Vous êtes sur la page 1sur 24
ALORS QUE CETTE INSTANCE INDÉPENDANTE EST PRÉVUE PAR LA LOI, LE MINISTRE S’Y SUBSTITUE ET
ALORS QUE CETTE INSTANCE INDÉPENDANTE EST PRÉVUE PAR LA LOI,
LE MINISTRE S’Y SUBSTITUE ET ANNONCE QU’IL VA LA SUPPRIMER
Grine : “L’Autorité de régulation
de la presse écrite, c’est moi”
P.3
Billel Zehani/Liberté

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

CONTRIBUTION

CESSION D’ACTIONS DU GROUPE DE PRESSE EL KHABAR

Le recours du

ministère de la

Communication

TRIPARTITE DU MOIS DE JUIN PROCHAIN

El-Ghazi :

“Le SNMG ne sera pas augmenté” P.8

on PP.444////66666
on
PP.444////66666

est-il fondé ? P.4/6

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7223 MERCREDI 4 MAI 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

D’I’IINFNFNFNFFFFORORORMATION. 37, R

ALORS QUE CEVITAL EST INVITÉ ET SPONSOR MAJEUR DE L’ÉVÉNEMENT

Forum algéro-britannique sur l’investissement

Bouchouareb exige l’exclusion d’Issad Rebrab !

P.2

Yahia Magha/Archive/Liberté
Yahia Magha/Archive/Liberté
Yahia Magha/Archive/Liberté
Yahia Magha/Archive/Liberté

Une petite leçon au grand donneur de leçons

D ans son édition du 2 mai 2016 et dans un “commentaire” publié en page 24, le journal gouvernemental El Moudjahid a, une nouvelle fois, cité notre journal, Liberté, se substituant, lui aussi, à cette fantomatique Autorité de régulation de

la presse écrite. Notre journal est ainsi accusé, notamment, de vouloir “régler des comptes” et d’avoir, “au nom de la liberté de la presse”, lancé “une cabale d’une rare violence” contre le “ministre de l’Énergie et des Mines”. L’auteur de l’article voulait sans doute écrire “le ministre de l’Industrie et des Mines” puisque c’est bien lui qui avait été cité dans l’affaire Panama Papers. Passons sur cette confusion, surtout que ce journal n’en est pas à sa première du genre. Dans son commentaire au titre évocateur (“La liberté, chiche”), l’auteur jubilait de voir le nom d’Issad Rebrab mêlé gratuitement et indûment à cette scabreuse

Par :

“LIBERTE”

affaire d’évasion fiscale dans laquelle a trempé le ministre de l’Industrie et, heureux de pouvoir enfin nous faire la leçon, il nous mettait au défi de traiter la prétendue implication de M. Rebrab comme nous l’avions fait pour M. Bouchouareb. Mais les vessies ne sont pas des lanternes, messieurs d’El Moudjahid. À l’heure où vous rédigiez votre article, Liberté avait déjà fait son boulot. Comme il se doit et comme l’exigent les règles du professionnalisme (lire notre édition du 2 mai 2016, page 2). Sauf que, pour votre malheur, M. Rebrab s’est exprimé entretemps, contrairement à M. Bouchouareb dont les explications sont toujours attendues par les Algériens et, donc, par les médias, dont Liberté. Pour votre malheur aussi, le directeur de l’organe ayant publié la fausse information sur M. Issad Rebrab s’est rétracté et

s’est excusé publiquement. Les excuses du journal Le Monde à M. Bouchouareb, quant à elles, sont également toujours attendues. C’est promis : nous nous en ferons l’écho dès qu’elles tomberont. Pourvu qu’elles tombent un jour ! Mieux, nous serons même très heureux de savoir que notre ministre de l’Industrie est probe et honnête. Mais, peut-on encore oser l’espérer ? Comme vous l’avez constaté ainsi que nos lecteurs, Liberté a donc fait état de l’ensemble des faits liés à cette pseudo-affaire : la publication de la fausse information par Ennahar online, le retrait de ce faux scoop, la réaction d’Issad Rebrab, les déclarations de la direction de la communication du Groupe Cevital. Et notez bien que nous n’y avons ajouté aucun commentaire enflammé et signé d’un pseudo, comme vous aimez tant le faire ! Votre jubilation aura donc été de courte durée, et vous nous en voyez sincèrement désolés.

(SUITE EN PAGE 2)

! Votre jubilation aura donc été de courte durée, et vous nous en voyez sincèrement désolés.

2

L’actualité en question

Mercredi 4 mai 2016

LIBERTE

ALORS QUE CEVITAL EST INVITÉ ET SPONSOR MAJEUR DE L’ÉVÉNEMENT : FORUM ALGÉRO-BRITANNIQUE SUR L’INVESTISSEMENT

Bouchouareb exige l’exclusion d’Issad Rebrab !

Le gouvernement ne s’impose aucune limite dans son acharnement contre le groupe industriel Cevital et son président, Issad Rebrab.

P endant que le ministre de la Com- munication, se substituant, par le fait du prince, aux administra- tions chargées de la veille écono- mique, travaillait à la saisine du tribunal pour l’annulation d’une

transaction commerciale conclue, en toute lé- galité et transparence, entre El Khabar et la so-

ciété Ness- Prod, filiale de

Cevital, d’autres structures du gouvernement s’affairaient à gêner le reste des activités du groupe industriel. En effet, une autorité gou- vernementale, d’aucuns devineraient aisé- ment de qui il s’agit, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, fort as- surément, s’est élevée contre la présence du président du Groupe Cevital à un forum d’investissement algéro-britannique prévu pour le 22 mai prochain à Alger. Signe de déliquescence de l’État, ladite auto- rité, prenant le risque d’afficher une piètre ima- ge de l’Algérie, a menacé de boycotter l’évé- nement si le patron de Cevital est présent. On

PAR SOFIANE AÏT IFLIS

doit à l’opinion le récit d’un chantage indigne d’un gouvernement qui se réclame démocra- tique et républicain. Début avril, le Groupe in- dustriel Cevital est contacté par une agence de communication britannique, Business Deve- lopment Manager (ABM), basée au 150 Too- ley Street à Londres, pour lui proposer de par- ticiper à un forum d’investissement algéro-bri- tannique, qui aura lieu à Alger le 22 mai, mais aussi s’il était intéressé de participer au spon- soring de l’événement. La réponse, pour un grand groupe comme Cevital et un capitaine d’industrie comme Rebrab, ne pouvait être qu’affirmative. Jusque-là, point de problème. Les choses allaient normalement à la grande satisfaction des Britanniques qui apprécient fort bien la participation du capitaine de l’in- dustrie algérienne à un forum dédié à l’inves- tissement. Le Groupe Cevital a accepté de sponsoriser le forum à hauteur de 8 000 livres. Le contrat est établi dans les formes. Or, ne voilà-t-il pas qu’hier, le jour où le ministre de la Commu- nication rageait contre Issad Rebrab, la direc-

tion de la communication du Groupe Cevital reçoit un message inattendu du patron de Bu- siness Development Manager (DMA), James McKay, qui l’informe qu’il venait de recevoir une injonction d’une “autorité gouvernemen- tale” qui a exigé de sa boîte d’éliminer le pré- sident du Groupe Cevital de la liste des par- ticipants au forum, à défaut de quoi le gouver- nement algérien ne sera pas au rendez-vous. On imagine la stupéfaction des Anglais, dont le flegme légendaire est pour ainsi dire mis à rude épreuve. Pour eux, assurément, il est pour le moins in- compréhensible qu’une autorité gouverne- mentale agisse de la sorte contre un industriel et un contributeur de premier ordre. Par re- tour d’e-mail, le patron de DMA s’est enten- du répondre par la direction de la communi- cation du groupe que Cevital maintient sa par- ticipation au dit forum et, du coup, décline la proposition de remboursement des frais de sponsoring qui lui a été faite. Contactée par nos soins, la direction de la communication de Ce- vital s’est déclarée “étonnée” que le gouverne-

ment agisse de la sorte, déplorant “l’image très négative” ainsi donnée de l’Algérie, et qu’il est, de ce fait, “vain, dans ces conditions, de tenter d’instaurer un climat de confiance entre les in- vestisseurs nationaux et étrangers”. L’on a appris, par ailleurs, que les autorités et les hommes d’affaires britanniques souhaitent vivement que le président de Cevital, le plus important investisseur algérien, soit au rendez- vous du 22 mai. Rappelons que la même au- torité gouvernementale avait tenté par le pas- sé d’empêcher la participation du patron de Cevital à un forum économique à Abu Dha- bi. L’ambassadeur d’Algérie aux Émirats arabes unis avait, sur instruction d’une offici- ne autre que le MAE, rayé M. Rebrab de la lis- te des participants. Le patron de Cevital est tout de même parti, officiellement invité qu’il était. Voilà des faits qui démentent les alléga- tions de Hamid Grine sur sa prétendue veille à l’application de la loi et qui donnent la preu- ve de l’acharnement sur un groupe industriel, qui s’appelle Cevital.

S. A. I.

SUITE DE LA PAGE 1

n Nous sommes conscients que nous venons, par ces lignes, vous donner des explications auxquelles nous ne sommes pas tenus et que vous n’êtes pas fondés à nous demander. Surtout pas vous. Liberté a sa propre ligne éditoriale, il en est seul maître et compte bien le rester. Et, Dieu merci, cette ligne éditoriale n’est pas celle d’El Moudjahid. Ainsi va la liberté de la presse, ainsi va le pluralisme médiatique et il n’y a que l’importance des lectorats respectifs des journaux, du moins pour ceux qui en ont un, pour faire la différence. Pour autant, nous n’allons pas rater l’occasion que vous nous donnez de vous faire un peu la leçon :

1- Vous avez superbement ignoré tout sens de l’éthique en rapportant une fausse information, 12 heures après la révélation de sa fausseté, 12 heures après les excuses du média qui en avait fait état en premier. 2- Vous avez foulé aux pieds toute considération professionnelle ou déontologique en ignorant un communiqué rendu public par une personne incriminée injustement. 3- Ce faisant, vous vous êtes rendu complice, de façon manifeste et indiscutable, d’une manipulation grossière dont le but évident était de nuire à la réputation d’un capitaine d’industrie dont le seul crime, nous y voilà, est de ne pas figurer parmi les préférés de

M. Bouchouareb. À propos de règlement de comptes, on ne peut pas faire mieux. Et cela se comprend : El Moudjahid est assurément une vieille école en la matière. “L’éditorialiste de Liberté va-t-il nous livrer sa brillante lecture des faits ou va-t-il, tout simplement, se transformer en marmotte ?”, vous interrogiez-vous, avec cet espoir déclaré de pouvoir enfin nous prendre en flagrant délit de duplicité. La réponse est sous vos yeux. Cherchez-y donc la moindre trace du début du commencement de l’ombre d’une duplicité. “LIBERTÉ”

Publicité

donc la moindre trace du début du commencement de l’ombre d’une duplicité. “LIBERTÉ” Publicité F.444

F.444

LIBERTE

Mercredi 4 mai 2016

L’actualité en question

3

ALORS QUE CETTE INSTANCE INDÉPENDANTE EST PRÉVUE PAR LA LOI, LE MINISTRE S’Y SUBSTITUE ET ANNONCE QU’IL VA LA SUPPRIMER

Grine : “L’Autorité de régulation de la presse écrite, c’est moi”

Le ministre ne propose ni plus ni moins qu’un amendement de la loi pour supprimer cette autorité, laquelle, par ailleurs, n’a jamais été mise sur pied.

L a célébration, hier, de la Journée mondiale de la liberté de la pres- se n’a pas été de tout repos pour le ministre de la Communication,

Hamid Grine. Elle n’était surtout pas une opportunité pour lui de se re- cueillir à la mémoire des journalistes assassinés et, encore moins, un mo- ment festif. Interrogé sur des questions d’ac- tualité au Forum d’El Moudjahid consacré à cette journée, le ministre s’est, quelquefois, empêtré dans des incohérences, des contradictions et des approximations. Il s’est parti- culièrement emmêlé les pinceaux lorsqu’il a évoqué les instruments lé- gaux qui devaient régir la corpora- tion, comme l’Autorité de régulation de la presse écrite. Les explications que les journalistes ont sollicitées du ministre lors de son passage au Forum d’El Moudjahid l’ont poussé à adopter plutôt une

posture défensive. Ainsi, le ministre a annoncé, contre toute attente, que l’Autorité de régulation de la pres- se écrite, telle que prévue dans la loi relative à l’information du 12 janvier 2012, n’a pas lieu d’être. Il explique que rares sont les pays qui adoptent ce genre de mécanisme pour régir la presse écrite. De fil en aiguille, le mi- nistre ne propose ni plus ni moins qu’un amendement de la loi pour supprimer cette autorité, laquelle, par ailleurs, n’a jamais été mise sur pied. Le ministre est dans son plein droit de proposer un amendement d’une loi qu’il n’aime pas. Sauf qu’une loi ne peut être trans- gressée au seul motif que la tutelle se préparerait à l’amender. Une loi est faite pour être appliquée, d’abord, pour en tirer, ensuite, les enseigne- ments nécessaires et décider de son maintien ou de son amendement. M. Grine justifie cette volonté d’amen- dement de la loi, pour en élaguer les articles relatifs à l’Autorité de régu-

IL DEMANDE AUX ANNONCEURS PRIVÉS DE BOYCOTTER CERTAINS JOURNAUX

Hamid Grine appelle au génocide médiatique !

L e masque est tombé et le mi- nistre de la Communication, Hamid Grine, assume, main-

tenant, publiquement, son chanta- ge à la publicité. Dans un entretien accordé, hier mardi, au journal élec- tronique TSA, le ministre a lâché le morceau : “Je profite de cette tribu- ne pour lancer un appel à tous les an- nonceurs privés pour leur dire de ne pas contribuer à renflouer les caisses des journaux qui sèment la discorde et qui renvoient une fausse image de l’Algérie.” Pour avoir cité nommé- ment trois quotidiens nationaux, le même jour, lors de son passage au forum d’El Moudjahid, on devine facilement de qui il s’agit, en l’occurrence El Watan, Liberté et El Khabar. Cet appel au meurtre, visiblement programmé contre trois géants de la presse libre et indépendante, ren- voie, justement, une image hideuse de l’Algérie, surtout lorsque cela vient d’un ministre de la Répu- blique qui engage l’“État” dans des représailles aussi abjectes. Il est de notoriété publique que le pouvoir use de la publicité étatique (le mo- nopole Anep), pour étouffer et exercer son chantage sur la presse algérienne. Une démarche assumée, mais aus- si revendiquée depuis que Hamid Grine est à la tête du département de la Communication. Le pouvoir a eu, aussi, à faire pression sur des an- nonceurs privés pour ne pas accor- der de la publicité à certains jour- naux dont la ligne éditoriale n’est pas sur la bonne ligne, version Grine. Mais jamais cette démarche brej- névienne n’a été assumée ni d’ailleurs revendiquée publique- ment. Hier, un 3 mai 2016, Journée

mondiale de la liberté de la presse, Hamid Grine en fait part ouverte- ment. Le comble est que c’est le mi- nistre de la Communication, lui- même, qui apporte de l’eau au mou- lin des deux quotidiens El Watan et El Khabar, qui avaient dénoncé,

dans un passé récent, dans leurs édi- tions respectives, qu’il a pris at- tache avec certains de leurs annon- ceurs pour les priver de publicité. Pas plus tard qu’hier, le directeur gé- néral du quotidien El Khabar, Ché- rif Rezki, affirmait dans le même journal électronique que Hamid Grine “a appelé les annonceurs pri- vés, il y a deux ans, pour leur de- mander de ne plus donner de publi- cité à El Khabar. Chérif Rezki a même donné des détails précis sur cette entreprise assassine : “Nous avons les affirmations de ces an- nonceurs privés qu’on ne peut pas ci- ter car ils ont peur. Hamid Grine leur

a dit, à l’époque, que Mohamed

Djellab (qui était alors ministre des

Finances) était son ami et qu’il pou- vait les aider. C’est-à-dire que si vous ne marchez pas, on vous envoie

le fisc pour des redressements

fiscaux.” Ainsi, ce qui n’était hier que soupçon est aujourd’hui certi- tude, puisque la preuve est donnée noir sur blanc par un ministre de la République. Et quel ministre ! Celui de la Communication qui ap- pelle à tuer financièrement des quo- tidiens nationaux, le jour même où

le monde entier célèbre la liberté de la presse. Après l’ère du musellement, voici donc venu le temps de la “sentence

de mort”. Et ce génocide médiatique

porte désormais une signature, cel-

le de Hamid Grine.

MEHDI MEHENNI

lation de la presse écrite qui, de son point de vue, “fait doublon” avec le ministère de la Communication. Sous d’autres cieux, plus respec- tueux de l’éthique professionnelle et de la liberté de la presse, il n’existe pas de ministère de l’Information et de la Communication. Mais, apparemment, le ministre n’a découvert “l’inutilité” de l’Autorité de régulation, prévue dans les textes de 2012, que tout récemment. En té- moigne une de ses sorties sur le ter- rain. En juin 2015, alors qu’il était en visite à Mila, il avait annoncé que “l’élection de l’Autorité de régulation de la presse écrite ainsi que celle du Conseil d’éthique seront organisées entre les mois de septembre et d’octobre” de l’année écoulée. Mais c’est bien plus tard, quatre ans après la promulgation de la loi, que le ministre trouve des incohé- rences dans des articles qui n’ont ja- mais été appliqués. Dans le texte de la loi relative à l’information de 2012, dans son titre III, 18 articles, au total, ont été consacrés à l’Auto- rité de régulation de la presse écri- te. Le premier stipule qu’“il est ins- titué une Autorité de régulation de la presse écrite, autorité indépendante, jouissant de la personnalité morale et de l'autonomie financière”. Ces articles définissent l’autorité,

Billel Zehani/Liberté
Billel Zehani/Liberté

Hamid Grine, ministre de la Communication, au Forum d’”El Moudjahid”.

ses missions, ses attributions, sa composante… Le forum animé, hier, par le ministre de la Communication a été aussi une occasion pour lui de revenir sur l’affaire de la cession d’actions d’El Khabar. Il a insisté sur le fait que la transaction avec Ness-Prod “est illé- gale” et que si la justice décidait de la fermeture d’El Khabar, son dé- partement “appliquera la loi”.

Le ministre s’en est pris, au cours du même forum, avec virulence à trois quotidiens (Liberté, El Watan et El Khabar, sans les citer) qu’il qualifie de “groupe de pression” et de “lobby”, qui excelle “dans la diffamation, l’insulte et l’invective”. “Ces jour- naux constituent un trio uni dans la haine de l’État”, a encore dit, nou- veau grave dérapage, le ministre.

MOHAMED MOULOUDJ

L’ÉDITO

PAR SAÏD CHEKRI

Au nom de l’État ?!

La question, dès lors, est de savoir comment et par

quel tour de magie noire l’Algérie, ce pays où furent rédigés l’appel du 1er Novembre et la plateforme de la Soummam annonçant la construction d’un État démocratique et social a

pu sombrer dans un tel état de déliquescence institutionnelle. Car il s’agit bien de cela, comme

en atteste cette autre dangereuse extravagance dont s’est rendu coupable un autre ministre, simultanément avec l’aveu surprenant de Grine. L’autre ministre ? Il est aisé de comprendre qu’il s’agit de celui en charge de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb. “

À la bonne heure ! Pour ceux qui en doutaient encore, voilà donc le ministre de la Communication déclarer publiquement son mé- pris de la loi ! Car il n’a rien fait d’autre, hier, lorsqu’il a affirmé

devant un parterre de journalistes qu’il s’arrogeait le droit de se sub- stituer à une autorité de régulation indépendante et dotée d’une au- tonomie financière, expressément prévue par une loi votée par le Par- lement, promulguée par le président de la République et publiée au Jour- nal officiel ! On croit rêver mais c’est la triste réalité de l’Algérie en cet- te année 2016 et au lendemain d’une révision constitutionnelle censée avoir “renforcé le principe de la séparation des pouvoirs”. Réalité d’au- tant plus triste que c’est au nom de l’État algérien qu’une telle forfai- ture est commise, déclarée et assumée. Ce qui, comble de cynisme et d’inconséquence, n’empêche pas M. Grine d’accuser un “trio de journaux unis dans la haine de l’État”. Il y aurait sans doute de bonnes raisons de haïr un État qui a fait de vous son porte-parole, voire son avocat. Mais rassurez-vous, M. Grine : pour notre part, nous n’en sommes pas là. Du moins pas encore… Et nous espérons ne jamais en arriver là. Le problème est toutefois sérieux et appelle une réponse urgente : les Algériens sont bel et bien en rupture de ban avec les institutions cen- sées représenter l’État. La question, dès lors, est de savoir comment et par quel tour de magie noire l’Algérie, ce pays où furent rédigés l’appel

du 1 er Novembre et la plateforme de la Soummam annonçant la construction d’un État démocratique et social a pu sombrer dans un tel état de déliquescence institutionnelle. Car il s’agit bien de cela, comme en atteste cette autre dangereuse extravagance dont s’est rendu cou- pable un autre ministre, simultanément avec l’aveu surprenant de Gri- ne. L’autre ministre ? Il est aisé de comprendre qu’il s’agit de celui en charge de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb. Celui-là même dont on attendait plutôt des explications sur son implication dans un scanda- le d’évasion fiscale et qui, au lieu de cela, s’acharne contre un capitai- ne d’industrie qui ne demande qu’à investir librement dans son pays dans le cadre des lois de son pays. Non, assurément, ces ministres ne peuvent pas avoir parlé au nom de l’État. Nous nous refusons à y croire. Parce que nous croyons encore en l’État, nous restons convaincus qu’ils n’ont pu s’exprimer et agir ainsi qu’au nom d’un clan. n

4

Contribution

Mercredi 4 mai 2016

LIBERTE

CESSION D’ACTIONS DU GROUPE DE PRESSE EL KHABAR

Le recours du ministère de la Communication est-il fondé ?

Saisir directement le juge pour faire annuler ou même suspendre une transaction qui, somme toute, demeure une transaction commerciale régie par le code de commerce, c’est indéniablement méconnaître la loi et commettre un excès de pouvoir.

