Vous êtes sur la page 1sur 19

Zimpel, Charles Franz (Dr).

Appel à la chrétienté tout entière, ainsi qu'aux Israëlites, pour la délivrance de Jérusalem, par Chas F. Zimpel,.... 1865.

1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la
BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 :
*La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source.
*La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits
élaborés ou de fourniture de service.

Cliquer ici pour accéder aux tarifs et à la licence

2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques.

3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit :

*des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés, sauf dans le cadre de la copie privée, sans
l'autorisation préalable du titulaire des droits.
*des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque
municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation.

4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code de la propriété intellectuelle.

5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre pays, il appartient à chaque utilisateur
de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays.

6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non
respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978.

7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr.


100,000
Exemplaire!* eu gtlut»i<*iirN langues.

\ P P E L

I a C h r e t i e n 1 è t o u 1 v n i i i* r <%

ainsi ((n'aux Israélites,

'
, la délivrance dt* /àéé
V ''.'
xil ér il sa 1 e m9

Ch *. P. Zimpel,
ni ili.'fdi'«r-l,ii(iii)>
Irii^iiituii îleftr

V Francfort sur • le *Maie


I." h f z H. !.. B r <:n n P r. L i 1>i R i r c.
i't \v nu; réjouirai sur
aK-ruHalrm,
„.le inVgiiienù donc mir <K*vulx ue pleurs, ni i\v. voix
iiKHi juii|)lf; <.'t«m n'y niloiulra plut*
lit; l'Itimcur." IWte l.XV. 19.
^
lia nature «h- mon appel m'engage avant tout a protester
le pltls IlilUteineiit possible rolllie («Mit intérêt, lailt matériel «pu*
personnel, «prou pourrait me supposer. Je suis un vieillard, et
(juoiijiie je ne sois rien moins que rielie, ma seule vocation «le
méileeiii me met à même «le pourvoir à «les besoins «Tailleurs
tort modestes, .le eousid«*>rcl'aiiiit'ilmn eomme indique «l'un vrai
Chrétien, tel «pu*j«* meiToive «letiv par !«• fait, et e'est «lans
«'«*tl«'«h-nin-n* «jiialité «pie je prends la liberté d'adresser ees ligne*
au publie.
1J«'Sgrandes rév«ilution.-. - et quel es! l'homme bien «'levé"
«pli ni? le saelie par l'histoire? —- «»nt été pour la plupart du
temps allumées par les personnes ou les cireoiistauees les plu»
insignifiantes. JVspèiv «pie, «laits !«• eas présent, uue destinée
analogue sera réservé»' iï mon insignifiant»' personne. Je nie
impose, eoinmt* l'imlnpic le litre ei-dessus, «le parler de la
t 'aiestiuc, et par consi'tpii'iit «lu g«»uvernemeiit turc. Il y a
un livre (eu exceptant toutes N's tables chiimises, égyptiennes,
et siirttiut relies de Mauctlm,) il y a un Hvn^, dit»-je, regardé
par l:t plupart des hommes non seulement eomme h? plus ancien
du inonde, mais «pli plus est, comme «Haut émané «le Dieu même,
et par la divin «-t saeré. Dans la première partie de et; saiuc
livre, la Bible, «lans l'Ancien T»;»ta ment, Dieu se dit lui-même
le seul maître «le eette langue étroite de terre désignt'e sous
le nom de Canaan, mi de la Terre promise, dont plus tard Jéru-
salcm devint la eapitale, et «pie Dieu avait choisie pour y mani-
fester la grande ««•livre de son amour. 11 emiuiienea par donner
eette terre en héritage au peuple d'Israël «pi'il s'était choisi
entre toutes h's nations pour l'accomplissement de ses «lesseins.
hui-même «-n fut le roi (Sam. J Chap. VJ11, v«-rs 7.). Cependant
Ja désobéissance «les Israélites l'ayant engagé à se rethvr «l'eux,
il leur abandonna m'anmoins le pays. Ce l'ut seulement «juand
la mesure de leurs erime» vint a déborder, «ju'il les <h:p«»sséda
du pays même, et les en éloigna pour un teiup* limité. A (pli
«e territoire éehut-il alorsV ha r«'pous«' HO trouve au Nouveau
Testament, Chapitre IV. vers f> «VG, de l'Kvangile selon St.
hue: „ Kiuuiitc le diable le mena sur une haute montagne, et
lui Ht voir eu un moment tous Jo.s royaumes du nmiide. Et le
1*
diabie lui «lit: Je tt donnerai tout»; lit puissant*' «le ce>;
royauiiH's et leur gloire, car elle m'a été donnée, et
je la «Ionlierai à «pli je veux*. Ce chang<inent «le souve-
rains s'accomplit bientiVt ainvs par la cession de ht Palcsiim» à
ses ci -«!«•.ant tributaires, les païens. C'«'st ainsi <ju< les quatre
royauuK's pivilils par Daniel iDan. 11.» se succé«l«'rcnt dans l'or-
«Ire iud'upié, savoir depuis ISY'htieadnezar, la tête «l'or, jusipi'au
ijuatricuic et dernier, IT'mpîrc «b's Romains, lue d«'s eonsé-
<piciic<:s «le tout ceci «pli m»us int«'resso le plus, c'est la con-
«juête «le la Tenv promise par h*s Turcs. C«'tt«' terre, formant
mu' partie intégrante «1«;l'hiupirc Humain, quoique sainte dans
les temps |»riu.itifs «I'ISHMI, <-oiititma à être impie ouïs le gouver-
nement des païens, et «•<•caractère manpiaut. «ile l'a «'««mervé
jusqu'à nos jours. Cependant il y a maintenant 1S.HS') années
«pie cette impiété fut ponéc à son comble, b's Juif , <!«•concert
avec les païens, ayant condamné au supplice «le la croix
le pin* innocent et plus charitable «les hommes «pi ait jamais
existé. Or, il s'agit maiutctuant de savoir «|uell«*est la différence
«Mitre le gouvernement turc actuel en Palestine et celui des
temps passés. De gr<«!-livivs ne suffiraient pas pour épuiser ee
sujet, «'t t«-l n'est point le but «le cette bmclmre. Ce serait du
reste superflu, en tant qu'aucun homme instruit, au courant
«les «fvénements «le nos jours, et surtout renseigné sur l'état in-
térieur «I.' la Turrpiic, ne saurait diUembe ^l'homme malade",
cet empire turc miné «le t«ois «ôtés, particulièrement en ee qui
emieeriie la Palestine sans s'attirer le rcpr«»eh«' d'igimrer entière-
ment l'état des choses, «)«*manquer de bons sens, ou «'avoir
été entraîné, par des intérêts matériels et personnels, le culte
de Mainon — tellement loin de la voie de l'honneur et de la
vertu, «pt'îl n'a pas craint de vMuïrc au diable son patrimoine
céleste. Nous l'affirmons sans réserve, un te', homme foule aux
pieds la eroix, pour arborer la lune ou le croissant du iuux
prophète. Citons a l'appui de ce que nous venons d'avancer
quelques faits par rapport à la Palestine, considérée comme
provniee turque.
Le Hatti-huptayoum du 18. Février 1*56 concède aux Chré-
tien», sujets de l'empire turc, et cela sous tous les rapports, les
mêmes droits et libertés qu'aux Mahométans. Mais de quelle
manière a-t-on accompli jusqu'à présent eette loi, non seulement
en Palestiuc, niais «lans tout 1Empire turc, loi qui n'a été ohtenue

