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Du calendrier naturel a l’astrologie Quelques observations sur la prevision du temps dans la littérature arabe du Moyen Age Parmi les peuples primitifs le caleul du temps le plus repandu reposait assurément sur P observation, prés de l’horizon, du lever et du coucher 4 une étoile avant le lever du Soleil ou aprés son coucher. Puisque ces points de repre expriment les cycles de la végétation ou les activités de homme, doivent étre apparents et se repét et constamment; en méme temps, doivent permettre d’expliquer les changements qualitatfs des eycles temporels. Ces observations ont 66 accomplies surtout dans les regions temperées, ot les changements des conditions climatiques sont importants et la vie des plantes et des animaux, Vinsémination et la floraison, les temps des migrations varient sensiblement le long des années Mais aussi dans les regions prés variations saisonnigres sont moins des tropiques, ot les sensibles, il peut artiver que les saisons séches ou celles des pluies ou encore Varrivée des moussons avancent ou retardent dans quelque mesure. Cet état de choses, qui est propre au monde primitif, nous le retrouvons chez. les Grees du temps d’Hésiode, qui ne congoivent pas l'année en tant qu’ une période de temps avec un début détérminé, mais en tant qu’ unité temporelle marquée par une succession d’abondance et de pénurie. A coté d’un calendrier lunisolaire il y avait un calendrier fondé sur les apparitions et les cccultations des étoiles, la condition de la flore, le comportement des animaux. Ce sont ces repdres que les peuples primitifs avaient pris en compte pour établir le temps de I’ insémination, de la plantation et, en général, la succession des travaux agricoles s Pléiad trois de la ceinture), Sirius et Arcture, En particulier, les Pléiades jouent un role trés important, Les étoiles contemplées par Hésiode sont | s, les Hyades, Orion (notamment les car il semble que les toutes premidres divisions de l'année ont par fondement la détermination de deux de leurs phases. II faut dire que ces divisions temporelles ne coincidaient guére avec le début daucune des quatre saisons, l'une phase se plagant quelque temps apres le début astronomique du printemps, ’autre quelque temps aprés le début de I'automne. Le lever matinal des Pléiades se présentait au mois de mai, Il est le temps, écrit Pline, ott la vigne et Volivier - De pl agricoles sont reglés par leurs phases: les arbres a glands produisent leur fruits au coucher des congoivent, car les Pléiades sont leur astre , la vie méme des plantes et les travaux Pleiades, ainsi que la dissémination des graines du sapin’; ailleurs, en Grece et en Asie tous les grains se stment aprés le coucher des Pléiades*, on lave les rayons de miel des ruches une premidre fois quand les Pléiades se Iévent, la dernire fois aprés leur coucher*, L’importance des Pléiades dépend aussi du fait qu’ il est aisé de les reconnaitre et de les observer et qu'elles produisent tout le long de l'année apparitions et occultations, apparaissant "Nat hist. xvi, 104. 2 Opwit., xvi, 106; Theophr. historia plantarum, iti, 4, 4 > Phine, nat-hist. xviii, 49%, Theophr.hist,plant. vi “Pline, op.it. ili, 16 horizon au début et & la fin des crépuscules. Elles ont été relies, chez beaucoup de peuples, aux phases les plus remarquables du cycle végétatif. Une association semblable on la retrouve chez les Arabes préislamiques, qui avaient une bonne connaissance du ciel étoilé: leur poésic mentionne Venus et Mercure et al-Sufi nous fait connaitre plus de 250 noms bédouins des Gioiles®. Toutefois, de 'astronomie, ils ne connaissent que la manigre de déterminer le temps par Ie lever et le coucher héliaques des mansions lunaires (mandzil, sing. manzil, “station”, “séjour” al-qamar). Ces mansions de la Lune constituent un systéme de vingt huit groupes d’étoiles ou astérismes, parfois appelés nujam al-ahd, parce que la Lune entre (yahdu) dans chacune de ces mansions toutes les nuits au cours de sa révolution sidérale, Lorigine des manazil al-qamar a été jadis cherché en Mésopotamie®, de son eété Gundel a cru voir quelques témoignages sur les mansions lunaires dans certains lieux des papyrus magiques grees, & savoir la oi l'on parle des formes changeantes que prend a Lune au cours de son mois synodique”. Toutefois, il n'y a pas de doute qu'il faut chercher leur origine dans I"Inde, ou chacun des vingt huit naksatras, attestés au début du premier millénaire av. J.-C. dans P Atharvaveda, était relié & une divinité qui devait étre rendue propi nt li e en lemps opportuns; en wus |’influence favorable plus, ces asterismes 6 aux sacrifices qu’on devait accomplir s de certains naksatras ot, par la suite, a Vaccomplissement des rituels de purification (samskara)*, Il semble vraisemblable que le systéme des naksatras nacquit par une adaptation de Ia liste des 17 constellations babyloniennes du ™“Apin®, mais on ne peut pas dire avec certitude quels étaient les astérismes qui composaient l'ensemble des naksatras dans la période des Vedas et il n'est pas possible de les identifier que sur la base des textes écrits dans les premigres sidcles de notre are. Les naksatras apparaissent donc utiles pour tracer V’histoire de influence indienne sur les autres cultures. Un r6le trés important dans leurs diffusion a Ouest de’ Inde a été jou, en particulier, par les communautés bouddhistes qui avaient trouvé demeure dans les provinces orientales de empire sasanide'®. Dans le milieu iranion, textes qui proviennent du Khorasan nous témoignent de existence des mansions lunaires" et il est vraisemblable qu’ elles devinrent familigres aux Persans pendant la demiére période de l’empire 5 Cfr. CA. Nallino, Storia dellastronomia presso gli Arabi nel Medio Evo, in: Raccolta di scrtti edit e inediti, Y, Roma 194, pagg, 170-171 © J, Needham, Science and Civilization in China, Cambridge 1959, II, pagg. 252-259, suivi par S. Weinstock, Lunar Mansions and Early Calendars, The Joumal of Hellenic Studies, 1949, n.69, pags. 48-69, cfr. D. Pingree, ‘Astronomy and Astrology in India and Ira, Isis 1963, n, 542, pag. 230. * Chr. Papyri Graeeae Magicae (K. Preisendan2) ¥, 370, vit, 759-788, xii, 253; xii, 777; eft. H. Gundel, Weltild und Astrologie in den griechischen Zauberpapyri, Miinchen 1968, pags. 3931 *D Pingree, Astronomy and Astrology...cit, pagg. 229-230, 1, D, Pingree, Astral Sciences in Mesopotamia, Leiden, Boston, Kéln 1999, sree, op-cit, pagg, 230-231; 240-241 “WB. Hemning, An Asironomical Chapter ofthe Bundakishn, Journal of the Royal Asiatic Society, 1942, p 242-243; A. Panaino, Tishirya I: The Avestan Hymn to Sirius, Roma 1990, pag. 87. Parmi les oeuvres pablavi, deux