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Volume LXXXIII N 0 23 - Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa - Allan Rock
Volume LXXXIII
N 0 23
-
Le
journal
indépendant
de
l’Université
d’Ottawa
-
Allan Rock passe le flambeau
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éditorial

Didier Pilon redaction@larotonde.ca

section éditorial Didier Pilon redaction@larotonde.ca La couronne boréale DIDIER PILON La Rotonde est une bête bien

La couronne boréale

DIDIER PILON

La Rotonde est une bête bien singu- lière. Contrairement à son petit frère plus docile, The Fulcrum, elle a toujours su mécontenter la haute administration par son attitude revendicatrice et ou- vertement critique. Depuis 1932, nom- breux sont les brasseurs la marde qui s’enchainent au poste de rédacteur en chef.

Le fils d’Ariane

La question n’est pas rhétorique. Au On peut bien se demander comment, après tant d’années, ce petit journal qui peine à survivre a préservé cette volonté critique. Certes, les généra- tions de rédacteurs ne partagent tous pas les mêmes positions. Nombreux sont les désaccords et les débats qui entourent les vieux divans du 109, rue Osgoode. Mais une volonté com- mune perdure.

Ce refus de voir l’Université comme une usine à diplôme entre les cor- ridors de la petite école et les cubi- cules de la vie d’adulte. Cette vision du campus comme microcosme de la société, avec ses propres enjeux de justice et sa propre culture. Voilà ce qui a fait de La Rotonde un lieu de rassemblement pour ceux qui veulent, à l’écart des pressions capi- talistes et scolaires, repenser le mi- lieu universitaire.

Mais il est facile d’oublier que cette li- berté de penser n’a pas été offerte sur un plateau d’argent.

Vaincre le Minotaure

La Rotonde est le journal indépen- dant de l’Université d’Ottawa. In-

ILLUSTRATION MARINE DUMAS
ILLUSTRATION
MARINE DUMAS

dépendant. Ce mot si anodin, qu’on retrouve sur chaque une du journal, témoigne d’un passé ardu.

Après avoir été déclaré le journal le plus censuré au Canada en 1956, un combat féroce pour la liberté de presse débute. Les rédacteurs s’op- posent ouvertement au « paterna- lisme » des pères Oblats. Mais l’Uni- versité est maitre : trois journalistes sont démis de leur fonction et expul- sés de l’Université. Le président de la FÉUO, alors allié du journal, est contraint à démissionner.

La confrontation atteint son pa- roxysme en 1964, dans une édition au sujet de la visite de la Reine à Ot- tawa. Selon la légende urbaine, trans- mise de bouche-à-oreille dans les lo- caux rotondiens, on pouvait y lire en

gros : « Fuck la Reine! » Mais nul ne pourrait le confirmer. Même dans les archives le mieux conservées, quatre pages manquent à cette édition.

En 1965, restructuration. L’Univer- sité perd son droit de regard sur le journal. La Rotonde, maintenant sous la tutelle de FÉUO, se tourne pour la première fois vers des enjeux sociaux plus larges : unilinguisme, sexisme, homophobie, racisme.

La FÉUO, à la surprise de per- sonne, ne s’avère pas un maitre plus aimable. En 1979, La Rotonde déclare : « Il n’y a plus de liberté de presse quand on nous fait sentir que nous sommes subventionnées par la Fédération. » Et c’est ainsi qu’au 21e siècle, après 70 ans de combat, La Rotonde obtiendra finalement une

indépendance totale.

Le butin de la victoire

Mais cette lutte n’a pas été en vain. Certes, M. Rock cache à peine son dédain du journal. Mme Hébert et M. Ahimakin ont beau passer à nos bureaux pour se plaindre de nos critiques. Le Bureau des gouver- neurs peut bien s’outrer de l’éditorial « Fuck l’establishment! » de Marc-André Bonneau, et demander : « Pourquoi est-ce qu’on les permet de publier ça? »

Mais, après tout ça, nous pouvons fiè- rement répondre : « Parce que vous n’avez aucun contrôle sur nous. » « Parce que nous n’avons pas à nous soumettre à votre volonté. » « Parce que nous sommes indépendants. »

que nous n’avons pas à nous soumettre à votre volonté. » « Parce que nous sommes

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que nous n’avons pas à nous soumettre à votre volonté. » « Parce que nous sommes

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ACTUALITÉS

Clémence Labasse

actu1@larotonce.ca

Frédérique Mazerolle

actu2@larotonce.ca

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YASMINE MEHDI ET CLÉMENCE LABASSE
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la rotonde

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numéro 22

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Coupures budgétaires à la FÉUO

Austérité et secret au pays de la justice sociale

CHARLOTTE CÔTÉ

Vingt-quatre étudiant.e.s ont soudainement perdu leur travail pour l’été, quand leur em- ployeur a révélé par communiqué de presse jeudi 31 mars qu’il rencontrait quelques pe- tits problèmes d’argent. Pour essayer de combler le trou dans les caisses laissé par le déficit récemment découvert de 1,6 million de dollars, la Fédération étudiante de l’Uni- versité d’Ottawa (FÉUO) a en effet décidé de ne pas faire fonctionner 9 de ses 12 ser- vices habituels. Retour sur la débâcle d’un gouvernement à qui peu d’étudiants font encore confiance.

La nouvelle en aura étonné plus d’un. Il y a deux semaines, la FÉUO a révélé qu’elle serait déficitaire depuis main- tenant près de 3 ans. Personne n’avait, semble-t-il, pensé à vérifier l’équilibre financier de l’organisation avant la mi- mars. Lors de son Assemblée générale, la Fédération a présenté aux quelques étudiants rassemblés un budget daté de janvier 2016, assurant que tous les pe- tits déficits seraient comblés par le flot d’argent qu’apporterait la hausse de la cotisation en septembre. Les toutes der- nières mesures imposées par la FÉUO auront cependant prouvé le contraire.

Austérité : les graines de la colère

24 employés ont ainsi perdu leurs em- plois pour l’été, 16 n’ont pas vu leurs contrats être renouvelés, et la plu- part des employés ont vu leur nombre d’heures être réduit. Le nombre d’ac- tivités sera aussi réduit pour le reste de l’année 2016-2017. À l’exception du Centre des droits étudiants, de la Banque alimentaire et de la Coop Vélo, tous les autres services seront fermés durant l’été.

Dans un courriel interne obtenu par La Rotonde, le comité exécutif explique que la plupart de ces services seront pris en charge par l’exécutif entrant dès le 1er mai, et ce jusqu’en août. Ceux-ci devront donc assurer le travail des em- ployés de ces services et gérer 4 à 5 port- folios chacun. À ce jour pourtant, les nouveaux membres de l’exécutif n’en auraient pas tous été informés.

Ces décisions de dernières minutes ont tant choqué la masse des employés de la FÉUO que le syndicat SCFP4943 a organisé une Assemblée générale d’ur- gence le jour même.

Bastien Zara, traducteur à la FÉUO, n’a pas vu son contrat être renouvelé. Il avoue avoir ressenti « surtout de l’éner-

vement et de la panique » suite à l’an- nonce des coupures.

Les employés se sont empressés de prendre les réseaux sociaux pour faire part de leur grande frustration et co- lère quant à ces décisions que certains jugent « arbitraires ». Lors de la réu- nion du Conseil d’administration (CA) du dimanche 10 avril, une pluie de cri- tiques et de questions est tombée sur les membres de l’exécutif. Selena Hoffman, représentante de la Faculté des Sciences sociales, a lu au nom de 16 autres membres du CA une déclaration faisant part de leur désillusion par rapport à

la fédération étudiante, qu’elle a par la

suite publiée sur sa page Facebook.

« Au cours des dernières semaines, il

est devenu évident que l’exécutif de

la FÉUO a pris des décisions allant à

l’encontre de la transparence ou de l’’accountability' envers ses membres. En soutenant des mesures d’austérité,

l’exécutif va à l’encontre des valeurs pour lesquelles le mouvement étudiant

se bat », peut-on ainsi lire dans celle-ci.

Dans le courriel interne, les membres de l’exécutif expliquent que d’autres alternatives de coupures, comme l’an- nulation de la Semaine 101 ou la ré-

duction des salaires de l’exécutif, ont été étudiées… mais que les coupures au niveau des ressources humaines étaient

« la seule option viable et le dernier recours » pour la FÉUO.

D’où sort ce déficit?

Dans le courriel, le comité exécutif ex- plique aussi que la source principale du déficit serait l’assurance santé, qui cau- serait des soucis financiers à la FÉUO depuis 2013. L’exécutif explique que malgré le fait que le dernier référendum passé au mois de février dernier leur

a permis d’augmenter les cotisations

étudiantes pour le plan de santé cela ne permettra pas de combler les pertes déjà accumulées.

Ainsi, ce serait sous le premier gou- vernement d’Anne-Marie Roy, et la vice-présidence aux finances de Dave Eaton, que tout cela aurait commencé. Selon une source interne, le déficit se- rait passé inaperçu lors de ses deux an- nées en poste. Enfin, lors de la présen- tation du budget 2015-2016 au Conseil d’administration (CA) en août, celui-ci prévoyait un déficit deux fois plus gros que celui que rencontrait alors déjà la FÉUO. Celui-ci passa sans problème. La vice-présidente en poste, Taylor Da- vidson, a donné sa démission un mois plus tard, officiellement pour des rai- sons médicales.

PHOTO GABRIELLE PILLIAT
PHOTO GABRIELLE PILLIAT

Le présent comité exécutif aurait été in- formé par le département de la compta- bilité de ces problèmes seulement deux semaines avant la publication du com- muniqué. Ils ont par la suite organisé un CA d’urgence, le 23 mars, pour en dis- cuter. Les échanges sur le sujet ont pris place en huis clos.

Ce n’est qu’après l’annonce officielle que certains employé.e.s de la FÉUO ont reçu des courriels les informant de leur futur.

Adam Gilani était v.-p. aux finances un an avant que les problèmes ne com- mencent. Il explique : « Il y a vraiment deux sources à ce problème. Première- ment le problème de flux de trésorerie, mais surtout, c’est le fait qu’il existe de plus gros problèmes systémiques. Par exemple, à cause de la façon dont les ré- férendums sont passés pour les services, on ne peut réallouer l’argent qui leur est attribué autre part. On se retrouve alors avec des services avec trop de fonds et d’autres qui n’en ont pas assez. De plus, à cause du règlement 7 de la constitu- tion, le v.-p. aux finances doit présenter un budget qui ne prend pas en compte les revenus des commerces de la FÉUO, et donc incomplets. »

Il conclut : « Je pense que les décisions qui ont été prises par l’exécutif ne sont pas viables au long terme. Dans quelques

années, le problème va revenir. »

Officiellement, aucun mot n’a été pro-

noncé sur le processus décisionnel ayant mené aux coupures.

Entre silence radio et contradictions

Cependant, lors de l’Assemblée extraor- dinaire de SCFP4349 organisé pour in- former tous les employés des derniers détails sur les coupes, les membres de l’exécutif auraient présenté une histoire inattendue. Selon une source au sein des employés présents, Nicole Maylor, v.-p. aux affaires d’équité, aurait indi- qué que les administrateurs avaient eu l’opportunité de contester la décision de l’exécutif en ce qui concerne les coupes budgétaires, lors du huis clos.

Peter Baccin-Smith, représentant de la Faculté des arts au CA, nie cette version des faits. « Il n’y a pas eu aucun vote ou même débat sur les coupures d’emplois. Le plan nous a tout simplement été pré- senté », soutient-il. Selon les codes du Robert’s Rule d’ailleurs, il est illégal de faire un vote durant un huis clos.

Les employés et membres de l’admi- nistration ont également reçu un cour- riel la semaine dernière de la part du coordinateur de l’exécutif, Jesse Root, leur rappelant de ne pas commenter l’affaire. Lors des nombreuses tenta- tives de La Rotonde pour obtenir plus de détails sur la position de la FÉUO, Roméo Ahimakin, v.-p. aux communi- cations de la FÉUO, nous a systémati- quement reconduits vers le communi- qué de presse.

aux communi- cations de la FÉUO, nous a systémati- quement reconduits vers le communi- qué de

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aux communi- cations de la FÉUO, nous a systémati- quement reconduits vers le communi- qué de
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ACTUALITÉS

ACTUALITÉS la rotonde l e l u n d i 1 1 a v r i

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le lundi 11 avril 2016

Création de la SOE

L’art de déplacer le fardeau financier des études postsecondaires

CHARLOTTE CÔTÉ

Le 25 février dernier, les étudiants ontariens ont accueilli avec engouement l’annonce de la création du programme de Subvention ontarienne d’études (SOE) par le gouvernement provincial. Les étu- diants de foyers dont le revenu annuel est inférieur à 50 000 $ auront accès gratuitement à l’éducation postsecondaire. Il s’agit d’un grand pas vers une plus grande inclusion, mais quel sera l’impact de ce budget sur une potentielle 11 e hausse des frais de scolarité à l’Université d’Ottawa?

« Ce budget provincial, c’est la fin de l’uni- versalité des programmes », affirme Gene- viève Tellier, professeure agrégée à l’U d’O, experte dans l’étude des politiques budgé- taires. « La mise en place de la SOE est une réorganisation du financement, un trans- fert d’argent sans heurt ». Les subventions sont de nature dégressive, ne se limitant

pas qu’aux familles aux revenus inférieurs à 50 000 $.

Qu’en est-il des frais de scolarité?

Tellier admet que le budget ne met en place aucun frein pour empêcher les universités d’augmenter leurs frais de scolarité. D’ail- leurs, quatre jours après le dévoilement du budget provincial, Allan Rock, recteur de l’U d’O, affirmait à la réunion du Sénat que la SOE « enlèverait beaucoup de pression au Bureau des gouverneurs [dans son ap- probation] de la hausse de 3 % des frais de scolarité, et enlèverait des arguments aux opposants à la hausse ». Une 11 e hausse se- rait donc à l’horizon?

Selon Shahad Khalladi, représentante des étudiants du 1 er cycle au Bureau des gouverneurs (BdG), les coupures des sub- ventions gouvernementales seraient res- ponsables de cette hausse des frais de sco- larité. Les universités sont des institutions

subventionnées par l’État, mais « chaque année, le gouvernement diminue son fi- nancement, à un point tel que ce dernier est maintenant passé sous la barre des 50 % ». Elle affirme que la création de la SOE est une énorme avancée en termes d’accessibilité à l’éducation, mais que la problématique des frais de scolarité, pour ceux qui les paient, pourrait s’accentuer.

Rediriger les griefs étudiants?

À qui la faute? Pour Khalladi, la solution s’articule dans un plus grand lobbying auprès du gouvernement : « Il faut s’at- taquer aux problèmes de base en faisant des pressions pour recevoir plus de sub- ventions ». Pour Tellier, la responsabi- lité est partagée entre le gouvernement provincial et l’U d’O. L’experte affirme également que l’U d’O doit faire preuve de transparence budgétaire. Elle remet en cause la fiabilité des prévisions et des chiffres partagés par l’institution. « De

et des chiffres partagés par l’institution. « De nombreuses informations auxquelles on devrait avoir accès

nombreuses informations auxquelles on devrait avoir accès facilement ne sont pas disponibles en ligne. Lorsque l’U d’O nous parle d’une augmentation de frais, d’où vient-elle? qu’affecte-t-elle? ».

Le budget provincial de février aura apporté un changement important au niveau de l’accessibilité des études postsecondaires, mais certains enjeux demeurent irrésolus. En attendant, qui sont les éternels désignés pour l’amortir? Les étudiants.

Sunshine List 2016

Combien gagnent les gros bonnets de l’U d’O ?