'. Lo Seigneur Jéaun-Cliriat est lié sei»t an» avaut notre irv. cbrâtieiitie,
ainsi «HICje l'ai prouvé dans mououvrage: La fôte «le Pâ«|ue des 114,000.
(.ChezH. L. Bionncr, libraire à Francfort «. M. 1801}.
& -

qu'au prix de torrent-- de sang chrétien, et qui. par là-même, de-


vrait éli'e îvgimb'e ««.iniiiie invudable et Nacrée V
Ont-elles été réalisées les promesses i^uérées de la Su-
blime-Porte et surtout celles dit graud-visir actuel, Fuad-Pacha,
qui est le véritable souverain, car le Sultan, «pli ne l'est que de
nom, ne se soucie guère que de s«>nmilitaire et de son lia rem,
eu abandonnant à d'autres le s«»iu des affaires de l'état, ce que
prouve d«'jà la circonstance «pie personne n'ose proférer un mot
en sa présetu'c, à moins «Ty avoir été iuvitV par lui. De tous
les sujets chrétiens ou lîajahs, «pli sont au nombre de plusieurs
millions, il y eu a à peine un sur cent «pti soit fonctionnaire:
«•t même ceux-là, à peu «l'exceptions près, comme Monsieur
Moussuros, envoyé d«^ Turquie à hoimves (qui est soutenu
par le gouvernement d'Angh-u'm*), ne sont «pie des espèce* de
marionnettes, qu'on renverrait du m«>mcnt «pi'iis se hasarderaient
à répondre à n'importa quelle proposition ou résolution «lesTores
autre chose «pie ces mots: r<Kii, Ktfcmli*. —
Ce fait, ainsi «pie milb' autres cire«jiis tances, prouve suf-
fisamment que le grand-visir Fuml - Pacha, sans pareil pour la
duplicité et l'astuce, considère tout le Jlatti-humayoum comme
une espèce de comédie, et «ju'il mène ainsi par le nez toutes
les puissances chrétiennes européennes; car c'est un fait incontes-
table que la position des Chrétiens dans les provinces turques et vis-
à-vis «Tesautorités tunpies, bien loin de s'améliorer d«.*puisla publica-
tion du Hatti-huntavoum, est, au contraire, devenue pire. Le vrai
caractère disce soi-disant graud-visir ^éclairé* est celui d'un Musulman
fanatique, par conséquent d'un enu 'mi on ne peut plus acharné des
Chrétiens. 11suffît, pour en avoir la preuve,de s enquérir scrupuleuse-
ment à Constantinople même de sa manière d'agir dans toute l'affaire
du Liban, examen qui ne peut que remplir de surprise et d'Indignation.
J'en arrive enfin à la chose principale, le véritable état de
la Palestine. Il n'est pas de mou ressort d'examiner jusqu'à
quel point le gouvernement turc prend à coeur le bien-être des
indigènes ou Arabes. Leur misère, leur état à demi-sauvage,
enfin leur caractère en général suffisent pour témoigner contre
l'administration turque, et pour démentir toutes ses fanfaronna-
des par rapport à une civilisation qu'elle prétend favoriser avec
zèle d'après les exigences du temps. Cet état de choses prouve com-
bien Fuad-Pacha est habile à recouvrir d'une apparence brillante,
aux yeux des gens bornés ou sans jugement, les faits même
les plus déplorables.
Mais voici quelques détails sur le sort des Chrétiens en Palestine.
1. Tandis que les Mahométans entourent la tombe de leur
rétendu prophète d'une vénération qui enjoint à tout individu
§ 'un autre rite de se tenir fort à l'écart du territoire sacré, ils
- fî

