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I/ Notion de voies d’exécution

Déf :
- Exécution : réalisation de l’obligation
- VE : moyens par lesquels 1 personne pt obtenir
l’exécution forcée des engagements pris envers elle, ce
qui sont souvent développés par le concours de l’autorité
publique
DVE a été indispensable pour organiser les VE. C’est un droit
pathologique, c’est du au fait qu’il y a des impayés. Cela a
aussi un aspect comminatoire (préventif + incitatif) cf. effet
épouvantail.
II/ Evolution des voies d’exécution
= dans le sens d’une humanisation
- Droit romain privatif : procédure « manus injectio » :
vente du débiteur défaillant par le créancier comme
esclave
- Code civil 1804 : il existait la contrainte par corps =
mécanisme qui permettait de faire incarcérer son débiteur
défaillant afin de le contraindre au paiement de ses dettes.
Mais problème structurel : une fois incarcéré ne peuvent
pas payer => abolition par la loi de 1867 en matière civile
et commerciale mais cela existe toujours en matière
pénale en cas d’inexécution volontaire de condamnation à
des amendes fiscales et douanières, peines d’amendes en
matière criminelle et correctionnelle pour un délit puni
d’emprisonnement (art 749 et s. du CPP)
- Aujourd’hui : voies d’exécution en matière civile et
commerciale que sur les biens du débiteur = art 2284 et
2285 CC
- Loi de 1989 : création de la notion de surendettement et
des procédures l’accompagnant
III/ Les sources des voies d’exécution
Différentes sources (jurisprudence, doctrine …) mais c’est
avant tout des sources nationales : regroupés en 2 blocs :
- Loi de 1991 et un décret l’appliquant de 1992 :
élaboration du droit commun de l’exécution, m.
d’exécution mobilière, procédure de distribution par
contribution
- Ordonnance de 2006 et un décret l’appliquant de 2006
aussi : saisie immobilière et procédure d’ordre
Partie 1 : les voies d’exécution
Loi de 1991 a posé différentes choses :
- Droit commun de l’exécution
- Distinction de deux types de mesures :
o Mesures conservatoires dont l’objectif est
d’empêcher que le débiteur dispose de ces biens au
préjudice de son créancier
o Mesures d’exécution forcée qui vont avoir pour
objet direct la réalisation de l’obligation
Titre préliminaire : le droit commun de l’exécution
1§ : les caractéristiques des voies d’exécution
- Caractère juridique : « nul ne peut se faire justice à lui-
même » donc il faut que les VE respectent les formes
légales sinon ce serait une voie de fait
- Caractère d’ordre public : ni le débiteur ni le créancier ne
peuvent déroger aux règles posées en la matière
- Caractère individuel : VE sont individuels car le pp
d’égalité entre les créanciers n’existent pas car ceux sont
les plus diligents qui seront les premiers et le plus
souvent les mieux servis
- Les VE sont un droit subjectif et la loi de 1991 l’a
proclamé
- Caractère subsidiaire des VE : la priorité est donnée à
l’exécution volontaire et ce n’est qu’en cas de défaillance
que les VE interviennent. Cela permet d’éviter des
recours abusifs, le détour par la case judiciaire…
2§ : les principes régissant l’exécution
3 idées principales données par la loi de 1991 :
A/ Idée de liberté
Le créancier a le choix de la procédure : art.22 al 1 de la loi de
1991. C’est important car ainsi le débiteur ne peut pas
reprocher au créancier le choix de la mesure.Mais cette liberté
n’est pas absolue. Ex : créancier hypothécaire doit en priorité
saisir l’immeuble hypothéqué.
B/ Idée de proportionnalité
= art. 22 al. 1 de la loi de 1991 = devoir de modération pèse
sur le créancier quant à l’exo des VE. C’est la principale limite
à la liberté.
2 dispositions veillent à cette proportionnalité :
- JEX peut ordonner main levée de toute mesure inutile ou
abusive, et il peut condamner le créancier à des
dommages et intérêts en cas d’abus de saisie = mais c’est
seulement a posteriori
- Les huissiers peuvent refuser de prêter leur concours
quand mesure semble illicite, ou montant des frais semble
dépasser le montant des créances
C/ Idée d’humanité
Moins visible que les deux autres mais existe. Ce n’est pas
écrit mais il y a des applications.
Ex : - mesure d’exécution ne peut pas se faire le dimanche ou
un jour férié
-mesure d’exécution ne peut se faire avant 6h du matin et
après 21h sauf en cas de nécessité qui est apprécié par le JEX
sauf si les poursuites ont lieu dans le logement du débiteur
-existence de biens insaisissables
3§ : les conditions communes aux différentes VE
A/ Protagonistes de l’exécution
1/ Le créancier
= il doit avoir la capacité selon l’art. 26 de la loi de 1991 pour
effectuer des actes administratifs => mineurs émancipés,
majeurs sous curatelle ; majeurs sous sauvegarde de justice et
majeurs normaux peuvent effectuer ses actes donc les majeurs
sous tutelle et les mineurs ne le peuvent pas.
Mais pour les saisies immobilières qui sont des actes de
disposition, seuls les majeurs normaux ont la capacité.
2/ Le débiteur
= mêmes règles que pour le créancier.
Mais, certains débiteurs voient leurs biens protégés par le
bénéfice d’immunité d’exécution :
- Les chefs d’états étrangers
- Les agents diplomatiques étrangers
- Les personnes morales de droit public
3/ Les tiers
Coopération à un double niveau :
- Ils doivent s’abstenir de faire obstacle aux mesures
d’exécution engagées par le créancier
- Ils doivent apporter leur concours aux procédures
lorsqu’ils en sont légalement requis
4/ Le JEX
C’est soit :
- Président du TGI
- Un ou plusieurs magistrats désignés par le président
C’est un juge unique avec des compétences déterminées :
- Difficultés relatives au titre exécutoire et des
contestations suite à l’exécution forcée
- Autorisation des mesures conservatoires et les
contestations suite à leur mise en œuvre
- Procédure de saisie immobilière, les contestations et les
demandes s’y rapportant
- Demandes en réparation fondées sur l’exécution ou
l’inexécution dommageables des mesures d’exécution et
de celles conservatoires
- Mesures de traitement du surendettement et des
procédures de rétablissement personnel
5/ Le ministère public
= art. 39 à 41 de la loi de 1991 = chargé d’assister le créancier
dans la recherche d’infos nécessaires aux poursuites.
Mais c’est non absolu car :
- Créancier doit être muni d’un titre exécutoire
- Il faut une requête d’un huissier de justice
- Infos délivrées sont limitées :
o Adresse du débiteur
o Adresse de l’employeur (cf. saisies sur salaires)
o Adresses des organismes dans lesquels un compte
est ouvert au nom du débiteur mais ceux-ci ne
peuvent que dire s’il y a ou pas un compte et les
coordonnées de celui-ci mais pas le solde
Le parquet peut refuser de prêter son concours et au bout de 3
mois de silence cela signifie qu’il y a rejet de la demande.
6/ La force publique
Huissier peut solliciter le concours de la force publique en
adressant une requête au préfet.
B/ L’assiette de l’exécution
= biens susceptibles de faire l’objet de VE
En principe, tous les biens du débiteur en raison de l’art. 2284
du CC. Mais deux précisons doivent être apportées :
1/ Le droit de propriété du débiteur sur les biens
saisis
- Débiteur doit être le propriétaire du bien mais la saisie ne
doit pas obligatoirement se faire en ses mains, cela peut
être dans les mains d’un tiers. Si saisie porte sur la chose
d’autrui qui n’est pas le débiteur, celui-ci a alors l’action
en distraction par laquelle il pourra récupérer le bien.
- Différents cas particuliers qui emportent des
conséquences particulières :
o Epoux communs en bien :
 Créanciers ne peuvent pas saisir les biens
personnels ou propres de son conjoint : art
1418 et 1536 C. Civ sous réserve de la
solidarité ménagère.
 Biens communs répondent des dettes
contractées par chaque époux sous réserve de
l’art. 1415 du C. Civ. Créanciers antérieurs au
mariage ne peuvent saisir les biens que s’il y a
eu confusion des biens propres du débiteur et
des biens communs.
o Les créanciers d’un assuré sur la vie ne peuvent pas
saisir le capital ou la rente car ils appartiennent au
bénéficiaire grâce au mécanisme de stipulation pour
autrui.
o Cadre de l’indivision, les biens indivis peuvent être
saisis par les créanciers de l’indivision. Les
créanciers personnels ne peuvent que provoquer le
partage pour être payé.
o Cadre d’une fiducie : ne peuvent être saisi que par
les créanciers titulaires de créances nées de la
conservation ou de la gestion du patrimoine
fiduciaire.

