations pour nettoyer les sites mais “on nous promet, sans plus. Que des mensonges !” L’homme en a gros sur le cœur,

Dans la wilaya de Béchar, et plus

précisément à Béni Abbès et Taghit, la situation convoque l’urgence d’une réaction pour stopper le massacre. La sonnette d’alarme est tirée par les associations locales et les professionnels du tourisme, qui assistent, impuissants, à la dégradation d’un trésor qui n’appartient pas seulement au pays. Les stations de gravures rupestres de Marhouma et de Tahtania, près de Taghit, parmi les plus anciennement repérées au Sahara, sont polluées par l’action humaine.”

Les splendides fresques archéologiques sont défigurées et mutilées.

et cela se comprend. Pire, ce constat de déso- lation et d’abandon touche pratiquement tous les sites archéologiques et paléontolo- giques du pays. Dans la wilaya de Béchar, et plus précisément à Béni Abbès et Taghit, la si- tuation convoque l’urgence d’une réaction pour stopper le massacre. La sonnette d’alar- me est tirée par les associations locales et les professionnels du tourisme, qui assistent, impuissants, à la dégradation d’un trésor qui n’appartient pas seulement au pays. Les sta- tions de gravures rupestres de Marhouma et de Tahtania, près de Taghit, parmi les plus an- ciennement repérées au Sahara, sont pol- luées par l’action humaine. Des tags et des graf- fitis bâtards ont sauvagement dénaturé ces sites. Sur place, la seule réaction devant ce spec- tacle est la résignation. Un haut le cœur qui vous fait maudire tous ces prénoms insigni- fiants venus défigurer une histoire vieille de plusieurs millénaires. Au lieu-dit Côte 30, à une trentaine de kilomètres de Béni Abbès, sur la route d’Adrar, un gisement de fossiles de mol- lusques et poissons a été complètement sac- cagé. Sans aucune protection de quelque na- ture que ce soit, le champ est livré à lui-même et aux pilleurs. Les gens y cueillant les pierres fossilisées comme on se sert dans un super- marché sans même passer à la caisse. Dans les années 80, ce site avait même abrité une uni- té de concassage. Le même scénario s’est ré- pété à Tiout où une autre unité de concassa- ge opérait à moins de 50 mètres des contre-em- preintes du site. “On était en 2006, et j’ai dû intervenir personnellement”, se rappellera Mammeri Cheikh. Cet état de laisser-faire ne peut que traduire l’incompétence des res- ponsables à prendre en charge réellement cet aspect de l’histoire du pays.

Des hommes de bonne volonté

L’association locale Ouarourout, de solidari- té et revivification des traditions, dresse un constat accablant de la situation des sites pa- léontologiques et archéologiques de la région de Béchar. Pour elle, le problème réside dans l’exploitation anarchique et loin de toute sur- veillance du patrimoine matériel, naturel et his- torique de la région ainsi que les agressions ex- térieures dues aux aléas climatiques et l’action des touristes. L’association dénonce le com- portement des touristes qui envahissent les sites historiques, particulièrement ceux de Béni Abbès et Taghit, les vandalisant à coups de peinture et d’inscriptions gravées dans la pierre. Certains, en l’absence de tout contrô- le, n’hésitent carrément pas à briser les roches

qui servent de support aux gravures rupestres pour en voler une partie. D’autres pillent si- lex, mortier et pointes de flèches vieux de plus de 10 mille ans qu’ils revendent à de bas prix. L’association estime également que l’absence d’une surveillance des sites ainsi que la gratuité des visites contribuent à ce sentiment d’im- punité chez les visiteurs. Loin des discours lé- nifiants sur la relance du tourisme, Amar Ghoul et son état-major seraient plus inspirés à développer un circuit touristique qui offre jusqu’à 80% des cahiers de charge. “Les sites naturels sont juste sous leurs yeux, gratuits, il suffit juste qu’on les préserve”, expliquera Ad- dou, un guide touristique rencontré à Béni Ab- bès. Lui qui a connu “la grande époque” des touristes étrangers, se remémore avec nostal- gie ces moments où tout le monde trouvait son compte. “Le tourisme faisait vivre toute la ré- gion”. Pourtant, ce que cette époque semble lointaine et presque inaccessible si aucune action n’est entreprise pour redonner aux lieux leur aura d’antan! “Il suffit de réhabiliter ces sites pollués, de voir comment on peut effacer ces inscriptions sauvages et de les sauvegarder” se mettra à es- pérer Addou qui sait qu’il ne faut pas se fai- re trop d’illusions. Le même sentiment d’im- puissance prévaut chez les professionnels du tourisme. Sofiane Benali, le directeur de l’agence de voyages et tourisme S to S Travel d’Alger, pousse, quant à lui, une véritable gueu- lante à propos de ce dossier. “Je défends ces sites, je me rapproche des autorités locales et je sensibilise mes clients lesquels à leur tour dé- noncent ces agressions”. Son action reste néan- moins sans effets “puisqu’en tant qu’agence de voyage, on ne dispose pas d’une grande mar- ge de manœuvre”. Il préconise, comme derniers remparts, de faire payer l’entrée de ces sites du patrimoine national, de recruter des gardiens en contribuant à créer des emplois. “Cette fis- calité aidera à entretenir ces lieux”, explique- ra-t-il, en prenant exemple sur le Grand Ca- nyon aux États-Unis d’Amérique. En abordant ce sujet, Sofiane Benali débordera sur la po- litique nationale du tourisme qui n’aura don- né aucun résultat probant sur le terrain.

