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LA DÉCISION POURRAIT FAIRE L’OBJET D’UN CHANGEMENT

Les retraites anticipée et sans condition d’âge maintenues pour les métiers pénibles

P.6

d’âge maintenues pour les métiers pénibles P.6 AF LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER LIBERTE
d’âge maintenues pour les métiers pénibles P.6 AF LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER LIBERTE

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LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

AF AF
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QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7259 MERCREDI 15 JUIN 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

VERDICT AUJOURD’HUI DE L’AFFAIRE EL KHABAR AUGMENTATION DES PRIX DE L’ÉLECTRICITÉ ET RECOURS À
VERDICT AUJOURD’HUI
DE L’AFFAIRE EL KHABAR
AUGMENTATION DES PRIX
DE L’ÉLECTRICITÉ ET RECOURS
À L’ENDETTEMENT EXTÉRIEUR
Le droit sera-
t-il rendu ? P.4
PÉTITION D’“EL KHABAR”
La feuille
de route
Cri des hommes
libres pour
défendre l’Algérie
des libertés P.8
de Bouterfa
PROMOTION LOCALE
DES INVESTISSEMENTS,
DÉVALUATION DU DINAR,
BANCARISATION, EMPRUNT
OBLIGATAIRE, BUREAUX
DE CHANGE
P.3
Face à la crise,
les remèdes
inopérants du
gouvernement
P.2
Zitari/Liberté

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BUREAUX DE CHANGE P.3 Face à la crise, les remèdes inopérants du gouvernement P.2 Zitari/Liberté Publicité

AF

BUREAUX DE CHANGE P.3 Face à la crise, les remèdes inopérants du gouvernement P.2 Zitari/Liberté Publicité

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L’actualité en question

Mercredi 15 juin 2016

LIBERTE

PROMOTION LOCALE DES INVESTISSEMENTS, DÉVALUATION DU DINAR, BANCARISATION, EMPRUNT OBLIGATAIRE, BUREAUX DE CHANGE

Face à la crise, les remèdes inopérants du gouvernement

Ces cinq idées ou actions de redressement lancées par le gouvernement pour surmonter la crise ont déjà montré leurs limites et constituent autant d’illusions et de ratés.

L a première action menée par le gouvernement Sellal IV fut de ré- unir les walis à Alger, durant l’été 2015, pour leur confier une nou- velle mission, celle de piloter le dé- veloppement économique du pays.

Selon le discours du Premier ministre, pronon- cé lors de ce conclave, les walis seraient éva- lués sur “les créations d’activités et d’emplois, l’implantation d’investissements et d’entre- prises et l’évolution de l’attractivité écono- mique des territoires dont vous avez la respon- sabilité”. Dans la même démarche, la relation de l’ad- ministration locale avec l’entrepreneur ne devait plus “se limiter à une prestation admi- nistrative de délivrance d’autorisations ou d’agréments. Il s’agit de mettre en place des dis- positifs d’accompagnement continu en amont et en aval où le wali serait un véritable VRP de sa wilaya en allant démarcher les potentiels in- vestisseurs et en faisant la promotion des atouts de ses communes et daïras”. Une année après, c’est au ministre de l’Inté- rieur de fustiger “l’esprit de la rente chez les col- lectivités locales qui se contentent d’attendre les transferts financiers de l’État”. Exit les walis vendeurs des potentialités et créateurs des ri- chesses économiques. Ainsi, tenter de substi- tuer les walis aux entrepreneurs et les collec- tivités locales aux entreprises économiques est la première illusion du gouvernement. La deuxième illusion est la tentative de mas- quer par des écritures comptables les déficits budgétaires bien réels. Moins d’une année après le début du recul des prix du pétrole sur les marchés, les déficits budgétaires ont com- mencé à faire leur apparition. Les réserves de change, censées soutenir la va- leur du dinar algérien, ont diminué. Face au recul de leur niveau de stock, trois thérapies potentielles existent : la diminution de la masse monétaire en circulation, l’endette- ment extérieur et la dévaluation du dinar. Le gouvernement a opté pour la troisième so- lution, un lifting pouvant donner au FMI et à la BM l’illusion de comptes macroécono- miques équilibrés mais qui met à rude épreu- ve le pouvoir d’achat du citoyen, consomma-

Archives Liberté
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teur et opérateur économique. En optant pour un discours populiste présentant la det- te extérieure comme un tabou et en refusant de moderniser le système financier et bancai- re, le gouvernement s’est retrouvé pris au piè- ge par sa propre logique. Conscient qu’il ne pouvait plus continuer indéfiniment à dépré- cier le dinar, le gouvernement a lancé son plan de bancarisation. C’est sa troisième action illu- soire. Un appel aux détenteurs de l’argent hors circuit officiel à injecter leurs avoirs dans le sys- tème bancaire formel moyennant une taxation de 7% sans aucune interpellation sur l’origi- ne de l’argent est lancé. À travers cette démarche, le gouvernement Sel- lal cherchait à atteindre un double objectif : ab- sorber une partie des surliquidités et mobili- ser de l’argent pour financer des dépenses pu- bliques et économiques. Une action qui s’avé- rera être un véritable fiasco pour au moins deux raisons. La première est qu’à cause de l’ar- chaïsme de notre système financier, le négo- ce avec l’argent sale n’est pas une contrainte pour son détenteur. Mieux, il garantit de conséquents profits loin du regard du fisc. La

Le gouvernement n’a pas réussi à drainer l’argent de l’informel.

seconde est qu’il est inconcevable pour les dé- tenteurs de cet argent de payer une taxe qu’ils ont toute la latitude d’éviter juste en continuant d’agir dans l’informel. Face à l’échec de la ban- carisation de l’argent de l’informel, le gouver- nement lancera, en avril, un emprunt obliga- taire dans une démarche qui semble répondre

aux soucis des détenteurs d’argent informel non convaincus par la formule de la bancari- sation. Ainsi, la formule de l’emprunt obliga- taire lancée et toujours en cours, tout en maintenant la condition de non-interpellation sur l’origine de l’argent et de par la nature même de cet outil de financement, prévoit une rémunération d’au moins 5% de l’argent dé- posé au lieu d’une taxation de 7%. Malgré cela, l’opération trébuche pour ne pas dire qu’elle se déroule dans une opacité ja- mais constatée dans les annales de la finance. Notre emprunt obligataire est le seul qui n’est pas lancé avec un objectif chiffré, soit la somme à récolter, arrêtée à l’avance ! C’est la quatrième illusion. Enfin, le cinquième raté. Il a trait aux bureaux de change. Afin de limi- ter l’action du marché informel des devises sur le cours officiel du dinar et, partant, sur le pou- voir d’achat des ménages, il y a presque un mois, le gouvernement a autorisé de nouveau l’ouverture de bureaux de change pouvant acheter et vendre les devises. Malheureusement, depuis, aucun nouveau bureau de change n’a vu le jour et il semble bien qu’aucun Algérien détenteur de devises ne consentirait à se présenter dans un bureau de change pour y laisser ses euros ou ses dol- lars contre des dinars. En parallèle, la dégrin- golade du dinar au square Port-Saïd continue.

MOURAD KEZZAR

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au square Port-Saïd continue. MOURAD KEZZAR Publicité LE BRENT A CHUTÉ HIER À 49,68 DOLLARS Pétrole

LE BRENT A CHUTÉ HIER À 49,68 DOLLARS

Pétrole : les cours poursuivent leur baisse

L es cours du pétrole poursuivaient leur baisse hier en cours d'échanges européens lestés par une atmosphère générale d'aver-

sion au risque sur les marchés à l'approche de la décision de politique monétaire de la Réser- ve fédérale américaine (Fed) et du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 49,68 dol- lars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en déclin de 67 cents par rapport à la clôture de lundi. Dans les échanges électro- niques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour livraison en juillet lâchait 75 cents à 48,13 dollars. Selon des analystes d'Energy Aspects, les données économiques pauvres provenant de nombreuses parties du monde, la prochai- ne réunion de la Fed (qui s'achève aujourd’hui) et les incertitudes autour du Brexit (une sor- tie éventuelle du Royaume-Uni de l'UE), pèsent toutes sur le moral des investisseurs.

En outre, les cours du brut étaient également lestés par la reprise des activités de forage aux États-Unis, qui s'est confirmée la semaine dernière pour la seconde semaine consécutive avec une nouvelle augmentation du nombre de puits en activité. Des inquiétudes du côté de la demande revenaient également tarauder les in- vestisseurs, après notamment des chiffres mi- tigés sur l'économie chinoise. Ainsi, “les prix ont chuté d'un bon 6% par rapport à leurs plus hauts niveaux en huit mois, atteints jeudi dernier (dans le cas du Brent)”, soulignaient les analystes de Commerzbank, imputant également ce déclin non pas à des nouvelles fraîches sur le front pétrolier, mais à un changement plus général de sentiment sur les marchés mondiaux. Or, “les prix du pétrole ne peuvent ignorer cette humeur négative du marché, d'autant plus que la ma- jorité des investisseurs financiers spéculatifs continuent à parier sur la hausse des cours”, se- lon Commerzbank.

AF

LIBERTE

Mercredi 15 juin 2016

L’actualité en question

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AUGMENTATION DES PRIX DE L’ÉLECTRICITÉ ET RECOURS À L’ENDETTEMENT EXTÉRIEUR

La feuille de route de Bouterfa

Les décideurs ont-ils fini par se rendre à l’évidence que les solutions qu’il avait tant défendues pouvaient être la bonne parade aux grandes difficultés que rencontre Sonelgaz ?

P romu ministre de l’É- nergie, l’ex-P-DG du groupe public Sonel- gaz, Noureddine Bouterfa, n’a pas changé de position

quant à la solution qu’il juge iné- luctable pour sauver la compagnie nationale d’électricité et du gaz et lui permettre de mener à bon port ses projets. Augmenter les tarifs de l’électricité et du gaz et faire appel à des emprunts financiers étrangers se- ront, selon toute vraisemblance, deux des axes de travail sur les- quels se penchera le nouveau loca- taire du palais du Val d’Hydra. Il les a, en effet, réitérés pour la pre- mière fois sous la casquette de membre du gouvernement, dans une déclaration au journal arabo- phone Echourouk. À ce titre, M. Bouterfa a martelé qu’une nouvelle hausse des tarifs d’électricité et de gaz demeurait “inéluctable”, une solution

envisagée pour mettre fin à l’énor- me déficit dont souffre le groupe pu- blic qui croule sous de lourdes dettes. “La hausse des prix est inévi- table pour sauver et stabiliser le groupe Sonelgaz et lui permettre de poursuivre les investissements afin de

Zitari/Liberté
Zitari/Liberté

L’actuel ministre de l’Énergie Noureddine Bouterfa était P-DG de Sonelgaz.

garantir la continuité du service pu- blic”, a-t-il expliqué, jugeant, égale- ment, nécessaire de recourir à l’en- dettement extérieur pour financer les projets du groupe.

Certes, le nouveau ministère de l’É- nergie ne se contente pas de ces deux résolutions puisque la nouvelle po- litique qu’il veut imprimer au secteur consiste, également, à développer les énergies renouvelables dont le solaire et l’éolien, avec 60 milliards de dol- lars d’investissements sur 14 ans, et ce, afin, dit-il, de préparer l’après-pé- trole.

Mais si le développement des éner- gies renouvelables demeure un pro- jet qui a besoin de beaucoup de temps pour se mettre en place, l’axe de travail prioritaire dans le cadre de la nouvelle politique énergétique du pays semble donc le recours à court terme à une nouvelle hausse du prix de l’électricité et du gaz. Et si le ministre se risque ainsi à évoquer cette question très sensible, qui, du reste, a constitué un de ses chevaux de bataille lorsqu’il était à la tête de Sonelgaz, c’est que sa vision a, sans nul doute, séduit au plus haut niveau de l’État. Parce que, jusque-là, ses dé- clarations antérieures sur le sujet, émises du temps où il était patron de Sonelgaz, ne pouvaient constituer que des souhaits du fait qu’il n’était, au final, qu’un exécutant d’une po- litique publique tracée par le gou- vernement. Mais aujourd’hui, en rejoignant ceux qui font la décision, ses propos sur cette question pren- nent inéluctablement une autre di- mension. Cette vision s’inspire, forcément, de la feuille de route qui lui a été re- mise à sa prise de fonction. Ce qui nous amène à déduire qu’il s’agit là d’une politique assumée par le gou- vernement et que par conséquent l’on doit s’attendre à ce qu’une nou- velle hausse de la tarification de l’électricité et du gaz soit program- mée par l’Exécutif. Est-ce à dire

que les décideurs ont fini par se rendre à l’évidence que les solu- tions proposées par M. Bouterfa pouvaient être la bonne parade aux grandes difficultés que rencontre le mastodonte Sonelgaz ? Sa promotion au poste de ministre, il la doit peut- être à cette vision là, qu’il avait tou- jours assumée et défendue avec acharnement en tant que P-DG de Sonelgaz, au risque de s’attirer les foudres de l’opinion publique. Et lorsque le même responsable dé- fend l’idée d’un recours à des fi- nancements étrangers pour per- mettre à la compagnie publique de poursuivre ses projets d’investisse- ment, il met, peut-être sans se rendre compte, les pieds dans le plat, à un moment où cette question est l’ob- jet d’une polémique au plus haut sommet de l’État. L’une des voix qui se sont élevées, d’ailleurs, pour mettre en garde contre cette option n’est autre que le patron du RND et néanmoins directeur de cabinet du président de la République. Moins tranchant, le Premier mi- nistre, Abdelmalek Sellal, affirmait, lui, que le pays n’envisageait pas de recourir à l’endettement extérieur “dans l’immédiat”. Ce qui veut dire que l’endettement extérieur reste une option envisageable si l’État n’arrive pas à trouver les ressources financières alternatives.

HAMID SAIDANI

ILS ESTIMENT QUE LE TEXTE SERT LES INTÉRÊTS DES MULTINATIONALES

Le PT et le FFS critiquent le projet de loi sur l'investissement

L’ÉDITO

PAR SOFIANE AÏT IFLIS

La mission

L e tout nouveau ministre de l’Énergie, Noureddine Bouterfa, n’a pas mis beaucoup de temps pour faire savoir qu’il entend bien concrétiser ce qu’il n’avait de cesse de préconiser sans,

Oser une telle annonce avec autant de

célérité pour un nouveau membre de l’Exécutif, c’est en tout cas assez rare. Généralement, et en Algérie plus qu’ailleurs, un nouveau ministre prend le temps de s’imprégner de son nouvel environnement de travail, d’assimiler convenablement les règles qu’imposent ses nouvelles fonctions avant de se précipiter vers la presse pour se fendre en déclarations publiques. Or, Noureddine Bouterfa, lui, ne s’est pas astreint à cette prudence.”

toutefois, pouvoir passer aux actes, faute de quitus du gouver- nement : autoriser Sonelgaz à réviser les prix de l’électricité et du gaz et, en même temps, lui permettre de solliciter les financements étrangers. Président-directeur général de Sonelgaz, il en avait, en effet, fait un véritable leitmotiv. Mais en sa qualité de gestionnaire d’une entreprise publique four- nisseur d’un produit subventionné, l’énergie de surcroît, il n’était pas libre de prendre la décision. Celle-ci devait avoir l’aval du gou- vernement, du moins du ministère de tutelle. Qu’il réitère l’option à présent qu’il est ministre, cela autorise d’autres compréhensions. À plus forte raison lorsqu’il est donné de noter la célérité avec la- quelle Bouterfa, le ministre, s’est publiquement exprimé sur le su- jet. Le ministre de l’Énergie semble même avoir ressenti comme une impérieuse nécessité à le faire savoir tout de suite, dès sa pri- se de fonction. Une célérité qui laisse supposer qu’il ne craint au- cunement d’être rappelé à l’ordre. Oser une telle annonce avec autant de célérité pour un nouveau membre de l’Exécutif, c’est en tout cas assez rare. Généralement, et en Algérie plus qu’ailleurs, un nouveau ministre prend le temps de s’imprégner de son nouvel environnement de travail, d’assimiler convenablement les règles qu’imposent ses nouvelles fonctions avant de se précipiter vers la presse pour se fendre en déclarations publiques. Or, Noureddine Bouterfa, lui, ne s’est pas astreint à cette prudence.

Il a agi à l’instar de quelqu’un qui s’est assuré a priori le soutien du gouvernement à sa proposition lorsqu’arrivera le moment de la soumettre à approbation. Il est d’ailleurs à se demander s’il n’a pas été appelé au gouvernement justement pour mettre sa feuille de route pour Sonelgaz. Auquel cas, cela voudra dire que le gouvernement, sevré de la ren- te que procurait la vente des hydrocarbures, est décidé à revoir sa politique en matière de subventions. Mais surtout contraint de re- venir sur son orthodoxie à éviter le recours aux financements étran- gers. Cela participe-t-il du nouveau modèle économique annon- cé mais qui continue à relever du mystère ? n

C’ est une loi “compradore”. Ce projet “offre sur un pla- teau d’argent l’Algérie aux

multinationales”. Les députés du Parti des travailleurs (PT) se sont, quelque peu, lâchés, hier, contre le projet de loi relatif à la promotion de l'investissement. La veille, le député Ramdane Taâzibt avait déjà annon- cé la couleur en affirmant que le pro- jet de texte consacre “le pillage des ressources et des finances” du pays. M. Taâzibt a estimé qu’“il n’y a rien à amender dans ce texte”, suggérant son retrait pur et simple. Hier, Chouitem Nadia, du même parti, a abondé dans le même sens. “Ce texte contredit totalement les propos du président de la Répu- blique, il y a un mois”, dans son mes- sage à l'occasion de la célébration du 60 e anniversaire de la Journée na- tionale de l'étudiant, soulignant que la consolidation et la préservation de l’indépendance du pays “passent par l'autonomie financière et économique de notre pays et par la capacité de l'Algérie à faire face à l'impitoyable concurrence internationale”. Dans ce projet de loi, soutient Choui- tem Nadia, “il n’y a aucune mesure pour booster la production et relan- cer 5 000 projets à l’arrêt”. Pour elle, le projet de loi relatif à la pro- motion de l'investissement sert les in- térêts des multinationales. “C’est une loi compradore qui ne sert pas l’économie nationale”, a estimé Chouitem Nadia. “Au moment où les ressources pétrolières du pays ont baissé de 70%, on nous propose une loi qui réduit de façon conséquente les recettes budgétaires à cause des exo- nérations”, a-t-elle ajouté. Un autre

député du PT juge démesurés les avantages et les exonérations ac- cordés aux investisseurs étrangers. “Ce projet offre sur un plateau d’ar- gent l’Algérie aux multinationales”, a-t-il soutenu. De son côté, le député du FFS, Chafaâ Bouaïche, a estimé que tout projet de loi relatif à la pro- motion de l’investissement doit s’inscrire dans le cadre d’une poli- tique économique et sociale et dans le cadre d’une stratégie. Cette stratégie, a-t-il expliqué, fixe- ra la place à accorder aux investis- sements étrangers. “Cet aspect n’ap- parait pas dans le texte qui nous est proposé”, relève M. Bouaïche. “Ce projet de loi qui ouvre le marché al- gérien aux capitaux étrangers, n’obli- ge pas ces derniers à s’intégrer dans les objectifs du développement na- tional. Il n’impose aucune condi- tion, verrou ou garantie”, déplore le député du FFS. Chafaâ Bouaïche indique que le FFS “rejette ce tex- te”, évoquant l’orientation libérale qui confie le développement natio- nale aux capitaux étrangers. Pour Chafaâ Bouaïche, cette nouvelle loi relative à la promotion de l'inves- tissement “n’est pas une solution, mais un problème plus grave”, par- ce que c’est une loi à caractère “idéo- logique et politique” qui conduira au contrôle des secteurs stratégiques par des multinationales. Le ministre de l’Industrie et des Mines, dans sa ré- ponse aux députés, a indiqué que le gouvernement reste attaché à la règle 49/51 régissant l’investissement direct étranger, assurant que le gou- vernement n’a aucun intérêt à révi- ser cette règle, du moins maintenant.

M. R.

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Mercredi 15 juin 2016

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VERDICT AUJOURD’HUI DE L’AFFAIRE EL KHABAR

Le droit sera-t-il rendu ?

Les nombreux juristes qui se sont exprimés sur l’affaire ont estimé que le ministère de la Communication, qui s’est substitué par le fait du prince à l’Autorité de régulation de la presse écrite, prévue par la loi organique relative à l’information mais non encore installée, n’a pas qualité à porter plainte.