2/ Les limites à la libre saisissabilité


3 catégories de limites :
- Art 14 de la loi de 1991 qui précise que les immeubles
par destination ne peuvent être saisis indépendamment de
l’immeuble par nature auxquels ils sont attachés ou
affectés
- Deux hypothèses pour la seconde catégorie : biens
indisponibles et inaliénables ( = biens dont le débiteur ne
peut pas disposer et donc le créancier non plus), ex : bien
déjà saisi « saisie sur saisie ne vaut » les saisies rendent
les biens insaisissable : deux origines :
o D’origine conventionnelle : résulte d’une clause
mais il faut que ce soit temporaire et justifié par un
intérêt légitime
o D’origine légale : ex : éléments du corps, biens du
domaine public, biens illicites…
- Cas d’insaisissabilité :
o D’origine conventionnelles : deux hypothèses :
 Logement de l’entrepreneur individuel, celui-ci
peut le rendre insaisissable et ainsi le soustraire
au droit de gage général des créanciers, mais il
faut une déclaration publiée au bureau des
conservations des hypothèques et cela est alors
opposable qu’aux créanciers postérieurs et
professionnels
 Actes de disposition à titre gratuit : donation ou
legs. Mais il est permis de saisir le juge avec
l’autorisation du juge et pour la portion qu’il
détermine au profit des créanciers postérieurs à
l’acte.
o D’origine légale : très nombreuses :
 EDC : pour des raisons de sécurité
 Immeubles, objets mobiliers et bibliothèques
d’un syndicat mobilier
 Provisions, sommes, pensions à caractère
alimentaire
 Fractions des rémunérations du travail
 RMI, allocations chômage
 Pensions et rentes d’invalidité
 Prestations de sécurité sociale
 Allocations familiales
 Objet indispensables aux personnes
handicapées ou destinés aux soins des
personnes malades
 Biens mobiliers corporels nécessaires à la vie et
au travail du débiteur et de sa famille : il y a
une liste exhaustive
C/ Les conditions de forme
Au nombre de 2 :
- Huissiers de justice doivent exécuter la procédure
d’exécution
- Créanciers qui souhaitent recourir aux voies d’exécution
doit pouvoir justifier d’un titre exécutoire (acte ou
jugement qui constate sa créance et qui est revêtu de la
formule exécutoire) pris contre son débiteur, cela peut
revêtir différentes formes :
o Décision de justice émanant de juridictions
françaises passée en force de chose jugée à
condition qu’une expédition revêtue de la formule
exécutoire ait été dressée et que ces décisions aient
été notifiées.
o Actes notariés quand revêtu de la formule
exécutoire.
o Actes étrangers, jugements étrangers, sentences
arbitrales si accompagnées d’une décision
d’exequatur. Il y aura peut être un titre exécutoire
européen mais domaine limité aux créances
incontestables.
4§ : les effets de la saisie : au nombre de 3 :
- Indisponibilité : débiteur toujours propriétaire jusqu’à
vente mais a perdu l’abusus
- Le débiteur ou le tiers détenteur reste le gardien de la
chose objet de la saisie. Si les biens sont détériorés ou
détruits, le débiteur engage alors sa responsabilité civile
mais aussi pénale pour détournement d’objet mise en
gage ( = art. 314-6 : 3 ans + 375000 euros)
- Effet interruptif de prescription : mise en œuvre d’une
mesure d’exécution cela interrompt la prescription
Titre 1 : les mesures conservatoires
= mesures qui ont pour objet d’éviter que le débiteur ne ruine
toutes les possibilités d’exécution pour son créancier =>
préserver intégrité juridique, matérielle et leur valeur
2 groupes : art. 67 al.2 de la loi de 1991 :
Chapitre 1 : les dispositions communes aux mesures
conservatoires = art 67 à 73 de la loi de 1991
2 domaines :
1§ : les conditions
= art 67 de la loi de 1991 donne des indications :
- Cela échappe à l’existence d’un commandement et d’un
titre exécutoire car sinon effet de surprise disparaitrait et
perte de temps
- 3 conditions :
A/ Une créance paraissant fondée en son principe
= on n’exige pas que la créance soit avérée, incontestable.
Vu qu’il n’y a pas de précision, peu importe :
- Origine de la créance
- Nature de la créance
- Forme de la créance
- Liquidité, certitude et exigibilité : 2003
B/ Le recouvrement de la créance en péril
- C’est au créancier de le prouver, avant la loi de 1991 : il
fallait qu’il y ait urgence. Mais cela ne change pas grand-
chose car le plus souvent quand il y a péril, il y a urgence.
- Péril résulte :
o Etat du patrimoine du débiteur
o Insolvabilité est proche
o Attitude du débiteur, ex : n’entretient pas le bien
- Si débiteur vend ; créancier aura aussi action paulienne
qui ne nécessite plus l’insolvabilité et le péril selon la
jurisprudence.
C/ L’autorisation judiciaire
= permet de vérifier les deux autres conditions : créancier qui
souhaite obtenir une m. c. doit obtenir une autorisation du
JEX.
1/ Requête du créancier doit comporter certains
éléments :
- Motivation
- Montant de la créance ou du moins son évaluation (car
pas besoin d’être liquide)
- Identification des biens concernés = ce n’est pas facile
pour les créanciers de le faire
2/ JEX peut :
- Autoriser la m. c. par le biais d’une autorisation sur
requête qui doit contenir certains détails :
o Montant des sommes en garantie, c’est pas obligé
que ce soit d’un montant égal à la créance car le JEX
n’est pas obligé de suivre la demande du créancier
o L’autorisation de la mesure, précision de la nature
des biens
- Refuser la m. c. mais le créancier peut interjeter appel de
cette décision : CPC
3/ Autorisation judiciaire n’est pas requise dans
certaines hypothèses
- Quand créancier peut justifier d’un titre exécutoire
- Existence d’une décision de justice non encore
exécutoire, non notifié aux parties, susceptibles de voies
de recours
- Défaut de paiement d’une EDC
- Baux d’immeuble au profit du créancier d’un loyer
impayé
2§ : la procédure
= il existe une procédure propre à chaque m. c. mais il existe
des dispositions communes :
- M. qui ont vocation à se convertir rapidement en m.
d’exécution forcée
- Créancier doit exécuter la m. dans les 3 mois suivant
l’autorisation du juge, sinon c’est caduc
- Le mois suivant la m. le créancier doit demander un titre
exécutoire
Le débiteur peut se défendre avec deux moyens :
- Main levée de la m. c. créancier devra prouver existence
de la m. et ces conditions. Si main levée est prononcée m.
c. n’existe plus et le créancier peut même être condamné
aux paiements de dommages et intérêts en voie de réparer
le préjudice causé par la m. c. au débiteur.
- Débiteur peut aussi demander une substitution :
substitution de la m. c. par une autre m. propre à
sauvegarder les intérêts des parties.
Chapitre 2 : les saisies conservatoires
- CPC de 1806 : trois types s. c. :
o Saisie foraine : saisie des effets immobiliers d’un
débiteur de passage
o Saisie gagerie : saisie par un bailleur des objets
mobiliers garnissant les locaux loués
o Saisie conservatoire : saisie entre les mains d’un
tiers d’un meuble prétendument objet d’un droit de
suite
- Loi de 1955 : création d’une saisie conservatoire de
portée générale mais toutes ne s’appliquaient pas à toutes
les s. c.
- Loi de 1991 : a remis de l’ordre dans tout ca :
o Objet exclusivement mobilier
o Saisie foraine et gagerie ont été supprimées
o La s. c. peut porter sur tous les biens mobiliers
corporels et incorporels qui appartiennent au
débiteur
3 types :
Section 1 : la s. c. des biens meubles corporels
= considéré comme la saisie de droit commun mais ce n’est
pas exact car il ya une s. c. des biens meubles corporels de
droit commun mais aussi deux catégories spéciales :
- Saisie revendication
- Saisie conservatoires des biens placés dans un coffre fort
1§ : s. c. des biens meubles corporels de droit commun
= c’est une catégorie fourre-tout = s’applique quand les
spéciales ne s’appliquent pas
= procédure qui permet de placer les meubles corporels du
débiteur sous mains de justice pour éventuellement les faire
vendre ultérieurement et se faire payer sur le prix.
A/ La procédure
- Huissier de justice interroge le débiteur sur existence
d’une éventuelle saisie antérieure portant sur les biens
concernés.
- Huissier dresse ensuite un acte de saisie qui doit
comporter certaines mentions sous peine de nullité :
o Autorisation judiciaire ou titre exécutoire
o Désignation détaillée des biens saisis
o Biens sont indisponibles, placés sous garde du
débiteur, ils ne peuvent ni être aliénés, ni déplacés
=> caractère apparent
o Droit qu’a le débiteur de demander la main levée au
JEX
- Si le débiteur n’a pas assisté à l’opération de saisie, une
copie de l’acte lui est signifiée et ce dernier a alors 8
jours pour informer l’huissier d’une saisie antérieure.
- Quand s. c. entre les mains d’un tiers, celui-ci doit
déclarer à l’huissier les biens qu’il détient pour le compte
du débiteur et indiquer s’ils ont fait l’objet d’une saisie
antérieure. En cas de refus de déclaration ou de
déclaration mensongère, il peut être condamné au
paiement de la cause de la saisie et à des dommages et
intérêts, dans ces deux hypothèses, il sera alors dressé un
acte de refus de répondre et aussi de la déclaration de ne
détenir aucun bien pour le compte du débiteur. Si le tiers
désigne le bien, un inventaire est dressé qui doit contenir
certaines mentions sous peine de nullité :
o Autorisation judiciaire ou titre exécutoire
o Noms et domicile du tiers
o Désignation détaillée des biens saisis
o Déclaration du tiers
o Précision de la sanction possible
o Objets saisis sont indisponibles, ils sont placés sous
garde du tiers et ils ne peuvent être ni aliénés ni
déplacés.
B/ La conversion de la s. c.
= procédé par lequel s. c. évolue en s. d’exécution forcée
- Dans les 30 jours suivant exécution de la s. c. le créancier
doit introduire une demande de titre exécutoire ou
accomplir différentes modalités.
- Une fois le titre obtenu, créancier peut signifier au
débiteur un acte de conversion en saisie vente par lequel
il fait commandement de payer dans un délai de 8 jours.
Différentes situations :
o Si débiteur paie, c’est fini
o A défaut de paiement, il est procédé à la vente des
biens saisis, l’huissier va alors procéder à la
vérification des biens et va dresser un état des biens
manquant ou dégradés et le gardien devra alors
fournir des explications et l’huissier devra informer
le débiteur qu’il a un délai d’un mois pour vendre
les biens à l’amiable et à l’xpiration de ce délai, il y
aura vente forcée. Mais le créancier peut refuser le
prix fixé pour la vente à l’amiable, en effet il a un
droit de contrôle sur ce prix et doit l’approuver.
C/ La pluralité de saisies
- Cela ne confère pas de droit de préférence, ni de droit
exclusif sur les biens saisis => plusieurs saisies
conservatoires peuvent s’effectuer en même temps sur un
même bien, on peut même faire une saisie vente sur un
bien qui a déjà fait l’objet d’une s. c. par un autre
créancier.
- Huissier qui procède à la s. c. signifie une copie de PV de
saisie à chacun des créanciers qui ont antérieurement
procédé à une s. c.
- Acte de conversion devra également être signifié aux
créanciers
- Si saisie vente est réalisée, huissier devra signifier le PV
aux autres créanciers
- A propos des propositions de vente à l’amiable dans le
délai d’un mois:
o Si refuse, au bout du délai => vente forcée
o Si accepte, il doit le communiquer aux créanciers
qui ont saisis à titre conservatoire par lettre
recommandée avec accusé de réception. Chacun des
créanciers doit prendre partie dans un délai de 15
jours et dans ce même acte, le créancier doit
également informé le créancier saisissant du
montant et de la nature de sa créance ; mais si ne
donne pas cette indication, il perd le droit de
concourir à la distribution des deniers, sauf à se faire
payer sur le reliquat. Si ne prend pas partie, il est
réputé avoir accepter.
2§ : s. revendication
= art 155 à 163 du décret de 1992
= procédure par laquelle une personne qui se prétend
créancière d’une obligation de livraison ou de restitution d’un
bien meuble corporel qui rend indisponible en attendant sa
remise ce qui permet de préserver les possibilités de
l’exécution en nature.
- Mêmes conditions des s. c. des biens meubles corporels
de droit commun mais juste une chose a été légèrement
modifié :
o Avant : il fallait justifier d’une créance paraissant
fondé en son principe
o Maintenant : il faut justifier que le créancier soit
apparemment fondé à requérir la délivrance ou la
restitution
- Autorisation judiciaire ou titre exécutoire est requis, cela
devra désigner les biens concernés et identifier le
débiteur à compter de l’ordonnance d’autorisation, le
créancier dispose de 3 mois pour exécuter s. c. à défaut
l’ordonnance sera caduque.
- Pour procédure : régime calqué sur celui de la s. c. des
biens meubles corporels de droit commun => cela rend le
bien indisponible, le bien est placé sous la garde du
détenteur qui sera susceptible de poursuites pénales si
biens sont pas dans le même état et il ne peut ni aliéner,
ni les déplacer. Par la suite, le créancier devra obtenir
conversion de la saisie revendication en une saisie
appréhension et là il a besoin d’un titre exécutoire tout
comme en droit commun qu’il doit obtenir dans le mois
qui suit l’exécution de la s. revendication.
3§ : la saisie conservatoire des biens placés dans un coffre fort
- Particulière quant à son objectif car elle peut remplir
alternativement différents rôles =
o Viser à préserver le droit de gage général du
créancier = modalité particulière de la s. c. de droit
commun
o Viser à rendre indisponible des biens placés dans le
coffre fort sur lesquels le créancier a une créance de
délivrance ou de restitution = modalité particulière
de s. revendication
- Procédure particulière car biens sont dans un coffre fort
- Conditions classiques des s. c. (cf 1§) + une injonction
d’interdire l’accès au coffre faite auprès de la banque.
Cela a pour intérêt principal d’interdire l’accès du
débiteur à son coffre fort. Mais ce dernier peut y accéder
accompagné d’un huissier.
- Créancier pourra en suite procéder à une conversion de
cette s. en saisie vente ou en saisie appréhension.
Section 2 : la s. c. des créances de sommes d’argent
= art 75 et 75 de loi de 1991 + art 234 à 243 du décret de 1992
= permet au créancier de faire placer sous mains de justice une
ou plusieurs créances monétaires dont est titulaire son
débiteur.
- Pour toutes les créances de somme d’argent dès qu’elles
sont saisissables. 1 seule exception : créances de
rémunération du travail.
- C’est signifié au tiers saisi et l’acte de saisie doit
mentionner l’identité et le domicile du débiteur,
l’autorisation ou le titre qui justifie la saisie et le
décompte des sommes dues par le débiteur au créancier
saisissant.
- Tiers saisie doit faire savoir au créancier l’étendue de ces
obligations envers le débiteur et les différentes modalités
qui peuvent affecter cette obligation
- Saisie est ensuite dénoncée au débiteur par acte d’huissier
dans les 8 jours de l’acte de saisie.
- Effets de cette saisie : indisponibilité de la créance saisie
(soit de la valeur de la créance) donc interdiction pour le
débiteur de disposer des sommes réclamées dans la limite
de ce qu’il doit au débiteur. Depuis la loi de 1991
l’indisponibilité n’est qu’à concurrence du montant pour
laquelle elle est pratiquée.
- Le créancier saisissant bénéficie automatiquement du
privilège de gagiste, soit le premier saisissant sera payé
en priorité.
- Créancier peut convertir la saisie en saisie attribution.
Section 3 : la s. c. des droits des associés et des valeurs
mobilières
= art 244 à 249 du décret de 1992
= pour tout ce qui concerne les biens incorporels = parts des
sociétés de personnes + valeurs mobilières énumérées par le
CMF
- Comment c’est saisi ?
o Pour les droits des associés : directement auprès de
la société
o Pour les valeurs mobilières : auprès du mandataire
de la société ou auprès de l’intermédiaire habilité
tenant les comptes en question
- Huissier signifie acte de saisie auprès de la personne à qui
il a saisi et l’acte de signification doit contenir plusieurs
points :
o Noms et domicile du débiteur
o Indication de l’autorisation ou titre qui permet la
saisie
o Décompte des sommes
o Sommation de faire connaître l’existence
d’éventuels nantissements ou saisies antérieures
- S. doit être portée à la connaissance du débiteur par acte
d’huissier et cela doit contenir certains éléments :
o Autorisation ou titre qui a permis la s.
o Copie du procès verbal de saisie
o Mention du droit pour le débiteur de demander la
main levée
- Effets de la s. : indisponibilité des droits pécuniaires
attachés aux biens. Mais le débiteur conserve l’intégralité
de ces prérogatives extrapatrimoniales attachées au titre.
- Ce mécanisme était pas satisfaisant car cela peut être
gênant d’empêcher la vente. Le débiteur peut retrouver la
disponibilité de ces droits pécuniaires en consignant une
somme d’argent suffisante pour désintéresser le
créancier.
- Cela peut être converti en s. vente : procédure :
o Créancier doit avoir obtenu un titre exécutoire et
avoir signifié l’acte de conversion avec les éléments
habituels (PV, énonciation du titre exécutoire,
décompte des sommes à payer et commandement de
payer la somme faute de quoi il sera procéder à la
vente)
o Débiteur dispose d’un mois pour procéder à une
vente amiable.
Chapitre 3 : les suretés judiciaires
= créancier opère une publicité provisoire d’une sureté dans
l’attente du titre exécutoire qui permettra de procéder à
l’exécution définitive
= m. c. mais pas la même optique que pour les s. c.
Section 1 : les règles générales
- Créancier procèdera à la publicité provisoire après avoir
obtenu une autorisation judiciaire, il doit informer le
débiteur par acte d’huissier dans les 8 jours
- Avantage de cette publicité : rendre la sureté opposable
erga omnes dès son accomplissement. A défaut de la
publicité, le bien demeure disponible comme dans le
cadre de toutes les suretés réelles.
- Si le bien est vendu en cours de procédure, le créancier
dispose des mêmes droits que les créanciers d’une sûreté
conventionnelle mais la part qui lui revient est consigné
jusqu’au jugement sur le fond.
- Cela a pour vocation à être confirmée par une définitive
mais cela peut être conservé pendant 3 ans et c’est
renouvelable. Mais cela est peu important car le créancier
a un mois à compter de la publicité pour poursuivre
l’obtention d’un titre exécutoire et la publicité définitive
doit intervenir dans les deux mois qui suivent l’obtention
du titre.
Section 2 : les règles spéciales
3 formes de sûretés judiciaires correspondant à 4 formes de
sûretés conventionnelles :
- Nantissement judiciaire du fonds de commerce = la
même au plan conventionnel
- Nantissement judiciaire des parts sociales, actions et
valeurs mobilières = sous deux formes au plan
conventionnel
- Hypothèque judiciaire conservatoire
1§ : nantissement judiciaire du fonds de commerce
= identique à celle conventionnelle =
- Principale caractéristique : ne pas entrainer la
dépossession du débiteur
- Ne peut concerner que l’outillage et le matériel
d’équipements professionnels
- Cela doit se faire sous forme d’acte authentique ou de
sous seing privé enregistré dans un délai de deux mois à
compter de la livraison et doit contenir :
o Description des biens grevés
o Lieu de situation des biens
- Délai pour inscription dans le registre spécial tenu au
greffe du Tribunal de Commerce sous 15 jours. Cette
inscription conserve les droits pendant 5 ans renouvelé
deux fois.
Une particularité : inscription provisoire se fait par le dépôt au
greffe du tribunal de commerce de deux bordereaux
contenant :
- Désignation du créancier
- Indication de l’autorisation judiciaire
- Indication du capital de la créance et de ces accessoires
- Indication du fonds de commerce grevé
Un seul mode de réalisation : vente forcée. Mais il est soumis
aux mêmes faiblesses que le nantissement conventionnel.
2§ : le nantissement judicaire des parts sociales, actions et
valeurs mobilières
Mêmes modes de réalisation,, effets et faiblesses que pour
ceux conventionnels.
- Pour les parts sociales : signification à la société d’un
acte qui contient :
o Désignation du créancier du débiteur
o L’indication de l’autorisation en vertu de laquelle la
sureté est requise
o Indication de la créance en capital et en accessoires
- Pour les valeurs mobilières : signification d’une
déclaration au mandataire de la société ou à
l’intermédiaire habilité tenant les comptes d’instruments
financiers à saisir qui contient :
o Désignation du créancier du débiteur
o Indication de l’autorisation
o Indication de la créance en capital et en accessoires

