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Reassurance

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Il existe 3 méthodes de comptabilisation d’un traité de réassurance :

- Par exercice de souscription,
- Par exercice de survenance,
- Par exercice comptable.

Par exercice de souscription :

Les sinistres ayant touché une police émise au cours de l’exercice N sont imputés à l’exercice N,
quelle que soit leur date de survenance et quelle que soit leur date de paiement. Par conséquent, le
compte courant ne comporte ni entrée ni sortie de portefeuille primes et sinistres. Le réassureur qui
résilie sa participation au 31/12/N devra assumer la liquidation des sinistres : ceux survenus avant le
31/12/N et ceux survenus après cette date, à condition qu’ils soient rattachés à une police de
l’exercice N.

Par exercice de survenance :

Les sinistres sont rattachés à l'exercice au cours duquel ils sont survenus, quelle que soit leur date de
règlement et quel que soit l'exercice auquel la police est rattachée. Le réassureur qui entre au 1er
Janvier reçoit une entrée de portefeuille primes, mais pas d'entrée de portefeuille sinistres.

Par exercice comptable ou exercice social :

Les sinistres réglés au cours de l'exercice N sont imputés à l'exercice N, quelle que soit la date
d'émission des primes ou la date de survenance des sinistres. Le réassureur qui entre au 1er

Janvier

reçoit donc une entrée de portefeuille primes et une entrée de portefeuille sinistres.

Pour savoir de quelle façon un traité doit être comptabilisé, il suffit, à la réception du slip ou du
document contractuel, de se poser, dans l'ordre, les deux questions suivantes :
1) Le traité prévoit-il une entrée / sortie de portefeuille Sinistres ?
2) Le traité prévoit-il une entrée / sortie de portefeuille Primes ?

OUI

Comptabilité
en année
de compte

NON

OUI

Comptabilité
en année de
survenance

NON

Comptabilité
en année de
souscription

Clause d’entrée / sortie
de portefeuille
sinistre ?

Clause d’entrée / sortie
de portefeuille
primes ?

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Les principales opérations comptables propres à la réassurance concernent :
- Le compte courant,
- Les provisions techniques,
- Les provisions complémentaires.

Le compte courant :

II est établi par la cédante et présente la situation et les mouvements, en se plaçant du point de vue
du réassureur, c'est à dire que les sinistres figurent au débit et les primes au crédit.

Le compte courant comprend habituellement deux parties : une partie technique et une partie
financière. La partie technique du compte courant est la même pour tous les réassureurs d'un traité,
chacun selon sa part ; la partie financière, par contre, varie d'un réassureur à l'autre puisqu'ils peuvent
ne pas être soumis aux mêmes réglementations en fonction de leur pays ou avoir négocié des
conditions différentes en matière de rémunération de ces dépôts.

a) La partie technique :

Au crédit :

- Les primes cédées,
- L'entrée de portefeuille primes au 1/1/N pour les risques en cours (rec) au 31/12/N-1,
- L'entrée de portefeuille sinistres au 1/1/N pour les sinistres a payer (sap) au 31/12/N-1.

Au débit :

- Les commissions de réassurance,
- Les sinistres payés - les taxes éventuelles,
- La sortie de portefeuille primes (rec au 31/12/N),
- La sortie de portefeuille sinistres (sap au 31/12/N).

b) La partie financière :

- Le report du solde du compte technique,
- Le paiement éventuel des sinistres au comptant,
- La constitution et la libération des dépôts,
- Les intérêts éventuels sur des dépôts,
- Les règlements des comptes précédents.

La périodicité des comptes est variable : trimestrielle, semestrielle ou annuelle. Les comptes sont
envoyés au réassureur dans le délai indiqué dans le texte du traité. Les comptes sont établis en
monnaie originale ou en monnaie principale. Lorsque les monnaies ne sont pas transférables, les
comptes sont convertis en une monnaie forte. Quelle que soit la monnaie adoptée, il est indispensable
de préciser le cours de change qui sera retenu.

Le règlement s'effectue par la partie débitrice dans un délai relativement court (un mois à six
semaines). Lorsqu'il existe plusieurs affaires entre l'assureur et le réassureur, il peut se produire une
compensation entre les différents soldes.