D ans un communiqué de pres- se publié le 27 avril 2016, le quotidien El Khabar fait état d’une assignation devant le juge des référés du tribunal administratif de Bir-Mourad-

Raïs notifiée à son représentant tendant, sui-

vant les termes de ce communiqué, “à faire an- nuler la convention

de vente de la socié- té par actions El

Khabar au profit de Issad Rebrab pour non-conformité à la loi”. Cet- te citation à comparaître a été délivrée par le ministre de la Communication en tant que de- mandeur dans l’instance et pour l’audience du 2 mai 2016. Une autre assignation ayant le même objet et tendant aux mêmes fins mais portée devant le juge du fond du même tribu- nal administratif a été notifiée au même défen- deur. C’est la première fois qu’un litige de cette na- ture mettant en cause une transaction portant sur la cession d’actifs d’un organe de presse régi par le nouveau code de l’information est por-

té devant une juridiction. Ce litige inédit qui devra faire jurisprudence soulèvera des ques- tions juridiques non moins inédites que le juge (ici le juge administratif) devra trancher en l’absence de règles procédurales claires et précises régissant ce genre de contentieux. L’affaire se résume suivant ce qui a été rappor- té par la presse à un projet de cession d’actions de la société par actions SPA El Khabar au pro- fit de la filiale Ness-Prod du groupe Cevital dé- tenu par l’homme d’affaires algérien Issad Re- brab. Une fois cette transaction finalisée par un acte notarié et par une insertion au Bulle- tin officiel des annonces légales, le ministère de la Communication décide de faire opposi- tion à cette cession arguant de sa nullité pour non-conformité aux dispositions du code de l’information, notamment aux dispositions de l’article 25 et subsidiairement aux dispositions des articles 16 et 17 de la même loi et décide d’une double action en justice : la première est introduite en urgence devant le juge des réfé- rés administratifs du tribunal administratif de Bir Mourad-Raïs qui sera jugée le 2 mai 2016 et la seconde devant le juge du fond du même tribunal qui sera jugée ultérieurement. Les actions intentées par le ministre de la Com- munication, notamment l’action en référé, peuvent-elles aboutir au regard des argu-

Par : M e MOHAMED BRAHIMI (*)

C’est la première fois qu’un litige de cette nature mettant en

cause une transaction portant sur la cession d’actifs d’un orga- ne de presse régi par le nouveau code de l’information est porté devant une juridiction. Ce litige inédit qui devra faire jurispru- dence soulèvera des questions juridiques non moins inédites que le juge (ici le juge adminis- tratif) devra trancher en l’absen- ce de règles procédurales claires et précises régissant ce genre de contentieux.”

D. R.
D. R.

ments juridiques sur lesquels sont fondées ces deux actions ? Tout d’abord, que ce soit pour l’action portée devant le juge des référés administratifs ou pour l’action portée devant le juge du fond, il

y a lieu de s’interroger sur la qualité du ministre

vant la juridiction compétente sachant que cet-

te autorité jouit de la personnalité morale, c’est- à-dire qu’elle a qualité d’agir en justice. Il est vrai que les dispositions du code de l’informa- tion qui régissent l’organisation et le fonction- nement de l’Autorité de régulation (articles 40

de la Communication à saisir le juge d’un tel

en

justice n’est recevable que si le demandeur

à

57 et 64 à 66) ne mentionnent pas expressé-

litige qui relève pour certaines règles d’une pro- cédure spéciale régie par le code de l’informa- tion. Dans toute procédure judiciaire, l’action

ment que c’est cette autorité qui doit saisir la juridiction compétente en cas de violation des dispositions de la loi sur l’information mais l’article 42 de cette même loi dispose claire-

qu’une autorité, en l’espèce le ministère de la

a

la qualité d’agir (article 13 du code de pro-

ment que les recommandations et observations

cédure civile et administrative). Le code de l’in- formation, et eu égard à la spécificité des règles de l’exercice du droit à l’information et de la

de cette autorité sont adressées à l’organe de presse et qu’elle fixe les conditions et délais de leur prise en charge, ce qui implique nécessai-

liberté de la presse, a créé des autorités spéciales chargées de contrôler et de réguler l’activité des médias, en l’occurrence “l’Autorité de régula- tion de la presse écrite” et “l’Autorité de régu- lation de l’audiovisuel”. C’est à ces deux auto- rités qui jouissent de la personnalité morale et de l’autonomie financière et non au ministè-

rement que faute d’obtempérer, l’organe de presse y sera contraint par toutes les voies de droit y compris par voie de justice. Cette pro- cédure de saisine du juge par l’Autorité de ré- gulation aurait dû être affinée et précisée par des textes réglementaires conformément aux articles 45 et 65 de la loi sur l’information mais

re

de la Communication que revient la char-

ces textes ne sont toujours pas publiés.

ge

de veiller au respect par les organes de pres-

Une application stricte de la loi sur l’informa-

se

des dispositions de la loi sur l’information,

tion voudrait que le juge administratif, aussi

y

compris le respect de l’article 25 de ce

bien celui des référés que celui du fond, saisi

même code sur lequel ont été fondées essen- tiellement les deux actions en référé et au fond (art. 40 et 64). En outre, il s’agit dans cette affaire non d’une vente d’un organe de presse à une personne physique mais d’une cession “d’actions” par une société anonyme à une autre société commerciale, c'est-à-dire une transaction qui relève du code de commerce dans ses articles

par le ministre de la Communication aux fins d’annulation de la cession d’actions de la so- ciété de presse El Khabar prononce l’irreceva- bilité de l’action pour défaut de qualité et in- cidemment renvoyer le demandeur à saisir l’autorité de régulation. On pourrait rétorquer que devant le vide juridique, il faudrait bien

Communication, agisse pour mettre un terme

715 bis 40 à 715 bis 60.

à

la violation alléguée de la loi, en l’espèce la

Dès lors, on peut légitimement et juridique- ment soutenir que le ministre de la Commu- nication n’a pas qualité pour intenter une ac- tion en justice pour remettre en cause une dé- cision prise par un organe de presse, qui plus est activant sous forme d’une société par ac- tions. C’est à l’Autorité de régulation qu’il re- vient de se prononcer sur la validité et la léga- lité de cette cession, soit par saisine ou par auto saisine et c’est à cette autorité qu’il échoit, en cas de nécessité, de porter le contentieux de-

violation de l’article 25 du code de l’informa- tion. Dans ce cas, et justement parce qu’il y a absence de textes précis autorisant le mi- nistre de la Communication à faire annuler d’office ou par voie de justice une cession d’un organe de presse ou de tout autre organe d’in- formation, le ministère de la Communication aurait dû s’en tenir aux compétences et pré- rogatives que lui reconnaît la loi et ne pas les dépasser ou les transgresser. Il ne pourra, dans cette affaire, que retirer l’agrément de l’orga-

ne objet de la cession s’il considère cette ces- sion nulle et non avenue, à charge par lui de notifier sa décision écrite et motivée qui sera susceptible de recours devant la juridiction ad- ministrative. Mais saisir directement le juge pour faire annuler ou même suspendre une transaction qui, somme toute, demeure une transaction commerciale régie par le code de commerce, c’est indéniablement méconnaître la loi et commettre un excès de pouvoir. Concernant précisément l’action en référé, le communiqué publié par le quotidien El Kha- bar fait état d’une demande “d’annulation de la convention de vente de la SPA El Khabar à Issad Rebrab”. Si tel est l’objet de la requête, il est à parier que le juge des référés du tribu- nal rendra à la première audience une déci- sion d’incompétence à la seule lecture de cet- te requête et sans aborder les arguments et moyens de fond soulevés par le ministre de la Communication. L’un des principes fonda- mentaux régissant les référés tant administra- tifs que civils est que le juge des référés ne se prononce que sur des demandes ne touchant pas le fond du litige, c’est là une jurispruden- ce constante du Conseil d’État et de la Cour suprême. La demande tendant à “l’annulation de la convention de vente de la SPA El Khabar à Issad Rebrab” étant une demande qui touche au fond du droit, elle ne rentre pas dans la compétence du juge des référés. La seule ac- tion qui serait valable pour ce genre de litige susceptible d’être jugé par un juge des référés est le référé suspension, c’est-à-dire un réfé- ré où on demandera à ce juge non pas l’annu- lation de l’acte (en l’espèce la convention de cession) mais seulement sa suspension provi- soire dans l’attente du jugement de l’affaire principale portée devant le juge du fond. Même ici, le juge administratif du tribunal ad- ministratif va se trouver devant un casse-tête juridique puisque la demande en suspen- sion, comme d’ailleurs la demande en annu- lation, qu’il est appelé à juger, ne concerne pas un acte administratif mais une “cession d’ac- tions d’une société anonyme au profit d’une autre société”, c'est-à-dire une opération pu- rement commerciale qui ne peut en aucun cas être assimilée à un acte administratif. Il est vrai que la compétence de la juridiction adminis- trative est fondée sur le critère organique c'est- à-dire que le juge administratif est compétent dès lors qu’une partie est une entité à carac- tère administratif et c’est le cas du ministère de la Communication demandeur dans l’ac- tion en référé. Mais le juge administratif est- il réellement compétent pour décider de la sus- pension puis de l’annulation d’une transaction commerciale entre des sociétés privées qui, de surcroît, est officialisée par un acte notarié ? Assurément non, car ce serait là un excès de pouvoir. Le litige soulevé ayant un rapport d’une part avec les règles du code de commer- ce et d’autre part avec les procédures de créa- tion, de fonctionnement et de cession des or- ganes de presse écrite et audiovisuels prévues par le code de l’information, le ministre de la Communication ne peut intervenir que par le biais de décisions administratives compa- tibles avec ses prérogatives légales, en l’occur- rence et comme déjà mentionné, refuser ou re- tirer les agréments aux entités suspectées d’avoir méconnu la loi.

SUITE EN PAGE 6

LIBERTE Mercredi 4 mai 2016

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

5

MOHAMED AÏSSA AU 12 e COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LE RITE MALÉKITE

“Il n’y a pas de différend entre l’Algérie et l’Arabie saoudite”

de différend entre l’Algérie et l’Arabie saoudite” n En marge des travaux en plénière du 12

n En marge des travaux en plénière du 12 e colloque international sur le rite maléki- te, tenu lundi et mardi derniers dans la wilaya d’Aïn Defla, le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Mohamed Aïssa, a affirmé, de- vant les représentants de la presse nationale qui l’interpellaient sur le propos, qu’il “n’exis- te aucun différend entre l’Algérie et l’Arabie saoudite, malgré ce qui se dit çà et là”. Pour le membre du gouvernement, les relations entre les deux pays ne souffrent pas de la moindre altérité. “Bien au contraire, nos relations se por- tent très bien, et pour preuve, l’ambassade d’Arabie saoudite à Alger octroie, régulièrement et sans problème, aux Algériens désireux de se rendre aux Lieux saints de l’Islam pour ac- complir le hadj et la omra, le plus grand

nombre de visas”, a-t-il soutenu lors d’un point de presse improvisé. Pour rappel, des diver- gences de positions sur des dossiers interna- tionaux ont induit des tensions diplomatiques entre Alger et Riyad, ces dernières semaines. Il y avait d’abord le refus de l’Algérie de prendre part à la force militaire arabe et à la coalition sunnite dirigée par l'Arabie saoudite, puis une campagne de dénigrement des Saoudiens contre le ministre algérien des Af- faires religieuses qui s’est opposé à la venue du cheikh Mohamed al-Arifi en Algérie. Puis l’Algérie n’a pas suivi l’Arabie saoudite qui a classé le Hezbollah libanais comme organi- sation terroriste. Le royaume saoudien a affi- ché, en réaction, son soutien au Maroc dans le conflit du Sahara occidental.

VISITE DU PRÉSIDENT DE CÔTE D'IVOIRE À CONSTANTINE La presse privée “persona non grata” n
VISITE DU PRÉSIDENT DE CÔTE D'IVOIRE À CONSTANTINE
La presse privée “persona non grata”
n Sur instruction de la présidence de la
République, par la voix de sa chargée de
communication, les médias privés ont été
écartés de la visite qu'effectuera, au-
jourd’hui, le président de Côte d'Ivoire,
à Constantine. En effet, seuls les médias
publics, à savoir Horizons, l'APS,
El Massa, An Nasr, la Télévision et la Ra-
dio, El Moudjahid et Ech-chaab, ont été
sélectionnés pour la couverture d'une vi-
site qui, soit dit en passant, est officiel-
le. C'est, en somme, une nouvelle mé-
thode de censure qui prend tout son sens
au lendemain de la Journée internatio-
nale de la liberté de la presse célébrée le
3 mai de chaque année.

IL EST FORTEMENT SOLLICITÉ PAR LES ENTREPRENEURS DE LA RÉGION DE TIZI OUZOU

Un quinquagénaire invente une machine à ferraillage électrique

n Mahmoud Rachid, un quinquagénaire du village El-Mers, situé entre les localités de Draâ El-Mizan et Tizi Gheniff, est fortement sol- licité par les entrepreneurs de la région. Et pour cause, il vient d'inventer une machine à ferraillage électrique très pratique, aussi bien pour découper le rond à béton de tout dia- mètre en un laps de temps très court que pour couder des cadres et des étriers pour le mon- tage des armatures en acier utilisés dans les travaux du bâtiment. C'est un mécanisme simple qui relie la ma- chine à un ordinateur et son utilisation ne de- mande aucun effort physique. Dans son ate- lier de fortune, il a effectué une démonstra- tion devant les autorités locales qui lui ont ren- du visite. Cet inventeur a déjà vendu 35 mo- dèles à des professionnels du béton qui,

vendu 35 mo- dèles à des professionnels du béton qui, jusque-là, recouraient à la méthode tradi-

jusque-là, recouraient à la méthode tradi- tionnelle nettement plus pénible à manipu- ler physiquement et plus contraignante, sur- tout quand on sait que le manque de fer- railleurs se fait cruellement sentir.

LE PHÉNOMÈNE SE GÉNÉRALISE DANS LES GRANDES VILLES

Des

ruelles,

propriétés

privées

n Le stationnement à

Oran, et plus particuliè- rement dans les venelles du centre-ville, est deve- nu, au fil du temps et de la permissivité des res- ponsables locaux, un vé- ritable casse-tête pour les automobilistes, à la limi- te de la crise de nerfs. Chaque magasin qui ouvre s’arroge le droit de “privatiser” le bout de trottoir qui lui fait face, occupant de facto, et de force, un espace public. Barrières, bouts de bois, bacs à fleurs, tout est bon pour marquer son terri- toire et empêcher les au- tomobilistes de garer de- vant leurs vitrines. Les citoyens appellent la mu- nicipalité et la police de la voie publique à mettre un terme à cette intru- sion dans la vie publique et de sévir pour donner l’exemple. Dans d’autres ruelles de quartiers rési- dentiels, c’est à qui dété- riorera le mieux les chaussées et installera des dos d’âne sauvages, ou des barrières amo- vibles cadenassées. Le phénomène se généralise dans les grandes villes, particulièrement Alger.

COLLECTIVITÉS LOCALES DE LA WILAYA D’EL-TARF La valse des suspensions n’en finit pas
COLLECTIVITÉS LOCALES DE LA WILAYA
D’EL-TARF
La valse des suspensions
n’en finit pas

n La valse des suspensions dans la wilaya d’El-Tarf n’en finit pas dans plusieurs ad- ministrations locales. Après le directeur des équipements, son homologue de la SDE, les présidents des APC d’Oued Zitoun et de Ben M’hidi, le maire de Chatt, une com- mune de plus de 40 000 ha- bitants, a été relevé, avant- hier, de ses fonctions, par le wali suite à sa condamnation par la cour de justice d’An- naba à l’issue de l’audience du 26 avril dernier. La mesure a pris effet, hier, selon les termes de la notification. L’élu est poursuivi essentiel- lement pour avoir validé une liste des bénéficiaires du couf- fin du Ramadhan, qui aurait été établie, nous dit-on, sur la base de critères obscurs. En

tout état de cause, le maire, qui jouit paradoxalement d’une bonne réputation au- près de la population locale,

a le droit de faire recours. En

attendant, la gestion des af- faires de la municipalité est confiée, depuis hier, mardi, au chef de la daïra de Ben M’hidi. Le chef de l’exécutif de la wilaya semble déterminé, se- lon son entourage, à sévir contre les élus locaux et les responsables d’organismes publics de la ville, qui font preuve de défaillance dans les missions qui leur sont confé-

rées ou qui abusent de la confiance des administrés… Par ailleurs, des mises en de- meure ont été adressées à des investisseurs qui tardent

à réaliser leurs projets.

POUR PROTESTER CONTRE LA DESTRUCTION DE LA CLÔTURE D’UN SITE INDUSTRIEL

Des citoyens de Tala Hamza organisent un sit-in

n Environ 65 familles ont observé, hier, un sit-in pacifique devant un parc sous douane, dans la commune de Tala Hamza (wilaya de Béjaïa), pour protester contre l’APC, qui a pro- cédé à la démolition de la clôture du site in- dustriel, qui constitue leur patrimoine. Le li- tige entre l’entreprise, à laquelle appartient le site, et l’APC a été porté en justice. Le maire serait passé à l’acte sans attendre le verdict dé- finitif du tribunal compétent. Selon M me Lamia Belabès, porte-parole des contestataires, il s’agit de mettre en échec les

tentatives visant à détruire ce projet qui va fai- re vivre plus de 300 personnes et dénoncer le comportement irresponsable du premier res- ponsable de la commune qui fait passer les in- térêts partisans avant l’intérêt de la collecti- vité, surtout à la veille du mois de Ramadhan. Le représentant de la Sarl, M. Sofiane Ghezal, qui considère que l’entreprise a été lésée par l’autorité publique, va ester en justice l’APC et son président pour destruction de biens d’autrui et exiger des dédommagements.

WILAYA DE BOUIRA

La corporation journalistique rend hommage à Nacer Hanniche

n La corporation des journalistes à Bouira a rendu, hier, à l’occasion de la Journée mon-

diale de la presse, un vibrant hommage à Nacer Hanniche, décédé le 25 juillet 2011, des suites d’une longue maladie. Accompagnée de son frère, une dizaine de journalistes s’est rendue dans la matinée au cimetière de Ras-Bouira Ben-Abdellah de la ville, pour se recueillir sur la tombe du disparu et y déposer une gerbe de fleurs. Nacer Hanniche a exercé le métier, pendant dix ans, en tant que correspondant du jour- nal La Tribune. Professeur de physique et de chimie, il était aussi chargé de communica- tion à la Direction de l’éducation de Bouira.

6

L’actualité en question

Mercredi 4 mai 2016

LIBERTE

IL A DÉNONCÉ L’OPPOSITION DU GOUVERNEMENT AU RACHAT DU GROUPE DE PRESSE EL KHABAR PAR NESS-PROD

Issad Rebrab à l’AFP :

“C’est un coup de force”

Pour lui, la transaction commerciale s’est déroulée dans le respect le plus scrupuleux de la loi algérienne.

L e tribunal de Bir-Mourad-Raïs examinera ce matin la requête du ministère de la Communication qui s’oppose au rachat de parts du Groupe de presse El Khabar par Ness-Prod, une filiale du Groupe

agro-industriel Cevital. Le tribunal de Bir- Mourad-Raïs, saisi en référé par le ministère de la Communication, devait, au départ, exa- miner le dossier lundi. L'audience a été fina- lement reportée à aujourd’hui, mercredi. Is- sad Rebrab, réagissant à la démarche, pour le moins contestable du gouvernement, a dénon- cé, hier, un “coup de force” des autorités contre la presse indépendante du pouvoir po- litique. “On ne veut pas de presse ayant une ligne indépendante du pouvoir”, a estimé M. Rebrab dans une déclaration à l'AFP. La procédure introduite en justice “est une déci- sion politique, un coup de force contre la pres- se indépendante”, a-t-il martelé. “Nous avons scrupuleusement respecté la loi”, a affirmé l'homme d'affaires. “Soit il y a une justice et elle s'appliquera, soit il y a un déni de justice, c'est à ce moment-là le fait du prince, et ils feront ce qu'ils voudront”, a-t-il remarqué. Il a appelé la

presse “nationale et internationale”, qui a cé- lébré la Journée mondiale de la liberté de la presse, à “se mobiliser contre le fait du prince et contre l'injustice”. Au sujet de l’article 245 du code de l’informa- tion sur lequel le ministre de la Communica- tion s’est appuyé pour torpiller la transaction, le patron de Cevital explique encore à l’AFP que Liberté a été créé avant Cevital et appar- tient à l'entreprise Saec, dont je suis personnel- lement le principal actionnaire, et c'est Ness- Prod (filiale de Cevital) qui a racheté El Kha- bar”, a expliqué M. Rebrab. Il conteste aussi les dispositions d'un autre article qui lui est op- posé et stipulant que “dans le cas de vente ou de cession de la publication périodique, le nouveau propriétaire doit demander un agré- ment”. “Le propriétaire reste toujours la socié- té El Khabar dont les actionnaires ont cédé une majorité des parts”, s'est défendu M. Rebrab, ajoutant que “ceux qui sont à la solde du pou- voir possèdent plusieurs journaux et télévisions sans le moindre problème”. La direction d'El Khabar avait déjà affirmé agir “en toute lé- galité” et dénoncé “l'acharnement” du gouver- nement contre sa société.

Billel Zehani/Archives Liberté
Billel Zehani/Archives Liberté

Issad Rebrab, président du Groupe Cevital .

CÉLÉBRATION DU 3 MAI

La seconde vie du correspondant de presse

L e correspondant de presse passe pour être le mal-aimé de la profession. Mais cela, c’était avant. L’évolution du métier de journaliste — en dépit du flou qui entoure

encore cette profession ; la loi sur l’information serait à nouveau retouchée —, il faudra pourtant compter avec lui. Son avenir n’est pas aussi compromis, comme on avait tendance à le croire. La résurrection du correspondant de presse est assurée. Tentative d’explication. C’est connu, le journaliste de province est moins considéré que ses confrères de la centrale, même s’il peut être aussi talentueux. Plusieurs journalistes, qui ont “émigré” à Alger, avaient débuté dans les journaux régionaux. C’est le cas notamment de ceux qui viennent de l’Oranie,

du Constantinois ou d’Annaba. Aussi, avec l’avènement de la presse privée, on a recruté à tout bout de champ. Il fallait couvrir tout un territoire. Forcément, on a accueilli avec plaisir tous ceux qui pouvaient écrire à peu près correctement. Mais cela n’a pas été toujours évident, d’autant que rapidement, le pays allait sombrer dans la violence terroriste. Le correspondant de presse deviendra la cible des hordes sauvages. Après la décennie noire, si le correspondant de presse sera loin de la pression que peut subir un journaliste de la centrale, il ne peut néanmoins échapper à la réalité locale dans laquelle il évolue. Traditionnellement, la question de l’indépendance du journalisme se trouve posée vis-à-vis de

ce qu’il est convenu d’appeler les sources, c’est-à-dire l’ensemble des acteurs, protagonistes de l’actualité, institutions, etc., qui sont rarement désintéressées dans leur rapport au journaliste. Toutefois, avec l’émergence de la presse électronique et des télévisions, de droit étranger soient-elles, le correspondant de presse est à nouveau sous les feux de la rampe. Au niveau de la presse écrite, qui vit une crise, les régions sont à l’honneur. Les journaux ont leurs pages régions et leurs animateurs ont souvent la qualité de rédacteur en chef, d’où le retour en grâce du correspondant de presse.