CLÉMENCE LABASSE

Plus de 115 000 personnes figurent cette année sur la liste révélant les salaires des employés provinciaux les plus riches, parue jeudi 24 mars, et les salariés de l’Université d’Ottawa n’y font pas exception. Plus de 200 nouveaux noms se sont ajou- tés à la liste 2016. Quelques chiffres pour y voir plus clair.

1 400 : Il s’agit du nombre de salariés recen- sés sur la liste pour cette année. Cela représente une hausse de 11,38 % par rapport à l’année précé- dente. Le salaire moyen de la liste se situe à environ 143 000 $. La majorité des individus sur la liste sont des professeurs titulaires.

39 : Trente-neuf individus reçoivent, à l’U d’O, un salaire dépassant les 200 000 $. Dans ce groupe on ne retrouve que 7 femmes, contre 32 hommes. Ainsi, on compte 10 directeurs.trices de chaires de recherches, 10 doyen.ne.s ou vice-doyen.ne.s, 9 professeur.e.s titulaires, le recteur Allan Rock, ainsi que 7 vice-recteurs.trices, 1 directeur et une tréso- rière. Parmi ceux-ci, 6 ont reçu plus de 300 000 $. Jacques Bradwejn, doyen de la faculté de médecine, est dans le top 3 des salariés les mieux payés de l’U d’O depuis 2008.

20 % : C’est environ le pourcentage de non-pro- fesseurs que l’on retrouve parmi les 1 400. Pour la plupart ils sont regroupés dans les catégories des « gestionnaires » ou « directeurs », mais on trouve aussi des cliniciens, des analystes, des pharmaciens ou des bibliothécaires. Il faut cependant prendre ce nombre avec des pincettes, en cela que beaucoup de directeurs de programmes ou de doyens oc- cupent également des postes de professeurs.

454 686,82 $ : C’est le salaire total perçu cette année par Thierry Mesana, président-direc- teur général de l’Institut de cardiologie de l’Univer- sité d’Ottawa. À ce titre, son salaire a augmenté en 2015 de 72,27 % par rapport à l’année précédente. Mais il faut aussi ajouter à cela les 100 000 $ qu’il perçoit à titre de « gestionnaire » à l’U d’O. Si l’on considère cette double casquette, il serait ainsi l’in- dividu le mieux payé de l’Université.

La Sunshine List paraît tous les ans depuis sa mise en place en 1996 par le gouvernement conservateur de Mike Harris, dans le souci d’une plus grande transparence des dépenses publiques. Pour certains observateurs, le seuil des 100 000 $ est de nos jours dépassé, puisque si l’on prend en compte l’infla- tion depuis la création de la liste, une telle somme à l’époque vaudrait quelques 145 000 $ aujourd’hui.

UO : Top 5 des plus gros salaires 2016 1. Jacques Bradwejn, Doyen, Faculté de
UO : Top 5 des plus gros
salaires 2016
1. Jacques Bradwejn,
Doyen, Faculté de médecine
422,780.52 (+0,05%)
2. Allan Rock, Récteur
394,999.92 (=)
3. Thierry Mesana, PDG de l’institut de
cardiologie de l’Université d’Ottawa
354,686.82 (+72%)
4. Dale Corbett, Professeur de médecine
354,686.82 (-3,16%)
5. Mona Nemer, Vice-rectrice à la recherche,
Professeure de biochimie
316,379.28 (-19,30%)
(-3,16%) 5. Mona Nemer, Vice-rectrice à la recherche, Professeure de biochimie 316,379.28 (-19,30%) www.larotonde.ca

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(-3,16%) 5. Mona Nemer, Vice-rectrice à la recherche, Professeure de biochimie 316,379.28 (-19,30%) www.larotonde.ca

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Renouvellement du SGA

Bye bye Blackboard?

YASMINE MEHDI

Dans les prochains mois, un aspect central de la vie étudiante pourrait changer : le système de ges- tion des apprentissages (SGA). Pas certain de sa- voir ce qu’est un SGA? Voici un indice : le SGA de l’Université d’Ottawa (U d’O) s’appelle Blackboard Learn. Ce logiciel que vous utilisez quotidienne- ment, qui vous cause des frustrations, mais qui vous permet aussi de sécher vos cours, pourrait être modifié. Si les étudiants en sont les principaux utilisateurs, il semblerait que le Service chargé de la consultation peine à entrer en contact avec eux.

Consultations à gogo

C’est le 31 mai 2017, soit dans un peu plus

d’un an, que le contrat liant l’U d’O à la

compagnie Blackboard prendra fin. Bien

que l’Université ait la possibilité de pro-

longer ce contrat de deux ans, la phase de

consultation avec la communauté univer-

sitaire a été lancé en janvier.

« L’idée n’est pas nécessairement de rem-

placer quelque chose, mais de se deman-

der ce qu’on va faire lorsque le contrat

arrivera à échéance », a expliqué Michel

Marcheterre, gestionnaire au Service

d’appui à l’enseignement et à l’apprentis-

sage (SAEA). L’adieu à Blackboard n’est

donc qu’une possibilité, qui se produirait

après un processus dont la consultation

ne serait que la première étape, avant

la définition des requis, l’appel d’offres,

l’évaluation et le lancement.

C’est dans le cadre de cette première étape

que l’équipe de SAEA devra rencontrer

professeurs, employés et étudiants d’ici

la fin de l’été pour cerner leurs besoins. À

ce jour, seuls les employés ont participé

à des rencontres en personne, bien que

la consultation auprès du corps profes-

soral ait déjà commencé. Durant le mois

de mars, le SAEA a demandé aux profes-

seurs de répondre à un sondage en ligne

et d’y indiquer s’ils voulaient faire partie

de groupes de discussion.

Quand la FÉUO ne répond pas à l’appel

Si toutes les parties s’accordent sur une

chose, c’est l’importance des étudiants

PHOTO COURTOISIE
PHOTO COURTOISIE
c’est l’importance des étudiants PHOTO COURTOISIE en chiffres 2005 : Date depuis laquelle l’U d’O a

en chiffres

2005 : Date depuis laquelle l’U d’O a un SGA de la compagnie Blackboard

2019 : Date limite d’ici laquelle l’Université devra avoir un nouveau SGA.

« Pas mal beaucoup » : Valeur

du contrat qu’octroiera l’U d’O pour son SGA selon Michel Marcheterre [le montant étant protégé par une clause de non-publication]

5 : Nombre d’employés à temps plein qui s’occupent du SGA

0 : Nombre d’étudiants qui ont été contactés jusqu’à présent

fournisseurs

potentiels

Blackboard Learn

Brighspace

Canvas

Moodle

dans le processus de consultation. Du-

rant son entrevue avec La Rotonde, Stan

Wendt, directeur régional de la compa-

gnie Canvas, qui déposera sa candida-

ture pour l’obtention du contrat, s’est

exclamé : « Il est es-

sentiel que les étu-

diants s’impliquent

dans le processus.

Après tout, ça sera

leur SGA. »

Roméo Ahimakin a répondu catégori- quement : « Nous n’avons pas reçu de de-

mande de la part de l’Université ». Il ajoute

: « Il est très important que l’Université

entre en contact avec la Fédération étu-

diante puisqu’on est la représentation de la com-

munau-

té étu-

ses pairs, elle consulte Blackboard quoti-

diennement et en est assez satisfaite. Elle

s’est toutefois dite déçue de la mauvaise

communication entre la FÉUO et l’admi-

nistration, estimant que les étudiants en

étaient les victimes. « J’aurais aimé que la

Fédération discute avec nous comme ils

le font pendant les campagnes électorales

puisque c’est un sujet qui va directement

nous affecter. »

J’aurais aimé que la Fédé- ration discute avec nous comme ils le font pen- dant les campagnes élec- torales puisque c’est un sujet qui va directement nous affecter.

Bellamie Iradunkunda

diante. »

Lorsque

confron- Pour sa part, Marcheterre ne s’inquiète

té aux

pas de la non-réponse de la FÉUO

alléga- puisqu’il a un autre tour dans son sac : «

tions de

On a toujours les mailing lists, même si je

préférerais avoir une approche plus per-
Marche-

sonnalisée, surtout que les étudiants sont

t e r r e ,

M i c h e l

Michel Marcheterre

abonde en ce sens

en soutenant même

que « [ses] premiers

clients sont les étu-

diants

quoi ne les a-t-il pas

encore consultés?

« Je suis en attente

[de la FÉUO]. Je leur ai envoyé un cour-

riel en janvier, mais ils étaient en élections

et personne ne m’a répondu. Une fois les

élections passées, je les ai appelés, mais

personne n’a retourné mon appel. »

» Alors pour-

Ahima- déjà overloadés de courriels. »

kin n’a pas été en mesure de donner d’explica- tion claire. Le v.-p. aux communications

a toutefois invité l’Université à « entrer en contact avec [eux] une nouvelle fois ».

Bellamie Iradunkunda est étudiante en sciences sociales. Comme la majorité de

L’avenir nous dira si la FÉUO empêche-

ra un courriel de plus d’aboutir dans les

boîtes de réception déjà pleines à craquer

des étudiants. Une chose demeure cer-

taine : les étudiants recevront encore des

courriels de notifications Blackboard pen-

dant encore de nombreux mois.

Le vice-président aux communications

de notifications Blackboard pen - dant encore de nombreux mois. Le vice-président aux communications www.larotonde.ca

www.larotonde.ca

de notifications Blackboard pen - dant encore de nombreux mois. Le vice-président aux communications www.larotonde.ca
Plan d’action contre la violence et le harcèlement sexuel L’Ontario s’oppose à la violence sexuelle
Plan d’action contre la violence et le harcèlement sexuel
L’Ontario s’oppose à la violence sexuelle en
milieu universitaire
Université d’Ottawa
FRÉDÉRIQUE MAZEROLLE
Alors que grandit le mouvement s’opposant
de vive voix au silence des victimes d’har-
cèlement ou de violence sexuelle en milieu
universitaire, le Gouvernement de l’Ontario
La loi devra, dans la mesure du
possible, renforcir les lois déjà
mises en place pour mettre fin à
la violence et au harcèlement à
caractère sexuel. Ces mesures de-
vraient rendre les lieux de travail,
les campus et les collectivités plus
sécuritaires et plus adaptés aux
de travail ainsi qu’aux universités
et collèges de l’Ontario dès sep-
tembre 2016. Ceux-ci devront se
doter d’une politique claire, nette
et précise en ce qui a trait à la vio-
lence et au harcèlement sexuel, et
devront la mettre en pratique au
plus tard le 1er janvier 2017.
a décidé d’entrer dans la danse. Le 8 mars
dernier, le gouvernement provincial adoptait
besoins des survivant.e.s. Le gou-
vernement de l’Ontario fera égale-
ment en sorte qu’il sera aussi plus
le
projet de loi n° 132, ou la Loi de 2015 sur
simple de déposer une plainte
le
Plan d’action contre la violence et le har-
pour de la violence et du harcèle-
ment à caractère sexuel.
cèlement sexuel. La Rotonde fait le point
sur cette nouvelle loi.
Cette loi s’appliquera aux milieux
Pourquoi ce genre de loi semble-
t-elle nécessaire dans les campus?
La Rotonde vous offre un retour
sur les évènements qui auront se-
coué l’Université d’Ottawa et qui
auront mené plusieurs à crier à
l’injustice.
L’U d’O a été frappée par plusieurs scandales
de nature sexuelle dans les dernières années,
à commencer par la publication de messages
disgracieux, dans une conversation privée
entre quatre étudiants, faits à l’égard de l’an-
cienne présidente de la Fédération étudiante
de l’Université d’Ottawa, Anne-Marie Roy en
début 2014. Plus tard dans la même année,
deux joueurs de l’équipe de hockey masculine
de l’U d’O ont également été accusés d’agres-
sions sexuelles. Les attouchements se seraient
produits alors que ceux-ci étaient en dépla-
cement à Thunder Bay. Ces accusations ont
mené à la suspension de l’équipe au complet
pendant une période de près de deux ans.
Suite à ces deux incidents, l’Université a mis
en place le Groupe de travail sur le respect et
l’égalité, pour tenter de contrer les problèmes
de harcèlement et de violence sexuelle autant
au niveau des étudiant.e.s .
Dans nos histoires, il n’y a pas que l’op-
pression, nous avons une richesse ex-
traordinaire à partager. Valérie Masumbuko
Motion pour l’exclusion des groupes misogynes
Empêcher l’oppression
CHARLOTTE CÔTÉ
La motion du Mouvement étudiant révo-
lutionnaire(MER)pourbannirlesgroupes
misogynes est passée à l’unanimité au
Conseil d’Administration (CA) de la Fédé-
ration étudiante de l’Université d’Ottawa
(FÉUO) le 23 mars dernier. Comment
cette motion sera-t-elle mise en place et
quel impact aura-t-elle réellement sur la
capacité des groupes masculinistes à or-
ganiser des évènements sur le campus?
La Rotonde enquête
Hors Campus » du Mouvement
étudiant révolutionnaire (MER)
s’est mise en place en réponse
aux rassemblements mensuels
de l’association Canadian As-
sociation for Equality (CAFE),
militant pour les droits des
hommes. Le MER tente d’em-
pêcher la tenue de leurs ren-
contres et qualifie le discours de
l’association d’ « haineux » car
il est en « déni de l’existence de
la culture du viol et de l’impor-
tance du consentement […] et
diffus[e de la] désinformation ».
organisation typique masculi-
niste, mais il affirme qu’elle de-
meure très problématique : « La
CAFE est plus discrète sur les
sujets de violence et de viol que
d’autres groupes masculinistes,
mais a cependant écrit un article
qui explique que c’est le mouve-
ment féministe qui a provoqué
la fusillade de l’école Polytech-
nique de Montréal. »
Liberté d’expression?
teur du chapitre ottavien de la
CAFE. Selon lui, les universités
sont un espace où se produisent
traditionnellement des échanges
et des débats sur les enjeux so-
ciaux et controversés. Il tient à
rappeler l’importance de la li-
berté d’expression et la valeur du
débat et des échanges d’idées. «
Nous croyons en la liberté d’ex-
pression et nous sommes même
prêts à engager la discussion avec
ces étudiants qui protestent et
tentent de nous faire taire ».
La campagne « Masculinistes
Danik Dozet, membre du MER,
admet qu’il ne s’agit pas d’une
Cette motion pour bannir les
groupes masculinistes du cam-
pus est absurde selon David
Shackleton, président et fonda-
Dozet réplique : « On n’a pas
à accepter passivement que
quelqu’un vienne parler dans
Table-ronde « Ne suis-je pas une femme? » Sortir le féminisme de l’Université YASMINE MEHDI
Table-ronde « Ne suis-je pas une femme? »
Sortir le féminisme de l’Université
YASMINE MEHDI
Le 7 avril dernier se déroulait un évènement orga-
nisé par les membres du Groupe de recherche
d’intérêt public de l’Ontario (GRIPO) ainsi que de
Papothé, un groupe de femmes racialisées. Si la
discussion devait être centrée sur le livre de bell
hooks Ne suis-je pas une femme?, publié en 1981
et traduit en français 2015, les panélistes ont sur-
tout parlé de la situation des femmes racialisées
dans les milieux universitaires. Retour sur un
évènement qui a fait rire, pleurer et réfléchir la cin-
quantaine de personnes qui ont rempli les locaux
du Carrefour francophone.
Au gré de discussions sur des sujets tels
que l’histoire de l’afro-féminisme, l’in-
tersectionalité, la pédagogie militante
ou la dévalorisation du savoir non-oc-
cidental, les panélistes ont su capter
l’attention de leur public. Le panel était
composé des doctorantes de l’Uni-
versité d’Ottawa, Deka Omar Ahmed,
Valérie Masumbuko et Marie-Eveline
Belinga, les deux dernières étant aussi
co-fondatrices de Papothé, ainsi que
d’Anahi Morales Hudon, professeure
adjointe à l’Université Saint-Paul.
PHOTO FL
Rassembler les chercheuses ra-
cialisées autour d’une table
L’animatrice de la table-ronde était
Amandine Gay, conférencière établie,
pigiste, étudiante diplômée et auteure
de la préface du roman de bell hooks.
« C’est un de ces livres que j’ai lus et
où je me suis dit ‘Je ne suis pas folle, je
ne suis pas seule, tout ceci existe, nous
avons toutes vécu la même chose!’ »,
s’est-elle exclamée par rapport à l’ou-
vrage.
Bien que les panélistes aient chacune
des spécialisations et des expériences
différentes, elles partageaient un
constat : le manque d’évènements se
centrant sur les chercheuses raciali-
sées. Belinga participait d’ailleurs à
sa première table-ronde de la sorte.
Émue, elle a déclaré : « On m’a sou-
vent traitée de folle, de radicale ou
d’emmerdeuse alors que mes collè-
gues m’appellent courageuse, créa-
tive, résiliente et aimante. »
tisation du savoir a été une des pre-
mières phrases prononcées par Gay.
Elle a également donné le ton à une
discussion animée sur les enjeux aux-
quels font face les femmes racialisées
en milieu universitaire, que ce soit la
sous-représentation au sein du corps
professoral, les curricula loin de leurs
intérêts, les conditions socioécono-
miques défavorables ou le peu d’écrits
disponibles en français.
tage de professeures à l’U d’O presque
tripler, elle intégrait les textes d’Ange-
la Davis à ses syllabus des années 80.
Au terme de la conférence, elle a dé-
claré : « Aujourd’hui, il y a beaucoup
plus de places pour les savoirs fémi-
nistes, mais surtout une contribution
au savoir beaucoup plus diversifiée
qu’à l’époque. »
«
Faire
sortir
le
féminisme
de
l’Université »
« Il faut faire sortir le féminisme de
l’Université. » Cet appel à la démocra-
Cécile Coderre écoutait ces discus-
sions d’une oreille attentive. Profes-
seure à l’École de service social depuis
plus de trente ans ayant vu le pourcen-
Du progrès donc, mais toujours beau-
coup de travail à faire. Masumbuko
livre pour sa part un discours rempli
d’espoir : « Dans nos histoires, il n’y a
pas que l’oppression, nous avons une
richesse extraordinaire à partager. »
sans brimer la liberté d’expression
nos espaces si leurs propos vont à l’encontre de
nos valeurs. On n’essaie pas de les faire taire,
mais on ne veut pas qu’ils s’organisent dans nos
espaces. »
la FÉUO « n’a aucun pouvoir sur ce groupe »,
mais il dénonce tout acte d’oppression et de dis-
crimination.
et engager les étudiants qui veulent contrer les
groupes misogynistes ».
Une motion sans conséquences?
Shackleton tient à rappeler que la CAFE n’est pas
un groupe du campus : « Je ne vois pas en quoi ça
va nous affecter, car nous communiquons avec
l’administration de l’U d’O et non la FÉUO pour
organiser nos évènements. » De son côté, Roméo
Ahimakin, v.-p. communications, reconnait que
S’agirait-il d’une motion symbolique? Ahimakin
explique que la motion était censée avoir une
action précise : défédérer la CAFE. Or, comme
il s’agissait d’un groupe non-fédéré, ils se sont
rendu compte qu’il était impossible de l’entre-
prendre.
Nozet explique que, finalement, « le passage de la
motion est une petite victoire qui nous a permis
d’entamer le dialogue ainsi que de rassembler
Ahimakin affirme que la FÉUO « va commencer
des discussions avec l’administration » pour s’as-
surer que les groupes. Mais du côté de l’U d’O,
on n’ose pas trop se mouiller. Néomie Duval, ges-
tionnaire des relations avec les médias explique
que de façon générale, l’U d’O « valorise depuis
toujours la diversité des points de vue pourvu
que cela se fasse dans le respect des opinions et
des individus ».
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ACTUALITÉS