3§ : hypothèque judiciaire conservatoire


= mêmes atouts et mêmes faiblesses que pour l’hypothèque
conventionnelle = loi de 1955
- Particularité : par la forme de l’inscription : dépôt au
bureau de conservation des hypothèques de deux
bordereaux qui mentionnent :
o Désignation du créancier du débiteur
o Indication de l’autorisation
o Indication de la créance en capital et en accessoires
o Désignation de l’immeuble concerné
- Une précision vis-à-vis des hypothèques rechargeables
crées par l’ordonnance de 2006 = une seule hypothèque
mais que l’on recharge cf métaphore du sac. Avantage de
cette hypothèque : c’est que celui qui recharge
l’hypothèque sera payé avant celui titulaire d’une
hypothèque originaire. Mais cependant le texte prévoit
que l’hypothèque judiciaire conservatoire inscrite avant
une convention de rechargement, garde son rang
antérieur.
Titre 2 : les mesures d’exécution forcée = distinction selon
assiette de la mesure
Chapitre 1 : les saisies mobilières : 3 catégories
Section 1 : les s. de meubles corporels
1§ : le droit commun de s. de meubles corporels
2 formes :
- Saisie vente : pour créancier titulaire d’une obligation
monétaire impayé
- Saisie appréhension : pour créancier titulaire d’une
obligation de délivrance ou de restitution d’un bien
A/ Saisie vente
= vise à faire placer sous mains de justice un ou plusieurs
biens du débiteur dans le but de les faire vendre et de se faire
payer sur le prix de vente : 3 temps :
1/Les conditions
- Cf conditions du titre préliminaire : ex : titre exécutoire
détenu par le créancier
- Type de biens :
o Sur tous les biens meubles sauf les réserves étudiées
précédemment
o Sont donc exclus les biens immeubles qu’ils soient
par nature ou par destination mais trois limites à
cela :
 Les créanciers d’une créance directe sur un
immeuble par destination peuvent effectuer une
saisie vente
 Les meubles par anticipation (ex : récoltes sur
pieds) ne sont pas susceptibles de vente car ici
il n’est pas tenu compte de la fiction anticipant
la mobilisation
 Les meubles incorporels ne peuvent pas faire
l’objet d’une s. v. cf droit commun des saisies
conservatoires des meubles corporels.
- Peu importe que les biens concernés soient détenus par le
débiteur lui-même ou par un tiers.

