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AGENT DU SERVICE DE SECURITE INCENDIE ET D'ASSISTANCE A PERSONNES

DE SECURITE INCENDIE ET D'ASSISTANCE A PERSONN ES SSIAP1 L’AGENT DU SERVICE DE SÉCURITÉ INCENDIE ASSURE

SSIAP1

L’AGENT DU SERVICE DE SÉCURITÉ INCENDIE ASSURE LA PRÉVENTION ET LA SÉCURITÉ INCENDIE DANS LES ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC (ERP) ET LES IMMEUBLES DE GRANDE HAUTEUR (IGH).

LA FORMATION POSSÈDE UN VOLUME HORAIRE DE 67 HEURES ET S'ARTICULE AUTOUR DE 5 MODULES DÉTAILLÉS CI‐DESSOUS :

1 ‐ LE FEU ET SES CONSEQUENCES

o

Eclosion et développement du feu

o

Comportement au feu

2 ‐ SECURITE INCENDIE

o

Principes de classement des établissements

o

Fondamentaux et principes généraux de sécurité incendie

o

Desserte des bâtiments

o

Cloisonnement d’isolation des risques

o

Evacuation du public et des occupants

o

Désenfumage

o

Eclairage de sécurité

o

Présentation des différents moyens de secours

3 ‐ INSTALLATIONS TECHNIQUES

o

Installations électriques

o

Ascenseurs et nacelles

o

Installations fixes d’extinction automatique

o

Colonnes sèches et humides

o

Système de sécurité incendie

4 ‐ RÔLES ET MISSIONS DES AGENTS DE SECURITE INCENDIE

o

Le service de sécurité

o

Présentation des consignes de sécurité et main courante

o

Poste de sécurité

o

Rondes de sécurité et surveillance des travaux

o

Mise en œuvre des moyens d’extinction

o

Appel et réception des services publics de secours

o

Sensibilisation des occupants

5 ‐ IMMEUBLES DE GRANDE HAUTEUR

o

INTRODUCTION

o

LES DISPOSITIONS EXISTANTES

o

ZOOM SUR LE DESENFUMAGE

o

DISPOSITIONS SPECIALES

Quels sont les prérequis pour entrer en formation ?

1 ‐ Etre titulaire de l'une des attestations de formation au secourisme suivantes :

AFPS ou PSC 1, de moins de deux ans ; Sauveteur secouriste du travail (SST) ou PSE 1, en cours de validité ;

2 ‐ Satisfaire à une évaluation, réalisée par le centre de formation, de la capacité du candidat à rendre compte sur la main courante des anomalies constatées lors d'une ronde et à alerter les secours ;

3 ‐ Etre apte physiquement, cette aptitude étant attestée par un certificat médical datant de moins de trois mois, conformément à l'annexe VII de l'arrêté du 2 mai 2005 consolidé.

Quels sont les missions de l'agent SSIAP1 ?

1 ‐ La prévention des incendies ;

2 ‐ La sensibilisation des employés en matière de sécurité contre l'incendie et d'assistance à personnes ;

3 ‐ L'entretien élémentaire des moyens concourant à la sécurité incendie ;

4 ‐ L'alerte et l'accueil des secours ;

5 ‐ L'évacuation du public ;

6 ‐ L'intervention précoce face aux incendies ;

7 ‐ L'assistance à personnes au sein des établissements où ils exercent ;

8 ‐ L'exploitation du PC de sécurité incendie.

Comment se déroule l'examen ?

L'examen se décompose en deux épreuves distinctes :

1 ‐ Un Questionnaire à Choix Multiples (QCM) composé de 30 questions, réalisé avec un logiciel qui tire ces

dernières au hasard parmi un panel plus large. Chaque panel étant renouvelé tous les 6 mois. Le tirage au sort fait en

sorte que tous les chapitres du cours soient ciblés par des questions, la note minimum obligatoire est de 12/20, soit un minimum de 18 réponses justes.

2 ‐ Une épreuve pratique lors de laquelle le jury d'examen testera votre aptitude à remplir de futures fonctions

d'agent de sécurité incendie. La forme de cet examen varie selon les départements mais se constitue généralement d'un parcours de ronde durant laquelle vous serez soumis à des cas pratiques : secourisme, départ de feu, odeur suspecte, etc. et des anomalies : extincteur à la mauvaise place, extincteur manquant, plans d'évacuations déplacés, issues encombrées, porte coupe‐feu calées, etc. Cette épreuve ne donne pas lieu à une note mais uniquement à un jugement "apte" ou "inapte".

RENDEZ‐VOUS DANS LA PARTIE EXERCICES POUR CONNAITRE LES QCM ET SUJETS EXISTANTS

EXERCICES POUR CONNAITRE LES QCM ET SUJETS EXISTANTS Le jury d'examen se compose d'un officier de

Le jury d'examen se compose d'un officier de prévention des sapeurs‐pompiers (PRV2) ainsi que d'un chef de service de sécurité incendie en poste (SSIAP3).

PARTIE 1 ‐ LE FEU ET SES CONSEQUENCES Séquence 1 ‐ Eclosion et développement du feu

1 ‐ LE FEU

2 ‐ L'INCENDIE

3 ‐ LA FUMEE

du feu 1 ‐ LE FEU 2 ‐ L'INCENDIE 3 ‐ LA FUMEE Le triangle du

Le triangle du feu

FEU 2 ‐ L'INCENDIE 3 ‐ LA FUMEE Le triangle du feu La réaction chimique de

La réaction chimique de combustion ne peut se produire que si l’on réunit trois éléments :

peut se produire que si l ’on réunit trois éléments : UN COMBUSTIBLE ‐ La matière

UN COMBUSTIBLE La matière susceptible de brûler : solide, liquide, gazeuse, métallique, huile de cuisson.

UN COMBURANT ‐ En se combinant avec le combustible, il permet la combustion : c’est l’oxygène présent ‐ En se combinant avec le combustible, il permet la combustion : c’est l’oxygène présent dans l’air ambiant, ou un peroxyde.

l’oxygène présent dans l’air ambiant, ou un peroxyde. UNE ENERGIE D'ACTIVATION ‐ L’énergie nécessaire

UNE ENERGIE D'ACTIVATION ‐ L’énergie nécessaire au démarrage de la réaction chimique, elle est apportée par une source d’origine thermique, chimique, biologique, mécanique ou électrique.

INFO +

La vitesse de la combustion dépend de l’état de la matière (copeaux, paille, particules), de sa disposition (forme, épaisseur, surface, vertical ou horizontal), de la température (vitesse x2 par augmentation de 10°), et d’autres facteurs (humidité, teneur en oxygène, etc.).

facteurs ( humidité, teneur en oxygène, etc. ). Les combustibles sont classés en 3 familles, en

Les combustibles sont classés en 3 familles, en fonction de leur état :

SOLIDE

LIQUIDE

GAZEUX

1 ‐ COMBUSTIBLES SOLIDES

Exemple : Charbon, bois, paille

Les combustibles solides sont caractérisés par leur pouvoir calorifique, c'est‐à‐dire la quantité de chaleur

dégagée lors de la combustion complète d’un kilogramme du matériau (unité : Kilo Joules / Kilo).

2 ‐ COMBUSTIBLES LIQUIDES

Exemple : GPL, fioul, acétone

L’inflammabilité des combustibles liquides dépend de la quantité de vapeur qu’ils émettent.

Ils possèdent un point‐éclair : la température minimale à laquelle la concentration de vapeur émise par le

combustible est suffisante pour qu’il s’enflamme au contact d’une flamme (sans persistance, au retrait de la

flamme). Ces liquides sont classés dans plusieurs catégories, selon la proximité de ce point avec 0°c.

3 ‐ COMBUSTIBLES GAZEUX

Exemple : Butane, propane, ammoniac, hydrogène

La combustion d’un gaz peut être explosive si la concentration du mélange air/gaz est comprise entre certaines

limites : la limite inférieure d’explosivité (LIE) et la limite supérieur d’explosivité (LSE).

En dessous de la LIE la quantité de gaz dans l'air ambiant est trop pauvre pour déclencher une réaction, et au‐dessus de la LSE le mélange est trop riche en gaz et ne contient pas assez d’oxygène.

INFO +

Le butane a une limite d’inflammabilité dans l’air comprise entre 1,8% et 8,4%. C'est le gaz que nous trouvons en bombonne pour les habitations.

L’hydrogène a une limite d’inflammabilité dans l’air comprise entre 4% et 75%. Une plage d'explosivité qui le rend particulièrement dangereux.

L’essence a un point éclair de ‐38°, l’acétone un point éclair de ‐20°.

La température d’auto‐inflammation de l’essence est de 456° contre 465° pour l’acétone.

de l’essence est de 456° contre 465° pour l’acétone. Le principal comburant existant est l'OXYGENE (

Le principal comburant existant est l'OXYGENE () présent dans l’air ambiant.

est l'OXYGENE ( O² ) présent dans l’air ambiant. INFO + Les peroxydes, les sels oxygénés

INFO +

Les peroxydes, les sels oxygénés ou l’ozone sont d’autres comburants existants, mais plus rares.

Peroxydes : utilisés dans l’industrie du caoutchouc et du plastique, composés comportant une grande quantité d’oxygène. Sels oxygénés : les chlorates présents dans le désherbant ou les nitrates présents dans les engrais.

Les énergies nécessaires pour déclencher la combustion sont de plusieurs origines :

Thermiques : feu nu, séchage Chimiques : phosphore + air Biologiques : fermentation de bactérie (silo à grains, à farine) Mécaniques : frottements Électriques : dynamiques (court‐circuit, défaut d’isolation) ou statiques (frottement)

dé faut d’isolation) ou statiques (frottement) Il existe 5 façons par lesquelles le feu peut se

Il existe 5 façons par lesquelles le feu peut se propager :

1. CONDUCTION

2. CONVECTION

3. RAYONNEMENT

4. PROJECTION

5. EPANDAGE

LA CONDUCTION

C’est un transfert de chaleur au travers de la matière ou de la masse même du matériau.

Par exemple : en chauffant une conduite métallique à son extrémité, on peut enflammer un carton qui toucherait cette conduite à son autre extrémité.

LA CONVECTION

C’est un transfert de chaleur par l’intermédiaire des gaz et des fumées produites par la combustion qui, chauds, vont s’élever et rencontrer des obstacles froids.

Par exemple : lors d’un incendie dans la cave d’un immeuble, les étages sont épargnés mais, la fumée chaude montant jusqu’au toit de l’immeuble, va l’embraser en ce point.

LE RAYONNEMENT

C'est un transfert de chaleur par l'intermédiaire d'ondes électromagnétiques. Lors de la combustion le corps chauffé émet de l’énergie, sous forme d’infrarouge elle peut être absorbée par un autre corps. Selon la température, la distance et la quantité de particules dans la fumée, elle peut être suffisante pour déclencher à distance une combustion. C’est le phénomène qui fait que lorsqu’on est face à un feu, le côté exposé est chaud alors que le côté opposé est froid.

Par exemple : On ressent la chaleur à plusieurs mètres du foyer d’un feu de cheminée. Si cette chaleur est très élevée, elle peut propager l’incendie en enflammant les autres combustibles présents.

LA PROJECTION

C'est un transfert de chaleur par l'intermédiaire de particules incandescentes. Des objets enflammés ou incandescents voyagent dans l’air, soit par le vent s’ils sont légers, soit projetés par une explosion. Ils vont créer de nouveaux foyers distants.

Par exemple : lors d’un feu en forêt, une feuille d’arbre enflammée est projetée à distance par le vent, et embrase un nouvel arbre.

L'EPANDAGE

Se fait par l’intermédiaire de la combustion d’un liquide inflammable qui va s’écouler le long du sol et enflammer les combustibles présents sur son passage.

Par exemple : un fut enflammé voit son liquide s’écouler et rencontrer d’autres combustibles.

liquide s’écouler et rencontrer d’autr es combustibles. Un incendie est un feu échappant au contrôle de

Un incendie est un feu échappant au contrôle de l’homme, il est non maîtrisable dans le temps et dans l’espace

au contrôle de l’homme, il est non maîtrisable dans le temps et dans l’espace Incendie de

Incendie de San Francisco en 1906

Les grandes causes de départ de feu sont : o HUMAINES : l’imprudence des fumeurs

Les grandes causes de départ de feu sont :

o HUMAINES : l’imprudence des fumeurs (l’extrémité d’une cigarette allumée atteint plus de 700°c), l’ignorance, la négligence et la malveillance.

o NATURELLES : la foudre (directement ou en étant à la source de surtensions), le soleil (via un effet de loupe), fermentation (certaines matières s’auto‐échauffe et peuvent donner lieu à une combustion spontanée : charbon de bois, farine de poisson, fourrage, fumier).

o ENERGETIQUES : l’électricité (installations vétustes, étincelles), par frottements, par réaction chimique exothermiques, via l’électricité statique.

par réaction chimique exothermiques, via l’électricité statique. Source INRS 2006 Pour les feux de forêts

Source INRS 2006

Pour les feux de forêts

par réaction chimique exothermiques, via l’électricité statique. Source INRS 2006 Pour les feux de forêts

Principaux lieux de départs de feux

Principaux lieux de départs de feux Zoom sur l'habitation La norme européenne classe les feux dans

Zoom sur l'habitation

lieux de départs de feux Zoom sur l'habitation La norme européenne classe les feux dans 5
lieux de départs de feux Zoom sur l'habitation La norme européenne classe les feux dans 5

La norme européenne classe les feux dans 5 catégories, en fonction de leurs états

de feux Zoom sur l'habitation La norme européenne classe les feux dans 5 catégories, en fonct

Les feux d’origine ELECTRIQUE sont hors‐classement car ils peuvent être associés à toutes les classes de feu, tout dépend du support sur lequel ils ont lieux.

