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A 104163 2.04 TAT Claude Tatilon TRADUIRE POUR UNE PEDAGOGIE DE LA TRADUCTION Preface de Georges Mounin Frontispice de Peter Kolisnyk Saisie du manuscrit (sur Apple He traitement de texte Gutenberg) Claude Tatilor ssement et préparation de la copic in des épreuves : Alain Baud Ysolde Nott, Michelle Wilson. Conception graphique et maquette : Gerard Williams n : Accurate Typsetting, Markham, ression et brochage : Imprimerie Gagné, Toront Baudot Composit Img Tous droits de traduction, de reproduction et d'adapea reserves pour tous pi Imprime au Canada Depot legal : Bibliotheque na ISBN ; 1-55014-009-4, 1986, GROUPE DE RECHERCHE EN ETUDES FRANCOPHC College Glendon, Universite York avenue Bayview Toronto (Ontario) Canada M4N 3M6 Alain Baudot, Ysolde Nott Laure Baudor ale du Canada, 1* trimestre 1987. GREF) Tout le monde le sat, pendant lmgsemps, la traduction — aw rmoins la lteaine — a &té une sorte de hobby, ton pusse-emps ‘1 tme passion, ou une vocation; de plus, peu considérée. Cock 1a as empéché de grands traducteurs, Cicérom, saint Jérime, Oresme, Exienne Dolet, Joachim du Bella, Luther, ex. de nous laser, sur cet exercice, des reflexions qui sont encore a velne aaujourd' had. Le demier de ces grands dlttantes a sans done éxé Valery Larbaud Le temps des traductions sans obligation ni sanction a dome dbaré des sicles et nous a uals nombre d'écitspleins d'intuiions de fineses, et de décousu, Pais, peu peu, Viste et la philologie sont devenues plus exigeantes dine part; et, d'autve part, les telations entre les langues ont fotionne :¢'a éié le temps de la naissance des écoles de traducteurs et d'interprétes. occupation, Sowvent occasionnelle auparaunt, est devenuc métir, profession, qualification Paradoxalement, pendant la premire moitié du 2 siécle, le développement de ces écoles n'a pas ete accompagné par une activité pedagorique wisble. Ceres, quelques écoles ont publie {ears programmes. Mais la substance des cours semble ete vestee longremps confidengelle. Tout se passat comme s'il fall garder le secret de cet atisanat supérieur, lequel par ailleurs éxait aussi con. sidéré commen ar, dificile atransmette explictement.L'appren tissage de a traduction devait se faire sua le tas, dans la pratiue Ne sumageaient a lépreute que ceux qui se révélaient avotr le don. Longtemps ls résistance lavee des praticins a été nourrie A objections lies ace courant ides, qu vit encore. Tame Bf munications internationales dans la de moitié duu ee ‘contraint les spécialistes, en face seeds youn verses de user Pas Lanes, @ vent saetcuenn dune reflexion théorique Si expression « méthode eran xt de wo ps de trent ans sous a ple de Vinay et Darbelnet, Vexpression « pédagogie dela traduction » n'a i ara peme quince using ns Pe gard on tone encore 119 a Bien dire oes clairsemés, que Claude Tatilon cite, sans ner Etila raison, car sa méthode de traduction prend place duce honneur dans cette premigre génération véritable d'en- ants dela traduction. seren oxevrage ext clit, sans acne prolixité, ni littéraire, ni technique, ni terminologique— etc'est un grand bon point par nos 1 d'nflaion verbale, Ainsi, son recours aux connaissances ee ‘actuelles et les plus sivres est solide mais dis cet: ce n'est pas non plus sa mince éoge. Diautre part, il est cobrement pedagogique, c'est un inai livre d’enseignant baigné dans le concre, fait pour de vrais étudiants. Plast que de longues dssenatons theoriquesabstaites, Vautcur a eu le courage scienti- fae de n’crve que pour ses utlsateurs. De grandes parties dont a logtque est cohérente, des chapitres brefi, sans fiorineres, Et sumtond, partout, des exemples bien choisis. Puis des sommaires linpides ¢ succincts, Enfin des applications, c'est-adire des exer ces en grandeur réelle, qui devraient timer quiconque a choisi de devenir traducteur a part entre. Devant ce petit livre, om pense au conseil de Valery Larbaud, qui disai : » Quand j'achete ten détionnaire de langue erangere, je le porte au relieur, je le fais dbrocher pour qu'il intercale une page blanche, ou deux, entre devs pages imprimées, afin dy ajouter mes notes personnelles, avant de le donner a relier definiivement. » Si j'éuis encore ‘eudlans je feaislemémme sort au manuel de Claude Tatilon.. Sa conclusion merce d'etre signalee. Elle s‘msere dans un ‘ourant jeune, et tes juste: celut de la rehabilitation de Vexer- clce de la version (si homni), pour les étudiamts avancés de langue Gerangere: Je soubaite que les professeurs de langues vivantes Mais Hintensite trowvent des raisons de ren forcer rationnellement une conviction quis ont toujours eue — celle que la version est un exercice enrichssant quand iln’est pas premature. Les pages de Claude Tatilon nous permettent de mesurer ccombien. nous sommes loin de Diderot, qui résumait de la sorte opinion generale sur la traduction jusqu’a la fin de xvi siecle, avec un humour qui n'est plus de mise :« Il n'est pas nécessaire de comprendre une langue per la traduire, puisqu'on tradi seulement pour ceux quine lacomprennent pas. » GeorgesMounin. REMERCIEMENTS Il convient de souligner ic les aides diverses done j'ai pu béenéficier pour |'eaboration du présent man En tout premier lieu, mes dettes intellectuelles. Je me suis naturellement appuyé sur tous les travaux connus de moi qui tn’ont paru importants pour la pedagogic de la traduction ; presque cous fi la bibliographie, Au centre de ces travaux, ceux, essentiels, de Georges Mounin — les cing si ses nombreux autres éerits concemant Ta traduc- tion, la linguistique, la critique poétigue, la sémiole A lui, éminent érudit, dévoue pedagogue, que je dois mon ini- ie, mon gout pour la s confondus. nde p et enseig tiation a la linguistique et, en gr traduction — théorie, pratic Quillen soit trés chaleurew Mone ete aussi tres précieuses les nombreuses suggestions dont mfont gratifié mes collegues Christine Klein-Lataud, Philippe Bourdin et Alain Baudor. A ce dernier, fondateur et directeur du G,R.E.F,, revient encore le mérite de laspect définitif de Vouvrage, dont il a pr beaucoup de patience erde talent. En outte, Traduire doit beaucoup & une généreuse sub: vention du Conseil de recherches en sciences humaines du ‘Canada mes travaux personnels en ont largement profite Enfin, — last but not leas ine de dite comme il est co dlans l'autre langue — le dialogue permanent avec mes ¢tu di ws cours des dix demniéres années, de preciser les vues exposces. « Sans eux le present ouvrage nfaurait pu voir le jour» nest pas, en Voccurrence, une vaine formule : c'est avee eux qu'il s'est fait, c'est & eux, et a leurs, siadressed'abord cadets, qu’ CLT. INTRODUCTION APPRENDRE A TRADUIRE, APPRENDRE LES LANGUES : » et leurs profe fans pelneddes tyro ue pedagogic nouvelle, meme P jections aun tel examen est vrai, Veffort qu’un a Welle, trouveront difficile, se trouve entravé temelle, qui retarde la « Masi est pas moins vial enrilese orange eas eet : qu'il est utopique, lors de I tissage d'une autre langue, d Pie je ce Ueotaeny Seay » de prétendre se passer de tout pprochement avec sa propre langue. De tels approche: ‘ments sont naturels, fréquents et, pour tout dire, inévitables, Alors, Pourquoi ne pas essayer, plutée, de tirer profir de la situation Par ailleurs, Ia traduction est une activité suffisamment diverse pour que, des le seuil de ce livre, quelques distinctions s'imposent. Dans une étude souvent citée, Roman Jakobson, qui exa- mine avec beaucoup de recul le concept de traduction, propose un vaste élargissement du domaine, qu'il divise en trois secteurs : © la traduction intralinguale ou reformulation ; © la traduction interlinguale ou traduction proprement dite; * a traduction intersémiotique ou transmutation’. igus del wate» Ei 1 Roman Jaton, «met inguin de nde cae Inga Arse se pace Pu Ni nese Be eS eb, tbae os de GN Tasences qn, in rete usenet ies I appartion erst, gmp, er ccna long dna Pabbogmmpberécpinse=) Apjrendres ane 3 A evidence, seul le deuxitme secteur, celui de « Ia traduction proprement dite », interesse la présente étude. Cependant, méme ainsi resserrée, Ia notion demeure trop ‘vague cat la pratique impose de nouvelles distinctions = * traduction écrte et traduction orale (ou interpretation), qui sont certes proches parentes mais exigent, par les qualités u‘elles requierent de leurs exécutants, des pedagogies dis- tinctes (comme le suggere le nom de la plupart des écoles professionnelles, dites de traducteurs etd’interpretes) ; ‘© traduction pédagogique et traduction professionnelle (et, au sein de cette demiére, une autre distinction entre traduc- tom pragmatique et traduction artistique). Bien que ces distinctions refletent la réalite, et soient utiles a plus d'un égard, elles n’intéressent que de trés loin notre étude qui se donne pour objet acte de parole de la traduc- tion et Pobserve sous desangles divers * celutde experience humain * celuides structures linguistiques *» celuidustyle. La traduction, par la réflexion approfondie a laquelle elle cconvie et parla prise de conscience a laquelle elle donne lieu, nous semble offtir un poste d'observation privilégié pour Verude du fonctionnement dela communication humaine. Posons alors la question : la traduction, exereice scolaire pemicieux? Beaucoup ont prétendu. Non sans raisons, admettons-le, Nous restons cependant persuadé que cet exer- ice, s'il est «raisonné » et sil arrive & son heure — aux ni- vveaux intermédiaire et avancé d'un enseignement de langue vivante — peut étre bien plus qu'un utile revélateur d'interfe- rences et qu'un commode moyen de controle : il peut