textes présentent quelques références és caires au naksatras: Bundahishn Il, 3 content la liste des mansions crite en éeriture pazand (efr. W. Belardi, Studi Mithraici e Macdei, Roma 1977, pagg. 121-135), Bundahishn V 4,2 donne, & propos du thema mundi, le nom de deux mansions lunsires (eft. E.G. Raifaelli, II tema del mondo ¢ i tema di Geremardne! Bundsése in: Giovanni Schiaparelli: Storico della Astronomia e uomo di cultura, Atti del n sasanide: il semble remonter & I'Iran sasanide la redaction dun texte qui énumére les activités qu'il faut accomplir et les initiatives auxquelles donner suite lorsque la Lune se trouve dans l'un des vingt huit naksatras”. Ce texte nous indique la fonction désormais acquise par les naksatras dans Vastrologie indicnne des premiers sidcles de notre ére, & savoir quand commencent & jouer un r6le essenticl dans la pratique astrologique en tant qu’une partic substantielle de Ia muhurtasastra: la présence de la Lune dans les naksatras donne des présages qui ne concernent pas seulement I’étre humain qui va naitre, mais surtout toute action qui doit etre entreprise Nous retrouvons ce r6le méme des naksatras dans la section catarchique de ’astrologie dans la littérature arabe a partir du IX sidcle!®. Dans le Preclarissimus liber completus in iudicijs astrorum (Kitab al-bari’) d'Ibn Abi ar-Rijal, écrit autour de la moitié du XI siécle, le texte sur les initiatives lunaires témoigne le chemin parcouru par les naksateas. les authorités &l'appui sont ici dabord les Indiens et ensuite les Persans, tandis que les références & Dorothée proviennent dun Sas ge typiquement astrologique des mandzil al-gamar semble étre tres Gloigné de leur fonction remaniement du texte de l'astrologue gree opéré en Perse a I’époque des ides, Cet us originaire et néanmoins, pour les écrivains arabes de I’époque, cela va paraitre comme un accroissement, voir méme un enrichissement, plutot qu’une altération de leur signification. Les Frores de la Pureté (Ihwan al-Safa’ ), par exemple, écrivent au début du XI sigcle que les vingt huit mansions de la Lune représentent le fondement méme de las plus Prange Gabriel (Hadas) d Adam: Ie rayon de leurs influences sur le monde sublunaite ne se borne mee astrologique et constituent partant les données I nciemment connues car elles furent enseignées par pas aux changements météorologiques, mais s’étendent a I individu et a la société". A Tor année lunisolaire: par le lieu sidéral de la pleine Lune il est pos ine, les naksatras ont pour but de fixer des dates annuelles & l'intérieur d'une ible d’indiquer le lieu opposé du Soleil. Chaque naksatra a pourtant des éioiles déterminantes (yogatara) et des longuers inggales. Les Arabes adoptérent le systéme des mansions lunaires & une époque incertaine et s’en servirent eux aussi, a la fagon indienne, pour les buts du calendrier; dailleurs, le lever et le passage au méridien des mansions pouvait bien servir partager le temps de la nuit. Ils apportérent cependant quelques modifications a la structure indienne: dans leur systéme il n'y a pas d’étoile détérminante, ni d’ailleurs les inégalités excessives en longitude que l'on retrouve dans le systéme des naksatras . Al-Sufi écrit: seminario di studi organiszato dalt Istituto Italiano per VAfrica e VOriente e dal Istituto di Fisica generale applicata dell Universita degli Studi di Milano, Milano 1999, pags. 187-193. Ce texte, qui donne comme authortés les Indiens, les Persans et Dorothée de Sidon, nous est parvenu en arabe, byzantin et latin, cfr. D. Pingree, The Indian and Pseudo-Indian Passages in Greek and Latin Astronomical and Asirological Texts, Viator,n.7, 1976, pagg. 174-176. "© Abi Mat sar aurait Grit un Kitab al-Ibtyarat * ala mandail al-gamar (Livre sur les choix suivant les mansions de Ja Lune), cfr. Ibnal-Nadim, Kitab al-Fihrist (G. igel pag. 277; B. Dodge pag. 657); clr. F. Sezgin, Geschichte des arabischen Schrifiums, VII: Astrologie, Meteorologie und Verwandies, Leiden 1979, pagg. 149; 328 4 Rasa’il, Cairo 1928, IV pag, 445; cfr. Y. Marquet, La philasophie des Idwaa al Sofa’ de Diew @'V homme, Lille 1973, page. 145-146. Les Arabes ne faisaient pas usage des figures du zodiaque dans leur signification propre, puisqu’ils ont divisé la circonférence du jours que la Lune met & la parcourir, environ vigt huit jours, et ils ont cherché dans ciel par le nombre de chaque division des endroits remarquables, tellement espacés que I’intervalle de l'un & Vautre parut & ceil égal au chemin que fait la Lune en un jour et une nuit Un autre emploi des mansions lunaires, qui encouragea remarquablement leur transmission dune culture & une autre, eut lieu dans le domaine de la navigation, Il parait vraisemblable que leur connaissance a ét 6 transmise aux Arabes par les marins persans, dont ’influence sur Part de la navigation est d’ailleurs attest6e par adaptation arabe des 32 ahnan (sing. hann), les rhumbs persans des vents", On sait en effet que, a cdté de l'emploi de deux étoiles déterminantes de la Petite Ourse (3 ety) dénommeées al-fargadayn, “les deux veaux”, les marins arabes avaient couttime de calculer I’élévation (bai) de chacune des vingt huit mansions, c’est & dire leur hauteur méridienne, pour s’orienter dans la navigation, Cet emploi peut d’ailleurs nous expliquer en Age”. Ja pénétration rapide des mansions lunaires arabes dans I’ Europe du Mo Avant de introduction des mansions lunaires, les Arabes préislamiques avaient reconnu et dénommé un certain nombre d stérismes, peut étre pas foreément vingt huit & Vorigine, appelés dans leur ensemble anwa’ (sing. naw"). Si les manazil al-qamar se modélent sur les naksatras et revélent leur origine indienne, avec les anwa’ nous nous retrouvons face 2 une tradition météorologique qui d’ une part posséde quelques traits assurément originaux dans sa forme, de autre présente des allusions, voir méme des rétérencs UX parap alas grecs. La question est ainsi posée & propos d’ une influence grecque vis A vis d'une Arabie préislamique qui n’aurait pas 646 aussi isolée que l'on pense". Le mot naw” ne signifie pas proprement un astérisme, mais le coucher matinal héliaque dune étoile, & savoir le début de son coucher apparent & horizon occidental lors du erépuscule matinal et le lever matinal héliaque simultané d’une autre étoile a horizon oriental. Naw’ vient de na’a, “se lever avec fatigue” et semble contredire la signification a la justif succomber sous le «un astre qui se couche'®. Cela est néanmoins l'acception commune et Ibn Quta par la signification du verbe dans quelques lieu du Coran: “tomber de fat ’affaisser*. On peut done dire que le naw’, par une restriction de sens, poids de la charge, . Tbn Qutayba nous informe que les Bédoui s partageaient l’ann suivant e en deux. parties les phases des Pléiades*® du coucher matinal en novembre au lever matinal au mois de mai, Et puisque au coucher des Pléiades on s’attendait la pluie, tandis qu’ leur lever soufflait un vent chaud (barih, pl: bawarih) qui desséchait la végétation et les paturages, le naw" ou étoile couchante parvint a signifier la pluie et partant les étoiles qui gisent sur la voie de la Lune furent aussi appelées, dans leur ensemble, nujim al-matar, étoiles de la pluie”. Il s’agit ici d’une pluie bienfaisante, car telle est la signification de matara, tremper le terrain; au contraire de la pluie ® Cr. parex. xxviii, 76: Qartin (= Core, Nombres xxv 2 Clr. DM, Variseo, op. Cit, pag. 69. 