exercent à Jérusalem *i vis-à-vis iU^ Chrétiens un pouvoir


tyrannitjue inero\ able.
hes Mahoni''tans, c'est-à-«lire les sujets de la Sublime-Porte,
ten ant la clef de l'église du St. Sépulcre, n'eu permettent l'entrée
aux fidèles que contre une rétribution, exigée avec une arrogance
inouïe. Toutes les sectes chrétiennes sont tenues de> leur payer
nu tribut pour pouvoir accomplir leurs dévotions dans un lieu oh,
suivant la tradition, leur rédempteur et maître a versé son sang
sur la croix et fut inhumé.
Eu outre, les Mahométaus, mollement étendus sur leurs
divans dans l'enceinte même du temple, ne manquent jamais,
pendant les pieux exercices des Chrétiens, de fumer leurs pipes
et de savourer leur café. Quand bon leur semble de lever la
séance, ils frappent des mains pour chasser les Chrétiens, puis
referment l'église à tenir de clef.
Je ne parlerai pas ici de l'identité de ce lieu, si souvent
révoquée en doute, cette localité étant au moins et sans con-
tredit la même pour laquelle les croisés, pendant des centaines
d'anuées, ont répandu leur sang, dans le seul but d'arracher aux
mains des infidèles la place qui leur était si sacrée, et oh, de-
puis des siècles, des milliers «le pieux Chrétiens, du plus superbe
jusqu'au plus petit, ont fait monter vers le ciel leurs soupirs et
leurs prières.
En présence de ces faits, quel homme sensible pourrait regarder
avec iiHiifféreucc ces lieux, en approuvant ou excusant une telle
profanation? A quel point toute la Chrétienté doit-elle être déchue
pour qu'aucune des puissances européennes, dont tous les chefs
s'honorent cependant des titres de: „Nous, par la grâce de Dieu",
— bien entendu par la grâce de ce même Dieu dont le souvenir se
trouve profané ici d'une manière si révoltante, — n'ait fait en-
core la moindre tentative pour mettre fin à un pareil scandale!
Le tout est d'autant plus étrange qu'il est reconnu que l'Empire
turc ne subsiste que par le bon vouloir des grandes puissances
européennes, et qu'il suffirait d'une résolution ou plutôt d'un
ordre de leur part pour arracher aux infidèles ce territoire sacré.
Bien loin de là, quelques ambassadeurs sont devenus les jouets
de l'astucieux grand - visir Fuad-Pacha au point de lui permettre
de se charger d'une partie des frais occasionnés par la restaura-
tion de la coupole de l'église du St.-Sépulcre, cette église se trou-
vant tellement délabrée qu'à la célébration des saintes cérémo-
nies par un temps de pluie, il est indispensable de se munir
d'un parapluie, et que l'eau ruisselle sur les dalles.
Commo conséquence naturelle, des années se sont écoulées
depuis cette regrettable résolution sans çjue les réparations aient
été exécutées. Je ne puis à cette occasion assez supplier maints
i —