étre, surtout, un més effcace instrument acquisition de connais- sances, linguistiques etcultwrells. Ce sont quelques-unes de ces connaissances que nous ‘voulons mettre ici 4 la disposition des apprenants de langue ‘comme a celle des éleves-traducteurs, dans Vidée gu’ wdc ront les uns et les autres les utiliser dans leur pratique scolaire comme on utilise un équiperiene technique, un pew ala maniere d'un joueur de golf qui, tout au long d'un parcours, tine chaque fois de son sac le club qui convient le mieux at coup a cexecuter. “« Les chapitres du livre sont composts : d'une partie expli- cative, terminge par un sommaite, d'exercices dapplication cet de suggestions de lectures (indiquées le plus souvent par ordre d'importance). On trouvera a la fin de Pouvrage un index des noms cités, tun index des principaux termes techniques utiisés, ainsi ‘qu'une bibliogeaphie recapitulane les references pertinentes: audomaine qui sone donnees dans les differents chapitres, En terminant, précisons que si Traduire : pour une péda- ‘gegie dela traduction stadresse en priorite a des éeudiants, ce quill tente de leur apprendre sur Vacte de traduction ne de- vrait pas étte dénué dintérét pour nos collegues, les cox ducteurs professionnels, qui seraient desireux de prendre fraduction pervent surgir aw celui de la comprehension a Mistiques (les reférents linguistes dans la te a qui sont denotées par le texte Pas rare, en effet, qu'un tra outé par Vétrangeté texte a traduire. Il s'q conn it alors, le plus eas, ‘ke aissances techniqi é réalités socioculturelles Dans les deux cas, il aura pour devoir de sinforma; ou, comme Von dit plus couramment dans le le se documenter wes qui lui échappent ou de Hui ne lui sont pas familidxes métier Ce sont ces difficultés.qui sont examinees dans les chapitres II (« Les difficultes socioculturelles Jet UI (w Les connaissances techniques »). Quant au chapitre premier, plus général (« Quiest-ce que tra- duire ? »), il fait d’emblée le point sur la notion cand nale d'information textuelle, qui est le veritable pivot de Pouvrag QU'EST-CE QUE TRADUIRE ? (On peut répondte cette question en termes «rs néraux > traduire, c'est reformuler un teste dans une autre langue, en prensnescinde son conten Fs ueitions viennent alow esprit: au’est-ce, le contenu d'un texte? Er comment peut-on le tout de suite la premiere de ces expression « contents ion referenticlle, du chareurpoete Gilles Vignen ede alert solidanité de Ja feche a double pointe indiquant ici Metroite soli Jeux signifies) A notre tout, proposons autres formulations de_ce Ah, ‘ostdificiled'aimer Aimer c‘esthien dificil Diffciledaimer, hein Aimer Difficile Facile, en revanche, serait la poursuite du jeu de la paraphrase (reformulation d'un énonce dans ervation de son information re amour est toujours compliqué, amour n'est jan simple... Cela produirait de nouvelles variantes qui con: renticlle) langue, avec « tiendraient la méme information reférentiell variant stmantique le meme in- Mais laquelle de ces variantes choisi, si nous avions par ‘exemple traduire la phrase suivante How dificult isto kone a Vinterieur d'un contexte? On admettra sans doute que, toutes variantes égales par ailleurs, Pune dentre elles sera vraisemblablement mieux adaptée au contexte, qu'elle con- iendea micux que les autres au s ton », au « reyistre » du passage dans lequel elle devras'insérer. Ee nous voila amené i ¢largir le contenu d'une dimension contextuelle et stylisique. En effet, si cette notion renvoie toujours (tprioritairement, dans la plupare des cas) au monde de Nexpérience, elle ne se limite jamais ala seule représenta- tion de ce monde. Bien au contraire, Tout texte présente un ‘contenu dontT'information est hautement diversifiée' 1. Leterme infomation est employ ici a ven courant de «conten seta eta acl ‘sede sacnaente As eck ge Cette information textuele dversifiee, nous Vanalysons ci ddessousen quatre types distincts 1, Linformation référentielle (ou information concer int le monde extérieurdénoté) foujours existant, ce type d'information est predominant dans la quasi-totalité des textes, textes littéraires compris, = Chargés de sens par le péché des sidcles ”, écrivait judi cicusement Gustave Lanson, les mots ne se vident pas si facilement qu’on croit de toute notion intelligible. Les mots sont des signes d'idées, des outils intellectuels; depuis leurs plus loineaines origines, parlés ou écrts, sonores ou visibles ils signifient. [On] ne peut pas les vider (..] de la pensée humaine quis'y est depuis tant de si¢cles incorporee’. » “est cette information que, dans la terminologie des fonctions du langage, les linguistes designent par : fonction representative (Buhler, Troubetzkoy), fonctions référentielle, cognitive, dénotative (Jakobson), fonction informative (Niday’ 2, L'information pragmatique (ou information concer- nant le discours du texte) Il s‘agit cette fois d'une information — toujours inscrite dans les textes eux-mémes — relevant de leur utilisation pratique et des relations inter-personnelles intéressant auteurs ct lecteurs, ainsi que leurs différents personages’. _.cngtaasatietaeh suena tae gat ae «ba Rea res as enaepe ree eh ty aie a end ant le type du texte ee Ean nin mmercial formation pragmatiq Cette premiére i P Tchewiond ex - referents denotes : neutralite ou engagement? A stique parle de propos de cette demizre question, la lin fonction expressive (Buhler, Troubetzkoy, Jakobson, Nida), fonction emotive (Jakobson), fonctions identificatrices We oa 6) Linformation inc ive dirigée verses lecteurs Ce sont, cette fois, les multiples reactions que le texte cherche a produite sur ses lecteurs. Fonction appellative (Gabler, Troubetckoy), fonction conative Jakobson), fone- tions impérative et émotive (Nida), fonction incitative ebou!, fonctions impressives (Leon) : ici encore, les ét quettes folsonnent. N.B, Ces efiecs ou » appels» du texte sed finalité en ce qu'ils sone variés et disséminé: dernier istinguent de sa ors que cette est generalisée et commande sa stratégie d’ensemble, 4) Vinformation situationnelle concernant la distance sociale (entre auteur et ses lecteurs, entre les différents personage) miveaux de langue ou de lan, hie Bae ' ee usage. Il est habituel, a partir d'un sre non maraue pris pour reference, de dénombree phi- | ee urs autres registres, erages de part et d'autre de la referer ‘eux de I's affectation » et de la » mondanité », ceux de la amiliarite »et de '« intimité tre soigné REGISTRE COURANT 3. L'information dialectale (ou information concernant la languedu texte) En traversant l'espace, le temps et les communautes qui les utilisent, les structures d'une langue se chargent d’un sur croit de sens, de nuances semantiques qui viennent s‘ajouter a leurs signifiés (Iexicaux ou g mmaticaux). C'est ainsi qu'un texte peut aussi communiquer a ses lecteurs une information supplémentaire — diachronique, géographique, sociocultu relle—concemant la langue qu'il utilise «@) information diachronique. Il existe des structures archaiques, comme « sucrées par age» (derechef, nonobstant, faire florés, fais ce que voudras), que les textes emploient de maniére uniforme lorsqu' ils appartiennent a un état ancien, ou de maniére con- trastive lorsqu’ils en tirent, par opposition avec le contexte, des effets d'anachronisme. De meme, il existe des structures neologiques, susceptibles elles aussi effets stylistiques.. aoreperi plies, aun sehr emis essere age banal uel cet pale jae ates ee a a rete Tis avon aneees tar earioete otleetres eo el bul poeeig ris / pleurs, onde / flots, nuies / nuces, 1s lexicales, celles de ll f patrouillotisme, cr¢¢ par Rimbaud le mots-valises en vogue aujourd'hui), L'information stylistique (ou information concer nant Mécrituredu texte) lernicr type d'information, sans doute le plus delicae a emer, trouve son origine dans des effets spéciaw proxhults pa Vecriture du texte. Cette demiére, ainsi quc ces effets, son! definir avec soln. Ils seront examinés en detail aux chapitre Vee VIL Reste la question initialement posée de la conservation le l'information rextuelle. Ce sont tous les chapitres suivants qui lenvisagent et qui proposent des solutions, en particulier le VILL", qui craite du prineipe d equivalence in fommationnell APPLICATIONS cervicesde paraphrase . tulienne de sujets parlantsy la Dan ne ace vous Putilisons aus gorane t aan de ro POPES CMONCES Ue Pour Fe oe ee eye de ceux prosenant de nos interlocti ta reconmabsncs Sacco & reconmaltre que la Gaga oe raphraxage manifeste la maiteise de 1a langue» Ci 3 a ntratraductionnelle « commune ‘ibeee ce etal comsacre avelques exeteices. En. vole Gquelques-unsde possibles voces faire trouver (puis commenter) plusieurs: phrases ntique. Par exemple, lui ‘exprimant un mem + venir = corti I viendra,c‘est certain Crest cettain, va vent. Certain, iva vent. 1) Faire inventer des titres de journaux annongant tel évenement sensationnel, Par exemple, « le refus de l'Union dle participer aux Jeux olympiques de Los Angeles » ©) Proposer plusieurs variantes pour un passage «neutralise» en contexte. Par exemple, le passage mis entre crochets ci-dessous, Premier volume d'une serie sur le cinéma américain, ee lite courte la période des années cinquante *{qui etre decisive dans "histoire du cinema americain et indiquer la fin de la grande période hollywoodlienne). Ml se présente sous ta forme d'un dictionnalre ‘Moposantdesanalysesdeailees.. Francs Ciihetine Fuchs, La Pewphrase, Pars, Presses universiates France, ol Linguscique nouvelle, 1982, p. 93. yu a ete decisive dans histoire de ce cinema et manque et a marque le terine de la grande aventure holly ch compte tenu des destinataires, ogrant le mieux au context Ju gente et du registre du texte. 