2 On peut lire une liste chez.A. Nallino, op. cit, pagg. 188-191 2 T. Fahd, La divination arabe. Etudes religicuses, soviologiques et folkloriques sur le milieu natif de UIstam, Paris 1987, pag, 413. Cir. la note de C.E. Sachau' dans. al-Beini, Ze Chronology of Ancient Nations, London 1879, pag. 428; “Je suis amené & croire que naw’ est un ancien mot arabe, dont I’usage devait tre tr Inéquent dans les temps préislamiques et dont Ia signification 1 était pas completement et distinctement comprise par les Arabes de "Islam, Par la suite, lorsque les calendriers grees furent traduits en arabe, naw” fut employé pour tra le terme émonjaivet; et cela est montré par la comparaison du texte de Sinan avec Geminus, Ptolémée, Lydus ™ loc. cit 2 Kitthabatir al-bagiva ‘an al-qurinal-héliva, e@, B.C. Sachau, Chronologie orientalischer Vélker von Albirtini, Leipzig, 1876, pag. 338; rad.: The Chronology of Ancient Nations, an English version of the Arabic Text of the Athar-iL-bakiya of Albirdint, or “Vestiges of the Past”, ransl. By C.E. Sacha, London 1879, pag. 337 ® Kitdb a/-aassd, Hyderabad 1956, pagg. 30; 96. 58) qui saffaisserait sous le poids des clefs de ses trésors, wadg, la forte averse, ou du wabil, l'abondante pluie printani@re, souvent violente, qui ne sont pas capables de fertiliser le terrain. Ces deux phases matinales héliaques des Piéiades, qui divisaient l'année en deux parties sensiblement égales, représentent, en méme temps que le phénoméne météorologique connexe, le fondement de la structure dinatoire des anwa’. Il s’agit d’une structure divinatoire qui réposait sur observation des apparitions et des occultations des étoiles prés de l’horizon, notamment de sa partie orientale, Etroitement lié A cette structure est le terme munajjim, qui désignera habituellement, par la suite, Pastrologue: munajjim est le participe actif de najjama, “observer les astres”, qui constitue la deuxidme forme de najama, dont acceptin premidre est “pousser”, “croitre” et l’on dit soit de I'herbe des paturages, soit d’ une étoile. II ne s'agit pas pourtant d'une observation des astres indéterminée, mais des leurs levées, des leurs phases ou apparitions. De son c6té, le mot naj, “étoile”, dans son acception premiére, indique aussi les rejetons qui poussent sur la souche et, en général, la poussée de herbage et de toute graminége, par opposition ASajar, qui désigne toute plante avec tige. Dans un lieu du Coran, ces deux termes, employés au singulier en tant que noms collectifs, jouent un r6le dialectique et il est malaisé de savoir si najm signifie herbage ou P’étoile: “Les étoiles et Pherbage, tous les deux se prosterneat”™*, Enfin, al-najm, avec l'article, signifie assurément les Pléiades, car le mot désigne étoile par excellence ou, pour micux dire, I’étoile dont il faut surtout observer, najjama, le lever, puisqu’elle est omincuse et donne significations certaines dans un moment détérminé, d'une saison de l'année, d’un cycle végétatif. Cette demniére signification constitue en effet une autre acception de najm, analogue au grecdipc. Le coucher et le lever héliaque d’ une étoilese produit une seule fois tout le long de l'année et le pronostic relatif est donné par le biais de l'observation de tous les deux. phénoménes: le premier, on I’a vu, est appelé le naw’, le deuxitme le ragib, & savoir “celui qui observe”, “la sentinelle”, “parce qu’il semble guetter, pour se lever, le coucher de son frere”. Au naw" on attribua done les pluies, au ragib les vents et, par extension, les chaleurs et les froids. Naw” prit donc {a signification de influence méme que l'astre qui se couche était censé exercer et barih Vinfluence de celui qui se eve. Un auteur parmi les plus célébres des Kutub al-anwa’, Abt Ishaq az-Zajjaj . apres avoir donné a définition du naw’ et du raqib, affirme que naw’ désigne aussi Ia pluie qui tombe au coucher d’une étoile, tandis qu’a son lever Ie bon terme est barih, puisque tout vent, toute chaleur qui survient au temps de son lever est appelé bari, “car le vent 28616 2” BW, Lane, An Arabic-English Lexicon, New Delhi 1985 Il, pag BLV.6 2 Ch. Pellat, Dicton rimés, anwa’ et mansions lunaires chec les Arabes, Arabica, n.3, 1955, pag. 18. © Cir al-Biraut, Kicéh a/-ataral-bagiva...cit.,pag. 339; C.A. Nallino, op. ci, pag. 184. Sur la signification de borin, en tant que mauvais presage, opposé & sanih, clr. EW. Lane, op. cit, pag. 182. Sur le rapport avee les ka'ba eft. D.A. King, Astronomical Alignements in Medieval Islamic Religious Architecture, dans: A.B. Aveni, G. Urton (eds.), Ethno-astronomy and Archaeo-astronomy it the American Tropies, New York 1982, pagg. 303-312 directions des vents et Vorientation de enleve et trasporte la sable et la poussiére; d’ailleurs barih signifie au apparent’ (bayyin), ainsi que l'on ditd’un secret qui devient manifeste™. est pourtant possible d’affirmer, comme premiére conclusion, que le systéme des anwa’, qui repose sur les apparitions et les occultations de certaines étoiles ou astérismes, se fonde sur une hypothése premigre: au lever et au coucher héliaques de certains groupes d’étoiles se produisent conditions atmosphériques opposées: les étoiles qui vont A occultation ont une signification sur la pluie, humidité, le froid et, en général, sur aggravation des conditions atmosphériques, celles qui pour la premiere fois apparaissent hors des rayons du Soleil indiquent les vents chauds et, en général, la chaleur et la sécheresse. De plus, l'année, dans son ensemble, Gtait divisée par deux apparitions des Plgiades: le lever matinal au mois de mai et le coucher matinal au mois de novembre®, Dans la premitre de ces deux phases, les Pléiades constituent le ragib et al-Ikfil le naw’: il est le début de lét €°, la chaleur est de plus en plus forte, les vents chauds (bawarih) soufflent™; Ibn al-Banna’ ajoute que ce naw’ a un mauvais presage, car il traine derridre lui des maladies. Dans la deuxime phase, le raqib est d’al-Ikfil, le naw’ est des