ACTUALITÉS la rotonde l e l u n d i 1 1 a v r i

la rotonde

ACTUALITÉS la rotonde l e l u n d i 1 1 a v r i

le lundi 11 avril 2016

Débat du chancelier

Pour un meilleur partenariat entre l’Université, les employeurs et les étudiants

BONI GUY-ROLAND KADIO

Le jeudi 31 mars a eu lieu le premier débat avec le nouveau chancelier Calin Rovinescu. C’est de- vant un parterre de personnes que s’est tenu cet échange de deux heures sur le rôle contemporain de l’éducation postsecondaire de l’Université d’Ot- tawa (U d’O) dans la compétition mondiale et l’em- ploi des étudiant.e.s

Le nouveau chancelier, également pré- sident-directeur général d’Air Canada, a donné le coup d’envoi de ce premier débat. Il a insisté sur une « connexion entre les protagonistes », c’est-à-dire entre l’Université et les étudiants, car selon lui, ces derniers aussi ont un rôle dans le succès de l’établissement. Il af- firme d’ailleurs qu’un des grands défis de l’Université d’Ottawa est le sous-emploi des jeunes.

Marie-Hélène Lafond, diplômée de l’Uni- versité d’Ottawa et spécialiste des affaires politiques et économiques au Consulat gé- néral des États-Unis à Montréal, a quant à elle abordé la question de l’importance de l’institution dans son développement per- sonnel à l’aide du programme coop.

Elle dit de son expérience qu’elle a ap- pris « à venir avec des solutions quand un défi important s’imposait à elle ». Elle a invité les étudiant.e.s à profiter des opportunités en dehors de l’Université, telle La Rotonde, étant elle-même une ancienne du journal indépendant fran- cophone de l’U d’O.

Elle a soutenu que son expérience jour- nalistique lui a entre autres appris à mieux gérer une équipe. Quant à ses re- commandations pour l’Université, elle a demandé à ce que l’Université s’engage à satisfaire les « demandes du marché de l’emploi et à inciter les étudiant.e.s à s’impliquer ».

Dans ce prolongement d’idée, Mme Alex Johnston, vice-présidente du bu-

reau de Stratégie et Affaires publiques

de Radio-Canada, dit « respecter l’ins-

titution universitaire » car elle provient elle-même d’une famille d’universitaires. Toutefois, elle a également soulevé un problème quant au dysfonctionnement entre l’U d’O et le marché de l’emploi. Pour elle, l’U d’O doit s’inscrire davan- tage dans la compétition mondiale en dé- veloppant de grands outils, même si elle

fait déjà de grandes choses, admet-elle.

PHOTO FLORENCE PINARD-LEFEVBRE
PHOTO FLORENCE PINARD-LEFEVBRE

Elle a terminé en suggérant à l’Univer- sité de « commercialiser la recherche et d’établir un meilleur transfert entre l’ap- prentissage et le secteur privé ».

Allan Rock, recteur sortant de l’U d’O, est intervenu pour parler des avancées de l’Université et pour faire des remarques

sur le rôle de celle-ci. Contrairement aux

intervenants, il a souligné que la vocation première de l’Université est de « contri-

buer au développement personnel » des étudiant.e.s et qu’elle « n’existe pas pour le marché de l’emploi ». Rock a égale-

ment rappelé à l’auditoire que l’Univer- sité d’Ottawa possède déjà le quatrième plus grand programme coop au pays.

La période de questions a laissé place à des remarques inspirées du rapport Mackenzie, que les intervenants avaient eux-mêmes utilisé à titre de référence, reconnaissant qu’il faut une meilleure relation entre l’Université et les em- ployeurs afin de permettre aux étu- diant.e.s de mieux s’insérer dans le mar- ché du travail.

Entrevue

Où sont les étudiants autochtones ?

BONI GUY-ROLAND KADIO

Lundi 4 avril, lors de leur habituelle rencontre men- suelle, les sénateurs de l’Université d’Ottawa (U d’O) se sont retrouvés confrontés à une réalité du campus trop souvent oubliée entre les quatre murs de la salle du Sénat de Tabaret. Carolyn Laude, toute nouvelle conseillère principale aux affaires au- tochtones de l’U d’O leur a exposé les résultats de trois mois intensifs de travail sans passer par quatre chemins. La Rotonde a rencontré la gestionnaire mohawk pour en apprendre plus sur la situation des étudiants autochtones à l’U d’O.

La Rotonde : Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer votre rôle au sein de l’Université?

Carolyn Laude : Mon mandat est divisé en deux points. Tout d’abord, je suis char- gée de conseiller l’U d’O dans les affaires autochtones, en fonction de son orienta-

tion stratégique, et je dois également faire la liaison entre les programmes et les fa- cultés qui ont déjà des programmes en place et les étudiants pour créer un réseau de ressources plus complet.

LR : Comment est-il possible d’aug- menter la qualité des services of- ferts aux étudiants autochtones, ou tout simplement leur visibilité sur le campus?

CL

: Eh bien, il est nécessaire de savoir

qui

ils sont avant tout. La première phase

de mon travail consiste à établir le pro-

fil démographique des étudiants issus

des Premières nations, Métis et Inuits,

ou PNMI, à l’U d’O. Je me suis rendue

compte que si l’Université a des chiffres officiels, à ce jour nous n’avons aucun moyen de savoir combien d’étudiants au- tochtones parcourent véritablement les couloirs du campus. Il y a 990 étudiants déclarés, mais ce chiffre ne représente pas la réalité, tout simplement parce que les moments où les étudiants peuvent s’iden-

tifier sont trop rares : soit lors de leur registration à l’école avec le OUAC, soit quand ils répondent au questionnaire de fin de programme, en 4e année.

LR : Qu’avez-vous appris à ce jour?

CL

: Nous savons maintenant que le taux

de

rétention de ces étudiants est très

faible. 29 % partent après leur première année, et 31 % après la seconde. Les étu- diantes autochtones ont 30 % moins de chance de finir leurs études que leurs congénères. De plus, il semblerait qu’il est 15 % moins probable que les PMNI an- glophones finissent leur diplôme que les francophones. Un fait troublant enfin est que seul 4 % de cette population utilise les services de soutien proposés par l’Univer- sité. Clairement, les structures en place ne marchent pas.

LR : Quelles sont les prochaines étapes maintenant?

CL: Je vais tout faire pour qu’un processus

PHOTO FLORENCE PINARD-LEFEVBRE
PHOTO FLORENCE PINARD-LEFEVBRE

de « self-identification » soit mis en place avant la fin de l’année fiscale. Je savais ce que je faisais lors de ma présentation au Sénat, il faut que le travail se fasse de façon plus horizontale à partir de mainte- nant. Je veux que l’Université considère les personnes, et non les nombres; des personnes avec un éventail d’expériences bien réelles et différentes.

et non les nombres; des personnes avec un éventail d’expériences bien réelles et différentes. www.larotonde.ca

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et non les nombres; des personnes avec un éventail d’expériences bien réelles et différentes. www.larotonde.ca

actualités

actualités la rotonde n u m é r o 2 2 11

la rotonde

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numéro 22

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actualités la rotonde n u m é r o 2 2 11 Liste de la semaine

Liste de la semaine

Cinq trucs pour survivre à la fin de session

FRÉDÉRIQUE MAZEROLLE

La neige fond, les oiseaux chantent, le vendeur de hot-dog est de retour; le printemps s’installe tranquillement sur le campus de l’Uni- versité d’Ottawa. Avec le printemps vient aussi la fin de session, si proche, mais encore si loin. Nous savons bien que les étudiant.e.s peuvent se sentir désemparé.e.s devant les montagnes de travaux et d’examens. En cette occasion, La Rotonde vous offre ses conseils afin de survivre à la période des examens, sans y laisser une partie de votre bien-être.

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Allez donc vous coucher!

Soyons honnêtes : les heures de sommeil sont rares ces derniers temps. Entre écouter la dernière saison de House of Cards et terminer un travail de session la veille de la date de remise, il vous arrive de couper sur le dodo pour le boulot. Par contre, en cette période d’examens, votre tête a besoin plus que jamais d’être en mode étude. Essayez plutôt de vous coucher de bonne heure, pour ainsi être reposé pour mémoriser toutes les diapositives Power Point oubliées pendant le semestre.

Quand le silence est roiles diapositives Power Point oubliées pendant le semestre. Vous tripez sur la dernière chanson de Justin

Vous tripez sur la dernière chanson de Justin Bieber? C’est bien beau, mais ce n’est pas nécessairement la meilleure chanson pour vous concentrer lors de la rédaction de vos travaux. Si le silence morbide du sixième étage de la bibliothèque Morisset vous ennuie à mourir (il fallait bien rajouter un jeu de mots!), vous pouvez toujours faire un tour sur le site web 8tracks, qui vous propose des listes de chansons relaxantes qui vous aideront à vous concentrer.

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Mangez vos fruits et vos légumes

Durant la fin de session, il peut être tentant de faire un tour chez McDo parce que la folie des examens vous a donné la faim pour un BigMac. Par contre, manger de la malbouffe alors que vous êtes anxieux et peu reposé.e.s viendra tout simplement agrémenter votre cocktail de stress. Au lieu, essayez plutôt de favoriser les fruits, les légumes, les noix et les œufs, qui regorgent de nutriments et d’an- tioxydants.

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Eille, lâche ton Facebook!

Il est difficile, surtout lors de la période des examens, d’éviter les distractions maléfiques qu’offre le web. Bien que vous aurez probablement besoin d’Internet pour finaliser vos travaux, il existe une réponse à ce problème de procrastination aiguë : l’ap- plication Self Control. À l’aide de cette application, vous pouvez bloquer des sites comme Facebook, Twitter ou Tumblr pendant un temps déterminé, le temps de terminer vos travaux.

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Après tout, il faut se gâter

La fin est proche et vous êtes à bout de nerfs. Par contre, il ne faut pas oublier que vous travaillez fort et que ces efforts doivent être récompensés. Que ce soit aller faire du jogging, prendre une tasse de thé ou se prélasser dans votre bain à bulles… Faites quelque chose pour vous remonter le moral. Bientôt, vous pourrez lever votre verre à une autre année universitaire qui mange la poussière!

Revue de presse

par Frédérique Mazerolle

Les diplômé.e.s de McGill s’opposent à l’industrie des carburants fossiles

The mcgill tribune, Université mcgill

Suite à l’annonce du Bureau des gouverneurs de l’Université McGill quant à sa décision de ne pas se désinvestir de l’industrie des énergies fossiles, près d’une vingtaine d’anciens de l’Université ont assisté à une cérémonie de retour de diplôme. Ceux et celles présents lors de l’évènement ont apporté leurs diplômes de l’institution et ont expliqué pourquoi ils ne pouvaient plus s’identifier comme anciens étudiants de celle-ci. Des évènements similaires ont également eu lieu plus tôt l’an dernier à l’Uni- versité Queen’s et l’Université Dalhousie.

Une étudiante racialisée virée de chez Jack Astor’s pour sa coiffure The Excalibur, Université york

Akua Agyemfra, étudiante à l’Université York, aura reçu beaucoup d’attention médiatique ces derniers temps, par rapport à son congédiement d’un restaurant de la chaine Jack Astor’s. La jeune femme, qui serait entrée dans l’établissement portant ses che- veux au naturel dans un chignon, se serait fait renvoyer chez elle immédiatement en raison de sa coiffure jugée inacceptable selon les règlements du restaurant. La chaine de restauration n’a pas émis de commentaire depuis l’incident.