4) Proposer plusieurs traductions dun texte court, puis faire évaluer les variantes en fonction du contexte. Par exemple Old Wave, Thank Goodness! 1.1] Its guardians of the French language, the old, cautious Im tals ofthe Academie frangaise are sl souly comping the ninth ed the Great Dictionary [J Pour le titre, on pourraitavoir Ancienne vague, Dieu merci Vive les vieilleslunes/bathes /notx! Les ville... "honneur. Beni soit le bon vieux temps, (Voir l'article de Robert Jeantet Fields cité plus loin dans nos Suggestions de lectures.) 2. Exercicesd’analyse de l'information textuelle 4) Linformation pragmatique. Soit!"énoneé : Moi, je fais on medie! qui est le texte d'une affiche présentant la photographie d'un chien de belle race, placardée dans plusicurs grandes villes de France (ot les exeréments canins sont une source importante de pollution). 1 On fee te texte presente en effet trois in on leners) escdeus ellipses, fae (ma erotte) nae “th ge ie faire relever des indices Mefent joni, quand je te bi Oudanstellechanson célebre de Georges Brassens ome un slg, Mon opain le chene, Mon air eo ee de R poeme extrait des Amour de i ms (Amour de ‘Amows de Mari Sonnet pou Asse, Snes pur Helene, Amour ders), texte abl at AberMaie Schmit, prface et notes de Franyoise Joukovsky, Pay Gama Poste 9: ane Teskona Tout exercice de trad type d’analyse, qui constitue ture Pun texte de depart (v estdita ce propos), 9, Georges Brasens, Auge El museales57, 1973p. 8, flan oir plus bas, au chapivre IX, ce qui 8 de men arbre, dans Paémes et Chansons, — —_ SUGGESTIONS DE LECTURES os métalinguistique spontanée des Lie nua de Robert Jeancet Fields, « Un rosour & ta raduction comme moyen d’erude », dans la French Review de février 1983, vol. 56, n°3,p. 456-459, # Les études concemant les fonctions du lan; présentent un intérét certain pour analyse du contenu in- formationnel. Quelques titres importants: Karl Buhler, Spracheheorie (Stuttgart, Gustav Fisher Verlag, 1965. {le 1934); Frederic Frangois,« Le langage et ses fonctions », dans Le Langage (volume publié sous la direction d’André Martinet, Paris, Gallimard, coll, Encyclopédie de la Pl 1968), p. 319; Roman Jakobson, « Linguistique et poetiqu Exsats de linguistique générale (vraduit de Nicolas Ruwee, Paris, P-209-248; Pierre R. Vanglais et préface par Ed. de Minuit, coll. Points, 1963), Leon, Essais de phonostylisique (Montréal / Paris / Bruxelles, Didier, 1971); id., « Modales et fonctions pour Vanalyse de lenonciation », Le francais dans le monde, 145, maijuin 1971, p. 54-59, 69, jeorges Mounin, «Les fonctions du langage », Word,” vol 23, n= 12-3, avn- acttdéc. 1967, p, 396-413 Means Communicating: A So ‘ation », dans Linguistics and Anthropology (Georgetown Washington, BAU), Gacepccown Unvenny Pres 1977), P. 213-229; Nicolas 8, Troubetzkoy, Principes de Phonologie . (traduit de Vallemand par J. Cantineau, Paris, Klincksiek, 1949) * Excellente mise au point sur une discipline encore ma définie, le livre de Frangoise Armengaud, La Pragmatique (Paris, Presses universitaires de France, coll. Que sais-je !, 1985). LES DIFFICULTES SOCIOCULTURELLES arbre, aux fruit mmestibles et appréciés des gens du pays, et ieee Je rendre en lengua the heir of all things (Pheri putes le trains tes pls gama alen et tex lat choses) par God gave all things to him ( a toutes #toranges da a pen rte pete Het les chose Crile mire lone stare 2 Le res train des beaurarts et les tenes lit i Comms ede ot das claire: « Le fait que nous designions par les mémes mots avare ct usurier, un personnage de Pl angue d'un peuple chez & Eptte ax Hebreux, te (il siecle av. J 2), Du, dans de Moliere, de Bi cst b.] digne d'intérée : ces deux merce Te tan ee texte qut évergue Te termes, dans la mesure 04 ils attirent notre attention sur les a notion d'heritage (ent un peuple qu, come Les cearactéres ¢ ux tHois personages, now ' a de Cumann) Potete notion? Eugene: Nida Aapercevoir (sauf a travers un long commentaire philolo- Lengua du Parana ae rele figuier par un autre sique) les differences profondes entre ces trois personages, du propose avec bon sens de re dele eodeere pope point de vue psychologique, économique et sociologique’. » sii dane «it z 7 3) Tout texte faisant état de particularités sociologiques. ts Le fant das i kell populates Ceux, par exemple, qui mentionnent les « sous-cultutes » con. in ane apne ante etn temporaines : celles des teddy boys, des mods et des rockers, des wile Tocco» eux commun punks et des skinheads, Doit-on traduire ici? Le peuton ? ete, fegume dont arsine 4) Les textes publicitaires, profondement enracinés dans copectuvement renervces aux Bebra le social et le pragmatique, sont, eux aussi, remplis d'em. AER Fie Goyette: deagees. de bape ae eee ie ) aches socioculturelles. A preuve cette anecdote: il y a charge le moe p : aie Fecole ne prenl pas quelques années, nous avions a rendre en anglais, dans un irs et ne enreprise labore séminaire consacré a la traduction 5 b C'est vachement bon! Aprés bien des tatonnements, tm bles, Epon, £8 [Age tome, cl Syd, 79) ht cat acento! As de ren, rig, Jeanine Morse evpige citenent rug Bue nouvelles eadctions Udder delicious! (uttery absolument, tout & fait; udder, n. : pis, mamelle), qui recut ‘aussitot 'assentiment de tous, anglophones et francophones «du groupe. Quelques semaines plus tard, 'enthousiasme etait retombé : nousavions da déchanter devant les réactions défa- far fc 2) Levoluciom de a a 2 ‘sur la nécessité de disposer de t Soieclent cnpchcrables (ol) Le popes dans di oe i i a sseiemen ha ie Fm tn fcr om seadie rec tagalan a Eee Tamia Pol HO aut Sa eee ee ee {cope Wa ec tus ee errant anaes ok os a's bac foe ommunautaire, non concurrent, Gt os vie reset beaucoup ‘Fequipes de recherche scientfigue dans beaucoup sures domaines.» ‘les mentale, LAr, 72, sorables de la plapare des anelopbones 2° na w avions fait admirer notre OU" | Ager linguist ew ragoua certes un bon ga ee ~ du fait ¢ culture ang sait sur les lecteur syrum ae € . ‘ der pour qe ea enon aromatase Ye gate a eo gan. Fonesion esentilem sree P Jnerale proc ae, dans Feu rca boner pede de Te may +e Une banque cana ane Por lance une afiche ivitant les Canadiens Senne angle val nee une afiche nota es anaes celles representa 4 detangue,aecla devise Paso bet Wing Or a role ouvrant routes les portes, La clef du equi nartangeait rien etraducteur avait eral la devise litéralement par passeport pour une vie leure; Vaffiche aurait, pour le coup, été micux a sa pla qInns un salon moruaire "cette institution typiquement san nine aul tanepoxe en soie Bonbon rose [i] les dra better living. Or, la meta Paper der cle ‘nos Pompes funébres. La solution la plus Ca ne ic Taipeaion ve Vimage del lef en fealagane le desin du camet par une main oUvFaNE 4h coffrefort, la clef du succes*.» J Oren Duchclac non om lleues'< On pei faussi] que la nourriture offre de nombreux exemples de differences culeurelles, [.] pain et bread n'ont ni le méme aspect ni fa meme importance dans l’alimentation des pays considers. I n’en reste pas moins que dans beaucoup de situations ils sont équivalents et ne peuvent que se traduire Vun par l'autre. Cette verité élementaire une fois recon- 6 Jem? Vinay, «La traution uae» dans Le Lng Gos Ia ci Ane Main) Par, Calman cle Bio eb Fea Bp Berar. des differences significatives qui se manifestent dans la I langue. Le pain anglo-saxon ressemble beaucoup @ notre pain de mie. I n'aurait jamais donne issance a expression casser la crotite, et le crouton, eau souvent preferé des Francais, n'existe pas. Ce qui le c'est 'entame ou la demite tranche (ehe end piece), qui est souvent considérée comme un mauvais more n'est pas rare qu’on la jette, De plus, parce que ce pain est put de la mie, le mot mie (crumb) ne s'opposant plus a croate, tend a disparaitre du vocabulaire usuel : a mie, cst le pain etnon une partie du pain’. » Mentionnons encore, dans le domaine alin coupe des viancles, qui n’est pas la meme en France et en ‘Amérique du Nord : le Tbone steak, le sirloin et le New York niont pas de correspondants francais, ni inversement longlet, Ventrecéte et la pice ronde. Les bons morceau d'une volaille sont aussi désignés différemment; la ot! les Nord Anéricains distinguent deux morceaux, white meat et dark reat, les Francais, et les Canadiens frangais, en distinguent uatre, ale et le blanc (white meat) d'une part; la euisse t le Pilon (dark meat), d'autre part. Un consommateur bilingue ne serait évidemment pas embarrassé pour commander un steak ou du poulet dans Vune ou laurre langue; un. traducteur Pourrait'étre devant un menu a traduire De méme, si nous imaginons une bande dessinée nord- américaine qui ferait usage d'une pomme pour exprimer sym- boliquement le signife « rentrée scolaire », mettant en scene, par exemple, une fillette en train d'offrir une belle pomme rouge asa maitrese, il ne serait pas possible d’utiliser le dessin tel quel a destination d'un public européen. Une modifica- ton s'imposerait — un bouquet de fleurs au lieu de la pomme ou une date quelque part — pour signifier clairement le mo- mentde année. w3 il tate, lade- J: Jean Dabelnes,« Smamtique et civiliaion», Le fangs das mond 28 in re rmaien ac ocioculturel + [a "ane . * vee clr tbs solutior river, (Cette is le double asration mags dang edo coe de a . Fe de vitamins vera ow Cara’ 7 puis que a serie de Flintstone ; du cote du frar SU popelate.4. le eas ee a viuwines S svendues, ont perdu leur géniale adapta- wr ane le