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ITC – Conception

architecturale
7
Acteurs

F
Cadre réglementaire
O
N Calculs normalisés
D
A Programmation

M
Loi MOP
E
N Autorisations
T
A Atouts
U
X

ITC – Conception
architecturale
7

F
O La conception architecturale est la
synthèse :
N • d’intentions et de contraintes telles
que la programmation,
D • d’intervenants directs ou indirects,
• de règles regroupées autour de thèmes
A tels que le cadre réglementaire, les
calculs normalisés, les autorisations
M ou encore la loi MOP.

E Cette confrontation a pour objectif


d’obtenir un projet :
• adapté aux besoins des usagers.
N homogène, c’est-à-dire intégrant toutes
les techniques nécessaires,
T • conforme aux règles et obligations,

A
U
X

ITC – Conception
architecturale
Maîtrise d’ouvrage
A
C Maîtrise d’œuvre

T Contrôleur technique
E
Coordinateur SSI
U
R Coordonnateur SPS

ITC – Conception
architecturale
Qui décide ?
Le maître d’ouvrage (MO) : il est à l’initiative du
projet et du programme. Il est souvent le
représentant du destinataire final. Il est
communément assimilé au client.
A Qui conçoit ?
C Le maître d’œuvre (MOE) : il est
incontournable pour le dépôt du PC.
Il organise une réponse constructible au
T programme proposé par le MO.
Il est responsable de la conformité de l’ouvrage
et du respect des prix.
E
Qui vérifie ?
U Les contrôleurs : technique, SSI, SPS.
Bien que missionnés par la MO, ils sont

R indépendants de la MO et MOE. Ils ont en


charge la validité et la vérification réglementaire
et technique du projet et de sa construction.
S Un certain nombre d’acteurs
entre en jeu par le biais
d’autorisations obligatoires ayant
pour but de valider la légitimité
légale de l’opération.
! (cf. Autorisations)

ITC – Conception
architecturale
Maîtrise
d’ouvrage
A
C
T C’est celui pour qui les travaux sont
exécutés – NFP03 – 001.

E Il est communément assimilé au


« client », même s’il n’est pas
forcément le client final, l’utilisateur
U ou l’exploitant de l’ouvrage construit.
Cette différence peut poser difficulté

R dans le cadre de l’établissement du


programme.

S On distingue les maîtres d’ouvrage


privé et public.

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MAITRISE D’OUVRAGE

Les MO privés sont de


2 types :
► Ceux qui relèvent du secteur libre soumis aux
seules contraintes du droit commun,
► Ceux qui relèvent du secteur privé réglementé
car une partie de leur ressources est d’ordre
publique : SEM, organisme HLM du secteur
privé. Ils sont soumis à la MOP en fonction de
l’importance des aides publiques perçues.

Principaux MO publics :
► L’état et ses établissements publiques,
► Les collectivités territoriales et leurs établissements
publiques,
► Les organismes de la sécurité sociale,
► Les CAF,
► Les OPHLM,
► Les SEM…

► S’assurer de la faisabilité et de l’opportunité de l’opération,


► Définir et choisir : le site / le programme / le budget / le processus de
contractualisation et réalisation,
► Conclure et gérer les contrats pour les études et les travaux,
► Réceptionner les ouvrages.

Les maîtres d’ouvrage privés et publics sont soumis :


► aux règles du code du travail pour la sécurité
des personnes et la lutte contre le
travail clandestin.

! Le maître d’ouvrage public est soumis :


► aux règles du code des marchés publics,
à l’application de la loi MOP.
Entreprise
générale
Maîtrise
d’oeuvre
A
C
T
E C’est le responsable
« intellectuel » du projet, le
garant de sa bonne exécution et
U de la satisfaction du client.
Elle a pour objectif la définition
architecturale et technique d’un
R projet.

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MAITRISE D’OEUVRE

La MOE se compose d’un


ou des interlocuteurs
suivants :
►Architecte(s),
►Economiste,
►Bureau d’études et
ingénierie.

Missionnée par la MO, la MOE :


►Conçoit des volumes bâtis adaptés aux usagers,
► Réalise les études,
► Assure le suivi d’exécution.
L’ensemble est généralement régi par la loi MOP.

►La MOE est responsable de la qualité des ouvrages


exécutés ainsi que de leur conformité aux règles en
vigueur.
►Elle peut être poursuivie en responsabilité pour des
sinistres au titre de la garantie décennale.
!

BEC
Contrôleur
technique
A ou
« bureau de contrôle »
C
T
E Son rôle est de contribuer à la
prévention des différents aléas
U techniques susceptibles d’être
rencontrés dans la réalisation des

R ouvrages.
Article L.111-23 du CCH.
Il a en charge la validité réglementaire
S et technique de la construction d’un
ouvrage

ITC – Conception
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CONTRÔLEUR TECHNIQUE
ou « bureau de contrôle »

L’activité de contrôleur technique est exercée par des


organismes indépendants agréés par l’état (Socotec,
Véritas, Apave, Afitest, Qualiconsult…)

Missionné par la MO, il est son représentant technique.


MISSIONS DE BASE :
►L : Solidité des ouvrages et équipements indissociables
►S : Sécurité des personnes
Dans tous les cas où la réglementation prévoit une
protection contre les séismes, la mission LS est obligatoire.
MISSIONS OPTIONNELLES :
►LP : Solidité des ouvrages et équipements indissociables
ou non
►TH : Isolation thermique
►PH : Isolation acoustique
►AV : Les avoisinants
►F : Installations VMC
►HAND : Accessibilité aux handicapés
►PV : Récolement des procès verbaux d’essais de réceptions.
N’étant pas prescripteur, il n’est pas tenu d’apporter des solutions techniques.
Impliqué tôt, il peut être porteur de propositions et de validations.
Il peut, dans le cadre d’un dossier complexe, se substituer à la MOE pour le rédaction des
notices informatives au PC (notice de sécurité, d’accessibilité aux handicapés…)

Le contrôleur technique remet à la MO :


► un rapport initial de la conception,
► des courriers d’analyse intermédiaire et de validation d’essais,
► un rapport final de l’exécution
!
Son intervention est obligatoire dans le cadre d’ERP classés en 1°, 2°et 3°catégorie,
d’IGH et de bâtiment autre qu’à usage industriel qui comprend une difficulté technique
(élément en porte-à-faux d’une portée > 20 m, poutres ou arcs de portée > 40 m…). Son
intervention est optionnelle dans les autres cas. Cependant, pour des raisons d’assurance,
sa mission est généralisée
à quasiment tous les types d’ouvrage. BEC
Coordinateur
SSI
A
C
T
E Il conçoit (descriptif et plan) et
contrôle l’exécution du Système

U Sécurité Incendie destiné à


prévenir et minimiser les risques
d’incendie dans les ERP.
R
S

ITC – Conception
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COORDINATEUR SSI

Désigné et
rémunéré par la
MO, il ne peut
pas être la
même personne
physique que le
contrôleur
technique.

L’importance de sa mission dépend de la complexité du SSI :


► Forte avec SSI de catégorie A (détection, asservissements des portes et
clapets et désenfumage, tableau d’alarme, …)
► Faible avec SSI de catégorie E (déclencheurs manuels et alarme)

EN PHASE DE CONCEPTION, il définit le cahier des charges fonctionnel :


► catégorie du SSI,
► zones et leur corrélation,
► éléments constituant le SSI, leur cohérence et positionnement.
EN PHASE D’EXECUTION, il réalise :
► le contrôle du respect du cahier des charges fonctionnel,
► le dossier d’identité du SSI,
► les procès verbaux de réception technique.
EN PHASE D’EXTENSION OU MODIFICATION, il contrôle :
► le respect des points validés en phase d’exécution,
► la mise à jour du CDC fonctionnel et du dossier d’identité SSI.

Au stade du PC, les services de sécurité

BEC ITC
Sécurité
peuvent demander l’avant projet de SSI.
curité
!
incendie
Coordonnateur
SPS
A
C
T
Désigné et rémunéré par le
E maître d’ouvrage, son rôle est
de prévenir les risques résultant

U des interventions sur un


ouvrage, pendant et après sa
construction.
R
S

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COORDONNATEUR SPS

Désigné et rémunéré par


la MO, le coordonnateur
sécurité prévention santé
ne peut pas être la
même personne
physique que le
contrôleur technique.

EN PHASE CONCEPTION :
► Élabore le Plan Général de Coordination (PGC),
► Constitue le Dossier d’Interventions Ultérieures sur les Ouvrages (DIUO),
► Ouvre le registre journal de la coordination,
► Définit les règles du chantier pour les protections collectives.
EN PHASE REALISATION :
► Veille à l’application des mesures prises,
► Procède à une visite préalable du chantier avec chaque entreprise,
► Tient à jour le PGC et complète le DIUO,
► Préside le collège inter-entreprise de sécurité et de santé,
► Prend les mesures nécessaires pour contrôler l’accès des personnes sur le
chantier.