Un statut Facebook s’attaque aux espaces sécuritaires The Eyeopener, Université ryerson

Alors que l’importance des espaces sécuritaires pour les personnes racialisées et marginalisées bat son plein dans les universités, ce n’est pas tout le monde qui est du même avis. Dan Petz, membre du comité exécutif de l’Association des étudiant.e.s en marketing aurait, dans un statut Facebook, accusé les espaces sécuritaires de faire partie de ce qu’il considère comme étant des pratiques fascistes, aidant à la popularité de la gauche libérale. Le statut aura généré de la controverse de la part du corps étudiant, notamment de la vice-présidente aux affaires d’équité de la Fédération étudiante de l’Université Ryerson, Rabia Idrees.

{ La Parenthèse française

franco-actus d’à travers le monde

{

CLÉMENCE LABASSE

international Nouvelle organi- sation pour les médias de la fran-

cophonie C’est le mercredi 6 avril qu’a eu lieu la toute première rencontre de la nouvelle plus grande alliance audiovisuelle de langue française : Médias Francophones Publics (MFP). L’organisation rassemble au total 5500 journalistes et 23 000 employés répartis au sein de neuf grands groupes médiatiques de pays occidentaux de langue française, dont Radio-Canada, France Té- lévision ou encore la RTBF. La MFP a pour objectif de permettre d’augmenter les ré- seaux de coopération entre les rédactions.

panama papers Quel bilan dans les pays francophones? – Les révé- lations la semaine dernière de la fuite d’11,5

millions de documents par un consortium international de journalistes ont ébranlé le monde entier. Ces données proviennent du cabinet panaméen d’avocats Mossack Fonse- ca, cabinet chargé de gérer toutes les subtilités de l’évasion fiscale de millions de clients à tra- vers le monde : hommes d’affaires, politiciens ou quidam… et les pays francophones sont loin d’être épargnés. Bilan rapide:

AU CANADA – Les préoccupations de sécu- rité pour le Si aucune personnalité publique n’a, à ce jour, été éclaboussée par la fuite, il reste que l’argent de près de 350 indivi- dus, avoisinant un total de 200 milliards de dollars, réside dans des comptes et socié- tés fictives à l’étranger. De plus, la Banque Royale du Canada (RBC) se trouve liée à la création de plus de 370 sociétés-écrans depuis les années 1970, principalement au Panama et aux îles Vierges britanniques.

EN FRANCE Si la France a le double de la population canadienne, elle comprend également trois fois plus d’individus liés à des comptes à l’étranger. En politique, on retrouve le père et des proches de la pré- sidente du FN, Marine Le Pen, mais aussi les époux Balkany et l’ancien ministre Jé- rôme Cahuzac. De grands noms du soccer, comme Michel Platini et Jérôme Valcke, sont également éclaboussés. Enfin, 25 en- treprises ou banques, dont la Société Géné- rale, détiennent aussi des comptes cachés.

EN AFRIQUE Beaucoup de familles pré- sidentielles et proches de présidents appa- raissent dans les listes. On compte notam- ment les familles Sassou-Nguesso du Congo, Kabila de la République démocratique du Congo, Conté de la Guinée, ou encore l’en- tourage du roi du Maroc, Mohammed VI. L’actuel ministre algérien de l’Industrie et des Mines a été lié à un compte ouvert en 2015. De plus, bon nombre de compagnies de ressources énergétiques cachent l’argent du pétrole dans les paradis fiscaux.

de compagnies de ressources énergétiques cachent l’argent du pétrole dans les paradis fiscaux. www.larotonde.ca

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le lundi 11 avril 2016

Débat du chancelier

Combattre la culture du silence

FRÉDÉRIQUE MAZEROLLE

Être journaliste, ce n’est pas nécessaire- ment toujours une partie de plaisir. Oubliez tout le glamour à la Lois Lane qu’Hollywood essaye de vous faire croire, c’est pas ça le journalisme.

Entre avoir son téléphone mobile scot- ché à la main 24/7, être constamment en course contre le temps pour respecter ses échéances et se voir fermer de nom- breuses portes en plein visage à la simple mention du mot « médias », ce n’est pas une profession qui vous laisse beaucoup de répit. Ça, c’est sans parler de la presse papier qui meurt à petit feu. Mon cœur de nostalgique d’un temps que je n’ai pas connu souffre rien qu’à y penser. Pourtant, ceux et celles qui sont assez

fous pour continuer à écrire, à remettre en question et à critiquer vous diront que le journalisme est toujours une des plus grandes nécessités de ce temps pour le bien-être de notre démocratie. Entre passion et savoir, le journalisme reste un mécanisme de revendication de la véri- té et un outil qui oblige les puissants, les malhonnêtes et les incompétents à faire face à leurs responsabilités, qu’ils aiment ça ou non.

Si c’est bien le cas, si c’est vraiment ça le journalisme, faut croire que je suis complètement, royalement, absolument zélée. Comme le disait autrefois Serge Gainsbourg, la société m’a définitive- ment abimée.

Je refuse de marteler de mes pas les cou- loirs de ce qui deviendra mon alma ma- ter sans ouvrir les yeux sur la réalité de

mon administration. Je refuse de vivre une vie estudiantine où il faut mieux de se taire plutôt que de dire les vraies af- faires. Je refuse de me soumettre à un gouvernement étudiant dont le silence peut maintenant s’acheter à la modique somme de 30 000 $ par année.

Cela étant dit, il est bien difficile de suivre les derniers scandales de la Fédération étudiante (FÉUO), aussi ridicules soient- ils, et ce sans sourciller. Quand on aperçoit jour après jour ses dirigeants crier à l’injure quand les opinions ou paroles de critiques ne sont pas cohérentes avec leurs actions, il devient difficile de ne pas formuler les mêmes jugements à leur égard. Vous qui demandez à ce que l’Université soit plus transparente, peut-être devriez-vous ne pas reproduire en pire leurs pratiques ? À ce jour, mille de nos mille et une questions restent sans réponses.

Malgré le mur érigé pour contrer les fuites d’information, celui-ci n’est pas infaillible. Ce n’est qu’une question de temps avant que le poids du silence y cause des fissures. Oh! Où est donc Ro- méo quand on cherche des réponses? Surement pas dans son bureau, selon notre expérience.

À La Rotonde, nous avons, depuis plus de 80 ans, cette réputation d’être des fauteurs de trouble. Des moustiques qui ont soif de corruption et de mensonges. Mais surtout, des guerriers armés de sty- los et de sens critique dans leur combat éternel contre le silence. D’où notre plus grande angoisse, c’est celle d’être aussi ennuyant qu’un communiqué.

Je lève donc mon doigt d’honneur de journaliste indignée par l’omniprésence de la culture du silence.

Le mercredi 30 mars, des femmes de la région d’Ot- tawa-Gatineau, se sont réunies près
Le mercredi 30 mars, des femmes de la région d’Ot-
tawa-Gatineau, se sont réunies près de l’Université du
Québec en Outaouais, pour s’exprimer les oléoducs et
les sables bitumineux. Toutes les femmes étaient invi-
tées à y prendre part. Photo Antoine Simard-Legault

Un grand merci aux contributeurs de l’année

Polina Tarasenko - Sophie Sherrer - Alexandra Vienneau - Amanda Ohrt - Philippe Marceau-Loran- ger - Lamiae Belhaj - Jean-Philippe Lambert Ste Marie - Meriem Chine - Ariane Lecompte - Cynthia Mouafo - Ayoub Ben Sassi - Sophie Bernier - Chloé Lamoureux - Kathleen Appiah - Martin Laroche - Noura Cherkawi - Gabrielle Pronovost - Irina Georgijev - Simon Pinsonneault - Camille Pagé-Taillon - Frédérique Champagne - Beverly M. - Jonathan Cimon-Lambert - Karine Desjardins - Ivan Tourgueniev - Ariane Millette - Le Corsaire - Sarah-Anne Lacombe - David Beaudin Hyppia - Élise Vaillancourt - Lissa Léger - Gabrielle Dubois

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Ottawa-les-écluses Arts et culture été 2016 Guide de survie estival
Ottawa-les-écluses
Arts et culture été 2016
Guide de survie estival
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Arts et culture

Arts et culture la rotonde l e l u n d i 1 1 a v

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le lundi 11 avril 2016

Où étrenner sa robe MYRIAM BOURDEAU-POTVIN ET MARIE-PIER PERNICE 23 au 26 juin 12 au
étrenner
sa
robe
MYRIAM BOURDEAU-POTVIN ET
MARIE-PIER PERNICE
23 au 26 juin
12 au 23 mai
23 au 26 juin
Festival Fringe
3 au 5 juin
Festival canadien
des tulipes
(gratuit)
Le festival des tulipes n’a plus
besoin de présentation. Plus
d’un million de tulipes d’une
douzaine de variétés fleuri-
ront au parc des Commis-
saires et au parc Lansdowne
afin de commémorer le rôle
qu’a joué le Canada dans la
libération des Pays-Bas en
Ce festival théâtral multidisci-
plinaire offre une combinaison
gagnante pour encourager les
artistes locaux : 100 % du prix
des billets reviendra aux ar-
tistes, et les créations ne sont
pas choisies par un jury, mais
plutôt par hasard. Plusieurs
villes nord-américaines ont
adopté le concept du Festival
Fringe, qui a pour but d’offrir
une plateforme aux talents
locaux émergents.
Outaouais en
fete
Westfest (gratuit)
Plusieurs spectacles sont
offerts tous les ans pour
célébrer la francophonie et la
fierté québécoise. Au même
moment, la municipalité de
Montebello hébergera le plus
gros festival rock en Amérique
du Nord. Une journée com-
plète de rock québécois y est
prévue le 23 juin.
Cette fête annuelle proposera trois jours
de célébration de la culture canadienne
sous le soleil au parc Laroche. Cet espace
vert sera envahi par plusieurs artistes
visuels, musiciens et danseurs contempo-
rains, qui présenteront des performances,
du slam, de la poésie, de l’art aborigène et
encore plus!
Coup de cœur La Rotonde :
Coup de cœur La Rotonde : Souljazz
Orchestra risque d’en faire danser plus
d’un!
1940.
Les créations hilarantes de la
compagnie locale Dead Uni-
corn Ink.
MAI
JUIN
13 au 15 mai
16 au 18 juin
ComicCon Ottawa
23 au 26 juin
Festival
franco-ontarien
18 et 19 juin
Les fans de culture populaire auront
l’occasion d’y rencontrer les ve-
dettes de leurs téléséries ou films
favoris, de sortir leurs tenues flam-
boyantes et d’y dénicher plusieurs
artefacts de collection. Ce sera une
occasion rêvée d’admirer la sublime
Impala ’67 utilisée lors des tour-
nages de Supernatural et de rencon-
trer plusieurs invités spéciaux.
GlowFair
Les francophones de l’Ontario
y célébreront leur culture en
invitant de nombreux artistes à
profiter du centre-ville d’Ottawa
et de ses installations exté-
rieures. Une foule record ayant
participé l’année dernière, la
41e édition de ce festival risque
d’être à la hauteur de sa répu-
tation.
(gratuit)
Ce classique de la capitale
nationale n’est pas que la plus
importante compétition nautique
en son genre en Amérique du
Nord, mais aussi une occasion de
plus pour assister à des concerts
gratuits en début d’été. Parmi les
artistes invités on retrouve July
Talk, Mother Mother, Alvvays,
A Tribe Called Red et Pony Girl.
Les fonds recueillis lors de cette
compétition seront remis à des
organismes de charité locaux.
Coup de cœur La Rotonde :
Quoique Daniel Lavoie et Zacha-
ry Richard seront les grandes
vedettes de la soirée de clôture,
la poésie mélodique du Paysa-
giste est à ne pas manquer.
La rue Bank sera en partie
fermée pour accueillir cette
fête de la lumière, des arts et
de la musique. À surveiller,
Plusieurs activités ex-
centriques, dont une disco-
thèque silencieuse, des îlots
urbains thématiques et des
spectacles de rue. Les artistes
invités seront annoncés le 29
avril.
urbains thématiques et des spectacles de rue. Les artistes invités seront annoncés le 29 avril. www.larotonde.ca

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urbains thématiques et des spectacles de rue. Les artistes invités seront annoncés le 29 avril. www.larotonde.ca

ARTS et CULTURE

ARTS et CULTURE la rotonde n u m é r o 2 3 15

la rotonde

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soleil et sa chemise hawaienne

7 au 17 juillet Bluesfest 23 au 26 juin 23 au 26 16 juillet Le
7 au 17
juillet
Bluesfest
23 au 26 juin
23 au 26 16 juillet
Le line-up pour l’édition 2016 du my-
thique Bluesfest d’Ottawa ne manque
pas de piquant, avec les Red Hot Chili
Peppers, Duran Duran et Wolf Parade en
têtes d’affiche. Les francophones se ré-
jouiront de la présence de Pandaléon, de
Cœur de pirate et de Pierre Kwenders à
ce festival majoritairement anglophone.
Pipahauntas, Fire Antlers, The Peptides
et plusieurs autres assureront quant à
eux la promotion de la bourgeonnante
scène musicale ottavienne lors de cette
édition épique de Bluesfest sur les
plaines Lebreton.
Chamberfest
Hope
Le plus grand Festival de musique de chambre au
monde se déroule à Ottawa tous les ans, offrant d’an-
née en année des performances musicales aux normes
élevées. Toutes les représentations se dérouleront à
l’extérieur ou dans l’un des nombreux musées, églises
ou salles de spectacles de la région.
Volleyball
Coup de cœur la Rotonde : Janina Fialkowska, pianiste
canadienne de renom, offrira un récital des œuvres de
Chopin.
Des équipes de volleyball de tous les niveaux
participeront à cette collecte de fonds annuelle
qui n’attire pas que les sportifs! En plus de
passer une journée sur le sable chaud de la
Baie Mooney, les spectateurs et les participants
auront droit à de nombreux concerts extérieurs.
Les artistes invités seront annoncés le 29 avril.
JUILLET
AOÛT
17 au 20 août
15 au 21 août
10 au 14 août
22 Juin au 3
juillet
Arboretum
Festival Fierteé
dans la capitale
Festival
Cette fête annuelle proposera Pour
son 5e anniversaire, le désor-
mais célébré festival Arboretum
présentera plusieurs artistes tant
de la scène locale que nationale, le
tout accompagné de nombreuses
conférences culturelles et de
représentants culinaires otta-
viens. Plusieurs microbrasseries
et restaurants locaux seront au
rendez-vous! Arboretum est un
organisme à but non lucratif qui
travaille de pair avec plusieurs or-
ganisations artistiques d’ici et du
pays afin d’encourager le rayonne-
ment de la vie culturelle.
Asinabka
Film & Media Art
Festival
de jazz
En tête d’affiche cette année, Brian
Wilson sera de passage dans la ca-
pitale nationale à l’occasion du 50e
anniversaire de Pet Sounds, album
mythique qui avait causé beaucoup
de remous à sa sortie. Le public
aura droit à de grands noms, dont
Sarah Mclachlan, et pourra danser
au son accrocheur de groupes d’ici,
tel que Mackenzie Rythm Section.
Coup de cœur La Rotonde : Le
retour de Twist à Ottawa!
Des évènements ouverts
et inclusifs sont à l’horaire
cette année, dont la soirée de
cinéma des jeunes arcs-en-
ciel, la veille pour les droits
de l’homme et des activités
de réseautage. La principale
nouveauté du festival est le
Queercon, qui proposera la
découverte de bandes dessi-
nées et de romans graphiques
mettant à l’honneur la com-
munauté LGBTQ+. Le majes-
tueusement coloré défilé de
clôtures demeure l’étoile de
cette célébration annuelle tant
attendue.
La 5e édition du festival
poursuit la mission qu’il s’était
donnée lors de sa création en
diffusant médium et vidéos
traitant d’enjeux autochtones
à la Galerie SAW. L’aspect à
la fois éducatif et artistique de
ce festival offre un espace où
l’art et la culture des Premières
Nations du Canada sont parta-
gés avec tous. Des projections
extérieures auront lieu lors de
la soirée d’ouverture
Suggestion La Rotonde : Pour ceux
qui ne connaissent pas Brian Wil-
son, le film Love & Mercy, paru en
2015, explique son histoire et son
évolution au sein des Beach Boys.
le film Love & Mercy, paru en 2015, explique son histoire et son évolution au sein

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le film Love & Mercy, paru en 2015, explique son histoire et son évolution au sein
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Arts et culture

Arts et culture la rotonde l e l u n d i 1 1 a v

la rotonde

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le lundi 11 avril 2016

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Lectures sous le parasol

Bleuets et abricots

Natasha Kanapé Fontaine

sous le parasol Bleuets et abricots Natasha Kanapé Fontaine Poète et militante environnementale de nationalité innue,

Poète et militante environnementale de nationalité innue, Natasha Kanapé Fontaine est surnommée la slameuse territoriale. Elle a notamment été une fervente activiste du mouvement « Idle no more » et admet ouvertement son rêve d’entendre les jeunes filles autoch- tones clamer qu’elles sont « femmes territoires ».

