Mon parcours

Socialiste, libre et engagée
1990 Elle protexte au PS contre le manque de réformes et conteste les premières concessions
faites aux libéraux (livre blanc des retraites).

1991 Elle participe à la « Gauche Socialiste », courant qui conteste les dérives libérales et défend
l’union de la gauche.
Elue députée de l’Essonne depuis 1989, Marie-Noëlle Lienemann vote contre l’engagement de la
France dans la première guerre du Golfe. Elle expliquera sa position dans La
Fracture (Flammarion) : pas de mandat de l’ONU, risque de déstabilisation de la région sans solutions
politiques. Ils ne sont pas nombreux au PS à manifester leur liberté de vote. Mais pour elle, lorsqu’il
s’agit d’enjeux majeurs pour l’avenir de la France, il faut faire prévaloir ses convictions.

1992 Elle devient ministre déléguée au Logement
et au cadre de vie dans le gouvernement de Pierre
Bérégovoy, sous la présidence de François Mitterrand.
Au-delà de son action pour le droit au logement, elle
se manifestera dans la lutte contre la corruption et pour
des modifications institutionnelles majeures vers
une VIème République.
Après son départ du gouvernement en 1993, elle
écrira un pamphlet contre la technocratisation du
pouvoir et les dérives de la Vème République, Les cannibales de l’État (Ramsay).

1995 François Mitterrand choisit de faire son dernier voyage officiel de président de la République
dans la Ville d’Athis-Mons dont Marie-Noëlle Lienemann est maire. Il lui rappelle, ce qu’il avait déjà dit
lors du dernier conseil des ministres en mars 1993 : « la gauche reviendra plus vite qu’on ne le croit au
pouvoir » et qu’il attend que la jeune génération s’y prépare, en tenant bon sur l’Union de la gauche.

1997 Marie-Noëlle Lienemann retrouve le Parlement Européen et en devient viceprésidente; elle s’y oppose au traité d’Amsterdam qui instaurera des politiques anti-croissance,
tandis qu’aucune avancée vers l’Europe sociale et pour l’emploi n’est envisagée.
Elle prend position contre la ratification proposée par Lionel Jospin de ce traité alors que, lors de la
campagne, il s’était engagé à mettre des conditions – contraires aux dogmes de ce traité – avant tout
passage à l’Euro.

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