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Partie B : Calcul et dimensionnement des Ouvrages d’Art

Partie B : Calcul et dimensionnement des Ouvrages d’Art Chapitre 4 : Etude des Ponts à
Chapitre 4 : Etude des Ponts à Poutres à Travées Indépendantes « calcul de CRT
Chapitre 4 : Etude des
Ponts à Poutres à Travées
Indépendantes « calcul de
CRT »

ENIT 2011

Par Othman Ben Mekki 11
Par
Othman Ben Mekki
11

Avant-propos

Avant-propos Flexion locale et transversale Flexion longitudinale 2
Avant-propos Flexion locale et transversale Flexion longitudinale 2

Flexion locale et transversale

Avant-propos Flexion locale et transversale Flexion longitudinale 2
Avant-propos Flexion locale et transversale Flexion longitudinale 2

Flexion longitudinale

2

Objectifs

Objectifs Cette Charge comment sera répartie sur les poutres principales ??? 3

Cette Charge comment sera répartie sur

les poutres principales ???

3

Introduction

Depuis très longtemps, les ponts ont été construit et bien souvent

leurs conceptions ainsi que leurs réalisations reposaient sur des connaissances empiriques et le savoir faire des concepteurs. Les ponts ont été construits avant même de savoir les calculer et aujourd’hui encore, certains types de ponts ne peuvent pas être

calculés convenablement malgré la puissance des ordinateurs et des

méthodes aux éléments finis.

Avant le développement des MEF, les ingénieurs ont développé des

méthodes pour calculer analytiquement les ponts à poutres. Ces

méthodes, basées sur la théorie de l’élasticité, permettaient d’offrir

des moyens de dimensionner ces structures en prenant en compte la rigidité transversale des pièces d’entretoisement.

Introduction

Introduction • Le rôle principal des entretoises est de répartir les efforts entre les poutres principales.

Le rôle principal des entretoises est de répartir les efforts entre les poutres

principales.

Dans le cas de l'absence des entretoises, c'est le hourdis qui joue le rôle

d'entretoisement.

c'est le hourdis qui joue le rôle d'entretoisement. pour déterminer les efforts dans une poutre, on

pour déterminer les efforts dans une poutre, on doit tenir compte de la

répartition transversale des surcharges à travers un coefficient correctif

appelé Coefficient de Répartition Transversale "CRT".

Ce coefficient détermine la portion des surcharges transmise sur la poutre considérée.

"CRT". Ce coefficient détermine la portion des surcharges transmise sur la poutre considérée . 5
Coefficient de Répartition Transversale
Coefficient de Répartition Transversale

L'étude du tablier est subdivisée en une étude dans le sens

transversal et une étude d'une poutre dans le sens longitudinal.

La première étude donne un Coefficient de Répartition Transversale (CRT).

La deuxième étude donne les sollicitations globales à partir des

lignes d’influences.

Ainsi, on obtient le principe suivant:

Sollicitation moyenne (poutre) = CRT x Sollicitation globale

Coefficient de Répartition Transversale
Coefficient de Répartition Transversale
Coefficient de Répartition Transversale P i = η i P  η i =1 • Dans
Coefficient de Répartition Transversale P i = η i P  η i =1 • Dans

P i = η i P

η i =1

Transversale P i = η i P  η i =1 • Dans le cas des

Dans le cas des poutres infiniment rigides à la torsion et les

entretoises infiniment rigides à la flexion

P i = P/n

η i =1/n

poutres infiniment rigides à la torsion et les entretoises infiniment rigides à la flexion P i

7

Coefficient de Répartition Transversale
Coefficient de Répartition Transversale

•La répartition transversale des charges consistes en l’évaluation de

la portion des surcharges transmise sur chaque poutre principale.

Cette répartition des charges dépend des paramètres suivants :

La rigidité flexionnelle des poutres et des entretoises (EI P, EI E )

La rigidité torsionnelle des poutres et des entretoises(GK P , GK E )

Méthodes de calcul

des entretoises( GK P , GK E ) Méthodes de calcul  EI E =infini plus

EI E =infini

plus simple) EI E ≠ infini GK P 0 Méthode de Guyon-Massonnet

GK P =GK E =0

≠ 0 Méthode de Guyon-Massonnet GK P =GK E =0 Méthode de Courbon (c’est la (c’est

Méthode de Courbon (c’est la

0 Méthode de Guyon-Massonnet GK P =GK E =0 Méthode de Courbon (c’est la (c’est la

(c’est la plus sophistiquée)