vigoureux Gaulois sur I'étiquette acon re doublée en frangais, et télevision canadienne question, tot tion ; Fred a suppl ) a st la seconde attitude — opter pour la Seu ant ee = Oo a rat culture original et, a aide d'emprunts et serine, chercher a produire un effet d'exotisme, C'est la ‘ose imposee au traducteur frangais, Raymond ole qui est impose froid commence ainsi Le village de Holcomb est situé sur les hautes plaines & ble de Youest du Kansas, une région solitaire que les autres habitants da Kansas appellen« li-bas «. A quelque soixantedix miles. et mon soirantedix milles ni cent kilometres} a Vest de la frontiene du Colorado, la région a une atmosphére qui est plutor Far West que Midale West avec son dur ciel bleu t son air d'une pureté de désere. Le patlerlocal estherissé d'un accent de laplaine, un nasillementde cow-hoy, et nombreux sont les hommes qui portent d’éroits pantae Jonsde pionnier, de grands chapeaux de feute et des bottes&tbouts pointuset talons haut reed oy ec Dateien, op taal, ce dans i Truman arto de Vinay, 9 Teena Capes, De sne fol, edit de shaals pot Karuna Oia Pu Canon col RAG IDC Quelques Clatter, bott de epouse bourbon vade méme pour Mrs, wages plus bas, un la root beet « ui ne fume pas Kt non ‘et fume des « Pall Mail Et so ! onnellement du fecnon M~] Clutter it voisine des Premiers SOMMAIRE © Les réalites socioculturelles dun e humaine sve matrlie,intlecnae tistique, politique, morale, spi tabinae en ls geontiecr bins salangue. * De fort nombreux traits socioculcurels, Propres a un peuple ou & une époque, n'existent pos our d'autres peuples ou d'autres époques et nicer Pour eux, aucune existence hi APPLICATIONS Jecompa" scultore iat expression eritable - sulieres € une fe ns te ann a o P re ‘honneur : hee Pune Hes offre ha narice, & laws = s'empl la méme de a fat ar vie de garson mpoie pour a farce ras cette XPS une sortie SG Te i gne, non 5 ironic . i doe me oe cel ‘entre eux quid ttre hommes, enonncur de elu d'enes 69 1 re ous dew Mmemple, des. slogans publica quion fera TEA. led’n Taschaud ? The glace (Canada), ea conwulter Male dumalyse de cutie prathes ic KeckeserP. Sarmiento Besangon piers ete a re Rana Sous (Londres | New Vodk, Methuetiy 1. i, dans Tran Aol Sta Beh ps cin we Sn Be Webinar to bl ah sean oe more aye comene ag Some da rots oman ds Encl scales urns , ¢, le communiqué de presse qui se trouve ci res (p. 31-32), et dont on fera soigneusement noter, pus ex ur logiquement, les divergences de contenu et de Ou encore, cette note judicieuse qu’Arrab ‘ention de son épouse, traductrice de la rangais : Pigue-nique en campagne) : « Luce TIPICO FRANCES DE L AMPC écrit a Vin PicrNic (titre PON UN PLATO LOS QUE SE TOMAN CUANDO SE VA AL Luce traduisit alors le passage en cause (« He hecho wna tortilla de patatas que tanto te gusta, unos bocadillos de damon, vino tinto, ensalada'y pasteles») par: « Du saucisson, des weufs durs, eu aimes tellement ca, « Faire faire des translations analogues & propos de certains sspects socioculturels bien choisis (objets symboliques — Xmas cake / baiche de No&l —, fetes, dates historiques...). On Pourra s'inspirer des remarques suivantes de Jean Darbelnet He walked three blocks east. Un Américain sait tout de suite due le pigton s'est deplacé d'environ 400 metres, parce que, hhabieue au damier des vlles de son. pays, il a Phabitude de meauret la distance en blocks, En effet le block n'est pas seulement un Pate de maisons rectangulaire ; il ajoute a Vuniformite de la forme celle des dimensions, au moins pour ille donnée, et peut servir d'unité de distance. De plus, contrairement & ce qui se fait en Europe, les Américains sorientent a l'aide des points cardinaux aussi bien dans une ville qu’en pleine campagne. Notre rive droite sersit une tive nord dans une ville américaine, et Jao, 8 la gare Windsor de Montréal, on parle de Vextrémité sud du grand hall (the south soem a Beh te oh aducti ene descripc® bls, en veut Ele pectves: the st golf ball. All the he infinite heavens 1B. Jean Darbelnes,« Sémantiqueet civilisation » ar. cit. 16, 14. ©. Henry, Sindy Busnes, New York, Doubleday, Page & Co. 1920.p.103, Bs oi et RESS R ELEASE ‘ septs Printer or typesetter cnch style aid a Ftench copy. you pechaps ae eee har French style and English style do nor ot same mules. A short g actly the The guide, Basi Differ from Rud cise, and Rides for Typesetting in French: Where They for English, isa ten-page booklet. Cleat, con mie ss Kt makes no claim to be anything mone work Re $488e8s. Editors and trandators,or inyore orks in both cfficial languages and needs this Land of ommation (writers of word-processing programme, others) wil find the guide a considerable nner |e is published by GREF francophones), Glendon, By (Groupe de recherche en exudes College. York Univers 'ayview Avenue, Toronto, Ontario, Canada M4N 3146. Zhe authors of the Guide are Alain Baudot, Founder and Director of GREF and Profesor of Humanities and Rew Literature at Glendon College, and Thérdse Lice and editor at TVOntario's French Information: ‘authors have always, in thet respective profess the use of modern and “natural” French, In their opin, ‘ypeeraphic conventions ae an essential part of any languses and should therefore he taken into account by profemiontis in thefield. —SSSee ee copywriter Services. Boch ions, promoted (P3122 -yorrcidesnsp. 29) seve aie bien pubicr emf V veka mec ce gente de questions (programmateuts de Je rexte, par exernpe) Il est publie par fe recherche en etuxles francophones), lege Glendon de "Universite Yor avenue Bay. view, Toronto (Ontario) Canaca MAN 3MB6. Les auteurs: Alsin Baudot, fondateur et directeur du GREE & titulate e'humanites et de littérature francaise au College Glendon, et Thérise Lior, edactrice réviseure au Service de Vinformation de TV-Ontario. Tous dew, pat leurs travaux respectifs, ont toujours encourage utilisation d'un frangais vivant, authentique et de qualité, Pour eux, clest défigurer une langue que de ne pas appliquer lestégles typographiques qui lu sone propres, SUGGESTIONS DE LECTURES de problemes soci assnett-McGuire, Transla New York, Methuen, New Accents Series, 1980 elnet, « Sémantique et civilisation +, Le nde, n’ 8, juin 1971, p. 15-19. ert Galisson, + Pour un dictionnaire des mots d Le fran dans le monde, n° 188, ‘Claude Margot, Traduire sans trahir : la théorie de som application aux textes bibliques, Lausanne, sme, coll. Symbol onges Mounin, Les Problémes théoriques de la traduc- », Paris, Gallimard, 1963. © Id, «Les ues et les mentalités », L’Arc, nv (ouméro consacré A Georges Duby),s.d. ,p. 52-62 © Eugene A. Nida, « Linguistics and Ethnology in Trans lation Problems », Word,n’2, 1945,p. 194-208. © Id., « Difficulties in T nslating Hebrews 1 into Souther Lengua », p. 71:78 de Language Structure and Trans lation (Stanford {Californie}, Stanford University Press, 1975), Tres précieux recueil de douze articles écrits entre 1958 1974, comportant aussi, établies par Anwar S. Dil, une biographique de trois pages et une bibliog cde 162 tires phie riche * Jean-Paul Vinay, « La traduction humaine », dans Le Langage (sous la direction d’André Martinet), Paris, Galli- ard, coll. Bibliotheque de la Pléiade, 1968, p. 729757, * Id. ct Jean Darbelner, Stplistique comparce du francais et de Vanglais, méthode de traduction, Paris / Montréal, Didier / Beauchemin, 1971. LES CONNAISSANCES TECHNIQUES DOCUMENTER — prend de tra- [4] le titre d'un article que je viens de lire dans le journal frangais Le Matin, daté du 31 juillet 1979 : L'Egypte déctine invitation de Washington. Pour mettre celut qui me lic dans la ovs renvoyons tout de me aux deux premiers eines des de lectures propestesd afin de ce chapite ES SYSTEMES LINGL PROBLEMES AU NIVEAU (QUES mois AU PLUS MA cousinE est grande effort individuel pour échapper tes puissante qu'entraine Lacquisi- 1 SON idiot De Langage dans ume communauté panti- IS (HERS| LEXIQUE ET SEMANTIQUE Va plaisamment rnombrewses lacunes dans les ies socioculturelles (wir et d’Amérique du Nord (repas se APPLICATIONS Is Larecherche d'excmplespersonne es sur lesquels on travail lexical Moltable & loisit) celles qui ne Ile fournssent de mombreax ee Faire relever avec soin cexemples Gear un cal Sin pasar, celle particulan particula eagutoncfaicerbushet Par exemple — teau + Pequivatence semble évidente, 1) Knife et cout 1) Rf et rea a Négummes est umn peleren anglais les Pa oe elecrgue sont es caters. Et le leather aye de seller, le hacking hoife du plombier sont des tranchets, en fransais ST OMRADES arms, hry FEVER, to WORK miracles FRERES d'armes, RHUME des foins, FAIRE des miracl +) A raduire, une expression hyperbolique comme = “They vegetal of work on atthe moment Plusicurs possibilités se presentent Hsoneun travail boulot fou /monstre Iissone écrasés/noyés/ submerges de travail, Hsontdu travail pardessus la tete ITsont une montagne /tonne /un million de choses faire, parm lesquelles il faut choisir, en fonction du contexte, celle {qui para la meilleure. Mais ensuite, ne pas jeter le paradigme fu panier avec les feuilles de brouillon. Le faire engranger dans le repertoire. I resservira Erfaire faiela méme recherche en langue de départ : They havea bt of workto do. ‘They'reupto their eyesin work 4) Les idiotismes sont souvent deélicats a traduire : to through the nose for sthg. ne signifie pas simplement | gach. a un prix exorbitant ; "image, express lent frangais serail : colter les yeux de ta téte. Er inieus st une resemblance, non recherches, ee ee Lieu images utilisées (nose et yeux, ou couteaus, oe von tre 4 couteau ids avec gga, bea dagen so) Mas