Pléiades: c’est le début de Phiver, la pluie qui tombe est pleine de seve. En général, les auteurs des Kutub al-anwa” fixent ce naw’ autour du 12/13 novembre®. Les phases des Pléiades ‘marquent pourtant le début de 1’été et de ’hiver dans le contexte d’un calendrier naturel qui se is atmosphériques, lacc’s de la chaleur et du froid, Dans ce calendrier, les dates de leurs apparitions et occultations sont souvent données apres opinion d’ Hippocrate et de Galien ou suivant leur école ou bien en accord & opinion mns de 1a médecine et autres des fhukama, A savoir, remarque Renaud™, les philosophes théor sciences, par opposition aux praticiens (atibba ). Pour ce qui est des autres saisons, seulement le printemps est établi, more astronomico, par entrée du Soleil dans le signe du Bélier le 17 mars “d’aprés les computistes, les astronomes (ahl al-hisab wa-ta’ dil), Hippocrate, Galien et les médecins savants””, tandis que l'automne est marqué par le lever d’Arcture (al-simak al-raimih), toujours d’aprés Hippocrate et Galien™., Les Phases de Ptolémée aussi nous donnent quelques références sur le commencement des quatre saisons de l'année qui semblent relever d’ un ancien calendrier naturel. En particulier, pour Phiver et ’6t6 nous avons les données suivantes: % DM. Vatisco, The Anwé’ Stars According to Abu Ishig al-Zagit, Zeitschrilt far Geschiehte der Arabiseh- Islamisehen Wissenschaften, n.5, 1989, pagg. 152-153. ™ Puisque le systéme des anwa ne répose que les seuls phénomenes qui se produisent lors du erépascule m les deux autres phases des Piéiades, le coucher et Ie lever vespérals, ne sont pas prises en compte. 2 Thm al-Bannd donne pour le débat de été le 16 mai, deux jours aprés le naw’ @alIkfil, eft. HIP. Renaud, Le Calendrier d'lbn al-Bannd’ de Marrakech (1256-1321 J.C:), Paris 1948, pag. 41 * Cir. R. Dozy, Le Calendrier de Cordoue, (nouvelle ition par Ch, Pellat) Leiden 1961, pag. 84 al-Zajiaj, apud DSM. Varisco, op. cit, pag. 156. Le Calendrier de Cordoue live au 13 novembre le naw’ des Pléiades et au jour suivant le début de Phiver, eft. R Dory, op.cit., pag. 164; bn al-Banné fixe au 16 novembre le début de hiver et au 13 du mémemois le naw” des Pléiades, cfr. HLP.J. Renaud, op. cit., pagg. 54-55. % op. cit, pag. 33, . 1 » Calendrier de Cordoue...cit., pag. 56; ofr. onal Banné , op. cit., pag. 36, = 11 novembre (15 Athyr): début de V'hiver pour les Egyptiens et pour Hipparque (I'étoile brillante des Hyades se couche le matin), Méme signification pour le jour suivant selon Euctémon et Dosithée, Pour le 13 novembre: début de Ihiver selon Eudoxe et émonpacia (naw’ Y?. - 10 mai (15 Pach6n): début de I’été selon les Egyptiens, 12 mai: début de I'été selon Métrodore, Eudoxe et Hipparque™. Différences des dates et des renseignements a part, 11 novembre (longitude du Soleil 18° Scorpij) ct 10 mai (longitude du Soleil 19° Tauri) d’un c6té, 13 novembre (longitude du Soleil 20* Scorpij) ct 12 mai (longitude du Soleil 21° Tauri) de autre, partagent l'année en deux parties sensiblement égales et s'accordent bien au lever et au coucher matinaux des Pléiades. Mais Ptolémée, dans les Phases, ne compte pas les Pléiades dans son catalogue des étoiles & cause de leur petitesse, car, il dit, il est malaisé, voir impossible, d’établir une régle des leurs apparitions et occultations. Pour avoir notice de ces étoiles ou astérismes menus, tels que les Chevreux ou le Dauphin, qui étaient jadis objet d’ observation des anciens, il recommande de se référer aux Gioiles brillantes qui se trouvent dans leur voisinage: al-dabaran (fulgens Hyadum), pour les Pléiades, « Aurigae pour les Chevreux, al-nasr al-ta "ir, (splendida Aquilae) pour le Dauphin". De ce qui précéde on peut tirer quelques conclusions. Les Phases de Ptolémée sont un texte technique dont le caractére est, en égale mésure, astronomique et astrologique. Pour Ptolémée, les conditions atmosphériques ne dépendent pas seulement du cours annuel du Soleil, mais aussi des apparitions et occultations des étoiles, des configurations des plantes, du cycle synodique de la Lune: ce sont 1a les conditions, voir les éléments techniques de la prévision astrométéorologique, qu'il déclare vers la fin de son introduction". Pour cela, il a éprouvé la néceessité de recueillir les significations @monnaciat) des anciens, a partir des premiers parapegmatistes tels que Méton et Euctémon et partant il a du accepter d’ insérer dan son texte les vieux repéres saisonniers du calendrier naturel, On a vu d’ailleurs que ces repéres se retrouvent dans les Kutub al-anwa , dont on adonné quelques exemples pour le calendrier d’Ibn al-Banna? et pour le Calendrier de Cordoue et il est permis de se demander si l'ancien systéme des anwa’ ne revéle pas quelques traces d’ une influence des parapegmatas grecs®. Les deux divisions de I’ année, celle fondée sur les phases des étoiles et celle qui répose sur les équinoxes et les solstices, se trouvent désormais fondues entre elles dans la littérature des parapegmatas. Ce mélange aboutit, entre la fin du V et le début du IV sidcle av. J.-C., a la création d'un calendrier “technique”, qui devra servir comme base des predictions météorologiques, aussi bien qu’aux prévisions et aux traitements des maladies. Ce calendricr > Calendrier de Cordoue....cit., pag. 140. © Phaseis, ed. 41, Heiberg (Opera astronomica minora Il,Lipsiae 1907), pag. 23 Phaseis, pag. 50. * Phaseis, pags. 12-13. © Phaseis, pags. UI-12 © Cir J, Sams6, De nuevo sobre la traduccién Grabe de las “Phiseis” de Ptolomeo y la influencia clésica de los “Kutub al-anwi” Al-Andalus, n41, 1976, page. 471-479. J.H. Phillips, The Hippocratic Physician and dorrpovoy.(n, dans: Formes de pensée dans la Collection Hippocratique Actes du 1V® Colloque international hippocratique (Lausanne, 21-26 Septembre 1981), Geneve 1983, pagg, 427-434. 