L’urgence d’un classement, d’une réhabilitation

“En tant qu’agence de voyages, on ne voit rien venir sinon les discours servis tout le temps de- puis 1962. S’il n’y a pas d’associations locales avec lesquelles nous collaborerions, rien n’avan- cera. Et il est impératif de travailler avec des gens du métier pour développer le tourisme”.

L’urgence est dans le quotidien de ces

sites, véritables atouts à inclure dans les circuits touristiques. Leur préservation et leur réhabilitation devrait s’inscrire parmi les priorités gouvernementales mais tous les appels au secours des professionnels sont restés sans écho. Au moment où le monde s’est intéressé aux découvertes paléontologiques d’El-Bayadh, la directrice du musée de Londres cherchait des informations sur ces dinosaures, en Algérie, ce n’est qu’indifférence et laisser-aller qu’ils suscitent. Cet état des choses a finalement poussé les chercheurs et les passionnés à cacher leurs découvertes, préférant les laisser sur place pour ne pas risquer de les perdre à jamais.”

Notre homme regrettera l’inertie des autori- tés locales qui ne font rien pour encourager les bonnes volontés. “Qu’ils ouvrent des offices du tourisme pour orienter les touristes, leur offrir des guides et contribuer à créer de l’emploi”, suggérera Sofiane Benali qui pointe un doigt accusateur sur certains voyagistes qui se sont rabattus sur le Sud ces deux dernières an- nées, “la Tunisie n’étant plus aussi sécurisée et la Turquie plus chère”, et qui déversent leur car- gaison de touristes sur ces lieux sans aucune précaution. D’un avis unanime, l’Algérie est en train de perdre ses trésors archéologiques et paléontologiques au vu et au su de toutes les autorités nationales alors qu’ils peuvent contri- buer, pour peu qu’on s’y intéresse, à la relan- ce d’un tourisme saharien puisque pour le bal- néaire, le pays est battu d’avance. Des richesses détruites et des sites pollués par la faute d’une politique qui privilégie des investissements lourds au détriment d’une nature inespérée qui se suffit à elle-même à condition d’être pro- tégée. Alors que Ghoul n’arrête pas d’évoquer l’horizon 2030, l’urgence est dans le quotidien de ces sites, véritables atouts à inclure dans les circuits touristiques. Leur préservation et leur réhabilitation devrait s’inscrire parmi les priorités gouvernementales mais tous les ap- pels au secours des professionnels sont restés sans écho. Au moment où le monde s’est in- téressé aux découvertes paléontologiques d’El-Bayadh, la directrice du musée de Londres cherchait des informations sur ces dino- saures, en Algérie, ce n’est qu’indifférence et laisser-aller qu’ils suscitent. Cet état des choses a finalement poussé les chercheurs et les passionnés à cacher leurs découvertes, pré- férant les laisser sur place pour ne pas risquer de les perdre à jamais. “Des squelettes de di- nosaures existent en Algérie, moi-même j’ai dé- couvert un fémur de deux mètres à Illizi, je ne l’ai pas déterré parce qu’il n’y a nulle part où le mettre”, confessera Mammeri Cheikh. So- fiane Benali préférera lui garder secret des sites de gravures rupestres découverts à Taghit. “Je ne les montrerai à personne”, avouera-t-il. Chemssedinne, rencontré marchant seul en di- rection du site de Brezina dira connaître des endroits “que je préfère garder pour moi pour qu’ils ne soient pas détruits”. Une méfiance lé- gitime dans le regard des autochtones fatigués de voir des hordes de voyous débarquer des bus et agresser leur patrimoine, celui de l’Al- gérie et de l’humanité. Comment en est-on ar- rivé là ? Aucune réponse satisfaisante ne nous sera donnée. On continue à se rejeter la responsabilité d’un bureau à l’autre alors que des empreintes de dinosaures spécifiquement algériens, que la nature a couvé pendant 155 années, ont été détruits en l’espace d’une dé- cennie. À méditer.