► Les sécurités en toiture doivent être établies avec


lui au moment du PC (garde corps, lignes de vie…),
! ► Vigilance sur les moyens d’entretien qui peuvent
influencer la conception. Entreprise
générale
C Code de l’urbanisme
A POS
D
R PLU
E Code de l’environnement
R Code civil
E
G Code du travail
L Code de la construction
E et de l’habitation
M
E Réglementation incendie ERP
N
Réglementation incendie
T
habitations
A
I Accessibilité handicapés
R
E

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architecturale
L’origine de toutes ces règles est le droit du sol :
C • la constructibilité,
• la propriété.
A Les règles constructives forment un assemblage :
• de contraintes : ce que l’on peut faire,
D • d’obligations : ce que l’on doit faire,

R Elles émanent de sources diverses :

E Texte Origine Application Observations

Loi Parlement Obligatoire Parfois codifiée

Décret Premier ministre Obligatoire Parfois codifié


R
E Arrêté Ministérielle ou
interministérielle
obligatoire

G
L Norme – DTU Commission
générale de
Suivant statut :
• Norme homologuée:
normalisation du obligatoire dans les
E bâtiment / DTU dite
CGNorBât
marchés publics ;
contractuelle dans les
M marchés privés.
• Norme expérimentale :

E contractuelle dans les


marchés publics et
privés.
N
T Norme Commission de
normalisation
Suivant statut :
• Cf. ci-dessus.
Parfois application
obligatoire par voie
réglementaire.
A Documents Commissions des Applicable aux produits Objet de ces textes :

I généraux
d’avis
AT relevant de techniques
innovantes.
• Règles de mise en
œuvre.
techniques
R • Documents de base
précisant le cadre et la
nature des contrôles
E auxquels sont soumis
lesdits produits.

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Code de
C
A l’urbanisme
D
R
E
La politique d'aménagement et de
R développement du territoire est
E déterminée au niveau national par l‘Etat.
G Pour harmoniser les règles entre les
différentes collectivités territoriales, les
L règles générales d'urbanisme sont
E déterminées par décret, dit : REGLEMENT
M NATIONAL D'URBANISME (RNU).
Ses règles s'appliquent à l'utilisation et
E l'occupation des sols (localisation,
N desserte, implantation, volume et aspect
T des constructions, tenue et clôture des
propriétés foncières...).
A
I
R
E

ITC – Conception
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CODE DE L’URBANISME

Les règles de droit applicables à un terrain sont déterminées par :


Code de l’Urbanisme et Code Civil

Par l’intermédiaire du RNU Il dicte les règles


(Règlement National d’’Urbanisme), qui régissent le droit
l’Etat fixe les règles générales. de vue sur les
bâtiments voisins.

Au niveau local, les règles d’application sont


transcrites dans le POS (Plan d’Occupation
des Sols) et son évolution le PLU (Plan
Local d’Urbanisme)

►Le RNU détermine les conditions d’accès et de constructibilité (POS – PLU)


►Il détermine également la notion de Prospect :

Sur un même terrain En limite de voirie En limite séparative

►Il précise les notions de :


o Sécurité publique : constructions envisagées dans une zone exposée à un risque technologique
(industriel) ou naturel (crue…)
Salubrité publique : le projet est-il générateur de nuisances (proximité aéroport, stabulation, abattoirs…
o Conservation du patrimoine archéologique : si les constructions par leur nature et leur localisation
risquent de compromettre la conservation, la mise en valeur d’un site ou de vestiges archéologiques.
o Desserte du terrain : sont-elles suffisantes pour le passage des engins de sécurité ? Ainsi, les conditions
d’accès à un carrefour peuvent être prises en compte dans l’étude de la légalité de la demande du PC.
o Distances des constructions par rapport aux autres : elles ne peuvent pas être construites à
moins de 50 m de part et d’autre d’un axe autoroutier et à moins de 35 m de part et d’autre de routes classées
à grande circulation. Ces dispositions sont réduites à 40 et 25 m pour les constructions sans habitations.

Les dispositions du RNU qui réglementent les conditions d'implantation et de volumes des constructions

!
ont une portée générale et ne s'appliquent qu'en l'absence de POS ou PLU. Elles permettent de refuser
le PC.
POS
C Plan d’Occupation des Sols
A
D La constitution du POS (et maintenant du
R PLU) est un acte majeur dans la gestion
E d’une commune. C’est l’occasion pour les
élus de faire des choix d’évolution
démographique, d’équilibres
R sociologiques, d’utilisation du territoire
E communal et de leurs répercussions
économiques connexes.
G Il est réglementé par le code de
L l’Urbanisme (art. R.123-16).
E ►Le POS découpe la commune en zones
qui possèdent leurs règles propres.
M
►Il détermine la quantité de m² qu’il est
E possible de construire par terrain. C’est la
N notion de COS : surface du terrain x COS
T = SHON constructible.
►Il précise les prospects des bâtiments
A avec les vis-à-vis.
I ►Il précise la quantité de stationnement.
R ►Il prescrit un niveau qualitatif des façades
et toiture.
E ►Il variante les hauteurs et le retrait par
rapport au mitoyen.

ITC – Conception
architecturale
POS

Avant de donner des « règles du jeu » dans


l’aménagement du territoire, le POS diagnostique un
état des lieux et statue sur son développement
potentiel. Ce stade de réflexion se traduit par la
définition de zones. A chacune de ces zones sont
affectées des règles distinctes.

Les zones urbaines


La commune a une obligation de desserte des
terrains de ces zones.
► UA : zone urbaine de type centre Urbain (pluralité
de fonctions superposées, forte densité…)
► UB : zone à dominante d'habitat (hébergement
collectif, hôtel...)
► UC : zone à dominante d'activités économiques
(service, artisanat, commerce…)
► UD : zone à dominante d'activités industrielles
(l'habitat en est exclu)
► UE : zone d'hébergement léger et de loisir
(camping, village vacance... )

Les zones naturelles


Ce sont celles qui doivent demeurer temporairement ou définitivement à l’état non
urbanisé.
► NA : zone d'urbanisation future (espace destiné à plus ou moins long terme, à
devenir urbain). Zones gelées le temps du passage du POS au PLU.
► NB : zone mitée (zone d'urbanisation diffuse et légère )
► NC : zone de richesse économique. Sa sauvegarde permet le maintien de
l'activité économique (agriculture, activité forestière, champs de neige...)
► ND : zone d'intérêts écologiques (intérêt du paysage ou exposition naturelle)
► NE : zones espace boisé classé

Le règlement général du POS est le même que celui du PLU.


Il confirme ou modifie les règles générales du RNU.
Un règlement de POS se compose de 14 articles (cf. PLU),
BEC chacun traitant d’une spécificité de la conception du projet.
!
PLU
C Plan Local d’Urbanisme
A
D
R Le PLU remplace depuis 2001 le POS, de
façon progressive.
E Dans le cadre de l’élaboration d’un projet
d’aménagement et de développement
R durable, les communes vont peu à peu faire
évoluer leurs anciennes règles d’urbanisme
E (POS) vers des règles plus globales et
G intercommunales fixant des objectifs autant
L que des contraintes.
E Le PLU fixe les règles d’utilisation des sols,
délimite les zones urbaines ou à urbaniser,
M les zones naturelles et les règles locales
E d’implantation des constructions.
N A la différence du POS, le PLU supprime
la notion de COS.
T Afin de privilégier la reconstruction de la ville
A sur la ville, les services de l’urbanisme
I définissent la volumétrie extérieure des
immeubles. Les m² constructibles sont
R fonction de la pertinence de la réponse
E architecturale.

ITC – Conception
architecturale
PLU

Le règlement du PLU délimite les Zone U zones urbaines


différentes zones du plan (U, AU, A, N) Zone UA secteur naturel à urbaniser
et détermine les règles applicables à Zone A secteur agricole protégé
l’intérieur de chacune d’elles. Zone N zones forestières

A chaque zone du PLU correspond un chapitre du règlement comprenant 13 articles :


1° Les occupations et utilisations du sol interdites .
2° Les occupations et utilisations du sol soumis à de s conditions particulières.
3° Les conditions de desserte des terrains.
4° Les conditions de desserte des terrains par les r éseaux.
5° La superficie minimale des terrains constructible s.
6° L’implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques.

Evolution
différente d’un
même site
en fonction des
intentions
urbaines émises
dans la rédaction
du règlement
d’urbanisme

7° L’implantation des constructions par rapport aux limites séparatives.


8° L’implantation des constructions les unes par rap port aux autres sur une même propriété.
9° L’emprise au sol des constructions.
10°La hauteur maximale des constructions.
11°L’aspect extérieur des constructions, de leurs a bords, et prescriptions liées à la protection de
l’environnement et du paysage.
12°Les stationnements.
13°Les espaces libres (verts).

Carte communale : les communes dépourvues de PLU


peuvent se doter d’une carte communale ou intercommunale
précisant les modalités d’application des règles générales
d’urbanisme.
BEC
!
Code de
C l’environnement
A
D
R
E

R
E
Dans un souci de protéger
G l’environnement, le législateur a
L regroupé l’ensemble des législations
E éparses (code Rural, code
Forestier…) dans un seul code «
M Environnement ».
E
N
T
A
I
R
E

ITC – Conception
architecturale
CODE DE L’ENVIRONNEMENT

Son champ d’application dépasse largement le domaine du BTP.


