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Supplément Économie RELATIONS ÉCONOMIQUES ALGÉRO-FRANÇAISES Encore loin du partenariat stratégique P.7 à 10 LE

Supplément Économie

RELATIONS ÉCONOMIQUES ALGÉRO-FRANÇAISES

Encore loin du partenariat stratégique P.7 à 10

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

LES 4 RÉSEAUX SÉVISSAIENT ENTRE LE MAROC, L’ALGÉRIE, LA LIBYE ET L’EUROPE

Saisie de 17 milliards de résine de cannabis P.11

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7203 DIMANCHE 10 AVRIL 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

IL A DÉCIDÉ DE NE RENDRE COMPTE QU’AU CHEF DE L’ÉTAT Bouchouareb, un justiciable pas
IL A DÉCIDÉ DE NE RENDRE
COMPTE QU’AU CHEF DE L’ÉTAT
Bouchouareb,
un justiciable
pas comme
les autres ?
AFFAIRE BOUCHOUAREB
Hanoune : “La justice
doit se prononcer”
ALORS QUE LA THÉORIE DU COMPLOT
S’INVITE DANS LE SCANDALE PANAMA
PAPERS
Au commencement,
était la fraude fiscale
P.2/3
Louiza Ammi Archives/Liberté
la fraude fiscale P.2/3 Louiza Ammi Archives/Liberté ALORS QUE LE CNAPEST ET LE CLA MENACENT D’ADOPTER

ALORS QUE LE CNAPEST ET LE CLA MENACENT D’ADOPTER DES ACTIONS

Yahia Archives/Liberté
Yahia Archives/Liberté

La ministre dépêche ses conseillers à Boudouaou P.6

La ministre dépêche ses conseillers à Boudouaou P.6 IL A ANIMÉ HIER UNE CONFÉRENCE-DÉBAT À SIDI

IL A ANIMÉ HIER UNE CONFÉRENCE-DÉBAT À SIDI AÏCH

Ali Yahia Abdenour appelle à l'unité des rangs en Kabylie P.4

Abdenour appelle à l'unité des rangs en Kabylie P.4 IL AURAIT SUCCOMBÉ À SES BLESSURES DANS

IL AURAIT SUCCOMBÉ À SES BLESSURES DANS UNE EMBUSCADE

Iyad Ag Ghali serait-il mort ?

P.15

MOHAMED AÏSSA L’A AFFIRMÉ HIER À TIZI OUZOU “Les zaouïas sont libres d’honorer celui qu’elles
MOHAMED AÏSSA L’A
AFFIRMÉ HIER À TIZI OUZOU
“Les zaouïas
sont libres
d’honorer
celui qu’elles
souhaitent”
P.4

RÉSULTATS DU TROISIÈME FORUM DE PARTENARIAT ALGÉRO-FRANÇAIS

Dix accords seront signés aujourd’hui

P.3

LIGUE DES CHAMPIONS D’AFRIQUE : ZAMALEK 2 - MOB 0

Les Crabes compromettent leurs chancesP.13

aujourd’hui P.3 LIGUE DES CHAMPIONS D’AFRIQUE : ZAMALEK 2 - MOB 0 Les Crabes compromettent leurs

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L’actualité en question

Dimanche 10 avril 2016

LIBERTE

IL A DÉCIDÉ DE NE RENDRE COMPTE QU’AU CHEF DE L’ÉTAT

Bouchouareb, un justiciable pas comme les autres ?

Le ministre omet, au passage, en sa qualité de responsable politique, que gouverner consiste à prévenir et non pas à justifier, a posteriori, les défaillances.

C ité dans l’affaire des Panama Papers, Abdeslem Bouchoua- reb peine à convaincre. En dé- cidant de ne s’en remettre qu’au chef de l’État, il se dérobe en réalité à l’obligation de s’expli-

quer devant les Algériens qui sont des millions de contribuables en droit de savoir. Aussi, au- delà de ce mépris affiché envers eux, les Algé- riens qui, pour rappel, ont droit à une alloca- tion touristique de 150 € une fois l’an (soit une misère qui n’assure même pas un dîner et une nuit d’hôtel convenables) doivent ravaler leur colère devant les sommes astronomiques et les acquisitions à l’étranger dont on leur fait état. Leur demande-t-on d’abdiquer devant la corruption institutionnalisée ? Quoi qu’il en soit, Bouchouareb ne leur a toujours pas ré- vélé d'où proviennent ses capitaux placés à l'étranger. Quelle en est leur origine ? Faut-il rappeler, une fois encore, que la simple déten- tion de devises à l’étranger est illégale et que l'exportation de capitaux est interdite ? Pas- sons sur l’évasion fiscale souvent accolée à la création de sociétés offshore et surtout les Pan- améennes. Quand bien même cet argent au- rait été gagné le plus légalement, il devait, dans tous les cas, être déclaré au fisc algérien sachant

Liberté
Liberté

que notre ministre est, jusqu’à preuve du contraire, résident en Algérie. Les faits sont là. Pourtant les réponses à toutes ces questions gênantes, Bouchouareb les réservent exclusi-

vement au président de la République, igno- rant la justice de son pays qui, pour l’heure, ignore, elle-même, l’affaire, comme si elle n’était pas concernée. Le ministre qui, décidé- ment, est convaincu qu’il n’est pas un justi- ciable comme les autres, omettra au passage, en sa qualité de responsable politique, que l’ac- te de gouverner consiste précisément à préve- nir et non pas à justifier, a posteriori, les dé- faillances. Sur ce chapitre, il n’est nul besoin d’“instruire l’affaire” : il a bel et bien failli. In- contestablement, M. Bouchouareb, qui a créé sa société offshore au Panama alors qu’il était déjà au gouvernement, est, d’une manière ou d’une autre, en infraction vis-à-vis de la loi. Par ailleurs, l’opacité en Algérie fait que la décla- ration de patrimoine du ministre de l’Indus- trie et des Mines au moment de sa prise de fonction au gouvernement n’a toujours pas été rendue publique et ce, comme le stipule la loi. De plus, l’absence totale, chez Bouchoua- reb, de tout sentiment de culpabilité dénote du caractère autiste du régime. La situation n'étant guère à son avantage, il cherche à la re- tourner en sa faveur. En s’abritant derrière “la main de l’étranger” qu’il agite épisodique- ment, les voix qui volent à son secours ne veu- lent pas moins admettre qu’il a été pris à dé-

faut, pour ne pas dire qu’il a été pris la main dans le sac ! Nos dirigeants ne veulent toujours pas reconnaître que la corruption a sabordé les espérances du peuple et qu’elle menace aujour- d’hui la sécurité du pays. En mal de lampistes et autres boucs émissaires, ces véritables py- romanes cherchent à “essuyer le couteau” sur le dos de la presse nationale et internationa- le qui, résolument, ne veut pas courber l’échi- ne. À propos de lobbies dont le ministre se dit victime, ce dernier est plutôt considéré, en France même, comme “le pivot incontour- nable des milieux d’affaires français en Algé- rie”, autant dire des lobbies de l’ancienne puis- sance coloniale. Ce n’est sans doute pas un ha- sard si ces milieux ont, depuis quelque temps et comme jamais auparavant, pignon sur rue dans notre pays. Certaines puissances veulent, en effet, réduire l’Algérie à un débouché na- turel et exclusif pour leurs productions de biens et services. Un tel objectif suppose, au préalable, la disponibilité de supplétifs locaux, de préférence zélés. Tant pis si cela devait pas- ser par la destruction de l’économie nationa- le et l’affaiblissement de l’État algérien, le but étant de cueillir un pays appauvri, déprimé, dé- culturé, ignorant son histoire et sa destinée.

MOHAMED-CHÉRIF LACHICHI

ALORS QUE LA THÉORIE DU COMPLOT S’INVITE DANS LE SCANDALE PANAMA PAPERS

Au commencement, était la fraude fiscale

A u-delà de l’usage fait des ré- vélations du scandale plané- taire Panama Papers, pour

que l’on crie, aujourd’hui, à un com- plot orchestré par des lobbies occi- dentaux, n’y a-t-il pas eu, au com- mencement, création de sociétés offshore et, donc, fraude fiscale ? Des

scénarios dignes des feuilletons de science-fiction sont, depuis quelques jours, avancés, comme pour noyer le désormais scandale mondial d’éva- sion fiscale dans les eaux pan- améennes. C’est ainsi que les révélations sur la création de sociétés offshore par des proches des présidents russe Vladi- mir Poutine et chinois Xi Jinping, ont été présentées comme un complot

dirigé par les Occidentaux contre leurs adversaires. Le gouvernement algérien, dont un membre est cité dans cette affaire scabreuse, en l’oc- currence le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchoua- reb, tente, coûte que coûte, de surfer sur cette vague : l’argument de la “complotite” ! C’est ainsi que l’illus- tration d’un article du quotidien français Le Monde, sur l’implica- tion de personnalités de l’entourage du Président dans le scandale, par l’image d’Abdelaziz Bouteflika, a vite été interprétée comme une conspiration contre la stabilité de l’Algérie. Que Le Monde ait, à tort ou à raison, publié la photo d’Abdelaziz Bouteflika à la Une de son édition et

pas seulement, puisque d’autres chefs d’État dont l’entourage est cité, ont eu droit au même traite- ment, en quoi cela absoudrait Abdes- lam Bouchouareb d’avoir effectué des placements offshore ? Que les auto- rités algériennes aient protesté auprès des officiels français contre le traite- ment qu’ont réservé les médias de l’Hexagone au scandale Panama Pa- pers peut s’entendre, mais cela, en- core une fois, devrait-il, pour autant, empêcher la justice algérienne d’en- quêter sur le bien-fondé des révéla- tions concernant le ministre de l’In- dustrie, comme il a été procédé de par le monde ? Au lendemain de l’éclatement du scandale, et quand bien même des politiques de pays

comme la France, l’Espagne, les Pays-Bas, l’Irlande… n’auraient pas encore été cités, leurs justices et leurs fiscs respectifs ont été mis en état d’alerte. Des enquêtes ont été, systématiquement, déclenchées pen- dant que certaines personnalités ci- tées, à l’exemple du Premier ministre islandais Sigmundur David Gunn- laugsson, ont eu la décence de re- mettre leur mandat public. Une cul- ture qui, décidément, prend tout le sens de sa négation dans les pays du tiers-monde. Au Pakistan, par exemple, l’affaire Panama Papers a été qualifiée par le Parlement de “conspiration satanique”. Ce sont donc les enfants du Premier mi- nistre pakistanais, Nawaz Sharif, qui

dissimulent des fonds dans des pa- radis fiscaux, mais c’est la faute à Sa- tan. Que le milliardaire et “capitalis- te” hongrois, George Soros, soit l’un des contributeurs financiers du Consortium international des jour- nalistes d’investigation (Icij), ou en- core que la CIA ou le Mossad soient derrière la fuite des documents, n’y a-t-il pas eu, au commencement, la création de sociétés offshore et donc évasion fiscale ? Le comble de la théo- rie du complot réside, justement, dans le fait que des dirigeants de mo- narchies dissimulent de l’argent loin, à l’abri de la misère de leur peuple, et accusent le reste du monde de fai- re état de leurs pratiques douteuses.

MEHDI MEHENNI

À DÉFAUT D’UNE INTERVENTION DE LA JUSTICE DANS L’AFFAIRE BOUCHOUAREB

“El Moudjahid” “s’autosaisit” contre… “Liberté”

I l y a sans doute un

inconvénient, au moins, à

s’engager dans une polémique,

apparemment, voulue par El Moudjahid : Par SAÏD CHEKRI ce serait
apparemment, voulue par El
Moudjahid :
Par SAÏD CHEKRI
ce serait

donner une petite visibilité, quoique ponctuelle et momentanée, à un journal qui a cette caractéristique, à la fois exclusive et paradoxale, de survivre… sans lecteurs. Nul besoin d’avoir des lecteurs, lorsqu’on peut compter sur la générosité du Trésor public et de la publicité institutionnelle en contrepartie d’une disponibilité infaillible - et, au fond, bien obligée - à servir la soupe bien chaude, tous les matins, aux décideurs du moment. Forcément, donc, c’est avec un petit pincement au cœur, mais certainement avec un réel plaisir, aussi, que nous revenons ici sur ce “commentaire” publié hier par ce

quotidien gouvernemental, dans sa dernière page. Dans l’article en question, un certain Cherif Jalil qui, soulignons-le, n’existe pas et ne sert que de “prête-nom” comme ceux dont on use dans les paradis fiscaux, s’emploie, péniblement et visiblement sans conviction, à faire la démonstration de l’innocence du ministre de l’Industrie et des Mines, cité dans le scandale des Panama Papers, comme le fondé de pouvoir de M. Bouchouareb, lui-même, n’a pas osé le faire. Sauf qu’au lieu de s’essayer, même si ce n’est guère le rôle d’un journal qui se respecte, à laver le ministre des soupçons de fraude qui pèsent sur lui par une récusation argumentée des faits qui l’accablent et qui, eux, sont avérés et soutenus par des documents authentiques, le mystérieux Cherif Jalil se suffit de s’en prendre à la presse et, tout

spécialement, à Liberté. Sans, toutefois, le nommer, mais en donnant assez d’indices pour l’identifier. Mais on ne soigne pas une forte poussée de fièvre en cassant le thermomètre. Or, la fièvre est, bel et bien, là, puisque M. Bouchouareb a créé une société offshore au Panama alors qu’il était déjà ministre et son fondé de pouvoir a bien expliqué qu’il avait agi ainsi pour financer l’acquisition d’un bien immobilier à Genève pour sa fille. Notre (faux) confrère fait mine d’ignorer que ce sont 109 rédactions du monde entier, réparties sur pas moins de 76 pays, qui ont mené des investigations sur les sociétés offshore au Panama et dont les informations ont été reprises par l’ensemble des médias écrits et audiovisuels de la planète. Pourquoi donc en vouloir

à un journal algérien de répercuter une information sur l’implication d’un ministre algérien dans un scandale planétaire ? Parce que “ce sont les intérêts du pays qui sont en jeu”, nous dit l’énigmatique alias Cherif Jalil. Soit. Mais qui, dans cette histoire, ruine les intérêts du pays ? Ceux qui, comme Bouchouareb, placent “leur” argent dont l’origine est douteuse, dans des paradis fiscaux ? Ceux qui, comme El Moudjahid, s’échinent à nier les évidences, à défendre l’indéfendable et nous disent :

“Circulez, y a rien à voir”, en ayant l’incroyable culot de nous donner des leçons de patriotisme ? Ou ceux qui, comme Liberté et d’autres, tentent, dans ce pays où l’on sait que les tenants du pouvoir sont agacés par l’existence d’une presse qui tient à sa liberté et à son indépendance, de mettre en lumière les dépassements

politiques et autres malversations financières qui sont légion dans notre pays et qui menacent, désormais, la cohésion nationale? À Liberté, nous sommes convaincus qu’en exerçant convenablement notre métier, nous servons déjà les intérêts du pays. C’est pour cette raison que nous continuerons à traquer les abus de pouvoir, le délit d’initié et la corruption, autant que faire se peut, quitte à reprendre la presse étrangère, le cas échéant. Nous nous vantons, modestement, cela étant, de ce qu’il est déjà arrivé à la presse étrangère de reprendre des informations de Liberté, n’en déplaise à Cherif Jalil. Si El Moudjahid ne peut pas en dire autant, cela ne l’empêche pas d’accuser la presse algérienne d’être “supplétive” d’une presse française, “aux ordres”. Venant d’El Moudjahid, c’est le comble.

S. C.

LIBERTE

Dimanche 10 avril 2016

L’actualité en qustion

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RÉSULTATS DU TROISIÈME FORUM DE PARTENARIAT ALGÉRO-FRANÇAIS

Dix accords seront signés aujourd’hui

Les plus importants portent sur la réalisation de trois grands projets industriels : la réalisation d’une usine d’assemblage de véhicules particuliers Peugeot à Oran, la fabrication de vaccins en partenariat avec Sanofi Pasteur et la production d’engrais avec Roullier.

L a signature de dix accords, essen- tiellement industriels, est prévue aujourd’hui au cours du Forum al- géro-français des affaires, a confié un représentant du patronat fran- çais, le Medef. Le plus consistant

porte sur la conclusion du pacte d’actionnaires en vue de la réalisation d’une usine d’assem- blage de véhicules particuliers Peugeot à Oran d’une capacité de 100 000 unités par an, notamment le montage des modèles 208 et 301. Soit la dernière ligne droite sur la voie de la concrétisation du projet. Le second, plus in- novant, consiste en la fabrication en Algérie de vaccins à usage humain en partenariat avec Sanofi Pasteur, plus précisément des vaccins à plusieurs usages, en clair, un vaccin qui peut protéger contre plusieurs affections, selon une source proche du dossier. Le troisième grand projet est la valorisation du phospha- te de la région de Tébessa en vue de la pro- duction d’acide phosphorique et d’engrais en partenariat avec l’entreprise Roullier. La branche française de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci) présente- ra quatre projets finalisés émanant d’entre- preneurs franco-algériens. Il ne reste que la si- gnature qui interviendra aujourd’hui lors du Forum algéro-français, annonce-t-on. On

peut citer un projet de conception de logiciels

APS
APS

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal et son homologue français Manuel Valls, hier, à Alger.

en particulier d’archivage numérique desti- né au secteur financier. On peut citer, égale- ment, dans les dix accords, un projet de fa- brication de machines agricoles, un autre dans l’industrie du parfum, un autre encore dans le secteur de l’environnement, notam- ment dans le traitement des déchets. À noter que la délégation française qui ac- compagne le Premier ministre Valls à Alger, est composée de représentants de 100 entre-

prises de l’Hexagone. Le troisième Forum d’af- faires algéro-français, dit de partenariat, or- ganisé par Business France et le Forum des chefs d’entreprise sous le parrainage du mi- nistère de l’Industrie, enregistre 750 partici- pants. La séance de la matinée d’aujourd’hui programme trois panels. Le premier portera sur les stratégies de diversification écono- mique, le second sur les perspectives de dé- veloppement du partenariat franco-algérien en

Afrique, et le troisième sur les exemples de

réussite des entreprises françaises en Algérie. Cette séance sera clôturée par la signature des

dix contrats. La séance de l’après-midi prévoit

cinq ateliers sectoriels avec la participation des représentants des ministères algériens concer-

nés : transports puis sous-traitance automo-

bile, agro-industries, santé, numérique. Le der- nier sera consacré aux aspects juridiques, en particulier sur les dernières dispositions lé- gislatives en cours en Algérie. Les représentants des entreprises françaises présentes en Algérie comme Sanofi, Schnei- der, Accor, Danone et de la Caci France contribueront à l’animation des travaux de la première journée. La seconde journée sera consacrée aux rencontres b to b, en un mot des contacts entre les entreprises algériennes et françaises. “Il faut créer le concept de fête de l’entreprise (susceptible de dissiper le caractère morose qui prévaut actuellement dans la relation entre les deux pays), de fête de la création d’emploi, de la création de valeur ajoutée, de célébration de l’amitié franco-algérienne à l’occasion de ces Fo- rums algéro-français de partenariat”, suggère Kaci Aït Yalla, le président de la branche Fran- ce de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci).

K. REMOUCHE

AFFAIRE BOUCHOUAREB

Hanoune : “La justice doit se prononcer”

H abituellement prompte à ré- agir quasi illico sur tous les événements, Louisa Ha-

noune a pris tout son temps, mais aussi des gants, pour, enfin, appor- ter, hier, sa première réaction sur le scandale planétaire Panama Papers, éclaboussant notamment le ministre algérien de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb. Soit, ce même ministre que la patronne du Parti des travailleurs (PT) avait ac- cusé d’être l’un des meneurs de la ca- bale menée récemment contre son parti. S’exprimant, hier, en marge d’une réunion du bureau d’Alger du PT, Hanoune s’est montrée “très prudente” par rapport à ce scanda- le d’évasion fiscale, et se contente ainsi d’interpeller la justice algé- rienne à s’autosaisir et “se prononcer” sur les déclarations de M. Bou- chouareb. Loin le temps où elle proférait des accusations tous azimuts contre ce ministre qu’elle a toujours qualifié de “serviteur de l’oligarchie prédatrice”, Louisa Hanoune préfère prendre du recul pour comprendre ce que ca- cherait Panama Papers dont la série de révélations promises sur le para- dis fiscal des Bahamas ne fait que commencer. Pour Hanoune, la lis- te des personnalités des mondes politique, économique, sportif ou autres, révélée, jusque-là, est “telle- ment sélective” qu’elle préfère at- tendre la suite pour juger du bien- fondé ou pas de ce scandale plané- taire. La patronne du PT doute de cette affaire, d’autant plus qu’aucun nom américain et/ou israélien n’est à présent cité. “C’est trop sélectif pour ne pas croire que ces fuites provenant du cabinet panaméen Mossack-Fonseca ne seraient pas or-

données par une partie occulte pour une contrepartie bien étudiée”, a commenté la patronne du PT qui se demande, avec un brin d’ironie, si les Américains seraient à ce point-là “des anges” pour ne pas être cités dans cette affaire.