Protestants de modérer leur jugement, parfois peu «hnritahlc,


sur les cérémonies religieuses des Catludtqucs, des Crée* etc. etc.
et de se conformer ainsi davantage à l'Evangile, car le Seigneur
seul sonde les coeurs et les reins '). Comme ee reproche d'iudii-
férenec pour les lieux Saints est une tache pour eha«jue chrétien,
nous pouvons espérer et désirer qu'un esprit, pareil à celui qui
inspira le plus souvent les croisés, anime aujourd'hui de nouveau
la chrétienté pour atteindre enfin le but poursuivi alors déjà, c'est-
à-dire affranchir Jérusalem de la suprématie turque avec les
armes de notre siècle, ainsi doue sans effusion de sang. Le
maître du ciel et «le la terre, notre Seigneur Jésus-Christ, donne-
ra certainement sa bénédiction à cette entreprise si elle est faite
dans un véritable esprit de charité!
Les Juifs sont traités d'une manière tout aussi révoltant"
que les Chrétiens, et, pas plus (pie ces derniers, ils n'nseut, sous
peine de mort, mettre le pied sur le terrain qui entoure rempla-
cement primitif du temple, sur leijuel s'élève maintenant la
mosquée Omar ou se trouve .l'ancien Sam tuaire de Sainteté* *).
Les Juifs sont même «ddigés «le payer aux Mahométaus un
tribut annuel considérable pour avoir la permission, le vendredi
ap"es midi, de faire retentir pendant quelques heures leurs lamen-
tations sur leur état pitoyable et l'anéantissement de leur nationa-
lité avec la ruine de leur temple, et eela seulement à l'extérieur
du mur qui entoure la place du temple.
Il est universellement connu que les chrétiens, en leur qualité
de „giaoursa, sont souvent exposés, même dans les rues de Jéru-
salem, à des insultes de la part do la p«qiulation mahométane.
2. 11 y a quelques années qu'une dame anglaise, appartenant
à la famille du consul anglais Finn, fut assassinée en plein j>ur
à peu de distance du mur de la ville ; son corps ne fut trouvé que
plus tard et déjà eu partie dévoré par les chiens. Toutes les
réclamations faites par le consul Finn auprès du gouverneur turc
et énergiquement secondées par presque toute la population eu-
ropéenne et par mainte démonstration, pour engager le Pacha
à rechercher et punir les meurtriers, furent complètement inutiles.
Ceci 'est d'autant plus surprenant que le chef de chaque village

•) Je ne suis moi-mômeni catholique ni protestant, mais le disciple de


mon maître Jésus-Christ que je m'efforce d'imiter dans mes sciions, car
je ne crois pas qu'au grand jour du jugement le Seigneur nous demande:
„A quelle secte religieuse appartenais-tu?* mais bien plutôt: „As-tu gardé mes
commandements ?"
*) Depuis quelques années les^Jtfftttoraéfcuis,
guidés par leur aridité, per-
mettent aux Chrétiens de visite/^bufl lc<fslictt* de grand matin avant l'heure
de leurs prières, en compagni^^tui- ageôi de police. Le prix, qui était précé-
demmentde 26 fres, est maituettànt.ratait .à 1%moitié pour chaque personne.
connaît tout ce qui c'1 pa^se dan* sa commune, pai«equ'il a touJ
jours sa part du butin. Rien n'aurait doue été plus facile que
de rendre justice aux Chrétiens dans un cas si extra«»rdinaire.
Mais comme Smvijah-Pallia, parent et, quant à l'astuce, au
fanatisme et à la haine etmtre les Chrétiens, le vrai pendant de
sou p!ote<'tcur, Fuad-Pacha, s'il avait découvert les meurtriers,
aurait été forcé par l'influence européenne à Constant!nople de
pendre un Mahoniétuu pour un giaour assassiné, il ne fit abso-
lument rien. Un consul des plus honorables m'a dit à Jérusalem
que ledit pacha avait fait tout au monde pour qu'on ne découvrit
pas les coupables.
Les brigandages commis près de Jérusalem dans la maison
svriaque d'orphelins de M. Schneller et sur la famille du mis-
nornaire allemand Millier à Bethléhem, eurent à peu près le
même succès, car les auteurs en furent tout aussi peu découverts
et punis. Le massacre atroce de la famille américaine Dixon,
commis dans un jardin près de Jalla, et où le père et le beau-
fils furent tués et les femmes violées, fut, il est vrai suivi de
la découverte de quelques-uns des auteurs et de leur condam-
nation aux galères à vie, grâce à l'énergique intervention de
l'ambassade américaine à Constantinople; mais on croit que ces
hommes ont depuis longtemps été remis en liberté, taudis que
le coupable principal n'a jamais été «lécouvert ni pttni. On sait
eufiu qu'il y a peu de temps, à quelques pas de Jérusalem et
en plein jour également, une personne fut pillée, et que quel-
ques voyageurs qui se rendaient au Jourdain et qui s'étaient
confiés à un chef de Bédouins en lui payant cent piastres par
personne, furent aussi pillés, dépouillés de touB leurs vêtements
et durent, dans ce terrible état et par une nuit très froide, faire
plusieurs lieues à pied sur un sol rocailleux ').
J'arrive maintenant au dernier point que je voulais toucher.
3. Je veux parler du 4icu de débarquement à JafFa et du
trajet de là à Jérusalem. Dans une brochure particulière, trai-
tant de l'établissement d'un port et d'un chemin de fer, j'ai exposé en
détail l'état actuel des plus misérables de ces lieux, de sorte
que je ne parlerai ici que de quelques circonstances spéciales.
On ne trouve sur toute la côte de la Syrie et de la Palestine
aucun ancrage sûr et encore moins un port. L'ancrage de Jaffa
est le plus mauvais de tous, et, par le mauvais temps, souvent
des plus dangereux, ce que nombre d'accidents prouvent. Le
chemin d'environ 70 Kilom. qui unit ces deux villes est souveut
à peine tracé et, dans les montagnes de la Judée, si dangereux
en divers endroits pour le cavalier, que le guide l'engage ordinai-
*) Le fait que le Pacha actuel de Jérusalem déploie une plus grande
énergie est tout-i-fait personnel et no change rien au principe.
— 9 -