INFO +

Les feux de classe A sont les seuls à la source de braises.

Recouvrir une friteuse en feu d’un chiffon mouillé après avoir coupé la source de chaleur permet de stopper la combustion. C'est la meilleure méthode d'extinction existante.

C'est la meilleure m éthode d'extinction existante. 80% des décès lors d’incendies, sont en relation avec

80% des décès lors d’incendies, sont en relation avec l’inhalation des fumées. C’est dans les incendies d’habitations et d’immeubles qu’apparaissent la majorité des victimes. En France il y à environ 12.000 victimes d’inhalation des fumées par an.

INFO +

La Loi Morange obligera chaque foyer à partir du 8 Mars 2015 a installer au moins un détecteur de fumées par habitation (DAAF).

La France est un des derniers pays à ne pas avoir d'obligation de ce type d'équipement, avec un taux d'installation à 2% contre 98% pour des pays comme la Norvège ou la Grande‐Bretagne.

L'installation incombera au propriétaire du logement, l'entretien courant à l'occupant.

Grande‐Bretagn e. L'installation incombera au prop riétaire du logement, l'entretien courant à l'occupant.
La fumée se constitue des 3 états de la matière : 1. SOLIDE : particules

La fumée se constitue des 3 états de la matière :

1. SOLIDE : particules imbrûlées, carbone (suie)…

2. LIQUIDE : aérosol, vapeur d’eau…

3. GAZEUX : gaz de combustion, hydrocarbures…

Elle peut‐être de couleur blanche, grise ou noire selon la combinaison des trois états de la matière qui la compose. C’est donc la composition de la fumée qui fait sa couleur, non pas sa température.

de la fumée qui fait sa couleur, non pas sa température. La fumée est à l’origine
de la fumée qui fait sa couleur, non pas sa température. La fumée est à l’origine

La fumée est à l’origine de 5 dangers majeurs vis‐à‐vis des personnes et des biens :

1. TOXICITE

2. OPACITE

3. INFLAMMABILITE

4. CHAUDE

5. MOBILE

1 ‐ TOXICITE

Les éléments qui composent la fumée sont toxiques pour le corps humain (monoxyde de carbone CO, dioxyde de carbone CO²) : suffocation, hyper‐sécrétion, irritations, larmoiements, brûlures pulmonaires, toxicité sanguine et musculaire voire cellulaire. Encore plus directement, la combustion consomme l’oxygène de l’air ambiant, élément vital pour l’homme. Dans un espace clos, la chute du pourcentage d’oxygène peut ne pas excéder quelques minutes. Passer de 21% (air ambiant) à 17% va entrainer une incoordination motrice qui va empêcher la victime de réagir et de s’échapper, à 10% c’est la syncope et à 6% la mort.

2

OPACITE

Les particules de carbone (suies) présentes dans la fumée lui donne une couleur foncée pouvant aller jusqu’au noir le plus intense : panique pour les occupants, gêne pour évacuer et retardement de l’action des services de secours en sont les conséquences directes.

S’y ajoute des dégâts matériels dus au dépôt de suie, des risques de chutes (suie glissante au sol) et l’augmentation du phénomène de propagation par rayonnement thermique (couleur noire).

3 ‐ INFLAMMABILITE

Par l’effet du rayonnement et de la convection, la fumée est propagatrice du feu.

Soumise à de fortes températures, dans un espace clos ou semi clos, la fumée peut à tout moment s’enflammer : on parle d’Embrasement Généralisé Eclair (EGE). Toujours dans la même situation et suite à l’arrivée brutale d’air, on peut risquer une Explosion des Fumées (EF).

4 ‐ CHAUDE

La chaleur des fumées peut être à l’origine de brûlures et de dégâts matériels importants.

5 ‐ MOBILE

Il est possible de calculer le temps mis par des fumées pour envahir un local, la vitesse horizontale d’un front de fumées est comprise généralement entre 0,20cm et 1m/sec.

De ces dangers découle une nécessité :

Lors d'un incendie, l'évacuation des fumées est IMPERATIVE

incendie, l'évacuation des fumées est IMPERATIVE Les fumées d'incendie montent toujours, étant plus

Les fumées d'incendie montent toujours, étant plus chaudes que l'air et plus légères.

Ainsi lorsqu’une combustion a lieu dans un local, celui‐ci va peu à peu se remplir de fumée, d’abord en partie

haute puis de plus en plus bas, pour finir par être entièrement enfumé.

Au début d’un incendie, l’air le plus respirable se situe donc au niveau du sol. C'est donc à cet endroit que vous

devez vous déplacer. Si la possibilité vous est donnée, munissez‐vous d’un chiffon (t‐shirt, tissu, coussin, etc.)

imprégné d’eau et respirer au travers de celui‐ci pour vous prémunir des inhalations toxiques et chaudes.

PARTIE 1 ‐ LE FEU ET SES CONSEQUENCES Séquence 2 ‐ Comportement au feu

1 ‐ LA RESISTANCE AU FEU

2 ‐ LA REACTION AU FEU

3 ‐ LES EUROCLASSES

INTRODUCTION

La règlementation sur le comportement au feu est le fruit de la capacité humaine à établir d’importants retours d’expériences sur les évènements du passé.

Les buts recherchés étant de limiter la propagation du feu dans le bâtiment et vis‐à‐vis des tiers ainsi que de permettre l’évacuation rapide et sûre des occupants.

permettre l’évacuation rapide et sûre des occupants . En plus de la solidité à froid, l

En plus de la solidité à froid, le règlement de sécurité impose un degré de résistance au feu aux éléments porteurs pour éviter les risques d’effondrement dans un temps définit, c’est ce qu’on appelle la résistance au feu des structures.

A l’intérieur d’un bâtiment, certains éléments de construction doivent eux‐aussi présenter des qualités de résistance

au feu :

les cages d’escaliers, des parois délimitant les circulations, l’enveloppe des locaux abritant un risque particulier, des murs ou encore des portes.

La résistance au feu, c’est donc le temps pendant lequel les éléments jouent le rôle qui leur est dévolu malgré l’action d’un incendie

On parle de « degrés » de résistance au feu, ils sont attribués à l’élément en fonction de deux critères :

‐ Un critère qualitatif, de l’élément vis‐à‐vis du feu.

‐ Un critère quantitatif, c'est‐à‐dire le temps pendant lequel l’élément va conserver cette propriété qualitative.

1 ‐ Critère qualitatif de l’élément

Il existe trois degré de résistance au feu, du plus « faible » au plus « résistant » :

Stable au Feu (SF)trois degré de résistance au feu, du plus « faible » au plus « résistant »

Pare Flamme (PF)degré de résistance au feu, du plus « faible » au plus « résistant » :

Coupe‐Feu (CF)degré de résistance au feu, du plus « faible » au plus « résistant » :

→ Un élément Stable au Feu (SF) possède une Résistance Mécanique (RM).

au Feu (SF) possède une Résistance Mécanique (RM). → Un élément Pare Flamme (PF) possède une

→ Un élément Pare Flamme (PF) possède une Résistance Mécanique (RM) ainsi qu’une Etanchéité aux Flammes,

fumées et gaz chauds (EF).

Etanchéité aux Flammes, fumées et gaz chauds (EF). → Un élément Coupe‐Feu (CF) possède une

→ Un élément Coupe‐Feu (CF) possède une Résistance Mécanique (RM) ainsi qu’une Etanchéité aux Flammes,

fumées et gaz chauds(EF) et qu’une Isolation Thermique (IT).

Flammes, fumées et gaz chauds (EF) et qu’une Isolation Thermique (IT). SF = RM PF =

SF = RM PF = RM + EF CF = RM + EF + IT

2 ‐ Critère quantitatif de l’élément

Attention : Le degré retenu pour un classement est le temps immédiatement inférieur au temps réel.

1/4h

1/2h

3/4h

1h00

1h30

2h00

3h00

Par exemple :

Un élément qui perd sa qualité de résistance mécanique au bout de 44 minutes sera classé SF 1/2h. Ou Un élément qui perd son isolation thermique au bout de 2h15 sera classé CF 2h.

son isolation thermique au bout de 2h15 ser a classé CF 2h. Les matériaux concernés sont

Les matériaux concernés sont tous les matériaux de « seconde‐œuvre » : destinés à l’aménagement, au confort, à la décoration des locaux ainsi que certains produits de construction tels que les matériaux d’isolation, de revêtements de façades ou de couvertures.

La réaction au feu caractérise un matériau en tant qu'aliment apporté à la naissance ou au développement d'un incendie

Les matériaux sont classés en cinq catégories suivant :

Leur combustibilité : la quantité de chaleur dégagée lors de la combustion complète du matériau.

Leur inflammabilité : la quantité de gaz plus ou moins inflammable dégagée par le matériau.

d u matériau. ► Leur inflammabilité : la quantité de gaz plus ou moins inflammable dégagée

REGLES GENERALES DE REACTION AU FEU

Afin d’éviter le développement rapide d’un incendie dans un local ou dans un dégagement accessible au public, ce qui aurait des conséquences dévastatrices sur l’évacuation des occupants, il existe 2 « règles » en matière de réaction au feu :

La règle du 421, qui s’applique dans les locaux à risques normaux : M4 pour les revêtements de sols, M2 pour les revêtements de muraux, M1 pour les revêtements de plafonds.

La règle du 311, qui s’applique dans les escaliers encloisonnés : M3 pour les revêtements de sols, M1 pour les revêtements de muraux, M1 pour les revêtements de plafonds.

QUI DETERMINE LES CLASSEMENTS ?

Les critères de résistance et de réaction au feu sont attribués par des laboratoires agréés, ils vont réaliser des essais sur les matériaux et éléments pour leurs apposer un procès‐verbal de classement.

Il existe plusieurs laboratoires agréés, comme le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), le Laboratoire Central de la Préfecture de Police (LCPP) ou le Laboratoire National d’Essais (LNE).

Préfecture de Police (LCPP) ou le Laboratoire National d’Essais (LNE). Tests effectués sur des sièges de

Tests effectués sur des sièges de cinéma

Préfecture de Police (LCPP) ou le Laboratoire National d’Essais (LNE). Tests effectués sur des sièges de
Afin d’harmoniser les systèmes d e classement nationaux au sein de l’Union Européenne, l’arrêté du

Afin d’harmoniser les systèmes de classement nationaux au sein de l’Union Européenne, l’arrêté du 21 novembre 2002 et l’arrêté du 22 mars 2004 instaurent un nouveau classement européen pour la réaction et la résistance au feu.

EN MATIERE DE RESISTANCE AU FEU

Les SF, PF, CF deviennent respectivement R, E, I. Ainsi : SF = R, PF = RE, CF = REI.

Le classement euroclasse est plus précis, il admet ainsi l'existence d'éléments classés E ou EI. E correspond à un élément qui possèdera l'étanchéité aux flammes, aux fumées et aux gaz chauds mais pas de fonction porteuse (pas de résistance mécanique, donc pas de R). Un élément classé EI possèdera l'étanchéité aux flammes, aux fumées et gaz chauds ainsi que des propriétés d'isolations thermiques, mais ce sans résistance mécanique.

Le temps attribué n’est plus en heure mais en minute.

Par exemple : CF2h devient REI120. PF1/2h devient RE30.

EN MATIERE DE REACTION AU FEU

Plus complet, ce classement prend en compte l’opacité des fumées dégagées (lettre S) ainsi que la projection d’éventuelles gouttelettes et débris enflammés (lettre D), distinguant les matériaux de sols des autres éléments de construction. Ainsi, les lettres « fl » signifient que le classement s’applique à un matériau du sol (pour "floor").

Les « M » deviennent cinq catégories d’exigence : A1, A2, B, C, D, E.

matériau du sol (pour " floor "). Les « M » deviennent cinq catégories d’exigence :

PARTIE 2 ‐ SECURITE INCENDIE Séquence 1 ‐ PRINCIPES DE CLASSEMENT DES ETABLISSEMENTS

1 ‐ REFERENCES REGLEMENTAIRES

2 ‐ CLASSEMENT DES ERP

1 ‐ REFERENCES REGLEMENTAIRES 2 ‐ CLASSEMENT DES ERP La règlementation incendie qui intéresse les SSIAP

La règlementation incendie qui intéresse les SSIAP concerne les établissements recevant du public (ERP) et les immeubles de grande hauteur (IGH).