2/ La procédure
= 4 étapes mais on en verra que 3 ici car la dernière sera
étudiée dans la seconde partie du cours (répartition du prix
entre les créanciers)
a/ Le commandement préalable
- Huissier adresse au débiteur un commandement de payer
qui porte injonction de payer dans les 8 jours sinon il sera
procédé à la saisie. Ce sera délivré au débiteur en
personne ou à défaut à son domicile.
- Les mentions requises quant au commandement :
o Indication du titre exécutoire
o Décompte des sommes dues …
- Le commandement fait courir les intérêts moratoires car
il vaut mise en demeure et il est interruptif de
prescription
- Cela vaut 2 ans et si dans les deux ans aucun acte de
procédure n’a été effectué, il devra de nouveau notifier
un commandement.
b/ La saisie
Huissier se rend au lieu le plus susceptible de contenir des
biens saisissables, en général le domicile.
2 hypothèses :
α/ Biens entre les mains du débiteur
- Huissier avant tout acte de saisie doit réitérer la demande
de paiement et inviter le débiteur à lui faire connaître
l’existence d’éventuelles saisies antérieures pour
déterminer quels biens sont saisissables.
- Si aucun bien saisissable, huissier dresse un PV de
carence
- Si des biens saisissables : huissier dresse deux actes :
o Inventaire : liste des biens, état des biens, et ainsi
s’il y a dégradation, le débiteur pourra être
responsable
o Acte de saisie vaut lui-même saisie. Il doit contenir
certaines mentions :
 Titre exécutoire
 Désignation détaillée des biens saisis
 Déclaration du débiteur sur d’éventuelles
saisies antérieures
 Mention que les biens saisis sont indisponibles
 Obligation pour le débiteur de faire connaître
cette saisie à tout créancier qui voudrait
ultérieurement saisir les mêmes biens
 Indication que le débiteur dispose d’un délai
d’un mois pour vendre les biens à l’amiable
 Indication de la jurisprudence compétente pour
toute contestation
 Eventuellement indication des noms, prénoms
et qualités des personnes qui ont assisté à
l’opération de saisie et ces dernières doivent
signer l’original et les copies
- Huissier remet une copie de l’acte de saisie au débiteur,
remise vaut signification.
β/ Biens entre les mains d’un tiers
- Huissier invite le tiers à déclarer les biens qu’il détient
pour le compte du débiteur ainsi que l’existence
éventuelle d’une saisie antérieure. Si refus de répondre ou
mensonge = paiement de dommages et intérêts et
paiement des causes des saisies.
- Pour tout ce qui est déclaré, il est dressé inventaire et un
acte de saisie qui doit contenir 10 mentions :
o Titre exécutoire
o Mention des noms et domiciles du tiers
o Déclaration du tiers
o Désignation détaillée des biens saisis
o Mention de l’indisponibilité des biens saisis
o Obligation pour le tiers de faire connaître cette saisie
à tout créancier ultérieur
o Mention pour le tiers de sa possibilité de refuser de
garder les biens saisis
o Indication que le tiers peut faire valoir ces droits sur
les biens saisis par déclaration ou par lettre
recommandée avec accusée de réception adressée à
l’huissier
o Désignation de la juridiction pour les contestations
o Indication le cas échéant des noms, prénoms et
qualités des personnes qui ont assisté aux opérations
de saisie
- Copie acte est remise au tiers et cela vaut signification.
- Copie adressée au débiteur dans un délai de 8 jours.
- Tiers peut invoquer un droit de rétention (droit que le
créancier a de conserver la chose jusqu’à ce que le
débiteur paye) sur le ou les biens saisis mais il devra en
informer l’huissier. Créancier pour contester de cela
dispose d’un délai d’un mois pour saisir le JEX du
domicile du tiers.
c/ La vente des biens saisis
α/ Vente amiable
= moins traumatisant pour le débiteur
= peut vendre volontairement les biens saisis pour ensuite
distribuer le prix de vente entre ces créanciers mais seulement
durant le mois suivant la signification de l’acte de saisie
- Débiteur communique à l’huissier les propositions qu’il a
reçu en indiquant :
o Nom et adresse des candidats à l’acquisition
o Délai proposé pour procéder à la consignation du
professionnel
- Huissier communique ces offres au créancier saisissant
qui a alors 15 jours pour accepter ou refuser. Si silence,
cela vaut acceptation. S’il y a eu acceptation, vente est
réalisée aux conditions du droit commun de la vente, prix
est consigné dans les mains de l’huissier qui va
désintéresser le créancier et remettre le reliquat s’il y a au
débiteur.

β/ Vente forcée
= aux enchères publiques
- A l’expiration d’un délai d’un mois, sont affichés au lieu
de vente et à la mairie de la commune où habite le
débiteur :
o Indication des lieux
o Indication heures et jours de la vente
- Huissier procède au recollement (= dénombrement des
biens saisis) = cela permet de vérifier qu’aucun bien n’a
été dégradé. Un PV de recollement est fait et permet de
mettre fin à la mission du gardien et s’il y a eu des
problèmes de déterminer la responsabilité.
- Lieu de vente au choix du créancier, :
o Lieu de situation des biens
o Lieu autre pour limiter les frais
- Commissaires priseurs ont le monopole pour les ventes
forcées quand la vente se déroule dans la commune où ils
on leur office ou un bureau annexe. Dans les autres cas,
on peut y avoir recours au commissaire priseur, mais
surtout :
o Notaire
o Huissier
o Greffier du tribunal du Commerce et du TGI
- Les enchères sont ouvertes à toutes personnes capables,
adjudication est faite au plus offrant mais après trois
criées.
- Mentions particulières pour l’acte d’adjudication :
o Noms et prénoms des adjudicataires
o Désignation des biens vendus
o Montant de l’adjudication
- Règles pour les enchères publiques :
o Adjudicataire devient immédiatement propriétaire
o Prix est payé comptant entre les mains du
commissaire priseur
o Dans le mois qui suit, commissaire priseur doit
remettre la somme au créancier à concurrence de sa
créance, si solde il y a c’est restitué au débiteur
o Si adjudicataire ne paie pas, la vente est anéantie et
une procédure de folle enchère est alors ouverte.
Bien est alors remis en vente et si la nouvelle
adjudication st inférieure à la première, c’est le fol
enchérisseur qui est tenu de la différence.
3/ Les incidents de procédure
= 3 types de perturbation : distinction selon de qui cela
émane :
a/ Les contestations par le débiteur
- Peut contester la saisissabilité des biens mais dans le
délai d’un mois à compter de la signification de l’acte de
saisie devant le JEX de son domicile
- Peut invoquer nullité de la saisie pour vice de forme ou
pour vice de forme et ce jusqu’à la vente.
b/ L’opposition à la saisie par les autres
créanciers
= dans le sens intégrer la saisie
= intérêt à s’associer à la saisie car le premier saisissant n’a
aucun droit de propriété, ils sont tous au même rang.
= cela consiste en se joindre en cours de procédure à la saisie
vente pratiquée par un autre créancier. De plus, il peut étendre
saisie initiale à d’autres biens et un inventaire complémentaire
sera alors dressé et signifié au débiteur et au créancier premier
saisissant.
c/ La distraction
= demandé par un tiers, ce qui permet au tiers de faire sortir
son bien de la saisie. Cela doit être formé avant la vente sous
peine d’irrévocabilité, après la vente le tiers devra exercer une
action en revendication.
= rarement sur des saisies initiales et donc plus souvent sur
des procédures d’opposition.
B/ Saisie appréhension
= innovation de la loi de 1991
= permet au créancier d’une obligation de livraison ou de
restitution d’un meuble corporel de faire appréhender ce biens
entre les mains de celui qui le détient
= spécifique par son objectif : mettre en œuvre le droit de gage
général du créancier alors que le créancier saisissant vise à
obtenir l’exécution forcée et en nature d’une obligation bien
précise.
= distinction selon que le créancier possède ou pas un titre
exécutoire.
1/ Créancier dispose d’un titre exécutoire
- Il faut signifier au débiteur un commandement de livrer
ou de restituer la chose qui doit contenir des mentions
obligatoires :
o Mention du titre exécutoire
o Indication que le débiteur de la remise peut dans un
délai de 8 jours transporter à ces frais le bien
désigné en un lieu et dans les conditions indiquées
o Avertissement qu’à défaut de remise dans les 8
jours, le bien pourra être appréhendé à ces frais
o Indications que les contestations pourront être
portées devant le JEX de son domicile.
- Si le débiteur est présent lors de la signification :
o Il peut remettre le bien immédiatement à l’huissier
o L’huissier peut procéder immédiatement à
l’appréhension
Dans les 2 hypothèses, un acte doit être dressé qui
contient un état détaillé du bien :
o Si bien appréhendé pour être remis au propriétaire,
une copie de cet acte est remis au débiteur et c’est
fini
o Si a été appréhendé pour être remis à un créancier
gagiste, l’acte vaut saisie sous la garde du créancier
puis il est procédé à la vente selon règles de la saisie
vente. Un acte est remis au débiteur qui contient :
 Copie de l’acte de remise
 Indication du lieu où le bien sera déposé
 Le décompte des sommes dues
 L’indication que le débiteur dispose d’un mois
pour vendre le bien à l’amiable.
- Si bien est détenu par un tiers, une sommation de
remettre le bien lui est signifié et le débiteur doit en être
informé par une lettre recommandée avec accusé de
réception qui doit contenir :
o Copie du titre exécutoire
o Injonction de remettre le bien ou de communiquer à
l’huissier les raisons du refus de remise dans les 8
jours
o Indication du JEX compétent
A défaut de remise, le créancier peut demander au JEX
d’ordonner la remise du bien, il a un mois à compter de la
signification pour le demander. Après l’appréhension
pourra se réaliser et un acte sera dressé avec les mentions
habituelles, l’huissier pourra venir aider de la force
publique.
2/ Créancier ne dispose pas d’un titre
exécutoire
- Adresse une requête au JEX afin d’injonction de
délivrance ou de restitution mais il faut que la requête
soit justifiée. Si ça l’est JEX rend une ordonnance portant
une injonction de délivrer ou de restituer qui sera
signifiée au débiteur par un acte qui contient sommation
dans un délai de 15 jours soit à transporter le bien au lieu
indiqué, soit à faire opposition.
- Si le débiteur fait opposition, créancier dispose d’un mois
pour saisir la juridiction compétente pour statuer sur le
fond.
2§ : les règles spécifiques
= avant ne distinguait pas selon =
A/ La nature des biens saisis = 2 types de biens
depuis loi de 1991 =
1/ Saisie des récoltes sur pieds
Récoltes sur pieds = immeuble par nature et aussi meubles par
anticipation car ont vocation à être détaché.
= législateur a décidé de le soumettre au régime de la s.
mobilière avant c’était une saisie spécifique, aujourd’hui c’est
une forme spéciale de s. vente.
- Saisie dans les 6 semaines précédant l’époque habituelle
de maturité
- Débiteur doit être :
o Propriétaire
o Usufruitier
- Cela posera pb quand vente de récolte à venir car ce n’est
pas publié.
- Mentions de l’acte de saisie :
o Celles de droit commun de la s. vente
o Description détaillée du terrain avec sa contenance,
sa situation et l’indication de la nature des récoltes
- Débiteur est gardien des récoltes mais le créancier peut
demander au JEX de désigner un gérant d’exploitation.
Un mois pour vente à l’amiable et après vente aux
enchères.
2/ Saisie des véhicules terrestres à moteur
= art 57 et 58 de la loi de 1991 + 164 à 177 du décret de 1992
= deux formes =
a/ Saisie par déclaration à la préfecture
= déclaration faite par l’huissier auprès des services de la
préfecture où est immatriculé le véhicule qui doit contenir des
mentions :
- Titre exécutoire
- Nom et adresse du débiteur
- Décompte des sommes réclamées
- Marque et numéro d’immatriculation du véhicule