M. OUYOUGOUTE

CESSION D’ACTIONS DU GROUPE DE PRESSE EL KHABAR

Le recours du ministère de la Communication est-il fondé ?

SUITE DE LA PAGE 4

R evenons maintenant au fondement des deux actions introduites par le mi- nistre de la Communication en l’occur-

rence les articles 16, 17 et 25 de la loi sur l’in- formation. L’article 25 dispose ce qui suit :

“Une même personne morale de droit algérien ne peut posséder, contrôler ou diriger qu’une seule publication périodique d’information générale de même périodicité éditée en Algérie.” La transaction en cause concerne non pas la vente au sens stricto sensu du terme mais une cession d’actions du groupe de presse SPA El Khabar qui comprend, entre autres, le quoti- dien du même nom et la chaîne de télévision KBC, et ce, au profit d’une autre société, Ness-Prod, une filiale de Cevital. Il est repro- ché à l’acquéreur de ce groupe de presse en la personne d’Issad Rebrab de posséder déjà un autre quotidien, en l’occurrence le quoti- dien Liberté.

Cet article 25 ne peut en aucun cas être applicable à cette cession pour les raisons suivantes :

Tout d’abord, si l’article 25 n’autorise que la possession d’une seule publication pério- dique d’information et interdit la possession d’autres périodiques de même périodicité, c’est sous réserve qu’il s’agisse de la même person- ne morale. A contrario, cette disposition ne

s’applique pas au cas où c’est une personne morale autre que celle qui possède déjà un pé- riodique qui a acquis le nouveau périodique. Dans le cas d’espèce, les actions du groupe de presse SPA El Khabar ont été cédé à la socié- té Ness-Prod qui est une personne morale. Cet- te dernière société ayant une personnalité mo- rale propre, elle ne doit pas être confondue avec les autres filiales de la société Cevital qui ont, elles aussi, la personnalité morale. Pour faire appliquer l’article 25, le juge administratif va vérifier si l’acquisition du groupe El Khabar, à qui appartient la publication, est le fait de la même personne morale qui possède le quoti- dien Liberté. Ce dernier journal appartient à une autre société qui a sa propre personnali- té morale, en l’occurrence la Société algérien- ne d’édition et de communication (SAEC). Ness-Prod et SAEC étant deux sociétés indé- pendantes et ayant deux personnalités morales distinctes, il n’y a pas lieu, donc, d’appliquer l’article 25 et, en conséquence, la demande d’annulation ou de suspension de l’acte de ces- sion des actions n’est pas fondée. Une décision contraire serait pour le moins étrange. En fait, il ne s’agit pas de la cession d’une pu- blication périodique mais de la cession d’ac- tions d’une société par actions qui gère en sus de ce périodique une chaîne de télévision. L’ar- ticle 25 ne concerne que les publications pé- riodiques, ce qui exclut son extension aux mé- dias audiovisuels. Suivre le raisonnement du

ministère de la Communication dans sa de- mande d’annulation de cette cession et lui don- ner gain de cause en ordonnant la suspension de l’opération de cession puis son annulation aura des répercussions sur les autres actifs ob- jet de la cession, notamment la chaîne de té- lévision et les moyens d’impression et de diffusion qui font partie des actifs de la socié- té, alors que les articles de loi invoqués au sou- tien de cette demande ne concernent que la pu- blication périodique. D’autre part, quel sera le sort des actions ac- quises par les nouveaux associés, a fortiori, si les sommes afférentes à ces actions ont été li- bérées, ce qui doit être le cas puisque cette ces- sion a été officialisée par acte notarié et publiée au Boal. L’article 16 dispose, quant à lui, que “l’agrément est incessible sous quelque forme que ce soit”. Cette disposition est aussi inapplicable au cas d’espèce, pour la simple raison qu’il ne s’agit, en fait, que d’une modification des statuts d’une société anonyme par cession d’une partie de ses actions à d’autres actionnaires, l’agrément en tant que tel ne subissant aucun transfert. Même à supposer qu’il s’agisse d’une cession d’agrément au sens de l’article 16, la seule action que peut engager le ministre de la Communication est de prendre une dé- cision de retrait de l’agrément. Quant aux deux actions en référé et du fond tendant à faire an- nuler la transaction, elles resteront infondées.

Enfin et concernant l’article 17 qui dispose que “dans le cas de vente ou de cession de la publi- cation périodique, le nouveau propriétaire doit demander un agrément”, les mêmes re- marques lui sont appliquées. Et dans tous les cas de figure, le retrait de l’agrément ou son oc- troi au nouveau propriétaire ne relève nulle- ment de la prérogative du ministère de la Com- munication mais de celui de l’Autorité de ré- gulation, et ce, conformément aux articles 13 et 14 du code de l’information. En résumé, l’interprétation exacte et rigoureu- se des article 16, 17 et 25 du code de l’infor- mation sur lesquels le ministère de la Commu- nication compte asseoir son argumentaire pour faire annuler par voie de justice la cession d’ac- tions devrait déboucher, inéluctablement, sur une décision d’irrecevabilité ou de rejet de la demande portée aussi bien devant le juge des référés que devant le juge du fond. Dans cet- te affaire, les autorités en charge de la commu- nication se sont elles-mêmes piégées en retar- dant la promulgation des textes réglementaires régissant le fonctionnement et les prérogatives de l’autorité de régulation. Devant ce vide ju- ridique, le juge rechignera à suivre l’argumen- taire de l’administration surtout qu’il s’agit de protéger deux libertés fondamentales réaffir- mées par le nouvel amendement constitution- nel : la liberté de la presse et la liberté d’entre- prendre.

M e M. A. (*) AVOCAT

LIBERTE

Mercredi 4 mai 2016

L’actualité en question

7

TRANSPARENCY INTERNATIONAL ÉTABLIT UN CLASSEMENT DANS SON RAPPORT ANNUEL

L’Algérie dans le Top 9 des pays arabes les plus corrompus

Le rapport annuel de Transparency International, publié hier, dévoile une corruption toujours croissante dans les pays arabes de manière générale, mais plus particulièrement dans neuf d’entre eux, où des ressortissants reconnaissent avoir versé un pot-de-vin en échange d’un service public.

B ien que les données varient gran- dement d’un territoire à un autre, le rapport de l’ONG anti-cor- ruption rendu public hier in- dique que 61% des ressortissants de neuf pays arabes concernés

par l’étude considèrent que la corruption a augmenté durant l'année 2015 dans certains pays. Il s’agit du Yémen, de l’Égypte, du Sou- dan, du Maroc, du Liban, de l’Algérie, des ter- ritoires palestiniens, de la Tunisie et de la Jor- danie. C’est le sombre constat de cette étude menée par cette organisation, qui pointe du doigt une corruption toujours croissante. Les résultats sont particulièrement négatifs pour le Liban, plongé dans une crise politique, et le Yémen, déchiré par un conflit. En effet, 92% des personnes interrogées au Liban, 84% au Yémen et 75% en Jordanie, pensent que la corruption a augmenté. Ce taux est toutefois relativement moins élevé en Égypte (28%) et en Algérie (26%). Transparency International affirme que parmi les personnes interrogées, 77% des Yéménites et 50% des Égyptiens, ont reconnu avoir versé un pot-de-vin pour ob- tenir un service public contre 9% des Tunisiens et 4% des Jordaniens. La colère est de mise dans tous ces pays, où les opinions publiques ne jugent guère positive- ment leur gouvernement en matière de lutte contre la corruption. Avec une majorité allant

D. R.
D. R.

La corruption a augmenté durant l'année 2015 dans les pays arabes.

de 91% au Yémen à 58% en Égypte, les po- pulations qualifient de mauvaise l’action des autorités en la matière. Transparency Inter- national aboutit à la conclusion que “le

manque de satisfaction vis-à-vis de dirigeants et régimes corrompus était un catalyseur clé du désir de changement dans la région, en parti- culier lors des manifestations du Printemps

arabe. Cinq ans plus tard, l’étude montre que les gouvernements ont fait peu de chose pour mettre en œuvre les lois contre la corruption”. L’organisation non gouvernementale s’est notamment inquiétée des résultats du Liban, plongé dans une profonde crise politique, pri- vé de président depuis deux ans et de législa- tives depuis 2009. Coralie Pring, auteure du rapport, a déclaré à l’agence AFP : “Celui qui nous inquiète parti-

) le public appa-

raît très critique des efforts du gouvernement pour lutter contre la corruption et la perception du niveau de corruption dans le secteur public est très élevée”, avant d’ajouter : “C’est très in- quiétant, les résultats sont similaires à ceux du Yémen qui a rapidement glissé dans une guer-

re civile.” La seule note d’espoir demeure la Tu- nisie, seul pays du Printemps arabe à ne pas avoir basculé dans le chaos ou la dictature. Pour Coralie Pring : “La Tunisie a un vraiment bon résultat qui ressort de l’étude. Beaucoup de gens pensent pouvoir faire quelque chose contre la corruption” à leur niveau, ajoutant que 71% des sondés estiment que “des gens ordinaires peuvent faire une différence”. Il n’en demeu- re pas moins que la majorité (62%) affirme que “l’action du gouvernement est mauvaise et une majorité (64%) dit que la corruption continue d'augmenter”, conclut la même source.

MERZAK TIGRINE

culièrement c’est le Liban (

APRÈS SA SORTIE RATÉE D’AZAZGA

Chakib Khelil indésirable à Seddouk

L a visite “spirituelle” que devait effectuer, avant-hier, l’an- cien ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil, dans la commune de Seddouk, 6 km au sud-ouest de Bé-

jaïa, n’a finalement pas eu lieu. La mobilisation des citoyens de la région contre la venue de cet homme politique, proche du clan présidentiel, a eu raison de la résolution de ce dernier de se rendre dans des zaouïas de la Kabylie. En effet, après sa sortie ratée à Azazga, Chakib Khelil a été dé- claré indésirable dans la vallée de la Soummam. L’annonce de sa probable virée dans le village de Seddouk Oufella, pour y visiter le mausolée de Cheikh Aheddad, le chef spirituel de la confrérie Rahmania et l’un des précurseur de la révolte po- pulaire de 1871, a provoqué une levée de boucliers au sein de la population. Les premiers à être informés de cette visite étaient les membres de l’association du village natal de Cheikh

Aheddad. Néanmoins, ces derniers refusent de recevoir cet “in- vité”. “Chakib Khelil ne sera pas le bienvenu chez nous, à Sed- douk. Il a donc intérêt à ne pas tenter de s’y aventurer. Nous sommes mobilisés et déterminés à le chasser de notre région. Ici, personne ne veut de lui. S’il cherche le pardon, il n’a qu’à s’adres- ser à la justice”, nous a déclaré Si H’mimi Amrouche, un sexa- génaire du village d’Akhenak (Seddouk), connu pour son com- bat pour la cause identitaire. Pour Malek Bouda, un habitant de Seddouk Oufella, tous les villageois de la région se sont don- né le mot d’ordre de ne pas accueillir “ce personnage”. De son côté, le maire de Seddouk, Djamel Tigrine, que nous avons contacté, était catégorique : “Il n’est pas question de le recevoir.” Même son de cloche chez l’édile d’Amalou, une com- mune limitrophe. “En tant que citoyen algérien, Chakib Khe- lil sera le bienvenu à Amalou. Mais, organiser sa visite pour le

recevoir officiellement, ça sera impossible”, nous affirmera Dja- mel Azzoug. En tout état de cause, la détermination de la po- pulation locale d’empêcher sa tournée dans la vallée de la Soum- mam a dû pousser Chakib Khelil et son entourage à renoncer à son pèlerinage au mausolée de Cheikh Aheddad, inauguré en juillet 2009, dans le sillage du rapatriement de ses ossements et ceux de ses deux fils, depuis le cimetière de Constantine vers Seddouk Oufella. Par ailleurs, sa visite prévue dans à la zaouïa de Cheikh Belamouri, dans la wilaya de Bouira, a été finalement déprogrammée, a-t-on appris de sources concor- dantes. Initialement prévue pour l’après-midi d’hier, cette hal- te a été finalement zappée à la dernière minute, puisque selon les mêmes sources, lundi “tout était fin prêt” pour l’accueillir. Les raisons de cette annulation restent cependant inconnues.

KAMAL OUHNIA/R. B.

YOUCEF AOUCHICHE, PREMIER SECRÉTAIRE PAR INTÉRIM DU FFS

“Il n’y a pas de presse libre dans un État autoritaire”

L e premier secrétaire par intérim du Front des forces socialistes (FFS), You- cef Aouchiche, a estimé, hier, que “le

combat en faveur des droits des travailleurs, des libertés syndicales, de la liberté d’expression est indissociable de la recherche d’une solution glo- bale à la crise multidimensionnelle qui frappe notre pays et notre société”. Dans un discours prononcé lors d’une table ronde sur les luttes syndicales et la liberté de la presse, à l’occasion de la Journée mondia- le de la liberté de la presse, M. Aouchiche n’a pas manqué de faire le lien entre le combat pour la préservation de la liberté de la presse et la lutte pour les revendications démocra- tiques dans le pays. “La liberté de la presse n’est pas une revendication isolée des autres reven- dications démocratiques”, n’a-t-il eu de cesse

de marteler dans son intervention, rappelant, au passage, les positions de principe du FFS sur ces questions. “Notre militantisme en faveur de la liberté d’expression en général et de la pres- se en particulier est étroitement lié à notre iden- tité politique. Notre militantisme a fait de la li- berté d’expression une question centrale dans la lutte pour la consécration de la démocratie dans le pays”, a indiqué le premier secrétaire par intérim du FFS. “On ne peut parler de démocratie dans un pays où la presse est bâillonnée comme on ne peut prétendre avoir une presse libre et autonome dans un État autoritaire, plein de verrous”, a- t-il expliqué, à ce propos, prononçant un plaidoyer en faveur d’une presse “plurielle, libre et indépendante, une presse au service de la démocratie, une presse au service de l’Algérie

et des Algériens et non pas le contraire”.

M. Aouchiche considère, en effet, que “la dé-

mocratie politique et l’État de droit sont les seuls garants d’un développement économique du-

rable, d’un pluralisme syndical effectif, d’une presse, plurielle, libre et indépendante”. Pour lui, “la solution ne peut venir que de la re- construction d’un consensus national qui consacrera la démocratie et l’État de droit dans le pays”. Faisant allusion à la célébration des deux Fêtes internationales, à savoir celles du travail et de la liberté de la presse, “ces deux symboles majeurs et déterminants dans la lutte des peuples pour leur liberté et leur émancipation”,

M. Aouchiche a estimé que “ces deux dimen-

sions, en dehors du caractère folklorique qu’on leur colle souvent, sont synonymes de luttes pour

la liberté, l’égalité, la solidarité et la justice sociale”. Dénonçant, par ailleurs, clairement, ce qu’il qualifie de détournement de la Centrale syn- dicale UGTA à des fins autres que celles des travailleurs, le premier secrétaire par intérim du FFS a assuré qu’aujourd’hui, “les tra- vailleurs sont confrontés à la complexité crois- sante des méthodes d’infiltration et de détour- nement de leurs luttes”. “Les travailleurs et les syndicalistes algériens qui ont en mémoire le dé- tournement et la domestication de la bureau- cratie du syndicat unique (UGTA), ont, éga- lement, en mémoire le détournement et la di- vision des travailleurs par un courant à pré- tention hégémonique dans les années 90 (SIT)”, tient-il à rappeler.

H. SAÏDANI

8

L’actualité en question

Mercredi 4 mai 2016

LIBERTE

TRIPARTITE DU MOIS DE JUIN PROCHAIN

El-Ghazi : “Le SNMG ne sera pas augmenté”

Le Salaire national minimum garanti (SNMG) ne sera pas révisé à la hausse lors de la prochaine tripartite prévue au mois de juin prochain.

C’ est l’une des pre- mières mesures d’austérité prises par le gouverne- ment en réaction aux consé-

quences de la crise économique à la- quelle est confronté le pays. Les tra- vailleurs sont, dès à présent, préve- nus que les augmentations sala- riales ne seront pas à l’ordre du jour de cette réunion qui regroupe- ra l’Exécutif, l’UGTA et le patronat. C’est au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El-Ghazi, qu’a échu la mission de l’annoncer aux milliers d’ouvriers qui, habituellement, nour- rissent de grands espoirs quant aux acquis qu’arrache leur syndicat à l’is- sue de cette traditionnelle rencontre. La tripartite de juin se veut, en re- vanche, une opportunité pour que le Premier ministre, Abdelmalek Sel- lal, présente les grandes lignes de son nouveau modèle économique. Ce plan, explique M. El-Ghazi, sera adapté à la situation économique peu reluisante qui prévaut actuellement dans notre pays. D’où le slogan : “Dé- veloppement économique et autono- mie de la décision” de cette 19 e édi- tion. Les thèmes qui y seront dé-

battus ont trait à la promotion de la production nationale et à la diver-

Archives Liberté
Archives Liberté

sification économique à travers, entre autres, les exportations hors hydrocarbures. Les facilitations douanières et les avantages fiscaux pour encourager les investissements, le foncier industriel, la création de zones industrielles dans les 48 wi- layas, l’amélioration du climat des af- faires… seront, également, les ques- tions proposées aux débats. Ce sont

Les augmentations salariales ne sont pas à l’ordre du jour de la prochaine réunion.

tous ces volets qui seront examinés afin de permettre aux entreprises de créer de la richesse et des postes d’emploi. Abordant l’avant-projet du code du travail, le ministre a affirmé hier à la radio Chaîne I que la mou- ture du texte sera finalisée au cours de la tripartite avant d’être présen- tée au gouvernement, au Conseil des ministres et au Parlement. “Ce nou-

veau texte préserve les acquis so- ciaux des travailleurs, réglemente l’attribution des marchés publics, protège les enfants contre l’exploita- tion, consacre la criminalisation du harcèlement surtout des femmes au travail et instaure le dialogue entre l’employeur et les représentants syn- dicaux des employés”, souligne le mi- nistre. Le texte de loi vise aussi, se-

lon lui, une meilleure organisation du marché du travail à travers la mise en place d’agences d’emploi locales au sein de toutes les communes. Par ailleurs, Mohamed El-Ghazi affirme que son département compte, dans le cadre des dispositifs Ansej et Cnac, créer durant l’année 2016 quelque 60 000 PME à raison de 30 000 unités pour chaque formule. Entre 2010 et 2015, il a été créé, relève-t-il, 350 000 entreprises qui ont donné naissance à 1,1 million de postes d’emploi permanents et 1,5 million suivant la formule contrat de travail aidé (CTA). Ainsi, au rendez- vous de juin ne figureront ni reven- dications socioprofessionnelles, ni augmentations salariales et encore moins d’avantages au profit des tra- vailleurs. Ces derniers seront, au contraire, sollicités — encore une fois — pour apporter leur soutien à la nouvelle politique économique que prône le gouvernement dont le prin- cipal fondement est la rigueur bud- gétaire. La session de juin peut être baptisée “Tripartite de la solidarité”. Celle qui rassemblera ses trois com- posantes autour d’un seul et même objectif, les obligeant à se solidariser pour passer, sans trop de dégâts, cet- te conjoncture décisive que traver- se le pays.

B. K.

DEUXIÈME JOUR DE GRÈVE DES PRATICIENS DE LA SANTÉ PUBLIQUE

La mobilisation maintenue

L es praticiens affiliés au Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) ont observé, hier, leur deuxième jour de protestation, malgré les pressions et les

menaces de la tutelle. Ils comptent organiser un sit-in, au- jourd’hui, à l’hôpital Mustapha-Pacha. Les syndicalistes du Snapap jouent le pari de la mobilisation, face à un ministère qui semble déterminé à ne pas lâcher du lest. Selon Lies Merabet, secrétaire général du syndicat, joint, hier, par téléphone, les médecins grévistes sont prêts à tout pour faire aboutir leurs revendications. “Nous recevons des PV des différents bureaux régionaux et tous se plaignent de pressions et de tentatives d’intimidation de l’administration”, a déclaré notre interlocuteur. Tout en ajoutant que “certains responsables interdisent à nos adhérents de coller des affichages. Pis encore, il y a des établissements qui font passer des pétitions contre nos

collègues grévistes pour casser le mouvement”. D’après le D r Me- rabet, le ministère de la Santé fait “dans la bassesse” du fait qu’il se sert d’autres syndicats pour discréditer l’action du SNPSP au lieu d’opter pour le dialogue. “L’attitude du ministre de la Santé est incompréhensible”, a re- levé le syndicaliste, ajoutant que “le ministre de la Santé ne doit pas se taire indéfiniment devant les innombrables situations d’en- trave au libre exercice syndical et des exactions commises sur les délégués syndicaux, ce qui est en contradiction avec l’esprit de ses propres instructions prônant le principe du dialogue avec les partenaires sociaux”. Le secrétaire général du syndicat dit, en outre, que son orga- nisation “prend acte de l’absence d’une démarche claire et de mesures pratiques de la part du ministre pour garantir la protection des professionnels du secteur qui sont victimes du

ENSEIGNEMENT À DISTANCE

455 332 candidats participent aux examens de fin d'année scolaire

phénomène de la violence dans les structures de santé, notam- ment dans les services des urgences et à travers tout le territoi- re national”. Le premier responsable du SNPSP rappelle que son syndicat se bat pour la réouverture du dossier du statut particulier, la question de l’insécurité dans le secteur de la santé. “Cette pro- testation a, aussi, pour objectif d’amener le ministère de la San- té et les pouvoirs publics à aller vers la pratique, car à chaque fois nous avons des promesses de prise en charge de la question, mais rien n’est fait”, a noté M. Merabet. Pour lui, la grève est également motivée par le problème récurrent de la pénurie des médicaments, les difficultés dans les rapports entre médecins et malades. Elle se veut aussi être une dénonciation de l’entrave à l’activité syndicale et au droit à la grève.