( ERP ) et les immeubles de grande hauteur ( IGH ). Concernant les ERP, il

Concernant les ERP, il existe un règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique.

Il se compose de l'arrêté du 25 juin 1980 modifié et de l'arrêté du 22 juin 1990 modifié.

A ces arrêtés s'ajoutent d'autres textes précisant, modifiant ou infirmant certains points. Certains articles du Code de la Construction et de l'Habitation (CCH) traitent eux‐aussi des ERP : les articles R.123.

( CCH ) traitent eux‐aussi des ERP : les articles R.123. Concernant les IGH, il existe

Concernant les IGH, il existe un règlement de sécurité pour la construction des immeubles de grande hauteur et leur protection contre les risques d'incendie et de panique.

Il se compose de l'arrêté du 30 décembre 2011 qui a remplacé l'arrêté du 18 octobre 1977 aujourd'hui abrogé.

A ces arrêtés s'ajoutent d'autres textes précisant, modifiant ou infirmant certains points. Certains articles du Code de la Construction et de l'Habitation (CCH) traitent eux‐aussi des IGH : les articles R.122.

Article R.123‐2 du CCH Etablissement recevant du public : constituent des établissements re cevant du

Article R.123‐2 du CCH

Etablissement recevant du public : constituent des établissements recevant du public tous bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises, soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non.

Public : Sont considérés comme faisant partie du public toutes les personnes admises dans l'établissement à quelque titre que ce soit en plus du personnel.

à quelque titre que ce soit en plus du personnel. Chaque ERP possède des caractéri stiques

Chaque ERP possède des caractéristiques qui font qu’il doit répondre à certaines dispositions, à certaines règles. Il existe des « dispositions générales » qui s'appliquent à tous les ERP, peu importe ces caractéristiques et des « dispositions particulières » qui varient en fonction de l'ERP dont il est question.

Les ERP sont classés selon deux critères :

1. Le type : selon la nature de l'activité.

2. La catégorie : selon l'effectif des personnes admises : le public et le personnel (qui n’occupe pas des locaux indépendants qui possèderaient leurs propres sorties vers l'extérieur).

1 ‐ LE TYPE

Il existe 14 types d'ERP :

Il est conseillé d'associer des moyens mnémotechniques à chaque lettre pour les enregistrer facilement Ainsi

Il est conseillé d'associer des moyens mnémotechniques à chaque lettre pour les enregistrer facilement

Ainsi que 9 types spéciaux d'ERP :

2 ‐ LA CATEGORIE

Il existe 5 catégories qui se répartissent en deux groupes :

Le premier groupe comprend les 4 premières catégories et prend en compte l’effectif du public ET du personnel (qui n’est pas dans des locaux indépendants bénéficiant de leurs propres dégagements).

du public ET du personnel ( qui n’est pas dans des locaux indépendants bénéficiant de leurs

Le deuxième groupe comprend la 5ème catégorie, ce sont les ERP dont l’effectif du public n’atteint pas un chiffre minimum fixé par le règlement de sécurité pour chaque type d’exploitation. Ces ERP sont appelés « PE » pour Petit Etablissement. Ils sont règlementés par l’arrêté du 22 juin 1990 modifié, qui fixe ce chiffre.

rrêté du 22 juin 1990 modifié, qu i fixe ce chiffre. Ce chiffre minimum s'appelle le

Ce chiffre minimum s'appelle le seuil d'assujettissement.

rrêté du 22 juin 1990 modifié, qu i fixe ce chiffre. Ce chiffre minimum s'appelle le
Comment classer plusieurs établissements au sein d'un même bâti ment ? Ou plusieurs établissements proches

Comment classer plusieurs établissements au sein d'un même bâtiment ? Ou plusieurs établissements proches les uns des autres (non‐isolés entre eux vis‐à‐vis du feu) ?

Ils sont considérés comme UN SEUL ERP, on additionne donc l’effectif de chacune des exploitations pour aboutir à un effectif total. L’ERP possèdera plusieurs types en fonction des activités qu’il abrite et sera tributaire de la réglementation qui s’applique à chacune d’elles.

Les groupements d’ERP ou les ERP en plusieurs bâtiments voisins isolés entre eux sont quant à eux considérés comme AUTANT D’ERP existants. comme AUTANT D’ERP existants.

quant à eux considérés comme AUTANT D’ERP existants. Si plusieurs exploitations de types divers sont dans

Si plusieurs exploitations de types divers sont dans un même bâtiment, celui‐ci est placé sous une direction unique concernant les demandes d’autorisation, la gestion et l’observation des conditions de sécurité. Les dispositions générales sont alors appliquées à l’ERP ainsi que les dispositions particulières propres à chaque type pour les locaux correspondants.

es propres à chaque type pour les locaux correspondants. Pour utiliser les locaux de l’ERP pour

Pour utiliser les locaux de l’ERP pour une activité qui n’est pas celle du type initial, il convient de déposer une demande d’autorisation quinze jours avant le début de la manifestation.

EXEMPLES DE STRUCTURES GONFLABLES

une demande d’autorisation quinze jours avant le début de la manifestation . EXEMPLES DE STRUCT URES

PARTIE 2 ‐ SECURITE INCENDIE Séquence 2 ‐ FONDAMENTAUX ET PRINCIPES GENERAUX DE SECURITE

1 ‐ PRINCIPES GENERAUX ERP

2 ‐ NOTION DE HAUTEUR ERP

1 ‐ PRINCIPES GENERAUX ERP 2 ‐ NOTION DE HAUTEUR ERP La règlementation en sécurité incendie

La règlementation en sécurité incendie dans les ERP a un but, satisfaire à ces 3 grands principes :

1 ‐ Favoriser l’évacuation du public

2 ‐ Limiter la propagation du feu

3 ‐ Faciliter l’intervention des secours

Afin que ces objectifs soient réalisables il en découle une multitude de règles que les ERP doivent respecter.

Ces règles concernent 9 éléments de l’ERP :

1. L’implantation, c'est‐à‐dire la desserte, les voies d’accès et son isolation par rapport à des édifices tiers

2. Les matériaux de construction

3. Le cloisonnement

4. L’aménagement

5. Les dégagements

6. Le désenfumage

7. L’éclairage normal et de sécurité

8. Les installations techniques

9. Les moyens de secours et d’alarme

INFO +

Certains types d’ERP font l’objet d’une règlementation considérée comme étant plus contraignante :

Ceux qui possèdent des locaux à sommeil : les « JOUR » (type J, O, R, U).

Ceux qui sont considérés comme à risques particulier d’incendie : les « MST » (type M, S, T).

Vue de la Burdj Khalifa 828m (Dubaï) LE CALCUL DE LA HAUTEUR SE FAIT DONC
Vue de la Burdj Khalifa 828m (Dubaï) LE CALCUL DE LA HAUTEUR SE FAIT DONC
Vue de la Burdj Khalifa 828m (Dubaï) LE CALCUL DE LA HAUTEUR SE FAIT DONC

Vue de la Burdj Khalifa 828m (Dubaï)

LE CALCUL DE LA HAUTEUR SE FAIT DONC :

Du plancher bas (sol) du dernier niveau le plus haut accessible au public depuis le niveau le plus haut (sol) accessible aux engins des services de secours.

PARTIE 2 ‐ SECURITE INCENDIE Séquence 3 ‐ DESSERTE ET IMPLANTATION DES BÂTIMENTS

1 ‐ DESSERTES ET VOIRIES

2 ‐ IMPLANTATION

3 ‐ COUVERTURES ET FACADES

ET VOIRIES 2 ‐ IMPLANTATION 3 ‐ COUVERTURES ET FACADES Afin de respecter l’un des 3

Afin de respecter l’un des 3 grands principes de sécurité en ERP, les établissements doivent être desservis de façon à faciliter l’intervention des secours.

Il existe 3 moyens pour desservir un ERP :

LA VOIE ENGINdes secours. Il existe 3 moyens pour desservir un ERP : LA VOIE ECHELLE L’ESPACE LIBRE

LA VOIE ECHELLEIl existe 3 moyens pour desservir un ERP : LA VOIE ENGIN L’ESPACE LIBRE Un panneau

L’ESPACE LIBREpour desservir un ERP : LA VOIE ENGIN LA VOIE ECHELLE Un panneau de signalisation visibl

Un panneau de signalisation visible en toutes circonstances doit indiquer les voies, sections de voies et espaces libres, précisant le tonnage limite autorisé.

1 ‐ LA VOIE ENGIN

C’est une voie d’accès au bâtiment, aménagée pour les véhicules de secours et de lutte contre l’incendie.

Elle doit posséder les caractéristiques suivantes :

Largeur minimale de la voie : 8 mètres

Largeur utilisable : 3 mètres (8m > largeur de voie >12m) ou 6 mètres (largeur de voie > 12m)

Force portante : 90Knw/essieu séparés de 3,60m pour un VL de 160Knw

Hauteur libre : 3,50m

Pente < 15%

2 ‐ LA VOIE ECHELLE Elle est obligatoire pou r les bâtiments dont le plancher
2 ‐ LA VOIE ECHELLE Elle est obligatoire pou r les bâtiments dont le plancher

2 ‐ LA VOIE ECHELLE

Elle est obligatoire pour les bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau (PBDN) est à plus de 8m. C’est une section de voie utilisable pour la mise en station des échelles aériennes. Si cette section de voie n’est pas sur la voie publique, elle doit lui être raccordée par une voie engin.

Elle doit posséder les caractéristiques suivantes :

Longueur minimale : 10 mètres

Largeur libre de la chaussée : 4 mètres

Pente max 10%

La disposition par rapport à la façade permet avec les échelles d’atteindre un point d’accès (balcons, coursives,

etc.) à partir duquel les sapeurs‐pompiers peuvent atteindre toutes les baies de la façade.

( balcons, coursives, etc. ) à partir duquel les sapeurs‐po mpiers peuvent atteindre toutes les baies
( balcons, coursives, etc. ) à partir duquel les sapeurs‐po mpiers peuvent atteindre toutes les baies

3 ‐ L'ESPACE LIBRE

Lorsque la disposition du bâtiment ne le permet pas, ou lorsqu’on souhaite éviter le tracé de voies goudronnées classiques (conservation du paysage, etc.), la solution de l’espace libre existe.

Elle doit posséder les caractéristiques suivantes :

La plus petite dimension est au moins égale à la largeur totales des sorties de l’établissement sur cet espace

(minimum 8m) et aucun obstacle ne doit s’opposer à l’écoulement régulier du public.

Permet l’accès et la mise en œuvre facile du matériel nécessaire pour opérer sauvetages et combat du feu.

Les issues de l’établissement sur cet espace libre sont à moins de 60m d’une voie engin.

La largeur mini de l’accès à partir de cette voie est de 1,80m (si PBDN ERP < 8m) et 3m (si PBDN ERP > 8m).

( si PBDN ERP < 8m ) et 3m ( si PBDN ERP > 8m ).

FACADES ACCESSIBLES

Chaque bâtiment en fonction de sa hauteur et de l’effectif du public reçu doit avoir 1 ou plusieurs façades accessibles, desservies par une voie ou un espace libre

Une façade accessible est accessible à tous les niveaux recevant du public par l’intermédiaire de baies accessibles et comporte au moins une sortie normale au niveau d’accès.

Une baie accessible permet d’accéder au niveau recevant du public par les façades : dimensions minimales 0,90m x

Ces baies possèdent un système d’ ouverture à l’extérieur et doi vent être marquées de

Ces baies possèdent un système d’ouverture à l’extérieur et doivent être marquées de l’extérieur pour être aisément repérables (généralement par un point rouge).

pour être aisément repérables ( généralement par un point rouge ). Baies signalées par la peinture

Baies signalées par la peinture rouge

Un ERP peut être positionné par rapport à un tiers dans 3 situa tions :

Un ERP peut être positionné par rapport à un tiers dans 3 situations :

1 ‐ LATERAL OU CONTIGUE

2 ‐ EN VIS‐A‐VIS

3 ‐ EN SUPERPOSITION

par rapport à un tiers dans 3 situa tions : 1 ‐ LATERAL OU CONTIGUE 2
par rapport à un tiers dans 3 situa tions : 1 ‐ LATERAL OU CONTIGUE 2
par rapport à un tiers dans 3 situa tions : 1 ‐ LATERAL OU CONTIGUE 2
Pour protéger la couverture de l’ERP des effets d’un feu prove nant d’un bâtiment tiers

Pour protéger la couverture de l’ERP des effets d’un feu provenant d’un bâtiment tiers ( en supplément des dispositions relatives à l’isolement latéral ) : nant d’un bâtiment tiers (en supplément des dispositions relatives à l’isolement latéral) :

Au‐delà de 12 mètres entre les bâtiments : aucune exigence pour la protection de la toiture.