Ses textes sont publiés pour la pre- mière fois sous forme de recueil intitu-

N’entre pas dans mon âme avec tes

chaussures à la fin de 2012 et rempor- tera le Prix de poésie de la société des écrivains francophones d’Amérique. Bleuets et abricots, sa dernière paru- tion, a vu le jour le 23 février dernier.

Il s’agit, pour l’auteure, d’un retour aux sources. Native de la Côte-Nord, elle établit dès le prologue que « Tout est cercle. La terre. Les bleuets et les abri- cots. » La poète offre dans son troisième recueil un rapprochement flagrant avec la mer et les forces de la nature.

Myriam Bourdeau-Potvin

Les corps extraterrestres

Pierre-Luc Landry

Bourdeau-Potvin Les corps extraterrestres Pierre-Luc Landry À Londres, une chute de neige histo- rique enterre la

À Londres, une chute de neige histo- rique enterre la ville. Xavier, un repré- sentant pharmaceutique, tente en vain de se laisser mourir dans un parc. À Montréal, c’est l’été à longueur d’année. Hollywood, un adolescent introver- ti littéralement sans cœur, plante des graines de haricot devant des pierres tombales. Mais dans des rêves, à la fin du monde, ils se rencontrent.

Le contexte semble défier la rationalité, comme si l’auteur souhaitait y échap-

per. En fait, Les corps extraterrestres

de Pierre-Luc Landry se démarque plus par son regard introspectif que par ses péripéties. La quête de sens des prota- gonistes, victimes de leur inquiétude existentielle, sait trainer le lecteur dans la contemplation. Il accepte la magie de ce monde comme point d’Archimède pour examiner le sien.

Mais le roman n’est pas sans failles. Quoique le vocabulaire soigné de la nar- ration soit la marque d’un auteur qui maitrise les mots, il semble parfois peu crédible de la bouche des personnages en question. L’ambiance existentielle frôle l’arrogance d’une angoisse d’ado- lescent. Les pages sont saupoudrées de name-dropping de contre-culture intello – Velvet Underground, Leonard Cohen, Joni Mitchell, sur vinyles, bien sûr; An- nie Hall, Eternal Sunshine for the Spot- less Mind, etc. – qui semble crier : « Si j’angoisse, c’est que je suis deep. »

Bref, moins plage que café à Saint-Ger- main-des-Prés, Les corps extraterrestres s’offre à tous les lecteurs qui se demandent :

« C’est quoi la réalité de tout ça? »

Didier Pilon

Sans terre sans destin

Johanne Brodeur

ça? » Didier Pilon Sans terre sans destin Johanne Brodeur La science-fiction franco-canadienne est une bête

La science-fiction franco-canadienne est une bête tranquille. Si le fantasy a trouvé sa place sur les tablettes de la Librairie du Soleil, les livres traitant de robots, de planètes inconnues et de voyage dans le temps se font rares.

Sans Terre Sans Destin : La Dayounak,

roman illustré de l'auteure québécoise Johanne Brodeur, est donc un incon- tournable pour les amateurs de sf fran- cophone. Nous y suivons Ariane, une terrienne, qui est catapultée à des lunes de chez elle, dans un monde qui lui est hostile.

Les scènes d'action, quoi que relative- ment peu présentes, sont décrites avec fluidité, ce qui tranche avec le style un peu enfantin de l'auteure. Brodeur montre qu'elle connait bien les tropes propres au genre en en réutilisant plu- sieurs, dont les projections hologra- phiques, les vaisseaux-cités et les noms imprononçables.

En somme, Sans Terre Sans Destin est un roman de sf qu'il faut lire au moins une fois pour explorer, avec un certain plaisir, le monde que nous présente son auteure.

Frédéric Lanouette

Coups de soleil du libraire David Rousselle

Lanouette Coups de soleil du libraire David Rousselle Contes inactuels Jean-Louis Major Orné d’une couverture

Contes inactuels

Jean-Louis

Major

Orné d’une couverture accroche-l’œil au motif enfantin, ce recueil de 10 contes et d’un intermède observe la société et l’État d’un œil philosophique et humo- ristique. Major est professeur émérite du département de français de l’U d’O.

Retour au carré de sable

Christian Lapointe

Ce roman dépeint la gamme d’émotions engendrées par les retrouvailles de deux sœurs de 40 ans après leur adoption dis- tincte, qui avait eu lieu en 1950. Lapointe, ancien diplomate, y explore cette époque où tabous et préjugés l’emportaient sur les naissances hors mariage

Beaux et bêtes Portraits en bestiaire

Michel-Rémi Lafond

Lafond transporte le lecteur de Gatineau à Blue Sea dans son premier recueil de nouvelles où 15 portraits se mêlent de façon à former un livre-totem.

Marie-Pier Pernice

recueil de nouvelles où 15 portraits se mêlent de façon à former un livre-totem. Marie-Pier Pernice

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recueil de nouvelles où 15 portraits se mêlent de façon à former un livre-totem. Marie-Pier Pernice

ARTS et CULTURE

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la rotonde

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et CULTURE la rotonde n u m é r o 2 3 17 Musique de soirées

Musique de soirées BBQ

The Soul Jazz Orchestra

Resistance

Pony Girl

Foreign Life

Fanny Bloom

Solo

Mehdi Cayenne

Aube

Pony Girl Foreign Life Fanny Bloom Solo Mehdi Cayenne Aube Pour faire danser les convives, rien
Pony Girl Foreign Life Fanny Bloom Solo Mehdi Cayenne Aube Pour faire danser les convives, rien
Pony Girl Foreign Life Fanny Bloom Solo Mehdi Cayenne Aube Pour faire danser les convives, rien
Pony Girl Foreign Life Fanny Bloom Solo Mehdi Cayenne Aube Pour faire danser les convives, rien

Pour faire danser les convives, rien de mieux qu’une samba. Le dernier al- bum du groupe, Resistance, est paru en automne 2015 et fait suite à leur im- posante discographie. Cette dernière création leur a valu, pour la troisième fois depuis la formation du groupe il y a treize ans, une nomination aux prix Juno pour l’album de musique du monde de l’année. Les pointes de funk se marient librement aux sonori- tés latines du sextuor maintenant bien connu de la région.

Les mélodies soul, jazz et caribéennes s’entremêlent avec force et offrent une combinaison gagnante de rythmes ensoleillés pour les chaudes journées d’été. Détendez l’atmosphère avec le groove d' « It’s Gonna Rain », invitez in- directement vos voisins en faisant mon- ter les décibels de « Greet de Dawn » ou chantez sans retenue par-dessus « Courage ».

À travers les douces mélodies de Pony Girl vibrent les voix brumeuses et eni- vrantes de Pascal Huot et Yolande La- roche. Même avec comme instruments principaux une guitare acoustique et un piano, les deux artistes parviennent à donner à leur musique plusieurs élé- ments électroniques qui s’immiscent dans la lente et langoureuse cadence de l’album. Reconnu pour leurs paysages musicaux, leurs influences folk et leurs progressions pop, Pony Girl présente avec Foreign Life une réflexion sur les tensions entre l’objet d’un désir et l’ob- jet possédé.

La pétillante Fanny Bloom, ancienne membre du groupe La Patère Rose, est passée par le campus de l’Univer- sité d’Ottawa tout récemment afin d’y présenter son nouvel album solo. Créé à la hâte pour accompagner sa tournée imminente, cet opus met de l’avant sa voix si particulière, mais est dépourvu de tous les arrangements électroniques auxquels l’artiste a habitué son public. Cette-fois ci, c’est son piano qui vole la vedette en l’accompagnant, avec l’ap- pui de quelques discrets instruments à cordes. Le résultat est à couper le souffle. On y trouve deux pièces iné- dites, « Diachylon » et « ta salive », des reprises de ses propres chansons, ainsi que deux chansons-clin-d’oeil à Mar- tine St-Clair et à Barbara.

Indie-rock poético-théâtral, Aube de Mehdi Cayenne polie et endisque la transparence de la scène.

Un effort d’accessibilité traine le rockeur ottavien dans un son plus indie et plus produit, mais sans trahir la dissonance émotive post-rock qui a su séduire ses premiers admirateurs. Les paroles sont claires et prononcées, mises en relief par des mélodies parfois minimalistes, par- fois rock. Chroniquant un deuil amou- reux, elles surprennent les initiés de la poésie de Mehdi Hamdad par leur côté candide et touchant. Après seulement deux ou trois écoutes, on se surprend à déjà les murmurer.

Des mesures de silence qui pèsent lourds, des cris électrisants de guitare distorsionnée et des murmures fémi- nins et masculins se côtoient à travers les pièces. Passant de regret à bonheur, de nostalgie à angoisse, ces quatorze pistes forment un ensemble déconstruit en tableaux individuels. Le paysage mu- sical de « Candy » apaise les cœurs en peine et les rythmes presque rockabilly de « Theo » seront la trame sonore par- faite pour prendre la route cet été.

Coups de cœur La Rotonde : « Blanc », reprise de son album Pan, et
Coups de cœur La Rotonde : « Blanc »,
reprise de son album Pan, et sa nouvelle
interprétation de « Pacemaker », datant
de ses années avec La Patère Rose.
Marie-Pier Pernice
Plus mainstream que son album précé-
dent, Na na boo boo, Aube a su incorpo-
rer l’influence d’Alex Nevsky, de Louis-
Jean Cormier et de Klô Pelgag, avec qui
Mehdi Cayenne a partagé la scène lors
des dernières années. Avec un album
qui a tout pour percer, le temps de voir
la formation sur les petites scènes d’Ot-
tawa tire-t-il à sa fin
Didier Pilon
Myriam Bourdeau Potvin Myriam Bourdeau Potvin ILLUSTRATIONS MARINE DUMAS
Myriam Bourdeau Potvin
Myriam Bourdeau Potvin
ILLUSTRATIONS
MARINE DUMAS
à sa fin Didier Pilon Myriam Bourdeau Potvin Myriam Bourdeau Potvin ILLUSTRATIONS MARINE DUMAS www.larotonde.ca

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à sa fin Didier Pilon Myriam Bourdeau Potvin Myriam Bourdeau Potvin ILLUSTRATIONS MARINE DUMAS www.larotonde.ca
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Arts et culture

Arts et culture la rotonde l e l u n d i 1 1 a v

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le lundi 11 avril 2016

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Beau temps,

MYRIAM BOURDEAU-POTVIN ET MARIE-PIER PERNICE

La vie culturelle ottavienne pleure ses défunts de la der- nière année. Une pluie torrentielle destructrice semble avoir emporté avec elle trop d’endroits chaleureux, riches en découvertes musicales et artistiques de tous genres depuis l’été 2015. Malgré tous ces merveilleux endroits qui ont connu leurs moments de gloire avant de connaitre leur chute fatale, plusieurs autres ont su prendre la relève. La Rotonde a décidé d’explorer les lieux et de commémorer les disparus.

Mugshots, victime de sa popularité

C’est lors d’un chaud mercredi soir de juillet 2015 qu’a eu lieu la mémorable dernière scène ouverte au bar Mugshots situé au 70, rue Nicholas, au cœur de l’édifice patrimonial ayant hébergé la première prison ottavienne de 1862 à 1972. À noter que la compagnie d’auberges jeunesse Hostelling International avait aussi investi les lieux et offrait la chance aux chasseurs de fantômes de dormir dans une cellule transformée en chambre.

La combinaison hébergement et soirées musicales ar- rosées, quoi qu’optimale en théorie, n’a pas su charmer tout le monde : plusieurs clients de l’auberge se plai- gnaient quant au bruit provenant du bar. Mugshots proposait deux versions de scène tout aussi populaires, avec son bar intérieur et ses voûtes, par temps froids, et avec sa cour extérieur où la foule dansait jusqu’au petit matin au son de DJs et d’artistes émergents de la scène locale. Les employés du bar contribuaient à l’ambiance magique et festive de l’endroit en créant constamment de nouveaux évènements qui ne nécessitaient que du bouche-à-oreille pour remplir l’espace. On pouvait même déguster une bière locale, bien assi sur les esca- liers ayant mené l’assassin de Thomas D’Arcy McGee’s à la dernière exécution publique au Canada en 1869.

C’est sans préavis que les employés de Mugshots ont été renvoyés et que ce lieu primordial de rencontres pour la communauté artistique de la capitale a été dérobé à son public avide de découvertes.

Le Café T.A.N.

Résidents du quartier de la Côte-de-Sable et étudiants de l’U d’O ont afflué côte-à-côte durant près de 5 ans au café T.A.N. (The Alternative Network) au coin des rues Wilbrod et Friel, afin d’assister à des vernissages, des spectacles, des lancements de livres, des cours de yoga et bien sûr, afin de se réchauffer avec un bon café. Erin Cochrane, co-propriétaire et gérante, soutenait T.A.N. en y mettant toute son énergie. Au tout début, le café n’occupait que la moitié du local, le partageant avec la Sandy Hill Pet and People Food Coop. C’est après son agrandissement, suite au déménagement de la coop, juste en face, que le café a commencé à accueillir de nombreux évènements culturels.

T.A.N. est en fait un réseau de cafés et de micro-tor- réfacteurs indépendants basé en Nouvelle-Écosse qui s’engage à transmettre à leur clientèle un éventail de produits équitables et sains, projet basé sur le principe

de la coopération. Lors de la fermeture, Erin Cochrane a annoncé le 17 décembre 2015 via Facebook : « Nous fai- sons de notre mieux afin de ré-ouvrir près d’ici et aussi vite que possible, et j’espère être capable de l’annoncer durant les prochains jours. » Ce message est resté sans écho jusqu’à maintenant.

