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Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA

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Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA

IFRS, UN UNIVERS D’OPPORTUNITES


L'avènement des normes internationales d’information financière (IFRS) a créé une certaine effervescence dans le monde comptable
et financier. Ainsi, depuis 2001, plus de 100 pays exigent ou permettent l’utilisation des IFRS et les autres pays d’importance
(Argentine, Canada, Etats-Unis, Inde, Japon<) qui ne se sont pas encore mis au diapason, ont établi des échéanciers en vue de la
convergence ou l’adoption des IFRS. L'Afrique qui essaie continuellement de se mettre au même niveau que les autres pays entre
dans la danse et commence à manifester un intérêt croissant pour ces normes.

Avant de céder au charme de la nouveauté, il convient néanmoins de se poser les quelques questions suivantes : existent-ils de
réelles différences entre les IFRS et le système comptable des pays francophones de l’Afrique de l’ouest et de l’Afrique Centrale
(SYSCOHADA), puisque ce système initialement considéré comme une révolution a essayé de gommer, à la fois, les faiblesses de la
doctrine comptable française et celles de la doctrine comptable anglophone ? Quelles opportunités offrent la convergence ou
l’adoption du référentiel IFRS ?

La réponse à la première question est assez simple, la nouveauté est partout ! Contrairement aux normes SYSCOHADA, les normes
IFRS n’ont cessé d’évoluer sous l’influence grandissante des Etats-Unis et tout récemment en réaction à la crise financière. Par
ailleurs, elles reposent sur une philosophie et une logique différentes. Les IFRS modifient, pour ne pas dire révolutionnent, la
manière dont les entreprises se repèrent. Les différences portent notamment sur : les méthodes de comptabilisation (chiffres
d’affaires, actifs, passifs, engagements hors bilan<), les modes d’évaluation (amortissements, dépréciations<), les charges à prendre
en considération (frais d’émission d’emprunts, entretien et grosses réparations<), la présentation et même le vocabulaire. Au coût
historique, c’est-à-dire le coût d’un bien à sa date d’acquisition, est substituée la juste valeur, l’analyse juridique des opérations
s’efface derrière leur analyse économique, le bilan l’emporte sur le compte de résultat.

La convergence vers les IFRS offre l’opportunité de mettre en avant l’expertise africaine qui est jusqu’ici méconnue du monde anglo-
saxon. En effet, certaines dispositions originales du SYSCOHADA (compte de résultat normé indiquant les soldes intermédiaires de
gestion, application restrictive du modèle de la juste valeur aux seules immobilisations corporelles dans le cadre d’une réévaluation
agréée par l’autorité compétente<) apparaissent bien adaptées au cas des PME et pourraient donc être reprises dans les IFRS/PME.

A l’heure des délocalisations de certaines activités (sites de production, centre d’appels, gestion et maintenance des systèmes
informatiques) vers des pays à faible coût de main d’œuvre par la plupart des grands groupes, les économies des états-membres de
l’OHADA pourraient tirer leur épingle en formant au plus tôt les jeunes africains aux IFRS. Le but étant de bâtir dans nos pays des
centres de compétence, à l’image de ce que l’informatique représente pour l’Inde, afin d’attirer ces multinationales.

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CONVERGENCE, UN MOUVEMENT MONDIAL


La figure, ci-dessous, montre le niveau actuel d'adoption des IFRS dans le monde. Les zones en bleu représentent les pays qui
exigent ou permettent les IFRS. Les zones en gris sont les pays qui ont soit entamé un processus de convergence avec l’International
Accounting Standards Board (IASB), soit sont en train d’adopter les IFRS.

Adoption des IFRS dans les 10 Premières


places financières mondiales
Etats-Unis Plan d’adoption proposé
Japon Plan d’adoption proposé
Royaume - Uni IFRS
France IFRS
Canada Conversion en cours
Allemagne IFRS
Hong Kong IFRS
Espagne IFRS
Suisse IFRS ou US GAAP
Australie IFRS

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SE FORMER POUR MIEUX COMPRENDRE. MIEUX COMPRENDRE, POUR MIEUX AGIR


L’objectif de cette publication est de présenter les principales zones de divergences entre les normes IFRS applicables au 31 décembre
2009 et les normes SYSCOHADA. Il ne s’agit pas de faire un inventaire exhaustif des différences existantes, mais de proposer un
point de départ aux praticiens et étudiants africains francophones, qui sont de plus en plus nombreux à s’interroger sur les IFRS et
leur impact potentiel sur les règles et pratiques comptables applicables dans les pays membres de l’OHADA. De ce fait, il ne se
substitue en aucun cas à une lecture approfondie des textes respectifs.

En outre, nous avons volontairement décidé de ne pas aborder les points comptables spécifiques à certaines industries (Agriculture,
Energie, Exploration & Production Pétrolière, Télécoms) fortement représentées dans les pays africains. A titre d’exemple, ces
difficultés portent sur : la comptabilisation des actifs et la détermination du résultat dans le cadre de contrat de concession de
services publics, la comptabilisation des dépenses d’exploration et d’évaluation de ressources minières et pétrolières, la
comptabilisation des produits dans le cadre de contrat de vente qui comporte la délivrance concomitante d’un matériel et la
prestation de services pour un prix de vente unique<. Cette décision est en ligne avec la philosophie même de l’IASB. En effet, pour
que les normes internationales soient applicables dans tous les pays, il fallait qu’elles ne tiennent pas compte ni des différences
nationales, en matière de droit commercial, de droit social, droit fiscal, ni des différences sectorielles.

L’exposé est découpé en six parties. La première partie présente les différents organes et de l’IASB et leurs rôles respectifs. La
deuxième partie traite des différences –parfois très subtiles dont les impacts sont néanmoins significatifs lors de l’établissement des
états financiers- entre le cadre conceptuel des IFRS et celui du SYSCOHADA. La troisième partie s’attarde sur les divergences
relatives à la comptabilisation des produits et des charges, la quatrième partie fait le tour sur la comptabilisation et l’évaluation des
éléments du bilan. La cinquième partie traite des points propres à la préparation de comptes consolidés, tandis que la sixième partie
porte sur les différences liées à la présentation des états financiers annuels.

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PRESENTATION DE L’IASB
La structure organisationnelle de l'IASB comprend un organe de surveillance (l’International Accounting Standards Committee Foundation ou IASCF),
une instance interprétative (l’International Financial Reporting Interpretations Committee ou IFRIC), un organe de conseil (le Standards Advisory
Council ou SAC) et enfin, l'instance normalisatrice (l’IASB). Les principaux rôles de chacun des organes sont présentés dans les tableaux suivants:

Nom Rôle Composition Normes /


Interprétations
IASCF Entité mère de l'IASB, de l'IFRIC et du SAC. Elle a été créée en février 2001, 22 trustees nommés pour une AUCUNE
sous la forme d'une entité à but non lucratif enregistrée dans l'Etat du durée de 3 ans, renouvelable
Delaware (USA). Ses membres (les trustees) sont notamment chargés : une fois.
• de revoir chaque année la stratégie de l'IASB et d'évaluer son efficacité ;
• d’approuver le budget de l'IASB et d’assurer son financement ; Le président est élu en leur
• d’étudier les questions stratégiques générales qui concernent les normes sein. Ils sont rémunérés par
comptables internationales l'IASCF et se réunissent au
• de promouvoir l'IASB et son travail ; moins deux fois par an.
• de définir l'organisation et les procédures de fonctionnement de l'IASB,
de l'IFRIC et du SAC.