S. O.

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Carnet

 

regrettée mère et grand-mère, M me V ve Ouakli Djohra, survenu avant-hier, mardi

————————————————————

Décès

29 mars 2016, à l’âge de 82 ans. L’enterrement aura lieu aujourd’hui, jeudi 31 mars 2016, à 11h30, au cimetière de

————————————————————

La famille Ouakli d’Ouzellagen (wilaya de

Béjaïa), parents et alliés, a l’immense dou-

Timelyiwine,

wilaya de Béjaïa. À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

commune d’Ouzellaguen,

leur de faire part du décès

de sa chère et

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Jeudi 31 mars 2016

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Pour améliorer sa qualité de service et consoli- der son réseau, la Direction de la distribution de Blida entreprend des travaux d’entretien qui nécessiteront l’interruption de fourniture d’électricité la journée du vendredi 01/04/2016 entre 06h00 et 11h00, au niveau de la commune de Aïn Romana. Localités concernées :

w ZONE D’ACTIVITE DE AIN ROMANA w RIHANE

w UNITE DE PLASTIQUE BELKACIMI

w SEMOULERIE INDUSTRIELLE (SIM) Pour plus d’informations, contactez la Direction de la distribution de Blida sur le numéro suivant :

025 20 75 61 La Direction de la distribution de Blida s’excuse pour les désagréments causés.

ANEP N°411 502 Liberté du 31/03/2016

Pensée Le 31 mars 2007 nous a quittés à jamais notre épouse, mère et grand-mère
Pensée
Le 31 mars 2007
nous a quittés à
jamais notre
épouse, mère
et grand-mère
MME BEGRICHE
ALI NÉE
SEBKI FERROUDJA
Tu es partie trop vite, laissant
derrière toi un vide irremplaçable.
Ni les mots ni les larmes ne peuvent
apaiser notre douleur.
Ta famille demande à tous ceux
qui t’ont connue d’avoir une pieuse
pensée à ta mémoire.
A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons.
TO/BR22517
Pensée A la mémoire de notre chère et regrettée HADJA BOUREBIA NÉE SI AMMOUR SADIA
Pensée
A la mémoire de notre chère
et regrettée
HADJA BOUREBIA
NÉE
SI AMMOUR SADIA
Un cœur tendre qui a cessé
de battre ce jour fatidique
du 31 mars 2015.
Un ange au visage d’or s’en est allé et ne brille
plus depuis une année. Tu es partie en silence
comme tu as vécu toute ta vie, calme et soucieu-
se, sensible aux douleurs et aux malheurs des
autres, et ta personne ne t’a jamais préoccupée.
Toi simplement “Ayi”. Les mots ne suffisent pas
pour décrire et exprimer notre douleur.
Ton absence et ce silence nous oppressent.
Tout en toi nous manque terriblement.
Telle est la volonté de Dieu. Ta sagesse, ta bonté
et ta tendresse sont gravées dans notre mémoire.
Pour ceux qui te connaissaient et t’appréciaient,
tu as toujours été une grande dame
et tu le resteras à jamais.
Akem yerhem Rebbi à yemma.
Issousem oukham.
TO/BR22555
F.334
F.334

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28 mars 2016

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illumine le foyer de Yasmine et Amine Messani. Sa grand-mère Rania, ses tantes Nissa, Souhila, Nazila et Kamélia, ses tontons Rafik, Omar et Samir ainsi que ses cousins Nazim, Ramy, Yanis, Racim et Anes et sa cousine Assil accueillent avec bonheur le dernier né de la famille.