que le deca lariat ea ‘est, la, bien souven 6n ge esata comme a une bouée de sauverage —, une telle icceralite peut eae ort tnd pe ecaeee oute soc, au niveaa de ne, ee a expression traduite : forme, que Vauthentiité de ‘Tomakeno bones about... Ne pa y aller par quatre chemins, He takes the caket ‘lutte pompont Thatwas aclose shave, etait moinsune. You dbeter hep your nose clean. SUGGESTIONS DE LECTURES e partie, intitulée «fond est ict la roisitme partic, ies ba ecru de ee des Problems théorique dela rade Se 1963), ot auteur nin (Paris, Gallimard, 1963), ti de Georges Monn Mex chaptres e117 pages, de la trite de ma pace de Fa techerche des unites seman- rons, A mediter. A lire aussi avec profit ie Il ie Vexperience humaine », de ta Sonne er CauieGemain al Preses untversitairesde France, coll. Le Linguiste, 1981). « Jean Delisle, dans L’Analyse du dscows comme méthode de taductum (Oxtava, Ed. de "Universite d'Ortawa, coll, Cahiers de traluctologie, r® 2, 1980), aborde avee une grande “larté» Liexegése lexicale « (p. F112) et propose un exercice, {p. 149.158) qui « a pour but d’habituer 'apprenti-traducteur a {tower par la telexion et Vanalyse contextuelle le sens de mots difficile ainterpréter »(tels les termes a contenu vague, tea tés haute fréquence = : approach, control, design, patter, policy process). A pratique +A pratiquer aussi, dans Stylstique comparée du cet de Vanglais, de JearvPaul Vinay et Jean Darbelnet, et dans: les Cahiers d'exercces correspondants, « Les procédés niques de la traduction » (introduction, p. 46-55) et «| lexique »(chapitre premier, p. 58-90). Pour une étude fondle des procédés, lire surtout Jean-Paul Vinay, « La tr tion humaine ». Les travaux d’Eugene Nida abondent en exemp) tiquesillustrant que « chaque langue possede sa propre tion de mots, tout comme chaque nation posside sa ‘monnaie [..] En kaka, langue du Cameroun, iln'ex ‘mot pour designer I'inceste, mais les gens savent qu’est un inceste, et il leur arrive souvent d'en. pas pout le locuteur kaka,» Woade >. 14 er Ss pea Language Structure and Translation, Stanford University Pres, 1975, traduits par nous.) MORPHOSYNTAXE’ Le chapitre precedent a montré que les unites lexicales fournissent la partie I plus riche du contenu d'un enonce, Mats cette constaration ne doit pas dssimuler cet autre fai, senéralement moins bien perg : les sinactares grmmancales, «ve sme aussi duces de sens, soncindispensabls ala senifcron des énomoes n’esc sans doute pas inutiled insister dessus. Une sequence comme *tuer homme taurcau, qui re- présente le degre zero de grammaticalité, nla pas encore de sens’. Pour qu'elle en aequigre un et devienne un énoncé veritable renvoyant a une situation extidingustigue pré- “Se chapite a ete sige panied ance de Chistine Klein Laut Cat Ton a rele fe 9, 370379) sous tee Latraluction des acres gama eae» 1A eepeen on inure ete ence Ree eke La ‘nin de sigficarion grant selon Beas dans som rage En dc lmgusnigue general, tradat de Tangle et place par Nicos Rae (acs Ea Minuit call Pins, 1963) p. 17206, $a benéficiaireallocutaire gramamaticale Jute Uo cise, a faut gue seat ante home Leraurean vient de ter ut Unhommeva tere aurea 1. Linformation grammaticale La sémantique grammaticale Dans chaque langue ler struc granary Fred fants. Mot venir avec toi, un domaine oa Ge ynis Few apne (ay) Yor oe que propose un Laven’ Rew stl ihn “We've m te Ardennes coum a. Cam yar see antag aed of us? 1 cant gag told me. Neahing mone * La traduction de ces marques andy one mention Baga daring une equivalence, cesteadireen I ast bik bi, Lanion correspondante et langue ‘ae ageéer expression. ‘Scenes Your), Ucuvre apparait profonement denaturée par Padopeion Fane syntaxe courante hyo dL aura fallw trouver, dans fa Inne cFarivee, des transgressions éqaivalentes celle de la Innye de depant | >. Louis fendi bn 11 4d, présentée, etablie ‘ee pat Henri Godard, Paris, Gallia col pili tn aB 4. Joury othe En of Nigh raat ca fag (Murdeville) Jes pays 1. Exercices d’identification ints, seront congus de 1 partir de textes courts et trés marques stylis: rnnonces publicitaires, communiqués de prese mnmerciales, modes d nploi, notices, petites an- recettes de cuisine, titres de journaux, ae ¢ technique (plomberie) 1 les = Instructions pour l’échange de la cartouche & monocommande des mitigeursX + + exemple, une not Demontage de la cartouche cermer les arrives d'eau chaude et foie. Mettre le levier de commande en position d'ouverture (ves ¥ Dev tsscr Pcctou B avec Ia cle n° 7465 ot dégager fa cartouche: A em tirant versTe haut Je d'une pince & ong bec tutes les pices se ‘eoov ane au fond du comps H, soit disque D, platine F et douiles de centrageG. (Ne pas les reutlisee) Dans ce texte 08 tout, présentation et réaction, est mis wuservice de la elarte, nombreuses sont les marques caracéri- ant le style rédactionnel La typographie, d’abord (numérotation et alingas ncttent en relief Yordre dans lequel doivent se dérouler les iperations de demontag 5, Poa analyse ses manges teatulles on lira avec ptt Vouvrge A. Scplue Mitrand? Seuations d nt (Pats, CLE tcemattonal call, Doe ‘ue des Langa Gerangeren 1979) ait que, dans le we 38 de Lanse f Tes trou aticles mentionnés chapres dans tes Suppetlans de lei sts syllabes, a rimes croises (Ie Pash: ("62 stoped) plats is reprises, caractéritiques de I des contes roses (v. 1 €¢ 9) ls/ Qui ( der10), yu renwoient & un schéma, co parl‘emplot deine Miues et par a courtes, collane parfaite: Y me, texte liminaite dun live sie clicks wa deco ae Sete Tromiemeexemple,cetteannonce pullictaire: X's mew HAIR CARE sams with tuo mew, haw cam thrive on, Nese: Glan bat Hatha shines and suns Q lookinghair c Jans laquelle on retrouve dewx traits da tion publicitare = ~ le vocabulaire Laudatif (now, ee dynam, ieee, da, ead mses Serenda lamouiedeay xi Dans ce poeme, s'tmposent a l'attention les marques cone la versification, tres simple + trois quatrains en ven vue dominant des styles technique _. al 1 conventionnelle, mais ce arbitraite et pon plus dune manier xemple 10 ~ erpentsqui sifflent sur vos tétes? (Racine) ple alliteration de la siflance ssuggere lesifflemene, oS rnttal du vers.) Exemple I Maistoue dort, et Varmée, et les vents,et Neptune, (Racine) 4 sn de sommeil est ict bien traduite formellement eee gaileec eitiquec unehrosas (33.54) Exemple 12 Jecrisdessignes, des riens, petitement, menu, men, ules Renard) (Liidée de petitesse, deja fortement exprimée pat les mots, et encore suggérée par la fragmentation de la phrase.) Exemple 13 Leflor vient, s'enfuit,s'apprache, Erbondit comme la cloche Dans le clocher, Puis tombe, et bondit encore, Lavague immense et sonore Bat le ochet. (Victor! (Le mouvement de la strophe — coupes nomby fir notre etude, « Le symbole verbal: pte conve Uetnire 2 dans Eahat 1s Usage] Dhar Contre éducatif et culturel, 1976), p. 63-14. nemesplsngus 95 ance reguliere de metres différents — semby martelementdes vagues.) >) Deuxieme effet :agrandissement smantique, Contrairement & ec qui se passe dans la communication courante, ou les énoncés tendent & la clané referenuiste Ueifer d'agrandissemenc sémantique releve d'une utilasrigs culire de la langue, qui favorise, volte cultive, Nanbn p Epaississement du sens, le imiter Le xuite et les connotations en vue d'un souvent jugé poétique. Exemple If Marcel Proust, jouant en artiste des symesthies, oppose en un double réseau connotatif « le grelot Profus et criard qui rosa, qut étourdisait au passage de son bruit ferruginena, inearissable et glace [..] » ala clochette au « doublertintement tumide, ovale et doré », Exemple 15: Dans la premiere scene de La guerre de Troie n'aura pas lieu, Jean Giraudoux confond Hector et le Destin en une méme métaphore — celle d’un tigre — qui donne lieu, en fin de scéne, a.une adroite ambigul CASSANDRE, Et il monte sans brut les escalles du palais 11 Pousse duumufle les portes... Le voll... Le voll. LAVoIxD HECTOR, Andromaque! ANDROMAQUE. Tu mens ! est Hector! (CASSANDRE, Qui t’aditautte chose! Exemple 16 : Dans un de ses refrains, Aragon Vallegresse a des images: . as permanente du gente rama sfaitsde style radu ves style I~, anei que l'image finale la pens me Feces nts cde ste la seat sera la | Je la dennaere phrase (style 2), onenee Poe a Syn cbapatre precedent «ell va Pour ce qui est du registre, recherche et familier la fos, pee lng raves Ae pi sv equels'exprime le narrateut, tt appuyersarson pest tm de ceuncexte de de re de wr geviendait& produire une fame note, ea btu anal dicteur des memes irlongde Poeuvte ¢ «FR tre con propos: prenons Fes quatre premiers He shwed pot ceo Sunday Nine BB... le ee Manne Hotel aaenesaist ee aa paragraphs de ve 189. lefeuhere almost 15 years agonows, and we'llcerainly never gbac. Ticonvient en effet de garder auton toute sa gravite He arnwed at ener home ome Saturday in November 189. | sull say “our home’ even though the house no longer felons tows. It wil som be fifteen years since we left the area, and. Je continue a die le pays depuis bien ‘Nou habitions les batiments duu Cot Agathe, Mon pete, ve Jappelais M Suurel comme les autres vs le Cours superieur, 08 V'or prepara le yen. Ma mére faisait la petite i cua 4 age tesa a inv ressac, elle est erés habilement portée par une belle superieur de Sainte: dleves,v dirgeat la f trever dinstituteut, et fe Cours mo clase Tine longue malion rouge, avec cing ports vitres, sous des Structure de soulignement du sens dune par, une vig vignes verges, a Textremite du bourg; une cour immense avec Teuse mise en relief frappe le demier mot, ventures, wértable Jrenocer bance, qui ouvrat en