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Les provisions techniques :

La réassurance proportionnelle s'effectuant à la prime originale, le réassureur doit prendre sa part
dans les provisions techniques que l'assureur est tenu de constituer :

Une provision de prime : la provision pour risques en cours (REC) ou primes non acquises (PNA),
Une provision de sinistre : la provisions pour sinistres à payer (SAP).

Puisque les compagnies d'assurance doivent représenter à leur actif les provisions brutes de
réassurance, elles peuvent demander à leurs réassureurs de déposer leurs participations dans ces
provisions. Ce dépôt des provisions primes et sinistres est fait en espèces ou en titres, ou encore sous
forme de lettre de crédit.

Les provisions complémentaires :

II s'agit essentiellement de la provision pour sinistres survenus mais non encore connus (en anglais :
IBNR, Incurred But Not Reported). Ces IBNR sont très importants dans les branches à déroulement
long (RC Médicale, RC Auto, RC Produits etc...). La réserve IBNR est moins importante chez un
assureur direct car des délais de déclaration sont imposés aux assurés.

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LA RETROCESSION

Pour diminuer sa probabilité de ruine, le réassureur doit, tout comme l'assureur :

- Déterminer son propre plein de conservation, c'est à dire l'engagement maximum qu'il peut
conserver sur un risque sans mettre en danger son équilibre financier,
- Niveler et rendre plus homogène l'ensemble des risques qu'il a acceptés des assureurs,
- Limiter sa charge de sinistres.

Il se fera donc protéger par un autre réassureur, appelé rétrocessionnaire. La rétrocession peut se
définir comme une réassurance au second degré, le réassureur se retrouvant dans la situation d'un
assureur. La rétrocession étant une opération de réassurance, elle peut être proportionnelle ou non-
proportionnelle.

La rétrocession a deux objectifs :

- Un objectif de protection : il s'agit de rétrocessions techniques qui protègent le réassureur en
limitant ses engagements à un niveau supportable pour ses fonds propres ;
- Un objectif commercial : ce sont des rétrocessions qui servent à compenser la cession d'un
volume de prime important (cas des traités proportionnels). Elles permettent également
d'améliorer la répartition géographique des affaires. Toutefois, le contenu d'un traité de
rétrocession est moins transparent que celui d'un traité de réassurance, puisque le
rétrocessionnaire n'est pas en contact avec l'assureur qui souscrit directement les affaires, mais
avec un de ses réassureurs. La qualité d'un portefeuille rétrocédé est donc plus difficile à
apprécier que celle d'un portefeuille cédé.

On distingue trois types de rétrocession :

Le pool de rétrocession : nous avons vu qu'un traité de réassurance regroupe toutes les polices
d'un assureur dans une branche donnée et sur un territoire déterminé ; le pool de rétrocession va
faire de même avec le portefeuille du réassureur. Un pool regroupe donc les parties que le
réassureur ne souhaite pas conserver pour son propre compte sur les facultatives et / ou les
traités qu'il a lui-même acceptés auprès d'un ou plusieurs assureurs, dans une branche donnée et
sur un territoire déterminé (dans certains cas, le territoire peut être étendu au monde entier). Les
pools de rétrocession sont des traités proportionnels ; comme dans le cas d'un assureur qui se
protège auprès d'un réassureur, leur fonction est de limiter les engagements, tout en rendant plus
homogène la taille des affaires conservées.

La rétrocession particulière : elle s'applique à une facultative ou un traité, pris individuellement
et répond à des nécessités techniques ou commerciales :

Nécessités techniques, si la facultative ou le traité en question ne peuvent pas être rétrocédés
à l'intérieur d'un pool,
Nécessités commerciales, lorsqu'elle sert de réciprocité dans un échange.
Elle peut être proportionnelle ou non-proportionnelle.

La couverture : dans ce type de couverture, le but du réassureur est de se protéger contre les
pointes des sinistres, c'est à dire la survenance d'un ou plusieurs événements catastrophiques au
niveau de la réassurance. Il s'agira alors d'une couverture non-proportionnelle, avec une priorité
très élevée. Elle concernera soit un seul traité, soit plusieurs traités, sur une ou plusieurs
branches, et peut être un programme en plusieurs tranches.