“Chakib Khelil s’est réfugié en Algérie pour échapper à la justice italienne”

L’autre cible du jour de M me Ha- noune, n'est autre que l’ancien mi- nistre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khalil, dont elle qualifie l’accueil, avec les honneurs, de “pro- vocation”. “Il a été reçu comme un héros, certains le présentent même comme El-Mahdi el mountadhar, (Messie), alors qu’il devait, logique- ment, être, au minimum, convoqué et entendu par un juge”, dénonce-t- elle, en qualifiant l’attitude des au- torités de “mascarade” et de “cynis- me”. Elle regrette ainsi l’absence de la justice algérienne dans l’affaire de cet ex-ministre contre qui elle avait pourtant émis un mandat d’arrêt avant son annulation sous prétexte qu’il contenait des vices de forme. “Si ce mandat d’arrêt a été annulé pour des erreurs de forme, le fond est tou- jours présent”, juge Hanoune, qui mise, néanmoins, sur “des preuves” qui “viendront de la justice italienne, l’impliquant dans l’affaire Saipem”. Contrairement aux parties qui re- vendiquent sa réhabilitation, Ha- noune estime que “Chakib khelil est entré en Algérie en réfugié pour tenter d’échapper à la justice ita- lienne”.

Algérie-France : loin du partenariat gagnant/gagnant

Actualité oblige, la patronne du PT n’a, par ailleurs, pas manqué d’abor-

der la visite du Premier ministre français, Manuel Valls, intervenant dans un contexte marqué par la tension entre Paris et Alger, provo- quée par la publication du portrait

de Bouteflika en Une du journal Le Monde. Qu’à cela ne tienne, Ha- noune va plus loin en parlant d’une “relation entre colonisateur et colo- nisé !”. Pour elle, les relations entre

l’Algérie et la France sont loin de ré- pondre à un partenariat entre deux pays souverains, encore moins, à la sainte règle de “gagnant-gagnant”.

FARID ABDELADIM

LÉDITO

PAR OMAR OUALI

La soupe à la grimace

Le voyage de M. Valls à Alger aurait

pu constituer un nouveau jalon sur la voie de ce fameux “par- tenariat d’exception” dont on se gargarise des deux côtés de la Méditerranée. Sauf que, indépendamment de la volonté d’Alger et de Paris, le scandale “Panama Papers”, tel un cheveu sur la soupe (à la grimace), s’est invité pour plomber l’ambian- ce. C’est le journal Le Monde qui a allumé la mèche en associant l’image du président Bouteflika au scandale, à travers une illustration qui, disons-le, est loin d’être une maladresse technique.”

L e Premier ministre français, Manuel Valls, est arrivé hier soir à Alger, accompagné d’une dizaine de ministres. Il doit présider ce matin avec son homologue algérien, Abdelmalek Sellal, la troisième réunion du

Comité interministériel de haut niveau. Pour l’occasion, de nombreux ac- cords interministériels seront signés et une nouvelle feuille de route sera tracée. Le voyage de M. Valls à Alger aurait pu constituer un nouveau ja- lon sur la voie de ce fameux “partenariat d’exception” dont on se gargari- se des deux côtés de la Méditerranée. Sauf que, indépendamment de la vo- lonté d’Alger et de Paris, le scandale “Panama Papers”, tel un cheveu sur la soupe (à la grimace), s’est invité pour plomber l’ambiance. C’est le journal Le Monde qui a allumé la mèche en associant l’image du président Bouteflika au scandale, à travers une illustration qui, disons-le, est loin d’être une maladresse technique. Il se trouve que cette “Une” du journal fondé par Hu- bert Beuve-Mery est précédée par d’autres manchettes, dans d’autres jour- naux, dédiées à l’Algérie. Mais sur un mode catastrophiste jugé peu raccord

avec la qualité des relations bilatérales. Ce qui a fait croire aux autorités al- gériennes, toujours un brin paranoïaques quand il s’agit des rapports al- géro-français, à une “campagne médiatique” orchestrée par des mains in- visibles, qui serait hostile à une relation normalisée entre les deux pays, en proie au retour épisodique du refoulé. Mercredi, en convoquant l’am- bassadeur français à Alger, M. Lamamra a exigé des “autorités françaises qualifiées” la nécessité d’exprimer “leur réprobation” de cette campagne. Non seulement cette réprobation n’est venue de nulle part, mais M. Valls

a même exprimé ses “profonds regrets” face au refus des autorités algériennes

d’accorder le visa à des journalistes qui devaient être du voyage. En revanche,

il a promis d’évoquer le sujet “dans l’amitié et la franchise” avec ses inter-

locuteurs algériens. Saura-t-il, donc, trouver les mots justes pour rasséré- ner les autorités algériennes ? Mais au-delà de lever les équivoques, il s’agi-

ra surtout de donner un nouveau souffle à ce “partenariat d’exception” qui paraît, de plus en plus, vu d’Alger, comme un marché de dupes. n

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L’actualité en question

Dimanche 10 avril 2016

LIBERTE

IL ASSIGNE UNE NOUVELLE MISSION À SA FORMATION DANS LE CADRE DU FRONT INTERNE

Ghoul : “Le Taj jouera à l’intermédiaire entre l’opposition et le pouvoir”

Le chef de Tajamou Amel El-Djazaïr (Taj), Amar Ghoul, ne désespère pas de voir l’opposition se joindre à l’initiative du Front interne, dont la première action s’est tenue le 30 mars écoulé à Alger.

I l ne rate aucune occasion pour réitérer son appel de pied à cette partie de la clas- se politique en totale ruptu- re avec le clan présidentiel. Hier encore, le chef de Taj a

appelé l’opposition à rejoindre l’ini- tiative qu’il a mise sur pied avec le SG du FLN, Amar Saâdani. Le président de Taj ne veut pas que son initiati- ve soit seulement “un appel”, mais il compte y mettre les instruments et se propose “en intermédiaire” entre les deux entités politiques, pouvoir et opposition, pour parvenir à “un

terrain d’entente” et faire “bloc uni” pour défendre les intérêts du pays. Ce rôle que veut faire jouer M. Ghoul à son parti relève, a-t-il dit, hier, lors d’une conférence de pres- se animée au siège de sa formation à Alger, “des principes politiques de Taj”. “Nous avons, de tout temps, ap- pelé à l’union de tous les Algériens pour faire face aux défis qui s’impo- sent à notre pays”, a-t-il justifié, par ailleurs, cette nouvelle posture de Taj, qui est une formation, a-t-il ajouté, “qui s’oppose à l’insulte, à l’in- vective et à la polémique stérile”, et

qui place “l’intérêt de l’Algérie au-des- sus de toute autre considération”. “Notre initiative est ouverte à tous”, a-t-il encore répété, soulignant que “tous les Algériens se reconnaîtront” dans ce projet, dont le but “est de fai- re barrage à toutes les menaces qui vi- sent le pays”. Sauf que le chef de Taj n’a annoncé aucune action dans ce sens. Va-t-il engager des pourparlers avec les partis de l’opposition qui nient jusqu’à la qualité du président élu au chef de l’État ? Celui qui s’as- signe la délicate mission d’inter- médiaire n’a pas donné plus de dé-

tails sur cet aspect qu’il n’ignore sur-

tout pas. Sur un autre registre, le chef de Taj a insisté sur la nécessité de co- ordonner les efforts et les initia- tives entre l’Algérie et l’Arabie saou- dite sur certains dossiers, car les deux pays “sont incontournables” dans la région.

Il a estimé que l’Algérie est “leader”

en Afrique du Nord et que l’Arabie saoudite “a un poids important” dans sa propre région, d’où la néces- sité “de lever les incompréhensions” entre les deux pays. À propos de l’agitation marocaine et

des différentes attaques contre l’Al- gérie, Amar Ghoul a estimé que “l’Algérie est un grand pays” qui n’a aucun droit “de jouer avec des mi- neurs”. Concernant la situation or- ganique de son parti, il a rappelé qu’une réunion du bureau politique est prévue afin de préparer la ren-

contre du Conseil national où plu- sieurs questions de l’actualité seront abordées. Il a aussi rappelé qu’une rencontre dédiée exclusivement à la femme est programmée dans les jours à venir.

MOHAMED MOULOUDJ

IL A ANIMÉ HIER UNE CONFÉRENCE-DÉBAT À SIDI AÏCH

Ali Yahia Abdenour appelle à l'unité des rangs en Kabylie

L' infatigable militant des droits de l'Hom- me et de la démocratie, M e Ali Yahia Abdenour, a appelé, hier, depuis Sidi

Aïch, tous les habitants de la Kabylie à célébrer, cette année, le 36 e anniversaire des événements d'avril 1980, dans l'union et la fraternité. “Il faut s'unir, se rassembler et se mobiliser”, a-t-il mar- telé plusieurs fois, sous les ovations d'un pu- blic nombreux, venu assister à la conférence- débat qu'il a animée, hier après-midi, à la sal- le de cinéma Youcef-Abdjaoui de la ville. In- vité par l'association culturelle Eco-Soummam de Sidi Aïch, l'ancien président de la premiè- re Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (Laddh) est longuement revenu sur le long cheminement du combat identitai- re en Algérie, en remontant à la crise berbé- riste de 1949, à laquelle il a d'ailleurs consacré

un livre. Après avoir expliqué l'origine de la cri- se berbériste de 1949, née au sein de l'instan- ce dirigeante du PPA-MTLD, le conférencier rappellera certains événements phares ayant marqué son parcours militant, long de plus de 60 ans. “Je me souviens comme aujourd'hui, lorsque nous sommes venus ici à Sidi Aiïch, à pied, depuis Tizi Ouzou. C'était en 1948, à la veille des élections du 4 avril, organisées à l'époque par l'administration coloniale. Le PPA (clandestin) était le parti le plus ancré en Kabylie, où la population avait décidé de boy- cotter ces élections. Ce qui avait poussé Messa- li Hadj à créer dans la précipitation le MTLD en vue de participer à ces joutes électorales”, té- moigne l'orateur, du haut de ses 95 ans. Évoquant le sort réservé aux militants berbé- ristes activant au sein du PPA, à l'image de

Bennaï Ouali et d’Ould Hamouda, le conféren- cier affirmera que même le défunt Hocine Aït Ahmed n'a pu échapper à la purge de l'époque, puisqu'il a fini par être éjecté de la direction nationale du parti que dirigeait Messali, pour la simple raison d’“être Kabyle”. Autrement dit, il était soupçonné d'être de mèche avec les autres militants berbéristes qui tenaient la dragée haute aux partisans de l'Algérie arabo-musulmane, a-t-il soutenu. Revenant à la période post-indépendance, M e Ali Yahia déplorera que “le pouvoir a été pris de force par l'armée des frontières dès 1962. C'est vraiment malheureux de constater cette triste réalité. La Révolution n'a finalement pas appartenu à ceux qui l'ont déclenchée !”. L'ora- teur refuse d'adhérer à cette thèse donnant l'ANP comme “une digne héritière” de la glo-

rieuse ALN. Car, selon lui, “cette dernière est née dans les maquis pour combattre le coloni- sateur français, tandis que la première vit

dans des villas, nomme les présidents et les mi-

Pour lui, l'Armée populaire digne de

ce nom doit servir le peuple et la nation, et non pas un pouvoir. Interrogé sur le phénomène de la corruption qui ne cesse de gangrener l'économie nationa- le, M e Ali Yahia ironisera : “Il n'y a pas que Cha- kib Khelil, mais 30 000 corrompus en Algérie.” Et d'ajouter : “Le président de la République est le premier responsable de la situation, étant donné que l'appareil judiciaire est entre les mains de ses hommes, dont l'actuel ministre de la Justice, Tayeb Louh.”

KAMAL OUHNIA

nistres

.

AMARA BENYOUNÈS À CHLEF

“Plus de 7 000 terroristes de Daech viennent d’atterrir en Libye”

A u cours du meeting populai- re qu’il a tenu, hier, au CCI de Chlef, dans le cadre de la

restructuration de la fédération lo- cale de sa formation politique, le se- crétaire général du MPA, Amara Be- nyounès, est revenu sur l’actualité devant ses militants. D’emblée, il a couvert de lauriers le président de la République affirmant que “c’est grâ- ce à la concrétisation de son program- me sur le terrain que des réformes po- litiques et économiques sont en train de porter leurs fruits”. Il expliquera que si l’Algérie dispose actuelle-

ment entre 150 et 300 milliards de dollars de réserve, c’est parce qu’el- le adopte la politique de son Prési- dent, une politique de bonne gouver- nance, selon lui. Et d’ajouter : “Nous pouvons tenir jusqu’à cinq années avec ces réserves sans aucun problè- me, mais à condition de déclencher des mécanismes nouveaux afin que notre économie puisse se développer encore plus. Aussi, cela n’est possible qu’avec des investisseurs étrangers dans tous les domaines.” Le patron du MPA a également évoqué le nouveau plan économique adopté

qui “doit apporter des réformes sur lesquelles nous comptons, et qui pourront certainement sauver le pays d’une crise que nous ne souhaitons pas voir arriver”. Évoquant la situa- tion sécuritaire, Amara Benyounès a longuement parlé des printemps arabes qui ont touché la Tunisie, la Libye et l’Égypte, avant de noter qu’au moment où tout le monde es- pérait que l’Algérie connaîtra le même sort. “C’est grâce à la solida- rité de tous les Algériens, qui ont déjà souffert du terrorisme durant toute une décennie, que nous avons pu évi-

ter ce malheur. Car lorsque nous fai- sions face au terrorisme, personne ne nous a soutenus.” Toujours dans le cadre sécuritaire, Amara Benyounès

a déclaré que pas moins de 7 000 ter-

roristes de Daech sont depuis quelques jours à Syrte, en Libye, et s’ils arrivent à rejoindre Boko Haram par le Niger et le Nigeria, “nous se- rions exposés une nouvelle fois à un grand danger et la situation sera difficile à maîtriser. C’est pourquoi, nous devons être vigilants plus que ja- mais”. À propos du Sahara occiden- tal, le leader du MPA a expliqué que

le peuple sahraoui a le droit de choisir lui-même son destin et que son parti a toujours soutenu l’action de l’ONU engagée à cet effet.

Quant à l’opposition, il l’accusera de ne chercher que le départ de Boute- flika pour passer à une période de transition. “Nous ne sommes aucu- nement de cet avis. Ce qui nous in- téresse, c’est seulement la stabilité du pays qui nous permettra de travailler car les échéances électorales locales et nationales de 2017 et présidentielle de 2019 ne sont pas loin”, ajoutera-t-il.

AHMED CHENAOUI

MOHAMED AÏSSA L’A AFFIRMÉ HIER À TIZI OUZOU

“Les zaouïas sont libres d’honorer celui qu’elles souhaitent”

I nterpellé hier dans la wilaya de Tizi Ouzou lors de l’ouverture d’une rencontre sur “la dimension spirituelle dans le patrimoine na-

tional amazigh” organisée par la direction des affaires religieuses et des waqfs, en partenariat avec la direction de la culture, dans le cadre de la célébration du 20 Avril, sur l’initiative lar- gement critiquée de la zaouïa Sid-Ahmed-Ben- Merzouk de Djelfa d’honorer l’ancien ministre de l’Énergie, Chakib Khelil, pour “services ren- dus à l'Algérie”, le ministre des Affaires reli- gieuses et des Waqfs, Mohamed Aïssa, a affir- mé que “ni moi, ni le ministère des Affaires re- ligieuses et des Waqfs et ni aucun ministère n’a une autorité sur les zaouïas, qui sont des orga- nisations indépendantes et souveraines. Ce sont des associations civiles. Qu’elles assu- ment leurs responsabilités. Cette zaouïa a pris

une initiative, une volonté qu’elle défend au- jourd’hui, et nous n’avons pas le droit de com- menter les faits”. Pour Mohamed Aïssa, per- sonne n’a demandé à recevoir Chakib Khelil. “Nous n’avons pas demandé ni en mon nom personnel ni au nom de l’État algérien à le re- cevoir. Je tiens à rappeler que ces zaouïas sont souveraines. Elles sont libres d’honorer celui qu’elles souhaitent”, a-t-il déclaré, tout en précisant : “S’il y a des divergences à ce propos, cela doit se débattre dans un cadre organisé et définir s’il s’agit d’une démarche personnelle ou pas. Ce qu’il faut savoir, c’est que cette décision ne découle pas du ministère des Affaires reli- gieuses et des Waqfs.”Sans le nommer, Moha- med Aïssa a évoqué la présence à cette céré- monie, en hommage à Chakib Khelil, du pré- sident de l’Association nationale des zaouïas,

Abdelkader Yacine, “ce qui ouvre la voie, s’il y a réellement des divergences à ce sujet, à un débat dans un cadre organisé et libre”, a-t-il dit. Par ailleurs, à Tizi Ouzou, Mohamed Aïssa a donné, lors de cette visite, le coup d’en- voi d’une caravane nationale portant sur “la dimension spirituelle dans le patrimoine natio- nal amazigh” qui sillonnera plusieurs wilayas du pays dont Bouira, Ghardaïa, Tlemcen, Batna…“Je suppose que toutes les wilayas de l’Algérie, y compris celles qui ne sont pas sys- tématiquement amazighophones ou berbéro- phones, méritent d’abriter et de recevoir cette caravane qui sillonnera le pays dont l’objectif est de dire que la diversité de la culture algérien- ne est un point fort, une unité et un élément de force de cette Algérie dont le catalyseur reste tou- jours et pour toujours l’islam. Ce catalyseur est

défini comme étant l’élément qui entre en ac- tion pour assembler et en faire une entité dis- tincte. L’Algérie est composée de son amazighi- té, de son arabité, de son histoire et de sa spi- ritualité, à savoir l’islam”, a insisté le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs lors d’un point de presse. Il rappellera, en dernier, la détermination de son département à vaincre l’extrémisme reli- gieux qui menace l’Algérie en affirmant :

“Nous ne voulons pas que l’Algérie soit un ter- rain de conflits idéologiques de certains cou- rants et idées qui ne font pas partie de notre pa- trimoine.” “Une démarche qui n’aboutira pas, a-t-il dit, sans l’implication des écrivains, des philosophes, des universitaires… C’est l’affai- re de tous car c’est l’Algérie qui est en danger.”

K. TIGHILT

LIBERTE Dimanche 10 avril 2016

LE RADAR

L I B E R T E Dimanche 10 avril 2016 LE RADAR DE LIBERTÉ 5

DE LIBERTÉ

5

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

OCTROI DES MARCHÉS LIÉS AUX LOGICIELS DITS DE “SOUVERAINETÉ”

Les développeurs algériens défavorisés par le vide juridique

développeurs algériens défavorisés par le vide juridique n Depuis quelques mois, les marchés liés aux logiciels

n Depuis quelques mois, les marchés liés aux logiciels dits de “souveraineté” sont attri- bués quasi exclusivement à des sociétés étrangères. Ces logiciels, des ERP qui coûtent des budgets colos- saux au Trésor public, traitent des données très sensibles, notamment celles afférentes à la gestion des banques, des assurances, des télécommu- nications, des écoles, des éta- blissements de la santé et autres secteurs névralgiques. Les soumissionnaires étran- gers sont de facto privilégiés devant les sociétés et les dé-

veloppeurs nationaux qui, pourtant, recèlent d’une rare matière grise et de compé- tences inavouées, voire re- connues sous d’autres cieux. Ainsi, Tunisiens, Français, Italiens et autres Espagnols arrachent des contrats ju- teux au grand dam des com- pétences nationales, et ce, sans aucune mesure des risques de voir des données sensibles tomber entre des “mains étrangères”. La faille se situe, au regard des conditions d’octroi de ces marchés et l’élaboration des cahiers des charges, à un vide

juridique en la matière. Il est utile de s’interroger, dès lors, pourquoi l’État algérien a lancé le projet “e-gouverne- ment” et a consenti des mil- liards de dinars dans la réali- sation du Cyber-parc de Sidi- Abdellah ? À voir la réalité des choses, ni le premier projet, ni le se- cond, ni l’autre ne profitent aux ingénieurs et aux déve- loppeurs algériens, par ailleurs réduits au statut de fonctionnaires dans les mul- tinationales…

ELLE OUVRIRA SES PORTES AUX ÉTUDIANTS À LA PROCHAINE RENTRÉE UNIVERSITAIRE

Une école supérieure de finances et de comptabilité à l’Est

supérieure de finances et de comptabilité à l’Est n La ville de Constantine se dotera, à

n La ville de Constantine se dotera, à par- tir de la rentrée universitaire 2016/2017, d’une école nationale supérieure de comp- tabilité et des finances. Une première à l’échelle nationale. L’établissement sera lo- calisé à la nouvelle ville universitaire d’Ali- Mendjeli où toutes les commodités d’hé-

bergement sont déjà réunies. Les travaux de réalisation de la structure pédagogique connaissent un taux d’avancement appré- ciable. Il était temps puisque la wilaya ne pos- sédait pas, jusqu’alors, d’établissement su- périeur d’excellence dans les sciences de ges- tion et de commerce.