Par exemple :
► La loi relative à la prévention des risques technologiques et naturels avec en
particulier : le risque d’inondation, les installations classées,
le plan de prévention des risques technologiques
impliqués (servitude de constructibilité).
► Les lois relatives aux installations soumises à autorisation,
la gestion des déchets.
► La prévention des nuisances acoustiques et visuelles.

Sont soumises à autorisation préfectorale (délai = 9 mois) ou à déclaration, les


installations qui présentent de graves dangers ou inconvénients :
► Soit pour la commodité du voisinage,
► Soit pour la santé,
► Soit pour la sécurité,
► Soit pour l’agriculture,
► Soit pour la protection de la nature,
de l’environnement, du patrimoine.

Installations classées.
Les autorités préfectorales classent une installation en 3 catégories en
fonction de son activité, qui n’exonèrent pas l’exploitant du traitement classique de
son PC :
► Famille A : soumise à autorisation. La demande d’autorisation doit, outre la description
architecturale et technique du projet, contenir une étude d’impact de l’activité sur son
environnement :
o Analyse de l’état initial du site et de ses richesses
o Analyse des effets indirects et directs de l’activité
o Motivation du choix du site
o Mesures envisagées pour minimiser les risques et leurs nuisances
o Étude des dangers et description des mesures et procédures réduisant les effets
► Famille B : soumise à déclaration. C’est l’obligation, pour l’exploitant d’informer les
autorités administratives de l’activité envisagée qui ne devra cependant pas représenter
un risque grave pour son environnement.
► Famille S : sensible (centrale nucléaire…)

Dans le cas où une activité « classée » n’est que ponctuelle ou


partielle dans un projet globalement « non classé », elle est
soumise aux mêmes règles et procédures.

!
Code civil
C
A
D
R
E

R
E Il réglemente les obligations et contraintes
G entre citoyens et en particulier :
► les limites,
L ► les éclairages,
E ► les vues.
M
E Chacun peut faire ce qu’il veut chez lui,
N en construisant son terrain jusqu’aux
T limites, pourvu qu’il ne puisse pas voir
chez son voisin.
A
I
R
E

ITC – Conception
architecturale
CODE CIVIL

ECLAIRAGE

Les fenêtres ne peuvent être implantées qu’à vingt six décimètres du


sol du rez de chaussée de la pièce que l’on veut éclairer, et dix neuf
décimètres au-dessus du plancher pour les étages supérieurs. Le
châssis doit être fixe.

LIMITES
Chacun peut contraindre son voisin à
contribuer à la construction de séparations
entre les terrains mitoyens. A défaut de
règlement particulier (POS),le mur de
séparation aura de trente deux décimètres
dans les villes de plus de
50 000 habitants et de vingt six décimètres
dans les autres.

VUES

Il ne peut y avoir de vue droite, baies ou balcons,


sur un fond voisin s’il n’y a pas 1,90 mètre de
distance de reculement.
Il ne peut y avoir de vues obliques ou de côté,
sur le fond voisin, s’il n’y a pas 0,60 mètre de
distance de reculement (Attention aux balcons et
séparatif.)

! Un balcon sans séparatif latéral peut engendrer une vue sur le voisin.
Code du travail
C
A
D
R Il régit, entre autres, la conception, la
E réalisation, l’usage et l’entretien des
bâtiments ou locaux accueillant les
travailleurs.
R Il impose des prescriptions sur :
E ►La structure des bâtiments (sécurité,
G solidité, conception),
L ►Les aménagements des locaux de
travail (poste de travail, éclairage,
E hygiène des locaux, sécurité des
M travailleurs),
E ►La maintenance et l’entretien.
N Il concerne tous les types de
T bâtiments susceptibles d’accueillir
A des travailleurs, y compris les ERP,
quelque soit l’effectif et ce en
I complément des autres
R réglementations plus spécifiques.
E

ITC – Conception
architecturale
CODE DU TRAVAIL

Son application entraîne majoritairement des mesures


liées à la sécurité des personnes :
 sécurité contre l’incendie : stabilité des structures,
confinement des bâtiments , résistance des matériaux,
évacuations des personnes…
 sécurité d’usage des locaux et des matériels :
garde-corps, surfaces glissantes, signalement des
surfaces vitrées, accès et sécurité de la maintenance et de
l’entretien…
 sécurité sanitaire et hygiénique : nombre et caractéristiques
des sanitaires ou points d’eau,
vestiaires, salle de repas et offices…

Il traite également du confort et de l’ergonomie des postes de


travail (lumière naturelle, vue sur l’extérieur, acoustique…).
En outre, il fixe des règles minimums d’accessibilité aux
personnes à mobilité réduite en fonction de l’effectif global des
travailleurs.

Un bâtiment dont le plancher du niveau le plus haut est à plus


de 8 m du sol est soumis à une réglementation incendie plus
contraignante.

Il introduit des règles spécifiques au lieu de travail ou


au poste de travail qui peuvent aller au-delà des

BEC
contraintes imposées par les normes ou la
réglementation incendie. !
Code de la
C construction et de
A
D
l’habitation
R
E

R
E
Il détermine les règles minimum
G d’habitabilité des constructions. Le PC
L est accordé s’il les respecte : le
E demandeur s’engage à respecter les
règles générales de la construction.
M L’administration n’effectue pas de
E contrôle sur cet engagement excepté sur
N les ERP (accès handicapés).
Le contrôle de ces règles s’effectue a
T
posteriori sous forme de poursuites et de
A sanctions administratives et pénales.
I
R
E

ITC – Conception
architecturale
CODE DE LA CONSTRUCTION
ET DE L’HABITATION

Surface
Le code définit le mode de calcul de
la surface habitable.
Elle doit être au moins de 14 m² par
habitants (10m² au-delà du 5°)
Si hauteur < 1,8 m : locaux non
comptabilisés dans la surface
habitable.
Volume
Il doit être au moins de 33 m3 par
hab (23m3 au-delà du 5°).

Normes techniques
Tout logement doit :
 Être alimenté en eau potable,
 Être doté d’une évacuation d’eaux usées,
 Doit comporté une pièce d’eau (une pour
5 logements studio),
 Être pourvu d’un cabinet d’aisance (ou 1 pour 5 logements studio) (ou 5
logements de moins de 20 m²)
 Doit comporter un évier,
 Doit comporter un emplacement cuisson,
 Avoir des isolations thermiques et phoniques conformes aux règles,
 Avoir un ouvrant et des surfaces transparentes vers l’extérieur pour les
pièces principales,
 Permettre de porter ou faire sortir d’un logement une personne couchée
sur un brancard…
Réglementation
C incendie ERP
A
D
R
E

R
E Assurer la sécurité des personnes
G en cas d’incendie par :
L ►La stabilité et le confinement
de la construction,
E ►L’évacuation des personnes,
M ►L’accès des secours.
E
N
T
A
I
R
E

ITC – Conception
architecturale
REGLEMENTATION INCENDIE ERP

► L’effectif des personnes détermine le


classement de la construction dans une
catégorie : 1 (forte fréquentation) à 5
(faible fréquentation).
► L’activité à laquelle est dédiée la
construction détermine son type,
référencé par une lettre (J, M, O…).
Exemple : clinique accueillant 800
personnes (patients, visiteurs,
personnel…) est un ERP de type U
(établissement de soins) de 2°catégorie. SECURITE CONTRE L’INCENDIE

Dispositions réglementaires générales essentielles :


- Mode de distribution
- Desserte des bâtiments
- Baies accessibles
- Isolement par rapport aux tiers
- Résistance au feu
- Protection de la couverture par rapport au feu extérieur
- Propagation du feu par les façades
- Parois verticales et portes
- Recoupement de vides
- Locaux à risques
- Conduits et gaines
- Dégagements
- Aménagement intérieur et réaction au feu

Autres dispositions réglementaires essentielles :


- Désenfumage
- Traitement de l’air et ventilation
- Eclairage de sécurité
- Moyens de secours contre l’incendie

L’APSAD (Assemblée Plénière des


Sociétés d’Assurance Dommages)
Sécurité
curité peut prescrire des contraintes
BEC ITC
incendie supplémentaires.
!
Réglementation
C incendie
A
D habitation
R
E

R
E Assurer la sécurité des personnes
G en cas d’incendie par :
►La stabilité et le confinement
L de la construction,
E ►L’évacuation des personnes,
M ►L’accès des secours.
E
N
T
A
I
R
E

ITC – Conception
architecturale
REGLEMENTATION INCENDIE
HABITATION

► Les habitations sont classées en 4 familles,


de 1 (petite construction) à 4 (grande
construction), en fonction du nombre
d’étages et de la conception des accès.
► La réglementation incendie habitation
détermine également les conditions
d’évacuation des parcs de stationnement
qui y sont rattachés.

