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Orlans, le 03 mai 2016

Mesdames,
En premier lieu, nous tenons, au nom de la majorit dpartementale, tmoigner de notre motion
suite au geste irrparable de ce mineur.
Cependant, cette tragdie ne peut excuser la charge outrancire porte au Dpartement.
Nous tenons dnoncer publiquement les propos tenus dans votre lettre ouverte du 26 avril 2016
concernant le jeune qui sest malheureusement donn la mort, deux mois aprs avoir fait lobjet
dune mise en dtention provisoire pour viol.
Nous dnonons vos mthodes consistant mettre en cause le Dpartement, alors que ce jeune
ntait plus plac sous sa responsabilit, depuis sa dtention au centre pnitentiaire de Tours.
Nous dnonons fermement votre intention visant instrumentaliser un drame qui trouve son
origine dans une histoire personnelle.
Nous dnonons votre manque de clairvoyance sur la situation de ces mineurs, presque majeurs, qui
vous conduit tous les stigmatiser, sur la base dun cas isol de violence.
Nous dnonons votre propension formuler des assertions globalisantes, considrant que
lensemble des jeunes confis lASE sont traits de manire indiffrencie sans tenir compte de leur
situation particulire.
Nous dnonons la facilit avec laquelle vous portez un discours de victimisation sans prendre en
considration le travail ralis par les agents dpartementaux : des hommes et des femmes, qui
accompagnent ces mineurs et non l institution comme vous lindiquez.
Nous dnonons labsence de compassion lgard des deux victimes, lesquelles ont t violemment
agresses par le jeune homme, aujourdhui dcd.
Nous dnonons votre silence sur laugmentation des flux daccueil de ces jeunes sans que des
moyens suffisants soient allous par lEtat pour les accueillir correctement et dont le nombre est
sciemment minor par le Ministre de la justice charg de faire fonctionner le dispositif national de
prise en charge des Mineurs Non Accompagns .
Nous dnonons votre allgation mensongre consistant dire que le Dpartement vous a ferm les
portes. Nous sommes alls votre rencontre et nous avons reu, dans une disposition dcoute, le
collectif accompagn de deux jeunes isols trangers. Mais pour dialoguer sereinement, encore fautil tre deux le souhaiter, ce qui ne transparat pas dans vos propos.
Dans ces conditions, nous ne voyons pas de quelle manire nous pourrions construire un quelconque
change au regard de propos aussi dplacs et injurieux.