Si moins de 12 mètres entre les bâtiments : la couverture doit être réalisée en matériaux M0 ou en matériaux M1 à M3 posés sur support M0.

Pour protéger la façade d'une propagation verticale du feu on a instauré la REGLE DU C+D : ropagation verticale du feu on a instauré la REGLE DU C+D :

Pour protéger la façade d'une p ropagation verticale du feu on a instauré la REGLE DU

Application du C+D

PARTIE 2 ‐ SECURITE INCENDIE Séquence 4 ‐ CLOISONNEMENT D'ISOLATION DES RISQUES

1 ‐ DISTRIBUTION INTERIEURE

2 ‐ LOCAUX A RISQUES

3 ‐ CONDUITS ET GAINES

INTERIEURE 2 ‐ LOCAUX A RISQUES 3 ‐ CONDUITS ET GAINES Le cloisonnement concerne la dis

Le cloisonnement concerne la distribution intérieure de l’établissement, c'est‐à‐dire la façon dont il est conçu intra‐ muros.

Les 3 méthodes de cloisonnement sont :

1. LE CLOISONNEMENT TRADITIONNEL

2. LE CLOISONNEMENT PAR SECTEURS

3. LE CLOISONNEMENT PAR COMPARTIMENTS

PAR SECTEURS 3. LE CLOISONNEMENT PAR COMPARTIMENTS Le choix de la méthode à utiliser est laissé

Le choix de la méthode à utiliser est laissé au concepteur de l’établissement. Cependant, la distribution intérieure est tributaire du type de desserte choisie pour l’établissement, et vis‐versa.

Le règlement de sécurité précise donc quel type de desserte s’associe avec quel type de cloisonnement. Les choix possibles sont aussi limités en fonction du type de l’ERP et sont renseignés dans les dispositions particulières propres à chacun d’eux.

La solution retenue est celle qui est à‐même de combler au mieux les 3 grands principes régissant la sécurité incendie en ERP.

1 ‐ LE CLOISONNEMENT TRADITIONNEL

de combler au mieu x les 3 grands principes régissant la sécurité incendie en ERP. 1

Les parois verticales des dégagements et des locaux doivent avoir un degré de résistance au feu défini en fonction du degré de stabilité au feu exigé pour la structure de l’ERP

L'arrêté du 25 juin 1980 modifié pose ce tableau de correspondance qui donne le degré de résistance au feu à appliquer aux parois en fonction du degré de stabilité au feu exigé pour la structure (qui lui‐même dépend de la hauteur du PBDN de l'ERP, de la présence de tiers dans le bâtiment ou de locaux à sommeil) :

de tiers dans le bâtim ent ou de locaux à sommeil ) : 2 ‐ LE

2 ‐ LE CLOISONNEMENT PAR SECTEURS

de locaux à sommeil ) : 2 ‐ LE CLOISONNEMENT PAR SECTEURS CARACTERISTIQUES D'UN SECTEUR :

CARACTERISTIQUES D'UN SECTEUR :

A chaque niveau de l’ERP, il doit y avoir autant de secteur que d’escaliers normaux, avec une capacité d’accueil

du même ordre de grandeur.

Surface maximum : 800m²

Longueur maximum : 20m (en façade accessible) x 40m.

Les secteurs sont isolés entre eux par une paroi CF1h, équipée d’un seul bloc‐porte (en va et vient) PF1/2h.

Les établissements à risques particuliers doivent être équipés d’une installation fixe d’extinction automatique à

eau.

3 ‐ LE CLOISONNEMENT PAR COMPARTIMENTS

3 ‐ LE CLOISONNEMENT PAR COMPARTIMENTS CARACTERISTIQUES D'UN COMPARTIMENT : ► Au minimum 2 compartiments par

CARACTERISTIQUES D'UN COMPARTIMENT :

Au minimum 2 compartiments par niveau, avec la même capacité d’accueil.

Un compartiment peut être sur 2 niveaux, mais sa superficie ne doit pas dépasser la superficie moyenne des

compartiments de l’ERP.

La surface et l’effectif maximal par niveau est fonction du type d’ERP (dispositions particulières).

Les parois verticales qui limitent le compartiment (hors façades) ont le même degré CF que le degré de SF du

bâtiment.

Les issues du compartiment doivent être judicieusement réparties et en proportion de l’effectif maximum des

personnes admises. Le passage entre compartiment ne peut se faire que par 2 SAS maximum, situés sur les couloirs.

Chaque compartiment doit être désenfumé.

Compartimentage sous la forme d'open‐space

sur les couloirs. ► Chaque compartiment doit être désenfumé. Compartimentage sous la forme d'open‐space

IL EXISTE TROIS TYPES DE LOCAUX A RISQUES :

IL EXISTE TROIS TYPES DE LOCAUX A RISQUES : Les locaux à risques sont des locaux

Les locaux à risques sont des locaux non accessibles au public.

Ce sont les dispositions particulières propres à chaque type d’ERP qui définissent quels locaux sont considérés comme étant à risques courants ou à risques particuliers.

1 ‐ LOCAUX A RISQUES COURANTS

Les locaux à risques courants sont des locaux non accessibles au public, ils ne sont soumis à aucune disposition particulière en matière d’isolement.

Par exemple :les logements du personnel.

2 ‐ LOCAUX A RISQUES PARTICULIERS MOYENS

Par exemple : générateur de chaleur, machinerie ascenseur, locaux VMC, grande cuisine (P > 20Kw), blanchisserie, ateliers d’entretiens, stockage de produits ménagers, etc.

OU

CARACTERISTIQUES D'UN LOCAL A RISQUES PARTICULIERS MOYENS :

Les façades de ces locaux sont protégées par la règle du C+D.

Les conduits et les gaines traversant sont protégés.

Le plancher haut et les parois sont CF1/2h.

Les portes sont CF 1/2h, s’ouvre vers la sortie et sont munies d’un ferme porte.

Ils doivent être isolés des locaux et dégagements accessibles au public.

3 ‐ LOCAUX A RISQUES PARTICULIERS IMPORTANTS

Par exemple : réserves, locaux d’archives, locaux réceptacles des vide‐ordures, dépôts de déchets d’emballages, important stockage de gaz médicaux, chaufferie > 70Kw, locaux de service électrique (P > 40 Kva),

OU CARACTERISTIQUES D'UN LOCAL A RIS QUES PARTICULIERS IMPORTANTS : ► Les façades de ces

OU

OU CARACTERISTIQUES D'UN LOCAL A RIS QUES PARTICULIERS IMPORTANTS : ► Les façades de ces locaux

CARACTERISTIQUES D'UN LOCAL A RISQUES PARTICULIERS IMPORTANTS :

Les façades de ces locaux sont protégées par la règle du C+D.

Les conduits et les gaines traversant sont protégés.

Le plancher haut et les parois sont CF2h.

Les portes sont CF1h, s’ouvre vers la sortie et sont munies d’un ferme‐porte.

Ils ne peuvent communiquer directement avec des locaux et des dégagements accessibles au public.

Le passage de conduits à travers des parois horizontales ou ver ticales résistantes au feu

Le passage de conduits à travers des parois horizontales ou verticales résistantes au feu constitue un risque potentiel de propagation du feu. Conduites d’eau en charge ou d’eau usée, conduits vide‐ordures, monte‐charge et descente de linge font l’objet d’une règlementation visant à limiter ce risque.

vide‐ordures, monte‐charge et descente de linge font l’objet d’une règlementation visant à limiter ce risque.
vide‐ordures, monte‐charge et descente de linge font l’objet d’une règlementation visant à limiter ce risque.

INFO +

Moyens mnémotechniques pour retenir la position des clapets coupe‐feu et des volets de désenfumage en position d'attente :

En cas de feux, ouvre tes volets et ferme ton clapet

pe‐feu et des volets de désenfumage en position d'attente : En cas de feux, ouvre tes
pe‐feu et des volets de désenfumage en position d'attente : En cas de feux, ouvre tes

La résistance au feu peut être obtenue par le conduit lui‐même s’il possède une résistance au feu suffisante.

Si le conduit ne possède pas ce critère, il peut être placé dans une gaine. Un dispositif d’obturation automatique : clapet de compartimentage peut aussi être mis en place pour satisfaire aux exigences nécessaires.

Un clapet Coupe‐feu vue de l'extérieur

nécessaires. Un clapet Coupe‐feu vue de l'extérieur Un conduit restituant le degré coupe‐feu, un clapet

Un conduit restituant le degré coupe‐feu, un clapet coupe‐feu vue de l'extérieur et un volet de désenfumage

Un conduit restituant le degré coupe‐feu, un clapet coupe‐feu v ue de l'extérieur et un volet

PARTIE 2 ‐ SECURITE INCENDIE Séquence 5 ‐ EVACUATION DU PUBLIC ET DES OCCUPANTS

1 ‐ DEGAGEMENTS

2 ‐ CALCUL UP ET D

3 ‐ PORTES / ESCALIERS

4 ‐ EVACUATION

5 ‐ PESH

UP ET D 3 ‐ PORTES / ESCALIERS 4 ‐ EVACUATION 5 ‐ PESH Les circulations

Les circulations principales : assurant un cheminement direct vers les escaliers, les sorties ou les issues.

Les circulations secondaires : assurant un cheminement vers les circulations principales.

Un dégagement est toute parti de la construction qui permet le cheminement d’évacuation des occupants : une porte, une sortie, une circulation horizontale, une zone de circulation, un escalier, un couloir, une rampe, etc.

une porte, une sortie, une circulati on horizontale, une zone de cir culation, un escalier, un
Le dégagement protégé est un dégagement dans lequel le public est à l’abri des flammes

Le dégagement protégé est un dégagement dans lequel le public est à l’abri des flammes et des fumées. On distingue le dégagement encloisonné du dégagement est à l’abri des flammes et des fumées. On distingue le dégagement encloisonné du dégagement à l’air libre.

Dégagement encloisonné : voie privilégiée pour l'évacuation, c'est un dégagement protégé dont les parois ont un degré minimum de résistance au feu imposé. Par exemple, les escaliers encloisonnés sont des escaliers désenfumés, ils répondent à la règle du 421.

Dégagement à l’air libre : dégagement protégé dont la paroi donne sur le vide de la façade. Il n'est pas désenfumé mais il est mis à l'abris des fumées (en étant placé à l'extérieur par exemple).

( en étant placé à l'extérieur par exemple ). Les dégagements doivent répondre à un certain

Les dégagements doivent répondre à un certain nombre d'exigences constructives, en voici quelques‐unes :

Les marches isolées sont interdites ( 1 ou 2 marches ) dans les circulations prin cipales. marches isolées sont interdites (1 ou 2 marches) dans les circulations principales. Elles peuvent être remplacées par une pente de 10% maximum ou par des groupes de 3 marches au moins, égales entre elles.

Une circulation principale doit toujours correspondre à une sortie sur l’extérieur ou sur un dégagement protégé. toujours correspondre à une sortie sur l’extérieur ou sur un dégagement protégé.

Les dégagements doivent être reliés entre eux par des circulations horizontales de 2UP minimum .

Les dégagements doivent être reliés entre eux par des circulations horizontales de 2UP minimum.

Un cheminement qui n’est pas délimité par des parois verticale s doit être suffisamment matérialisé

Un cheminement qui n’est pas délimité par des parois verticales doit être suffisamment matérialisé au sol.

Les portes des locaux accessibles au public donnant sur des dégagements en cul de sac ne doivent pas être à plus de 10m du débouché de ce cul de sac . pas être à plus de 10m du débouché de ce cul de sac.

pas être à plus de 10m du débouché de ce cul de sac . Lorsque la

Lorsque la distance entre les montants les plus rapprochés de deux portes est inférieure à 5 mètres , celles‐ ci comptent comme un seul dégagement deux portes est inférieure à 5 mètres, celles‐ ci comptent comme un seul dégagement (seules les UP comptent).

Des indications bien lisibles de jour et de nuit doivent balise r les cheminements empruntés

Des indications bien lisibles de jour et de nuit doivent baliser les cheminements empruntés par le public pour l’évacuation de l’établissement.

De tout‐point accessible au public, celui‐ci doit toujours pouvoir en apercevoir au moins une, même en cas d’affluence.

en apercevoir au moins une , même en cas d’affluence. Les signalétiques blanches sur fond verts

Les signalétiques blanches sur fond verts (notamment les flèches directionnelles) sont réservées au balisage des dégagements.