Synthèse des éléments à contrôler


1. Voie utilisable par les engins des services de secours : (3ème et 4ème familles)
2. Voie utilisable pour la mise en station des échelles : (3°famille A et 3°famille B soumise aux seules
prescriptions de la 3°famille A)
3.Structure et enveloppe des bâtiments d’habitation :
Porteurs verticaux (toutes familles)
Planchers (toutes familles)
Recoupements verticaux
Locaux collectifs résidentiels - LCR (toutes familles)
Celliers et caves en habitation collective (toutes familles)
Revêtements de façades (toutes familles)
Façades avec ouvertures (3ème et 4ème familles)
Façades sans ouverture (3ème et 4ème familles)
Couverture : classe de pénétration T (toutes familles)
Couverture M4 : indice de propagation i (toutes familles)

4. Dégagements des bâtiments collectifs :


Escaliers
Circulations horizontales protégées (3ème famille B et 4ème famille)
Désenfumage des circulations (3ème famille B et 4ème famille)
Dégagements protégés (3ème famille B et 4ème famille)

5. Conduits et gaines des habitations collectives :


Traversée de parois en habitations collectives (3ème et 4ème familles)
Gaines et conduits de gaz des habitations collectives (2°, 3°, 4°familles)
Gaines pour colonne montante « électricité » (2°, 3°, 4°familles)
Conduits et circuits de ventilation (2ème collectif, 3ème et 4ème familles)
Vide ordures (3ème et 4ème familles)

Sécurité
curité
BEC ITC
incendie
Accessibilité
C handicapés
A
D
R
E

R
E
G Ensemble des circulaires existant en
L fonction du type de bâtiment :
► bâtiment d’habitation,
E ► ERP,
M ► bâtiment de soin et de travail.
E
N
T
A
I
R
E

ITC – Conception
architecturale
ACCESSIBILITE HANDICAPES

La réglementation s’applique uniquement aux bâtiments d’habitation


neufs. Pour les bâtiments existants, on veillera à ne pas aggraver la
situation actuelle. On retiendra plus particulièrement les notions
d’accessibilité et d’adaptabilité.

La réglementation définit les conditions d’accès


des handicapés dans les ERP. Elle ne s’applique pas :
► aux parties de bâtiments existants non modifiés par les
travaux,
► aux ERP de 5ème catégorie existants (exception faite des
accès extérieurs) où l’on veillera à ne pas aggraver la
situation actuelle.

L’arrêté du 25 juin 1980 fixe l’effectif maximal d’admission


des handicapés au-dessus duquel on devra effectuer des
aménagements spécifiques de sécurité. Cet effectif est
déterminé par type d’activité.

L’accès au personnes handicapées est fonction des effectifs.


Le mode d’évacuation est prévu et précisé.

Des possibilités dérogatoires sont possibles dans des cas


« justifiables » d’impossibilités techniques. En dernier ressort, c’est la
commission d’accessibilité qui juge des prescriptions définitives. Cette
commission donne un avis dans les arrêtés du permis de construire et
sa visite est systématique dans le cas d’un ERP (pour les quatre
!
premières catégories).

BEC
Fiche « bien du premier coup »
C
A
L
C
U
L
S SHOB

N SHON
O
R
M Surface utile
A ou habitable
L
I Ratios
S
E
S

ITC – Conception
architecturale
C
A
L La conception architecturale ne doit pas se
C résumer à des calculs de surface.
U Cependant, la connaissance et l’utilisation de
ces calculs permettent d’en faire des outils de
L conception.
S SHOB = surface permettant de maîtriser le coût
de construction.
SHON = surface permettant d’obtenir des
N autorisations.
O Surface utile ou habitable = surfaces
permettant de finaliser la programmation.
R
M Le véritable intérêt de ces calculs est de les
A confronter pour l’obtention de ratios afin de
valider qualitativement le projet.
L
I
S
E
S

ITC – Conception
architecturale
SHOB
C
A
L
C
U
L
S
La SHOB d’une construction est égale à
la somme des surfaces de plancher de
N chaque niveau de la construction.
O Elle sert de base au calcul de la SHON.

R
M
A
L
I
S
E
S

ITC – Conception
architecturale
SHOB

 La surface de plancher d’un niveau se calcule hors œuvre : au nu extérieur des murs de pourtour.
Elle doit donc être mesurée de manière à prendre en compte :
o L’épaisseur de tous les murs (extérieurs, intérieurs, porteurs, constituant de simples cloisonnements)
o Tous les prolongements extérieurs d’un niveau tels que balcons, loggias, coursives.
o Les seuils extérieurs des portes ou portes-fenêtres sont partie intégrantes de la SHOB des balcons,
loggias ou coursives.

 Les rez-de-chaussée et tous les étages, y compris ceux des constructions non fermées de murs tels
que les hangars par exemple.
 Les niveaux intermédiaires tels que mezzanine et galeries.
 Les combles et les sous-sols, aménageables ou non.
 Les toitures-terrasses, accessibles ou non.
 Les auvents.

Sont déduits principalement, :


 Les pylônes, canalisations, certains ouvrages de stockage (citerne, silos), auvents constituant
seulement des avancées de toiture devant une baie ou une façade, les terrasses non couvertes, de
plain pied avec le RDC.
 Les éléments de modénature tels que acrotères, bandeaux, corniches ou marquises.
 Tous les vides qui, ne constituent pas de surface de plancher et notamment ceux occasionnés par
les trémies d’escalier, d’ascenseur, de monte-charge.
 Les marches d’escaliers, les cabines d’ascenseur,les rampes d’accès.

La partie inférieure servant d’emprise à un escalier, une


rampe d’accès ou la partie du niveau inférieur auquel s’arrête
BEC la trémie d’un ascenseur constitue de la SHOB.
!
SHON
C
A
L
C
U
L
S C’est la surface de référence déclarée au
PC. Elle est déterminée par le COS pour
N le droit à construire.
La SHON d’une construction est égale à
O la SHOB de la construction après
R déduction d’un certain nombre de
surfaces.
M
A
L
I
S
E
S

ITC – Conception
architecturale
SHON

1. Surfaces relatives aux sous-


sous-sols et combles
Il s’agit des surfaces non aménageables pour l’habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal,
industriel ou commercial. Il s’agit d’apprécier les critères suivants :
o Hauteur des locaux : hauteur sous toiture ou sous plafond < 1,80 m.

o Affectation des locaux :


 Locaux techniques affectés au fonctionnement de l’immeuble,
 Caves individuelles en sous-sols des constructions collectives ou non à usage d’habitation.
o Consistance des locaux : hauteur > 1,80m mais surface non aménageable car lié à la charge ou à
l’encombrement.
2. Surfaces relatives aux toitures terrasse, balcons, loggias et surfaces
surfaces non closes en RDC : surface non
réputées « hors d’eau » ou « hors d’air (toiture-terrasse, balcons avec des surfaces non couvertes situées,
surfaces non closes situées en RDC).

3. Surfaces relatives aux aires de stationnement des vé véhicules :


les surfaces concernées sont celles destinées au stationnement des véhicules automobiles, bateaux, caravanes,
deux roues, remorques, voitures d’enfants ou handicapé. Les aires de manœuvre en font partie. Les rampes
d’accès n’en font pas partie ainsi que les surfaces de stockage, de réserves, d’exposition, de réparation, destinées
à entreposer les véhicules neufs ou d’occasion, en attente de vente, de réparation ou de livraison.

! 4. Surfaces relatives à l’isolation des locaux


d’habitation
Est déduite une surface = 5% des surfaces hors œuvre.
5. Surfaces relatives aux opé
opérations de ré
réfection des
immeubles d’
d’habitation et dans la limite de 5 m²
m² par
! logement

BEC
Surface utile

C Ou
A
L
Surface habitable
C
U
L
S C’est la surface qui est vendue à
l’utilisateur.
N Il s’agit de la surface fonctionnelle
déterminée par le programme.
O Surface habitable = SHA
R Surface utile = SU
SHA et SU sont égales à la SHON après
M déduction d’un certain nombre de
A surfaces.
L
I
S
E
S

ITC – Conception
architecturale
SURFACE UTILE - SU
OU SURFACE HABITABLE - SHA

 Systé
Systématiquement pour SU et SHA :
• Surfaces des éléments de construction : murs, poteaux…

 Spé
Spécifiquement pour SU :
• Circulations horizontales, distributives sauf halls d’accueil et
autres espaces affectés à des fonctions d’usage.

 Spé
Spécifiquement pour SHA :
• Circulations et espaces collectifs.

La SHA engageant le promoteur de logement


pour sa commercialisation, être attentif à son
calcul.
Par ailleurs, le ratio SU / SHON détermine
l’efficacité de la conception.
!
BEC
Ratios
C
A
L
C
U
L
S Au regard de l’expérience, la
confrontation de surfaces permet une
appréciation rapide d’un projet.
N
O
R
M
A
L
I
S
E
S

ITC – Conception
architecturale
RATIOS

Les ratios de conception peuvent exprimer :


 Le rendement :
o En logement : SHA / SHON ≈ 0,80 optimum 0,85
o Pour un ouvrage fonctionnel :
 RPA loyer SU / SHON = 0,76
 Hôtellerie SU / SHON = 0,7 à 0,8
 La compacité : m² de façade / SHON

Ramener les m² utiles au nombre d’utilisateurs.