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Pensée 31mars 2015 31mars2016 Une pensée à la grande dame que fut lalla hadja BOUREBIA
Pensée
31mars 2015
31mars2016
Une pensée à la
grande dame que fut
lalla hadja
BOUREBIA
SADIA
NÉE
SI
AMMOUR
Cela fait une année
chère maman, une
année sans toi, sans tes sourires, ta tendres-
se, ton affection, ta générosité envers tous.
Dure fut la séparation avec l’être
exceptionnel que tu étais. La vie continue
mais elle n’est plus et ne sera plus la même
sans toi. Tu nous manques terriblement.
Nous prions Tout-Puissant de t’accorder Sa
Sainte Miséricorde.
Que ton sommeil soit aussi doux que l’a
été ton cœur, ma chère maman.
Ta famille
TO/BR22559
Pensée A la mémoire de mon cher papa HADJ HAMOUD SAÂDI décédé le 31mars 2010.
Pensée
A la mémoire
de mon cher papa
HADJ HAMOUD
SAÂDI
décédé le 31mars
2010.
Cela fait déjà six
ans que tu nous as
quittés. Triste fut
ce jour, mais dans nos cœurs tu es tou-
jours présent. Tu étais et tu resteras
gravé à jamais dans notre mémoire.
Nous prions tous ceux qui t’ont connu
d’avoir une pieuse pensée pour toi.
Nous t’aimons, cher papa.
A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
Ta fille Ratiba, ton épouse
et tes enfants
BR20151
cher papa. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons. Ta fille Ratiba, ton épouse

D. R.

18

Sport

Jeudi 31 mars 2016

LIBERTE

ZAOUI SAMIR REVIENT SUR LA PRESTATION DES VERTS EN ÉTHIOPIE

“C’est à Gourcuff de trouver des solutions en défense”

L’ ex-défenseur central de l’équipe nationale, Samir Zaoui, estime que les erreurs défen- sives commises par la charnière centrale des

Verts à Addis-Abeba ou à Blida face à l’Éthiopie ne doivent pas être suppor- tées uniquement par les défenseurs, mais toute l’équipe. “Tout d’abord, je suis contre ceux qui veulent faire porter le chapeau à l’axe central de la défense en le tenant pour responsable des buts encaissés par notre équipe nationale. C’est faux ! J’estime que tout le bloc défensif a failli durant certaines actions où il manquait cette coordination entre le bloc. L’axe central a fait ce qu’il fallait, il ne faut pas trop l’accabler, I’équipe a joué dans des conditions très difficiles liées à la très mauvaise pelouse et à l’al- titude. J’affirme, par ailleurs, que le

sélectionneur national ne doit pas dor- mir sur ses lauriers, il doit impérative- ment trouver un défenseur axial solide, de métier, car c’est là un compartiment très sensible, il faut un défenseur qui donne de l’assurance à la défense et sait mener son bloc défensif, c’est une priori- té incontournable. Il faut aussi que les attaquants s’y mettent un peu de leur côté, afin qu’ils défendent. Le football moderne est ainsi fait, on commence à défendre en bloc à partir de l’attaque. J’ai retenu aussi la très belle performan- ce de Taider qui reste pour moi le meilleur joueur des Verts durant les deux matchs contre l’Éthiopie. Il n’était pas aidé dans sa tâche, il lui faut quel- qu’un à côté de lui, ce joueur incarne l’avenir de notre équipe nationale”, explique l’un des héros d’Omdurman en refusant de faire por- ter le chapeau à Hichem Belkaroui lors

du but inscrit à Blida par l’Éthiopie : “Il ne faut pas blâmer ce jeune joueur qui vient juste de débuter avec l’équipe nationale, il faut l’encourager, il n’est pas le seul responsable du but, la faute incombe à celui qui a perdu la balle au milieu du terrain. Belkaroui a tenté de bloquer le cuir, en vain. Lui aussi, il peut donner beaucoup à cette équipe nationa- le qui nous a gratifiés d’un très joli foot- ball. Le fait de marquer 3 buts à l’exté- rieur prouve que cette équipe a du carac- tère.” Et au manager actuel de l’ASO de conclure : “L’Éthiopie est une équipe très valable, j’invite ceux qui ne connaissent pas son histoire à jeter un coup d’œil sur ses derniers résultats. Il ne faut pas aussi oublier que nos joueurs ont évolué à 50% de leurs capacités, il est temps que cette génération douée prenne un titre de l’ex- térieur, il faut juste lui faire confiance et ne pas la décourager.”