) sont réservées au balisage des dégagements. Aucune saillie ou dépôt ne doit réduire la largeur

Aucune saillie ou dépôt ne doit réduire la largeur règlementaire des dégagements. Si la largeur du dégagement est supérieure à la dimension minimale imposée, des aménagements ou du mobilier faisant saillie sont autorisés dans la largeur excédentaire si :

1 ‐ Ne gêne pas la circulation rapide du public

2 ‐ Ne peut être déplacé ou renversé

3 ‐ Ne peut gêner le fonctionnement des portes à fermeture automatique

Cette particularité n’est pas autorisée pour les escaliers protégés. Toutes les portes, quel que soit l’effectif des occupants du local desservi, doivent être disposées de manière à ne former aucune saillie dans le dégagement.

des occupants du local desservi, doi vent être disposées de manière à ne former aucune saillie
Chaque dégagement doit avoir une largeur minimale de passage proportionnée au nombre totale de personnes

Chaque dégagement doit avoir une largeur minimale de passage proportionnée au nombre totale de personnes appelées à l’emprunter. Cette largeur est calculée à l’aide d’une largeur type appelée unité de passage (UP) dont la valeur est 0,60 mètre. Quand un dégagement ne comporte qu’une unité de passage, sa largeur est portée à 0,90 mètre. Quand un dégagement ne comporte que deux unités de passage, sa largeur est portée à 1,40 mètre.

Au‐delà, l’unité de passage reprend sa valeur type de 0,60 mètre :

Pour un dégagement de (N) UP : 0,60 x (N) Par exemple :

1 dégagement de 3UP aura une largeur de 0,60 x 3 soit 1,80 mètre 1 dégagement de 6UP aura une largeur de 0,60 x 6 soit 3,60 mètre

de 6UP aura une largeur de 0,60 x 6 soit 3,60 mètr e Les niveaux, locaux,

Les niveaux, locaux, secteurs ou compartiments doivent être desservis en fonction de l’effectif des personnes admises de la façon suivante :

ou compartiments doivent être des servis en fonction de l’effectif des personnes admises de la façon
ATTENTION à chaque niveau, l’effectif à prendre en compte pour le calcul des dégagements et
ATTENTION à chaque niveau, l’effectif à prendre en compte pour le calcul des dégagements et

ATTENTION à chaque niveau, l’effectif à prendre en compte pour le calcul des dégagements et des UP doit prendre en compte l’effectif des niveaux supérieurs ou des niveaux inférieurs.

Par exemple : Dans un bâtiment de 3 étages avec 1 sous‐sol.

Au RDC, je prends en compte l’effectif du niveau et l’effectif présent au sous‐sol, 1er, 2ème et 3ème. Au 1° étage, je prends en compte l’effectif du niveau et l’effectif présent au 2ème et au 3ème étage. Au 2° étage, je prends en compte l’effectif du niveau et l’effectif présent au 3ème étage.

Un ERP ne doit comprendre qu’un seul niveau de sous‐sol accessible au public et son point le plus bas doit être au plus à 6 mètres au‐dessous du niveau moyen des seuils extérieurs.

(CF cours Calcul de dégagements SSIAP3 si vous souhaitez en savoir plus sur le NMSE).

Il existe deux dispositifs pour maintenir une porte fermée ( notamment car elle a une

Il existe deux dispositifs pour maintenir une porte fermée (notamment car elle a une utilité de résistance au feu).

( notamment car elle a une utilité de résistance au feu ). Une porte à ferme‐porte

Une porte à ferme‐porte est normalement en position fermée , elle devrait posséder un panneau " Porte coupe‐feu à maintenir fermée ". position fermée, elle devrait posséder un panneau "Porte coupe‐feu à maintenir fermée".

Une porte à ferme‐porte automatique est normalement en position ouverte et se fermera quand nécessaire ( souvent reliée à la détection automatique d'incendie position ouverte et se fermera quand nécessaire (souvent reliée à la détection automatique d'incendie ou au déclenchement d'un déclencheur manuel), elle devrait posséder un panneau "Porte Coupe‐Feu, ne mettez pas d'obstacle à la fermeture" ou "Porte Coupe‐feu à fermeture automatique".

ou " Porte Coupe‐feu à fermeture automatique ". Le ferme‐porte est très souvent appelé "Groom".

Le ferme‐porte est très souvent appelé "Groom".

La fonction du sélecteur de port e est de rabattre le bon ventai l avant

La fonction du sélecteur de porte est de rabattre le bon ventail avant celui qui doit s'y superposer.

le bon ventai l avant celui qui doit s'y superposer. Ces dispositions sont placées sur les

Ces dispositions sont placées sur les portes coupe‐feu à fermeture automatique, ce sont les éléments qui vont lâcher la porte suite à une détection.

Une mission importante de l'agent SSIAP est de s'assurer qu'aucun élément n'empêchera la bonne fermeture de la porte coupe‐feu en cas de détection (cales, chaises, objets, encombrants, etc.)

de détection ( cales, chaises, objets, encombrants, etc. ) Les portes desservant des établi ssements, compartiments,
de détection ( cales, chaises, objets, encombrants, etc. ) Les portes desservant des établi ssements, compartiments,

Les portes desservant des établissements, compartiments, secteurs ou locaux recevant plus de 50 personnes doivent toujours s'ouvrir dans le sens de la sortie. C'est aussi le cas des portes des escaliers.

Les portes en va‐et‐vient qui recoupent les circulations horizontales doivent posséder u ne partie vitrée à hauteur de va‐et‐vient qui recoupent les circulations horizontales doivent posséder une partie vitrée à hauteur de vue(oculus), ces vitrages doivent être transparents, les couleurs rouge et orange sont interdites.

transparents , les couleurs rouge et orange sont interdites. Au RDC le public ne doit jamais

Au RDC le public ne doit jamais parcourir plus de 50m pour atteindre une sortie ou un dégagement protégé, si il y a plusieurs sorties. Cette distance est réduite à 30m dans le cas contraire.

Cette distance est réduite à 30m dans le cas contraire. En étages ou en sous‐sol ,

En étages ou en sous‐sol, le public ne doit jamais parcourir plus de 40m pour gagner un escalier ou une circulation protégée, s’il a plusieurs sorties. Cette distance est réduite à 30m dans le cas contraire. Il ne doit jamais y avoir de communication directe entre les escaliers des étages et celui du sous‐sol pour des motifs évident liés à l'évacuation des personnes en situation de stress (qui risqueraient de se précipiter aux sous‐sols au lieu de sortir au RDC).

Rappel : les escaliers encloisonnés doivent répondre à la règle du 311.

La mise à l’abri du personnel et du public a priorité sur la sa uvegarde

La mise à l’abri du personnel et du public a priorité sur la sauvegarde des biens

Le point de rassemblement :

Généralement en extérieur, il permet d’accueillir l’ensemble du personnel pour sa mise hors de danger. Il ne faut en aucun cas quitter ce point de rassemblement tant que l’ordre n’a pas été donné par le service de sécurité, la direction ou les sapeurs‐pompiers.

de sécurité, la direction ou les sapeurs‐pompiers. Le règlement de sécurité précise dans ces dispositions

Le règlement de sécurité précise dans ces dispositions particulières propres à chaque type d’établissement, quelles sont les périodicités des exercices d’évacuation à organiser.

périodicités des exercices d’évacuation à organiser. ► L’incendie, les fumées ► L’alerte à la bombe

L’incendie, les fumées

L’alerte à la bombe

Des inondations

Un tremblement de terre ou un risque d’effondrement

Des émissions de gaz toxiques

Des exercices d’évacuation

L’évacuation partielle : évacuer le personnel d’un endroit en cas d’incendie sans effec tuer l’évacuation

L’évacuation partielle : évacuer le personnel d’un endroit en cas d’incendie sans effectuer l’évacuation générale. L’évacuation générale : évacuation totale du bâtiment. L’évacuation différée : propre au type U et J, celle‐ci réside dans un transfert des occupants d’un compartiment à un autre afin de les mettre en sécurité. La mise à l’abri : confinement du personnel en lieu sûr et ou des personnes à mobilité réduite.

Les consignes d’évacuation, générales et particulières établies en cas d’incendie doivent aussi comporter des consignes d’évacuation prenant en compte les différents types de handicaps.

doivent aussi comporter des consignes d’évacuation prenant e n compte les différents types d e handicaps.
Ces dernières années ont vue l’émergence d’une règlementation s ensibilisée à l’égard des personnes

Ces dernières années ont vue l’émergence d’une règlementation sensibilisée à l’égard des personnes handicapées ou à mobilité réduite.

des personnes handicapées ou à mobilité réduite. La loi n° 2005‐102 du 11 février 2005 a

La loi n° 2005‐102 du 11 février 2005 a pour but de promouvoir, dans un usage normal, l’autonomie et l’égalité de traitement pour les PESH.

QU'EST CE QU'UN HANDICAP ?

« Est considéré comme un handicap toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société, subie dans son environnement par une personne, en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive, d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de la santé invalidant ».

polyhandicap ou d’un trouble de la santé invalidant ». Ainsi, au 1° Janvier 2015 tous les

Ainsi, au 1° Janvier 2015 tous les ERP devront être « mis en accessibilité ». Les ERP dont le permis de construire a été déposé après le 1er janvier 2007 sont déjà soumis à cette obligation, de

même que les bâtiments d’habitation collectifs et les lieux de travail dont le permis de construire a été déposé après le 24 avril 2010.

de cons truire a été déposé après le 24 avril 2010. Les dispositions sont multiples et

Les dispositions sont multiples et touchent tous les aspects du bâtiment. Par exemple, les sorties, les dégagements intérieurs et la création d’espaces d’attente sécurisés (EAS) doivent être aménagés et répartis de telle façon qu’ils permettent l’évacuation ou la mise à l’abri préalable rapide et sûre des personnes en situation de handicap.

Toutefois, l’évacuation est la règle pour les personnes pouvant se déplacer jusqu’à l’extérieur du bâtiment.

Toutefois, l’évacuation est la règle pour les personnes pouvant se déplacer jusqu’à l’extérieur du bâtiment.

Pour tenir compte de l’incapacité d’une partie du public à évacuer ou à être évacué rapidement, le règlement de sécurité admet la possibilité d’une évacuation différée.

LES TROIS POINTS A PRENDRE EN COMPTE SONT LES SUIVANTS :

‐ Tenir compte de la nature de l’exploitation et en particulier de l’aide humaine disponible en permanence pour participer à l’évacuation.

Installer un équipement d’alarme perceptible tenant compte de la spécificité des locaux et des différentes situations de handicap des personnes amenées à les fréquenter isolément.

Créer des Espaces d’Attente Sécurisés (EAS) : Zone à l’abri des fumées, des flammes et du rayonnement

thermique. Une personne quel que soit son handicap doit pouvoir s’y rendre et si elle peut poursuivre son chemin, y attendre son évacuation grâce à une aide extérieure.

PARTIE 2 ‐ SECURITE INCENDIE Séquence 6 ‐ DESENFUMAGE

1 ‐ OBJECTIFS ET PRINCIPES

2 ‐ APPLICATION

DESENFUMAGE 1 ‐ OBJECTIFS ET PRINCIPES 2 ‐ APPLICATION LE DESENFUMAGE, DANS QUEL BUT ? Rappelez‐vous

LE DESENFUMAGE, DANS QUEL BUT ?

Rappelez‐vous les dangers que composent les fumées

Le désenfumage a pour objet d’extraire, en début d’incendie, une partie des fumées et des gaz issus de la combustion. Il va permettre de limiter la propagation de l’incendie, il va favoriser l’évacuation du public en maintenant praticable les cheminements et va faciliter l’action des sapeurs‐pompiers.

Le désenfumage peut s’opérer naturellement ou mécaniquement selon l’une des méthodes suivantes :

ou mécaniquement selon l’une des méthodes suivantes : Par le balayage de l’espace qu’on souhaite maintenir

Par le balayage de l’espace qu’on souhaite maintenir praticable, à l’aide d’un apport d’air neuf et de l’évacuation des fumées : le balayage naturel.

Par différence de pression entre le volume que l’on souhaite protéger et le volume sinist ré différence de pression entre le volume que l’on souhaite protéger et le volume sinistré mis en dépression : la pression différentielle.

ré mis en dépression : la pression différentielle . Par combinaison des deux . 1 ‐

Par combinaison des deux.

1 ‐ LE BALAYAGE NATUREL

Il est réalisé par des évacuations de fumées et des amenées d’air naturelles qui vont communiquer avec l’extérieur, directement ou par des conduits, disposés de manière à assurer un balayage satisfaisant du volume à désenfumer. Les amenées d’air sont réalisées à travers :

‐ Des ouvrants en façades

‐ Les portes des locaux donnant sur l’extérieur

‐ Des escaliers non‐encloisonnés

‐ Des bouches

(Aucune dimension d’ouverture n’est inférieure à 0,20m).