Exemples :
 Clinique de 57 m² /lit
 Spectacle : 4,6 m² / spectateur
 RPA : 40 m² / lit
 Enseignement : 6 m² / étudiant

Les ratios ne permettent


pas de prendre en compte
les spécificités d’un !
programme ou de
contraintes telles que celles
liées au site.
BEC
P
R
O
G Fonctionnelle
R
A Architecturale
M
M Technique
A
T Économique
I
O
N

ITC – Conception
architecturale
L’objectif de la programmation est la bonne adéquation entre le
bâtiment et son usage.
Elle regroupe tous les éléments qui permettent de définir les besoins,
les objectifs et les moyens souhaités par la maîtrise d’ouvrage (ou
P l’utilisateur).
On limite trop souvent la programmation à un tableau de surface et un
descriptif sommaire des travaux réalisés. Alors qu’un programme
R cohérent définit tout autant les éléments qualitatifs que quantitatifs du
projet.

O Elle se décompose en :
1. Phase de diagnostic des besoins
Quel usage ? Comment fonctionne-t-il ? Quel effectif ?
G 2. Phase de description des besoins selon 4 directions

R • le programme fonctionnel :
quelle organisation des fonctions entre elles ?
nature des liaisons fonctionnelles

A caractéristiques et dimensionnement
• le programme architectural :
quelle ambiance ?

M qualification des espaces


• le programme technique :
contraintes techniques (éclairement,

M acoustique, chauffage…)
• le programme économique :
objectif de coût, de gestion, d’entretien

A L’outil principal utilisé est appelé « fiche programmatique ».


Sa forme est très variée.
T Elle permet de :
• Poser les bonnes questions,
• Aider les interlocuteurs à formuler leurs réponses,
I • Formaliser les données,
• Mettre à jour les non dits,
• Tracer les évolutions,
O • Avoir une base acceptée et comprise comme référence pour
toutes les esquisses.

ITC – Conception
architecturale
Fonctionnelle
P
R
O
G
R Elle a pour objectif de déterminer les
besoins et les fonctions associées à
A l’usage du futur bâtiment.

M
M
A
T
I
O
N

ITC – Conception
architecturale
PROGRAMMATION FONCTIONNELLE

Le maître d’ouvrage conjointement avec le programmiste ou l’architecte.

 Destination du bâtiment et fréquentation,


 Modalités d’usage et organisation y répondant (process),
 Nature de l’organisation et liaisons fonctionnelles prédéfinies,
 Caractéristiques dimensionnelles (surfaces, volumes) des espaces,
 Conditions de travail et d’exploitation.
 Dimensionnement des matériels.

Exemple : étapes de prise en charge du linge en blanchisserie


En fonction des textiles, différents types de traitement sont possibles : blanchissage classique et
nettoyage à sec.
Le linge doit subir plusieurs étapes au cours du cycle de traitement : pré-désinfection (si besoin),
lavage, rinçage, séchage, calandrage ou tunnel de finition, pliage.
Schéma de traitement du linge :
Arrivée du linge sale  Zone de tri du linge sale  Zone de lavage  Tunnel de lavage  puis

Linge en forme Grand plat Petit plat Linge à part

Tunnel de finition Calandrage et pliage Calandrage et pliage Traitement spécial


Comptage

Le traitement du linge peut être réalisé dans différents établissements : les


Distribution en laveries automatiques et de détail, les
armoires
blanchisseries industrielles et loueurs de linge, les blanchisseries hospitalières de collectivités (de dimension réduite).

Exemple : fiche de liaisons fonctionnelles d’


d’une blanchisserie

LINGERIE

Pliage Repassage
Stock linge propre

Détachage
Sas

Tri Lavage Séchage


Stock linge sale

BUANDERIE

BEC
!
La connaissance du fonctionnement de l’ouvrage aide à faire des variantes
intéressantes et allant dans le bon sens.
Architecturale
P
R
O
G
Sur la base des fonctions, elle a pour
R objectif de définir les espaces et les
qualifier, en intégrant les contraintes
A techniques et économiques.

M
M
A
T
I
O
N

ITC – Conception
architecturale
PROGRAMMATION ARCHITECTURALE

Le maître d’ouvrage conjointement avec le programmiste.

 Ambiance et image souhaitées,


 Qualification et traitement des espaces et volumes par les prescriptions des lots architecturaux,
 Adéquation avec l’environnement du projet (site, orientation, règles d’urbanisme…).

Fiche de programmation quantitative pour une maison de retraite

4°étage Chambres Y compris douche 20 25 500


Salon d’étage Y compris point de rencontre ascenseur 32 1 32
Tisanerie Comptoir ouvert sur le salon 8 1 8
Soins En position centrale 12 1 12
Linge propre 4 1 4
Linge sale Y compris vidoir 2 1 2
Ménage Y compris lave linge d’étage 4 1 4
Sanitaire pers. 2 1 2
Dépôt 2 1 2

Surfaces utiles = 566 – Circulations = 120 – Surfaces balayables = 686

RDC Hall La place du village ! 40 1 40


Accueil 12 1 12
Secrétariat Accessible pour les admissions 20 1 20
Directeur 16 1 16
Grand salon Y compris coin TV et coin culte 100 1 100
Ergothérapie 20 1 20
Coiffure Vitrée sur le hall 10 1 10
Médecin 20 1 20
Infirmière 10 1 10
Médicament 10 1 10
Kinésithérapie 20 1 20
Salle à manger 75 places 150 1 150
Salle man. per. 16 1 16
Cuisine Y compris réserves et sanitaires 150 1 150
Sanitaire public 8 2 16
Salle de bains Près kiné, y compris WC 20 1 20
Ch. recueillem. 20 1 20
Déchets 10 3 30
Sanitaire pers. 2 1 2
Surfaces utiles = 682 – Circulations = 120 – Surfaces balayables = 802

Surfaces utiles = 208 – Circulations = 20 – Surfaces balayables = 228

Total : Surfaces utiles = 3134 – Circulations = 640 – Surfaces balayables = 3774

BEC
Technique
P
R
O
G
R
Il s’agit de l’étude des besoins pour
A répondre aux exigences de
fonctionnement. Cette étude intègre
M les données architecturales.

M
A
T
I
O
N

ITC – Conception
architecturale
PROGRAMMATION TECHNIQUE

Le maître d’ouvrage conjointement avec le programmiste, l’architecte, le bureau d’études.

► Contraintes structurelles
► Niveaux d’éclairement souhaités et équipements électriques
► Exigences acoustiques
► Choix énergétiques, de traitement d’air et objectifs thermiques
► Prescriptions des lots techniques

Secteur fonctionnel Hébergement Nom du local Chambre 1 lit

Charges d’exploitation Revêtements muraux


Au sol 175 daN/m²
Au plancher haut daN/m² Faïence Hauteur m
Matériel lourd Mobile daN/m² Peinture toilée
Fixe daN/m² Peinture
Revêtement collé Textile
Eclairement
Papier
Vinyla X
Axe de vision Horizontal X Plaques de protection antichoc X côté tête de lit
Vertical Hauteur 1
Cornière d’angle X
Plinthes à gorge
Plan de travail Horizontal
Ou lecture Vertical 45 dégrés

Plafonds / Faux plafonds


Lumière du jour Directe
2°jour Brut ou peinture
Pas nécessaire Lavable
Locaux humides
Étanche
Lumière artificielle Acoustique X
Niveau d’éclairement Général 100 lux Démontable X
Localisé
Plan de lecture 400 lux Equipements immobiliers
Veille 50 lux
WC
Lavabo
Douche…
Equipements thermiques
Gaz médicaux
Température d’hiver 22 °c
Température d’été par rapport à t° -7°c Oxygène X
extérieure de base Air comprimé
Hygrométrie… % Gaz
Vide X
Azote
BEC
Economique
P
R
O
G
R
A A partir des éléments fonctionnels et
architecturaux, la programmation
M économique sert à déterminer le coût
de construction et d’entretien compte
M tenu de l’usage ; et cela afin de
réaliser un ouvrage rentable.
A
T
I
O
N

ITC – Conception
architecturale
PROGRAMMATION ECONOMIQUE

Le maître d’ouvrage conjointement avec le programmiste, l’architecte, l’économiste.

► Objectifs de coût de construction,


► Objectifs de coût de gestion et d’entretien,
► Contraintes HQE (énergies renouvelables, pollution…)
Ce n’est pas un chiffrage mais une estimation des coûts. Elle est indissociable d’un travail
sur les ratios

Local Nb Surfaces utiles en m² Prix HT au m² Prix HT total / Prix TTC


/ eu eu total / eu

unitaires totales

Zones d’accès
Salle éducateurs 1 18 18 950 17150 20680
Zone chaussures 1 10 10 900 9070 10400
Sanitaires 2 3 6 1220 7320 8825
Local ménage 1 3 3 725 2175 2620

Lieux de vie pour les 2 unités


Salle à manger
Salles de séjour 2 18 36 922 33200 40045
Offices 2 12 24 922 22135 26695
Salles d’animation 1 20 20 1030 20580 24820
Salle d’études 2 18 36 937 33750 40705
1 20 20 922 18445 22245

Unité d’hébergement
Local veilleur 1 18 18 1020 18385 22175
Chambre 4 lits 1 30 30 907 27210 32820
Chambres 3 lits 2 24 48 907 43540 52495
Chambres 2 lits 2 18 36 960 34575 41700
Chambres 1 lit 2 12 24 960 23050 27800
8
Toilettes 2 16 1220 19510 23535
1 5
Salle de bains 5 1220 6100 7355
4 2
WC 8 1220 9760 11310
1 15
Rencontre / Détente 15 922 13835 16685

Local lingerie 2 12 24 663 15915 19195


Local ménage 1 3 3 725 2172 2620

Sous total 400 377883 455725

Surface circulation théorique = 100 – Surface dans œuvre théorique = 500


Entreprise
L’inadéquation du projet au financement rend
générale infaisable certaines opérations
!
1. ESQ

2. APS – APD

L 3. PRO
O
4. ACT
I
5. EXE

M 6. DET
O
7. OPC
P
8. AOR

Rémunération

ITC – Conception
architecturale
L La loi MOP décompose en missions le travail de
la MOE.
O Elle explicite le contenu possible de ces
principales missions d’études et de suivi en
I ESQ, APS, APD, PRO, ACT, EXE, DET, OPC,
AOR.