L e verdict dans le procès en référé opposant le groupe de presse El Khabar au ministère de la Communication sera rendu aujourd’hui. En

effet, le président de la deuxième chambre du tribunal administratif de Bir-Mourad-Raïs avait mis l’affaire en examen le mercredi passé et dé- cidé de délibérer dans une semaine. Le procès intenté, en référé, par le ministre Grine pour annuler une transaction commerciale conclue entre des actionnaires de la SPA El Khabar et Ness-Prod, filiale du groupe Cevital, a révélé une volon- té manifeste du pouvoir de trans- gresser ses propres lois, à savoir la loi organique relative à l’information de janvier 2012. C’est ce que le collec-

tif de défense d’El Khabar a dé- montré lors des plaidoiries de la se-

maine écoulée. Ils ont construit leur argumentaire sur l’impossibilité au ministère de tutelle de se substituer

à l’Autorité de régulation de la pres-

se écrite, seule habilité à gérer ce gen- re de conflits. Le même collectif

s’est attelé dans sa plaidoirie à battre en brèche l’argumentaire du mi- nistère qui s’était permis même d’anticiper sur une probabilité “d’ef- fets négatifs sur l’ordre public”, si la

Billel Zehani/Liberté
Billel Zehani/Liberté

C’est aujourd’hui que le tribunal de Bir-Mourad-Raïs se prononcera sur l’affaire du groupe El Khabar.

transaction aboutissait. Les avocats d’El Khabar ont estimé que le re- cours du ministre à un décret exé- cutif n°11-216, fixant les prérogatives du ministère est une fuite en avant et une violation de la loi. Ils ont pré- cisé qu’une loi organique efface de fait un décret exécutif et que seule

une autre loi organique pourra rem- placer une autre. L’avocat du mi- nistère s’est appuyé sur l’article 25 de la loi pour faire annuler la transac- tion pour formuler son argumen- taire. Il s’est basé sur l’article qui sti- pule qu’“une même personne mora- le de droit algérien ne peut posséder,

contrôler ou diriger qu’une seule pu- blication périodique d’information générale de même périodicité éditée en Algérie”. Ensuite, il a fait appel à l’article 17 qui énonce que “dans le cas de vente ou de cession de la pu- blication périodique, le nouveau pro- priétaire doit demander un agré-

ment conformément aux modalités prévues aux ar- ticles 11, 12 et 13 de la pré- sente loi organique”. Aux côtés de cette guerre juri- dique, un élan de solidarité citoyenne s’est exprimé de- puis en faveur d’El Khabar. Entre militants politiques, associatifs et syndicaux, un sit-in est tenu à chaque pro- grammation du procès. Ces manifestations publiques viennent en appui aux dif- férentes lectures et analysent faites par des juristes et des spécialistes de droit, qui ont démontré l’étendue du ca- fouillage dans lequel le mi- nistre de la Communica- tion s’est fourvoyé. Un four- voiement que n’ont pas manqué de relever les di- zaines de personnes qui se rassemblaient devant le tri- bunal de Bir-Mourad-Raïs

à chaque audience programmée pour le procès qui, faut-il le rappe- ler, a connu quatre reports succes- sifs et, à chaque fois, à la demande de la partie plaignante. Ce qui n’est pas très usuel dans le cas des plaintes en référé.

MOHAMED MOULOUDJ

DEUX PRÉSIDENTS SE DISPUTENT L’ORGANISATION

Conflit de “légitimité” à la CAP

U n conflit organique continue de secouer la Confédé- ration algérienne du patronat (CAP). Dernier fait en date : les opposants au président de cette organisation

patronale, en l’occurrence Boualem M’rakech, ont saisi le Pre- mier ministre par correspondance “pour prendre en charge leurs droits bafoués et leur rendre justice”. Dans la correspondance portant le cachet de la CAP et la griffe de Sensri Abdennour, en qualité de président élu de la CAP, les péripéties de ce conflit sont rappelées, notamment la tenue d’une assemblée généra- le en date du 20 janvier 2016, qui avait pour but le retrait de confiance à l’ex-président, M’rakech Boualem, et l’élection du nouveau président, Sensri Abdennour, ainsi que d’une nou- velle équipe dirigeante. “En vertu des décisions de justice,

M. Abdenour Sensri est élu président de la CAP, par conséquent, le bureau exécutif vous met en garde contre les agissements frau- duleux de l’ex-président M’rakech Boualem et vous invite à ne pas le cautionner”, écrit l’auteur de la correspondance. Et d’ajou- ter que “suite au refus de l’ex-président d’obtempérer à la

prise de fonction du nouveau président, un jugement exécutif a été prononcé dans ce sens, (n°15/ 05511 du 09/08/2016). Seul M. Sensri en tant que président de la CAP est habilité à repré- senter la confédération au niveau de toutes les instances (locales et pouvoirs publics)”. “Nos adhérents ont été laissés pour compte par la mauvaise gestion, magouilles et arrogance de l’ex- président de la CAP. En dépit de nos doléances répétitives, nous éprouvons un profond ressentiment d’injustice animé par une impunité flagrante qui nous révolte de plus en plus. La com- plaisance de la justice qui se dérobe complètement de ses res- ponsabilités pour appliquer la loi dont les jugements font foi”, lit-on encore sur cette correspondance. En conclusion, le bu- reau national exécutif de la CAP “informe toutes les institutions et responsables des pouvoirs publics et décline toute responsa- bilité aux agissements frauduleux, représentativité et tout acte portant préjudice à notre confédération”. Contacté, Boualem M’rakech a, pour sa part, affirmé que “c’est un faux et usage de faux. C’est du banditisme qui est en train de se faire. Ils sont en

ORAN

Ce que préconise la rencontre Bedoui-walis de l’Ouest

train de faire du grabuge pour faire parler d’eux. Ce sont des bandits”. Interrogé au sujet de la décision de justice que ses op- posants affirment détenir, M’rakech réagira : “Jamais, il n’y en a jamais eu. Au contraire, ils sont poursuivis par la chambre pé- nale près le tribunal d’Alger pour faux et usage de faux, pour malversation et usurpation de cartes, après avoir établi de fausses cartes d’adhérent. Ce sont 6 personnes qui ont été exclues par décision réglementaire du bureau exécutif national en date du 23 septembre 2013 pour faute grave. Ce sont des brigands, ils ont volé des cartes d’adhérent et ont été avec en Tunisie”. Selon lui, ces opposants “ont tenu une assemblée générale à Dar El-Beïda en janvier 2016, en réunissant 30 personnes qui n’ont pas la qualité de membres alors que nous avons 1 500 adhérents. Ils ont été déboutés en civil par la chambre civile de sidi M’ha- med, qui a confirmé définitivement la non-qualité de membre. De plus, ils sont poursuivis en pénal, il a affirmé avoir eu la trac- tation du juge, l’ordonnance a été rejetée”.

AMAR R.

L a rencontre régionale qui a regroupé, lun- di à Oran, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales Noureddine Be-

doui et 13 walis de l’Ouest a été sanctionnée par des recommandations visant à impulser une meilleure dynamique économique loca-

le afin que, comme l’avait souhaité le ministre, les collectivités locales deviennent un soutien

à l’État et non plus un fardeau.

Les recommandations, selon un communiqué, concernent quatre axes : la décentralisation de la gestion du foncier, le partenariat public/pri- vé, les finances et impôts, et enfin l’améliora-

tion du service public. Pour le premier point, les participants ont in- sisté sur la nécessité de la décentralisation de la gestion du foncier, des études et l’aména- gement des zones d’extension touristique, de la création de zones d’activité pour les PME/PMI et la facilitation des procédures ad- ministratives d’obtention des contrats de

concession. En ce qui concerne le partenariat public/privé, il a été recommandé d’exploiter tous les équipements publics qui sont fermés, tels que les crèches, les piscines en se fondant sur le partenariat public/privé, l’ouverture d’un atelier sur le développement du parte- nariat public/privé, et d'exploiter toutes les

possibilités offertes par la Fondation nationale pour le traitement de développement (Cned). Il a été, par ailleurs, préconisé la mise en pla- ce d’une commission multidisciplinaire char- gée d’étudier la réforme des finances et de la taxe locale.

Les propositions que la commission présen- tera lors de la prochaine réunion gouverne- ment-walis pourraient enrichir la loi de fi- nances 2017. Comme il a également été re- commandé de revoir à la hausse un certain nombre de taxes.

S. OULD ALI

TRIBUNAL CRIMINEL D’OUARGLA

Cinq ans de prison pour adhésion à groupe terroriste

n Une peine de cinq années de prison ferme a été prononcée, hier, par le tribunal criminel près la cour d’Ouargla à l’encontre d’un ressortissant de nationalité malienne pour adhésion à groupe terroriste. Le mis en cause, A. M. M. (51 ans), est aussi poursuivi dans cette affaire pour “séjour illégal dans le territoire national” et “faux et usage de faux dans des documents administratifs”. L’affaire remonte, selon l’arrêt de renvoi, au mois de décembre 2015, date d’arrestation du mis en cause suite aux investigations lancées par les services sécuritaires compétents à Tamanrasset et ayant révélé son adhésion, en 2012, à un groupe armé activant dans le Nord malien, où il a

assumé plusieurs fonctions, dont celles d’imam et de président du tribunal du groupe armé. Il a fui en Algérie, à la suite de l’intervention étrangère dans le Nord malien pour y combattre les groupes terroristes, s’est installé à Tamanrasset et a procédé à la falsification de documents administratifs devant lui permettre d’obtenir la nationalité algérienne et se faire ainsi passer pour un citoyen algérien. Le représentant du ministère public avait requis à l’encontre du mis en cause (A. M. M.) une peine de 15 ans de prison ferme.

R. N./APS

LIBERTE Mercredi 15 juin 2016

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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DOTÉE D’UNE CAPACITÉ DE 3000 PLACES

La salle Ahmed-Bey de Constantine tourne à moins de 5% de ses capacités

de Constantine tourne à moins de 5% de ses capacités n Deux mois après la clôture

n Deux mois après la clôture de l’événement

“Constantine, capitale de la culture arabe 2015”, la salle Ahmed-Bey de Constantine, appelée aussi le Zénith, est là pour nous rap- peler qu’aucun bilan crédible et chiffré de la manifestation n’a été réalisé à ce jour. Ain- si, dotée d’une capacité d’accueil de 3000 places, la salle Ahmed-Bey, située à Zouaghi, reçoit une moyenne de 100 per- sonnes par spectacle, en ce mois de Ramad- han, soit un taux de remplissage inférieur à 5%. À un récent événement culturel (concert de malouf) abrité par le Zénith, moins de 20 spectateurs ont occupé des sièges, soit un taux

de remplissage inférieur à 1%. Qui choisit les activités ? Qui affecte la salle ? Qui va payer la facture de l’électricité et les salaires ? Qui va supporter l’amortissement des 10 milliards de dinars investis dans la réalisation de ce mastodonte ? Les questions posées il y a quatre ans sont toujours d’actualité. Le manque de visibilité et de fiabilité d’un pro- jet d’une telle envergure laisse croire que des ressources financières très importantes ont été engagées dans des investissements in- fructueux. Un gaspillage de deniers publics que le bon sens a de la peine à admettre en cette conjoncture de crise économique.

CIMENTERIE DE BÉNI SAF

Un délai d’une année pour l’installation du filtre à manche

n La pollution que produit la

cimenterie de Béni Saf est un véritable casse-tête chinois, aussi bien pour les respon- sables de l’unité que pour les autorités de wilaya. La direc- tion de la cimenterie procède régulièrement, depuis 2009, au changement des filtres qui répondent au mieux aux normes exigées suivant l’évo- lution de la technologie, soit

du filtre à ressort à l’électro- filtre installé en 2011. Ces dispositifs n’ont freiné que provisoirement les rejets atmo- sphériques “ciment”, plus nocifs que les re- jets atmosphériques dits “farine”. À ce titre, la direction de l’environnement de la wilaya de Aïn Témouchent a exigé le remplacement

de la wilaya de Aïn Témouchent a exigé le remplacement de l’électro-filtre par un filtre à

de l’électro-filtre par un filtre à manche de haute technologie qui est beaucoup plus effi- cace malgré son prix élevé. Face à la lenteur administrative de la procédure inhérente à l’avis d’appel d’offres international, les au- torités de wilaya viennent de fixer un délai d’une année pour son installation.

UN CAMION HEURTE UN POSTE ÉLECTRIQUE

Cent abonnés privés d’électricité à El-Achour

n Dans la nuit du 13 au 14 juin vers

1h du matin, un camion a heurté un poste électrique, alimentant près de 1000 abonnés à El-Kadous, dans la commune d’El-Achour. L’inter- vention rapide des équipes de So- nelgaz a permis de rétablir l’ali- mentation en électricité pour la majorité des clients. Près de 100 abonnés restent néanmoins sans électricité, car leur alimentation est subordonnée au remplacement du poste endommagé.

est subordonnée au remplacement du poste endommagé. COOPÉRATION ALGÉRO-FRANÇAISE Lancement de l’appel

COOPÉRATION

ALGÉRO-FRANÇAISE

Lancement de l’appel à projets de partenariat

institution-

nel

de l’appel à projets de partenariat institution- nel n L’ambassade de France en Algérie et le

n L’ambassade de France en Algérie et le ministère algérien des Affaires étrangères lancent l’appel à projets de partenariat institutionnel Profas C+, ouvert jusqu’au 24 juillet 2016. Ce programme s’inscrit dans le document-cadre de partenariat signé entre les deux en décembre 2012 et dédié à la coopération d’exception. Il vise à améliorer et renforcer les capacités des services publics algériens en encourageant les échanges de compétences et les transferts de savoir-faire entre administrations des deux pays. À ce titre, le Profas C+ soutient des projets structurants, qui engagent des actions de coopération concrètes et qui s’inscrivent dans le cadre de partenariats établis entre les institutions. La priorité sera donnée aux projets relevant de l’une des quatre grandes thématiques fixées par le gouvernement algérien pour le renforcement de ses institutions, dans les domaines de la sécurité intérieure, lutte contre les grands trafics et la corruption, habitat et urbanisme, gouvernance financière, santé, diversification de l’économie et développement humain, environnement et climat.

SENSIBILISATION CONTRE LES RISQUES DE L’INTERNET L’Unicef démarre sa campagne en Algérie
SENSIBILISATION CONTRE LES RISQUES
DE L’INTERNET
L’Unicef démarre
sa campagne en Algérie

n Il est de plus en plus diffi- cile d’interdire aux enfants l’accès aux nouvelles tech- nologies de l’information. De plus en plus jeunes, ils re- courent à internet, plus fré- quemment pour jouer. Il n’en demeure pas moins qu’il est tout aussi difficile aux parents de connaître sur quels sites web exactement leurs enfants, notamment les adolescents et les pré- adolescents, surfent. D’au- tant qu’en Algérie, il n’exis- te pas vraiment de moyens efficients pour verrouiller les portails web pornogra-

phiques, de propagande ou de violence. À ce titre, l’Uni- cef engage une campagne de sensibilisation aux risques et dangers multiples aux- quels sont exposés les mi- neurs en utilisant internet sans surveillance. Sous le slogan “Le contrôle, c’est votre rôle”, ils incitent les pa- rents à se montrer plus vigi- lants dans ce domaine-là. Le ministère de la Solidarité nationale et de la Famille est associé à cette initiative, qui entre dans le cadre d’une démarche globale contre les violences faites aux enfants.

POUR ENVIRON 13 000 FAMILLES DÉMUNIES À EL-TARF

Le couffin de Ramadhan rempli d’aliments de mauvaise qualité

couffin de Ramadhan rempli d’aliments de mauvaise qualité n La wilaya d’El-Tarf possède de grandes potentialités

n La wilaya d’El-Tarf possède de grandes potentialités qui lui génèrent des ressources financières importantes. Pour- tant, la ville enregistre beaucoup de familles qui vivent dans le dénuement total. Elles ne subsistent que grâce à la gé- nérosité de proches parents, voisins ou associations de bien- faisance. Selon une statistique de la direction de l’action sociale (DAS), au mois 13 000 familles vivent au-dessous du seuil tolérable de la pauvreté. Pour préserver leur amour- propre, de nombreux pères de famille ont catégoriquement refusé de se porter sur les listes des nécessiteux qui reçoivent le couffin de Ramadhan, remplis de denrées alimentaires pour un équivalent de 4000 DA environ. Des sources proches de l’administration locale affirment que les ali- ments, mis dans ce couffin de solidarité distribué par les APC, ne sont pas de bonne qualité. Il semble que le choix des fournisseurs ne réponde pas à des critères objectifs. Par ailleurs, douze restaurants Rahma sont ouverts, pendant le mois de jeûne, pour offrir des repas consistants aux sans- abri et aux gens de passage dans la ville.

6

L’actualité en question

Mercredi 15 juin 2016

LIBERTE

LA DÉCISION POURRAIT FAIRE L’OBJET D’UN CHANGEMENT

Les retraites anticipée et sans condition d’âge maintenues pour les métiers pénibles

Pour parer à la vague de contestation de la décision de suppression de la retraite anticipée et de la retraite sans condition d’âge, l’UGTA a pris les devants en installant une commission chargée d’élaborer un texte pour épargner la catégorie des métiers pénibles.

L es travailleurs exerçant des métiers pénibles et dangereux continueront à bénéficier de la retrai- te sans condition d’âge, a-t-on appris de sources

auprès de l’UGTA. Le comité en charge d’élaborer un avant-projet de loi sur la retraite a été instruit récemment par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour

prendre en compte les conditions de travail individuelles des travailleurs dans l’élaboration du texte, ajoute notre source. Nous avons appris également que l’ordonnance 97/13 régissant la retraite proportionnel- le et la retraite sans condition d’âge ne sera pas abrogée tout de suite, du moins pas en 2016, indique notre source. Le processus pour le changement de l’ordonnance va prendre un peu de temps d’autant plus que le comité sera obligé de donner une définition du concept “métier pénible” et établir une nomenclature des postes de travail concernés. Ainsi, si l’aspect lié aux conditions de travail est effectivement retenu pour la retraite, il est fort probable que les milliers de tra- vailleurs exerçant dans les champs pétroliers au sud du pays ne seront pas concernés par l’abrogation de l’ordonnance 97/13 et continueront

à bénéficier de la retraite sans condi- tion. Les ouvriers exerçant dans les fonderies et autres endroits à risques continueront à jouir eux aussi de cet avantage, explique notre source. En attendant, les travailleurs dans plu- sieurs wilayas du pays, notamment dans le Sud, continuent d’exprimer leur colère contre la décision de la dernière tripartite relative au régime de retraite. Hier encore, des travailleurs de la SNVI se sont rassemblés à l’intérieur de l’entreprise pour crier leur colè- re alors qu’à Hassi-R’mel, des cen- taines de travailleurs sont sortis, une fois encore, dans la rue pour de- mander l’annulation de la décision de la tripartite. Un communiqué du collectif de la base de Sonatrach a critiqué l’UGTA pour “son ignorance de la nature des métiers et l’ampleur des risques qui leur sont liés (…) Tout le monde sait que le secteur des hydrocarbures, en général, et la direction de Hassi- R’mel enregistrent un taux vertigi- neux de mortalité dû à des cancers”. Le document ajoute que “la carriè- re professionnelle du travailleur est usante, stressante, dure, pénible et af- fligeante”, regrettant que “la tripar- tite dont l’ordre du jour était de pré- coniser un nouveau modèle écono- mique en mesure de sortir le pays du marasme économique a fini par s’at-

taquer à un droit chèrement acquis”. Le Cnapest, qui a toujours exigé une retraite après 25 ans d’activité dans le secteur de l’éducation, a exprimé son rejet à la décision de la tripartie. Selon Messoud Boudina, le conseil national du Cnapest devait exami- ner, hier mardi, cette décision avant d’envisager les actions à entre- prendre. Les autres syndicats également, à l’instar de l’Unpef et du Snapap, ont critiqué la décision de la tripartite et “appellent à l’unité des syndicats” pour faire annuler cette décision prise, selon eux, sans consultation des syndicats les plus re- présentatifs.

M. T.

D. R.
D. R.

La décision de supprimer la retraite anticipée a mis en colère les travailleurs.

HASSI-R’MEL

Naissance d’une coordination pour l’annulation des réformes de la retraite

n L’annulation de la retraite anticipée décidée lors de la dernière tripartite irrite les travailleurs de l’ensemble des secteurs implantés à Hassi-R’mel, qui abrite l’un des plus grands gisements gazier au monde. En effet, après deux marches la semaine écoulée, celle d’avant-hier a été couronnée par la mise en place d’une coordination contre l’annulation des retraites anticipée et proportionnelle. Un noyau composé des représentants notamment de Sonatrach/DP et de la Région des affaires sociales. Dans une lettre ouverte au président de la République, remise au chef de daïra, la coordination a rappelé que ces actions sont organisées “indépendamment du syndicat UGTA qui a cautionné

une telle mesure’’. “Bien que les enquêtes sanitaires ne sont jamais rendues publiques, le commun des mortels sait que le secteur des hydrocarbures enregistre un taux vertigineux de mortalité due à des cancers’’, assurent les organisateurs avant d’ajouter que “la carrière professionnelle du travailleur est usante, stressante, dure, pénible et affligeante’’. La coordination se veut être un noyau devant inscrire son mouvement de protestation dans la durée, et a décidé de tenir un sit- in chaque jour à Hassi-R’mel et de joindre “l’ensemble des force vives du pays pour la préservation et la protection des droits socioprofessionnels acquis’’, lit-on dans la lettre.