8 est clairement enoncée par Théophraste, qui dénomme Ie lever et le coucher matinaux des Pléiades S.xoron iat , bipartitions de l'année Li moitié: sur la bas premite chose qu’il faut poser est q de cette division il faut les pétiodes (pat) sont divisé onsidérer non seulement ’anné mais au i le moiset le jour. A leur lever et leur coucher les Pléiades partagent l'année en deux parties et en réalité de leur coucher 2 leur lever il y au méme font les équinoxes et k ie moitié de année. Le solstices. II en découle que la condition atmosphérique enregistrée au temps od les Pléiades se souvent jusqu’aux solstices et, sielle change pas, continuera jusqu'aux équinoxes; des équinoxes, en suite, jusqu’au lever des Pléiad jusqu’au coucher de ‘ouchent, quelle que soit, demeurera le plus ange, change apres les solstices; mais si elle ne es et de la jusqu'au soltice d’été; et par la suite jusqu’a P'équinoxe et de la es Pléiades®, Les divisions premidres et fondamentales de 'année sont I’été et I’hiver, marquées par les phases des Pisiades. Dans ces saisons se produit une mutatio in contrarium et ce changement arrive par necéssité, car I’ une phase est opposée a’ autre, de méme pour ce qui est des équinoxes et des solstices entre eux. Il y a ici un emploi de points de repdre “mixtes”: d'un cots, observation des phases des de autre les équinoxes et les solstices, qui sont l’expré étoiles, qui constituait le caractére du calendrier nature! archaique et jon du développement mathématique de Pastronomie, qui ne répose désormais plus sur Ia seule obsérvation. La coexistence de ces . Elle est aussi attestée dans les texte du Corpus hippocratique qui proposent une division de l'année en différents repéres est typique dans la littérature des parapegmatas & partir du V sigcle av. J hhuit parties, od ancien calendrier, qui repose sur les apparitions de quelques. étoiles remarquables (Pléiades, Sirius, Arcture), continue a garder son caraetére propre. Quelques écrits hippoeratiques, en particulier de victw Il, 68%, nous offrent la succession temporelles de ces repéres: repere saison date durée en jours coucher matinal des Pléiades début de Mhiver 1L-XI 41 solstice d’hiver deuxiéme partie de hiver 22X11 65 lever vespéral d' Arcture troisigme partiedehiver 25-11 24 Squiinoxe de printemps début du printemps 21-1 50 lever matinal des Piéiades début del’ été 10-V 46 solstice d'été deuxiéme partiedel'été —-21-VI 22 lever matinal de Sirius troisi¢me partie de I’ été I7-VI 66 Squinoxe d’automne début de I’ automne 21IX 51 nombre des jours 365 dessignis, § 6-7, Hort, pag, 394. © Chr. Littré VI, pag. 598, Une liste des lieux du Corpus hippocraticum od I’on fait mention de ces reperes est donnée parJ.H. Phillips, op. cit, pag.428, # Les dates des reperes sont données selon G.E.R. Lloyd, Hippocratic Writings, New York 1968, pa ebté de la durée inégale de ces périodes, V'antiquité nous a transmis d'autres repartitions plus homogénes, par exemple celle de Pline, nat. hist. XVIU1, 59 (222), (qui substitue apparition d’Arcture avee Ie souffle du Favonius tle lever de Sirius avec te coucher de ta Lyre) dont les nombres des succession sont: 46-45-45-48.43-46-44-44; elt. aussi Varro, de re rustica 1, 28, 2 (une seule Substitution: le soulfle du Favonius). Il faut remarquer que les débuts de ’hiver et de 1’été sont indiqués par les phases des Pléiades. Ces deux phases jouent un réle capitale par le fait méme de leur contrariété absolue. Et puisque ce calendrier a une utilité surtout météorologique et médicale, son emploi devait permettre au médecin la possibilité de donner un diagnostic des maladies. En effet, Galien observe que les maladies estivales s’estompent au temps de ’hiver, ainsi que les maladies de Phiver seffacent au temps de! Cette division de l'anné . qui a joué de quelques faveurs auprés des médecins du Moyen Age, répose sur une forme tout a fait archaique. Au début du XI sigcle, al-BirUni nous apparait fort critique, notamment quand il dit qu’elle est Pocuvre des partisans du calendrier naturel. Parmi eux, il écrit, il y en a certains qui s’éloignent beaucoup de la vérité, en fixant les quatre points de répére autre que les équinoxes et les solstives dans les lieu qui I ainsi qu’al-Birini a choisi de les ‘ont équidistants entre équinoxes et les solstices mémes™. Ces “idoliitres de la nature” (g ulat_at-tabi'yyina), appeler, parmi lesquels il faut compter al-Kindi, regoivent la division de l'année en huit parties, tout en essayant de donner un rythme uniforme aux changements de température de ses parties constitutives, dont les différentes qualités “naturelles” ne doivent dependre que du parcours annuel du Soleil. Chacune de ces parties a son degré intensité, selon I’échelle de Galien, de chaleur, de froid, d’humidité, de sécheresse. Ainsi, par exemple, lorsque le Soleil parvient au quinzidme degré du Scorpion, ce sera le commencement du deuxidme degré de la chaleur et la fin du deuxidme degré du froid: par cet équilibre des contraires il doit résulter un changement des conditons atmosphériques®. Ce raisonnement, que je me limite icid ébaucher, mérite une plus grande attention, notamment si !'on considére que al-Kindi, avec sa théorie médicale de I'intensité des degrés, a anticipé un débat sur la psychophysiologie qui sera repris a la fin du XIX sigcle par E.H. Weber et Th.G. Fechner™!. Par la suite, Théophraste - on était parti de 1a - avec expression “les périodes ((ipat)” veut signifier chaque période naturelle du temps: non seulement done l'année, mais le mois aussi et le jour. Il procéde partant & partager en huit parties égales le cycle synodique de la Lune, ainsi que le jour et la nuit, La qualité “naturelle” donnée & chacune de ces parties est toujours une qualité des humeurs et le but est toujoujours de parvenir a la définition d'une complexion du tempérament, mizaj, per accidens™, Sur cette base il faut reconduire les centra ow puncta Lune De diebus decretoriis WM, 7; Kithn IX, pag. 915. ® AL Atharal-bigiya... cit, pag,326, rad. pag, 322 © Asirorum iudices Alkindus Gaphar de pluvijs imbribus et ventis ac aeris mutatione, Venetiis 1507, cc. aSr. Cette division en huit parties trouve son emploi méme dans la section généthlialologique de l’astrologie du Moyen clr. G. Bonati, Decem continens tractatus astronomie, IX, 2 (de septima domo, cap. 4), Auguste Vindelicorum 1491, ce. EB6vb. 2 Chr. L, Gauthier, Les antécédents gréco-arabes de la psychophysique, Beyrouth 1938, pagg, 7-11;37-8. © Gir. Almansoris iudicia seu propositiones. Incipiunt capitula stellarum oblata Regi magno Saracenorum ab Almansore astrologo et a Platone Tiburtino translata, dans: Liber quadripartti Ptholemet, idest quatuor tractatuan; in radicanti discretione per siellas de futuris et in hoc mundo constructionis et destructionis contingentibus. cum ‘commento Haty Heben Rodan, Venetiis 1493, cc. 121v (verbum 117). Il s‘agit d’un recueil daphorismes dédié au calife fatimide al- Hakim bi-Amrillah Abo “Afi al-Mansbr (386'996-41 1/1021) par 'astrologue juif al-Isrd Wf, eft F. Sezgin, op. cit. VII, pagg, 175-176; JCI. Vadet, Les aphorismes latins d’Almansor, essai dinterprétaionn, Annales Islamologiques, n.5, 1963, pagg. 31-130, Surune analogue repartition du jour et de la nuit en huit triade horaires fr. A. Delatte, Etudes sur fa literature pythagoricienne, Pais, 1915, pag. 185, 10 (tasiyrat al-qamar), qui sont en nombre de huit et on ne les retrouve, il semble, qu’a partir d’al- Kindi dans ’astrologie arabe et en suite dans lastrologie latine du Moyen Age: par le biais des tasiyrat al-qamar, conjuguées avec