RACHID ABBAD

faire confiance et ne pas la décourager.” RACHID ABBAD SELON LE SITE WE GLOBAL FOOTBALL L’Algérie

SELON LE SITE WE GLOBAL FOOTBALL

L’Algérie dans le chapeau 1 lors des éliminatoires du Mondial

L a répartition des pots pour le tirage au sort de la phase des poules des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 en Russie du continent africain qui aura lieu en

juin a pris forme à l’issue du déroulement des 3 e et 4 e jour- nées des éliminatoires de la CAN 2017. Se basant sur le clas- sement FIFA du mois de juin prochain et n’ayant aucune compétition officielle à disputer à la date du tirage au sort, la composition des pots sont désormais connus. En effet, les Verts devaient récupérer la place de leader sur le plan conti- nental dans le classement FIFA du mois d’avril. Selon en effet le site We Global Football, l’équipe nationale algérien- ne qui avait conserver sa première place sur le plan conti- nental durant 18 mois avant de la céder à la Côte d’Ivoire championne d’Afrique 2015 puis au profit des surprenants Capverdiens va réaliser un bond de deux places à l’issue des

résultats des 3 e et la 4e journées des éliminatoires de la CAN 2017 où elle a réussi une victoire et un match nul contre l’É- thiopie. Avec un total de 786 points, les Fennecs vont devan- cer le Cap-Vert et la Côte d’Ivoire qui occupaient respecti- vement la première et la seconde place du classement afri- cain du mois en cours. Si les Ivoiriens vont préserver leur

place de dauphin, ce n’est pas le cas des Capverdiens qui ont perdu six places pour se trouver à la 7 e position du prochain classement FIFA, et ce, après avoir perdu la double confron- tation contre le Maroc. La meilleure affaire du classement du mois d’avril est à mettre à l’actif de l’Égypte. Logé à la 7 e position au classement du mois de mars, les Pharaons ont fait un bond de deux places pour se positionner maintenant à la 5 e place. Une performance qui va permettre aux Égyp- tiens de faire partie du pot 1 lors du tirage au sort de la phase de poules des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 en Russie. C’est la Tunisie qui a fait le frais du retour des Égyp- tiens dans le top 5 continental en perdant une place qui empêche les Aigles de Carthage de faire partie des cinq nations qui composeront le pot 1 lequel sera composé de l’Algérie, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Sénégal et l’Égypte. On retiendra en outre la grosse performance de la Guinée qui a gagner trois places faisant leur entrée dans le top 10 du continent et qui fera partie du pot 2 en surclassant quelques ténors du football africain tels le Mali, le Cameroun, le Nigeria et le Maroc. Les Guinéens seront en compagnie de la Tunisie, le Cap-Vert, la RDC et le Congo dans le pot 2

AÏSSA MANDI

alors que le pot 3 sera composé du Mali, du Cameroun, du Nigeria, du Maroc et l’Afrique du Sud. Enfin, le pot 4 sera formé de l’Ouganda, le Burkina Faso, la Zambie, le Gabon et enfin la Libye. Du coup, les Verts pourront évoluer à l’issue du tirage au sort qui aura lieu en juin prochain dans un groupe 100% maghrébin en héritant la Tunisie, le Maroc et la Libye. Il n’est pas exclu en outre que les Verts se retrouvent dans un groupe encore plus compliqué avec peut-être comme adversaire la Tunisie, le Nigeria et la Zambie. Pour rappel, la Confédération africaine de football avait déjà dévoilé le calendrier de la phase des poules des éliminatoires du Mondial 2018 dont la première journée est programmé le 3 octobre prochain alors que la 6 e et ultime journée aura lieu le 6 novembre 2017.

FARÈS ROUIBAH

Pot 1 : Algérie, Côte d’Ivoire, Ghana, Sénégal, Égypte. Pot 2 : Tunisie, Cap-Vert, RD Congo, Congo, Guinée. Pot 3 : Mali, Cameroun, Nigeria, Maroc, Afrique du Sud. Pot 4 : Ouganda, Burkina Faso, Zambie, Gabon, Libye.