POUR ACCÉLÉRER LES OPÉRATIONS D’EXPORTATION

Le port de Ghazaouet se dote d’un scanner

D’EXPORTATION Le port de Ghazaouet se dote d’un scanner n Une plateforme à vocation de scanner

n Une plateforme à vocation de scanner vient d’être affectée au port de Ghazaouet qui constitue l’unique infrastructure maritime commerciale de la wilaya de Tlemcen. Acquis au prix de deux millions d’euros, cet équipement de contrôle pour détecter tous les types de fraude douanière et encadrer le commerce extérieur, devrait permettre l’accélération des opérations d’exportation des produits hors hydrocarbures comme les crustacées, les pommes de terre, les aubergines, les dattes et le zinc. Les douaniers en charge de la gestion de ce scanner de dernière génération embarqué sur un grand camion sont en cours de formation sur le site. Les techniciens ont été formés à l’étranger.

JUMELAGE LILLE-TLEMCEN

La culture tlemcénienne s’exprime dans la capitale des Flandres

“En ces temps parfois chao- tiques, il est nécessaire de rap- peler nos liens et notre atta- chement à ces valeurs com- munes”, insiste Marie-Pierre Bresson, l’adjointe au maire chargée de la coopération dé- centralisée à propos d’un évé- nement culturel de Tlemcen hébergé par la ville de Lille. Les deux villes sont liées par un partenariat depuis 2013. Après deux voyages dans la cité algérienne, c’est au tour

de la capitale des Flandres de présenter à ses citoyens le fruit d’une collaboration ar- tistique. Un groupe de vingt musiciens, professionnels et amateurs, de Tlemcen arrive à Lille le 10 avril pour tra- vailler à une œuvre commu- ne avec un orchestre lillois. Objectif : faire dialoguer l’Orient et l’Occident en mê- lant musique arabo-anda- louse et musique occidentale. Cette œuvre sera jouée lors

d’un concert final le 15 avril. Au programme sont égale- ment inscrits une conférence, un récital, des ateliers de pra- tique de la musique anda- louse ou encore une initiation destinée aux enfants. Marie- Pierre Bresson rappelle que ce partenariat aspire à des échanges autour des nou- velles technologies, de la san- té ou des questions d’urba- nisme mais que “c’est tou- jours par la culture, fenêtre ou-

verte sur le monde, que cela commence”. Derrière ce ren- dez-vous printanier entre Lil- le et Tlemcen œuvre l’asso- ciation Music and Peace. Créée en 2012 et soutenue par la Ville, elle s’attache à pro- mouvoir les échanges cultu- rels, notamment grâce au lan- gage musical universel. His- toire de se rencontrer et de goûter aux richesses des autres.

UN SEUL ABATTOIR EST OPÉRATIONNEL

Moins de 2% de poulets contrôlés par les services vétérinaires

de 2% de poulets contrôlés par les services vétérinaires n Uniquement 1,62% des poulets, destinés à

n Uniquement 1,62%

des

poulets, destinés à la consom- mation, sont contrôlés par les services vétérinaires de la wi-

laya de Constantine.

L'aveu

prési-

dente de

l’a exprimé

presque par hasard lors de la session ordinaire de l’APW, à la fin de la semaine écoulée. Selon elle, cette situation est

de

est de

M

me

Malekh,

la commission

wilayas. Elle

induite principalement par la

des abattoirs

clandestins

services d'hygiène alimentai- re et ceux de commerce n'ont aucune maîtrise. Des lors, le

consommateur

pas

sur lesquels les

prolifération

ne sait

vraiment si ce qu'il met dans son assiette est bon ou mau- vais pour sa santé.

des

D'autant

prix élevés des viandes rouges et du poisson, la volaille est particulièrement prisée par la population de la ville du Ro- cher dont le nombre dépasse le million d'âmes, selon des statistiques récentes. La wilaya ne compte pour- tant, en tant que structure ho-

mologuée, que l’abattoir de la commune d’El-Khroub qui

coloniale.

date

À qui incombe donc la res- ponsabilité d'une telle situa-

tion ?

qu'au

regard

de l’époque

À CAUSE D’UN CONFLIT CONJUGAL

Une femme étouffe son nourrisson

n Si après chaque dispute ou même conflit plus profond entre époux, l’un des parents s’en prend aux enfants, les tribunaux seront surchargés d’affaires de parricide. C’est dire que le drame survenu, hier, dans une petite localité de la wilaya d’Oum El-Bouaghi déconcerte et bouleverse. Suite à un différend conjugal, une jeune femme, âgée de 25 ans, étouffe, avec une couverture, son nouveau-né, âgé à peine de 2 jours, à l’intérieur de son domicile. Le nour- risson décède sur le coup et la maman est arrêtée aussi- tôt par les gendarmes de la brigade territorialement compétente, qui ouvrent une enquête sur ce crime.

ARRÊT SUR IMAGE

Ph. Liberté
Ph. Liberté

VU À SEBALA (ALGER)

Après les chats, les chiens et les mar- cassins, c'est au tour des veaux de chercher à manger dans les poubelles de la cité AADL. Rendez-vous dans les boucheries !!!

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L’actualité en question

Dimanche 10 avril 2016

LIBERTE

ALORS QUE LE CNAPEST ET LE CLA MENACENT D’ADOPTER DES ACTIONS

La ministre dépêche ses conseillers à Boudouaou

Ni la ministre de l’Éducation ni ses émissaires n’ont fait de proposition à même de convaincre les enseignants contractuels. Les syndicats du secteur, eux, promettent de durcir le ton.

L a réunion tenue, hier, au siège du ministère de l’Éducation entre M me Benghabrit et ses conseillers, d’une part, et les délégués des grévistes, d’autre part, s’est termi- née sans aucun accord. Selon les

délégués présents à la réunion, la ministre a ré- itéré les mêmes propositions faites avant- hier à savoir la bonification et la valorisation de l’expérience professionnelle pour les ensei- gnants contractuels lors du concours du 30 avril. Les délégués, qui ont rejeté ces propo- sitions, ont maintenu leur principale revendi-

cation, à savoir l’intégration sans condition. Les deux parties ont décidé de poursuivre le dia- logue avec l’ensemble des grévistes sur place

à Boudouaou. Une délégation composée de

responsables du ministère, le secrétaire géné- ral, le chef de cabinet de Benghabrit ainsi que le chargé des examens et concours, à leur tête le chef du cabinet, s’est rendue, en fin de jour- née, à la cité Benturquia, lieu de campement des enseignants pour entamer un autre round de négociations. De leurs côtés, les deux syn- dicats, le CLA et le Cnapest qui appuient les revendications des enseignants ont tenu, hier, leurs conseils nationaux. Les deux syndicats qui sont toujours en conclave vont certainement peser de tout leur poids pour aboutir à l’issue qu’ils souhaitent à ce conflit. Selon nos infor-

Yahia Magha/Liberté
Yahia Magha/Liberté

Les enseignants contractuels sont toujours bloqués à Boudouaou.

mations, les deux syndicats s’apprêtent à adopter une résolution commune qui ap- puie la revendication des grévistes. Une me- nace de grève cyclique dans les prochains jours en signe de solidarité avec les grévistes n’est pas à écarter, affirment nos sources.

Vers une grève cyclique

“Oui nous envisageons d’organiser des actions en collaboration avec le Cnapest pour ap-

puyer les revendications des enseignants contractuels”, nous a affirmé hier, Idir Achour, porte-parole du CLA. Cette décision nous a été confirmée par un responsable du Cnapest qui nous a précisé que les débats entamés hier sem- blent s’acheminer vers la même résolution. “Des journées de protestation ou une grève cy- clique, ce sont des options actuellement en dis- cussions au niveau du Conseil national mais rien n’a été tranché, nous attendons les résul-

tats de la réunion entre le ministère et les dé- légués des enseignants”, nous affirmait, hier ma- tin, un responsable du Cnapest. Sauf que suite à la réunion de son Conseil na- tional en fin de journée, le Cnapest a décidé d’observer, ce mercredi, une journée de pro- testation, ponctuée de sit-in devant les direc- tions de l’éducation, et ce, à travers le pays. De leur côté les enseignants contractuels poursuivent toujours leur mouvement de grève de la faim entamée il y a déjà une semai- ne. Alors que tout le monde s’attendait à un essoufflement du mouvement compte tenu des conditions de vie extrêmement lamentables des grévistes, c’est le contraire qui s’est produit hier, a-t-on constaté puisque de nombreux autres enseignants venus de plusieurs wilayas du pays se sont joints à leurs collègues pour les appuyer et les soutenir. Interrogés sur les chances d’une issue du conflit suite à la réunion organisée hier au siè- ge du ministère de l’éducation entre M me Benghabrit et les délégués des ensei- gnants, les grévistes semblent afficher une grande prudence. “Nous savons que la ministre va encore maintenir ses premières propositions alors que nous, nous demandons l’intégration sans condition”, affirme un ensei- gnant d’Annaba.

M. T.

LE SYNDICAT SOUTIENT LES CONTRACTUELS DE L’ÉDUCATION

L’Unpef met en garde contre le pourrissement

L’ Union nationale du person- nel de l’éducation et de la formation (Unpef) apporte

son soutien aux contractuels, selon un communiqué rendu public, hier, par le syndicat. Selon le document, les membres de l’Union se sont ré- unis les 7 et 8 du mois en cours pour

discuter de la situation que connaît le secteur et traiter de la question des contractuels qui devient un véritable problème pour le ministère de l’Édu- cation nationale. L’Unpef relève que le conflit des contractuels intervient

à quelques mois de la fin de l’année

scolaire et des examens nationaux. “Le problème des contractuels prend des proportions inquiétantes car in- tervenant durant le 3 e trimestre, ce qui aura des conséquences négatives sur le déroulement des examens. Aussi, il est urgent de débloquer la si- tuation dans l’optique de contenir la crise, afin qu’elle ne déborde pas”, a indiqué le communiqué, qui met en garde contre “l’instrumentalisation” de cette crise, au-delà des répercus- sions que le pourrissement puisse avoir sur l’état de santé des contrac-

tuels. Pour l’Unpef, la meilleure fa-

çon de résoudre la question des contractuels est de les intégrer au dialogue. “La tutelle devrait mainte- nir les portes du dialogue toujours ou- vertes pour pouvoir trouver une so- lution définitive à la question des contractuels où tout le monde est ga- gnant”, a encore souligné le commu- niqué. Le syndicat appelle le gouver- nement à intervenir rapidement et de façon raisonnable afin de mettre fin au conflit qui s’ajoute à la situa- tion déjà complexe du secteur de l’éducation. L’Unpef réaffirme son soutien aux contractuels tout en

TOUT EN JUGEANT “LÉGITIME” LEUR REVENDICATION D’INTÉGRATION

Hanoune appelle le Président à intervenir pour régler le problème des enseignants contractuels

n Tout en jugeant “légitime” leur revendication d’être intégrés et permanisés, Louisa Hanoune a appelé, hier, le président de la République à intervenir pour trouver une solution au problème des enseignants contractuels. Rappelant le nombre de postes insuffisants (22 000) que propose la Fonction publique aux 700 000 diplômés postulants, Hanoune juge que cette problématique dépasse, ainsi, la ministre de l’Éducation, Nouria Benghabrit. C’est pourquoi elle appelle le Président à ordonner à la Fonction publique d’ouvrir un nombre

plus important de postes budgétaires pour satisfaire la demande grandissante. Cela, d’autant plus, juge-t-elle, qu’un manque flagrant d’enseignants est constaté dans les établissements scolaires publics où les classes restent surpeuplées. Pour Hanoune, ces enseignants contractuels qui ont résisté à la période du terrorisme, et assumé la noble mission de former les générations futures, méritent un meilleur traitement.

F. A.

affichant sa détermination à user de toutes les formes de mobilisation pour débloquer la situation de cet- te catégorie de secteur de l’éducation. Pour rappel, les contractuels refusent de passer le concours de la Fonction publique pour rejoindre le corps de l’éducation. À cet effet, ils ont en- tamé une marche le 27 mars dernier, depuis la wilaya de Béjaïa jusqu’à Al- ger. Bloqués au niveau de Bou-

douaou (wilaya de Boumerdès), les protestataires sont en grève de la faim depuis le 4 avril dernier. La mi- nistre de l’Éducation, Nouria Ben- ghabrit, a abordé le problème en pro- posant la bonification des notes se- lon les années d’expérience, tout en maintenant le concours de pas- sage qui est une constante de la Fonction publique.

DJAZIA SAFTA

Le Syndicat des praticiens de la santé publique solidaire avec les contractuels

n À l’instar des autres syndicats autonomes, le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) a apporté, hier, son soutien aux enseignants contractuels et a tenu, dans un communiqué rendu public, “à apporter son appui à la revendication juste et légitime portée par la marche de la dignité”. Le SNPSP interpelle “de manière pressante les pouvoirs publics pour que soient réunies rapidement les conditions nécessaires à une sortie de crise et la prise en charge de la doléance objet du conflit par le ministère de l’Éducation nationale”. Le syndicat des praticiens dénonce, “encore une fois, dans son document, la réaction démesurée et négative des pouvoirs publics qui ont choisi la voie de la répression comme moyen de gestion du conflit et en appelle à l’ouverture d’un véritable dialogue avec les enseignants concernés”.

R. N.

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F.352
F.352

D.R.

LIBERTE

Dimanche 10 avril 2016

Supplément Économie

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RELATIONS ÉCONOMIQUES ALGÉRO-FRANÇAISES

LOIN DU PARTENARIAT STRATÉGIQUEANNONCÉ

LOIN DU PARTENARIAT STRATÉGIQUEANNONCÉ L a visite à Alger aujourd’hui et demain du Premier

L a visite à Alger aujourd’hui et demain du Premier ministre fran- çais Manuel Valls augure un renforcement des relations éco- nomiques algéro-francaises via deux leviers : la tenue le 10 avril

du comité interministériel de haut niveau coprésidé par les deux chefs du gouvernement et le Forum des affaires algéro-fran- çais. Une série d’accords sont, d’ores et déjà, annoncés. Dix accords portant essentiellement sur des projets industriels seront conclus incluant, notamment, les secteurs des mines, de la santé, de l’au- tomobile. Ces arrangements pourraient apaiser la tension actuelle entre les deux pays liée aux remous provoqués par Panama Papers en Fran- ce, en particulier le traitement par le quotidien Le Monde des ré- vélations sur le placement par un haut responsable algérien de 700 000 euros dans un paradis fiscal et la position officielle françai- se sur la question du Sahara occidental. En un mot, l’’économique pourrait contribuer à dépasser ces di- vergences. Il reste l’aiguillon de la dynamisation des relations entre les deux pays. En effet, les deux pays ont besoin l’un de l’autre. La France et l’Algérie subissent une crise économique et veulent en finir avec ses conséquences négatives sur l’emploi, la croissance. L’Algérie a besoin de l’appui de la France pour diversifier son éco- nomie. Et la France a besoin de reconquérir les marchés extérieurs, notamment le marché algérien menacé par la Chine. Bémol, plusieurs spécialistes du dossier sont sceptiques. Ils estiment que le président François Hollande n’a pas tenu ses promesses en

Transcender les différends politiques

Par : K. REMOUCHE

k.remouche@gmail.com

matière de colocolisation ou de codéveloppement. D’abord, la ba- lance commerciale bilatérale reste en faveur de la France. Les in- vestissements français en Algérie ne sont pas à la hauteur de l’am- bition des deux pays de construire un partenariat d’exception, ga- gnant gagnant. Ils se demandent si ces rencontres ne servent pas beaucoup plus à la partie française avec la consolidation de ses po- sitions commerciales dans l’automobile, le médicament, les trans- ports et les banques. Enfin, ces spécialistes considèrent que ces relations manquent de profondeur stratégique et de sincérité. En un mot, on est encore loin d’un partenariat stratégique entre les deux pays. À Paris, on ne prend pas suffisamment conscience du poids de l’Algérie dans la sous-région. Un pays pivot à la frontière méridionale de la France qui absorbe les flux migratoires, les menaces terroristes et contient la grande criminalité, notamment le grand trafic de drogue et qui a le plus fort potentiel dans la sous-région pour de- venir un pays émergent. Alger, elle, prête le flanc aux lobbies en France qui ne veulent pas d’une Algérie puissante économique- ment, en ne levant pas les entraves bureaucratiques et en n’avan- çant pas sur la voie de l’établissement d’un État de droit. Si ces handicaps ne sont pas levés des deux côtés et si les différends politiques ne sont pas transcendés et si réellement cette relation manque de sincérité, on risque de s’acheminer vers un axe Alger- Pékin, plutôt qu’Alger-Paris .n

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Supplément Économie

Dimanche 10 avril 2016

LIBERTE

LOIN DU PARTENARIAT STRATÉGIQUE ANNONCÉ

RELATIONS ÉCONOMIQUES ALGÉRO-FRANÇAISES

Donner plus d’aplomb à la coopération

Il s’agit de passer du mode de relation commerciale à une relation de partenariat gagnant-gagnant.

L a laborieuse construc- tion de relations entre les deux pays intervient au moment où la Chine vient, dans ses relations avec l’Algérie, supplan-

ter la France dans certains

domaines. Concurrencée depuis des années

par d’autres

pays, dont la Chine, devenue le premier four- nisseur de l’Algérie depuis 2013, la France veut contre-attaquer et met en avant des projets de “coproduc- tion”. De son côté, l’Algérie veut diversifier son tissu économique et trouver de nouveaux partenariats au moment où l’économie natio- nale souffre durement de la chute des cours du pétrole. En fait, dès 2013 la France perdait son rang de premier fournisseur de l’Algérie au profit de la Chine avec des échanges s’élevant à 10,5 milliards d’euros en 2014 en dépit du “dyna- misme” des 7 000 entreprises fran-

Par :SAÏD SMATI

çaises exportatrices vers l’Algérie et les 450 autres qui y sont déjà ins- tallées, PME et géants comme Renault confondus. D’où l’offensi- ve. Pour consolider cette offensive, il a été mis en place un comité mixte économique France-Algérie (Comefa), un mécanisme de ren- forcement des relations écono- miques, industrielles et commer- ciales algéro-françaises, dont la troisième session s’est tenue en octobre dernier. Outre le Comefa, Alger abritera le 10 avril, la troisiè- me rencontre économique du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN) entre les deux pays. D'aucuns pensent que les relations économiques entre les deux pays connaissent, ces der- nières années, un nouveau souffle, basé notamment sur un partena- riat productif gagnant-gagnant. Et l'objectif global visé par les respon- sables des deux pays, à travers la Déclaration d'Alger signée le 19 décembre 2012 par les présidents

Abdelaziz Bouteflika et François Hollande, est, pour reprendre les propos de Jean-Louis Levet, haut responsable de la coopération industrielle algéro-française, de passer “du mode de relation com- merciale à celui de relation coopé- rative”. En effet, plusieurs projets témoignent de cette coopération économique entre les deux pays, à l'image de l'usine Cital de fabrica- tion de rames de tramways avec le géant français Alstom ou encore le site d'assemblage de véhicules légers avec Renault et la perspecti- ve de plus en plus claire de l'im- plantation de la marque au Lion en Algérie, prouvent qu'il est très pos- sible d'engager un processus de “relocalisation” entre les industries française et algérienne. D'autres exemples renforcent cette vision. Il s'agit, notamment de l'usine Sanofi à Sidi Abdallah (Alger), la présence en Algérie de nombreuses entreprises embléma- tiques de l'industrie française qui

D. R.
D. R.

activent dans le cadre d'un parte- nariat, notamment l'usine Lafarge à Oggaz (Mascara) et Alver Saint- Gobain (Oran). Dans un entretien accordé à l'APS en juin dernier, le haut responsable à la coopération industrielle et technologique fran- co-algérienne à l'Élysée, Jean-Louis Levet avait estimé que depuis la signature de la Déclaration d'Alger sur l'amitié et la coopération entre la France et l'Algérie, en décembre 2012, une “vraie dynamique” est en marche. L'axe Alger-Paris “com-

mence à changer de paradigme en passant d'un modèle fondé sur une logique commerciale à celui basé sur une logique de coopération, en travaillant ensemble sur les fonda- mentaux de la croissance : la for- mation, la recherche, l'innovation, la coproduction et le développement local du territoire”, avait-il expli- qué, ajoutant que “c'est un travail de long terme qui se fait dans la durée et dans le cadre d'une rela- tion de confiance”.