l'aperitio portarum, fath al-abwab, Vastrologue prétend pouvoir prévoir tous les changements des chaleurs et des froids, des vents et des pluies tout le Jong des lunaisons, ILy a un autre, important témoignage & l’égard de la te données de ancien Les tribus pastorales de I’ Arabie pion des calendrier naturel dans le corpus technique de T’astrologi ion des saisons en accord 2 la disponibilité d'eau et & préislamique interprétaient la suce: Vétendue du paturage, car leur économie dépendait entidrement des pluies qu’on s‘attendait pendant l'automne et I’hiver, jusqu’a la moitié de janvier. L’année commengait en automne et le début était marqué par les pluies wasmi. Alors les Bédouins pouvaient quitter leurs demeures d'été et aller chercher paturages dans le desert, car les pluies wasmii font vite pousser herbage et dans Vespace de quelques heures commencent & apparaftre dans le désert quelques taches d’un couleur vert pile. Or, le coucher héliaque matinal des Pléiades était le dernier naw’ du wasnii, le meilleur, car la pluie tombe une époque ob la terre est avide d’eau et va garder pendant toute Vanné lhumidité de sa couche labourable®. Les pluies wasmi étaient ainsi appelées, car elles sont censées marquer ou imprimer (wasama) le terrain des plantes. Al-Mas‘adi écrit: Les Arabes l'appellent aussi la saison de la marque, & cause de la pluie qui y ‘tombe: la premigze pluie qui regoit la tere alors qu'elle a perdu toute humidité par laisse des marques sur le sol, ce qui explique ce nom* Cet état de choses est propre & Hija, & Iraq et & la Syric. Ainsi ailleurs observe al-Birari, qui, en nous rapportant le calendrier du Kitab al-anw@ de Sinan b. Tabit, remarque & propos du septigme jour de Tisrin I: est le premier jour de la saison pluvieurs du Scorpion, les moment et sur cette base ils jugent s"il y aura beaucoup de pluie ou non dans le cours et lorsque le Soleil entre aux > dest astrologues (al-munajjimuna) établissent [horoscope de ce de année. Is considérent, & ce propos, I’état de Venus, notamment si elle est matinale ou vespérale®, © Cfr. HRP. Dickinson, The Arab of Desert, London 1951, pag. 256. C. Bailey, Bedouin Star-lore in Sinai and the Negev, Bulletin of the School of Oriental and African Studies, n. 37, 1974, pag. 588, pense que le mot turayya vient de 1, “moisture in the ground”, c”est& dire que Toray est 'astéxisme qui donne tar au terrain % Kitab al tanbitwa-'Lisrél, 64 J, De Goeje, Leiden 1894, pag. 16; trad. rang. Par B. Carta de Vaux: Magoudi Le livre de Vavertissement et de la revision, Paris 196, pag, 24. Cette saison était aussi appelée wasm al-turayya, “Fempreinte des Pléiades”, eft. C. Bailey, op. cit.. pa © 47 Achar al-bagiya...cit., pag. 245; dans la traduction anglaise, il y a “Cancer pag, 234, au lieu de op. cit, iat Ladate du 11 novembre pourrait s'accorder au coucher matinal héliaque des Pléiades pour une latitude moyenne de I Hijaz et pour le VII sidcle de notre ére, le Soleil étant au dessous de horizon d’une hauteur négative d’environ 12 degrés du grand cercle, avec une longitude de 21 degrés du Scorpion, Dans a littérature astrologique nombreux sont les lieux qui appuient le al-Bied témoignag . L’Epistola Masaliah in pluvis et ventis établit deux. moments critiques pour la connaissance des pluies et des vents: lentrée du Soleil dans le XIX degré du Taureau et du Scorpion, qui repondent aux deux anwa’ des Pléiades, a savoir le lever matinal et le coucher matinal héliaques, En particulier, entrée du Soleil dans le XIX (ou XX) degré du Scorpion est décrit par Maga’ allah d’ une fagon tres proche a celle d’al-Biranit Quando intraverit Sol primum minutum Scorpionis, accipe ascendentem. Si fuerit signum aquosum et Luna etiam sit in aquoso et Venus similiter, erit principium [minuti 20 gradus] pluviosum et finis hyemis humectans. Si fuerit Venus occidentalis debilis et Luna et ascendens in aquosis signis, erit similiter principium et finis humidus. Hodie (?) quod Vem cum viro, facit descendere aquas. Si fuerit Venu sub radiis <> est [,] sicut mulier orientalis a Sole, erit principium siccum®™, Ce texte doit étre confronté avec d’autres analogues, que la littérature byzantine et latine du Moyen Age nous a transmis, par exemple le Marcianus gr. 335, fo. 194v Sur les pluies, les foudres et la siccité Observe lorsque le Soleil entre dans le XX degré et la premigre minute du Scorpion et pour ce moment établit "horoscope et les lieux des astres. Observe en suite Venus, Jupiter et Mercure, "ils sont combustes ou s’ils sont dans la phase “occultation matinale o s"ils stationnent ou rétrogradent, car cela signifie I'humidité de air. Par contre, s‘ils sont dan leur phase orientale, si leur mouvement est directe sheresse de l'air™. ou rapide il signifieront alors absence des pluies et las % Kpistola Maseltah in pluviis et ventis, Catalogus Codicum Astrologorum Graecorum (CCAG) XII, pag. 215. Le texte latin, étant trés corrompu, j'ai proposé quelques corrections. De son cdté, le texte arabe, publié par Levi della Vida, Appunti e quesiti di storia leteraria araba, 6. Un opuscolo astrologico di Mast ° alte, Rivista degli studi orientali,n, 14, 1934, pagg. 270-281, ne montre pas une correspondance exacte avec le texte latin et les deriers chapitres ont été traduits en latin dans Liber nove iudicum in iudicijs astrorum, Venetiis 1508, cc. 94r ¥., sous le nom de Dorothée. De plus, le texte arabe de M&S” allah ne fait pas mention du XX depré du Scorpion, ‘ais il s’ouvre de la Fagon suivante: “Si tu veux connaitre |'abondance ou la pénurie de la pluie et si tu veux savoir si il y aura beaucoup de pluie au début ou & la fin de I’année, observe quand le Soleil entre dans le Scorpion (daualat a3-Sams al“ageab) et observe alors Venus... , G. Levi Della Vida, op.cit., pag. 275, *Tlepl Booxsin Kal datpamGiv Kai dvouBplas: oKénet dre cla€pxerar 6 HALos Kara Tag x’ jo(pas miov Kai @v AeMTav Kal OTHGOY TOV GpooKonov Kara THY aiTHV dipav Kal Ts ETOXAs TH a al Pere hv por eal Te Bla, wal er out, eel ey cine Praryu Exouory ear Biowy F oTnpiCovaLy F imonoBigueror € rypitnta Tob depos Kal SuBpov, et BE cloly dvarokins éacws } dpOoxivmTo H TaxuKivTo: SMACdTW cvouBplay kal Enpirmra Tod Gépos (..). Ce texte apparaitaussi dans d'autres manuserts: Parisinus gr. 2424 fo, 68r, Parisisnus gr. 2506 fo. 6601, Marcianus gr. 334 fo. 84, Taurinensis C, VIL, 10, fo, 67r Tous les textes indiquent explicitement qu'il faut établir I’horoscope pour ce moment la, et ils emploient une expression technique: gayyama at-tali' (al-BirUni): “évaluer, déterminer le temps del’horoscope”; ioTnpL TOV dpookdwor (Marcianus gr. 335): horoscopun statuere, et encore: aptare, dirigere ascendens, aequare domos. It faudrait rechercher les