IASB • Elabore les normes comptables internationales depuis le 1er avril 2001. 16 membres, dont 3 au plus 8 IFRS et 30 IAS (*)
• Approuve les interprétations préparées par l'IFRIC. peuvent travailler à temps
partiel, nommés pour une
période de 5 ans, renouvelable
une fois.

Les membres du board sont


recrutés sur la base de leur
compétence professionnelle et
de leur expérience pratique.

(*) Les International Accounting Standards (IAS) sont les normes publiées avant le 1er avril 2001.

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Nom Rôle Composition Normes /


Interpretations
IFRIC A pour rôle de promouvoir l'application rigoureuse et uniforme des 14 membres votants, en sus du 17 IFRIC et 11 SIC
IAS/IFRS en fournissant des commentaires sur: président qui ne détient aucun droit (**)
de vote et de deux observateurs. Les
• les questions de reporting financier nouvellement identifiées qui n'ont membres votants sont nommés par
pas été spécifiquement traitées dans les IFRS ; les trustees pour un mandat fixe
• les questions qui donnent lieu ou qui pourraient donner lieu à des pouvant aller jusqu'à 3 ans,
interprétations non satisfaisantes ou contradictoires. renouvelable.

Aider l'IASB à assurer la convergence internationale des normes Ils sont choisis pour leur capacité à se
comptables en coopérant avec des groupes similaires patronnés par des tenir au courant des questions
normalisateurs comptables nationaux. actuelles et pour leur compétence
technique à les résoudre. Ils ne sont
pas salariés.

SAC A pour objectif de permettre à des organismes ou à des particuliers qui Une quarantaine de membres AUCUNE
s'intéressent à l’information financière internationale de s'associer à son nommés pour un terme de trois ans,
processus de normalisation. Les responsabilités de ce comité sont : renouvelable.

• de conseiller l’IASB sur son programme de travail et les travaux D’origine et de formation diverses,
prioritaires ; recrutés pour leur compétence
• d’informer l’IASB des avis que les organisations et les particuliers ont professionnelle. Ils ne sont pas
adressés au SAC sur les principaux projets de normalisation ; rémunérés.
• de conseiller, d’une manière générale, l’IASB et les trustees de l'IASCF.
3 postes d'observateurs ont été
L'IASB est tenu de consulter préalablement le SAC sur tous ses projets accordés à la Commission
principaux. Le SAC rend compte de ses travaux auprès de l’IASB au Européenne, à l'Agence Japonaise des
moins trois fois par an, lors de réunions en principe ouvertes au public. Services Financiers et à la SEC
(Security and Exchange Commission).

(**) Interpretations publiées jusqu'en mars 2002 par le SIC (Standing Interpretations Committee).

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CADRE CONCEPTUEL

Sujet IFRS SYSCOHADA


Objectifs des états L'objectif des états financiers est de fournir une Les états financiers forment un tout indissociable et
financiers information sur la situation financière, la performance et décrivent de façon régulière et sincère les événements,
les variations de la situation financière d'une entreprise, opérations et situations de l’exercice pour donner une image
qui soit utile à un large éventail d'utilisateurs pour fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat
prendre des décisions économiques. de l’entreprise.

Durée de l’exercice Une entité doit présenter un jeu complet d'états financiers Période de 12 mois, appelée exercice, qui coïncide avec
comptable au minimum une fois par an, sans que cela ne coïncide l’année civile.
obligatoirement avec l’année civile.
Obligation de Les obligations de présentation des états financiers sont Les états financiers annuels sont obligatoires, en tout ou en
présentation des états identiques (contenu et format) indépendamment de la partie, en fonction de la taille des entreprises appréciée
financiers taille de l’entreprise. selon des critères relatifs au chiffre d’affaires de l’exercice.

Toute entreprise est, sauf exception liée à sa taille, soumise


au “ Système normal ” de présentation des états financiers et
de tenue des comptes. Toutefois, si le chiffre d’affaires ne
dépasse pas 100.000.000 de francs CFA, l’entreprise peut
utiliser le “ système allégé ”.
Qualités de L'information possède la qualité de pertinence lorsqu'elle Pas de concept similaire
l’information influence les décisions économiques des utilisateurs en les
financière aidant à évaluer des événements passés, présents ou
futurs ou en confirmant ou corrigeant leurs évaluations
passées.
Pour satisfaire à la finalité d'image fidèle du patrimoine, Concept similaire. Néanmoins, en raison des difficultés
de la situation financière, priorité doit être donnée à la d'application de ce principe liées à l'analyse juridique et
réalité économique sur la forme ou l'apparence juridique économique des contrats, le SYSCOHADA prévoit les cas
dans l'établissement des états financiers. L'application de d'application limitatifs.
ce principe conduit par exemple à inscrire, à l'actif du
bilan certains biens pris en location.

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Sujet IFRS SYSCOHADA


Composition des états Un jeu états financiers complet comprend : Les états financiers complets comprennent :
financiers • un état de situation financière à la fin de la période; • le bilan ;
• un état du résultat global de la période; • le compte de résultat ;
• un état des variations de capitaux propres de la période; • le tableau financier de ressources et des emplois ;
• un tableau de flux de trésorerie de la période; • l’état annexé (qui inclut notamment un un état des
•des notes, contenant un résumé des principales variations de capitaux propres de la période et un tableau
méthodes comptables et autres informations explicatives. de variation du périmètre - comptes consolidés uniquement)
• un état supplémentaire statistique (comptes sociaux
uniquement).

Définitions des Un passif est une obligation actuelle de l'entreprise Tout élément du patrimoine ayant une valeur économique
éléments des états résultant d'événements passés et dont l'extinction devrait négative pour l'entité est considéré comme un élément du
financiers se traduire pour l'entreprise par une sortie de ressources passif.
représentatives d'avantages économiques.

Les produits sont les accroissements d'avantages Sommes ou valeurs reçues ou à recevoir :
économiques au cours de l'exercice, sous forme d'entrées • soit en contrepartie de la fourniture par l'entreprise de
ou d'accroissements d'actifs, ou de diminutions de passifs biens, travaux, services, ainsi que des avantages qu'elle a
qui ont pour résultat l'augmentation des capitaux propres consentis ;
autres que les augmentations provenant des apports des • soit en vertu d'une obligation légale existant à la charge
participants aux capitaux propres. d'un tiers ;
• soit exceptionnellement sans contrepartie.

les charges sont des diminutions d'avantages Emplois définitifs ou consommations de valeurs décaissées
économiques au cours de l'exercice sous forme de sorties ou à décaisser par l'entreprise :
ou de diminutions d'actifs, ou de survenance de passifs • soit en contrepartie de marchandises,
qui ont pour résultat de diminuer les capitaux propres approvisionnements, travaux et services consommés par
autrement que par des distributions aux participants aux l'entreprise, ainsi que des avantages qui leur ont été
capitaux propres. consentis;
• soit en vertu d'une obligation légale que l'entreprise doit
remplir ;
• soit exceptionnellement, sans contrepartie directe.

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Sujet IFRS SYSCOHADA


Règles de Un article qui satisfait à la définition d'un élément doit Pas de règles de comptabilisation explicitées de façon
comptabilisation être comptabilisé si : similaire.
(reconnaissance) des • il est probable que tout avantage économique futur qui
éléments des états lui est lié ira à l'entreprise ou en proviendra ;
financiers • et l'article a un coût ou une valeur qui peut être évalué
de façon fiable.

Un article qui possède les caractéristiques essentielles d'un


élément mais qui ne satisfait pas aux critères de
comptabilisation peut néanmoins mériter une information
dans les notes annexes, textes explicatifs ou tableaux
supplémentaires.

