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PARQUET DU TRIBUNAL

DE GRANDE INSTANCE DE PARIS


Paris, le 14 juin 2016
Le 15 janvier 2016, le ple de sant publique du parquet de Paris ouvrait une enqute
prliminaire conscutive un essai clinique men au sein du laboratoire rennais BIOTRIAL, sur une
molcule cre par le laboratoire portugais BIAL, et saisissait lOCLAESP et la DIPJ de Rennes.
De nombreuses investigations (auditions, perquisitions, missions expertales mdico-lgales)
ont dores et dj t ralises dans le cadre prliminaire, au terme desquelles il apparat que :
- six volontaires de la cohorte concerne ont reu la molcule faisant lobjet de lessai clinique
- le produit administr aux volontaires sains ntait pas adultr (absence de toute autre
substance) ; le dosage et la posologie prvus par le protocole de lessai clinique ont t respects
- des facteurs endognes, propres chaque volontaire de la cohorte, pourraient expliquer la
variabilit des effets de la molcule sur lorganisme des six volontaires de la cohorte en cause
- la victime dcde tait porteuse, bien avant sa participation lessai, dune pathologie
vasculaire endocrnienne occulte, susceptible d'expliquer l'issue fatale la concernant, la diffrence
des autres volontaires de la cohorte
- les essais effectus sur les animaux, soumis des doses trs fortes sur de longues
priodes, ne semblaient pas pouvoir, en l'tat des investigations, laisser prsager les effets
indsirables tels quapparus chez ltre humain, expos des doses bien moindres et sur une dure
rduite
- ce stade des investigations, la molcule-test apparat en cause mais le mcanisme physiopathologique dclench demeure encore inconnu ce jour
Au regard de ces lments, le parquet de Paris, ple sant publique, a dcid d'ouvrir ce jour,
14 juin 2016, une information judiciaire contre personne non dnomme des chefs dhomicide
involontaire et blessures involontaires afin de dterminer si des fautes de nature pnale ont
contribu de manire certaine au dcs et blessures des victimes ou si les faits sinscrivent dans
le cadre dun ala scientifique.
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