S. S.

ALORS QU’IL Y A CRISE SUR LE VIEUX CONTINENT

Plusieurssociétésfrançaiseslorgnent le marché algérien

La signature du pacte d’actionnaires en vue de la réalisation d’une usine d’assemblage de véhicules particuliers Peugeot à Oran est prévue aujourd’hui à l’issue de la réunion du comité intergouvernemental de haut niveau algéro français.

L e marché algérien occupe une bonne place dans le

Push to pass”, le nouveau plan de développement de

PSA (Peugeot-Citroën-DS), présenté mardi denier par

le PDG du groupe, Carlos Tavares. Ce dernier a, à cette

occasion, évoqué les discussions entre

PSA et le gouvernement algérien pour l’installation d’une usine en Algérie. Les

négociations autour de ce projet intervien- nent dans un contexte de crise dans le secteur automobile dan le pays. Cela, Tavares n’a pas manqué de le souligner. Et, il a eu cette phrase: “Nous discutons actuellement avec le gou- vernement algérien l’implantation d’une entité de production en Algérie, devenue désormais un marché très fermé”. Les pourparlers sont presque finalisés et il est attendu que la signature du pacte des associés de l’usine PSA, se fasse aujourd’hui, à la faveur de la réunion du Comité intergou- vernemental de haut niveau algéro-français (CIHN). L’usine de PSA dont il est question devrait produire jusqu’à 100 000 véhicules par an, fabriquer “trois modèles de véhicules (la Peugeot 301, la Peugeot 208 et la Citroën C Élysée) et sortir de terre fin 2018-début 2019. À la différence de l’implanta- tion industrielle Renault, le site PSA pourra exporter une partie de sa production. Il va commencer par un seuil mini-

partie de sa production. Il va commencer par un seuil mini- Par : YOUCEF SALAMI maliste:

Par :YOUCEF

SALAMI

maliste: 10% de la production sera destinée à l’export. Par ailleurs, des opérateurs algériens seront associés au projet, ils vont traiter avec des équipementiers étrangers pour produi- re de la pièce de rechange. Avec cette unité d’assemblage en Algérie, le Groupe PSA pousse les feux à l’international. Normal, il ne peut compter uniquement sur son fief euro-

péen, qui pèse presque 2/3 de ses ventes

sur le Vieux Continent, l’Europe se dirigeant tout droit vers une lente stagnation, voire pire, du marché automobile… Grâce au développement de son activité à l’international, il serait possible au constructeur français de réaliser 4 % de marge opérationnelle moyenne entre 2016 et 2018 et une hausse moyenne de 3,2 % du chiffre d’affaires sur la même période. Le Groupe compte également renouer avec le ver- sement d’un dividende dès cette année, avec un taux de dis- tribution de 25%. Le dernier dividende versé par PSA, 1,10 euro par action, remonte à 2011, pour l’exercice 2010, année précédant la grave crise financière qui a secoué le Groupe sochalien. L’Acte de signature dont il s’agit constitue, en fait, le fait marquant de la visite du Premier ministre français, Manuel Valls, à Alger. Valls est accompagné d’une dizaine de ministres, et d’une soixantaine de chefs d’entreprises. La délégation française n’a pas dans sa manche que le projet

parce qu’il y a crise

PSA. Des projets dans l’agroalimentaire, les services, la gran- de distribution, seront également discutés à l’occasion de cette visite et des contrats à la clé seront conclus par des entreprises hexagonales. Les sociétés françaises lorgnent ainsi le marché algérien, à la recherche de relais de croissan- ce. Confinées autrefois dans des activités commerciales, elles s’intéressent davantage aujourd’hui à l’investissement pro- ductif dans des secteurs aussi stratégiques que la production pharmaceutique, les énergies renouvelables, la formation… Elles ont consenti deux milliards d’euros d’investissement. Elles consolident ainsi le bilatéral et établissent des perspec- tives d’avenir. Cela apporte de la valeur ajoutée, sous réserves que le pays arrive à proposer de réels projets de développement et de diversification économique. Cela est possible à condition que l’entente qui caractérise le bilatéral ne s’essouffle pas, car le partenariat, gagnant-gagnant, voulu par les deux partie, algérienne et française, c’est le long terme. Et, qu’il y ait rééquilibrage dans les échanges. Actuellement, l’Algérie perd plus d’argent qu’elle n’en gagne dans ses relations économique avec la France, parce que si on en exclut l’énergie, la balance commerciale tourne à l’avantage des Français.

Y. S.

BANQUES

Elles consolident leur position sur le marché algérien

Les banques françaises, installées en Algérie depuis une quinzaine d'années, y enregistrent une forte progression de leur activité et de leur rentabilité.

L’ intérêt qu’elles portent au marché

algérien s’est manifesté au cours des

derniers mois par le voyage à Alger

de leurs principaux dirigeants parisiens. Au

mois de janvier dernier, c’est le président du conseil d’administration mois de janvier dernier, c’est le président du

du groupe BNP Paribas, Jean Lemierre qui est

venu inauguré le nou- veau siège social de la filiale à Alger. Quatorze ans après sa création, la filiale algérienne du groupe français emploie 1 400 collaborateurs dans un réseau de 75 agences réunissant 200 000 clients sur le territoire national. La Société Générale n’est pas en

Par :HASSANE

HADDOUCHE

reste et son PDG, M.Fréderic Oudéa, était, lui aussi, pour la première fois en Algérie en novembre 2015. Le DG de Société Générale affirmait que sa banque “est aujourd’hui le premier réseau privé en Algérie à la fois pour les entreprises et pour les particuliers”. Un développement qui “n’est pas incompatible avec un renversement du business model de la banque”. Les revenus de SGA comportent aujourd’hui “plus d’intérêt et moins de com- missions dans une proportion de deux tiers pur un tiers” selon M.Oudéa. Ce qui est une façon pudique de dire que les activités de la banque, impactées par les “chocs réglemen- taires” des dernières années, s’éloignent du

financement du commerce extérieur et s’ap- puient de plus en plus sur un modèle de banque universelle tournée vers le finance- ment des entreprises et des particuliers.

Une longueur d’avance pour le crédit consommation

Côté financement des particuliers, les banques françaises ont depuis le début de l’année pris une longueur d’avance sur leur concurrentes grâce à leur réactivité plus grande en matière de mise en place du crédit à la consommation. Le PDG de BNP Paribas El Djazaïr, M. Pascal Fèvre relevait “un engouement pour la Renault Symbol” dès les

premiers jours de la mise en place du nou- veau crédit. “Nous avons conclu un partena- riat avec Renault qui est notre partenaire au niveau mondial. Notre priorité est la Renault Symbol”, a expliqué clairement le patron de la filiale algérienne du groupe bancaire. Deux mois après le début de l’opération on annonce dèjà “plusieurs centaines de dossiers ficelés” chez SGA tandis que les concurrents, publics notamment, n’ont pas encore démarré.

H. H.

LIBERTE

Dimanche 10 avril 2016

Supplément Économie

9

LOIN DU PARTENARIAT STRATÉGIQUE ANNONCÉ

JEAN-LOUIS LEVET, HAUT RESPONSABLE À LA COOPÉRATION INDUSTRIELLE FRANCO- ALGÉRIENNE À LIBERTÉ

“Aller plus vite et plus loin ensemble”

Dans cet entretien, l’officiel français chargé de développer la coopération industrielle et technologique entre l’Algérie et la France, aborde l’évolution des relations économiques entre les deux pays et cite les projets phares de partenariat bilatéral en voie de concrétisation.

Liberté : Comment analysez-vous l'état des relations économiques entre l'Algérie et la France ? Jean-Louis Levet : Les relations économiques entre les deux pays évoluent, de nouvelles dynamiques

Par : K. REMOUCHE

amplifient, qui contribuent à faire passer progressivement leurs re- lations d'un mode fondé sur le commerce à un mode fondé da- vantage sur la coopération : c'est- à-dire, sur des projets de partena- riat concernant les fondamentaux du développement économique (formation en lien avec les besoins des entreprises, appui technolo- gique et technique aux PME, co-pro- duction), visant l'excellence, et s'inscrivant de ce fait dans le long terme. La Déclaration de coopéra- tion et d'amitié signée par les deux Présidents en décembre 2012 à Al- ger constitue le cadre adéquat de l'action que nous devons conduire ensemble : une ambition commu- ne de progrès. La France est le premier investisseur en Algérie, cette tendance doit s'affirmer beaucoup plus, compte tenu des besoins considérables de l'économie et de la société algé- riennes.

Quelles sont les actions et projets de coopération économique conduits ou achevés depuis la dernière réunion du Comité in- tergouvernemental de haut ni- veau de décembre 2014 ? Sans chercher à être exhaustif, il s'est agi tout au long de l'année 2015 d'une part d'accompagner les pro-

jets ayant fait l'objet d'accords en 2014 et d'autre part d' initier, d'ac- compagner un nouvel ensemble de projets dont notamment une di- zaine ont débouché sur des ac- cords signés lors du Comité mixte économique franco-algérien du 26 octobre 2015 à Paris. Pour ce qui concerne ma mission, elle est tou- jours en lien étroit avec mon ho- mologue Bachir Dehimi. Dans le premier cas, on peut citer par exemple :

les accords et leurs mise en œuvre actuelle concernant la création de 4 nouvelles écoles de formation qualifiante devant répondre aux be- soins de l'industrie algérienne avec le ministère de l'Industrie et des Mines (école nationale des mé- tiers de l'industrie, école de mana- gement industriel, école d'économie industrielle, institut national de logistique) ou encore la mise en œuvre du centre d'excellence en ef- ficience énergétique de Schneider Electric ; des accords structurants pour le dé- veloppement productif de l'Algérie (industrie et services aux entre- prises étroitement liés) comme ceux relatifs à la normalisation (accord triennal entre l'Afnor et l'Ia- nor), à la métrologie ( création d'un laboratoire national de mé- trologie avec le LNE français), à l'accompagnement technique et d'innovation des PME algériennes dans les domaines de la méca- nique (accords signés - toujours avec le MIM - avec le Cetim, le centre technique français de la mécanique) et de l'agroalimentai- re (le CTCPA, le centre technique français agroindustriel de la conser- vation de la production agricole).

D. R.
D. R.

Pour ce qui concerne d'autres pro- jets ayant débouché sur des accords fin 2015, on peut citer par exemple :

l'accord-cadre dans le domaine ferroviaire signé en septembre dernier entre la SNCF et la SNTF, qui couvre un large champ de coopé- rations à mettre en œuvre dans les domaines de la formation, de l'in- génierie ferroviaire, du transport de marchandises, du transport de voyageurs ; l'accord dans le do- maine de la propriété intellec- tuelle, un enjeu là aussi impor- tant pour la développement et la di- versification de l'économie algé- rienne, entre l'INPI (l'institut fran- çais de la propriété intellectuelle) et son homologue algérien l'INAPI qui est en train de se mettre en œuvre ; des accords entre PMI com- me par exemple entre la start-up françaises IP3 Group et le groupe fa- milial Batouche pour la fabrication de machines à faire des palettes en

carton. Et puis d'autres protocoles accords signés aussi au Comefa d'octobre dernier dont vous avez rendu compte, comme par exemple entre le français Systra et la SNTF dans le domaine de l'ingénierie en systèmes ferroviaires, ou enco- re entre le groupe Lafarge-Holcim et le groupe public algérien Gica dans le secteur du ciment et des matériaux de construction.

Quelles sont les pistes de coopé- ration qui restent à explorer ? Les besoins de la société algérien- ne sont considérables et le déve- loppement à venir de l'Algérie font que de nombreux domaines de coopération sont envisageables, que ce soit par exemple comme de nombreuses études le montrent et les rencontres toujours très enri- chissantes que j'ai eues avec des en- trepreneurs algériens, dans l'agri- culture, le numérique, les services

aux entreprises très liés au déve- loppement industriel, la santé (où de nombreuses actions sont en cours), les transports où il y a encore tant à faire, la ville durable et l'en- vironnement, une autre priorité des autorités algériennes, mais aussi les énergies renouvelables, les loisirs, le tourisme ; mais il convient aus- si dans le même temps de s'assu- rer de la mise en œuvre effective des nombreux accords que nous si- gnons, dans l'intérêt des deux pays et de nos opérateurs respectifs (entreprises, universités, centres techniques, etc). À ce titre, signalons par exemple la tenue les 10 et 11 avril prochains à Alger durant le prochain CIHN du 3 e Forum des partenariats algéro- français organisé par Business France en partenariat avec de nom- breux acteurs algériens, et qui ras- semblera précisément des PME des deux pays dans ces domaines clés que sont notamment l'agroa- limentaire, la santé, le numérique et les transports.

Comment voyez-vous les pers- pectives de développement de la relation économique algéro-fran- çaise ? Multiplier les ponts entre les deux pays est une perspective de plus en plus partagée entre nos écono- mies respectives ; je le constate tous les jours dans mes déplacements tant en France qu'en Algérie ; les dif- ficultés de toutes sortes liées no- tamment à un environnement mondial de plus en plus incertain doivent constituer autant de fac- teurs nous motivant pour aller plus loin et plus vite ensemble.

K. R.

LES RELATIONS ALGÉRO-FRANCAISES ET LA VISITE DE MARC AYRAULT

Les nuages se dissiperont-ils pour autant ?

Les attentes côté algérien sont multiples, en particulier une plus grande implication française dans le transfert technologique en vue de moderniser et développer l’appareil productif du pays.

S elon l’APS, le Premier ministre, Abelmelek Sellal, s’est fé- licité de l’évolution appréciable que connaissent les pro- jets d’investissement communs lancés par l’Algérie et la

France, dont les résultats de cette avancée commenceront bien-

“Les projets que nous

avons lancés ensemble connaissent une

appréciable évolution”, avait déclaré M. Sel- lal à la clôture de la rencontre économique organisée conjoin- tement par le Forum des chefs d’entreprise (FCE) et l’organi- sation patronale française Medef International. De son côté, le Premier ministre français de l’époque, Jean-Marc Ayrault, pré- sent également à la clôture du Forum d’affaires algéro-français, a assuré que “l’Algérie n’est pas seulement un simple marché pour la France, mais avant tout un partenaire”. La rencontre d’affaires algéro-française tenue à l’occasion de la première réunion du Comité intergouvernemental bilatéral de haut niveau, institué par la déclaration d’Alger ayant sanctionné la visite d’État du président français, François Hollande, en Al-

du président français, François Hollande, en Al- Par : A. HAMMA tôt à être ressentis gérie

Par : A. HAMMA

tôt à être ressentis

gérie en décembre 2012, s’était soldée par la conclusion de 13 accords de coopération dans différents secteurs, notamment l’in- dustrie, l’énergie solaire et les télécoms. Pour sa part, l’Algérie, à travers la voie de son premier magistrat, “veut transcender beau- coup de pesanteurs et faire coïncider réellement nos intérêts qui doivent s’affranchir des considérations conjoncturelles néces- sairement précaires”, en réponse à une question de l’interview qu’il a accordée à l’AFP en 2012. L’État algérien veut regarder l’avenir tout en restant intransigeant sur ses fondamentaux. Pour Bouteflika, “ce que l’Algérie attend de la France, c’est un ac- compagnement dans le processus de développement écono- mique, social et humain, un vaste chantier en cours de mise en œuvre et qui nécessite un perfectionnement de l’élément humain, un transfert technologique réel et un partenariat gagnant-gagnant dans le système productif”. Le paradoxe des investisseurs fran- çais, même s’ils sont présents à travers une quarantaine d’en- treprises, consiste en leur position “frileuse” vis-à-vis de notre politique économique invoquant la fameuse règle des 49/51%.

Que dirions-nous alors du projet de l’usine Renault, qui, après avoir traîné en longueur, vient d’accoucher aux forceps, alors que ce groupe commercialise plus de 200 000 véhicules/an en Algérie, tout en préférant investir d’abord au Maroc. Pour leur part, les Algériens, après que le président de la République ait balisé les grandes lignes de la stratégie qui, selon lui, doit pré- sider à la refondation des relations algéro-françaises, notam- ment dans le domaine économique, notre ancien ministre des Affaires étrangères avait décliné les attentes de l’Algérie : “Cet- te contribution passe par des partenariats industriels, un trans- fert de technologie et du savoir-faire français, un appui à la mo- dernisation des cadres de gestion et un accompagnement dans l’entrée pleine et entière de l’Algérie dans la mondialisation”. Al- stom pour le montage et la maintenance des rames de métro, l’usine Renault de Tlélat, le projet Peugeot qui, aux dires du mi- nistre de l’Industrie, serait bien avancé, un élan dans les rela- tions industrielles semble se dessiner entre les deux pays.

A. H

10

Supplément Économie

Dimanche 10 avril 2016

LIBERTE

ENTREPRISE ET MARCHÉS

 

EN BREF

Gares ferroviaires :

127 milliards de DA pour leur réaménagement

n La Société nationale de transport

ferroviaire (SNTF) consacre 127 milliards DA pour le réaménagement des gares à travers le pays, a annoncé le directeur général, Bendjaballah Yacine. En marge d'une visite d’inspection du projet de réhabilitation de l’ancienne gare ferroviaire de Mostaganem en compagnie du wali, M. Bendjaballah a indiqué que cette enveloppe est destinée, dans le cadre du plan d'action 2016-2018 de la SNTF, pour le réaménagement des plans de transport ferroviaire des wilayas du pays.

Produits agricoles :des plateformes logistiques en cours de réalisation

n Des plateformes logistiques servant

au conditionnement des produits agricoles en vue de les préparer et de les adapter à l’exportation sont en cours de réalisation, a indiqué le SG de l’Algex au cours d’une journée d’étude consacrée à l’exportation. Les premières plateformes seront installées à Aïn Defla, Biskra et Mascara. Le rôle de ces plateformes mises en place par le groupe Agromédit est de préparer les produits et les mettre aux normes avant de les expédier vers les marchés étrangers.

Algérie :Cieptal Cars cède 43% de son capital

n La firme Mediterrania Capital

Partners a annoncé, dans un communiqué publié le 4 avril, avoir pris une participation de 43% dans Cieptal Cars, une société privée algérienne spécialisée dans le secteur de la location de voitures longue durée. La transaction a été réalisée par Mediterrania Capital II (MC II), le deuxième fonds de la firme de capital- investissement qui concentre ses activités sur la région de l’Afrique du Nord.

COURS DU DINAR

 

ACHAT

VENTE

US dollar

1 USD

108.3385

108.3535

Euro

1 EUR

122.9534

123.0029

COURS DES MATIÈRES PREMIÈRES

Brent

38 dollars/baril

Or :

1 231 dollars

Blé :

156 euros/tonne

Maïs

154 euros/tonne

Cacao

2 133 livres sterling/tonne

Robusta

1 457 dollars/tonne

ELLE PLACE SES PRODUITS SUR LES MARCHÉS D’EUROPE

Biopharm veut faire jeu

égal avec les grands laboratoires

Cette firme privée est l’un des premiers opérateurs dans le secteur du médicament en Algérie.