rement à mettre pied à terre et à laisser sa bête chercher elle-


même le meilleur chemin. Le gouvernement turc ne tait abso-
lument rien pour améliorer ce chemin, fréquenté annuellement
par plus de soixante mille personnes. Il y a quelques années
encore, les pèlerins étaient presque chaque jour volés ou pillés
par les indigènes, surtout par le sheik dAbu-Gosch.
C'est à la Russie, la seule puissance chrétienne qui ait fait
quelque chose pour Jérusalem, que nous devons la cessation de
ce scandale, vu que, par son ascendant moral, elle a forcé la
Turquie à ériger des tours avec un potto militaire tout le long
de la route.
Conduit par tous ces motifs, j'élaborai un projet (les plans
respectifs ont une longueur do près de quatre cents pieds) pour
la coutsruction d'un port à Jaft'a et d'un chemin de fer de là à
Jérusalem, avec un embranchement sur Bethléhem, projet que je
soumis personnellement au ministère turc à Constautinopfe, eu
lui demandant une concession. Quoique pendant toute une année
j'offris des conditions de plus eu plus modérées et me déclarai
prêt enfin à accepter toutes celles de la Porte, propres à rendre
possible l'exécution du projet, je ne pus obtenir d'autre réponse
que celle qui me fut donnée tout d'abord, savoir „que la Sublime
Porte avait l'intention d'établir pour son propre compte une route
carrossable entre Jafla et Jérusalem*; d un port, point essentiel,
il n'en fut nullement question. Lorsque, soutenu par plusieurs
ambassades, en particulier par celle des Etats-Unis, je reuouvelai
mes instance , ou me répondit que „jc n'avais pas de société qui
offrit des garanties suffisantes quant aux fonds". 11 est à remar-
quer ici que depuis plusieurs années déjà, diverses sociétés et
divers personnages distingués, comme par exemple : Lord Dufferin et
Sir Moses Montefiore, ont brigué une concession analogue sans
jamais pouvoir l'obtenir. Ali-Pacha, ministre des affaires étran-
gères, fut plus loyal et déclara à plusieurs envoyés, ainsi qu'à
un pacha animé des meilleures intentions, qu'il ne pouvait con-
venir à la Sublime-Porte d'accorder une pareille concession pour
la Palestine. Le motif en est assez généralement connu et m'a été
communiqué par plusieurs personnes bien renseignées. Cepen-
dant le grand-visir a dit dernièrement à quelqu'un: „Je n'accor-
derai jamais à ces imbéciles de chrétiens aucune
amélioration de routes en Palestine, car autrement
ils transformeraient tout Jérusalem en une grande
maison de fous chrétiens."
^ Voici ce que je lui réponds: „Mon pauvre grand-visir, je te
plains bien de ne pas comprendre ces mots: Mené, mené,
teckel, upharsin. Je vais te les traduire: „»Tu as été pesé
en la balance et tu as été trouvé trop léger, et cette nuit (c. à. d.
_ 10 -

dans peu de temps; ton royaume te sera enlevé.*a Ces par* les
n'ont pas été prononcées par ton Allah, car ton Allah n'est
que
Mamon, mais par notre Allah chrétien, le Seigneur Jésus-Christ,
«lui a créé le ciel et la terre et qui dirige tous les événements
du monde selon sou bon plaisir, ("est le même Allah qui ta
enlevé par la mort ton second et dernier fils bieu-aimé presque
aussi rapidement que ton premier fils, pour te faire souvenir de
ton néant et de ta dépendance de lui, pour te faire comprendre
sa puissance et pour te punir de ton arrogance insigne! Je
souhaite que ton coeur se purifie et que tu étudies pour ton
bien l'histoire et la fin de Pharaon (Exode Chap. V. XIV.), car
autreaient les mauvais esprits qui veillent peut-être à ta
porte
pourraient amener encore de nouveaux malheurs sur toi, ta
famille & ton état." »)
Basé sur ces considérations, j'en appelle de la manière la
plus sérieuse à t«mt homme impartial, et lui demande si cet état
de choses est compatible avec la dignité d'une nation chrétienne
quelconque, et si l'on peut eu souffrir la continuation par un
peuple à demi-barbare, qui n'offre en réalité qu'un vernis ex-
térieur de civilisation, conduit comme il est surtout par ses
chefs et par son grand-visir actuel, et cela essentiellement à une
époque oh chaque nationalité s'efforce de conquérir son indépen-
dance. Mais comme je ne veux point faire de politique, je m'adresse