8

Coefficient de Répartition Transversale

Section droite indéformable : pont à poutre avec entretoises intermédiaires

Méthode de Courbon Méthode de torsion non uniforme (gênée)
Méthode de Courbon
Méthode de torsion
non uniforme (gênée)

Section droite déformable : pont à poutre sans entretoises intermédiaires

: pont à poutre sans entretoises intermédiaires Méthode de Guyon-Massonnet- Bares Méthode des ossatures

Méthode de Guyon-Massonnet-

Bares

Méthode des ossatures plissées

Méthode des matrices-transfert

9

De flexion transversale

CRT : Méthode de Courbon (Entretoises rigides)

CRT : Méthode de Courbon (Entretoises rigides)

•L’entretoise d’un pont multipoutre n’est que très peu soumise à la flexion. Cette dernière est la conséquence de la différence de flexion longitudinale des poutres principales.

• S’inspirant de ce constat, Courbon considère l’entretoise

comme une poutre infiniment rigide par rapport aux poutres

principales.

Cette hypothèse lui permet de développer une méthode simple

pour dimensionner ce type d’ouvrage d’art.

•A partir d’un chargement fixé au préalable, la méthode de Courbon

détermine les réactions d’appuis exercées par les poutres

principales sur l’entretoise :

D’une part, la poutre infiniment rigide (entretoise) se déplacera dans son ensemble sans fléchir.

D’autre part, l’entretoise repose sur n appuis élastiques au niveau des liaisons avec les poutres principales. Cela signifie que les

réactions d’appuis verticales exercées sur la poutre sont

10

proportionnelles à l’abaissement de la poutre au droit de l’appui.

CRT : Méthode de Courbon

Hypothèse:

Rigidité torsionnelle des poutres est négligeable (VIPP, acier)

• On peut isoler l’entretoise et l’étudier comme une poutre continue sur appuis élastiques

e  i
e
 i

i = + y i

R i = K i (+ y i )

11

CRT : Méthode de Courbon

• Les deux équations d’équilibre pour déterminer les 2 inconnues

1. Équation d’équilibre de translation verticale

1. Équation d’équilibre de translation verticale n  R i  1 i 2. Équation d’équilibre

n

R

i

1

i

2. Équation d’équilibre de rotation

δ

P

n

K

i 1

i

n

 R i  1 P e   n 2  K y i
 R
i
1
P e
n
2
 K
y
i
i
i
 1

i

y

i

Pe

P

n



i

1

n



i

1

K

K δ

i

y

i

2

i

• D’où la portion de charge transmise sur la i-ème poutre est :

P

i

R

i

    K K y e i i i P   
K
K
y
e
i
i
i
P
n
n
2
K
K
y
i
i
i
i  1
i
1

Coefficient de répartition

transversale

12

CRT : Méthode de Courbon

Raideur élastique de i-ème ressort :

K i c

EI

Pi

L 3

L 3

La valeur de charge transmise sur la i-ème poutre est :

P  

i

E

I

p

i

n

i 1

E

I

p

i

E I

p

i

y

i

n

i

1

E I

p

i

y

2

i

e P

• Si toutes les poutres de l’hourdis sont identiques et même pour

une charge répartie :

  Coefficient de   1 y i répartition P x ( ) 
Coefficient de
1
y
i
répartition
P x
(
) 
e P x
(
)
i
n
n
2
transversale
 y
i
i
1

1. Si on fixe y i et on fait varier e, on obtient la ligne d’influence du CRT

2. Si on fixe e et on fait varier yi, on obtient la portion de charge transmise à

chaque poutre longitudinale

13

Commentaire sur la méthode de Courbon

Cette méthode néglige complètement le rôle de la dalle dans la transmission des efforts.

Elle ne peut pas prendre la spécificité d’un pont biais, qui est un cas très fréquent dans la construction des ponts.

Si la charge n’est pas sur une entretoise, le tablier est supposé doter d’une infinité d’entretoises rigides très rapprochées.