Y. S.

APRÈS LE CLA QUI L’A REJETÉE

Le Cnapeste Béjaïa dénonce la dernière tripartite

L es membres du bureau du Cnapeste de

la

wilaya de Béjaïa ont réagi aux fuites or-

ganisées des épreuves du bac 2016. Mais

leur réaction, samedi dernier à l’issue d’une ré-

union, est motivée par l’abrogation de l’ordon- nance 97-13 du 31 mai 1997 et le volet relatif

à la retraite proportionnelle et à la retraite sans

condition d’âge. “La fin

l’année scolaire

2015-2016 s’est caractérisée (par des) fuites or-

ganisées aux épreuves du baccalauréat et des

tentatives manifestes de la part des autorités de

porter atteinte aux

vailleurs, à l’exemple de la révision des condi-

de

acquis sociaux

des tra-

tions liées au départ à la retraite”, déclare de

pouvoir politique. Le Cnapeste estime, quant

autres syndicats pour faire barrage à ces déci-

prime abord ledit syndicat dans son commu-

à lui,

que

“l’exclusion des

syndicats auto-

sions antisociales”. Au sujet des fuites du bac,

niqué. Il rejoint ainsi que le CLA, la Coordi-

nomes de cette rencontre illustre à elle seule les

le Cnapeste a tenu à “saluer la patience des en-

nation des lycées d’Alger, qui a lancé un ap-

intentions sournoises des pouvoirs publics à re-

seignants, des candidats et des parents face à ce

pel à tous les enseignants pour se mobiliser afin

mettre en

cause

les

acquis

sociaux

des tra-

climat déstabilisant”. Par ailleurs, le syndicat

de rejeter cette décision. Le CLA appelle en

vailleurs, fruits de longues années de lutte”. Ain-

juge que

“la décision de refaire partiellement

outre les syndicats autonomes à s’organiser “en un front social syndical autonome contre la re- mise en cause des acquis”. Les syndicalistes ont

si, ledit syndicat exprime “son refus catégorique de l’abrogation de l’ordonnance 97-13 du 31 mai 1997 dans son volet relatif à la retraite pro-

l’examen du baccalauréat n’est pas du tout ap- propriée. Les exemples de peu de crédibilité de cette option foisonnent, à l’exemple des trois ma-

considéré que durant la dernière tripartite, les

portionnelle et à la retraite sans condition d’âge

tières (allemand, espagnol

et

management)

travailleurs n’étaient pas représentés. L’UGTA

et appelle ses représentants au conseil national

pourtant fuitées, mais pas incluses dans le ca-

ayant cessé, selon eux, d’être le représentant

à défendre cette option et à s’investir pleinement

lendrier des examens”.

légitime des

travailleurs, mais

complice du

pour créer une large mobilisation avec tous les

M. OUYOUGOUTE/L. OUBIRA

LES DIRECTEURS DU CRAAG ET DE L’ANBT L’ONT CERTIFIÉ HIER À BOUIRA

“Le séisme de Mihoub n’a aucun lien avec le barrage !”

L directeur du Centre de re-

e

cherche en astronomie, astro-

physique et géophysique

(Craag), Abdelkrim Yeles, a écarté, hier, “tout lien” entre la série de se-

cousses telluriques qui frappe Mi- houb (Médéa) et le barrage de Kou- diat Acerdoune, de Bouira, limi- trophe de la wilaya de Médéa. “Le séisme de Mihoub n’a aucun lien avec le barrage”, a-t-il dit. Pour Abdel- krim Yeles, ces séismes font partie de nombreuses secousses que connaît l’Atlas tellien, en raison du rappro- chement des plaques tectoniques africaine et eurasienne. Un phéno- mène qu’il a qualifié de “normal” et

même “bénéfique”, car il permet d’éviter des séismes de grande am- pleur. M. Yeles était, hier, à Bouira, en compagnie du directeur de l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), Arezki Barraki, et de Bernard Tardieu, expert fran- çais dans la construction des bar- rages. Ce trio a tenu à “tordre le cou” aux rumeurs faisant état de lien entre les tremblements de terre de Mihoub et l’exploitation de ce bar- rage. “Ce ne sont que des rumeurs qui n’ont aucun fondement logique ni scientifique”, a martelé le DG de l’ANBT. “Je le dis et je l’affirme, rien, absolument rien, ne permet

d’établir un quelconque lien entre les secousses de Médéa et cette installa- tion hydraulique”, dira-t-il, catégo- rique. Mieux encore, l’hôte de Boui- ra indiquera que les inspections des zones sensibles du barrage n’ont rien relevé d’anormal, tout en assu- rant que les lâchers d’eau ne sont pas à l’origine de cette activité sismique comme certains l’ont laissé en- tendre. Pour sa part, M. Tardieu a in- diqué que l’Algérie “dispose de bar- rages bâtis aux normes internatio- nales”, tout en assurant que le bar- rage de Koudiat Acerdoune est pré- vu pour “résister aux séismes ex- trêmes”. “En ma qualité de spécialis-

te, je suis catégorique dans mes pro- pos : les populations n’ont absolument rien à craindre. Votre barrage fait partie des meilleurs au monde”, s’est- il félicité. À une question d’un jour- naliste, évoquant une hypothétique rupture de la digue en amont du bar- rage pouvant constituer un danger pour les populations avoisinantes, le DG du Craag a écarté ce “scénario catastrophe”, tout en mentionnant que la hauteur du barrage, qui est de 129 mètres, est “suffisamment impor- tante” pour résister à tout déborde- ment. Interrogé, par ailleurs, au su- jet de la décision du gouvernement de geler “temporairement” les projets

de l’hydraulique, le DG de l’ANBT a tenté de minimiser sa portée. “En Algérie, durant ces 15 dernières an- nées, nous avons grandement moder- nisé les infrastructures de l’hydrau- lique”, a-t-il tenu à préciser, en rap- pelant que le nombre de barrages avait “fortement augmenté” et que les stations de dessalement d’eau de mer (14) mises en place sont la “parfaite illustration” de la “dyna- mique insaturée depuis les années 2000”. Et de conclure : “Je suis cer- tain qu’après la résorption de cette crise financière, l’ensemble des pro- jets mis en veille seront débloqués.”

RAMDANE B.

LIBERTE

Mercredi 15 juin 2016

L’actualité en question

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BAKHTI BELAÏB ET ABDESLAM CHELGHOUM À PROPOS DE LA SPÉCULATION

“On ne maîtrise pas encore la situation”

Le dispositif mis en œuvre pour lutter contre le phénomène de la spéculation a, encore une fois, montré ses limites, ont reconnu les deux ministres.

E n dépit de tous les moyens, hu- main et matériel mis en place et les innombrables réunions qui continuent de regrouper leurs cadres, les ministères du Com- merce et de l’Agriculture n’arri-

vent plus à lever les dysfonctionnements qui bouleversent le marché national des denrées alimentaires. Comme à l’accoutumée, au cours de ce mois de Ramadhan, la maîtrise de la situation des prix échappe aux deux dé- partements. Bakhti Belaïb et son collègue Abdeslam Chelghoum, fraîchement installé à la tête du ministère de l’Agriculture, recon- naissent la persistance de ces irrégularités. Le dispositif mis en œuvre pour lutter contre le phénomène de la spéculation a, encore une fois, montré ses limites. “Nous ne nions pas que ce genre de problème persiste toujours”, a dé- claré, hier, le ministre du Commerce qui promet, toutefois, de poursuivre les discussions avec tous les intervenants, notamment les

commerçants et les mandataires, pour trou- ver des solutions qui arrangent à la fois les agri- culteurs et les revendeurs, tout en préservant

le pouvoir d’achat du citoyen. La visite vers les

marchés qu’il a effectuée avec M. Chelghoum leur a permis de constater de visu la flambée des prix des produits alimentaires et ceux des fruits et légumes. La chaleur suffocante, qui s’est emparée hier de la capitale, a ciblé même la… mercuriale en ce neuvième jour du mois sacré. À la première prise de la température au traditionnel marché d’El-Harrach, le ther- momètre affichait une importante hausse. Le premier indicateur de cette “fièvre haus- sière” des tarifs est révélé par l’abricot propo-

APS
APS

Bakhti Belaïb et son collègue Abdeslam Chelghoum étaient hier sur le terrain.

sé, tenez-vous bien, à… 200 DA/kg. La pom- me de terre est vendue à 50 DA/kg. Or, ces deux produits agricoles sont cédés dans d’autres espaces commerciaux respective- ment à 100 DA et 35 DA… Le prix de l’hari- cot vert ne descend pas au-dessous des 160 DA/kg alors qu’il est plus au moins ac- cessible ailleurs. Voilà une autre contrainte, et non des moindres, à laquelle est confronté le département de Bakhti Belaïb : des niveaux de tarifs disparates déjà d’une enceinte com- merciale officielle (autorisée) à une autre. Que dire alors du marché informel où toutes

les pratiques anti-réglementaires sont légion ? La règle voudrait que le marché obéisse, en principe, au mécanisme de l’offre et de la demande. Mais en vain. L’on enregistre, certes, une offre belle et alléchante de divers produits sur les marchés, mais les tarifs qu’on lui adjoint répugnent les citoyens aux petites bourses. Aussi luxuriante soit-elle, cette offre n’a pu avoir raison de la hausse des tarifs.

L’offre seule ne règle pas le problème

C’est compter sans l’intervention de multiples intermédiaires sur toute la chaîne de distri-

bution qui “entretiennent” la hausse à partir du producteur jusqu’au dernier revendeur. Chaque intervenant s’offre ainsi, de manière unilatérale, une marge bénéficiaire du début jusqu’à la fin du cheminement parcouru par le produit avant d’aboutir au consommateur à des prix inaccessibles. Le ministre du Com- merce veut, d’ailleurs s’attaquer à cette épi- neuse problématique des marges. Il n’exclut pas un recours au plafonnement de ces marges bénéficiaires pour certains produits. “Nous al- lons associer dans cette démarche les com- merçants et les mandataires, et nous devrions dégager des solutions qui arrangeront tout le monde”, promet M. Belaïb. Parfois, c’est l’offre qui fait défaut avec l’absence sur le mar- ché des productions en provenance du sud du pays. Car, il est à préciser que cette opulente offre est le fait des producteurs des wilayas du Sud qui continuent d’“approvisionner” le Nord. Cela étant, parfois, comme c’est le cas en ce moment, les agriculteurs de cette région trou- vent d’énormes difficultés à entamer la récolte compte tenu du manque flagrant de main d’œuvre. “Quel est l’ouvrier qui oserait accep- ter l’arrachage et un travail sous des tempéra- tures qui avoisinent les 50 degrés ?”, explique un des mandataires rencontrés au marché des Eucalyptus qui soulève également la contrain- te du transport. “Qui est en mesure d’assurer actuellement le transport de ces marchan- dises des wilayas du Sud vers le Nord ?”, s’in- terroge-t-il. Les deux ministres ont-ils en fait une marge de manœuvre pour plafonner cet- te… marge bénéficiaire ?

B. K.

INTOXICATIONS ALIMENTAIRES

Plus de 1 100 cas enregistrés depuis le début de 2016

L a directrice de la prévention socio-environnementale au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, le D r Samia Amrani, a indiqué que 1 166 cas

d'intoxication alimentaire ayant causé le décès de deux per- sonnes ont été enregistrés entre le 1 er janvier et le 31 mai 2016. Les principaux produits responsables de ces intoxications ali- mentaires sont la pâtisserie, la viande hachée et les denrées ali- mentaires dont la chaîne de froid n'a pas été respectée, a pré- cisé la responsable dans une déclaration à l'APS. Oum El-Bouaghi, Constantine et Médéa sont les wilayas qui ont recensé le plus grand nombre de cas d'intoxication ali- mentaire en 2016, a fait savoir le D r Amrani qui a appelé à une vigilance plus accrue durant ce mois sacré de Ramadhan qui

coïncide avec la saison estivale où la chaleur est propice à la prolifération bactérienne. La responsable a appelé les citoyens à suivre les recommandations du ministère de la Santé, à sa- voir bien se laver les mains avant de toucher des aliments, la- ver les fruits et légumes, désinfecter les surfaces et le matériel en contact avec les aliments et tenir les insectes, les rongeurs et les autres animaux à l'écart des aliments et de la cuisine. Le ministère a recommandé la conservation des aliments cuits dans de récipients fermés pour éviter tout contact entre les ali- ments crus et les aliments prêts à consommer. Le ministère a souligné également la nécessité de vérifier les dates d'expiration des produits, notamment les conserves, et de consommer les aliments produits par des marques qui res-

pectent les normes. Le ministère a en outre mis en garde contre la consommation des produits étalés sur les trottoirs notam- ment ceux contenant des œufs, de la mayonnaise et la crème chantilly. Il recommande également de faire bien cuire les aliments et de bien les réchauffer avant de les servir. Le ministère de la Santé prévoit chaque année, en collabora- tion avec le ministère du Commerce et les collectivités locales, un programme de prévention pour la saison estivale et le mois sacré à travers notamment des campagnes de sensibilisation via les médias, l'organisation de séminaires nationaux et ré- gionaux pour la sensibilisation de proximité outre le contrô- le des marchés et des commerces.

EN 8 JOURS DE RAMADHAN

Annaba : saisie de plus d’une tonne de viandes avariées

U ne quantité de 1 300 kg de viandes et de pro- duits de large consommation avariés a été re- tirée des marchés de la wilaya d’Annaba, de-

puis le début du mois de Ramadhan en cours, a-t-on appris hier auprès de la Direction du commerce. Le manque d’hygiène, de conservation ainsi que

l’exposition est le facteur qui a causé cette saisie qui

a touché des viandes blanche et rouge et des gâteaux

traditionnels, a précisé la même source, soulignant que 300 kg de viandes avariées ont été saisis par une bri- gade mixte composée des services du commerce, de la sûreté de wilaya et du bureau de protection de la santé dans une boucherie du marché central du chef-lieu de wilaya. Un total de 1 200 opérations de contrôle touchant des marchés principaux et des

points de vente de gros et de détail ont été effectuées durant cette période par les agents du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes, selon la même source. Les actions de contrôle réalisées ont permis l’éta- blissement de 248 procès-verbaux qui ont été trans- mis à la justice et la proposition de fermeture de 9 lo- caux commerciaux, a-t-on ajouté. Trente-neuf brigades de la Direction du commerce assurent le contrôle des commerces dans les différentes communes de la wilaya d’Annaba, avec la collabora- tion des services de la sûreté de wilaya et du bureau de protection de la santé, dans le cadre de la protec- tion de la santé du consommateur, a-t-on signalé.

TOURNÉE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL DE OOREDOO EN RÉGIONS

Ooredoo réunit ses employés autour d’un convivial F’tour Ramadhan

n Fidèle à sa tradition, Ooredoo a convié ses employés des régions Est, Ouest et Centre pour partager un moment convivial en ce mois sacré du Ramadhan, autour d’un f’tour et d’une soirée à Constantine le 9 juin pour la région Est, à Oran le 10 juin pour la région Ouest et à Alger le 13 juin pour la région Centre. Ainsi, les cadres de Ooredoo des différentes régions se sont réunis autour d’un f’tour dans une ambiance chaleureuse en présence du directeur général, M. Joseph Ged, et l’ensemble du management de l’entreprise. M. Joseph Ged a saisi l’occasion de cette rencontre pour présenter ses meilleurs vœux aux employés en ce mois sacré et les féliciter pour les efforts déployés pour confirmer le leadership de Ooredoo dans l’industrie numérique et digitale nationale. Le directeur général a également rappelé le déploiement prochain de la technologie 4G par Ooredoo. Une nouvelle étape historique et un important challenge qui sera réussi grâce à l’engagement et au dévouement des employés. Cette initiative de proximité avec les employés confirme la vision de Ooredoo pour qui, l’épanouissement professionnel et personnel de sa ressource humaine constitue le véritable levier de performance et de développement de l'entreprise.

8 L’actualité en question Mercredi 15 juin 2016 LIBERTE PÉTITION D’“EL KHABAR” Cri des hommes

8

L’actualité en question

Mercredi 15 juin 2016

LIBERTE

PÉTITION D’“EL KHABAR”

Cri des hommes libres pour défendre l’Algérie des libertés

L e gouvernement a déclaré, par le biais de son ministre de la Com- munication, une sale guerre contre le journal El Khabar. À travers El Khabar, c’est une guerre qui est dé- clarée contre les titres de la presse

indépendante, la liberté de la presse et les droits de l’Homme en Algérie. Les événements se sont accélérés en moins d’une semaine et le journal El Khabar s’est retrouvé dans une bataille politique sous couvert juri- dique. Le hasard a fait que cela coïncide avec le 3 mai, Journée internationale de la liberté

d’expression, un des principes fondamentaux des droits de l’Homme. Un principe qu’El Khabar considère comme référence principa- le de sa ligne éditoriale dont il n’a pas dévié, quels que soient les circonstances et les chan- tages. El Khabar, qui est né dans un climat po- litique particulier, est l’un des acquis des évé- nements d’Octobre 1988. Il a fait ses premiers pas dans une conjonctu- re difficile durant laquelle des journalistes ont sacrifié leur vie pour la consécration de la dé- mocratie, de la liberté d’opinion, de pensée et d’expression. El Khabar a mené, durant cette pé-

riode, des batailles contre des groupes sangui- naires et obscurantistes et à plusieurs occasions contre les autorités publiques (publicité, contrô- le et poursuites judiciaires, fermeture de sources d’information et redressements fiscaux…) Grâce à son ancrage dans les milieux sociaux, El Khabar a réussi à gagner ces batailles, car son unique appui est le citoyen de l’Algérie pro- fonde. Et personne d’autre. En réponse à cette campagne féroce que mène le ministre de la Communication contre le journal El Khabar, et à travers lui tout journal libre et noble et tout journaliste libre, nous, signataires de cette pé-

tition, exprimons notre refus absolu de la po- sition du ministre de la Communication ou de toute autre partie visant à étrangler ou à tuer toute presse libre. Nous dénonçons avec force ces pratiques staliniennes et nous exprimons notre refus de toutes les pressions que subit El Khabar. Nous exigeons, également, que cessent tous les harcèlements qui visent la presse et les journalistes. Nous œuvrons à améliorer les ac- quis de la liberté d’expression et de la presse en Algérie. Téléphone : 021 48 47 67 - Fax : 021 48 44 26 email : elkhabarpetition16@gmail.com

Suite des signataires de la pétition d’“El Khabar”

Dadi Mustapha Idir Mohamed (Comptable – Ghardaïa), Oua- likane Mohand (Tizi Ouzou), Belkacemi Mohand (Fonction- naire – Alger), Dadi Mustapha, Idir Mohamed (Comptable – Ghardaïa), Chabane Abdelhakim (Technicien supérieur en gé- nie civile), Amani Oussama (lui Aisni que les membres des mi- litants de Talaei El Houriates –Alger), Souames Hakim (Ingé- nieur – Skikda), Abbaz Layachi (Béni Outrilane - Sétif), Che- bata Ali (Inspecteur au Trésorerie générale - Guelma), Dib Nou- redine (DG à la retraite), Chebbour M'hamed (Ingénieur d'ap- plication contrôle qualité en BTP), Ahmed Mezioud (Maître de conférence Ummto), Yazid Achour, Falhi Abdelhafid (Ancien cadre d'Algérie Télécom à la retraite – Hennaya, Tlem- cen), Fares Bedhouche (Vétérinaire/Cadre à Jil Djadid – Khe- rata), Ameziane Djilali (Ingénieur - Tizi Ouzou), Rachid Yek-

kour (ex-conseiller du Parti Socialiste – Suisse), Belhadi Lila (Tizi Ouzou), Mustapha Kamel Talbi, Ali-Ouelhadj Arab (Docteur vétérinaire - Alger), Laïb Hamid (Écrivain public - Aïn El Ham- mam, Tizi Ouzou), Mahmoud Bouliche, Boussaid Boubekeur (B2b Saidi Belkacem (Cadre études, Rhu N1, Sonatrach – Dcga

– Dao), Djouher Benlamara (Retraitée), Mazari Massiva (Se-

crétaire nationale chargée à la coordination au RCD), Koliai Med Yazid, Farid Bouhatta, Saïd Taibi (Médecin - Boghni, Tizi Ou- zou), Allaoua Mohamed (Retraité), Houam Elhadi (Alger), Bou- chaala Hamza (commerçant –Messaâd Djelfa), Soualmi Mo- hamed (Marsa Elkbir –Oran), Riad Benouaden (ingénieur /jour-

naliste écrivain/Suède), Bouklikha Boumediene (ingénieur d'État), Mohamed Amine (Koléa –Tipaza), Kessar Afif (Sidi Ali

–Mostaghnem), Bouattou Aafif (Aidi Ali Mostaghnem), Bouat- tou Zoulikha (Sidi Ali –Mostaghnem), Bouattou Zohra (Sidi Ali

– Mostaghnem), Bouattou Habib (Sidi Ali –Mostaghnem), Ben

Hamou Mohamed (Sidi Ali –Mostaghnem), Ben Zait Wazaï (Sidi Ali –Mostaghnem), Bouattou Mansouria (Sidi Ali –Mostagh- nem), Ben Safi Abderrahmane (Sidi Ali –Mostaghnem), Boua- di Abdennour Belhadj (Tlemcen), Belgherbi Kamel fils de Bou- mediene (Tlemcen), Ben Aouda Dris fils de Boumedienz (Tlemcen), Tabbi Annani Zakaria (fonctionnaire –constanti- ne), Amazouz Achour enseignant (Azazga -Tizi Ouzou), Bel- mokhtar Mohamed (carde et journaliste à la retraite), Hidous Ahmed (président du bureau communal de Beni Amrane du parti Talaie El Houriat ainsi que tous les membres du bureau), Bouguemra Zouhir (retraité de la gendarmerie –Skikda), Farid Kaci (Tizi Ouzou), Hanouche Ahmed (Azefoun –Tizi Ouzou),