La rémunération est proportionnelle à la


M complexité et l’ouvrage (fonction du programme,
du site, des difficultés techniques, du montant
total des travaux).
O La loi MOP propose une répartition des
honoraires suivant les phases.

ITC – Conception
architecturale
1. ESQ - Esquisse

L
O Cette phase permet la validation
programmatique et urbanistique du

I projet.
Il s’agit de proposer une ou plusieurs
solutions d’ensemble qui traduisent
les éléments principaux du
programme et qui valident la

M faisabilité de l’opération au regard


des différentes contraintes.

O
P

ITC – Conception
architecturale
1. ESC - ESQUISSE

►Analyse du programme,

►Analyse du site (visites, photos, …) et des règlements


d’urbanisme (cadastre, POS, …),

►Etude de capacité,

►Etude de faisabilité par des propositions,

►Notice explicative,

►Enveloppe financière.

Elle passe par une première consultation des


services d’urbanisme, communes…
BEC
2. APS-APD
Avant projet

L
O
I Il s’agit d’approfondir et préciser la
solution Esquisse retenue en validant
plus ou moins (Avant Projet Sommaire
ou Avant Projet Définitif) les différentes
M composantes du projet.
APS : validation technico-économique
du projet.
O APD : constitution et dépôt du dossier
de PC.
P

ITC – Conception
architecturale
2. APS-APD – Avant projet

 APS :
►Correction du
programme définitif,
►Plans, coupes et façades
(échelle:1/200è au
1/100è),
►Notice descriptive
sommaire,
►Propositions des
principes et dispositifs
techniques,
►Coût estimatif global
(ratios).

 APD :
►Plans, coupes et façades (échelle au 1/100è),
►Notice decriptive détaillée,
►Arrêts des principes et des dispositifs techniques,
►Tableaux de surfaces,
►Notices explicatives nécessaires au dépôt du P.C,
►Coût estimatif détaillé (par lots au ratio).

BEC
3. PRO - Projet

L
O
I Cette phase a pour objectif de lancer la
consultation des appels d’offres aux
entreprises.
Il s’agit de préciser le projet « définitif »
M suite aux autorisations administratives et
étudier la constructibilité technique du

O bâtiment.

ITC – Conception
architecturale
3. PRO - Projet

►Plans, coupes et façades (échelle au 1/50è),

►Carnet de détails (échelles appropriées),

►Finalisation des principes et des dispositifs techniques


(structure, fluides, etc…),

►Pièces écrites,

►Coût prévisionnel détaillé (par lots avec


métrés et quantitatif). BEC
4. ACT
Assistance aux
contrats de travaux
L
O
I
Cette phase a pour objectif de choisir
les entreprises qui réaliseront les
M travaux.
Il s’agit d’aider la MO à organiser les
O consultations et de sélectionner les
entreprises qui exécuteront les
travaux.
P

ITC – Conception
architecturale
4. ACT – Assistance aux
contrats de travaux

►Constitution d’un dossier d’appel d’offre (sur la base du


dossier PRO et des documents administratifs),

►Sélection et analyse des candidatures,

►Analyse comparative détaillée des offres et de leur conformité


via un rapport détaillé,

►Négociation,

►Mise au point des pièces constructives


des marchés.

Entreprise
générale
5. EXE
Etudes d’exécution
et de synthèse et
L visa
O
I
Il s’agit de mettre au point tous les
documents propices à une bonne

M exécution des ouvrages.


EXE : finaliser les documents
d’études des marchés de travaux.
O VISA : vérifier la conformité des
études aux marchés de travaux.

ITC – Conception
architecturale
5. EXE – Etudes d’exécution
et de synthèse et visa

 EXE :
►Correction et mise au point après consultation et proposition
d’options ou de variantes,
►Documents graphiques d’exécution,
►Pièces écrites d’exécution,
►Cohérence et synthèse technique.

 VISA :
►Validation des études d’exécution et de
Entreprise
synthèse des entreprises. générale
6. DET
Direction de
l’exécution des
L travaux
O
I
Il s’agit de suivre l’exécution des
travaux conformément aux pièces du
M marché.

O
P

ITC – Conception
architecturale
6. DET – Direction de
l’exécution des travaux

►Organiser et diriger les réunions de chantier,


►Rédaction des compte rendus,
►Contrôle continu de l’exécution des ouvrages,
►Information à la maîtrise d’ouvrage de l’avancement et les
évolutions du projet,
►Vérification des situations mensuelles des entreprises,
►Proposition au maître d’ouvrage des travaux
supplémentaires,
►Etablissement du décompte général
définitif. Entreprise
générale
7. OPC
Pilotage,
Ordonnancement et
L Coordination
O
I
Il s’agit d’organiser l’exécution
M des travaux.

O
P

ITC – Conception
architecturale
7. OPC – Pilotage,
ordonnancement, coordination

►Organiser et diriger le chantier,

►Mises au point et relations inter-entreprise, Planification,

►Présidence du CHSCT.

Entreprise
générale
8. AOR
Assistance aux
opérations de
L réception
O
I
Il s’agit d’organiser la réception des
ouvrages.
M
O
P

ITC – Conception
architecturale
8 – AOR – Assistance aux
opérations de réception

►Analyser et conseiller sur les ouvrages exécutés,

►Rédiger des procès verbaux et lister les réserves,

►Vérifier les levées de réserves,

►Collecter les documents constituant les dossiers des


ouvrages exécutés.

Entreprise
générale BEC
Rémunération

L
O
I La loi fixe les règles de
calcul de la rémunération
du travail de la MOE.

M
O
P

ITC – Conception
architecturale
Rémunération

1. La loi MOP définit le niveau de complexité d’une affaire


en fonction, entre autres : du type de programme, des
contraintes du site et des difficultés techniques. Ces
éléments fixent une « note de complexité » allant de 0,6 à
1,8.
2. Elle propose ensuite un taux indicatif de rémunération en
fonction du montant des travaux HT et de la note de
complexité.
3. Elle présente enfin une répartition de rémunération à
chaque étape de la mission :
ESQ = entre 4 et 6%
APS = entre 9 et 10%
APD = entre 17 et 18%
PRO = entre 19 et 21%
ACT = entre 7 et 8%
Soit une phase Etudes comprise entre 56 et 63%
VISA = entre 8 et 9%
DET = entre 24 et 28%
AOR = entre 5 et 7%
Soit une phase Travaux comprise entre 37 et 44%
Une mission de base se calcule donc sur 100%. Des
missions complémentaires telles que étude
d’exécution, synthèse, pilotage, diagnostic…
viennent en complément de ces rémunérations.
Entreprise
générale
A Certificat d’urbanisme
U Architecte des bâtiments
T de France
O Permis de démolir
R
Permis de construire
I
CDEC
S
A CROSS
T Conformité de la
I construction
O Commissions
N Cété
S

ITC – Conception
architecturale
A
U
T
O
R L’état s’assure du respect des
réglementations par :
I • La nécessité d’obtenir l’accord
S préalable de l’administration pour
l’exécution des travaux : permis de
A démolir, permis de construire, CDEC,
CROSS, avis de l’ABF,
T • Par le contrôle a posteriori :
I conformité, Cété.

O
N
S

ITC – Conception
architecturale
Certificat
A d’urbanisme
U
T
O
R
I « Il indique les dispositions
d’urbanisme et les limitations
S administratives au droit de
propriété… ainsi que les équipements
A publics existants ou prévus » Art.
L.410.1 du code de l’urbanisme.
T Il décrit, de façon exhaustive, les
dispositions constructives attachées à
I une parcelle.

O C’est un document d’information sur


le terrain.
N Il constitue sa carte d’identité fournie
par l’administration.
S

ITC – Conception
architecturale
CERTIFICAT D’URBANISME

C’est une attestation qui


précise l’état actuel des
dispositions juridiques
applicables à la parcelle :
► La constructibilité,
► La zone du POS (et le
règlement applicable),
► La SHON constructible,
► Les servitudes éventuelles,
► Les droits de préemption
éventuels,
► Les taxes et contributions
dues.

► Le propriétaire du terrain,
► Ou toute autre personne intéressée par le terrain.

A la Mairie ou à la DDE. L’administration engage sa


responsabilité sur la véracité des informations et de leurs
conséquences.