L a prestigieuse Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), un établisse- ment public français,

a certifié des produits fabriqués par

Biopharm, un gage de qualité qui

permet à la socié- té que dirige Ab-

delouahed Kerrar de prendre pied en Europe et d’y commercialiser ses produits. Des ex- portations sont prévues cette année vers la France. Biopharm se mesure ainsi aux grands laboratoires sur un marché aussi concurrentiel que celui du Vieux continent, une performance réalisée dans la longue marche de Biopharm, une entreprise dont les fondements ont été édifiés par Mad- jid Kerrar, un industriel à la vision

internationale. Madjid Kerrar réus- sit à développer, à la fin des années 60, un partenariat industriel et com-

mercial avec des pays d’Asie. Au dé- but des années 1960, il crée la Société africaine pour le commerce inter- national (SACI), donnant de l’essor

à des activités commerciales, prin-

cipalement avec la Chine et avec d’autres pays du Sud-Est asiatique. En 1964, M. Kerrar met en place la Compagnie industrielle des caout- choucs et plastiques (CINCAP). En 1969, le groupe industriel Kerrar continue de poursuivre son déve- loppement. En 1991, avec l’ouver- ture de l’économie nationale, Bio- pharm voit le jour. Son chiffre d’af- faires a atteint, en 2012, 360 millions de dollars. En 2013, la société déci- de d’ouvrir 49% de son capital à un consortium d’investisseurs de re- nommée internationale afin de dé- velopper et de pérenniser l’entre- prise. Après près de deux décennies

l’entre- prise. Après près de deux décennies Par : YOUCEF SALAMI ligne le directeur général de

Par : YOUCEF SALAMI

ligne le directeur général de Bio- pharm, Abdelouahed Kerrar. Ce réseau sert également les relations solides et pérennes que le groupe a

tissées progressivement avec plus de

50 laboratoires internationaux, dont

Abbott, Alcon, Astra Zeneca, Bayer, Bohringer Ingelheim, Cipla, Merck, Pierre Fabre. Le réseau de distribu- tion grossiste, dont la règle de conduite est la satisfaction des clients, est certifié depuis 2008 selon le référentiel qualité ISO 9001. Au chapitre perspectives, Biopharm veut maintenir la bonne dynamique de son développement. Elle projet- te de continuer, au cours des pro- chaines années, à accompagner la croissance du marché pharmaceu- tique national par la poursuite ré- solue de ses efforts d’investisse- ment, en vue aussi bien de l’exten- sion de son réseau commercial que du développement de ses capacités industrielles. Elle compte égale- ment élargir le champ de ses mar- chés par la consolidation de son ar- rimage aux marchés africains et par l’accès aux marchés européens qui s’ouvrent aujourd’hui à elle. Biopharm aborde cette nouvelle phase de son développement avec les moyens de ses ambitions.

Y. S.

D.R.
D.R.

d’intenses activités, le groupe s’est attelé à opérer une restructuration. Il a ainsi commencé par adapter progressivement sa structure or- ganisationnelle en tant que groupe autour de ses différents métiers : la production de médicament relève de Biopharm, noyau central de l’enti- té ; la distribution en gros de pro-

duits pharmaceutiques confiée à Biopharm distribution ; la réparti- tion aux officines à Biopure ; la pro- motion et l’information médicales

à Human Health Information (HHI) ; la logistique pour l’industrie pharmaceutique à Biopharm logis- tique. Le groupe dispose d’un réseau commercial dense, s’étendant jus- qu’aux régions les plus reculées du pays, constitué de 14 centres de distribution, de plus de 150 gros- sistes et 3000 officines pharmaceu- tiques. “Nous sommes aujourd’hui en mesure de délivrer quelque 4000 produits pharmaceutiques sur l’en- semble du territoire algérien”, sou-

LU POUR VOUS

L’exclusion des marchés publics fixée

L es modalités d’exclusion de la participation aux marchés pu- blics des opérateurs écono-

miques viennent d’être fixées par ar- rêté publié au Journal officiel n°17 du 16 mars 2016. Pris en application des dispositions de l’article 75 du dé- cret présidentiel n° 15-247 du 16 septembre 2015, l’arrêté du 19 dé- cembre 2015 précise que l’exclusion de la participation aux marchés pu- blics est temporaire ou définitive. Elle peut être d’office ou par déci- sion. L’article 3 de l’arrêté indique que l’exclusion temporaire d’office est prononcée par l’ensemble des services contractants, contre les opérateurs économiques qui sont en état de règlement judiciaire ou de concordat, sauf s’ils justifient qu’ils ont été autorisés par la justice à poursuivre leurs activités ; qui font l’objet d’une procédure de règlement judiciaire ou de concordat, sauf s’ils justifient qu’ils ont été autori- sés par la justice à poursuivre leurs activités ; qui ne sont pas en règle avec leurs obligations fiscales et pa- rafiscales ; qui ne justifient pas du dépôt légal de leurs comptes sociaux ; qui ont fait l’objet d’une condam-

comptes sociaux ; qui ont fait l’objet d’une condam- nation définitive par la justice pour fraude

nation définitive par la justice pour fraude fiscale, fausse déclaration ou délit affectant leur probité pro- fessionnelle ; qui ont fait l’objet d’une condamnation définitive par la justice pour infraction aux dis- positions relatives aux relations de

travail. Selon l’article 4, l’exclu- sion temporaire d’office au titre des marchés du service contrac- tant qui a initié la procédure concerne les opérateurs écono- miques qui ont refusé de com- pléter leurs offres ou se sont dé- sistés de l’exécution d’un marché public avant l’expiration du dé- lai de validité des offres, sans mo- tif valable. Par ailleurs, l’arrêté précise que l’exclusion définiti- ve d’office, sauf réhabilitation intervenue dans les conditions fixées par la législation et la ré- glementation en vigueur, s’ap- plique aux opérateurs écono- miques qui sont en état de failli- te, de liquidation ou de cessation d’activité ; qui font l’objet d’une procédure de déclaration de faillite, de liquidation ou de ces- sation d’activité ; inscrits au fi- chier national des fraudeurs, au- teurs d’infractions graves aux législations et réglementations fis- cales, douanières et commerciales ;

étrangers qui n’ont pas respecté l’engagement défini à l’article 84 du décret présidentiel n° 15-247 du

16 septembre 2015.

 

BOURSE D’ALGER

Séance de cotation du 4 avril 2016

TITRES COTÉS

 

COURS

VARIATION

TAUX DE VARIATION

ACTION

ALLIANCEASSURANCES Spa 505,00

-10,00

-1,94

EGH El AURASSI

485,00

5,00

1,04

TITRES NON COTÉS

 

DERNIER COURS DE CLÔTURE

ACTION

NCA-ROUIBA

315,00

SAIDAL

635,00

PRINCIPAUX INDICATEURS BOURSIERS

Capitalisation boursière :

 

14 866 242 305,00 1 329 875,00

Valeur transigée :

Encours global des titres de créance :

 

Encours global des valeurs du Trésor :

426 075 000 000,00 1 233,84

DZAIRINDEX :

LIBERTE

Dimanche 10 avril 2016

L’actualité en question

11

LES 4 RÉSEAUX SÉVISSAIENT ENTRE LE MAROC, L’ALGÉRIE, LA LIBYE ET L’EUROPE

Saisie de 17 milliards de résine de cannabis

Pas moins de 46 quintaux de résine de cannabis, d’une valeur de 17 milliards, ont été saisis à la frontière algéro-marocaine par les unités de la Gendarmerie nationale.

L drogue

a

dissimulée

sous des cartons de fruits et légumes, sur lesquels étaient écrits “Made in Morocco” et “Aigle”, était destinée à

être convoyée par quatre réseaux

constitués de 17 individus, dont 4 re- pris de justice. L’enquête prélimi- naire a révélé qu’un président de club

de football de l’Ouest est également

impliqué dans ce trafic organisé.

Le mis en cause, qui fait partie d’une

filiale de 7 individus, a été interpel-

dans la nuit de vendredi à same-

di

au même titre que les éclaireurs à

bord de trois véhicules de type Seat Ibiza et Peugeot 208 et 307. Contac-

té par nos soins, le colonel Abdel-

hamid Kerroud a révélé que ces quatre réseaux avaient préparé leurs convois depuis plusieurs mois pour acheminer le kif traité, de premier choix, via Tlemcen, Naâma, en pas- sant par Reggane et In Salah (Adrar) pour atteindre la Libye. Selon le colonel Belkacem Ferhat, “les investigations entreprises ont ré- vélé que ces narcotrafiquants ont emprunté des routes secondaires et des pistes. Il s’agit de réseaux impli-

APS
APS

quant des Marocains, des Algériens, des Libyens, des Tunisiens et des Européens, d’autant que l’Europe est la destination finale de cette drogue”.

Les narcotrafiquants ont préparé leurs convois depuis plusieurs mois.

Selon notre interlocuteur, les éclai- reurs touchaient une moyenne de 300 millions par convoi et bénéfi- ciaient de complicités dans les wi- layas de Tlemcen, de Saïda, de Mas-

cara, de Chlef, de Naâma, d’El- Bayadh et de plusieurs wilayas du Grand-Sud. Il aura fallu le déploiement de deux hélicoptères et le concours des po-

SACOMI ELECTRONICS AFFICHE SA NOUVELLE STRATÉGIE DE DÉVELOPPEMENT

Cap sur la production de téléviseurs Thomson à El-Achour

D. R.
D. R.

L’usine produira 800 appareils/jour.

C ’est une date à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de Sacomi qui compte à son actif pas moins de vingt-deux

ans d’expérience dans l’IT. Aussi, jeudi dernier,

Ahmed Miliani Thiba a dévoilé une nouvelle po-

litique de développement lors d’une rencontre de presse tenue à l’hôtel Sheraton qui a suivi la vi- site de l’usine de production des téléviseurs de marque Thomson qui relève du groupe Techni- color qui devient un partenaire de choix pour Sa- comi déjà representant exclusif du taïwanais Asus. L’effort d’investissement de Sacomi se ma- nifeste, également, par la réalisation d’une deuxiè- me usine à Koléa dédiée à la fabrication de cli- matiseurs de la même marque, mais aussi de la marque Samsung.

tion de cette usine prévoit les tablettes, les laptops et les téléphones portables de marque Thomson avec des smartphones 3G et 4G attendus pour oc- tobre prochain. “Les tablettes Thomson seront dis- ponibles sous différents modèles en plus des note- books et ultrabooks, et seront commercialisés au cours de cette année 2016”, a déclaré Miliani qui parle “d’encourager et de stimuler le Made in Al- geria” pour relancer l’outil de production, contrer l’informel et satisfaire la demande interne. C’est, donc, un retour en force qui est signé par Saco-

D’une capacité de production de 500 climati-

mi

qui avait entamé cette refondation en 2014

seurs/jour, elle devrait introduire, dès juillet 2016, la fabrication d’autres équipements élec-

pour se transformer en producteur après avoir ac- compli, avec brio, tout un parcours dans le do-

troménagers : cuisinières (60 000 unités/an) et ma-

maine de la distribution, et devient, ainsi, Saco-

chines à laver (120 000 unités/an). À El-Achour,

mi

Electronics au lieu de Sacomi Informatique.

l’usine d’assemblage est assez impressionnante et

Un

savoir-faire que Sacomi compte mettre à pro-

s’étend sur 4 000 m². Elle tourne, pour le moment, avec 80 employés avec une capacité de production de 800 appa- reils/jour, toutes catégories confondues, et fonc- tionne aujourd’hui avec un seul shift/8 heures jour et affiche un taux d’intégration de 50%. Une chambre blanche disposant des dernières tech-

fit en plus d’un réseau de distribution déjà bien solide qui ne manquera pas de peser de tout son poids sur la concurrence. Sacomi, selon ses res- ponsables, ne compte pas s’arrêter en si bon che- min et mise aussi sur l’exportation la qualifiant d’“un autre levier déterminant dans la stratégie de développement de l’entreprise” et la prévoit

nologies électroniques fournit la chaîne de pro- duction en cartes mères nécessaires. L’extension,

d’abord vers les pays voisins pour un déploiement plus global, ensuite vers l’Afrique.

dans un proche avenir, de la gamme de produc-

NABILA SAÏDOUN

pulations nomades pour arriver à bout de ces narcotrafiquants dans les zones enclavées du Sud-Ouest. Ce n’est que vers 1h du matin que les unités de la Gendarmerie nationale ont intercepté le dernier réseau sur la RN95 reliant Ras-Elma (Naâma) à El-Bioudh (Saïda). Le convoi, escorté par une Seat Leon, une Peugeot 307 et une Peu- geot 208, a été surpris par un im- pressionnant dispositif. La fouille desdits véhicules a permis, grâce à l’intervention de la brigade cynophile, la découverte dans le ca- mion de 11 quintaux de kif traité en 35 colis et des plaquettes portant tous la mention “Aigle”, une variante de cannabis prestigieuse destinée à l’ex- portation vers l’Europe. La fouille a aussi permis aux en- quêteurs de saisir de grosses sommes d’argent en dinars et une dizaine de téléphones portables sur les indivi- dus, âgés entre 22 et 52 ans. Selon la même source, les mis en cause ont été présentés aujourd’hui devant le procureur de la République près le tribunal de Mechria.

FARID BELGACEM

BOUMERDÈS

Un réseau de soutien au terrorisme démantelé à Baghlia

n Un réseau de soutien au terrorisme a été démantelé, avant-hier, à Baghlia, une localité située à 30 km à l’est de Boumerdès, par les services de sécurité, a-t-on appris, mardi, de source sécuritaire. Ce réseau est composé de trois individus, âgés entre 26 et 40 ans, tous originaires de la localité de Baghlia et de ses environs. Les trois individus sont accusés d’avoir apporté aide et assistance aux groupes terrorises sévissant dans la région comme il leur est reproché d’avoir fourni des renseignements sur les activités, les mouvements et les déplacements des services de sécurité. Le démantèlement de ce réseau a été rendu possible grâce aux renseignements recueillis par les services de sécurité auprès d’un terroriste capturé il y a quelques jours à Beni Amrane. Présentés hier devant le parquet de Boumerdès, les trois membres du réseau ont été placés sous mandat de dépôt pour “aide et soutien à des éléments armés”, précisent nos sources.

M. T.

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mandat de dépôt pour “aide et soutien à des éléments armés” , précisent nos sources. M.

SPR

12

Sport

Dimanche 10 avril 2016

LIBERTE

LIGUE PROFESSIONNELLE 1 (25 e JOURNÉE) : JSK 1 - NAHD 0

Les Kabyles réalisent la passe de trois

E n accueillant la coriace formation du Nasr d’Hussein-Dey, la JSK avait à cœur de se trans- cender pour aspirer à une troisième victoire

consécutive et continuer son ascen- sion, alors que le NAHD était dé- terminé à contrarier les desseins kabyles pour ne pas se faire dépas- ser au classement général, puisqu’un seul point séparait, jusque-là, les deux équipes en présence. Il est vrai que le NAHD a déjà l’es- prit tourné vers cette demi-finale de Coupe d’Algérie contre l’USM Bel- Abbès prévue ce vendredi au stade du 5-Juillet, ce qui a contraint l’en- traîneur Bouzidi à remanier forte- ment son équipe pour faire reposer plusieurs joueurs titulaires qui étaient sur le banc des remplaçants. Dès le coup d’envoi, la JSK met la grosse pression dans le camp hussein-déen et, sur un coup-franc direct, axe le ca- pitaine Rial qui butte sur le mur ad-

verse (3’). La JSK ac- centue sa domination et, sur un centre de Mebarki, le défenseur axial Zedam dégage une balle brûlante sur la ligne fatidique, alors que son gardien était archi-battu (7’). Face à un tel pressing des locaux, les Algé- rois optent pour la prudence et la JSK ne tardera pas à ouvrir le score sur une belle action collective. Sur une belle ouver- ture de Mebarki, le jeune Aïboud ajuste un centre tendu qui permet à Boulaoui- dat de placer une bel-

le tête victorieuse en pleine lucarne (23’). Dans la lancée, la JSK aurait même pu doubler la

mise à la 38 e minute de jeu sur une

Liberté
Liberté

La JSK baissait quelque peu sa vigilance et le NAHD aurait pu éga- liser logiquement sur une très belle

belle action de Medjekan, mais la reprise instantanée de Mebarki est déviée miraculeusement en corner.

RCA 3 - MCA 1

Le Mouloudia joue avec le feu !

reprise de la tête de Ben Debka, mais ce diable de Doukha était à la parade (45’). Dès la reprise, la JSK aurait pu tuer le match sur un coup franc puissant du capitaine Rial, mais le gardien Sli- mani parvient à “boxer” admirable- ment le ballon (49’). Quatre mi- nutes après, sur un centre aérien de Medjekan, auteur d’une belle pres- tation, Malo aurait pu libérer son équipe, mais sa reprise de volet est déviée, in extremis, en corner (65’). Dans les vingt dernières minutes, le NAHD joue son va-tout avec des in- corporations successives de Chou- bani (56’), Mokhtar (60’), surtout Gacemi (65’), et la JSK peine énor- mément à préserver son petit but d’avance, encore que ce diable de Ga- cemi aurait pu réussir “le coup de théâtre” parfait, dans le temps addi- tionnel, sur une belle tête croisée qui passait légèrement à côté des buts de Doukha archibattu (90+3’).

MOHAMED HAOUCHINE

A près avoir corrigé l’USMH dans ce même stade mascotte Smaïl-Makh- louf de l’Arba, c’était hier au tour du

Doyen, le MC Alger, de subir le même sort. En effet, les locaux ont battu, tenez-vous bien, le MCA sur le score de 3 à 1. Une défaite qui n’ar- range pas les affaires du Doyen puisque les Vert et Rouge ne sont qu’à trois points des deux pre- miers relégables, à savoir l’USMB et le RCR. Le MCA joue avec le feu, lui qui n’a plus goû- té à la victoire depuis le match disputé à do- micile face au RCR (17 e journée).

L’Arba, dont les joueurs étaient en grève et ne se sont pas entraînés, a joué avec son équipe type. La première mi-temps, qui a été équili- brée avec une légère domination moulou- déenne, a été caractérisée par un niveau tech- nique tout juste moyen, mais riche en buts. Les joueurs de l’Arba, qui ne se sont pas entraînés, faut-il le rappeler durant toute la semaine qui

a précédé ce match, ont entamé la partie avec force et en jouant l’offensive à outrance. Ain- si, cinq minutes ne s’étaient pas encore écou- lées que les locaux trouvent le chemin des buts grâce à une action collective à trois entre Guis- lain qui remet sur Yachir, ce dernier donne à Tayeb, lequel arme bien son tir des 20 mètres et fusille le gardien Chaouchi en pleine lucarne, le gardien mouloudeen n’y a vu que du feu. Après ce but, les Algérois voulaient se ressai- sir, mais c’est l’équipe locale qui va doubler la mise deux minutes après, suite à un corner bien tiré par Tayeb, Yatou a bien suivi et, de la tête, il met le cuir au fond des filets. Les Mouloudéens dépassés par les événe- ments n’en croyaient pas leurs yeux et ne sa- vaient pas ce qui leur arrivait. Ils réessayent quand même de s’organiser et de porter le dan- ger dans le camp de l’Arba, et sur une attaque bien menée par Mokdad, meilleur joueur

mouloudéen sur le terrain, ce dernier s’échap- pe sur la gauche et donne un caviar à Gour- mi, lequel ne se fait pas prier pour réduire le score. Après la pause citron, le coach de l’Ar- ba effectue un changement en faisant sortir son gardien Merzougui qui s’est blessé et fait en- trer l’expérimenté Chouih, ce dernier donne plus d’assurance à la défense locale.

Alors qu’on s’attendait à ce que le MCA éga- lise, c’est le RCA qui va corser la note par son renard des surfaces, l’Ivoirien Guislain, qui, à la 64’, reçoit une belle passe de Khaled et ne se fait pas prier pour battre Chaouchi. La sui- te des débats n’apportera aucun changement au tableau d’affichage.

NASSER ZERROUKI

UNE RÉUNION D’URGENCE AUJOURD’HUI

Hadj Ahmed provoque une bagarre générale !

n Hier, l’ancien directeur général par intérim, Rafik Hadj Ahmed, a provoqué une bagarre générale entre les dirigeants du MCA et ceux du RCA. Cela s’est passé devant les vestiaires des deux équipes. Pour rappel, Hadj Ahmed est suspendu par la LFP et sa présence dans l’enceinte sportive intrigue au plus haut point. Il a écopé d’un an de suspension en plus d'une amende de 200 000 DA pour avoir critiqué la LFP. Par ailleurs, nous apprenons de sources sûres qu’une réunion d’urgence du conseil d’administration est prévue aujourd’hui, afin de discuter de la situation qui prévaut au sein du club et surtout du sort de l’entraîneur Amrouche.