Cette méthode, très simple, est bien adaptée dans le cas des tabliers en béton (armés ou précontraint). En effet, dans le cas des ponts en ossature mixte ou métalliques, les effets du gauchissement des sections peuvent

affecter de façon sensible les bords des semelles inférieures des poutres

principales. Or, ces effets ne peuvent être quantifiés par la méthode de

Courbon, qui présente un caractère relativement global. Donc, si on veut

examiner de près le niveau de contraintes dans les semelles des poutres, il

est préférable de recourir à la théorie de la torsion non uniforme ou

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet (Dalle orthotrope et de grillage des poutres)
CRT : Méthode de Guyon-Massonnet (Dalle
orthotrope et de grillage des poutres)

Lorsque la section transversale du pont est considérée déformable:

rigidité torsionnelle des éléments d'un pont ne peut être négligée.

des éléments d'un pont ne peut être négligée. Méthode de Guyon-Massonnet-Bares • Cette méthode repose

Méthode de Guyon-Massonnet-Bares

Cette méthode repose sur la théorie des plaques orthotropes.

• Elle fut développée par Guyon dans les années 46 dans le cas d’une

dalle orthotrope à rigidité torsionnelle négligeable.

Massonnet en 1950 généralisa les relations trouvées par Guyon en

introduisant l’effet de torsion dans les calculs.

En 66, Massonnet et Bares publièrent un recueil de ces méthodes

illustré par un certain nombre d’exemples.

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

Le système dalle-poutre discret est remplacé par un système uniforme composé d’une dalle anisotrope

ou orthotrope ayant des caractéristiques constantes

suivant chacun de ses axes transversal et longitudinal.

x y
x
y

Disposition des nervures dans le plan moyen de la plaque.

x y e 1 e 2
x
y
e 1
e 2
de ses axes transversal et longitudinal. x y Disposition des nervures dans le plan moyen de
de ses axes transversal et longitudinal. x y Disposition des nervures dans le plan moyen de
de ses axes transversal et longitudinal. x y Disposition des nervures dans le plan moyen de
de ses axes transversal et longitudinal. x y Disposition des nervures dans le plan moyen de
de ses axes transversal et longitudinal. x y Disposition des nervures dans le plan moyen de
de ses axes transversal et longitudinal. x y Disposition des nervures dans le plan moyen de
de ses axes transversal et longitudinal. x y Disposition des nervures dans le plan moyen de
de ses axes transversal et longitudinal. x y Disposition des nervures dans le plan moyen de
de ses axes transversal et longitudinal. x y Disposition des nervures dans le plan moyen de
de ses axes transversal et longitudinal. x y Disposition des nervures dans le plan moyen de
de ses axes transversal et longitudinal. x y Disposition des nervures dans le plan moyen de
de ses axes transversal et longitudinal. x y Disposition des nervures dans le plan moyen de
de ses axes transversal et longitudinal. x y Disposition des nervures dans le plan moyen de
de ses axes transversal et longitudinal. x y Disposition des nervures dans le plan moyen de

16

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

Ce passage d’une répartition discrète de la rigidité, à une répartition continue, est l’hypothèse principale sur laquelle

repose cette méthode.

La deuxième hypothèse consiste à admettre que le coefficient de

Poisson du matériau constitutif est nul.

La troisième hypothèse consiste à considérer une charge sinusoïdale appliquée dans la direction des poutres

Le réseau des poutres sera assimilé à une dalle orthotrope

possédant deux bords libres (selon ox) et deux bords simplement

appuyés (selon oy).

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

La méthode s’appuie sur la résolution approchée de l’équation

différentielle d’un grillage simple d’une travée indépendante, de

portée L et de largeur 2b, constitué de n poutres longitudinales (portée L, espacement b1) et de m entretoises (portées 2b, et espacement L1).

P

4

w

x

4

P

E

4

w

 

2

x y

2

E

4

w

y

4

p x y

(

,

)

P , E : rigidité flexionnelle des poutres, respectivement, des entretoises répartie par unité de longueur

P , E : rigidité torsionnelle des poutres, respectivement , des entretoises répartie par unité de longueur

w : déformée de la dalle

p(x,y) : chargement de la dalle

18
18

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

Poutres

B p =E.I P

C P =G.K P

Entretoises

B E =E.I E

C E =G.K E

E 2(1  )
E
2(1  )
Entretoises B E =E.I E C E =G.K E E 2(1  ) E : Module

E : Module de Young

G: Module de cisaillement.

I P et I E sont les moments d'inerties de flexions des poutres, respectivement, des entretoises. K P et K E sont les moments d'inerties de torsions des poutres, respectivement, des entretoises.