Le Daily Grind en cendres (Chinatown pt.1)

Ce vibrant café-bistro du 601 Somerset W., qui se trou- vait au cœur du quartier chinois d’Ottawa, a été détruit par un incendie le 21 octobre 2015. Les flammes ont aus- si emporté la boulangerie Middle East, l’épicerie Shiraz et l’appartement du dessus. Plusieurs collectes de fonds ont eu lieu depuis afin d’aider les résidents et les entre- prises à se remettre sur pieds. Les propriétaires du Daily Grind n’ont certainement pas dit leurs derniers mots, car après de chaleureux remerciements en réponse au support de la communauté ottavienne, ils ont annoncé « qu’ils ne considéraient pas ce feu comme une fin ». À suivre

Raw Sugar (Chinatown pt. 2)

Le 21 décembre 2015, Nadia Kharyati, propriétaire du café Raw Sugar, a annoncé la fermeture de ce chaleu- reux endroit au décor kitsch éclectique dû à des « cir- constances hors de son contrôle » après plus de sept ans à travailler d’arrache-pied afin de créer un lieu de ren- contre inclusif et propice au partage culturel. Ce quar- tier a donc perdu deux piliers du milieu artistique en moins de deux mois.

PHOTO MYRIAM BOURDEAU-POTVIN
PHOTO MYRIAM BOURDEAU-POTVIN

La renaissance de La Petite Mort

La galerie déjantée d’art La Petite Mort, du 306 rue Cu- mberland, a fermé ses portes définitivement en août 2015, afin de passer à un autre chapitre de son histoire. Guy Bérubé, propriétaire, conservateur et responsable de l’imaginaire de La Petite Mort, l’ayant même de ta- toué sur le cou, a décidé de lancer LPM Projects, une nouvelle aventure artistique hybride ayant pour but de

promouvoir l’art contemporain en explorant diverses causes sociales, en organisant, entre autres, des expo- sitions internationales. La galerie demeure toutefois fermée au grand public et n’ouvrira ses portes qu’en cas d’évènements spéciaux ou sur réservation.

Le café de la guilde

Situé au coin des rues Laurier et Church, l’église angli- cane All Saints a été rachetée en décembre 2015. Celle-

ci tombe dans la ligne de mire du projet de l’allée des

premiers ministres, projet de la ville d’Ottawa. Situé entre la rue Laurier Est, l’avenue King Edward et le parc Strathcona, le projet a pour but de valoriser les lieux historiques où ont vécu plusieurs premiers mi- nistres et pères de la Confédération.

Une première section maintenant ouverte de l’ancien lieu de culte offre un espace café dans la salle de la guilde. Celle-ci avoisine une grande pièce qui héberge à temps partiel quelques cours de tango et des classes de yoga. Étant situé près du campus, ce lieu reprend symboliquement le flambeau du café T.A.N. mais ne représente encore qu’une « portion d’un projet plus grand : on est en train de faire des changements dans l’église, mais en même temps on veut que les étudiants viennent et découvrent l’endroit », explique Leanne Moussa, propriétaire. « Dans le sous-sol », ajoute-t- elle, « il y aura un restaurant ». Selon elle, l’endroit offre un lieu de rencontre pour les étudiants et la com- munauté où tous peuvent discuter autour d’un bon breuvage.

LIVE! On Elgin

L’un des endroits qui a su prendre la relève du domaine artistique local est le LIVE! on Elgin. Comme son nom l’indique, l’endroit a plutôt une vocation de salle de spectacle que de bar, ce que Lawrence Evenchick, co-propriétaire, confirme : « C’est une salle de spec- tacle : les gens qui se rendent ici viennent voir un évè- nement particulier. »

Sept jours sur sept, la programmation met en valeur les artistes émergents de la région, ce qui est l’une des voca- tions de l’endroit : « Tout ici est local. Nous essayons de promouvoir les talents de la région, que ce soit en mu- sique ou en théâtre », affirme Evenchick. Le plus beau dans tout ça, c’est que malgré son emplacement avec pignon sur Elgin en plein centre-ville d’Ottawa, le coût du billet est toujours raisonnable. « J’avais des amis qui revenaient de la Nouvelle-Orléans et ils parlaient d’une pièce professionnelle qu’ils avaient été voir qui ne leur avait coûté que dix dollars. Je me suis demandé comment cet endroit faisait pour survivre, et j’ai appris que la salle se trouvait derrière un bar. » En suivant cet exemple, Lawrence Evenchick et son fils Jon-Rhys Evenchick ont ouvert LIVE! On Elgin en juin 2015 au deuxième étage d’un diner achalandé du centre-ville.

L’intérêt était de créer un lieu de rassemblement pour

les plus petites compagnies de théâtre, ce qui comble un manque selon le patriarche. « Il y a environ deux ans,

la communauté théâtrale d’Ottawa discutait du manque

d’espace de théâtre pour les petites compagnies », ex-

théâtrale d’Ottawa discutait du manque d’espace de théâtre pour les petites compagnies », ex- www.larotonde.ca

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théâtrale d’Ottawa discutait du manque d’espace de théâtre pour les petites compagnies », ex- www.larotonde.ca

ARTS et CULTURE

ARTS et CULTURE la rotonde n u m é r o 2 3 19

la rotonde

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mauvais temps

la rotonde n u m é r o 2 3 19 mauvais temps plique-t-il, en précisant

plique-t-il, en précisant par contre LIVE accepte de tout, « de la comédie, des groupes locaux de musique, des troupes de théâtre et des concours de toutes sortes ». Somme toute, c’est un lieu qui représente bien la culture ottavienne, que ce soit par le choix d’artistes, des théma- tiques ou des produits de consommation du bar.

House of TARG : célèbre pour ses pierogis

Unique en son genre, le House of TARG (HoT) se veut à la fois un restaurant, une salle d’arcade et un bar à spectacle. Passant de brunch et match de pinball fami- lial à concours de métal ou spectacle de punk le soir, force est d’admettre que le HoT regorge de surprises. Ils publient également un Zine en format virtuel qui regroupe quelques recommandations de musique, des chroniques, des bandes dessinées et le « perogramme » des spectacles prévus du mois. Tout le monde y trouve son compte : le cas échéant, il n’y a qu’à goûter leurs célèbres pierogis pour retrouver le sourire.

Le Minotaure, du twerk intellectuel

Une autre ouverture récente est celle du Minotaure,

sur l’île de Hull. L’ancien Bar Bistro a été pris en main par l’Ambassade culturelle, un organisme à but non lucratif qui existe depuis maintenant un an et demi. L’initiative de Philippe Roy et Steven Boivin avait à leur actif plus de 200 shows avant leur déménagement sur la rue Aubry. « L’Ambassade [culturelle] est le pro- ducteur d’évènement et le Minotaure en est le diffu- seur », explique Boivin.

À travers son expérience en tant que directeur artis- tique (2014) et directeur général (2015) au Festival de l’Outaouais Émergent et après être passé de salle en salle pendant plus d’un an, l’Ambassade Culturelle pose ses valises dans une bâtisse pleine d’histoire et de souvenirs. « J’ai été DJ ici pendant 5 ans, à l’époque où ça marchait, j’ai donc vu le potentiel que l’endroit avait », se remémore Boivin. « Je trouvais ça dommage qu’un endroit fort, un véritable symbole du dévelop- pement du centre-ville soit contrôlé par des jeunes qui twerks. Ce n’est pas ça mon objectif de société, j’ai plus d’espoir que ça pour la relève! »

Pour Boivin, le succès du Minotaure réside dans une programmation musicale éclectique, mettant en ve- dette des artistes en tout genre. « Ce sont les gens qui

PHOTO MYRIAM BOURDEAU-POTVIN
PHOTO MYRIAM BOURDEAU-POTVIN

font la personnalité de la place. La semaine dernière, il y avait un line-up de métalleux qui venaient voir un show de métal de la région, ce soir [NDLD : mercredi le 6 avril dernier] c’est super indie avec un band qui faisait la première partie de Half Moon Run, et samedi c’est du rap, avec Loud Lary. »

un band qui faisait la première partie de Half Moon Run, et samedi c’est du rap,
un band qui faisait la première partie de Half Moon Run, et samedi c’est du rap,

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un band qui faisait la première partie de Half Moon Run, et samedi c’est du rap,
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Arts et culture

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Philippe Brach, fraichement pressé

Monsieur Révélation de l’année

DIDIER PILON

Révélation de l’année de l’ADISQ. Révélation de l’année Radio-Canada. Grand gagnant de la 18e édition des Francouvertes et de Ma pre- mière place des Arts. Décidément, la carrière du Saguenay-Jeannois Philippe Brach a pris son envol. Fraichement revenu d’une première tournée en France, l’auteur-compositeur-inter- prète sera de passage au Centre national des Arts le 23 avril pour partager son folk sale et contemplatif.

La Rotonde : Ta carrière est déjà bien décorée, mais tous ces prix semblent te laisser un peu indiffé- rent. Quelle est ton opinion de ces distinctions?

Philippe Brach : Ben tsé, moi je m’en câ- lisse un peu de ces affaires-là. J’y attache pas beaucoup d’importance. Je sais déjà où je m’en vais dans la vie et j’ai pas be- soin de ça. La concrétisation de ma car- rière, c’est quand je couche des créations sur une bande sonore et que j’endisque un album.

Le Félix, ça ne représente aucune vérité autre que le choix de quelques personnes dans l’industrie. C’est cool, mais ça ne me fait pas un pli sur la poche. Si je suis allé l’accepter, c’est pour publiquement remercier toute l’équipe Spectra qui se donne corps et âme tout au long de l’an- née.

LR : Tes chansons, quoique parfois très belles et poétiques, explorent aussi le côté crasseux et laid du quotidien. Comment ces images reflètent-elles ta vision du monde?

PB : C’est pas autant ma vision du monde, mais plutôt de mon monde. C’est dans mes jours d’inconfort que mon crayon se fait aller. J’aimerais bien ça écrire des belles affaires quand je suis en amour, mais Dany Bédar le fait trop bien. À chaque fois que j’écris de quoi du genre, je ne suis pas satisfait. C’est pas mon range. Ce qui fait la cut, ça reste les tounes plus dark.

LR : Tes vidéos débordent d’images

PHOTO COURTOISIE
PHOTO COURTOISIE

sordides au style des films d’ex- ploitation – prostitution, violence extrême, vomissure, abus de subs- tance – mais avec une mise en scène polie et artistique. Quelle est l’importance de ce contraste dans ton expression artistique?

PB : Je m’inspire beaucoup des réalisa- teurs que j’aime quand je fais mes vidéo- clips : Gaspar Noé, David Fincher, Quen- tin Tarantino. J’ai travaillé avec Akim Gagnon pour tous mes clips à date et c’est ce que ça l’a donné. Mais j’aime ben ça aller à d’autres endroits aussi, c’est juste que professionnellement, je n’y suis pas allé encore. Comme là, on est en train de faire le clip d’« Alice » avec Chloé Ro- bichaud et on est complètement ailleurs. Ma zone de confort, c’est bien, mais je ne m’empêche pas de me challenger.

LR : Ton premier album, La foire et l’ordre, devait s’appeler Les années suicidaires. Pourquoi ce changement de dernière minute?

PB : Ce que je voulais au début sur la couverture, c’était une peinture de moi

en papillon avec un nœud coulant au- tour du cou. La maison disque a dit : « Woah, buddy! Donne-nous une chance au moins. » Mais moi, je m’en crissais. Les années suicidaires, c’était une bonne trame narrative, mais il avait quand même plusieurs chansons avec lesquelles ça fonctionnait moins. L’idée de La foire et l’ordre a été lancée et, finalement, ré- sumait un peu mieux l’album.

LR : Tu as sorti ton deuxième al- bum, Portraits de famine, juste un an après ton premier alors qu’il ga- gnait encore en popularité. Pour- quoi le rush?

PB : Il n’y a pas eu de rush. Quand j’ai enregistré le premier album, il avait plein de chansons qui étaient prêtes, mais qui provenaient d’un autre cycle de compo- sition. C’étaient de bons piliers pour le deuxième et ça m’a encouragé d’écrire. Ça pas été trop long que je rentrais en studio. Mais le troisième ne sortira pas dans 6 mois, ce coup-ci.

LR : C’est plus facile de t’imaginer en concert dans un dive bar bien

arrosé qu’au Centre National des Arts. À quoi peut-on s’attendre de ton spectacle au CNA?

PB : Dans la première tournée, on jouait plus dans les bars et on avait plus le contenu pour le faire. Le premier album avait plus de tounes rock qui groovent. Des tounes que t’écoutes avec la bière en t’en crissant un peu. Mais le deuxième album est plus introspectif. J’haïs pas ça avoir des shows assis. C’est un buzz un peu plus contemplatif. C’est une autre dynamique et pour certaines tounes, je la préfère. Pis de toute façon, on a un été plein de festivals qui suit.

LR : Quelle chanson suggérerais-tu aux lecteurs qui aimeraient décou- vrir Philippe Brach?

PB : Tabarnak, faudrait que checke qui c’est. Je ne recommanderais pas la même chanson à ma mère qu’à mon frère. Écoute « Alice » ou écoute « Héroïne », pis tu vas avoir une vision complètement différente du projet. La meilleure chose : écoute pas l’album, pis viens au show.

complètement différente du projet. La meilleure chose : écoute pas l’album, pis viens au show. www.larotonde.ca

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SPORTS ET BIEN-ÊTRE
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le lundi 11 avril 2016

Saison d’automne

Lerugbyconfirme,lesoccerémeut,

7 septembre L'équipe de rugby balaye Sherbrooke 87-0 En guise d'ouverture de la saison 2015-2016

7 septembre

L'équipe de rugby balaye Sherbrooke 87-0

En guise d'ouverture de la saison 2015-2016 du Réseau du sport étudiant du Québec (RSÉQ), les Gee-Gees ont accueilli le Vert et Or de l'Université Sherbrooke, lundi 7 septembre au terrain Matt Anthony. Cette première rencontre est rapidement deve- nue une démonstration de force puisque les protégées de Jen Boyd ont écrasé la concurrence sur le score sans appel de 87-0.

« Tout ce qui nous regarde, c’est la vic- toire. La marque n’est pas importante. Marquer 87 points c’est bien, mais ce n’est pas forcément révélateur. »

Jennifer Boyd

SEPTEMBRE
SEPTEMBRE
OCTOBRE

OCTOBRE

OCTOBRE
OCTOBRE
forcément révélateur. » Jennifer Boyd SEPTEMBRE OCTOBRE 30 octobre Le Double G prend sa revanche Après

30 octobre

Le Double G prend sa revanche

Après leur lourde défaite en déplacement contre les Martlets de l’Université McGill, les hockeyeuses ottaviennes ont su tirer leur épingle du jeu vendredi au Complexe sportif, grâce, entre autres, aux exploits de la gardienne Maude Lévesque-Ryan.