C’est ensuite signifié au préfet et dans les 8 jours une copie est
signifiée au débiteur et la saisie va alors pouvoir rendre ces
effets :
- Indisponibilité du véhicule
- Placement sous garde du débiteur
- Aliénation du véhicule n’est plus possible
= 2 ans mais renouvelable = saisie incomplète c’est plus un
moyen de pression.
b/ Saisie par immobilisation du véhicule
= huissier saisit véhicule en l’immobilisant en quelque lieu
qu’il se trouve et par tout moyen n’entrainant aucune
détérioration du véhicule.
- Numéro de l’huissier doit apparaître sur l’appareil
- Huissier doit dresser un PV d’immobilisation qui
contient :
o Titre exécutoire
o Date et heure de l’immobilisation
o Indication du lieu de l’immobilisation
o Mention de l’absence ou pas du débiteur
o Description sommaire du véhicule = plaque
numérologique, marque, couleur, contenu apparent,
détériorations visibles
- Si débiteur était absent, huissier doit l’informer par lettre
simple qui contient :
o Titre exécutoire
o Indication lieu d’immobilisation
o Avertissement que cela vaut saisie.
- Créancier peut obtenir paiement :
o En somme d’argent (s. vente) : il faut dans cette
hypothèse signifier au débiteur un commandement
de payer dans les 8 jours cet acte contient :
 Décompte des sommes réclamées
 Copie du PV d’immobilisation
 Avertissement du délai d’un mois pour vente à
l’amiable
 Indication du JEX compétent (celui du
domicile du débiteur ou du lieu
d’immobilisation)
 Au bout d’un mois vente aux enchères
o Obtenir livraison ou restitution du véhicule (s.
appréhension), huissier signifie au débiteur dans les
8 jours de l’immobilisation un acte contenant :
 Copie du PV d’immobilisation
 Injonction d’avoir dans un délai de 8 jours à se
présenter à l’étude de l’huissier pour convenir
avec lui des conditions de transport du véhicule
 Indication du JEX compétent
 A défaut d’accord, véhicule sera transporté aux
frais du débiteur.
o Hypothèse particulière : immobilisation pour être
remis à un créancier gagiste, signification au
débiteur dans les 8 jours avec un acte avec les
mêmes mentions que précédemment avec en plus
décompte des sommes dues et le véhicule va être
remis au créancier et va être placé sous sa garde. A
défaut de vente amiable, au bout d’un mois vente
aux enchères du véhicule.
B/ La localisation des biens saisis = 2 hypothèses :
1/ La saisie de biens situés dans les locaux à
usage d’habitation
= saisie appréhension pas d’exigences alors que s. vente oui en
effet quand cela porte sur une créance autre qu’alimentaire
n’excédant pas 535 euros ce n’est pas possible sauf
autorisation du JEX ou si le recouvrement de la créance n’est
pas possible par un autre biais.
Pour le logent d’un tiers il faut une autorisation judiciaire
spéciale.
2/ La saisie de biens situés dans le coffre fort
d’un tiers = art 266 et s. du décret
= coffre fort d’un établissement de crédit.
- Acte d’huissier signifié au tiers =
o Réf. Au titre exécutoire
o Noms et domiciles du débiteur
o Injonction d’interdire tout accès au coffre sans
l’huissier.
- Interdiction de l’accès au coffre et l’huissier pour plus de
sécurité peut apposer des scellés.
a/ Saisie vente
- Commandement de payer est signifier au débiteur dès le
1er jour ouvrable suivant acte de saisie.
- Commandement contient :
o Dénonciation de l’acte de saisie
o Décompte des sommes déclarées
o Commandement de payer avant date fixée
o Indication des jours et heures et lieu fixés pour
ouverture du coffre
o Désignation du JEX compétent
- Ouverture du coffre ne peut se faire qu’après un délai de
15 jours à compter du jour de la signification. Mais
débiteur peut demander plus tôt.
- Cela se fait :
o en présence du débiteur = inventaire des biens saisis
qui sont immédiatement enlevés pour être placés
sous la garde de l’huissier
o en présence du propriétaire du coffre = inventaire de
tous les biens saisis qui sont immédiatement enlevés
pour être placés sous la garde de l’huissier, les
autres biens sont remis au tiers propriétaire du coffre
- huissier dresse un acte des opérations, une copie est
remise ou signifiée au débiteur et à toutes les personnes à
qui on a remis des biens. Cela contient :
o identification des personnes ayant participé à la
saisie
o indication du lieu où les biens sont déposés
o délai de un mois pour vente à l’amiable.
b/ Saisie appréhension
- commandement de délivrer ou de restituer est signifier au
débiteur le 1er jour ouvrable suivant acte de saisie, il
contient :
o titre exécutoire
o dénonciation acte de saisie
o indication jours et heures de l’ouverture
o désignation JEX compétent
o désignation précise du bien réclamé
o commandement d’avoir à remettre le bien réclamé
avant date fixé pour ouverture ou d’avoir à assister à
l’ouverture.
- Ouverture ne peut intervenir avant un délai de 15 jours,
un inventaire sera alors dressé cf s. vente pour modalités.
- Une copie de l’inventaire est alors remise ou signifiée au
débiteur et aux personnes auxquels les biens ont été
remis.
Section 2 : les saisies de créances de somme d’argent
1§ : saisie attribution = art 42 à 47 de la loi de 1991 et art 58 à
79 du décret de 1992
A/ S. attribution ordinaire
1/ Conditions
- Créance cause de la saisie doit être constatée dans un titre
exécutoire doit être liquide, certaine et exigible
- Créance objet de la saisie n’a pas à avoir ces
caractéristiques mais ce doit être une créance de somme
d’argent.
2/ Procédure
- Acte d’huissier signifié au tiers qui doit contenir :
o Mention du titre exécutoire
o Décompte des sommes à réclamer
o Indication que le tiers saisi est personnellement tenu
envers le créancier saisissant et qu’il lui est défendu
de disposer des sommes réclamées dans la limite de
ce qu’il doit au débiteur.
- Tiers saisi a l’obligation de déclarer au créancier
saisissant l’étendue de ces obligations envers le débiteur
et les modalités affectant cette obligation. Il s’expose à
des sanctions :
o Si refus de donner les renseignements : obliger de
payer la dette du débiteur même si la sienne est
inférieure.
o Si déclaration inexacte ou mensongère dommages et
intérêts
- S. doit être dénoncée au débiteur dans les 8 jours et cela
doit contenir :
o Copie du PV de s.
o Indication que la contestation doit être élevée dans
un délai d’un mois et l’huissier doit en être informée
en même temps. Le tiers saisi procède au paiement
sur présentation d’un certificat établi par le greffe
qui mentionne qu’aucune contestation n’a été
élevée.
3/ Les effets
- Paiement éteint l’obligation du tiers envers le débiteur, et
l’obligation du débiteur envers le créancier saisissant
- Débiteur n’a plus aucun droit car cela emporte attribution
immédiate de la créance et de ses accessoires au profit du
créancier saisissant
- Tiers saisi est tenu à hauteur de sa dette.
- Attribution de la créance ne peut être remise en cause par
des saisies ultérieures même émanant de créanciers
privilégiés.

B/ Les s. attributions spécifiques = créances


particulières = 2 =
1/ S. de créances à exécution successive
= cela se situe au moment du paiement
- Tiers saisi paye sur présentation du certificat de non
contestation. Il se libère entre les mains du créancier
saisissant au cours des échéances.
- Quand extinction des dettes, le tiers cesse de verser les
sommes :
o Si sa propre dette est éteinte = le tiers est libéré
apres en avoir informé le créancier par LAR
o Si c’est la créance du créancier saisissant qui est
éteinte = tiers informé par LAR et verse au débiteur
saisi.
- L’ouverture d’une procédure collective est sans effet sur
la saisie.
- En cas de contestations, tiers saisi devra payer les
échéances entre les mains d’un séquestre.

2/ S. des comptes de dépôt


= comptes sur lesquels sont déposés de l’argent par opposition
aux comptes titres qui contiennent des valeurs mobilières et
des instruments financiers. Pour faire l’objet d’une saisie ils
doivent avoir été ouverts auprès d’établissements habilités.

a/ L’objet de la saisie
= solde créditeur du compte du débiteur au jour de la saisie
mais il doit être régularisé afin de tenir compte des opérations
en cours (= opérations de débit et de crédit à la date antérieure
à l’acte de saisie et pas encore rapporté sur le compte).
- Le solde n’est touché par ces opérations que si leur
résultat cumulé est négatif et inférieur au solde non
frappé par la saisie.
- Si diminution du solde saisi, établissement doit fournir au
créancier un relevé de toutes les opérations qui ont
affecté le compte depuis le jour de la saisie.

b/ Le déroulement de la saisie
- Même déroulement que pour une saisie attribution
ordinaire = cela résulte d’un acte d’huissier de saisie
signifié au tiers saisi et à l’établissement bancaire avec
les mentions habituelles.
- Secret professionnel est pas opposable donc doit dire :
o teneur du compte
o étendue des obligations
o nature du compte et solde de celui-ci
- c’est dénoncé à chaque titulaire du compte.

c/ Les effets
- indisponibilité de l’ensemble des comptes du débiteur
- créancier peut limiter l’indisponibilité à certains comptes
en fonction des renseignements fournis par le tiers saisi.
- Sur décision du JEX ou par accord, on peut mettre fin à
l’indisponibilité par la constitution d’une garantie
irrévocable qui est d’un montant égal au montant de la
dette.

2§ : s. des rémunérations du travail


- Aucune disposition n’existait avant
- Loi du 12 juillet 1895 = insaisissabilité d’une fraction de
salaire.
- Loi du 2 janvier 1973 = véritable dispositif inséré dans le
code du travail = art L145-1 et s. = c’est spécifique
pour cette raison mais aussi pour :
o Juridiction compétente et procédure
o Pas d’équivalent en s. conservatoire = art L145-6

A/ L’objet de la s. de rémunération du travail = art


L145-1
= toute rémunération perçue dans le cadre d’un rapport de
dépendance (c’est plus qu’un rapport de subordination). Cela
concerne :
- Salaire
- Traitements des fonctionnaires
- Rémunérations des dirigeants des sociétés…
Sont exclus :
- Tout ce qui n’est pas rémunération à proprement parler
ex : remboursement des frais professionnels, indemnité…
- Les rémunérations perçus en dehors de tout rapport de
dépendance ex : honoraires de professions libérales

Il faut préciser qu’il y a des parts de revenus qui sont


insaisissables et pour le faire le législateur a découpé le revenu
en tranches et en mettant des seuils d’insaisissabilité pour
chaque tranche = système complexe réactualisé souvent = art
R147-1 et s. Mais cela n’est pas opposable aux créanciers de
dettes d’aliments et cela ne peut pas priver le débiteur d’une
somme correspond au montant mensuel du RMI.