Les évacuations de fumées sont réalisées à travers :

‐ Des ouvrants en façade

‐ Des exutoires

‐ Des bouches

2 ‐ LA PRESSION DIFFERENTIELLE

Le désenfumage par tirage mécanique est assuré par des extracteurs mécaniques de fumée et des amenées d’air naturelles ou mécaniques, disposées de manière à assurer un balayage du volume concerné. Ce balayage peut être complété par une mise en surpression relative des espaces à mettre à l’abri des fumées.

‐ L’extraction se fait au travers de bouches raccordées à un ventilateur d’extraction.

‐ L’amenée d’air mécanique se fait au travers de bouches raccordées à un ventilateur de soufflage.

‐ L’amenée d’air naturelle se fait sur la même méthode qu’en balayage naturel.

se fait sur la même méthode qu’en ba layage naturel. Les installations de désenfumage doivent être
se fait sur la même méthode qu’en ba layage naturel. Les installations de désenfumage doivent être

Les installations de désenfumage doivent être alimentées par une Alimentation Electrique de Sécurité (AES).

En cas de déclenchement du désenfumage, la ventilation mécanique à l’exception de la VMC, doit être interrompue dans le volume concerné (sauf si elle concoure au désenfumage).

e à l’exception de la VMC, doit être interrompue dans le volume concerné ( sauf si
Les escaliers désenfumés sont : 1. Les escaliers encloisonnés 2. Les escaliers en communication avec
Les escaliers désenfumés sont : 1. Les escaliers encloisonnés 2. Les escaliers en communication avec
Les escaliers désenfumés sont : 1. Les escaliers encloisonnés 2. Les escaliers en communication avec

Les escaliers désenfumés sont :

1. Les escaliers encloisonnés

2. Les escaliers en communication avec des locaux désenfumés

3. Les escaliers desservant plus de deux niveaux de sous‐sol

Ils sont désenfumés par balayage naturel ou par pression différentielle, en aucun cas les fumées ne sont extraites mécaniquement.

Balayage naturel

Balayage naturel Pression différentielle

Pression différentielle

Balayage naturel Pression différentielle
Les circulations horizontales désenfumées sont : 1. Celles supérieure s à 30m de longueur 2.

Les circulations horizontales désenfumées sont :

1. Celles supérieures à 30m de longueur

2. Celles desservies par des escaliers en surpression

3. Celles desservant des locaux à sommeil

4. Celles en sous‐sol

5. Celles des compartiments

Les halls sont considérés comme CHC et désenfumés si leur superficie est supérieure à 300m² ou si le désenfumage des CHC du niveau concerné est exigé.

désenfumés si leur superficie est supérieure à 300m² ou si le désenfumage des CHC du niveau
désenfumés si leur superficie est supérieure à 300m² ou si le désenfumage des CHC du niveau
Les locaux accessibles au public désenfumés sont : 1. Les locaux de + de 100m²
Les locaux accessibles au public désenfumés sont : 1. Les locaux de + de 100m²

Les locaux accessibles au public désenfumés sont :

1. Les locaux de + de 100m² en sous‐sol ou sans ouverture sur l’extérieur 2. Les locaux de + de 300m² en RDC ou en étage

Ecran de cantonnement : une séparation verticale placée sous la toiture ou le plancher haut, de façon à s’opposer à l’écoulement latéral de la fumée et des gaz de combustion.

latéral de la fumée et des gaz de combustion. Les locaux de plus de 2000m² o

Les locaux de plus de 2000m² ou de plus de 60m de long doivent être découpés en canton de désenfumage, aussi égaux que possible. Superficie maximum 1600m², longueur maximum 60m, si possible pas de superficie inférieure à 1000m².

PARTIE 2 ‐ SECURITE INCENDIE Séquence 7 ‐ ECLAIRAGE DE SECURITE

1 ‐ ECLAIRAGE DE SECURITE

7 ‐ ECLAIRAGE DE SECURITE 1 ‐ ECLAIRAGE DE SECURITE On distingue 3 types d’éclairage :

On distingue 3 types d’éclairage :

L’éclairage normal normal

L’éclairage de remplacement de remplacement

L’éclairage de sécurité ( à fonction d'évacuation ou d'ambiance / anti‐panique ) de sécurité (à fonction d'évacuation ou d'ambiance / anti‐panique)

d'évacuation ou d'ambiance / anti‐panique ) Eclairage normal : éclairage alimenté par la source

Eclairage normal : éclairage alimenté par la source normale (EDF). Eclairage de sécurité : éclairage alimenté par la source de sécurité (quand la source normale n’alimente plus). Eclairage de remplacement : tout ou partie de l’éclairage normal, alimenté par la source de remplacement. Etat de veille : état dans lequel les sources d’éclairage de sécurité sont prêtes à être mise en fonction si il y a une interruption de l’alimentation de l’éclairage normal. Etat de fonctionnement en sécurité : état dans lequel l’éclairage de sécurité fonctionne, alimenté par la source de sécurité. Etat d’arrêt : état dans lequel le système d’éclairage de sécurité est mis hors service involontairement.

de sécurité est mis hor s service involontairement. Pendant l’exploitation du bâtimen t, il doit être

Pendant l’exploitation du bâtiment, il doit être à l’état de veille.

Il doit rester en service si la source normale ou la source de remplacement disparaît, par l’intermédiaire de la source de sécurité, et ce pendant une heure au moins par une batterie d’accumulateurs ou par blocs autonomes d’éclairage de sécurité (BAES).

L’éclairage de sécurité possède 2 fonctions :

L’éclairage d’évacuation évacuation

L’éclairage d’ambiance ou anti‐panique ambiance ou anti‐panique

Il doit permettre à toute personne d’accéder à l’extérieur, en assurant l’éclairage des cheminements, des sorties, des indications de balisage, des obstacles et des indications de changement de direction.

1

L'ECLAIRAGE A FONCTION EVACUATION

Il est obligatoire dans les locaux pouvant accueillir plus de 50 personnes, les locaux de plus de 300m² en étage et au RDC, de plus de 100m² en sous‐sol.

Dans les couloirs ou dégagements, les foyers lumineux ne doivent pas être espacés de plus de 15m.

lumineux ne doiven t pas être espacés de plus de 15m. 2 ‐ L'ECLAIRAGE A FONCTION

2 ‐ L'ECLAIRAGE A FONCTION AMBIANCE OU ANTI‐PANIQUE

Il est obligatoire dans les locaux pouvant accueillir 100 personnes en étage et au RDC, 50 personnes en sous‐sol.

Il assure l'éclairage des dégagements et diffuse une lumière qui permet aux occupants de ne pas être totalement plongés dans le noir durant l'évacuation.

totalement plongés dans le noir durant l'évacuation. ‐ Obligation de disposer de lamp es de rechange

‐ Obligation de disposer de lampes de rechange pour l’éclairage de sécurité.

‐ Les notices de fonctionnement et de maintenance doivent être annexées au registre de sécurité.

L’exploitant doit s’assurer périodiquement :

Une fois par mois : du passage à la position de fonctionnement en cas de défaillance de l’alimentation normale (vérification de l’allumage de toutes les lampes).

Une fois par mois : de l’efficacité de la commande de mise en position de repos à distance et de la remise automatique en position de veille au retour de l’alimentation normale.

Une fois tous les six mois : de l’autonomie d’au moins 1h.

Certains blocs autonomes comportent un système automatique de test intégré (SATI) qui peuvent effectuer ces opérations et indiquer l'état du bloc par l'intermédiaire d'un témoin lumineux.

PARTIE 2 ‐ SECURITE INCENDIE Séquence 8 ‐ PRESENTATION DES DIFFERENTS MOYENS DE SECOURS

1 ‐ MOYENS DE SECOURS

2 ‐ MOYENS D'EXTINCTION

3 ‐ DISPOSITIFS FACILITANT L'ACTION DES SP

3 ‐ DISPOSITIFS FACILITANT L'ACTION DES SP IL EXISTE 5 MOYENS DE SECOURS : 1. Les

IL EXISTE 5 MOYENS DE SECOURS :

1. Les moyens d’extinction

2. Les dispositifs visant à faciliter l’action des sapeurs‐pompiers

3. Le service de sécurité incendie

4. Le système de sécurité incendie

5. Le système d’alerte

Le système de sécurité incendie 5. Le système d’alerte ON DISTINGUE 7 MOYENS D'EXTINCTION : 1.

ON DISTINGUE 7 MOYENS D'EXTINCTION :

1. Bouches et poteaux d’incendie privés et points d’eau

2. RIA

3. Colonnes sèches et en charge

4. Installations fixe d’extinction automatique (IFEA)

5. Déversoirs ponctuels

6. Eléments de construction irrigués

Si les prises d’eau publiques so nt trop éloignées ou possèdent un débit insuffisant ,
Si les prises d’eau publiques so nt trop éloignées ou possèdent un débit insuffisant ,

Si les prises d’eau publiques sont trop éloignées ou possèdent un débit insuffisant, la pose de bouches ou de poteaux d’incendie privés peut être imposée.

Ils peuvent être remplacés ou complétés par des points d’eau facilement utilisables en permanence tels que des cours d’eau, des bassins, des citernes, etc. d’une capacité en rapport avec le risque à défendre (déterminés selon les directives des SDIS).

Cependant, l’itinéraire entre le/les point(s) d’eau et l’ERP doit permettre le passage facile des moyens des SP, le/les point(s) d’eau doivent être facilement accessible en permanence, signalés conformément à une Norme Française, situés à 5m au plus du bord de la chaussée ou de l’aire de stationnement des engins d’incendie.

ou de l’aire de stat ionnement des engins d’incendie. Un poteau d'incendie privé Une réserve d'eau

Un poteau d'incendie privé

ou de l’aire de stat ionnement des engins d’incendie. Un poteau d'incendie privé Une réserve d'eau

Une réserve d'eau privée

Un RIA est un équipement de premier secours, alimenté en eau, p our la lutte

Un RIA est un équipement de premier secours, alimenté en eau, pour la lutte contre le feu, utilisable par un personnel qualifié ou non.

le feu, utilisable par un personnel qualifié ou non . IL POSSEDE PLUSIEURS FONCTIONS : ‐

IL POSSEDE PLUSIEURS FONCTIONS :

‐ Pouvoir intervenir sur un feu assez important dans un minimum de temps.

‐ Assurer une intervention prolongée pendant le délai d’intervention des Sapeurs‐Pompiers.

‐ Compléter l’installation d’extincteurs mobiles dans les locaux à risques importants.

CES CARACTERISTIQUES SONT LES SUIVANTES :

‐ Un robinet d’arrêt de l’alimentation en eau

‐ Un dévidoir à alimentation axiale

‐ Un tuyau semi rigide de 20m ou 30m avec un diamètre nominal : DN Ø 19/6, 25/8, 33/12 et une formation du jet :

6mm, 8mm, 12mm ‐ Une lance trois positions (arrêt, jet diffusé, jet droit ou plein ou bâton)

‐ Une clé tricoises

‐ Un seau à fond bombé

‐ Une hache (facultative)

‐ Une plaque de signalisation comme ci‐dessous

Une clé tricoises INSTALLATIONS ET EMPLACEMENTS : Le RIA est placé à l’intérieur du bâtiment,
Une clé tricoises INSTALLATIONS ET EMPLACEMENTS : Le RIA est placé à l’intérieur du bâtiment,

Une clé tricoises

INSTALLATIONS ET EMPLACEMENTS :

Le RIA est placé à l’intérieur du bâtiment, le plus près possible et à l’extérieur des locaux à protéger. le et à l’extérieur des locaux à protéger.

‐ Il est signalé par un pictogramme, facile d’accès et à mettre en œuvre, la bobine doit être située entre 1,20m et 1,80m du sol.

‐ Il est numéroté dans une série unique.

‐ Il doit permettre d’atteindre efficacement toute la surface des locaux.

‐ Pour les locaux à risques importants (RIA DN 33/12), tous les points de la surface du local doivent être battus par au minimum deux jets de lances.

ALIMENTATIONS ET VERIFICATIONS :

Ils sont alimentés en eau par les conduites publiques.deux jets de lances . ALIMENTATIONS ET VERIFICATIONS : La pression minimale doit être de 2.5

La pression minimale doit être de 2.5 bars au RIA le plus défavorisé (un manomètre est placé sur ce RIA).

Des essais mensuels doivent être effectués, le contrôle de la pression doit être inscrit sur un registre spécial.

Les colonnes sèches et humides sont des moyens d’extinctions ré servés aux sapeurs‐pompiers Les colonnes

Les colonnes sèches et humides sont des moyens d’extinctions réservés aux sapeurs‐pompiers

moyens d’extinctions ré servés aux sapeurs‐pompiers Les colonnes sèches sont des tuya uteries fixes et rigides

Les colonnes sèches sont des tuyauteries fixes et rigides installées dans les établissements comportant des risques importants dont le plancher bas du niveau le plus haut accessible au public est situé à plus de 18m du niveau le plus haut de la voie accessible aux engins des services de secours et de lutte contre l’incendie.