') Quelques jours après avoir écrit ce qui précède, je reçus de Constan-
tinople, en date du 14. liée. 18(14,une lettre ainsi conçue: „Yous êtes parti et
la vengeance de Dieu s'est déjà manifestée. Le jour même de votre départ
(le 10 Dec. à 10 h. du m. par le vapeur d'i Lloyd>,un incendie terrible a
éclaté| à minuit dans la chambre à coucher du grand-visir, Fu.id-Pacha, qui
eut à peine K-temps de se sauver. Les flammesont dévoré son palais entier,
avec tous ses meubles,ses diamants, niesdécorations et même le sceau de l'em-
pire. Tout fat la proie de ce terrible élément. Quelle leçon pour les impies!
Le Sultan lui a oftert un autre palais et plusieurs millions pour l'ameublement.
Mais est-il possible de méconnaître ici les desseins de Dieu?"
Et mot, je continue et dis à cet hommeaudacieux: „Nc t'ai-je pas annoncé,
il y plus d'un an déjà, «tueDieu te bénirait si tu m'accordais la concession
que je t'ai modestementdemandée en son nom, ce qui impliquait naturelle-
ment le contraire si tu me la refusais! N'ai-je pas hautement déclaré à Con-
stantinople, il y a une année déjà, que le Dieu tout-puissant enverrait ses
jugements sur tout l'Empire turc, dont tu es le grand-visir, et sur toi tout
particulièrement, en t'arracbant le pouvoir et toute la Palestine? Prépare-toi
donc, car quand le Seigneur te rappellera d'ici-bas, ce n'est point dans ton
chimériqueparadis mahométan que tu paraîtras, mais bien devant le tribunal
du maître de la terre, de Jésus-Christ, pour rendre compte de toutes tes inten-
tions et de tous tes actes, sans oublier ceux qui concernent le Liban, et pour
recevoir ta juste récompense,à moins que tu ne fasses auparavant des oeuvres
de pénitence, que tu ne reconnaisses ton maître suprême et n'accomplissessa
volonté sous tous les rapports." —
„- 11 —

ici en particulier aux Chrétiens de tout le momie, de suis avant


tout curieux de saveur comment les puissances européennes ac-
cueilleront la communication de ces faits, qu'elles doivent connaître
depuis longtemps déjà par les rapports de leurs ambassades et
de leurs nombreux consuls, sans qu'elles aient jamais fait pour-
tant la moindre chose pour améliorer cette situation. Leurs
chefs, comme nous l'avons déjà dit, se disent installés „par la
grâce de Dieu:" Peuvent-ils désormais le faire encore et prendre
le nom de Chrétiens? Sa Majesté, la reine Victoria «le Grande-
Bretagne, se nomme: „Defetisor fidei* (Défenseur des fidèles)!
A-t-elle réalisé ee titre à Jérusalem V — 8a Majesté l'empereur
des Français, Napoléon 111, s'intitule „le fils aîné de l'hglise"
et le ^protecteur de l'église catholique*. <>h pourrait-on découvrir
quelques traces de sa protection à Jérusalem? Ha Majesté
1Empereur d'Autriche, François-Joseph I, se fait appeler: „Roi
de Jérusalem et Majesté apostolique^. Mais la vraie église apos-
tolique, c'est à Jérusalem qu'elle a son berceau! V est-elle pro-
tégée par ee prince, alors que le Sultan est le véritable roi de
Jérusalem! — Sa Majesté le roi d'Italie, Victor-Emmanuel I,
est également nommé: „roi de Jérusalem;* mais, encore une
fois, le Sultan seul est roi de Jérusalem! Tl eu est sous ce rap-
port de l'Espagne à peu près comme de la France.
Je m'adresse maintenant aux Chrétiens eomme individus.
Malheureusement je n'attends rien ou sinon très peu des protes-
tants, du moins de ceux de l'Allemagne, cependant d'autant plus
de ceux de l'Angleterre. J'espère que dans ee dernier pays on
se réunira partout pour former des comités, afin d'engager le
parlement, et, par ce dernier, le ministère à vouer la plus sérieuse
attention à cette affaire et à la mener à bonne fin avec l'énergie
propre à cette nation, en affranchissant Jérusalem du joug des
barbares. Grâce à la constitution anglaise, c'est le peuple en ré-
alité qui y tient les rênes du gouvernement- Chaque Anglais est
donc individuellement responsable au maître que vous proclamez
journellement comme votre Sauveur & Rédempteur! Que vos paroles
soient ici également suivies d'actes, afin qu'elles ne soient point
taxées d'hypocrisie et de vaine déclamation! —
A vous maintenant catholiques! N'y aura-t-il pas parmi vous
un seul prêtre qui possède assez d'amour pour son sauveur afin
d'entrer publiquement et comme homme en lice pour lui, et de
me seconder dans l'oeuvre que j'entreprends ici? Oh, je le sais,
il n'jren aura pas un, il y en aura des milliers—peut-être tous —
depuis le pape jusqu'au dernier vicaire, qui utiliseront avec
ardeur la chaire et le confessionnal pour inspirer en paroles
foudroyantes aux fidèles le sacré devoir d'imiter l'exemple des
croisés et d'employer de tout leur pouvoir les armes spirituelles
- 12 -