B/ La procédure
- Pas de s. conservatoire équivalente
- C’est le juge d’instruction qui a les pouvoirs du JEX
- Sous peine de nullité cela doit être précédé d’une
tentative de conciliation

1/ La conciliation
= créancier formule une requête accompagnée de son titre
exécutoire qui contient :
- Noms et adresse du débiteur et de son employeur
- Décompte des sommes réclamées et l’indication des
modalités de versement
- Greffe fixera la date et le lieu de la tentative de
conciliation et en informer les parties 15 jours avant.
Débiteur est informé par LRAR et cela contient :
o Identification du créancier
o Détail des sommes réclamées
o Indication de la possibilité de se faire représenter
Si conciliation cela s’arrête mais si inexécution nouvelles
mesures mais sans conciliation obligatoire.
Si échec de la conciliation, juge délivre un PV de non
conciliation et la s. va pouvoir avoir lieu.
2/ Les opérations de saisie
= c’est le greffier en chef du TI qui pratique les opérations.
- Saisie dans les 8 jours de la non conciliation, acte doit
contenir :
o Identité et domicile des parties
o Décompte des sommes de la saisie
o Mode de calcul de la fraction saisissable
o Obligation du tiers saisi
- Acte notifié par LRAR au tiers saisi et une copie est
adressée au débiteur
- Dans les 15 jours, l’employeur doit faire connaître la
situation qui le lie au débiteur et doit informer le greffe
sur ce qui est déjà exécuté. Si ment ou ne déclare pas =
amende de 3750 euros, paiements de dommages et
intérêts et des retenus qu’il aurait du opérer sur les
rémunérations du débiteur.
3/ La pluralité des créanciers = 3 hypothèses
- Intervention d’autres créanciers qui eux n’ont pas besoin
de faire une tentative de conciliation préalable et c’est
ouvert à tout créancier muni d’un TE. Ce créancier
adresse une requête au greffe, le juge notifie la créance et
le greffe notifie intervention au débiteur et au créancier.
L’employeur effectue alors les versements au régisseur
du TI.
- Concours entre s. de rémunération et une demande de
paiement direct de créance alimentaire = est payé le
débiteur sur la fraction insaisissable, puis le créancier de
l’obligation puis les créanciers saisissants.
- Concours entre s. de rémunération et un avis à tiers
détenteur = ce n’est qu’une fois la créance du trésor
public que la saisie reprend son cours normal.
C/ Les effets
- Ce n’est pas un paiement direct
- Quand un seul créancier saisissant, c’est le greffe qui fait
le versement au créancier par chèque
- Si plusieurs créanciers, le régisseur répartit les sommes
au moins tous les 6 mois et notifie l’état de répartition à
chacun. Créancier peut contester dans un délai de 15
jours.
- Si cessation du lien de droit entre employeur et employé
la saisie prend fin. Si nouvel employeur, saisie change de
main pas besoin de tentative de conciliation préalable
mais il y a une condition la demande du créancier doit se
faire dans l’année qui suit l’avis de cessation du
précédent emploi.
3§ : le recouvrement des créances alimentaires = 3 types de
procédures
A/ La procédure de paiement direct
= loi de 1973 modifié par loi de 1975
= créancier d’aliments peut s’adresser au tiers débiteur de
sommes liquides et exigibles envers le débiteur alimentaire.
- Les créances concernées :
o Obligation alimentaire entre parents et alliés
o Devoir de secours et d’assistance résultant du
mariage
o Contribution aux charges du mariage
o PC sous forme de rente
o Subsides des enfants naturels
- Cela doit avoir été fixé par décision judiciaire
exécutoire : il faut que l’échéance soit impayée c’est pour
les termes à échoir et les termes échus pour les 6 mois
précédant la demande.
- Procédure simple : notification par huissier au tiers et au
débiteur par LRAR
- Contestations portés devant TI du domicile du débiteur
mais pas d’effet suspensif
- Paiement direct par préférence aux autres créanciers
= pas toujours efficace donc autres procédures
B/ La procédure de recouvrement public
= loi de 1975 = procédure subsidiaire à la précédente =
recouvrement de la créance d’aliments par l’administration
fiscale = deux étapes =
- Demande du débiteur adressé au procureur de la
république du TGI de son domicile pour qu’il vérifie la
créance, cela doit contenir :
o Identité du débiteur et adresse
o Mention importance et nature du patrimoine
o Noms et adresse de l’employeur
o Expédition du jugement fixant PC
o Preuve qu’il a eu recours à une VE mais que cela a
été inefficace
Si admission de la demande, notification au débiteur par
LRAR confirmé le même jour par une lettre simple qui
contient :
o Indication des sommes du recouvrement
o Défense de se libérer dans d’autres mains que celles
de l’administration fiscale
Etat exécutoire est transmis au trésor public.
- Comptable public du domicile du débiteur procède au
recouvrement et toutes les sommes sont majorées de
10%.
- Effets =
o Libération qu’entre les mains d’un comptable fiscal
o Règles fiscales sont mises en place
o Créancier n’a plus le droit d’exercer une autre action
pour le recouvrement des sommes.
C/ Procédure de recouvrement par les CAF
= loi de 1984 = cela suppose =
- le non paiement d’une pension allouée par décision de
justice à un enfant mineur
- l’échec de la procédure civile de recouvrement
- un mandat donné par le créancier à la caisse de
recouvrement
CAF dresse alors un état des sommes à recouvrer et cela ait
transmis à un préfet qui le rend exécutoire puis transmission
au trésorier payeur général.
= à partir de là même procédure que dans le recouvrement
public.
Section 3 : la saisie des droits d’associés et valeurs mobilières
= art 59 de la loi de 1991 = CC 1999 cela touche tous les
droits incorporels.
1§ : les opérations de saisie
- il faut un tiers saisi = soit la société, le mandataire de la
société ou l’intermédiaire habilité
- ce tiers reçoit un acte de saisie qui contient :
o indication du TE
o nom et adresse du déb
o décompte des sommes réclamées
o sommation de faire connaître l’existence éventuelle
de saisie ou de nantissement antérieur
o indication que cela rend indisponible les droits
pécuniaires attachés aux droits d’associés ou valeurs
mobilières
- débiteur peut obtenir main levée si consigne une somme
suffisante pour le désintéressement du créancier.
- saisie est porté à la connaissance du débiteur dans les 8
jours suivant acte de saisie cela doit contenir =
o copie du PV de saisie
o contestations doivent être élevées dans un délai d’un
mois
o désignation du JEX compétent
o indication que le débiteur dispose d’un délai d’un
mois pour vente amiable
2§ : Les opérations de vente = deux types
- vente forcé est exécutée à la demande du créancier sur
présentation d’un certificat qui établit qu’aucune
contestation n’a été soulevée
- si pluralité de s., produit est réparti entre les créanciers et
s’il y a une saisie conservatoire la somme est consignée
jusqu’à ce qu’il est un titre exécutoire.
A/ Les valeurs mobilières cotées
= art 187 et 188 du décret de 1992 = dans le mois suivant acte
de saisie débiteur peut donner ordre de vendre les valeurs
mobilières saisies.
- Produit devient indisponible entre les mains de
l’intermédiaire habilité et si somme de la vente suffit à
désintéresser l’indisponibilité cesse pour le surplus des
valeurs mobilières.
- A défaut de vente amiable, il y a vente forcée. Mais
jusqu’au jour de la vente forcée, le débiteur peut indiquer
à l’intermédiaire l’ordre de vendre.
B/ Les valeurs mobilières non cotées et les parts
sociales
= art 189 à 193 du décret de 1992
= à défaut de vente amiable, vente se fait sous forme
d’adjudication mais un cahier de charges doit être dressé et
doit contenir =
- Rappel de la procédure antérieure
- Les statuts de la société
- Tout document nécessaire à l’appréciation de la valeur
des droits
- Conventions annexes = agrément ou droit de préférence
au profit des associés = ne sont pas opposables à
l’adjudicataire
Copie est notifié à la société qui en informe les associés.
Publicité de la vente est nécessaire avec indication du jour, de
l’heure et du lieu de la vente c’est effectué par voie de presse
voire par voie d’affichage et cela doit être effectué entre un
mois et 15 jours avant la date de la vente. Débiteur, société et
créanciers seront informés par notification.
Chapitre 2 : la saisie immobilière = réglementé par le code
civil
= VE par laquelle un créancier fait placer sous mains de
justice un immeuble qui appartient à son débiteur en vue d’en
obtenir la vente et de se faire payer le prix
= cela touche aussi bien un immeuble en pleine propriété
qu’en usufruit = c’est soumis à une procédure très lourde car =
- Egards du législateur pour le patrimoine immobilier
- Caractère vital de logement de l’immeuble
Evolution du droit de la s. immobilière =
- Décret loi de 1938 = tentative d’assouplissement car cela
dissuadait le crédit immobilier
- Loi de 1991 = rien
- 2 lois en 1998 = à nouveau assouplissement +
ordonnance de 2006 + décret d’application de 2007 =
mot d’ordre simplification
- Art 24 de la loi de 2005 = demande de simplification des
procédures et le rapport de Pascal Clément prévoyait des
réformes :
o Garantir équilibre entre les droits du débiteur et les
intérêts de ces créanciers
o Renforcer rôle du juge
o Maintenir représentation obligatoire par l’avocat
o Responsabiliser débiteur en l’autorisant à procéder à
la vente amiable
o Sécuriser procédure en imposant aux acquéreurs des
garanties de paiement
o Simplifier et accélérer la procédure notamment en
anticipant les procédures de distribution du prix de
vente
Section 1 : les conditions de la s. immobilière
- Conditions générales de toutes les m. e.
- Quelques conditions spéciales :
o Il faut capacité de disposer
o A le plus souvent lieu entre les mains du débiteur.
Seuls créanciers qui peuvent saisir entre les mains
du tiers sont les créanciers hypothécaires et ceux
privilégiés car ils ont un droit de suite qu’ils
pourront toujours opposer au débiteur.
o Immeubles d’un mineur ou d’un majeur protégé ne
peuvent être saisis qu’après discussion de ces
meubles sauf si immeuble indivis et que protection a
été mise en place en cours de saisie.
o Tous les immeubles sont en principe saisissables, on
peut aussi saisir un usufruit, une emphytéose mais
pas les servitudes, ni le droit d’usage et d’habitation.
o Saisie de plusieurs immeubles est possible mais que
si un seul ne suffit pas à désintéresser le créancier.
Section 2 : la procédure de s. immobilière
1§ : la saisie proprement dite
A/ La saisie entre les mains du débiteur
- Commandement de payer est adressé au débiteur qui vaut
saisie cela doit comporter 14 mentions qui sont
obligatoires :
o Constitution d’avocat du créancier poursuivant
o Date et nature du TE
o Décompte des sommes réclamées
o Avertissement que le débiteur doit payer ses
sommes dans un délai de 8 jours sinon vente
continue
o Désignation des biens ou des droits sur lesquels
porte la saisie
o Indication que cela vaut saisie et que le bien est
indisponible à partir de la signification à l’égard du
débiteur et à compter de la publication au bureau des
hypothèques à l’égard des tiers
o Que cela vaut saisie des fruits et que le débiteur est
en séquestre
o Indication que le débiteur a la possibilité de vendre à
l’amiable
o Vente amiable ne peut être conclu qu’après
autorisation du JEX
o Sommation que si cela fait l’objet d’un bail
d’indiquer à l’huissier les noms, prénoms et adresse
di preneur
o Indication que l’huissier pourra pénétrer dans les
lieux afin de dresser un PV de description de
l’immeuble
o Indication du JEX compétent
o Indication que le débiteur peut bénéficier d’une aide
juridictionnelle s’il remplit les conditions
o Indication que si le débiteur est une personne
physique qu’il a la faculté de saisir une commission
de surendettement des particuliers s’il s’estime
surendetté.
- Dans un délai de 2 mois, cela doit faire l’objet d’une
publicité foncière au bureau de conservation des
hypothèques à défaut le commandement est caduc.
- Effets du commandement :
o Cela vaut mise en demeure
o Interrompt prescription
o Immobilise les fruits de l’immeuble
o Restreint les pouvoirs d’administration et de
jouissance du débiteur qui est responsable de la
conservation de l’immeuble et pourra se voir
responsable en cas de problèmes sur l’immeuble
o Immeuble est indisponible