UNE COLONNE SECHE COMPREND :

‐ Un raccord d’alimentation

‐ La colonne proprement dite

‐ Les prises d’incendie simples ou doubles (avec dispositif de vidange et purge d’air)

CONCERNANT LE DIAMETRE ON DISTINGUE :

o

DN 65mm en cas général

o

DN 100mm pour les risques importants

Il

existe deux types de colonnes sèches :

CS montante (dessert niveaux supérieurs) : raccord d’alimentation situé à moins de 60m d’un(e) poteau/bouche d’incendie. CS descendante (dessert niveaux inférieurs) : raccord d’alimentation situé à moins de 100m d’un(e) poteau/bouche d’incendie.

à moins de 100m d’un(e) poteau/bouche d’incendie. Elles sont installées dans une zone protégée de

Elles sont installées dans une zone protégée de l’incendie : cage d’escalier, dispositif d’accès, façade la plus proche des poteaux/bouches d’incendie. Les raccords d’alimentation doivent être signalés.

façade la plus proche des poteaux/bouches d’incendie. Les raccords d’alimentat ion doivent être signalés.
Les colonnes en charges peuvent ê tre imposées dans certains établissements importants ou dans les

Les colonnes en charges peuvent être imposées dans certains établissements importants ou dans les Immeubles de Grande Hauteur de plus de 50 mètres.

Alimentées par un réservoir en charge, des sur presseurs, des pompes, etc., la colonne humide doit assurer en permanence à l’un quelconque des niveaux de l’établissement, pendant le temps requis pour la stabilité au feu du bâtiment, avec un minimum d’une heure :

Un débit de 1000L/min

Une pression de 4.5 à 8.5 bars

Quand le débit est assuré par des réservoirs, ils doivent avoir une capacité telle qu’un débit de 60m³/h au moins, soit réservé au service incendie (pendant le temps requis pour la stabilité au feu du bâtiment avec un minimum d’une heure). Cette capacité peut être augmentée en fonction des risques particuliers de l’établissement.

Le raccord d’alimentation doit être situé à moins de 60m d’un poteau ou d’une bouche d’incendie.

Elles sont installées dans une zone protégée de l’incendie : cage d’escalier, dispositif d’accès, façade la plus proche des poteaux/bouches d’incendie. Les raccords d’alimentation doivent être signalés.

Les raccords d’alimentation doi vent être signalés . Il existe différents agents extincteurs : eau, poudre,

Il existe différents agents extincteurs : eau, poudre, co², mousse, FM200. L’installation la plus courante est l’extinction automatique à eau de type sprinkler.

est l’extinction automatique à eau de type sprinkler. Si la propagation du feu n’est pas stoppée,
est l’extinction automatique à eau de type sprinkler. Si la propagation du feu n’est pas stoppée,

Si la propagation du feu n’est pas stoppée, une seconde tête éclate et ainsi de suite. Dans 70% des cas, 4 têtes ont suffi pour contenir un incendie.

Une cloche sprinkler (sonnerie st ridente prévenant de l’arrivée de l’eau) POSTE DE CONTRÔLE OU

Une cloche sprinkler (sonnerie stridente prévenant de l’arrivée de l’eau)

POSTE DE CONTRÔLE OU LOCAL SPRINKLER :

Situé entre le réseau et les sources d’eau se trouve un poste de contrôle, il comprend :

‐ Une vanne d’arrêt (cadenassée en position ouverte)

‐ Une turbine hydraulique entraînant le fonctionnement d’une cloche d’alarme

‐ Une vanne de vidange

‐ Un accélérateur ou un exhausteur

‐ Des manomètres enregistreurs placés en amont et en aval

La surface surveillée par un poste de contrôle ne doit pas dépasser 8000m² avec un maximum de tête limité à

1000.

LES SOURCES D'EAUX :

Le risque à protéger définit les caractéristiques nécessaires de débit et de pression des sources d’eau admis par les assureurs :

‐ Le réseau public sur pressé ou non

‐ Les réserves d’eau à charge gravitaires (réservoirs élevés)

‐ Pompes automatiques aspirant dans des réserves

‐ Réservoirs sous pression

La règlementation et les assureurs imposent deux types de source d’eau :

La source de type « A » dite « limitée » : alimente 5 têtes durant 1/2h. A » dite « limitée » : alimente 5 têtes durant 1/2h.

La source de type « B » dite « inépuisable » : alimente toutes les têtes de l a surface B » dite « inépuisable » : alimente toutes les têtes de la surface impliquée durant 1h30.

Il s'agit de projeter de la mous se à moyen ou à haut foisonneme nt
Il s'agit de projeter de la mous se à moyen ou à haut foisonneme nt

Il s'agit de projeter de la mousse à moyen ou à haut foisonnement sur un risque ou l'eau peut être prohibée.

Le système se compose :

‐ D'une source d'eau

‐ D'un réservoir d'émulseur

‐ D'un mélange eau/émulseur

‐ D'un générateur de mousse (assure le mélange eau/air/émulseur)

‐ D'un système de canalisations

Ce système est principalement utilisé en présence d'un risque "hydrocarbure" et essentiellement en milieu industriel.

et essentiellement en milieu industriel . L'installation projette un gaz inerte ou inhibiteur ou
et essentiellement en milieu industriel . L'installation projette un gaz inerte ou inhibiteur ou

L'installation projette un gaz inerte ou inhibiteur ou du dioxyde de carbone ( CO² ). Ces installations sont principalement aménagées dans les locaux contenant de de carbone (CO²). Ces installations sont principalement aménagées dans les locaux contenant du matériel de grande valeur ou dans lesquels l'eau est proscrite (musée, armoires électriques, salles informatiques, centres téléphoniques etc.)

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT :

télé phoniques etc. ) PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT : Le foyer d’incendie est décelé par un système

Le foyer d’incendie est décelé par un système de détection automatique, mais le dispositif d’extinction est également déclenchable manuellement.

La mise en place d’une double détection permet d’éviter le déclenchement intempestif de l’installation. Un

La mise en place d’une double détection permet d’éviter le déclenchement intempestif de l’installation. Un dispositif sonore et visuel d’alarme invite les occupants à évacuer immédiatement (sous peine d’asphyxie).

L’émission de gaz sera effective après une temporisation de 30 secondes . Comme dans le cas de l’IFEA à eau, le noyage temporisation de 30 secondes. Comme dans le cas de l’IFEA à eau, le noyage peut être total ou partiel.

de l’IFEA à eau, le noyage peut être total ou partiel. Destinées à couvrir des risques

Destinées à couvrir des risques de faible importance à base de solvants, de peintures ou d'hydrocarbure, ces installations fixes projettent de la poudre propulsée par du CO² ou de l'azote comprimé. L'extinction est quasi instantanée.

e comprimé. L'extinction est quasi instantanée . Dispositifs manuels servant à inonder le plus rapidement
e comprimé. L'extinction est quasi instantanée . Dispositifs manuels servant à inonder le plus rapidement

Dispositifs manuels servant à inonder le plus rapidement possible les locaux risquant une propagation rapide (anciens théâtres par exemple), par l’intermédiaire de deux vannes ou robinets de mise en œuvre situés : l’un à l’intérieur du local desservi, à proximité d’une issue. L’autre à l’extérieur en un endroit bien visible et facilement accessible. Tous les déversoirs d’un même local doivent pouvoir être commandés simultanément.

ALIMENTATION :

‐ La pression aux déversoirs en cours de fonctionnement ne doit pas être inférieure à 0.5 bar et le débit à 250L/min.

Les déversoirs peuvent être alimentés soit par une canalisation d’une installation de RIA, sois par une canalisation

exclusivement réservée à cet usage.

‐ Les déversoirs peuvent être remplacés par des diffuseurs d’eau pulvérisée assurant un débit qui ne doit pas être inférieur à 5L/min/m².

un dé bit qui ne doit pas être inférieur à 5L/min/m². Des rideaux d’eau composés de
un dé bit qui ne doit pas être inférieur à 5L/min/m². Des rideaux d’eau composés de

Des rideaux d’eau composés de canalisations munis de diffuseurs adaptés peuvent être imposés pour améliorer la résistance au feu de certains éléments de construction (cloisons, rideaux, portes, etc.).

Un élément de construction irrigué ne peut en aucun cas remplacer un mur ou une cloison résistant au feu.

Les ERP doivent être dotés d’appareils mobiles comme : ‐ Seaux pompes d’incendie ‐ Extincteurs
Les ERP doivent être dotés d’appareils mobiles comme : ‐ Seaux pompes d’incendie ‐ Extincteurs

Les ERP doivent être dotés d’appareils mobiles comme :

‐ Seaux pompes d’incendie

‐ Extincteurs portatifs

‐ Extincteurs sur roues

Il permet au personnel et éventuellement au public, d’intervenir sur un début d’incendie.

Les extincteurs doivent être de couleurs rouge et conformes aux Normes Françaises (NF).

EMPLACEMENT

Ils sont dans les dégagements à des endroits visibles et accessibles : toute personne de par sa position ne doit pas se trouver à plus de 15m d’un extincteur, soit un extincteur pour 200m².

Ils ne doivent pas gêner la circulation des personnes : fixation à maximum 1.20m du sol.

Ils doivent être accrochés à un élément fixe.

TERMINOLOGIE

Il existe 2 types d’extincteurs :

A pression permanente : la seule action sur la poignée permet la projection de l’agent extincteur hors de

l’appareil (extincteur CO² très souvent).

A pression auxiliaire : mise en pression obtenue par la libération d’un gaz comprimé contenu dans un sparklet ouvert

par percussion (extincteur à eau pulvérisée et à poudre très souvent).

VERIFICATIONS :

Les extincteurs sont vérifiés tous les ans par l’installateur ou un organisme de vérification agréé. tous les ans par l’installateur ou un organisme de vérification agréé.

Les agents SSIAP doivent contrôler régulièrement le bon emplacement de l’extincteur, l’état du plomb, la présence de la goupille, contrôler régulièrement le bon emplacement de l’extincteur, l’état du plomb, la présence de la goupille, de la vérification annuelle et le bon état du corps de l’extincteur.

annuelle et le bon état du corps de l’extincteur. Extincteur à eau pulvérisée + additif Extincteur

Extincteur à eau pulvérisée + additif

et le bon état du corps de l’extincteur. Extincteur à eau pulvérisée + additif Extincteur à

Extincteur à poudre polyvalente ABC

Extincteur à CO² Schéma d’un extincteur à eau pulvérisée

Extincteur à CO²

Extincteur à CO² Schéma d’un extincteur à eau pulvérisée

Schéma d’un extincteur à eau pulvérisée

Schéma d'un extincteur à poudre polyvalente ABC Schéma d’un extincteur à CO² Des moyens divers

Schéma d'un extincteur à poudre polyvalente ABC

Schéma d'un extincteur à poudre polyvalente ABC Schéma d’un extincteur à CO² Des moyens divers tels

Schéma d’un extincteur à CO²

à poudre polyvalente ABC Schéma d’un extincteur à CO² Des moyens divers tels que des couvertures,

Des moyens divers tels que des couvertures, des toiles, des seaux d’eau, des réserves de sable, des bacs de rétention, etc. existent.

Dans certains cas particuliers, les couvertures et les toiles incombustibles sont utilisées pour recouvrir des objets enflammés. Elles peuvent également servir à envelopper des personnes dont les vêtements ont pris feu.

des objets enflammés. Elles peuvent également servir à envelopper des pers onnes dont les vêtements ont
des objets enflammés. Elles peuvent également servir à envelopper des pers onnes dont les vêtements ont
Il existe 5 dispositifs visant à faciliter l’action des sapeurs‐pompiers ( DVAFASP ) 1. Les

Il existe 5 dispositifs visant à faciliter l’action des sapeurs‐pompiers (DVAFASP)

1. Les plans

2. Les balcons, passerelles, échelles et terrasses

3. Les tours incendies

4. Les trémies d’attaque

5. Les façades et baies accessibles

trémies d’attaque 5. Les façades et baies accessibles Un plan schématique sous forme de pancarte inaltérable

Un plan schématique sous forme de pancarte inaltérable doit être apposé à chaque entrée de bâtiment de l’établissement pour faciliter l’intervention des pompiers.

Il doit représenter au minimum le sous‐sol, le rez‐de‐chaussée, chaque étage ou l’étage courant de l’établissement.

Doivent figurer sur les plans de l’établissement :

→ Les dégagements et espaces d’a ente sécurisés

→ Les cloisonnements principaux

→ L’emplacement des divers locaux techniques et autres locaux à risques particuliers

→ L’emplacement des disposi fs et commandes de sécurité

→ L’emplacement des organes de coupure des fluides, de coupure des sources d’énergie

→ L’emplacement des moyens d’extinction fixes et d’alarme

Pour faciliter les sauvetages et l ’extinction peuvent être exig és : Des balcons, des

Pour faciliter les sauvetages et l’extinction peuvent être exigés :

les sauvetages et l ’extinction peuvent être exig és : Des balcons, des passerelles, de s

Des balcons, des passerelles, des échelles, des terrasses, etc. permettant l’accès aux locaux mal dégagés.