Principes d’évaluation La détermination de la ou les convention(s) appropriée(s) La méthode d’évaluation des éléments inscrits en
d'évaluation est laissée aux préparateurs des états comptabilité est fondée sur la convention du coût historique
financiers qui peuvent choisir une ou plusieurs et sur l’application des principes généraux de prudence et
conventions parmi les suivantes : de continuité de l’exploitation.
• le coût historique ;
• le coût actuel ; Cependant, il peut être procédé à la réévaluation des
• la valeur de réalisation ou de règlement ; éléments dans des conditions fixées par les autorités
• la valeur actuelle (valeur actualisée des entrées ou des compétentes, et dans le respect de certaines dispositions.
sorties nettes futures de trésorerie).

` Cadre Conceptuel Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des


En Savoir Plus IAS 1 Présentation des états financiers comptabilités des entreprises
IAS 8 Méthodes comptables, changements d'estimations • Titre I-Chap.1 : Dispositions Générales
comptables et erreurs • Annexe, Chapitre 7 - Terminologie

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COMPTABILISATION DES PRODUITS & CHARGES

Sujet IFRS SYSCOHADA


Reconnaissance du Nécessite de procéder à une analyse en substance des La date de comptabilisation des biens correspond à la livraison
chiffre d’affaires- Vente conditions de la vente afin de déterminer si les conditions et à la facturation desdits bien. Le transfert de propriété
de marchandises avec de reconnaissance sont bien remplies, à savoir : s'effectue généralement au moment de l'individualisation de la
clause de réserve de • l'entité a transféré à l'acheteur les risques et avantages production du bien. Fiscalement, le résultat est réputé réalisé au
propriété et/ou vente à importants inhérents à la propriété des biens ; moment de la livraison, peu importe que les versements soient
réméré • l'entité ne continue ni à être impliquée dans la gestion, déjà effectués ou non :
telle qu'elle incombe normalement au propriétaire, ni dans
le contrôle effectif des biens cédés ; • clause suspensive : malgré l'existence de telle clause,
• le montant des produits des activités ordinaires peut l’opération est enregistrée comme une vente ordinaire et en
être évalué de façon fiable ; produit tous les effets ;
• il est probable que des avantages économiques associés • les ventes à réméré sont à comptabiliser en produit car elles
à la transaction iront à l'entité ; et sont traitées comme des ventes ordinaires, sauf cas de clauses
• les coûts encourus ou à encourir concernant la spécifiques.
transaction peuvent être évalués de façon fiable.

Reconnaissance du Lorsque le résultat d'un contrat de construction peut être Trois méthodes de prise en compte des résultats sur les
chiffre d’affaires- estimé de façon fiable, les produits du contrat et les coûts opérations relatives à des contrats pluri-exercices peuvent être
Contrats pluriannuels du contrat associés au contrat doivent être comptabilisés pratiquées:
respectivement en produits et en charges en fonction du
degré d'avancement de l'activité du contrat à la date de • la méthode à l'achèvement (prise en compte du résultat total
clôture. de l'opération au cours de l'exercice de terminaison);
• la méthode à l'avancement (prise en compte du résultat au fur
Si le résultat ne peut être estimé de façon fiable, les et à mesure des exercices d'exécution);
produits ne doivent être comptabilisés que dans la limite • la méthode du bénéfice partiel à l'inventaire (prise en compte
des coûts du contrat qui ont été encourus et qui seront du bénéfice partiel en fin d'exercice seulement, si le contrat
probablement recouvrables ; et les coûts du contrat global prévisionnellement bénéficiaire).
doivent être comptabilisés en charges de la période au
cours de laquelle ils sont encourus.

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Sujet IFRS SYSCOHADA


Actualisation des Lorsque l'entrée de trésorerie est différée, la juste valeur Pas de disposition similaire.
produits de la contrepartie peut être inférieure au montant nominal
de la trésorerie reçue ou à recevoir. Par exemple, un crédit
sans intérêt consenti à l'acheteur ou l’acceptation d’un
effet à recevoir porteur d'un taux d'intérêt inférieur à celui
du marché à titre de contrepartie de la vente de biens.

Lorsque l'accord constitue effectivement une transaction


de financement, la juste valeur de la contrepartie est
déterminée en actualisant l'ensemble des recettes futures
au moyen d'un taux d'intérêt implicite.

Subvention Les subventions liées à des actifs, y compris les Il s'agit d'un accroissement des capitaux propres à la date
d’investissement - subventions non monétaires évaluées à la juste valeur, d'octroi de la subvention (crédit du compte 14) avec :
Comptabilisation doivent être présentées au bilan soit en produits différés, • un amortissement du bien sur sa durée de vie utile et pour sa
soit en déduisant la subvention pour arriver à la valeur valeur d'entrée, sans réduction de coût du fait de la subvention ;
comptable de l'actif. • une reprise du montant de la subvention au fur et à mesure de
l'exécution du plan d'amortissement du bien. Chaque année, la
reprise est égale au montant de la dotation aux amortissements
pratiquée pour le bien, multipliée par le rapport existant entre le
montant de la subvention et la valeur d'entrée de
l'immobilisation.

Charges immobilisées Les charges immobilisées ne répondent pas à la définition Les charges immobilisées figurent au bilan et sont présentées
(frais d’établissement et d’un actif et sont passées en résultat au cours de l’exercice distinctement des autres immobilisations incorporelles ayant
charges à repartir sur ou elles sont encourues. une valeur économique. Leur répartition sur plusieurs exercices
plusieurs exercices) s'effectue par amortissements directs (compte sociaux).

Elles constituent des actifs sans valeur et sont rapportées au


compte de résultat lors de la préparation des comptes
consolidés.

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Sujet IFRS SYSCOHADA


Rabais commerciaux, Les rabais commerciaux, remises et autres éléments Les escomptes de règlement sont des réductions du montant à
remises et autres similaires (y compris ristournes et escomptes sur ou hors payer d'une dette accordée par un créancier à son débiteur qui
éléments similaires factures) sont déduits pour déterminer les coûts acquitte sa dette avant l'échéance normale ou qui règle au
d’acquisition des stocks. comptant sans recourir au délai de paiement habituel.
L'OHADA impose donc la comptabilisation de ces escomptes de
règlement en produits financiers.

Paiement fondé sur des Une entité doit comptabiliser les biens ou services reçus Pas de disposition similaire.
actions ou acquis dans le cadre d'une transaction dont le paiement
est fondé sur des actions, au moment où elle obtient les
biens ou au fur et à mesure qu'elle reçoit les services.

L'entité doit comptabiliser en contrepartie soit une


augmentation de ses capitaux propres (si les biens ou
services reçus ont réglés en instruments de capitaux
propres), soit un passif (si les biens ou services acquis
dans le cadre de la transaction dont le paiement est fondé
sur des actions et qui est réglée en trésorerie).

Lorsque les biens ou services reçus ou acquis dans le


cadre d'une transaction dont le paiement est fondé sur des
actions ne remplissent pas les conditions de
comptabilisation en tant qu'actifs, ils doivent être
comptabilisés en charges.