B/ La saisie entre les mains d’un tiers


- Créancier adresse au débiteur un commandement de
payer cf 14 mentions
- Créancier adresse un commandement de payer au tiers
saisi avec les mêmes mentions sauf que la 4ème est
remplacée par la sommation d’avoir à régler la dette ou
de délaisser l’immeuble dans un délai d’un mois
- S. est publiée suivant les mêmes règles que la publicité de
la saisie entre les mains du débiteur.
2§ : les opérations intermédiaires
= 2 impératifs de la réforme de 2006 :
- Accélérer les procédures
- Permettre la vente du bien à l’amiable avec autorisation
du juge = audience d’orientation
= 3 opérations intermédiaires
A/ La préparation de la vente = 3 étapes
1/ Le PV de description des lieux
= constat état matériel intérieur et extérieur
- Huissier doit pénétrer dans l’immeuble, ce qu’il peut faire
dans un délai de 8 jours à compter de la délivrance du
commandement
- Si refus ou absence du débiteur, l’huissier doit être
accompagné d’une personne dont la loi en fait une liste
exhaustive.
- Si l’occupant des lieux refuse, l’huissier ne peut y
pénétrer qu’avec l’autorisation du JEX.
- Contenu du PV :
o Description, composition et superficie des lieux
o Indication identité des occupants et de leurs droits
o Nom et adresse du syndic de copropriété
o Tout renseignement utile dur l’immeuble
2/ L’assignation à comparaitre à l’audience
d’orientation = pour 2 personnes
a/ Assignation du débiteur
- Doit intervenir dans les 2 mois de la publication du
commandement et être délivrée 1 à 3 mois avant la date
de l’audience
- 9 mentions obligatoires :
o Indication lieux, jours et heure de l’audience
d’orientation
o Indication de l’objet de l’audience : examiner
validité de la saisie, statuer sur contestations et
déterminer les modalités de poursuite de la saisie
o Si absence du débiteur à l’audience : vente forcée
avec les seules indications données par le créancier
o Sommation de prendre connaissance du cahier des
conditions de vente déposé dans les 5 jours
ouvrables après l’assignation au greffe du JEX
o Indication de la mise à prix
o Possibilité de demande par le débiteur d’une vente
amiable
o Toute contestation doit être déposée par conclusion
d’avocat au plus tard le jour de l’audience
d’orientation
o Possibilité de demander la suspension de la
procédure pour surendettement
o Aide juridictionnelle possible pour le débiteur
b/ Assignation des créanciers
- Créancier poursuivant doit dénoncer le commandement
valant saisie au créancier inscrit cela vaut assignation et
contient une sommation de déclarer les créances.
- 4 mentions :
o Lieu, jour et heure de l’audience
o Sommation de prendre connaissance du cahier des
conditions de vente
o Indication de la mise à prix
o Sommation de déclarer les créances par actes
d’avocat déposé au greffe du JEX accompagné
d’une copie du titre de créance et du bordereau
d’inscription
- Cela doit être signifié au créancier au plus tard le 5 ème jour
ouvrable suivant l’assignation au débiteur.
3/ Le cahier des conditions de vente
= déclaré par le créancier poursuivant
- 6 mentions =
o Enonciation du TE
o Décompte des sommes dues
o Enonciation du commandement valant saisie
o Etat descriptif de l’immeuble saisi
o Modalités vente forcée dont le montant de la mise à
prix
o Désignation d’un séquestre ou de la caisse des
dépôts et consignations
- Dépôt au greffe dans les 5 jours ouvrables suivant la
délivrance de l’assignation au débiteur.
- Des documents doivent être joints au cahier :
o Copie de l’assignation délivrée au débiteur
o Etat hypothécaire
o Dossier de diagnostic technique : état parasitaire,
sanitaire et technique.
B/ La préparation de la distribution des deniers
- Créanciers inscrits doivent déclarer leurs créances car il y
a eu sommation de le faire sous peine de déchéance de
leurs droits de préférence. Ils doivent les déclarer frais et
intérêts inclus.
- Que les créanciers qui ont inscrit une hypothèque ou un
privilège au jour de la publication du commandement
valant saisie.
- Cela se fait au greffe du JEX et cela doit être dénoncé au
créancier poursuivant. Cela doit être fait dans les 2 mois
de la dénonciation du commandement valant saisie.
- Créancier poursuivant va alors dresser un état des
créances à régler et les classer, cela doit être déposé au
greffe au moins 15 jours avant l’audience.
C/ L’orientation de la procédure
= par le biais d’une audience qui est automatique = 3
objectifs :
- Vérifier que les conditions de la saisie sont réunies
- Statuer sur les éventuelles contestations et sur les
demandes incidentes
- Déterminer les modalités de la procédure :
o Si vente amiable, il faut que le débiteur en ait fait la
demande. JEX l’autorise sous certaines conditions et
fixera un prix plancher. 4 mois après nouvelle
audience pour examiner les suites de l’autorisation
donnée.
o Si vente forcée, juge fixe date de l’audience à
laquelle il y procèdera et cela doit être dans un délai
de 2 à 4 mois.
Possibilité d’appel du jugement d’orientation dans les 15 jours
de sa notification.
3§ : la vente de l’immeuble = 2 hypothèses :
A/ Vente amiable sur autorisation judiciaire
- 4 mois pour y procéder, le débiteur doit accomplir toutes
les diligences nécessaires à la conclusion de la vente aux
conditions fixées par le juge.
- Créancier peut lui demander des comptes et peut même
faire constater sa créance devant le JEX à tout moment.
En dehors de cette dernière hypothèse, il y a une audience
et 3 possibilités selon les diligences du débiteur :
o Pas de vente amiable, juge constate défaut de vente
et ordonne reprise des poursuites en vente forcée et
fixe date de l’audience d’adjudication dans un délai
de 2 à 4 mois.
o Vente amiable pas encore eu lieu mais débiteur
dispose d’un engagement écrit d’acquisition et le
juge peut accorder un délai qui est d’au maximum 3
mois.
o Vente amiable a eu lieu et doit être faite par acte
authentique et notaire ne peut authentifier vente
qu’après consignation du prix, des frais de vente et
des frais taxés. Juge vérifie à l’audience 3
conditions, à défaut vente forcée :
 Conditions fixés lors de l’audience
d’orientation sont remplies
 Consignation du prix
 Etat ordonné des créances doit avoir été
établies.
Si c’est rempli, juge constate la vente et ordonne la
radiation de l’inscription.
- Vente doit faire l’objet d’une pub par voie de mention en
marge de la copie du commandement valant saisie.
- Effets :
o Vente volontaire ordinaire = art 2202 du Code Civil
o Mais c’est moins intéressant pour l’acheteur qu’une
vente ordinaire car :
 Lésion n’est pas applicable
 Cela emporte de plein droit la purge des
hypothèques et des privilèges qui auraient
grevé l’immeuble => donc créanciers sont
désintéressés même si prix de la vente
insuffisant.
B/ Vente forcée = vente par adjudication = avt 2006
que cette hypothèse = 3 étapes
1/ Procédure = 5 étapes
a/ La pub
= toute vente aux enchères est précédée d’une pub pour
informer le plus grand nombre d’enchérisseurs. C’est au
créancier de le faire dans un délai de 1 à 2 mois avant
l’adjudication à peine de caducité de la saisie = il faut 2 avis :
- Afficher dans les locaux de la juridiction du JEX dans un
emplacement aisément accessible au public et sous
certaines conditions, et cela doit être publié dans un
journal d’annonces légales. Il faut un certain nombre
d’indications :
o Noms, prénoms et domicile du créancier poursuivant
et de son avocat
o Désignation de l’immeuble saisi
o Description sommaire de l’immeuble
o Montant de la mise à prix
o Jour, heure et lieu de la vente
o Indication que cela doit être porté par un avocat
inscrit au barreau du TGI du lieu de la vente.
- Avis apposé à l’entrée de l’immeuble saisi et publication
dans 2 éditions périodiques de journaux à défaut de
diffusion locale ou régionale. Même mentions que
précédemment mais pas mention du caractère forcée de la
vente, ni de l’identité du débiteur. Créancier peut faire
d’autres avis tant que sont respectées ces dernières
conditions et qu’il n’y a pas de frais supplémentaires pour
le débiteur. Il faut aussi informer les titulaires d’un droit
de substitution soit d’un droit de préemption.
b/ Les visites
= le créancier poursuivant doit demander au juge de
déterminer les modalités de visite de l’immeuble.
c/ La date de l’adjudication
= fixé par le JEX
= 2 à 4 mois après audience d’orientation sauf dans 3 cas où
cela est différé :
- Procédure collective à l’encontre du débiteur
- Procédure de rétablissement personnel ouvert au profit du
débiteur
- Quand succession du débiteur a été accepté à concurrence
de l’actif net.
d/ Les participants à l’adjudication
- Tout le monde peut se porter adjudicataire si a
suffisamment de garanties de paiement.
- Cependant réserves à ce principe :
o Il faut capacité d’exercice
o Il existe des incapacités spécifiques pour le débiteur,
les auxiliaires de justice qui sont intervenus à titre
quelconque dans la procédure et les magistrats de la
juridiction.
- Il faut être représenté par un avocat inscrit au barreau du
TGI où la procédure se déroule. Avant de porter les
enchères, avocat doit se faire remettre par le mandant une
caution bancaire irrévocable ou un chèque de banque,
cela doit être d’un montant de 10% de la mise à prix.
- Si enrichisseur pas déclaré adjudicataire, la somme lui est
restituée, et s’il l’est déclaré mais qu’il est défaillant la
somme est acquise aux créanciers participants à la
distribution.
e/ L’adjudication
- Juge fixe les frais de poursuite et les annonce
- 2006 = suppression du procédé de la vente à la bougie.
Désormais temps indiqué par tout moyen au public. Le
dernier enchérisseur est déclaré adjudicataire et si aucune
enchère c’est le créancier poursuivant qui est déclaré
adjudicataire pour le montant de la mise à prix.
- Juge constate adjudication et avocat doit déclarer au
greffier l’identité de son mandant et le jugement est
ensuite notifié à tous les intéressés.
- 1er jour ouvrable suivant vente, un PV d’audience est
affiché par le greffe à la porte de la salle d’audience et
afin que cela soit opposable aux tiers le jugement est
publié au bureau des hypothèques avant il fallait le faire
dans un délai de 2 mois, à présent plus aucun délai.
2/ Les effets de l’adjudication
- Adjudicataire devient proprio et cela dès le jour du
jugement d’adjudication.
- Purge les privilèges et hypothèques et cela de plein droit
mais l’adjudicataire doit saisir le JEX pour ordonner la
radiation des inscriptions
- Adjudicataire presque les mêmes droits qu’un acheteur
normal car il a droit à la garantie contre l’éviction mais il
n’a pas droit à la garantie des vices cachés. Il a
l’obligation de payer le prix par le prix de la consignation
soit sur le compte séquestre soit à la CDC cela doit se
faire dans un délai de 2 mois à compter de la date
d’adjudication.