Des tours d’incendie permettant aux SP d’accéder directement aux niveaux d’un immeu ble sans être incommodés tours d’incendie permettant aux SP d’accéder directement aux niveaux d’un immeuble sans être incommodés par les flammes, la chaleur et la fumée.

incommodés par les flammes, la chaleur et la fumée. Des trémies d'attaque pratiquées dans les planchers

Des trémies d'attaque pratiquées dans les planchers pour faciliter l’attaque des feux de sous‐sol.

TOUR INCENDIE ‐ Escalier protégé, d’accès facile pour les secours venant de l’extérieur, qui dessert tous les niveaux et comporte en partie haute un accès direct sur l’extérieur. Ces tours sont munies de colonnes sèches ou en charges.

Ces tours sont mu nies de colonnes sèches ou en charges. Chaque bâtiment en fonction de
Ces tours sont mu nies de colonnes sèches ou en charges. Chaque bâtiment en fonction de

Chaque bâtiment en fonction de sa hauteur et de l’effectif du public reçu, doit avoir une ou plusieurs façades accessibles, desservies chacune par une voie ou un espace libre. Façade accessible : permet l’intervention des SP à tous les niveaux recevant du public. Baie accessible : permet l’accès à un niveau recevant du public, dimension 1.30 x 0.90, espacées de 10 à 20m.

PARTIE 3 ‐ INSTALLATIONS TECHNIQUES Séquence 1 ‐ INSTALLATIONS ELECTRIQUES

1 ‐ TERMINOLOGIE

2 ‐ GROUPE ELECTROGENE

3 ‐ MAINTENANCES ET VERIFICATIONS

2 ‐ GROUPE ELECTROGENE 3 ‐ MAINTENANCES ET VERIFICATIONS La règlementation est organisée afin d’éviter que

La règlementation est organisée afin d’éviter que les installations électriques ne présentent des risques d’éclosion, de développement et de propagation d’un incendie. Elles doivent aussi permettre le fonctionnement des installations de sécurité lors d’un incendie.

des installations de sécurité lors d’un incendie. Source normale : raccordement au réseau électrique de

Source normale : raccordement au réseau électrique de distribution publique (TGBT ‐ TGHT).

Source de remplacement : source délivrant l’énergie électrique permettant de poursuivre tout ou partie de l’exploitation de l’établissement en cas de défaillance de la source normale.

Source de sécurité : source prévue pour maintenir le fonctionnement des matériels concourants à la sécurité en cas de défaillance de la source normal/remplacement. Exemple : groupes électrogènes (GE).

Temps de commutation : intervalle de temps entre le moment où apparaît une défaillance de l’alimentation normale et le moment où la tension est disponible aux bornes de la source de sécurité.

Alimentation électrique de sécurité (AES) : fournit l’énergie électrique nécessaire au fonctionnement des installations de sécurité afin de leur permettre d’assurer leur fonction, aussi bien en marche normale qu’en marche en sécurité. Exemple : des batteries d’accumulateurs ou des blocs autonomes d’éclairage de sécurité (pour l’éclairage).

INSTALLATIONS DE SECURITE

Les installations de sécurité doivent être mises ou maintenues en service pour assurer l’évacuation du public et faciliter l’intervention des secours :

‐ L’éclairage de sécurité

‐ Le désenfumage

‐ Les installations du SSI

‐ Les ascenseurs à utiliser en cas d’incendie

‐ Les secours en eau (sur presseurs, pompes, compresseurs d’air, etc.)

‐ Tout équipement de sécurité spécifique à l’établissement

‐ Les moyens de communication destinés à donner l’alerte

Les installations de sécurité doivent être alimentées par une Alimentation Electrique de Sécurité.

Elle doit être suffisante pour alimenter la totalité des installations de sécurité pendant 1h00 minimum. Les dispositifs constituant une AES sont les groupes électrogènes et les batteries d’accumulateurs.

Les câbles des installations de sécurité doivent être différents des câbles des installations normal/remplacement. Depuis la source de sécurité jusqu’aux appareils terminaux, ils doivent être de catégorie CR1 (reconnaissable grâce à leur gaine orange).

CR1 ( reconnaissable grâce à leur gaine orange ). DEFAILLANCE DE LA SOURCE NORMALE En cas

DEFAILLANCE DE LA SOURCE NORMALE

à leur gaine orange ). DEFAILLANCE DE LA SOURCE NORMALE En cas de défaillance de la

En cas de défaillance de la source normale, la poursuite de l’exploitation est autorisée si :

1 ‐ Une source de remplacement fonctionne.

2 ‐ L’éclairage naturel des locaux et des dégagements est suffisant et les mesures de sauvegarde propre à assurer la

sécurité du public sont respectées. L’éventuelle défaillance de la source de remplacement doit entraîner le fonctionnement de l’éclairage de sécurité.

LOCAUX DE SERVICES ELECTRIQUES Ces locaux ont un accès réservé aux personnes qualifiées, ils doivent être identifiés et facile à atteindre par les services de secours.

Selon la nature du matériel présent (risques normaux, particuliers moyens ou particuliers importants) ils doivent répondre à des caractéristiques précises en termes d’isolement, de réaction et de résistance au feu. Par exemple : le local qui accueille les batteries d’accumulateurs doit avoir des parois verticales et des plancher‐hauts CF1h ainsi que des portes CF1/2h.

Des blocs autonomes portables d’intervention (BAPI) sont présents dans les locaux en tant qu’éclairage de sécurité (lampes portatives avec batteries).

( BAPI ) sont présents dans les locaux en tant qu’éclairage de sécurit é ( lampes
Un groupe électrogène est un dispositif autonome capable de pro duire de l'électricité. La plupart

Un groupe électrogène est un dispositif autonome capable de produire de l'électricité.

La plupart des groupes sont constitués d'un moteur thermique qui actionne un alternateur. Leur taille et leur poids peuvent varier de quelques kilogrammes à plusieurs dizaines de tonnes. La puissance d'un groupe électrogène s'exprime en VA (voltampère), kVA (kilo voltampère) ou MVA (méga voltampère) selon la puissance. Les unités les plus puissantes sont mues par des turbines à gaz ou de gros moteurs Diesel.

Ils sont installés dans des locaux de service électriques, largement ventilés sur l’extérieur.

Le combustible utilisé est généralement liquide, auquel cas une zone de rétention doit exister ainsi qu’un dispositif de coupure rapide de l’alimentation en combustible à l’extérieur du local. De plus, la présence de 100L de sable, d’une pelle et d’extincteurs pour feu de classe B est requise à proximité de la porte. La quantité de combustible autorisé dans la salle des moteurs est limitée à 500L. Les gaz de combustion doivent être évacués directement sur l’extérieur.

doivent être évacués directement sur l’extérieur. COUPURES D'URGENCES Le ou les dispositifs de mise hors

COUPURES D'URGENCES

Le ou les dispositifs de mise hors tension générale de l’établissement doivent être inaccessibles au public, faciles à atteindre par les services de secours. issement doivent être inaccessibles au public, faciles à atteindre par les services de secours.

Ils ne doivent en aucun cas couper l’alimentation des installa tions de sécurité. uper l’alimentation des installations de sécurité.

L’énergie du groupe électrogène peut être coupée par l’intermédiaire d’une vanne police. diaire d’une vanne police.

tions de sécurité. L’énergie du groupe électrogène peut être coupée par l’intermé diaire d’une vanne police.
INSTALLATIONS DE SECURITE Les installations doivent être e ntretenues et maintenues en bon état de

INSTALLATIONS DE SECURITE

Les installations doivent être entretenues et maintenues en bon état de fonctionnement. Les défectuosités et les défauts d’isolement doivent être réparés dès leur constatation.

Pour les établissements de 1° et 2° catégorie : une personne qualifiée doit être présente pendant l’ouverture au public, afin d’assurer l’exploitation et l’entretien quotidien.

Les vérifications techniques sont annuelles et les interventions sont consignées dans un registre d’entretien tenu à disposition de la commission de sécurité.

GROUPES ELECTROGENES

Les groupes électrogènes de sécurité font l’objet d’un entretien et d’essais réguliers :

Tous les 15 jours, vérification du niveau d’huile, d’eau et de combustible, du dispositif de réchauffage du moteur et de la source utilisée pour le démarrage. Tous les mois, essai de démarrage automatique (fonctionnement pendant 30min minimum).

PARTIE 3 ‐ INSTALLATIONS TECHNIQUES Séquence 2 ‐ ASCENSEURS ET NACELLES

1 ‐ TERMINOLOGIE

2 ‐ PROCEDURES DE DEGAGEMENT

NACELLES 1 ‐ TERMINOLOGIE 2 ‐ PROCEDURES DE DEGAGEMENT Ascenseur : appareil aménagé en vue de

Ascenseur : appareil aménagé en vue de transporter des personnes.

Monte‐charge : appareil aménagé en vue du transport de charges et rendu inaccessible aux personnes par leurs dimensions et leurs constructions.

Monte‐charge accompagné : appareil aménagé en vue du transport de charges mais dans lequel des personnes peuvent prendre place.

accompagné : appareil aménagé en vue du transport de charges mais dans leq uel des personnes

REACTION ET RESISTANCE AU FEU

Tous les ascenseurs doivent être protégés (encloisonnés ou à l’air libre) avec des parois de degré coupe‐feu du même degré que la stabilité au feu exigé pour la structure du bâtiment.

CLASSEMENT DU LOCAL

Les locaux des machines d’ascenseur doivent répondre aux dispositions des locaux à risque moyens.

ACCESSIBILITE

Toutes les portes palières doivent déboucher dans les parties communes et être accessibles par un autre moyen que l’appareil lui‐même.

Les ascenseurs destinés à l’évacuation des handicapés circulant en fauteuil roulant doivent :

1 ‐ Être dans des gaines protégées.

2 ‐ Avoir un accès à chaque niveau au travers d’un local refuge (sorte d'espace d'attente sécurisé).

Ce local refuge (ou local d’attente) doit posséder plusieurs caractéristiques :

o

Etre d’une superficie suffisante pour accueillir tous les handicapés susceptibles de fréquenter le niveau.

o

Réaction au feu 311.

o

Local et dégagements y conduisant désenfumés.

o

Présence d’un éclairage de sécurité d’ambiance.

o

Distance à parcourir pour atteindre le local : 40m si plusieurs cheminements, 30m sinon.

o

Equipé d’un système de communication avec le PCS.

o

Présence d’une Alimentation Electrique de Sécurité (AES).

o

Des consignes d’utilisation des ascenseurs et des locaux d’attente affichés à tous les niveaux.

VERIFICATION

Une vérification technique a lieu tous les six mois par des entreprises agréées. Ils sont entièrement vérifiés tous les 5 ans. Ils font l’objet d’un rapport d’activité annuel et d’un carnet d’entretien. L’exploitant doit prendre, dès la constatation d'un défaut de fonctionnement de l'appareil compromettant la sécurité des usagers, toutes mesures pour assurer celle‐ci (mise à l'arrêt de l'appareil, condamnation d'une porte au verrouillage défectueux, etc.). L'arrêt partiel ou total du service doit être porté à la connaissance du public par des pancartes et une signalisation placée bien en évidence à chaque accès intéressé.

DISPOSITIFS DE SECOURS

Un moyen efficace doit permettre de donner l’alarme, généralement on utilise un interphone. Les ascenseurs de plus de 8 personnes doivent être équipés d’une trappe de secours et d’une échelle métallique. Si dans une même gaine on trouve plusieurs de ces ascenseurs, une porte latérale de secours doit être installée. Selon les dispositions particulières propres à chaque type d’ERP, un ou plusieurs ascenseurs doivent être équipés du Dispositif d’Appel Prioritaire (DAP) pour les sapeurs‐pompiers. Les ascenseurs sont équipés de dispositifs de protection tels que réducteur de vitesse, système parachute, porte palière avec sécurité anti‐pincement.

Une machinerie d'ascenseur Dégager des personnes bloquées d ans un ascenseur est une missio n

Une machinerie d'ascenseur

Une machinerie d'ascenseur Dégager des personnes bloquées d ans un ascenseur est une missio n qui
Une machinerie d'ascenseur Dégager des personnes bloquées d ans un ascenseur est une missio n qui

Dégager des personnes bloquées dans un ascenseur est une mission qui incombe au service de sécurité incendie. Des consignes propres à chaque site existent.

CONDUITE A TENIR(à réaliser avec 2 agents) :

Réception de l’alarme (prendre les diverses clés et une lampe).

Information des occupants.

Vérification du niveau de blocage de la cabine par l’intermédiaire des portes palières (agir avec prudence lors du

déverrouillage, refermer après l’action, ne pas laisser les clés sur les portes), s’assurer du nombre de personnes