Les rétrocessionnaires sont des réassureurs professionnels ou des compagnies d'assurance
pratiquant la réassurance active. La rétrocession apporte au réassureur la protection que la
réassurance apporte à l'assureur. Elle constitue un moyen de redistribution et de fractionnement
international des risques. Elle permet également au réassureur de mettre à la disposition des
assureurs sur un marché non seulement sa capacité propre, mais également celle de tous ses
rétrocessionnaires.

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GLOSSAIRE

Acceptation (Acceptance) :

Opération par laquelle un réassureur accepte de prendre en charge une partie d'un risque déjà
souscrit ou accepté par un assureur. Cette notion s'oppose à celle de cession.

Actuaire (Actuary) :

Mathématicien spécialisé qui applique la théorie des probabilités à l'évaluation des risques et à la
tarification, ainsi qu'au calcul des réserves (IBNR) et des provisions mathématiques (en Vie).

Année de compte (Accounting Year) :

Exercice social dans lequel sont enregistrés les comptes. En raison des délais de transmission des
informations, pour une même période de garantie, l'année de compte de la cédante et celle du
réassureur peuvent être différentes. Pour les réassureurs qui souhaitent appréhender plus rapidement
leurs résultats, les comptes des cédantes du ou des derniers trimestres qui ne sont pas encore reçus
à la date de la clôture font l'objet de prévisions.

Arbitrage (Arbitration) :

Les litiges entre assureurs et réassureurs sont réglés par voie arbitrale, les traités de réassurance
comportant systématiquement une clause compromissoire d'arbitrage. Les arbitres et l'éventuel tiers-
arbitre sont des professionnels de la réassurance et leur sentence est prononcée en fonction des us
et coutumes de la profession, plutôt qu'en fonction des règles de droit et de procédures judiciaires.

Assurance crédit caution (Crédit & Bond Insurance) :

Garantie contre la perte résultant pour le prêteur de l'insolvabilité d'un débiteur, du défaut
d'exécution d'une obligation.

Assurance transport (Marine & Aviation Insurance) :

Assurance qui garantit les dommages causés à l'occasion d'un transport (maritime, terrestre, fluvial,
aérien) : à l'appareil de transport (assurance "Corps"), aux biens transportés (assurance "Facultés").

Bonus de liquidation (Run-off Profit) :

Profit dégagé sur la liquidation des provisions techniques.

Branche (Une of Business, LOB) :

Catégorie homogène d'assurances. La présentation uniforme utilisée depuis 1985 par les réassureurs
français distingue les branches Vie, Incendie, Grêle, Crédit-Caution, Risques Divers, Responsabilité
Civile Générale, Auto mobile, Transport, Aviation, les huit dernières constituant l'ensemble des
branches Dommages. Sur les marchés anglo-saxons, on distingue le plus souvent les affaires
Casualty (Responsabilité) et Property (Dommages aux Biens).

Branches Dommages (Property & Casualty) :

Branches autres que la branche Vie.

Capacité (Capacity) :

Montant maximal d'assurance ou de réassurance disponible pour couvrir des risques au niveau d'une
entreprise ou d'un marché en général. Pour un assureur, la capacité est fonction de ses capitaux
propres, de son chiffre d'affaires et de ses traités de réassurance.

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Captive (Captive) :

Société d'assurance ou de réassurance créée par une ou plusieurs entreprises industrielles ou
commerciales, qui en sont les seuls assurés ou réassurés. Une captive permet de prendre en charge
des risques que le marché refuse ou est réticent à couvrir, tout en réalisant des économies sur le
montant des primes. Elles sont le plus souvent implantées dans des paradis fiscaux, proches
(Guernesey, Luxembourg) ou exotiques (Caraïbes, Bermudes).

Catastrophe Cover ou Cat Cover :

Couverture en excédent de sinistre dont la priorité est si haute qu'elle ne peut intervenir qu'en cas de
sinistre catastrophique, d'une exceptionnelle ampleur. S'oppose à Working Cover, couverture avec
une priorité basse, qui sert à couvrir la cédante sur des sinistres de fréquence.