DJAZIA SAFTA

P rés de 500 000 apprenants inscrits dans l'enseignement à distance (cycles moyen et secondaire) et répartis à travers 1 525

centres d'examen, participent aux examens de fin d'année scolaire pour le passage en classe supérieure, qui ont débuté mardi à travers le territoire national. Selon les chiffres de l'Offi- ce national d'enseignement et de formation à distance (ONEFD), 455 332 candidats dont 302 210 garçons et 153 122 filles passent les

épreuves de cet examen organisé du 3 au 4 mai par l'ONEFD en coordination avec les direc- teurs de l'éducation à travers le pays. Dans ce sens, le directeur de l'Office, Abdela- ziz Kara, a indiqué à l'APS lors du coup d'en- voi des épreuves donné par la ministre de l'É- ducation nationale, Nouria Benghabrit au CEM Sidi-Hassan (Cheraga), que l'ONEFD a mobilisé tous les moyens “humains et maté- riels” nécessaires à la réussite de cet examen.

Dans ce cadre, 93 817 fonctionnaires dont 5 500 enseignants correcteurs répartis à travers 22 centres de correction ont été mobilisés. Se- lon le même responsable, l'examen porte sur les matières enseignées dans les différentes fi- lières du moyen et du secondaire et vise l'éva- luation des acquisitions des apprenants lors de cette année scolaire. M. Kara a ajouté que cet examen permet aux apprenants par correspondance d'obtenir un document officiel attestant de leur niveau et qui leur permet d'être admis en classe supé- rieure, de passer des concours ou d'obtenir une promotion professionnelle. Il a, en outre, précisé que cet examen se déroule dans le même cadre des dispositions régissant les examens officiels et relatives à “la surveillan- ce, la confidentialité des sujets et la correction” qui débutera le 8 mai en cours, les résultats de- vant être connus en juin via internet.

32 796 détenus inscrits à l'enseignement à dis- tance participeront aux examens de fin d'an- née scolaire pour le passage en classe supé- rieure au niveau des établissements péniten- tiaires. Ces épreuves seront encadrées par des fonctionnaires du secteur de l'éducation na- tionale et supervisées par l'ONEFD dans le cadre de la convention signée entre les mi- nistères de la Justice et de l'Éducation natio- nale. Par ailleurs, la ministre de l'Éducation na- tionale a déclaré, hier, que le ministère laissait la liberté aux directeurs de l'éducation et des établissements éducatifs de fixer la date des compositions du troisième trimestre. Dans une déclaration à la presse, après avoir supervisé le début des examens de fin d'année de l'enseignement à distance, M me Benghabrit a précisé “avoir décidé de laisser la liberté aux directeurs de l'éducation en coordination avec les directeurs des établissements éducatifs de

fixer la date des compositions du troisième tri- mestre”. Cette décision intervient, a-t-elle souligné, “suite aux rapports des directions de l'éducation qui font état d'un avancement dans les programmes d'enseignement dans les différents cycles de l'enseignement”. Par ailleurs, la ministre de l'Éducation natio- nale a indiqué qu'il a été décidé, également, d'apporter des modifications au calendrier du concours de recrutement des enseignants tenu le 30 avril dernier au regard du nombre important des candidats. “Les résultats de l'épreuve écrite seront connus le 14 juin au lieu du 12 et l'épreuve orale pour les enseignants ad- mis aura lieu du 22 au 24 juin, alors que les ré- sultats finaux seront annoncés, quant à eux, le 30 juin comme prévu initialement”, a-t-elle ajouté.

R. N./APS

LIBERTE

Mercredi 4 mai 2016

L’actualité en question

9

LA BANQUE A DÉVOILÉ HIER SA NOUVELLE IDENTITÉ VISUELLE

La BDL propose un compte épargne sans intérêts

La banque lance également la deuxième génération du e-banking qui permet aux clients d'effectuer toutes les opérations possibles par Internet à partir d'un ordinateur ou d'un téléphone mobile.

L a Banque de développe- ment local (BDL) a lan- cé sa nouvelle identité visuelle. “Celle-ci se com- pose d’un nouveau bloc marque (logo) ainsi que

d’une signature de marque restruc- turée (slogan) qui montrent claire- ment l’adaptation de la BDL à un en- vironnement marqué par la diversi- fication du marché bancaire et la mu- tation qu’elle réalise vers une mo- dernité assumée en tant qu’objectif stratégique majeure”, explique le P- DG de la banque, Mohamed Krim, dans un message publié sur le site web de la banque. “L’iconographie du nouveau logo BDL se présente sous la forme d’un losange combiné de deux couleurs : jaune et violet. Ce choix de couleurs s’inscrit dans le nouvel esprit d’innovation et de modernité qui guident la banque aujourd’hui et sa détermination de communiquer au- tour d’un futur prometteur”, a-t-il ajouté. Hier, lors d’une conférence de pres- se, le P-DG de la BDL, cité par l’APS, a indiqué que le lancement de la nouvelle identité visuelle de la banque est un “changement très im- portant car symbolisant une nouvelle dynamique que connaît la BDL en ré- ponse aux besoins de ses clients et de son environnement”. “Nous avons changé notre identité visuelle mais aussi notre organisation interne, ain- si que nos comportements et nos at- titudes au service de nos clients”, a- t-il ajouté. Cette nouvelle dyna-

Archives Liberté
Archives Liberté

mique se concrétisera, dès juin ou juillet prochains, par le lancement de la deuxième génération du e-ban- king, baptisée “e-bdl”. Ce service per- met aux clients d'effectuer toutes les opérations possibles par Internet à partir d'un ordinateur ou d'un télé- phone mobile telles que la consul- tation du compte, le télécharge- ment des relevés de comptes, les vi- rements et encaissements des fac-

tures par prélèvement, la comman- de de chéquiers et la réception par SMS du solde bancaire. D'ici à février 2017, la BDL aura, en outre, sa propre solution moné- tique qui lui permettra de mettre en œuvre un nouveau système d'infor- mation en temps réel. “Cela veut dire que toute personne pourra exécuter ses opérations bancaires en temps réel et que les instruments de paiement

Siège de la Banque de développement local.

électroniques, comme les cartes de re- trait et de paiement, seront dévelop- pés et généralisés”, a précisé M. Krim qui a annoncé, également, que la BDL mettra à la disposition de ses clients, dès la semaine prochai- ne, un livret d'épargne sans intérêt, “El Badil”. “Dès dimanche prochain, nous allons lancer un produit alter- natif aux produits classiques qui consiste en un livret d'épargne à

taux d'intérêt nul, cela nous per- mettra de diversifier notre gamme de produits et de répondre aux besoins exprimés par une catégorie de clien- tèle”, a-t-il indiqué. M. Krim a rap- pelé que d'autres produits alternatifs existaient déjà chez la BDL, mais profitaient exclusivement aux en- treprises, à l'instar du leasing, à tra- vers la filiale SNL (Société nationa- le de leasing), et du capital investis- sement, par le biais de la Finalep (Fi- nancière algéro-européenne de participations). Interrogé sur le démarrage du cré- dit à la consommation, depuis le dé- but de l'année, il s'est contenté d'as- surer que cette opération “se passe très bien” sans donner plus de détails. Il s'est refusé, en outre, d'avancer des chiffres sur le montant des sous- criptions à l'emprunt national pour la croissance économique au ni- veau de la BDL car cela, a-t-il argué, relève des prérogatives du ministè- re des Finances. La BDL a réalisé en 2015 un bénéfice autour de sept milliards de dinars, soit le plus éle- vé de son histoire, selon son P-DG. Ces résultats ont été essentielle- ment tirés par les crédits à l’inves- tissement dans l'industrie et le BTPH, ainsi que les crédits aux par- ticuliers, selon lui. Pour le 1 er tri- mestre 2016, le chiffre d'affaires de la banque tourne autour de 4 à 5 mil- liards de dinars, selon les données provisoires avancées par le même responsable.

M. R./APS

ELLE A ORGANISÉ UNE RENCONTRE SUR L’EMPRUNT OBLIGATAIRE À BLIDA

Une cagnotte de 35 milliards de dinars pour la BEA

L a Banque extérieure d’Algérie (BEA) a atteint une cagnotte de 35 milliards de dinars dans

le cadre de l’opération de l’emprunt obligataire lancé le 17 avril dernier. Dans une rencontre d’information et de vulgarisation, hier, à Blida, Mo- hamed Loukal, P-DG de la BEA, a expliqué l’objectif de cette opération financière initiée par les pouvoirs pu- blics qui, selon lui, a pour but de booster la croissance économique

nationale à travers des opérations d’investissement. Devant des hommes d’affaires des wilayas de Blida, de Chlef, de Djel-

fa, de Médéa et d’Aïn Defla, le patron de la BEA précise qu’on optera di- rectement pour l’investissement des projets d’intérêt économique et non social. Il explique aussi que l’État continuera à soutenir des projets so- ciaux tels que la construction de lo- gements, d’hôpitaux ou d’écoles à travers ses fonds propres. “L’État n’est pas en faillite comme veulent le faire croire certains”, lance le P-DG de la BEA en ajoutant que “cette sor- tie a pour objectif de booster cette opé- ration d’emprunt obligataire chez les particuliers, ensuite chez les entre- prises”. Selon lui, les entreprises ont

intérêt à regarder ce que propose cet emprunt qui offre, selon lui, une bonne attractivité en matière de ré- munération en plus de ces titres qui sont très flexibles. Selon toujours M. Loukal, ils peuvent être endossables, transportables et, surtout, déposés comme garantie d’un crédit. Il an- nonce, également, que l’opération connaîtra de nouveaux coupons d'obligations de 10 000 DA le titre pour les particuliers et 1 million de dinars le titre pour les gros dépo- sants. Ce dernier estime qu’au bout de trois semaines du lancement de l’opération, la banque a enregistré un

engouement de la part des sous- cripteurs. Selon lui, si l’opération continue à ce même rythme d’ad- hésion, elle pourra être clôturée plus tôt que prévu, pour le mois de septembre. Évoquant l’assèchement des ressources financières qu’a connu la BEA en 2015, lors de la chute brutale des prix du baril de pé- trole, Mohamed Loukal, estime que malgré ce déficit, la BEA se porte bien sur le plan financier. Selon lui, elle réalise un taux de croissance très encourageant. Elle a amorti les effets de la baisse et a fait plus de 39% de croissance sur les crédits en 2015.

“D’habitude, lorsque la Sonatrach éternue, la BEA contracte une bron- chite ou un rhume. Aujourd’hui, nous sommes en bonne santé. En 2015, nous avons atténué le choc ex- terne en matière de baisse des prix des hydrocarbures. Grâce à une nouvel- le vision, la BEA, qui est tradition- nellement une banque des hydro- carbures, change de stratégie pour s’ouvrir à l’ensemble des secteurs. Au- jourd’hui, c’est une banque univer- selle, totalement diversifiée, qui s’at- taque à tous les segments de la clien- tèle”, précise le patron de la BEA.

K. FAWZI

LUTTE CONTRE LE TRANSFERT ILLICITE DES CAPITAUX

Le port d’Oran pour lancer un nouveau système

L a Direction générale des Douanes algériennes vient de désigner l’Entité portuaire d’Oran (EPO) comme site

officiel et national devant regrouper les différents canevas du dispositif de contrôle et de lutte contre le transfert illicite des capitaux et les fausses déclarations, avons-nous appris, hier, de source concordante. Premier du genre à l’échelle nationale, le système en question vise à mettre un frein aux fuites de capitaux à l’étranger par le biais des

fausses déclarations. Sa généralisation aux autres ports du pays devra permettre de lutter efficacement contre les opérations illégales de transfert de devises. “Le système mis en place au port d’Oran connaîtra un essai de deux mois avant de voir son extension à l’ensemble des autres structures douanières portuaires au niveau national”, selon la Direction régionale des Douanes algériennes d’Oran. Concrètement, le nouvel outil de travail est destiné à débusquer les fausses

déclarations en procédant aux contrôles de toutes les procédures de l’inspecteur vérificateur, précisément au cours de l’opération de déclaration des marchandises importées et/ou exportées. Ce nouveau procédé, appelé à lutter contre le transfert illégal de capitaux, sera doté d’une banque de données à l’effet de dissuader les éventuels faux déclarants de passer outre le règlement douanier en vigueur. Il englobera également une multitude d’informations concernant les

opérateurs économiques et les services des impôts qui travaillent en étroite collaboration avec les Douanes algériennes au niveau du port d’Oran. Il importe de souligner que ce système anti- fraude sera aussi fonctionnel dans les bureaux des autres divisions douanières de la wilaya d’Oran. Pour rappel, 97 affaires de transfert illicite de capitaux impliquant des importateurs ont été enrôlées par le tribunal d’Oran en 2015.

K. REGUIEG-ISSAAD

10

L’internationale

Mercredi 4 mai 2016

LIBERTE

YÉMEN

UNE DIZAINE DE MORTS DANS DES VIOLENCES INTERCOMMUNAUTAIRES AU MALI

Tentative de renouer le fil du dialogue entre gouvernement et rebelles

n Le médiateur de l'ONU au Yémen

a rencontré séparément les délégations présentes à Koweït pour tenter de relancer les négociations entre les rebelles et le gouvernement qui proteste contre des violations présumées de la trêve, ont indiqué hier les Nations unies. Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a rencontré séparément, lundi soir, la délégation des rebelles chiites Houthis, soutenus par l'Iran, celle du gouvernement appuyé par l'Arabie saoudite, des diplomates et d'autres personnalités, indique un communiqué de l'ONU. La délégation du gouvernement a toutefois réaffirmé qu'elle ne reprendrait les pourparlers “directs ou indirects” qu'une fois évacuée une base militaire prise samedi par les rebelles. Le chef de cette délégation, Abdel Malak al- Mekhlafi, qui est également ministre des Affaires étrangères, a indiqué à la télévision Sky News Arabia qu'il poursuivrait les contacts avec l'émissaire de l'ONU en dépit de la suspension des pourparlers. Selon le communiqué de l'ONU, les discussions séparées de lundi soir ont porté sur “la finalisation du cadre (des négociations) qui englobe les propositions des deux délégations et réduit les divergences qui les séparent.”

R. I./AGENCES

L’ONU veut l’accélération de la mise en œuvre de l'accord d’Alger

À l’issue d’une visite de quelques jours au Mali, le secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de paix, Hervé Ladsous, a mis l’accent sur la priorité d’une accélération de la mise en œuvre de l'accord de paix d’Alger.

L a première des prio- rités est incontesta- blement la nécessité d'accélérer la mise en œuvre des accords signés le 15 mai der-

nier et complétés au mois de juin”, a déclaré le haut responsable onu- sien au cours d’une conférence de presse tenue lundi à Bamako. Pour- suivant dans le même ordre d’idées, Hervé Ladsous a souligné : “Comme dans deux semaines à peine ce sera le premier anniversaire de cette signa- ture, je crois qu'il est important d'avancer sur un maximum de points possibles.” Afin de convaincre ses in- terlocuteurs, le secrétaire général-ad- joint de l’ONU a expliqué que “c’est

un effort qui doit être partagé par les uns et les autres. Il y a par exemple la loi sur les collectivités territoriales qui fait l’objet d’une saisie de la Cour constitutionnelle. Et je crois que l’ad- ministration intérimaire prévue dans les accords doit pouvoir entrer en fonctionnement au plus vite. Tout

comme il est important que l'on puisse avancer sur le processus de

D. R.
D. R.

Hervé Ladsous (à gauche), chef du département des opérations de maintien de la paix (DOMP)

désarmement, démobilisation et ré- insertion des ex-combattants”. Lors de sa visite au Mali, M. Ladsous a rencontré des responsables du gou- vernement malien, notamment le président Ibrahim Boubacar Keïta, le Premier ministre Modibo Keita et le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop. Dimanche, il s’est rendu dans le nord du pays, à Tes- salit et à Kidal, où il a rencontré des représentants des mouvements po- litico-militaires signataires de l’ac- cord de paix. Hervé Ladsous a souligné l’impor-

tance de “montrer aux populations que les accords de paix se traduisent par des dividendes en termes de re- démarrage des différents services pu- blics”. Evoquant la menace terroris- te, le chef des opérations de maintien de la paix a reconnu qu’elle “ne se dé- ment pas” et “au contraire elle s'est accentuée”. Par ailleurs, au moins une dizaine de civils ont été tués dans le centre du Mali au cours de récentes violences intercommu- nautaires, a appris lundi l’agence AFP de sources concordantes. Ces nouvelles violences se sont pro-

duites alors qu’une association re- présentant la communauté peule avait dénoncé la semaine dernière la mort de plus de 15 de ses membres accusés d’être des terroristes, dans des actions imputées à l'armée ma- lienne ou à des milices villageoises dans cette région. “Ce lundi et hier di- manche, il y a eu au moins huit civils tués. La semaine dernière, au moins quatre civils ont été tués au cours d'af- frontements entre des communautés au centre du Mali”, a déclaré à l’agence AFP une source au sein du gouvernorat de Mopti. “Nous sommes très inquiets parce que les ci- vils se battent avec des armes de guerre. À cause de la situation sécu- ritaire, la cohabitation devient diffi- cile entre les différentes communau- tés”, a également confié cette sour- ce. Confirmant “le climat de tension” régnant dans des localités du centre, un dirigeant communautaire peul a déclaré à l'AFP que les affronte- ments avaient opposé des Peuls à des Bambaras, la principale ethnie du pays.

MERZAK TIGRINE

DEVANT L’IMPOSSIBILITÉ DE FORMER UN GOUVERNEMENT

Espagne :nouvelles élections législatives le 26 juin

n Le roi d'Espagne Felipe VI a signé,

hier, le décret de convocation de nouvelles élections législatives le 26 juin devant l’impossibilité de former un gouvernement après les élections de décembre, a annoncé à l'AFP le service de presse du Parlement. Dans ce décret, le roi ordonne la dissolution du Parlement et la tenue d’élections seulement six mois après les dernières législatives car, depuis ce scrutin, les principaux partis n'ont pas réussi à s'entendre pour investir un gouvernement. La session parlementaire marquant le démarrage de la prochaine législature a été fixée au 19 juillet, a précisé le président du Congrès des députés, Patxi Lopez. Lors des législatives du 20 décembre, les Espagnols ont infligé un échec cuisant aux deux grands partis qui alternaient jusque-là au pouvoir.

R. I./AGENCES

LAVROV ESPÈRE UN CESSEZ-LE-FEU “DANS LES PROCHAINES HEURES” À ALEP

Syrie : intenses efforts diplomatiques russo-américains

L chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov

e

a

déclaré hier espérer obtenir un accord

“dans les prochaines heures” sur un cessez-

le-feu dans la ville d'Alep, principal champ de ba- taille du conflit syrien. “J’espère qu’au plus vite, peut-être même dans les prochaines heures, une tel- le décision sera annoncée”, a-t-il dit à la presse après une rencontre à Moscou avec l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura. “Des discussions se ter- minent aujourd'hui entre militaires russes et américains sur l'annonce d'un cessez-le-feu dans

la ville d'Alep”, a-t-il précisé, alors que Moscou et

Washington sont déjà parrains d'une trêve mise en place fin février entre le régime syrien et les re- belles. Pour surveiller le cessez-le-feu, M. Lavrov a annoncé “la création dans les prochains jours à Genève d'un centre de coordination russo-améri- cain d’intervention rapide en cas de violations de la trêve”. “La principale raison de ma venue ici, c'est la possibilité de discuter avec le pouvoir russe du fait que les résultats déjà atteints (pour mettre en place le cessez-le-feu en Syrie) peuvent être réduits à zéro”, a déclaré de son côté M. De Mistura, dont les propos étaient traduits en russe. “Un tel risque existe”, a-t-il souligné. “J'ai le sentiment et l’espoir que nous pouvons à nouveau mettre en pla- ce et concrétiser” ce cessez-le-feu. Autre objectif de la visite de l'émissaire de l'ONU : préparer le

prochain tour de négociations entre le régime sy- rien et les opposants à Genève, sous l’égide des Na- tions unies, après l’échec du dernier round. La fra- gilité du cessez-le-feu actuel a pesé comme “me- nace” sur les dernières négociations à Genève, a regretté M. De Mistura. Ces dernières discussions inter-syriennes “n’ont pas été faciles”, a renchéri le ministre russe des Affaires étrangères. “Les conditions pour passer à un dialogue direct (entre opposants et représentants du régime de Damas) ne sont pas encore réunies”, a-t-il estimé. Une ré- union du Groupe international de soutien à la Sy- rie (GISS), dont sont coprésidents Moscou et Wa- shington, pourrait avoir lieu dans “un futur proche”, a ajouté par ailleurs le ministre.

R. I./AGENCES

DROITS DE L’HOMME

La Turquie condamnée pour la lenteur d’une enquête

FRONTIÈRE TUNISO-LIBYENNE

Trafic commercial paralysé depuis cinq jours

Cour européenne des droits de

l'homme (CEDH) a condamné hier

Turquie pour ne pas avoir enquê-

té avec suffisamment d'efficacité sur le meurtre d'un responsable politique kurde, tué en 1994 dans l'est du pays. La CEDH avait été saisie par la veuve de ce respon- sable politique local du Parti de la démo- cratie du peuple (Hadep, pro-kurde), qui alléguait que son mari avait été tué à cau- se de son affiliation politique, soit par les forces de sécurité, soit par le Hezbollah avec l'aide des autorités. Elle soulignait no- tamment l'absence inhabituelle de pa- trouilles de la police et de la brigade anti- terroriste dans la zone du meurtre le jour où il a été perpétré. Elle accusait également les autorités turques de ne pas avoir en- quêté assez efficacement sur ce meurtre.

L

la

a

Dans cette affaire, cinq personnes avaient été condamnées entre 2009 et 2013 à des

peines allant de cinq ans et demi d'empri- sonnement à la réclusion à perpétuité. Dans son arrêt, la CEDH reconnaît que l'enquête menée par les autorités turques a été anor- malement longue. Elle souligne que “les dé- lais pris par la procédure judiciaire ne peuvent pas être considérés comme com- patibles avec l'obligation d'un État ( ) d'assurer l'efficacité des investigations sur les morts suspectes”. Les juges n'ont en re- vanche pas retenu la violation de l'article 14 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui interdit toute forme de dis- crimination, fondée par exemple sur la langue, la religion ou les opinions poli- tiques.