G

ν : coefficient de Poisson

Rigidité de

flexion :

Rigidités par unité de longueur

p

E

B

E

.

I

p

p

b 1

b 1

B

E

I

E

E

.

L

1

L

1

Rigidité de

Torsion :


p

E

C

p G

. K

p

 

b 1

b 1

C

E G

. K

E

 

L

1

L

1

p G . K p   b 1 b 1 C E G . K


p

E

E

K

p

2 b

1

E K

E

2

L

1

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet Les 2 paramètres fondamentaux

Méthode de Guyon-Massonnet Les 2 paramètres fondamentaux • La résolution analytique directe de cette équation

La résolution analytique directe de cette équation conduit à des calculs compliqués et peu pratiques à mettre en œuvre.

La méthode de Guyon-Massonnet permet de s’affranchir de cette difficulté en utilisant une méthode approximative basée sur les coefficients de répartitions.

La construction réelle est remplacée par une dalle orthotrope présentant les mêmes

rigidités moyennes de flexion et de torsion.

Deux paramètres caractérisent l’ouvrage calculé :

b  P 4 L  E
b
P
4
L
E

Paramètre d’entretoisement

Paramètre de torsion

   P E 2   P E
 
P
E
2
 
P
E

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet Les 2 paramètres fondamentaux

Méthode de Guyon-Massonnet Les 2 paramètres fondamentaux Paramètre d’entretoisement : caractérise la souplesse

Paramètre d’entretoisement : caractérise la souplesse de l’entretoisement

Plus

Lorsque le pont est très allongé ou les entretoises sont très

rigides, est voisin de zéro.

est grand, plus l’entretoisement est souple.

Pour <0.3,

plus l’entretoisement est souple. Pour  <0.3, méthode de Courbon Paramètre de torsion : caractérise la

méthode de Courbon

Paramètre de torsion : caractérise la résistance à la torsion de l’ouvrage

Ce coefficient varie entre 0 et 1

= 0 = 1

(P + E ) = 0

La résistance à la torsion est négligeable.

(P + E ) = 2 [P = E = ] Le pont est une dalle isotrope.

4

w

x

4

2

4

w

2

 

x y

2

4

w

y

4

(

p x y

,

)

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet
CRT : Méthode de Guyon-Massonnet
4 4 4  w  w  w      
4
4
4
 w
 w
 w
P
4
P
E
2
2
E
4
 x
 
x y
y
x
w x y W y e
(
,
) 
(
,
)sin
L

 x p sin( ) 0 L
x
p
sin(
)
0
L
CRT : Méthode de Guyon-Massonnet
CRT : Méthode de Guyon-Massonnet
• Ils supposent de repartir la charge uniformément sur toute la largeur de la plaque
• Ils supposent de repartir la charge
uniformément sur toute la largeur de la
plaque (charge cylindrique)
• Par suite, la déformée aussi sera
cylindrique (ne dépend pas de y)
x
w x
(
)
W
sin
0
0
L
1
avec
W
W
(
y
,
e
)
dy
0
 b
 b
2 b
1
. x
e n effet
:
w
(
x
) 
W
(
y
,
e
)sin
dy
0
 b
 b
2 b
L
1
. x
 x
w
(
)
W
(
y
,
e
)
dy
. sin
0
 b
 b
2 b
L

)

w

0

(

x

W

0

. sin

. x

L

23

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

Guyon-Massonnet introduisent un rapport entre la déformée en un

point due à la charge linéaire et la déformée du même point due la

charge répartie.

Ce coefficient K est aussi le rapport entre le moment fléchissant d’une

poutre du à la charge linéaire excentrée et le moment fléchissant de la

même poutre du la charge répartie.

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

Supposons que le tablier du pont soit soumis à un ensemble des charges « en lame de

couteau » :

 . x p x y ( , )   p .sin i L
.
x
p x y
(
,
)
p
.sin
i
L
i  1

Placée à la position e i

La déformée du tablier du pont, est égale à la somme des déformées dues à chacune des

charges « en lame de couteau » :

w

(

y

)

x

,

w

(

x

,

y

,

e

i

)

i

1

w

(

x

,

y

)

i 1

(

P W

i

.

(

y

,

e

i

) sin

. x

L

)

w

w

w

(

(

(

x

x

x

,

,

,

y

y

y

)

)

)

[

i

1

P W

i

.

(

y

,

sin

W

0

. x

L

[

i 1

sin

. x

L

[

e

i

)] sin

. x

L

(

P W

i

.