IAS 11 Contrats de construction Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des


En Savoir Plus IAS 18 Produits des activités ordinaires comptabilités des entreprises
IAS 20 Comptabilisation des subventions publiques et • Titre I- Chap. 4 : Règles d’évaluation et de détermination du
informations à fournir sur l'aide publique résultat
IAS 38 Immobilisations incorporelles • Annexe, Chapitre 2: Contenu et fonctionnement des comptes
IFRS 2 Paiement fondé sur des actions • Annexe, Chapitre 6 : Opérations Spécifiques

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COMPTABILISATION & EVALUATION DES ELEMENTS DU BILAN - ACTIF

Sujet IFRS SYSCOHADA


Immobilisations Le coût d'une immobilisation corporelle comprend : Pour les biens achetés à des tiers, le coût d'acquisition se définit
Corporelles - Eléments • son prix d’achat, y compris les droits de douane et les comme la somme :
du coût taxes non remboursables, après déduction des remises et • du prix d'achat convenu, c'est à dire le montant définitif
rabais commerciaux ; résultant de l'accord des parties, à la date de l'opération, majoré
• tout coût directement attribuable au transfert de l’actif des impôts, taxes et droits non récupérables ;
jusqu’à son lieu d’exploitation et à sa mise en état pour • des frais accessoires liés à l'acquisition du bien ou à sa mise en
permettre son exploitation de la manière prévue par la état d'utilisation ou à son entrée en magasin.
direction ;
• l’estimation initiale des coûts relatifs au démantèlement
et à l’enlèvement de l’immobilisation et à la remise en état
du site sur lequel elle est située.

Immobilisations Le coût d’une immobilisation corporelle est le prix Pas de disposition similaire.
Corporelles – Paiement comptant équivalent à la date de comptabilisation. Si le
différé règlement est différé au-delà des conditions habituelles de
crédit, la différence entre le prix comptant équivalent et le
total des règlements est comptabilisé en charges
financières sur la période de crédit, à moins qu’elle ne soit
incorporée dans le coût de l’actif.

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Sujet IFRS SYSCOHADA


Immobilisations Une entité comptabilise dans la valeur comptable d'une Une entité comptabilise une Provision au titre des frais de
Corporelles – Grosses immobilisation corporelle le coût d'un remplacement grosses réparations à engager dans les conditions suivantes :
réparations & révisions partiel au moment où ce coût est encouru, si les critères de • elle doit couvrir des charges importantes qui ne présentent pas
comptabilisation sont satisfaits. un caractère annuel et ne peuvent être assimilées à des frais
courants d'entretien et de réparation ;
La poursuite de l’exploitation d’une immobilisation • elle doit faire l'objet, dès l'acquisition du bien, d'une
corporelle peut être soumise à la condition de la programmation en fonction de la durée de vie de ce bien,
réalisation régulière d’inspections majeures destinées à compte tenu des grosses réparations envisagées.
identifier d’éventuelles défaillances, avec ou sans
remplacement de pièces. Lorsqu’une inspection majeure
est réalisée, son coût est comptabilisé dans la valeur
comptable de l’immobilisation corporelle à titre de
remplacement, si les critères de comptabilisation sont
satisfaits. Toute valeur comptable résiduelle du coût de la
précédente inspection (distincte des pièces physiques) est
décomptabilisée.

Immobilisations Une entité doit choisir entre le modèle du coût et le La méthode d’évaluation des éléments inscrits en comptabilité
Corporelles – modèle de la réévaluation; et appliquer la méthode est fondée sur la convention du coût historique et sur
Evaluation après retenue à l’ensemble d’une catégorie d’immobilisations l’application des principes généraux de prudence et de
comptabilisation corporelles. continuité de l’exploitation. Cependant, il peut être procédé à la
réévaluation des éléments dans des conditions fixées par les
Le modèle de la réévaluation prévoit qu’après autorités compétentes, et dans le respect de certaines
comptabilisation initiale, une immobilisation corporelle dispositions.
dont la juste valeur peut être évaluée de manière fiable
doit être comptabilisée à son montant réévalué (sa juste
valeur à la date de la réévaluation, diminuée du cumul
des amortissements ultérieurs et du cumul de pertes de
valeurs ultérieures). Les réévaluations doivent être
effectuées avec une régularité suffisante pour que la
valeur comptable ne diffère pas de façon significative de
celle qui aurait été déterminée en utilisant la juste valeur à
la date de clôture.

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Sujet IFRS SYSCOHADA


Immobilisations Un contrat de location-financement est un contrat de Le SYSCOHADA limite le retraitement aux seuls contrats de
Corporelles – Contrats location ayant pour effet de transférer au preneur la quasi- credit-baux qui excèdent un certain seuil (immobilisations dont
de location- totalité des risques et avantages inhérents à la propriété la valeur d'entrée excède 5 % du total brut des immobilisations).
financement d’un actif. Le transfert de propriété peut intervenir ou
non, in fine. Qu'un contrat de location soit un contrat de Le crédit-bail est un contrat de location d'un bien meuble ou
location-financement ou un contrat de location simple immeuble, corporel ou incorporel, assorti d'une possibilité de
dépend de la réalité de la transaction plutôt que de la rachat par le locataire à certaines dates et en particulier à la fin
forme du contrat. du contrat. Il est enregistré, ab initio, comme location, puis
retraité en fin d'exercice comme l’acquisition d'une
Au début de la période de location, les preneurs doivent immobilisation assortie d'un emprunt de même montant.
comptabiliser les contrats de location-financement à l’actif
et au passif de leur bilan pour des montants égaux à la Le retraitement qu'implique la solution fournie a été limité au
juste valeur du bien loué ou, si celle-ci est inférieure, à la cas des contrats de crédit-bail en supposant à priori
valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la (présomption non irréfragable) que tout contrat de crédit-bail est
location déterminée, chacune au commencement du un contrat de location-financement.
contrat de location.

Amortissement – Base Une entité doit ventiler le montant initialement Pas de disposition similaire.
(« approche par comptabilisé pour une immobilisation corporelle entre les
composant ») différents composants ses significatifs et amortir
séparément chacun de ces composants.

Amortissement – Le mode d’amortissement appliqué à un actif doit être Le SYSCOHADA énonce que toute modification significative
Revue annuelle des examiné au moins à la fin de chaque période annuelle. dans l’environnement juridique, technique, économique de
méthodes l’entreprise et dans les conditions d’utilisation du bien est
susceptible d’entraîner la révision du plan d’amortissement en
cours d’exécution. Cependant, il n’y a pas d’obligation de
révision annuelle telle que prévue par les IFRS.

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Sujet IFRS SYSCOHADA


Immobilisations La perte de valeur correspond au montant pour lequel la A la clôture de chaque exercice, l’entreprise doit procéder au
Corporelles – Calcul de valeur comptable d'un actif excède sa valeur recouvrable. recensement et à l’évaluation de ses biens, créances et dettes à
la perte de valeur leur valeur effective du moment, dite valeur actuelle.
La valeur recouvrable d'un actif est la valeur la plus
élevée entre sa juste valeur diminuée des coûts de la vente La valeur actuelle est une valeur d’estimation du moment qui
et sa valeur d'utilité (somme actualisée des flux de s’apprécie en fonction du marché et de l’utilité de l’élément pour
trésorerie futurs susceptibles de découler d'un actif). l’entreprise.

L’utilité de l’élément pour l’entreprise est à déterminer dans le


cadre de la continuité de l’exploitation ou d’utilisation, ou, le cas
échéant, dans l’hypothèse de non-continuité.

Immobilisations de Bien immobilier détenu par le propriétaire ou par le Pas de disposition similaire. Les immobilisations de cette nature
Placement – Définition preneur (dans le cadre d'un contrat de location- sont donc soumises aux mêmes règles de comptabilisation et
& Evaluation financement), pour en retirer des loyers et/ou pour d’évaluation que les autres immobilisations corporelles.
valoriser le capital plutôt que pour :
• l’utiliser dans la production ou la fourniture de biens ou
de services ou à des fins administratives ; ou
• le vendre dans le cadre de l’activité ordinaire.