R. I./AGENCES

L e trafic commercial au principal poste-frontière entre la Tunisie et la Libye

est paralysé depuis cinq jours, à l’initiative de la partie libyenne, a-t-on appris hier auprès des au- torités locales tunisiennes. Le poste de Ras Jedir constitue le principal point de passage entre

l'ouest de la Libye et le sud-est de la Tunisie, un territoire qui vit en grande partie du com- merce transfrontalier, y compris de la contrebande. Depuis ven-

dredi, le trafic commercial est toutefois complètement paralysé à l’initiative des autorités li- byennes, qui empêchent tout passage de marchandise. “Des négociations sont en cours entre des représentants des sociétés civiles et entre responsables des deux pays”, a expliqué à un cor- respondant de l'AFP le gou- verneur de Médenine, Tahar Matmati. “Nous essayons de surmonter les difficultés pour que le trafic reprenne son cours

normal dans les plus brefs dé- lais”, a-t-il ajouté. Selon un fonctionnaire de l'Office des travailleurs tunisiens à l'étran- ger en poste à Ras Jedir, seuls les civils souhaitant rentrer dans leur pays ainsi que les ambu- lances sont autorisés à passer. “Les voyageurs libyens peuvent rentrer chez eux. Même chose pour les Tunisiens”, a résumé ce responsable sous couvert de l'anonymat.

R.

I./AGENCES

LIBERTE

Mercredi 4 mai 2016

Culture

11

CAFÉ LITTÉRAIRE DE BÉJAÏA

Hommage de Abderrahmane Yefsah aux journalistes

L’auteur de l’essai présenté au café littéraire de Béjaïa, homme meurtri dans sa chair, lui qui a perdu un frère, Smaïl Yefsah, lâchement assassiné par les terroristes islamistes, appelle à poursuivre le combat des authentiques martyrs.

A bderrahmane Yefsah était l’in- vité du Café littéraire de Béjaïa, dernièrement, au Théâtre ré- gional de Béjaïa. Il était venu présenter son essai Souviens- toi, Ô Algérie de Smaïl Yefsah

et de tous les autres, un ouvrage, publié à comp- te d’auteur en septembre 2015. Smaïl Yefsah était son frère, arraché à la vie par une horde de terroristes sans foi ni loi, alors que le jeune journaliste de la télévision était

destiné à une brillante carrière.

Aussi, à la faveur de cette rencontre de pré- sentation de son livre témoignage sur l’assas- sinat de son frère, l’auteur est revenu forcément sur une période douloureuse de l’histoire contemporaine de l’Algérie, celle de la décennie noire, “ces années de sang où l’Algérie s’est dé- robée aux yeux du monde dans une guerre in- visible”. Au fil de ce témoignage, Abderrahmane Yef- sah a exhumé sa douleur en revenant sur un drame qui l’a endeuillé et les siens, celui de l’as- sassinat de son frère journaliste Smaïl à Alger

L'ÉCRIVAIN AUMER U LAMARA À “LIBERTÉ”

“L’imaginaire amazigh est un gisement pour l’humanité”

Liberté : Vous avez abandonné la physique pour vous consacrer à l'écriture en tamazight. Com-

ment s'est effectuée la transition ? Aumer u Lamara : Écrire en tamazight a toujours été pour moi un ob-

jectif à atteindre. Nous avons trop subi l'ostracisme absolu

du “tamazight ur tettaru” (tamazight ne s'écrit pas). Au collège, j'avais tenté, sans succès d'ailleurs, de traduire en tamazight une pièce de théâtre, intitulée Jugurtha, qui avait été montée à la Maison des jeunes de Belcourt en 1968. Mon ami Laïd Tarzalt jouait alors le rôle de Jugurtha. Pour répondre à votre question, je me suis lancé dans l'écriture en ta- mazight à la fin des années 1970 et surtout dès 1985 avec le recueil du témoignage de Messaoud Oula- mara Iberdan n tissas (les Sentiers de l'honneur). Pour autant, j'ai mené ma carrière de physicien et de cher- cheur dans l'industrie jusqu'à ma retraite récente. On peut faire plusieurs activités différentes dès lors qu'on croit à ce que l'on fait.

Propos recueillis par :

YAHIA ARKAT

Vous êtes un auteur prolifique, avec déjà sept ou- vrages, et vous venez de recevoir à Ottawa le prix Rachid-Alliche du meilleur roman 2015 avec Timlilit di 1962. Que pensez-vous de la production littéraire en tamazight ? Je ne pense que du bien. Un peuple qui prend conscience de son patrimoine et qui se met à l'ou- vrage est un indicateur d'espoir. Quant à la quali- té des ouvrages édités, elle progresse. C'est le rôle des éditeurs d'être exigeants. Je suis convaincu que nous aurons des chefs-d’œuvre dans l'avenir, et l'ima- ginaire amazigh, exprimé en tamazight, est un gi- sement pour l'humanité.

Vous avez suivi le cours de berbère de Mouloud Mammeri dans les années 1970 à l'université d'Al- ger. En tant qu'acteur du Mouvement culturel ber- bère, comment voyez-vous le chemin parcouru par la cause amazighe ? Effectivement, le cours de Dda Lmulud a été dé- terminant dans mon engagement, avec les bulle- tins périodiques d'Agraw Imazighen qui nous parvenaient sous le manteau lorsque nous étions au lycée technique de Ruisseau (Les Annasser). En Afrique du Nord, nous sommes dans une situation absurde d'auto-colonisation. L’idéologie arabo-is- lamique tente l'impossible,transformer 100 millions d'Amazighs, de la Libye au Maroc, en Arabes d'Ara- bie. La France n'était pas en reste, car elle a inven- té “le royaume arabe” en Afrique du Nord. Il semble que cela est en train de changer et que “l'Afrique est en train de retrouver son Nord”, Tamazgha. Il n'y a pas de standard dans la durée des luttes des peuples, l'important est de persévérer, car rien n'est joué, principalement avec la montée de l'islamis- me qui renforce l'arabisme le plus archaïque. L'ara- bo-islamisme est un package indissociable.

Que pensez-vous du nouveau statut de tamazight dans la nouvelle Constitution ? C'est une bonne chose que la langue amazighe soit explicitement officielle, étant donné qu'elle est déjà

légitime dans notre sous-continent depuis plus de 5000 ans. Les nuances dans la rédaction de la Consti- tution pour faire qu'une langue soit “plus officiel- le” qu'une autre est autre absurdité produite, à mon avis, par les mercenaires d'arrière-garde, pour frei- ner le mouvement d'émancipation de notre peuple. Ce sont les mêmes qui freinent la construction (plu- tôt le remembrement) de l'Afrique du Nord histo- rique.

Vous avez été enseignant-chercheur dans plu- sieurs universités puis chercheur dans l'industrie des hautes technologies dans des multinationales, et pourtant vous avez continué à écrire en ta- mazight. Justement, comment peut-on mettre les compétences propres à ces domaines pour faire bénéficier la production littéraire en tamazight ? Votre question mérite un éclaircissement : tama-

zight est une langue vivante comme les autres, elle

a permis de véhiculer les savoirs ancestraux

(mythes et explications de l'univers, cosmologie, cos- mogonie, droits du sol, droits de l'eau, toponymie,

littérature orale de haute facture) et elle est capable

de véhiculer tous les savoirs à venir. Nous n'avons

aucun complexe, et le retard n'est pas une infirmité.

Le passage actuel de l'oralité à l'écrit et aux modes

d'expression modernes (nouvelle, roman, livre

) progresse. Des milliers de nos conci-

toyens, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes

cherchent, veillent, écrivent chacun dans son do- maine de prédilection. Le meilleur est devant. En

ce qui concerne le transfert du savoir-faire de l'in-

dustrie vers l'écriture, il faudrait le voir sous l'angle de l'optimisation. À mon niveau, je l'applique de deux manières. L'organisation globale d'une œuvre en projet : il faut élaborer un plan, identifier les grandes idées, hiérarchiser ensuite ce que nous vou- lons dire. L'ossature de l’œuvre est faite avant de commencer l'écriture. L'autre aspect est dans l'écri- ture même, en n'alignant que des mots qui ap- portent de la valeur, du sens (en économie on dit “valeur ajoutée”). J'ai appliqué cette démarche dans l'écriture du roman historique Tullianum – tag- gara n Yugurten (Les derniers jours de Jugurtha). L’œuvre s'y prêtait.

d'histoire,

Une dernière question, si vous permettez, votre dernier ouvrage à paraître aux éditions Achab est un essai. C'est nouveau dans l'écriture en tama- zight ?

C'est le deuxième. En 2012, j'ai déjà publié chez L'Har- mattan un essai sur la révolution rifaine et la Ré- publique du Rif de 1920-1926, Muhend Abdelkrim – Di Dewla n Ripublik. Aucun domaine n'est inter- dit à une langue. Il n'y a pas de chasse-gardée, et

le premier lexique de mathématiques en tamazight

a été élaboré déjà en 1983. Pour le nouvel essai en

cours d'édition, Taârabt-tinneslemt n usekkak (l'arabo-islamisme de l'imposture) nous en repar- lerons au moment opportun. Sinon, j'aurais souhaité que cet entretien se déroule en tamazight pour une édition en tamazight. L’État ne s'opposera pas à une telle initiative. Il est bien loin le temps où l'on em-

prisonnait des jeunes qui avaient un alphabet ti- finagh dans leur cartable.

près de son domicile, le 18 octobre 1993. L’auteur, un membre actif de l’association des familles des victimes du terrorisme de Tizi Ou- zou, n’a pas manqué de poser la lancinante question : celle de la politique de la réconci- liation nationale en faveur des extrémistes is- lamistes ayant mis le pays à feu et à sang pen- dant plus d’une décennie. C’est ce qui l’a d’ailleurs motivé à prendre la plume. Mais il précisera que c’est non seulement pour ho- norer la mémoire de ce qu’il appelle les “au- thentiques martyrs” par un témoignage sérieux, mais aussi et surtout pour crier à la face de ces inhumains (sa) détermination, en continuant le combat de (ces) chers disparus. Quant à l’his- toire, c’est celle d’un journaliste, traqué par son rédacteur en chef, qui prenait mille et un dé- tours pour lui refuser des comptes rendus amers sur les réalités dans lesquelles se trou- vait la société dans les années finissantes du tout-État. Abderrahmane Yefsah y a dressé le profil d’un journaliste qui ne veut pas abdiquer. Le rédacteur en chef n’acceptait que les papiers plaisants, jugés positifs. Et quand éclatent les tragiques événements ayant ensanglanté le pays, le journaliste avait du mal à relater les violences que les islamistes intégristes commettaient sur une population abandonnée. Ses comptes rendus, jugés trop compromettants, voire dangereux pour le

D.R.
D.R.

journal, passaient systématiquement à la pou- belle. L’homme de plume est vu comme un po- licier ou un gendarme, alors que pour ceux- là, les journalistes, c’est la catégorie qu’il fal- lait éviter à tout prix. Plus encore, certains journalistes étaient jetés en cellule sans aucune autre forme de procès pour avoir fait leur devoir : informer. Abder- rahmane Yefsah, diplômé des Beaux-Arts, est aussi l’auteur du roman Et Cain tua Abel, pu- blié également à compte d’auteur en 2012 et couronné du prix littéraire Tahar-Djaout

M. OUYOUGOUTE

Publicité

blié également à compte d’auteur en 2012 et couronné du prix littéraire Tahar-Djaout M. OUYOUGOUTE Publicité

AF

12

Auto

Mercredi 4 mai 2016

LIBERTE

PAGE ANIMÉE PAR FARID BELGACEM

liberteauto2011@yahoo.fr

PAGE ANIMÉE PAR FARID BELGACEM liberteauto2011@yahoo.fr DERNIÈRE MINUTE FÉDÉRATION INTERNATIONALE DE

DERNIÈRE MINUTE

FÉDÉRATION INTERNATIONALE DE L’AUTOMOBILE (FIA)

Un important accord sur les moteurs pour réduire les coûts

important accord sur les moteurs pour réduire les coûts n La Fédération internationale de l’automobile (FIA)

n La Fédération internationale de

l’automobile (FIA) a officiellement annoncé un accord entre les principaux acteurs de la Formule 1 sur les moteurs pour la période 2017-2020 favorisant notamment la réduction des coûts. “Cet accord global sur les unités motrices (moteur à essence et moteur électrique) couvre quatre secteurs clés relatifs aux coûts et aux tarifs de fourniture, à l’obligation de fourniture, à la convergence de performance et au son”, selon le communiqué publié deux heures après la fin de la deuxième séance d’essais libres du Grand Prix de Russie à Sotchi. Ces mesures définitivement adoptées, y compris par le Conseil mondial de la FIA, seront incluses dans les règlements technique et sportif des Championnats du monde 2017 et 2018 de Formule 1. Dans le cadre de cet accord, la FIA s’engage de son côté à favoriser la stabilité des règlements concernant les unités motrices et à maintenir la structure dirigeante de la Formule 1 pour la période 2017-2020.

F. BELGACEM

FOCUS

La remise du mois

50 millions de remise sur les camions Hyundai au Batimatec

50 millions de remise sur les camions Hyundai au Batimatec n Sous le slogan “Les offres

n Sous le slogan “Les offres sur mesure”,

Hyundai Motor Algérie (HMA), filiale de Cevital, a annoncé que les camions de la marque Hyundai vont bénéficier de 500 000 DA de remise ou d’une possibilité de crédit à 0% de taux d’intérêts, à l’occasion du 19 e Salon du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics (Batimatec), qui va se tenir jusqu’au 7 mai au Palais des expositions Pins maritimes à Alger. Hyundai Motor Algérie précise que cette offre est soumise à conditions, et qu’elle est valable sur toute la gamme de camions Hyundai disponibles en stock.

F. BELGACEM

PROGRAMME DE PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Deux entreprises algériennes récompensées par Ford

Le Programme Ford Motor Company Conservation&Environmental Grants accorde 100 000 USD à 18 organisations au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

F ord Motor Company a récompensé deux en-

treprises algériennes dans le cadre de son programme Ford

Conservation&Envi-

ronmental Grants. La première en- treprise est gérée par Djnoui Nas- raoui qui développe un système d’irrigation traditionnel : la fog- gara. Un projet vital pour la dis- tribution de l’eau aux commu- nautés. Le système d’irrigation permet l’écoulement de l’eau pro- venant des puits dans les mon- tagnes et sa distribution équitable dans les lieux de rassemblement dans les terres basses pour être uti- lisée dans l’agriculture. Avec le fi- nancement supplémentaire de Ford, il est possible de creuser davantage de puits d’eau. La 2 e en- treprise est gérée par Bentaïba Abderrahmane. Il s’agit de War- da. Ce projet est un site de réseau social ayant pour but de découvrir

et mettre en place des campagnes

de nettoyage pour la conservation de l’environnement et le reboise- ment dans toute l’Algérie et visant à informer le public au sujet des ac- tivités écologiques dans le pays. Les bénévoles ayant les mêmes idées, les personnes intéressées par ces activités et le grand public qui souhaiteraient participer à la conservation de l’environnement ou à faire un don pour soutenir cette cause, y trouveront les in- formations nécessaires. Avec la

cause, y trouveront les in- formations nécessaires. Avec la subvention supplémentaire de Ford, Bentaïba développera

subvention supplémentaire de Ford, Bentaïba développera un

prototype du site Warda sur la Toi-

le ainsi qu’une application pour té-

léphone mobile. Il faut savoir qu’en 2015, le programme de Ford

a élargi sa portée pour couvrir des

projets environnementaux en Égypte, en Tunisie, en Algérie et au

Maroc. La liste des bénéficiaires comprend des projets aidant à créer des habitats appropriés pour les chauves-souris au royaume d'Arabie Saoudite, préserver les sites sacrés au Maroc, développer

un musée de la biodiversité pour enfants en Jordanie ainsi qu’une plateforme sociale pour promou-

voir les efforts environnementaux en Algérie. Ce programme a at- tribué plus de 1,5 million USD à

des bénéficiaires au cours des 15 dernières années. À cette occasion, Jim Benintende, président de Ford Moyen-Orient et Afrique, a indi- qué qu’au cours des 15 dernières années, “ce programme a travaillé activement pour soutenir les projets environnementaux exceptionnels dans la région. Nous espérons pou-

voir faire une différence dans les communautés que nous servons grâce à notre programme. Nous ap- précions les efforts dévoués des participants aux programmes de Ford Grants ainsi que leur enga- gement continu pour la conserva- tion de l'environnement. Nous sommes extrêmement heureux que la majorité des lauréats du pro- gramme de 2015 ont dédié leurs projets à la sensibilisation de la so- ciété sur l’importance de la protec- tion de l’environnement.”

FARID BELGACEM

COUP DE CŒUR

Nexus Automotive International s’installe en Algérie

Nexus Automotive International s’installe en Algérie L e groupement de grossistes en pièces de rechan- ge,

L e groupement de grossistes en pièces de rechan-

ge, en l’occurrence Nexus Automotive In- ternational (NAI), s’est installé via sa représen- tation Nexus Automo- tive Algérie (NAA). Celle-ci, indique notre source, englobe quatre

distributeurs locaux de pièces de rechange au- tomobiles, à savoir A&M Distribution, Douadi Automotive, Habchi Auto Distribu- tion et le groupe Siad Automobile. Son siège, basé à Alger, sera inau- guré le 16 mai. Le DG de NAI, Gaël Escribe,

s’est dit “heureux et fier de ce lancement qui im- prime à la fois l’ambi- tion des grands distri- buteurs impliqués et leur participation à l’indus- trie de la structuration et la professionnalisation du marché secondaire en Algérie”.

FARID B.

IMPORTANT

LE DÉLAI DE PAYEMENT S’ÉTALE DU 2 MAI AU 2 JUIN

N’oubliez pas votre vignette automobile !

L e délai d’acquittement de la vignette automobile pour l’année 2016 s’étalera du lundi 2 mai au jeudi 2 juin. C’est

ce qu’a indiqué la direction générale des im- pôts (DGI) qui précise que “la commercia- lisation de la vignette automobile a été re- tardée, cette fois-ci, jusqu’à mai au lieu d’avril, du fait de l’augmentation des ta- rifs introduits par la loi de finances 2016 et ayant poussé la DGI à retarder les com- mandes d’impression”. Ces augmentations, qui varient entre 15% et 40%, sont déter- minées en fonction du type du véhicule, de son âge, de son poids et de sa puissan- ce. Pour les véhicules utilitaires, le tarif des vignettes, qui seront disponibles auprès des

receveurs des impôts et des receveurs d’Al- gérie Poste, est fixé selon le poids total en charge (PTC) et non pas selon la charge uti- le. L’administration fiscale invite les auto- mobilistes à ne pas attendre le dernier moment pour s’acquitter de cette obligation légale et éviter ainsi les chaînes d’attente et les désagréments qui en résultent. Elle les appelle également à s’assurer du tarif légal de leur vignette avant son acquisition, no- tant que toute vignette non conforme au tarif légal entraîne le retrait de la carte d’immatriculation qui ne sera restituée qu’après présentation d’une vi- gnette conforme majorée de 100%. Le dé- faut d’apposition de la vignette sur le pare-

brise du véhicule donne lieu à l’application d’une amende fiscale égale à 50% du mon- tant de la vignette. Elle relève, d'autre part, que la carte provisoire de circulation (car- te jaune) tient lieu de carte d’immatricula- tion (carte grise) et que, par conséquent, la vignette devient exigible dans un délai d’un mois à compter de la mise en circula- tion du véhicule sur le territoire national. La vignette automobile a été instaurée en Al- gérie depuis 1998. Une part de 20% de ses recettes est versée au Trésor public et 80% au Fonds commun des collectivités lo- cales. En 2015, 11 milliards DA ont été re- couvrés de la vignette automobile.

AGENCE / F. B.

des collectivités lo- cales. En 2015, 11 milliards DA ont été re- couvrés de la vignette

LIBERTE

Mercredi 4 mai 2016

L’Algérie profonde

13

MÉDÉA

Visite de chantiers de logements et scolaires à Seghouane et Zoubiria

Les projets en cours de réalisation des secteurs du logement et des équipements publics implantés dans les communes de Seghouane et Zoubiria ont fait l’objet d’une évaluation de leur état d’avancement à l’issue d’une visite d’inspection du wali, Mostafa Layadi, qui l’a guidé dans de nombreux sites.

L a préparation de la prochaine rentrée scolaire a dicté les prio- rités de la visite pour constater de visu les chantiers en cours de réalisation de classes et d'un groupe scolaire dont la livraison

est programmée pour les prochaines semaines. Situé dans la fraction Ouled Benyamina, le groupe scolaire, dont les tra- vaux ont atteint un taux d’avancement de 85%, devra être livré avant la rentrée scolai- re, doté de toutes les commodités qui l’ac- compagnent afin de garantir un meilleur confort aux élèves. Au pôle urbain de Seghouane, la visite des chantiers de réalisa- tion de logements publics locatifs dont une partie a déjà été distribuée dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire. Le siège de la subdivision des ressources en eau a été visité par le wali qui a requis des respon- sables locaux de rationaliser l’utilisation du foncier disponible et le recours aux procé- dés modernes de construction qui permet- tent d’écourter les durées de réalisation. L’entreprise en charge de la réalisation a été requise de livrer les logements en construc- tion à leurs bénéficiaires dans les délais impartis, avec les commodités prévues et les aménagements de l’environnement qui conviennent pour assurer sérénité et confort aux occupants. Pour dynamiser les travaux de projets en cours, notamment les

D. R.
D. R.

L’état d’avancement des travaux des différents projets a atteint les 85%.

chantiers de construction de logements des- tinés à la résorption de l’habitat précaire, et dans le but de lever les contraintes et diffi- cultés susceptibles d’être rencontrées, il a été insisté auprès des entreprises réalisa- trices sur le respect de leurs engagements en matière de délai et des normes de construc-

tion. Les bureaux d’études et les secteurs responsables ont reçu l’instruction de suivre en permanence les chantiers pour booster la dynamique de réalisation des logements et le respect des normes de qualité qui leur doivent être appliquées.

M. EL BEY

Formation des chefs scouts au brevet de badge de bois

Un camp de formation au brevet de badge de bois a été organisé du 28 avril au 2 mai par le commissariat des scouts de Médéa, sous l’égide du commandement général des SMA. Pas moins de 45 chefs scouts venus des wilayas de Médéa, Adrar, Aïn Defla, Djelfa, Blida, El-Oued, Sétif, M’sila et Batna ont pris part au camp de formation abrité par la maison de jeunes de Tibhirine, située non loin du monastère Notre- Dame de l’Atlas. Placée sous le signe “Pour une pratique de commandement efficiente”, la formation a permis aux chefs scouts candidats de suivre, 5

jours durant, des cours théoriques et pratiques sur l’étude opérationnelle du badge de bois, articulés autour du rôle et des missions du chef scout, les chantiers scouts, les styles de commandement, la disponibilité des moyens logistiques, etc. Le badge de bois est un insigne qui confère au chef scout une reconnaissance de compétence qui est subordonnée à la formation aux missions pédagogiques dans la gestion des effectifs, la communication, la motivation des jeunes scouts, etc. Le camp de formation, 2e du genre organisé par le

commissariat scout de Médéa, a été dédié à la mémoire de l’un des pionniers du mouvement scout national, en l’occurrence Abdelkader Benyahia, décédé le 15 novembre 2008 à l’âge de 81 ans. En outre, le camp de formation a permis aux participants de porter la nouvelle tenue d’un bleu clair et d’un foulard violet et de disposer de badges de bois délivrés par le commandement général, représenté par le commandant Bouzerkoune Boualem, vice-président du commandement général des SMA. Ce dernier a déclaré à l'occasion de la cérémonie

marquant la fin du camp que le mouvement scout en Algérie a fait un important bond qualitatif à même de lui donner plus de crédibilité et de force pour mener à bien sa mission. Pour plus d’efficacité à l’action humanitaire au niveau local et national des scouts, notamment dans les situations de catastrophes naturelles, le représentant de la direction de la Protection civile a suggéré d’intégrer à ces actions relatives à la formation “Un secouriste par famille” des jeunes éléments du corps des SMA.

