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Contrainte Effective Sol

Contrainte Effective Sol

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calcul contrainte effective des sols
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AUCE 1172 – Mécanique des sols et des roches

2007-2008

Correctif – Séance 3 : Notion de contrainte dans le sol
1. Considérez un terrain composé de trois couches de sol comme suit : 5 m de sable limoneux caractérisé par un poids spécifique des grains de 26,1 kN/m³ et un indice des vides de 0.59 ; 15 m d’argile caractérisée par un poids volumique sec de 15.9 kN/m³ et une teneur en eau à la saturation de 24 % ; du sable jusqu’à une grande profondeur ayant un poids spécifique de 26,2 kN/m³ et une porosité de 36 %.

On envisage les différents cas suivants : a) tout le terrain est sec (la nappe aquifère est à très grande profondeur) ; b) le terrain est inondé sous 2 m d’eau ; c) tout le terrain est saturé par une nappe aquifère au repos dont le niveau s’établit à la surface du sol ; d) une nappe aquifère captive dont le niveau s’établit à 8 m de profondeur est présente dans la troisième couche ; e) tout le terrain situé sous une nappe libre au repos dont le niveau phréatique s’établit à 2.5 m de profondeur est saturé, il n’y a pas de remontée capillaire ; f) tout le terrain situé sous une nappe libre au repos dont le niveau phréatique s’établit à 2.5 m de profondeur est saturé, il y a une remontée capillaire de 2.5 m. Pour chacun des cas considérés, tracez le diagramme des contraintes totales, effectives et des pressions interstitielles. Donnez les valeurs correspondantes aux profondeurs 2 m, 5 m, 20 m et 25 m. Commençons par déterminer les différents poids volumiques pouvant caractériser les 3couches de sol suivant les cas envisagés.
Couche γs e n γd γsat γ’ wsat 1 26,10 0,590 37,11 16,42 20,06 10,25 22,2 2 26,02 0,637 38,9 15,90 19,72 9,91 24 3 26,20 0,563 36 16,77 20,30 10,49 21,1 Unités [kN/m ] [-] [%] [kN/m3] [kN/m ] [kN/m ] [%]
3 3 3

Pour chaque cas considéré, moyennant que σ(z) = Σ γi . zi (avec z = Σ zi) et σ’ = σ - u, il vient : Profondeur [m] Contraintes [kPa] σ u σ’ σ u σ’ σ u σ’ σ u σ’ Cas 1 32,83 0 32,83 82,08 0 82,08 320,58 0 320,58 404,42 0 404,42 2 59,73 39,24 20,49 119,90 68,67 51,23 415,64 215,82 199,82 517,13 264,87 252,26 3 40,11 19,62 20,49 100,28 49,05 51,23 396,02 196,20 199,82 497,51 245,25 252,26 4 32,83 0 32,83 82,08 0 82,08 320,58 117,72 202,86 422,07 166,77 255,30 5 32,83 0 32,83 91,18 24,53 66,65 386,92 171,68 215,24 488,41 220,73 267,69 6 40,11 -4,91 45,02 100,28 24,53 75,75 396,02 171,68 224,34 497,51 220,73 276,79

2

5

20

25

1

AUCE 1172 – Mécanique des sols et des roches
2.

2007-2008

Une couche de sable de 7 m est saturée par une nappe libre au repos dont le niveau phréatique s’établit à 0.6 m de profondeur. La remontée capillaire est d’environ 1.6 m. a) b) Que valent les contraintes totales, effectives et les pressions interstitielles à 0.6 m et à 7 m ? Qu’en est-il lorsque la nappe descend de 1 m en période d’étiage ?

N’ayant aucune information sur les poids volumiques, prenons les valeurs caractéristiques pour les sables :

γs = 26 kN /m3 ; γd = 16 kN/m3 ; γsat = 20 kN/m3
A cause de la remontée capillaire, le sable situé au-dessus de la nappe aquifère sera saturé sur 0,6 m initialement et sur 1,6 m durant l’étiage. Initialement, on a : à 0,6 m de profondeur :

σ = z . γarg = 0,6 . 20 = 12 kPa
u=0

σ’ = σ - u = 12 kPa
à 7 m de profondeur :

σ = z . γarg = 7 . 20 = 140 kPa
u = zw . γw = 6,4 .9,81 = 62,78 kPa

σ’ = σ - u = 77,22 kPa
Durant l’étiage, la nappe descend de 1m : à 0,6 m de profondeur :

σ = z . γarg = 0,6 . 20 = 12 kPa
u = -zw . γw = -1 .9,81 = -9,81 kPa

σ’ = σ - u = 21,81 kPa
à 7 m de profondeur :

σ = z . γarg = 7 . 20 = 140 kPa
u = zw . γw = 5,4 .9,81 = 52,97 kPa

σ’ = σ - u = 87,03 kPa
Nous constatons que durant l’étiage, suite à la descente de la nappe, les contraintes effectives à 0,6 m et à 7 m de profondeur ont augmenté : l’une à cause de la succion (pression interstitielle négative par rapport à la pression atmosphérique) dans la zone capillaire et l’autre à cause d’une diminution de la pression interstitielle sans pour autant avoir de diminution de la contrainte totale (sol saturé par remontée capillaire entre la nappe et la surface).