refuser le quitus à la fédération éthiopienne après avoir foulé l’aire de jeux dégarnie du Ydnekachew Tesema Stadium. Le folklore typiquement africain a cependant encore de belles et longues années devant lui. Comme en témoigne cette vérité pourtant sur- réaliste des trois rencontres officielles dispu- tées sur la pelouse qui a accueilli Éthiopie- Algérie durant les trois jours qui l’ont précédé ! La confrontation entre les sélections féminines des deux nations ainsi que deux rencontres de championnat entre clubs locaux ont, ainsi, eu pour théâtre le même semblant de gazon que celui foulé par les coéquipiers de Faouzi Ghoulam. Il ne serait, dès lors, pas très objectif de récla- mer des “tableaux” à des artistes de la balle ronde et manieurs de ballon comme Sofiane Feghouli, Yacine Brahimi et Ryad Mahrez sur un tel sol mal entretenu. D’autant plus qu’en football, plus que dans un tout autre sport, à l’impossible nul n’est tenu ! Et certainement pas des professionnels aux- quels il reste un peu plus d’un mois de compé- tition officielle en Europe avec la possibilité que l’on sait de truster des lauriers et des hon- neurs qui feront, assurément, date dans les annales du football algérien et de ses ambassa- deurs de l’autre rive méditerranéenne.

RACHID BELARBI

Programme du week-end

 

Ligue 1

Demain

À

Alger (5-Juillet) : MC Alger - NA Hussein Dey (17h00) À Relizane (Tahar-Zougari) : RC

Relizane - USM Alger (15h00) huis clos

À Tadjenanet (Smaïn-Lahoua) : DRB Tadjenanet - RC Arba (15h00) Samedi

À Béchar (20-Août 1955) : JS Saoura - MC Oran (18h00)

À

Blida (Brakni) : USM Blida - CS

Constantine (16h00)

À Oran (Bouakeul) : ASM Oran - MO Béjaïa (16h00)

À Alger (El-Harrach) : USM Harrach - JS Kabylie (16h00)

À Alger (20-Août) : CR Belouizdad - ES Sétif (16h00)

 

Ligue 2

Demain

À Oran : OM Arzew - CRB Aïn Fakroun

À Médéa : Olympique de Médéa - USM Bel-Abbès À Saïda : MC Saïda - CA Batna

À Bordj Bou-Arréridj : CA Bordj Bou- Arréridj - JSM Béjaïa

À El-Khroub : AS Khroub - ASO Chlef

À Bou-Sâada : Amel Bou-Sâada - US Chaouia

À El-Eulma : MC El-Eulma - Paradou AC

À

Hadjout : USMM Hadjout - JSM Skikda

“L’équipe n’a pas été solide défensivement”

la balle devant. Pour moi, c’est un bon résultat au vu de la physionomie du match”, a-t-il ajou- té. Pour Mandi, qui composait la charnière centrale avec le capitaine Carl Medjani, l’équi- pe s’est bien comportée sur le plan psycholo- gique. “Nous avons réussi à revenir au score à chaque fois, cela prouve le caractère et le mental de l’équipe. Nous n'avons rien lâché et nous ne lâcherons rien”, a dit le joueur polyvalent. Même s'il a réussi à inscrire son premier but en sélection depuis son arrivée chez les Verts en novembre 2013, Mandi (24 ans) parle d’un goût d’inachevé. “C’est dommage que mon but n’apporte pas un meilleur résultat, c'est-à-dire une victoire”, a-t-il regretté.

Quand la CAF homologue à l’aveuglette

Semblant de pelouse, l’autre folklore africain indispensable outil de travail et de spectacle, les terrains de football en Afrique, à l’instar de celui sur lequel a (dé)joué la sélection nationa- le, mardi après-midi, à Addis-Abeba, remet- tent, incontestablement, sur la table la fameuse question : “Comment fait la CAF pour homolo- guer de tels champs agricoles à même d’ac- cueillir d’importantes rencontres qualificatives à un tournoi majeur comme la CAN ?” Un minimum de rigueur dans le contrôle et l’inspection aurait, en effet, imposé à la plus élémentaire commission d’homologation de

L e défenseur international algérien Aïssa Mandi a reconnu que l’équipe nationale de football n’avait pas été solide défensi-

vement, lors du match nul concédé mardi à

Addis-Abeba face à l’Éthiopie (3-3), dans le cadre de la 4 e journée (G r J) des qualifications de la Coupe d’Afrique des nations CAN 2017.

“Nous avons abordé cette rencontre avec l’in-

tention de prendre les trois points qui devaient nous permettre d'arracher notre qualification,

mais quand nous encaissons trois buts, on ne peut pas espérer gagner. On n’a pas été solide

défensivement. Les Éthiopiens ont bien joué le coup, ils étaient revanchards suite au 7-1 essuyé

à Blida”, a indiqué Mandi à l’issue de la partie. En dépit de ce résultat qui met fin à une série de trois victoires de rang dans ces qualifica- tions, l’Algérie conforte sa place de leader du groupe avec 10 points, devant l’Éthiopie (5

points). Les Seychelles pointent à la 3 e place

avec 4 unités, alors que le Lesotho ferme la marche avec 3 points.