0

.

K

(

y

,

i 1

(

P K

.

i

(

y

,

e

i

ei

)]

)]

25

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

Si toutes ces charges étaient réparties sur la longueur, du tablier du pont avec la

densité

P

i

i 1

2 b

La déformée du tablier a l’expression suivante :

(

w x y

,

)

W

0

(

x

).

W

0

(

x

)

W

i 1

p

i

.

0

. sin

. x

L

W ( x ) 0  W  0  . x (  Pi
W
(
x
)
0
W
0
 . x
(
 Pi
) sin
L
i  1
p K
.
(
y e
,
)
i
i
i
 1
p
i
i
 1

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

(

w x y

,

)

W

0

(

x

).

i 1

 p K . ( y e , ) i i i  1 
p K
.
(
y e
,
)
i
i
i  1
p
i
 1  p K . ( y e , ) i i i  1

Les charges P i sont constantes

est le coefficient de répartition transversale par poutre

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet Calcul de K

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet Calcul de K • si  = 0 • si 

si

= 0

si

= 1

Calcul de K • si  = 0 • si  = 1 K 0 K

K 0

K 1
K
1

K 0 et K 1 sont données soit par

des formules soit par les tables

de Guyon-Massonnet en fonction de θ, e et y

si est quelconque, K est déterminé par une interpolation selon Massonnet



CRT : Méthode de Guyon-Massonnet Calcul de K

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet Calcul de K 29
CRT : Méthode de Guyon-Massonnet Calcul de K 29
29
29

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet Calcul de K

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet Calcul de K 30
30
30

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

Propriétés de K
Propriétés de K

Le coefficient K dépend de la valeur:

des paramètres fondamentaux α (de torsion) et θ (d’entretoisement).

de l’excentricité de la charge « e ».

de l’ordonnée de la poutre principale considérée « y ».

K

0

K

0

(

e

,

,

y

1

2

5

b b

);

K

1

K

1

(

,

e

,

y

)

:

Varie de

Varie de

Varie de

b ,

3 b

4

b

,

3

b

2

, b

0 à

1 à

2 à

de

0.05

e n

0.05

de

0.10

e n

0.10

de

0.20

e n

0.20

b

,
4

3

b

e

,0,

, b

 

4

,
2

,
4

b b

Pour y <0 les valeurs sont symétriques.

y 0,

4

,

2

,

4

K ( y , e) K (e, y )

1

2

(

K e

b

)

 

(

K e



3 b

4

)

(

K e

3 b

4

)

1

K e b

2

(

)

8

31

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

Propriétés de K
Propriétés de K

.

.

.

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet Propriétés de K . . . 32
32
32

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

Calcul de K
Calcul de K

Pour une poutre d'ordonnée y, on procède à une interpolation linéaire entre les valeurs de y données dans les tableaux de Guyon-

Massonnet. Une interpolation linéaire peut se faire par rapport à θ.

Pour aboutir à K, on trace sa ligne d'influence K = K(e). Puis

on place les charges réglementaires sur cette Li, de la manière la

plus défavorable, en respectant les règles d'application pour

chaque charge.

Le coefficient K sera égal à l'ordonnée de la Li de K au point de

l'application de la charge.

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet
CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

Évaluation de K d'après ses Li, pour différentes charges

Cas 1: Charge A L

K

Al

i

Al

i

Placer A l transversalement de manière à produire l’effet le plus défavorable

Al

L

Al

K

Al

i

n

AL est la surface couverte transversalement par A L sur la ligne d’influence de K.

L AL est la largeur couverte transversalement par A L sur la ligne d’influence de K.

n est le nombre des poutres

Pour retrouver le cas le plus défavorable, il faut comparer pour les différentes combinaisons de A l .

a

1

Al

CRT : Méthode de Guyon-Massonnet
CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

Evaluation de K d'après ses Li, pour différentes charges

Cas 2: Charge de trottoir q tr

Deux cas possibles : soit un trottoir est chargé soit deux trottoirs. Le coefficient K tr est déterminé de la même manière que pour A l

K i

tr

tr

i

tr

L

tr

K

tr

i

n

tr est la surface couverte par les trottoirs sur Li de K.