Cédante (Ceding Company) :

Compagnie d'assurances qui cède au réassureur une partie des risques qu'elle a souscrits.

Cession (Cession) :

Opération par laquelle un assureur (la cédante) transfère une partie de son risque au réassureur, de
façon obligatoire ou facultative.

Cession légale (Légal Cession) :

Cession auquel un assureur est obligé de procéder auprès d'un réassureur définis par les pouvoirs
publics.

Cessionnaire (Cessionaire) :

Autre nom du réassureur lorsqu'il accepte une affaire qui lui est cédée par un assureur.

Coassurance (Co-Insurance) :

Partage proportionnel d'un même risque entre plusieurs assureurs.

Commission de réassurance (Reinsurance Commission) :

Pourcentage des primes accordées par le réassureur à l'assureur à titre de participation aux frais
d'acquisition et de gestion des affaires qui lui sont cédées.

Conditions de réassurance (Reinsurance Ternis & Conditions) :

Ensemble des clauses figurant dans le traité de réassurance. Les "conditions de réassurance", au
sens économique du terme, couvrent le niveau des commissions, des participations bénéficiaires, la
périodicité des comptes et des intérêts sur les dépôts ou de l'absence de dépôts qui déterminent la
marge bénéficiaire probable du réassureur.

Dépôt (Deposit) :

Somme laissée chez la cédante en garantie des engagements pris par le réassureur. Les dépôts
espèces sont en général rémunérés par un taux d'intérêt convenu lors de la souscription des affaires.
Le revenu des dépôts titres reste acquis au réassureur.

Engagement (Liability) :

Montant de la garantie assumée par le réassureur.

Excédent de perte annuelle (Stop Loss) :

Couverture de réassurance non proportionnelle ayant pour but de limiter la perte de la cédante sur un
exercice.

Excédent de plein (Surplus) :

Couverture de réassurance proportionnelle par laquelle le réassureur prend à sa charge la portion des
risques qui dépasse un certain niveau de capital assuré, appelé plein de rétention.

Excédent de sinistre par risque (XL per risk) :

Couverture de réassurance non proportionnelle ayant pour but de limiter la charge de la cédante
lorsqu'un risque est touché par un sinistre.

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Excédent de sinistre par événement (XL per event) :

Couverture de réassurance non proportionnelle ayant pour but de limiter la charge de la cédante
lorsque plusieurs risques sont touchés par le même sinistre défini comme un événement : une même
cause produisant les mêmes effets, au même moment, sur le même territoire.

Exercice social (Accounting Year) :

Période comptable de 12 mois au titre de laquelle est décrite l'activité de l'entreprise.

Facob (Open Cover) :

Réassurance facultative / obligatoire dans laquelle l'assureur est libre de proposer ou non le risque au
réassureur qui est obligé de l'accepter dans le cadre d'un traité, d'où une anti-sélection dangereuse
pour le réassureur.

Facultative (Facultative) :

Cession en réassurance effectuée risque par risque, le réassureur étant libre d'accepter ou de refuser
l'affaire que lui propose l'assureur, qui lui-même est libre de faire réassurer le risque ou de le
conserver.

Line Slip :

Réassurance obligatoire / facultative dans laquelle l'assureur est obligé de proposer au réassureur
tous les risques qu'il souscrit dans une branche, le réassureur étant libre de les refuser ou de les
accepter à des conditions prédéfinies dans le cadre d'un traité.

Obligatoire (Obligatory) :

Les cessions obligatoires portent sur la totalité des risques d'un portefeuille, à des conditions
strictement définies dans le cadre d'un traité de réassurance.

Plein de rétention ou plein de conservation (Rétention Limit) :

En réassurance proportionnelle, somme que l'assureur conserve pour son propre compte sur le risque
cédé au réassureur.

Plein de souscription (Underwriting Capacity) :

Cumul du plein de rétention et des capacités de réassurance.

Portée (Extent of Cover) :

En réassurance non proportionnelle, étendue de l'engagement du réassureur.

