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DOSSIER DE CULTURE

GÉNERALE SUR LE
ROMANTISME.

Mª Del Pilar Castro Hernández 10B


introduction
Le romantisme est un mouvement d’idées (ensemble des
mouvements intellectuels) européen apparu au cours du
XVIIIe siècle
Au XIX siècle mot allemand «romantisch» a été traduit,qui
s’opposait au classique.
A partir du XVIIIe siècle, il a mis en avant l’expression des
sentiments personnels qui concernait la raison et les créations
imaginaires sur la présentation classique de la nature humaine.
art romantique,oppose l'art antique et classique et aussi à l'art
moderne; le calme, la simplicité, la noblesse constituent
l'essence de l'art antique, tandis que l'art du moyen âge, qui
représente l'infini, cherche volontiers le sublime, le merveilleux,
le fantastique. Le romantisme s'attache donc spécialement au
moyen âge, à ses sentiments profondément religieux, à son
enthousiasme pour une société libéral, à son amour du
miraculeux; il s’agit plutôt de foi, de sentiment et de fantaisie,
que de critique et de mesure. Ce mouvement a touche les arts
comme la littérature, la musique et la peinture.
Les Romantiques désirent faire connaître leurs expressions et
faire cesser l’aspect fictif que les gens donnent au poème et au
roman.
Sommaire
Introduction…………………………………………………………

I) Le Lyrisme………………………………………………………..
a)Le Lac…...........................................................................
b)Saturne dévorant son fils…………………………………..

II) L’exotisme
a)Clair de Lune…................................................................
b)Femmes d’Alger dans leur appartement…………………

III) Naturalisme…......................................................................
a) Nuit de neige…………………………………………………...
b)Le voyageur contemplant une mer de nuages………………

IV) Symbolisme……………………………………………………
a)Le cimentière marin……………………………………………
b)
LE
LYRISME

Le lyrisme est une expression d’une émotion personnelle qui est


très intense. Souvent avec des thèmes récurrents comme l’amour,
la mort, le destin. Qui cherchent à émouvoir le lecteur.
Le lyrisme est le lieu où l’artiste prend la parole. Les thèmes lyriques
sont peu nombreux mais riches de nuances. Amour, temps, nature
et mort. Ils formulent l’identité fluctuant du sujet. Dans la passion
d’amour le sujet dépossédé de soi, confie son désir d’harmonie et
d’humanité. La nature est présentée comme celle qui accueille les
sentiments intimes. La mort va enfin dénouancer la définitive
alliance du lyrisme avec l’amour et la nature. La tension du texte
lyrique signale le déchirement de la créature humaine. Comme
l’expression de son regard nostalgique sur l’irréversible, aussi bien
que l’anticipation de l’avenir.
LE LAC

Ainsi, toujours poussés vers de Laissa tomber ces mots :


nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés « Ô temps, suspends ton vol !
sans retour, et vous, heures propices,
Ne pourrons-nous jamais sur Suspendez votre cours !
l’océan des âges Laissez-nous savourer les
Jeter l’ancre un seul jour ? rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
Ô lac ! l’année à peine a fini sa
carrière, « Assez de malheureux ici-bas
Et près des flots chéris qu’elle vous implorent ;
devait revoir, Coulez, coulez pour eux ;
Regarde ! je viens seul Prenez avec leurs jours les
m’asseoir sur cette pierre soins qui les dévorent ;
Où tu la vis s’asseoir ! Oubliez les heureux.

Tu mugissais ainsi sous ces « Mais je demande en vain


roches profondes ; quelques moments encore,
Ainsi tu te brisais sur leurs Le temps m’échappe et fuit ;
flancs déchirés ; Je dis à cette nuit : « Sois plus
Ainsi le vent jetait l’écume de lente » ; et l’aurore
tes ondes Va dissiper la nuit.
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous « Aimons donc, aimons donc !


voguions en silence ; de l’heure fugitive,
On n’entendait au loin, sur Hâtons-nous, jouissons !
l’onde et sous les cieux, L’homme n’a point de port, le
Que le bruit des rameurs qui temps n’a point de rive ;
frappaient en cadence Il coule, et nous passons ! »
Tes flots harmonieux.
Temps jaloux, se peut-il que
Tout à coup des accents ces moments d’ivresse,
inconnus à la terre Où l’amour à longs flots nous
Du rivage charmé frappèrent verse le bonheur,
les échos, S’envolent loin de nous de la
Le flot fut attentif, et la voix qui même vitesse
m’est chère Que les jours de malheur ?
Hé quoi ! n’en pourrons-nous Qu’il soit dans ton repos, qu’il
fixer au moins la trace ? soit dans tes orages,
Quoi ! passés pour jamais ? Beau lac, et dans l’aspect de
quoi ! tout entiers perdus ? tes riants coteaux,
Ce temps qui les donna, ce Et dans ces noirs sapins, et
temps qui les efface dans ces rocs sauvages
Ne nous les rendra plus ? Qui pendent sur tes eaux !

