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Les fonctions numériques.


I. Vocabulaire :
Définir une fonction f, c’est donner un procédé qui à chaque nombre x associe au plus un
nombre noté f(x).
Le procédé peut être une formule, une courbe, un tableau de valeurs, un programme …

On écrit : f : x a f(x) ( on lit : « f est la fonction qui à x associe f de x » )


( f : x a y ou f(x) = y. )

Exemple :
Avec la courbe des températures : à 12 heures, il fait 3°C ; f(12) = 3.

x est la variable.
Si f(x) est le nombre y, on dit que y est l’image de x.
On dit aussi que x est un antécédent de y par f.

Exemples :
f(12) = 3 3 est l’image de 12 par f.
12 a pour image 3 par f.
12 est un antécédent de 3 par f.
3 a pour antécédent 12 par f.

Pour une expression f(x) donnée, on appelle ensemble de définition, l’ensemble D des valeurs
de x pour lesquelles on calcule cette expression.

Un réel de l’ensemble de définition a toujours une et une seule image.


Un réel peut voir zéro, un ou plusieurs antécédents.

Exemples :
f(x) = x² – 2x – 15
Df = Ë
L’image de 7 par f est f(7) = 7² - 2 × 7 – 15 = 49 – 14 – 15 = 20.
0 a deux antécédents : -3 et 5 ( car f(-3) = f(5) = 0 )
2 est un antécédent de –15.

2x+7
g(x) =
3x-4
4
Domaine de définition : il faut que 3x-4 ≠ 0 ; Dg = Ë \{ }.
3
7 7
G(0) = - , 0 a pour image – .
4 4
II. Représentation graphique :
1) Définition :
rr
Dans un repère (O, i, j ) , on appelle représentation graphique d’une fonction f, l’ensemble
des points M de coordonnées ( x ; y ) lorsque x prend toutes les valeurs de Df et que y = f(x).
On dit aussi courbe représentative de la fonction f.
On dit que la courbe a pour équation y = f(x).

2) Méthode :
On calcule des images en nombre suffisant, à l’aide de la calculatrice et on présente les
résultats dans un tableau de valeurs.

Exemples :

a. Tracer la représentation graphique de la fonction f définie sur [-2 ; 3] par f(x) = x²-2x-1.

x -2 -1 0 1 2 3
y
f(x) 7 2 -1 -2 -1 2

1
b. Tracer la représentation graphique de la fonction f, qui à x associe sur [ -2 ; 3 ].
1+x²

x -2 -1 0 1 2 3 2
y
f(x) 0,2 0,5 1 0,5 0,2 0,1
1

x
0

-1
-2 -1 0 1 2 3
III.Lecture graphique d’une image et d’un
antécédent :

1) Lecture d’une image :


Soit f une fonction définie sur un intervalle I, Cf
sa courbe représentative et a un réel de I.
On cherche graphiquement l’image de a.

f(a) est l’image de a.

2) Lecture d’un antécédent :


Soit f une fonction définie sur un intervalle I, Cf
sa courbe représentative et b un réel
quelconque.
On cherche graphiquement le ou les antécédents
de b.

b a deux antécédents x1 et x2.

Remarque : On doit justifier une réponse graphique.

3) Exemple :
Soit f la fonction définie sur l’intervalle [-2 ; 3] par f(x) = x² - 2x – 4 .
1) Tracer, avec soin, la courbe représentative de f dans un repère orthonormé.
2) Déterminer graphiquement, s’ils existent, les antécédents de –2 ; 0 et –7.

f(x) = x² - 2x – 4 Df = [ -2 ; 3]
y

x -2 -1 0 1 2 3

f(x) 4 -1 -4 -5 -4 -1 x

On trace la droite d’équation y = - 2 et


on lit l’abscisse des
points d’intersection avec la courbe.
Les antécédents de (-2) sont –0,7 et
2,7.
De même l’antécédent de 0 est –1,2.
De même, -7 n’a pas d’antécédent.
IV.Résolution graphique :

1) Equations :

Résolution f(x) = k. Résolution de f(x) = g(x).

On trace la droite d’équation y = k et on lit On trace les deux courbes Cf et Cg et on lit


les abscisses des points d’intersection avec les abscisses des points d’intersection.
la courbe.

S = { x1 ; x2 } S = { x1 ; x2 ; x3 }

2) Inéquations :

Résolution f(x) ≥ 0. Résolution f(x) ≥ k. Résolution de f(x) ≥ g(x).

On lit les intervalles sur On trace la droite d’équation On trace les deux courbes Cf
lesquels la courbe est au- y = k et on lit les intervalles et Cg et on lit les intervalles
dessus des axes des sur lesquels la courbe est au- sur lesquels Cf est au-dessus
abscisses. dessus de cette droites. de Cg.

S = [x1 ; x2] U [x3 ; + ∞ [ S = [x1 ; x2] S = ] - ∞ ; x1 ] U [x2 ; x3]


3) Exemple :

Soient f et g les fonctions définies sur [ -1 ; 6 ] par f(x) = x² - 4 x - 1 et g(x) = x – 1 .


1) Tracer Cf et Cg dans un repère orthonormé.
2) Résoudre graphiquement
a) f(x) ≥ 0.
b) f(x) ≤ g(x)

y
a) On lit les intervalles sur lesquels Cf est au dessus de
l’axe des abscisses.
x
S = [-1 ; -0,3] U [4,2 ; 6].

b) On lit les intervalles sur lesquels Cf est au dessous de Cg.


S = [0 ; 5 ].

4) Tableau de signes des fonctions :


Lorsque l’on résout les inéquations f(x) > 0 ou f(x) < 0, on représente les résultats dans un
tableau de signes.

V.Variation – Extremum :
1) Sens de variation :

f est une fonction définie sur un intervalle I.


Dire que f est croissante sur I signifie que pour
tous réels x1 et x2 de I :
Si x1 ≤ x2 alors f(x1) ≤ f(x2).
( Une fonction croissante conserve les inégalités. )

Dire que f est décroissante sur I signifie que pour


tous réels x1 et x2 de I :
Si x1 ≤ x2 alors f(x1) ≥ f(x2).
( Une fonction décroissante inverse les inégalités. )

Dire que f est constante sur I signifie que pour tous réels x1 et x2 de I , on a f(x1) = f(x2).
Une fonction monotone sur I est une fonction soit croissante sur I, soit décroissante sur I.
2) Extremum :

La fonction f admet un La fonction f admet un


maximum f(a) en a sur minimum f(b) en b sur
l’intervalle I lorsque, pour l’intervalle I lorsque, pour
tout x de I, f(x) ≤ f(a). tout x de I, f(x) ≥ f(b).

VI. Tableau de variations :

Etudier les variations d’une fonction signifie : trouver les intervalles sur chacun desquels la
fonction est monotone.
Les résultats sont représentés dans un tableau de variations.
Des flèches schématisent la croissance, la décroissance ou la constance de la fonction.

Exemple :
Donner le tableau de variations d’une fonction f définie sur [ -8 ; 4 ] dont voici une
représentation graphique.

La fonction f est décroissante sur [ -8 ; -5 ], croissante sur [ -5 ; 2 ] et décroissante sur


[ 2 ; 4 ].
Sur la première ligne du tableau, on note les bornes des intervalles où la fonction est
monotone.

x −8 -5 2 4
3 6
f(x)
-2 0

La fonction f admet un minimum en –5 (minimum égal à –2 ) et un maximum en 2 ( maximum


égal à 6 ).