► Délai d’
d’instruction : un mois,
► Délai de validité
validité : 6 mois.
Architecte des
A bâtiments de France
U - ABF
T
O
R
I
Il est le garant de la
S conservation du patrimoine
historique, architectural et
A urbain.

T
I
O
N
S

ITC – Conception
architecturale
ARCHITECTE DES BÂTIMENTS
DE FRANCE - ABF

Il intervient systématiquement dans ces 2 cas :


Travaux sur ou autour (rayon 500m) des bâtiments inscrits ou classés. Le classement
émane d’une démarche de l’état (ministère de la culture). L’inscription est une initiative
régionale (préfet).
Travaux dans les zones de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et
Paysager ou Secteurs sauvegardés. Les ZPPAUP sont indépendantes de la présence
ou non de bâtiments classés ou inscrit. Elles bénéficient d’un règlement de zone spécifique
qui se substitue à celui du Plan d’Occupation des Sols.

Le PC est soumis à l’ABF, ce qui prolonge le délai d’un mois. L’ABF a 1 mois pour donner son avis
ou signifier à l’administration le délai d’instruction nécessaire pour instruire le dossier (délai <
4 mois) soit 5 mois au total.

Les recommandations de l’ABF font l’objet d’une annexe au PC.


Pour les permis de démolir : seul un arrêté de mise en péril ou d’insalubrité permet de
s’abstenir de l’avis de l’ ABF dans des zones qui lui sont normalement dévolues.
Contestation d’un avis de l’ABF : Seules les autorités compétentes (mairies, DDE…) peuvent
en référer au préfet, qui prendra une décision définitive après consultation de la Commission
Régionale du Patrimoine et des Sites.

Au vue des difficultés administratives, la présentation


BEC du projet à l’ ABF est donc préférable avant le dépôt de
dossier de permis de construire. !
Permis de démolir
A
U
T
O Autorisation qui atteste qu’un
R projet de démolition respecte
des dispositions législatives et
I réglementaires relatives à la
protection des occupants et à
S la sauvegarde du patrimoine.

A
T
I
O
N
S

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architecturale
PERMIS DE DEMOLIR

S’impose à tous : collectivités, établissements publics, personnes ou entités


privées.

Pas obligatoire pour les travaux de démolition :


► Liés à un arrêté de péril ou d’insalubrité,
► Liés à une décision de justice,
► Des constructions frappées d’alignement,
► Des constructions autorisées à titre précaire,
► Dans les secteurs ou zones d’un POS où la démolition est prévue ou
imposée.

► Délai d’
d’instruction : 4 mois,
► Décision exé
exécutoire : 15 jours aprè
après notification de l’l’arrêté
arrêté
► Validité
Validité du permis de dédémolir : 5 ans.

Affichage sur le terrain, visible de la voie publique.


publique Un
défaut d’affichage peut entraîner l’arrêt des travaux. !
Permis de construire
A
U
T
O
R Autorisation qui atteste qu’un
projet de construction
I respecte des dispositions
législatives et réglementaires
S relatives à la protection des
occupants et à la cohérence
A de l’aménagement urbain.

T
I
O
N
S

ITC – Conception
architecturale
PERMIS DE CONSTRUIRE

S’impose à tous : collectivités,


établissements publics,
personnes ou entités privées.

Pas obligatoire pour les travaux de


construction :
► Souterraines, de voiries ou
d’infrastructure,
► Constructions autorisées à titre précaire,
► Ouvrages couverts par le secret défense
► Terrasse dont les hauteurs ne dépassent
pas 60 cm
► Murs de clôture de hauteur inférieure
à2m
► Les ouvrages d’emprise au sol de moins
de 2 m² d’une hauteur de moins de
1,50 m

► Délai d’instruction : 2 mois,


► Il est porté à 3 mois quand il est soumis à l’avis de l’ABF ou SHOB ≥
2000 m² et à 5 mois à la demande de l’ABF ou 9 mois dans le cas
d’urbanisme commercial (CDEC),
► Le délai de recours des tiers est de 2 mois,
► Le délai de rétention du préfet est de 1 mois.

Affichage sur le terrain, visible de la voie

BEC
publique.
publique Un défaut d’affichage peut entraîner
l’arrêt des travaux.
!
CDEC
A Commission départementale
d’équipement commercial
U
T
O La nécessité de préserver
l’existence du petit commerce est
R à l’origine de la loi Royer qui
soumet l’implantation des
I magasins à grande surface à une
autorisation préalable délivrée par
S la Commission Départementale
d’Équipement Commercial
A (CDEC)
Cette autorisation doit être
T obtenue avant l’octroi du Permis
de Construire.
I
O
N
S

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CDEC

Elle concerne : les commerces de détails (prestataire de service à caractère artisanal d’une
surface de vente supérieur à 300m²), les hôtels (de plus de 30 chambres, 50 en île de
France), les établissements cinématographiques.
Sont exclu : les prestataires de services à caractère immatériel ou intellectuel (banques,
agence de voyage, assurances,…).

La surface de vente comprend :


Les espaces couverts ou non affectés :
► A la circulation de la clientèle,
► A l’exposition des marchandises,
► Au paiement des marchandises,
► A la circulation des personnels pour présenter les marchandises.
Elle exclut : les mails desservant plusieurs commerces ne comportant aucune
marchandises exposées à la vente, les sas, les ateliers de préparation interdit au
public.

Les autorisations d’urbanisme commerciale émanent des Commissions Départementales


D’Équipement Commercial (CDEC) et en appel de la Commission Nationale D’Équipement
Commerciale (CNEC).
Délai : Les demandes sont déposées en préfecture. Dans les 15 jours suivant le dépôt, le
demandeur est avisé de la date et du N°d’enregistrem ent du dossier.
Le délais d’instruction est de 4 mois à compter de la date de dépôt.
CROSS
A Comité Régional d’Organisation
Sanitaire et Sociale
U
T
O
R Les métiers de santé ne sont pas d’un
I libre exercice, afin de garantir une
répartition homogène et contrôlée sur la
S territoire.
Le Comité Régional d’Organisation
A Sanitaire et Sociale délivre les
autorisations administratives d’activité
T des établissement de soins.

I
O
N
S

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architecturale
CROSS

Tous les établissements de soins (d’hébergement comme de traitement)


doivent présenter un dossier à la CROSS, expliquant leur « projet de vie ou
de soins » ainsi que leur projet constructif.
Cela concerne les créations, les transformations, les extensions et les
renouvellements d’activités.
Ce dossier est examiné au regard des cartes sanitaires régionales ou
départementales et des établissements déjà en activités.

Il contient, entre autre :


 Un « projet de vie ou de soins »
 Une présentation des moyens humains et matériels.
 Un programme précis du projet
 Une note explicative de son fonctionnement
 Un dossier de plans Avant Projet Sommaire
 Un dossier financier (exploitation, amortissement, subventions…)
 Un argumentaire vis-à-vis des cartes sanitaires régionales

 L’autorisation CROSS est temporaire (date de validité) et


renouvelable (modifiable)
 Elle est préalable à toute autre (en particulier le PC). !
Conformité de la
A construction
U
T
O Postérieurement à la déclaration
R d’ouverture de chantier et
pendant la durée de celui-ci
I l’autorité publique peut procéder
aux vérifications techniques
S qu ’elle juge utile. Ce droit de
visite et de communication peut,
A en cas de constat d’infraction
(non-conformité au Permis de
T construire) déboucher sur une
mise en demeure de cesser les
I travaux.

O
N
S

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architecturale
CONFORMITE DE LA
CONSTRUCTION

Elle s’effectue dans les 30 jours suivant l’achèvement des travaux.


L’immeuble est considéré comme achevé lorsque l’avancement permet un usage pour
lequel il est destiné. Les enduits extérieurs doivent être réalisés.

Il a pour but de constater la bonne exécution des dispositions contenues dans le permis de
construire.
Les contrôles portent sur l’implantation des bâtiments, leurs aspects extérieurs, leurs
dimensions, leurs destinations, la nature et l’aménagement des abords.

3 mois à compter de la date de réception en mairie de la déclaration d’achèvement des


travaux.
Dans le cas d’opération complexe un certificat de conformité partiel peut-être délivré.
Recours possible : A défaut de notification dans les délais, le bénéficiaire du permis de
construire peut requérir l’autorité compétente. Avec copie au préfet, passé un délai d’un
mois à compter de cette réquisition, le certificat de conformité est réputé accordé tacitement.

Entreprise
La conformité est indispensable pour l’ouverture
générale
d’un ERP au public.
!
Commissions
A
U
T
O
R
Par l’intermédiaire des
I commissions s’effectue un
contrôle réglementaire des
S ouvrages.

A
T
I
O
N
S

ITC – Conception
architecturale
COMMISSIONS

• Commissions de sé sécurité
curité : elle porte sur la conformité aux règles de
sécurité incendie.

Le classement de la construction reçoit


l’accord de la commission de
sécurité au cours de l’instruction du
PC. Elle est l’organisme compétent à
l’échelon du département pour donner
un avis à l’autorité investie du pouvoir
de police (le Maire en général). Sa
fonction est de rendre des avis à
l’autorité de police. Ces avis sont
consultatifs.