apes qui ont conduit & incorporer une donnée qui provient de l’observation dans le corpus technique de Vastrologie. Cependant, il ne s’agit pas, au contraire de ce que la formulation acquise laisse entendre, d’évaluer ’instant oi le Soleil entre dans la premidre minute du XX degré du Scorpion, mais de rechercher le moment ott les Pléiades, quelques temps avant la levée du Soleil, vont disparaitre dans la région occidentale de I’horizon, Il s’agit partant dun véritable shema ou figure astronomique pour prévoir le temps atmosphérique sur la base d’un phénoméne stéllaire, semblable en cela au shema établi dans la littérature astrologique que sur le lever héliaque de Sirius*, Nombreux sont les témoigna 's qui montrent I’étendue de la réception de cette doctrine si le moment choisi (entrée dans la littérature astrologique latine du Moyen Age®. Néanmoins du Soleil dans ‘accorder seulement au le vingtidme degré du Scorpion) peut, vraisemblablement, s lieu et au temps oi le calendrier des Pléiades était en vigueur, les astrologues du Moyen Age latin, dans leur réception de la théorie, ’élargissent & tout le quatridme climat, dla deuxidme partie du troisidme et dla premiere partie du 33° et 43° environ®. La tradition des anwa nquigme, & savoir une zone comprise entre une latitude de « originaire des Arabes préislamiques et conservée surtout par les lexicographes, subit partant, au cours du IX siécle, quelques modifications qui aboutissent & différentes voies. A Vorigine ligs au culte de divinités sidérales et & la pratique rituelle de Vinvocation de la pluie (istisqa’ ), furent par la suite assimilés au systéme des manazil. Ces demiers, aprés avoir 616 inscrits le long du cercle zodiacal par fractions égales de 1/28 du & Cf. par exemple: Hephaestio Thebanus, Apotelesmatica, ed, D. Pingree, Leipzig 1973, 1, pagg. 665s, ® Chr. Liber novem iudicum in iudlicijs astrorum, Venetis. 1508: cc. 91: (de pluvia et Tu vento: Aomar): Sol igitur in 10 (sie!) scorpionis gradu et etiam punctum...; 92a: (Item de hora pluvia): Cum, scilicet Sol vigesimum scorpij gradum et punctum ingreditur summa consideratione indiget... 94: (de pluvijs Jergis): Sole item 18m Scorpiy graium oberrante..., Omar de nativitatibus et interrogationibus... per Lucam Gauricum... Veneliis. 1524, cc. 17a (de qualitate temporis et aere mutatione): Si volueris scire de qualita lemporis totius anni aspice quando sol intrat primum minutum 20 gradus Scorpionis...; Preclarissimus. liber completus in iudicjs astrorum quem edidit Albohazen Haly filius Abenragel..., Venetiis 1523 (Vill, 27) ce. 82rb De pluvijs et tonitruis et coruscationibus et ventis, Seies hoe ab introitu solis in 20, Gradum et minutum unum, scompionis, unde apta ascendenset angulos et planetas hora lla... bid. (VIII, 30), ¢c. 82rby In sciendo tempora in {quibus speratur quod pluat, Aspice significatorem pluvie et si eum inveneris intrantem in aliquod angulorum ab ascendente in hora quam tibi dixi ut aplare deberes. pro sciendo pluvias, et est ab introitu solis in Vigesimum gradum et unum minutum scorpionis...; Firmin de Beauval, Opusculum repertorii pronosticon in mustationes aeris fam via astrologica quam metheorologica..., Venetiis 1485, ce. 23r, 311, John of Eshenden, Summa astrologiae iudicialis de accidentibus mundi quae anglicana vulgo muncupaiur, Venetiis 1489, cc, 6Ovb, 87vb, 103va, 10516, 105va, 109va, Astrorum iudices Alkindus, Gaphar de pluvijs imbribus et ventis: ac deris mutatione, Venetiis 1507, cap. VI, ce. b2r: Etcum fuerit sol in 20 gradu scorpionis, considera applieationem Lune cum planetis; cap. VIII, ce. b3v: Generatio autem pluviarum, tonitruum, fulgurum et ventorum et multitudinis et paucitatis vide in huiusmodi ab introitu soli in 20 gradu scorpionis, Dirige ascendens ad horam illam et angulos suos et planetas; et A.suivte: Liber Gaphar de mutatione temporis, ec. c2v;, ¢3V, c4r,ce traité.a été identifié par Nallino (op. cit.,p 179-180) avec le Kitab al-ameae wa ae-ciys wa tagayyur al-abwiveh VAbO Maar, mais cfr. en contraire D. Pingree dans Dictionnary of Scientific Biographies, 1, pag. 38 et FJ. Carmody, Arabic Astronomical and Astrological Sciences in Latin Translation. A Critical Bibliography, Berkeley-Los Angeles 1956, pag, 85 «Association with ABO Ma’ Saris entirely arbitrary © Cfr. G. Bonati, Tractatus de ymbribus et de aeris mutationibus, dans: op.cit., ec. HBr 13 zodiaque, donnérent naissance & calendriers basés sur l'année solaire et les manazil al-qamar gent une dénomination qua smblable & celle qui caractérise les signes immatériaus du. emblablement zodiaque détérminé mathématiquement. Ce processus dat s‘avérer tr8s t6t, vrai avant le IX sidele et, selon le témoignage de al-Kindf* et d’Ibn ‘Ezra, par le biais de l’influence indienne. Un manuscrit acéphale et anonyme, publié par Griffini, qui n'est pas postérieur au XII sigcle, dispose les mansions lunaires par groupes de 12, 10 et 6 selon la variation de l'ombre solaire dans les différentes époques de l'année: l’ombre s'allonge au cours de douze mansions, dans dix mansions se raccourcit , dans les six autres s'arréte. Le but de ce petit traité est de donner une justification des qualités “naturelles” que ces trois groupes de manazil épanchent sur toute chose du monde sublunaire, qualités que Ion retrouve dans tous les textes précités: dix mansions sont humides, six sont s 's instruction de ches, douze tempérées, si bien que, selon k Ja‘Tar, les étoiles physiquement présentes dans ces manazil gardent leur tempérament et leur influence propre. Cette doctrine météorologique fut transmise en Occident par Jean de Séville et eut un accueil favorable et incontésté tout le long du Moyen Age. Ce ne sera qu’a la fin du XV sigcle qu’ apparaissent les premiers doutes sur la construction de la doctrine, mais & la moitié du XVI Jerome Cardan déclarait d'une fagon lapidaire: “Des mansions de la Lune il ne faut pas s‘occuper"”, Giuseppe Bezza © La traduction en hébreu du traité d'al-Kindi fut publiée par M. Steinschneider, Uber die Mondstationen (Naxatra), und das Buch Arcandam, ZDMG, n. 18, 1864, pag. 157-160, 181-185. Ici les mansions lunaires sont 27 et refletent done la division indienne plus récente © Liber coniunctionum planetarum et revolutionuim annorum mundi qui dicitur de mundo vel seculo, dans: Abrake Avenaris iudei Astrologi peritissimi in re iuaiciali opera: ab excellentissimo Philosopho Petro de Abano post ‘arcuratam castigationem in latinum traducta, Venetiis 1507, cc. 84. © E, Gnifini, intorno alle stacioni lunari nell astronomia degli Arabi, Rivista degli studi orientali, n. 1, 1908, pags. 423-438 ©" Asirorum iudices Alkindus, Gaphar de pluvijs...cit., cc. IW: “Amplius mansiones quedam humoris, qu