Une entité doit choisir entre le modèle de la juste valeur et


le modèle du coût, et doit appliquer la méthode retenue à
tous ses immeubles de placement.

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Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA

Sujet IFRS SYSCOHADA


Actifs Biologiques Un actif biologique doit être évalué lors de la Les biens vivants sont évalués à leur coût d'acquisition (biens
(immobilisations comptabilisation initiale et à chaque date de clôture à sa acquis), leur coût de production (biens produits) ou leur valeur
animales et agricoles) - juste valeur diminuée des frais estimés du point de vente, actuelle (biens acquis à titre gratuit ou par échange).
Evaluation sauf lorsque la juste valeur ne peut être déterminée de
façon fiable. Le coût de production est déterminé par la comptabilité
analytique de gestion, ou, à défaut, par des procédés
Si tel est le cas, cet actif biologique doit être évalué à son statistiques. Exceptionnellement, si on ne peut recourir à ces
coût diminué du cumul des amortissements et du cumul méthodes, les biens vivants sont évalués à partir du cours du
des pertes de valeur. jour de clôture de l'exercice, sous déduction de la marge de
l'entreprise sur ces catégories de biens.

Immobilisation A la date d'acquisition, un acquéreur comptabilise Pas de disposition similaire.


Incorporelle –Acquise séparément du goodwill (écart d’acquisition) les
lors d’un immobilisations incorporelles de l'entreprise acquise si :
regroupement • elles satisfont à la définition d'un actif; et
d’entreprises • elles sont identifiables, c'est-à-dire est séparables ou
résultent de droits contractuels ou autres droits légaux.

Immobilisation Une entité doit choisir entre le modèle du coût et le La méthode d’évaluation des éléments inscrits en comptabilité
Incorporelle - modèle de la réévaluation; elle doit appliquer la méthode est fondée sur la convention du coût historique et sur
Evaluation après retenue à l’ensemble d’une même catégorie l’application des principes généraux de prudence et de
comptabilisation d’immobilisations incorporelles. Après comptabilisation continuité de l’exploitation. Cependant, il peut être procédé à la
initiale, une immobilisation incorporelle doit être réévaluation des éléments dans des conditions fixées par les
comptabilisée pour son montant réévalué correspondant à autorités compétentes, et dans le respect de certaines
sa juste valeur à la date de la réévaluation, diminué du dispositions.
cumul des amortissements ultérieurs et du cumul des
pertes de valeur ultérieures.

La juste valeur doit être déterminée par référence à un


marché actif (cas extrêmement rare).

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Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA

Sujet IFRS SYSCOHADA


Immobilisation Le montant amortissable d'une immobilisation L'amortissement des frais de R&D. immobilisés est étalé, en
Incorporelle à durée incorporelle à durée d'utilité finie doit être réparti principe, sur une durée ne dépassant pas cinq ans. Pour des
d’utilité finie - Mode & systématiquement sur sa durée d'utilité. projets particuliers, il est admis, à titre exceptionnel, de retenir
Durée d’amortissement une durée d'amortissement plus longue, sans toutefois dépasser
Le mode d'amortissement utilisé doit refléter le rythme la durée d'utilisation de l'actif considéré, à condition d'apporter
selon lequel l'entité prévoit de consommer les avantages la justification de cette mesure dérogatoire.
économiques futurs liés à l'actif. Si ce rythme ne peut être
déterminé de façon fiable, le mode d'amortissement En application du principe de prudence, les amortissements
linéaire doit être appliqué. successifs ne peuvent être inférieurs à l'amortissement linéaire
sauf en fin de période d'amortissement (conséquence d'un
amortissement initial plus sévère).

Immobilisation Une immobilisation incorporelle est considérée comme Pas de disposition similaire.
Incorporelle à durée ayant une durée d'utilité indéterminée lorsque, sur la base
d’utilité indéterminée - d'une analyse de tous les facteurs pertinents, il n'y a pas
Définition & de limite prévisible à la période au cours de laquelle on
Evaluation ultérieure s'attend à ce que l'actif génère pour l'entité des entrées
nettes de trésorerie.

Elle ne doit pas être amortie, mais faire l’objet de test de


dépréciation en comparant sa valeur recouvrable à sa
valeur comptable :
• annuellement; et
• chaque fois qu'il y a une indication que l'immobilisation
incorporelle peut s'être dépréciée.

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Sujet IFRS SYSCOHADA


Actif Financier - Après leur comptabilisation initiale, une entité doit A la clôture de chaque exercice, l’entreprise doit procéder au
Evaluation ultérieure évaluer les actifs financiers, y compris les dérivés qui recensement et à l’évaluation de ses biens, créances et dettes à
constituent des actifs, à leur juste valeur, sans aucune leur valeur effective du moment, dite valeur actuelle.
déduction au titre des coûts de transaction qui peuvent
être encourus lors de leur vente ou d'une autre forme de La valeur actuelle est une valeur d’estimation du moment qui
sortie, sauf en ce qui concerne les actifs suivants : s’apprécie en fonction du marché et de l’utilité de l’élément pour
l’entreprise.
• les prêts et créances doivent être évalués au coût amorti
en utilisant la méthode du taux d'intérêt effectif ;
• les placements détenus jusqu'à leur échéance doivent
être évalués au coût amorti en utilisant la méthode du
taux d'intérêt effectif;
• les placements dans des instruments de capitaux
propres qui n'ont pas de prix coté sur un marché actif et
dont la juste valeur ne peut être évaluée de manière fiable,
ainsi que les instruments dérivés liés à ces instruments de
capitaux propres non cotés et qui doivent être réglés par
remise de tels instruments, doivent être évalués au coût.

IAS 16 Immobilisations corporelles Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des


En Savoir Plus IAS 17 Contrats de location comptabilités des entreprises
IAS 36 Dépréciation d’actifs • Titre I- Chap. 1: Dispositions Générales
IAS 38 Immobilisation incorporelles • Titre I- Chap. 4 : Règles d’évaluation et de détermination du
IAS 39 Instruments financiers : comptabilisation et résultat
évaluation • Annexe, Chapitre 2: Contenu et fonctionnement des comptes
IAS 40 Immeubles de placement • Annexe, Chapitre 6 : Opérations Spécifiques
IAS 41 Agriculture
IFRIC 4 Déterminer si un accord contient un contrat de
location

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COMPTABILISATION & EVALUATION DES ELEMENTS DU BILAN - PASSIF

Sujet IFRS SYSCOHADA


Capitaux propres - Les actions propres ou titres d'autocontrôle, c'est-à-dire les Les actions propres sont portées distinctement en diminution
Actions propres titres représentatifs du capital de la société consolidante, des capitaux propres consolidés uniquement lorsque ces titres
sont portés distinctement en diminution des capitaux sont détenus par les sociétés consolidées en tant que titres
propres consolidés dans tous les cas. Par ailleurs, aucun immobilisés. Ils sont maintenus dans l'actif lorsqu'ils sont
gain ou perte n’est reconnu en résultat en cas de cession, détenus en tant que titres de placement.
émission ou annulation d’actions propres.

Capitaux propres – Les coûts incrémentaux directs attribuables à l’émission Les coûts d’émission sont immobilisés en frais d’établissement
Coût d’émission d’instruments de capitaux sont comptabilisés en et ensuite rapporter au résultat par voie d’amortissement
déduction des capitaux propres. (comptes sociaux).