Kahouadji Abdelmalek fils de Sid Ahmed (Tlemcen), Ben Lad- ghem Ayoub Fils Mohamed (Tlemcen), Belgharbi Boumedien fils de Ahmed (Tlemcen), Ben Ladghem Mokhtar (Fonction- naire –Tlemcen), Kessous Aouicha (Fonctionnaire –Tlemcen), Medjdoub Nabil fils de Mohamed (Tlemcen), Kadaoui Ali (Fonctionnaire –Tlemcen), Kahouadji Imad Boumedien (Tlemcen), Bouhadi Rachida (Tlemcen), Ben Ladghem Wafa (Tlemcen), Ben Ladghem Fatma Zohra (Étudiante –Tlemcen), Nasseri Fayçal (Spécialiste de la Santé - Chelghoum Laïd, Mila), Khaled Ilhem (Infirmière – Chelghoum Laïd, Mila), Nasseri Nawfel (Chelghoum Laïd, Mila), Nasseri Rokia (Chelghoum Laïd, Mila), Nasseri Anfel (Chelghoum Laïd, Mila), Nasseri Wis- sal (Chelghoum Laïd, Mila), Amazigh Iger, Bouchenafa Bel- kacem (Enseignant formateur de la langue arabe au lycée – Seb- dou, Tlemcen), Ismaïl Sebbache, Djemaï Medjenah (Inspecteur à la retraite), Maâloum Rachid (Tizi Ouzou), Mekki Mohand Cherif (Juriste), Boumedine Fatma Hanane (Fonctionnaire daï- ra Oued Rhiou), Samir Hadri (Enseignant-Chercheur), Asso- cié Ladef (Paris 1, Sorbonne - Avocat à La Cour, Mandataire en propriété industrielle agrée par le ministère de l'Industrie et des Mines – Paris France), Idiri Lyes (Étudiant en biologie uni- versité Mouloud Maameri, militant Parti des Travailleurs – Tizi Ouzou), Bouyahiaoui Youcef (DRH à la retraite – Hamadi, Bou- merdès), Sarni Mohand (Retraité – Tizi Ouzou), Ameur Amar (Enseignant à la Retraite – Azeffoun, Tizi Ouzou), Fas- si Mebrouk (Avocat – Annaba), Lamrani Amar (Draâ El Mi- zane – Tizi Ouzou), Ferrah Abdelfetah (Retraité de la Gen-

darmerie – Oum El Bouaghi), Abbès Ibn Larabi (Annaba), Mou- rad Argoub (Timizar – Tizi Ouzou), Rabhi Farouk (Miltaire – Béjaïa), Chabane Sadak (Miltaire – Béjaïa), Besafa Merouane (Miltaire – Mostaganem), Boubhara Abdelkader (Miltaire – Tis- semsilt), Ghezali Djeloul (Miltaire – Mostaganem), Djoudar Ya- cine (Miltaire – Aïn Defla), Ben Kerda Miloud (Miltaire – Mos- taghanem), Larbi Djeloul (Miltaire –Tissemsilt), Amamra Sa- dak (Miltaire – Mostaganem), Aïssa Khaled (Miltaire – Tiaret), Nadji Mohamed Laïd (Miltaire – El Oued), Terrad Amar (Mil- taire – Tébessa), Mokrani Abdelkader (Militaire – Tipaza), Dja- mil Belkacem (Militaire – Djelfa), Mezaguer Mohamed (Tad- maït –Tizi Ouzou), Rezzoug Boualem (Retraité – Béjaïa), Me- barek Ferchichi (Agent immobilier agréé – Béjaïa), Ali Dah- mane Karim (Chômeur – Tlemcen), Belouassa Houria (Retraité

– Constantine), Abderrezak Dourari (D r de l'université de la Sor- bonne/P r des Sciences du langage et de Traductologie/U. Al- ger 2, Directeur du Centre National Pédagogique et Linguis- tique pour l'Enseignement de Tamazight (Cnplet) - Ministè- re de l’Éducation nationale), Loualia Achour (Akbou – Béjaïa), Hamiche Bichari (Akbou – Béjaïa), Roza Mansouri, Issad Ha- kim (Ingénieur d'État en informatique – Bouira), Aït Hamouda Tayeb (Béjaïa), Djermane Messaoud (Azouza - Larbaâ Nath Ira- then, Tizi Ouzou), Haddad Menad (Enseignant à la retraite – Tizi Ouozu), Bourzig Fatma Zohra (Institutrice – Tlemcen), Ka- daoui Mohamed Brahim (Employé de la Santé – Tlemcen), Houssem Yamna (Médecine Traditionnelle –Tlemcen), Kadaoui Youcef Mohamed Amine (Footballeur -Tlemcen), Kahouad- ji Saïd (Agent de sécurité – Tlemcen), Ben Ouda Yacine (In- firmier – Tlemcen), Chiboub Kamel Eddine (Pizzario – Tlem- cen), Ben Ouda Ismahane Chaïma (Médecin – Tlemcen), Ben Ladghem Imène (Étudiante – Tlemcen), Ben Aïssa Sidi Mo- hamed (Entrepreneur – Tlemcen), Boussaïd Abdelatif (Gérant d’une agence de publicité privée – Oran), Tamani Ramdan (Re- traité – Aghrib, Tizi Ouzou), Hadji Maâmar (Commerçant – Biskra), Abderrahmane Mouzaika (Fils De Moudjahid – Re- lizane), Baghal Brahim (Derguina, Béjaïa), Aroussi Youcef (Bou- farik, Blida), Mohamed Smaïl (Batna), Bedia Fethi (Militant Ta- laie El-Houriate – Tlemcen), Bedia Youcef (Étudiant – Tlem- cen), Bedia Mohamed (Agent de sécurité – Tlemcen), Bedia Ab- delkader (Fonctionnaire – Tlemcen), Ben Ouda Abdelkader fils de Boumedien (Fonctionnaire – Tlemcen), Ben Ouda Abdel- kader (Fonctionnaire – Tlemcen), Ben Ouda Feth Allah (Étu- diant – Tlemcen), Ben Ouda Younes (Étudiant – Tlemcen), Ka- houadji Amir Islam (Étudiant – Tlemcen), Kahouadji Sid Ah- med (Moudjahid – Tlemcen), Ben Ledgham Abdelkader (Moudjahid – Tlemcen), Ben Ledgham Abdelhamid (Moud- jahid – Tlemcen), Kadaoui Mustapha (Cafetier – Tlemcen), Ka- daoui Anes (Étudiant – Tlemcen), Kadaoui Abdelhafid (Arti- san traditionnel – Tlemcen), Kadaoui Mohamed fils de Miloud (Moudjahid – Tlemcen), Belgherbi Fatima (Moudjahida – Tlem- cen), Farid Sidi Mohamed (Militant – Tlemcen), Kahouadji Bou- medien (Retraité – Tlemcen), Hayan Bouazza (Couturier Moderne – Tlemcen), Kahoudji Abderrezak fils Boumedien (Tlemcen), Ben Ledgham Mohamed Amine (Étudaint – Tlem- cen), Ben Aïssa Ammar fils de Mohamed (Entrepreneur – Tlem- cen), Abidi Farid (Ingénieur/Gérant d’une société – Boumer- dès), Omar Aoudie (Cadre à la retraite – Alger), Nacira Bek- kai Mimouni (Anesthésiste – Alger), Belkadi Mohamed Ami- ne, Abdelaziz Bouchareb, Ben Arab Riad (Cardiologue – Bouira), Kaoubi Khellaf (France), Youcef Loudia (Citoyen du village Tamiist, commune d’Aghrib, Tizi Ouzou), Ighmoura- cene Amara (Président de section RCD – Illoula, Tizi Ouzou), Kacel Jugurta (Technicien en MVR -Berkouka, Maatkas, Tizi Ouzou), Gasmi Nacéra (Artisane en poterie-Céramique - Zé-

ralda, Alger), Mesbah Zakia (Retraitée - Zéralda, Alger), Aït Tou- dert Idir (Commerçant – Boumerdès), Saï Karima (Chercheur

– Alger), Mohammedi Ridha Djamel (Enseignant universitaire

– Djelfa), Manaouil Essaid (Directeur d’un CEM – Sétif), Mo-

hand Iguer (Enseignant de tamazight – Fréha, Tizou Ouzou),

Djemaï Medjenah (Inspecteur à la retraite – M’sila), Friha Ab- dellah (Étudiant universitaire), Bourabia Saoud (Expert comp- table – Bordj El Kiffan, Alger), Bourabia Abderrahmane (Étu- diant Master Études Diplomatiques – Bordj El Kiffan, Alger), Allouche Saïd (Assistant de notaire -Aït Atsou, Iferhounene), Habel Djamila (Alger), Habel Feriel (Alger), Habel Khalida (Alger), Yousfi Khatir (Commerçant - Oran), Mellouk Youcef (Commerçant – Alger), Boulesnane Kamel (Ba- bour – Sétif), Yahia Farid (commerçant – Batna), Fateh Khel- laf (Fonctionnaire Administratif – Batna), Amz Nouar (Retraité de la Gendarmenrie natioanle – Beni Mlikeche, Béjaïa), Ali Bey Mouhoub (Reghaia Boumerdes), Boulesnane Kamel (Babour –Sétif), Aït Yahia Omar (Retraité – Aghrib, Tizi Ouzou), Aït Yahia Samir (Fonctionnaire APC – Aghrib, Tizi Ouzou), Med- jdoub Moussa (Ingénieur en gestion des ressources humaines

– Kherrata, Béjaïa), Medjdoub Kenza (Étudiante – Kherrata,

Béjaïa), Medjdoub Nasreddine (Agent De Sécurité Dans Un Hô- pital – Kherrata, Béjaïa), Herga Mohamed Yazid (Citoyen – Guelma), Kafif Kadi Miloud (Fonctionnaire – Zehana Masca- ra), Ziar Besmahi (Fonctionnaire à l’Organisation nationale pour les fils de moudjahidine – Zehana, Mascara), Yahia Cherif Sa-

mir (El-Kseur – Béjaïa), Medjenah Mohamed Seif Eddine (Ar- tiste peintre – M’lisa), Nacer Hadj Bouzid (Architechte à l’uni- versité de Batna), Ogba Sidali (Retraité/Militant Talaie El-Hou- riat), Ben Slimane Samir (Moudjahid – Aïn El-Hammam Tizi Ouzou), Azri Fodil (Mechira – Mila), Kernane Hassen (Retraité

– Béjaïa), Mennani Abdelaziz (Fonctionnaire – Rosfa, Sétif),

Salim Benmedakhene (Béjaïa), Ayeb Maâmar (Ex-fonctionnaire de Sonelgaz –Khenchla), Ben Brik Abdelkader (Theniet El Had –Tissemsilt), Bouziane Abdelkader (Ex-gendarme – Chlef), Ra- chida Meddahi (France), Hamzi Mohand (Enseignant à la re- traite – Béjaïa), Zerrouk Toufik (Directeur D’un Cem –Oum El Bouaghi), Achouri Abdelghani (El Kseur Béjaïa), Aïssaoui Mohamed (Carde de la Jeunesse – Naâma), Telili Saïd (Com- merçant - El Kala El Taref), Akeb Merzouk (Tizi Ouzou), Ben Ammara Abdelhak (Fonctionnaire APC Rasfa Sétif), Bireche Reda (Fonctionnaire APC Rasfa Sétif), Belamri Fareh Eddine (Fonctionnaire APC Rasfa Sétif), Belgat Fairouz (Fonctionnaire APC Rasfa Sétif), Makhzoum Moncif (Fonctionnaire APC Ras- fa Sétif), Baroudi Abdesslam (Citoyen – Batna), Abiri Khaled (Avocat agréé à la Cours de Batna), Gasmi Abdelhamid (retraité APC – Boumagueur Batna), Lekrid Maâmar (Entrepreneur – Barika Batna) , Hassain Mohamed (Directeur d’une école pri- maire à la Retraite – Batna), Saïdi Karim (Fonctionnaire – Bat- na), Merniz Abdelouahab (Enseignant de Math – M’sila), Mi- mouni Nadir fils de Nabila (Fonctionnaire –Tlemcen), Med- jdoub Nabil fils de Zoulikha (Fonctionnaire –Tlemcen), Mi- mouni Dahman (Agriculteur –Tlemcen), Medjdoub Mohamed (Tlemcen), Medjdoub Youcef (Tlemcen), Medjdoub Wassila fille de Fatma (Tlemcen), Medjdoub Mohamed fils de Youcef (Tlemcen), Belgherbi Samia fille de Yamna (Tlemcen), Belgherbi Sid Ahmed (Agriculteur -Tlemcen), Belgherbi Smail fils de Sid Ahmed (Étudiant –Tlemcen), Ben Ayad Fatma (femme au foyer –Tlemcen), Ben Ayad Badia (femme au foyer –Tlemcen), Ben Ayad Khaldia (femme au foyer –Tlemcen), Ben Ouda Abder- rahmane (retraité –Tlemcen), Ben Achi Ammar (Comptable -Khenchla), Aloualia Achour (Village Felden – Akbou Béjaïa), Kezzoula Abdallah (fonctionnaire – Chelghoum Laïd Mila), Me- henni Khelifa (Village Snadla – Kherrata Béjaïa), Ben Arab Ab- dennour (Conférencier – Bouira), Hadjar Madjid (Homme D’af- faires –Bouira), Akli Hamadache (Village Mahfouda – Béjaïa), Meziti Abdelmadjid ( Alger), Zohir Belaid (Fonctionnaire – Ah- nif Bouira), Lamri Mouzaoui, Benat Younes (président d’une Association/Militant Politque –Chlef), Mohamed Elhadi Heb- bache (Assureur –Annaba), Oudia Amar (écrivain publique ad- joint), Derradji Nacer (Commerçant – Barika Batna), Mokdad Messaoud (Secrétaire Général de l’organisation des Fils de Chou- hadas/Benisaf Ain Temouchent), Boufniche Yahia (Trans- porteur – Béjaïa).

LIBERTE

Mercredi 15 juin 2016

Contribution

9

L’Algérie des égocrates

Nul besoin de sortir d’une grande école pour se rendre à l’évidence que l’Algérie est paralysée par un immobilisme institutionnel hérité de l’ère coloniale qui freine le changement nécessaire du modèle d’autorité en place. Un modèle qui verrouille l’alternance au pouvoir, méprise les spécificités régionales, mercantilise la nature des rap- ports sociaux et génère une corruption généralisée.

L es révélations scandaleuses des Panama Papers vont s’avérer bientôt comme une partie mineure d’un iceberg encore plus monstrueux. L’histoire post-indépendante est parsemée

d’une série de coups de force, de fiascos répétés et d’opportunités gâchées. Les muta- tions politiques, économiques et géostraté- giques décisives en

cours dans le monde exigent

pourtant que le pays tout entier change radicalement de perspectives sociales, culturelles et de méthodes de gouvernance. Les hommes au pouvoir depuis 1962 et leurs proches servi- teurs refusent obstinément de poser les vrais problèmes et de s’y atteler. Ils repoussent, souvent violemment, le désir naturel de la société de vivre le changement, de s’adapter au monde moderne porteur de nouveaux projets. Les initiatives de la société civile et de l’opposition moderniste sont bâillonnées ou réprimées alors que le pays est en attente d’une nouvelle gouvernance avec de nou- velles règles en matière de justice sociale, de libertés individuelles et collectives, d’inno- vation dans les domaines économique et éducatif. Beaucoup d’espoir a habité les têtes des Algériens mais les pouvoirs successifs ont été incapables d’y apporter des réponses, pire ils ont tué dans l’œuf toute velléité d’émancipation et étouffé les rêves qui vont avec. L’Algérie est devenue une vaste salle d’attente tant jeunes et moins jeunes n’en- trevoient de solutions à leurs projets que sous des cieux plus cléments. La ruée vers l’Europe et le Canada est devenue l’idéal col- lectif ; l’US lottery distributrice du fameux sésame green card, système du mirage amé- ricain de captation de forces vives, tourne à plein régime au pays d’Abane Ramdane ! Dénicher des parents ou grands-parents qui auraient bénéficié de la nationalité française pour services rendus directement ou indi- rectement à l’ordre colonial est désormais un sport national rendant espoir aux Algériens dont les rêves sont brisés par un système anachronique. Empêché d’inventer un avenir collectif heureux dans son pays, l’Algérien choisit la dignité du départ solitai- re malgré des fourches caudines impi- toyables posées tout au long du chemin de l’exil. Depuis 1962, le pays n’a connu aucun homme d’État digne de ce nom et capable de saisir les aspirations individuelles et collec- tives des Algériens hormis peut-être la période éphémère de Mohamed Boudiaf. Je dis bien peut-être étant donné, à titre d’exemple, son autisme depuis toujours affi- ché à l’égard de la question amazighe. Aucun homme d’État en mesure de pressen- tir les facteurs du déclin inexorable d’une nation dont le peuple et ses élites ont consenti un lourd sacrifice pour vivre libre- ment et décemment. La société algérienne veut un pays où il fait bon vivre, un pays où la simplicité et la décentralisation des rouages institutionnels, où l’ouverture au monde, où la redistribution des richesses

nationales seraient des acquis évidents. Or, le système Ben Bella-Boumediene a apporté pénurie, arrogance, cloisonnement et État militaro-policier. Le système Chadli- Bouteflika a généré gabegie, népotisme, marchandisation des rapports sociaux jus- qu’à institutionnaliser la corruption. Aucun dirigeant, civil ou militaire, n’a pu ou voulu comprendre le monde moderne en gestation qui enserre le pays, ni entendre les clameurs d’une société en révolte. Ils ont réduit cette marche en avant aux seules dimensions

Par : HACÈNE HIRECHE *

consuméristes teintées d’un national-bigo- tisme caporaliste. D’antivaleurs, la trompe- rie, la flagornerie, l’arbitraire sont devenus des constantes nationales qui guident l’action publique.