avant sur le village par un grand point d'orgue de la page et motelé, sll en est, du romans — eva sur ke eGte nord [a route ot Jonnait une petite gle et qu ‘autee part, le mouvement de la queue de ; menait vers la gare, & trois kilometres; au sud et par derrigre, des |] nos aventures), grace a son rythme binaire | Champ, desjandins et des prés gui rejoignaient es faubourgs.tehest ‘om ct asa suspension (comme des Je plan sommaire de cette demeure os'écourent les jours ls plus convaineante le vaet-vient dela mer. (A tourmentés et les plus chers de ma vie ~ demeute d'ot partrent et cde Hugo cité antérieurement, ex. 5.) Com ‘ob revinent se briser, comme des vagues sur un rocher désert, nos de style, avec son symbolisme et sa. ventures directement traduisible, en anglais Si nous avions a traduire ce passage a la tonalite si deli pourraitdonner : catement nostalgique, en plus des nombreuses précisions referentelles qui ont leur importance pou la suite du réit, il faudrait aussi rendre avec précision le registre soigné du Ou faucea-efl pie cette langue, étoffer le rejet? ona, hiro, Le Grd Meaney, Par, Em Pal Fee de i. qe Peurétre meme devratony renoncer tout afait ! chbol and fle wr adeenties, like waves upen «deserted Autraducteurde decider, Enroute lucidite ne faut evidemment pas se eacher que Vinformation, fique est souvent delicate a apprecier, en particulier lonqu’on aaffaire ads constructions qui produisent des effets de nature esthétique. Quon se tappelle la discussion spé- ccieuse de 'abbe Bremond, le champion de ka» poésie pure ma proposdus verstalisman Ex es fruits passeront la promesse des leus, dont la musicalité aurait été annihilée, selon lui, si Malherbe avait écrt« les promesses +! Delicate a apprécier, aussi, information stylistiquey lorsque les fits de style sont producteurs de plusieurs effet simultanes,tels les jeux de mots qui engendrent a la fois un. effet ludique, par leur signification humoristique, et un effet de soulignement du sens, par leur érrangeté formelle. Ces le cas de ce vers de Georges Brassens : ‘Crestlaface cachée dela lune de miel avec son télescopage lexical ; ou de ce slogan publicitaite « AZZARO [eoude toilette} Pour les hommes qui aiment les femmes qui aiment les hommes! avee sa ltanie syntaxique jou encore de ce tres céldbre slogan lectoral : ———Lenewmsines 9 Je style ne SOnt pas tous intraduisibles, Aina, e FBrassens peuttresbien se rendrepar ; a 10s che dark sie ofthe honeymoon, (Dunk pewsble en ang, oti ontexlenet yee » hidden, a cause de sa valeur sybolique supplement slogan du candidat Dwight Eisenhower pose laa) a probleme beaucoup plus épineux... De plus, i nest pas rare, comme nous venons de Te constateravee dark st que I traduction des faits de style conduise & d's heureux accidents de lnyage «pour teens ho contests unt de Pal Valery. En voict un. autre exemple, Tradute en anglais le poere de Paul Eluard, Aireif Jatregarde devant mot Dans afoul jet’ vue Parmilesblésje i vue ‘Sous un arbre je t'ai vue! nous améne, tout naturellement, a rendre le s vue, qui designe la ferme aimee, sijet et destin dupoeme, par lsauyon = Vieid Air Hooked ahecdof me In checrowd saw you Among the wheat saw yeu “Nehaee yom Langlais désigne alors Vétre place sous laceent de la rime, dorigine se sert d'un promot qui trouve etre tres affaibli, Paul Eluand, Pal ard Ae SOMMAIRE | are, des effets speciaux de nature eshétique, ludique etsémantique | ® La traduction destaits de style consiste 4 trou | ver, dans le texte d'arrivee, des arrangements formels 7 mation stylistique analogue estachre proxhucteursdes mémes effets) stylistique prend évidermment les formes ja, commne en enone le cheapeee enment cites. Mais cela ne veut pas dre uel fat syle ve toujours d'une mécanique verbale compliguée. Cons. ons le montage, génial mats cependantf edEli Mandel none a Feast Political Speech first he first place to begin wth secondly, | inthe second place, lay «gam, alto, the nex paceomce more mene, Jurthermore,ikewise, bese, ses, forxample, forimstance, another rmenntcee 5 ce de la recete de ohne, an deme Se mons sur crepacade; dive jeu deeaga 9 " some le anise serantiquerent 3 Vinterieut des soph, ies chawniéres Ligue. constituent le mast leg cal du poeme sont testoupees suivant le sens (trope | feacsirest Jawement »; stophe 1+ - adtion», « comperaieon ss feeb prope} s oppoiin e — Le fat de style x saisisant: d'un cite, Vénonct exp = ce ds tice es Yorpnintion exphicne ds Yeas eel — Ses discur le bablabla de mets simplement enumes, La ign eee freation ronique du potme est evdente:edscourpolcue eres, in Gennecretio rae 7 de sens. Quelle verve, mart les apparences pour stigmatie jeoreiyaelaal cette boule verbale qui degoulne s souvent sur le entog ee ‘olontaite de plus un fier politicien' Ex en méme wae decent sole pst een (Rescmanenationpurlesa fait subir la parolee dscours politique! - — ease youl gue tae wie each Je yu demi 1 Analyse des fits de style ‘On sensiilisera aux nuances stylistiques en faisant releverecanalyserun grand nombre de fats de style, Par exemple, ceux — producteurs effets humoristiques —destroistentescieessous Ledébutetlafin Aupeticjout rat apetiteaube, a microaube puisc‘est esol bien plat sursatartine ‘ini parseaer one hat avec le lane Je ages cet lafarine desfumees dela nit tle soit meat, latoute petite tty a crys. . Le Chen a wash, TN Gaenms, 4 making, marquée par li catastrophe qu ne pousait plus tardet, Prman pensa a ce, leur mpect dans 4s mcandres details, leurs fibres, leurs vervures, le vetrucs et les crayuelutesde leur écorce, et pus soudain — i uffie de nt sans bruit en cendes incolte Ou encore, on pourra faire analyser les faits de style du poeme de Jacques Prevert, Le Jardin, producteurs cette fol, dieffets estheriques (n amment architecturaux), ainsi que sémantiques(de soulignement et d'intensification) LeJardin Desmulliers t des millicr années Ne sauraientsufire Pourdite Lapetite seconde d'eternité Ourum'asembrasse Ou Fase ‘Un matin dansta lumiere del Aupare Montsouris a P APatis Surlacerre La terre qui est un ast CCertains faits de style s'imposent A V'attention — opposition Des milliers et des milliers d’années / La petite seconde, qui culmine dans oxymoron La petite se- conded’étemnité; — le porallelisme tu m’as embrassé // je ai embras- s6e, dont la réciprocité exprime avec force la plénitude de Vamour 8. Vladimir Volkoif, Le Montage, Pais / Lausenne, Julliand / L'Age home, 1982p. 216 ae oq (99 pd" vert, Paras, reimpe, Paris, Gallimard, ol lio, 185. Vugrandissement spatial vertigineux de la fin du poeme (pore Montsouris.. Pais. a terre ‘un astre) mouvement netic A retrecissement temporel du debut ( Pannces... petite seconde) 1 place de choix qu'occupe, au centre du pod point de contact des dew veritable épicentred Me eta ‘mouvements antagonistes, le motion poétique, 2. Traduction des faitsde style (On pourra aussi faire traduire les faits de style préalable ment analyses. ours politique premier verement, en premier leu, pour commence, deun- t, en dernier lieu, finalement, de nouveau, ensuite de plus.en outre une fois encore, «qui pluses, de méme, pareillement.. (Le titte souleve unique probleme de traduction + Premier urs politique est aussi possible, mais nous semble moins cn convenit,) Lesfilms KODAK : is font toujours bonne impression. (Use KODAK film. See what develops ‘ ROISSY RAIL. Allee bomerain prendreVavion, ‘Ro1ssr RAIL. Iesaplanetrain, Gettheconnection! {Ces traductions adaptées conservent I dedepare® 3. ‘Traductions commentées On pourra encore faite 10, Bara rastneo Hane BBD aT Vane ou plusieurs de ses traductions. Prenons pour exemple le passage suivant, tité du premier chapitre de Candie, de Voleaire Elle rencontra Candie en teverant au chateau, et rougie 1 d'une voix entrecounée, et Candide bu parlasans savoir ce qu'il sat. Le lendemain, apres te diner, comme on sortait de table, Cur nde et Candide se trou le laissa tomber son mow- choit, Candide le ramassa; ele lu prt innocemment la mains verent dertiere un paravent ; Cuné jeune homme basa innocemment la main de la jeune demoisile vivacite, une sensibilité, une grice toute particule; leur ammnerent, leurs yon Scene tressautante, comme sortie d'un film muet. Leffet est produit surtout par les faits de style suivants. ze étendu de la parataxe —le refus de cohésion, visible dans les nombreusesrépei- tions, en particulier dans celles des prénoms — les nombreuses symétries, du genre : Cunégonde fait cect, Candide fait cela —le hachage de la ponctuation Leeffet humoristique de tressautement (fortement évoute tour aprés la scene épicée entre le D’ Pangloss et la petite ‘chambrigre) atteint son paroxysme dans la demiere phrase ct tée, o8 l'on retrouve, pour mettre forrement en valeur le con. tenu erotique, la parataxe et la symettie, elles-memes struc: turalement renforcees par le volume phonique et la richesse des quatre mots-rimes ; se rencontrérent, s'enflammérent, tremblerent, ségarérent, ‘Voici trois traductions du passage : 1) On her way back she happened to meet the young man; ‘blushed, he blushed also; she wished him a good morning i a tome, he returned the sate, without knowing what he said. The «as they were rising ftom dinner, Cunegund aid Candide sipped avenssyheges _W os dropped her handkerchief the young ma picked cnk bold nef . MT aa of is hand, and he as nnoceny hse he smth sors, race ~ al very para, el en fuck; ther knees trembled; ther hands snayed her waty home she met Candide, and blushed. Conde whl tw Her voice was choked with emodim ashe ree hin and Canale pote her vthintknowing what he said. The flung dy a they