M. EL BEY

CONTRIBUTION

On crée des problèmes là où des solutions existent

B éjaïa est la seule wilaya à disposer d’un seul centre d’enfouissement tech- nique (CET) – Sidi Bouderhem —

alors que les autres sont dotées, selon l’éten-

due du territoire et la densité de la popula- tion de trois à six centres. Le CET, selon les informations recueillies, a été réalisé selon les normes généralement admises, dans le respect de la réglementation en vigueur. Il manque seulement les équipements pour traiter les lixiviats (liquides provenant du compactage des déchets ménagers). Quel est le problème à l’origine du soulève- ment de la population subissant les nui- sances générées et perturbant de ce fait le trafic routier ?

Avec les dernières précipitations (pluies diluviennes), le bassin de décantation a débordé laissant le lixiviats s’écouler vers l’oued jusqu’à Melala, dégageant des odeurs incommodantes sur son passage.

Y a-t-il une solution durable à ce problème ?

La réponse est oui. 1. Installation d’une pompe aspirante et refoulante pour compléter l’équipement et

drainer systématiquement les lixiviats vers

le

casier (lieu d’enfouissement)

2.

Traiter les mauvaises odeurs par des pro-

duits appropriés.

3. Installation d’une déchéterie pour valori-

ser les sous-produits (métaux ferreux et non ferreux, plastiques, papiers, etc.).

4. Établir un échéancier pour la réalisation

de ces actions.

5. Discuter en recherchant un consensus

avec les élus – Élaborer un protocole d’ac- cord engageant toutes les parties concernées – Respecter les engagements pris. La solution radicale consiste à lancer la réa- lisation des CET (centres d’enfouissement techniques) prévus (Boudjellil, Akbou, Sidi Aïch, El-Kseur et Aokas), dont les finance- ments seraient disponibles. En conclusion, il faut faire les choses comme elles doivent être faites (avec professionnalisme) ou ne pas les faire du tout. Et dans tous les cas, l’intérêt général doit prévaloir.

CONTRIBUTION D’UN CITOYEN.

général doit prévaloir. CONTRIBUTION D’UN CITOYEN. BRÈVES du Centre ADEKAR (BÉJAÏA ) Rassemblement des

BRÈVES du Centre

ADEKAR (BÉJAÏA )

Rassemblement des parents d'élèves du lycée devant la direction de l’éducation

Les membres du bureau de l’association des parents d’élèves du lycée d’Adekar dans la wilaya de Béjaïa ont observé, avant-hier, un rassemblement devant le siège de la direction de l’Éducation. Cette montée au créneau de l’APE intervient suite “à la situation, jugée peu reluisante qui prévaut au lycée et qui demeure dans l’impasse”. En effet, dans une déclaration, le bureau de l’association informe qu’il a recouru au sit- in après avoir épuisé tous les moyens administratifs. “Réuni en assemblée générale pour débattre des points ayant trait

à

la rétention des bulletins du 2 e trimestre et

le

manque d’encadrement et après avoir

épuisé tous les moyens administratifs par le

bureau de l’APE notamment les réunions qu’il

a tenues avec les différents services de la

direction de l’éducation, dont les responsables ont promis de résoudre les problèmes en question sans qu’il y ait eu de suite” et afin de dénouer cette crise, le bureau de l’APE a été reçu, la même journée, par le secrétaire général de la DEM, Bezza Benmansour. Contacté à ce sujet, ce dernier nous dira que “concernant l’encadrement, des superviseurs seront affectés dans les prochains jours au lycée d’Adekar. Au sujet de la rétention des bulletins, une issue sera trouvée au terme de la rencontre qui regroupera l’APE et le directeur de l’Éducation”.

A. HAMMOUCHE

LE PROJET DES GRANDS TRANSFERTS ENFIN ACHEVÉ

La région Est de Bouira étanchera bientôt sa soif

Pour cet été, les citoyens de l’Est de la wilaya de Bouira vont être enfin raccordés au réseau d’AEP. Initialement prévu pour fin avril, ce raccordement tant attendu devrait avoir lieu dans “les tout prochains jours”, indiquent les responsables de la Direction des ressources en eau (DRE). “Les communes d’El- Adjiba, Ahnif, Ath Mansour, Chorfa et M’chedallah ainsi que quelques villages de la commune de Bechloul seront raccordés au réseau des transferts des eaux du barrage de Tilsedit, d’ici quelque jours”, indiquent les mêmes sources. Ce projet, faut-il le préciser, consistait en la mise en place de réservoirs pour alimenter pas moins de 11 communes, dont 6 de la wilaya de Bouira. Cependant, le retard fut le maître mot de ce mégaprojet. En effet, ce chantier, qui devait initialement être achevé en août 2014, a connu moult arrêts. Les différents réservoirs prévus ont tardé à voir le jour et, par conséquent, cela a prolongé le calvaire des citoyens. Cet état de fait a poussé Nacer Maâskri, wali de Bouira, à hausser le ton et insister fortement sur le respect des délais, tout en prenant en charge “rapidement”, d’éventuelles oppositions des citoyens. Parmi les chantiers qui étaient en latence, on citera la station de pompage SP1, qui, d’après les maîtres d’ouvrage, pourra pomper jusqu’à 5 000 m3/s. Toutefois, elle enregistre un retard de plus de 4 mois sur le délai initial. Dans la commune de Bechloul, les travaux de réalisation d’une bâche d’eau (5000 m3) de la station de traitement du barrage Talesdit, ont également connu un retard de 9 mois.

R. B.

BOUIRA

Collision entre un camion et un bus : 6 blessés

Une collision entre un camion et un bus de voyageurs s’est produite, avant-hier, sur l’autoroute Est-Ouest, à la sortie de la ville de Bouira. L’accident s’est soldé par des blessures à 6 passagers qui ont été évacués vers les urgences du centre hospitalier Mohamed-Boudiaf de Bouira. Une enquête a été ouverte par les services compétents.

FARID HADDOUCHE

14

L’Algérie profonde

Mercredi 4 mai 2016

LIBERTE

14 L’Algérie profonde Mercredi 4 mai 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Est EL-TARF Deux faussaires de billets

BRÈVES de l’Est

EL-TARF

Deux faussaires de billets de banque arrêtés

n Dans le cadre de la lutte

contre la criminalité sous toutes ses formes, les éléments de la brigade de la sûreté de la daïra de Ben M’hidi, à l’ouest du chef-lieu de la wilaya d’El- Tarf, ont réussi, lundi, à arrêter deux faussaires de billets de banque de 1000 DA. Les mis en cause dans cette affaire, qui a nécessité moins de vingt heures de filature, sont originaires de la ville d’El-Tarf. Notre source a précisé que les deux individus sont impliqués dans de nombreux délits et étaient activement recherchés par les policiers, depuis plusieurs mois. Au moment de leur arrestation qui s’est déroulée sans opposition, les policiers ont récupéré des billets de banque en coupures de 1000 DA, 210 g de kif traité, une somme d’argent et des armes blanches qui auraient servi dans plusieurs agressions. Les deux mis en cause âgés de 20 ans ont été placés sous mandat de dépôt, en attendant leur jugement.

TAHAR B.

GUELMA

La Sûreté a reçu 3097 appels durant le premier trimestre

n Le dernier bulletin émanant

de la cellule de communication de la Sûreté de la wilaya de Guelma dresse un bilan exhaustif des appels des citoyens sur les lignes spéciales durant le premier trimestre. Le 1548 a été destinataire de 2083 appels d'urgence, alors que le 17 en a reçu 1014. Ces 3097 communications téléphoniques, dont 1455 en janvier, ont permis aux différents services de la DGSN d'intervenir illico presto dans les 34 communes de la wilaya pour porter assistance aux citoyens agressés dans leur cadre de vie par des vols, actes de violences, accidents de la circulation, incendies, etc. D'autre part, il est à souligner l'esprit de civisme de la population qui n'hésite pas à signaler aux services de sécurité les agissements malsains de bandes de délinquants qui seront épinglés.

HAMID BAALI

OUM EL-BOUAGHI

La presse honorée par le wali

n À l'occasion de la Journée

mondiale de la liberté de la presse, le wali d'Oum El- Bouaghi a honoré, mardi, la famille de la presse locale en présence des autorités civiles et militaires. Il a rappelé à l'occasion le rôle de partenaire que joue la presse et annoncé avoir transmis aux différentes administrations des instructions visant la facilitation de l'accès des journalistes à l'information, de même qu'il a procédé à l'ouverture du club de la presse à la maison de la culture Nouar-Boubakeur.

B. NACER

TÉBESSA

Youkous : un site

paradisiaque… oublié

Depuis que la région de Youkous a été proposée comme zone d’expansion touristique au vu de sa diversité, la grotte de Bouakouz a fait l’objet de plusieurs études approfondies par les étudiants universitaires et spéléologues français et belges notamment, en 2010.

À une quinzaine de kilomètres envi- ron, et après avoir quitté la com- mune de Hammamet en direction de Youks-les-Bains (communément appelée Youkous), et à gauche, sur une montée abrupte vous apparaît

le majestueux massif Mestiri, un formidable en- semble de crêtes accidentées d'un calcaire jauni par l’histoire se fragmentant en plaquettes et offrant à la gravitation et à l'escalade de multiples difficultés. Arrivés dans un tournant, on prend une descente vers l’accès, où coule la fameuse source d’eau lim- pide et claire connue sous le nom Bouakouz, une fontaine qui date de l'époque romaine. Ces sources d’eau naturelle alimentaient autrefois les vergers du village de Hammamet. Des familles des quatre coins du territoire national se ruent quotidiennement vers cette source à une altitude dépassant les 1000 mètres à la recherche d’un endroit ombragé, mais surtout d’eau fraîche pour se désaltérer après une

journée de canicule où parfois la température monte à plus de 40°C et où le bon air et l’eau na- turelle aiguisent l’appétit. Puis c’est la randonnée pé- destre pour ceux qui veulent continuer l’aventure de la découverte. Après une trentaine de minutes de marche, on emprunte ce magnifique et paisible pay- sage en pleine garrigue, avec ses chemins sinueux et accidentés à travers une vallée parcourue par des

torrents de vergers et des rochers escarpés. Ces che- mins sont traversés par de petits ruisseaux, longeant des figuiers, des grenadiers, des oliviers et des squattes de figue de Barbarie. Des maisons séculaires, éparpillées ici et là aux abords de cette charmante vallée, vous accueillent sans modération entre les senteurs de l’armoise, du romarin ou encore de la menthe et les belles ruches d’abeilles. Puis plus rien, une montagne rocheuse surplombant une grotte à

D. R.
D. R.

Riches de sources et de grottes, les majestueuses montagnes de Youkous sont délaissées.

sec, la grotte de Bouakouz au fond de laquelle jaillis- sait autrefois une eau minérale aux vertus théra- peutiques toujours connues des Tbessis. Cette ca- vité qui a servi, selon certains témoins, de refuge aux moudjahidine reste toujours le lieu de prédilection pour les habitants de Youkous et toute la wilaya de Tébessa. Depuis que la région de Youkous a été pro- posée comme zone d’expansion touristique au vu de sa diversité, la grotte de Bouakouz a fait l’objet

de plusieurs études approfondies par les étudiants universitaires et spéléologues,français et belges no- tamment, en 2010. Cependant, toute cette riches- se naturelle, malheureusement reste inexploitée par les autorités compétentes et ce, malgré les appels multiples pour aménager le site, et en faire un en- droit touristique d’excellence. Un site qu’on peut transformer en station.

RACHID G.

IL ÉTAIT EN VISITE DE TRAVAIL À KHENCHELA

Sid-Ahmed Ferroukhi lance la campagne moissons-battages

L e

coup d'envoi officiel de la

campagne des moissons-bat- tages pour la saison 2015-2016

a été donné, avant-hier, dans une ex- ploitation agricole à Babar par le mi- nistre de l'Agriculture, du Dévelop- pement rural et de la Pêche, Sid-Ah- med Ferroukhi qui était en visite de travail et d’inspection à Khenchela. En effet, la direction des services agricoles de la wilaya prévoit, selon les explications fournies au ministre, de réaliser cette saison une production devant atteindre 500 000 de quintaux de céréales toutes variétés confondues

sur environ 25 000 hectares de terres emblavées. Notons que la wilaya a

mobilisé, pour la réussite de cette campagne, environ 8 points pour le stockage des céréales à travers la zone sud. Par ailleurs, le ministre Sid- Ahmed Ferroukhi a insisté en marge de sa visite sur l'apport de l'investis- sement privé en matière d'agricultu- re, sur le développement de l'irriga- tion par l'utilisation des techniques modernes ainsi que sur la formation pour atteindre les objectifs straté- giques fixés par l’état. M. Ferroukhi a appelé tous les agri- culteurs à exploiter les moyens exis- tants, notamment le matériel agrico- le et les semences disponibles en vue de développer la céréaliculture. Au

cours de sa tournée dans la perle des Aurès, le ministre a visité une expo- sition de produits agricoles et d'acti- vités annexes avant de se rendre au site d’alimentation des périmètres agricoles en énergie électrique. Le mi- nistre a incité, lors de sa visite, les cadres de son secteur sur la nécessi- té de faciliter les tâches aux jeunes chômeurs qui ont bénéficié de 10 ha chacun, au sud de la wilaya de Khen- chela, dans le cadre de la concession agricole. Ces derniers ont dénoncé à maintes fois les obstacles bureaucra- tiques auxquels ils sont confrontés de- puis 2012. Le ministre de l’Agriculture s’est également rendu au barrage de

Babar qui irrigue actuellement 380 hectares de terres agricoles et qui alimente en eau potable une popula- tion d'environ 7 000 habitants de la ré- gion de Chechar, Kheirène et Djellal. La tournée de Sid-Ahmed Ferroukhi devait se poursuivre aujourd’hui par la visite de l’unité de production de bois de Khenchela et le nouveau centre de collecte du lait ainsi que l'inauguration d’un nouveau pôle d’excellence de la formation profes- sionnelle spécialisé en agriculture. Ce dernier a été créé uniquement dans cinq wilayas du pays, et ce, compte tenu de la spécificité de ces régions.

M. ZAIM

CAMPAGNE DE SENSIBILISATION AUX RISQUES DU GAZ ET D’ÉLECTRICITÉ

8 000 foyers ciblés à Constantine

L Société de distribution du gaz, d’électrici-

a

Est de Constantine (SDE) a clôturé, avant-

hier, la campagne de sensibilisation sur les

dangers liés au gaz et à l’électricité lancée en sep- tembre 2015. En effet, durant huit mois la SDE à ciblé 8 000 foyers répartis sur de 11 communes et 200 écoliers. Ces derniers ont participé à un concours de dessin organisé dans le cadre de cet-

te campagne sous le thème “Pour un usage du gaz

et de l’électricité sécurisé”. “Les lauréats de ce concours seront récompensés par des cadeaux sym- boliques et l’initiative consiste à faire découvrir à ces enfants les différents services de la SDE”, nous a précisé M me Wahiba Takhrist, chargée de la communication au niveau de la SDE. Notons que lors de cette opération, toutes les installations des 8 000 foyers ont été vérifiées et des consignes ont été données aux citoyens pour une meilleure uti-

lisation du gaz et d’électricité pour éviter les acci- dents qui sont dus en premier lieu à une mauvai- se exploitation de ces énergies. En dépit des cam- pagnes de sensibilisation aux risques liés au gaz, le nombre des cas d’asphyxies au monoxyde de car- bone ne cesse d’augmenter dans la wilaya. Pas moins de 72 victimes dont 2 morts ont été enre- gistrées en 2015.

SOUHEILA BETINA

LIBERTE

Mercredi 4 mai 2016

L’Algérie profonde

15

ORAN

5 000 gendarmes pour l’été

Le survol en permanence des 33 plages autorisées à la baignade vise à réduire considérablement les voies de fait contre les vacanciers.

L e groupement territorial de la Gen- darmerie nationale d’Oran prévoit de déployer 5 000 gendarmes durant l’été en vue de sécuriser les localités cô- tières dans le cadre du plan Delphine, avec l’inauguration de 18 postes de

contrôle et de surveillance, dont quatre sont déjà fonctionnels au niveau des plages de l’Étoile, les Andalouses, Bousfer-plage et Aïn Turk, selon une source proche de la Gendarmerie nationale. “Tout sera pris en considération par nos différents services

grâce au renforcement des effectifs de la Gendar- merie nationale avec l’apport d’hélicoptères et d’unités spécialement affectées au contrôle routier et à l’intervention rapide contre les bandes de mal- faiteurs qui sévissent ponctuellement durant cette période de l’année”, affirme-t-on. Ainsi, le survol en permanence des 33 plages au- torisées à la baignade vise à réduire considéra- blement les voies de fait contre les vacanciers, les maisons et les véhicules des estivants, précise-t- on par ailleurs. Les initiateurs du plan Delphine version 2016 comptent aussi sur l’implication des associations écologiques pour veiller à la propre- té des plages et des ports répartis sur le périmètre du groupement territorial de la Gendarmerie nationale. Dans ce contexte, l’édition 2016 de l’opération “Plages et ports bleus” verra la mobilisation de plus de 600 volontaires représentant des associations écologiques qui tablent déjà sur la collecte de plus de 60 t de déchets au niveau des ports d’Oran et d’Arzew, ainsi que sur les plages des communes du littoral de la wilaya d’Oran. Il convient également de souligner que du matériel sophistiqué destiné à la régulation du réseau routier a été récemment

Découverte d’un corps à Arzew

Liberté
Liberté

Les services de la Gendarmerie nationale seront renforcés pour toute la période estivale 2016.

réceptionné par les services de la Gendarmerie na- tionale. Le plan Delphine 2016, qui entrevoit aus- si la mise en place de barrages fixes, sera opéra- tionnel à compter du mois de juin prochain pour prendre fin en septembre de l’année en cours. En-

fin, selon des sources concordantes, les plages au- torisées à la baignade seront dotées de douches, de sanitaires et de cabines d’habillage en tenant compte du taux de fréquentation des plages.

K. REGUIEG-ISSAAD

Un centenaire renversé par une conductrice de 20 ans

n B. N., une conductrice de 20 ans, au volant d’une Peugeot 208, n’a pas trouvé autre piéton à renverser qu’un centenaire D. M., âgé de 101 ans, le blessant à la tête. L’accident s’est produit au quartier des HLM, lundi, et la victime a été évacuée à l’hôpital d’Oran.

Une Chevrolet prend feu

n Il était presque 17h30, lundi, lorsqu’un véhicule de marque Chevrolet a pris feu au carrefour d’El-Bahia. Le conducteur s’en est sorti indemne.

n G. B., 54 ans, demeurant dans la commune de Ben Fréha,

a été découvert sans vie, dans la soirée de lundi, près de son véhicule de marque Chevrolet Aveo, à la plage Brertit (commune d'Arzew). Le corps ne présente aucune trace apparente de violence. Une autopsie a été ordonnée et une enquête ouverte.

AYOUB A.

A. A.

A. A.

MOSTAGANEM

Vingt ans de réclusion criminelle pour trafic de faux billets

L es faits remontent au 21 juillet 2015, lorsque les gendarmes de Achaâcha ont arrêté à Oued

Kramis un véhicule de marque Hyundai Accent de couleur grise avec, à son bord, trois individus dont une jeune femme qui avaient tenté de fuir. G. M., R. R. et G. H., âgés entre 23 et 27 ans, originaires de Béni Haoua, se rendaient à Sidi La- khdar en possession d’un sac conte- nant de faux billets de banque d’un montant de 110 millions en coupures

de 1000 DA. La cour criminelle de Mostaganem a traité, hier, l’affaire portant sur la constitution d’une as- sociation de malfaiteurs et de falsifi- cation de billets de banque. Le pre- mier à comparaître, R. R., cultivateur de tomates, accusé d’avoir en sa pos- session le sac contenant les faux billets, a fini par se perdre en relatant les faits. Le deuxième, G. M., trans- porteur clandestin de son état, déclare ne rien connaître de la présence des faux billets, et la femme, G. H., a af-

firmé à son tour avoir uniquement accompagné l’agriculteur qui semble être son ami sous la pression. Le verdict a été rendu en condamnant

les deux frères, R. R. et R. M. pour respectivement 20 et 12 ans de ré- clusion criminelle.

M. SALAH

Le Salon national de la pomme de terre s’ouvre à Sayada

n Le Salon national pour le développement de la filière pomme de terre s’est ouvert hier et se poursuivra jusqu'au 5 mai au Centre hippique de Sayada (wilaya de Mostaganem). Les professionnels du secteur pourront discuter des problèmes et contraintes de la filière aux prises en permanence avec les fluctuations du marché.

M. S.

TLEMCEN

46 affaires devant le tribunal criminel

L a seconde session du tribunal criminel de Tlemcen s’ouvrira dimanche 8 mai, pour trai- ter de 46 affaires au cours desquelles com-

paraîtront 120 accusés poursuivis pour divers dé- lits, dont 98 détenus. 13 autres individus en fuite

Lancement d’un journal électronique

n

La commémoration de la Journée mondiale de

la

liberté de la presse a été marquée à Tlemcen par

la

mise en ligne d’un nouveau journal

électronique toutsurtlemcen.info. Le lancement de ce site revient à deux journalistes cumulant chacun plus de 25 ans de pratique dans les médias.

seront jugés par contumace. Dix affaires de viols de mineures et d’attentats à la pudeur ainsi que six autres liées au trafic de drogue et quatre concer- nant des fraudes fiscales avec faux et usage de faux dont les personnes seront jugées par le tribunal cri-

Leur démarche vise à s’intéresser aux préoccupations réelles du citoyen, à s’adapter aux mutations de la société dans tous les domaines de la vie, à aborder des sujets plus en profondeur et traiter l’information en toute liberté, sans entrave, et ce, conformément aux normes et règles professionnelles en vigueur dans le secteur et dans le respect de la déontologie et de la morale qui guident partout ce métier.