Emprunts (bancaires, Les emprunts obligataires et de dettes financières auprès Les frais d’etablissements qui constituent des actifs sans valeur
obligataire, etc.) – Coût d’établissements de crédit sont initialement comptabilisés sont rapportés en totalité au compte de résultat lors de la
d’émission à leur juste valeur, qui tient compte le cas échéant des préparation des comptes consolidés.
coûts de transaction directement rattachables. Ils sont
ensuite évalués au coût amorti, sur la base de leur taux
d’intérêt effectif.

Emprunts obligataires Les primes de remboursement des obligations sont Les primes de remboursement viennent au crédit du compte
– Prime de comptabilisées en déduction du montant de l’emprunt d’emprunt obligataire avec pour contrepartie, au débit, un
remboursement obligataire puis prises en compte lors de l’évaluation du compte d’actif.
coût amorti, sur la base du taux d’intérêt effectif.
Les primes de remboursement à l’actif sont ensuite amorties au
prorata des intérêts courus ou par fraction égales au prorata de
la durée de l’emprunt.

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Sujet IFRS SYSCOHADA
Instruments financiers Une entité comptabilise séparément les composantes d'un Les obligations à remboursement optionnel en actions, ainsi que
hybrides (OBSA, instrument financier qui: a) crée un passif financier de les obligations convertibles en actions (OCA), les obligations
OECA, OCA<) – l'entité; et b) confère au porteur de l'instrument une option échangeables contre des actions (OECA) et les obligations à
Classement Capitaux de conversion de l'instrument financier en instrument de bons de souscription d'actions (OBSA) sont classées en Dettes
Propres versus Dettes capitaux propres de l'entité. Par exemple, une obligation Financières.
Financières ou un instrument analogue, convertible par le porteur en
un nombre fixe d'actions ordinaires de l'entité est un
instrument financier composé.

Provisions pour risques Une provision doit être comptabilisée lorsque: Les risques et charges, nettement précisés quant à leur objet, que
et charges – Critères de • une entité a une obligation actuelle (juridique ou des événements survenus ou en cours rendent seulement
comptabilisation implicite) résultant d'un événement passé; probables, entraînent la constitution, par dotations, de
• il est probable qu'une sortie de ressources provisions financières pour risques et charges à inscrire au
représentatives d'avantages économiques sera nécessaire passif du bilan dans les dettes financières. Toutefois, lorsque
pour éteindre l'obligation; et l’échéance probable du risque ou de la charge est à court terme,
• le montant de l'obligation peut être estimé de manière les provisions sont constituées par constatation de charges
fiable. provisionnées et inscrites au passif dans les Dettes Circulantes.
Si ces conditions ne sont pas réunies, aucune provision ne
doit être comptabilisée.

Provisions pour risques Une obligation implicite de restructurer est générée Pas de disposition similaire.
et charges - uniquement lorsqu'une entité a :
Restructuration 1) Un plan formalisé et détaillé de restructuration
précisant au moins:
• l'activité ou la partie de l'activité concernée;
• les principaux sites affectés;
• la localisation, la fonction et le nombre approximatif de
membres du personnel qui seront indemnisés au titre de
la fin de leur contrat de travail;
• les dépenses qui seront engagées; et la date à laquelle le
plan sera mis en œuvre.
2) Créé, chez les personnes concernées, une attente fondée
qu'elle mettra en oeuvre la restructuration, soit en
commençant à exécuter le plan, soit en leur annonçant ses
principales caractéristiques.
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Sujet IFRS SYSCOHADA
Provisions pour risques Si une entité a un contrat déficitaire (lorsque les coûts En application de l’article 49 de l’Acte Uniforme, la constitution
et charges – Contrats inévitables pour satisfaire aux obligations contractuelles de provision liée aux pertes sur contrats déficitaires, dans le
déficitaires sont supérieurs aux avantages économiques à recevoir dispositif OHADA, ne concerne que les contrats pluri-exercices.
attendus du contrat), l'obligation actuelle résultant de ce
contrat doit être comptabilisée et évaluée comme une
provision.

Provisions pour risques Le montant comptabilisé au passif pour les autres Seules sont constituées les provisions pour pensions et
et charges - Autres avantages à long terme doit être égal au total de: obligations similaires qui correspondent aux indemnités de
avantages au personnel • la valeur actuelle de l'obligation au titre des prestations départ à la retraite ou de fin de carrière versées en une seule
à long terme (jubilé, définies à la date de clôture ; fois, le jour du départ.
médailles du travail et • diminuée de la juste valeur à la date de clôture des actifs
autres avantages liés à du régime (s'ils existent) utilisés directement pour
l’ancienneté) éteindre les obligations.

Instruments financiers Un dérivé est un instrument financier ou un autre contrat Pas de disposition similaire.
dérivés – Définition qui présente les trois caractéristiques suivantes :
• sa valeur varie en fonction d'une variation d'un taux
d'intérêt spécifié, du prix d'un instrument financier, du
prix d'une marchandise, d'un cours de change, d'un indice
de prix ou de taux, d'une notation de crédit ou d'un indice
de crédit ou d'une autre variable (parfois appelée le "sous-
jacent") ;
• il ne requiert aucun investissement initial net ou un
investissement initial net inférieur à celui qui serait
nécessaire pour d'autres types de contrats dont on
pourrait attendre des réactions similaires aux évolutions
des conditions de marché ;
• il est réglé à une date future.

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Sujet IFRS SYSCOHADA
Instruments financiers • Couverture de juste valeur (couverture de l'exposition Pas de disposition similaire. Les instruments financiers
dérivés – Comptabilité aux variations de la juste valeur d'un actif ou d'un passif (achat/vente de devises ou matières a terme, contrat de swap de
de couverture comptabilisé ou d'un engagement ferme non comptabilisé, taux d’intérêts<) étant généralement reportés en engagement
hors bilan.
qui est attribuable à un risque particulier et qui peut
affecter le résultat) : le profit ou la perte résultant de la
réévaluation de l'instrument de couverture à la juste
valeur doit être comptabilisé(e) en résultat.
• Couverture de flux de trésorerie (couverture de
l'exposition aux variations de flux de trésorerie qui (a) est
attribuable à un risque particulier associé à un actif ou à
un passif comptabilisé (par exemple à tout ou partie des
paiements d'intérêt futurs sur une dette à taux variable)
ou à une transaction prévue hautement probable ; et (b)
pourrait affecter le résultat) : la partie du profit ou de la
perte sur l'instrument de couverture considérée comme
une couverture efficace doit être comptabilisée
directement en capitaux propres et la partie inefficace doit
être comptabilisée en résultat.
• Couverture d’un investissement net dans une activité à
l’étranger : la partie du profit ou de la perte sur
l'instrument de couverture considérée comme une
couverture efficace doit être comptabilisée directement en
capitaux propres et la partie inefficace doit être
comptabilisée dans le compte de résultat.
IAS 19 Avantages du personnel Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des
En Savoir Plus IAS 23 Coûts d'emprunt comptabilités des entreprises
IAS 37 Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels • Titre I- Chap. 4 : Règles d’évaluation et de détermination du
IAS 39 Instruments financiers : comptabilisation et résultat
évaluation • Annexe, Chapitre 2: Contenu et fonctionnement des comptes
• Annexe, Chapitre 6 : Opérations Spécifiques