3 octobre

Défaite face à Carleton 48-45 au match Panda

« C'est sûr que si on regarde l'ensemble du match, ce fut très serré. En deuxième demie, on recherchait cette étincelle pour mettre le match hors de portée, mais malheureusement on a manqué d’opportunisme, »

Derek Wendel

mettre le match hors de portée, mais malheureusement on a manqué d’opportunisme, » Derek Wendel www.larotonde.ca
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mettre le match hors de portée, mais malheureusement on a manqué d’opportunisme, » Derek Wendel www.larotonde.ca

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par Marcel Ondako et Ghassen Athmni 2 Novembre le football décoit L'équipe de Rugby remporte
par Marcel Ondako
et Ghassen Athmni
2 Novembre
le football décoit
L'équipe de Rugby remporte
son deuxième titre RSÉQ
Les joueuses de Jennifer Boyd ont
disposé des Stingers de Concordia
25-17 pour s’adjuger la médaille
d’or provinciale.
7
novembre
L'équipe de Rugby remporte son deu-
xième titre RSÉQ
Malgré leur défaite en demi-finale contre les
Marauders, l’équipe de rugby de l’Université
d’Ottawa (U d’O) peut se targuer d’avoir réussi
la meilleure performance de l’histoire du pro-
gramme en obtenant la médaille de bronze et
la troisième place au championnat des Sports
interuniversitaires canadiens.
NOVEMBRE
8
novembre
Médaille de bronze pour l'équipe de soccer féminin
21 Novembre
Ottawa balaye Algoma
Battues par Laurier en demi-finale, les coéquipières de Pilar Khou-
ry et Julia Francki se sont contentés de la troisième place.
C’est par 49 points d’écart que le Gris et Grenat a
dominé les Thunderbirds
d’Algoma pour rempor-
ter sa cinquième victoire
en autant de rencontres
disputées.
d’Algoma pour rempor- ter sa cinquième victoire en autant de rencontres disputées. PHOTOS ARCHIVES www.larotonde.ca
d’Algoma pour rempor- ter sa cinquième victoire en autant de rencontres disputées. PHOTOS ARCHIVES www.larotonde.ca

PHOTOS ARCHIVES

d’Algoma pour rempor- ter sa cinquième victoire en autant de rencontres disputées. PHOTOS ARCHIVES www.larotonde.ca

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d’Algoma pour rempor- ter sa cinquième victoire en autant de rencontres disputées. PHOTOS ARCHIVES www.larotonde.ca
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le lundi 11 avril 2016

Saison d’hiver

Bouchard, L’Africain et Biswal

2 0 1 6 Saison d’hiver Bouchard, L’Africain et Biswal 30 janvier Sept victoires consécutives our
30 janvier Sept victoires consécutives our l'équipe de basketball féminin Les basketteuses de l’Université
30 janvier
Sept victoires consécutives our l'équipe de
basketball féminin
Les basketteuses de l’Université d’Ottawa ont conforté leur
neuvième position au classement du Sport interuniversitaire
canadien (SIC) avec deux victoires précieuses contre les
Gaels et les Lions.
JANVIER
FÉVRIER
28 février
Doublé en bronze pour Bonomo
Robert Bonomo a été le nageur le plus
performant du côté des Gee-Gees durant
les championnats des Sports interuniversi-
taires canadiens.
« Pour ce qui est du plus haut du mo-
ment , le plus récent fut en février au
SIC où j’ai remporté 2 médailles de
bronze dans le 50 m et le 100 m. »
5 février
Les Gee-Gees conjurent le mauvais sort 78-72
Robert Bonomo
Les Gee-Gees ont défait leurs frères ennemis, les Ravens, 78-72
pour remporter la dixième édition de la Classique de la capitale.
Il s’agit de leur premier triomphe depuis 2007, alors que Carleton
restait sur huit victoires consécutives.
PHOTOS ARCHIVES
triomphe depuis 2007, alors que Carleton restait sur huit victoires consécutives. PHOTOS ARCHIVES www.larotonde.ca
triomphe depuis 2007, alors que Carleton restait sur huit victoires consécutives. PHOTOS ARCHIVES www.larotonde.ca
triomphe depuis 2007, alors que Carleton restait sur huit victoires consécutives. PHOTOS ARCHIVES www.larotonde.ca

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11 mars s’illustrent Devyani Biswal médaillée d’or au SIC La sprinteuse vedette de l’Université d’Ottawa,
11 mars
s’illustrent
Devyani Biswal médaillée d’or au SIC
La sprinteuse vedette de l’Université d’Ottawa, Devyani Biswal,
a réussi l’exploit de battre son record personnel tout en rempor-
tant la médaille d’or du 60 m haies aux championnats du Sport
interuniversitaire canadien qui se sont tenus à l’Université York
à Toronto. Il s’agit de la seule médaille remportée par les Gee-
Gees lors de cette compétition
MARS
12 mars
12 mars
Défaite en finale SUO
Médaille de bronze SUO pour le basket masculin
Les Gee-Gees se sont inclinées 60–66 lors de la finale de la
coupe Critelli
Défaits par les Ravens de Carleton en demi-finale, les hommes de
James Drouin ont dû revoir leurs ambitions à la baisse lors de la
finale à quatre des Sports universitaires de l’Ontario qui se dérou-
lait cette fin de semaine au Mattamy Athletic Centre de l’Universi-
té Ryerson à Toronto. Ils ont battu les Lancers de Windsor sur la
marque de 90-77 pour s’adjuger la troisième place.
« Nous savions tous que nous de-
vions élever notre jeu d’un cran.
Participer au championnat national
est un cadeau qui n’est pas donné à
tous. »
Caleb Agada
cran. Participer au championnat national est un cadeau qui n’est pas donné à tous. » Caleb

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cran. Participer au championnat national est un cadeau qui n’est pas donné à tous. » Caleb
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le lundi 11 avril 2016

Saison 2016-2017

par Marcel Ondako et Ghassen Athmni

Les athlètes à surveiller

sOCCER

Ondako et Ghassen Athmni Les athlètes à surveiller sOCCER Même lors de l’élimination de son Ma-
Même lors de l’élimination de son Ma- racle a été un joueur essentiel pour Ellie
Même lors de l’élimination de son Ma-
racle a été un joueur essentiel pour
Ellie Cowan
Théa Nour
les Gee-Gees pendant la saison et les
séries éliminatoires. Grâce à taille im-
posante, La milieu il de s’est terrain distingué a montré comme beaucoup un
Avec cinq buts en saison régulière, Nour
atout de qualité offensif au cours et défensif. de sa première En saison saison
a souvent été titulaire en attaque aux cô-
régulière, avec l’équipe il a appuyé entrainée les efforts par Steve de son John-
équipe son. Au avec fil un des total rencontres, de 153 points. elle a Ma- pris de
racle plus a en aussi plus aidé de responsabilités lors des séries offensives, grâce à
sa présence qui a permis à son équipe
inscrivant
quelques
buts
somptueux.
d’avoir Avec le une départ bonne de Julia défense. Francki, Maracle elle de-
continuera vrait jouer au un sein rôle important du Gris et Grenat dans l’entre- la
tés des véteranes Khoury et Francki. La
recrue a montré de bonnes qualités de
conduite de balle et de dribble qui pour-
raient lui permettre de marquer plus dans
les prochains exercices. Avec ses incur-
sions percutantes sur l’aile droite, elle
saison jeu ottavien prochaine. en 2016-2017. Pour ce faire,
a également été à l’origine de plusieurs
elle aura à peaufiner son jeu de passe et
à devenir plus prolifique devant les buts.
actions décisives. Elle doit améliorer son
adresse au tir pour suppléer Khoury.
doit améliorer son adresse au tir pour suppléer Khoury. Volleyball Même lors de l’élimination de son

Volleyball

son adresse au tir pour suppléer Khoury. Volleyball Même lors de l’élimination de son Ma- racle
Même lors de l’élimination de son Ma- racle a été un joueur essentiel pour les
Même lors de l’élimination de son Ma-
racle a été un joueur essentiel pour
les Gee-Gees pendant la saison et les
Tatiana Kozbenko
Caroline Lemay
séries éliminatoires. Grâce à taille im-
posante, il s’est distingué comme un
atout Pour offensif sa première et défensif. saison, En Kozbenko saison a
régulière, montré le il a talent appuyé nécessaire les efforts pour de son bien
équipe progresser avec un avec total les Gee-Gees. de 153 points. Elle Ma- a su se
racle démarquer a aussi aidé sur le lors terrain des séries grâce grâce à sa coor- à
sa dination présence défensive qui a permis et offensive. à son équipe Kozben-
d’avoir ko a appris une bonne beaucoup défense. durant Maracle la saison
continuera et a indiqué au par sein sa du performance Gris et Grenat qu’elle la
saison compte prochaine. continuer à jouer un rôle impor-
tant au sein de l’équipe.
Lemay a terminé la saison deuxième au
niveau des kills de l’équipe avec 143 en
tout. Elle a été un élément essentiel de la
saison 2015-2016, même après une sai-
son qui aurait pu mieux se dérouler pour
l’équipe. Elle n’a en effet jamais abandon-
né et elle a continué à aller de l’avant. Avec
le duo Kozbenko - Lemay, l’équipe semble
être sur la bonne voie pour une autre sai-
son palpitante.
être sur la bonne voie pour une autre sai- son palpitante. Basketball masculin Brody Maracle Maracle

Basketball masculin

pour une autre sai- son palpitante. Basketball masculin Brody Maracle Maracle a été un joueur essentiel
Brody Maracle Maracle a été un joueur essentiel pour les Gee-Gees pendant la saison et
Brody Maracle
Maracle a été un joueur essentiel pour
les Gee-Gees pendant la saison et les
séries éliminatoires. Grâce à sa taille
imposante, il s’est distingué comme
un atout offensif et défensif. En saison
régulière, il a appuyé les efforts de son
équipe avec un total de 153 points. Ma-
racle a aussi aidé lors des séries grâce à
sa présence qui a permis à son équipe
d’avoir une bonne défense. Maracle
continuera au sein du Gris et Grenat la
saison prochaine.

Basketball féminin

du Gris et Grenat la saison prochaine. Basketball féminin Même lors de l’élimination de son Ma-
Même lors de l’élimination de son Ma- racle a été un joueur essentiel pour les
Même lors de l’élimination de son Ma-
racle a été un joueur essentiel pour
les Gee-Gees pendant la saison et les
Julia Soriano
Sarah Besselink
séries éliminatoires. Grâce à taille im-
posante, il s’est distingué comme un
Le atout combo offensif Julia et Soriano défensif. - Sarah En saison Besselink sera de retour afin d’assurer l’ascension des
Gee-Gees régulière, en il a première appuyé les place efforts la saison de son prochaine. À la défense, Besselink a su imposer son
rythme équipe avec cette un saison. total de En 153 effet, points. avec Ma- sa taille, elle constitue une menace pour les équipes
adverses racle a aussi qui aidé cherchent lors des à marquer. séries grâce Cette à saison en fut d’ailleurs une remplie d’intensité
pour sa présence Soriano. qui La a joueuse permis à a son montré équipe sa capacité à pouvoir jouer sous pression et face à
l’adversité. d’avoir une Soriano bonne prendra défense. une Maracle place importante dans l’équipe et continuera en tant
continuera que meneuse. au sein du Gris et Grenat la
saison prochaine.
que meneuse. au sein du Gris et Grenat la saison prochaine. hockey féminin Mélodie Bouchard Même

hockey féminin

sein du Gris et Grenat la saison prochaine. hockey féminin Mélodie Bouchard Même lors de l’élimination
Mélodie Bouchard Même lors de l’élimination de son équipe en quart de finale face à
Mélodie Bouchard
Même lors de l’élimination de son
équipe en quart de finale face à McGill,
Bouchard a quand même donné tout
ce qu’elle avait. C’est par ce même
rythme, jumelé à son niveau de persé-
vérance et à son habileté de marquer,
qu’elle s’est démarquée tout au long de
la saison. Elle a terminé 32e du SIC,
avec un total de 10 points. L’attaquante
recrue est clairement une arme bien
chargée que les Gee-Gees pourront en-
core utiliser la saison prochaine.
est clairement une arme bien chargée que les Gee-Gees pourront en- core utiliser la saison prochaine.

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est clairement une arme bien chargée que les Gee-Gees pourront en- core utiliser la saison prochaine.

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Basketball masculin

Mike L’Africain, Gee-Gee à vie

LAMIAE BELHAJ

Michael L’Africain, Mike pour les intimes, est une des figures emblématiques de l’équipe de bas- ketball de l’Université d’Ottawa (U d’O). L’étu- diant en communication en était en effet, jusqu’à tout récemment, le capitaine. Doué d’un talent inné et de réflexes dignes d’un professionnel, il a contribué à élever le niveau de jeu au sein des Gee-Gees, tout en menant l’équipe vers des victoires qui ont marqué à jamais l’histoire de l’U d’O. La saison 2015-2016 était sa dernière au sein du Gris et Grenat, et c’est avec une cer- taine mélancolie qu’il se tourne vers l’avenir

vie », affirme-t-il en souriant. « Mon expérience a été incroyable. » Les amis qu’il s’est faits l’ont d’ailleurs appuyé dans tous les hauts et les bas de sa car- rière. « J’étais blessé lors des deux derniers matchs des play- offs, alors je me suis mis à m’en

avec les Gee-Gees. »

Vers un futur professionnel

Tout au long de l’année, c’est avec acharnement que l’équipe s’est taillé une place parmi les grands de la ligue. Toutefois, l’acharnement ne suffit pas tou- jours, et la saison s’est terminée sur une mau- vaise note, avec une défaite en fi- nale. Suite à la dé- faite des Gee-Gees 87-83 contre les Tigers de Dalhousie, L’Africain avoue qu’il ne « s’attendait pas à ce résultat ». « Vu le travail fourni, je pensais qu’on a l -

lait gagner. C’était décevant. On s’est fait battre, mais c’est la vie, alors il fait passer par-dessus. »

Malgré une carrière en communica- tions toute tracée pour lui, L’Africain ne compte pas quitter le basketball pour autant. Il explique : « Je parle actuellement à des recruteurs qui m’aident à choisir une équipe et un contrat. » Même s’il explique ne pas vouloir être célèbre, il n’en demeure pas moins qu’il possède tous les atouts nécessaires pour marquer le monde du basketball hors des murs de l’Univer- sité.

a pour le futur de l’équipe. f i r e C a l v i
a
pour le
futur de
l’équipe.
f
i
r
e
C a l v i n
Epistola
a toujours
été là pour
moi et il m’a
soutenu et ras-
suré. C’est un jeune
homme courageux et
j’ai décidé de le lais-
ser jouer à ma
place parce que
choisir
je sais qu’il aura
un brillant
avenir
PHOTOFL

Pour L’Africain, l’amour du le sport est apparu alors qu’il était tout petit. En- fant, il était déjà un fan inconditionnel du basketball : « Je joue au basket de- puis que je ne suis pas plus haut que ça », confie-t-il. « Ça a toujours été une grande part de ma vie et c’est par passion que je suis rendu là où je suis aujourd’hui. »

Je parle à des recru- teurs qui m’aident à

équipe

et un contrat.

une

Lors de son adolescence, le basketball est devenu un mode de vie qui lui a permis d’équilibrer l’aspect phy- sique et psychologique de son développement. Depuis qu’il est à l’Université, le sport demeure un pilier de son parcours : « Équilibrer les études avec mon rôle de meneur d’équipe n’a pas été aussi dif- ficile que je l’aurai pensé », avoue-t-il. « J’étais préparé. »

Il conclut en ajoutant qu’il « a appris à apprécier ce qu’il a. Il y a des gens qui sont heureux de savoir ce qui leur arrivera plus tard, ce que l’avenir leur réserve, mais moi je suis plus du genre à y aller au jour le jour. Ces dernières se- maines ont été dures pour moi parce que j’aime mon équipe et j’aime cet endroit, mais je n’ai aucun regret. Je suis nos- talgique en pensant à ces petits mo- ments passés avec ceux que j’apprécie, mais je sais que c’est dans le passé et que je ne peux pas y re- venir. »

Qui sait, l’U d’O sera peut-être un trem- plin pour L’Africain vers de plus hauts sommets.

Ce sport lui a aussi permis de faire des rencontres qui ont eu un impact plus que positif sur son parcours dans le sport universitaire. « C’était génial! J’ai beaucoup ap- pris et je me suis fait des amis, des frères, et j’ai ren- contré des en- traineurs qui res- teront dans ma mémoire pour le reste de ma

frères, et j’ai ren- contré des en- traineurs qui res- teront dans ma mémoire pour le

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frères, et j’ai ren- contré des en- traineurs qui res- teront dans ma mémoire pour le
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Tirs de barrage

15e temps na- tional dans le 50 mètres, dis- tance qui était aupara- v a
15e temps na-
tional dans le
50 mètres, dis-
tance qui était
aupara-
v a n t
une
PHOTO FLORENCE PINARD-LEFEBVRE

faiblesse pour moi. C’est un record pour lequel j’ai travaillé fort et très longtemps.