B. A.

minel. À noter que contrairement aux années pré- cédentes, une seule affaire de terrorisme figure au rôle de cette session.

B. ABDELMAJID

Dix-huit familles relogées

n Sur réquisition du wali de Tlemcen, la Gendarmerie nationale a assisté les autorités administratives locales, au bidonville Boudjlida, dans l'opération de relogement de 18 familles, dont les taudis ont été érigés sur un terrain domanial retenu pour la réalisation d'un projet de logements sociaux.

A.

A.

la réalisation d'un projet de logements sociaux. A. A. BRÈVES de l’Ouest AÏN TÉMOUCHENT 700 logements

BRÈVES de l’Ouest

AÏN TÉMOUCHENT

700 logements AADL seront livrés en juin

n Les premiers souscripteurs du

programme des 1000 logements de l’AADL (Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement), dont a bénéficié la wilaya de Aïn Témouchent, auront leurs clés dès juin prochain, selon Belmadani Khatir, le directeur du logement de la wilaya. En effet, ce seront 700 logements dont les travaux connaissent une cadence accélérée qui seront livrés à leurs bénéficiaires, a indiqué le même responsable qui a précisé qu’une “cellule spéciale est à pied d’œuvre sur le site situé à la sortie est du chef-lieu de wilaya pour le suivi des travaux afin d’en assurer leur bon déroulement et ce au même titre que les travaux des réseaux des VRD primaires, secondaires et même tertiaires qui ont été lancés”. La wilaya de Aïn Témouchent, rappelons-le, a bénéficié d’un quota supplémentaire de 1000 logements AADL dont 500 unités implantées à Béni Saf, où les travaux seront lancés incessamment, alors que, pour le reste, le choix du site qui devra se faire sur un terrain domanial est à l’étude.

M. LARADJ

CHLEF

Arrestation de cinq voleurs de véhicules à Haï Bensouna

n Les éléments de la police

judiciaire de Haï Bensouna (commune de Chlef) ont arrêté, cette semaine, une dangereuse bande de malfaiteurs spécialisée dans le vol de véhicules et la falsification de leurs documents. Selon nos sources, la bande en

question est composée de cinq individus qui activaient dans plusieurs wilayas. Les mêmes sources ont également indiqué que les mis en cause, âgés entre 35 et 45 ans et originaires de différentes wilayas, disposaient aussi d’une importante quantité de pièces détachées prélevées des véhicules volés et désossés. Au cours de cette même opération, les policiers ont récupéré quatre véhicules volés de différentes marques, des documents falsifiés et également du matériel informatique.

AHMED CHENAOUI

Saisie de kif dans un domicile

n Agissant sur renseignements et

en vertu d'un mandat de

perquisition, les gendarmes Chlef ont interpellé une personne et saisi dans son domicile à la Bocca Sidi Cherif (commune de Chettia) 2,1 kg de kif traité.

A. A.

SIDI BEL-ABBÈS

Suicide d’un octogénaire à Sfisef

n Un octogénaire, M. H., a été

découvert pendu, l’après-midi de lundi, dans son domicile à Sfisef (39 km à l’est du chef-lieu de wilaya), a indiqué la cellule de communication de la Protection civile. La dépouille a été déposée à la morgue de l’EPH de Sfisef et une enquête a été ouverte.

A. BOUSMAHA

16 Publicité Mercredi 4 mai 2016 LIBERTE LIBERTE PUB ALGER 37, rue Larbi Ben M’hidi

16

Publicité

Mercredi 4 mai 2016

LIBERTE

LIBERTE PUB

ALGER

37, rue Larbi Ben M’hidi Tél : 021 73 04 89 Fax : 021 73 06 08

PPEETTIITTEESS

AANNNNOONNCCEESS

Pour toute publicité, adressez-vous à Liberté Pub : Lotissement Ezzitoune n°15 - Oued Romane, El Achour, Alger - Tél. : 021 30 78 97 - Fax : 021 30 78 99 - servicepubliberte@yahoo.fr

LIBERTE PUB

OUM EL-BOUAGHI

Cité 1000-Logements (NASR) Tél./Fax : (032) 55 78 99

Cité 1000-Logements (NASR) Tél./Fax : (032) 55 78 99 O FFRES D ’ EMPLOI —————————————

OFFRES

DEMPLOI

————————————— Salon de coiffure de groupe international cherche coif- feuses qualifiées et hôtesse d’accueil, bonne présentation exigée, maîtrisant l’outil infor- matique. Tél. : 0542 36.75.21 - XMT ————————————— Pizzeria à Alger-Centre recru- te plongeuse, serveuses. Tél. : 0561 24.20.42 - ABR43690 ————————————— Urgent, cherche vendeurs pour une durée d’un mois (mai) à Alger. Vous êtes jeunes (GF), moti- vés, disponibles et présen- tables. Tél. : 0661 78.01.67 - ALP ————————————— Centre de beauté à Tizi Ouzou cherche coiffeuses et esthéti- ciennes. Tél. : 0558 54.34.63 - T.O-BR22659 ————————————— Opportunité d’affaires avec compagnie américaine, retrai- tés, étudiants, salariés. Tél. : 0659 85.41.73 - ABR43692

COURS

ET LEÇONS

————————————— Motions graphiques une for- mation en or ! Après avoir accompli cette formation, vous pourriez réaliser des projets animation à 20 dollars la minute. Réservez votre place, lieu Bordj El Behri, Alger. Tél. : 0559 12 53 22 - Epcom

AVIS DIVERS

————————————— Ascenseur étude et réalisa- tion, ascenseur, monte-char- ge, monte-plat, monte-mala- de, escalator. Tél. : 0661 55.14.27 - Email :

sraal_elevator@yahoo.fr Tél. : 0550 49.64.99 - ALP ————————————— Réparation TV + Plasma à domicile 7/7 Lyès Sonacat. Tél. : 0561 27.11.30 - BR20279 ————————————— Inst./rép. réfrigérateur, congé- lateur, machine à laver, clima- tiseur, chauffage, cuisinier, refroidisseur, chambre froide, clim auto. Tél. : 0660 82.01.76 - 021 86.20.79 - F452 ————————————— Cherche agrément pharmacie wilaya 16, 09 ou 42. Tél. : 0559 45.68.21 - XMT ————————————— Prends travaux d’aménage- ment maçonnerie béton armé et tuile. Tél. : 0795 08.26.17 - Comega ————————————— Cherche un prêt avec ou sans int. Tél. : 0792 40.41.73 - ABR43691

DIVERSES

OCCASIONS

————————————— Vends chaussures (Brésil) cit. Nour Beni Messous. Ali : 0551 27.88.99 - BR20288 ————————————— Entreprise met en vente ligne de fabrication de carreaux granito, en état de marche :

presse Ocem, OPA 650, grais- seuse 6 têtes. Tél. : 0558 10.54.94 - T.O-BR22624 ————————————— Vends soudeuse manuelle,

pédale, palitisseuse, sertisseu-

se, scotcheuse cartons et autre. Tél. : 0550 36.29.68 - 0550

49.54.73 - Comega

————————————— Vends extrudeuse neuve pour PPR (tube vert pour plombe- rie avec 4 diamètres).

Tél. : 0550 36.29.68 - 0550

49.54.73 - Comega

————————————— Vends extrudeuse tubes PVC

avec formule spéciale, du ø80 au 200 (complète). Tél. : 0550 36.29.68 - 0550

37.06.19 - Comega

APPARTEMENTS

————————————— Promo immo met en vente des apparts avec garage et entrée indépendante à Saoula possibilité de crédit bancaire. Tél. : 0561 06.93.26 - Epcom ————————————— Tigzirt-ville, vends F1, F2, F3.

Tél. : 0542 44.71.09 - T.O-BR22651 ————————————— Vends 2 F3 82 m2 lot. Bekkar (face stade 1er Novembre). Tél. : 0559 70.58.10 - T.O-BR22646 ————————————— Vends appartement 125m2, 4e étage, fini 80% Amyoud lotis- sement Touate, Tizi Ouzou Tél. : 0553 51.84.23 - T.O-BR22655 ————————————— Ag vend F4 110 m2 3e étage rue des Fontaines. Tél. : 0550 30.83.34 - F468 ————————————— Ag vend F6 csdb 170m2 3e étage Bd Med V. Tél. : 0550 30.83.34 - F468 ————————————— Vends F4 120 m2 acte l.f Kettani. Tél. : 0560 62.65.09 - ABR43689 ————————————— Particulier vend à Tizi Ouzou-ville 3 garages 90m2 + loue F2, F1 avec ou sans meubles. Tél. : 0550 955 802/801 - 026

41.72.93 - T.O-BR22657

————————————— Vends appartement 160 m2 Larbaâ Nath-Irathen. Tél. : 0673 74.12.69 - T.O-BR22658

TERRAINS

————————————— Vends 430 m2 à Chevalley, Alger, acte, R+4. Tél. : 0560 62.65.09 - ABR43689 ————————————— Vends lots de terrain à partir de 200m2 cité Kara Mustapha Boumerdès 9000 DA/m2 avec acte. Tél. : 0550 27.11.00 - XMT ————————————— Ag vend terrain sup. 475 m2 eau, gaz, élect. act. livret fon- cier 18m de façade plat lot Kaïdi Bordj El Kiffan terrain nu 12u/m2 intermédiaire s’abstenir. Tél. : 0550 40.63.07 - F451

VILLAS

————————————— Part. vend pour client poten- tiel deux villas jumelées pieds dans l’eau sup. 1200/650 com- mune de Aïn Taya, Alger. Tél. : 0661 58.69.94 - Epcom

LOCATIONS

————————————— Part. loue F4 1er étage 2 façades top avec box. ascen- seur meublé gardé pour bureaux ou habitation Dar Eddiaf, Chéraga. Tél. : 0669 20.63.76 - BR20276 —————————————

Particulier loue villa 12 pièces pour étranger avec

garages toutes commodités à

El

Tél. : 0662 49.23.26 - Comega ————————————— Ag loue F5 csdb 120 m2 6e étage côté Audin avec ascen- seur. Tél. : 0550 30.83.34 - F468 ————————————— Loue F4 à Alger-Centre au 4e étage dans immeuble propre avec ascenseur. Tél. : 0770 23.04.67 - Comega ————————————— AG loue F3 80 m2 1er étage pour habitation Bd Bougara, El Biar. Tél. : 0550 30.83.34 - ABR43693

Biar.

PROSPECTION

————————————— Ag cherche achat studio F2 à Hydra, Télemly, Sacré-Cœur. Tél. : 0550 30.83.34 - F468

DEMANDES

DEMPLOI

—————————————

J dame cherche emploi

comme femme de ménage à Alger.

Tél. : 0770 14.54.24, non sérieux s’abstenir —————————————

Dame cherche emploi dans le

domaine du secrétariat. Accepte polyvalence. Tél. : 0554 63.08.90 —————————————

JF architecte sérieuse, dyna-

mique et motivée diplômée de

l’EPAU, maîtrisant les logi-

ciels

de dessin et ayant plus

de

3 ans d’exp. (étude et

suivi), cherche emploi à Tizi Ouzou. Tél. : 0676 78.49.88 architectejob@gmail.com —————————————

JH 29 ans licence en droit +

CAPA, maîtrisant l’outil informatique et les langues

étrangères, un an d’exp. dans

le domaine cherche emploi.

Tél. : 0790 10.12.86 ————————————— Retraité ancien comptable CAP, CMTC, long. exp.

cherche emploi axe Réghaïa-

DEB, libre de suite.

Tél. : 0782 90 87 54 —————————————

H 59 ans comptable, résidant

à Rouiba, cherche emploi à

mi-temps 9h - 13h, disponible

de suite. Tél. : 0559 66.70.17

—————————————

JF 26 ans diplômée en comp-

tabilité 3 ans d’exp. maîtri-

sant l’outil inf. et PC Compta cherche emploi dans le domaine ou autre à Alger. Tél. : 0559 14 82 25 ————————————— JF cherche emploi garde- malade ou autre. Tél. : 0558 31 88 80 —————————————

H sérieux, dynamique,

cherche emploi à Alger 8h -

15h restauration, chauffeur ou

autre. Tél. : 0555 38 62 56 —————————————

Ingénieur en génie civil, habi- tant à Alger, plus de 20 ans d’exp. dans le domaine génie civil et bâtiment, désire poste

en rapport, libre de suite et disponible. Tél. : 0665 53 06 89 —————————————

H en cours de retraite cherche

emploi acheteur-démarcheur,

chauffeur, chargé de mission,

chef de parc autos accepte

déplacement à l’échelle natio-

nal, rendement assuré.

Tél. : 0541 23.44.74 —————————————

JF diplômée en théorie et structure financière et comp- table cherche emploi.

Tél. : 0553 69.32.75 —————————————

JH

sérieux, dynamique, pré-

H

61 ans en bonne santé maî-

Tél. : 0549 79.65.79 ————————————— JF diplômée en théorie et structure financière et comp- table cherche emploi. Tél. : 0797 58 55 24 ————————————— JF cadre commercial chargée des appels d’offres et consul- tation exp. 7 ans cherche emploi à Alger et environs. Tél. : 0541 03 08 58 —————————————

sentable avec exp. cherche emploi comme agent de sécu-

rité, étudie toute proposition. Tél. : 0550 88.03.41 —————————————

trisant bien le français ayant passé de longues années dans des stes nles et étrangères comme chef de parc autos cherche emploi dans le domaine apte à gérer votre parc humain et matériel. Tél. : 0793 110 263 —————————————

JF

licenciée en sciences éco-

nomi gestion d’entreprise

exp. 4 ans assistante direc- tion, commerciale cherche emploi. Tél. : 0540 89.14.60 —————————————

JH

opérateur machine indus-

trielle presse moule soufflage

H

48 ans sérieux ponctuel

inject exp. 10 ans connaissan-

dynamique cherche emploi soudeur, agent de sécurité exp. 5 ans banque libre de

suite et disponible, étudie

ce

dessin industriel Autocad,

JF CMTC-CED 2e année LMD comptabilité-finance 8 ans d’exp. cabinet d’expertise comptable cherche emploi dans le domaine environs d’Alger. Tél. : 0699 43 48 36 ————————————— Comptable CMTC-CED 23 ans d’exp. bilan, décl. fisc. para-fisc. log. PC-Compta PC paie administ. réside à

CAO, DAO est libre de suite habite à Alger-Centre. Tél. : 0795 00 13 47 ————————————— Ingénieur bâtiment et génie

civil en retraite longue exp. en suivi de chantier tous corps d’état habitant Saïd Hamdine, cherche emploi suivi de chan- tier, assitance technique ou travaux de réalisation coffra- ge ferraillage maçonnerie revêtement. Tél. : 0559 61 52 15 ————————————— JH 24 ans diplômé master géologie option ressources minérales et environnement année 2015 maîtrise les essais géotechniques cherche empoi dans une société privée ou étatique libre de tout engage- ment. Tél. : 0560 80.97.65 email :

proposition, résidant à

Baraki. Tél. : 0779 19 94 91 —————————————

toute

H

29 ans dynamique, ponctuel,

sérieux cherche emploi chauf- feur poids léger ou agent de

sécurité dans société nationale

Birtouta. Tél. : 0674 41 33 34 —————————————

ou

étatique ou chez famille,

étudie

toute proposition libre et

grande exp. cherche

emploi comme chauffeur chez privé ou famille. Tél. : 0771 54 07 33 —————————————

H.

disponible résidant Birtouta. Tél. : 0552 58 48 68 —————————————

H

sérieux dynamique cherche

emploi à Alger 8h - 15h, étu-

JF cherche emploi secrétaire, assistante, hôtesse, vendeuse

die

tte proposition.

Tél. : 0555 38 62 56

exp.

4 ans.

—————————————

Tél. : 0541 96 69 95 ————————————— Cherche emploi comme chauffeur sur route nationale et internationale exp. plus de 25 ans. Tél. : 0663 40 42 91

H

ponctuel dynamique

sérieux présentable avec exp. cherche emploi comme agent

de

sécurité ou chauffeur chez

reda.menia@yahoo.com ————————————— Ret. 59 ans longue exp. dans

privé

ou famille ou ste privée

étatique, étudie toute pro-

position, résidant à Birtouta. Tél. : 0552 58 48 68 —————————————

ou

gestion du personnel paie et

moyens généraux cherche emploi à Alger ou environs. Tél. : 0793 04 93 96 ————————————— JH 33 ans cherche emploi dans une entreprise étatique

privée en qualité de chauf-

ou

la

————————————— JH plus de 10 ans d’exp. dans diverses tâches (moyens généraux, achats, démarches et administration) polyvalent, diplôme DES marketing, manager en HSE diverses for- mations en informatique per- mis de conduire + 12 ans conduite. Tél. : 0551 00 13 38 sobalg@hotmail.com —————————————

JH

36 ans bac + 4 comptabili-

exp. 9 ans bilans fiscal maî-

trise de la réglementation fis- cale et sociale cherche emploi. Tél. : 0540 05 85 30 —————————————

feur léger ou commun ou agent de sécurité ou autre équivalent. Tél. : 0771 11.57.93 - 0551 79.78.83 ————————————— Cherche emploi chauffeur léger et lourd. Tél. : 0556 98.40.88 ————————————— JF cherche emploi comme secrétaire avec exp. diplôme agent de saisie en informa- tique. Tél. : 0673 40.63.12 —————————————

JF

diplômée en comptabilité

cherche emploi environs Alger. Tél. : 0674 80 38 46 —————————————

JH ing. en génie civil cherche emploi dans le domaine sur territoire national exp. 20 mois en bureau d’études. Tél. : 0795 93 33 65 ————————————— JH 30 ans, licence en sciences de gestion option : manage- ment ayant travaillé comme auditeur dans des mission d’inventaire, cherche emploi.

Ret. 59 ans longue exp. dans la gestion du personnel paie et moyens généraux cherche emploi à Alger-Centre ou environs. Tél. : 0793 04 93 96 —————————————

H

45 ans marié cherche

emploi comme chauffeur dans

une

société privée ou étatique

25 ans d’expérience dans le

Menuisier-ébéniste 40 ans

domaine. Tél. : 0775 32 36 71 —————————————

d’exp. cherche emploi à Alger

Tél.

: 0777 80.46.80 - 0672

ou

environs.

24.70.03

JH

directeur administratif

Tél. : 0542 51.22.74 —————————————

————————————— Technicien topographe cherche

finance et comptabilité 15 ans d’exp. cherche emploi. Tél. : 0782 52 37 45 —————————————

cherche emploi chef de

groupe sécurité, chef de site, agent d’accueil, chauffeur VL, coursier, acheteur-démar- cheur, agent polyvalent, libre

H

emploi à Bab Ezzouar ou envi- rons, marié, exp. professionnelle 3 ans et 6 mois dans un bureau d’architecture comme dessina- teur des plans et une année chez

JH

35 ans licencié en com-

merce 6 ans d’exp. prof. habi-

te

Aïn Bénian, Alger cherche

de

suite.

un expert foncier, maîtrise parfai- tement logiciels Autocad, Excel, Word et initation en Sketchup et

emploi. Email :

Tél. : 0553 36.40.33 —————————————

kadilamine@yahoo.fr

—————————————

H

53 ans avec exp. de 20 ans

Topocad.

Diplômé à l’Ecole supérieure

dans la sécurité cherche

Tél.

: 0773 38.57.21 - 0540

de

commerce avec exp.dans

01.88.78

la

gestion et le commercial

emploi comme chauffeur ou dans le domaine de la sécuri-

té. Tél. : 0550 05.23.38 —————————————

————————————— JF sérieuse cherche emploi comme cuisinière ou autre.

cherche emploi à Alger. Tél. : 0556 04 01 98 —————————————

 

Pensée

 

Les familles Souami et Amara rappellent le souvenir de

SOUAMI CHERIF

décédé le 4 mai 2013,

 

qui a rejoint sa sœur

FATIHA SOUAMI ÉPOUSE LAMRIBEN

 

disparue le 20 octobre 2010, et demandent à tous ceux qui

les ont connus et aimés d’avoir une pieuse pensée pour eux.

ALP

20 octobre 2010, et demandent à tous ceux qui les ont connus et aimés d’avoir une

C0166

LIBERTE

Mercredi 4 mai 2016

Publicité

17

SAEM

La Société Algérienne d’Endocrinologie et métabolisme informe ses adhérents de la tenue d’une assemblée générale le jeudi 19 mai 2016 à l’hôtel Mercure à partir de 14h pour le renouvellement de son bureau, arrivé en fin de mandat.

Les membres du bureau national ainsi que le président seront choisis par les seuls adhérents qui se sont acquittés de leurs côtisations annuelles.

En matinée du 19 mai sera organisé un tour d’horizon sur la thématique du «TRAITEMENT

MÉDICAL DU SYNDROME DE CUSHING».

Les médecins endocrinologues sont cordialement invités.

Le président de la SAEM Pr M. Semrouni

XMT

Pensée 4 mai 2009. Cela fait sept ans que notre cher et regretté père M.
Pensée
4 mai 2009. Cela fait sept
ans que notre cher et
regretté père
M. AZIRA
AZOUAOU
nous a quittés à jamais pour
un monde meilleur. Vous ne
serez plus à nos côtés, toi et
maman, dans les moments
difficiles, ni dans les
moments de joie. Papa, toi
l’homme de principes, tu
nous as éduqués sur la fran-
chise, l’honnêteté, l’humili-
té. Tu ne demandais rien à
personne, tu as vécu et tu es
parti dans la dignité. Toi et
maman, vous avez laissé un grand vide dans nos vies.
Reposez en paix, chers parents. Que le Paradis
Inch’Allah soit votre dernière demeure.
Vos enfants, vos petits-enfants et tous ceux qui
vous ont connus
BR20283
Pensée Dur et pénible fut pour nous ce jour du 4 mai 2009 quand nous
Pensée
Dur et pénible fut
pour nous ce jour du
4 mai 2009 quand
nous a quittés à
jamais notre très cher
père
BEKHOUCHE
ABDERRAHMANE
En ce douloureux souvenir, son épouse, ses
enfants, sa belle-fille, ses petits-enfants
Abderrahmane et Nihel et tous ceux qui
l’ont connu et ont apprécié ses valeurs
morales et son sens de l’humour vous
prient d’avoir une pieuse pensée à la
mémoire de ce grand homme.
Repose en paix. Que Dieu t’accorde Sa
Sainte Miséricorde et t’accueille en Son
Vaste Paradis.
BR20260

Carnet

——————————————

Décès

——————————————

La famille Tadala, parents et alliés, a la douleur de faire part du décès de son cher et regretté Tadala Rabah, survenu à l’âge de 54 ans. L’enterrement aura lieu, aujour- d’hui, mercredi 4 mai 2016, après la prière du d’hor au cime- tière de M’Douha, Tizi Ouzou. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

SOS

Dame cherche couches “M”, urgent. Tél. : 0550 29 44 44

Dame cherche couches “M”, urgent. Tél. : 0550 29 44 44 Importante Entreprise RECRUTE 1/ Responsable
Dame cherche couches “M”, urgent. Tél. : 0550 29 44 44 Importante Entreprise RECRUTE 1/ Responsable

Importante Entreprise

RECRUTE

1/ Responsable d’administration générale :

Universitaire (Droit, Economie

2/ Assistant DG : Universitaire (juriste, économiste, financier) Age 40-45 ans/

Expérience de 15 ans dans le domaine/ parfaitement bilingue.