Éternité, néant, passé, Qu’il soit dans le zéphyr qui


sombres abîmes, frémit et qui passe,
Que faites-vous des jours que Dans les bruits de tes bords
vous engloutissez ? par tes bords répétés,
Parlez : nous rendrez vous ces Dans l’astre au front d’argent
extases sublimes qui blanchit ta surface
Que vous nous ravissez ? De ses molles clartés !

Ô lac ! rochers muets ! Que le vent qui gémit, le


grottes ! forêt obscure ! roseau qui soupire,
Vous que le temps épargne ou Que les parfums légers de ton
qu’il peut rajeunir, air embaumé,
Gardez de cette nuit, gardez, Que tout ce qu’on entend, l’on
belle nature, voit et l’on respire,
Au moins le souvenir ! Tout dise : « Ils ont aimé ! »

Alphonse De Lamartine
Commentaire
Ce poème de Alphonse de Lamartine, fait partie des Méditations
Poétiques dont j’ai choisi Le Lac. C’est un poème où l’auteur
s’adresse à la nature,au lac, qui est témoin de son amour et
sentiments douloureux.
Il parle de la rapidité avec le temps passe. Il veut que tout devient
comme avant, quand il était content. La libération des sentiments du
personnage s’affirme avec le pronom personnel " je " par exemple
« je viens seul m’asseoir sur cette pierre » pour exprimer ces
sentiments et ces émotions. Un des objectifs principaux pour
l’exaltation des sentiments est d’exprimer une sensibilité du moi et
Lamartine ce sert bien de ceci pour connaître ces sentiments.
Ensuite, ce poème a un ton nostalgique. Il veut revenir en arrière
pour revivre son bonheur. Le temps qui joue le rôle de son ennemi.
Qui lui rend fragile et mélancolique. « O Temps, suspends ton vol !
et vous vous, heures propices,
Suspendez votre cours ! ». Lamartine pose aussi une série de
questions demandant sur l’avenir, «Que les jours de malheur ? ».
le Lac est un poème lyrique effectivement, tous ces caractéristiques
et sentiments appartiennent au lyrisme du XIXe siècle.
Saturne dévorant son fils

« Saturne dévorant son fils », Francisco Goya (1820-1823)

Ce tableau de Francisco de Goya, représente bien l’exaltation de


sentiments, on peut voir que saturne souffre, grâce à son visage et
ces yeux exorbités. Et le thème de la mort est très présent car
saturne est celui qui tue et a des sentiments profonds.
L’EXOTIS
ME

L’exotisme est une attitude qui a l’intérêt aux choses étrangères


comme la géographie, la culture, la flore, la faune, etc. l’exotisme
est inspiré par les émotions provoques par l’évocation de pays
étrangers ou par leur contact, en particulier par certains pays de
l’orient. La gamme de ces émotions va de la fascination pour des
coutumes inusitées et bizarres. Aussi que des passions
monstrueuses pour vivre une vie plus riche et libre de toute
contrainte morale.
Clair de lune

La lune était sereine et jouait sur les flots. -


La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,
La sultane regarde, et la mer qui se brise,
Là-bas, d'un flot d'argent brode les noirs îlots.

De ses doigts en vibrant s'échappe la guitare.


Elle écoute... Un bruit sourd frappe les sourds échos.
Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
Battant l'archipel grec de sa rame tartare ?

Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,


Et coupent l'eau, qui roule en perles sur leur aile ?
Est-ce un djinn qui là-haut siffle d'une voix grêle,
Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?

Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ? -


Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
Du lourd vaisseau, rampant sur l'onde avec des rames.

Ce sont des sacs pesants, d'où partent des sanglots.


On verrait, en sondant la mer qui les promène,
Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine... -
La lune était sereine et jouait sur les flots.