et morales de notre époque pour eftacer l'nppivbre qui pèse sur


l'église et sur chaque Chrétien! Depuis la catholique impératrice
Eugénie jusqu'à la plus humble servante, ils s'efforceront d'en-
flammer le coeur des femmes afin qu'elles fassent valoir dans ce
but leur influence sur leurs époux et leurs frères. Jeu appelle égale-
ment aux Grecs, aux Arméniens, etc. Qui pourrait résister à
une force ainsi organisée ? Absolument rien!
A vous enfin Israélites et Juifs! Ai-je eu réalité besoin de vous
adresser une seule parole dans cotte affaire sacrée? Est-il possible que
vous ayez oublié ou que vous dédaigniez les promesses du Dieu vivant
d'Abraham, d'isaac et de Jacob? Il se peut que vous ayez oublié
en partie l'histoire de votre passé, mais je m; saurais croire que
vous ne connaissiez pas votre avenir ou que vous soyez capables
de le renier! Sans outrer dans des détails, je vous rappellerai
seulement que, grâce aux bénédictions de Dieu, qui vous a donné
de si grandes richesses et tant d'intelligence, vous possédez tous
les moyens pour jouer un rôle principal dans cette lutte, que
vous accepterez et ferez triompher avec d'autant plus de joie
qu'elle doit vous faire rentrer en maîtres dans le pays que l'Eternel
vous a choisi! Que les comités, formés parmi vous dans ce but
depuis uue dixaiue d'années, donuent désormais plus d'énergie
à leurs résolutions pour engager les détenteurs du pouvoir à
accomplir enfiu leurs devoirs comme chrétiens, afin que les pré-
dictions de Daniel (IX. 27) s'accomplissent. J'ai prouvé dune
manière incontestable dans plusieurs écrits que cette parole de
Dieu ne se rapporte point au passé, mais bien à l'avenir.
Comme mainte» objections seront sans doute faites de la
part des hommes d'état, je suis forcé d'élucider la question qui
m'occupe sous ee rapport aussi. La Russie, l'Autriche et la
Prusse, quelque disposées qu elles puissent être au point de vue
chrétien a seconder ces propositions, en seront peut-être empêchées
par des considérations politiques. L'Angleterre et la France,
cette dernière cntr'nutres et son catholique empereur Napoléon III
avaut toutj sont donc tenues de prendre en ceci 1initiative.
Chacun sait combien sa Majesté s'efforce de réaliser les idées
de son grand aïeul Napoléon I. Or, je sais iiertiucmuicnt que-
ce dernier voulait rétablir la nationalité des Juifs en Palestine, et
qu'il n'y renonça que par la force des circonstances. Mais ces
circonstances étaient telles, uniquement parce que, pour notre
Seigneur, le temps u était pas encore venu. Or, d'après toua les
signes de l'époque, tels que les apostasies, les phénomènes ex-
traordinaires dans tous les règnes de la nature, comme dans la
vie des peuples etc. •), ce temps est nécessairement venu, ou il
') Voir les preuves ultérieure? dans mon ouvrage: Explication populaire
de l'apocalypsede 6t. «lean, par le Doeteur Zitnpel. 1860. cher H. L. Brftnner,
libraire a r'ranrfort «. M.
13 -