3/ Juriste : Diplômé/ 40-45 ans /10 ans d’expérience minimum/ parfaitement

bilingue.

4/ Superviseur médical : Médecin de formation /40-45 ans/ 10 ans d’expé-

rience dans la promotion médicale.

5/ Secrétaire de direction : Universitaire/ 35-45 ans/ Maîtrise de l’anglais

vivement souhaitée avec une solide expérience dans le domaine.

)

/ 45-50 ans/ Expérience de 15 ans minimum.

Il ne sera répondu qu’aux candidatures jugées intéressantes.

Envoyer cv+lettre de motivation à l’adresse mail suivante :

company.p16@yahoo.fr

F.445

Pensée A notre chère et regrettée MME VVE BERRAHMOUN FATIMA Triste fut la date du
Pensée
A notre chère et regrettée
MME VVE BERRAHMOUN
FATIMA
Triste fut la date du 4 mai
2015, quand tu nous as
quittés pour l’éternité et
pour un monde meilleur.
Tu as laissé derrière toi
une plaie béante, une
immense douleur et un vide dans nos cœurs que nul
ne pourra combler. Toute notre vie est bouleversée,
ton décès est loin d’être oublié et la cicatrice a du mal
à se refermer. Tu resteras toujours dans nos cœurs et
ton souvenir restera gravé dans nos mémoires à
jamais. En ce douloureuse circonstance, tes enfants
ainsi que tes petits-enfants et tes beaux-fils deman-
dent à tous ceux et à toutes celles qui t’ont connue et
aimée d’avoir une pieuse pensée à ta mémoire et de
prier Dieu Tout-Puissant de t’accueillir en Son Vaste
Paradis Inch’Allah. Chère maman, nous t’aimons très
fort et tu nous manques énormément. Nous ne t’ou-
blierons jamais. Repose en paix. A Allah nous appar-
tenons et à Lui nous retournons.
T.O-BR22642
Pensée Le 3 mai 2014 nous quittait à jamais notre très cher et regretté HOUFANI
Pensée
Le 3 mai 2014
nous quittait à
jamais notre très
cher et regretté
HOUFANI
DJAMEL
Son épouse, ses
enfants et l’ensemble de toute sa
famille demandent à tous ceux qui
l’ont connu et aimé d’avoir une
pieuse pensée à sa mémoire.
Puisse le Paradis être son éternelle
demeure.
A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons.
BR43686
ÉTUDE ET RÉALISATION n ASCENSEUR n MONTE-CHARGE n MONTE-PLAT n MONTE-MALADE n ESCALATOR

ÉTUDE ET RÉALISATION

n

ASCENSEUR

n

MONTE-CHARGE

n

MONTE-PLAT

n

MONTE-MALADE

n

ESCALATOR

Tél:

0661.55.14.27

0550.49.64.99

Email:

sraal_elevator@yahoo.fr

ALP

Remerciements La famille Djefel et alliés d’Aït Hague remercient tous ceux qui ont compati à
Remerciements
La famille
Djefel et alliés
d’Aït Hague
remercient tous
ceux qui ont
compati à leur
douleur et par-
tagé leur tristes-
se suite à la dis-
parition subite
de leur fils
DJEFEL MOHAND SAID
LHADJ LARBI
N’AMER
survenu le 09 avril 2016.
Que le Paradis soit sa demeure éternel-
le et une consécration à sa bonté.
T.O-BR22663

Billel Zehani/Liberté

Billel Zehani/Liberté 18 Sport Mercredi 4 mai 2016 LIBERTE DOPAGE Amrous (JSM Skikda) suspendu pour 4

18

Sport

Mercredi 4 mai 2016

LIBERTE

DOPAGE

Amrous (JSM Skikda) suspendu pour 4 ans

n Le joueur Hocine Amrous, qui

évolue à la JSM Skikda (Ligue 2), est suspendu pour quatre ans de toute activité liée au football, a indique hier la Ligue de football professionnel (LFP) en Algérie. Cette sanction, qui prend effet à partir du 10 avril 2016, a été prise par la commission de discipline de la LFP “pour consommation de produits prohibés”, précise la même source. Amrous est le deuxième joueur de la JSMS à écoper de la même sanction et pour les mêmes raisons. Son coéquipier Ghassiri Noufel avait été suspendu il y a quelques mois. Auparavant, trois joueurs ont été suspendus pour quatre ans chacun pour avoir consommé des produits prohibés, en l'occurrence : Youcef Belaïli (USM Alger), Rafik Boussaïd (RC Arba) et Kheireddine Merzougui (MC Alger). La Fédération algérienne de football (FAF) passe cette saison la vitesse supérieure dans la lutte contre le dopage, ne cessent de rappeler les responsables.

MO BÉJAÏA

Mise au vert à partir de demain

n Le MO Béjaïa, reversé en Coupe

de la Confédération africaine de football (CAF) après son élimination en huitièmes de finale de la Ligue des champions, entamera jeudi sa mise au vert, 48 heures avant la réception de l'ES Tunis en match aller des huitièmes de finale bis de la Coupe de la CAF, a-t-on appris auprès du club de Ligue 1 algérienne. Le MOB a repris l'entraînement lundi après une journée de repos accordée aux joueurs par l'entraîneur Abdelkader Amrani, au lendemain du nul à domicile face à l'USM El-Harrach (0-0), dans le cadre de la 27 e journée du championnat. Ce nul a compromis les chances des Crabes de préserver leur deuxième place au classement de la saison passée après avoir reculé à la cinquième place à trois journées de la clôture de la compétition. Auparavant, le MOB s'était incliné sur le terrain de la JS Saoura (1-0), un concurrent direct pour la deuxième position, alors qu'il s'était contenté d'un nul à domicile contre l'USM Blida (1-1), au cours de la journée précédente. Le rendez-vous africain se présente ainsi sous de mauvais auspices pour les protégés de l'entraîneur Amrani qui espèrent renouer avec la victoire et conforter leurs chances de qualification pour la phase des poules à l'occasion de la première participation internationale du club. Côté effectif, le MOB bénéficiera du retour du capitaine d'équipe, Zoheir Zerdab, qui a purgé sa suspension lors du précédent match africain, contrairement au défenseur Abdelkader Messaoudi, encore sous le coup d'une suspension pour deux matches. Les gars de la ville des Hamadites avaient été éliminés par les Égyptiens du Zamalek lors des huitièmes de finale de la Ligue des champions. Après avoir été battus à l'aller (2-0) au Caire, ils ont fait match nul (1-1) au retour à Béjaïa.

IL A RATÉ SA FINALE DE COUPE D’ALGÉRIE

Dziri : “Il ne faut pas blâmer Gasmi !”

L ’attaquant vedette du NAHD, Ahmed Gasmi, a déçu plus d’un lors de la finale de la Coupe d’Algérie. En effet, l’ex- Usmiste est passé à côté

de son sujet lors de cet important rendez-vous. Il a été transparent durant toute la partie. Il faut dire que le centre avant des Sang et Or a raté sa finale depuis la quatrième minu- te de la partie. Profitant d’une bévue du défenseur mouloudéen Bachiri, Gasmi va se re- trouver seul face à Chaouchi, mais rate son duel. Depuis cette minute, le joueur est sorti du match. Pis en- core, il ne pouvait même pas gagner des duels devant les défenseurs ad- verses malgré son imposant gabarit. Il ne s’est même plus créé d’oppor- tunités de buts au grand dam des

présents et des amoureux du NAHD. Pourtant, tous les espoirs reposaient sur ce joueur vu son influence dans le jeu des Sang et Or. Auteur de 13 buts cette saison, l’en- fant de Skikda — qui n’était pas à sa

première finale de Coupe d’Algérie

puisqu’il a déjà remporté la Coupe avec l’USMA en 2013 — tenait les clés du match. Pourquoi Gasmi a raté sa finale ? C’est la question qui taraude l’esprit du public nahdiste. L’entraîneur adjoint du NAHD, Billel Dziri, trouve une explication. “Avant tout, il ne faut surtout pas blâ-

Liberté
Liberté

mer Gasmi parce qu’il a raté une oc- casion en or. C’est toute l’équipe qui n’a pas bien marché ce jour-là”, af- firme Dziri, avant d’enchaîner : “Il est vrai que ce joueur est passé complè- tement à côté de son sujet. Il n’a pas joué comme d’habitude. Pourtant, il s’agit d’un attaquant de métier qui a acquis une expérience durant sa car- rière. Il a déjà gagné la Coupe d’Al-

gérie avec l’USMA, il a aussi remporté la Coupe arabe avec le même club sans oublier qu’il a pris part au Mondial des clubs avec l’ESS. Pour vous dire que c’est tout à fait normal que tout le monde mise sur Gasmi eu égard à son capital expérience. Il est aussi le meilleur buteur de l’équipe.” Pour Dziri, “il y avait une certaine pression compte tenu de l’enjeu. Je

pense que cet aspect a influé négati- vement sur Gasmi”. Le père du joueur était présent dans les gradins du temple olympique pour l’encou- rager. “Il a mal géré la pression d’où son rendement faible à l’image de tou- te l’équipe. Il y a des jours ou rien ne marche”, conclut Dziri.

NAZIM T.

MCA : ALORS QUE LA REPRISE DES ENTRAÎNEMENTS EST PRÉVUE POUR AUJOURD’HUI

La fête reportée après le match du CSC

A près avoir remporté la huitième Coupe de leur histoire, les protégés de Lotfi Am- rouche doivent redescendre rapidement de

leur nuage, car trois rencontres capitales du championnat les attendent en cette fin de saison pour déterminer leur avenir en Ligue 1 Mobilis. À cet effet, le jeune entraîneur mouloudéen a ac- cordé à ses joueurs deux jours de repos seulement. La reprise des entraînements est programmée pour aujourd’hui. Il faut dire que coach Amrouche ne veut en aucun cas terminer la saison avec une relégation, après avoir offert la Coupe au Mou- loudia. C’est pour cette raison qu’il a programmé la reprise cette semaine même si le prochain mat- ch du championnat est programmé pour le 13 mai

prochain. En effet, Amrouche veut replonger ses joueurs dans l’ambiance du championnat et les fai- re redescendre sur terre, surtout que le maintien n’est pas encore acquis, et le prochain match face au CSC ici à Alger est d’ores et déjà décisif, une rencontre qui devrait se jouer au stade du 5-Juillet à la demande des responsables mouloudéens qui veulent faire la fête après ce match avec leur supporters. Le Mouloudia d’Alger, qui a dans son escarcelle 34 points, est à quatre points seulement du pre- mier relégable, à savoir la formation de l’USMB, cela veut dire que mathématiquement et en trois journées, tout reste possible, le maintien du Mouloudia passera inéluctablement par un suc-

cès face au CSC. Si les coéquipiers de Karaoui par- viennent à l’emporter face aux Constantinois, ils franchiront un grand pas vers le maintien puisque dans ce cas, il ne leur manquera qu’un petit point. En outre, et concernant toujours cette rencontre, deux joueurs, et pas des moindres, ont reçu un quatrième carton lors de la finale de la Coupe d’Algérie face au NAHD ; il s’agit du buteur de cette finale, Hachoud, et du milieu de terrain, Ka- cem Mehdi. Par ailleurs, le Mouloudia d’Alger est convié par le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, ce vendredi, à une cérémonie au siège de la wilaya d’Alger, après son succès en Coupe d’Algérie.

SOFIANE M.

ON LUI A FAIT CROIRE AUX PISTES GIRESSE ET LECHANTRE

MCO : qui se moque de Baba ?

M ême s’il ne parle pas le français, le prési- dent du MCO veut, à

tout prix, un entraîneur fran- çais ! Après avoir laissé fuiter dans son proche entourage son intérêt pour le Marseillais José Anigo, Belhadj Moha- med, dit Baba, a, en effet, évo- qué hier son “envie” de prendre attache avec Alain Giresse et Pierre Lechantre ! Devant s’envoler ce matin pour la Cité phocéenne pour une af- faire privée, Baba a, ainsi, af-

firmé à ses proches son inten- tion de mettre à profit son sé- jour dans le sud de la France pour “négocier”, selon le terme employé, avec l’actuel patron technique du Mali, puis avec l’actuel sélectionneur du Congo. Toujours d’après la même

source, Baba dit avoir “été conseillé par un ami établi à Marseille qui connaît bien le milieu du football”. Si on prend en considération les actuelles situations profes- sionnelles respectives de Gi- resse et de Lechantre, il paraît bien clair que l’offre du MCO ne pèsera presque rien devant ce qu’offrent, comme prestige, challenge sportif et avantages financiers, les postes de sélec- tionneurs du Mali et du Ga- bon. Dès lors, de deux choses l’une :

soit celui qui a conseillé Baba ne connaît presque rien à la planète de la balle ronde. Soit il profite de la grande mécon- naissance dans ce domaine de Belhadj Baba pour le berner comme jamais un président du MCO ne l’a été avant lui.

Car, faire croire à un patron mouloudéen qui n’a même pas pu affronter Fouad Boua-

li pour lui annoncer son limo-

geage et qui n’avait, jusqu’à

hier en fin d’après-midi, pas

encore résilié le contrat qui liait les deux parties, que Giresse et Lechantre sont intéressés par le poste d’entraîneur des co- équipiers de Natèche, relève de

la blague de mauvais goût.

Dans un milieu du foot où tous les excès sont tolérés et les rêves les plus fous permis, ce- lui de Baba d’attirer à El-Ham- ri l’actuel sélectionneur du Mali, Alain Giresse, et son al- ter ego du Congo, Pierre Le- chantre, paraît, toutefois, dé- mesuré. Pour ne pas dire d’une

naïveté extrême. Sinon, d’une méconnaissance maladive.

RACHID BELARBI

LFP : SANCTIONS

Fin de saison pour Cheurfaoui

n Le défenseur et capitaine du CR Belouizdad (Ligue 1 algérienne de football), Tarek Cheurfaoui, a écopé de trois matches de suspension ferme, a annoncé, hier, la Ligue de football professionnel

(LFP) sur son site officiel. Outre cette suspension, Cheurfaoui sanctionné pour “voie de fait”, devra s'acquitter également d'une amende de 30 000 DA. Cheurfaoui, expulsé lors de la réception de l'USM Blida (1-1) samedi dans le cadre de la 27 e journée du championnat, voit ainsi sa saison prendre fin prématurément alors qu'il reste trois journées à disputer. Par ailleurs, les arbitres des rencontres MC Oran-MC Alger (0-0) et JS Kabylie-RC Arba (2-1)

n'ont rien signalé sur la feuille du match avec mention “RAS”, ce qui constitue un fait rare dans la compétition nationale. En Ligue 2, trois dirigeants de l'Olympique Arzew, Houni Abdelaziz, Boumesdjed Abdelkader et Saâdaoui Mohamed, ont écopé chacun de trois mois de suspension, en plus d'une amende de 40 000 DA pour “mauvais comportement envers officiels”. Quatre joueurs d'Arzew ont été également sanctionnés, il s'agit de Benaoumeur Akram, suspendu pour un match, alors que ses coéquipiers Khiter Abdelhamid, Zouaoui Mohamed et Daham Hacine Marouf ont écopé chacun de deux matches de suspension.

LIBERTE

Mercredi 4 mai 2016

Sport

19

LEICESTER CITY CHAMPION D’ANGLETERRE… APRÈS 132 ANS

Le destin fabuleux de Riyad Mahrez !

C’ est fait ! Lundi 2 mai 2016 restera gravé dans les an- nales du football anglais. Un club hors Big four ou Big five n’est pas champion d’Angleterre. C’est Leices-

ter City qui réalise une performance historique en remportant le titre à deux journées de la fin. Riyad Mahrez devient ainsi le premier foot- balleur algérien à gagner ce titre, lui qui avait remporté le titre de meilleur footballeur de la Premier League il y a à peine une semaine. Les Foxes, qui avaient réussi à sortir indemne de leur déplacement à Old Trafford en imposant le match nul (1-1) à Manchester United, de- vaient attendre pour espérer être sacrés cham- pions. Pour les camarades de l’international al- gérien Riyad Mahrez, il fallait une victoire à Manchester sans avoir à se soucier de ce qu’allait faire Tottenham à Stanford Bridge, le lendemain face à Chelsea, qui n’avait plus rien à espérer dans ce championnat 2015-2016. Lei- cester City tenait sa place de leader avec 77 points, huit points de plus que Tottenham, qui possédait 69 points avant son match face aux Blues. Lundi soir, le buteur de Leicester Ja- mie Vardy a invité ses coéquipiers chez lui pour voir ensemble ce qui devait être proba- blement le match de la saison pour eux. Chel- sea-Tottenham intéressait au même titre Lei-

cester que les deux antagonistes. C’était, pour- quoi pas, le match du titre historique de champion d’Angleterre. La première mi- temps n’a pas été favorable aux Foxes. Chel- sea a été malmené par des Spurs qui avaient besoin d’une victoire pour garder un mince es- poir de briser le rêve des camarades de Mah- rez. Harry Kane (35’) puis Heung-min Son

D. R.
D. R.

(44’) ont presque douché les ferveurs des Foxes. Mais les Blues ne voulaient absolument pas voir les Spurs repartir de Stanford Brid- ge avec une victoire. Après la pause, et grâce à l'entrée d'Eden Hazard, lequel avait affiché sa volonté de priver le rival londonien du titre, Chelsea est revenu au score, tout d'abord avec le but de Gary Cahill (58’) puis grâce à la su- perbe frappe du Belge (83’). À ce moment-là, l'exploit est désormais officiel : Leicester City remporte son premier titre en Premier League

après 132 ans d’existence. Un sacre que les Foxes ont commencé par célébrer chez leur at- taquant Jamie Vardy, en présence de l’Algé- rien Mahrez. Ces derniers peuvent remercier Eden Hazard et ses coéquipiers pour le coup de pouce, même si les Foxes auraient besoin d’une victoire face à Everton la semaine pro- chaine pour remporter le titre. Chelsea a donc précipité les choses en permettant à la surprise de l’année d’être sacrée champion d’Angleterre à deux journées de la fin et avec

Quand Mahrez fait d’un SDF… un millionnaire !

L es histoires fabuleuses du nouveau cham- pion d’Angleterre Leicester City et son in- ternational algérien Riyad Mahrez n’en fi-

nissent pas. Le fabuleux dans l’histoire du club de Leicester ne se résume pas uniquement dans la surprise qu’a créée ce modeste club en remportant pour la première fois de son histoire le plus prestigieux des titres sportifs anglais avec une équipe qui n’a pas coûté cher à la trésore- rie des Foxes, mais la folle histoire est celle de son meilleur joueur, Riyad Mahrez, qui a fait d’un incognito SDF un millionnaire en cette fin de saison. Toute l’histoire a débuté en début de saison lorsqu’un SDF, fervent supporter de Leeds United, connu sous le nom de Ron Sai- di, à la rue depuis deux ans, établit ses quartiers

près du parking des joueurs de Leicester et croi- se par chance l’international algérien Riyad Mahrez ; ce jour-là, Mahrez avait inscrit son pre- mier doublé de la saison face à Sunderland en août 2015 ; en sympathisant avec le SDF, ce der- nier, en se rendant compte des origines du n°26 de Leicester, lui lance : “One, Two, Three, Viva l’Algérie”, “One, Two, Three, Viva Riyad Mah- rez” ; l’international algérien, touché par les ac- clamations du SDF, s’approche de lui et lui sort la somme de 200 pounds (250 euros) pour l’of- frir à l’homme en besoins. Le SDF prend alors la somme au complet et mise sur la victoire de Leicester City du titre de la PL, au moment où la cote des Foxes pour ga- gner le championnat était de 1/5000. Les se-

maines se suivent, et lors de la 24 e journée, Lei- cester prend la tête, et le conte de fées de Mon- sieur Ron se transforme en réalité. Après une victoire face à Norwich (1-0), Saidi s'est à nouveau rendu à la sortie des joueurs en s'ex- clamant : “Please Leicester, make my dream come true” (s’il vous plaît Leicester, fait à ce que mon rêve se réalise), “Mahrez, you are a God alive” (Mahrez, vous êtes un dieu vivant). Avant-hier, lorsque Leicester City s’est proclamé officiel- lement champion d’Angleterre, le SDF a vu son rêve se réaliser, il devra prochainement aller va- lider son billet qui devrait lui rapporter pas moins de 1 000 000 de pounds, soit l’équivalent de 1 280 000 €.

AHMED IFTICEN

LEICESTER

Ranieri “roi” d'Angleterre et des entraîneurs italiens

E t soudain, toute l'Italie aime Claudio! Technicien esti- mé mais auquel collait une

étiquette de loser, Claudio Ranieri est devenu pour ses compatriotes “King Claudio” après son impro- bable titre avec Leicester en An- gleterre, qui fait de lui le “porte- drapeau” de l'école italienne des entraîneurs. Lundi midi, les jour- nalistes italiens n'ont pas gâché le déjeuner de Ranieri avec sa “mamma” de 96 ans, dans le quartier de l'Eur, au sud de Rome. Bon fils, l'entraîneur de 64 ans avait fait l'aller-retour Angleterre- Italie spécialement pour ça. La presse de son pays ne l'a retrouvé que plus tard, à l'aéroport de Ciampino, où l'attendait un vol privé mis à sa disposition par le club de Leicester. “Je ne dis rien, il reste des matches à jouer”, a alors simplement déclaré Ranieri, quelques heures à peine avant de devenir, pas en plein vol mais presque, champion d'Angleter-

re, grâce au match nul entre Chel- sea et Tottenha