Victor Hugo -1828


Commentaire
Dans ce poème Victor Hugo semble s’intéresser davantage à la
nature, qui lui sert à exprimer son sentiment de douleur.
L’auteur dénonce à travers un paysage magnifique et
merveilleux, et la pureté de la lune, la cruauté des turcs qui
cherchent leur indépendance. Aussi, à travers le regard de la
sultane, un bruit qui normalement venait de la nature, devient a
la fin le bruit des sacs jetés dans l’eau et où se trouvent les
Grecs privés de liberté.
Femmes d’Alger dans leur
appartement.

Femmes d’Alger dans leur appartement.


Eugène Delacroix, 1834

Ce tableau de Delacroix, est exotique. On peut voir la vision


d’orient qui est très présente. Les costumes des femmes sont
tout à fait différents qu’en Europe. Les objets bizarres qui sont
dans la partie d’en bas du tableau aussi sont de caractère
oriental. On ressent aussi un sentiment d’ennui de
enfermement, qui aspire la liberté. Ces femmes ont un regard
perdu et lointain qui fait ressentir aussi de la nostalgie aux
spectateurs.
Le
naturalisme
Le naturalisme a été défini par Émile Zola, sous l'influence de
Claude Bernard. Prétend appliquer a l'étude des réalités humaines
la méthode es sciences expérimentales et s'attache a peindre des
milieux populaires. Rien n’existe en dehors de la nature, qui exclut
le surnaturel. Les descriptions sont toujours très précises et réels
qui exploiteront les détailles au l’écrit aussi que dans la peinture.
Le naturalisme exalte la solitude et la sensibilité de l’artiste. Aussi,
traduit les correspondances qui existent entre les sens, l’art et la
nature.
Nuit de neige
La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.

Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.


L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

La lune est large et pâle et semble se hâter.


On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,


Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !


Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas


Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.

Guy de Maupassant
Commentaire

Guy de Maupassant dans ce poème a voulu personnifier la


nature pour que le lecteur ressente un sentiment de
tristesse pour elle. Il parle au nom de la nature « L'hiver
s'est abattu sur toute floraison » il décrit la nature d0une
façon très différente. C’est comme une version pessimiste
de l’hiver, plutôt que optimiste. On constate le champ
lexical du froid « pattes gelées », « sans abri », « vent
glacé frissonne ». Il fait une description réelle et détaillée,
qui est très caractéristique du naturalisme.
Le voyageur contemplant une mer
de nuages.

Le voyageur contemplant une mer de nuages

Caspar David Friedrich. (1817)

Ce tableau de Caspar David Friedrich, nous montre avec les trois


plans bien délimités, des différentes significations qui a voulu
montrer le peintre. Dans le premier plan, on voit la posture de
l’homme qui reflet qu’il n’est pas fragile ni de peur. Il voit le fond
céleste. Ensuite, Le second plan avec les rochers au milieu,
qui symbolisent la difficulté qui a la vie la partie sombre, qui
n’est pas agréable. Mais on ne doit pas avoir peur, car a la fin,
au dernière plan, le peintre présente la calme avec les
montagnes et les nuages ordonnés, qui représentent l’infini. Sur
ce tableau, seuls les nuages semblent être en mouvement. Le
premier plan est très peu éclairé, comme s’il était opaque à
cause nuages ou une hauteur rocheuse. Contrairement à
l’arrière plan plus éclairé. Ce tableau met en valeur le sentiment
de la solitude humaine face à l’immensité de la nature. (le
sentiment individualiste avec la nature.)
LE
SYMBOLISME
Le symbolisme est un mouvement littéraire artistique qui est apparu
en France et en Belgique vers 1870, en réaction au naturalisme et
au mouvement parnassien. Et c’est exporté jusqu’en Russie. Le
symbolisme est renoué avec les aspects les plus ésotériques du
Romantisme. C’est l’expression de l’individualisme dans l’art.
Par rapport au Naturalisme, Le symbolisme a des descriptions
concrètes d’un objet, qui enlève les trois-quarts de sa valeur. Par
contre, le Naturalisme aura des descriptions qui resteront le plus
réels, parfois jusque dans la déchéance. Par une autre opposition
au naturalisme, le symbolisme apparaît comme uniquement
préoccupé de l’art, c'est-à-dire de dégager la littérature de tout
intérêt documentaire de tout rôle social de toute responsabilité
morale
LE CIMENTIÈRE MARIN

tuiles, Toit !