L tr est la largeur couverte par les trottoirs sur Li de K.

n est le nombre des poutres

Pour retrouver le cas le plus défavorable, il faut comparer le CRT

d’un seul trottoir chargé ou de deux trottoirs chargés

Poutre de rive

Poutre de rive 36

Poutre intermédiaire

Poutre intermédiaire
CRT : Méthode de Guyon-Massonnet
CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

Evaluation de K d'après ses Li, pour différentes charges Cas 3: Charge B c

Un essieu se compose de 2 roues. Transversalement, sa charge P se

divise en deux.

de 2 roues. Transversalement, sa charge P se divise en deux. Ainsi, dans le sens longitudinal,
de 2 roues. Transversalement, sa charge P se divise en deux. Ainsi, dans le sens longitudinal,

Ainsi, dans le sens longitudinal, on prendra comme P la charge d'un

essieu

K

B c

1

i N

N

j 1

K

Bc

i

K

Bc

i

n

K j : ordonnée de la Li de la réaction K i au droit des points d'application des charges concentrées

j du camion Bc.

Pour retrouver le cas le plus

défavorable, il faut comparer

pour les différentes combinaisons de B c .

b N

c

f

i

Bc

38

Poutre de rive

Poutre de rive 39

Poutre intermédiaire

Poutre intermédiaire 40
CRT : Méthode de Guyon-Massonnet
CRT : Méthode de Guyon-Massonnet

Evaluation de K d'après Li, pour différentes charges Cas 3: Charge M c

Le poids d'un char est partagé entre les deux chenilles.

poids d'un char est partagé entre les deux chenilles . L c h 1 , L

L ch1, L ch2 largeur de deux chenilles

. L c h 1 , L c h 2 largeur de deux chenilles K 1

K

1

L

ch 1

ch 1

M c

i 2

1

2

1

2

(

K

1

1

ch 2

2

L

ch 2

K

2

)

1

2

(

K

3

K

4

)

Mc

i

K

Mc

i

n

1

4

K

1

K

2

K

3

K

4

41

Poutre de rive

Poutre de rive 42

Poutre intermédiaire

Poutre intermédiaire 43
Charges CRT Caractéristiques   Cas le plus défavorable A L 0.2478 a 1 =0.9 ;

Charges

CRT

Caractéristiques

 

Cas le plus défavorable

A

L

0.2478

a 1 =0.9 ; L AL =9m

3 voies chargées

q

tr

0.0286

L

tr =1.25m

 

2 trottoirs chargés

B

c

0.8121

b

c =0.95

3 files Bc

Mc120

0.2965

L Mc = 1m

 

1 char de Mc120

Charges

CRT

Caractéristiques

 

Cas le plus défavorable

A

L

0.2427

a 1 =1 ; L AL =6m

 

2 voies chargées

q

tr

0.8685

L

tr =1.25m

 

2 trottoirs chargés

B

c

0.5729

b

c =1.1

 

2 files Bc

Mc120

0.342

L Mc = 1m

 

1 char de Mc120

Poutre

intermé

diaire

Poutre

de rive

44

Annexes pour le calcul de CRT selon la méthode de Guyon-Massonnet-Bares
Annexes pour le calcul de CRT selon la
méthode de Guyon-Massonnet-Bares

Plusieurs méthodes d'analyse globale sont disponibles :

L'analyse par la méthode du grillage est celle qui est le plus fréquemment utilisée. Elle permet une

idéalisation simple de la structure et une interprétation simple des résultats.

Une attention particulière est demandée pour la conception du grillage de modélisation. Sont passés en

revue les ponts biais, les effets locaux dans les dalles, les rigidités de flexion et de torsion des barres du

grillage, la modélisation des poutres principales de flexion longitudinale et l'interprétation des résultats.

La méthode de calcul des dalles orthotropes n'a qu'une application limitée. La méthode des âmes plissées est utilisée pour étudier l'effet des déformations des sections en

caisson.

La méthode des éléments finis est de plus en plus utilisée. Cette méthode d'analyse par matrice de

rigidité permet de s'adapter à toutes sortes de cas.

Les charges d'exploitation créent des distorsions des caissons qui peuvent être contrôlées dans le cas des caissons métalliques et des caissons en ossature mixte acier-béton par l'utilisation de diaphragmes ou de cadres intermédiaires. Les efforts dans les diaphragmes ou les cadres intermédiaires peuvent être calculés par :

une méthode simple une méthode plus générale.

Dans le cas de membrures très larges, les effets du traînage de cisaillement (shear lag) doivent être pris en compte.

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