were leaving the dinner tbl, Cunégonde and Candide happened a screen. Cunéronde dropped her handlerchief and Candide clei, She ite tnocenty tok his hand, hea nmucendy kisi hes with singular grace and ardour. Their ips mat, theres Jlshe, her konces trembled, and her hands woud not hepsi 1s) On her way back t the ease she met Candide and bashed; Candle als blushed. She bade him gpodanaring mn heating wie, Came replied without knowing what he was say. Next day, sehen they lf the able ite dinner, Cunegonde and Candide fund thersehes fend ascreen; Camegonde dropped he handkerchief, Candide pel it up, she mmocenty held his hands the young men innocently kid the jeune lady's hand with remarkable viva, tendemess and pace, thir lips met, thei ees sparkled, their knees trembled, the hands wanderel. Voici une quatritme traduction da passage ite par une ctudiante, Anita Dignan, apres le commentaire en classe des uois précedentes meet behind \v) Returning tothe castle, she met Candie, ‘ushed also; she bade him good day in a broken replied, wnmindul of his words, The wer leaving the table, Cunegonde and « portion; Cunégonde dropped her ON S-O-—™— smaun’s handwith an sin grace: the ip SUGGESTIONS DE LECTURES Fed, ea eed tex loves weed hes Wade des references données avauux de tylitique seraient dette dang cr ch Genet, Jakobson, Leech, Léon, Molino Me nia, et de bien d'autres auteun, Noun s traitant di style dans Vopeios de En conclusion: toujours buen analyser ls fits de syle, quitte a devour, de temps a autre, declarer forfait de ampossible (?) traduction. La » quadrature du style elle aussi. Quel tradueteur pourratil se vanter de n Rifiaterre, Tod Riflaterre ae iendrons a quel traduction, jamais rencontrée sur son chemin? Mais ne pas rendre lee farmes trop vite. Car, méme devant un text quecelut-cr Merdrigal Endedicrase Dans mon cwuren ta presence Fleurissent des harengs sau Cestton absence, + Collage sul wacom pone. Pas, Gallina, 1, Cathe onze pate C an Ap Jc Institut de literature generale etcomparte, Universite, Sail (Seebonne ouvelle}, 8-40 décembre 1972.) * Jacques Flamand, Ecrive et traduire: sur la woie dela crea tion, Ottawa, Ed. du Vermillon, 1983. (Notamment le cha. pitte ll :+ Dela traduction littéraie »,p. 115426.) * Anne Hébert et Frank Scott, Dialoguesuar a traduction : 4 propos: du Tombesn ded Be Montréal, Ed. HMH, coll. Sur parole, 1970 ‘* Georges Mounin, Les Belles Infideles, Paris, Cahiers du Sud, 1955. * Id., Linguistique et Traduction, Bruxelles, Dessare et jon n'est pas inevitable. Voici, en effet, ce qu’a su éeudiante, Janice Huber lived Mardaga, 1976. (En particulier la ‘troisi¢me partie: «La esa troduction lieteaire nh etauel * Eugene A. Nida, «Traduecion y My heart when n yur resence ic ee Ties ft emons tr Traductores), Santiago, My heh by yourabsence, Chile, 1981, p.25-31. * Octavio Pas, « Traduction traduit de francaise, n° 224, And when you appear, part. QUATRIEME PARTIE CONSIDERATIONS METHODOLOGIQUES ee a —__———— Tout au long des chapitres précédents s'est im posee Lidée que la traduction est un acte de com. munication, que traduire, c'est opérer — d'un texte de départ a 1m texte d'arrivée — une some de trang. easement de l'information aw profit d'un nowveay public, qui ne peut y avoir acces directement, Le processus peut se schématiser ainsi, en style « BD » : go-between, comme dit opportunément l'anglais. Passeur d'idées d'une langue @ l'autre, d’un monde Vautre, il a pour mission de révéler une info inaccessible, Tache delicate, a l’épreuve d’une do exigence : suivre un texte a la trace, obéir aux idées d'un autre, pour transmettre ensuite idées — dans la forme la plus intelligible mais ‘minimum d'altération — a des lecteurs qui l dent. Le traducteuer, donc, au service de son, Entre les deux spheres, le traducteur, véritable — Les dewx demiers chapitres de Vou viend alors: nente et a la présenter sous uns But, Your Honowr, Lain'tneverdone nothing to nobody, mohow! Son contenu central, réferentiel, est une protestation (But), {qui peut se reformuler ainsi: | am not guilty! Son contenu stylstique est plus complexe: il temoigne d’une certaine poli- tesse de circonstance (Vadresse : Your Honour) et d'une forte charge expressive (le ton : celui de la protestation outrée), On. vance parfois la formule : EXPRESSIVITE + GRAMMA- TICALITE = 1, ce qui signifie que ces deux notions sonten rapport inverse, lune s’accroissant lorsque Vautre décroit. Grace a cette formule, ilest possible de se faire une idée de la force expressive de la protestation qui présente une suite, assez inhabituelle, de cing negations (ain't... never... nothing... nobody... nohow) et connote un registre familier (on aura aussi remarqué la forme contractée ain't). Ce « eri du cccur » sera Leal sted ig Ee, joe dpe en acon Le contend ensemble de bance psycho 2) Contenu référentiel * protestatind innecence * poltese YourHome "nated )Contenu stylistique * formulation vigour: te quinuple | coy lacoste “phone seatpe ty teravion dela cersonne na dktomappmtatiay imaginer— débicpréipi, scene L © registre familier: la s deviant. norme,laformecontractée ae: Pour la traduction frangaise, nous Mais, Voete Honea, semaviel Cot énoneé, dont la force expressive allure differente (le cliché, Vabsenc pronom de souligrement mot la sextuple allitération des m), t 4 notre avis, une équivalence inf s'y retrouvent les quatre Lexercice releve tion. Mais, & Voccasion, comme technique de tr drait perplexe un ér i 1x 1 2, Lachaine sémantiqi ) Premiére étape. | Lieieccice porte cite To rub finanga longubgl Extraction de tos es fragment, | Began ic outs du pumerathe on dela peg): Conta Vse-Onartvealon au extactom fgg ad atten ment au précédent, qui peut etre occasionnellement utilise 1) « medhealine y par le professionnel, celui, aser long & exécuter, est & réserver a usage pédugegique. Son but: attirer attention de Teieaday TTappeenane sure = cisau du texte » — les Hens qui, de loin en Clinique Join, cousent les phrases ensemble, les fils semantiques qui les skin care system: . parcourentetlesunissent oneal Soit annonce publictaire suivante oe aday cachmoringandnghe Clinique the skincare system women believe in clair bec works ssumser Ginique's dermavlogists worked tout this way. 100% fagrance fie 3 produets, 3 steps, 3 minutes, each morning and night ii) «facilitéd’emplot » (Clean with Clinique’ great soap. 34343 Clear away with a clarifier for your skin type. 3 minutes Replenish with moisturizer ‘cach morningand night That's. Thatsal dean... clear away. replenish For shin that us gets beter and beter looking Thats. Thats Bier doyofsewrbe, tit) « efficacite » All Clinique produets ave | ce free inique fragrance fre =e La lecture attentive de ce texte suggére lexistence de work plusieurs chaines séman tiques formées autour des « idées » de : 3 dae —«medicalite »; great: —«facilité d'utilisation » 5 nla —«eficacite UU convient maintenant de découvrir comment chacune de ces idees se modele au fil du texte. Pour y parvenif, cis - Leroi Aden 5 On se rend compte ici que ce sont tous les types de fructures gui sont susceptibles de participer & l'élabora- eh Ne empire pa ainsi, mon garg nis aussi des structures grammaticales (par exemple, {1 cebarbude Kervasceme Mimperanf clean, clear awa) ae — ainsi que des structures rhétoriques (par exemple, ae iencgees Venumération 3 products, 3 steps, 3 minutes connotant Ia a onderiewcreemscun! « facilite j At scéne est facile a situer; la sépique gui fi ii) Lidentification sémantique } prononcée parla inset eons ‘On précisera si le fragment signifie dénotativement, d'une ae nove tne maniere directe, ou connotatiwment, d'une maniere détour: Tene oe reception donnée chez eux. Des ante wurde el art ae née, suggestive. Par exemple, pour l'idée de « médicali ‘Cliniqueddenote |'univers médical twice a day connote Vordon nance du médecin. Pour l'idée de « facilite d'emploi », les énumérations connotent des opérations rapides, effectuees ao 4) « reprimande « sans difficulee Nevenpif ¢) Ainsi de suite, jusqu’a la troisiéme étape, qui consiste ~inee cen letablissement d'un tableau rendant compte des chaines Uncen sémantiques du texte. Par exemple, pour la chaine « facilité pai demploi » : ee Z ii) « gourmandlise » Chaine textuelle Formes _Significations cempitie 34343 thétorique connote I's aisanee » ‘ 3minices lexique connote las rapidité » eachmorningand —lexique——_ connote ’« habitude » night clean. clear sgrammaiceet connote! alsance vet away...replenish __shétorique In rapidite » thar‘. all lexique denotes aisance ret A partir de cette traduction, ilest possible, sion le trouve souhaitable, d’établit un second tableau, symetrique du pre- rmiet, qui mettra en rapport les fragments correspondants des deux textes, On voit alors tout 'intésee que représente pour operation de traduction un rapprochement de ce genre moyen terme ene le texte de départ et le texte d'arrivee, le \ettra successivement une meilleure double tableau pe se du premier et une év ‘aux points forts de leur éeriture. Le tableau offre, en outre, za uation précise du second, quant Vavantage théorique de ne pas séparer les significations exa- mingesde leur réalisati 3. Lafiche de conversion Il s'agit simplement ici de récapituler les caractéristiques du texte de ie, information qu'il sera facile de consulter lors de ta production du texte darrivee, Pour le bulletin météorologique du chapitre précédent, par exemple (voir ci-dessus p. 118-119), la fiche de conversion pourra se présenter ainsi Identification pragmatique. Balletin météotologique de « situation générale »émis par une station centrale etdestine des stations locales, Information pertinente, * Information référentielle. Sont & traduire avec precision ‘toutes les données techniques relatives aux phéncménes atmosphé- rues mentionnés (stim, recitation, snow, rain, snowfall, rin), & leur localisation dans le temps (at forecast time, during the next two «days, before nen, later in the day, overnight, tonight ndom Wednesday), leur localisation dans Vespace (centered over Virginia, nantheastward, over extreme southwestem Nowa Scotia, L vives) lige & leur évoution mice ea i np Wednesda) hea anc endo NB. Lialternance will / should ¢ « certitude +/+ prokabllas PIM ici oppostion * Information stylistique. Redaction sepoulles + precision lexicale, simplices cobjectf, exempt de toute émotivite technique, écrcure ymcaKique; tom neuer, SUGGESTIONS DE LECTURES © Jean Delisle, L’Analyse du discours comme méthode de traduction, Ottawa, Ed. de l'Université d'Ottawa, coll Cahiers de traductologie, n° 2, 1980 (avec son Livre du 7) lamand, Ecriwe et maduire : su la wnie de la Ed, du Vermilion, 1983. 