Le pouvoir, source des problèmes

Depuis 1962, la classe dirigeante s’évertue à aggraver les problèmes qu’elle prétend résoudre tant sa stratégie de fond est de se maintenir au pouvoir. Elle se donne l’illu- sion d’agir tout en interdisant la moindre action envisagée hors de son cercle. Quand d’aventure elle esquisse des “plans de déve- loppement”, elle raisonne en termes quanti- tatifs, elle édifie des complexes copiés sur le modèle soviétique répondant plus à des impératifs dogmatiques qu’aux exigences économiques, sociales et de justice dans un cadre futuriste. Cette fuite en avant a appor- té une illusion de confort matériel alimentée par des subventions multiformes et une création d’emplois artificielle, pléthorique et inopérante relayée aujourd’hui par l’Ansej à tout-va jusqu’à son dévoiement et par tant de dispositifs dont les effets ne sont jamais sérieusement évalués. Le coût de cette poli- tique est énorme, nous en payons lourde- ment les frais et il hypothèque l’avenir des générations ultérieures. La mise en place des “industries industriali- santes” insufflée par l’économiste commu- niste Gérard Destanne de Bernis et tant van- tée par Belaïd Abdessalam, est présentée dans les années 1970 comme une machine à rattraper le retard, à passer d’une société agropastorale à une société urbaine, à distri- buer les dividendes du progrès, à atteindre en 20 ans le niveau de l’Espagne et tutti quanti ! C’étaient les termes d’une propa- gande entretenue avec arrogance par Houari Boumediene, un sombre colonel mégalomane, paranoïaque et égocrate. Ses traits de caractère, communs à beaucoup de dictateurs, ont eu pour conséquence l’élimi- nation systématique de tous ses adversaires qui pouvaient, à ses yeux, lui faire de l’ombre et l’empêcher d’assouvir son désir immodéré de puissance. Animé par une folie des grandeurs, frappé d’une rigidité psychique le rendant sourd aux critiques et ne faisant confiance en personne, le colonel dictateur, entouré de fidèles courtisans, a plongé le pays dans la peur et l’infantilisa- tion du citoyen. Certains Algériens restent encore aujourd’hui attachés à lui tant sa froideur, son cynisme et ses certitudes gra- vées dans le marbre, donnent l’illusion d’un dirigeant charismatique et rendent floue la frontière entre autorité et autoritarisme. Comme tout régent de son acabit (Gamal Abdel Nasser, Hassan II, Saddam Hussein, Hafed El Assad, Mouâmmar El-Kadhafi…), la moindre critique peut l’offenser et le conduire à s’adonner à des représailles dis- proportionnées, impitoyables. Cette patho- logie s’est incrustée dans les institutions jus- qu'à devenir une méthode de gouvernance générant bilans calamiteux et situations épouvantables aujourd’hui difficiles à jugu- ler. Les dégâts sont dévastateurs et ont entraîné une animalisation des rapports humains. Du coup, s’entretuer entre Algériens devient ordinaire ! Éventrer des femmes et des enfants, assassiner des étran- gers que nous sommes censés protéger n’étonnent plus personne. En quelques années, la société algérienne altruiste, accueillante, longtemps nourrie des pra- tiques solidaires symbolisées par tiwizi/twiza, est atomisée, minée en profon- deur par une culture de violence que l’on croyait propre aux colons ou aux merce-

naires. La criminalité a pris des proportions inouïes et les émeutes sont désormais les formes naturelles de contestation. Homicides, suicides, viols, faux barrages, attaques à main armée, ruptures de voisina- ge, dislocation des familles, concussion, tous ces fléaux en irruption un peu partout affo- lent tellement les statistiques que les commis de l’État, même sincères, préfèrent les taire ou les édulcorer. L’ascension sociale, l’ac- croissement des gains, l’acquisition de confort, voire même l’obtention de diplômes ne conduisent plus à mobiliser l’intelligence créatrice mais à avoir recours à la ruse, à la prédation, à l’étripage. Tout naturellement s’est installé “an algerian way of life” à base de pulsions qui autorisent à voler, saccager, tuer et à jeter en pâture des entrepreneurs, des journalistes, des oppo- sants en raison d’une haine totalement désinhibée. Dans les quartiers à forte crimi- nalité ou dans les cercles du pouvoir à forte corruption, les délinquants sont connus des habitants, des policiers, des gendarmes, des juges, des élus, de la presse. Mais ils sévissent impunément comme si le déchaînement de violences était un bizutage national qui inté- grerait les délinquants, surtout ceux à col blanc, dans une association de malfaiteurs macrosociale et entérinerait, du coup, l’ima- ge de valeureux guerriers que se donnent toujours les gangs. Après s’être incrustée dans l’État dès les premières années de l’in- dépendance, la violence est devenue mon- naie courante dans le pays où les habitants vivent en état de guérilla, en état d’insécuri- té permanente. Elle structure la vie des jeunes et des moins jeunes tenus de se don- ner une image de spartiate jusqu’à des débordements pathologiques. C’est bien connu, quand la horde s’installe dans l’État, la société devient en état de horde comme l’a enseigné mon professeur Eugène Enriquez. L’Algérie brûle d’est en ouest, du nord au sud et étouffe sous une chape de plomb sans même pouvoir panser ses blessures. Si le pays a été libéré en 1962, la société a été immédiatement assujettie par la volonté des hommes formés par Abdelhafid Boussouf tapis dans l’ombre sur les sols marocain et tunisien pendant la guerre alors que les wilayas de l’intérieur subissaient les assauts meurtriers d’une armée française dont les principaux officiers assouvirent ainsi leur vengeance après une défaite cuisante à Diên Biên Phu au Viêtnam. Par quelque bout que l’on prenne l’Algérie, on décèle souffrance des uns et suffisance des autres. Et quand on veut vanter ses mérites, on évoque les mil- liards de dollars de réserve de change ! L’argent, toujours l’argent : de Messaoud Zeggar, homme de main de Boumediene, à Chakib Khelil et Abdeslam Bouchouareb, les golden boys de Bouteflika, l’argument pécu- niaire, de grossier qu’il était dans notre cul- ture, est devenu le maître mot dans la pensée politique inculquée par le FLN. À une crise structurelle, on fait croire que l’on peut répondre par un accroissement de trésore- rie. On reste toujours dans la politique de la poudre aux yeux dont on multiplie les effets à l’image du pays d’Ali Baba et les 40 voleurs.

Absence de stratégies

Ces dernières années, ces derniers mois du règne de Bouteflika, sont éprouvants, démo- ralisants, nébuleux, jalonnés de scandales à répétition. Jamais les Algériens n’ont subi aussi ouvertement le poids d’une oligarchie arrogante et insupportable. Jamais les appa- ratchiks en place n’ont été aussi vertement méprisants. Jamais l’incertitude et le défai-

La société algérienne veut un pays où il fait bon

vivre, un pays où la simplicité et la décentralisation des rouages institutionnels, où l’ouverture au monde, où la redistribution des richesses nationales seraient des acquis évidents. Or, le système Ben Bella- Boumediene a apporté pénurie, arrogance, cloisonnement et État militaro-policier. Le système Chadli-Bouteflika a généré gabegie, népotisme, marchandisation des rapports sociaux jusqu’à institutionnaliser la

corruption. Aucun dirigeant, civil ou militaire, n’a pu ou voulu comprendre le monde moderne en gestation qui enserre le pays, ni entendre les clameurs d’une société en révolte.

tisme n’ont pétrifié aussi fortement les esprits. Le football et la religion ont beau servir de soupape, ils ne peuvent à eux seuls réenchanter l’avenir d’un peuple qui courbe l’échine sous le poids de l’humiliation, d’une jeunesse dont le seul rêve est l’obtention de visa, d’une intelligentsia qui n’aspire qu’à l’expatriation pour exercer ailleurs ses talents. À aucun moment les dirigeants en place ne disent où ils veulent aller, où ils veulent conduire le pays. Aucune stratégie à court, moyen ou long termes ne se dessine. Le pays est géré à la petite semaine, tout reste flou, sans consistance, et les problèmes réels sont renvoyés, avec légèreté, aux calendes grecques. L’arrogance des partis de la coalition au pouvoir, la faiblesse et l’écla- tement sans précédent de l’opposition, le déclin de l’éducation, les pesanteurs cultu- relles et cultuelles, la fracture sociale plon- gent le pays dans la déprime, dans la consommation boulimique, dans un atten- tisme addictif. Alors la répétition compulsi- ve des mêmes erreurs et des mêmes scan- dales se poursuit, la persistance des conduites néfastes des affaires publiques se banalise, l’obsession du pouvoir se renforce. En plus d’un demi-siècle d’indépendance, l’Algérie de l’espoir s’est métamorphosée en Algérie du cauchemar. Les révélations récentes des Panamas papers, les attaques sans retenue et injustifiées contre l’entrepre- neur Issad Rebrab, homme d’affaires qui fait peur aux affairistes, les pressions contre le journal El Khabar, l’opacité entourant l’état de santé du chef de l’État, les attaques contre les opposants et surtout contre les autono- mistes, le maintien en détention du Dr Fekhar et de bien d’autres personnes ne sont pas des signes présageant la sortie de l’im- passe. Ils confirment, au contraire, que sans une mobilisation rapide, forte et concertée de la partie saine de la société, le ver dans le fruit ira au bout de sa voracité.

H. H.

(*) Universitaire et consultant (Paris)

10 L’Algérie profonde Mercredi 15 juin 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest AÏN TÉMOUCHENT 38 cas

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L’Algérie profonde

Mercredi 15 juin 2016

LIBERTE

L’Algérie profonde Mercredi 15 juin 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest AÏN TÉMOUCHENT 38 cas de brucellose

BRÈVES de l’Ouest

AÏN TÉMOUCHENT

38 cas de brucellose recensés

n Les services vétérinaires ont

procédé depuis le début de l’année à plus de 4350 prélèvements de sang sur les vaches laitières pour le dépistage de la brucellose à travers 570 exploitations agricoles implantées sur le territoire de la wilaya de Aïn Témouchent. 38 cas se sont relevés positifs dont 13 enregistrés dans la région de M’lata qui englobe les localités de Tamzoura, Oued Sebbah et Aïn El- Arba, 15 dans la daïra de Hammam Bou Hadjar, plus précisément à Chentouf, alors que le reste est éparpillé sur dans d’autres régions à l’image de la localité de Ouled Boudjemaâ. Selon Mohamed Chouiref, inspecteur vétérinaire

auprès de la DSA locale, ces chiffres représentent 0,8% par rapport au nombre global des vaches dépistées mais qui confirme que la brucellose existe toujours et qu’il faudra limiter au maximum son incidence

et sa propagation. A ce titre, le

même responsable précisera que le programme élaboré par son service portant sur l’assainissement et le dépistage des différentes maladies s’applique régulièrement à longueur d’année sans pour autant attendre la manifestation d’un cas humain qui nécessite la

constitution de brigades spéciales, un redoublement de vigilance et une assistance accrue des services

de sécurité, de santé et du

commerce ainsi que des collectivités locales pour effectuer un maximum de prélèvements pour connaître l’origine de la maladie.

M. LARADJ

SIDI BEL-ABBÈS

Arrestation d’une femme dealer

n Agissant sur la base

d’informations, les policiers de la 1 re Sûreté urbaine ont arrêté deux dealers et saisi 310 comprimés psychotropes de marque Rivotril suite à la perquisition du domicile d’une femme âgée de 41 ans. L’enquête a permis également l’identification et l’arrestation de son complice, âgé de 31 ans. Les deux mis en cause ont été écroués pour détention et trafic de psychotropes.

A. BOUSMAHA

MOSTAGANEM

Conférence sur le bourlingueur érudit

cheikh Hocine El-Ourtilani

Durant toute sa vie, il s’alimentera de tous les hommes de sciences et lettres qu’il rencon- trera, et gardera un contact épistolaire riche et dense dont malheureusement peu de traces ont été trouvées comme ses nombreux manuscrits.

L e public mostaganémois a eu l’occasion, ce lundi, et malgré la torpeur ra- madhanesque, de dé- couvrir ou redécouvrir la vie de cheikh Hocine

El-Ouartilani et ses œuvres lors d’une conférence donnée à la bi- bliothèque principale D r Moula- Belhamissi par le D r Mohand Oui- dir Mechnan, directeur central au ministère des Affaires religieuses et

notamment la Erihla (Nuzhat al- andhar fi fadhl ilm at-tarikh wal akh- bar) du bourlingueur érudit comme est surnommé le fils de Béni Ourti- lane. En bon professeur, le confé- rencier abordera son sujet, presque comme un conte, le truffant de dé- tails et le maîtrisant de bout en bout. Il réussira à capter l’attention de l’assistance dès les premières phrases. Né en 1713 à Beni Ourtila- ne (wilaya de Béjaïa) un haut lieu de spiritualité durant l’époque otto- mane, Hocine El-Ouartilani est un éminent intellectuel et également un maître du soufisme. Mais cela ne l’a pas empêché de s’intéresser à d’autres disciplines telles que la phi- losophie, la sociologie, l’histoire et la géographie. Cela servira l’écriture de

D. R.
D. R.

Conférence, lundi dernier, à la Bibliothèque principale en hommage à Cheikh Hocine El Ouartilani.

ses ouvrages qui sont essentiellement des récits de voyage considérés par ses contemporains, et de nos jours comme des références. Durant tou- te sa vie, il s’alimentera de tous les hommes de sciences et lettres qu’il rencontrera et gardera un contact épistolaire riche et dense dont mal- heureusement peu de traces ont été

trouvées comme ses nombreux ma- nuscrits. Seul le volumineux Erihla, constitué de 900 feuillets écrits de la main du maître en 1768, qui se pré- sente comme un concentré d’histoire et de témoignages sur les vicissitudes du XVIII e siècle a survécu. L’écritu- re de cet ouvrage a été entamée après 3 expéditions de 25 ans à La

Mecque et au Moyen-Orient, et là, il abordera différents thèmes liés à la pensée scientifique et à la spiritua- lité de l’époque. Il est sans doute le précurseur du reportage écrit avec une analyse des faits et situations après avoir confronté ses idées aux oulémas de son époque.

M. SALAH

Trois pilleurs de sable écroués

n Lundi dernier, le tribunal correctionnel de Mostaganem a condamné à 6 mois de prison ferme assortis d’une amende de 100 000 DA, trois personnes âgées de 30 et 41 ans, résidant dans le douar de Aïzeb, commune de Mostaganem, pour pillage de sable. Les faits remontent au mois de mai dernier lorsque la Gendarmerie nationale a arrêté les trois mis en cause en flagrant délit de vol de sable à la plage de Sokhra. Le procureur de la République a requis 5 ans de prison ferme et une amende de 200 000 DA à l’encontre des accusés. À noter que ces personnes activant dans ce réseau, des récidivistes pour la plupart, cèdent un camion de sable entre 20 000 et 40 000 DA, selon le tonnage. D'autre part, les carrières de sable ont fait l'objet d'une mesure de fermeture à l'échelle de toute la wilaya de Mostaganem.

M. S.

21 harraga sauvés in extremis au large de Hadjadj

n Les gardes-côtes de Mostaganem ont sauvé in extremis, au large de la localité côtière de Hadjadj, 21 harraga embarqués à bord d'un bottier pour gagner les côtes espagnoles. Les rescapés ont été évacués vers l’établissement public hospitalier de Mostaganem pour des consultations médicales. Ces derniers sont partis du rivage de Bouzadjer, wilaya de Aïn Témouchent.

M. S.

500 comprimés psycho- tropes saisis à Aïn Tédelès

n Quatre personnes âgées de 20 et 31 ans ont été arrêtées dernièrement par les gendarmes pour détention de psychotropes. C'est lors d'une perquisition effectuée à leur domicile sis au douar Ouled Mohammed, que 500 comprimés de psychotropes de type Diazépam ont été saisis. Des armes blanches ont été également découvertes et une somme d'argent estimée à 440 000 DA. Les mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt.

M. S.

OUVERTURE D’UN NOUVEAU MASTÈRE SPÉCIALISÉ À ORAN

L’économie verte en ligne de mire

U n mastère spécialisé sera lancé pro- chainement à Oran, en collaboration avec l’Ecole des mines de Saint-Étien-

ne (France) et l’École nationale polytech- nique d’Oran (ENPO) et l’Université Senghor d’Alexandrie (Egypte). Ce projet a été initié par

l’ONG R20 et l’école de Saint-Étienne et aura pour intitulé “Territoire, technologie et fi- nancement de portefeuille de projets innovants pour l’économie verte”. C’est ce que nous avons appris auprès de la cellule de commu- nication du bureau de l’ONG R20 installé à

Oran. Ainsi l’objectif d’une économie verte doit s’appuyer sur des compétences et des ac- teurs de terrains, notamment dans les collec- tivités locales, capable d’appuyer et de mettre en place les projets verts et les structures d’en- cadrement. D’où, nous explique-t-on, ce mas-

tère spécialisé qui sera un diplôme de troisième cycle, axé sur les quatre secteurs stratégiques en matière environnementale : énergie re- nouvelable, efficacité énergétique, gestion durable des déchets et mobilité durable,

D. LOUKIL

Incendie dans un parc à Arzew

n

La chute, ce lundi en fin

de

journée, d’un câble

électrique dans un parc à Arzew a provoqué un

incendie qui a détruit 500

m de broussailles. N’étais

l’intervention des

pompiers, le feu aurait pu

se propager au tribunal,

situé juste à proximité du lieu du sinistre.

AYOUB A.

Plus de 230 personnes ad-

mises aux UMC

n 234 personnes dont des malades et des retraités ont été victimes d'agression à

l'arme blanche suivie de vol durant les huit premiers jours de Ramadhan dans la

wilaya d’Oran. Les victimes ont été la proie facile de bandes de délinquants qui agissent aux alentours des banques,

des bureaux de poste et à proximité des hôpitaux, et ce, malgré la mise en place d’un important dispositif sécuritaire. Les UMC d’Oran reçoivent à elles seules une moyenne quotidienne de 12 personnes agressées physiquement ou à l’arme blanche. Les UMC prodiguent également des soins intensifs au profit des diabétiques, des cardiaques, des asthmatiques et des hypertendus en sus des personnes victimes de

coups et blessures et des accidentés de la voie publique. Les hospitalisations pour intoxication alimentaires sont estimées à 70 cas avérés, notamment pour ingestion de produits avariés. Les accidents de la circulation ont enregistré durant cette même période 63 cas, en majorité des piétons qui ont été admis aux UMC d’Oran.

K. R. I.

Deux frères blessés dans un accident de la route

n Deux frères âgés de 43 et 52 ans ont été blessés à divers degrés de gravité dans le renversement de leur Peugeot 208 sur la route de Slatna. L’accident s’est produit, ce lundi, à quelques minutes de la rupture du jeûne.

A. A.

12 arrestations en moins de 24 heures

n En l’espace de 24 heures, 12 personnes, âgées entre 20 et 26 ans, ont été arrêtées à Oran,

dans le cadre de la lutte contre la petite délinquance pour coups et blessures volontaires, port d’armes prohibées, vols et possession et consommation de drogue. Elles ont été présentées

devant la justice.

A. A.

10 L’Algérie profonde Mercredi 15 juin 2016 LIBERTE LA CÉRÉMONIE A EU LIEU SOUS LE

10

L’Algérie profonde

Mercredi 15 juin 2016

LIBERTE

LA CÉRÉMONIE A EU LIEU SOUS LE PATRONAGE DU WALI ET DU HCA À L'UNIVERSITÉ DE BATNA

LE PATRONAGE DU WALI ET DU HCA À L'UNIVERSITÉ DE BATNA BRÈVES de l’Est SKIKDA 25

BRÈVES de l’Est

SKIKDA

25 personnes interpellées lors d'une opération nocturne

n Les forces de police ont lancé

récemment plusieurs opérations coup-de-poing nocturnes, juste après le f'tour, dans les milieux suspectés de délinquance au niveau des cités urbaines, places publiques, gares routières et certaines zones chaudes. Le bilan de la Sûreté de wilaya fait état de l'interpellation de 25 personnes et la fouille de 40 véhicules. Dix parmi les interpellés ont été présentés devant les juridictions compétentes. 7 d'entre eux pour des accusations de possession de drogue et de psychotropes alors que les autres étaient recherchés par la justice civile ou militaire. Par ailleurs, la police judiciaire a traité durant le mois écoulé 224 affaires dont 140 concernant des délits et crimes contre les personnes soit 64 affaires de coups et blessures volontaires, 40 pour injures, 27 affaires pour des délits et crimes contre les biens d'autrui, 15 autres pour des menaces et d'autres pour vols, destruction de bien privés et publics et 13 affaires en relation avec les mœurs. 300 personnes ont été impliquées dans ces affaires dont 34 femmes, 17 mineurs et 4 ressortissants étrangers. 59 accusés ont été placés en détention provisoire alors que 33 autres ont été appelés à comparaître en citation directe. En outre, 22 affaires de drogue dont 10 de vente illicite et 12 de possession pour consommation de drogue impliquant 33 personnes ont été traitées. 20 ont été placés en détention provisoire, 5 autres ont été appelés à comparaître en citation directe et 6 ont été relaxés.

A. BOUKARINE

OUM EL-BOUAGHI

Découverte macabre

n La quiétude habituelle de la cité

Jugurta d'Oum El-Bouaghi a été secouée, dimanche après- midi, suite à l'annonce de la mort par pendaison de B. R., un habitant de la ville âgé de 59 ans. Après le constat d'usage, la dépouille de la malheureuse victime a été transférée par les éléments de l'unité principale de la Protection civile vers l'EPH Ibn Sina. Une enquête a été ouverte par les services de police pour déterminer les causes et les circonstances exactes du drame, selon la cellule de communication de la Protection civile.

K. MESSAAD

Sortie de la 1 re promotion LMD en langue et culture amazighes

Ce sont près 70 lauréats qui ont été honorés à l'auditorium de l'université par une remise symbolique de diplômes et de cadeaux d'encouragement.

D. R.
D. R.

“T amazight va bien en Algérie”, a déclaré en substance le président du Haut-Commissariat à l'amazighité, dimanche soir à l'uni-

versité Hadj-Lakhdar de Batna à l'occasion de la sortie de la première promotion LMD en langue et culture amazighes. Ce sont près de 70 lauréats qui ont été honorés à l'auditorium de l'université par une remise symbolique de diplômes et de cadeaux d'encouragement. Démarré en 2013 en tant que section dépen- dante de la faculté des lettres et littérature arabe, l'enseignement universitaire de tama- zight a évolué à Batna en termes de statut juri- dique (indépendance) et en effectifs estudian- tins. “Les trois années du cursus de formation universitaire totalisent actuellement le nombre de 800 étudiants et étudiantes alors que le démarrage n'avait été effectué qu'avec 80 étu- diants et étudiantes”, a tenu à nous préciser le chef du département M. Nahali Djamel. Le rec- teur de l'université, le phildoctor Abdeslam

Cérémonie de remise de diplômes, dimanche dernier, à l'université Hadj Lakhdar.

Dhif, devait prononcer un bref discours dans lequel il a qualifié l'existence de cette branche à l'université constitue le premier jalon devant permettre de faire évoluer et promouvoir à l'avenir l'enseignement didactique de tamazight en tant que langue nationale et officielle. Pour sa part, le vice-président, Abdelkrim Brima, a qualifié cette occasion d'évènement particulier qui, a-t-il dit, “nous inspire et nous prodigue de la force et de la volonté d'aller de l'avant”. Brima considère que cet acquis de l'enseignement supérieur est une plus-value à ne pas sous-esti- mer, étape qui marque la réconciliation du peuple algérien avec soi, c'est-à-dire avec les composantes de la personnalité algérienne. Mais, préviendra Abdelkrim Brima, la promo- tion réelle et qualitative de tamazight ne devra pas s'écarter du cadre académique et scienti- fique ni non plus sans vision politique nationa- le qui place l'intérêt suprême du pays au-dessus de toute considération. Quant au troisième ora- teur, M.Hachemi Assad, président du Haut- Commissariat à l'amazighité, il a exprimé ses félicitations à l'université Hadj Lakhdar de

Batna et a évoqué la nécessité de la spécialisa- tion dans l'enseignement de cette langue. “Nous avons franchi une étape décisive et l'État y a contribué”, précisera-t-il avant d'ajouter que “la langue amazighe est désormais une nouvelle feuille de route à la lumière de la nouvelle consti- tution. Tamazight va bien en Algérie”. Les auto- rités de la wilaya, les responsables de l'universi- té ainsi que le président du HCA ont procédé ensuite à la remise de diplômes et cadeaux à quelques étudiants et étudiantes de cette pre- mière promotion qui ont décroché le LMD en langue et culture amazighes. Le président du HCA a lui aussi été honoré pour les efforts déployés par son organisme en faveur de la langue amazighe. Signalons que dans son discours, le vice-prési- dent de l'APW a attiré l'attention de l'assistance sur le blocage au niveau de la douane depuis quatre années d'un don de 1200 livres sur l'Algérie et sa révolution libératrice, offert à partir de l'étranger par le regretté Amar Nagadi et Djoghlal Djoumaâ.