N. Z.

USMA 1 - JSS 2

L’étoile du champion ne brille plus

L es Rouge et Noir ne semblent pas se remettre de la dernière défaite concédée à Relizane.

Hier, les Algérois sont tombés à domicile (la première à domicile) de- vant la JSS (1-2) et la deuxième en l’espace d’une semaine. Les Usmistes ont laissé filer trois pré- cieux points sachant que, mathé- matiquement parlant, ils leur restent encore six points à prendre pour s’assurer le titre. C’est dire que la for- mation de Soustara se complique l’existence. L’USMA a eu du mal à entrer dans le vif du sujet devant un

onze de la Saoura qui a décidé de dé- fendre dès l’entame de la partie. Les protégés de Hamdi ont éprouvé toutes les peines du monde à trou- ver des solutions devant une défen- se bien regroupée autour d’un Dje- mili qui veillait au grain. La première période de la partie a été pauvre en buts puisque les Algérois n’ont pas réussi à se procurer de vé- ritables occasions de scorer. Loin de leur niveau habituel, les Usmistes ont été individualistes, c’est, notam- mant, le cas de Ferhat. Ce dernier, à maintes reprises, prive Darfelou de

plusieurs balles de but. Au retour des vestiaires, les Rouge et Noir revien- nent sur le terrain avec la ferme in- tention d’en finir une fois pour toutes avec leur adversaire du jour. Le coach Hamdi a décidé d’incor- porer Chetal à la place de Darfelou, histoire de booster l’attaque usmis- te. L’on croyait, dès lors, que l’USMA allait se montrer plus menaçante, mais c’est le contraire qui se produira dans la mesure où c’est la JSS qui se créera quelques bonnes opportu- nités d’ouvrir le score. Heureuse- ment que Mansouri veillait au grain.

Toujours est-il que la Saoura ne baissera pas les bras et ouvrira le sco- re par l’entremise de Zaïdi à la 65’ qui plonge le stade Omar-Hamadi dans un silence de cathédrale. Piqués au vif, les Rouge et Noir sortent de leur torpeur pour trouver la faille. À la 70’, Andréa s’engouffre dans la sur- face de vérité avant de s’y faire fau- cher. L’arbitre désigne le point de pe- nalty. Meftah se charge de la sen- tence et remet les pendules à l’heu- re. L’on croyait que l’USMA allait je- ter toutes ses forces dans la bataille pour empocher le gain du match. En

CRB 3- RCR 3

Le Chabab retombe dans ses travers

L e CRB, victorieux lors de la précédente journée face à l’ESS, s’est mon- tré incapable d’enchaîner en recevant pour la 2e fois de suite le RC Re- lizane, et laisse passer, du coup, une sérieuse option dans sa lutte pour

la 2e place. “Lorsqu’on veut jouer le haut du tableau, il faut se montrer tou- jours excellent, chose qu’on n’arrive toujours pas à assurer. Malheureusement, cela fait un moment que les choses traînent pour nous. Cette deuxième pla- ce semble difficile à gagner”, tel était le constat du coach du Chabab après le nul 3-3 imposé par le RCR. Les gars d’Alain Michel, suite à une série d’oc- casions ratées par Nekkache, à la 21’ et 25’, seront surpris par la formation du RC Relizane bien présente défensivement et efficace sur les contre-at- taques. Le RCA parvient à ouvrir le score grâce au défenseur central Zidane, à la 41’. La joie du RCR ne va pas durer longtemps, puisqu’une minute plus tard, sur une action individuelle de Yahia Cherif, ce dernier réussit à éliminer Ben Abderrahmane et enveloppe un ballon au fond des filets, que le gar- dien Zaïdi n’a rien pu faire. Après la pause, Alain Michel lance les Rebbih

et Draoui à la place de Derrag et Nekkache, poussé par un très actif Yahia Cherif, le Chabab réussit à prendre l’avantage dès la 53’ sur un penalty par- faitement transformé par Faham Bouazza, avant que Boubaker Rebbih ne creuse l’écart cinq minutes plus tard en inscrivant un 3e but sur un contre bien mené par ce dernier. Mais au moment où tout le monde pensait que le CRB a plié le match avec un score de 3 buts à 1, Kuaku, du côté du RCR, réussit à réduire le score à la 65’, en héritant d’une passe décisive de son co- équipier Medahi. C’est d’ailleurs à ce moment-là que les gars de Kada Aïs- sa vont constater la passivité de la défense des Algérois et se disent qu’il y a là encore place à un autre but. Chose faite suite à un travail remarquable de Bouda sur le côté droit pour servir un caviar à son camarade Tiaïba qui n’avait aucun souci pour pousser le ballon au fond des filets et réussir non seulement à faire revenir son équipe de loin, mais aussi lui faire gagner un point très précieux dans sa lutte pour le maintien.

AHMED IFTICEN

vain. Alors que l’on s’acheminait vers la fin des temps morts, Hamia, dans une position idéale, double la mise et offre une victoire précieuse à la JSS qui accapare, provisoirement, la deuxième place.

NAZIM T.

Résultats

Hier :

RCA - MCA

3-1

JSK - NAHD

1-0

CRB - RCR

3-3

USMA - JSS

1-2

Vendredi 15 avril

À Constantine : CSC - ASMO(16h)

À Oran : MCO - USMH (18h)

À Sétif : ESS - DRBT (18h)

À Béjaïa : MOB - USMB (18h)

Classement

Pts

J

1). USM Alger

51

25

2). MO Béjaïa

38

24

--). JS Saoura

38

25

4). DRB Tadjenanet

37

24

5). CR Belouizdad

36

25

6). JS Kabylie

35

25

7). NA Hussein-Dey

33

25

8). USM El-Harrach

32

24

--). MC Oran

32

24

--). MC Alger

32

25

11). ES Sétif

31

24

12). CS Constantine

29

24

13). USM Blida

28

24

--). RC Relizane

28

25

15). RC Arba

19

25

16). ASM Oran

18

24

CE

LIBERTE

Dimanche 10 avril 2016

Sport

13

LIGUE DES CHAMPIONS D’AFRIQUE ZAMALEK SC 2 - MO BÉJAÏA 0

Les Crabes compromettent leurs chances

L a rencontre tant attendue par les Crabes et qui a mis aux prises, hier, le Zamalek SC avec le MO Béjaïa, comptant pour les 8 es de finale al- ler de la ligue des champions afri- caine a été intense. Le MOB, inca-

pable d’élever son rythme, a présenté un football sans âme concédant, de ce fait, une dé- faite amère qui compromet sérieusement ses chances de passer au prochain tour.

L’entame de cette joute a été à l’actif des locaux, mais Kahraba excentré ratera devant un Rah- mani vigilant et qui dévie le cuir en corner (5’).

Il faut souligner que le Zamalek a exercé un

pressing haut. À la 15’, Brahim Amhamed ra-

tera une opportunité franche d’ouvrir le sco-

re mais son tir dans les 18 yards des Mobiste

a été maladroit. le MOB se réveille à la 22 e , mais

le coup franc de Zerdab trouvera le gardien du

Zamalek à la parade. Zerdab, encore lui, éli- minera trois Égyptiens mais son face-à-face avec le keeper Chenaoui tournera en faveur de

ce dernier 31’. Une occasion franche pour les

Béjaouis. La dernière alerte de ce half a été du côté des locaux, mais le tir de Aymén a été dé- tourné par Rahmani. Au second half et contre toute attente, les locaux accélèrent le jeu et réussissent à marquer, par l’intermédiaire de Kahraba qui s’est infiltré dans le milieu de la défense du MOB en devançant Rahmani (48’). Ce but coupe curieusement les jambes aux joueurs Béjaouis. Les Égyptiens ont raté

à la 70’ par Aymen, une autre occasion

franche. Amrani fait rentrer Hamzaoui pour secouer le cocotier. En vain. Et c’est Ahmad

Hamzaoui pour secouer le cocotier. En vain. Et c’est Ahmad Hamoudi, suite à un retrait judicieux,

Hamoudi, suite à un retrait judicieux, qui “fu- sillera” Rahmani signant la deuxième réalisa- tion des locaux (82’). Le restant de cette jou- te ne changera rien, même si Hamzaoui ten-

te un tir de loin (89’) mais sans conviction. À vrai dire le second but du Zamalek a fait beau- coup de mal au MO Béjaïa incapable d’élever son rythme de jeu durant ce match aller. Cela

dit, Le match retour qui aura lieu le 19 avril à Béjaïa s’annonce comme une véritable équa- tion pour les gars de la Soummam.

A. HAMMOUCHE

EL-MERRIKH 2 - ES SÉTIF 2

Des Sétifiens prennent une option

A vec un Djabou des grands jours, les Sétifiens ont réus- si un grand coup hier à Khartoum en imposant le nul deux buts partout à El-Merrikh en match-aller des 1/8 es

de finale de la LDC. Un résultat qui ouvre les portes au club d’Aïn El-Fouara pour la qualification à la phase de poule, bien qu’il reste encore une seconde manche à bien gérer dans moins de dix jours au stade du 8-Mai-1945 de Sétif. Poussés par des milliers de fans qui assailli le stade d’Omdur- man dès les premières heures de la matinée, les locaux met-

tent un pressing terrible sur l’arrière-garde ententiste. Déjà à

la 3’, Khedaïria est contraint de sortir le grand jeu pour déga-

ger un tir de Coffie.

Toutefois, ce sont les représentants algériens qui allaient créer la surprise en ouvrant la marque par le biais de Dagoulou, le- quel d’une frappe des 25 mètres ne laisse aucune chance au por- tier soudanais (15’). Un but qui allait déstabiliser les locaux de- vant des Sétifiens qui vont rater de peu de doubler la mise par Djabou qui envoie un tir qui est passé légèrement à côté des bois adverses (28’). À la 35’, les locaux parviennent à remettre les pendules à l’heu- re sur un corner grâce à Ragei Abdallati (35’). Et alors qu’on croyait que les Ententistes allaient subir le match, Djabou, bien servi par ce diable de Dagoulou, ne trouve aucune peine pour redonner l’avantage à son équipe (38’). Peu de temps après,

COUPE DE LA CAF MC ORAN 0 – KAC MARRAKECH 0

Ça se jouera au Maroc !

Berramla tentera bien de piquer sa tête quelques minutes plus tard, mais sans conséquence. Il aura fal- lu attendre l’entrée en jeu de Seddik Berradja à la 66 e minute à la place du maladroit Moussi et la montée d’un

ce même Djabou avait la possibilité de tuer le match, mais il bute sur le keeper qui sauve son équipe d’un but tout fait (42’). La mi-temps est sifflée sur cet avantage des représentants al- gériens par deux buts à un. Au retour des vestiaires, les joueurs du coach Luc Eymael exer- cent d’emblée la pression et parviennent à égaliser sur une ac- tion similaire au premier but par le biais du même joueur, à savoir Ragei Abdallati (54’). Bien qu’ils aient subi le match dans la dernière demi-heure de jeu, les champions d’Afrique 2014 ont réussi à tenir le coup jusqu’au coup de sifflet de la fin de la rencontre par l’arbitre botswanais, Joshua Bondo.

FARÈS ROUIBAH

S ans aucune imagination offen- sive, sans caractère et sans cet- te “grinta” si indispensable à

toute velléité de conquête internatio- nale, le Mouloudia d’Oran s’est contenté d’un nul vierge, hier au sta-

de Ahmed-Zabana, face à une her- métique formation du Kawkab de Marrakech Dans un stade plein aux trois quarts, mais qui aura surtout vibré par le boucan d’enfer créé par la trentaine de supporters du KACM présents, les Oranais s’essayeront, malhabile- ment mais à presque tout, sans par- venir à leur fin. C’est ainsi qu’après

un joli travail de Dahar dès la 11’ sui-

vi d’un centre de Berramla, Moussi

reprendra le cuir en force mais ver-

ra sa frappe repoussée par la défen-

se. S’ensuivit ensuite un gros quart d’heure de maîtrise marocaine du Kawkab dont les joueurs monopo- liseront, certes, la balle sans pour au- tant se montrer menaçants, se

contentant de quelques rushes spo- radiques, à l’image de ce centre d’El-Fekir que Merbah se chargera de transformer en corner (43’). Sans vraiment avoir une mainmise sur ce premier half, les Oranais pas- seront, de leur côté, à deux doigts d’ouvrir le score à deux reprises, voyant à chaque fois le montant droit d’Ouzouka repousser la balle. Une première fois à la 33’ lorsque Larbi enverra un missile à mi-hau- teur repoussé par ce même poteau droit, puis une seconde à 45’ quand un cafouillage à l’intérieur de la surface de vérité offre à Benyahia la possibilité de placer un plat du pied

que le cadre marocain se chargera de contrer.

La malédiction des poteaux maro- cains n’en restait pas là puisque sur un centre-tir de Helaïmia à l’heure de jeu, le keeper Ouzouka placera une manchette ferme qui déviera la balle sur le haut de la transversale.

cran de Kamel Larbi pour que le jeu du Mouloudia se fluidifie un peu, sans toutefois mettre réellement à mal une défense marocaine bien solide. Le Sénégalais Daouda pouvait alors siffler la fin de la rencontre au

grand dam des Hamraoua qui de- vront montrer un peu plus de carac- tère dans une semaine à Marrakech s’ils veulent poursuivre l’aventure continentale.

RACHID BELARBI

CS CONSTANTINE 1 - MISR EL-MAQASAH (ÉGYPTE) 0

Signé Meghni !

L es Constantinois se sont remis au talent de l’ex-international pour trouver la faille face à un adversaire qui a décidé de refuser le jeu. En effet les Sanafir, malgré une nette domination dans le jeu, n’ont pas réus- si à trouver la faille devant un bloc défensif égyptien bien organisé et difficile à contourner, mais mis en

danger sur balles arrêtées, notamment sur une reprise de volée de Gharbi à la 9 e minute qui passe de peu à côté, puis une reprise à bout portant d’Aksas à l’entrée de la surface de réparation qui trouve le gardien Mahmoud Abdelbaki à la 19 e . En seconde période les locaux rentrent avec les mêmes intentions, pour essayer de déjouer le bloc adverse sans trop de succès, l’entraîneur Gomes décide de jouer ses dernières cartes avec l’entrée de Megh- ni et Koné ce qui accentuera cette supériorité. Les Égyptiens, sur un coup franc de Hani Saïd à la 79 e, ont don- né des sueurs froides aux nombreux supporters présents. Piqués au vif les Constantinois se ruent en attaque et leurs efforts seront récompensés grâce à un coup franc excentré de Meghni à la 89 e qui débloque la situa- tion. Un maigre acquis que les Constantinois vont essayer de défendre dans une semaine à El-Saiyoum (sud de l’Égypte).

ADLÈNE R.

F.371

14

Publicité

Dimanche 10 avril 2016

LIBERTE

République Algériennne Démocratique et Populaire

Wilaya de Sétif Daïra de Aïn El Kebira Commune de Ouled Adouane N° du matricule fiscal : 098419240000247 Tél. : 036 59 31 02 - Fax : 036 59 31 11

AVIS D’APPEL D’OFFRES OUVERT AVEC EXIGENCE DE CAPACITES MINIMALES N°01/2016

La commune d’Ouled Adouane lance un avis d’appel

d’offres ouvert avec exigence de capacités minimales n°01/2016 pour le projet d’aménagement construction les jeunes à la cité 17 Octobre 1961. Conditions de participation : Les entreprises répondant aux conditions suivantes :

Casier judiciaire du gérant de l’entreprise en cours de validité.

Statut de l’entreprise légalisé par le notaire.

Le bilan financier de l’entreprise des trois dernières années.

• Le planning d’exécution des travaux

Avoir une qualification dans le domaine des

• Références professionnelles de l’entreprise copie

constructions activité principale catégories deux (02) et plus

appuyée par des attestations de bonne exécution en

domaine des constructions légalisée par des maîtres de l’ouvrage

Les intéressés par le présent avis peuvent soumis-

sionner et retirer le cahier des charges auprès de la commune d’Ouled Adouane contre paiement d’un montant de 1 000 DA (par l’entrepreneur ou son représentant) libellé au compte du receveur commu- nal et secteur de la santé Aïn El Kebira. Le dossier de candidature, l’offre technique et l’offre financière seront insérés dans des enveloppes sépa-

rées et cachetées, indiquant la dénomination de l’en- treprise, la référence et l’objet de l’appel d’offres ainsi que la mention «dossier de candidature», «offre tech- nique» ou «offre financière», selon le cas. Ces envel- loppes seront mises dans une autre enveloppe cache- tée et anonyme, comportant la mention «à n’ouvrir que par la commission d’ouverture des plis et d’éva- luation des offres - appel d’offres ouvert avec exigen- ce de capacités minimales n°01/2016 pour le projet :

Aménagement construction les jeunes à la cité 17 Octobre 1961 Cette enveloppe principale comportera trois autres enveloppes scellées :

Les qualifications et expériences des personnels

clés qui dirigent le projet, chaque personne de l’équi-

pe doit présenter son diplôme

Liste du matériel, justifiée par le PV de constat de l’huissier de justice ou expert agréé et appuyée par

les cartes grises avec assurance du matériel roulant de l’année en cours. Deuxième enveloppe : Porte la mention unique «offre technique» et doit contenir les pièces suivantes :

Déclaration à souscrire signée, paraphée et datée

par le soumissionnaire.

Note technique justificative.

Le cahier des charges portant à la dernière page, la mention manuscrite «lu et accepté»

Troisième enveloppe : Porte la mention unique «offre financière» et doit contenir :

Lettre de soumission signée, paraphée et datée par

le soumissionnaire.

Bordereau des prix unitaires signé, paraphé et daté

Première enveloppe : Porte la mention unique «dossier de candidature» et doit contenir les pièces suivantes :

par le soumissionnaire

Devis quantitatif et estimatif signé, paraphé et daté par le soumissionnaire.

Déclaration de candidature signée, paraphée et

La date de dépôt des offres est fixée le quinzième (21) jours avant 10h, à partir de la 1ère parution dans les quotidiens nationaux et BOMOP.

datée par le soumissionnaire.

Déclaration de probité signée, paraphée et datée

par le soumissionnaire.

La séance d’ouverture des plis à laquelle les sou-

Déclaration du sous-traitante signée, paraphée et

missionnaires sont invitées à assister sera publique et aura lieu le jour correspondant à la date limite de dépôt des offres à 10h au siège de la commune d’Ouled Adouane (cet avis tient lieu d’invitation

datée par le soumissionnaire et le sous-traitant (au cas échéant).

Certificat de qualification et classification profes- sionnelles catégorie deux (2) ou plus domaine de construction activité principale.

publique au soumissionnaire).

Le maître de l’ouvrage pourra prolonger exception-

Mise à jour CNAS-CASNOS-CACOBATH copie en

nellement le délai de préparation des offres en cas de nécessité.

cours de validité.

Extrait de rôle en cours de validité apuré et échéan- cier.

Une copie du registre du commerce certifié par la Chambre nationale du registre du commerce.

Si ce jour coïncide avec un jour férié ou un jour de

repos légal, cette date sera reportée au premier jour ouvrable suivant.

Les entreprises restent engagées par leurs offres

La présente instruction signée, paraphée et datée par le soumissionnaire.

pendant trois (3) mois + 21 jours à compter de la date limite de dépôt des offres.

Le numéro d’identification fiscale (NIF)

 

ANEP 412 485 Liberté du 10/04/2016

République Algériennne Démocratique et Populaire

MINISTERE DE L’HABITAT ET DE L’URBANISME OFFICE DE PROMOTION ET DE GESTION IMMOBILIERE DE LAGHOUAT NIF : 098303010058147

PREMIÈRE

MISE EN DEMEURE

L’Office de Promotion et de Gestion Immobilière de la wilaya de Laghouat. — Considérant la faiblesse du taux d’avancement des travaux malgré l’expiration du délai considéré. — Considérant le manque de la main-d’œuvre qualifiée sur chantier. — Vu les différents procès-verbaux invitant l’entreprise à renforcer le chantier en tous moyens. L’entreprise Latroussi Ben Aïssa, dont le siège social sis à Bennaceur Ben Chohra, Laghouat titulaire du marché n°02/2015 du 07/05/2015 portant réalisation des travaux des 16/40/146 logements LPA à Laghouat est mise en demeure de mettre en place tous les moyens humains et matériels et d’approvisionner le chantier d’une façon convenable et durable pour relancer les tra- vaux, et ce, dans un délai de 8 jours à compter de la première publication de la présente mise en demeure dans les quotidiens nationaux et le BOMOP. Faute de quoi des mesures coercitives prévues dans la réglementation en vigueur lui seront appliquées.