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CONSOLIDATION

Sujet IFRS SYSCOHADA


Obligation de Pas d’obligation Lorsque plusieurs entreprises n’ont pas de lien entre elles mais
présentation de font partie d’un même groupe d’entreprises dont la société mère
comptes combinés se situe à l’extérieur de l’OHADA.
Exemption relative Pas d’exemption Ne sont pas consolidés les groupes d’entreprises dont le chiffre
aux groupes de d’affaire et l’effectif moyen de salariés ne dépassent pas,
dimension modeste pendant deux exercices successifs, les limites suivantes :
500.000.000 FCFA de chiffre d’affaires et 100 travailleurs.
Droits de vote L'existence et l'effet des droits de vote potentiels Pas de disposition similaire
potentiels ou exerçables ou convertibles, y compris les droits de vote
convertibles potentiels détenus par une autre entité, sont pris en
considération quand l'entité apprécie si elle détient le
pouvoir de diriger les politiques financières et
opérationnelles d'une autre entité.
Exclusion du Une filiale doit être exclue du périmètre de consolidation Sont exclues les entreprises pour lesquelles des restrictions
périmètre de si et seulement si elle est détenue en vue d’une cession sévères et durables remettent en cause (substantiellement) soit le
consolidation dans un délai d’un an contrôle ou l'influence exercés sur elles par l'entreprise
consolidante, soit leurs possibilités de transfert de fonds; ainsi
que les entreprises dont les actions ou parts ne sont détenues
qu'en vue d’une cession ultérieure ou dont l’importance est
négligeable par rapport à l'ensemble consolidé.
Date d’arrêté En aucun cas l’écart entre la fin de la période de reporting Si la date de clôture de l'exercice d'une filiale est antérieure de
de la filiale et celle de la société mère ne doit être plus de trois mois à la date de clôture de l'exercice de la société
supérieur à trois mois. mère, ses comptes sont établis sur la base de comptes
intérimaires contrôlés par un commissaire aux comptes ou, par
un professionnel chargé du contrôle des comptes.
Consolidation des Une entité ad hoc doit être consolidée lorsque, en Le contrôle exclusif peut résulter du pouvoir de l'entreprise
sociétés ad hoc substance, elle est contrôlée par une autre entité. Le consolidante de diriger les politiques financières et de gestion
contrôle peut découler de la détermination des activités de d'une entreprise en vertu d'un contrat ou de clauses
l’entité ad hoc. Il peut exister même si peu ou pas de parts particulières à condition que le droit applicable le permette et
de l’entité ad hoc sont détenues. que la société consolidante soit actionnaire ou associée de
l'entreprise dominée.

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Sujet IFRS SYSCOHADA


Coût d’acquisition Le coût d’acquisition est le total de la contrepartie Le coût d'acquisition se définit comme la somme du prix d'achat
transférée au vendeur, évaluée à la juste valeur à la date convenu, c'est dire le montant définitif résultant de l'accord des
d’acquisition. parties, à la date de l'opération, majoré des impôts, taxes et
droits non récupérables, des frais accessoires (certaines
commissions et honoraires) liés à l'acquisition du bien.

Acquisitions par Le coût d’acquisition est augmenté des actions déjà Pour déterminer l'écart de première consolidation, lorsque la
étapes successives détenues qui sont traitées comme étant cédées puis prise de participation s'est opérée par voie d'achats successifs, il
rachetées à la date d’acquisition. Elles sont évaluées à la convient de remonter à l'acquisition du premier lot, si cette
juste valeur à cette date avec comptabilisation au compte dernière a été effectuée avec l'intention d'obtenir le contrôle.
de résultat des gains ou pertes éventuelles.

Détermination de L’acquéreur doit comptabiliser le goodwill (montant La différence constatée entre le coût d'acquisition des titres et la
l’écart d’acquisition résiduel entre le total du coût d’acquisition et le montant part revenant à l'entreprise détentrice dans les capitaux propres
(goodwill partiel) de la participation ne donnant pas le contrôle dans (après reclassements et retraitements pour que soient respectées
l’entreprise acquise diminuée de la juste valeur des actifs les règles de présentation et d'évaluation de l'ensemble
et passifs acquis) à la date d’acquisition. consolidé) est appelée "Ecart de première consolidation".

Une entité peut obtenir des actifs et passifs identifiables L'écart de première consolidation se décompose:
qui n’étaient pas auparavant comptabilisés par • d'une part, des "Ecarts d'évaluation" positifs ou négatifs
l’entreprise acquise (exemples : un avantage fiscal afférents à certains éléments identifiables qui sont réestimés à
résultant de déficit fiscaux reportables de l’entreprise partir de leur valeur comptable pour les amener à la valeur
acquise qui sera comptabilisé parce que l’acquéreur retenue pour la détermination de la valeur globale de
génère des bénéfices imposables suffisants, frais de l'entreprise ;
recherche & développement non capitalisés, etc.). • d'autre part, un solde non affecté qui est intitulé "Ecart
d'acquisition".

Détermination de Le goodwill correspond au montant résiduel entre le total Cette option n’est pas possible car l'écart d'acquisition ne
l’écart d’acquisition du coût d’acquisition et le montant de la participation ne concerne que l'entreprise détentrice.
(goodwill total) donnant pas le contrôle dans l’entreprise acquise valeur à
la juste valeur diminuée de la juste valeur des actifs et
passifs acquis).

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Sujet IFRS SYSCOHADA


Goodwill négatif Lorsque le coût de l’acquisition est inférieur à la juste Le goodwill négatif est inscrit au passif. Il est repris au compte
valeur des actifs nets identifiables (acquisition à des de résultat :
conditions avantageuses), il faut : • soit pour compenser une faiblesse attendue et constatée des
• recalculer le coût d’acquisition; résultats de l'entreprise consolidée;
• réévaluer les justes valeurs pour confirmer l’acquisition • soit pour couvrir des charges ou des moins-values
à des conditions avantageuses; d'évaluation non affectées, prévues lors de la prise de
• puis, comptabiliser le gain immédiatement en résultat. participation, et constatées au résultat;
• soit selon le plan de reprise de provision en cas de plus-value
potentielle.

Traitement ultérieur du Le goodwill ne doit pas être amorti mais faire l’objet d’un L’écart d’acquisition positif est amorti sans exception, selon un
goodwill test de dépréciation : plan d'amortissement, dont la durée doit refléter, aussi
• avant la fin de la première période comptable après le raisonnablement que possible, les hypothèses retenues et les
regroupement; objectifs fixés lors de l'acquisition et doit pouvoir être justifié sur
• au moins annuellement par la suite. le plan économique, compte tenu du secteur d'activité
Il doit être alloué à la date d’acquisition à chaque unité (amortissement sur 1 à 5 ans, qui peut être porté
génératrice de trésorerie - de l’acquéreur- qui bénéficiera exceptionnellement à 20 ans maximum).
des synergies issues du regroupement des activités.

Variations ultérieures L’augmentation du pourcentage de contrôle post- En cas d'acquisition de titres, un nouvel écart d'acquisition vient
du pourcentage de regroupement ou la diminution du pourcentage sans s'ajouter à l'écart antérieur: l'opération s'analyse comme un
détention sans perte de contrôle n’affecte pas l’évaluation du goodwill, rachat d'intérêts minoritaires.
changement sur le car ces transactions sont réputées avoir lieu entre
contrôle actionnaires. Il n’y a donc ni gain ni perte à reconnaître au En cas de cession partielle de titres, la plus ou moins-value de
compte de résultat. cession est égale, en consolidation, à la différence entre le prix
de cession et le montant des intérêts minoritaires engendrés par
l'opération, rectifiée s'il y a lieu de l'écart d'acquisition afférent
aux titres cédés.

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Sujet IFRS SYSCOHADA


Variations ultérieures Lorsque la diminution du pourcentage cause la perte de En cas de déconsolidation, entraînée par une perte de contrôle
du pourcentage de contrôle, il faut réduire le goodwill et les autres actifs du ou d'influence notable, celle-ci est sans incidence sur les
détention avec perte de montant équivalent à la perte de contrôle (le gain ou la capitaux propres et le résultat.
contrôle perte est à reconnaître au compte de résultat).