Ce toit tranquille, où marchent


des colombes,
Entre les pins palpite, entre les Temple du Temps, qu’un seul
tombes ; soupir résume,
Midi le juste y compose de À ce point pur je monte et
feux m’accoutume,
La mer, la mer, toujours Tout entouré de mon regard
recommencée marin ;
Ô récompense après une Et comme aux dieux mon
pensée offrande suprême,
Qu’un long regard sur le calme La scintillation sereine sème
des dieux ! Sur l’altitude un dédain
souverain.
Quel pur travail de fins éclairs
consume Comme le fruit se fond en
Maint diamant d’imperceptible jouissance,
écume, Comme en délice il change
Et quelle paix semble se son absence
concevoir ! Dans une bouche où sa forme
Quand sur l’abîme un soleil se se meurt,
repose, Je hume ici ma future fumée,
Ouvrages purs d’une éternelle Et le ciel chante à l’âme
cause, consumée
Le Temps scintille et le Songe Le changement des rives en
est savoir. rumeur.

Stable trésor, temple simple à


Minerve,
Masse de calme, et visible Beau ciel, vrai ciel, regarde-
réserve, moi qui change !
Eau sourcilleuse, Œil qui Après tant d’orgueil, après tant
gardes en toi d’étrange
Tant de sommeil sous un voile Oisiveté, mais pleine de
de flamme, pouvoir,
Ô mon silence !… Édifice dans Je m’abandonne à ce brillant
l’âme, espace,
Mais comble d’or aux mille Sur les maisons des morts
mon ombre passe Fermé, sacré, plein d’un feu
Qui m’apprivoise à son frêle sans matière,
mouvoir. Fragment terrestre offert à la
lumière,
L’âme exposée aux torches du Ce lieu me plaît, dominé de
solstice, flambeaux,
Je te soutiens, admirable Composé d’or, de pierre et
justice d’arbres sombres,
De la lumière aux armes sans Où tant de marbre est
pitié ! tremblant sur tant d’ombres ;
Je te tends pure à ta place La mer fidèle y dort sur mes
première, tombeaux !
Regarde-toi !… Mais rendre la
lumière Chienne splendide, écarte
Suppose d’ombre une morne l’idolâtre !
moitié. Quand solitaire au sourire de
pâtre,
Ô pour moi seul, à moi seul, en Je pais longtemps, moutons
moi-même, mystérieux,
Auprès d’un cœur, aux sources Le blanc troupeau de mes
du poème, tranquilles tombes,
Entre le vide et l’événement Éloignes-en les prudentes
pur, colombes,
J’attends l’écho de ma Les songes vains, les anges
grandeur interne, curieux !
Amère, sombre, et sonore
citerne, Ici venu, l’avenir est paresse.
Sonnant dans l’âme un creux L’insecte net gratte la
toujours futur ! sécheresse ;
Tout est brûlé, défait, reçu
Sais-tu, fausse captive des dans l’air
feuillages, À je ne sais quelle sévère
Golfe mangeur de ces maigres essence…
grillages, La vie est vaste, étant ivre
Sur mes yeux clos, secrets d’absence,
éblouissants, Et l’amertume est douce, et
Quel corps me traîne à sa fin l’esprit clair.
paresseuse,
Quel front l’attire à cette terre Les morts cachés sont bien
osseuse ? dans cette terre
Une étincelle y pense à mes Qui les réchauffe et sèche leur
absents. mystère.
Midi là-haut, Midi sans
mouvement Tout va sous terre et rentre
En soi se pense et convient à dans le jeu !
soi-même…
Tête complète et parfait Et vous, grande âme, espérez-
diadème, vous un songe
Je suis en toi le secret Qui n’aura plus ces couleurs
changement. de mensonge
Qu’aux yeux de chair l’onde et
Tu n’as que moi pour contenir l’or font ici ?
tes craintes ! Chanterez-vous quand serez
Mes repentirs, mes doutes, vaporeuse ?
mes contraintes Allez ! Tout fuit ! Ma présence
Sont le défaut de ton grand est poreuse,
diamant… La sainte impatience meurt
Mais dans leur nuit toute aussi !
lourde de marbres,
Un peuple vague aux racines Maigre immortalité noire et
des arbres dorée,
A pris déjà ton parti lentement. Consolatrice affreusement
laurée,
Ils ont fondu dans une absence Qui de la mort fais un sein
épaisse, maternel,
L’argile rouge a bu la blanche Le beau mensonge et la
espèce, pieuse ruse !
Le don de vivre a passé dans Qui ne connaît, et qui ne les
les fleurs ! refuse,
Où sont des morts les phrases Ce crâne vide et ce rire
familières, éternel !
L’art personnel, les âmes
singulières ? Pères profonds, têtes
La larve file où se formaient les inhabitées,
pleurs. Qui sous le poids de tant de
pelletées,
Les cris aigus des filles Êtes la terre et confondez nos
chatouillées, pas,
Les yeux, les dents, les Le vrai rongeur, le ver
paupières mouillées, irréfutable
Le sein charmant qui joue avec N’est point pour vous qui
le feu, dormez sous la table,
Le sang qui brille aux lèvres Il vit de vie, il ne me quitte
qui se rendent, pas !
Les derniers dons, les doigts
qui les défendent, Amour, peut-être, ou de moi-
même haine ? exhalée,
Sa dent secrète est de moi si Me rend mon âme… Ô
prochaine puissance salée !
Que tous les noms lui peuvent Courons à l’onde en rejaillir
convenir ! vivant.
Qu’importe ! Il voit, il veut, il
songe, il touche ! Oui ! Grande mer de délires
Ma chair lui plaît, et jusque sur douée,
ma couche, Peau de panthère et chlamyde
À ce vivant je vis d’appartenir ! trouée,
De mille et mille idoles du
Zénon ! Cruel Zénon ! Zénon soleil,
d’Êlée ! Hydre absolue, ivre de ta chair
M’as-tu percé de cette flèche bleue,
ailée Qui te remords l’étincelante
Qui vibre, vole, et qui ne vole queue
pas ! Dans un tumulte au silence
Le son m’enfante et la flèche pareil,
me tue !
Ah ! le soleil… Quelle ombre Le vent se lève !… Il faut tenter
de tortue de vivre !
Pour l’âme, Achille immobile à L’air immense ouvre et referme
grands pas ! mon livre,
La vague en poudre ose jaillir
Non, non !… Debout ! Dans des rocs !
l’ère successive ! Envolez-vous, pages tout
Brisez, mon corps, cette forme éblouies !
pensive ! Rompez, vagues ! Rompez
Buvez, mon sein, la naissance d’eaux réjouies
du vent ! Ce toit tranquille où picoraient
Une fraîcheur, de la mer des focs !
COMMENTAIRE