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Mais traduire Juquel il convient d'exiger trois naturellement » en langue nrmation contenue da eat aussi produire un texte d autres qualites : qu'il soit rendu pas la trad dlarrivee Quill «ne sente pa nent), qu'il soit pariaitement integré a la culture d’arrivée et {i'l parvienne, par une adroite manipulation de l’écriture, & donner lide stylistiques de: Ces prineipes wené crabs, ils ont été dis- ceutés rout au long de Fouvrage, et doivent etre observes, Mais Tombre un aspect de l'acte de traduction, ge 9 (dans « L'information pragmatique ») et sur lequel nous voudrions maintenant revenit. Les textes possedent des caractéristiques pragmatiques (oppartenance a un domaine et & un genre, finalité) qui font {que chacun deux, agissant dans un sens determing, constitue tun discours orienté — argumentatif, didactique, dramatique, idéologique, mythique, poétique, polemique, politique'... — imposant ses contraintes au traducteur comme aux lecteurs.. ‘La traduction litteraire, par exemple, surtout préoccupée de ne pas trahir lestherique des ceuvres a traduire, semble privilegier la qualice du rendu en langue darrivée ; quant a la traduction poetique, plus particuliére, elle + est peut-tre a Pecriture ce que l'interpretation est a la musique! », Alors que lus juste de Voriginalité et des inventions auteur traduit jux sont bien fis laissent da 1 ecu tg fe to ahi ane tae de exe soit satiate, Tagucle set dela plus grande lite pout Tee fn rahution” Gn ti ace ret «On Text Clawufcation» de Mathias Eimter 215-250 de Dncrumt and Enerature, public seus (a dection de TeanAsNon Dik Amen Pale, ohn Benjamin Padang "2. Pieere Lexet, « Lienfer de part et d'autre », international (af Leno 1585, EU aires compas (ud vomions fonghes de L'Enjer de Dante. Voir aussi « Un poeme et cing traductions » de eer Mex gui «four teat de drt cour pure FUmbere ‘i ” Brukelles, Dessart et Mardaga, 1976, p. Tous or! —lewmipesderatisin.. 11 \a traduction philosophique, différemment orientée, opte ment méme de la qualité de la langue. Le probleme est simple + contrairement ala poésie ou au roman, le texte philo- sophique ne cherche pas a produire des effets sensibles et motifs, mais! intelligibiité d’un langage technique. {J Lin- telligibilite commande en effet la fidélité la plus poussee a la nuance du sens des notions, ce qui trés souvent contraine & contrarier les habitudes de (la langue d’arrivée), par néologie, proliferation de termes, et rant pis pour la lisibilite? A instar du texte philosophique et a 'opposé du texte lireeraire, le texte juridique — done, aussi sa traduction — evite comme la peste le flou sémantique et consent, semble- ul, a.n'importe quelle lourdeur, pourvu que soit évitée toute ambiguité, toujours trés onéreuse dans ce domaine. Proches en cela du texte juridique, le texte technique et le texte scientifique. Etainside suite... « Ledoublage est fone- tion des mille servitudes du cinéma autant que des lignes du texte original’, ++ Le doubleur est tenu de composer un {texte darrivée] qui sonne juste, qui soit parfaitement naturel, et qui “colle” néanmoins aux levres de l'étranger sans cesse visibles et asa mimique’. » La traduction de la littérature enfantine n'échappe pas & la rele elle presente, elle aussi, «des exigences trés particu- Lieres, que I’on peut assimiler dans une certaine mesure a celles veau s'y ajoute en general du fait de len carafe, que sais-je encore. Mais l'image montre, d'une part desautos et, del autre, un magnifique pot de marmelade*. » oreune traducteus se ie 'affaire comme i peut Voituresen marmelade Yfaime mieux la marmelade decoings Etdepommesd'api?! TL n’y a done pas une traduction unique mais plusieurs types de traduction, imposant chacun des impératifs spéct- fiques. On ne traduit pas de la méme fagon un roman, un poeme, un écrit philosophique, un ouvrage technique ou scientifique, un film, un livre d'enfants, une « BD»... Pour chaque type de traduction, une strategie est a definir, qui guidera le traducteur dans ses choix et Vaidera a demeurer fidéle au vrai discoursdu texte Mais une stratégie s'oppose a toutes les autres : celle de la traduction pédagogique. Pour celle-ci, en effet, le texte dFartivée cess d’étre une fin en so, et le traducteur un profes: sionnel au service d’une clientéle. Seule compte désormais Vactivite de traduction —non son resultat — et cette activité trouve place naturellement dans la panoplie scolaire des exer- cies de langue, préparés en vue de l’amélioration linguistique de l'apprenant. Quelques réflexions, pour finir, sur cette utili- sation particuliére des techniques de traduction, Ces dlemieres lignes sont dabord destinées aux collegues asd langues vivantes qui auront bien youlu nous ite i. Elles se veulent avant tout une rehabilitation 6H, Conmen: fede? op. 0.54 Td Galatea 95.9, a Leswgedematcton. 59 rnuancte des dives exercices de traduction da langue. Inowsasemble re cla, toutes, qv'ansade nay un enseignement de langue vivant lbjee pie db etre assure, chez 'sprenang, lautonomie dagen linguistique de lalnguea Métude, de manier lui poner sven eee 1977, 267 p. 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CARVALHO, Vera : 85 (n. 10), 89, 157, 158. CARY, Edmond «151 (9. 4), 157, CEUNE (Louis Ferdinand DESTOUCHES, dit Loul-Fentinand) 79, 80 (n. 3), 158, i CICERON (Marcus Tullius Cicero) : be DANTE (Durante) ALIGHIER!: 150 (n. 2). DARDELNET, Jean + x, 24, 25 (n. 7), 26 (n. 8), 29, 30 (n. 13), 36 (x. 1), 53, 54, 58, 70 etn. 9,71 (n. 11), 73, 78,79) 159, 165. ® DELISLE, Jean : 40, 58, 70, 71 (n. 10), 72 (n. 13), 134 (¢ (etn. 7), 138 (een. 9), 148, 157,159, DIDEROT, Denis = xi. FARCE Le jes 109, 134 (ern Bet), ic, Fran renee. France pucis,cmber Inderdesnoms _ 160 ___indadonons_1 gored ae 136 (et n. 6), 137 (ern 8), ), 148, 159. nots: 18 1. 1c 14 (9.7), 18, 160 160 ops Robert £220.79 18, 160. "Spares Andre Joseph Mariede = 121 , Gerard: 109. ean, Claude :58, 120-8) F a Raven GinAUOOUN Jean 95. HOOARD, Hert 80(0.3) 158. . on FIESCHER, Jacueine 790-7 160. 72 (n. 14 et 15), 73, HenenT, Anne : 67 es ae ‘Henny, ©. #30 (etn. 14), = atte JA. : 138, 148, 160. HORGUELIN, Paul ae Huns, Janice 08, 20_adune 7.109 THRnRI Marne :40 120%. 123 tn, rane Lit, GeotreyN, 109 ‘ raerine Mo LAMUAVRE, Chiles Ohivier «15 9.3), 16 mn tan LION, Phere R10, 18,19, 1 one Lisa, Pee 150492), 61 amet ow, These: 32.187, 6 vee LIrre Pap :107¢0 19165, Lun, Moria is, joc Plata) £2. | 99, 104 er 1.9), 168 wiv. Ri Racine Jean 194 REBOUTL Clee MOCULLAND, Denise 1160, es 94. i RENAN sls 86 (12), 89, 163 MACDONALD, A. 72 (n,15) uCHAUDIAL mes. 4 MAILLOM, Jean 89,1. mmc MALIIERBE,Frangowde +98, lt RMBALD, Anbu aah MALLARME, Stephane O(n, 1), RONsAnb, Prrrede 11 (6), MALRAUX, Andie :72(n, 15), Ruwer, Nicolas: 2 (0. 1,18, 61 (1) 73,10. MANDEL, Eli: 101 (etn, 4), 16 sana, Umberto 150 (0:2) MAnOor, Jean-Claude :22(n. 3) 33,162, oe ane MARKS, John H.P. 804), 159, Sn to rene DARD 92 Lads MARTIN, Arie: 18, 33.43 (03,63 (0.9), 73,116 etn. 2 LP Seton? :28(0 10), 164163. (em.Fet5), 1,160, 162,165. SA lew Pul TEC Moma, Sophie 83(0. 5), 8,162, Bis ~grammaticale: 62,63,66,71, 150, 7 Sugnifit Giruationnel): 11,49, 51 52 — lexicale : 45,49, 53. on wl 16, 21-33, 42, 47,68. — pragmatique : 9, 13, 15,50, 51,77, 150. ies de y 99 —roecentelle: 78,9, 13,50, 119,146, sei, 15.15. 77, 83, 84,86, 91, 96, 97.98. 99, — situationnelle 10. M05, 106, 108, 109, 19, 128, = fey S woctseakioclle 1,120 Faitde— 191 105. —stylistique : 12, 15,50, 51, 96,98, 100, 119, 147 = textuelle «9, 12, 15,50, 122 Lextme : 46,48, 50,51, 52,54, ; Lexique (lexical lexicalise) 11,27,4549, 61,63, 68, CHAPITRE V : Morphosyntaxe Sommaire ° 70 Appleations 1 a PROISIEME PARTIE : Problémesau niveau du style... 75 ‘ONTISPICE : Trandatin,dewin de Peer KOUSNvK EVIsLe ti + = PETRE VI: Lesconventions styitiques 7 ' PREFACE, par Georges Moun cuarney 2 } Fae ENS ase cis yhiccre . j Kepbeations sss Singstions de eeures (CHAPITRE VIL: Les inventions stylistiques ssaeies SL Sommaire sae agate Applications «- Suggestions de lectures QUATRIEME PARTIE : Considérations (CHAPITRE VIII : La pertinence communicative et le reincgevlll Sommaice .. Applications ‘Suggestions de lectures, “ONUOLO] D QUsDH auauudul,) ap sassa.q sa] Ans aqas-a8ura-aunnb quao frau rue tauiaas amyazura ay MAG PIO Uastoy\ apioy suns sarod ns guuuquir,p 2aayo0 19 (ouruc) wpyrN P pamury Sumasadty amimooy 40d TI Sdt02 Kpnory sasgioviv2 ua asodwoo 919 D ‘YAU mp suompy env oaygnd “« aury ‘a4uurg ‘dAmppe Ly » woNd2}}09 V} ap Un O4gUNU a] qupiiod ‘aSp.ano 19d)