• Commission d’ d’accessibilité
accessibilité : la passage de la commission handicapé
est conjointe à la visite de la commission de sécurité. Elle porte sur la
conformité aux règles handicapé.
• Services vé
vétérinaires : contrôlent la prise en compte des règles
d’hygiène (cuisines, locaux déchets…)

Les commissions peuvent suspendre leur


avis favorable et empêcher l’ouverture d’un
établissement.

BEC
Sécurité
L’ouverture d’un établissement est de la
responsabilité du maire.
!
Incendie
Cété
A Centre d’études techniques de
l’équipement
U
T
O
R
La Direction Départementale
I de l’Équipement dispose d’un
outil de contrôle des règles de
S construction au niveau
départementale.
A Il s’agit d’un contrôle a
posteriori et aléatoire de la
T bonne exécution des
ouvrages, par la DDE.
I
O
N
S

ITC – Conception
architecturale
Cété

Toutes les opérations de construction ne sont pas systématiquement contrôlées. La


sélection se fait dans un 1er temps à partir d’un listing national des permis de construire,
puis dans un 2nd temps à un niveau local en fonction de critères spécifiques à chaque projet
(maître d’ouvrage, taille du projet…)

Les visites sont possibles pendant les travaux, mais généralement elles sont effectuées
dans les deux années suivant leur achèvement.
Lors de la visite, la présence du maître d’ouvrage est obligatoire, celle du maître
d’œuvre et de l’entrepreneur sont fortement conseillées.

Quand l’opération est sélectionnée par la DDE :


► un dossier complet de l’opération est réclamé au maître d’ouvrage par la DDE.
► le dossier est transmis au CETE qui convient des domaines justifiant un contrôle du
CETE. L’observation d’une irrégularité fait l’objet d’un procès verbal sur site
► après la visite, le contrôleur du CETE établis un rapport relevant les
irrégularités constatées et leur traitement. Il peut exiger, le cas échéant,
l’interruption des travaux.
► le rapport est transmis à la DDE qui, restant le seul interlocuteur
du maître d’ouvrage, lui transmet à son tour le visa.
A
T
O Entreprise générale

U
BEC – Direction technique
T
S

ITC – Conception
architecturale
A Tout au long de la conception architecturale,
lors de la synthèse des intentions, des
intervenants et des règles, un atout permet :
T • d’anticiper,
• de négocier,
O • de faciliter,
• d’optimiser,
• d’assister,
U • de valider.

T Cet atout est :


• l’entreprise générale
• et plus spécifiquement le BEC et/ou la
S Direction Technique.

ITC – Conception
architecturale
Entreprise générale

A
T L’entreprise générale
xxxxxxxoffre la garanti
d’une approche globale de l’acte de
bâtir.
O Avant, pendant ou après la
construction, ceux sont les
U compétences de toutes les filiales de
Bouygues qui peuvent se mettre au
service du projet.
T
S

ITC – Conception
architecturale
ENTREPRISE GENERALE

Le groupe Bouygues
Construction et toutes ses
filiales, ce sont des milliers de
collaborateurs aux profils et
aux compétences variés.

Bouygues Construction, c’est toutes les énergies de l’entreprise générale


pour :
 Le montage d’opérations, par le biais de sa filiale Cirmad Prospectives, qui lui
permet d’être en amont des projets, en tant que maîtrise d’ouvrage.

 La conception technique des projets, via sa direction technique qui assiste la


maîtrise d’œuvre dans la mise au point des projets.

 La maîtrise de tous les corps d’état techniques et architecturaux, pour garantir la


synthèse et la cohérence de l’ensemble des composantes du projet.

 La coordination et le pilotage des travaux, avec interlocuteur unique qui


assume pleinement sa responsabilité globale d’entrepreneur.

 La garantie de qualité des ouvrages exécutés, via le Service Après Vente qui
assure le suivi, la reprise ou l’entretien des équipements réalisés.

 L’ offre de services variée, de la téléphonie à la maintenance, du nettoyage à la


fourniture d’équipements, de ressources ou de services…

 L’ exploitation d’une activité, via la création de concessions qui assurent le


fonctionnement d’un équipement collectif.
BEC
Direction technique

A
T Le Bureau d’Etudes Conception
(BEC), composante de la Direction

O Technique, a pour vocation


d’apporter de la valeur ajoutée à la
mise au point des projets et une
U aide dans l’acte de bâtir.
Il possède les connaissances sur

T tous les codes pertinents, règles


locales d’urbanisme,
réglementation sécurité incendie,
S réglementation handicapés, règles
et normes de la construction…

ITC – Conception
architecturale
BEC
DIRECTION TECHNIQUE

ASSISTER :
► les chargés d’affaire dans la définition programmatique, urbanistique,
architecturale et technique des projets de montage,

► les responsables commerciaux dans les appels d’offre en étudiant la


conformité des projets aux obligations réglementaires et en proposant
des optimisations,

► Les équipes travaux dans le cadre de la transmission technique des


affaires et en répondant, via l’assistance travaux, à leurs interrogations
ou attentes en matière de réglementations et conformité de l’exécution.

METTRE A DISPOSITION DES OUTILS :


► Ratios de conception,
► Détail technologique,
► Fiche « bien du premier coup »,
consultables sur le site des concepteurs.

Pour la conception
architecturale, le BEC
s’entoure de toutes les
compétences de la DT :
structure, thermique,
! acoustique, électricité,
CVC, plomberie…
NOTES

ITC – Conception
architecturale

ITC – Conception
architecturale
NOTES

ITC – Conception
architecturale

ITC – Conception
architecturale
NOTES

ITC – Conception
architecturale

ITC – Conception
architecturale
NOTES

ITC – Conception
architecturale

ITC – Conception
architecturale
NOTES

ITC – Conception
architecturale

ITC – Conception
architecturale
Permis de construire
A modificatif
U
T
O
R Autorisation additive qui porte
sur la validation des
I modifications apportées à un
projet déjà détenteur d’une
S autorisation initiale.
Elle ne remet pas en cause les
A autres éléments du projet déjà
approuvés et n’expose donc
T pas l’intégralité du dossier à
d’éventuels recours.
I
O
N
S

ITC – Conception
architecturale
PERMIS DE CONSTRUIRE
MODIFICATIF

Lorsqu’une construction est


modifiée de façon limitée, sans
changement significatif
d’implantation, de volumétrie, de
hauteur ou d’économie générale
de projet (variation importante du
programme ou des surfaces), elle
peut se soustraire à un nouveau
permis de construire en justifiant
d’un permis modificatif.

Exemples de modifications
mineures couverts par un
modificatif :
► Déplacement d’un accès au
terrain ou au bâtiment,
► Création ou déplacement
d’ouvertures extérieures,
►Modifications de façades (balcons, loggias…),
►Changement de revêtements ou de coloris de façade ou couverture,
►Adjonction ou suppression d’un local annexe (transfo, local V.O., local
commun…),
►Modification des aménagements extérieurs (voiries, parkings…).

En fonction des modifications, éventuellement


même procé
procédure et même dédélai que le permis de

BEC
construire.
Même obligation d’
d’affichage que le permis initial.
initial !
Règlement sanitaire
C départemental
A
D
R
E

R
E
Sur les bases d’un règlement
G sanitaire émis par le ministère de la
L santé, chaque département édicte
E des règles d’hygiène et de salubrité
publique, en fonction de ses objectifs,
M équipements existants ou projetés,
E géo-morphologies ou problèmes
N locaux spécifiques.
T
A
I
R
E

ITC – Conception
architecturale
Règlement sanitaire
départemental

Son champ d’application est varié.


Exemple des titres du règlement sanitaire de
Seine Maritime :
► Titre I : Eaux destinées à la consommation
humaine
► Titre II : Locaux d’habitation et assimilés
► Titre III : Bâtiments autres que ceux à
usage d’habitation et assimilés
► Titre IV : Élimination des déchets et
mesures de salubrité générales
► Titre V : Bruit
► Titre VI : Mesures visant les malades
contagieux, leur entourage et leur
environnement
► Titre VII : Hygiène de l’alimentation
► Titre VIII : Hygiène en milieu rural
► Recommandations pour les petites
brasseries
► Annexes (installations gaz, assainissement
individuel, etc…)

C’est dans le règlement sanitaire départementale


que l’on trouve des sujets aussi variés que :
► L’évacuation des airs viciées est obligatoires pour un certain nombre de locaux
(cuisine, salle de bain, WC, etc…),
► Pour les logements de plus de 2 pièces principales, le WC ne doit pas
communiquer avec la pièce à usage de cuisine ou de prise de repas,
► Pour les logements de 2 pièces principales ou moins, le WC ne doit pas
communiquer avec la pièce à usage de cuisine,
► Les prises d’air neuf ou ouvrants des bâtiments autres qu’à usage d’habitation
doivent être placés à plus de 8m de toute source de pollution, notamment
véhicules, conduits de fumées et autres extractions d’air vicié,
► Le tableau des débits minimaux d’air neuf (en m3/h et par occupant) à assurer
dans les locaux en fonction de leur affectation,
► La surface des ouvrants en fonction de la taille des locaux
► Le nombre de WC ou lavabo en fonction de la fréquentation pour certains types
d’établissement.

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