siccitatis,alie vero equalitatis uiringue participant. Que quidem oceasio ex natura stelle in ea consitute mansione” © Epitome totius astrologiae, conscripia a Joanne Hispalensi Hispano Astrologo celeberrimo, ante annos ‘quadtringentos, ac nunc primum in lucem edita, Cum praefatione loachimi Helleri Leucopetraei, contra Astrologiae aadversarios, Norimbergae 1548, ce. H2r. © Chr. Tractatus preclarissimus in iudicijs astrorum de mutationibus aevis caeterisque accidentibus singulis anni evenientibus iuxia priscorun sapientum sententias per Magistrum Joannem Hlogoviensem perquam utilissime “rdinatus atque noviter bene revisus, Cracovie 1514, cc. 12v (differentia 54 et ultima de regulis specialibus utationis aure ex diversis sententijs et libris astrologorum collecte: ut Aaliabenragel, Perscrutatoris, Yafar, Indi, Ioannis Hispalensiset aliorum): “Cum Sol intrat 20. Gradum Scorpionis dicunt plurimi astrologi pluviam et aeris humicitatem presignat: hoc tamen non universaliter verum ut experientia docet exist © Aphorismorum Asironomicarum segmenta septem, dans: Hyeronimi Cardani... Opera Omnia, V, Lugduni (Lion) 1663, pag. 77 (VI, 57): “Mansiones Lunae ne inspicias, est enim Lume vis a 1oco suo, a loco in signifero, a lumine, planetis ac fixis” 14 Noms des manazil al qamar et leur nature selon al-Biruni, Kiet a/-atér al-bagiva an al- quein al-haliva ed. B.C.Sachau, Chronologie orientalischer Vélker von Albiriini, Leipzig, 1876, pagg. 347-348. ftom arabe identification nature lever coucher Saratin aB.y Arietis moyenne 10.iv 10x butayn 5p Arietis seche Biv Bx turayya Pleiades modérée 5xi dabarain Tauri humide 18-xi haga Xo Orionis humide xii hana y€ Geminorum moyenne Lexi i a8 Geminorum humide I7-xii natea ey Caneri moyenne 4 tact « Cancri,y Leonis seche Di jabha Gon Leonis humide Ai aubea 5.9 Leonis moyenne Tit sofa B Leonis| humide Dit aww Bny.b Virginis moyenne 155i simak « Virginis| humide, moyenne 28. tale A Virginis humide 10iv cuban af Librae humide modérée Biv iki Br Scorpionis humide 6v galb « Scorpionis seche 19-v Sawa dav Scorpionis humide Li nna'a im ydenoo76 Sagittarii humide evi balda espace vide humide I-vi sid al-gabin aBy Capricorni humide 10-vii sad al-bula’ ye Aquarii un peu humide Bvii sad al-su'ad B€ Aquarii, Capricorni moyenne Sil sad al-ahbiy ymin Aquarii seche modérée 19-viti al-farg al-mugaddam Ba Pegasi seche Lix al-fargal-miahbar —y Pegasi,a Andromedae humide 1dix bata al-hat. B Andromedae humide 28. I7-ix Remarque Lidentification moderne des asterismes est donnée d'aprés P. Kunitzsch, Uber eine sawt-Tradition mit bisher uunbekannten Sternamen, Bayerische Akademie der Wissenschaften, philos-hist. Klasse, 1983. Les dates des lever et coucher héliaquessontdonnées d’aprés al-Birtsi, loc.cit. selon le stylejulien. Table des mansions lunaires acceptés au Moyen Age latin selon Jean de Séville, Epitome totius astrologiae conscripta a loanne Hispalensi Hispano Astrologo celeberrimo, ante annos quadringentos, ac nunc primum in lucem edita (cum praefatione loachimi Helleri Leucopetraei contra Astrologiae adversarios), Noribergae 1548, et selon John of Eschend, Suna astrologiae iudicialis de accidentibus mundi, quae anglicana vulgo nuncupatur, Venetiis 1489, 1, II, 9, cc. 60a; et John of Eshenden Jean de Séville nature Anathar cornua Arietis tempérée Albuchac venter Arietis séche 15, Azimech caput Tauri tempérée Aldelamen oculus Tauri humide Alhikaa caput canis séche Alhanach sidus parvum lucis magnae —_tempérée Azarna brachium Leonis humide Almazia nebulosa tempérée Alcayf oculus Leonis séche Algehay fortuna! humide Alboracon capillus tempérée Azarfaz cauda Leonis humide Alaxe canis tempérée Azymech Spica tempérée Alfare cooperta séche2 Alzubun sidera magna seiuncta? humide Alhil corona humide Acalb cor Scorpii tempéréet Azolaa cauda Scorpionis humide® Alnehyn trabs humide Albedach desertum tempérée Alzubohen pastor humide Zodlebet glutiens tempérée Zodazoe fortunae sidus tempérée Coadabac papilio séche Alfarha primus hauriens aquam séche Alfare secundus hauriens aquam humide Alchue’ piscis tempérée 1. Frons apud Firmin et John of Glogau - 2. John of Eschenden: humide - 3. Firmin: Corona Scorpionis - 4. John: séche - John: tempérée - 5. John: tempérée - 6. Le tableau de John of Eshenden présente seulemente 27 mansions; le nom de la 28 provient de John de Glogau. Unexemple tiré d'al-Birani, op.it,, page, 340-341: Il faut compter les jours du | Ilal (septembre) jusqu'au jour dont on veut connaitre le temps qu'il fera et diviser la somme des jours par 13. Si la division n'a pas de reste, il faut procéder de la maniere suivante: si la Lune est opposée au Soleil ou en quadrature avec lui, il y aura pluie, si l'on est dans la saison des pluies, ou bien un changement quelconque du temps a cause du vent, de la chaleur ou du froid. En effet, quand il n'y a pas de reste, cela signifie le temps oi un manzil se lave et un autre se couche: au | d’Ilul sesera le barih d'al-sarfa e le naw' de sa‘d al-ahbiya, Et le calcul part justement d'ici, car il est le premier mois et le début de l'automne. En suite, si la Lune se trouve dans l'un de ses fondements (ta'sisatahi), sa force est trés grande. ‘Aba Ma’sar dit: Nous avons expérimenté cette méthode dans le mois de Sawwal au temps de la pleine lune de l'année 279. Nous avons compte les jours du I d'Tlal jusqu’a la pleine lune: il y avait 130 jours qui, divisés par 13, ne donnaient pas de reste. Et le signe quise levaita la pleine lune était le Verseau. Ainssi, il y eut la pluie en ce jour la. Nous avons encore expérimenté l'année suivante: nous avons compté les jours du 1 Hal jusqu’a jeudi 13 de Kantn | (décembre) et, divisée la somme (104) par 13, on n'a pas eu de reste. La distance entre le Soleil et la Lune était environ de la moitié d'un signe et la 16 Lune s'était séparée de I'héxagone de Mars et allait & la conjonction de Venus. A ce temps la ily eutla pluie Remarques - al-sarfa (le changement) est ainsi appelée car, A son lever (les premiers jours de septembre) la chaleur diminue et a son coucher (les premiers jours de mars), le froid s'en va. - Pour fondements de la Lune il faut entendre ici les traces de son chemin synodique; voire supra, A propos des centra ou puncta Lune (tasiyrat al-qamar), qui sont en nombre de huil. - Sawwal est le seul mois lunaire cité ici (Ilul et Kandn sont les mois solaires syriaques). Le jour de la pleine lune de Sawwal 279 est le 6 janvier 893. La syzygie eut lieu A 5 heures et 55 minutes de Temps Universel et en effet, dans tout la Dar al-Islam se levait le Verseau. - Deuxiéme exemple: il faut substituer Mars avec Saturne e Jupiter avec Venus et on aura la situation du ciel du 13 décembre 893, Giuseppe Bez: 7