ALI BENBELGACEM

SECTEUR DE L'ÉDUCATION : LE SG DE LA WILAYA DE CONSTANTINE EST FORMEL

“Toute les infrastructures seront prêtes en septembre prochain”

P our éviter le scénario relatif à la surcharge des classes qui caractérise chaque rentrée scolaire à Constantine, notamment à la nouvelle ville Ali-Mendjeli, suite aux

opérations de relogement des citoyens, les responsables locaux se sont engagés à achever tous les travaux de construction des infrastructures scolaires. “D'ici le 31 août 2016, toutes les écoles, les CEM et les lycées seront prêts pour accueillir nos élèves et les entreprises chargées des travaux

d'extension, réhabilitation ou de la construction des nouvelles infrastructures doivent livrer les projets”, a déclaré M. Abd Elkhalak Sayouda, secrétaire général de la wilaya de Constantine. Lors de la visite d'inspection qu'il a effectué, lundi dans les communes d'Aïn Abid et de Ben Badis, ce res- ponsable a menacé les responsables des bureaux d'études et ceux chargés de la réalisation desdits projets de sanctions s'ils ne respectent pas les délais de réalisation. Joignant l'ac-

te à la parole, M. Sayouda a ainsi ordonné, au cours de cette même sortie, la résiliation de deux contrats avec deux entre- prises qui n'ont pas respecté leur engagement avec la wilaya pour des travaux d'extension au niveau de deux établisse- ments scolaires. Notons que le nombre des établissements scolaires dans la wilaya de Constantine dépassé les 540, dont 365 écoles primaires.

S. BETINA

LIBERTE

Mercredi 15 juin 2016

L’Algérie profonde

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APRÈS LE FAUX BOND DES AUTORITÉS DANS LA GESTION DU CONFLIT ENTRE LES VILLAGES

Le comité de village de Tifilkout craint une affaire “Ghardaïa-bis”

Le conflit autour de la répartition de l’eau entre les quatre villages, Tifilkout, Azrou, Uguefilène et Taghzout, fait craindre le pire au comité de village Tifilkout.

N ous faisons porter la res-

ponsabilité entière de ce

deuxième Ghardaïa qui se

prépare, aux autorités et

aux services de sécurité”,

lit-on dans une déclara-

tion rendue publique, avant-hier, par le comité du village Tifilkout, qui accuse les autorités et des députés d’un parti au pouvoir de pousser au pourrissement et à l’affronte- ment entre villageois. “Nous dénonçons éner- giquement la passivité et le parti-pris des auto- rités et des services de la Gendarmerie natio- nale qui, à trois reprises, n’ont pas pu rétablir l’eau pour les deux villages, ni assurer leur sécurité à la montagne, et qui ont même osé émettre le souhait de voir le sang couler dans les robinets”, dénonce encore le comité de vil- lage dans sa déclaration à travers laquelle il rappelle qu’aujourd’hui encore les deux vil- lages Tifilkout et Taghzout sont sans eau depuis 10 jours et les auteurs de ce sabotage font le guet au niveau de la source avec des armes. “Prônons la voie de sagesse et de séré- nité, nous, comité de village Tifilkout nous sommes attablés, plusieurs fois, avec les parties

adverses et chaque réunion est clôturée avec un PV signé par toutes les parties concernées et tous ces PV confortent largement la réparti- tion de 1994”, expliquent les auteurs de la

la réparti- tion de 1994” , expliquent les auteurs de la BRÈVES du Centre BLIDA Le

BRÈVES du Centre

BLIDA

Le prix de la pastèque en “folie”

Le prix de la pastèque, du melon et du cantalou a atteint un seuil jamais égalé. Pourtant une semaine avant le Ramadhan, leurs prix s’affichaient entre 60 à 70 DA le kilogramme et à deux jours du mois sacré, ces produits ont disparu du marché. Certains commerçants argumentent cette cherté par la forte demande sur le produit, car prisés durant le mois. D’autres l’expliquent par le fait que le marché est approvisionné à partir du Sud. “S’il y avait un réseau de transport entre le Nord et le Sud, on mangera de la bonne pastèque des régions du Sud à un prix abordable. C’est dû aux frais de transport qui sont élevés. Le producteur ne peut pas épuiser sa marchandise avec une perte. Il préfère la vendre dans sa région que de s’aventurer à l’expédier vers le Nord”, explique Hadj Ahmed, un revendeur de Blida. Ce dernier n’écarte pas l’épenthèse de la spéculation. “Vous savez, il n’y a rien de bon qu’une bonne pastèque pour étancher sa soif en ce mois de jeûne et c’est peut-être là l’explication de ce pic de 140 DA le kilo. Jamais le prix de ce fruit n’a atteint ce plafond. C’est honteux de spéculer avec ce fruit”, estime le commerçant. Au marché, la cherté de ce fruit a incité les revendeurs de couper une pastèque en quatre tranches pour pouvoir vendre ce produit qui fait fuir les consommateurs. À 140 DA le kg, le prix d’une pastèque moyenne varie entre 700 DA à 1000 DA. “Je suis en train d’épuiser cette marchandise et j’arrête la vente de la pastèque en ce mois de carême. J’ai l’impression que je participe à cette violation morale qui fait que les jeûneurs viennent avec une envie d’acheter et ils sont repoussés par les prix.”

K. FAWZI

Liberté
Liberté

La mauvaise répartition d’alimentation en eau potable pénalise les habitants.

déclaration tout en plaidant pour le retour au système de répartition de 1994, un système qui a été, disent-ils, dévié pour ne servir que les deux villages auteurs du sabotage. La veille, les représentants du comité du village Azrou ont reconnu avoir dévié la conduite, mais ont motivé leur action par la nécessité d’un retour au système de 1974, qui assurait une répartition plus équitable et juste. Pour rappel, à la fin de l’été 2015, une nouvelle solution a été signée par les parties, mais sans

qu’elle soit jamais exécutée, comme prévu, par les pouvoirs publics. Hier encore, un nouveau faux bond a été opéré par les autori- tés de wilaya qui devait diriger les travaux d’une rencontre prévue au siège de la wilaya en présence des parties adverses, mais qui ont brillé par leur absence.

SAMIR LESLOUS

IL ACTIVAIT DANS LES WILAYAS DU CENTRE

Un réseau national de trafic

Publicité

WILAYAS DU CENTRE Un réseau national de trafic Publicité AF L es éléments de police judiciaire

AF

L es éléments de police judiciaire (PJ) de la sûreté de daïra de Sour El-Ghozlane ont réussi à neutraliser un réseau de

trafic de véhicules, composé de 11 individus, dont dix ont été appréhendés et déférés devant le parquet de Sour El-Ghozlane et le dernier mis en cause est en fuite. Lors d’un point de presse organisé, hier, par le chef de la sûreté de daïra, le commissaire Belabbès Mohamed a expliqué que cette affaire remonte à 2015, lorsque ses hommes ont eu des informations faisant état que des véhi- cules en provenance d’Europe, franchis- saient nos frontières d’une manière illégale. Des individus, notamment des ressortis- sants algériens vivant à l’étranger, ainsi que des étrangers (Français, Espagnols), fai- saient entrer des véhicules volés sur le sol algérien. Par la suite, avec la complicité de

plusieurs personnes, dont la plupart sont originaires de Sour El-Ghozlane, ils se fai- saient établir de faux documents afin de les

mettre en circulation. “Cette opération nous a permis de récupérer 65 véhicules, sur un total de 109”, indiquera l’officier, qui préci- sera également que ce vaste coup de filet a nécessité la mobilisation des services de police et la gendarmerie à travers 11 wilayas du centre du pays. Pour le commissaire Belabbes, les présumés trafiquants sont des “professionnels”. “Il s’agit de professionnels qui agissaient après un travail de repérage minutieux et sur com- mande. Ils constituent une partie d’un vaste réseau de trafic de véhicules en Algérie”, a-t- il souligné. En outre, le chef de la police de Sour El-Ghozlane a mis en exergue “la rapi- dité et l’efficacité” de l’enquête menée par ses hommes, laquelle a duré entre les premières pré-acquisitions et les conclusions, un peu plus de trois mois, ce qui est considéré comme un temps record dans ce genre d’af- faires.

RAMDANE B.

MAATKAS/ TIZI OUZOU

Auto-construction :tension entre les citoyens

L’aide à l’auto-construction dans la daïra de Mâatkas représente la seule issue pour la de- mande de logements, vu l’impossibilité d’option pour les autres formules (LSP, RPH, AADL…), et pour, entre autres raisons, le manque d’as- siettes foncières. Du coup, la demande pour l’ha- bitat rural s’est accentuée dans les communes de Mâatkas et Souk El-Tenine. Dans une décla- ration rendue publique par la coordination des comités de villages, le chef de daïra et le sub- divisionnaire du logement et des équipements publiques (SLEP) sont accusés d’être à l’origine des retards et des blocages. “La coordination des comités de villages de Maâtkas dénonce ces blocages pernicieux et sournois et les responsable de ces agissements avec fermeté. Au moment où, ailleurs, les citoyens ont pratiquement concréti- sé leurs besoins dans ce domaine, nous accusons un retard incommensurable entretenu par son premier responsable et les relais locaux”, lit-on dans la déclaration où on se pose la question :

“Pourquoi rejette-t-on les dossiers de suréléva-

tion uniquement à Maâtkas ?”. De son côté, le chef de daïra récuse la légitimité et la représen- tativité des signataires de la déclaration et af- firme que, pour la commune de Souk El-Tenine, le comité technique de daïra a donné un avis fa- vorable aux dossiers éligibles, sur la base de cri- tères réglementaires. “Les dossiers rejetés, notam- ment pour cause de surélévation, ont reçu une expertise technique défavorable ou ne répondent pas aux critères préalablement définis”, ajoute- ra t-il. Cependant, il accuse à son tour des ci- toyens, dont des rédacteurs de la déclaration, d’user de stratagèmes pour tromper le comité de daïra. “Comment accorder un projet de sur- élévation sur des locaux commerciaux ? Comment valider une bâtisse déjà finie et habitée et pré- sentée dans un dossier d’aide à une construction non entamée? Comment avantager le proprié- taire d’une villa somptueuse au détriment d’un démuni qui n’a pas où loger ?”, dira le chef de daï- ra.

R. ACHOUR

D. R.

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Sport

Mercredi 15 juin 2016

LIBERTE

APRÈS LA SIGNATURE DE NADJI

Bedrane pour clore le recrutement

n Après moult négociations, le président Hassen Hamar a fini par convaincre Rachid Nadji de s’engager avec son équipe en vue de la prochaine saison et notamment la Ligue des champions d’Afrique. En fin de contrat avec l’USMA, le joueur qui a été annoncé avec insistance à la JSK a finalement préféré revenir dans un club où il s’est fait un nom avant de partir au club algérois où il a passé les deux dernières saisons. Nadji a paraphé un contrat de deux saisons emboîtant du coup le pas à Bakir, Aït Ouameur, Ziti et au portier Khaïri, les autres nouvelles têtes ayant rejoint le club champion d’Afrique 2014 depuis le début du mercato estival. Rarement utilisé la saison précédente sous les ordres du coach Miloud Hamdi, le joueur formé au NARB Réghaïa a effectué 19 apparitions avec 7 buts inscrits. Connaissant bien sa nouvelle destination pour y avoir déjà passé trois ans, ce dernier ne va sûrement pas trouver beaucoup de difficultés pour s’adapter et entrer directement dans le vif du sujet. Sa venue va faire énormément de bien à l’avant-garde ententiste qui fut le maillon faible du onze sétifien du précédent exercice. Il est à rappeler que le natif de Dellys avait participé aux premiers matchs de qualifications de la Ligue des champions d’Afrique de 2014 remportée par l’ESS qu’il a décidé de quitter à peine quelques mois plus tôt. Une compétition qu’il va retrouver à partir de samedi avec le premier match de la phase de poules face à l’équipe sud-africaine Mamelodi Sundowns, qui aura pour cadre le stade du 8-Mai-1945 de Sétif. Le dossier de qualification du joueur auprès de la CAF et ceux des autres recrues estivales sont déjà au niveau de la FAF, et si tout va bien, selon le président Hassen Hamar, ces derniers seront qualifiés à jouer dès le prochain rendez-vous continental. “Nadji connaît bien le club. Il n’aura aucune difficulté pour s’adapter tout comme pour les autres recrues engagées cet été. C’est un bon atout pour toute l’équipe. Le plus important pour nous maintenant, c’est d’essayer de qualifier ces joueurs par leur participation avec l’équipe en Ligue des champions d’Afrique, si tout va bien. En tout cas, ils seront qualifiés pour le match de samedi face aux Sud-Africains de Sundowns”, a souligné le boss ententiste au cours de la conférence de presse, avant-hier, au siège du club. En attendant, celui-ci compte engager un sixième joueur pour clore son recrutement. On évoque la venue du défenseur de l’USM Blida, Abdelkader Bedrane. Courtisé également par la JSK, le joueur aurait déjà donné son accord final aux dirigeants sétifiens. Il ne reste que quelques détails avant de finaliser, avons-nous appris. Ce joueur de 24 ans, qui a participé à 28 matches avec le club de la ville des Roses la saison passée, viendra pallier le départ de Djamel Benlamri, libéré officiellement pour le club saoudien d’Al-Shabab, où il va rejoindre un ex- Sétifien, en l’occurrence Mohamed Benyettou.

FARÈS ROUIBAH

APRÈS LA SANCTION DE LA LFP

Entre sa carrière et les JO, Ferhat a fait son choix !

L’ attaquant

interna-

tional

olym-

pique

Zinedine

Ferhat a décidé de mon- nayer son talent dans le championnat français de

Ligue 2. Le Havre lui offre la possibilité d’évoluer dans un milieu profes- sionnel et par là même hisser son niveau. Si sa décision de rejoindre le championnat français de

L 2 s’avère judicieuse, il

n’en demeure pas moins que sa démarche avant la signature du contrat est une erreur monumentale. En effet, le désormais ex- attaquant des Rouge et Noir peut faire ses adieux aux Jeux olympiques de Rio après avoir lutté avec les olympiques pour atteindre cet objectif. La Ligue de football pro- fessionnel a prononcé une suspension de six mois. Du coup, Ferhat n’est pas sélectionnable dans diffé-

rentes équipes nationales pendant une période de six mois. Reste à savoir si

le bureau fédéral va alour-

dir sa sanction en l’a transformant en une

exclusion définitive en sélection nationale. Ainsi, son rêve vient de s’évapo- rer pour avoir manqué à l’appel au stage des U23 de Tikjda. La haute ins- tance fédérale a mal digé- ré la manière avec laquel- le Ferhat a réglé son transfert. Une manière “peu chevaleresque” sur- tout qu’il aurait pu éviter l’exclusion s’il avait pris le soin d’avertir le staff tech- nique des U23 et la FAF. Il aurait pu entamer le

stage avec les olympiques et demander, par la suite, une permission de 48 heures en vue de se rendre en France et signer son contrat. Une fois son transfert réglé, il rejoin- drait ses coéquipiers à Tikjda. La FAF ne l’aurait jamais empêché. Au contraire, elle lui aurait facilité toutes les démarches nécessaires pour rejoindre le club français et revenir au pays pour poursuivre le travail avec les olympiques. En un mot : Ferhat a mal géré son transfert. Il a commis une “grave erreur” qui,

sauf levée de sanction, ne lui permettra jamais de remettre les pieds en

sélection nationale olym- pique ou en A. L’enfant de Bordj Menaïel savait à quoi il était exposé en cas de comportement disci- plinaire en sélection olympique. Pourquoi a-t- il réagi de la sorte ? Pourquoi n’a-t-il pas averti la FAF sur son transfert ? Avait-il peur que la FAF lui impose une participation au JO dans les négociations avec le Havre ? Il faut savoir que la nouvelle disposition votée récemment au niveau de la FIFA n’oblige pas les clubs à libérer leurs joueurs pour partici- per aux Jeux olympiques dans la mesure où la période du déroulement de cette compétition n’est pas considérée comme une date FIFA. Autrement dit, si le Havre (propriétaire de Ferhat) imposait un veto sur Ferhat pour les JO, la FAF

de Ferhat) imposait un veto sur Ferhat pour les JO, la FAF ne pourra pas bénéficier

ne pourra pas bénéficier de ses services le mois d’août à Rio. C’est dire que le joueur en question

s’est compliqué lui-même l’existence. Entre sa car- rière et les JO, Ferhat a fait son choix…

NAZIM T.

La FAF et l’USMA se partageront l’indemnité de formation et de solidarité

n Le transfert de Ferhat du côté du Havre permettra à la Fédération algérienne de football et l’USMA de toucher de l’argent. Il s’agit d’une indemnité de formation et de solidarité que va payer la direction du Havre à la FAF et l’USMA. Il faut savoir que Ferhat est un pur produit de l’académie de la Fédération algérienne de football. Il a été, par la suite, transféré chez les Rouge et Noir alors qu’il n’avait que 16 ans.

N. T.

IL S’EST ENGAGÉ AVEC UN CLUB PEU AMBITIEUX, IL RATE LES JO

Un véritable gâchis !

I l avait pourtant tout pour réussir et don-

ner une meilleure dimension à sa carrière.

Zinedine Ferhat, le feuilleton de ce début

de Ramadhan, a finalement tourné au fiasco, du moins pour le joueur de l’USMA. En effet, l’enfant de Bordj Menaïel, qui avait été annoncé dans certaines formations de la Ligue 1 française, a choisi d’embrasser une carrière professionnelle à l’étranger, coûte que coûte, quitte à choisir un club, certes le doyen des clubs français, mais qui végète depuis 2010 en Ligue 2. La saison dernière, le HAC avait raté d’un cheveu l’accession au profit du FC Metz. Sous la houlette de l’an- cien sélectionneur des USA et de l’Égypte, Bob Bradley, et son président américain Vincent Volpe, le club souhaite retrouver au plus vite l’élite française. Mais ce qui importe plus pour les Algériens, c’est le choix de Ferhat. Le joueur aurait pu patienter un peu et surtout participer aux Jeux olympiques,

une compétition qui lui aurait ouvert de meilleures perspectives. Probablement mal conseillé et sans mesurer la gravité de sa déci- sion, l’Usmiste a placé la sélection nationale au second plan pour aller offrir (c’est le terme puisqu’il s’engage sans indemnité de transfert étant libre avec l’USMA) ses services à un club de Ligue 2 française, le Havre AC, dont le niveau est de loin en dessous de celui de l’USMA. Parti négocier son transfert sans autorisation de la part de la FAF, cette der- nière a énergiquement réagi, d’abord par un communiqué virulent qui invite le joueur à justifier son absence, puis en le sanctionnant lourdement. En effet, Ferhat vient d’écoper de six mois de suspension ferme à compter du 13 juin 2016, mais on ne sait toujours pas si sa sanction sera étendue au niveau interna- tional. Une chose est sûre, si Ferhat décide un jour de revenir jouer en Algérie, il devra pur- ger ses six mois de suspension. Il faut savoir

que la fédération n’a pas été tendre avec lui à cause de ses écarts disciplinaires à répétition. Ferhat est un récidiviste, mais aussi il s’agit d’un pur produit de l’Académie de la FAF après y avoir bénéficié de près de cinq années de formation. Le pire épilogue de l’histoire, c’est que l’atti- tude de Ferhat vient de le priver d’une parti- cipation à une compétition à laquelle de nombreux joueurs rêvent, à savoir les Jeux olympiques. Faisant partie des cadres de l’équipe, il aurait été sélectionné pour cet évé- nement. Maintenant au moment où les Havrais, qui viennent de réaliser une bonne affaire, affirment que l’Algérien sera la future attraction de la Ligue 2, les plus grands per- dants dans l’histoire sont bien évidemment le joueur et son club, l’USMA, qui voit un de ses meilleurs atouts quitter le club… et sans contrepartie.

MALIK A.