3/ La surenchère
= droit pour toute personne de remettre en cause pendant un
certain délai le résultat d’une vente judiciaire d’immeuble.
= mêmes conditions que pour enchérir
- Possible de surenchérir que sur une enchère originale et
donc on ne peut pas faire une surenchère sur une
surenchère
- C’est une déclaration qui est déposée au greffe du JEX
faite par ministère d’avocat dans un délai de 10 jours
suivant date d’adjudication originale. Il faut les mêmes
garanties de solvabilité que précédemment.
- Dans les 3 jours de la surenchère, cela doit être dénoncé
au créancier poursuivant, au débiteur et à l’adjudicataire.
- JEX fixe audience de surenchère dans un délai de 2 à 4
mois, même déroulement de la mise aux enchères sauf
que le prix de mise en vente est augmentée d’1/10 de
celui de l’adjudication originale.
- Si aucune enchère, c’est le surenchérisseur qui est déclaré
adjudicataire. Et la première adjudication est anéantie
rétroactivement et l’adjudicataire est alors réputé n’avoir
jamais été proprio.
4§ : les incidents
= doivent être soulevés au plus tard le jour de l’adjudication.
Si cela se rapporte à un acte postérieur à l’audience, cela peut
être soulevé dans les 15 jours de la notification de l’acte
contesté
= au nombre de 7 =
A/ Concours de saisies
= saisie sur saisie ne vaut
- Si c’est simultané, deux solutions : TE le plus ancien ou à
défaut créance la plus élevée.
- Si cela est successif, publication de la deuxième que si
élargit la précédente. Sinon le rejet de la publication est
inscrit en marge du commandement en mentionnant
l’identité du poursuivant.
B/ La subrogation dans les poursuites
= peut être demandée par tout créancier pour parer la
négligence, faute ou inertie du créancier poursuivant, le
demandeur est alors substitué au poursuivant
C/ La distraction
= tiers qui est proprio de l’immeuble pourra demander sa
distraction avant la vente
D/ La réitération des enchères
= avant 2006 = procédure de folle enchère = quand
adjudicataire ne consigne pas le prix de vente dans les 2 mois
qui suivent l’adjudication, la personne doit alors se faire
délivrer par le greffe un certificat de non consignation qui est
signifié au saisi, au créancier poursuivant et à l’adjudicataire.
La signification à la dernière personne doit contenir
sommation d’avoir à payer le prix et les frais dans un délai de
8 jours. Si pas de paiement, remis en vente aux mêmes
conditions que la première adjuication avec une règle
supplémentaire : si prix inférieur à celui du départ
l’adjudicataire défaillant est tenu de la différence. Cela est
susceptible de surenchère.
E/ La nullité de la saisie
- vice de forme = prévu par un texte et suppose un grief
- vice de fond = ne nécessite aucune des deux conditions
précédentes
F/ La caducité de la saisie
= anéantissement saisie car non respect d’un délai. Tout
intéressé peut l’invoquer et le JEX la prononcera sauf si le
créancier poursuivant justifie d’un motif légitime.
G/ La péremption de la saisie
= cessation de plein droit des effets du commandement valant
saisie de l’immeuble dans un délai de 2 ans = ce n’est pas de
plein droit, l’intéressé doit en faire la demande au JEX à
condition que la vente n’ait pas été publiée même hors délai.

Deuxième partie : la procédure de distribution


Titre 1 : la distribution par voie d’ordre
= procédure par laquelle le produit d’une saisie immobilière
est répartie entre les créanciers titulaires d’une hypothèque ou
d’un privilège sur le bien saisi
Chapitre 1 : le domaine
Section 1 : quant aux créanciers
= créanciers chirographaires sont exclus avant ce n’était pas le
cas. Seuls le créancier poursuivant et les créanciers inscrits
sont admis à faire valoir leurs droits sur le prix de vente et le
reliquat est restitué au débiteur.Quand un seul créancier peut
faire valoir ce droit, pas de procédure d’ordre. Créancier
adresse une demande de paiement dans les 2 mois de
publication du titre de vente par LRAR au séquestre ou au
consignateur. Dans le mois qui suit, le prix doit lui être versé
et le débiteur doit en être informé dans le même délai.
Section 2 : quant aux deniers
= cela ne concerne que le produit des saisies immobilières.
Cela s’applique à toutes les formes de saisies : amiable ou
judiciaire.
Chapitre 2 : les modalités
= dans la mesure du possible c’est à l’amiable, c’est seulement
à défaut d’accord qu’il y a distribution judiciaire.
Section 1 : la distribution amiable
= par le créancier poursuivant ou à défaut par un créancier
voire le débiteur = 3 étapes :
1§ : préparation du projet de distribution amiable
- celui qui poursuit notifie aux créanciers inscrits une
demande d’actualisation de leur déclaration, cela est fait
par LRAR dans le mois qui suit la publication du titre et
ils ont 15 jours pour produire par conclusion d’avocat un
décompte actualisé de leurs créances.
- Créancier poursuivi établit un projet de distribution qu’il
notifie aux créanciers et au débiteur dans le mois qui suit
l’expiration du délai imparti pour actualiser
- Délai de 15 jours pour élever les contestations et dans un
délai entre 15 jours et un mois, sorte de conciliation pour
trouver un accord. Si pas de contestation, projet est
considéré comme accepté. Si accord est trouvé, un PV
d’accord est fait.
2§ : l’acceptation du projet
- Pas eu de contestation, une requête est alors adressé au
juge aux fins d’homologation dans un délai de 15 jours
après l’expiration du délai pour élever les contestations.
Un fois homologués, il y a force exécutoire au projet et
cela est insusceptible d’appel.
- Si contestation mais accord a été trouvé, même procédure
que précédemment sauf que force exécutoire est donnée
au PV d’accord.
3§ : le paiement des créanciers
- Créanciers doivent juste notifier au séquestre ou au
consignateur le projet ou le PV.
- Paiements doivent intervenir dans le mois suivant la
notification.
Section 2 : la distribution judiciaire
= à défaut d’accord soit sur l’ordre lui-même, soit sur le
montant des créances en question
= 3 étapes =
- Saisine du JEX par conclusion d’avocat, cela doit
s’accompagner du projet de distribution amiable et d’un
PV de difficultés
- Etablissement de l’état de répartition par le JEX au vue
des différents docs fournis et de l’audience. Cela est
susceptible d’un appel dans un délai de 15 jours.
- Dans mois qui suit la notification, est procédé au
paiement par le séquestre ou consignateur.
Titre 2 : la distribution par contribution
= répartition au marc le franc du produit d’une saisie entre
créanciers chirographaires.
Chapitre 1 : le domaine
Section 1 : quant aux créanciers
= que les créanciers chirographaires = seuls les créanciers qui
sont inscrits, qui ont fait opposition…
= par hypothèse aucun classement n’est possible car pas de
privilège, d’où une distribution par contribution, cela implique
que le prix en soit pas suffisant pour désintéresser tout le
monde.
Si un seul créancier pas de procédure de distribution et s’il y a
un reliquat cela va au débiteur.
Les créanciers privilégiés ne sont pas exclus, ils ont juste un
paiement prioritaire.
Section 2 : quant aux deniers
= produit des saisies mobilières et immobilières. Tout est saisi
sauf les saisies appréhension et attribution car cela confère au
créancier saisissant un droit exclusif sur la créance saisie.
Chapitre 2 : les modalités
Section 1 : la distribution amiable
1§ : préparation du projet de répartition
= par l’agent chargé de la vente au vue des indications figurant
dans le commandement de payer et dans les actes
d’opposition.
Cela doit être notifié au débiteur et au créancier dans le mois
qui suit la vente forcée.
2§ : l’acceptation du projet
- 15 jours pour élever les contestations, passé ce délai cela
est réputé accepté.
- Si contestations, tentative de conciliation dans le mois
suivant. Si accord, PV d’accord est dressé, sinon un PV
de difficulté est établi et le juge est saisi.
3§ : le paiement des créanciers
Répartition du prix en cas d’accord aux créanciers qui ont mis
en œuvre une mesure d’exécution forcée et consignation des
sommes en cas de mesure conservatoire, ils n’auront les
sommes qu’une fois qu’ils auront signifié un acte de
conversion.
Section 2 : la distribution judiciaire
= intervention du JEX dans les deux hypothèses :
- Si défaut d’accord, PV de difficultés est établi et JEX
rend une décision répartissant le prix et cela est
susceptible d’appel dans un délai de 15 jours. Paiement
doit intervenir dans un délai de 8 jours après répartition
définitive.
- Si défaut de projet de répartition, tout intéressé peut saisir
le JEX quand les délais pour préparer projet sont expirés.
Mêmes modalités que précédemment.