3.

Un terrain est constitué d’une couche de 14 m d’argile recouvrant du sable saturé par une nappe confinée dont le niveau s’établit à 3,5 m de profondeur. Les caractéristiques des sols en présence sont un poids volumique de 17.8 kN/m³ pour l’argile et un poids volumique saturé de 20 kN/m³ pour le sable. On projette de réaliser une fouille de 6 m de profondeur dans l’argile pour y placer des éléments de stockage. a) b) Vérifier ce que valent le contraintes totales, effectives et les pressions interstitielles avant et après exécution de la fouille. A quelle profondeur maximale pourrait-on descendre la fouille sans risquer de phénomène de boulance ?

La boulance se produira si la contrainte effective s’annule, c’est-à-dire si σ’ = σ - u = 0. Le point le plus critique par rapport à ce risque est situé à l’interface entre l’argile et le sable (au-dessus il n’y a pas de pression interstitielle – l’argile n’est pas saturée – et en-dessous, plus on descend, plus la contrainte totale augmente davantage que la pression interstitielle car γsat > γw).

2

AUCE 1172 – Mécanique des sols et des roches
Regardons donc ce qui se passe à 14m de profondeur. avant exécution de la fouille :

2007-2008

σ = z . γarg = 14 . 17,8 = 249,2 kPa
u = -zw . γw = 10,5 .9,81 = 103 kPa

σ’ = σ - u = 146,2 kPa
après exécution de la fouille :

σ = zf . γarg = 8 . 17,8 = 142,4 kPa
u = zw . γw = 10,5 .9,81 = 103 kPa

σ’ = σ - u = 39,4 kPa
Il n’y a donc pas de risque de boulance dans ces conditions. Cherchons la profondeur de fouille maximale, pour laquelle s’ = 0 à l’interface entre l’argile et le sable :

σ’ = σ – u = 0
D’où zf = 5,79 m.

σ = zf . γarg = zf . 17,8 = u = zw . γw = 10,5 . 9,81 = 103 kPa

Dès lors, une fouille sera critique pour la boulance si elle dépasse f = 14 – zf = 8,21 m. Rappelons qu’à cette valeur correspondant à la limite d’équilibre il convient d’ajouter une sécurité (par exemple, de 50 cm à 1m).

4.

Le profil d’un terrain est constitué comme suit : 9 m de sable compact sec de poids volumique sec 16 kN/m³ jusqu’à la nappe phréatique, 1 m de sable compact saturé de poids volumique saturé 19.5 kN/m³, 1 m d’argile consistance saturée, de poids volumique saturé 20 kN/m³, 8.5 m de sable compact saturé de poids volumique saturé 20.2 kN/m³, 1 m de tourbe saturée de poids volumique saturé 14 kN/m³, du sable compact saturé de poids volumique saturé 20.5 kN/m³ jusqu’à grande profondeur.

Les couches situées sous l’argile sont sous l’influence d’une nappe artésienne dont le niveau s’établit à la surface du sol. a) b) Quelle profondeur peut atteindre une fouille sans risque de claquage ? Représentez le diagramme des contraintes verticales totales et effectives et de la pression interstitielle. Qu’en serait-il si la nappe artésienne était rabattue jusqu’à 4 m de profondeur ?

a) Regardons ce qui se passe à 11m de profondeur. avant exécution de la fouille :

σ = γs1 . 9 + γsat2 . 1 + γsat3 . 1 = 183,5 kPa
u = 11 . γw = 107,91 kPa

σ’ = σ - u = 75,59 kPa
après exécution de la fouille jusqu’à x mètres dans la 1 couche: il y aura claquage lorsque σ – u = 0
ère

σ = u, c-a-d

σ = γs1 . ( 9 - x) + γsat2 . 1 + γsat3 . 1 = u = 107,91 kN/m

2

x = 4,72 m
b) Idem mais après rabattement de la nappe : On a alors u = 7 . γw = 68,67 kPa Et on trouve x = 7,18 m

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