Portefeuille de réassurance (Reinsurance Portfolio) :

Ensemble des affaires de réassurance en cours (traités et facultatives) souscrites et gérées par une
compagnie.

Prime (Premium) :

Somme perçue par l'assureur ou le réassureur en contrepartie de la couverture d'un risque.

Prime acquise à l'exercice (Earned Premium) :

Fraction de la prime qui correspond à la durée courue pour un risque à la clôture de l'exercice
considéré par rapport à la durée totale de la garantie. La portion des primes non acquises est portée
en provision pour risques en cours.

Primes brutes (Gross Premium) :

Montant des primes reçues des sociétés cédantes. Le montant des primes brutes constitue le chiffre
d'affaires de l'exercice.

Publication Campus

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Primes émises (Written Premium) :

Primes figurant dans les comptes que l'assureur envoie au réassureur. Elles se décomposent en deux
parties : la partie acquise qui figure au crédit du compte d'exploitation, la partie non acquise portée en
provision au passif du bilan.

Primes nettes de rétrocession (Net Premiums Written) :

Montant des primes brutes diminué des portions de primes versées en rétrocession. S'oppose à
primes brutes.

Primes nettes d'annulation (Premiums Net of Cancellations) :

Primes émises par un assureur, déduction faite des primes annulées.

Prime pure (Pure Premium) :

Prime équivalente à l'évaluation statistique du risque couvert par l'assureur.

Priorité (Priority) :

En réassurance non proportionnelle, borne inférieure à partir de laquelle le réassureur prend un
sinistre en charge.

Provision complémentaire (IBNR : Incurred But Not Reported) :

Provision constituée par le réassureur au-delà de ce qui lui est indiqué par l'assureur. Elle est destinée
à faire face aux sinistres déjà survenus et qui sont soit non encore déclarés (IBNYR : Incurred But
Not Yet Reported),
soit déjà déclarés en leur temps mais sous-estimes (IBNER : Incurred But Not
Enough Reserved).

Provision d'équilibrage ou provision d'égalisation (Equalization Réserve) :

Provision constituée pour une longue durée par l'assureur ou le réassureur, et destinée à niveler les
résultats d'exploitation de certains risques catastrophiques.

Provision technique (Technical Reserve) :

Montant que l'assureur ou le réassureur doit obligatoirement mettre en réserve pour faire face à
l'indemnisation ultérieure des sinistres.

Quote-Part (Quota Share) :

Couverture de réassurance proportionnelle par laquelle le réassureur prend à sa charge un
pourcentage fixe de toutes les affaires cédées au traité.

Ratio combiné (Combined Ratio) :

Somme du quotient frais généraux plus commissions encourues sur primes émises et du quotient
sinistres encourus sur primes acquises.

Réassurance (Reinsurance) :

Opération par laquelle un assureur s'assure lui-même auprès d'un tiers (le réassureur) pour une partie
des risques qu'il a garantis, moyennant le paiement d'une prime.

Réassurance active (Accepted or Inwards or Assumed Reinsurance) :

Opération par laquelle un assureur ou un réassureur accepte une affaire. S'oppose à réassurance
passive ou cession (Ceded or Outwards Reinsurance).

Réassurance facultative (Facultative Reinsurance) :

Réassurance affaire par affaire, risque par risque. Les facultatives sont le plus souvent souscrites pour
de très grands risques.

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Réassurance financière (Financial Reinsurance) :

Opération par laquelle le réassureur permet à l'assureur d'équilibrer sur une durée déterminée des
risques limités, en étalant la sinistralité connue ou anticipée sur une période longue, et en intégrant la
notion de revenu financier dans le calcul de la prime. Elle a une double fonction de lissage de résultat
et de financement.

Réassurance non traditionnelle (ART : Alternative Risk Transfer) :

Réassurance pluriannuelle et multibranche, définissant contractuellement un engagement maximal du
réassureur et un taux de sinistralité. On peut classer les nombreux produits de réassurance non
traditionnelle, dite réassurance financière, en quatre classes : le risque maximum défini (« Finite ») ; le
transfert de risques alternatifs (« Alternative Risk Transfer ») ; l'accès au marché des capitaux comme
preneur de risques (titrisation) ; la couverture de risques « dérivés »(dérivés climatiques ou dérivés de
crédit).