Ce poème de Paul Valery a un rapport entre la conscience et le


corps. C’est une pensée, mais d’une forme émouvant.
Les quatre premières strophes, présentent la mer comme un objet
qui est absente mais qui est persistante et inconscient.
A partir de la strophe 9, le corps intervient, et on voit la méditation
de la mort. Dans ce poème, on trouve que la conscience s’oppose à
la réalité. On peut le voir dans les cinq dernières strophes.
L’auteur donc, montre la mer mais ne la met pas en valeur. C’est
caractéristique du symbolisme. Ainsi que la pensée qui va être plus
important mais toujours avec les objectifs du symbolisme.
http ://www.lyc-levigan.ac-
montpellier.fr/doc_pedagogie/espace_eaf/cours/mvt_litteraires/
romantisme.htm

http ://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Romantisme

http ://www.maulpoix.net/lelyrisme.htm

http ://agora.qc.ca/encyclopedie/index
SOURCES D’INTERNET.
http ://www.ditl.info/arttest/art1658.php
http ://www.cineclubdecaen.com/peinture/analyse/classique/ro
mantisme.htm
http ://stephan.barron.free.fr/technoromantisme/romantisme_hi
storique.html
http ://www.clioetcalliope.com/cont/romantisme/poesie.htm
http ://www.maulpoix.net/notes.html
http ://www.ditl.info/arttest/art1658.php
http ://agora.qc.ca/encyclopedie/index
http ://www.lyc-levigan.ac-
montpellier.fr/doc_pedagogie/espace_eaf/cours/mvt_litteraires/
romantisme.htm
http ://fr.wikipedia.org/wiki/Grands_th
%C3%A8mes_romantiques
http://www.site-magister.com/symbolis.htm

SOURCES DES LIVRES.


-Dictionnaire des genres et notions littéraires.
- itinéraire littéraire du XIXème siècle.
-références littéraires XVIII-XIX.