S cience tactique, un peu de vice et beau- coup de football : présentée comme vic- time expiatoire de cet Euro-2016,

l'Italie a déjoué les pronostics en un seul match parfaitement maîtrisé contre la Belgique (2-0), l'air de rien, comme d'habi- tude. Les “Azzurri” ne dégustent même pas leur revanche. “C'est le terrain qui parle”, répond Emanuele Giaccherini. Poussé sur le thème de la revanche, le héros de Lyon, pre- mier buteur, ne cherche même pas à faire taire les critiques qui accompagnaient l'Italie avant le tournoi. “Non, non, insiste-t-il, ce match a démontré qu'on peut battre n'impor- te qui, mais une fois qu'on a dit ça, il faut se remettre au travail, nous n'avons encore rien

EURO-2016

L'Italie, comme d'habitude

fait.” Thiago Motta aussi reste beau joueur. “Les critiques sont normales, si on gagne ça va changer, et si on perd on sait qu'elles reviendront”, philosophe le Parisien, entré en fin de match lundi soir pour ralentir le jeu et prendre un carton jaune “fiscal” sur une faute coupant un élan belge. Un geste qui entre dans les “qualités typiques des Italiens”, selon le génial passeur du premier but, Leonardo Bonucci, citant parmi elles “un peu de cynisme”. Ni les joueurs ni l'en- traîneur Antonio Conte, l'architecte du suc- cès, ne la ramènent trop. Finalement, les plus beaux compliments viennent de l'ad- versaire. “Tactiquement, ils nous ont surclas- sés et surpassés”, admet le gardien Thibaut

Courtois. Avec ses attaquants à 10 sélections de moyenne, l'Italie n'a pas la “classe que l'on pouvait avoir par le passé”, reconnaît Gianluigi Buffon, qui a joué depuis 1998 avec des générations plus douées, celles de Roberto Baggio, Francesco Totti ou Andrea Pirlo. Mais elle a su contre les Belges exploi- ter 100% de son potentiel. Graziano Pellè en est un beau symbole. Le grand attaquant peut manquer d'inspiration devant le but, mais il travaille comme un chien, tient le bloc haut, et a même fini par marquer d'une jolie volée. En faisant la leçon à un des favo- ris de l'Euro, la Nazionale a aussi retourné le pays, qui n’y croyait pas beaucoup avant le coup d'envoi. De nombreux observateurs se

demandaient si cette équipe n'était pas la plus faible jamais envoyée par l'Italie dans une grande compétition. Mardi matin, la presse avait changé de ton. Le Corriere dello Sport éditorialisait sur “Le chef d'œuvre de Conte. Les plus braves battent les plus forts”, allusion à une vieille phrase de Gianluigi Buffon, ressortie avant le match, rappelant que ce ne sont pas toujours les plus forts qui gagnent mais parfois les plus courageux.

Programme d’aujourdhui

Russie-Slovaquie (14h) Roumanie-suisse (17H) France –Albanie (20H)

LIBERTE

Mercredi 15 juin 2016

Sport

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IL A SIGNÉ HIER UN CONTRAT DE DEUX ANNÉES

Boussouf, 7 e recrue du MCA

A ussitôt l’informa- tion du maintien de la sanction de Faouzi Chaouchi confirmée, la di- rection moulou-

déene s’est empressée de chercher un gardien de but, et ce, à la deman- de de l’entraîneur Menad qui vou- lait ramener un gardien de métier qui secondera Farid Châal, qui faut-il le rappeler, est revenu au MCA cette année.

En effet, le Mouloudia d’Alger a fait signer hier le gardien du Nasria, Kheireddine Boussouf, pour deux saisons. Il touchera un salaire de

160 millions. Ce dernier a été pré-

senté à la presse au siège du club à El-Achour. Boussouf a récupéré ses papiers de la direction nahdis- te, lui qui n’a pas voulu poursuivre

l’aventure avec le Milaha surtout après la signature du gardien inter- national Azzedine Doukha et du jeune international olympien, Merbah. Ainsi, Boussouf pourrait consti- tuer une bonne solution de re- change pour le MCA, notamment en vue du match de la Supercoupe. Châal sera en effet absent en raison de sa participation aux Jeux olym- piques de Rio le mois d’août pro- chain. En outre, on croit savoir d’une source proche du club que le défen- seur béjaoui, Mebarakou, a tout conclu avec Ghrib. Il a même signé un contrat de deux ans au profit du MCA moyennant un salaire de 275 millions de centimes. Mais comme ce dernier est encore lié au MOB jusqu’au 30 du mois en cours et concerné aussi par un match de

Liberté
Liberté

la Coupe de la CAF, l’annonce offi- cielle sera faite juste après cette rencontre. D’autre part, Omar Ghrib a entamé hier les discussions avec les cadres de l’équipe pour le renouvellement de leur contrat. Il faut dire que le responsable mouloudéen a commis une énorme erreur, puisque il fal- lait le faire avant de commencer à recruter et en finir une fois pour toute afin de préserver la colonne vertébrale de l’équipe en vue de la saison prochaine. Or, Ghrib a attendu la fin du recru- tement pour procéder au renouvel- lement de ses cadres qui sont en fin de contrat. Résultat des courses,

quelques cadres ont signé ailleurs,

à l’image de Gourmi qui a opté pour

le club qatari d’Echahiniya lundi

dernier ce qui va pousser Djamel

Menad à recruter un autre attaquant

à sa place.

Il n’est pas à exclure que d’autres joueurs en fin de contrat vont quit-

ter le Mouloudia. Enfin, il est à no-

ter que le MCA, et après la signatu- re de Boussouf, en est à sa septième recrue, après l’arrivée de Chaâl (USMH), Zerdab (MOB), Dje-

maouni (ASMO), Bouguèche (USMH) et Mansouri (PAC).

SOFIANE M.

MALGRÉ LA SUSPENSION DE DIX MATCHES…

Chaouchi va être maintenu comme troisième gardien

n Selon le président du MCA, Omar Ghrib, le contrat de Chaouchi sera renouvelé, et ce, malgré l’engagement du Mouloudia hier avec le gardien du Nasria, Boussouf. Ainsi, Chaouchi signera un nouveau contrat avec le MCA probablement d’une seule saison. Il purgera sa suspension de dix matches au mois de décembre. Chaouchi sera le troisième gardien du club après Chaâl et Boussouf.

S. M.

UN AUTRE SCANDALE ÉCLABOUSSE LE MCO

Soupçons de commissions

A lors qu’il devait s’engager avant-hier en faveur du Mouloudia d’Oran qui dési- rait le récupérer après avoir été libéré par

le NAHD, le gardien de but Kheireddine Bous- souf n’a, finalement, pas rejoint le club d’El- Hamri. La faute à des prétentions salariales jugées exor- bitantes par le président du MCO, Belhadj Mo- hamed, dit Baba. Car, à en croire une source au- torisée, le keeper congédié par le NAHD a exi- gé un salaire mensuel de 180 millions de cen- times. Une exigence qui a étonné la direction ora- naise qui n’a, toutefois, pas tardé à signifier au gardien de but qu’il ne faisait plus partie de ses plans de recrutement pour ce marché estival des transferts. La piste Boussouf écartée, le MCO se

contentera, apparemment, de ses deux liftiers, Abderraouf Natèche, qui a renouvelé hier son en- gagement en paraphant son nouveau contrat, et Abdallah Belarbi, lié jusqu’en juin 2017.

de Belhadj pour qu’il soit recruté au prix fort (on parle d’un salaire de 170 millions de centimes). Certains soupçonnent même ces éléments d’en- courager les éventuelles recrues à exiger des sa-

Natèche et Sebbah devaient, du reste, être pré-

laires élevés et bien au-delà de leur réelle valeur,

sentés hier soir à la presse.

leur

promettant de les aider à décrocher ces fa-

Le fait que Boussouf, le “gardien-victime” de Ha- choud en finale de la dernière Coupe d’Algérie, se soit montré si gourmand semble, toutefois, avoir un lien direct avec ces “adeptes des com-

meux contrats en contrepartie d’une commis- sion. Ce sont ceux-là mêmes qui ne cessaient de ré- péter à Baba que “Boussouf était un immense gar-

missions” qui rodent jour et nuit autour du pré-

dien, international de surcroît…”. Après s’être as-

sident mouloudéen Baba. Déjà, des soupçons pla-

suré

un bon pactole à travers quelques-unes des

naient sur deux personnes (très proches du pré-

dix

transactions effectuées, ces proches mal-

sident mouloudéen) qui auraient touché presque un mois de salaire de la part du milieu défensif

veillants étaient tout déçus d’apprendre que leur dernier plan était tombé à l’eau.

Hamza Heriet, après avoir fait le forcing auprès

RACHID BELARBI

APRÈS AVOIR CLOS LE RECRUTEMENT

Le NAHD effectuera son stage au Portugal

A près avoir bouclé pratique- ment son recrutement en s’offrant notamment les

services de l’international Azzedi-

ne Doukha, qui a paraphé un contrat ferme de deux années pour un salaire net n’excédant pas les

200 millions de centimes, c’est la

préparation de l’intersaison qui est

au menu des discussions entre l’en- traîneur Youcef Bouzidi et son pré- sident Mahfoud Ould-Zemirli. Les deux hommes ont longuement abordé cette question afin de ne pas rater la saison et de jouer les pre- miers rôles comme l’a fixé le patron à son coach. C’est ainsi que la pré- paration sera entamée officielle-

ment le 27 juin à Alger et sera ponctuée, selon nos sources, par un stage bloqué à Tunis d’une semai- ne. Une fois la fête de l’Aïd el-Fitr, passée, les joueurs reprendront la préparation au complexe Bensiam pour quelques jours avant de s’en- voler pour le Portugal pour un long stage dans le lieu habituel des

HOMMAGE

L’Amicale des anciens internationaux de football va honorer les anciens joueurs

n L’Amicale des anciens internationaux de football (AAIF), présidée par Ali Fergani, va honorer en ce mois de Ramadhan quelques joueurs qui ont fait jadis le bonheur des clubs algériens et de l’équipe nationale dans les années 1970/80 et 90. Le 13 juin, l’ex-joueur de Beni Thour, Hassan Ghoula, a été honoré dans sa ville natale à Touggourt. Le 18 juin,

l’AAIF va honorer également, à Oran, Sid Ahmed Zerrouki. Salhi Layachi, le joueur emblématique de

l’ES de Sétif, sera honoré, quant à lui, par l’AAIF le

24 juin. Enfin, l’AAIF n’a pas oublié la légende du club

banlieusard du RC Kouba, qu’elle va l’honorer le

30 juin courant.

R. S.

Nahdistes qui ont déjà séjourné dans la capitale lusitanienne la sai- son passée, où ils ont trouvé toutes les commodités pour une excellen- te préparation. C’est dire que la sai- son s’annonce très prometteuse pour les camarades de Sofiane Ben- debka, finaliste malheureux de la Coupe d’Algérie cette saison et qui est toujours en contact avec le club portugais du FC Guimarães, et qui ne sera pas avec ses coéquipiers puisqu’il participera avec l’équipe nationale olympique au Jeux olym- piques de Rio cet été. Notons que le NAHD a libéré Mahdi Benaldjia, Boussouf, Boukhanchouche, Heri- da, Slimani, Driffel, Bennalegue, Ayad et Guebli.

R. A.

TRANSFERT

Mahrez, c’est près de 40 millions d’euros

n Le club de Leicester City ne désespère

toujours pas de garder sa star, Riyad Mahrez, pour au moins une saison supplémentaire. Pourtant sous contrat jusqu'en 2019, le meilleur joueur de la Premier League est fortement convoité cet été. De grands et prestigieux clubs d’Europe sont prêts à mettre le paquet pour l’avoir. Une situation qui a poussé la direction des Foxes d’agir encore une fois pour convaincre définitivement son n°26 de poursuivre son chemin sur le terrain du King Power Stadium. Pour arriver à ses fins et rien que durant ces dernières 48 heures, la direction de Leicester a présenté le nouveau contrat de 100 000 livres sterling par semaine et rejoindre ainsi les autres cadres de l’équipe, Jamie Vardy, N'Golo Kante et Kasper Schmeichel, après avoir augmenté le salaire du joueur il y a quelques mois à 75 000 livres. Leicester a même prévu d’exiger le montant de 30 millions de livres sterling (environ 38 millions d’euros) au club qui souhaiterait recruter son milieu offensif, une clause libératoire qui n’a pas encore été signée, mais que les dirigeants du club souhaitent introduire dans le nouveau contrat de Mahrez et qui sera d’ailleurs supérieure à celle de Vardy ou N’Golo Kanté où elle est fixée à 21 millions de livres. Évoquant son avenir, Riyad Mahrez s’est montré encore indécis :

“Pour l’instant, je n’ai pas pris de décision. On verra. Il est possible que je reste, il est possible que je parte”, a répondu le meilleur joueur d’Angleterre au micro du site Internet Foot Mercato. Et d’ajouter : “J’ai une très bonne relation avec Ranieri. C’est quelqu’un avec qui j’échange beaucoup. On a une très bonne relation.”

AHMED IFTICEN

IL A PARAPHÉ UN CONTRAT DE TROIS ANS HIER

Feghouli s’engage officiellement avec West Ham

n Comme prévu, et après avoir passé

avec succès la visite médicale avant- hier, l’international algérien, Sofiane Feghouli, a paraphé officiellement hier à midi son nouveau contrat de 3 ans à West Ham, club anglais de la Premier League, sans pour autant dévoiler le montant de la transaction. Profitant de sa situation de fin de contrat avec son ancien club espagnol de Valence et libre de tout engagement, la direction de West Ham n’a pas trop attendu pour engager le milieu de terrain algérien et le convaincre même si plusieurs autres clubs s’intéressaient à lui, à l’image du club turc de Fenerbahce ou alors le FC Seville en Espagne. “Je suis ravi de me compter parmi les Hammers, je suis heureux de porter le maillot de ce club. L’histoire du club et l’entraîneur Bilic étaient pour beaucoup dans mon choix”, a déclaré Sofiane Feghouli en posant avec le maillot de West Ham devant les photographes du club juste après avoir signé son contrat. Soso rejoindra ainsi le championnat où son compatriote et coéquipier de la sélection nationale, Riyad Mahrez, a brillé la saison écoulée en remportant la Premier League et le titre du meilleur joueur avec Leicester City. “Je suis heureux de jouer en Premier League, c’est une référence et un passage très important dans la carrière de n’importe quel joueur”, a-t-il fait savoir. West Ham est ainsi le troisième club dans la carrière de Feghouli après avoir assuré sa formation en France du côté de Grenoble jusqu'à 2009 avant de rejoindre la Liga espagnole en s’engageant avec le FC Valence en 2010 jusqu'à la saison dernière ponctuée par un petit passage à Almeria en 2011, pour entamer cette saison une nouvelle aventure avec West Ham. Il est attendu à partir du 1 er juillet, date où

son contrat avec le FC Valence prendra officiellement fin.

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Mercredi 15 juin 2016

LIBERTE

AVIS AUX DEMANDEURS DE VISA POUR L’AUSTRALIE A partir du 15 juin 2016 , le

AVIS AUX DEMANDEURS DE VISA POUR L’AUSTRALIE

AVIS AUX DEMANDEURS DE VISA POUR L’AUSTRALIE A partir du 15 juin 2016 , le gouvernement

A partir du 15 juin 2016, le gouvernement australien lancera la prise des données biométriques des demandeurs de visa pour l’Australie en Algérie.

Les données biométriques seront collectées par le gouvernement australien au niveau du centre TLSContact par une procédure rapide, discrète et non intrusive.

Cette procédure s’applique à toute personne se trouvant en Algérie au moment de la demande de visa, quelle que soit sa nationalité.

Les demandeurs de visa qui doivent se soumettre à cette procédure recevront une convocation pour se présenter en personne au centre australien de prise de données biométriques situé à Alger, de 8h à 15h.

TSLContact Butte des Deux Bassins, El Achour, Alger

F.591

données biométriques situé à Alger, de 8h à 15h. TSLContact Butte des Deux Bassins, El Achour,

F.588

LIBERTE

Mercredi 15 juin 2016

L’internationale

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UN COMMANDANT DE POLICE ET SA COMPAGNE ASSASSINÉS EN FRANCE

Des personnalités dans le collimateur de l’EI

Le recours par les terroristes de Daech aux attentats ciblés compliquera sérieusement la mission des services de sécurité français et exercera sur eux davantage de pression.

Q uelques mois après les attaques terro- ristes du 13 no- vembre dernier à Paris, qui ont coû- té la vie à 130 per-

sonnes et blessé 350 autres, la Fran- ce a été une nouvelle fois visée par l’organisation autoproclamée État is- lamique (EI/Daech). Mais cette fois- ci, l’organisation de Abou Bakr al- Baghdadi semble avoir changé de stratégie, en optant pour des atten- tats ciblés. Les victimes cette fois-ci,

un policier et sa compagne, égale- ment fonctionnaire au sein de la po- lice. Les événements ont eu lieu dans la nuit de lundi, durant laquelle Larossi Abballa, un jeune homme de 25 ans, a tué à coups de couteau un commandant de police de 42 ans avant de se retrancher au domicile de sa victime, situé à Magnanville, en région parisienne et d’être abattu lors de l’assaut des policiers d’élite du Raid. Dans la maison, le corps sans vie de sa compagne a été découvert “avec une plaie au coup” et l’enfant du couple assassiné retrouvé “indemne”,

me, Larossi prête al- légeance à Abou Bakr al-Baghdadi (chef du groupe de l’État isla- mique) et appelle les combattants de l’EI à “revendiquer l’at- taque” et à “tuer des policiers, des journa- listes, des personnali- tés publiques, des gar- diens de prison et des rappeurs”, a indiqué David Thomson, journaliste à RFI, qui a pu visionner la vi- déo avant qu’elle ne soit supprimée quelques heures après sa diffusion. Sur le même compte face- book, le tueur a pos- té des photos de ses victimes. Au cours

des négociations avec la police, le terroriste a affirmé connaître le statut de ses victimes et qu’il a agi sur ordre du chef de l’EI qui demandait à éliminer “les mé- créants chez eux avec leurs familles”.

D. R.
D. R.

Les policiers comptent parmi les personnes ciblées par les terroristes.

mais en état de “choc”, selon des sources policières. Le parquet anti- terroriste s’est saisi le soir même de l’affaire et les perquisitions ont com- mencé dès le lendemain. Deux

proches de l’auteur de cet ignoble crime ont été interpellés et seraient en train d’être auditionnés. Dans la vidéo postée sur facebook peu de temps après avoir commis son cri-

“Une liste de personnalités ou pro- fessions (rappeurs, journalistes, po- liciers) a été retrouvée sur les lieux du crime, trois téléphones et des cou- teaux, dont un ensanglanté, ont été saisis”, a indiqué, hier, M. Molins, procureur de Paris. Originaire de Mantes-la-Jolie, à une soixantaine de kilomètres de Paris, Larossi Abbal- la était fiché pour radicalisation is- lamiste. Il avait été condamné en 2013 pour sa participation à une filière de re- crutement de candidats au “jihad” au Pakistan. Lors de son arrestation en 2011, pour son lien avec un certain Mohamed Niaz abdul Rassed, l’ins- pirateur de ladite filière, la police dé- couvre chez lui un agenda avec une liste de mosquées, de lieux touris- tiques et de commissariats dans les Yvelines. Cette attaque à l’arme blanche sur- vient en plein Coupe d’Europe de football et à peine deux jours après la tuerie d’Orlando qui a fait 49 victimes et une cinquantaine de blessés dans un club de gay, reven- diquée également par l’EI.

NAIMA AÏT AHCENE

ALORS QUE FAYEZ EL-SARRAJ APPELLE LES LIBYENS À S’UNIR DERRIÈRE LUI

L’impossible réunion du Parlement de Tobrouk

E ncore une fois, le Parlement reconnu de Tobrouk n’a pu tenir sa réunion pour voter la confiance au gouvernement

d’union nationale faute de quorum. Un des membres de l’instance parlementaire, Salah Fa- hima, a confirmé au journal Al-Yaoum la pré- sence de Salah Aguila, le président, qui a quit- té les lieux lorsqu’il s’est assuré que le quorum n’était pas atteint. Selon cette source, ils n’étaient que 70 élus présents sur les 186 que compte le Parlement. Mais, à en croire les dé- clarations du député Abdeslam Nassia, rap-

portées par la chaîne Libya al-Yaoum, le Par- lement de Tobrouk n’arrive pas à réunir les élus en raison des profondes divergences sur

prendre Syrte au groupe État islamique alors que les autorités parallèles dans l’Est refusent d'y participer. “Nous saluons les victoires rem-

l’accord de Skhirat.

)

Selon lui, il faudrait que des mécanismes soient mis en place pour gérer cette réunion, sinon elle n’aura jamais lieu. Il a également fait état d’une nouvelle tentative hier de tenir la réunion.

dans la bataille pour la de l’organisation État is-

lamique”, a-t-il affirmé dans une allocution té- lévisée. Soulignant que “les victoires sur ces fronts méritent d'être l’exemple d’un projet national

portées par nos fils ( libération de Syrte (

)

En attendant cette hypothétique rencontre, le Premier ministre du gouvernement d’union na- tionale libyen (GNA), Fayez el-Sarraj, a appe- lé hier les Libyens à soutenir l’offensive pour re-

pour lutter contre le terrorisme”, Fayez el-Sar- raj a appelé “les Libyens à s'unir derrière ce pro- jet national” pour combattre l’EI. L’offensive contre l’État islamique, qui a déjà fait 140 morts

parmi les forces gouvernementales et plus de 500 blessés, bénéficie d’un large soutien dans les villes de l’Ouest libyen qui ont rallié le GNA dès son installation dans la capitale le 30 mars, alors qu’elle est totalement ignorée par les au- torités parallèles basées dans l’Est. De leur côté, les forces du gouvernement parallèle, com- mandées par le général Khalifa Haftar, com- battent depuis deux ans des groupes islamistes à Benghazi et dans sa région et peinent à libé- rer la totalité de la ville.