est du moins si proche «jue t«ms les événements précités doivent


maintenant s'accomplir ctmune autant de préparatifs. Que S. M.
Napoléon 111 en ait le pressentiment ou la conviction, il est
certain que, d'après ee qui m'a été communiqué, il a donné, il
y a environ trois ans, à l'Alliance Israélite universelle
à Paris, sa parole «le travailler «lans ce but. Prisse donc ce
comité, comme dépositaire de cette parole impériale, travailler
sans cesse à sa réalisation! Qui pourrait doutar un instant, qu'il
ne suffit «le la terme résolution de l'Angleterre et de la France
pour forcer la Turquie à renoncer à sa suprématie sur Jérusalem
et la Palestine, tout I empire turc dépendant uuiqictucni du
gracieux plaisir «le ces «leux grandes puissances, sans l'influence
«lesquelles il serait renversé en «pnlques moi* par ses sujets
grecs, qui le proclament hautein<>ut «piaud ils peuvent le faire.
Il va sans dire ipie, p«mr consolider la bonne intelligence
«le tous les partis religieux à côté de celui des Juifs, il lui
faudrait nue cou^tituti*ui rép«*n«laut à ce but. Cette constitution
devrait on pourrait être analogue à celle «les villes libres de
Hambourg «»u «le Francfort s. M., afin ennui put gouverner
Jérusalem et la Palestine à peu près comme les villes mentionnées
ei-dessus gouvernent l«*nrs dépendances. Le gouvernement se
composerait par coiis«Vjnent d un nombre «'-gai ou pr«>p«»rti«»nné
de députés de fuites les sectes religieuses, lesqu >ls choisiraient
dans leur sein le président. Dans 1««seul eus oh riutégrité du
gouvernement républicain se trouverait en danger, ou «ju'il ne
pourrait «ipposer une force suffisante aux ennemis extérieurs, il y
aurait intervention de finîtes les puissances chrétictinCH europé-
ennes. Toute eette affaire est si c\<-optionnelle daus le momie
que les mesures doivent l'être également.
Dieu veuille que l'Angleterre et la France, mais surtout
S. M. l'Empereur Napoléon fil, puissent *v sentir porté* à mettre
incontinent la main à cette oeuvre saei«V! Et ils le feraient
certainement si Dieu, le r«d de l'univers et le roi dos* rois, leur
faisait, comme je l'espère, la grâi-e de leur donner, ainsi qu'a
tous ceux qui embrassent sa cause avec «èle, sa bénédiction
sous le rapport spirituel «*t matériel. Car lui-même s'explique
ainsi dans Ksaïe LXV1. 10, 11 : „Réjouissez-vous ave»* Jérusalem
et vous égayez eu elle, vous tous qui l'aimée; vous tous qui
meniez deuil sur elle, réjouissez vous avec elle d'une grande
joie; afin que vous soyez allaités, et, que vous soyez rassasiés
de la mamelle de ses consolations, afin que vous suciez le lait,
et que vous jouissiez à plaisir de toutes les sortes de sa
({luire!* —
Le temps est-il donc venu de se réjouir avec Jérusalem et
de s'égayer en elle??? Certainement non!!!
— 14 -

Cette divine promesse a-t-elle été donnée aux Turcs???


Nullement!!!
C'est donc du fond de mon coeur que j'adresse cette instante
prière à quiconque a des oreilles pour entendre:
Que tous oenx qui ont une langue pour parler, et tous
ceux qui savent tenir la plume, on fassent le plus énergique
usage pour donner à ma proposition, semblable à une pelote
de neige, une impulsion qui la transforme en une avalanche,
réduisant en atomes et engloutissant tout oe qui voudrait
en arrêter la marche 1

Fait à mon fi3»« jour de


naissance, ce 11. Dec. 1864.

Ch.as. F. Zimpel,
Dr. en médecineet philos :
Ingénieur en chef des chemins de fer.

Post-Scripttim.

Le 1er Janvier 1865, j'ai reçu en Allemagne une communi-


cation officielle du ministre turc de l'intérieur, Edhom - Pacha,
datée du 19. Dec. 1804, et portant que le eouvernement m'ac-
corderait peut-être la concession demandée, si je pouvais
justifier dans l'espace de six mois du capital nécessaire à la
construction de ce chemin de fer, mais sans qu'il s'engage
d'une manière quelconque par une promesse formelle
à accorder ladite concession ou, excepté peut-être
le terrain disponible, une subvention quelconque.
Cette déclaration insignifiante et éminemment turque a été
donnée soit ensuite de l'incendie susmentionné, soit pour éviter
la pression de plusieurs envoyés et autres personnes iuflueutes,
- 15 —

comme toujours, pour gagner du temps et tromper


e monde
fiuis, par un vernis de justice et de libéralité.
Tandis que la Porte a accordé les plus brillantes subventions à
toutes les entreprises de chemins de fer — à l'exception de celui
de Kustendje à Czernawoda pour lequel on n'a rien réclamé —
elle ne veut rien faire pour Jérusalem et pour la malheureuse
province de Palestine, quoique des millions de Chrétiens soient
ses sujets et que Jérusalem soit, pour environ trois cents millions
de Chrétiens et pour dix millions de Juifs, la première ville sainte,
et quelle intéresse ainsi près de la moitié de la population de
eette terre.
Aussi le Seigneur Jésus-Christ, le Dieu tout-puissant, arra-
ehera-t-il bientôt sa ville sainte et sa terre promise de Canaan
à la domination du Croissant!
ReNs-lt étmc tol-atiie, d gr«pd-vlsir Fuad-Pacii, an Cirttieas
et MI Jilfe roame répahllaoe lidéprndartf, «fil qie PeaUert tlissolalioi
a> loi eaptre soit dilrrée «tore te aurifie (eaps!

notice.

On pourra acheter la brochure et le phn du chemin de fer de Jaffa à


Jérusalem avec un embranchementsur BeUéhemet le port de Jaffa, en Alle-
magne chez H. L. Brttaner, libraire à Francfort s. M., et en Angleterre chez
0. J. Stevenson 54, Paternoster R»te$rjSttniK^. Prix 2 fres.
Francfort sur - le - Main.
H. L Briinner, Imprimerie.

3<?