Année lombarde

Le Crédit Lyonnais condamné par la Cour d’Appel de Paris
Cour d’Appel de Paris, le 7 avril 2016 N° 15/23325
Dans cette affaire le contrat de prêt consenti à des consommateurs non
professionnels précisait expressément que le taux d’intérêt serait appliqué sur la base d’une
année bancaire de 360 jours. Pour échapper à la sanction devenue aussi classique que

systématique (la substitution du taux d’intérêt légal au taux contractuel), la Banque
argumentait que malgré la clause expresse du contrat indiquant un calcul sur la base de 360
jours, les intérêts étaient calculés, en réalité, sur 365 jours…

Parce qu’il est toujours difficile de jouer au mathématicien face à un professionnel du

crédit dont on connait la réticence à livrer une information simple, claire et exacte, le
consommateur n’a eu d’autre choix que de recourir à une expertise privée de son contrat de

prêt. Il est ainsi arrivé à démontrer que, contrairement à ses allégations, la banque
contrevenait aux dispositions légales en matière de crédit immobilier.

Dès lors, la cour d’appel sanctionne l’établissement indélicat et remplace le taux

conventionnel initialement prévu par le taux d’intérêt légal.

Plus d’informations sur

www.mySMARTcab.fr

RS

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