Réassurance passive (Ceded or Outwards Reinsurance) :

Opération par laquelle un assureur ou un réassureur cède une affaire. S'oppose à réassurance active
ou acceptation.

Réassurance proportionnelle (Proportional Reinsurance) :

Participation du réassureur aux sinistres assumés par l'assureur dans la même proportion que celle
des primes qu'il a perçues.

Réassureur (Reinsurer) :

Compagnie qui s'engage à garantir la fraction de risque que lui cède l'assureur.

Réassurance non proportionnelle (Non Proportional Reinsurance) :

Engagement du réassureur de participer aux sinistres pour un montant maximum, préalablement
arrêté, au-delà de la somme conservée par l'assureur (priorité) et moyennant une prime calculée par
le réassureur.

Rétention (Rétention) :

Part du risque que l'assureur ou le réassureur conserve pour son propre compte.

Rétrocession (Rétrocession) :

Cession par le réassureur, moyennant le paiement d'une prime au rétrocessionnaire, d'une fraction
des risques qu'il s'est engagé à garantir.

Rétrocessionnaire (Retrocessionaire) :

Celui qui accepte un risque en rétrocession.

Risque (Risk) :

Evénement redouté et aléatoire, c'est à dire incertain et indépendant de la volonté des deux parties,
pour lequel une protection est recherchée.

Run-off :

Arrêt de toute souscription d'affaire nouvelle sur un portefeuille de (Cash risques, qui entraîne le
déroulement, dans le temps, du stock des provisions techniques jusqu'à leur épuisement complet. En
fonction de la branche, l'opération de run-off peut prendre plusieurs dizaines d'années.

Sinistralité (Loss Ratio) :

Rapport, généralement exprimé en pourcentage, du coût total des sinistres de l'exercice au montant
total des primes acquises.

Sinistre (Loss) :

Evénement déclenchant la garantie du contrat.

Sinistre au comptant (Cash Loss) :

Appel de fonds fait par la cédante au réassureur lorsqu'elle doit régler un sinistre important.

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Sinistres de compétence (Underwriting Year Claims) :

II s'agit de la somme des sinistres payés et de la variation des provisions de sinistres à payer, par
exercice de souscription, entre l'ouverture et la clôture d'un bilan.

Slip de réassurance (Reinsurance Slip) :

Note de présentation remise par l'assureur au réassureur et qui résume les conditions de
réassurance, que le réassureur prend la décision d'accepter en signant le slip.

Tarif (Tariff) :

Barème dans lequel figurent les différents taux de prime applicables aux risques entrant dans le cadre
d'une catégorie d'assurance (tarif automobile, tarif incendie).

Traité de réassurance (Reinsurance Treaty) :

Convention de réassurance selon laquelle l'assureur s'engage à céder au réassureur, qui est tenu
d'accepter, tous les risques souscrits par cet assureur dans une catégorie d'affaires déterminée
moyennant des condition techniques et financières fixées par cette convention. S'oppose à facultative.

Working (Working Cover/ Working XL / Working Layer) :

Couverture en excédent de sinistre qui "travaille", c'est à dire qui fonctionne souvent en raison du
faible niveau de la priorité, et sert donc à couvrir la cédante sur des sinistres de fréquence. S'oppose à
Catastrophe Cover ou Cat Cover / Cat XL / Cat Layer, qui désigne une couverture dont la priorité est
si haute qu'elle ne peut intervenir qu'en cas de sinistre catastrophique, d'une exceptionnelle ampleur.

Publication Campus

53

BIBLIOGRAPHIE

Fundamentals of Property Casualty

Reinsurance Association of America

http://www.reinsurance.org/reports/fundamentals/fundamentals.html

Introduction to Property and Casualty Reinsurance Objectives, the reinsurance contract,
charactehstics of reinsurance risk, reinsurance regulation.

Manuel international de la réassurance Yeatman, Jérôme (Auteur)

Economica, Paris, 1998, 380 p.