LR : Moment le plus mémorable?

RB : Il y a eu les SUO l’an dernier, où c’était ma troisième année avec les Gee- Gees et pour lesquels nous étions les hôtes du championnat. C’était très exci- tant, il y avait beaucoup d’énergie et nous étions chez nous à Ottawa. J’y ai rempor- té trois médailles d’or.

Robert Bonomo

MARCEL ONDAKO

Natif de Toronto, Robert Bonomo est la ve- dette de l’équipe de natation de l’Université. L’étudiant en comptabilité a remporté 5 mé- dailles cette années, dont l’or au 100 m dos, au 200 m dos et au 50 m papillon. Portrait d’un nageur hors pairs

La Rotonde : Qui est Robert Bono- mo?

Robert Bonomo : Je suis un étudiant de quatrième année en comptabilité et je suis un nageur compétitif. Ça fait 11 ans que je nage. J’ai accompli plusieurs choses dans ma carrière sportive, je suis notamment médaillé 4 fois du SIC, 14 fois aux SUO, dont 3 médailles d’or, et j’ai été membre de l’équipe nationale junior, ce qui m’a permis de représenter le Canada au niveau international.

LR : Comment as-tu commencé à faire de la natation?

RB : Je n’ai pas commencé avec des le- çons de natation, j’étais impliqué dans un programme à Toronto qui s’appelle Splash. Splash est un programme ama- teur de natation compétitive. J’ai com- mencé en faisant des compétitions d’été, puis j’ai été recruté par le York’s Men Club, qui est un club compétitif, en 2005. J’avais peut-être 11 ou 12 ans alors et de- puis je nage de manière compétitive.

LR : Pourquoi as-tu décidé que tu voulais continuer la natation au ni- veau universitaire?

RB : Je ne nageais pas pour l’Université lors de ma première année, je nageais à Gatineau. J’ai été invité par Michel Béru- bé, qui est entraineur à Gatineau, à nager avec lui pendant que j’étais à l’Université

d’Ottawa. Mais il y a eu quelques com- plications, et je me suis retrouvé à nager pour les Gee-Gees, et depuis c’est devenu une passion, j’adore l’équipe, j’adore l’at- mosphère et je nage avec eux depuis les quatre dernières années.

LR : Comment a été ta première saison universitaire?

RB : Ma première saison n’a pas été aus-

si

bonne, c’était après une période où je

n’étais pas certain de ce que je voulais

faire avec ma carrière de nageur. J’ai eu une mauvaise performance lors des qualifications pour l’Olympique 2012

qui s’est déroulé l’année avant que je re- joigne les Gee-Gees, donc je cherchais à retrouver ma passion pour la natation. En plus, mes performances aux SUO étaient moyennes, même chose pour celles du SIC. Je m’atten- dais à des

m é d a i l l e s ma première

année, alors ça

a été une an-

née décevante. Avec le recul, c’était décevant, mais cette année m’a donné le temps de renouer avec ma passion.

LR : Plus gros haut et bas dans ta carrière sportive?

RB : Le moment le plus bas me carrière fut lors de ma première performance pour la qualification des Olympiques 2012, avant que je rejoigne les Gee-Gees. Ça m’a permis de réaliser à quel point je devais aller encore plus loin dans ma car- rière, qu’il me restait beaucoup de travail à faire. Pour ce qui est du plus haut, le plus récent fut en février au SIC où j’ai remporté 2 médailles d’argent dans le 50 m et 100 m. Le deuxième fut en dé- cembre dernier quand j’ai fait mon 14e et

LR : En quoi consiste ta routine quotidienne?

RB : Je me réveille vers 4 h 30, de 5 h 30 à 7 h 30 j’ai m’a pratique de natation. Ensuite, au courant de la journée, je m’entraine avec des poids et je cours. De 14 h à 16 h, j’ai une autre pratique de natation. Au total, je m’entraine en- viron 30 heures par semaine.

LR : Quelle est la prochaine étape

dans

ta

car-

rière?

RB : En ce moment il y a beaucoup de choses en l’air quant à mon avenir. J’ai en- core envie de continuer au niveau compétitif, d’autant plus que je ne cesse de m’améliorer depuis les dernières années, donc je ne vois pas pourquoi je de- vrais arrêter. Je compte rester à Ottawa et continuer à nager avec l’entraineur des Gee-Gees, mais je ne sais pas si je pourrai être compétitif, car j’obtiens mon diplôme en automne 2016. J’espère par contre, dans le futur, me qualifier pour faire partie de l’équipe nationale ou même de l’équipe olym- pique. Ce weekend je serai à Toronto pour les qualifications des Olympiques. Je suis encore jeune donc mes chances sont meilleures pour les Olympiques de 2020 et 2024, alors pour l’instant je me concentre sur mon autre champ d’inté- rêt, la comptabilité.

Rugby

Des recrues de taille pour les Gee-Gees

MARCEL ONDAKO

La saison prochaine voit déjà se concrétiser plusieurs bonnes nouvelles pour le Gris et Grenat qui, grâce à son rendement de la der- nière année, ne cesse d’attirer les meilleures recrues. Ainsi, un total de cinq joueuses clés se joindront au rang des Gee-Gees pour la saison 2016-2017.

Parmi les cinq joueuses, trois pro- viennent de la région d’Ottawa, une de

la Nouvelle-Écosse et la dernière est une

athlète-transfert en cinquième année de l’Université McGill.

Les trois recrues de la région, Taylor Do- nato, Rachel McCallan et Alex Liepmann, ont fait partie de l’équipe nationale U18 cette année. La joueuse de troisième ligne McCallan a d’ailleurs représen-

té le Canada aux Jeux de la jeunesse du Commonwealth à Samoa, où l’équipe canadienne U18 a remporté la médaille d’argent. La centre Donato et la talon- neuse Liepmann se sont aussi jointes à la formation canadienne U18 de rugby lors de ces jeux, qui eurent lieu du 30 mars au 10 avril dernier.

Alex Ondo, la recrue des Maritimes, est quant à elle connue, entre autre dans

l’équipe où elle était capitaine, comme une défenseure explosive et tenace. Elle a re- présenté la Nouvelle-Écosse dans l’équipe U19 en novembre dernier à New York.

Julia White, ancienne des Martlets de McGill, a décidé de faire cap vers Ottawa. White, étoile du SIC 2013, apportera ses cinq années d’expérience et son talent à la troisième ligne dans ses valises et fera des Gee-Gees une équipe à craindre.

et son talent à la troisième ligne dans ses valises et fera des Gee-Gees une équipe

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et son talent à la troisième ligne dans ses valises et fera des Gee-Gees une équipe

section

Labyrinthes

section Labyrinthes DE LA FUMÉE ET DES DIEUX Un poisson raconte une histoire en lambeaux d’algues

DE LA FUMÉE ET DES DIEUX

Un poisson raconte une histoire en lambeaux d’algues Le joyau de l’Atlantide qui ne devait pas voir le ciel Des carcasses d'exilés grecs Ce qui reste d'une pile Les vestiges d'une jalousie en dents de fourchette

La chance qui fuit Babylone et ses devineresses Des chevaux engloutis Les mystères d’Égypte Courir sous le sable et aller se frapper à un mythe en flamme

Tomber dans un vide de deux mille ans Respirer l’ère des pharaons Des ténèbres sans feux Un puits d'anneaux de pierre Des escaliers pour les titans Des décorations pour leurs enfants

Les murs vierges Un sourire météorique Des dents de Chine Des étagères immobiles Des existences sans titres Des noms en empreintes sur le sol Des signatures par les orteils Un million de pas écrivent des livres de vie À en faire voyager les statues de Ptolémée Et de sa bibliothèque d'Alexandrie.

Frédéric Lanouette

Université d’Ottawa | University of Ottawa Service d’appui à l’enseignement et à l’apprentissage Centre
Université d’Ottawa
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University of Ottawa
Service d’appui à l’enseignement et à
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La mariolâtre

Dis-moi chère mariolâtre, crois-tu que je ne t'entends pas Que font donc la marâtre, le gendarme et l'avocat Font-ils que je ne puis oser troubler Notre musique qui marche au pas

Fais donc chère fils prodigue, que le monde nous endigue Dans le trépas d'une vieille anecdote Qui n'a plus de quoi faire intrigue Telle une parabole pour un sacerdote

Voilà donc chère mariolâtre, je ne puis plus être idolâtre De pêcher contre elle et contre toi Je ne puis oser me débattre Inanité en si mauvais arroi

Station Campus Fermeture le 24 avril La station Campus fermera en vue de la construction
Station Campus
Fermeture le 24 avril
La station Campus fermera en vue de la
construction du nouveau service de la Ligne
de la Confédération de l’O-Train. La station Laurier
sera la station principale desservant le campus
d’uOttawa pendant la durée des travaux. Pour un
service le long de l’avenue King Edward vers la
station Lees, empruntez les circuits 16, 85, 95 ou
98 (ou le circuit 97 après 22 h).
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TRAIN DE VIE
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labyrinthes

labyrinthes la rotonde l e l u n d i 1 1 a v r i

la rotonde

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le lundi 11 avril 2016

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section

opinions

Être un acteur moral

section opinions Être un acteur moral L’argument présenté par monsieur Pilon dans la dernière parution de

L’argument présenté par monsieur Pilon dans la dernière parution de La Rotonde est fort intéressant. Comment peut-on définir « quelles vies comptent, quelles vies ne comptent pas » de ma- nière à inclure les êtres humains et ex- clure les animaux?

Toutefois, monsieur le rédacteur passe d’emblée une prémisse implicite. Il af- firme qu’il est primordial que notre schème éthique inclue « tous les êtres humains ». Mais est-ce vraiment le cas?

Il semble que nos engagements éthiques

diffèrent en fonction des individus. On prend soin de nos proches (nos enfants, nos parents, nos amis), mais pas néces- sairement des inconnus. De plus, les droits qu’on accorde changent en fonc- tion des individus auxquels on les ac- corde. Par exemple, on donne le droit de vote aux citoyens, mais pas aux touristes.

Mais l’exemple le plus pertinent de gens à qui l’on n’étend pas certains droits est sans doute les criminels. Liberté de circulation et d’établissement, liberté d’association, sécurité de la personne : ce sont des droits garantis par la Charte canadienne. Pour-

tant, ils sont refusés aux meurtriers, aux violeurs et aux pédophiles.

La logique derrière cette réalité est que la « communauté morale », comme vous l’avez appelée, joue dans les deux sens. Pour recevoir ses bénéfices, il faut aussi y participer activement. Il faut être ce que j’aimerais appeler un « ac- teur moral ».

Mon chat, aussi intelligent soit-il, n’agit pas selon des principes éthiques. Je peux l’entrainer à coup de vaporisateur d’eau et lui apprendre de ne pas monter

de vaporisateur d’eau et lui apprendre de ne pas monter Réponse du rédacteur Cher monsieur Lemieux,

Réponse du rédacteur

Cher monsieur Lemieux,

Je vous remercie tant pour votre intérêt dans mon éditorial que pour l’effort de pensée de votre lettre. C’est précisément ce genre de réponse que j’espérais rece- voir.

Votre argument est en fait un syllogisme qui repose sur deux prémisses. D’un côté, vous affirmez que les individus qui ne sont pas des acteurs moraux, ne mé- ritent pas de droits. De l’autre, vous pos- tulez que les animaux ne sont pas des ac- teurs moraux. La conclusion suit de soi.

Pour contrer l’argument, il me faut que défaire l’une de ces prémisses. Toutefois, il me semble que les deux sont tout aussi problématiques.

D’un côté, si vous définissez l’acteur mo- ral comme quelqu’un qui « agit selon des principes éthiques » ou « par souci du bien commun », alors bien des êtres humains seront exclus.

On peut penser, encore une fois, aux jeunes enfants qui n’ont pas encore dé- veloppé une conception éthique. L’em- pathie commence à s’apprendre environ à 4 ans, mais la notion du « bien com- mun » vient encore plus tard. Ensuite, les gens atteints de troubles cognitifs sévères n’auront surement jamais cette capacité. Devrait-on alors les dépourvoir de droit et disposer de leur corps ou de leur vie comme bon nous semble?

Même l’exemple du criminel n’est pas sans accrocs. Oui, on enferme en effet les criminels en prison, par souci de pu-

nition ou de prévention, mais on leur accorde tout de même des droits. Ils ont recours au système judiciaire, droit aux services médicaux, droit à la protection contre tous traitements ou peines cruels et inusités, etc. Ils peuvent même voter. Il serait absurde de suggérer qu’on traite les criminels comme du bétail : engrais- sés et incapables de bouger dans leurs propres excréments, pour ensuite les tuer et distribuer leur viande.

Mais il ne faut pas non plus sous-estimer les animaux. Dire que leurs actions n’ont catégoriquement aucune dimension mo- rale est inconsistant non seulement avec la recherche dans le domaine, mais aussi avec nos interactions journalières avec nos animaux de compagnie.

Les animaux dits « sociaux » observent

sur le comptoir. Mais s’il évite d’y trai- ner ses pattes, ce n’est pas par soucis du bien commun, mais plutôt par condi- tionnement et peur des conséquences.

En conséquence, voici le critère que je propose pour définir ceux qui comptent et ceux qui ne comptent pas. Les acteurs moraux qui participent activement à la communauté morale comptent, les autres non.

J’attends votre réponse avec impa- tience,

- Daniel Lemieux

des codes de conduite complexes qui contribuent au bien-être de la meute. Combien d’animaux reconnaissent la souffrance d’autrui et modifient leur comportement en conséquence? Même les rats cessent d’utiliser un levier à nour- riture lorsqu’il cause de la douleur à un autre. Et combien d’animaux – dauphin, éléphants, oies, gorilles, etc. – pleurent la mort de leurs proches? Lorsque l’on pense au chien de famille, toutes ces ca- ractéristiques sont pourtant évidentes. Alors pourquoi penser différemment des autres animaux?

Bref, même lorsque l’on parle « d’acteurs moraux », il semble que la démarcation entre animal humain et animal non hu- main demeure tout aussi floue.

- Didier Pilon, rédacteur en chef

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ÉDITION DU LUNDI 11 AVRIL 2016

109, rue Osgoode Ottawa, Ontario K1N 6S1 TEL: 613-421-4686

RÉDACTION Rédacteur en chef Didier Pilon redaction@larotonde.ca

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ARTS ET CULTURE Marie-Pier Pernice & Myriam Bourdeau-Potvin culture@larotonde.ca

ILLUSTRATEUR Andrey Gosse illustrateur@larotonde.ca

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COORDONNATRICE DES BÉNÉVOLES Eugénie Lemieux benevoles@larotonde.ca

DIRECTION GÉNÉRALE

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La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié chaque lundi par Les Publications de La Rotonde Inc., et distribué à 2 000 copies dans la région d’Ottawa. Il est financé en partie par les membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étu- diants diplômés. La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de ses articles ou éléments graphiques, en totalité ou en partie.

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Visitez larotonde.ca pour consulter les descriptions de postes Adressez vos lettres de présentation et vos curriculums vitae à notre comité d’embauches : embauches@larotonde.ca

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Rédacteur en chef
Le rédacteur en chef est élu lors du Gala des bénévoles. La rémunération est de 556.40$ pour
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Appliquez avant le 30 avril ! La rémunération est de 556.40$ pour une semaine de 40 heures.

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*Portofolio requis Photographe – 139.10$ / 10 h *Portofolio requis Vidéaste – 208.65$ / 15 h