MERZAK TIGRINE

MESURES DE L’UE POUR LA LUTTE CONTRE LA MIGRATION IRRÉGULIÈRE EN AFRIQUE

La logique sécuritaire prime toujours sur le développement économique

L ’Union européenne va débloquer la somme de 146 millions d’euros, dans le cadre des nouvelles mesures adop-

tées lundi pour lutter contre la migration ir- régulière, a annoncé la Commission euro- péenne. “La Commission européenne a adopté aujourd'hui 6 nouvelles actions dans la région du Sahel et du bassin du lac Tchad, pour un montant total de plus de 146 mil- lions d'euros”, a indiqué l’Exécutif de l’Union

dans un communiqué rendu public dans la soirée de lundi, dont des extraits ont été re- pris par les agences de presse. Officiellement, cet argent va dans les caisses du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, dont l’objectif est de remédier aux causes de l’immigration clandestine vers le Vieux continent et qui, ces dernières années, était à l’origine de nombreux drames en Mé- diterranée, le dernier en date étant le nau- frage qui a coûté la vie plus de 2 000 per- sonnes début juin près des côtes italiennes

et grecques. À se fier au texte du commu- niqué, qui évoque un objectif double, outre de “créer des opportunités économiques pour les jeunes” Africains, l’Union euro- péenne favorise plutôt une gestion sécuri-

taire des flux en se fixant comme second ob- jectif le renforcement de “la gestion des fron- tières et la lutte contre les réseaux criminels qui nourrissent scandaleusement des trafics en tout genre”. Alors que pour le Tchad et la Gambie, l’UE prévoit de débloquer respectivement 10,3 et

11 millions d’euros en faveur de l’amélio-

ration du secteur économique et de l’in- sertion économique des jeunes, pour le Mali, le Niger et le Burkina Faso, l’argent sera plutôt destiné au renforcement du

dispositif sécuritaire au niveau des frontières. Ainsi, pour le Mali, l’UE lancera un pro- gramme pour le coût de 29 millions d’eu- ros, tandis que pour le Niger elle offre

30 millions d’euros, et 25 millions d’euros

pour le Burkina Faso. Ainsi donc, contre 21,3 millions en faveur du développement économique et de l’emploi, la Commission européenne octroie 84 millions d’euros pour le volet sécuritaire. Ce qui ne fera re- culer, en aucun cas, ni les candidats à l’im- migration clandestine ni les réseaux de passeurs dans cette vaste région d’Afrique, où le contrôle des frontières est plus que dif- ficile. Les politiques européens savent pertinem- ment que les raisons profondes de l’émi- gration clandestine résident dans la mau- vaise gouvernance, les guerres et le maintien au pouvoir des mêmes régimes dictatoriaux, dont certains survivent grâce au soutien ap- porté par des États membres de l’UE. Au- trement dit, l’argent ne suffira jamais, à lui seul, pour lutter contre les flux migratoires d’où ils viennent.

LYÈS MENACER

RETOUR DE LA MINURSO AUX TERRITOIRES SAHRAOUIS OCCUPÉS

Le Maroc et l’ONU négocient

n L’ONU et le royaume chérifien ont entamé les discussions visant à aboutir à un accord sur la question du retour de la mission onusienne, la Minurso. C’est en application de la résolution 2285 du Conseil de sécurité du 29 avril, adop- tée à la majorité absolue, qui donnait un délai de trois mois au Maroc pour le retour des agents de la composante civile et politique de la Minurso, expulsés par Rabat, en mars dernier, que ces nouvelles discussions ont été ouvertes. En vertu de cette résolution, le mandat de la Mi- nurso a été prolongé jusqu’au mois d’avril 2017, lequel prévoit le rétablissement de la mis- sion onusienne dans la plénitude de son man- dat. Dans ce cadre, une mission technique des Nations unies s’est déplacée au Maroc dans le cadre de discussions relatives à la composante civile de la Mission des Nations unies au Sahara (Minurso). Ceci étant, la pré- sence au sein de la délégation onusienne du Ma- rocain Jamal Benomar, conseiller spécial de Ban Ki-moon, a poussé le Front Polisario à émettre des réserves, selon l’agence espagnole EFE ci- tant une “source diplomatique”.

M. T.

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Félicitations

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Décès

———————————— Les familles Degheb et Khalef ont l’mmense douleur de faire part du décès de leur chère et regrettée Khalef Fatima, V ve Degheb M ed Arab, survenu à l’âge de 81 ans. L’enterrement aura lieu aujour- d’hui, mercredi 15 juin 2016, à 13h, à Aït Lahcene, Beni Yenni. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

———————————— Félicitations Lynda Reguig. Bravo pour le succès que tu as

retournons.” ———————————— Félicitations Lynda Reguig. Bravo pour le succès que tu as

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LIBERTE

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Aux buralistes et lecteurs du journal Liberté. Pour toute réclamation au sujet de la distribution du journal

Tél./Fax : 021 50 54 08

sujet de la distribution du journal Tél./Fax : 021 50 54 08 SOS •• Urgent cherche

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Que Dieu vous garde et vous bénisse.

Condoléances Le chef de service ainsi que l’ensemble du personnel médical du Service de médecine
Condoléances
Le chef de service ainsi que l’ensemble du personnel
médical du Service de médecine nucléaire de l’hôpital
central de l’armée Docteur Mohamed Seghir Nekkache,
très touchés par le décès du
PR
LOUNIS AMOKRANE
Chef de l’unité de médecine nucléaire
du centre Pierre et Marie Curie d’Alger
présentent leurs condoléances les plus attristées à sa
famille et que Dieu l’accueille en Son Vaste Paradis.
BR20420
Pensée Cela fait déjà 2 années, 14 juin 2016, que nous a quittés à jamais
Pensée
Cela fait déjà
2 années, 14 juin
2016, que nous a
quittés à jamais
notre chère et
regrettée maman
SAÏDI MARZOUKIA
NÉE HAMRIOUI
Tu resteras toujours vivante dans
nos cœurs. En ce douloureux sou-
venir, nous demandons à tous ceux
qui l’ont connue et aimée pour sa
bonté et sa générosité d’avoir une
pieuse pensée à sa mémoire.
Tes enfants qui ne t’oublieront
jamais.
BR20424

Condoléances

Le bâtonnier, les membres du conseil de l’ordre et les avocats du barreau de Tizi Ouzou présentent à leur consœur Maître Igheroussène Djamila, avocate à la cour de Tizi Ouzou, ainsi qu’à toute sa famille et ses proches leurs sincères condoléances suite au décès de son père. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

TO/BR22781

Le bâtonnier

Challat Smaïn

NIF : 099725006204676 AVIS DE PROROGATION DE DÉLAI La Société des Matériels de Gerbage et de

NIF : 099725006204676

AVIS DE PROROGATION DE DÉLAI

La Société des Matériels de Gerbage et de Manutention, BP 72 zone industrielle Aïn Smara, Constantine, informe lʼensemble des soumissionnaires ayant participé aux avis dʼappels dʼoffres nationaux et internatio-

naux restreints :

* APPEL DʼOFFRES Net IR N05/DPM/2015

1- CHAÎNES DE PRODUCTION «CLÉS EN MAIN» POUR USINAGE DE BIELLES 2- SERVICES (INGÉNIERIE DE DÉTAIL, FORMATION ET AUTRES

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* APPEL DʼOFFRES Net IR N°06/DPM/2015 POUR LA FOURNITURE ET SERVICES DE :

1- TOURS HORIZONTAUX BI-BROCHES CN 2- SERVICES FORMATION ET AUTRES

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1- TRAITEMENTS THERMIQUES 2- SERVICES FORMATIONS ET AUTRES

que la date limite de dépôt des offres fixée initialement au 04/05/2016 est prorogée au 03/07/2016 à la même heure. Lʼouverture des plis en séance publique intervient à la même date à 10h au siège de lʼentreprise.

à la même date à 10h au siège de lʼentreprise. Félicitations A YACINE NAILI Toute la
Félicitations A YACINE NAILI Toute la famille Naïli exprime sa joie quant à la réussite
Félicitations
A YACINE
NAILI
Toute la
famille Naïli
exprime sa
joie quant à la
réussite de son
fils pour avoir
passé avec
succès,
l’examen de 6e année primaire.
Cet honorable résultat vient de
marquer le début d’un passage
souhaité à d’autres étapes jusqu’au
cycle secondaire
“Inch’Allah”.
Alef Mabrouk
BR20418
Remerciements Nous, Fatma-Zahra et Khalida, remer- cions tous ceux qui ont compati et parta- gé
Remerciements
Nous, Fatma-Zahra
et Khalida, remer-
cions tous ceux qui
ont compati et parta-
gé notre peine lors
de la maladie et du
décès de notre trop
chère mère, sœur,
cousine, tante, grand-
mère et voisine
NEFISSA MAADI
survenu à l’âge de 85 ans.
L’enterrement a eu lieu au cimetière de
Sidi Yahia le 7 juin 2016 lors de la prière
d’El Asr. Nous prions tous ceux qui l’ont
connue et aimée d’avoir une pieuse pensée
pour elle.
ABR43746
Félicitations Les familles Ouchen et Merabet sont très heureuses d’annoncer la réussite avec brio à
Félicitations
Les familles
Ouchen et
Merabet sont
très
heureuses
d’annoncer
la réussite
avec brio à
l’examen de fin du cycle primaire
de leur cher fils
OUCHEN MOHAMED
Bravo et à d’autres succès.
Félicitations de ta sœurs Lina,
ton père et ta mère.
ABR43751
Pensée Cher AMMOUCHE IMAD IDIR Il n’y a pas pire douleur que celle de perdre
Pensée
Cher
AMMOUCHE
IMAD IDIR
Il n’y a pas pire
douleur que celle de
perdre son enfant, tel
fut pour nous ce
funeste 15 juin 2014,
jour où tu es parti.
Nous avons eu le pri-
vilège de te connaître, mais t’oublier,
nous n’y arriverons jamais.
C’est la volonté de notre Seigneur et Maître.
Nous ne pouvons à présent que prier pour toi,
en ce divin mois, demandant au Bon Dieu de
t’accorder Son Pardon et t’accueillir en Son
Vaste Paradis. Que ceux et celles qui t’ont
connu aient une pieuse pensée à ta mémoire.
Ton père, ta mère, ta sœur, toute la famille
ainsi que tes amis
0523

18

Culture

Mercredi 15 juin 2016

LIBERTE

NUIT DU LIVRE À BÉJAÏA

Une activité dédiée au poète assassiné, Youcef Sebti

Les amoureux du livre sont conviés pour échanger des livres, des mots, des sourires, à la place de la liberté d’expression Saïd-Mekbel. Le rendez-vous a été fixé pour samedi, après la rupture du jeûne. Au-delà de l’échange de bouquins que l’on a lus et aimés, c’est une occasion de rendre hommage à un poète disparu, assassiné par la horde terroriste, Youcef Sebti.

D. R.
D. R.

Le poète Youcef Sebti, assassiné en 1993

L animateurs

es

de “Bruit des mots”, un espace de débat et d’échanges, organi- sent, samedi pro- chain, la nuit du livre.

Les amoureux du livre, de la bel- le poésie et des belles peintures ont été conviés pour échanger des livres, des mots, des sourires, à la place de la liberté d’expression Saïd-Mekbel. Le rendez-vous a été fixé pour après la rupture du jeû- ne. Au-delà de l’échange de bou- quins que l’on a lus et aimés, c’est une occasion de rendre hom- mage à un poète disparu, assassi- né par la horde terroriste, Youcef Sebti. Un ami de Béjaïa et des Bougiotes, qu’il avait l’habitude de visiter en été à l’occasion des “Poésiades”, aujourd’hui dispa- rues. En effet, Youcef Sebti était un poè- te, qui ne ratait pour rien au monde le festival national de poé- sie de Béjaïa ; en tant que membre de jury avec d’autres poètes, feu Tahar Djaout, Abdehamid La- ghouati, Djamel Amrani, Farid Mammeri, Samy Abtroun, Ah- med Oumaziz, Hadjira Oulbachir, Ahmed Azeggagh, Malek Houd, etc. Il venait décompresser mais aussi pour se rassurer : la relève est assurée. Les “Poésiades” permet-

taient aux poètes en herbe, en français, arabe (classique et dia- lectal) et bien évidemment en berbère, de venir clamer leur poé- sie en public et devant des poètes consacrés. La vie culturelle était animée même si les organisa- teurs étaient souvent sans le sou. L’organisation de ce festival dé- pendait de subventions de l’APW et de la direction de la jeunesse et sports, qui englobait alors la cul- ture. L’argent arrivait toujours avec plusieurs mois de retard. Et les pauvres animateurs étaient obligés sans cesse d’aller rassurer leurs créanciers. Pourtant, chaque année, l’expérience est renouvelée pour l’amour de l’art et de la poésie. Aussi, durant la Nuit du livre, beaucoup se remémore- ront, avec tristesse sans doute, feu Smaïl Oulebsir, le président de l’association, qui avait réussi à pé- renniser l’activité notamment après le départ de l’ancien prési- dent, Abdelaziz Yessad. Du temps a passé. Mais la relève est là. Sans grands moyens, les animateurs du Café littéraire, de Bruit des mots, de Ballade littéraire – quoique cet- te dernière se soit éclipsée ces der- niers mois – arrivent à maintenir un semblant d’activité. Ils ont rendu possible un espace de débat, souvent critique. Plus encore, on

se bouscule pour y être invité. Et c’est pour cette raison que Was- sila Tamzali n’a pas hésité une se- conde à dire oui à Noureddine Saïdi pour être présente samedi soir. Idem pour des auteurs de la région ou de passage, d’autant qu’il s’agit d’une Nuit du livre, dé- diée à Youcef Sebti.Pour rappel, il

a été assassiné dans la nuit du 27

au 28 décembre 1993. Il est né le 24 février 1943 à Boudious, près d’El-Milia, wilaya de Jijel. Le poè- te avait écrit notamment : “Je

suis né dans l’enfer, l’enfer est en moi, Je n’ai pas fait la guerre, elle m’a fait.” Des vers qui ne peuvent que le rapprocher de tous les Al- gériens, marqués par les souf- frances de la guerre d’indépen- dance. Aucune famille n’échappait

à la violence de la machine de

guerre coloniale. L’Algérie indé- pendante le hantait tout autant, écrira de lui un de ses amis : “II se peut que l’oued El-Kébir déborde, qu’il envahisse vallées et plaines, qu’il emporte chênes, oliviers, troncs, qu’il recouvre de sa boue les terres ; qu’il rejette de son ventre des poissons inertes.” Hormis le poète, nul ne peut identifier com- me lui les traumatismes de la co- lonisation et les ingrédients du mal-être des Algériens.

M. OUYOUGOUTE

IL ANIMERA DEUX SPECTACLES LES 16 ET 25 JUIN EN KABYLIE

Zedek Mouloud à la rencontre de son public

A u grand bonheur de ses fans, Zedek Mouloud sera de retour sur la scène ar- tistique locale. Même s’il est exclu du

programme d’animation conçu pour ce mois de Ramadhan, il part à la rencontre de son pu- blic loin des tintamarres officiels. À son ini- tiative et celle d’une boîte privée, il animera ainsi deux galas durant ce mois. Des spectacles nocturnes dont le premier est prévu le 16 juin à Azeffoun. Cette cité balnéaire accueillera, donc “le cise- leur des mots” sur sa plage en plein air à par- tir de 22h. Le second gala est programmé pour le 25 du même mois à Boudjima. Ce dernier marquera le 18 e anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounès. Un hommage au Rebelle que Zedek ne manquera pas de rendre à un autre artiste d’une grande dimension. Selon Zedek, les préparatifs vont bon train. Idem pour les répétitions que l’artiste a débutées depuis

quelques jours déjà. Les fans de l’artiste qui se rendront à Azeffoun comme à Boudjima se sont d’ores et déjà préparés pour rencontrer leur idole. Contacté par Liberté, Zedek Mou- loud s’est dit ravi de retrouver ses fans. “C’est toujours un énorme plaisir.” Pour lui, la ren- contre des fans “est le meilleur moment pour un artiste”. Il a assuré que l’organisation est confiée à des professionnels. “Les organisateurs s’attellent depuis plusieurs jours à mettre sur pied une équipe qui veille- ra au bon déroulement de la rencontre”, a ajou- té l’artiste qui a annoncé que durant le spec- tacle qui accueillera plusieurs familles, des sur- prises et pas des moindres attendent le public. “Hormis le fait que je vais interpréter tout ce que le public demandera, des chansons inédites seront au menu”, a-t-il dit, ajoutant que son nouvel album ne tardera pas à voir le jour.

M. M.

D. R.
D. R.

SOIRÉES RAMADHANESQUES À EL-TARF

Au menu : musique et poésie

L a commune de Besbès, dans la plaine ouest du chef-lieu de wilaya, organise le 16 juin une soirée artistique. Au cours de cette manifestation, plusieurs artistes locaux par-

ticiperont à ce spectacle concocté par la commission artistique de la commune. Cet événement aura lieu selon notre source à la bibliothèque municipale qui a reçu avant la saison estivale de notables amé- liorations grâce à l’injection d’une importante enveloppe fi- nancière. Par ailleurs, on apprend que dans la même journée une soirée poétique sera organisée par une association locale où des poètes se rallieront pour donner des lectures poétiques puisées de répertoires de grands poètes. Des universitaires ayant

manifesté leur participation à ces soirées artistiques donneront des conférences sur de nombreux thèmes. À signaler que dimanche, la commune d’El-Tarf a organisé au profit du public tarfinois une soirée musicale où des artistes de raï se sont succédé sur les planches de la bibliothèque na- tionale. Enfin, des manifestations culturelles sont program- mées en plein air dans les daïras de Dréan, d’El-Kala, de Ben M’hidi, du chef-lieu de wilaya. Au cours de cette année, de nom- breuses places publiques ont été concrétisées dans plusieurs chefs-lieux communaux. Elles permettront durant les trois mois de la saison estivale de combler un vide culturel dans lequel sont plongés les habitants

de cette contrée de l’arrière-pays depuis de nombreuses années. Depuis la création de la maison de la culture, la wilaya orga- nise uniquement les semaines culturelles et invite rarement les artistes durant la saison estivale. Les neuf autres mois de l’an- née, les localités de la wilaya connaissent une hibernation ar- tistique par manque de sérieuses prises en charge du côté cul- turel. Espérons qu’avec l’installation du nouveau directeur, El- Tarf sortira de sa léthargie culturelle qui aura duré pendant de longues années. À noter que la wilaya compte de nombreux ar- tistes, mais l’ensemble de leurs activités se font au théâtre de Annaba

TAHAR BOUDJEMAA

LIBERTE Mercredi 15 juin 2016 Chroniques ramadhanesques 19 L’AVÈNEMENT DE L’ISLAM AU MAGHREB De la

LIBERTE

Mercredi 15 juin 2016

Chroniques ramadhanesques

19

L’AVÈNEMENT DE L’ISLAM AU MAGHREB

De la tradition maghrébine religieuse : soufis, walis et zaouïas

8 e partie

A ussi loin que l'on puisse remon- ter dans l'histoire, cette terre al- gérienne conserve la mémoire d'une tradition mystique, issue de la tradition spirituelle du Coran et de la Sunna, qui s'ancre dans

des temps immémoriaux. En se référant à cer- taines études, dont celle précieuse de l’universi-

taire Abdelaziz Bou- chaib “Aperçus sur la littérature maghrébine

ancienne” (6) , la culture arabo-maghrébine usant de l'idiome arabe a vrai- semblablement commencé à se manifester, d’une manière générale, en Algérie au 2 e siècle de l’Hé- gire/8 e siècle, sous le règne des premiers kha- ridjites qui prennent comme capitales, tour à tour, Usaqâ dans les environs de Saïda, Timatlas, près de Ksar El-Boukhari dans l'Algérois, et enfin Qal'at Maghila Dalûl en Oranie. Deux émi- nents théologiens s'imposent en cette période dans les questions juridiques : le premier disciple d’Iqrima est un savant berbère selon Ibn Qilli- qân, le second il est cité par Abû Al Arabi dans son ouvrage sur les différentes catégories de sa- vants d'Afrique. Mais il faut attendre l'émergence des premières wilayates ou royaumes indépen- dants notamment à Tihert et à Kairouan, pour voir les premières manifestations effectives du mouvement littéraire spécifique maghrébin. Et à l'instar des œuvres de jurisprudence mu- sulmane et de commentaires du Coran, entre autres, qui se répandaient dans le Maghreb, une certaine littérature “soufie” allait également émerger parmi les couches populaires qui vouaient un grand respect et dévotion aux mys- tiques lettrés, ascètes (zouhäd), dévots (ubbâd) et autres croyants qui ont contribué à être les voix porteuses de l'esprit de l'islam à travers l'ensemble du Maghreb. Il faut dire que la propagation de l'idée de sainteté n'est pas