Manuel présentant en dix-neuf chapitres l'ensemble de l'activité de l'assurance dans ses données
fondamentales communes aux pays pratiquant l'économie de marché. En introduction, il donne la
définition de l'opération d'assurance. Il présente ensuite :

- Le développement de l'assurance et ses conditions économiques et techniques,
- Le cadre juridique (contrôle de l'état, contrat, droit européen des assurances),
- Les activités d'une société d'assurances (catégories, produits destinés aux particuliers, aux
entreprises et aux professionnels, réassurance, métiers de l'assurance, bilan et tableaux de bord),
- Les marchés d'assurances dans le monde (Europe, Amérique du Nord, Asie, autres marchés).

Reinsurance, American Re Corporation
American Re-Insurance Co, Princeton, 1998, 65 p.

Introduction à la réassurance édité par American Re : Définition, fonctions, réassureur, types de
réassurance (facultatives et traités), prorata et excédent de sinistre, capacité, programmes, branches
souscrites. En annexe, un glossaire des termes utilisés dans la réassurance.

The nuts and bolts of reinsurance, Riley, Keith (Auteur)
Lloyd's of London Press Ltd. Londres, 1997, Coll. Lloyd's List Practical Guides, 184p.

Manuel expliquant le fonctionnement de la réassurance depuis les concepts de base aux techniques
de transfert de portefeuille, clauses horaires, termes de traités, couvertures XL... Il est complété par
des exercices pratiques.

Reinsurance underwriting, Kiln, Robert / Kiln, Steven (co-aut.), Lloyd's of London
Press, Ltd, (LLP) Londres, 1996 , 2ème éd., 210 p.

Handbook of Insurance, Carter, Robert L. / Cloughton, D.W. (co-aut.), Kluwer
Publishing Ltd., Kingston upon Thames, 1996, deux volumes à mises à jour.

Publication Campus

54

Principles of reinsurance - Volume 1 & 2 Elliott, Michael W. /Webb, Bernard L. /
Anderson, Howard M./ Kensicki, Peter R, Insurance Institute of America, Malvern
(Pennsylv) 2è éd, vol. 1 & 2, juill.1995, 238p.

Le premier volume de cet ouvrage présente une introduction à la réassurance (fonctions, types,
programmes, souscription de réassurance), un panorama des affaires d'assurance directe et de
réassurance, le rôle des intermédiaires, la souscription dans l'assurance directe et dans la
réassurance, les couvertures, les différents types de traités de réassurance et le programme de
réassurance.
Le deuxième volume de cet ouvrage sur la réassurance est consacré au traitement des sinistres, à
l'audit, à la présentation des comptes annuels, à l'analyse financière et à la solvabilité des compagnies
de réassurance.

Reinsurance practices, Reinarz, Robert C. / Schloss, Janice 0. / Patrick, Gary S,
Insurance Institute of America, Malvern (Pennsylvanie), 1991, Vol. 1, 203 p.

Manuel de réassurance sous tous ses aspects (comptabilité, fiscalité) et sous toutes ses formes (non
proportionnelle, proportionnelle, facultative). Tarification. Il donne un aperçu des modalités
américaines de souscription de réassurance.

Aperçu technique de la réassurance, Zabiaux, Claude, Société Commerciale de
Réassurance (SCOR), Paris-la-Défense, 1977, 22 p.

Aspects théoriques et pratiques de la réassurance Hagopian, Mikaël / Laparra,
Michel/ Bigot, Jean (prêt), Argus, Paris, 1991, 252 p.

Cet ouvrage n'est pas une réédition de "Dix leçons sur la réassurance", mais il s'est enrichi de deux
rubriques supplémentaires, de la contribution de Michel Laparra actuaire et est de conception
entièrement nouvelle qui au-delà des questions traditionnelles (l'assureur et son risque, la notion de
réassurance, ses diverses formes) auxquelles il est à l'occasion apporté des réponses originales
(notamment à propos de la nature juridique de la réassurance), aborde les grands problèmes
d'actualité (asbestos, pollution, RC produit) et donne de précieuses indications sur les marchés de
réassurance, notamment celui de Londres, et sur la place de la réassurance dans les économies
modernes.