De plus, les actions conservées doivent être réévaluées à


leur juste valeur. Le gain ou la perte de réévaluation est
une portion du résultat global.

L’écart de première Cette situation n’est pas possible en application de la Un nouvel écart d'acquisition est constaté lors de chaque
consolidation non norme IFRS 3 qui traite des regroupements d’entreprises. acquisition. L'écart antérieurement constaté est soldé en cas de
ventilé cession ou de déconsolidation.

IAS 27 États financiers consolidés et individuels Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des
En Savoir Plus IAS 28 Participations dans des entreprises associées comptabilités des entreprises
IAS 31 Participations dans des coentreprises • Titre II- Chap. 1 : Comptes Consolidés
IAS 36 Dépréciation d’actifs • Annexe, Chapitre 5 : Comptes et états financiers consolidés
IFRS 3 Regroupements d’entreprises

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PRESENTATION DES ETATS FINANCIERS

Sujet IFRS SYSCOHADA


L’état de situation Obligation de présenter séparément sur la face de l’état de Les éléments, ci-contre, sont présentés de la façon suivante
financière (bilan) situation financière les éléments suivants, le cas échéant : selon le modèle des comptes OHADA :

• les écarts d’acquisition ; • les écarts d’acquisition sont inclus dans les Immobilisation
• les immeubles de placement ; Incorporelles ;
• les participations dans les entreprises associées (titres • les immeubles de placement (catégorie non prévue) ;
mis en équivalence) ; • les titres mis en équivalence sont inclus dans les
• les impôts différés à l’actif ; Immobilisation Financières ;
• les créances clients et prêts ; • les impôts différés à l’actif sont inclus dans les
• les provisions (ventilées selon leur échéance entre la part Immobilisations Financières ;
courant/non courant) ; • les créances clients et prêts (catégorie non prévue)
• les impôts différés au passif ; • les provisions : part non courant en Dettes Financières et
• les dettes financières (ventilées selon leur échéance entre part courant en Dettes Circulantes ;
la part courant/non courant). • les impôts différés au passif sont inclus dans les Dettes
Financières ;
• les dettes financières ne sont pas ventilées selon leur
échéance entre la part courant/non courant.

L’état du résultat Les sociétés peuvent présenter les dépenses sur la face de Le compte de résultat de l’exercice fait apparaître les
global (compte de l’état de résultat global en utilisant soit une présentation produits et les charges par nature, distingués selon qu’ils
résultat) par fonction soit une présentation par nature. La concernent les opérations d’exploitation attachées aux
présentation par fonction implique obligatoirement de activités ordinaires, les opérations financières, les opérations
fournir le détail par nature dans les notes annexes. hors activités ordinaires.

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Sujet IFRS SYSCOHADA


L’état du résultat Il n’y a pas de format standard pour l’état de résultat Le classement des produits et des charges permet d’établir
global (compte de global, même si la présentation des éléments suivants est des soldes de gestion dans les conditions définies par le
résultat) obligatoire : système comptable OHADA.
• les produits des activités ordinaires ;
• les charges financières ;
• la quote-part dans le résultat des entreprises associées et
des coentreprises comptabilisées selon la méthode de la
mise en équivalence ;
• la charge d'impôt sur le résultat ;
• le résultat ;
• chaque composante des autres éléments (passés
directement par les capitaux propres) du résultat global
classée par nature ;
• la quote-part des autres éléments de résultat global des
entreprises associées et des coentreprises comptabilisées
selon la méthode de la mise en équivalence ; et
• le résultat global total.
Les notes annexes Des notes annexes plus denses et plus détaillées, car en L’état annexé comporte tous les éléments de caractère
supplément de la norme IAS 1 qui fixe les règles de significatif qui ne sont pas mis en évidence dans les autres
présentation des états financiers, il existe pour chaque états financiers et sont susceptibles d’influencer le jugement
composante significative une norme qui traite non que les destinataires des documents peuvent porter sur le
seulement des règles de comptabilisation et d’évaluation patrimoine, la situation financière et le résultat de
mais aussi des informations minimales à fournir dans les l’entreprise.
notes annexes.
Toute modification dans la présentation des états financiers
annuels ou dans les méthodes d’évaluation doit être
signalée dans l’état annexé.

IAS 1 Présentation des états financiers Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des
En Savoir Plus IAS 32 Instruments financiers : présentation comptabilités des entreprises
IFRS 7 Instruments financiers: informations à fournir • Titre I-Chap.3 : Etats Financiers Annuels
Chapitre relatif à la présentation dans chacune des • Titre II-Chap. 1 : Comptes Consolidés
normes • Annexe, Chapitre 2: Contenu et fonctionnement des
comptes

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Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA

INDEX

IFRS, un univers d’opportunités ................................................................................................................................................................... Page 02

Convergence, un mouvement mondial <<...<<<<<<<<<...<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<.<<..<<.. Page 03

Se former pour mieux comprendre. Mieux comprendre, pour mieux agir <<<.<<<<<<<<<<.<<<<<....<<<. Page 04

Présentation de l’IASB <<...<<<<<<<<<<...<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<.....<<<. Page 05

Cadre conceptuel <<<<<<<<<<<<...<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<...<<<<..<<<. Page 07

Comptabilisation des Produits & Charges <.<<<<<<<<<...<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<.....<<<. Page 10

Comptabilisation & évaluation des éléments du Bilan - Actif <<...<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<.....<<<. Page 13

Comptabilisation & évaluation des éléments du Bilan - Passif <<<<<<<<<.<<<<<<<<<<<<<<.........<<.. Page 20

Consolidation <<<<<<...<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<..<<<<<<<<<<<<<<<.....<...<.. Page 24

Présentation des états financiers <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<..<<<<<<<<<<<<<<<....<<..... Page 28

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Différences Majeures entre IFRS & SYSCOHADA

A PROPOS DE L’AUTEUR

David Ekabouma, associé Financial Advisory Services: David est titulaire d’une Maîtrise de Sciences Techniques Comptables et
Financières de l’Institut d’Administration des Entreprises (I.A.E) d’Orléans et Diplômé d'Expertise Comptable, session de Mai 2005.
Dans le cadre de ses activités, il assiste ses clients lors du déploiement de progiciels de consolidation et/ou lors de la mise en œuvre
de nouvelles règles, méthodes comptables et financières. David a passé plus de 8 ans chez Deloitte à Paris où il était, en tant que
Senior Manager, activement impliqué dans l'organisation et la supervision de missions d’audits de multinationales qui élaborent des
états financiers consolidés selon les normes françaises et/ou IFRS. Il a également passé 2 ans chez Deloitte à Houston, Texas où il a
activement collaboré à la conversion aux IFRS des états financiers consolidés de la compagnie GDF Suez North America ainsi qu’à la
mise en place des contrôles internes imposés par la loi Sarbannes-Oaxley. Il a ensuite rejoint PwC à New York, en tant que Directeur
au sein du Département Global Capital Markets, où il conseillait entreprises US et étrangères lors d’acquisition/cession de sociétés
établissant des états financiers dans un référentiel autre qu’IFRS. Il a en outre conçu et animé de façon régulière des séminaires à
l'intention du personnel de Deloitte/PwC. David est chargé de Travaux Dirigés à l’I.A.E d'Orléans et membre de la faculté
d’IASeminars, leader mondial en formations US GAAP et IFRS. Dans l'exercice des ses fonctions, il s'exprime indifféremment en
Anglais ou en Français.

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