Appelé à expliquer les raisons de cette contre- performance, le joueur du Stade de Reims

(Ligue 1/France) a évoqué, à l’instar de ses

coéquipiers, l’état lamentable de la pelouse d’Addis-Abeba Stadium. “C’était très difficile

sur un terrain impraticable, on ne pouvait pas jouer au football dans de telles conditions. Nous avons procédé comme on pouvait en dégageant

LIBERTE

Jeudi 31 mars 2016

Sport

19

IL A DEMANDÉ OFFICIELLEMENT À RAOURAOUA DE LE LIBÉRER

Gourcuff, c’est fini !

A lors que tout le monde s’at- tendait à ce que le coach national éclai- re l’opinion

publique sur son avenir à la tête des Verts, après avoir fait part en coulisses de son désir de quitter la barre tech- nique de l’EN, Christian Gourcuff s’est muré dans un silence incompréhensif. En revanche, dans l’avion qui ramenait, mardi soir, la délé- gation des Verts d’Addis- Abeba, le technicien français s’est montré un peu plus lo- quace puisqu’une source digne de foi a affirmé, hier, à Liberté que Gourcuff a abor- dé le sujet délicat avec le pré- sident de la FAF, Mohamed Raouraoua. “Gourcuff a offi- ciellement demandé à Raou- raoua de le libérer au plus vite afin de trouver rapidement un successeur. Gourcuff a sur- tout argumenté sa décision par une grosse pression qu’il ne supporte plus et des problèmes personnels”, confie à Liberté une source proche de la FAF. Et d’ajouter : “Raouraoua a tenté de raisonner Gourcuff, il lui a dit qu’il ne faut jamais prendre de décision sous le coup de la colère ce que Gour- cuff a refusé. Les deux hommes se sont donné une semaine avant de trancher définitive- ment la question.”

Contre les Seychelles, ce sera son dernier match

Notre source indique cepen- dant que “Raouraoua n’est pas contre le départ de Gourr- cuff, il veut juste qu’il dirige le match contre les Seychelles au mois de juin prochain et le li- bérer juste après. De cette fa-

çon, il aura tout le temps de trouver son successeur”. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs que Gourcuff de- mande à être déchargé de ses responsabilités à la tête des Verts. Au mois d’octobre der- nier, à l’issue des deux matches amicaux contre la Guinée et le Sénégal, il avait publiquement affiché son en- vie de partir avant que Raou- raoua ne lui fasse changer d’avis. Cette fois-ci, visiblement, Raouraoua ne compte pas le retenir. Il a déjà préparé une liste de technciens pour concrétiser la succession de Gourcuff. En revanche, il se- rait bon de se poser la ques- tion de savoir pourquoi Gour- cuff ne dépose pas tout sim- plement sa démission au lieu de réclamer sans cesse cette li- bération de la FAF ? En fait, comme l’a déjà révélé Liber- té, Gourcuff craint que Raou- raoua fasse valoir, en cas de démission, les clauses du contrat qui lie les deux parties. Nous révélions à ce titre que Gourcuff, en cas de rupture unilatérale de contrat, devra débourser des indemnités conséquentes pour retrouver sa liberté. Or Gourcuff cherche plutôt un arrangement à l’amiable qui ne le pénaliserait pas fi- nancièrement. À l’heure où nous mettons sous presse, la FAF n’a tou- jours pas réagi à cette infor- mation relayée déjà par des sites d’information. Même le coach français Claude Le Roy s’est mis de la partie pour annoncer un départ immi- nent de Gourcuff pour des raisons personnelles.

SAMIR LAMARI

Yahia Magha/Archives Liberté
Yahia Magha/Archives Liberté

FAF - LFP

Réunion avec les clubs professionnels de l'Ouest, le 4 avril à Oran

n Sept clubs professionnels de l'ouest du pays (4 de Ligue 1 et 3 de Ligue 2) sont concernés par la réunion de travail avec la Fédération algérienne de football (FAF) et la Ligue de football professionnel (LFP), le 4 avril prochain à Oran, ont annoncé les organisateurs. “Les responsables administratifs” de la JS Saoura, du MC Oran, de l'ASM Oran et du RC Relizane (Ligue 1), ainsi que leurs homologues de l'OM Arzew, de l'USM Bel-Abbès et du MC Saïda