ANEP 412 4491 Liberté du 10/04/2016

seront appliquées. ANEP 412 4491 Liberté du 10/04/2016 Prestigieuse société étrangère, intégrée dans un
seront appliquées. ANEP 412 4491 Liberté du 10/04/2016 Prestigieuse société étrangère, intégrée dans un

Prestigieuse société étrangère, intégrée dans un groupe économique solide de renommée internationale, recrute pour sa délégation à Alger TECHNICIEN DE FORMATION PROFESSIONNELLE (M/F)

Avec :

• Formation professionnelle adéquate

• Ayant de l’expérience pour assurer, organiser et

dynamiser les actions de formation et d’apprentis- sage, sera la condition de préférence. • Connaissances en informatique raisonnables, notamment Excel et Power Point.

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dans nos diverses installations à l’intérieur du pays Offre :

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avec accès à des techniques modernes

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F.373

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LIBERTE Dimanche 10 avril 2016 L’internationale 15 IL AURAIT SUCCOMBÉ À SES BLESSURES DANS UNE

LIBERTE

Dimanche 10 avril 2016

L’internationale

15

IL AURAIT SUCCOMBÉ À SES BLESSURES DANS UNE EMBUSCADE

Iyad Ag Ghali serait-il mort ?

Les États-Unis ont mis à prix la tête d’Iyad Ag Ghali à 5 millions de dollars. Mais, jusqu’à maintenant, aucune trace de cet ancien chef rebelle targui qui a versé dans le terrorisme début 2013, et dont le groupe Ansar Eddine a revendiqué plusieurs attaques dans le nord et le centre du Mali.

I yad Ag Ghali serait mort depuis le 5 avril 2015, a rap- porté le portail d’information malien Malijet hier. Le re- doutable chef terroriste d’Ansar Eddine, un des san-

guinaires maliens les plus recherchés dans le Sahel, aurait succombé à ses blessures à la suite d’un accrochage qui a opposé son groupe à des ban- dits dans la dangereuse région d’Aguelhok, près de la frontière al- gérienne, a ajouté le même site. C’est la première fois que des infor- mations font état de la mort d’Iyad Ag Ghali, un proche des leaders du Haut conseil pour l’unité de l’Aza- wad (Hcua), un des membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion et si- gnataire de l’accord d’Alger). Le retard pris dans les discussions de paix, dans le cadre du processus inclusif intermalien entre juillet 2014 et mai 2015, était dû en partie à son cas, selon des sources proches de ce dossier. Les membres du Hcua avaient tenté de le blanchir de ses crimes avant de signer l’accord d’Al- ger, mais leurs tentatives s’étaient avérées vaines. Si aucune confirmation officielle n’est disponible, la possibilité de la mort de l’ex-chef rebelle targui de- meure plausible. Car, comme c’est le

D. R.
D. R.

cas pour l’autre chef terroriste algé- rien d’Al-Qaïda au Maghreb isla- mique (Aqmi), Mokhtar Belmokh- tar, déclaré mort à plusieurs re- prises, il sera difficile de vérifier la vé-

Iyad Ag Ghali, redoutable chef terroriste d’Ansar Eddine.

racité d’une telle information. Néan- moins, selon la presse malienne, Iyad Ag Ghali a été ciblé avec des membres de son groupe “au cours de l’un de ses trajets (…) vers la région

de Boughessa”, où il se déplaçait ré- gulièrement. Pour rappel, Ag Gha-

li avait été touché au pied, lors de

combats qui ont eu lieu en 2013 dans

le nord du Mali. “Ces derniers mois,

son état de santé ne faisait que se dé- grader, expliquant, peut-être, son extrême discrétion”, ajoutent des sources maliennes. Mais l’attaque de son convoi à Aguelhok aurait donc eu raison de lui. D’autres faits accréditent aussi la thè- se de sa mort. Depuis quelques mois, le Mali connaît une vague d’attentats terroristes sans précé- dent. Des attaques revendiquées, dans leur majorité, par Aqmi ou le Mouvement pour la libération du Maçina d’Amadou Kouffa, réputé pour être un des “sous-traitants” d’Ansar Eddine, dans le centre du Mali. Pour les Attentats commis par Ansar Eddine, ils ont été reven- diqués via des communiqués trans- mis à l’agence de presse privée mau- ritanienne Al-Akhbar, ce qui n’est pas le cas d’Aqmi qui a souvent usé des enregistrements audio et vidéos pour revendiquer ses attaques contre la mission onusienne et les forces ar- mées maliennes. Sommes-nous, en fait, devant la situation vécue par les Talibans qui ont caché durant deux ans la mort de leur chef, le Mollah Omar, décédé d’une mort naturelle dans les montagnes afghanes, pour ne pas saper le moral des groupes

terroristes qui lui sont affiliés ? Il semblerait que c’est le cas.

LYÈS MENACER

ALORS QUE LA SITUATION POLITIQUE DEMEURE AMBIGUË EN LIBYE

État islamique : risque d’attaques contre les sites pétroliers

M ettant à profit la confusion qui règne encore au niveau politique en Libye et qui empêche le gouvernement

d’union nationale de prendre pleinement le pouvoir, l’organisation autoproclamée État is- lamique rassemble ses troupes au sud de la vil- le de Syrte dans le but de lancer des offensives sur les installations pétrolières de la région. C’est ce que rapporte la chaîne de télévision Libya 24, expliquant que ce rassemblement s’opère dans la zone située entre Jafra et Syr- te. L’objectif est de prendre possession des puits

pétroliers de Mabrouk, pas loin de la ville de Mourada. D’autres sources d’informations ont affirmé que la société libyenne des hydrocar- bures a donné des instructions pour évacuer un certain nombre d’installations pétrolières car redoutant les attaques de l’État islamique. Pendant ce temps, le Parlement de Tobrouk prépare une nouvelle réunion pour un vote de confiance en faveur du gouvernement d’union nationale. Ainsi, le second vice-président de cette institution, Ahmied Houma, a appelé à la tenue de réunions de consultations les dé-

putés, opposés ou favorables au gouvernement de Fayez Al-Sarraj, afin préparer ce rendez-

vous. Il a notamment déclaré, toujours d’après

la chaîne Libya 24, qu’au cas où ces consulta-

tions aboutissent, le vote de confiance se dé- roulera jeudi ou samedi prochains ou au plus tard lundi.

Par ailleurs, le général Khalifa Haftar, qui a qualifié, dans des déclarations au quotidien égyptien Al-Ahram, l’arrivée du Conseil pré- sidentiel à Tripoli de “forme de coup d’État”,

a renouvelé la disponibilité de l’armée li-

byenne à se mettre à la disposition de tout gou- vernement d’union nationale doté de la confiance du Parlement. À noter que le Conseil présidentiel s’est réuni avec les comités des sages et de consultation du sud de la Li- bye, dont il aurait obtenu le soutien. Entre- temps, le gouvernement de Fayez Al-Sarraj a annoncé hier qu’il a décidé d’apporter en ur- gence une aide aux conseils locaux et muni- cipaux afin qu’ils puissent faire face rapidement aux problèmes financiers dont ils souffrent.

MERZAK TIGRINE

PIERRE GALAND À PROPOS DE L’EXPULSION PAR RABAT DES AVOCATS DES DÉTENUS SAHRAOUIS

“Le Sahara occidental n'est pas un territoire marocain”

À quelques jours de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occi-

dental, Rabat a expulsé une délégation

internationale composée de 8 ju- ristes (5 Espagnols, 2 Français et 1 Belge), dans l’espoir d’effacer l’épi- sode de la grève de la faim (de 37 jours) des détenus politiques sah- raouis de Gdeïm Izik qui revendi- quaient le droit du peuple sahraoui à

l’autodétermination et dénonçaient les atteintes aux droits humains. Arrivés le 6 avril dernier, les 8 juristes ont été expulsés le lendemain pour motif de “menaces graves et immi- nentes à la sûreté du Maroc”. Selon le président de la Coordination euro- péenne du soutien au peuple sah- raoui, Pierre Galand, le Maroc pour- suit “une politique d'isolation des Sahraouis, empêchant ceux-ci de fai-

re connaître leurs légitimes revendi- cations à l'autodétermination, à la li- berté d'expression, à la protection des droits de l'homme et à des procès justes et équitables.” M. Galand a rappelé qu'au regard du droit international et des résolutions de l’ONU, le Sahara occidental “n'est pas un territoire marocain.” Pour l’Association fran- çaise des amis de la RASD, les juristes expulsés représentent “un réel dan-

ger” pour l'État marocain et sa mo- narchie. Avant-hier, 2 juristes espa- gnols de la délégation, Fransisco Ser- rano et Juan Carlos Gomez Justo, ont déclaré à El Mundo leur détermina- tion à continuer à défendre les droits des prisonniers politiques sahraouis. Ils se sont dit “indignés” par ce qu’ils ont vécu au Maroc : arrestation, confiscation de leurs passeports et té- léphones portables, interrogatoires

pendant plus de 4 heures, avant d’être renvoyés chez eux. Inscrit de- puis les années 1960 sur la liste des “territoires non autonomes”, le Saha- ra occidental, dernière colonie en Afrique, est éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant déclara- tion sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux.

H. AMEYAR

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de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux. H. AMEYAR Publicité ANEP n°409 828 Liberté du 10/04/2016

ANEP n°409 828 Liberté du 10/04/2016

16

L’Algérie profonde

Dimanche 10 avril 2016

LIBERTE

16 L’Algérie profonde Dimanche 10 avril 2016 LIBERTE BRÈVES du Centre REMOUS AU CFPA DE ROUIBA

BRÈVES du Centre

REMOUS AU CFPA DE ROUIBA

La section syndicale adresse une lettre ouverte au ministre

n Dans une lettre adressée au ministère

de la Formation professionnelle, la section syndicale du CFPA de Rouiba affirme que le centre vit “une situation de malaise depuis l’arrivée de l’actuelle directrice” ajoutant que “cette situation s’est répercutée sur la qualité de la formation dispensée aux stagiaires”. Les rédacteurs du document énumèrent plusieurs griefs à l’encontre de la première responsable de l’établissement notamment abus d’autorité, refus de dialogue avec le partenaire social, sanctions abusives et mutation de deux enseignants dans un autre établissement au détriment de leur section de formation d’origine. La section syndicale qui qualifie cette situation d’alarmante précise qu’elle est disposée à étaler avec plus de détails ces revendications et que cette situation l’a contrainte à vous saisir dans l’espoir de mettre fin au calvaire enduré par les fonctionnaires de l’établissement. Interrogée, la directrice du centre CFPA de Rouiba réfute ces accusations qu’elles qualifient dénuées de tout fondement précisant que de ces accusations regrettables ne sont pas des revendications au sens de la réglementation et de la loi régissant les conflits sociaux puisqu’elles n’ont rien de socio-professionnel. Elle ajoute qu’elle n’a jamais fermé les portes du dialogue avec les représentants des travailleurs soulignant qu’elle regrette que la section syndicale n’ait pas répondu à son initiative pour l’organisation d’une assemblée générale des travailleurs. Évoquant les reproches de la section syndicale, la directrice affirme que toutes les décisions qu’elle a prises sont conformes à la réglementation et sont dans l’intérêt de l’établissement et des enseignants.

M. T.

BLIDA

De nouveaux vaccins introduits dans le programme national

n Face aux changements

épidémiologiques, l’Algérie est obligée de s’adapter à ces nouvelles données en s’inscrivant au nouveau programme national de vaccination pour sécuriser l’enfant. Une journée d’étude a été organisée en fin de semaine à l’institut du rein au CHU Frantz-Fanon de Blida au profit du personnel de santé à savoir les médecins généralistes, les pédiatres, les sages-femmes ainsi que les agents vaccinateurs. Selon le professeur en pédiatrie Kadache du CHU de Blida, ce nouveau calendrier de vaccination ne prévoit pas uniquement l’introduction de nouveaux vaccins, mais il y a également la date de vaccination qui a été changée à la demande des experts. Il explique que le nouveau programme prévoit l’avancement de la date de vaccination, parce que la coqueluche peut faire d’énormes dégâts avant l’âge de 3 mois. C’est pour cette raison que l’OMS préconise d’avancer la date de vaccination à 2 mois pour protéger l’enfant un mois de plus, explique le P r Kadache. Un autre changement qui touche les prises octroyées à l’enfant. Ce ne sont plus les prise de 3 mois, 4 mois, 5 mois plus un rappel à 18 mois. “La science avance et on est arrivé à 2 prises plus un rappel qui suffisent largement”. “En procédant ainsi et sur le plan économique, le million de doses économisé va nous permettre d’acheter un autre vaccin sachant que le vaccin coûte énormément cher”, souligne le professeur. Le nouveau programme prévoit également l’introduction d’un vaccin contre deux maladies à savoir la rubéole et les oreillons.

K. FAWZI

M’KIRA (TIZI GHENNIF)

Une carrière de tuf menace l’environnement et la santé des villageois

Il suffit de s’arrêter sur les lieux pour constater cette couche blanchâtre qui couvre les feuilles d’arbres et comprendre ainsi la grande inquiétude des riverains.

C ela fait plus d’une quinzaine d’années que les pelleteuses continuent d’extraire des tonnes de tuf au lieudit Bouaita, sis à la frontière des communes de M’kira (60 km

au sud de Tizi Ouzou) et de Timezrit (wilaya de Boumerdès), et ce, malgré les nombreuses actions de protestation menés par les citoyens de la région pour dénoncer ce mas- sacre écologique. Ni les champs, ni les ver- gers, ni les oliveraies de la région ne sont épargnés par les gros nuages de poussière qui s’élèvent quotidiennement de ce gisement, au vu et au su des autorités locales mais aussi des responsables des wilayas de Tizi Ouzou et de Boumerdès, qui ont été interpellés maintes fois à ce sujet, en vain. D’ailleurs, il suffit de s’arrêter sur les lieux pour constater cette couche blanchâtre qui couvre les feuilles d’arbres et comprendre ainsi la grande inquiétude des riverains. Il faut ajouter le fait que la santé des habitants est de plus en plus menacée par des poussières nocives et les gros désagréments provoqués par le ronfle- ment des moteurs des engins en tous genres. De jour en jour, des pans entiers de roches sont exploités par la société détentrice d’un titre minier qui lui avait été délivré et signé

par le ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil, d’abord pour une première concession datant du mois de janvier 2005 pour une durée de dix ans, puis renouvelé, a- t-on appris, récemment en 2015 après l’expi-

D. R.
D. R.

Chaque jour, toute la région est noyée dans la poussière provenant des carrières de tuf, causant ainsi un véritable massacre écologique.

ration du premier contrat. Notons que du côté des exploitants de cette société, tout a été fait dans la transparence et les règles de l’art après avis d’une commission composée de représentants de tous les services concernés, notamment ceux de la santé et ceux de l’envi- ronnement, qui leur aura accordé son aval sans aucune réserve. Un représentant de cette commission a même affirmé, à maintes

reprises, que l’exploitation de ce gisement n’avait aucun impact ni sur l’environnement ni sur la santé des habitants comme le pré- tendent les villageois contestataires, mais cela reste à vérifier. Une chose est sûre, les habi- tants de la région ne comptent pas baisser les bras et exigent, une fois de plus, des autorités locales de réagir.

O. GHILÈS

LE DÉPÔT DE M’CHEDALLAH TOURNE AU RALENTI DEPUIS DEUX SEMAINES

Le DG de l’Edimco de Bouira s’explique

D epuis plus d’une quinzaine de jours, le

dépôt de l’Entreprise de distribution

de matériaux de construction

(Edimco) de la daïra de M’chedallah, 50 km à l’est de Bouira, tourne au ralenti. Cet état de fait a créé une certaine pénurie de ciment et laissé croire aux citoyens que ce dépôt avait été fermé. “Le dépôt est vide ! À chaque fois qu’on va s’y approvisionner, on nous réoriente vers le chef-lieu de la wilaya ou vers le marché informel”, attestent nombre de citoyens. Dans le but d’en savoir plus, attache a été prise avec le directeur général de l’Edimco, M. Cherfi. Il a tout d’abord démenti la

rumeur faisant état de la fermeture du dépôt de M’chedallah. “Notre dépôt est bel et bien opérationnel’”, a-t-il affirmé. Avant de préci- ser : “Toutefois, il est vrai que les quotas de ciment destinés à M’chedallah ne sont plus envoyés sur place. Les citoyens sont réorientés vers notre dépôt principal de Bouira dans le but de s’approvisionner”, a-t-il précisé. Prié de s’expliquer sur les tenants et aboutissants de cette démarche, M. Cherfi révèlera que certains individus de la commune de M’chedallah sont allés jusqu’à menacer ses employés afin d’obtenir du ciment et le revendre ensuite au marché noir. “Nous fai-

LE MINISTRE EL-HADI OULD ALI EN VISITE À BLIDA

Plusieurs structures sportives inaugurées

P lusieurs structures sportives ont été lan-

cées et d’autres inaugurées par le

ministre de la Jeunesse et des Sports, El-

Hadi Ould Ali, lors de sa visite de travail et d’inspection effectuée jeudi dans la wilaya de Blida. Lors d’un point de presse, le ministre a déclaré que tous les projets en phase de construction seront achevés et livrés dans les délais fixés. Le ministre a entamé sa tournée par l’inauguration de la piscine olympique de la ville de Boufarik et a examiné l’état d’avan- cement du projet de réalisation d’une salle omnisports de 500 places. Les travaux de réa- lisation de la salle sont achevés (gros œuvre, charpente, CES), reste le revêtement de l’air de jeux. Dans la commune d’Ouled Yaïch, El- Hadi Ould Ali a inauguré le siège de la DJS

avec logement de fonction et une Maison des jeunes. Dans la commune d’El-Affroun, le ministre a inauguré une piscine semi-olym- pique dont le coût de réalisation a été estimé à 296 845 938 DA. Après avoir posé la première pierre pour la réalisation d’une salle spéciali- sée à Chiffa, le ministre a examiné l’état des lieux de l’ancien stade municipal de Blida, Daïdi, avant de se diriger vers Mustapha- Tchaker pour donner des instructions pour sa bonne prise en charge, qui nécessite un réaménagement pour qu’il soit homologué par la FIFA. Enfin le ministre a visté l’École nationale du sport équestre, au club hippique, qui se prépare à abriter une compétition internationale.

K. FAWZI

sons face à de véritables problèmes d’insécuri- té au niveau du dépôt de M’chedallah. Certaines personnes bien connues n’hésitent pas à menacer nos employés et guettent le moindre arrivage de ciment afin d’être servis rapidement pour le revendre au marché noir’”, a-t-il dénoncé. En outre, le DG de l’Edimco de Bouira notera que son entreprise cède le sac de ciment à 950 DA et qu’un quota de 2 tonnes par jour et par client a été instau- ré dans le but de faire face aux fluctuations que connaît le marché du ciment après la reprise de la cimenterie de Sour El-Ghozlane.

R. B.

TADMAÏT (TIZI OUZOU)

19 débits clandestins de boissons alcoolisées éradiqués

n Dans le cadre de la lutte contre le commerce illicite de boissons alcoolisées, les services de police de la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou ont mené deux descentes policières les 3 et 6 avril 2016 à Tadmaït, dans la daïra de Draâ Ben- Khedda. C’est ainsi que dix-neuf baraques qui servaient de débits clandestins de boissons alcoolisées, localisées à proximité du marché de gros de Tadmaït, ont été totalement rasées grâce à d’énormes moyens logistiques assurés par les quatre APC relevant de la Daïra de Draâ Ben-Khedda. Une quantité de près de 6000 bouteilles d’alcool de différentes marques ainsi que du matériel et des ustensiles ont été saisis par la police.

M. H.

LIBERTE

Dimanche 10 avril 2016

L’Algérie profonde

17

ORAN

Cinq ans de prison pour le maçon en chaise roulante

En voyant la police arriver, Mohamed a essayé de se sauver en sautant du troisième étage d’une mosquée en construction où il travaillait comme maçon à Canastel. Ce qui lui a valu de se retrouver sur une chaise roulante.