La réassurance : aspects théoriques et pratiques Ramel, Maurice/ Rueff, Jacques
(pref), Dulac et Cie, Paris, 1980, 2ème

éd., 1980, 344 p.

Manuel de base sur la réassurance vue sous son aspect actuariel. On y trouve les développements
classiques sur les cessions facultatives, le traité facultatif obligatoire ou open cover, le traité
d'excédent de plein, le traité en participation, sur l'excédent de sinistre, le stop loss, la rétrocession, la
réciprocité.

Economie de la réassurance, 1990, Marbacher, Joseph / Jannel, Yves-Marie (trad),
Risques n°1,juin 1990, pp. 93-105, bibliographie

Ce texte propose l'ébauche d'un modèle apte à saisir le rôle de la réassurance dans l'activité
économique générale. Il ouvre des pistes permettant d'analyser la réassurance à l'aide de la théorie
moderne de la finance. Le réassureur a trois fonctions qu'il exerce dans un cadre international : une
fonction technique, il prend en charge les risques de l'assureur direct ; une fonction financière, il offre
à l'assureur un engagement financier conditionnel et une fonction de prévention, par des services
d'information et de conseil.

Publication Campus

55

Comment se réassurer au moindre coût. Méthode d'optimisation de la
réassurance,
Wetzel, Jacques, Dunod, Paris, 1976, 114 p.

Ce livre cherche à répondre à deux questions fondamentales. La 1ère: pourquoi faut-il se réassurer ?
réclame 4 chapitres. Le chapitre 4 explique que la réassurance sert à améliorer la sécurité de
l'assureur qui peut être compromise par la dynamique du hasard. La façon de calculer la force du
hasard dans un portefeuille est décrite au chapitre 3. Elle fait appel au calcul des probabilités dont un
exposé sommaire est proposé au chapitre 2. Le chapitre 1 donne des notions générales d'assurance
et de comptabilité. La 2ème

question : quelle est la meilleure façon de se réassurer ? trouve sa réponse
dans le chapitre 5. On y expose en particulier le remarquable théorème de l'unicité des priorités en
XS, qui facilite l'élaboration des programmes de réassurance. Le chapitre 6 analyse la cotation des
XS. Le chapitre 7 traite de la fixation de la commission de réassurance dans les cessions
proportionnelles.

Reinsurance : Principles and practices, GerathewohI, Klaus / La Bonté, John
Christofer (trad), Versicherungswirtschaft e. V, Karisruhe, 1982, 2 vol.

Bible de la réassurance, manuel le plus exhaustif jamais publié. Etant donné la matière à couvrir, le
premier volume aborde les aspects de souscription, les aspects juridico-économiques de la question,
ainsi que la gestion de la réassurance. Le deuxième volume du manuel de réassurance, aborde les
facultatives et la réassurance par branche : incendie, engineering (tous risques chantiers, tous risques
montages, informatique, catastrophes naturelles, mortalité du bétail, bris de glace, PC, accident,
automobile, maritime, aviation, vie, crédit). Le livre aborde également tous les aspects de gestion de la
réassurance, relations cédantes/réassureurs, la comptabilité. Enfin, le livre termine sur un historique
de la réassurance et fait le point sur les marchés de réassurance dans les années 1980. L'ouvrage
comporte une longue bibliographie, ainsi qu'une liste des principaux périodiques nécessaires ( à cette
époque) à un réassureur.

Manuel de réassurance, Grossmann, Marcel, Argus, Paris, 1983, 244 p.

Qu'est ce que la réassurance ? Une étude des notions générales et des bases
techniques élémentaires concernant cette industrie,
Blanc, Pierre, Assurance
Française, Paris, 1977, 110 pages.

Notions fondamentales : le plein ; les différents modes de cession : réassurance proportionnelle,
réassurance non proportionnelle. Problèmes techniques : des primes, commissions et charges, des
provisions techniques, les statistiques, la comptabilité. Nature du traité de réassurance. Faillite du
cédant. Clause du réassureur le plus favorisé. Réassurance en excédents par groupes.

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