(Ligue 2) “sont conviés à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assister à cette importante réunion”, a annoncé la LFP dans un communiqué. Outre le directeur général de la société par actions, la LFP a insisté sur la présence du médecin du club, ainsi que les entraîneurs et les capitaines des catégories seniors et U21. Ladite réunion sera dirigée par le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, en présence de son homologue de la LFP, Mahfoud

MCO

Bouali en terrain miné

Kerbadj, a encore précisé la Ligue. Le 20 mars courant, la FAF et la LFP avaient tenu une réunion similaire avec les clubs de l'Est, à Constantine. Le président du CA Bordj Bou- Arréridj, Kamel Boudjelal, a écopé d'un mois de suspension ferme et une amende de 50 000 DA pour son absence à cette réunion. Une réunion similaire avec les clubs professionnels du centre du pays avait été organisée au Centre technique national de Sidi-Moussa.

R evenu à de meilleurs sentiments après avoir remis sa démission au conseil d’administration de la société sportive par actions qui gère l’équipe professionnelle, l’entraîneur Fouad Bouali conduira le grou-

pe qui défiera la JS Saoura, samedi, à Béchar. Mais si le coach moulou- déen bénéficie, autant qu’avant, d’une totale mainmise sur le volet tech- nique, il évoluera désormais sur un terrain miné par son conflit ouvert avec le secrétaire général, Krimo Hassani, et le frère du président, Belhadj Tedj. L’affaire du mariage de son neveu a, d’un côté, ouvert à Fouad Bouali les yeux sur certaines amères vérités mouloudéennes. Comme cette capaci- té inquiétante de certains dirigeants à changer de cap à 180° en à peine quelques heures de façon à l’encenser devant le président et à refuser sa démission après l’avoir clashé, dans son dos, devant toute l’équipe samedi à l’issue du match nul face à l’USM Blida. Maintenant que le driver est de retour aux affaires techniques et que le tandem composé du SG Has- sani et du frère du président gère le volet administratif, il faudra, certai- nement, s’attendre à des répliques aussi puissantes que la première secousse

provoquée par l’incident de samedi dernier. La cohabitation risque, ain- si, d’être aussi pénible qu’elle l’a été du temps où le prédécesseur de Boua- li, le Français Jean-Michel Cavalli, vivait sous le même toit mouloudéen que ses plus farouches opposants. C’est donc dans une ambiance assez pour- rie et aux antipodes de toute sérénité et quiétude que les Rouge et Blanc préparent le périlleux déplacement à Béchar où ils seront, notamment, en terrain hostile en souvenir des menaces d’un certain Mohamed Zerouati aux abords des vestiaires du stade Ahmed-Zabana lorsqu’il promit “l’enfer aux pseudo-dirigeants du MCO”, au détour d’une défaite qui me- naçait sérieusement les chances de maintien de son équipe, la saison der- nière. C’est dire que ce énième conflit interne entre un entraîneur et des res- ponsables mouloudéens intervient à un très délicat moment, intercalé entre un décevant nul à domicile, une sortie à hauts risques dans le Sud et une double confrontation continentale avec le Kawkeb de Marrakech en 8 es de finale de la Coupe de la CAF.

RACHID BELARBI

USMA : IL ESTIME QUE LA PRIORITÉ IMMÉDIATE EST DE GAGNER LE TITRE

Hamdi :

“Mon avenir, je n’y pense pas”

L’ entraîneur de l’USM Alger, Mi- loud Hamdi, a estimé hier que son avenir au sein de l’enca-

drement technique de l’équipe n’est pas

à l’ordre du jour, d’autant que sa prio-

rité immédiate est d’assurer le titre. “Sincèrement, je ne pense pas à mon ave- nir, ce n’est pas important. Mon ambi- tion immédiate est de remporter le championnat avec l’USMA. Ce sera le plus beau cadeau qu’on pourra m’offrir

et offrir à la famille usmiste”, a révélé hier Hamdi au journaliste de Liberté lors de la conférence de presse animée, hier, au stade Omar-Hamadi. Cette déclara- tion intervient au lendemain de celle du président du club, Rebouh Haddad, qui a affirmé : “Nous allons décider en fin de saison si Hamdi reste ou non. Pour le moment, le sujet n'est pas à l'ordre du jour. Nous préférons nous concentrer sur le reste de notre parcours, car nous avons l'objectif d'enchaîner d'autres suc- cès afin de terminer le championnat avec un écart plus important sur le dau- phin.”