L undi dernier, c’est sur une chaise roulante que R. Mohamed, maçon de 33 ans, a été présenté au tribunal criminel d’Oran pour être jugé d’asso-

ciation de malfaiteurs, vol qualifié et coups et blessures volontaires. Lors du procès qui a eu lieu en 2005 à l’époque des faits, Mohamed était considéré en état de fuite. “Je n’étais pas au courant que la justice me re- cherchait, autrement je me serais présenté”, a-t-il affirmé à la barre en expliquant avoir introduit une op- position à la condamnation par contumace parce qu’il était innocent des charges pour lesquelles il avait été condamné à la prison par contumace 10 ans plus tôt. En 2005, un groupe de malfaiteurs a été envoyé en pri- son pour avoir agressé un citoyen près de Relizane avant de s’emparer de sa voiture et d’avoir tenté de s’introduire par la force dans une maison à haï Nedjma, Oran, pour, selon l’acte d’accusation, arracher une jeune fille à sa famille. Et c’est le père de cette adolescente qui est allé porter plainte à la Gendarmerie

nationale après que qu’une bagarre eût éclaté entre les assaillants et des voisins qui étaient intervenus. “Je n’étais pas avec eux et je n’ai aucun lien avec ces affaires-là”, a nié Mo- hamed à la barre en admettant, ce- pendant, connaître les individus ar-

Une famille sauvée de la mort

n Une mère de famille, âgée de 51 ans, ainsi que ses deux enfants de 12 et 14 ans, habitant Sid-El-Bachir, ont été sauvés de la mort grâce à l’intervention de leur voisin, un élément de la Protection civile. Les victimes ont été asphyxiées dans leur sommeil, ce vendredi, par les émanations du monoxyde de carbone qui se sont échappées vraisemblablement d’un appareil de chauffage défectueux. Le voisin les a conduits dans un véhicule vers l’unité de la Protection civile de Bir El-Jir où ils ont reçu les premiers soins avant d’être transférés à l’EHU d’Oran.

AYOUB A.

D.R.
D.R.

En fuite depuis 2005, l’accusé est poursuivi pour association de malfaiteurs, vol qualifié et coups et blessures volontaires.

rêtés. “Ce sont des voisins que je connais d’assez loin”, a-t-il ajouté sans convaincre le juge qui lui a ré- pété que les éléments du dossier prouvent qu’il les connaissait beau- coup mieux que cela. On ne sait s’il était beaucoup plus impliqué qu’il ne le disait mais le jour de son arresta- tion, en voyant la police arriver, Mohamed a essayé de se sauver en sautant du troisième étage d’une mosquée en construction où il tra- vaillait comme maçon à Canastel. Ce qui lui a valu de se retrouver sur une

chaise roulante. Pour le représentant du ministère public, l’affaire est en- tendue : l’accusé est coupable, il a fui la justice pendant dix années et au- jourd’hui, il faut qu’il soit condam- né à 10 années de réclusion assortie d’une amende d’un million de di- nars. Dans sa plaidoirie, la défense s’est appuyée sur l’absence de preuves matérielles. “Dans les 200 pages du dossier de l’accusation, le nom de mon client est cité seulement à deux reprises. Aucune victime ne l’a reconnu et il nie devant vous les

faits qui lui sont reprochés. Et comp- te tenu de l’absence de preuve, on ne peut pas le condamner sur la base des déclarations des personnes déjà condamnées.” De ce fait, l’avocate ré- clame l’acquittement en soulignant que R. Mohamed est père de deux enfants. Après délibérations, la cour lui accorde les circonstances atté- nuantes mais le déclare coupable des faits qui lui sont reprochés et le condamne à cinq ans de prison fer- me.

S. OULD ALI

Un cadavre sur la voie publique

n Le corps sans vie de M.N., 53 ans, a été découvert, dans l’après-

midi de ce vendredi, sur la voie publique à Sid El-Bachir, commune de Bir El-Jir. Selon les premières constatations, le corps ne présente pas de blessures apparentes ; une autopsie a été ordonnée.

A. A.

Une voiture écrase mortellement un enfant

n Un enfant, dont l’identité n’est pas encore connue, a été heurté

mortellement par une Toyota Corolla conduite par B.R., 45 ans. L’accident s’est produit ce vendredi, vers 16h, au niveau du quatrième boulevard périphérique, dans la commune d’Es-Sénia. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie nationale.

A.

A.

Arrestation de quatre contrefacteurs africains

n Suite à une plainte déposée par un citoyen âgé de 51 ans, pour escroquerie, à l'encontre d'un ressortissant africain, les gendarmes de Aïn El-Karma ont tendu une

souricière au village Bordj El-Abyadh, commune de Aïn El-Karma, où ils ont interpellé trois Maliens et un Camerounais, en situation régulière, en possession d'une caisse métallique renfermant un billet falsifié de 100 euros, 93 liasses de papiers en coupures de billets de banque et un liquide servant à la contrefaçon de billets de banque. L'enquête se poursuit.

A. A.

de billets de banque. L'enquête se poursuit. A. A. BRÈVES de l’Ouest TLEMCEN Unevillesansvoitures n Hier,

BRÈVES de l’Ouest

TLEMCEN

Unevillesansvoitures

n Hier, et pendant sept heures (9h-

16h), Tlemcen était en fête. Et pour

cause. La journée était entièrement dédiée aux piétons à la faveur d’une journée sans voitures. Il s’agit de la seconde édition de Respirer un bol d’air frais organisée par l’association de protection de l’environnement Aspewit et placée sous le patronage du wali avec la participation de nombreuses

associations. La ville a été bouclée

à ses différentes entrées,

permettant ainsi le déroulement au centre-ville de plusieurs manifestations sportives et culturelles : défilés des scouts et des femmes avec le haïk traditionnel, course cycliste, jeux en plein air, danses folkloriques, démonstrations sportives, concours de dessins pour enfants.

B. ABDELMAJID

Son véhicule dérape, elle trouve la mort

n Les agents de la Protection civile

de Tlemcen ont remonté jeudi le corps sans vie d’une femme âgée de 39 ans, dont le véhicule s’est abîmé dans une gorge profonde d’une dizaine de mètres, près du village agricole de Aïn Nehala, sur l’autoroute Est-Ouest menant à Sidi Bel-Abbès. L’accident s’est produit dans un virage dangereux. Déportée par la vitesse, elle a freiné mais son véhicule a dérapé sur la chaussée rendue glissante par la pluie. Elle était seule au volant. C’est grâce à l’appel téléphonique d’un citoyen qui par hasard a remarqué un véhicule renversé, les pneus vers le ciel, que les secours sont arrivés sur les lieux, plusieurs heures après l’accident.

B. A.

Violent incendie à Oujlida

n Un violent incendie s’est déclaré

jeudi à Oujlida, dans la banlieue de Tlemcen, embrasant le sous-sol, le rez-de-chaussée et le premier étage d’un immeuble à la cité des 275-Logements, provoquant l’intoxication de six personnes âgées de 6 à 90 ans. Pour combattre le sinistre et afin de limiter son champ d’action, les pompiers des unités de Tlemcen ont été mobilisés. Tous les

habitants des autres étages ont été évacués et une zone de protection

a été mise en place pour éviter

d’autres accidents. Une enquête a été ouverte.

B. A.

SIDI BEL-ABBÈS

Prison ferme pour six braqueurs

L e tribunal criminel près la cour de Sidi Bel-Abbès a condamné, jeudi dernier H.M.R, H.S et H. M. H. (étudiant en

master), âgés respectivement de 21, 22 et 26 ans, à quatre ans de prison ferme assortie d'une amende de 200 000 DA pour association de malfaiteurs, coups et blessures volontaires avec arme blanche et vol aggravé. Quant à leurs acolytes S. A. M., J. C. A. et T. M. A., âgés de 23, 24 et 27 ans, ils ont écopé de trois ans d'emprisonnement. Les faits de cet- te affaire remontent au 8 novembre 2015 aux environs de 13h, lorsque les éléments de la po- lice judiciaire de la Sûreté de wilaya agissant

sur information faisant état d’un braquage commis contre un grossiste de produits de ta- bacs, sis à la cité Makam de Sidi Bel-Abbès, sont parvenus, après deux heures de filature à l’identification et la neutralisation de six in- dividus originaires de Sidi Bel-Abbès, âgés entre 21 et 27 ans, et auteurs d’un vol de 815 millions de centimes, dont 765 millions ont été récupérés. Selon les faits consignés sur l’arrêt de renvoi, cette attaque à l’arme blanche (sabre et bom- be lacrymogène) a été dans un premier temps échafaudée par un employé du grossiste en question, H. M. R., et les deux frères H. S. et

H. M. H. avec la complicité de S. A. M., J. C.

A. et T. M. A. Lors de leur forfait et avant de

prendre la fuite, à bord de deux véhicules, une Renault Campus et une Polo Volkswagen,

deux des auteurs du vol cagoulés s’en sont pris violemment à M. B., chauffeur du grossiste qui a été aspergé avec du gaz lacrymogène au vi- sage et grièvement blessé au dos avec un sabre. Le représentant du ministère public réclamé 10 ans de réclusion criminelle assortie d’une amende de deux millions de DA à leur en-

contre.

Les avocats de la défense ont plaidé le béné- fice des circonstances atténuantes, alors que

d’autres ont plaidé l'innocence et réclamé la relaxe pour les deux frères H. S. et H. M. H., faute de preuves.

A. BOUSMAHA

Mort suspecte sur le CW39

n Le corps sans vie de B. Z., 48 ans, a été découvert ce vendredi aux environs de 16h sur le bord de la chaussée du CW39 reliant les communes de Sidi Bel-Abbès et Boukhanifis. La victime a été retrouvée avec du ruban adhésif d’emballage autour du cou. Une enquête a été ouverte.

A. B.

LIBERTE

Dimanche 10 avril 2016

L’Algérie profonde

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IL EST MAINTENU EN POSTE MALGRÉ UN RAPPORT D'AUDIT L'ACCABLANT

Le directeur de l’unité ADE de Tébessa est-il au-dessus des lois ?

Des sources proches de l’Algérienne des eaux croient savoir que la liste des préjudices, dont nous faisons état ici, est loin d’être exhaustive et s’étonnent que la direction générale de cette entreprise n’ait pas encore pris des mesures, même conservatoires, à l’encontre du directeur visé par le rapport d’audit.

D éjà accusé de vio- lence verbale et de harcèlement mo- ral par deux de ses plus proches col- laborateurs, le di-

recteur de l’unité de l’Algérienne des eaux de Tébessa risque de s’at- tirer les foudres de sa hiérarchie pour mauvaise gestion et dilapi- dation des deniers publics, cette

fois, suite à la divulgation, le 6 mars dernier, des résultats d’un audit in- terne demandé par les respon- sables de la zone territoriale de cet- te entreprise. Comme indiqué dans la corres- pondance plutôt sévère qu’ont adressée les auditeurs désignés au chef de division “appui aux acti- vités” et au chef de division “ser- vice public de l’eau” de l’ADE, et dont nous avons pu nous procurer une copie, il est clairement établi que le directeur d’unité en question

a usé et abusé de sa position pour

commettre bon nombre d’irrégu- larités dans l’application des pro- cédures de gestion. Au nombre des réserves émises au

chapitre de la comptabilité et des finances, les auteurs de l’audit si- gnalent des dépenses pour le moins extravagantes, comme l’achat, sans l’accord de la direction générale de l’ADE, de 10 tablettes d’une valeur de 313 581 DA au profit de certains cadres de la wilaya de Tébessa, on ne sait à quel titre.

Il est signalé encore l’acquisition,

toujours sans l’accord de la hié- rarchie et sans le respect des pro- cédures en vigueur, de divers amé- nagements et autres immobilisa- tions, le tout pour un montant de 23 306 251 DA. Le rapport d’audit révèle d’autres irrégularités toutes aussi graves les unes que les autres dans la gestion de la caisse de ré-

D. R.
D. R.

Malgré un rapport incriminateur à l’encontre du directeur de l’unité, aucune sanction n’a été prise.

gie ainsi qu’au chapitre des dé- penses de restauration et d’héber- gement par exemple, où “il n’est pas fait mention de l’objet des ré- unions ou la nature ou des cir- constances des réunions” qui les ont occasionnées. On constate égale- ment, et toujours au détriment de l’entreprise des eaux, des dé- passements dans les opérations de recrutement régularisées très tardivement pour la plupart, no- tamment celle qui a concerné en hors organigramme d’un(e)

contrôleur(se) de gestion de niveau 3. Des dépassements qui ont in- différemment cours dans l’attri- bution des salaires et autres primes d’émulation, qui ne sont pas dis- tribuées équitablement, quand elles le sont, ou dans celle des frais de mission pris en charge par la DG de l’ADE, relèvent les audi- teurs. Accablant le directeur de

l’unité et l’exposant à des pour- suites judiciaires, si ce n’est au li- cenciement pur et simple pour gestion anarchique, le rapport d’audit en possession de Liberté dresse un véritable réquisitoire à l’encontre de ce dernier, lorsqu’il aborde le chapitre des fonctions “administration et moyens”, s’agis- sant de la tenue des registres ré- glementaires d’inventaire et d’ou- verture des plis. À ce propos, il est spécifiquement écrit que “la com- mission d’ouverture des plis (de l’unité, ndlr) établit des procès- verbaux pour les offres sans plis fer- més”, en prenant soin de signaler que “des offres sont transmises par fax, le principe de l’anonymat n’est pas respecté, comme le prescrit l’ar- ticle 51 du code des marchés pu- blics”. Et de souligner plus loin, sans mentionner leur montant, que des dépassements sont enre-

gistrés dans les achats effectués dans le cadre des conventions si- gnées avec les fournisseurs en 2015. L’estocade est finalement portée au directeur en question, lorsque l’auditeur interne relève coup sur coup qu’à l’unité ADE de Tébessa du matériel, tel que des di- zaines de compteurs d’eau récu- pérés, est livré à l’abandon et que des appareils téléphoniques de fonction sont mis à la disposition de responsables externes à l’en- treprise et d’élus locaux. Des sources proches de l’Algérienne des eaux croient savoir que la liste des préjudices, dont nous faisons état ici, est loin d’être exhaustive et s’étonnent que la direction géné- rale de cette entreprise n’ait pas en- core pris des mesures, même conservatoires, à l’encontre du di- recteur visé par le rapport d’audit.

A. ALLIA

MALGRÉ LE RAPPORT ACCABLANT DE LA COMMISSION DE WILAYA

Le directeur de la santé de Constantine affiche sa satisfaction

A près une série de décisions prises par le ministre de la Santé et de la Réforme hos- pitalière, en juillet dernier, suite à un re-

portage montrant un état des lieux déplorable au CHU Ibn Badis à Constantine, notamment au service de la maternité, diffusé sur une chaîne de télévision publique, rien ou presque ne semble avoir changé. La prise en charge médical des patients est tou- jours aussi médiocre à Constantine. Problème d’hygiène, manque flagrant de médicaments, dé- ficit en ressources humaines et matériels. Pis, la fermeture du service en question pour des tra- vaux de réhabilitation qui traînent encore, a cau- sé une surcharge en matière d’admission au ni- veau des deux hôpitaux de la wilaya, à savoir ceux d’El-Bir et d’El-Khroub. Pourtant, les responsables du secteur de la santé de la wilaya

s’étaient engagés à remettre en service la ma- ternité du CHU dans un délai de 5 mois, or 9 mois plus tard, toujours rien. Le service est en- core en chantier ! Ce retard ne fait qu’aggraver la situation puisqu’il diminue le nombre de lits qui, à la base, était déjà insuffisant (1 lit pour 433 habitants, selon le rapport de la direction de la santé de la wilaya). Si les projets de construc- tion des hôpitaux, notamment celui de Constan- tine, ont été gelés, les travaux de réhabilitation et d’extension des infrastructures sanitaires traînent des mois, voire des années, comme c’est le cas pour l’hôpital de 240 lits de Didouche- Mourad. Par ailleurs, les ressources humaines, elles, restent insuffisantes au niveau de tous les établissements, à titre d’exemple le CHU Ibn- Badis, l’hôpital d’El-Mansourah spécialisé en pé- diatrie ou encore l’hôpital de Didouche-Mou-

rad. Au niveau de ce dernier, le service de la ma- ternité n’est pas encore opérationnel à cause d’un manque du personnel médical, alors que les tra- vaux sont achevés depuis des mois. Aussi, l’on est en droit de se demander à quoi servent tous ces travaux de réhabilitation ou d’extension si les services restent fermés ? Si le problème est financier, la priorité devrait être donnée au ren- forcement des ressources humaines et aux moyens et l’équipement et non aux séminaires et autres congrès dont la plupart ne sont même pas rentables sur le plan médical. Mais le pire dans tout ca, est que malgré le rapport accablant de la commission de wilaya présenté, pour rap- pel, lors de la session de l'APW tenue jeudi der- nier, le directeur de la santé, lui, continue à ex- primer sa satisfaction et son optimisme !

SOUHEILA BETINA

primer sa satisfaction et son optimisme ! SOUHEILA BETINA BRÈVES de l’Est GUELMA Journée d’étude sur

BRÈVES de l’Est

GUELMA

Journée d’étude sur la mise à niveau des entreprises

n La direction de la chambre de commerce

et d’industrie Mermoura de la wilaya de Guelma a organisé ce week-end, en collaboration avec la direction de l'industrie, une journée d'étude dans la salle de conférences de la direction du tourisme. Cette importante rencontre a regroupé les responsables de ces secteurs, les dispositifs d'aide à l'emploi des jeunes (Ansej, Angem, Cnac), des opérateurs économiques de la région et des commissaires aux comptes. Elle a été animée par des experts de la Sociad, une société française de droit algérien qui a été sollicitée par le directeur de la CCI Mermoura. L'ordre du jour comportait trois axes principaux qui ont été développés par les conférenciers qui ont animé un riche débat auquel ont pris part les participants. L'accent a été mis sur la primauté de la création et de la mise à niveau des entreprises, de valoriser le rôle du manager dont l'objectif est d'assurer une rentabilité maximale, l'accès sur la certification ISO, norme mondialement reconnue, pour pouvoir prétendre à l'exportation du produit réalisé, répondre aux appels d'offres, satisfaire les clients, posséder une entreprise performante et compétitive. Abdelhak Bezahi, directeur de la CCI, déclare à Liberté : “La formation est une phase incontournable pour l'amélioration des performances du personnel, et la meilleure gestion des ressources humaines est une priorité. Il est primordial de viser la mise à niveau pour permettre la pérennité et la croissance de l'entreprise, l'acquisition de réflexes de comportements et de méthodes de management dynamique et innovant.”

HAMID BAALI

KHENCHELA

Saisie de plus de 57 kilos de viande avariée

n Les inspections des agents de la

direction du commerce de la wilaya de Khenchela sont particulièrement renforcées, ces derniers jours, au marché de détail, en raison de l'ampleur du phénomène de vente de viande de bovins et ovins abattus clandestinement, et ce, après la fermeture de l’unique abattoir pour une période de 15 mois. En effet, 143 interventions ont été effectuées par les

éléments de la brigade de la répression de la fraude durant le premier trimestre 2016

à travers plusieurs communes de la

wilaya, à l’issue desquelles 44 infractions ont été enregistrées, selon une source proche du dossier. Ces interventions se

sont soldées également par l’établissement de 44 procès-verbaux, a-t-

on précisé de même source. Les infractions ont trait au manque d'hygiène,

à la mise en vente de produits non

conformes ou impropres à la consommation. Par ailleurs, 11 locaux commerciaux ont été proposés à la fermeture et des échantillons ont été prélevés et analysés. Notons que lesdits éléments ont procédé durant la même période à la saisie d’une importante quantité de viande estimée à 57,4 kg impropre à la consommation d’une valeur de 16 200 DA, ajoute-t-on.

M. ZAIM

TÉBESSA

Un quadragénaire retrouvé assassiné

n Un quadragénaire a été retrouvé mort,

vendredi dernier, à la sortie de la ville de Bir El-Ater, dans la wilaya de Tébessa, apprend-on de sources concordantes. La victime a été découverte par les usagers de la route qui mène vers El-Oued. Les mêmes sources précisent que cette dernière a été tuée par un coup de feu et poignardée au ventre. Les éléments de la Gendarmerie nationale ont arrêté un suspect qui se trouve être un proche de la victime. L’enquête est toujours en cours.

RACHID G.

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Dimanche 10 avril 2016

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